mardi 1 mai 2012

Saint JOSEPH ARTISAN / TRAVAILLEUR



Georges de La Tour, Saint Joseph charpentier, 1642

Saint Joseph, travailleur

Joseph, l'artisan-paysan d'un petit village de Galilée, est pour le chrétien le modèle à suivre dans l'accomplissement de ses activités professionnelles, parce qu'il a travaillé dans l'intimité quotidienne de Jésus. Le travail est joie et souffrance, il est service de la communauté et approche de Dieu : voilà ce qu'on apprend à l'école de Nazareth.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/05/01/614/-/saint-joseph-travailleur




SAINT JOSEPH ARTISAN

La fête de saint Joseph Artisan, fixée au 1er mai par le pape Pie XII, succède à la solennité de saint Joseph qui se célébra jusqu'en 1955. Le monde du travail prend une conscience grandissante de son importance et c'est le rôle de l'Église de lui enseigner toute sa dignité; la figure de saint Joseph y contribue merveilleusement. Cette fête de saint Joseph est une triple fête patronale: fête de l'Église, fête de la famille et du foyer, fête du travail et de l'atelier. En était-il une qui fût davantage dans l'esprit de l'Évangile et dans l'esprit des temps nouveaux?

La présence de Jésus dans l'atelier de Nazareth enseigna à saint Joseph le prix des heures pénibles, et le dur labeur accepté comme une réparation pour l'impudence de l'homme à faire fi des lois de Dieu, a acquis grâce au Christ, une valeur rédemptrice. Artisan avec Dieu créateur, frère de travail de Jésus-Ouvrier, associé avec Lui au rachat du monde, saint Joseph n'attirera jamais trop les regards et la prière de notre siècle.

C'est pourquoi l'Église, s'inspirant de la Tradition qui baptisa autrefois quantité de fêtes païennes pour les doter d'un contenu chrétien tout nouveau, plaça la fête civile du travail sous le puissant patronage de saint Joseph. Ouvrier toute sa vie, qui mieux que lui rendit grâces à Dieu le Père en son labeur de chaque jour? C'est ce modeste artisan que Dieu choisit pour veiller sur l'enfance du Verbe incarné venu sauver le monde par l'humilité de la croix.

«N'est-il pas le fils du charpentier?» disait-on du Sauveur. Joseph, connu à Nazareth comme l'époux de Marie et le père de Jésus, homme juste, sans autres ressources que son métier, Joseph, ce fugitif de la grandeur, nous apparaît comme le modèle achevé de l'ouvrier selon le Coeur de Dieu.

Modèle de travail, de fidélité, de dévouement, Joseph était prédestiné à devenir le patron de toute la classe ouvrière, prédominante de nos jours. Diligence, application, constance, sérénité, abnégation de soi, telles furent les vertus du saint charpentier de Nazareth. Le souci de l'accomplissement de la Volonté du Père qui a dit: «Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front,» animait l'âme de Joseph artisan.

Par ses paroles et par ses exemples, Joseph nous enseigne l'humilité, la pauvreté, la mortification du corps et le travail. Quand nous avons, comme dit l'Apôtre, la nourriture et le vêtement, contentons-nous-en; tenons-nous-en au nécessaire, sans aspirer au superflu. Apprenons du saint charpentier de Nazareth à envisager le travail, non comme un esclavage, mais comme un privilège de grandeur et de noblesse, car le travail expie le péché et sanctifie l'homme.

Rappelons-nous aussi que c'est l'effort et non le succès qui garantit le mérite et la récompense. Sur la terre, le travail est la suprême fonction de l'homme et toute sa vie dépend de la manière dont il sait l'accomplir. Comme saint Joseph artisan, imprégnons notre travail de foi, d'espérance et de charité afin d'obtenir cette transfiguration divine des besognes ordinaires. Cet esprit surnaturel nous évitera le mécontentement et la mauvaise humeur. A l'exemple du saint Patriarche, que la prière se joigne à notre travail afin que notre travail devienne une prière.

Tiré de R. P. Frédéric de Ghyvelde, o.f.m., édition 1902 -- Dom Guéranger, L'Année Liturgique, p. 386 -- Méditations A.M.D.G., Année Sainte 1950 -- Supplément aux missels de Dom Lefebvre et du Missel quotidien des fidèles, par le P. J. Feder, S. J., p. 1115

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/saint_joseph_artisan.html


Icône de saint Joseph avec Jésus, vers 1850, 
Musée archéologique de Varna, Bulgarie

L’Église autrefois baptisa les fêtes païennes, usant avec une souveraine liberté des dates et des cérémonies pour les doter d’un contenu Chrétien tout nouveau.

S’inspirant de cette tradition, voici qu’elle place la fête civile du travail, le premier mai, sous le puissant patronage de saint Joseph, l’humble artisan que Dieu a choisi pour veiller sur l’enfance du Verbe incarné.

Qui, mieux que lui, en son labeur de chaque jour, rendit grâces à Dieu le Père par le Seigneur Jésus, son apprenti docile et obéissant, Celui que l’on appelait le fils du charpentier ?

Puisse saint Joseph couvrir de sa vigilante protection ce monde du travail dont il partagea le sort austère : puisse-t-il guider et soutenir ses efforts pour faire régner dans le monde la justice et la charité, sous la loi d’amour du Christ Jésus.

Prière à saint Joseph artisan composée par Pie XII (11 mars 1958).

Pie XII a accordé une indulgence partielle de trois ans aux travailleurs qui réciteront cette prière avec piété et d’un cœur contrit.

Ô glorieux Patriarche saint Joseph, humble et juste artisan de Nazareth, qui avez donné à tous les Chrétiens, mais spécialement à nous, l’exemple d’une vie parfaite dans le travail assidu et dans une admirable union avec Marie et Jésus, aidez-nous dans notre tâche quotidienne, afin que nous aussi, artisans catholiques, nous puissions trouver en celle-ci le moyen efficace de glorifier le Seigneur, de nous sanctifier et d’être utiles à la société où nous vivons, tous idéaux suprêmes de notre activité.

Obtenez-nous du Seigneur, ô Protecteur bien-aimé, humilité et simplicité de cœur, amour pour le travail et bienveillance pour ceux qui y sont nos compagnons, conformité à la volonté divine dans les souffrances inévitables de cette vie et joie en les supportant, conscience de notre mission sociale spécifique et sens de notre responsabilité, esprit de discipline et de prière, docilité et respect envers les supérieurs, fraternité envers nos égaux, charité et indulgence pour ceux qui dépendent de nous.

Soyez avec nous dans les moments de réussite, quand tout nous invite à goûter honnêtement les fruits de nos fatigues ; mais soutenez-nous dans les heures tristes, lorsque le Ciel semble se fermer pour nous et les instruments du travail se rebeller eux-mêmes entre nos mains.

Faites qu’à votre exemple, nous tenions les yeux fixés sur notre Mère Marie, votre très douce épouse, qui filait silencieusement dans un coin de votre modeste atelier, laissant glisser sur ses lèvres le sourire le plus suave ; que nous n’éloignions pas notre regard de Jésus qui s’affairait avec vous à votre établi de menuisier ; ainsi pourrons-nous mener sur terre une vie paisible et sainte, prélude de celle éternellement heureuse qui nous attend dans le Ciel, pour tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il !


Murillo (1645-1650). La Sainte Famille avec l'oiseau
vers 1650, huile sur toile, 144 X 188, Museo del Prado


Discours aux travailleurs Catholiques Italiens



(Pie XII, 1er mai 1955)

• Sous le patronage de saint Joseph, les A. C. L. I. (Associations Catholiques des Travailleurs Italiens) doivent rendre le Christ présent dans le milieu de travail, la famille et la cité.

• La formation religieuse du Catholique et spécialement de l’ouvrier est un des principaux devoirs de l’action pastorale moderne.

• L’amour de l’Église pour l’ouvrier la pousse à réclamer un ordre social plus juste et à en indiquer les principes fondamentaux.

• Les Catholiques, les jeunes en particulier, ne doivent pas se décourager malgré d’apparents insuccès.

• « Il y a un peu plus de dix ans, le 11 mars 1945, en un moment délicat de l’histoire de la nation italienne et spécialement de la classe ouvrière, Nous reçûmes en audience, pour la première fois, les A.C.L.I.

• Nous savons, chers fils et filles, que vous tenez en grand honneur ce jour, où vous avez été publiquement reconnus par l’Église. Au cours de sa longue histoire, l’Église a toujours été soucieuse de répondre aux nécessités des temps, en inspirant, dans ce but, aux fidèles la pensée et le dessein de s’unir en des associations particulières. C’est ainsi que les A.C.L.I. entrèrent en scène, avec l’approbation et la bénédiction du Vicaire du Christ.

• « Dès l’origine, Nous avons mis vos associations sous le puissant patronage de saint Joseph. Il ne pourrait en effet y avoir de meilleur protecteur pour vous aider à faire pénétrer dans votre vie l’esprit de l’Évangile. Cet esprit, en effet, Nous le disions alors, se répand en vous et chez tous les hommes du Cœur même de l’Homme-Dieu, Sauveur du monde, mais il est certain aussi qu’aucun travailleur n’en fut jamais aussi parfaitement pénétré que le père putatif de Jésus, qui vécut avec Lui dans l’intimité et la communauté les plus étroites de la famille et du travail. Aussi si vous voulez être proches de Jésus, Nous vous répétons encore aujourd’hui : Ite ad Joseph : Allez à Joseph ! (Gen. XLI, 55).

• « Les A. C. L. I. doivent donc faire sentir la présence du Christ à leurs propres membres, à leurs familles et à tous ceux qui vivent dans le monde du travail. N’oubliez jamais que votre premier souci est de conserver et d’accroître la vie chrétienne chez le travailleur. Dans ce but, il ne suffit pas que vous accomplissiez vos devoirs religieux et que vous entraîniez à y satisfaire ; il faut aussi que vous approfondissiez votre connaissance de la doctrine de la Foi et que vous compreniez sans cesse mieux ce que comporte l’ordre moral du monde, établi par Dieu, enseigné et interprété par l’Église, en ce qui concerne les droits et les devoirs du travailleur d’aujourd’hui.

• « Nous bénissons donc vos efforts et, spécialement, les cours et les conférences que vous organisez opportunément, ainsi que les prêtres et les laïcs qui y coopèrent par leur enseignement. On ne fera jamais assez dans ce domaine, tant est grand le besoin d’une formation méthodique, attrayante et toujours adaptée aux circonstances locales. Il faut éviter avec le plus grand soin que l’heureux résultat du généreux travail, accompli pour établir et étendre le royaume de Dieu, soit contrarié ou jeté bas en cédant à des ambitions personnelles ou à des rivalités de groupes particuliers. Les A.C.L.I. doivent savoir qu’elles auront toujours Notre appui tant qu’elles s’en tiendront à ces normes et donneront aux autres organisations l’exemple d’un zèle désintéressé dans le service de la cause catholique. »

• (La formation religieuse du Catholique et spécialement de l’ouvrier est un des principaux devoirs de l’action pastorale moderne.)

• « Depuis longtemps malheureusement, l’ennemi du Christ sème la discorde dans le peuple italien, sans rencontrer toujours et partout une résistance suffisante de la part des Catholiques. Spécialement dans le milieu des travailleurs, il a fait et fait tout le possible pour diffuser de fausses idées sur l’homme et le monde, sur l’histoire, sur la structure de la société et de l’économie. Le cas n’est pas rare où l’ouvrier catholique, faute d’une solide formation religieuse, se trouve désarmé, quand lui sont présentées de telles théories ; il n’est pas capable de répondre et, parfois même, il se laisse contaminer par le poison de l’erreur.

• « Cette formation, les A. C. L. I. doivent donc l’améliorer sans cesse davantage, convaincues comme elles le sont qu’elles exercent de la sorte l’apostolat du travailleur parmi les travailleurs, que Notre prédécesseur Pie XI d’heureuse mémoire souhaitait dans son encyclique Quadragesimo Anno. La formation religieuse du Catholique, et spécialement du travailleur, est une des principales tâches de l’action pastorale moderne. De même que les intérêts vitaux de l’Église et des âmes ont imposé l’institution d’écoles catholiques, pareillement aussi la véritable et profonde instruction religieuse des adultes est une nécessité de premier ordre. De la sorte, vous êtes sur la bonne voie ; continuez avec courage et persévérance, et ne vous laissez pas détourner par des principes erronés. »

• (L’amour de l’Église pour l’ouvrier la pousse à réclamer un ordre social plus juste et à en indiquer les principes fondamentaux.)

• « Car ces principes erronés sont à l’œuvre. Combien de fois avons-Nous affirmé et expliqué l’amour de l’Église envers les ouvriers ! Et, cependant, on propage largement l’atroce calomnie que « l’Église est alliée au capitalisme contre les travailleurs » !

• Mère et maîtresse de tous, elle est toujours particulièrement soucieuse à l’égard de ses fils qui se trouvent dans des conditions plus difficiles et, de fait, elle a d’ailleurs efficacement contribué à la réalisation des honnêtes progrès déjà obtenus par diverses catégories de travailleurs.

• « Nous-même, dans le radio-message de Noël 1942, Nous disions : « Toujours inspirée par des motifs religieux, l’Église condamna les divers systèmes du socialisme marxiste et les condamne encore aujourd’hui, conformément à son devoir et à son droit permanent de préserver les hommes de courants et d’influences qui mettent en péril leur salut éternel. Mais l’Église ne peut pas ignorer ou ne pas voir que l’ouvrier, dans son effort pour améliorer sa situation, se heurte à tout un système qui loin d’être conforme à la nature, est en opposition avec l’ordre de Dieu et avec la fin assignée par Dieu aux biens terrestres.

• Si fausses, si condamnables, si dangereuses qu’aient été et que soient les voies suivies, qui pourrait, et surtout quel prêtre, quel chrétien pourrait rester sourd au cri qui monte d’en bas et réclame dans le monde d’un Dieu juste, justice et fraternité ? »

• « Jésus-Christ n’attend pas qu’on Lui ouvre le chemin pour pénétrer les réalités sociales, avec des systèmes qui ne dérivent pas de Lui, qu’ils s’appellent « humanisme laïque » ou « socialisme purgé du matérialisme ». Son royaume de vérité et de justice est présent jusque dans les régions où l’opposition entre les classes menace sans cesse de prévaloir. Aussi l’Église ne se limite pas à invoquer cet ordre social plus juste, mais en indique les principes fondamentaux, en sollicitant les dirigeants des peuples, les législateurs, les employeurs et les directeurs des entreprises à les mettre en exécution. »

• (Les catholiques, les jeunes en particulier, ne doivent pas se décourager malgré d’apparents insuccès.)

• « Mais Notre discours, maintenant, s’adresse particulièrement à ceux des Catholiques italiens que l’on dit « désillusionnés ». En effet, surtout parmi les jeunes, même avec les meilleures intentions, ne manquent pas ceux qui auraient attendu davantage de l’action des forces catholiques dans la vie publique du pays.

• Nous ne parlons pas ici de ceux dont l’enthousiasme n’est pas toujours accompagné d’un calme et sûr sens pratique à l’égard des faits présents et futurs et des faiblesses de l’homme ordinaire. Nous faisons plutôt allusion à ceux qui reconnaissent fort bien les notables progrès obtenus malgré la condition difficile du pays, mais qui, pleinement conscients de leurs possibilités et capacités, sentent douloureusement qu’elles ne trouvent pas de terrain pour être mises en valeur. Sans doute trouveraient-ils une réponse à leur plainte s’ils lisaient attentivement le programme des A. C. L. I. qui exige que le travail des subordonnés ait une part effective dans l’organisation de la vie économique et sociale de la nation et demande qu’à l’intérieur des entreprises chacun soit réellement reconnu comme un véritable collaborateur. »

SOURCE : http://www.cassicia.com/FR/Saint-Joseph-artisan-fete-le-1er-mai-comme-modele-des-travailleurs-depuis-Pie-XII-Cette-annee-2011-fete-transferee-au-lundi-2-mai-No_496.htm


Joseph le charpentier entouré de la Sainte Famille. vitrail le "Divin charpentier", 


Saint Joseph artisan

Historique

Dans l’après-midi du dimanche 1er mai 1955, recevant à Rome, sur place Saint-Pierre, le congrès des Associations chrétiennes des travailleurs italiens, Pie XII leur déclara : « Nous avons le plaisir de vous annoncer Notre détermination d’instituer - comme, de fait, nous instituons - la fête liturgique de Saint Joseph Artisan, en la fixant précisément au premier mai. » Les textes de la messe et de l’office de Saint Joseph Artisan (double de première classe) furent publiés le 24 avril 1956 par la Sacré Congrégation des Rites.

Le 1er mai 1472...

Le roi Louis XI a ordonné que toutes les églises du royaume sonneraient leurs cloches chaque jour à midi pour inviter le peuple à la récitation de trois Ave Maria. Les prières ont eu lieu pour la première fois dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, au son de la grosse cloche, et à l'issue d'une procession générale pour la paix, le 1° mai 1472.

SOURCE : http://missel.free.fr/Sanctoral/05/01.php


Travailler et contempler à l’école de saint Joseph
Catéchèse du 1er mai 2013
MAI 02, 2013 00:00PAPE FRANÇOIS

Travailler et contempler: le pape a uni ces deux thèmes, à l’école de saint Joseph lors de l’audience générale du mercredi 1er mai, place Saint-Pierre.
Le pape a dit notamment  sa préoccupation lors que le travail constitue un vrai « esclavage » en disant: « Tant de personnes, dans le monde, sont victimes de cette forme d’esclavage, où c’est la personne qui sert le travail, alors que ce devrait être le travail qui offre un service aux personnes, leur permettant de garder leur dignité. Je demande à tous les frères et sœurs dans la foi, et à tous les hommes et femmes de bonne volonté de faire un choix décisif contre la traite des personnes, qui englobe aussi le « travail d’esclave ». »
Traduction de la catéchèse en italien du pape François
Chers frères et sœurs, bonjour ! 
Aujourd’hui, en ce premier mai, nous célébrons saint Joseph travailleur et nous entrons dans le mois traditionnellement consacré à la Vierge Marie. Pendant cette rencontre, je voudrais donc m’arrêter sur ces deux figures si importantes dans la vie de Jésus, dans celle de l’Église et dans la nôtre avec deux brèves réflexions : la première sur le travail, la seconde sur la contemplation de Jésus.
Dans son Évangile, à un des moments où Jésus retourne dans son pays, à Nazareth, et où il parle dans la synagogue, saint Matthieu souligne l’étonnement de ses compatriotes devant sa sagesse, et la question qu’ils se posent : « Celui-là n’est-il pas le fils du charpentier ? » (13, 55). Jésus entre dans notre histoire, il vient au milieu de nous, il naît de la Vierge Marie par l’opération de Dieu, mais avec la présence de saint Joseph, son père légal qui veille sur lui et lui enseigne même son travail. Jésus naît et vit dans une famille, dans la Sainte Famille, apprenant de saint Joseph le métier de charpentier, dans l’atelier de Nazareth, partageant avec lui l’effort, la fatigue, la satisfaction et même les difficultés quotidiennes.
Ceci nous rappelle la dignité et l’importance du travail. Le livre de la Genèse raconte que Dieu a créé l’homme et la femme en leur confiant la tâche de remplir la terre et de la soumettre, ce qui ne signifie pas l’exploiter, mais la cultiver et la préserver, en prendre soin par leur propre labeur (cf. Gn 1, 28 ; 2, 15). Le travail fait partie du plan d’amour de Dieu ; nous sommes appelés à cultiver et à préserver tous les biens de la création et c’est ainsi que nous participons à l’œuvre de la création ! Le travail est un élément fondamental pour la dignité d’une personne.
Pour le dire de manière imagée, le travail nous « oint » de dignité, nous remplit de dignité ; il nous rend semblables à Dieu qui a travaillé, et qui travaille, qui est toujours à l’œuvre (cf. Gn 5, 17) ; il donne la capacité de pourvoir à ses propres besoins, à ceux de sa famille, de contribuer à la croissance de sa nation. Et je pense ici aux difficultés que rencontre, dans  un certain nombre de pays, le monde du travail et de l’entreprise ; je pense à tous ceux, et ce ne sont pas seulement les jeunes, qui sont au chômage, très souvent à cause d’une conception économiste de la société qui recherche un profit égoïste, sans tenir compte des paramètres de la justice sociale.
Je désire adresser à tous une invitation à la solidarité, et aux responsables de la « chose publique » un encouragement à ne rien épargner pour donner un nouvel élan à l’emploi ; cela signifie se préoccuper de la dignité de la personne ; mais surtout, je voudrais vous dire de ne pas perdre espoir ; saint Joseph aussi a connu des moments difficiles, mais il n’a pas perdu confiance et il a su les surmonter, certain que Dieu ne nous abandonne pas.
Et je voudrais aussi m’adresser en particulier à vous, les jeunes, les garçons et les filles : engagez-vous dans votre devoir quotidien, à vos études, dans votre travail, dans vos relations amicales, dans le souci des autres ; votre avenir dépend aussi de la manière dont vous savez vivre ces années précieuses de votre vie. N’ayez pas peur de l’engagement, du sacrifice et regardez sans peur vers l’avenir ; entretenez l’espérance ; il y a toujours une lumière à l’horizon.
J’ajoute un mot sur une autre situation particulière de travail qui me préoccupe : je veux parler de ce que nous pourrions appeler le « travail d’esclave », le travail qui rend esclave. Tant de personnes, dans le monde, sont victimes de cette forme d’esclavage, où c’est la personne qui sert le travail, alors que ce devrait être le travail qui offre un service aux personnes, leur permettant de garder leur dignité. Je demande à tous les frères et sœurs dans la foi, et à tous les hommes et femmes de bonne volonté de faire un choix décisif contre la traite des personnes, qui englobe aussi le « travail d’esclave ».
J’aborde maintenant ma seconde réflexion : dans le silence de son activité quotidienne, saint Joseph avait, avec Marie, le même et unique centre d’attention : Jésus. Pleins de zèle et de tendresse, ils accompagnent et protègent la croissance du Fils de Dieu fait homme pour nous, réfléchissant sur tout ce qui se passait. Dans les Évangiles, saint Luc souligne deux fois l’attitude de Marie, qui est aussi celle de Joseph : « Elle conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (2, 19 ; 51). Pour écouter le Seigneur, il faut apprendre à le contempler, à percevoir sa présence constante dans notre vie ; il faut s’arrêter pour dialoguer avec lui, lui donner de la place par la prière.
Chacun de nous, et vous aussi les jeunes, les garçons et les filles, si nombreux ce matin, nous devrions nous demander : quelle place est-ce que je donne au Seigneur ? Est-ce que je m’arrête pour dialoguer avec lui ? Depuis notre enfance, nos parents nous ont habitués à commencer et à finir la journée par une prière, pour nous apprendre à sentir que l’amitié et l’amour de Dieu nous accompagnent. Souvenons-nous plus souvent du Seigneur au cours de nos journées ! Et en ce mois de mai, je voudrais rappeler l’importance et la beauté de la prière du chapelet. Lorsque nous récitons le « Je vous salue, Marie », nous sommes amenés à contempler les mystères de Jésus, c’est-à-dire à réfléchir sur les moments importants de sa vie, pour que, comme pour Marie et pour saint Joseph, il soit au centre de nos pensées, de nos attentions et de nos actions.
Ce serait beau si, en particulier en ce mois de mai, on récitait ensemble en famille, entre amis, dans la paroisse, le chapelet ou une autre prière à Jésus et à la Vierge Marie ! La prière dite ensemble est un moment précieux qui affermit encore davantage la vie de famille, l’amitié. Apprenons à prier plus souvent en famille et comme une famille !
Chers frères et sœurs, demandons à saint Joseph et à la Vierge Marie de nous enseigner à être fidèles à nos engagements quotidiens, à vivre notre foi dans nos activités de chaque jour et donner plus de place au Seigneur dans notre vie, à nous arrêter pour contempler son visage. Merci.
Traduction de Zenit, Hélène Ginabat
MAI 02, 2013 00:00PAPE FRANÇOIS



huile sur toile, 86,4 X 139, 7, Tate Britain


Prière de saint Pie X

Au glorieux saint Joseph modèle des travailleurs:

Glorieux saint Joseph, modèle de tous ceux qui sont voués au travail, obtenez-moi la grâce de travailler en esprit de pénitence pour l'expiation de mes nombreux péchés; de travailler en conscience, mettant le culte du devoir au-dessus de mes inclinations; de travailler avec reconnaissance et joie, regardant comme un honneur d'employer et de développer par le travail les dons reçus de Dieu; de travailler avec ordre, paix, modération et patience, sans jamais reculer devant la lassitude et les difficultés; de travailler surtout avec pureté d'intention et avec détachement de moi-même ayant sans cesse devant les yeux la mort et le compte que je devrai rendre du temps perdu, des talents inutilisés, du bien omis et des vaines complaisances dans le succès, si funestes à l'oeuvre de Dieu. Tout pour Jésus, tout pour Marie, tout à votre imitation, patriarche saint Joseph! telle sera ma devise à la vie à la mort. Ainsi soit-il.



Dom Gaspard Lefebvre, la Croisade Liturgique

Après avoir reconnu officiellement les associations chrétiennes des travailleurs italiens le 11 mars 1945, Pie XII, s’adressant le 1er mai 1955 à 200.000 ouvriers rassemblés sur la place Saint-Pierre à Rome, leur déclara qu’il instituait une fête de Saint Joseph, ouvrier. Cette fête serait célébrée chaque année le 1er mai en sorte qu’elle puisse exercer, sur tous les travailleurs sans exception, sa bienfaisante influence dans le sens voulu par l’Évangile et préconisé par l’Église.

Par la liturgie de la parole et du sacrifice puisons :

1 et 2) Aux sources de l’Ancien et du Nouveau Testament.

Aux matines de ce jour, l’Église emprunte les lectures du 1er nocturne au livre de la Genèse qui fait le récit de la création du monde et de l’homme par Dieu. « Au commencement Dieu créa l’homme à son image. Il le créa à l’image de Dieu ; homme et femme il les créa. Et Dieu les bénit disant : Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la ».

Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et voici que c’était très bon. Ainsi furent achevés le ciel et la terre... Et Dieu bénit le septième jour et il le sanctifia parce qu’il se reposa de toute l’œuvre qu’il avait faite en le créant.

Puis Dieu planta un jardin en Éden, à l’orient, et il y mit l’homme qu’il avait formé... Il le plaça dans ce jardin pour qu’il le cultive et le garde.

(Après la désobéissance d’Adam) Dieu lui dit : « Puisque tu as écouté la voix de ta femme et que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais prescrit de ne pas manger, que maudit soit le sol dans ton travail : tu t’en nourriras par un labeur pénible tous les jours de ta vie. Il fera pousser pour toi des ronces et des épines. A la sueur de ton front tu mangeras du pain...

Et Dieu te renvoya du jardin d’Éden pour cultiver le sol d’où il avait été tiré » (Gen. ch. 1, 2, 3 passim).

Des répons spécifient :

« Dieu plaça l’homme dans le jardin pour qu’il le cultive. Telle fut dès l’origine la condition de l’homme ».

« Après le péché Dieu expulsa l’homme du paradis terrestre pour qu’il travaille laborieusement la terre. Et Dieu lui dit : « Tu te nourriras à la sueur de ton front ».

Après nous avoir indiqué le travail fait par le divin Créateur et la loi du travail donnée à l’homme dès l’origine, et qui devint pénible à la suite du péché de nos premiers parents, l’Église attire notre attention sur Jésus, dont le père putatif était Joseph qui exerçait le rude métier de charpentier.

L’on sait, en effet, que jusqu’à l’âge de trente ans, Jésus travailla avec son père nourricier dans l’atelier de Nazareth.

Le Verbe « par qui tout a été fait » ennoblit le travail en s’y adonnant après son incarnation. « Le Verbe de Dieu, par qui tout a été fait, alléluia (dit le verset du 3me nocturne). A daigné travailler de ses mains, alléluia ».

Un an après avoir entrepris son travail apostolique et prêché et fait des miracles dans toute la Galilée, il revint dans sa ville pour y annoncer aussi le royaume de Dieu. « En ce temps-là, arrivé dans sa patrie (Nazareth), Jésus instruisait les siens dans leur synagogue, si bien que, saisis d’étonnement, ils disaient : « D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? N’est-ce pas là le fils du charpentier ? Est-ce que sa mère ne s’appelle pas Marie, et ses frères, Jacques, Joseph. Simon et Jude ? Ses sœurs ne sont-elles pas toutes avec nous ? Alors d’où lui vient tout cela ? Et ils étaient déconcertés à son sujet. Maïs Jésus leur dit : « Un prophète n’est mésestimé que dans sa patrie et dans sa maison ». Et il ne fit là que peu de miracles, à cause de leur incrédulité » (Mat. 13, 54-58).

Ces quatre frères, dont saint Matthieu donne les noms, et les sœurs, qui ne sont pas nommées, n’étaient en réalité que les cousins et cousines de Jésus. En Orient les mots frères et sœurs ont toujours été employés dans un sens moins restreint que dans nos pays. Ils désignaient donc aussi une parenté plus ou moins proche.

L’étonnement des habitants de Nazareth provient de’ ce qu’ils connaissent fort bien la famille à laquelle appartient Jésus. Ils savent que Joseph, qu’ils croyaient être son père, exerçait le rude métier de charpentier et que ce n’est pas dans ce milieu où il travailla de longues années avant de commencer son ministère, qu’il a pu acquérir la science d’un Maître en Israël.

Et quant à sa réputation de thaumaturge ils restaient incrédules car jamais il n’en avait fait durant tout son séjour autrefois à Nazareth.

Ils ne voyaient donc en lui que le fils d’un artisan.

« N’est-il pas le fils du charpentier ? N’est-il pas le fils de Joseph ? » (Ire antienne du 3e nocturne).

Jésus les a détrompés en leur montrant sa science des choses de Dieu, dans leur réunion du sabbat à la synagogue. Et quant aux miracles il ne voulut pas leur faire cette faveur, sinon d’une façon très atténuée car leur incrédulité ne la méritait pas.

Dans son commentaire de cet évangile saint Albert le Grand nous dit : « On dit de Joseph qu’il fut un ouvrier charpentier cherchant sa nourriture dans son métier et le travail de ses mains. Il ne mangeait pas son pain dans le loisir et la facilité comme le faisaient les scribes et les pharisiens. Marie, elle, se procurait aussi sa nourriture par le travail de ses mains. Le sens de l’objection était donc : « Celui-ci (Jésus), qui est d’une naissance aussi pauvre et obscure, ne peut être le Seigneur Christ, oint par Dieu. Il ne faut donc pas croire en celui qui est d’une condition si basse et ordinaire. Et pourtant il était bien le Seigneur car le prophète a dit de lui : « Tu as fait l’aurore et le soleil »... Et le Seigneur (Jésus) a déclaré : « En vérité, je vous le dis, personne n’est considéré comme prophète dans sa propre patrie ». Lui, qui connait toutes choses en tant que Dieu, ne reçoit pas son inspiration de ce qu’il appelle sa patrie, qui désigne ici le lieu où il a été conçu et nourri » (8e et 9e leçons des Matines).

3) Aux sources de l’Église par le ministère de laquelle le Christ, unique grand-prêtre, continue l’œuvre de notre salut et nous y fait participer activement.

L’Église, chargée de continuer l’œuvre du Seigneur, a institué la fête de saint Joseph, ouvrier, pour le donner comme modèle à toute la classe ouvrière afin de lui montrer la dignité de la condition de ceux qui travaillent de leurs mains comme l’a fait l’époux de la Vierge Marie et Jésus-Christ lui-même qu’on pensait être le fils du charpentier de Nazareth.

Voilà ce que disait à ce sujet Pie XII le 1er mai 1956, en haranguant des milliers d’ouvriers réunis sur la place Saint Pierre. Une bonne partie de ces paroles constitue les leçons du 2e nocturne de la fête de ce jour.

« Dès leurs origines, nous avons mis vos associations sous le puissant patronage de saint Joseph. Il ne pourrait, en effet, y avoir de meilleur protecteur pour vous aider à faire pénétrer dans vos vies l’esprit de l’Évangile.

C’est du cœur de l’Homme-Dieu, Sauveur du monde, que cet esprit passe en vous et en tous les hommes. Mais il est certain également qu’aucun travailleur n’en fut jamais aussi parfaitement et profondément pénétré que le Père putatif de Jésus qui vécut avec lui dans la plus étroite intimité et communauté de famille et de travail. De même, si vous voulez être près du Christ, nous vous disons : « Ite ad Joseph : Allez à Joseph I » (Gen. 41, 55).

Le monde du travail s’est adjugé le 1er mai comme sa fête propre, avec l’intention que tous reconnaissent la dignité du travail et que celle-ci inspire la vie sociale et les lois fondées sur la juste répartition des droits et des devoirs.

Accueilli de la sorte par les travailleurs chrétiens et recevant pour ainsi dire la consécration chrétienne, le 1er mai, bien loin de réveiller les discordes, la haine et la violence, est et sera une invitation périodique adressée à la société moderne pour achever ce qui manque encore à la paix sociale. Fête donc, c’est-à-dire jour de jubilation pour le triomphe concret et progressif des idéaux chrétiens de la grande famille du travail.

Aussi nous fixons la fête de saint Joseph ce jour-là parce que l’humble artisan de Nazareth, non seulement incarne auprès de Dieu et de la Sainte Église la dignité du travailleur manuel, mais reste toujours votre vigilant gardien et celui de vos familles.

Par votre fidèle adhésion à la doctrine de l’Évangile et aux directives de la Sainte Hiérarchie vous ne collaborerez pas seulement, dans le camp du travail, au triomphe du règne de Dieu dans une société qui souvent oublie sa présence, sa volonté et ses droits sacrés, mais vous vous inscrirez parmi les premières troupes de ces forces saines du corps social engagées dans la pacifique bataille pour le salut commun des peuples- Prenez pleine conscience de l’honneur que comporte cette double collaboration et Dieu ne manquera pas de vous faire goûter les fruits de la justice, de l’ordre et de la paix que vous aurez puissamment contribué à mûrir ».

En conséquence l’Église fait lire en ce jour ce passage de l’épître de saint Paul aux Colossiens qui est une exhortation à la charité, à la paix, à la reconnaissance et à l’esprit surnaturel puisés dans le Christ : « Frères, revêtez la charité, qui est le lien de la perfection. Et que la paix du Christ règne en vos cœurs, cette paix à laquelle vous avez été appelés pour ne former qu’un seul corps. Montrez-vous reconnaissants. Et quoi que vous puissiez dire ou faire, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus-Christ, en rendant grâces par lui à Dieu le Père. Quoi que vous fassiez, travaillez de toute votre âme, pour le Seigneur et non pour les hommes. Vous savez qu’en récompense vous recevrez l’héritage des mains du Seigneur. Servez le Seigneur Christ » (Col. 3, 14-24).

But final du drame rédempteur : l’apothéose céleste dont la liturgie est l’annonce, la préparation et le prélude ici-bas.

Le travail fait en esprit surnaturel assure une récompense éternelle. C’est ce que la Ire oraison de la messe, nous fait demander en recourant à la protection de saint Joseph. Collecte : « Dieu créateur de toutes choses, vous qui avez imposé aux hommes la loi du travail, faites, dans votre bonté, qu’à l’exemple de saint Joseph et sous son patronage, nous accomplissions parfaitement l’ouvrage que vous commandez et parvenions aux récompenses que vous promettez ».

Et après la communion l’Église nous fait aussi demander : Postcommunion : « Que les saints mystères auxquels nous avons communié, Seigneur, achèvent, par l’intercession du bienheureux Joseph, ce qui manque à nos œuvres et nous assurent vos récompenses ».

Notre engagement personnel et communautaire dans la célébration liturgique de la fête de saint Joseph, ouvrier.

Pour participer à l’esprit de cette fête qui est la glorification du travail fait sous l’égide de saint Joseph et dans des dispositions vraiment chrétiennes, méditons ces prières de l’Église :

Introït (Sag. 10, 17 ; ps. 126, 1), « Aux justes la Sagesse donna le salaire de leurs peines, Elle leur tint Heu d’abri pendant le jour, de lumière des étoiles durant la nuit ». « Si le Seigneur ne bâtit la maison, en vain les maçons peinent. ».

Alléluia pascal : « Dans quelque tribulation qu’ils m’invoquent, je les exaucerai, et je serai à jamais leur protecteur. Alléluia ». « Faites-nous mener, ô Joseph, une vie sans tache et qui soit toujours en sécurité sous votre patronage. Alléluia ».

Offertoire : « Que repose sur nous l’amabilité du Seigneur notre Dieu ; fais prospérer l’œuvre de nos mains ; l’œuvre de nos mains fais-la prospérer ».

Secrète : « Ces présents que nous vous offrons, en sacrifice, œuvre du travail de nos mains, faites qu’ils deviennent pour nous, Seigneur, grâce à l’appui de saint Joseph, gage d’unité et de paix. Par notre Seigneur Jésus-Christ, votre Fils ».



Au premier nocturne. Ant. [1]

L’homme sort * pour son travail et pour son labeur jusqu’au soir, alléluia.


V/. Gloire et modèle des travailleurs, saint Joseph, alléluia.

R/. A qui le Fils de Dieu voulut obéir, alléluia.

Du livre de la Genèse.

Première leçon. Cap. 1, 27-28, 31 ; 2, 1-3.

Au commencement, Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa. Dieu les bénit et leur dit : « Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la. » Dieu vit tout ce qu’il avait fait : cela était très bon. Il y eut un soir et il y eut un matin : sixième jour. Ainsi furent achevés le ciel et la terre, avec toute leur armée. Dieu conclut au septième jour l’ouvrage qu’il avait fait et, au septième jour, il chôma, après tout l’ouvrage qu’il avait fait. Dieu bénit le septième jour et le sanctifia, car il avait alors , chômé après tout son ouvrage de création.

R/. Six jours tu travailleras, et tu feras toutes tes œuvres, et le septième jour est le Sabbat du Seigneur ton Dieu : * Tu n’y feras aucun travail, alléluia. V/. Car en six jours Dieu fit le ciel et la terre, et il se reposa le septième jour. * Tu.

Deuxième leçon. Cap. 2, 7-9, 15.

Alors le Seigneur modela l’homme avec la glaise du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l’homme devint un être vivant. Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l’orient, et il y mit l’homme qu’il avait modelé. Le Seigneur Dieu fit pousser du sol toute espèce d’arbres séduisants à voir et bons à manger, et l’arbre de vie au milieu du jardin, et l’arbre de là connaissance du bien et du mal. Le Seigneur Dieu prit l’homme et l’établit dans le jardin d’Éden pour le cultiver et le garder.

R/. Dieu établit l’homme qu’il avait modelé, dans le jardin de délices. * Pour le cultiver, alléluia. V/. Telle était la condition de l’homme au commencement. * Pour.

Troisième leçon. Cap. 3, 17-19, 23-24.

Et le Seigneur Dieu dit à Adam : « Parce que tu as écouté la voix de ta femme et que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais interdit de manger, maudit soit le sol à cause de toi ! A force de peines tu en tireras subsistance tous les jours de ta vie. Il produira pour toi épines et chardons et tu mangeras l’herbe des champs. A la sueur de ton visage tu mangeras ton pain, jusqu’à ce que tu retournes au sol, puisque tu en fus tiré. Car tu es glaise et tu retourneras à la glaise. » Et le Seigneur Dieu le renvoya du jardin d’Éden pour cultiver le sol d’où il avait été tiré. Il bannit l’homme et il posta devant le jardin d’Éden les chérubins et la flamme du glaive fulgurant pour garder le chemin de l’arbre de vie.

R/. Après le péché, Dieu bannit l’homme du jardin de délices. * Pour qu’il cultivât le sol par ses labeurs, alléluia. V/. Et c’est à la sueur de ton visage, dit Dieu, que tu mangeras ton pain. * Pour. Gloire au Père. * Pour.

Au deuxième nocturne.

Ant. Jésus, âgé de trente ans, * passait pour le fils de Joseph, alléluia.

V/. O grande dignité du travail, alléluia.

R/. Que le Christ a sanctifié, alléluia.

Des Actes du Pape Pie XII.

Quatrième leçon. L’Église, mère très attentive de tous les hommes, a multiplié les efforts pour protéger et soulager les travailleurs, instituant et favorisant leurs associations que le Pontife Suprême Pie XII a voulu depuis longtemps confier au très puissant patronage de saint Joseph. En effet, saint Joseph, du fait qu’il était le père putatif du Christ qui daigna être appelé charpentier et fils du charpentier, à cause du lien étroit qui l’unissait à Jésus, puisa abondamment cet esprit par lequel le travail est ennobli et dépassé. De manière semblable, ces associations de travailleurs doivent tendre à ce que le Christ soit toujours présent en elles, dans leurs membres et dans les familles de ceux-ci et enfin en toute réunion de travailleurs ; en effet le but premier de ces associations est de garder et de nourrir la vie chrétienne chez leurs membres, et d’étendre le règne de Dieu, surtout chez les compagnons du même atelier.

R/. Tu ne calomnieras pas ton prochain, et tu ne l’opprimeras pas par la force ; * Le salaire de ton mercenaire ne restera pas auprès de toi jusqu’au lendemain, alléluia. V/. Car l’ouvrier a droit à son salaire. * Le salaire.

Cinquième leçon. Cette sollicitude de l’Église envers la nouvelle union des ouvriers a fourni argument au Pape lorsque, saisissant l’occasion d’une assemblée de travailleurs réunie à Rome le Ier mai 1955, il s’adressa à une foule immense rassemblée sur la place Saint-Pierre et recommanda hautement la formation des travailleurs. Car celle-ci à notre époque réclame une place croissante, afin que les travailleurs, pleinement conscients de la doctrine chrétienne, évitent les erreurs qui pullulent relativement à la constitution de la société et aux problèmes économiques, qu’ils connaissent bien l’ordre moral institué par Dieu, que l’Église révèle et interprète, sur les droits et les devoirs des travailleurs, et, devenus participants à la gestion de l’entreprise, collaborent effectivement à son organisation. Car c’est le Christ qui, le premier au monde, a promulgué et transmis à son Église les principes qui demeurent immuables et très puissants pour la solution de ces problèmes.

R/. Vous m’avez donné la protection de votre salut et votre droite m’a recueilli : * Vous êtes mon protecteur et mon répondant, alléluia. V/. Je suis ton protecteur et ta récompense très grande. * Vous êtes.

Sixième leçon. Et pour que la dignité du travail humain, et les principes qui la fondent se gravent plus profondément dans les esprits, Pie XII institua la fête de saint Joseph travailleur, pour qu’il donne son exemple et sa protection à toutes les unions de travail. A son exemple, en effet, ceux qui exercent les professions laborieuses doivent apprendre selon quel plan et quel esprit ils doivent accomplir leur charge afin qu’en obéissant tout d’abord à l’ordre de Dieu, ils soumettent la terre et contribuent à la prospérité économique, tout en gagnant en même temps les récompenses de la vie éternelle. Et le gardien prévoyant de la Famille de Nazareth n’abandonnera pas ceux qui sont ses compagnons de métier et de travail : il les couvrira de sa protection et il enrichira leurs maisons par les richesses célestes. Très à propos, le Souverain Pontife a ordonné de célébrer cette fête le Ier mai, jour qu’ont adopté les associations de travailleurs. On peut donc en espérer que ce jour, consacré à saint Joseph travailleur, n’exaspérera plus les haines ni n’excitera les conflits désormais, mais que, revenant chaque année, il invitera tous les hommes à accomplir de plus en plus ce qui manque à la paix civile, et même qu’il stimulera les gouvernants à réaliser activement ce que réclame le bon ordre de la communauté humaine.

R/. Je suis malheureux et pauvre ; * Le Seigneur s’est soucié de moi, alléluia. V/. Tu te nourriras du travail de tes mains, et tu en seras heureux, alléluia. * Le Seigneur. Gloire au Père. * Le Seigneur.

Au troisième nocturne.

Ant. Celui-ci * n’est-il pas le fils du charpentier ? N’est-il pas le fils de Joseph ? Alléluia.

V/. Le Verbe de Dieu, par qui tout a été fait, alléluia

R/. A daigné travailler de ses mains, alléluia.

Lecture du saint Évangile selon saint Matthieu. Cap. 13, 54-58.

En ce temps-là : Jésus étant venu dans son pays, il les instruisait dans leurs synagogues, de sorte qu’ils étaient dans l’admiration et disaient : D’où viennent à celui-ci cette sagesse et ces miracles ? N’est-ce pas là le fils du charpentier ?. Et le reste.

Homélie de saint Albert le Grand, Évêque.

Septième leçon. Le jour du sabbat, il entra dans la synagogue où tous se réunissent afin d’écouter. Et tous, dans la synagogue, fixaient les yeux sur lui. Mais les uns le faisaient par dévotion, d’autres par curiosité, et d’autres l’observaient pour prendre en défaut ses paroles. Et les scribes et les pharisiens disaient au peuple qui avait déjà conçu pour lui de la foi et de la dévotion : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » Ils marquent leur mépris e, le désignant sans daigner le nommer. Le Fils de Joseph : l’évangéliste est moins complet ici que dans le texte qu’il avait connu chez Matthieu aussi bien que chez Marc : « N’est-ce pas là le fils du charpentier ? N’est-ce pas là le charpentier, le fils de Marie ? » Tout cela est dit avec mépris.

R/. Jésus, lors de ses débuts, avait environ trente ans. * Et il passait pour le fils de Joseph, alléluia. V/. Or Joseph était charpentier, l’époux de la Vierge Marie, de laquelle est né le Christ. * Et.

Huitième leçon. On dit que Joseph fut charpentier, gagnant sa vie par son métier et le travail de ses mains, au lieu de manger son pain dans le loisir et les délices, comme faisaient les scribes et les pharisiens. Marie aussi gagnait sa vie par sa quenouille et par l’habileté de ses mains. Le sens est donc celui-ci : Cet homme de méprisable et très pauvre extraction, ce ne peut être le Christ Seigneur, qui a reçu l’onction divine. Et par conséquent on ne doit pas ajouter foi à un homme aussi grossier et aussi bas.

R/. D’où lui viennent cette sagesse et ces pouvoirs miraculeux ? * N’est-ce pas là le fils du charpentier ? Alléluia. V/. On parlait ainsi dans la ville de Nazareth. * N’est-ce pas là. Gloire au Père. * N’est-ce pas là.

Neuvième leçon. Cependant le Seigneur était charpentier. Car le prophète a dit de lui : « C’est toi gui agenças l’aurore et le soleil. » On trouve le même ton méprisant dans le livre des Rois, où des gens disent de Saül élevé à la royauté : « Qu’est-il arrivé au fils de Cis ? Saul est-il aussi parmi les prophètes ? » Une courte phrase contient donc un grand mépris. Or le Seigneur dit : « En vérité, je vous le dis, aucun prophète n’est bien reçu dans sa patrie. » Le Seigneur, ici, se déclare prophète. Car lui qui connaît tout par sa divinité ne reçoit aucune révélation par l’inspiration. Ce qu’il appelle sa patrie c’est, au sens étroit, le lieu où il fut conçu et élevé. Il ne fut pas bien reçu par les gens de son village qui étaient animés de haine envers lui.

A LAUDES.

Ant. 1 Dieu, artisan du monde, * a créé l’homme pour qu’il travaille et garde la terre, alléluia.

Ant. 2 Le Christ, Fils de Dieu, * a daigné travailler de ses mains, alléluia.

Ant. 3 Saint Joseph, * en exerçant fidèlement son métier de charpentier, brille comme un modèle admirable de travail, alléluia.

Ant. 4 Serviteur fidèle et prudent, * que le Seigneur a établi sur sa famille, alléluia.

Ant. 5 Joseph, saint travailleur, * protège nos travaux, alléluia.

Capitule. Col. 3, 14-15.Mes Frères : Ayez la charité, qui est le lien de la perfection. Et que la paix du Christ règne dans vos cœurs ; et soyez reconnaissants.

Hymnus

Auróra, solis núntia

florúmque mensi prǽvia,

fabri sonóram málleo

domum salútat Názaræ.

Salve, caput domésticum,

sub quo suprémus Artifex,

sudóre salso róridus,

exércet artem pátriam.

Altis locátus sédibus

celsǽque Sponsæ próximus,

adásto nunc cliéntibus,

quos vexat indigéntia.

Absíntque vis et iúrgia,

fraus omnis a mercédibus ;

victus cibíque cópiam

mensúret una párcitas.

Hymne

L’aurore, annonciatrice du soleil

et qui ouvre le mois des fleurs,

salue la maison de Nazareth

où résonne le marteau du charpentier.

Salut, chef de famille,

sous les ordres de qui l’Artisan suprême,

baigné d’une sueur amère,

s’exerce au métier paternel.

Résidant au séjour céleste,

tout proche de l’Épouse sublime,

assiste maintenant tes protégés

que meurtrit l’indigence.

Que s’éloignent violence et conflits,

et toute fraude, dans les salaires ;

que la frugalité seule limite

l’abondance des biens et de la nourriture.

O Unité de la Trinité,

à la prière de saint Joseph,

dirige dans la paix

tous nos pas et notre voyage.

Amen.

V/. Priez pour nous, saint Joseph, alléluia.

R/. Protecteur fidèle de nos labeurs, alléluia.

Ant. au Bénédictus Jésus descendit * avec Marie et Joseph, il vint à Nazareth, et il leur était soumis, alléluia.

AUX DEUXIÈMES VÊPRES.

Antiennes et Capitule comme à Laudes.

Hymnus

Te, Ioseph, célebrent ágmina cælitum,

Te cuncti résonent christíadum chori,

Qui clarus méritis, iunctus est ínclytæ

Casto fœdere Vírgini.

Almo cum túmidam gérmine cóniugem

Admírans, dúbio tángeris ánxius,

Afflátu súperi Fláminis Angelus

Concéptum Púerum docet.

Tu natum Dóminum stringis, ad éxteras

Ægypti prófugum tu séqueris plagas ;

Amíssum Sólymis quæris, et ínvenis,

Miscens gáudia flétibus.

Post mortem réliquos sors pia cónsecrat,

Palmámque eméritos glória súscipit :

Tu vivens, Súperis par, frúeris Deo,

Mira sorte beátior.

Nobis, summa Trias, parce precántibus,

Da Ioseph méritis sídera scándere :

Ut tandem líceat nos tibi pérpetim

Gratum prómere cánticum. Amen.

V/. Priez pour nous, saint Joseph, alléluia.

R/. Protecteur fidèle de nos labeurs, alléluia

Hymne

Que les chœurs célestes célèbrent ta gloire, ô Joseph !

Que les chants de tous les Chrétiens fassent résonner tes louanges !

Glorieux déjà par tes mérites, tu es uni

par une chaste alliance à l’auguste Vierge.

Lorsque, en proie au doute et à l’anxiété,

tu t’étonnes de l’état où se trouve ton épouse,

un Ange vient t’apprendre que l’enfant qu’elle a conçu,

l’a été par l’opération de l’Esprit-Saint.

Le Seigneur est né, tu le presses dans tes bras ;

tu fuis avec lui vers les plages lointaines d’Égypte ;

tu le cherches à Jérusalem où tu l’as perdu, et tu le retrouves :

ainsi tes joies sont mêlées de larmes.

D’autres sont glorifiés après une sainte mort, c

eux qui ont mérité là palme sont reçus au sein de la gloire ;

mais toi, par une admirable destinée, égal aux Saints, plus heureux même,

tu jouis dès cette vie de la présence de Dieu.

Trinité souveraine, exaucez nos prières, donnez-nous le pardon ;

que les mérites de Joseph nous aident à monter dans les cieux,

pour qu’il nous soit enfin donné de chanter à jamais

le cantique de la reconnaissance et de la félicité. Amen.

Ant. au Magnificat Quant à Jésus, * lors de ses débuts, il avait environ trente ans, tandis qu’il passait pour le fils de Joseph, alléluia.

SOURCE : http://www.introibo.fr/01-05-St-Joseph-artisan



St. Joseph The Worker

The feast of St. Joseph the Worker was established by Pope Pius XII in 1955 in order to Christianize the concept of labor and give to all workmen a model and a protector. By the daily labor in his shop, offered to God with patience and joy, St. Joseph provided for the necessities of his holy spouse and of the Incarnate Son of God, and thus became an example to all laborers. “Workmen and all those laboring in conditions of poverty will have reasons to rejoice rather than grieve, since they have in common with the Holy Family daily preoccupations and cares”(Leo XIII).

“May Day” has long been dedicated to labor and the working man. It falls on the first day of the month that is dedicated to the Blessed Virgin Mary. Pope Pius XII expressed the hope that this feast would accentuate the dignity of labor and would bring a spiritual dimension to labor unions. It is eminently fitting that St. Joseph, a working man who became the foster-father of Christ and patron of the universal Church, should be honored on this day.

The texts of the Mass and the Liturgy of the Hours provide a catechetical synthesis of the significance of human labor seen in the light of faith. The Opening Prayer states that God, the creator and ruler of the universe, has called men and women in every age to develop and use their talents for the good of others. The Office of Readings, taken from the document of the Second Vatican Council on the Church in the modern world, develops this idea. In every type of labor we are obeying the command of God given in Genesis 2:15 and repeated in the responsory for the Office of Readings. The responsory for the Canticle of Zechariah says that “St. Joseph faithfully practiced the carpenter’s trade. He is a shining example for all workers.” Then, in the second part of the Opening Prayer, we ask that we may do the work that God has asked of us and come to the rewards he has promised. In the Prayer after Communion we ask: “May our lives manifest your love; may we rejoice for ever in your peace.”

The liturgy for this feast vindicates the right to work, and this is a message that needs to be heard and heeded in our modern society. In many of the documents issued by Pope John XXIII, Pope Paul VI, the Second Vatican Council and Pope John Paul II, reference is made to the Christian spirit that should permeate one’s work, after the example of St. Joseph. In addition to this, there is a special dignity and value to the work done in caring for the family. The Office of Readings contains an excerpt from the Vatican II document on the modern world: “Where men and women, in the course of gaining a livelihood for themselves and their families, offer appropriate service to society, they can be confident that their personal efforts promote the work of the Creator, confer benefits on their fellowmen, and help to realize God’s plan in history” (no. 34).

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/saint-joseph-the-worker/



Prayer for Employment

You govern your creation,


O God, and bring it to perfection by the work of our hands.

Hear the prayers of your people who ask for work

 that will enhance their human dignity

and promote the upbuilding of your kingdom.

Enable them to provide for those confided to their care

either by family ties or by charity

we owe to one another for the betterment of human life.

We ask this blessing in the name of Jesus

who labored with his own hands while he lived on earth.

Amen.

SOURCE : http://www.ucatholic.com/catholicprayers/prayer-for-employment/



Joseph the Worker (RM)

1st century. In 1870, Pope Pius IX, who declared Joseph to be patron of the Universal Church, promoted the "Patronage" (later Solemnity) feast of Saint Joseph on the third Wednesday after Easter. In 1955, Pope Pius XII replaced this feast with that of Saint Joseph the Worker on May 1 to counterbalance the May Day celebrations of the Communists. It is exceedingly appropriate that the Church, which has promoted the cause of justice for workers should honor the foster father of Jesus and, by extension, all workers under his patronage in opposition to dialectical materialism. From the Scriptures we know that Saint Joseph was either a carpenter or, more likely, a builder (there wasn't much of a call for furniture in that time and place). The work of our hands should give praise to God. Today's feast is a reminder of that truth. For more on Saint Joseph, see the entry under his primary feast day and prayers to the saint.


This is the prayer to Saint Joseph, Patron of Workers:


O glorious patriarch, Saint Joseph, humble and just craftsman of Nazareth, you gave to all Christians, but particularly to us, an example of a perfect life of assiduous work and of admirable unity with Mary and Jesus. Help us in our daily work so that we might find in it an effective means of glorifying our Lord, of sanctifying ourselves and of being useful to the society in which we live. Obtain for us from our Lord, O beloved protector, humility and simplicity of heart, attachment to work, benevolence towards those who work with us, compliance with the divine will in the difficulties of this life and joy in bearing them, consciousness of our specific social mission and the sense of our social responsibility, a spirit of discipline and prayer, docility and respect for our superiors, fraternity towards our equals, support in times of stress, charity and indulgence for our dependents. Help us to follow your example and to keep our sight fixed on Mary, our Mother, your gentle wife, who wove silently in a corner of your humble shop, smiling sweetly. May we never avert our eyes from Jesus, who worked with you at your carpenter's bench, so that we may in like manner lead peaceful and holy lives on earth, the prelude to the eternally happy one which awaits us in heaven for ever more. Amen. 
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0501.shtml



San Giuseppe Lavoratore


 - Memoria Facoltativa

Nel Vangelo Gesù è chiamato 'il figlio del carpentiere'. In modo eminente in questa memoria di san Giuseppe si riconosce la dignità del lavoro umano, come dovere e perfezionamento dell'uomo, esercizio benefico del suo dominio sul creato, servizio della comunità, prolungamento dell'opera del Creatore, contributo al piano della salvezza (cfr Conc. Vat. II, 'Gaudium et spes", 34). Pio XII (1955) istituì questa memoria liturgica nel contesto della festa dei lavoratori, universalmente celebrata il 1° maggio.


Patronato: Padri, Carpentieri, Lavoratori, Moribondi, Economi, Procuratori Legali

Etimologia: Giuseppe = aggiunto (in famiglia), dall'ebraico

Martirologio Romano: San Giuseppe lavoratore, che, falegname di Nazareth, provvide con il suo lavoro alle necessità di Maria e Gesù e iniziò il Figlio di Dio al lavoro tra gli uomini. Perciò, nel giorno in cui in molte parti della terra si celebra la festa del lavoro, i lavoratori cristiani lo venerano come esempio e patrono. 

Sotto la sua protezione si sono posti Ordini e Congregazioni religiose, associazioni e pie unioni, sacerdoti e laici, dotti e ignoranti. Forse non tutti sanno che Papa Giovanni XXIII, di recente fatto Santo, nel salire al soglio pontificio aveva accarezzato l’idea di farsi chiamare Giuseppe, tanta era la devozione che lo legava al santo falegname di Nazareth. Nessun pontefice aveva mai scelto questo nome, che in verità non appartiene alla tradizione della Chiesa, ma il “papa buono” si sarebbe fatto chiamare volentieri Giuseppe I, se fosse stato possibile, proprio in virtù della profonda venerazione che nutriva per questo grande Santo. Grande, eppure ancor oggi piuttosto sconosciuto. Il nascondimento, nel corso della sua intera vita come dopo la sua morte, sembra quasi essere la “cifra”, il segno distintivo di san Giuseppe. Come giustamente ha osservato Vittorio Messori, “lo starsene celato ed emergere solo pian piano con il tempo sembra far parte dello straordinario ruolo che gli è stato attribuito nella storia della salvezza”. Il Nuovo Testamento non attribuisce a san Giuseppe neppure una parola. Quando comincia la vita pubblica di Gesù, egli è probabilmente già scomparso (alle nozze di Cana, infatti, non è menzionato), ma noi non sappiamo né dove nè quando sia morto; non conosciamo la sua tomba, mentre ci è nota quella di Abramo che è più vecchia di secoli. Il Vangelo gli conferisce l’appellativo di Giusto. Nel linguaggio biblico è detto “giusto” chi ama lo spirito e la lettera della Legge, come espressione della volontà di Dio. Giuseppe discende dalla casa di David, di lui sappiamo che era un artigiano che lavorava il legno. Non era affatto vecchio, come la tradizione agiografica e certa iconografia ce lo presentano, secondo il cliché del “buon vecchio Giuseppe” che prese in sposa la Vergine di Nazareth per fare da padre putativo al Figlio di Dio. Al contrario, egli era un uomo nel fiore degli anni, dal cuore generoso e ricco di fede, indubbiamente innamorato di Maria. Con lei si fidanzò secondo gli usi e i costumi del suo tempo. Il fidanzamento per gli ebrei equivaleva al matrimonio, durava un anno e non dava luogo a coabitazione né a vita coniugale tra i due; alla fine si teneva la festa durante la quale s’introduceva la fidanzata in casa del fidanzato ed iniziava così la vita coniugale. Se nel frattempo veniva concepito un figlio, lo sposo copriva del suo nome il neonato; se la sposa era ritenuta colpevole di infedeltà poteva essere denunciata al tribunale locale. La procedura da rispettare era a dir poco infamante: la morte all’adultera era comminata mediante la lapidazione. Ora appunto nel Vangelo di Matteo leggiamo che “Maria, essendo promessa sposa a Giuseppe, si trovò incinta per virtù dello Spirito Santo, prima di essere venuti ad abitare insieme. Giuseppe, suo sposo, che era un uomo giusto e non voleva esporla all’infamia, pensò di rimandarla in segreto”(Mt 18-19). Mentre era ancora incerto sul da farsi, ecco l’Angelo del Signore a rassicurarlo: “Giuseppe, figlio di Davide, non temere di prendere con te Maria, tua sposa, perché quel che è generato in lei viene dallo Spirito Santo. Ella partorirà un figlio, e tu lo chiamerai Gesù; egli infatti salverà il suo popolo dai suoi peccati” (Mt 1,20-21). Giuseppe può accettare o no il progetto di Dio. In ogni vocazione che si rispetti, al mistero della chiamata fa sempre da contrappunto l’esercizio della libertà, giacché il Signore non violenta mai l’intimità delle sue creature né mai interferisce sul loro libero arbitrio. Giuseppe allora può accettare o no. Per amore di Maria accetta, nelle Scritture leggiamo che “fece come l’Angelo del Signore gli aveva ordinato, e prese sua moglie con sé”(Mt 1, 24). Egli ubbidì prontamente all’Angelo e in questo modo disse il suo sì all’opera della Redenzione. Perciò quando noi guardiamo al sì di Maria dobbiamo anche pensare al sì di Giuseppe al progetto di Dio. Forzando ogni prudenza terrena, e andando al di là delle convenzioni sociali e dei costumi del suo tempo, egli seppe far vincere l’amore, mostrandosi accogliente verso il mistero dell’Incarnazione del Verbo. Nella schiera dei suoi fedeli il primo in ordine di tempo oltre che di grandezza è lui: san Giuseppe è senz’ombra di dubbio il primo devoto di Maria. Una volta conosciuta la sua missione, si consacrò a lei con tutte le sue forze. Fu sposo, custode, discepolo, guida e sostegno: tutto di Maria. (…) Quello di Maria e Giuseppe fu un vero matrimonio? E’ la domanda che affiora più frequentemente sulle labbra sia di dotti che di semplici fedeli. Sappiamo che la loro fu una convivenza matrimoniale vissuta nella verginità (cfr. Mt 1, 18-25), ossia un matrimonio verginale, ma un matrimonio comunque vissuto nella comunione più piena e più vera: “una comunione di vita al di là dell’eros, una sponsalità implicante un amore profondo ma non orientato al sesso e alla generazione” (S. De Fiores). Se Maria vive di fede, Giuseppe non le è da meno. Se Maria è modello di umiltà, in questa umiltà si specchia anche quella del suo sposo. Maria amava il silenzio, Giuseppe anche: tra loro due esisteva, né poteva essere diversamente, una comunione sponsale che era vera comunione dei cuori, cementata da profonde affinità spirituali. “La coppia di Maria e Giuseppe costituisce il vertice – ha detto Giovanni Paolo II –, dal quale la santità si espande su tutta la terra” (Redemptoris Custos, n. 7). La coniugalità di Maria e Giuseppe, in cui è adombrata la prima “chiesa domestica” della storia, anticipa per così dire la condizione finale del Regno (cfr. Lc 20, 34-36 ; Mt 22, 30), divenendo in questo modo, già sulla terra, prefigurazione del Paradiso, dove Dio sarà tutto in tutti, e dove solo l’eterno esisterà, solo la dimensione verticale dell’esistenza, mentre l’umano sarà trasfigurato e assorbito nel divino. “Qualunque grazia si domanda a S. Giuseppe verrà certamente concessa, chi vuol credere faccia la prova affinché si persuada”, sosteneva S. Teresa d’Avila. “Io presi per mio avvocato e patrono il glorioso s. Giuseppe e mi raccomandai a lui con fervore. Questo mio padre e protettore mi aiutò nelle necessità in cui mi trovavo e in molte altre più gravi, in cui era in gioco il mio onore e la salute dell’anima. Ho visto che il suo aiuto fu sempre più grande di quello che avrei potuto sperare...”( cfr. cap. VI dell’Autobiografia). Difficile dubitarne, se pensiamo che fra tutti i santi l’umile falegname di Nazareth è quello più vicino a Gesù e Maria: lo fu sulla terra, a maggior ragione lo è in cielo. Perché di Gesù è stato il padre, sia pure adottivo, di Maria è stato lo sposo. Sono davvero senza numero le grazie che si ottengono da Dio, ricorrendo a san Giuseppe. Patrono universale della Chiesa per volere di Papa Pio IX, è conosciuto anche come patrono dei lavoratori nonché dei moribondi e delle anime purganti, ma il suo patrocinio si estende a tutte le necessità, sovviene a tutte le richieste. Giovanni Paolo II ha confessato di pregarlo ogni giorno. Additandolo alla devozione del popolo cristiano, in suo onore nel 1989 scrisse l’Esortazione apostolica Redemptoris Custos, aggiungendo il proprio nome a una lunga lista di devoti suoi predecessori: il beato Pio IX, S. Pio X, Pio XII, Giovanni XXIII, Paolo VI.

Autore: 
Maria Di Lorenzo