jeudi 24 mai 2012

Saint DONATIEN et Saint ROGATIEN, martyrs


SAINT DONATIEN et SAINT ROGATIEN

Martyrs

(287 ou 288)

Au temps de la persécution de Dioclétien, il y avait à Nantes un jeune homme nommé Donatien, d'une haute naissance, mais recommandable surtout par ses vertus. Plus heureux que son frère Rogatien, il avait embrassé la foi chrétienne et travaillait à faire connaître Jésus-Christ autour de lui. Il eut le bonheur d'éclairer son frère et de lui donner le courage de professer une religion dont les disciples étaient voués à la souffrance et à la mort. Le zèle de Donatien l'avait mis en vue: il fut le premier de tous, conduit devant le gouverneur:

"J'apprends, Donatien, lui dit celui-ci, que non content de refuser à Jupiter et à Apollon les honneurs qui leur sont dûs, vous cherchez à répandre la religion d'un crucifié.

-- On ne vous a dit que la vérité, répond Donatien; j'adore Celui qui seul doit être adoré.

-- Cessez de propager cette doctrine; sinon, la mort vous attend.

-- La mort, je ne la crains pas pour moi, mais pour vous."

Pendant que Donatien était livré aux tortures et jeté dans un cachot, Rogatien parut à son tour:

"J'ai été informé, lui dit le gouverneur, de votre résolution de professer la religion des chrétiens. Prenez bien garde d'encourir la colère de l'empereur!" La réponse du jeune homme ne fut pas moins ferme que celle de son frère, et le juge décida que le lendemain les deux prisonniers auraient la tête tranchée, pour avoir outragé les dieux et les empereurs.

Une seule chose chagrinait Rogatien: il n'était encore que catéchumène et n'avait pas reçu le baptême; mais Donatien et lui prièrent ensemble toute la nuit, afin que Dieu voulût bien accepter que l'effusion du sang produisît dans le martyr l'effet du saint Baptême.

Le lendemain, le juge, assis à son tribunal, se fit amener les deux confesseurs de la foi et chercha encore à les épouvanter par la menace des supplices.

"Nous sommes prêts, répondirent-ils, à souffrir pour Jésus-Christ tout ce que pourra inventer la cruauté des bourreaux."

Les généreux enfants, à la suite de cette belle réponse, sont placés sur le chevalet et tourmentés cruellement; mais leur courage surpasse la fureur des bourreaux, et ils soutiennent sans faiblir ce douloureux supplice. On leur donne ensuite le coup de la mort en leur tranchant la tête. La ville et le diocèse de Nantes ont conservé une dévotion traditionnelle à ces deux illustres martyrs, populaires en ce pays sous le nom immortel des deux Enfants Nantais.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/saint_donatien_et_saint_rogatien.html


La vie des saints martyrs Donatien et Rogatien

Dévotion de la basilique aux Enfants Nantais

Pendant que Dioclétien et Maximien gouvernaient l'Empire (fin 3ème/début 4ème siècle), et abandonnaient les chrétiens à la cruauté de ceux à qui ils avaient donné charge de les persécuter, ces deux empereurs envoyèrent au préfet des Gaules un édit, par lequel il lui était commandé de soumettre tout le monde au culte des dieux de l'Empire, surtout Jupiter et Apollon ; de promettre des récompenses à ceux qui pratiqueraient religieusement les cérémonies païennes et qui offriraient des sacrifices aux dieux, et d'employer les tourments et le dernier supplice contre ceux qui persisteraient à confesser le nom du Christ, afin que la punition des plus opiniâtres retînt les autres dans le devoir.

Il y avait à Nantes un jeune homme, appelé Donatien, d'une naissance illustre, mais plus recommandable encore par sa foi. (...) Dieu lui ayant fait la grâce de reconnaître la vanité des idoles et d'embrasser la foi catholique, il avait reçu le baptême ; et fortifié par les saints mystères, il publiait hautement le triomphe de Jésus-Christ, et répandait dans le cœur des Gentils la semence divine qui avait si heureusement fructifié en lui.

Rogatien, son frère aîné, encore idolâtre, fut gagné à la foi chrétienne par Donatien, dans un temps où c'était exposer sa vie au péril le plus évident, que de faire profession d'une religion proscrite par les ordres des souverains (...) Le commissaire, irrité, fit amener Donatien devant lui, et commença ainsi son enquête :" J'apprends, Donatien, que non seulement vous refusez, par une désobéissance criminelle, d'adorer Jupiter et Apollon, de qui nous tenons la vie, mais encore que vous les déshonorez par des discours injurieux, et que, par une prétention extravagante, vous publiez qu'on ne peut être sauvé qu'en croyant en la mort d'un homme qui a été puni du supplice de la croix (...) Modérez-vous là-dessus, et cessez de prêcher inutilement cette vaine doctrine, sinon je vous ferai bientôt trouver la fin de votre vie. "

Donatien répondit : " Si la mort a quelque chose de terrible, ce n'est pas pour moi, c'est pour vous que l'erreur et la fausse prévention engagent dans les ténèbres (...) "

Le commissaire commande que le saint fût enchaîné et jeté dans une prison, afin que la violence des tourments ébranlât le martyr et lui fît perdre la foi, ou du moins que son supplice détournât ceux qui en seraient les spectateurs de croire en Jésus-Christ.

Rogatien fut amené au commissaire en présence du peuple, et le commissaire, voulant le gagner par la douceur, lui dit : " J'ai été informé, Rogatien, que vous voulez abandonner inconsidérément le culte des dieux (...) Mais comme vous n'êtes point encore souillé de je ne sais pas quel baptême, si l'obstination n'a point encore endurci votre volonté, recevez les biens et les honneurs que vous offrent la clémence des empereurs et la bonté des dieux. "

Rogatien répondit : " (...) Tout est perverti dans votre esprit (...) Et vos dieux et vous, vous êtes également insensibles ; eux, parce qu'ils sont de métal ou de pierre ; et vous, parce que vous méritez de ressembler à ce que vous adorez. " Le juge commande que Rogatien fût jeté dans le même cachot où l'on avait mis celui dont il avait reçu cette doctrine extravagante, afin que le lendemain l'épée du bourreau vengeât et les dieux et les empereurs des mépris et des insultes et de l'un et de l'autre.

Rogatien n'éprouvait qu'une peine, c'était d'avoir été prévenu par la persécution, avant qu'il eût reçu le baptême ; mais la foi qu'il avait en Dieu lui fit espérer que le baiser de son frère lui tiendrait lieu de bain sacré (...) Ils passèrent l'un et l'autre la nuit à se fortifier par l'espérance de la couronne immortelle qui devait être le prix de leur confession.

Le lendemain le juge monta sur son tribunal ; et (...), transporté de colère, ordonna que les deux frères fussent tourmentés et disloqués sur le chevalet, afin que, s'ils ne changeaient pas de résolution, ils eussent plus longtemps à souffrir, et qu'ensuite ils fussent décollés. Les ministres de sa fureur, cherchant à lui plaire par un excès de cruauté, après avoir tourmenté les martyrs, leur enfoncèrent une lance dans la gorge, ce qui n'avait pas été ordonné, et puis leur coupèrent la tête. Ce fut ainsi que (...) tous les deux remportèrent une illustre victoire qui les unit à la troupe bienheureuse qui ne se sépare jamais de l'Agneau immortel, auteur et consommateur de leur béatitude.



Saint Donatien


Saint Rogatien

Saint Donatien et Saint Rogatien

- Saint Donatien et saint Rogatien, martyrs et saints patrons de la ville de Nantes. 288.

" Avoir le même esprit, être animé de la même volonté, voilà la vraie fraternité."

St Aug. serm. XXV.

Dès que les empereurs Dioclétien et Maximien eurent décrété leur cruelle persécution contre les Chrétiens, ils envoyèrent au préfet des Gaules un édit par lequel il lui était commandé de soumettre tout le monde au culte des divinités de l'empire ; de promettre des récompenses à ceux qui pratiqueraient religieusement les cérémonies païennes et qui offriraient des sacrifices aux divinités, et d'employer les tourments et le dernier supplice contre ceux qui persisteraient à confesser le Nom du Christ.
Il y avait à Nantes un jeune homme, appelé Donatien, d'une naissance illustre, mais plus recommandable encore par sa Foi. Cette vertu, jointe à un esprit mûr, modérait en lui la vivacité de la jeunesse, et pénétré de la crainte de Dieu, il se conduisait en vieillard dans un âge où la raison n'est pas toujours parvenue à sa maturité. Dieu lui ayant fait la grâce de reconnaitre la vanité des idoles et d'embrasser la foi Chrétienne, il avait reçu le Baptême ; et, fortifié par les saints Mystères, il publiait hautement le triomphe de Jésus-Christ, et répandait dans les coeurs des Gentils la semence divine qui avait si heureusement fructifié en lui.
Rogatien, son frère aîné, encore idolâtre, fut gagné à la Foi Chrétienne par Donatien, dans un temps où c'était exposer sa vie au péril le plus évident que de faire profession d'une " religion " proscrite par les ordres des souverains. Mais cette considération ne put détourner Rogatien de céder aux attraits vainqueurs de la vérité : il se dévoua à la mort en même temps qu'au service de Jésus-Christ, et, pour avoir la force de soutenir le combat dangereux où il voyait bien qu'il s'exposait, il demandait avec ardeur le Sacrement de la régénération ; mais la fuite et l'absence du prêtre, que les nouvelles de la persécution avaient chassé du pays, furent cause que Rogatien sera baptisé dans son sang. (Sacerdotis absentis fugitiva, Ac. SS. Don. et Rog.)
Sur ces entrefaites un commissaire des empereurs se rendit à Nantes, muni de son ordonnance, et fut reçu favorablement par la multitude idolàtre. On croit que c'était Rictius-Varus, nommé communément Rictiovare, et fameux par ses cruautés envers les Chrétiens dans la Gaule Belgique.

Un des habitants lui parla de cette sorte :

" Juge équitable et modéré ! Vous venez fort à propos pour ramener au culte des dieux ceux qui s'en sont écartés pour s'attacher à un homme que les Poldèves ont fait mourir en croix. Le premier d'entre eux sur qui vous devez exercer votre sévérité, c'est Donatien, qui non-seulement s'est retiré du service qu'il doit aux dieux, mais qui, par ses vains discours, a encore séduit son frère; en sorte que l'un et l'autre méprisent avec obstination les dieux immortels que les empereurs invincibles adorent et qu'ils veulent qu'on adore par tout l'univers. La propre confession des 2 frères vous convaincra, quand il vous plaira de les interroger, qu'on ne les accuse point à faux."

Le commissaire, que les Actes appellent " Praesca ", étant irrité, se fit amener Donatien devant lui, et commença ainsi son enquête :

" J'apprends, Donatien, que non-seulement vous refusez, par une désobéissance criminelle, d'adorer Jupiter et Apollon, de qui nous tenons la vie, mais encore que vous les déshonorez par des discours injurieux, et que, par une prétention extravagante, vous publiez qu'on ne peut être sauvé qu'en croyant à la mort d'un homme qui a été puni du supplice de la croix, au culte duquel vous essayez d'engager tout le monde." Donatien répondit :

" Vous ne dites rien que de vrai ; j'avoue que je voudrais que tout le monde Le servît, car il n'y a que Lui qui mérite nos adorations."

Le commissaire dit :

" Modérez-vous là-dessus, et cessez de prêcher inutilement cette vaine doctrine, sinon je vous ferai bientôt trouver la fin de votre vie."Donatien répondit :

" Si la mort a quelque chose de terrible, ce n'est pas pour moi, c'est pour vous, que l'erreur et la fausse prévention engagent dans les ténèbres et empêchent d'ouvrir les yeux à la lumière de la justice."
Le commissaire commanda que le Saint fut enchaîné et jeté dans une prison, afin que la violence des tourments ébranlât le Martyr et lui fit perdre la foi, ou du moins que son supplice détournât ceux qui en seraient les spectateurs de croire en Jésus-Christ.

Rogatien fut amené au commissaire en présence du peuple, et le commissaire, voulant le gagner par la douceur, lui dit :

" J'ai été informé, Rogatien, que vous voulez abandonner inconsidérément le culte des dieux qui ont daigné vous donner la vie et orner votre esprit de sagesse et de belles connaissances; j'ai honte pour vous de voir que tant de choses que vous savez ne vous empêchent pas de consentir à perdre l'esprit. Prenez garde que, voulant ne confesser qu'un seul Dieu, vous n'encouriez, à votre grand regret, la colère de plusieurs autres. Mais comme vous n'êtes point encore souillé de je ne sais quel baptême, si l'obstination n'a point encore endurci votre volonté, recevez les biens et les honneurs que vous offrent la clémence des empereurs et la bonté des dieux."

Rogatien répondit :

" Je ne m'étonne pas que vous mettiez la clémence des empereurs avant la bonté des dieux. Tout est perverti dans votre esprit, quoique au reste vous ayez quelque raison de donner le premier rang à des êtres vivants, qui valent encore mieux que des dieux de fonte. Mais, et vos dieux et vous, vous êtes également insensibles : eux, parce qu'ils sont de nétal ou de pierre, et vous, parce que vous méritez de ressembler à ce que vous adorez ."

Le juge commanda que Rogatien fût jeté dans le même cachot où l'on avait mis celui dont il avait reçu cette doctrine, selon lui, extravagante, afin que le lendemain, l'épée du bourreau vengeât et les dieux et les empereurs des mépris et des insultes de l'un et de l'autre.

Rogatien n'éprouvait qu'une peine : c'était d'avoir été prévenu par la persécution avant qu'il eût reçu le Baptême; mais la Foi qu'il avait en Dieu lui fit espérer que le baiser de son frère lui tiendrait lieu du bain sacré.

Donatien, informé de la peine de son frère, fit cette prière à Dieu :

" Seigneur Jésus-Christ, auprès de qui les intentions ont la même valeur que les oeuvres quand l'impuissance absolue empêche les effets d'une volonté qui vous est toute dévouée, accordez à votre serviteur Rogatien que sa Foi pure lui tienne lieu de Baptême et son sang d'onction sacrée, s'il arrive demain, par l'obstination du juge, que l'épée termine le cours de notre vie."

Ils passèrent l'un et l'autre la nuit à se fortifier par l'espérance de la coronne immortelle qui devait être le prix de leur confession.

Le lendemain, le juge monta sur son tribunal, et ayant fait venir les 2 frères, chargés de chaînes, il leur dit :

" La sévérité dont je dois des exemples au public m'empêche désormais, d'user avec vous de termes de douceur, puisque vous méprisez le culte des dieux immortels par ignorance, ou, ce qui est encore pis, que vous travaillez à le détruire, parce que vous vous croyez mieux instruits que nous."

Les Martyrs lui répondirent :

" Que votre science, qui est au-dessous de l'ignorance stupide, soit semblable à vos dieux que vous adorez dans des métaux qui n'ont aucun sentiment. Nous sommes prêts à souffrir pour Jésus-Christ tout ce que la rage du bourreau sera capable d'inventer ; nous n'estimons pas que ce soit perdre la vie que de la donner pour Celui de Qui nous l'avons reçue, et qui nous en rendra une autre infiniment plus heureuse."

Le juge, transporté de colère, ordonna que les 2 frères fussent tourmentés et disloqués sur le chevalet, afin que, s'ils ne changeaient pas de résolution, ils eussent plus longtemps à souffrir, et qu'ensuite ils fussent décapités. Les ministres de sa fureur, cherchant à lui plaire par un excès de cruauté, après avoir tourmenté les Martyrs, leur enfoncèrent une lance dans la gorge, ce qui n'avait point été ordonné, et puis leur coupèrent la tête. Ce fut ainsi que Donatien, après avoir gagné son frère à Jésus-christ, eut la consolation de le voir répondre dignement à la grâce de sa vocation; que Rogatien, baptisé dans son sang, ne se montra pas inférieur à son frère, et que tous les 2, remportèrent une illustre victoire, qui les unit à la troupe bienheureuse qui ne se sépare jamais de l'Agneau immortel, auteur et consommateur de leur béatitude. Suivant l'opinion la plus suivie, leur martyre arriva en 287 en 288.

RELIQUES ET CULTE DES SAINTS DONATIEN ET ROGATIEN.

Les corps des saints Martyrs furent ensevelis auprès ils lieu eù ils avaient souffert la mort, et depuis placés dans un sépulcre que les Chrétiens leur édifièrent, au pied duquel plusieurs anciens évêques de Nantes ont voulu étre enterrés. Autrefois, un monument marquait la place précise où ils avaient souffert la mort. Les "révolutionnaires" l'ayant renversé, on y a planté 2 croix en 1816, et placé une inscription qui rappelle le martyre des 2 frères. Dès le fin du 5ème siècle, on bâtit, sur le tombeau des saints Martyrs, une belle église, qui fut d'abord possédée par les moines de Bourg-Dieu, en Berri; ils la cédèrent ensuite ou la rendirent aux chanoines de Nantes, et c'est maintenant une église paroissiale. Pendant la Révolution, elle fut en partie détruite. 2 dames pieuses la firent rétablir à leurs frais, en 1806, et la rendirent au culte divin. Elle est située l'une des extrémités de la ville et près de la grande route de Paris.

On attribue au duc de Bretagne, Jean 4, la fondation d'une autre église de Saint-Donatien et de Saint-Rogatien, au faubourg de Saint-Clément de la ville de Nantes, et l'établissement de 6 chanoines pour y faire le service; mais on se trompe : cette fondation est du duc Jean 3, qui la fit en 1325. François 1er, l'un de ses successeurs, au lieu de 6 chanoines ou chapelains, établit, en ce même lieu, une communauté de Chartreux, l'an 1445. Cette église a été détruite pendant la Révolution. Les dames de la Visitation occupent maintenant les bâtiments de la Chartreuse.

Les corps des 2 Saints furent levés de terre, l'an 1145, par Albert, évêque d'Ostie, qui en fit la translation à l'église cathédrale de Nantes, en présence de Hugues, archevêque de Rouen (Ep. Hugonis Rotom. ad Albericum. D'Acheri, Guibert, p. 690), et de plusieurs autres prélats. Ces précieuses reliques sont maintenant conservées dans l'église paroissiale dédiée aux saints Martyrs, et on les a renfermées dans 2 châsses châsses d'argent. Il ne reste que quelques ossements de chacun des 2 corps. Une partie avait été portée dans l'église cathédrale et y était conservée au-dessus des portes latérales du choeur.

Ce trésor a été perdu pendant la Révolution avec les autres reliques de la même Eglise. La fête de ces 2 Saints se célébrait le 24 mai dans le diocèse de Nantes, avec octave, et jusqu'en 1804 elle e été chômée. Maintenant, elle est transférée au dimanche dans l'octave de l'Ascension. On désigne souvent les 2 Saints sous le nom de " Enfants Nantais ".

Vie des Saints de Bretagne, par dom Lobineau, revue par m. l'abbé Tresvaux. Les Actes que l'on possède ont été écrits au Ve siècle par un auteur anonyme. Dom Ruinart les a admis dans sa collection.



Saints Donatien et Rogatien

Martyrs à Nantes (✝ v. 304)

Martyrs à Nantes sous l'empereur Maximin.

Donatien, converti à la foi chrétienne par Similien, était baptisé et Rogatien n'était que catéchumène. Arrêtés comme chrétiens, ils furent soumis aux tortures du chevalet, passèrent leur dernière nuit à prier ensemble et eurent la tête tranchée au matin de leur vie et c'est ainsi qu'ils entrèrent dans la gloire céleste. Leur culte se répandit dans toute la vallée de la Loire, jusqu'à Orléans quand leurs reliques furent déplacées à cause des invasions normandes.

"Nantes et Rezé constituent à cette époque les deux foyers du christianisme. Le martyre des frères Saint-Donatien et Saint-Rogatien, fils d’un magistrat de la ville, marquera l'arrivée du christianisme dans l'aristocratie namnète et constituera une forme de catalyseur. Saint Donatien et Saint Rogatien, que l’on appelle les 'enfants Nantais', martyrisés au IVe, sont les premiers chrétiens connus et de fait patrons de la ville et du diocèse de Nantes." (Une histoire riche - Église catholique en Loire Atlantique)

À Nantes, peut-être en 304, les saints frères Donatien et Rogatien, martyrs. L’un d’eux, rapporte-t-on, avait reçu le baptême, son frère était encore catéchumène. Dans leur dernier combat, Donatien embrassa son frère et pria Dieu, puisque Rogatien n’avait pas été plongé dans le bain sacré, qu’il puisse être lavé dans le flot de son sang.

Martyrologe romain


May 24

SS. Donatian and Rogatian, Martyrs

THERE lived at Nantes an illustrious young nobleman called Donatian, who having received the holy sacrament of regeneration, led a most edifying life, and laid himself out with much zeal in converting others to faith in Christ. His elder brother Rogatian was not able to resist the moving example of his piety, and the force of his discourses, and desired to be baptised. But the bishop having withdrawn and concealed himself for fear of the persecution, he was not able to receive that sacrament, but was shortly after baptized in his blood; for he declared himself a Christian at a time when to embrace that sacred profession was to become a candidate for martyrdom. The emperor Maximian sent an order to the prefect, directing him to put to death all who refused to sacrifice to Jupiter and Apollo. This must have happened when that emperor was in Gaul occupied in his expedition either against the Bagaudæ in 286, or against Carausius, who having assumed the purple in Britain maintained himself in that usurped dignity seven years. The acts of these martyrs attribute this order, to the emperors Dioclesian and Maximian, but we find it usual to ascribe to both those emperors the decrees of one. The prefect to whom it was addressed seems to have been the cruel persecutor Rictius Varus, prefect of the Belgic, and probably also of the Celtic Gaul. The title of president which the acts give him, only belonged to a governor who had power of life and death. The prefect arriving at Nantes, Donatian was impeached before him for professing himself a Christian, and for having withdrawn others, particularly his brother, from the worship of the gods. Donatian was therefore apprehended, and having boldly confessed Christ before the governor, was cast into prison and loaded with irons. Rogatian was also brought before the prefect, who endeavoured first to gain him by flattering speeches, but finding him inflexible, sent him to prison with his brother. Rogatian grieved that he had not been able to receive the sacrament of baptism, and prayed that the kiss of peace which his brother gave him might supply it. Donatian also prayed for him that his faith might procure him the effect of baptism, and the effusion of his blood that of the sacrament of chrism, that is, of confirmation. They passed that night together in fervent prayer. They were the next day called for again by the prefect, to whom they declared that they were ready to suffer for the name of Christ whatever torments were prepared for them. By the order of the inhuman judge they were first stretched on the rack, afterwards their heads were pierced with lances, and lastly cut off, about the year 287. 1 Their bodies were buried near the place where they suffered. The Christians some time after built them a sepulchre, at the foot of which the bishops of Nantes chose their burial-place. Toward the close of the fifth century, the Christians built a church upon the place, which has been successively in the hands of monks and canons, and is at present parochial. The bodies of these two martyrs in 1145 were translated by Albert bishop of Ostia to the cathedral, where they remain in great veneration. See their authentic acts, though they seem only to have been written in the fifth century, in Ruinart, Act. Sincer. p. 279. Tillemont, t. 4. p. 491. Ceillier, t. 3. p. 362. Lobineau, Vies des Saints de la Bretagne, p. 2. 1

Note 1. The martyrdom of these saints cannot be placed in the great persecution in 303, as some have imagined. On the 1st of March, 291, Constantius Chlorus and C. Galerius-Valerius-Maximianus, were created Cæsars; the latter had Italy for his portion of the empire, and the former Gaul beyond the Alps and Britain. Constantius died at York on the 25th of July, 306. We are assured by Lactantius, (de Morte Persecut. c. 15 and 16;) Eusebius, (Vit. Constant. c. 13, 15, 16, and 17;) and St. Optatus, (l. 1, de Schism. Donat.) &c., that Constantius never suffered any one to be put to death for the Christian religion. It is therefore clear that the martyrs who suffered in Gaul and Britain under Dioclesian and Maximian ought to be placed in the beginning of their reign; such as Gereon and his companions at Cologne; Cassius, Florentius, Victor, and some others in the same place: Justus at Paris, Fuscian and Victoricus at Amiens, Piat at Tournay, Lucian at Beauvais, Quintin at Peronne, Crispin and Crispinian at Soissons, &c. before the year 291. After Maximian Herculeus had martyred the Thebæan Legion, he sent Rictius Varus prefect into the Belgic and Celtic Gaul, who at Triers, St. Quintin’s, Basil, Amiens, &c. exercised unheard of cruelties against the Christians from 286 to his death in 288. His successor Julian put to death St. Yon in the province of Lyons, and St. Lucian at Beauvais. Eutychius and Austerius, mentioned in the trial of St. Victor at Marseilles, seem also to have been prefects of the prætorium in Gaul, and, perhaps, succeeded Julian in 290 or 291. As for Sicinnius Fescenninus, who put to death St. Dionysius at Paris, and St. Nicasius in the Vexin, he seems to have been governor of the second province of Lyons, which was then extended further northwards than in later ages. SS. Fides and Caprais suffered at Agen under a judge named Dacian. St. Alban, &c. seem to have been crowned in Britain before Carausius assumed the purple in 287. Eusebius (l. 8, c. 1, et. 4,) in describing the peace which the church enjoyed before the great persecution, is chiefly to be understood of the East; for it is clear that not only Maximian, but Dioclesian also, when he came to Rome in the first year of his reign, persecuted the Christians, probably out of complaisance to the Romans. Prisca, wife to Dioclesian, and his daughter Valeria, who was married to Maximian Galerius, were very favourable to the Christian religion, and seem both to have embraced it—(See Lactant. de Mort. Persec. c. 15.)—for in 303 they refused to be defiled with sacrifices till compelled for fear of torments. This they probably learned from Lucian, chamberlain to Dioclesian, a zealous Christian, to whom St. Theonas; who governed the see of Alexandria from 288 to 300, sent an excellent instruction, extant in D’Acheri’s Spicilegium, t. 12, p. 545. The empress was not a Christian when it was written. Lucian seems to have died before the great persecution in 303, in which Dorotheus, Gorgonius, and other officers of the palace were crowned with martyrdom. And Dorotheus is said in his acts (26th December) to have then been chamberlain. This note answers the objections which some critics have raised against the history of so many martyrs who suffered in the West about the beginning of Dioclesian’s reign; when it is certain that the persecution of Carinus was still carried on in several governments. The governors were always enraged against the Christians, under a pretext that the edicts against them had not been revoked. See Tillemont, Mém. de l’Histoire de l’Eglise, t. 5, p. 3.



Saints Donatian and Rogatian

Martyrs

(†287 or 288)

There lived at Nantes an illustrious young nobleman named Donatian, who, having received the holy Sacrament of regeneration, led a most edifying life and strove with much zeal to convert others to faith in Christ. His elder brother, Rogatian, was not able to resist the moving example of his piety and the force of his discourses, and desired to be baptized. But as the bishop had departed and concealed himself during the persecutions, he was not able to receive that Sacrament. Nonetheless, he was shortly afterwards baptized in his blood, for he declared himself a Christian at a time when to embrace that sacred profession was to become a candidate for martyrdom.

Donatian was sought, first for professing himself a Christian and for having deterred others, particularly his brother, from worshiping the gods. He was apprehended, and having boldly confessed Christ before the governor, was cast into prison and loaded with irons. Rogatian was also brought before the prefect who endeavored first to gain him by flattering speeches. Finding him inflexible, he sent him to prison with his brother.

Rogatian grieved that he had not been able to receive the sacrament of Baptism. Donatian prayed for him that his faith might procure for him the effect of Baptism, and the effusion of his blood that of the Sacrament of Confirmation. They passed that night together in fervent prayer. The next day they were summoned again by the prefect, to whom they declared they were ready to suffer for the name of Christ, whatever torments were prepared for them. By the order of the inhuman judge they were first stretched on the rack, afterwards their heads were pierced with lances, and finally cut off, about the year 287.

Little Pictorial Lives of the Saints, a compilation based on Butler's Lives of the Saints and other sources by John Gilmary Shea (Benziger Brothers: New York, 1894).


MAY 24.—SAINTS DONATIAN AND ROGATIAN, MARTYRS.

THERE lived at Nantes an illustrious young nobleman named Donatian, who, having received the holy sacrament of regeneration, led a most edifying life, and strove with much zeal to convert others to faith in Christ. His elder brother, Rogatian, was not able to resist the moving example of his piety and the force of his discourses, and desired to be baptized. But the bishop having withdrawn and concealed himself for fear of the persecution, he was not able to receive that sacrament, but was shortly after baptized in his blood; for he declared himself a Christian at a time when to embrace that sacred profession was to become a candidate for martyrdom. Donatian was impeached for professing himself a Christian, and for having withdrawn others, particularly his brother, from the worship of the gods. Donatian was therefore apprehended, and having boldly confessed Christ before the governor, was cast into prison and loaded with irons. Rogatian was also brought before the prefect, who endeavored first to gain him by flattering speeches, but finding him inflexible, sent him to prison with his brother. Rogatian grieved that he had not been able to receive the sacrament of baptism, and prayed that the kiss of peace which his brother gave him might supply it. Donatian also prayed for him that his faith might procure for him the effect of baptism, and the effusion of his blood that of the sacrament of confirmation. They passed that night together in fervent prayer. They were the next day called for again by the prefect, to whom they declared that they were ready to suffer for the name of Christ whatever torments were prepared for them. By the order of the inhuman judge they were first stretched on the rack, afterwards their heads were pierced with lances, and lastly cut off about the year 287.

REFLECTION.—Three things are pleasing unto God and man, concord among brethren, the love of parents, and the union of man and wife.

Saints Donatian and Rogatian, pray for us!



 
Donatian and Rogatian were brothers who were martyred for their faith in the third century.

Donatian was the first to convert to Christianity, becoming an ardent witness to the faith after receiving baptism. His witness was said to be so inspiring that his brother, Rogatian, who had been indifferent at first, was moved by his example to convert.

However, the persecution of Diocletian was heavily underway at this time.

Both of the brothers were arrested before the bishop was able to baptize Rogatian. The brothers spent the night in jail together in prayer. The next day, after refusing to deny their faith, they were tortured on the rack, and then beheaded. Thus the baptism of Rogatian was a baptism of desire, that is, by the blood of martyrdom.

In the fifth century a church was built over the tomb where they were buried together. In 1145, the bishop transferred their relics to the Cathedral of Ostia.




Donatian and Rogatian MM (RM)


Died 289 or 299 or 304. Of a notable Roman-Gallo family living at Nantes, Brittany, Donatian received baptism and began evangelizing others with zeal. During the persecution of Emperor Maximian or Diocletian, Donatian was arrested by Rictovarus and charged with being a Christian and refusing to worship the gods. His elder brother, Rogatian, moved by the edifying fire of his pious example, also sought baptism but the bishop had been forced into hiding during a persecution. Nevertheless, Rogatian soon joined his brother. When Rictovarus arrived at Nantes, he endeavored persuade Rogatian to apostatize, but he remained steadfast and was thrown into prison, too. Rogatian grieved that he had not been able to receive baptism, and prayed that the kiss of peace which his brother gave him might supply it. Donatian also prayed that his brother's faith might procure for him the effect of baptism, and the effusion of his blood that of the sacrament of chrism-- confirmation. They passed that night together in fervent prayer. The next day they again declared their readiness to suffer for Christ. And suffer they did. First they were stretched on the rack. Then their heads were pierced with lances. Finally they were beheaded; thus, Rogatian was baptized--in blood. Their bodies were buried nearby, where Christians later built a sepulcher at the foot of which the bishops of Nantes were buried. At the end of the fifth century, the Christians built a church over their tomb. Bishop Albert of Ostia translated their relics to the cathedral in 1145 (Benedictines, Delaney, Husenbeth).

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0524.shtml

May 24

SS. Donatian and Rogatian, Martyrs

THERE lived at Nantes an illustrious young nobleman called Donatian, who having received the holy sacrament of regeneration, led a most edifying life, and laid himself out with much zeal in converting others to faith in Christ. His elder brother Rogatian was not able to resist the moving example of his piety, and the force of his discourses, and desired to be baptised. But the bishop having withdrawn and concealed himself for fear of the persecution, he was not able to receive that sacrament, but was shortly after baptized in his blood; for he declared himself a Christian at a time when to embrace that sacred profession was to become a candidate for martyrdom. The emperor Maximian sent an order to the prefect, directing him to put to death all who refused to sacrifice to Jupiter and Apollo. This must have happened when that emperor was in Gaul occupied in his expedition either against the Bagaudæ in 286, or against Carausius, who having assumed the purple in Britain maintained himself in that usurped dignity seven years. The acts of these martyrs attribute this order, to the emperors Dioclesian and Maximian, but we find it usual to ascribe to both those emperors the decrees of one. The prefect to whom it was addressed seems to have been the cruel persecutor Rictius Varus, prefect of the Belgic, and probably also of the Celtic Gaul. The title of president which the acts give him, only belonged to a governor who had power of life and death. The prefect arriving at Nantes, Donatian was impeached before him for professing himself a Christian, and for having withdrawn others, particularly his brother, from the worship of the gods. Donatian was therefore apprehended, and having boldly confessed Christ before the governor, was cast into prison and loaded with irons. Rogatian was also brought before the prefect, who endeavoured first to gain him by flattering speeches, but finding him inflexible, sent him to prison with his brother. Rogatian grieved that he had not been able to receive the sacrament of baptism, and prayed that the kiss of peace which his brother gave him might supply it. Donatian also prayed for him that his faith might procure him the effect of baptism, and the effusion of his blood that of the sacrament of chrism, that is, of confirmation. They passed that night together in fervent prayer. They were the next day called for again by the prefect, to whom they declared that they were ready to suffer for the name of Christ whatever torments were prepared for them. By the order of the inhuman judge they were first stretched on the rack, afterwards their heads were pierced with lances, and lastly cut off, about the year 287. 1 Their bodies were buried near the place where they suffered. The Christians some time after built them a sepulchre, at the foot of which the bishops of Nantes chose their burial-place. Toward the close of the fifth century, the Christians built a church upon the place, which has been successively in the hands of monks and canons, and is at present parochial. The bodies of these two martyrs in 1145 were translated by Albert bishop of Ostia to the cathedral, where they remain in great veneration. See their authentic acts, though they seem only to have been written in the fifth century, in Ruinart, Act. Sincer. p. 279. Tillemont, t. 4. p. 491. Ceillier, t. 3. p. 362. Lobineau, Vies des Saints de la Bretagne, p. 2.

Note 1. The martyrdom of these saints cannot be placed in the great persecution in 303, as some have imagined. On the 1st of March, 291, Constantius Chlorus and C. Galerius-Valerius-Maximianus, were created Cæsars; the latter had Italy for his portion of the empire, and the former Gaul beyond the Alps and Britain. Constantius died at York on the 25th of July, 306. We are assured by Lactantius, (de Morte Persecut. c. 15 and 16;) Eusebius, (Vit. Constant. c. 13, 15, 16, and 17;) and St. Optatus, (l. 1, de Schism. Donat.) &c., that Constantius never suffered any one to be put to death for the Christian religion. It is therefore clear that the martyrs who suffered in Gaul and Britain under Dioclesian and Maximian ought to be placed in the beginning of their reign; such as Gereon and his companions at Cologne; Cassius, Florentius, Victor, and some others in the same place: Justus at Paris, Fuscian and Victoricus at Amiens, Piat at Tournay, Lucian at Beauvais, Quintin at Peronne, Crispin and Crispinian at Soissons, &c. before the year 291. After Maximian Herculeus had martyred the Thebæan Legion, he sent Rictius Varus prefect into the Belgic and Celtic Gaul, who at Triers, St. Quintin’s, Basil, Amiens, &c. exercised unheard of cruelties against the Christians from 286 to his death in 288. His successor Julian put to death St. Yon in the province of Lyons, and St. Lucian at Beauvais. Eutychius and Austerius, mentioned in the trial of St. Victor at Marseilles, seem also to have been prefects of the prætorium in Gaul, and, perhaps, succeeded Julian in 290 or 291. As for Sicinnius Fescenninus, who put to death St. Dionysius at Paris, and St. Nicasius in the Vexin, he seems to have been governor of the second province of Lyons, which was then extended further northwards than in later ages. SS. Fides and Caprais suffered at Agen under a judge named Dacian. St. Alban, &c. seem to have been crowned in Britain before Carausius assumed the purple in 287. Eusebius (l. 8, c. 1, et. 4,) in describing the peace which the church enjoyed before the great persecution, is chiefly to be understood of the East; for it is clear that not only Maximian, but Dioclesian also, when he came to Rome in the first year of his reign, persecuted the Christians, probably out of complaisance to the Romans. Prisca, wife to Dioclesian, and his daughter Valeria, who was married to Maximian Galerius, were very favourable to the Christian religion, and seem both to have embraced it—(See Lactant. de Mort. Persec. c. 15.)—for in 303 they refused to be defiled with sacrifices till compelled for fear of torments. This they probably learned from Lucian, chamberlain to Dioclesian, a zealous Christian, to whom St. Theonas; who governed the see of Alexandria from 288 to 300, sent an excellent instruction, extant in D’Acheri’s Spicilegium, t. 12, p. 545. The empress was not a Christian when it was written. Lucian seems to have died before the great persecution in 303, in which Dorotheus, Gorgonius, and other officers of the palace were crowned with martyrdom. And Dorotheus is said in his acts (26th December) to have then been chamberlain. This note answers the objections which some critics have raised against the history of so many martyrs who suffered in the West about the beginning of Dioclesian’s reign; when it is certain that the persecution of Carinus was still carried on in several governments. The governors were always enraged against the Christians, under a pretext that the edicts against them had not been revoked. See Tillemont, Mém. de l’Histoire de l’Eglise, t. 5, p. 3. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume V: May. The Lives of the Saints.  1866.

SOURCE : http://www.bartleby.com/210/5/242.html