lundi 7 mai 2012

Saint STANISLAS de CRACOVIE, évêque et martyr


Saint Stanislas, évêque et martyr
Stanislas (1030-1079) devint évêque de Cracovie (Pologne) peu avant le martyre de Thomas   Becket (1071). Bientôt Grégoire VII accèderait à la Chaire de Pierre. Stanislas devait mener, lui aussi, le combat pour la liberté de l'Eglise, en excommuniant un prince autocrate et corrompu. Celui-ci le fit assassiner.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/04/11/6045/-/saint-stanislas-eveque-et-martyr




SAINT STANISLAS

Évêque de Cracovie, Martyr

(1030-1078)

Saint Stanislas naquit de parents fort avancés en âge, mariés depuis trente ans et encore sans postérité. Dieu, qui avait des vues élevées sur cet enfant, lui inspira dès son bas âge de grandes vertus, surtout la charité pour les pauvres, et une mortification qui le portait à jeûner souvent et à coucher sur la terre nue, même par les plus grands froids.

Après de brillantes études, il n'aspirait qu'au cloître; à la mort de ses parents, il vendit leurs vastes propriétés et en donna le prix aux pauvres. Stanislas dut se soumettre à son évêque, qui l'ordonna prêtre et le fit chanoine de Cracovie.

Il fallut avoir recours au Pape pour lui faire accepter le siège de Cracovie, devenu vacant. Ses vertus ne firent que grandir avec sa dignité et ses obligations; il se revêtit d'un cilice, qu'il porta jusqu'à sa mort; il se fit remettre une liste exacte de tous les pauvres de la ville et donna l'ordre à ses gens de ne jamais rien refuser à personne.

La plus belle partie de la vie de Stanislas est celle où il fut en butte à la persécution du roi de Pologne, Boleslas II. Ce prince menait une conduite publiquement scandaleuse. Seul l'évêque osa comparaître devant ce monstre d'iniquité, et d'une voix douce et ferme, condamner sa conduite et l'exhorter à la pénitence. Le roi, furieux, attendit l'heure de se venger.

Le pontife avait acheté pour son évêché, devant témoins, et il avait payé une terre dont le vendeur était mort peu après. Le roi, ayant appris qu'il n'y avait pas d'acte écrit et signé, gagna les témoins par promesses et par menaces, et accusa Stanislas d'avoir usurpé ce terrain. L'évêque lui dit: "Au bout de ces trois jours, je vous amènerai comme témoin le vendeur lui-même, bien qu'il soit mort depuis trois ans."

Le jour venu, le saint se rendit au tombeau du défunt; en présence d'un nombreux cortège, il fit ouvrir la tombe, où on ne trouva que des ossements. Stanislas, devant cette tombe ouverte, se met en prière, puis touche de la main le cadavre: "Pierre, dit-il, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, viens rendre témoignage à la vérité outragée."

A ces mots, Pierre se lève, prend la main de l'évêque devant le peuple épouvanté, et l'accompagne au tribunal du roi. Le ressuscité convainc de calomnie le roi et les témoins, et de nouveau accompagne l'évêque jusqu'au tombeau, qu'on referme sur son corps, redevenu cadavre. Loin de se convertir, le roi impie jura la mort de Stanislas, et bientôt l'assassina lui-même pendant qu'il offrait le saint sacrifice.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/saint_stanislas_de_cracovie.html

Saint Stanislas naquit en l’an 1030, Jean XIX étant pape, Conrad II empereur et Robert II le Pieux roi de France, de parents fort avancés en âge, mariés depuis trente ans et encore sans postérité ; sa naissance fut dans son pays l’objet d’un grand étonnement.
Dieu, qui avait des vues élevées sur cet enfant, lui inspira dès son bas âge de grandes vertus, surtout la charité pour les pauvres, et une mortification qui le portait à jeûner souvent et à coucher sur la terre nue, même par les plus grands froids.
Il fallut avoir recours au pape pour lui faire accepter le siège épiscopal de Cracovie, devenu vacant. Ses vertus ne firent que grandir avec sa dignité et ses obligations ; il se revêtit d’un cilice, qu’il porta jusqu’à sa mort ; il se fit remettre une liste exacte de tous les pauvres de la ville et donna l’ordre à ses gens de ne jamais rien refuser à personne.
La plus belle partie de la vie de Stanislas est celle où il fut en butte à la persécution du roi de Pologne, Boleslas II. Ce prince menait une conduite publiquement scandaleuse. Seul l’évêque osa comparaître devant ce monstre d’iniquité, et d’une voix douce et ferme, condamner sa conduite et l’exhorter à la pénitence. Le roi, furieux, attendit l’heure de se venger.
Le pontife avait acheté  pour son évêché, devant témoins, et il avait payé une terre dont le vendeur était mort peu après. Le roi, ayant appris qu’il n’y avait pas d’acte écrit et signé, gagna les témoins par promesses et par menaces, et accusa Stanislas d’avoir usurpé ce terrain. L’évêque demanda trois jours de délai, disant : « Au bout de ces trois jours, je vous amènerai comme témoin le vendeur lui-même, bien qu’il soit mort depuis trois ans. 

Le délai fut accordé, et, le jour venu, le saint se rendit au tombeau du défunt, en présence d’un nombreux cortège ; il fit ouvrir la tombe, où on ne trouva que des ossements. Stanislas, devant cette tombe ouverte, se met en prière, puis touche de la main le cadavre : « Pierre, dit-il, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, viens rendre témoignage à la vérité outragée. » À ces mots, Pierre se lève, prend la main de l’évêque devant le peuple épouvanté, et l’accompagne au tribunal du roi.
Le ressuscité convainc de calomnie le roi et les témoins, et de nouveau accompagne l’évêque jusqu’au tombeau, qu’on referme sur son corps, redevenu cadavre. Loin de se convertir, le roi impie jura la mort de Stanislas, et bientôt l’assassina lui-même pendant qu’il offrait le Saint Sacrifice, le 8 mars.
C’était l’an 1079, Grégoire VII étant pape, Henri IV empereur et Philippe Ier roi de France.





LETTRE DU PAPE JEAN-PAUL II

À L’ARCHIDIOCÈSE DE CRACOVIE

ET À L'ÉGLISE QUI EST EN POLOGNE,

À L'OCCASION DU 750 ANNIVERSAIRE

DE LA CANONISATION DE SAINT STANISLAS


A l'archidiocèse de Cracovie et à l'Église qui est en Pologne

"Beatum Stanislaum episcopum digne Sanctorum Catalogo duximus ascribendum".

"Nous avons considéré digne d'inscrire dans l'Album des saints le bienheureux évêque Stanislas" - par ces mots, le 17 septembre 1253, mon vénéré prédécesseur le Pape Innocent IV, confirma l'acte de canonisation du Martyr de Cracovie, en ordonnant dans le même temps que sa mémoire soit célébrée chaque année le 8 mai. Avec une joie qui ne décline jamais et avec dévotion, l'Eglise qui est en Pologne exécutait cet ordre, en vénérant le saint Patron de toute la nation. Elle le fait de façon particulièrement solennelle en cette année, qui est celle du 750 anniversaire de sa canonisation. De tout coeur, je désire donc m'unir aux célébrations de ce jubilé et exprimer mon union avec le clergé et avec les fidèles de l'Eglise qui est à Cracovie et dans toute la Pologne, qui se rassemblent autour de la tombe de saint Stanislas, pour louer Dieu de toutes les grâces reçues par la nation polonaise à travers son intercession au cours des siècles.

Le souvenir du ministère de saint Stanislas sur le siège de Cracovie, qui dura à peine sept ans, et en particulier le souvenir de sa mort, accompagna sans cesse, au cours des siècles, l'histoire de la nation et de l'Eglise qui est en Pologne. Et dans cette mémoire collective, le saint Evêque de Cracovie resta présent comme le Patron de l'Ordre moral et de l'ordre social dans notre patrie.

En tant qu'évêque et pasteur, il annonça à nos ancêtres la foi en Dieu, il greffa en eux, à travers le saint Baptême, la Confirmation, la Pénitence et l'Eucharistie, la puissance salvifique de la Passion et de la Résurrection de Jésus Christ. Il enseigna l'ordre moral dans la famille fondée sur le mariage sacramentel. Il enseigna l'ordre moral au sein de l'Etat, rappelant même au roi que dans son action, il devait garder à l'esprit la loi immuable de Dieu. Il défendit la liberté, qui est le droit fondamental de chaque homme et qu'aucun pouvoir, sans violer l'ordre établi par Dieu lui-même, ne peut ôter à personne sans raison. A l'aube de notre histoire, Dieu, Père des peuples et des nations, nous manifesta à travers ce saint Patron que l'ordre moral, le respect de la loi de Dieu et des justes droits de chaque homme, est la condition fondamentale de l'existence et du développement de chaque société.

L'histoire fit également de Stanislas le Patron de l'unité nationale. Lors-qu'en 1253 arriva pour les Polonais l'heure de la canonisation du premier fils de leur terre, la Pologne vivait l'expérience douloureuse de la division en duchés régionaux. Et ce fut précisément cette canonisation qui éveilla chez les Princes de la dynastie des Piast, qui était au pouvoir, le besoin de se réunir à Cracovie, afin de partager, auprès de la tombe de saint Stanislas et sur le lieu de son martyre, la joie commune pour l'élévation de l'un de leurs compatriotes à la gloire des autels dans l'Eglise universelle. Tous virent en lui leur patron et leur intercesseur auprès de Dieu. Ils lui associèrent les espérances d'un avenir meilleur pour leur patrie. De la pieuse tradition qui rapporte que le corps de Stanislas, assassiné et découpé en morceau, se serait à nouveau recomposé, naissait l'espérance que la Pologne des Piast réussirait à surmonter la division dynastique et serait redevenue un Etat à l'unité durable. Dans la perspective de cette espérance, dès la canonisation, le saint Evêque de Cracovie fut élu comme le Patron principal de la Pologne et le Père de la Patrie.

Ses reliques, déposées dans la cathédrale de Wawel, étaient l'objet de la vénération religieuse de la part de toute la nation. Cette vénération acquit une nouvelle signification au cours de la période des divisions, lorsque venant de l'autre côté des frontières, en particulier de la Silésie, des Polonais arrivaient ici, désirant venir auprès de ces reliques qui rappelaient le passé chrétien de la Pologne indépendante. Son martyre devint le témoignage de la maturité spirituelle de nos ancêtres et acquit une éloquence particulière dans l'histoire de la nation. Sa figure était le symbole de l'unité qui désormais était édifiée non sur la base du territoire d'un Etat indépendant, mais sur celle des valeurs éternelles et de la tradition spirituelle, qui constituaient le fondement de l'identité nationale.

Saint Stanislas fut également le Patron des luttes pour la survie de la patrie au cours de la Deuxième Guerre mondiale, dont l'issue dans notre pays coïncide avec sa fête, au mois de mai. Du haut des cieux, il participa aux épreuves de la nation, à ses souffrances et à ses espérances. A l'époque difficile de la reconstruction du pays, après la guerre, et de l'oppression par des idéologies ennemies, le pays soutenu par son intercession remportait des victoires et entreprenait des efforts visant à un renouveau social, culturel et politique. Depuis des siècles, saint Stanislas est considéré comme le protecteur de la véritable liberté et le maître d'une union créative entre la loyauté à l'égard de la patrie terrestre et la fidélité à Dieu et à sa Loi - cette synthèse qui a lieu dans l'âme des croyants.

Dans la Lettre qu'il écrivit à l'occasion du 700 anniversaire de sa canonisation, Pie XII dit à son propos: "A votre peuple fut donné un pasteur qui offrit sa vie pour ses brebis, défendant la foi chrétienne et la morale, et qui, par son sang, rendit encore plus fertiles les semences de l'Evangile ainsi répandues. Confiant dans la Divine Providence, il se distingua en montrant un exemple lumineux de la force chrétienne. Saint Stanislas, qui se caractérisa par une profonde piété envers Dieu et par l'amour pour son prochain, ne manifesta rien de plus doux que la sollicitude pour le troupeau qui lui était confié et, jusqu'à la fin de sa vie, ne désira rien d'autre que de reproduire en lui de la façon la plus parfaite l'image du Divin Pasteur". Je rapporte ces paroles afin d'indiquer aux Pasteurs d'aujourd'hui - évêques et prêtres - le modèle à imiter. Aujourd'hui aussi, il y a besoin de courage pour transmettre et défendre le saint dépôt de la foi et, dans le même temps, cet amour de Dieu qui se manifeste à travers une sollicitude permanente pour l'homme, pour chaque fils de Dieu exposé aux adversités qui semblent éteindre la lumière de l'espérance dans la victoire de la vérité, du bien et de la beauté, dans un avenir meilleur dans la réalité temporelle et dans le bonheur éternel dans le Royaume de Dieu. Que l'exemple de l'amour généreux de saint Stanislas éclaire toujours les pasteurs de l'Eglise qui est en Pologne.

Stanislas de Szczepanów devint l'inspirateur de nombreux saints et bienheureux de notre terre polonaise. Il existe un lien spirituel profond entre la figure de ce grand Patron de la Pologne et de nombreux saints et bienheureux qui apportèrent une grande contribution de bien et de sainteté dans l'histoire de notre pays. Un signe de ce lien est la tradition de porter, au cours de la procession à l'église de Skalka, les reliques des saints polonais. En l'Evêque de Cracovie, les saints trouvent un exemple de l'héroïsme de la foi, de l'espérance et de la charité, qui se réalise chaque jour et qui prend la forme de l'héroïsme quotidien. Cette chaîne de sainteté, dont le premier maillon en terre polonaise est saint Stanislas, ne peut être interrompue. Il faut que nous tous, fils de la terre polonaise, nous sentions responsables de son prolongement et que nous la transmettions aux générations futures comme le trésor le plus précieux. Voilà le défi que saint Stanislas lance aujourd'hui à tous les fidèles: grandissez dans la sainteté! Construisez l'édifice de votre vie en le posant sur le roc de la grâce divine, sans épargner vos efforts, afin que sa solidité soit fondée sur la fidélité à Dieu et à ses commandements!

Saint Stanislas témoigne avec éloquence qu'en Jésus Christ, l'homme est appelé à la victoire. Que cette victoire du bien sur le mal, de l'amour sur la haine, de l'unité sur les divisions, devienne l'idéal de chaque Polonais. Je prie afin que le clergé et les laïcs en Pologne deviennent toujours davantage saints et qu'ils transmettent le patrimoine de la sainteté aux nouvelles générations du troisième millénaire.

L'Eglise qui est en Pologne désire vivre toute cette année comme l'Année de saint Stanislas. C'est pourquoi, j'ai également décidé d'unir le Jubilé du 750 anniversaire de sa canonisation à la possibilité d'obtenir la grâce de l'indulgence plénière aux conditions habituelles, lors de la visite à sa tombe dans la cathédrale de Wawel et sur le lieu de sa mort, à Skalka.

A ceux qui voudront profiter de ce don et à tous fidèles dévots à saint Stanislas en Pologne et dans le monde, je donne de tout coeur ma Bénédiction apostolique.

Du Vatican, le 8 mai 2003

IOANNES PAULUS II



Saint Stanislas élu évêque,
Saint Stanislas ressuscitant le chevalier Pierre,
Martyre de Saint Stanislas,
Sa dépouille éparpillée

Saint Stanislas

Saint Stanislas, né le 26 juillet 1030, à Szczepanow au sein d'une noble et vertueuse famille étudia d'abord à Gniezno puis à Paris où il prit en Sorbonne suivre ses grades de droit et de théologie, refusant toutefois, par humilité, le bonnet de docteur. Ordonné prêtre à son retour en Pologne, il fut nommé chanoine de Cracovie et fut un directeur de conscience si renommé qu'à la mort de Lambert Zula, il fut élu évêque de Cracovie, charge qu'il n'accepta que par ordre exprès du pape Alexandre II (1072).

Le roi Boleslas II le Cruel qui régnait alors sur la Pologne, menait une vie si scandaleuse, qu'au nom de l'épiscopat polonais, Stanislas dut le menacer d'excommunication. Pour se venger, le Roi imagina de faire condamner l'Evêque pour captation d'héritage. En effet, Stanislas avait acheté la terre de Piotrawin, mais n'avait pas demandé la quittance du vendeur, mort depuis ; Boleslas obligea les héritiers à l'attaquer pour usurpation de biens. Sur le point d'être condamné sous de faux témoignages, Stanislas demanda un délai de trois jours, au bout desquels, après avoir jeûné, prié et veillé, il fit ouvrir le tombeau du vendeur ; il toucha le cadavre de sa crosse, lui ordonna de se lever, et l'homme ressuscité l'accompagna au tribunal : Voici Pierre qui m'a vendu la terre de Piotrawin ; il est ressuscité pour rendre témoignage devant vous. Demandez-lui s'il n'est pas vrai que je lui ai payé le prix de cette terre. C'est un homme connu, son tombeau est ouvert ; Dieu vient de le ressusciter pour rendre témoignage à la vérité : sa parole vaut mieux que celle des témoins. Boleslas s'amenda, puis reprit sa vie de débauches ce qui lui valut d'être excommunié.

Alors que Stanislas célébrait la messe dans l'église Saint-Michel, en-dehors des murs de Cracovie, Boleslas envoya contre lui des soldats mais, comme ils furent terrassés, le Roi entra lui-même, l'épée à la main et tua l'Evêque.

Le corps fut traîné dehors et mis en lambeaux mais, deux jours entiers, des aigles protégèrent les restes qui furent recueillis par des prêtres et enterrés à la porte de l'église (8 mai 1079). Saint Stanislas a été canonisé par Innocent IV (1253) et mis au calendrier de l'église universelle, (7 mai) par Clément VIII.



Les restes de Saint Stanislas protégés par des aigles,
Sépulture de Saint Stanislas,
Apparition de Saint Stanislas,
Miracle à son tombeau


St Stanislas, évêque et martyr

Évêque de Cracovie et martyr dans cette ville le 11 avril 1079. Canonisé à Assise par Innocent IV en 1253. Inscrit au calendrier par Clément VIII en 1595 comme semi double, avec fête au 7 mai. Fête élevée au rite double en 1736.

Leçons des Matines avant 1960

Quatrième leçon. Stanislas était polonais, il naquit à Cracovie de parents nobles et pieux qui l’obtinrent de Dieu par leurs prières après une stérilité de trente années. Il donna dès son enfance des indices de sa sainteté future. Dans son adolescence, il s’appliqua avec ardeur aux études libérales et fit de grands progrès dans la science des saints Canons et de la théologie. Ses parents étant morts, il distribua aux pauvres son patrimoine, qui était considérable ; il désirait embrasser la vie monastique, mais la providence de Dieu voulut que Lampert, Évêque de Cracovie, le fît chanoine et prédicateur de son Église ; et plus tard, il succéda, quoique malgré lui, à ce Prélat. Dans l’accomplissement des devoirs de sa charge, il se distingua par l’éclat de toutes les vertus pastorales, et particulièrement par sa grande charité envers les pauvres.

Cinquième leçon. Boleslas était alors roi de Pologne, Stanislas tomba dans la disgrâce de ce prince pour l’avoir repris publiquement de son libertinage, qui était connu de tous. C’est pourquoi le roi suscita des calomniateurs qui, dans une assemblée solennelle du royaume, appelèrent Stanislas en justice devant lui, comme possesseur illégitime d’une terre qu’il avait achetée au nom de son Église. Comme l’Évêque ne pouvait prouver son innocence par les pièces nécessaires, et que les témoins craignaient de dire la vérité, il s’engagea à faire comparaître, trois jours après, devant les juges, celui qui lui avait vendu la propriété : cet homme, appelé Pierre, était mort depuis trois ans. On accepte avec risée la proposition : l’homme de Dieu passe ces trois jours entiers dans le jeûne et la prière ; et au jour marqué, après avoir offert le sacrifice de la Messe, il ordonne à Pierre de sortir du tombeau. Le mort est aussitôt rendu à la vie, il suit l’Évêque au tribunal royal, et là, en présence du roi et de l’assemblée frappés de stupeur, il dépose avoir vendu la terre dont il s’agissait, et en avoir reçu le prix convenu des mains de l’Évêque. Après avoir rendu ce témoignage, il s’endormit de nouveau dans le Seigneur.

Sixième leçon. Mais Boleslas ne profitant pas des fréquents avertissements de Stanislas, ce Prélat le sépare enfin de la communion des fidèles. Dans la fureur de son ressentiment, le prince envoie des soldats à l’église pour égorger le saint Évêque : trois fois ils tentent de consommer le crime, trois fois ils sont repoussés par une force divine et invisible. Enfin le roi impie frappe de sa propre main le Prêtre du Seigneur, au moment où il offrait à l’autel l’hostie immaculée. Son corps mis en pièces et jeté dans la campagne, fut défendu miraculeusement par des aigles contre les bêtes sauvages. La nuit venue, les chanoines de Cracovie recueillirent, à la faveur d’une lumière céleste, ses membres dispersés, et ils les déposèrent suivant leur place naturelle : on les vit aussitôt se réunir les uns aux autres, si bien qu’il ne parut plus aucune trace de blessure. Dieu manifesta encore la sainteté de son serviteur par beaucoup de miracles qui suivirent sa mort et décidèrent le souverain Pontife Innocent IV à le mettre au nombre des Saints.



Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Le XIe siècle, siècle de luttes pour le Sacerdoce contre la barbarie, envoie aujourd’hui un nouveau martyr à Jésus ressuscité. C’est Stanislas, que la noble Pologne place aux premiers rangs de ses défenseurs. Un prince chrétien dont il reprenait les vices l’a immolé à l’autel ; le sang du courageux Pontife s’est mêlé à celui du Rédempteur dans un même Sacrifice. Quelle invincible force dans ces agneaux que Jésus a envoyés au milieu des loups [1] ! Tout à coup le lion se révèle en eux, comme il s’est montré dans notre divin Ressuscité. Pas de siècle qui n’ait eu ses martyrs, les uns pour la foi, les autres pour l’unité de l’Église, d’autres pour sa liberté, d’autres pour la justice, d’autres pour la charité, d’autres pour le maintien de la sainteté des mœurs, comme notre grand Stanislas. Le XIXe siècle a vu aussi ses martyrs ; il les voit chaque année dans l’extrême Orient ; est-il appelé, avant de finir son cours, à en voir dans l’Europe ? Dieu le sait. Le siècle dernier, à son début, ne semblait pas destiné à fournir l’abondante moisson que produisit le champ de la France catholique. Quoi qu’il advienne, soyons assurés que l’Esprit de force ne ferait pas défaut aux athlètes de la vérité. Le martyre est un des caractères de l’Église, et il ne lui a manqué à aucune époque. Les Apôtres qui entourent en ce moment Jésus ressuscité ont bu tour à tour le calice après lui ; et nous admirions hier comment le disciple de prédilection est lui-même entré dans la voie préparée à tous.

Vous fûtes puissant en œuvres et en paroles, ô Stanislas ! et le Seigneur vous a donné pour récompense la couronne de ses martyrs. Du sein de la gloire dont vous jouissez, jetez un regard sur nous, et demandez au Seigneur le don de force qui brilla en vous, et dont nous avons tant besoin pour vaincre les obstacles qui entravent notre marche. Notre divin Ressuscité ne veut à sa suite que des soldats vaillants. Le royaume eu il est sur le point d’entrer, il l’a pris d’assaut ; et il nous avertit que si nous prétendons l’y suivre, nous devons nous préparer à la violence. Fortifiez-nous, soldat du Dieu vivant, soit qu’il nous faille à force ouverte soutenir la lutte pour la foi ou l’unité de l’Église, soit que le combat doive se passer contre les ennemis invisibles de notre salut. Bon pasteur, qui n’avez ni reculé, ni tremblé devant le loup, obtenez-nous des pasteurs semblables à vous. Soutenez la sainte Église, qui est en butte à ses ennemis par toute la terre. Convertissez ses persécuteurs, comme vous avez converti Boleslas votre meurtrier, qui a trouvé le salut dans votre sang. Souvenez-vous de votre chère Pologne, qui vous honore d’un culte si fervent. Brisez enfin, ô Stanislas, le joug de fer qui l’accable. N’est-il pas temps qu’elle reprenne son rang parmi les nations ? Dans les épreuves que ses fautes avaient méritées, elle a conservé le lien sacré de la foi et de l’unité catholique, elle a été patiente et fidèle ; suppliez le divin Ressuscité d’avoir pitié d’elle, de récompenser sa patience et sa fidélité. Qu’il daigne lui donner part à sa résurrection ; et ce jour sera un jour de joie pour toutes les Églises qui sont sous le ciel ; car elle est leur sœur chérie ; et si elle revit, nous chanterons partout au Seigneur un cantique nouveau.

[1] Matth. X, 16.


Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

La mort de cet héroïque évêque, mis en pièces par le roi Boleslas de Pologne au pied de l’autel, le 8 mai 1097, a quelque chose de tragique qui rappelle l’assassinat de Zacharie, perpétré dans la cour des prêtres en face du Saint des saints. Près d’un siècle plus tard, saint Thomas de Cantorbéry trouvera une mort presque semblable à celle de saint Stanislas dans sa propre cathédrale ; aussi aujourd’hui, pour mieux mettre en évidence la ressemblance existant entre ces deux athlètes du ministère pastoral, la collecte de l’un s’applique-t-elle à l’autre. Saint Stanislas subit le martyre tandis qu’en la fête de l’Apparition de saint Michel il célébrait la messe solennelle dans l’oratoire dédié au saint Archange aux environs de Cracovie. Ce jour étant consacré depuis le haut moyen âge à saint Michel, on fixa au jour précédent la célébration de la fête du saint martyr, lorsque celle-ci fut introduite dans le calendrier universel de l’Église par Clément VIII.

La messe est celle du Commun des Martyrs au temps pascal, Protexisti.

La première collecte est propre ; les deux autres sont celles de la messe Sacerdotes, qui serait assignée à cette fête si elle tombait hors du temps pascal

Un simple coup d’œil jeté sur le Martyrologe démontre que l’immense majorité des saints qui y sont inscrits ont été évêques. La raison en est que les fonctions épiscopales, et, en général, toutes les charges auxquelles est joint le soin des âmes, portent avec elles des grâces d’état particulières, et mettent celui qui les détient dans la nécessité de tendre à la perfection et à la sainteté, sous peine de ne pouvoir, s’il agit autrement, exercer convenablement la charge pastorale.

Personne ne doit jamais s’élever de soi-même, ni ambitionner un état auquel Dieu ne l’appelle peut-être pas ; ce serait se pencher au bord d’un précipice. Mais quand le Seigneur, par l’intermédiaire de ses représentants légitimes, appelle une âme à l’état pastoral, celle-ci, tout en se défiant d’elle-même, doit mettre en Dieu sa confiance et se montrer humblement reconnaissante d’être ainsi dans la nécessité de travailler avec zèle à sa propre sanctification, condition essentielle de celle du prochain confié à ses soins et dont elle doit rendre un compte strict au Pasteur et à l’Évêque divin.

Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

Ils ne se laisseront pas persuader, même si quelqu’un ressuscite des morts ». (Luc XVI, 31).

Saint Stanislas. — Jour de mort : 8 mai 1079. Tombeau : dans la cathédrale de Cracovie. Vie : Saint Stanislas naquit à Sczepanow, près de Cracovie, en 1030. En 1072, il devint évêque de Cracovie. Il se signala par sa franchise héroïque en face du roi impie. Ce roi le tua lui-même à l’autel de l’église Saint-Michel, aux portes de Cracovie (1079). Le pape Innocent IV le mit au nombre des saints en 1253. Cette proclamation eut lieu à Assise. Le bréviaire raconte : le roi Boleslas, dans une assemblée solennelle du royaume, le cita devant son tribunal et l’accusa faussement de posséder indûment un domaine que le saint avait acheté au nom de son Église et payé. Stanislas ne pouvait prouver qu’il avait payé, ni par des quittances, ni par dires de témoins (les témoins craignaient de dire la vérité). Il promit alors que, dans trois jours, il amènerait devant le tribunal le vendeur de la propriété, un certain Pierre qui était mort depuis trois ans, afin de prouver la vérité de ses affirmations. Sa proposition fut acceptée avec des rires moqueurs. Or, le saint passa les trois jours suivants dans la prière et le jeûne. Au jour fixé, le troisième, il célébra la sainte messe, puis il ordonna au mort de sortir du tombeau et de le suivre au tribunal. Celui-ci obéit immédiatement à l’ordre de son évêque. Il sortit vivant de la tombe et accompagna Stanislas au tribunal. Là, il attesta, au grand effroi du roi et des assistants, que l’évêque lui avait payé le prix d’achat et avait reçu de lui la propriété. Puis, il s’endormit de nouveau dans le Seigneur. Le tombeau du saint se trouve dans la cathédrale de Cracovie. La messe est du commun des martyrs Protexisti.

Sacrifice et vie. — C’est un spectacle saisissant. Stanislas célèbre le Saint-Sacrifice et subit pendant la messe la mort des martyrs. Il a donc uni le sacrifice de sa vie au sacrifice de la Rédemption. Sa mort ne fait qu’un avec la mort du Christ. C’est un sort qui ne fut réservé qu’à peu d’hommes. Mais il y a quelque chose que nous pouvons faire. Essayons, nous aussi, d’unir notre vie au sacrifice de la messe. Cela est possible de deux manières. Rassemblons tout le bien que nous avons fait, toutes nos souffrances méritoires, pour les présenter comme offrande à la messe suivante. L’antique maxime des anciens était : Ne te présente pas sans don devant la face du roi. Faisons donc de notre travail, de nos prières, de nos souffrances, de nos désirs et de nos craintes, notre pain et notre vin du sacrifice. Alors, le sacrifice de la messe ne sera pas seulement le sacrifice du Christ, mais aussi le nôtre, ou, pour mieux dire, nous offrirons notre sacrifice dans le Christ. Il est un second moyen d’unir notre vie au sacrifice de la messe. Vivons de la vertu du sacrifice. Tel est le sens de nombreuses postcommunions le fruit du sacrifice est une vie agréable à Dieu. Le Christ travaille, souffre, prie en moi... Ainsi, la messe pourrait devenir pour moi ce qu’est le soleil pour les créatures terrestres.

Saint Stanislas

Évêque de Cracovie, martyr (✝ 1079)

En polonais: Stanisław Szczepanowski ou Stanisław ze Szczepanowa

"Sois et glorifie Dieu" s'exclama son père à sa naissance, d'où l'origine de son nom. Celui qui le porta devait glorifier Dieu par toute sa vie. Après ses études à Cracovie et à Gniezno, il part durant sept années pour les compléter chez les bénédictins de Saint-Germain-des Prés à Paris. Il noue ainsi des liens particuliers entre l'Eglise de Pologne et l'Eglise de France. C'est à Paris qu'il découvre la réforme de Cluny qui germait à peine. De retour en Pologne, il devient le prédicateur infatigable de cette réforme. A 36 ans, il est élu évêque de Cracovie. Il aime ses prêtres et, chaque année, il tient à rendre visite à chacun d'eux. Soucieux de la foi de l'Eglise de Pologne, alors à peine centenaire, il n'hésite pas à rappeler à l'ordre le roi Boleslas dit le Cruel, débauché sans vergogne. L'évêque l'excommunie et lui interdit l'entrée dans les églises tant qu'il ne se sera pas repenti. Cela lui vaudra le martyre. Le roi en personne l'égorge au pied de l'autel alors qu'il célébrait la messe. Ainsi glorife-t-il Dieu une dernière fois.

Canonisé en 1253, il est le patron de la Pologne.

(...)

Mémoire de saint Stanislas, évêque de Cracovie et martyr. Au milieu des troubles de son temps, il fut un défenseur sans relâche de la civilisation et des mœurs chrétiennes, il gouverna son Église en bon pasteur, vint en aide aux pauvres, visita chaque année son clergé, enfin, en 1079, il fut assassiné, alors qu’il célébrait les saints mystères, par le roi Boleslas, à qui il avait reproché sa conduite scandaleuse.

Martyrologe romain


St. Stanislaus of Cracow

Bishop and martyr, born at Szczepanów (hence called Szczepanowski), in the Diocese of Cracow, 26 July, 1030; died at Cracow, 8 May, 1079; feast on May 7 in Roman Martyrology, but on 8 May in Cracow, which has a special feast of the translation of his relics on 27 September; patron of Poland and the city and Diocese of Cracow; invoked in battle. In pictures he is given the episcopal insignia and the sword. Larger paintingsrepresent him in a court or kneeling before the altar and receiving the fatal blow. No contemporary biography of the saint is in existence. At the time of his canonization a life appeared written by a Dominican Vincent(?) (Acta SS., May, II, 196) which contains much legendary matter. His parents, Belislaus and Bogna, pious and noble Catholics, gave him a religious education. He made his studies at Gnesen and Paris(?). After the death of his parents he distributed his ample inheritance among the poor. Lambert Zula, Bishop of Cracow, ordainedhim priest and made him pastor of Czembocz near Cracow, canon and preacher at the cathedral, and later,vicar-general. After the death of Lambert he was elected bishop, but accepted only on explicit command ofPope Alexander II. He worked with his wonted energy for his diocese, and inveighed against vices among high and low, regardless of consequences. Boleslaw II had become King of Poland. the renown he had gained by his successful wars he now sullied by atrocious cruelty and unbridled lust. Moreover the bishop had several serious disputes with the king about a piece of land belonging to the Church which was unjustly claimed by Boleslaw, and about some nobles, who had left their homes to ward off various evils threatening their families and who were in consequence cruelly treated by the king. Stanislaus spared neither tears nor prayers and admonitionsto bring the king to lead a more Christian life. All being in vain, Boleslaw was excommunicated and the canonsof the cathedral were instructed to discontinue the Divine Offices in case the king should attempt to enter.Stanislaus retired to the Chapel of St. Michael in a suburb of Cracow. The king was furious and followed thebishop with his guards, some of whom he sent to kill the saint. These dared not obey, so Boleslaw slew him during the Holy Sacrifice. The body was at first buried in the chapel, but in 1088 it was transferred to thecathedral by Bishop Lambert II. St. Stanislaus was canonized 1253 by Innocent IV at Assisi.


Mershman, Francis. "St. Stanislaus of Cracow." The Catholic Encyclopedia. Vol. 14. New York: Robert Appleton Company,1912. 9 Apr. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/14246a.htm>.


Transcription. This article was transcribed for New Advent by Dawid Nowaczewski.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. July 1, 1912. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/14246a.htm

St. Stanislaus


St. Stanislaus was born in 1030 and was educated at Gnesen and at Paris. After his ordination to the priesthood he was made a canon of the cathedral at Cracow as well as archdeacon and preacher. Upon the death of the bishop of Cracow, he was nominated bishop of the diocese by Pope Alexander II.

The king at the time, Boleslaus II, trying to strengthen his own power, led an expedition against the grand duchy of Kiev, making himself very unpopular with the nobles of the country, who opposed his policies. St. Stanislaus of Cracow sided with the nobles, led by the king’s brother, Ladislaus, and this brought him into conflict with the king.

St. Stanislaus had opposed the king before for his tyrannical ways and once confronted him boldly for his immoral behavior when Boleslaus had abducted the wife of a Polish nobleman and carried her off to his castle. No one seemed willing to face the king from a fear of his rage, but Stanislaus boldly went to the king and threatened excommunication if he did not change his ways. Furious, the king promised revenge on the bishop. Later, St. Stanislaus sided with the nobles in their opposition to the king’s political policies, and the king accused him of being a traitor and condemned him to death.

At first the king commanded his soldiers to kill the bishop when he was celebrating Mass at St. Michael’s chapel in Cracow, but the soldiers refused, fearing to bring down upon themselves the wrath of God. Undeterred, the king himself entered the church, drew his sword, and killed the bishop, ordering his soldiers to dismember the body.

Pope Gregory VII placed the country under interdict and Boleslaus fell from power, fleeing to Hungary, where he entered the monastery of Osiak to do penance for his crime. Stanislaus, canonized by Pope Innocent IV in 1253, is one of the patron saints of Poland.

SOURCE : https://www.facebook.com/messages/#!/uCatholic?fref=ts

Stanislaus Szczepanowsky BM (RM)
(also known as Stanislaus of Cracow)


Born at Szczepanow, Poland, on July 26, 1030; died at Cracow, Poland, on April 11, 1079; canonized by Pope Innocent IV in 1253; feast day formerly on May 7.


Stanislaus was born to noble parents who had been childless and prayed for a child. They raised him religiously, encouraging him in his devotion to God. He was educated at Gnesen and Paris, and was ordained a priest by Bishop Lampert Zula of Cracow. He was given a canonry in the cathedral and was later appointed preacher and archdeacon by the bishop.

His expressive preaching and good example brought about a spiritual revival among his congregation, and he was sought out by clergy and laymen for his spiritual advice. He was generous to the poor and was successful in bringing about religious reforms. The bishop wished to resign his office to Stanislaus, but Stanislaus convinced him not to. When the bishop died, however, Stanislaus was chosen to succeed him; after Pope Alexander II endorsed the choice, he was consecrated in 1072. He was a tireless preacher, zealous reformer, and generous benefactor to the poor.

Now the story becomes a little confused. Stanislaus is greatly venerated in Poland as a martyr, but there is much uncertainty about the events which led to his violent death.

At that time Poland was governed by Boleslaus II--"King Boleslav the Cruel"--whose virtues were eclipsed by his unbridled lust and savage cruelty. The story commonly told is that Stanislaus chastised King Boleslaus for his disordered private behavior. At first the king did what many of us do--he tried to justify his actions, but the saint pressed the ruler until he was temporarily brought to repentance. But his good intentions did not last long, and he had the beautiful wife of one of his noblemen kidnapped and taken to his palace. Stanislaus was the only one of the clergy or offended nobility brave enough to confront Boleslaus, whom he reprimanded for his action. Finding this to be in vain, he excommunicated the king, and the king feigned nonchalance.

When Boleslaus entered the cathedral of Cracow, Stanislaus halted the services. Enraged, Boleslaus followed him to the chapel of Saint Michael outside the city and ordered his guards to kill him. The men returned and said that they could not kill him because he was surrounded by a divine light. Upbraiding his men for their cowardice, the king himself entered the chapel and killed Stanislaus as he was celebrating the Mass. The guards cut the body up and scattered it to be eaten by wild animals. Three days later his remains were collected by cathedral canons and buried at the door of the chapel.
It is probable that the murder was motivated by politics--some historians hold that Stanislaus was conspiring to dethrone Boleslaus--but the available evidence is variously interpreted by historians. Boleslaus's action, however, did speed his fall from power. Pope Saint Gregory VII placed Poland under an interdict and Boleslaus fled the country, dying as a fugitive in Hungary (Attwater, Benedictines, Delaney, Farmer, Walsh, White).


Stanislaus, the symbol of Polish nationhood, is the patron saint of Poland and Cracow. He is depicted in art being hacked to pieces at the foot of an altar (Roeder, White). He is invoked by soldiers in battle (Roeder), and is the patron of Poland. His cultus extends also to Lithuania, Byelorussia, and the Ukraine (Farmer).
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0411.shtml

May 7

St. Stanislas, Bishop of Cracow, Martyr

From his life, elegantly written by Longinus Dugloss. Also from Chromerus, Krantzius, b. 3, c. 12, 13, 14, &c. See Papebroke, t. 2, Maij. p. 198.

A.D. 1079.

STANISLAS SEZEPANOWSKI was born on the 26th of July, 1030, at Sezepanow, in the diocess of Cracow. His parents, both of the most illustrious families of Poland, had passed thirty years together without issue, when this son was given them by heaven, after they had lost all hopes of children. They received him with thanksgiving to God, and devoted him from his birth to the divine service. The example of their extraordinary piety, charity to the poor, and constant practice of mortification, made insensible impressions upon the tender heart of their son, which were strengthened by their assiduous instructions. Young Stanislas, from his very infancy, showed an unusual affection for prayer, seriousness, and mortification, being very temperate in his meals, often secretly lying on the ground, and inuring himself to suffer cold and other inconveniencies; in which acts of self-denial he was privately encouraged by his parents; who were far from giving into the preposterous fondness of many who, by a false tenderness, too often make themselves the spiritual, and sometimes also the corporal murderers of their offspring. Stanislas being sent to school, by his progress in learning surpassed the expectation and even wishes of his friends: yet was always more careful to advance in piety. He had no relish for superfluous amusements; the time allowed for recreation he abridged as much as health would permit, and the money which was given him for his pocket was always secretly employed in relieving the poor. When grown up, he was sent to pursue his studies at Gnesna, the first university in the kingdom, and thence to Paris. His mildness, modesty, simplicity, and candour, joined with his capacity for learning, gained him every where as many friends and admirers as he had masters and acquaintances. After seven years spent in the schools of canon-law and divinity at Paris, refusing, out of humility, the degree of doctor, which was offered him, he returned home; and, upon the demise of his parents, disposed of his plentiful fortune in favour of the poor. He received the holy order of priesthood from the hands of Lampert Zula, bishop of Cracow, and was by him made canon of his cathedral, and soon after his preacher and vicar-general. His assiduous sermons, animated by the Spirit of God, with which he was replenished, and supported by the example and sanctity of his life, produced a wonderful reformation of manners, and inspired many with a contempt of the world to follow Christ. Both clergy and laity had recourse to his advice in all spiritual concerns from every part of the kingdom: and his diocesan, desirous of having him for his successor, made an offer to resign to him his bishopric; but the saint’s opposition proved a bar not to be moved. However, upon the death of Lampert, he found himself unable to withstand the united votes of the king, clergy, and people, seconded by an express order they had obtained from Pope Alexander II. for complying with their choice. Wherefore, not to resist the voice and will of heaven, he obeyed, and was consecrated bishop in 1072. This see, which had been formerly metropolitical, had at that time lost its archiepiscopal prerogative.
Stanislas, seeing himself vested with the character of a successor of the apostles, studied to be such in his spirit and manners. His house was always crowded with poor, and he kept a list of all the widows and distressed persons. He was indefatigable in his functions, especially preaching, and scarcely knew how to set bounds to his mortification and the exercises of prayer. He visited his whole diocess every year, and no irregularity, whether in clergy or laity, could pass unobserved by him. Boleslas II. was then king of Poland. This prince sullied the glory of his victories (having had great success against the Russians) by his unbridled lust and debaucheries, and by horrid acts of tyranny and injustice, which procured him the surname of the Cruel. Though married, he was not ashamed to offer violence to several ladies of quality: and from private crimes broke at last into the most public and brutish extravagances. Those who approached him durst not make him proper remonstrances: such was the dread of his fury. Stanislas, however, boldly laid before him in private the scandal and enormity of his conduct. The king endeavoured at first to extenuate his guilt, and when pressed closer by the saint, made some show of repentance. But whatever impression his remonstrances might make upon his mind, it soon wore off, and the king fell into his usual disorders, and began to express his aversion against the good bishop, and to complain of his boldness; neither were flatterers wanting to inflame his resentment. The prince carried off, and kept by violence, a very beautiful woman, wife of Miecislas, a gentleman in the palatinate of Sirad, and had by her several children. The archbishop of Gnesna, and others of the episcopal order that had free access to the king’s person, were hereupon solicited by the nobility to carry their complaints to the king, and lay before him the enormity of his crime; but the fear of offending their sovereign stopped their mouths: and this their silence was construed by the people in no other light than that of a mercenary connivance. Stanislas was the only person who had the courage requisite to discharge this duty. Having accordingly recommended the success of the affair to God, he went to court at the head of several gentlemen and ecclesiastics, and once more conjured the king, upon the most pressing considerations, to put an end to his enormous and scandalous disorders. He concluded his remonstrance with telling him, that if he persisted in his crimes, he ran the risk of being cut off from the communion of the faithful by the sentence of excommunication. This threw the king into a violent rage, who, regarding the saint’s charitable expostulation as an insult not to be borne, gave a free loose to his passion, and vowed revenge. He had first recourse to calumnies. The saint having purchased, some years before, an estate of one Peter, a gentleman of Piotrawin, who was since dead, and settled it upon his church, the nephews of the deceased were inveigled to accuse the bishop, contrary to truth, that he had never paid for the premises. The cause was pleaded before the king, and the witnesses of the payment durst not appear, having been privately intimidated by the king’s agents. The Polish historians of later ages relate, that the saint, after three days spent in fasting and prayer, went, accompanied with his clergy, to the church of Piotrawin, which is in the palatinate of Lublin, and causing the grave to be opened, raised Peter to life, and brought him into open court, where he declared before the king and the assembly that the land was bought and paid for by Stanislas; after which, being led back to his grave, he again returned to his former state.
After this trial, the king seemed reconciled with the saint; but the succeeding acts of cruelty which he exercised upon his subjects, to whom he became a more inhuman tyrant than he had been even to his conquered enemies at Kijow in Russia, stirred up again the zeal of the holy pastor; and when he could not be admitted into the king’s presence, he zealously applied himself to fastings, tears, and prayers for his conversion. Seeing no remedy applied to the evils he deplored, he made the king a third visit, and endeavoured to open his eyes. But the prince, like a mad and desperate patient, who looks upon the physician that comes to cure him as his greatest enemy, threatened the saint with certain death if he continued to disturb him. Stanislas still thought it his duty not to abandon his trust, and left nothing untried to compass his charitable ends; but finding all measures ineffectual, he, after a fourth visit, excommunicated him. And having left orders with the canons of the cathedral to break off the church-office in case the king, in defiance of the censure, should attempt to enter the church while the service was performing, he left the city and retired to St. Michael’s, a small chapel at a little distance from Cracow. Thither the king followed him with his guards, whom he ordered to massacre him on the spot: but going into the chapel with this intent, they were struck with such a respect and dread at the presence of the venerable bishop, that they durst not attempt it, telling the king that a great light from heaven had affrighted them, and prevented their executing his orders. The like happened to a second and a third troop: upon which the king went in himself to animate them to perpetrate the murder. Yet no one durst strike the man of God, till the king himself, calling them base cowards, rushed forward and dispatched him with his own hand. Then his life-guards fell on, and cut the martyr’s body into pieces, which they scattered about the fields to be devoured by beasts and birds of prey. But eagles are said to have defended them, till the canons of his cathedral, three days after, gathered them together, and privately buried them before the door of the chapel, in which he was martyred. Ten years after the body was translated into the cathedral in Cracow, in 1088, and honoured with innumerable miracles. The barbarous king forbade all marks of sorrow or mourning for his death. Pope Gregory VII. excommunicated the tyrant and all his accomplices in this sacrilegious act, and the unhappy prince, tormented with the rack of his own conscience, and seeing himself detested by all his subjects, fled out of Poland into Hungary, and there perished miserably, some say by becoming his own executioner. Stanislas was crowned on the 8th of May, 1079. He was solemnly canonized by Innocent IV. in 1253.
Many, like this unhappy prince, employ the first part of their lives to render the other miserable. Those who in their youth imbibe the maxims of the world, and regulate their minds and conduct by them, plunge themselves into an abyss of the most fatal errors and dreadful miseries. By indulging pride, self-love, and spiritual sloth, they suffer their passions soon to grow rebellious, and when they become enslaved to them, fall into so strange a spiritual blindness as to be no longer governed by the light of reason or faith. How carefully are we bound to guard our heart even in our tender youth, that it may be a constant source of innocence and happiness! Who will discover to us all the illusions of our passions! all the snares they lay for us! We must watch these domestic enemies, and observe all their motions. In all our undertakings we must narrowly examine our own hearts, and ask them if some passion does not secretly steal into our souls, and seek some by-interest in what we do. We must particularly suspect whatever seems to lean towards our darling or ruling passions. These especially deceive us under a thousand disguises. Those which we mistrust most, put on the appearance of those against which we are less upon our guard. It is by this watchfulness to discover and curb their first irregular motions, by habitual self-denial and assiduous prayer, that we shall purify and cultivate our hearts, and keep our enemies under due restraint, which is the victory of virtue.
Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume V: May. The Lives of the Saints.  1866.