dimanche 13 mai 2012

NOTRE-DAME de FATIMA


NOTRE-DAME de FATIMA

Apparition au Portugal

en 1917

Le pape Benoît XV organisait une croisade de prières à Marie Médiatrice de toutes grâces, en vue de sauver le monde alors dévasté par la première Guerre Mondiale. Une semaine plus tard, son appel angoissé recevait une réponse des lèvres mêmes de la divine Médiatrice.

Un dimanche, 13 mai 1917, trois enfants gardent leurs brebis sur les collines de Fatima, au Portugal. Lucie, âgée de 10 ans et ses cousins François et Jacinthe âgés respectivement de le 9 et 7 ans sont les heureux choisis de la Vierge.

En entendant sonner midi au loin, ils s'agenouillent et récitent le chapelet. Leur prière est interrompue par la vue d'un éclair, puis d'un second plus brillant que le premier. Le ciel est cependant sans nuages. Ô merveille! à quelques pas, sur les branches d'un chêne vert, ils aperçoivent une belle Dame plus étincelante que le soleil. Eblouis autant que terrifiés, les trois enfants veulent s'enfuir, mais la mystérieuse apparition les rassure par un geste de maternelle bonté et leur dit: «N'ayez pas peur, Je ne vous ferai pas de mal.»

Après quelques minutes d'un silence extatique, Lucie ose demander: «Qui êtes-vous? -- Je suis du ciel, répond la céleste vision, Je suis descendue pour vous demander de venir ici, six mois de suite, le 13 de chaque mois.» La Vierge leur recommande de réciter souvent le chapelet. «Vous ajouterez cette prière après le Gloria Patri: «Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l'enfer, et conduisez au ciel toutes les âmes, spécialement celles qui ont le plus besoin de Votre miséricorde.» Puis, Elle Se tait et S'éloigne doucement, comme poussée par un zéphir et disparaît dans la lumière du soleil.

À tous les 13 des cinq mois suivants, les enfants ont la joie insigne de revoir la belle Dame. La nouvelle des apparitions se répand rapidement dans la région. Le 13 juillet, la foule des curieux atteint cinq mille et en août, elle se chiffre à près de vingt mille. Enfin, le 13 octobre, environ soixante-dix-mille personnes accourent malgré la pluie.

Tout à coup, le ciel s'éclaircit, le soleil tremble... se secoue... et se met à tourner sur lui-même à une vitesse vertigineuse, lançant d'énormes faisceaux lumineux et multicolores. Les nuages, les arbres, les rochers prennent les teintes les plus variées. Pendant que la foule haletante contemple ce saisissant spectacle, les trois enfants voient la Très Sainte Vierge accompagnée cette fois de Jésus et de saint Joseph. Ce prodige inouï dura une douzaine de minutes et fut aperçu distinctement à plus de quatre milles à la ronde.

Ce miracle se réalisait exactement au jour, à l'heure et à l'endroit annoncés, pour inciter les hommes à croire à la réalité des apparitions et à obéir au message que la Très Sainte Vierge apportait du Ciel. À Fatima comme à Lourdes, Notre-Dame recommandait la pénitence et la récitation du rosaire. «Si l'on répond à Ma demande de faire pénitence et de prier, la Russie se convertira et vous aurez la paix,» a promis la Vierge Marie. «...Sinon, elle répandra ses erreurs dans le monde, suscitant des guerres et des persécutions à l'Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties.» Mais n'oublions pas que Notre-Dame de Fatima a ajouté: «À la fin, Mon Coeur Immaculé triomphera.»

Tiré du Message Marial par F.E.C., édition 1947, p. 82-90

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/notre-dame_de_fatima.html

Anniversaire des apparitions de Notre-Dame à Fatima



Homélie du Cardinal Secrétaire d’Etat, Mgr Sodano



pour le soixante-quinzième anniversaire



des apparitions de Fatima (13 mai 1992) :



le charisme de Fatima



Pie XII et Fatima



Paul VI et Fatima



Jean-Paul II et Fatima



Marie et l'histoire comtemporaine



Un regard sur l'avenir



Une prière à Marie

Messieurs les Cardinaux et vénérés confrères dans l'épiscopat, illustres autorités, frères et sœurs dans le Seigneur !

« Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur, parce qu'il a jeté les yeux sur son humble servante. Oui, désormais, toutes les générations me diront bienheureuse.[1] »

C'est avec une grande joie et une grande émotion que le Pape Jean-Paul II s'unit à vous en ce glorieux 13 mai 1992 « pour louer et glorifier le Seigneur, donateur de tout bien et pour bénir et remercier celle à travers les mains de qui la munificence divine nous communique des torrents de grâces.[2] »

La Bienheureuse Vierge Marie a réservé à cette noble terre portugaise, « Terre de Sainte Marie » parce qu'elle est consacrée depuis ses origines à la Mère de Dieu, un rôle particulier, la favorisant par sa présence maternelle, ses dons extraordinaires et ses messages de foi et de paix.

Le charisme de Fatima

Il y a désormais soixante-quinze ans que Marie éduque, de Fatima, non seulement les simples croyants mais tous les peuples et toutes les nations de la terre à la conversion, à la concorde, à la communion, à la solidarité, à la fraternité, à la paix synthèse de tout bien, qu'il faut implorer comme don précieux de Dieu à l'humanité.

Voilà le « charisme de Fatima », transmis par Marie à trois simples et pauvres enfants, interlocuteurs privilégiés des merveilles du royaume de Dieu. C'est le message évangélique qui voit dans la conversion et dans la prière les instruments efficaces pour obtenir la paix dans la charité et dans la liberté, comme horizon de l'existence quotidienne des peuples. rassemblés dans l'unique famille de Dieu sous le Dieu sous le patronage de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu et Mère de l'Eglise et de l'humanité.

Après soixante-quinze ans, Fatima n'a non seulement pas perdu de son actualité, mais a développé sa voix prophétique exceptionnelle. Les Souverains Pontifes romains, qui au cours des années ont recueilli et médité avec foi l'exhortation de Marie, en enrichissant l'attrait de cette terre bénie de leur parole inspirée et de leur présence encourageante et bienfaisante, en sont un témoignage précieux et qui fait autorité.

Pie XII et Fatima

En 1942 pour le vingt-cinquième anniversaire des apparitions, Pie XII (qui par une mystérieuse disposition de la Providence avait reçu son ordination épiscopale précisément le 13 mai 1917) alors qu'en Europe et dans le monde entier sévissait la tragédie de la guerre fratricide, éleva à la Bienheureuse Vierge de Fatima, reine de la paix, une supplique ardente et confiante pour implorer du Père riche de miséricorde, à travers l'intercession maternelle de Marie, la concorde entre les nations et la liberté pour l'Eglise. A cette occasion, il confia pour la première fois tout le genre humain au Cœur immaculé de Marie, afin que l'amour et le patronage de la Mère de Dieu hâte le triomphe du royaume de Dieu, de sorte que tous les peuples, d'une extrémité à l'autre de la terre, puissent entonner avec Marie « l’éternel Magnificat de gloire, d'amour, de reconnaissance envers le Cœur de Jésus, le seul en qui ils puissent trouver la Vérité, la Vie et la Paix.[3] »

Paul VI et Fatima

Paul VI, le 21 novembre 1964, dans le discours de clôture de la troisième phase du Concile Vatican II, en rappelant la consécration solennelle au Cœur immaculé de Marie faite par Pie XII, promit d'envoyer « la rose d'or » à ce sanctuaire qui lui était très cher, en signe de consécration aux soins de la céleste Mère de toute la famille humaine avec ses problèmes et ses peines, avec ses aspirations légitimes et ses espoirs ardents[4]. Le même Paul VI, le 13 mai 1967, pour le cinquantième anniversaire des apparitions, vint ici humblement et en pèlerin confiant, en signe de grande dévotion à Marie, vénérée par de nombreuses foules de fidéles pour son cœur « maternel et plein de compassion.[5] » Il pria avant tout pour « l’Eglise une, sainte, catholique, apostolique », pour sa paix intérieure et pour sa renaissance spirituelle, implorant de Marie une « Eglise vivante, une Eglise vraie, une Eglise unie, une Eglise sainte.[6] » La prière du Pape Paul VI devint plus triste au souvenir de l'Eglise du silence et des chrétiens martyrisés.

La deuxième intention de sa prière aux pieds de la Reine de la Paix fut l'imploration du don de la paix à l'humanité entière, continuellement menacée dans son existence même que ce soit par des guerres continues et par un terrible arsenal d'armes mortelles, ou par la faim et l'indigence dans différentes régions de la terre. Le caractère dramatique de l'heure faisait croître la confiance du Pape en l'intercession de Marie, Mère de l'Eglise et de l'humanité, et en l'efficacité de la prière et de la pénitence, comme moyens adaptés pour invoquer de Dieu la concorde entre les nations.

Jean-Paul II et Fatima

Recueillant ce précieux héritage marial, le Souverain Pontife Jean-Paul II a manifesté plusieurs fois sa reconnaissance filiale envers la Bienheureuse Vierge de Fatima, pour la remercier de sa protection maternelle au moment du danger et pour répondre par la prière et les actes à son message de paix. Son premier pèlerinage ici à Fatima, le 13 mai 1982, eut lieu exactement un an après l'attentat de la place Saint-Pierre, qui coïncida mystérieusement avec le Jour anniversaire de la première apparition de Marie, le 13 mai 1917. Le Pape, élevant avec gratitude son hymne de louange à sa Mère et Maîtresse, proposa à nouveau à toute l'Eglise et à toute l'humanité le message de la conversion, de la pénitence et de la prière surtout avec le saint rosaire. Ce message constitue en effet le centre de l'annonce faite par Marie dans le « Cova da Iria », avec un langage simple et compréhensif, aux trois jeunes, Lucie, François et Jacinthe, avec un message spécifique pour les hommes du vingtième siècle. Soixante-cinq ans après les apparitions (disait alors le Pape) « il n'est pas difficile de découvrir que cet amour salvifique de Mère comprenne dans son ampleur, de façon particulière, notre siècle.[7] »

A la même occasion, le Pape renouvelait la consécration de l'humanité au Cœur immaculé de Marie, confiant à son intercession maternelle ces peuples et ces populations ayant plus particulièrement besoin de cette offrande et de cette consécration[8]

Cet acte fut répété par le Pape sur la place Saint-Pierre devant la statue de la Madone de Fatima et, sur son invitation par tous les fidèles chrétiens lors de la solennité de l'Annonciation du Seigneur au cours du Carême 1984, année jubilaire de la Rédemption. Le fait de renouveler la consécration à Marie (disait le Pape) correspond « aux attentes de nombreux cœurs humains, désireux de renouveler à la Vierge Marie le témoignage de leur dévotion et de lui confier les afflictions et les multiples maux du présent, les craintes des menaces qui pésent sur l'avenir, les préoccupations pour la paix et la justice au sein des nations et dans le monde entier[9]. »

Marie dans l’histoire contemporaine

Cette invocation ferme et répétée de la protection de Marie, reine de la paix, dont les Souverains Pontifes se sont faits les porte-parole, a trouvé une réponse historique éclatante dans les événements extraordinaires de réconciliation et de liberté politique et religieuse qui se sont vérifiés en Europe et dans de nombreuses parties du monde ces derniers temps. Cette transformation de la scène internationale a poussé l'année dernière le Souverain Pontife Jean-Paul II à revenir ici à Fatima, pour rendre encore une fois grâce, publiquement et solennellement, au Seigneur de l'histoire pour les merveilles réalisées dans le monde par l'intercession de Marie.

I1 y a exactement un an, le 13 mai 1991, c'est encore ici à Fatima que le Pape renouvelait une nouvelle fois l'acte de consécration de l'humanité entière à Marie avec une invocation inoubliable : « Une fois encore, nous nous tournons vers toi, Mère du Christ et de l'Eglise, rassemblés à tes pieds dans la Cova da Iria, pour te remercier de ce que tu as fait pour l'Eglise, pour chacun de nous et pour l'humanité entière, au cours de ces années difficiles. ‘ Monstra te esse Matrem ! ’, tant de fois nous t'avons invoquée ici pour te remercier, car tu nous a toujours écoutés.[10] »

Le Pape supplia la Mère de l'espérance de bien vouloir continuer à concéder sa protection maternelle et à cheminer avec l'Eglise et l'humanité en cette fin de vingtième siècle. De Fatima, presque une deuxième Nazareth pour Marie sur terre et demeure de consolation et de lumière pour les peuples, le Pape lança un nouvel appel à l'Eglise : ouvrir son cœur avec humilité et courage non seulement à la conversion et à la prière, mais à l'œuvre de la nouvelle évangélisation du continent européen et du monde sous la protection de Marie, « Mère de l'Eglise, missionnaire sur les chemins de la terre dans l'attente du troisième millénaire chrétien.[11] »

Un regard sur l'avenir

Dans cet ensembe de témoignages des Souverains Pontifes, Fatima apparaît non seulement comme une noble et véritable expression d'authentique dévotion mariale, mais aussi comme une merveilleuse et prophétique page d'histoire de toute l'humanité, illuminée et guidée vers la pleine liberté et vers la vraie vie par la présence prévoyante de Dieu soutenue par l'intercession maternelle de Marie. La Bienheureuse Vierge, continuant sa médiation de Mère, répéte encore aujourd'hui : « Faites tout ce qu'il vous dira.[12] » Elle nous invite donc à l'écoute et à la réalisation de la parole du Christ ressuscité qui, en montant vers le Père, dit à ses disciples : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et moi, je suis avec vous pour toujours, jusqu'à la fin du monde.[13] »

Marie invite les chrétiens à réaliser le commandement de Jésus et à poursuivre avec courage la construction d'une nouvelle civilisation de l'amour fondée sur l'annonce de Jésus-Christ, unique sauveur du monde[14]. En nous approchant du seuil du troisième millénaire, Fatima, cénacle de spiritualité mariale et phare de spiritualité missionnaire nous incite à entreprendre avec courage et espérance le chemin de la nouvelle évangélisation avec l'engagement de remettre aux nouvelles générations le don de la bonne nouvelle de Jésus, en tant qu'héritage humain et spirituel très précieux capable d'illuminer et de guider le nouvéau millénaire d'histoire de l'humanité dont nous sommes désormais proches.

De cette noble terre portugaise, d'où partirent il y a plusieurs siècles les pionniers de mémorables découvertes géographiques et d’extraordinaires entreprises missionnaires, et de cette maison de Marie sur l'Atlantique, ouverte sur les horizons illimités du monde, le Cœur immaculé de Marie continue à être le cœur d'une mère qui prend soin non seulement des individus, mais aussi des peuples et des nations avec un dévouement total à la mission rédemptrice de son Fils.

Une prière à Marie

O Marie, en te rendant grâces pour les dons abondants que tu nous a concédés en ce siècle béni, nous désirons faire nôtres les sentiments de ton Cœur immaculé et chanter avec toi le Magnificat de la plus profonde reconnaissance au Seigneur. Oui, chacun de nous sent aujourd'hui le devoir de répéter : « Mon âme exalte le Seigneur et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur ! »

O Mère du Christ, veille sur toute l'humanité ; toi qui es miséricordieuse, penche-toi surtout sur ces nations qui sont déchirées par des guerres fratricides et prépare-leur des jours meilleurs !

O Mère de l'Eglise, assiste tous les enfants dispersés dans le monde et veille avec la tendresse d'une mère, sur notre Saint-Père Jean-Paul II, sur les pasteurs et les fidèles, sur les religieux et les religieuses, pour que le nom du Christ ton Fils soit toujours plus glorifié parmi les peuples du monde entier.

O Etoile de l'évangélisation, illumine ceux qui n'ont pas encore la chance de connaître le Christ, ton Fils, qui est pour tous « la Voie, la Vérité et la Vie.[15] »

O Mère de l'unité rassemble tous les chrétiens dans la pleine communion ecclésiale, afin que l'Eglise du Christ soit comme un drapeau lumineux élevé parmi les peuples et que le monde croie en ton Fils Jésus !

O Mère de Miséricorde, réconforte en particulier ceux qui souffrent à cause de la maladie, de la pauvreté, des épreuves de la vie !

O Marie, Aide des chrétiens, prends-nous par la main et guide-nous dans notre pèlerinage terreske, jusqu'à la rencontre avec ton Fils Jésus !

Nous nous en remettons à toi, ô Mère ô clémente, ô pieuse, ô douce Vierge Marie !

[1] Evangile selon saint Luc, I 46-48.

[2] Pie XII : Message radiophonique du 31 octobre 1942 aux fidèles portugais, à l'occasion des célébrations en l'honneur de la Bienheureuse Vierge Marie de Fatima.

[3] Pie XII : Message radiophonique du 31 octobre 1942 aux fidèles portugais, à l'occasion des célébrations en l'honneur de la Bienheureuse Vierge Marie de Fatima.

[4] Paul VI : discours de clôture de la troisième phase du Concile.

[5] Paul VI : Exhortation apostolique « Signum magnum ».

[6] Paul VI : « Summi Pontificis Peregrinantis iter in Lusitaniam »

[7] Jean-Paul II : homélie à Fatima.

[8] Jean-Paul II : Acte d'offrande à la Bienheureuse Vierge Marie.

[9] Jean-Paul II : Acte de consécration au Cœur immaculé de la Mère de Dieu. Lettre à tous les évêques.

[10] Jean-Paul II : Acte d'offrande et de consécration à Marie.

[11] Jean-Paul II : discours aux évêques de la Conférence épiscopale portugaise.

[12] Evangile selon saint Jean, II 5.

[13] Evangile selon saint Matthieu, XXVIII 19-20.

[14] Jean-Paul II : Encyclique « Redemptoris missio », n° 4.

[15] Evangile selon saint Jean, XIV 6.

SOURCE : http://missel.free.fr/Sanctoral/05/13.php


Our Lady of Fatima

Between May 13 and October 13, 1917, three Portuguese children, Francisco, Jacinta, and Lucia, received apparitions of Our Lady at Cova da Iria, near Fatima, a city 110 miles north of Lisbon. Mary asked the children to pray the rosary for world peace, for the end of World War I, for sinners and for the conversion of Russia.

Mary gave the children three secrets. Since Francisco died in 1919 and Jacinta the following year, Lucia, who later became a Carmelite nun, revealed the first secret in 1927, concerning devotion to the Immaculate Heart of Mary. The second secret was a vision of hell.

Pope John Paul II directed the Holy See’s Secretary of State to reveal the third secret in 2000; it spoke of a ‘bishop in white’ who was shot by a group of soldiers who fired bullets and arrows into him. Many people linked this to the assassination attempt against Pope John Paul II in St. Peter’s Square on May 13, 1981. The feast of Our Lady of Fatima was approved by the local bishop in 1930; it was added to the Church’s worldwide calendar in 2002. Sister Lucia died in 2005 at the age of 97.

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/fatima/


Our Lady of Fatima

May 13 is the anniversary of the apparition of Our Lady to three shepherd children in the small village of Fatima in Portugal in 1917. She appeared six times to Lucia, 9, and her cousins Francisco, 8, and his sister Jacinta, 6, between May 13, 1917 and October 13, 1917.


The story of Fatima begins in 1916, when, against the backdrop of the First World War which had introduced Europe to the most horrific and powerful forms of warfare yet seen, and a year before the Communist revolution would plunge Russia and later Eastern Europe into six decades of oppression under militant atheistic governments, a resplendent figure appeared to the three children who were in the field tending the family sheep. “I am the Angel of Peace,” said the figure, who appeared to them two more times that year exhorting them to accept the sufferings that the Lord allowed them to undergo as an act of reparation for the sins which offend Him, and to pray constantly for the conversion of sinners.

Then, on the 13th day of the month of Our Lady, May 1917, an apparition of ‘a woman all in white, more brilliant than the sun’ presented itself to the three children saying “Please don’t be afraid of me, I’m not going to harm you.” Lucia asked her where she came from and she responded, “I come from Heaven.” The woman wore a white mantle edged with gold and held a rosary in her hand. The woman asked them to pray and devote themselves to the Holy Trinity and to “say the Rosary every day, to bring peace to the world and an end to the war.”

She also revealed that the children would suffer, especially from the unbelief of their friends and families, and that the two younger children, Francisco and Jacinta would be taken to Heaven very soon but Lucia would live longer in order to spread her message and devotion to the Immaculate Heart.

In the last apparition the woman revealed her name in response to Lucia’s question: “I am the Lady of the Rosary.”

That same day, 70,000 people had turned out to witness the apparition, following a promise by the woman that she would show the people that the apparitions were true. They saw the sun make three circles and move around the sky in an incredible zigzag movement in a manner which left no doubt in their minds about the veracity of the apparitions. By 1930 the Bishop had approved of the apparitions and they have been approved by the Church as authentic.

The messages Our Lady imparted during the apparitions to the children concerned the violent trials that would afflict the world by means of war, starvation, and the persecution of the Church and the Holy Father in the twentieth century if the world did not make reparation for sins. She exhorted the Church to pray and offer sacrifices to God in order that peace may come upon the world, and that the trials may be averted.

Our Lady of Fatima revealed three prophetic “secrets,” the first two of which were revealed earlier and refer to the vision of hell and the souls languishing there, the request for an ardent devotion to the Immaculate Heart of Mary, the prediction of the Second World War, and finally the prediction of the immense damage that Russia would do to humanity by abandoning the Christian faith and embracing Communist totalitarianism. The third “secret” was not revealed until the year 2000, and referred to the persecutions that humanity would undergo in the last century: “The good will be martyred; the Holy Father will have much to suffer; various nations will be annihilated'”. The suffering of the popes of the 20th century has been interpreted to include the assassination attempt on Pope John Paul II in 1981, which took place on May 13, the 64th anniversary of the apparitions. The Holy Father attributed his escape from certain death to the intervention of Our Lady: “... it was a mother's hand that guided the bullet's path and in his throes the Pope halted at the threshold of death.”

What is the central meaning of the message of Fatima? Nothing different from what the Church has always taught: it is, as Cardinal Ratzinger, now Pope Benedict the XVI, has put it, “the exhortation to prayer as the path of “salvation for souls” and, likewise, the summons to penance and conversion.”

Perhaps the most well known utterance of the apparition of Our Lady at Fatima was her confident decalaration that “My Immaculate Heart will triumph”. Cardinal Ratzinger has interpreted this utterance as follows: “The Heart open to God, purified by contemplation of God, is stronger than guns and weapons of every kind. The fiat of Mary, the word of her heart, has changed the history of the world, because it brought the Saviour into the world—because, thanks to her Yes, God could become man in our world and remains so for all time. The Evil One has power in this world, as we see and experience continually; he has power because our freedom continually lets itself be led away from God. But since God himself took a human heart and has thus steered human freedom towards what is good, the freedom to choose evil no longer has the last word. From that time forth, the word that prevails is this: “In the world you will have tribulation, but take heart; I have overcome the world” (Jn 16:33). The message of Fatima invites us to trust in this promise.

SOURCE : http://www.catholicnewsagency.com/saint.php?n=485


Statue de Notre-Dame de Fátima devant la chapelle des apparitions


Beata Vergine Maria di Fatima


- Memoria Facoltativa

Il 13 maggio si celebrano le apparizioni della Vergine Maria a Fatima, in Portogallo nel 1917. A tre pastorelli, Lucia de Jesus, Francesco e Giacinta Marto, apparve per sei volte la Madonna: lasciò loro un messaggio per tutta l’umanità, centrato soprattutto sulla penitenza e sulla devozione al suo Cuore Immacolato. Il 13 ottobre 1930 il vescovo di Leiria dichiarò degne di fede le visioni dei tre bambini, autorizzando il culto alla Madonna di Fatima. Sul luogo delle apparizioni è sorto un santuario, che comprende la Basilica di Nostra Signora del Rosario di Fatima, dove sono venerati i resti mortali dei tre veggenti.

Martirologio Romano: Beata Maria Vergine di Fatima in Portogallo, la cui contemplazione nella località di Aljustrel come Madre clementissima secondo la grazia, sempre sollecita per le difficoltà degli uomini, richiama folle di fedeli alla preghiera per i peccatori e all’intima conversione dei cuori.

La prima apparizione mariana del XX secolo

Dopo tre apparizioni di rilievo della Vergine Maria, verificatesi durante il XIX secolo, a La Salette nel 1846, a Lourdes nel 1858, a Castelpetroso nel 1888, la Madonna apparve nel 1917, per la prima volta nel XX secolo, a Fatima in Portogallo.

In tutte queste apparizioni, come pure nel 1432 a Caravaggio e nel 1531 a Guadalupe in Messico, la Vergine si rivolse a ragazzi o giovani di umili condizioni sociali, per lo più dediti alla pastorizia. Indicava in tal modo la sua predilezione per le anime semplici e innocenti, a cui affidare i suoi messaggi all’umanità peccatrice, invocandone il pentimento ed esortandola alla preghiera.

Il contesto storico

Si era in un tempo di affermazione di un diffuso materialismo, sia ideologico, sia politico, il cui maggior filone era il bolscevismo sovietico; inoltre il 5 maggio 1917, quindi otto giorni prima, papa Benedetto XV, visto il perdurare della sanguinosa Prima Guerra Mondiale, scoppiata nel 1914 in Europa, aveva invitato i cattolici di tutto il mondo ad unirsi in una crociata di preghiera, per ottenere la pace per intercessione della Madonna.

I luoghi e i veggenti

Fatima era allora un villaggio della zona centrale del Portogallo (Distretto di Santarém) sugli altipiani calcarei dell’Estremadura, a venti chilometri a sud-est di Leiria. Una leggenda narra che avesse preso il nome, che era anche quello della figlia di Maometto, da una ragazza musulmana andata sposa, nel XII secolo, al nobile cattolico don Gonçalo Hermigues.

Nella frazione di Aljustrel, a un chilometro e mezzo dal centro abitato, nacquero e vissero i tre protagonisti della storia di queste apparizioni: Lucia (in portoghese Lúcia) Dos Santos, nata nel 1907, e i suoi cugini Francesco (Francisco) Marto, nato nel 1908, e Giacinta (Jacinta) Marto, nata nel 1910. Le due famiglie erano numerose: i Dos Santos avevano 5 figli, mentre i Marto 10.

Come molti ragazzi del luogo, i tre cugini portavano a pascolare le piccole greggi delle rispettive famiglie, verso i luoghi di pascolo dei dintorni, dove trascorrevano l’intera giornata. A mezzogiorno consumavano la colazione preparata dalle loro mamme e dopo recitavano il Rosario, seppure in forma abbreviata.

Il “Ciclo Angelico”

Nel 1916, fra aprile ed ottobre, i tre bambini furono testimoni di un fenomeno prodigioso: apparve loro un angelo sfavillante di luce, che si qualificò come l’Angelo della Pace e che li invitò alla preghiera.

Queste apparizioni, classificate come il “Ciclo Angelico”, furono in tutto tre: due alla “Loca do Cabeço” e una volta al pozzo nell’orto della casa paterna di Lucia.

Il “Ciclo Mariano” - Prima apparizione: 13 maggio 1917

Domenica 13 maggio 1917, i tre cuginetti dopo aver assistito alla Santa Messa nella chiesa parrocchiale di Fatima, tornarono ad Aljustrel per prepararsi a condurre al pascolo le loro pecore.

Il tempo primaverile era splendido e quindi decisero di andare questa volta fino alla Cova da Iria, una grande radura a forma di anfiteatro, delimitata verso nord da una piccola altura.

Mentre giocavano, nel cielo apparve un bagliore come quello dei fulmini. Perciò, preoccupati per un possibile temporale in arrivo, decisero di ridiscendere la collina per portare il gregge al riparo.

A metà strada dal pendio, vicino ad un leccio, la luce sfolgorò ancora. Pochi passi più avanti videro una bella Signora vestita di bianco, in piedi sopra il leccio, che emanava una luce sfolgorante. I bambini rimasero stupiti a contemplarla, stando a poco più di un metro di distanza. La Signora quindi parlò rassicurandoli: 

- Non abbiate paura, non vi farò del male.

Il suo vestito, bianco con fregi dorati, aveva per cintura un cordone d’oro; un velo, anch’esso con bordi d’oro, le copriva il capo e le spalle, scendendo fino ai piedi come un vestito. Dalle sue dita, portate sul petto in atteggiamento di preghiera, pendeva un Rosario coi grani bianchi.

A quel punto Lucia chiese alla Signora: 

- Da dove venite?

- Vengo dal Cielo.

 - Dal cielo! E perché è venuta Lei fin qui?

- Per chiedervi che veniate qui durante i prossimi sei mesi ogni giorno 13 a questa stessa ora; in seguito vi dirò chi sono e cosa desidero, ritornerò poi ancora qui una settima volta

- E anch’io andrò in cielo?

- Sì.

- E Giacinta?

- Anche lei.

- E Francesco?

- Anche lui, ma dovrà dire il suo Rosario.

La Vergine poi chiese:

- Volete offrire a Dio tutte le sofferenze che Egli desidera mandarvi, in riparazione dei peccati dai quali Egli è offeso, e per domandare la conversione dei peccatori?

Lucia rispose:

- Sì, lo vogliamo.

- Allora dovrete soffrire molto, ma la Grazia di Dio sarà il vostro conforto. 

E dopo avere raccomandato ai bambini di recitare il Rosario tutti i giorni, per ottenere la pace nel mondo e la fine della guerra, la Signora cominciò ad elevarsi e sparì nel cielo.

La scoperta dell’apparizione

Tutti e tre i pastorelli avevano visto la Signora, ma solo Lucia la sentì parlare. Giacinta, invece, la vide e udì, ma non parlò con lei. Infine Francesco la vide senza percepire la sua voce. Avvenne così anche nelle apparizioni successive.

Al ritorno dalla Cova da Iria, Lucia raccomandò ai due piccoli cugini di non dire nulla a casa, ma Giacinta si lasciò sfuggire il segreto. 

Da allora la loro vita quotidiana cambiò: nell’alternarsi delle notizie e delle relative valutazioni, i tre bambini subirono sgridate, opposizioni, incredulità e prese in giro, prima dagli spaventati genitori, poi dalle autorità ecclesiastiche e politiche.

Seconda apparizione: 13 giugno 1917

Comunque all’appuntamento del 13 giugno i tre veggenti non erano soli: già una sessantina di persone curiose li avevano accompagnati.

Dopo aver recitato il Rosario, la Signora apparve di nuovo: raccomandò di recitare il Rosario tutti i giorni e chiese a Lucia d’imparare a leggere e scrivere, per essere così in grado di trasmettere i suoi messaggi.

Rivelò le sofferenze del suo Cuore Immacolato per gli oltraggi subiti dai peccati dell’umanità. Disse poi che Giacinta e Francesco sarebbero andati in cielo a breve, mentre Lucia sarebbe restata nel mondo per far conoscere e amare il suo Cuore Immacolato.

Terza apparizione: 13 luglio 1917

Il 13 luglio 1917, dopo avere affrontato ogni tipo di disprezzo e scherno da parte dei loro concittadini, Lucia, Francesco e Giacinta ritornarono alla Cova da Iria per il terzo incontro con la Signora: quella volta erano in compagnia di più di duemila persone.

Dopo la recita del Rosario, la Signora apparve di nuovo e Lucia le chiese di dire chi fosse e di compiere un miracolo affinché tutti potessero credere. La Signora assicurò:

- Continuate a venir qui tutti i mesi: Ad ottobre dirò chi sono, quel che voglio, e farò un miracolo che tutti potranno vedere bene per credere.

La Signora, come le altre volte, aprì le mani, da dove uscì un raggio di luce, che penetrò nella profondità della terra. I veggenti impallidirono, mentre Lucia esclamò: “Ahi! Nostra Signora!”.

A quel punto la Signora confidò ai tre bambini un segreto, vietando espressamente loro di rivelarlo a nessuno. Concluse dicendo: 

- Quando recitate il Rosario, dite alla fine di ogni decina: «O Gesù mio, perdonate le nostre colpe; preservateci dal fuoco dell’inferno; portate in cielo tutte le anime e soccorrete specialmente le più bisognose della Vostra misericordia».

L’arresto dei veggenti

Il 13 agosto 1917 un gran numero di fedeli radunato alla Cova da Iria udì il tuono e vide il lampo che accompagnavano le apparizioni, ma i tre veggenti non c’erano.

Erano infatti stati impediti di andarci dal sindaco, o meglio dall’amministratore della municipalità di Vila Nova de Ourém, sotto cui ricadeva Fatima, fortemente anticlericale: con un inganno, li aveva trasferiti da Aljustrel alla Casa Comunale di Fatima. In seguito, visto che non volevano ritrattare nulla sulle apparizioni né svelare eventuali trucchi, li fece mettere in prigione per intimorirli.

Nel carcere, Giacinta scoppiò a piangere per la paura e rivelò a Lucia: 

- Io vorrei almeno vedere la mamma. 

Francesco la incoraggiò: 

- Sarebbe peggio se la Madonna non tornasse più.

Poi tutti e tre, seguiti dagli altri carcerati, recitarono il Rosario.

La quarta e la quinta apparizione: 19 agosto e 13 settembre 1917

La domenica successiva, 19 agosto, i tre ebbero la sorpresa di vedere la Signora nel luogo chiamato Valinhos, Ella volle placare la loro angoscia per aver saltato l’appuntamento del 13 alla Cova da Iria e chiese che fosse eretta una cappella sul luogo delle apparizioni con le offerte lasciate dai pellegrini.

Il 13 settembre la Signora apparve di nuovo ai tre pastorelli, che erano circondati da una folla di circa 30.000 persone. Anche quella volta promise che il 13 ottobre avrebbe fatto un miracolo per tutti, poi sparì in un globo luminoso che, partendo dal leccio, si elevò verso il cielo.

La sesta apparizione: 13 ottobre 1917

La notizia di un miracolo visibile a tutti, fece il giro del Portogallo. All’appuntamento di ottobre ci fu così una folla valutata sulle 70.000 persone, provenienti da tutto il Paese, con giornalisti e fotografi della stampa nazionale ed internazionale inviati per registrare l’avvenimento.

Non mancavano fra loro gli scettici ed i beffardi, pronti ad assaporare la cocente delusione di quanti erano in preghiera, se non fosse avvenuto nulla. Il tempo, da parte sua, non prometteva niente di buono: quel giorno era scuro e freddo, la pioggia cadde copiosamente, mentre la gran folla di pellegrini cercava di ripararsi alla meglio.

Anche questa volta, appena apparsa la Signora, Lucia domandò:

- Signora, chi siete e cosa volete da me?

- Io sono la Madonna del Rosario; voglio una cappella costruita qui in mio omaggio; che continuino a recitare il Rosario tutti i giorni. La guerra finirà e i soldati torneranno presto alle loro case; gli uomini non devono offendere il Signore, che è già troppo offeso.

Il prodigio del sole

La Vergine a questo punto aprì di nuovo le mani e indicò il sole. Così il giornalista e libero pensatore Avelino de Almeida, direttore del giornale di Lisbona «O Século», descrisse il fenomeno nell’edizione del mattino di lunedì 15 ottobre 1917: 

- L’astro sembra una placca d’argento opaco ed è possibile fissarlo senza il minimo sforzo. Non scalda, non acceca. Si direbbe che sia in fase di eclissi. Ma ecco che si alza un grido possente e agli spettatori che son vicini giunge la voce: – Miracolo, miracolo! Meraviglia, meraviglia! – Agli occhi sbarrati di quel popolo, la cui attitudine ci trasporta ai tempi biblici, e che, pallido di terrore, con la testa scoperta, fissa l’azzurro, il sole tremò, il sole ebbe movimenti bruschi, non mai visti e contro tutte le leggi cosmiche; – il sole ballò – secondo la tipica espressione dei contadini...

L’ultima visione

Quando tutto ciò finì, gli abiti di tutti prima bagnati dall’insistente pioggia, erano perfettamente asciutti. Fu quindi evidente che alla Cova da Iria la Madonna era veramente apparsa e si era manifestata con un miracolo visto dai presenti stupiti e terrorizzati.

Mentre la Signora si elevava verso il cielo, i tre veggenti poterono vedere accanto al sole Gesù Bambino, San Giuseppe e la Madonna. In pochi attimi ebbero anche la visione di un uomo adulto che benediceva il mondo e la Madonna che a Lucia parve essere la Madonna Addolorata. Infine una terza scena: la Madonna del Carmelo con lo Scapolare in mano.

La conferma della Chiesa

Il 28 aprile 1919 si diede inizio alla costruzione della Cappellina delle Apparizioni. Il 13 ottobre 1930 il vescovo di Leiria dichiarò «degne di fede le visioni dei bambini alla Cova da Iria», autorizzando il culto alla Madonna di Fatima.

La prima pietra della chiesa più grande venne benedetta il 13 maggio 1928 dall’arcivescovo di Evora, mentre la dedicazione, col titolo di Nostra Signora del Rosario, avvenne il 7 ottobre 1953. Il titolo di basilica venne concesso da papa Pio XII col Breve «Luce Superna» l’11 novembre 1954.

Il 13 maggio 1946 il cardinal Benedetto Aloisi Masella, in qualità di legato pontificio, incoronò la statua della Vergine di Fatima davanti a una folla di ottocentomila pellegrini.

I tre veggenti dopo le apparizioni

Come aveva predetto la Madonna, prima Francesco Marto, poi la sorellina Giacinta morirono prestissimo, vittime della terribile epidemia di febbri influenzali detta “spagnola”, che desolò l’Europa negli anni 1917-20.

Francesco morì il 4 aprile 1919 nella sua casa di Aljustrel a dieci anni e nove mesi, mentre Giacinta morì il 20 febbraio 1920 nell’ospedale «Dona Estefânia» di Lisbona, a nove anni e undici mesi. I resti mortali di entrambi sono stati traslati negli anni ’50 del secolo scorso presso la Basilica di Nostra Signora del Rosario di Fatima. Beatificati il 13 maggio 2000 da san Giovanni Paolo II, sono stati canonizzati il 13 maggio 2017 da papa Francesco.

Lucia Dos Santos invece proseguì la sua missione di veggente-confidente della Vergine e custode del suo messaggio al mondo. Inizialmente religiosa delle Suore di Santa Dorotea, a 41 anni entrò nel Carmelo di Coimbra col nome di suor Maria Lucia di Gesù e del Cuore Immacolato; ritornò varie volte per brevi visite a Fatima sul luogo delle apparizioni. Ulteriori comunicazioni soprannaturali da lei ricevute formano il terzo ciclo delle vicende di Fatima, col nome di “Ciclo Cordimariano”.

Suor Lucia morì il 13 febbraio 2005, a 98 anni, nel convento carmelitano di Coimbra. Dal 19 febbraio 2006 riposa nella stessa cappella dove sono conservate le spoglie di Giacinta Marto. Il suo processo di beatificazione, ottenuta la dispensa dai cinque anni dalla morte, è iniziato nel 2008 e si è concluso nel 2017.

I Papi e Fatima

Numerose sono state le visite dei successivi Pontefici a Fatima, come anche gli invii di legati speciali. Il primo Papa a recarsi lì fu il Beato Paolo VI il 13 maggio 1967, in occasione del cinquantesimo anniversario delle Apparizioni. 

Le visite di san Giovanni Paolo II sono avvenute in due date: la prima fu il 13 maggio 1982, un anno esatto dopo l’attentato subito in piazza San Pietro (il cui proiettile fu incastonato nella corona della statua in segno di riconoscenza), rinnovando i due atti di consacrazione operati da Pio XII. Tornò a Fatima nel 1991, a dieci anni dall’attentato, e il 13 maggio 2000, per procedere alla beatificazione dei fratelli Marto.

Per il novantesimo anniversario delle apparizioni, nel 2007, papa Benedetto XVI inviò come legato il cardinal Tarcisio Bertone. Il Pontefice di persona visitò il santuario nel 2010, in occasione del decimo anniversario della beatificazione di Giacinta e Francesco Marto. Il 2017, anno del primo centenario, ha invece visto la venuta di papa Francesco.

Gli atti di consacrazione al Cuore Immacolato di Maria

Il 13 maggio 1931 l’episcopato portoghese, secondo il messaggio di Fatima, compì la prima consacrazione del Portogallo al Cuore Immacolato di Maria.

Il 31 ottobre e l’8 dicembre 1942 papa Pio XII consacrò il mondo al Cuore Immacolato di Maria e il 7 luglio 1952 consacrò a Maria in maniera speciale i popoli della Russia, come aveva chiesto la Celeste Signora a Fatima.

Papa Paolo VI, al termine della terza sessione del concilio Vaticano II (21 novembre 1964), rinnovò la consacrazione dell’umanità al cuore immacolato della Beata Vergine. Giovanni Paolo II, il 24 marzo 1984, in comunione spirituale con tutti i vescovi del mondo, consacrò solennemente l’intera umanità alla Madonna.

Il “Terzo segreto di Fatima”

Al termine della beatificazione dei pastorelli, l’allora Segretario di Stato vaticano, il cardinal Angelo Sodano, diede lettura della comunicazione in lingua portoghese sul cosiddetto terzo segreto di Fatima, in realtà terza parte della visione ricevuta da Lucia e dai santi Francesco e Giacinta nell’apparizione del 13 luglio 1917. Appena un mese dopo, il 26 giugno 2000, san Giovanni Paolo II ne autorizzò la divulgazione pubblica da parte della Congregazione per la Dottrina della Fede, che fino ad allora ne aveva custodito il testo.

In estrema sintesi, la prima parte tratta della visione spaventosa dell’inferno o, per meglio dire, dell’autocondanna delle anime peccatrici. Nella seconda, invece, la Signora affermò che per contribuire alla salvezza delle anime bisognava diffondere nel mondo la devozione al suo Cuore Immacolato. Il testo noto fino al 2000 si fermava qui e risaliva al 1941, quando suor Lucia rivelò per obbedienza le prime due parti. 

Quanto alla terza, la mise per iscritto il 3 gennaio 1944 in un documento poi inviato in Vaticano. Il suo soggetto è la persecuzione della Chiesa in tutti i suoi membri, compreso il «vescovo vestito di bianco» che i veggenti ebbero l’impressione che fosse il Santo Padre.

L’allora Prefetto della Congregazione per la Dottrina della Fede, il cardinal Joseph Ratzinger, scrisse nel Commento teologico che accompagnava il testo della terza parte del “Segreto”: «La parola chiave di questo “Segreto” è il triplice grido: “Penitenza, Penitenza, Penitenza!”… A suor Lucia appariva sempre più chiaramente come lo scopo di tutte quante le apparizioni sia stato quello di far crescere sempre più nella fede, nella speranza e nella carità – tutto il resto intendeva portare solo a questo...».

In conclusione

L’autorità della Chiesa, a più riprese, ha ravvisato in Fatima un faro che ancora oggi continua a gettare la sua luce, per richiamare il mondo disorientato verso l’unico porto di salvezza.

Gli avvertimenti della Vergine Maria, dunque, non costituiscono tanto uno spauracchio per l’umanità, né un’occasione forte per gente morbosamente curiosa e assetata di catastrofi, quanto un invito alla speranza, che nasce dalla certezza che Dio vuole il nostro bene ad ogni costo.

Autore:
Antonio Borrelli ed Emilia Flocchini

Note:
Per approfondire: Cristina Siccari - Fatima e la Passione della Chiesa - Ed. Sugarco, 2012