vendredi 4 mai 2012

Saint BENOÎT (BENITO, BENEDETTO) de PALERME, l'Africain, frère lai franciscain et confesseur



SAINT BENOÎT de PALERME

Frère Mineur

(mort en 1589)

Saint Benoît, surnommé le More, était fils de parents esclaves, mais fervents chrétiens, qui habitaient la Sicile. En qualité de premier-né, il fut affranchi. Son père, doué d'une grande dévotion à la très Sainte Vierge et d'un amour ardent pour les pauvres, l'éleva chrétiennement. S'il ne lui apprit point les lettres humaines, ne sachant lui-même ni lire ni écrire, il lui enseigna à aimer Dieu par-dessus tout, à Le prier sans cesse, à Le prendre pour l'unique règle de ses pensées et pour le but de sa vie.

Benoît passa sa jeunesse occupé à la garde des troupeaux. Pendant de longues heures, il s'absorbait à genoux dans la prière; aussi l'appelait-on "le Saint more". Ses camarades l'accablaient souvent de railleries et se moquaient de la couleur de sa peau. Le jeune Saint endurait tout avec patience.

À l'âge de dix-huit ans, à force de privations, il parvint à posséder le prix d'une paire de boeufs. Dès lors il travailla seul, priant et méditant, en conduisant sa charrue. Il passa ainsi trois années.

À l'âge de vingt et un ans le Saint vendit ses boeufs, distribua l'argent aux pauvres et se mit sous la conduite d'un saint ermite. Le pieux laboureur devint un ermite parfait. Il ne buvait pas de vin, mangeait une seule fois le jour du pain et des herbes, châtiait sa chair jusqu'au sang, et couchait sur la dure. À l'imitation de saint Paul, premier ermite, il s'était fait une tunique de feuilles de palmier qu'il continua à porter, sous sa robe de bure, lorsqu'il eut choisi l'Ordre de saint François d'Assise.

On lui confia les humbles fonctions de cuisinier. Il s'en acquitta avec joie pendant vingt-sept ans, heureux de faire la Volonté de Dieu, à qui il recourait quand les provisions ou le temps lui manquaient. Le ciel se plut à le récompenser par plusieurs prodiges.

Benoît inspira tant d'estime à ses frères qu'ils le choisirent comme gardien de leur couvent. Fidèle avant tout à remplir les observances de la règle, il prêcha d'exemple plus que de paroles, et dans sa communauté, excitée par une sainte émulation, régna une admirable ferveur. Après trois années de supériorat, il devint maître des novices et rendit de nouveaux services à son Ordre en formant ses jeunes frères à la perfection de leur état.

Benoît revint ensuite à son emploi de cuisinier qu'il préférait à tout autre, y trouvant plus de temps pour s'entretenir avec Dieu dans la prière, plus de facilité pour cacher ses austères pénitences, et pour vivre dans un entier oubli des créatures.

Cette vie si sainte fut couronnée par une mort précieuse devant le Seigneur. Étant tombé malade, il annonça ses derniers moments, reçut avec ferveur les sacrements de l'Église, et rendit son âme à Dieu le 5 avril 1589 à l'âge de soixante-cinq ans.

Frères des Écoles Chrétiennes 1932, Vie des Saints, p. 146-147

SOURCE : http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Jaud_Saints/calendrier/Vies_des_Saints/04-04.htm


Saint Benoît de Palerme

ou

Saint Benoît le More

ou

San Benito do Palermo

Né en 1526 à San Fratello; décédé le 4 avril 1589 à Palerme

Fils aîné d’un esclave originaire d’Afrique noire. Benedetto naquit en Sicile, aux environs de Messine, dans le bourg de San-Fradello. Affranchi, il fut un enfant pieux, ce qui lui valut le surnom de Saint-More. L’ermite Jérôme Lanza le prit sous sa protection. Benedetto rejoignit les frères mineurs observants à Palerme. Frère inculte mais révéré et obéi, il fut élu chef de la communauté des ermites. Nommé un temps, malgré lui, supérieur du couvent de Sainte-Marie-de-Jésus en 1578; il eut aussi la charge des novices en 1581. Lorsqu’il mourut, son corps fut d’abord enseveli dans le caveau des religieux où se produisirent de nombreux miracles; il en fut retiré dès 1611 pour être exposé à la vénération publique. En 1602, le sénat de Palerme l’avait choisi comme patron de la cité.

Près d’un siècle plus tard, en 1743, il fut déclaré bienheureux par le pape Benoît XIV, sous le pontificat érudit duquel fut fixé le rituel des béatifications et canonisations (1740-1758). Et le 25 mai 1807, le pape Pie VII éleva Benedetto au rang de saint.

Durant ces deux siècles, la réputation du moine n’avait cessé de se répandre à travers le monde. Sous le nom de San Benedetto Noir ou More, il avait trouvé en Espagne et au Portugal de fervents dévots, notamment chez les esclaves de couleur. À Lisbonne, en 1619, les Maures chrétiens avaient institué une fraternité sous son nom. Plus tard, les esclaves d’Amérique du Nord (États-Unis) et du Sud (Pérou, Mexique, Brésil) invoquèrent le franciscain sous le nom de San Benito do Palermo.

En 1998, le culte de ce saint noir a été relancé grâce à l’initiative du maire de Palerme, Orlando Leoluca, qui souhaitait ainsi amener ses concitoyens à une vision moins étroite des relations interraciales.

Source :

L’Histoire. No 222 de juin, 1998, p. 17

http://missel.free.fr/Sanctoral/o4/o4.php

SOURCE : http://www.audeladuracisme.com/tiki-index.php?page=San+Benito+do+Palermo



Saint Benoît le More

Benoît le More, fils aîné d’une famille descendant d’esclaves africains ramenés en Sicile, naquit en 1526, aux environs de Messine, dans le bourg de San-Fradello, dit de Saint-Philadelphe. Il semble que son père, chrétien convaincu, marié à Diane Larcari, était esclave du sicilien Christophe Manasseri dont il portait le nom. Benoît qui fut affranchi était, dès son jeune âge, remarqué pour sa piété et son esprit de pénitence qui lui valurent le surnom de Saint-More. En entendant les autres jeunes bouvers le traiter de nègre, Jérôme Lanza qui était un seigneur fait ermite à San-Frandello, le prit sous sa protection et, lorsqu’il eut vingt-et-un ans, l'engagea dans la vie érémitique, inaugurée sous le patronage de saint François d'Assise. Cette congrégation d'ermites, d'abord approuvée par Jules III (1550), fut dissoute par Pie IV (1562). Benoît qui était supérieur de la communauté, ordonna la séparation, et fut alors reçu comme frère convers par les franciscains de l’Observance du couvent de Sainte-Marie-de-Jésus, près de Palerme. Après un séjour de trois ans au couvent de Sainte-Anne-de-Guiliana, il revint au couvent de Sainte-Marie-de-Jésus dont il fut cuisinier. Il fut nommé malgré lui gardien (supérieur) du couvent de Sainte-Marie-de-Jésus pour trois ans, en 1578. En 1581, il eut la charge des novices, puis le temps de sa charge terminé, il retourna à la cuisine, bien qu’il vécut dans le jeûne continuel. Il mourut à Palerme le 4 avril 1589. Son corps fut d'abord enseveli dans le caveau des religieux où se produisirent de nombreux miracles ; il en fut retiré dès 1611 pour être exposé à la vénération publique ; en 1602, le sénat de Palerme le choisit comme patron de la cité ; Benoît XIV le béatifia en 1743, et Pie VII le canonisa le 24 mai 1807.


BENOÎT l'Africain

Même s'il est parfois appelé l'Ethiopien ou le Maure, Benoît appartenait à une famille probablement d'origine Yoruba, débarquée sur un marché d'esclaves européen ou achetée en Afrique du Nord et installée près de Messine (Sicile). Il frappe à la porte des Franciscains de Sainte Marie de Jésus. Il y est accueilli comme frère laïc.

Envoyé dans d'autres maisons de la province franciscaine, il rentre à Sainte Marie de Jésus avec la renommée de "frère guérisseur".

Benoît meurt en 1589, à l'heure qu'il avait prédite. Il a 63 ans. Benoît fut béatifié en 1743 et canonisé en 1807. Sa renommée s'étendit surtout au Brésil. Il fait partie de la famille des "saints noirs", vénérés avec Notre Dame du Rosaire: Iphigénie, Elisban, Antoine de Categerò, le roi mage Balthasar. Leurs images se trouvent dans l'église de Notre Dame du Rosaire, à Salvador de Bahia. Au Brésil São Benedito Prêto (Saint Benoît le Noir) est entré dans les cultes afro-brésiliens, assimilé à un orixá ou un vaudou.

L'ancien esclave, finalement libre et rayonnant de sainteté, est devenu un intercesseur. On le fête le 4 avril.


Saint Benoît l'Africain

Frère lai franciscain (✝ 1589)

Confesseur.

Franciscain descendant d'esclaves originaires d'Afrique noire, il naquit en Sicile à San Fratello. Tout d'abord ermite, il rejoignit le couvent franciscain de Palerme où il fut cuisinier et il se consacra au service de son couvent en Sicile, à l'exemple du Christ qui était venu pour servir, selon une parole que saint Benoît aimait à répéter. Ses frères le choisirent un temps comme supérieur puis comme maître des novices. Plus tard, il reviendra humblement à sa charge de cuisinier.

À Palerme, en Sicile, l’an 1589, saint Benoît, surnommé le More, à cause de la couleur noire de sa peau. Gardien de troupeaux, il se fit d’abord ermite, puis religieux dans l’Ordre des Mineurs et se montra humble en toutes choses et toujours plein de confiance en la providence divine.

Martyrologe romain


St. Benedict of San Philadelphio

(Or BENEDICT THE MOOR)

Born at San Philadelphio or San Fradello, a village of the Diocese of Messina in Sicily, in 1526; d. 4 April, 1589. The parents of St. Benedict were slaves from Ethiopia who were, nevertheless, pious Christians. On account of their faithfulness their master freed Benedict, the first-born child. From his earliest years Benedict was veryreligious and while still very young he joined a newly formed association of hermits. When Pope Pius IV dissolved the association, Benedict, called from his origin Æthiops or Niger, entered the Reformed Recollects of theFranciscan Order. Owing to his virtues he was made superior of the monastery of Santa Maria de Jesus atPalermo three years after his entrance, although he was only a lay brother. He reformed the monastery and ruled it with great success until his death. He was pronounced Blessed in 1743 and was canonized in 1807. His feast is celebrated 3 April.


Sources

GUÉRIN, Le palmier séraphique ou vie des saints et des hommes et femmes illustres des ordres de St. François (Bar-le-Duc, 1872), IV, 44-75; LÉON, L'auréole séraphique, Vie des saints et bienheureux des trois ordres de St. François (Paris, 1862), II, 1 sqq.

Kirsch, Johann Peter. "St. Benedict of San Philadelphio." The Catholic Encyclopedia. Vol. 2. New York: Robert Appleton Company, 1907. 4 Apr. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/02472b.htm>.


Transcription. This article was transcribed for New Advent by WGKofron. In memory of Fr. John Hilkert, Akron, Ohio — Fidelis servus et prudens, quem constituit Dominus super familiam suam.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. 1907. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/02472b.htm

St. Benedict the African

St. Benedict the African (1526-1589) was born a slave near Messina, Italy, where his parents were slaves brought from Africa. At 18 years old, he was freed by his master and did farm work for a wage and soon saved enough to buy a pair of oxen. He was very proud of those animals. In time he became a solitary, eventually settling with other hermits at Montepellegrino.

He was made superior of the community, but when he was about thirty-eight, Pope Pius IV disbanded communities of solitaries, and he became a Franciscan lay brother and the cook at St. Mary’s convent near Palermo. He was appointed, against his will, superior of the convent when it opted for the reform, though he could neither read nor write.

After serving as superior, he became novice master but asked to be relieved of this post and return to his former position of cook.

His holiness, reputation for miracles, and his fame as a confessor brought hordes of visitors to see the obscure and humble cook. He died at the convent, was canonized in 1807/ After Benedict’s death, King Philip III of Spain paid for a special tomb for this holy friar.

Canonized in 1807, he is honored as a patron saint of African-Americans.

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/saint-benedict-the-african/

Benedict the Black, OFM (RM)
(also known as Benedict the Moor)


Born near Messina, Italy, in 1526; died at Palermo, Italy, April 4, 1589; beatified in 1743; canonized in 1807. Benedict was the son of freed negro slaves of Sicily. He was about 21 when he was publicly insulted on account of his race, and his patient and dignified demeanor on that occasion was observed by the leader of a group of Franciscan hermits. Benedict was invited to join the group at Montepellegrino. When their superior died, he was made superior of the community. When he was about 38 (1564), Pope Pius IV disbanded communities of hermits and they were absorbed into the Friars Minor of Observance. Thus, Benedict became a Franciscan lay brother and the cook at Saint Mary's monastery near Palermo.


In 1578, Benedict was appointed superior (guardian) of the convent when it opted for the reform, though he was an illiterate laybrother. With understandable reluctance he accepted the office, and, rule with many evidences of direct supernatural aid, successfully carried through the adoption of a stricter interpretation of the Franciscan.

After serving as superior, he became novice master but asked to be relieved of this post and returned to his former position as cook. Benedict's reputation for holiness, working miracles, and as a sympathetic and understanding religious counsellor brought hordes of visitors to see the obscure and humble cook.

Saint Benedict is the patron of African-Americans in the United States. The surname 'the Moor' is a misnomer originating from the Italian il moro (the black) (Attwater, Attwater2, Benedictines, Delaney, Encyclopedia, Gill).


SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0404.shtml

San Benedetto il Moro Religioso


San Fratello (Messina), 1526 - 4 aprile 1589

Copatrono - con santa Rosalia - della diocesi di Palermo, Benedetto Manassari nacque a San Fratello (Messina) nel 1526 da genitori discendenti di schiavi africani. A 21 anni entrò in una comunità eremitica e visse sul Monte Pellegrino. Quando Pio IV sciolse la comunità, passò ai Frati minori. Visse 24 anni nel convento di Santa Maria di Gesù a Palermo come cuoco, superiore, maestro dei novizi, infine ancora cuoco. Morto nel 1589 è santo dal 1807. (Avvenire)

Etimologia: Benedetto = che augura il bene, dal latino

Martirologio Romano: A Palermo, san Benedetto Massarari, detto il Moro per il colore della sua pelle, che fu dapprima eremita e, divenuto poi religioso nell’Ordine dei Frati Minori, si mostrò umile in tutto e sempre pieno di fede nella divina Provvidenza.

Nacque nel 1526 a San Fratello (Messina) da Diana Larcari e Cristoforo Manassari, cristiani, discendenti da schiavi negri portati dall'Africa. Adolescente, Benedetto custodì il gregge del suo padrone e fin da allora per le sue virtù fu chiamato il "santo moro". A ventun anno entrò nella comunità degli eremiti fondata nei pressi del suo paese natale da Girolamo Lanza, che viveva sotto la regola di s. Francesco. Quando g]i eremiti si trasferirono sul Monte Pellegrino per vivere in maggior solitudine, Benedetto li seguì e, alla morte del Lanza, fu dai confratelli eletto superiore. Nel 1562 Pio IV ritirò l'approvazione che Giulio II aveva dato a quell'istituto e invitò i religiosi ad entrare in un Ordine di loro scelta. Benedetto si aggregò ai Frati Minori, entrando nel convento di S. Maria di Gesù a Palermo, fondato dal beato Matteo di Agrigento. In un primo tempo fu mandato nel convento di S. Anna di Giuliana, dove rimase tre anni, ma poi venne richiamato a Palermo, dove visse ventiquattro anni.

Esercitò all'inizio l'umile ufficio di cuoco con tanto spirito di sacrificio e di soprannaturale carità che gli si attribuirono anche dei miracoli. Fu tanto stimato che nel 1578 egli, semplice laico, fu nominato superiore del convento e guidò per tre anni la sua comunità con saggezza, prudenza e grande carità. In occasione del capitolo provinciale si recò ad Agrigento dove, per la sua fama di santità rapidamente diffusasi, fu accolto con calorose manifestazioni di popolo. Nominato, in seguito, maestro dei novizi, attese al suo ufficio in modo da far ritenere che avesse il dono della scrutazione dei cuori; infine tornò alla primitiva mansione di cuoco. Un gran numero di devoti andava da lui per consultarlo, fra i quali anche sacerdoti e teologi e perfino il viceré di Sicilia; egli, sempre umile e devoto, raddoppiava le penitenze, digiunando e flagellandosi a sangue.
I processi della sua canonizzazione riferiscono numerose guarigioni da lui operate. Morì il 4 aprile 1589.

Il suo culto si diffuse dalla Sicilia in tutta Italia, in Spagna, nel resto dell'Europa e anche nell'America del Sud, dove divenne il protettore delle popolazioni negre. Il senato di Palermo nel 1713 lo scelse come patrono della città. Benedetto XIV lo beatificò nel 1743 e Pio VII lo canonizzò il 24 maggio 1807. La sua festa si celebra il 4 aprile.

Autore:
Giuseppe Morabito


Il Santo Nero patrono di Palermo

Di

Percorrendo la via Regione Siciliana, prima di immettersi nell’autostrada per Catania, a destra c’è la via Santa Maria di Gesù che conduce nell’omonimo quartiere. Poche centinaia di metri e si raggiunge una grande piazza e continuando diritto in leggera salita, costeggiando un piccolo cimitero, si raggiunge l’ingresso al convento dei frati minori francescani appunto di Santa Maria di Gesù. È una bella costruzione del quattrocento dove regna una pace ed un silenzio indescrivibili.
Oggi sono rimasti in pochi, ma una volta, tanti anni fa, il convento era popolato da molti frati che nel silenzio e nella preghiera custodivano questo luogo sacro.
Una breve passeggiata sotto i cipressi conduce all’ingresso della chiesa. Appena dentro, subito sulla destra, un sepolcro in vetro conserva le spoglie non del tutto corrotte di un uomo: è disteso nel riposo eterno ed il suo volto è nascosto dietro una maschera di cera che ne riproduce le sembianze: si tratta di un fraticello nero e pochi sanno che quest’uomo è stato proclamato patrono e protettore di Palermo insieme a Santa Rosalia.
Un frate africano patrono di Palermo? Esatto. E molti resterebbero ancora più stupiti sapendo che era un semplice frate, neppure sacerdote, addetto ai lavori umili del convento e per giunta analfabeta. Non sapeva leggere né scrivere e tuttavia nei suoi 63 anni di vita fu consigliere di nobili e potenti, amico dei poveri e degli umili, seppe confortare i diseredati ed istruire nelle sacre scritture dotti e teologi.
Andiamo a scoprire chi fu questo santo umile che con la sua vita incarnò perfettamente l’ideale francescano e divenne l’emblema di una vita santa che non conosce la razza o il colore della pelle quando è impregnata dell’amore per Cristo.
La nascita tra gli schiavi
Nella città di San Fratello, diocesi di Messina, in Sicilia, era circa l’anno 1524 quando nasceva Benedetto Manasseri. Non era un bambino come tutti gi altri. Non solo perché sarebbe diventato un grande santo, ma ancor più perché era un “nero”, figlio di neri africani, figlio di schiavi comprati da mercanti senza scrupoli che barattavano i loro prodotti con mercanzia umana.
Nel sud Italia di questi secoli, è raro trovare registri notarili che non contengano un atto di vendita di schiavi o inventari in cui non siano elencati, tra i beni mobili e gli animali, anche esseri umani. Una vergogna che non risparmiava neppure gli ecclesiastici e le comunità religiose, nonostante le indicazioni ufficiali di papa Pio II, nel 1462 erano state di massima severità per chi praticava tale commercio.
Gli schiavi non avevano identità propria, per lo più assumevano il cognome del loro padrone. Il padrone-proprietario aveva diritto di vita e di morte sui suoi “averi” e spesso li faceva sposare tra di loro (“sposare” perché siamo in un periodo di “fervente” cristianità), ma in realtà si trattava di accoppiamento.
Proprio così, come le bestie, perché i piccoli neri rendevano parecchio perché potevano essere venduti.
Vincenzo Manasseri non doveva essere un cattivo padrone e tuttavia anche lui sperava di investire nella proliferazione dei suoi schiavi. Per questo aveva acconsentito che il suo,  Cristoforo sposasse Diana Larcan, una donna nera forse affrancata dal suo padrone. Tuttavia la coppia pare che non accontentasse il padrone figliando un nugolo di “scavuzzi”. Secondo alcuni era per via di una scelta di castità cristiana degli sposi. Già, erano neri, ma educati cristianamente e nella fede vissuta santamente il colore della pelle non ha alcuna rilevanza. Fatto sta che il padrone promise di dare la libertà al primogenito.
E così fu: il primo figlio, Benedetto, nacque libero sin dalla nascita.
Dopo di lui seguirono un fratello e due sorelle, di cui si conosce ben poco. Vincenzo Manasseri era stato comunque accontentato.
Secondo le testimonianze dell’epoca, Benedetto crebbe in un clima di spiritualità che favorì la sua educazione e gli diede una impronta particolare che lo avrebbe distinto dal comportamento dei giovani contemporanei sin da quando era piccolo.
Essendo libero egli doveva provvedere al proprio sostentamento. E infatti lo vediamo spesso al lavoro nei campi con due buoi che era riuscito a comprare con tanti sacrifici. È in una di queste occasioni, nei poderi, durante la mietitura, che avviene un incontro che gli segnerà l’esistenza: quello con frate Gerolamo Lanza. Un ex cavaliere ritiratosi prima in convento e poi in eremitaggio nelle montagne intorno a Caronia a pochi chilometri da San Fratello.
Proprio questo Lanza, difendendo il giovane Benedetto dagli scherni dei compagni di lavoro, ne profetizzò  una fama insospettabile. Fatto sta che da lì a poco, ancora ventenne, Benedetto, venduti i buoi e distribuitone il ricavato tra i pove­ri, segue Gerolamo nella vita eremitica.

Vita da eremita
Una vita dura, fatta di preghiera, digiuni e penitenze, nella quale si distinse su tutti gli altri tanto che la sua fama cominciò a spargersi nei paesi vicini e sempre più gente accorreva al frate per chiedere consigli, ricevere benedizioni e invocare miracoli.
Fama che non si addiceva con la vita eremitica del gruppo, così tutti insieme i frati furono costretti a trasferirsi di eremo in eremo, ora vicino Raffadali nell’agrigentino, ora nelle grotte della Mancusa, tra Carini e Partinico, ora sul selvaggio monte Pellegrino nei pressi di Palermo, dove, con la morte di Gerolamo, gli vengono affidate le redini della compagnia.
Dopo circa diciotto anni da quando Benedetto era entrato nella vita eremitica, nel 1562, il papa Pio IV ordinò che la congregazione dei frati detti “del Lanza” fosse sciolta: dovevano lasciare la vita eremitica e abbracciare una delle famiglie religiose approvate.
A malincuore, tutti  ubbidirono disperdendosi non si sa dove. Benedetto già pensava di entrare a far parte dell’Ordine dei Cappuccini, ma mentre pregava nella cattedrale di Palermo, per tre volte ricevette un segnale celeste da cui capì di essere chiamato in quello dei Frati Minori di San Francesco.
La vita in convento
Venne accolto nel convento palermitano alle pendici del monte Grifone: Santa Maria di Ge­sù.
Fu inserito nel gruppo dei frati laici di quell’Ordine, e trasferito nel convento di Sant’Anna a Giuliana, dove rimase tre an­ni conducendo vita nascosta e solitaria. Tornò a Palermo, intorno al 1565, e qui trascorse il re­sto della vita.
Non era più un eremita ma il suo stile di vita rimase praticamente immutato: il suo cibo fu sem­pre molto povero, spesso solo pane; non si tolse mai il cilicio che a suo tempo aveva indossato; riposava poco, per lo più a ter­ra; si dedicava ai lavori più umili e faticosi. Pregava e meditava in ogni circostanza.
Interrompeva la preghiera o qualsiasi al­tra occupazione al suono dei tre rintocchi della campanella del frate portinaio (che era il segnale convenuto): allora si affrettava ad accogliere tutte le persone che in gran numero desideravano parlargli: a ciascuno sapeva elargire i consigli più op­portuni. Nessuna meraviglia pertanto se Benedetto era molto caro a tutti e se ogni classe di uomini, nobili, dotti, confratelli, e superiori religiosi, chiedes­sero il suo aiuto, lo consultassero per consigli, si raccomandassero alle sue preghiere. Per questo, la sua fama di santità si diffondeva dappertut­to fino a Napoli, a Roma, nella Spagna e nel Portogallo.
Tuttavia egli era mi­te e umile di cuore, aveva un’opinione molto bassa di sé, si riteneva il più piccolo degli uomini e diceva di essere un grandissimo peccatore. Spesso visitava i carcerati e gli infermi, offrendo loro tutti i servizi e le opere di carità ed esortandoli alla pazienza e a riporre in Dio la propria speranza.
Aveva tanto amore e misericordia per i bisognosi che spesso conservava il frutto della sua astinenza e del suo digiuno per darlo ai poveri. E quando fu eletto superiore del convento di Palermo (incarico accettato per ubbidienza), insisteva affinché il portinaio non respingesse alcun povero che veniva a chiedere l’elemosina.
Le cronache e le testimonianze riferiscono anche moltissimi miracoli riconosciuti al frate nero, ma mi sembra più saggio sorvolare perché secondo me sono più il frutto di leggende e facilità a riconoscere interventi miracolosi in ogni frangente. Premonizioni, apparizioni di angeli, statue che parlano, cibi che si moltiplicano, malati che guariscono e morti che resuscitano. Lasciamo stare. Non faremmo onore ad una vita vissuta santamente nella povertà e nella preghiera, nella fede e nel silenzio di una Presenza che si avverte dentro il nostro cuore e non già in manifestazioni straordinarie ed eclatanti.
La sua morte
Il quattro aprile 1589, martedì di Pasqua, all’età di 63 anni, dopo trenta giorni di sofferenze per una gravissima malattia, Benedetto moriva nella sua celletta. Prima di ricevere l’Eucaristia chiese perdo­no a tutti e a ciascuno dei confratelli. Poi si spense serenamente in quel silenzio che tanto aveva amato durante la sua vita.
La procedura per la canonizzazione di Benedetto il Moro era stata avviata subito dopo la sua morte sin dal 1594 e ripresa nel 1622. Il processo si tenne nel 1625 ma si interruppe, bloccato da una normativa di Urbano VIII sopraggiunta proprio in quegli anni.
Il popolo, comunque, con la tolleranza e talvolta con l’incoraggiamento dei vescovi, continuò a venerare Benedetto come santo. Il suo culto si diffuse rapidamente in tutta la Sicilia, in Spagna, in Portogallo e in molti paesi dell’America Latina, soprattutto presso le popolazione nere che riconoscevano in lui un simbolo e una speranza di riscatto.
Il ventiquattro aprile 1652 il Senato Palermitano lo proclamò compatrono e intercessore della città, impegnandosi a recarsi ogni anno nell’anniversario della sua morte in pellegrinaggio al suo sepolcro portando quattro grossi ceri.
Il quindici maggio 1743 il papa Benedetto XIV lo proclamò beato.
Negli anni successivi continuarono le richieste della canonizzazione, sicché nel 1777 fu riconosciuta dalla Congregazione dei Riti l’eroicità delle sue virtù, nel 1790 i due miracoli richiesti e finalmente il ventiquattro maggio 1807, solennità della santissima Trinità, il papa Pio VII con la Bolla  Civitatem Sanctam proclamò Benedetto Santo: il primo santo nero della storia.
Questo è sufficiente: ora non ci resta che andare a Santa Maria di Gesù e portare il nostro omaggio e, se ci crediamo, le nostre preghiere a questo grande santo.
Saverio Schirò

Voir aussi : http://www.paixetdeveloppement.net/afrique-religion-chretienne-lavant-garde-negre-xvie-siecle-saint-benoit-le-more-beatifie-et-canonise/