dimanche 13 mai 2012

Saint ROBERT BELLARMIN, jésuite, cardinal, confesseur et Docteur de l'Église


SAINT ROBERT BELLARMIN

Jésuite, Cardinal, Docteur de l'Église

(1542-1621)

Saint Robert Bellarmin, naquit à Montepulciano, non loin de Florence, le 4 octobre 1542. La maison paternelle fut pour lui une école de vertu, où sa piété se développa promptement, et plus d'une fois, dès l'âge de six ans, les gens du voisinage se réunissaient autour de lui pour l'entendre prêcher la Passion de Notre-Seigneur.

A quatorze ans, il commença ses études chez les Jésuites de sa ville natale, où il remporta de vrais triomphes. Il entra ensuite dans la Compagnie de Jésus. Après plusieurs années d'éloquentes et fructueuses prédications, et deux ans de professorat au Collège romain, il fut quelques années Provincial à Naples, bientôt rappelé à Rome auprès du Souverain Pontife et enfin nommé Cardinal, puis archevêque de Capoue.

Partout Bellarmin brilla par sa vertu comme par sa science; dans les plus hautes situations, il vivait toujours comme un religieux austère, fidèle à sa Règle, ami de la simplicité et de la pauvreté.

L'innocence de sa vie lui faisait aimer les coeurs purs; c'est ainsi qu'il entoura d'une affection toute paternelle saint Louis de Gonzague et après lui saint Jean Berchmans. Après la mort de ce jeune Saint, on lut au saint cardinal une note où il avait écrit: "Grâces à Dieu, je n'ai jamais commis volontairement un péché véniel." Et Bellarmin de s'écrier: "Eh! qui voudrait commettre volontairement un péché véniel?" Et il ajouta: "Je ne me souviens pas de l'avoir fait." Comment s'étonner de la réputation de sainteté qu'il laissait partout? Comment s'étonner qu'il fît des prédictions, par exemple, sur la durée du pontificat des Papes, ses contemporains, et de nombreux miracles?

S'il consentait à dire la Messe pour un malade, le malade guérissait; il délivra des possédés, il discernait l'intérieur des âmes, arrêtait des incendies. Son humilité ne lui permettait pas de s'attribuer ces miracles, et il disait: "Ce n'est pas moi, c'est la signature que j'ai du bienheureux Ignace."

Saint François de Sales disait de lui: "Il sait tout, excepté faire le mal." Il fut aussi l'ami de saint Philippe Néri et de saint Charles Borromée. Henri IV conseillait aux cardinaux français partant au conclave de donner un saint Pape à l'Église en la personne du cardinal Bellarmin.

Il y aurait beaucoup à dire sur sa science et sur ses ouvrages d'une haute science théologique.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/saint_robert_bellarmin.html


BENOÎT XVI



AUDIENCE GÉNÉRALE



Salle Paul VI



Mercredi 23 février 2011



Saint Robert Bellarmin

Chers frères et sœurs,

Saint Robert Bellarmin, dont je désire vous parler aujourd’hui, nous ramène en esprit à l’époque de la douloureuse scission de la chrétienté occidentale, lorsqu’une grave crise politique et religieuse provoqua l’éloignement de nations entières du Siège apostolique.

Né le 4 octobre 1542 à Montepulciano, près de Sienne, il est le neveu, du côté de sa mère, du Pape Marcel II. Il reçut une excellente formation humaniste avant d’entrer dans la compagnie de Jésus le 20 septembre 1560. Les études de philosophie et de théologie, qu’il accomplit au Collège romain, à Padoue et à Louvain, centrées sur saint Thomas et les Pères de l’Eglise, furent décisives pour son orientation théologique. Ordonné prêtre le 25 mars 1570, il fut pendant quelques années professeur de théologie à Louvain. Appelé par la suite à Rome comme professeur au Collège romain, il lui fut confiée la chaire d’«Apologétique »; au cours de la décennie où il occupa cette fonction (1576-1586), il prépara une série de leçons qui aboutirent ensuite aux « Controverses », œuvre devenue immédiatement célèbre en raison de la clarté et de la richesse de son contenu et de son ton essentiellement historique. Le Concile de Trente s’était conclu depuis peu et pour l’Eglise catholique, il était nécessaire de renforcer et de confirmer son identité notamment face à la Réforme protestante. L’action de Robert Bellarmin s’inscrit dans ce contexte. De 1588 à 1594, il fut d’abord père spirituel des étudiants jésuites du Collège romain, parmi lesquels il rencontra et dirigea saint Louis Gonzague, puis supérieur religieux. Le Pape Clément VIII le nomma théologien pontifical, consulteur du Saint-Office et recteur du Collège des pénitenciers de la Basilique Saint-Pierre. C’est à la période 1597-1598 que remonte son catéchisme, Doctrine chrétienne abrégée, qui fut son œuvre la plus populaire.

Le 3 mars 1599, il fut créé cardinal par le Pape Clément VIII et, le 18 mars 1602, il fut nommé archevêque de Capoue. Il reçut l’ordination épiscopale le 21 avril de la même année. Au cours des trois années où il fut évêque diocésain, il se distingua par son zèle de prédicateur dans sa cathédrale, par la visite qu’il accomplissait chaque semaine dans les paroisses, par les trois synodes diocésains et le Concile provincial auquel il donna vie. Après avoir participé aux conclaves qui élurent les Papes Léon XI et Paul V, il fut rappelé à Rome, où il devint membre des Congrégations du Saint-Office, de l’Index, des rites, des évêques et de la propagation de la foi. Il reçut également des charges diplomatiques, auprès de la République de Venise et de l’Angleterre, pour défendre les droits du Siège apostolique. Dans ses dernières années, il rédigea divers livres de spiritualité, dans lesquels il résuma le fruit de ses exercices spirituels annuels. Le peuple chrétien tire aujourd’hui encore une profonde édification de leur lecture. Il mourut à Rome le 17 septembre 1621. Le Pape Pie XI le béatifia en 1923, le canonisa en 1930 et le proclama docteur de l’Eglise en 1931.

Saint Robert Bellarmin joua un rôle important dans l'Eglise des dernières décennies du XVIe siècle et des premières du siècle suivant. Ses Controversiae constituèrent un point de référence, encore valable, pour l'ecclésiologie catholique sur les questions concernant la Révélation, la nature de l'Eglise, les Sacrements et l'anthropologie théologique. Dans celles-ci, l'aspect institutionnel de l'Eglise se trouve accentué, en raison des erreurs qui circulaient à l'époque sur ces questions. Toutefois, Bellarmin clarifia également les aspects invisibles de l'Eglise comme Corps mystique et les illustra à travers l'analogie du corps et de l'âme, afin de décrire le rapport entre les richesses intérieures de l'Eglise et les aspects extérieurs qui la rendent perceptible. Dans cette œuvre monumentale, qui tente de systématiser les diverses controverses théologiques de l'époque, il évite toute approche polémique et agressive à l'égard des idées de la Réforme, mais en utilisant les arguments de la raison et de la Tradition de l'Eglise, il illustre de manière claire et efficace la doctrine catholique.

Toutefois, son héritage tient à la manière dont il conçut son travail. Les tâches prenantes du gouvernement ne lui empêchèrent pas, en effet, de tendre quotidiennement vers la sainteté en fidélité aux exigences de son statut de religieux, de prêtre et d'évêque. C'est de cette fidélité que découle son engagement dans la prédication. Etant, en tant que prêtre et évêque, avant tout un pasteur d'âmes, il ressentit le devoir de prêcher assidûment. Il prononça des centaines de sermones — les homélies — dans les Flandres, à Rome, à Naples et à Capoue à l'occasion des célébrations liturgiques. Tout aussi nombreuses, ses expositiones et les explanationes destinées aux curés, aux religieuses, aux étudiants du Collège romain, ont souvent pour objet les Saintes Ecritures, en particulier les Lettres de saint Paul. Sa prédication et ses catéchèses présentent ce même caractère d'essentialité qu'il avait appris au cours de son éducation ignacienne, visant tout entière à concentrer les forces de l'âme sur le Seigneur Jésus intensément connu, aimé et imité.

Dans les écrits de cet homme de gouvernement on perçoit de manière très claire, malgré la réserve derrière laquelle il cache ses sentiments, le primat qu'il accorde aux enseignements du Christ. Saint Bellarmin offre ainsi un modèle de prière, âme de toute activité: une prière qui écoute la Parole du Seigneur, qui se satisfait d'en contempler la grandeur, qui ne se replie pas sur elle-même, mais est heureuse de s'abandonner à Dieu. Un signe distinctif de la spiritualité de Robert Bellarmin est la perception vivante et personnelle de l'immense bonté de Dieu, grâce à laquelle notre saint se sentait vraiment le fils bien-aimé de Dieu et c'était une source de grande joie que de se recueillir, avec sérénité et simplicité, en prière, en contemplation de Dieu. Dans son livre De ascensione mentis in Deum — Elévation de l'esprit à Dieu — composé sur le schéma de l'Itinerarium de saint Bonaventure, il s'exclame: «O mon âme, ton exemple est Dieu, beauté infinie, lumière sans ombres, splendeur qui dépasse celle de la lune et du soleil. Lève les yeux vers Dieu dans lequel se trouvent les archétypes de toutes les choses, et dont, comme d'une source d'une infinie fécondité, dérive cette variété presque infinie des choses. C'est pourquoi tu dois conclure: celui qui trouve Dieu trouve toute chose, qui perd Dieu perd toute chose».

Dans ce texte, on entend l’écho de la célèbre contemplatio ad amorem obtineundum — contemplation pour obtenir l’amour — des Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola. Robert Bellarmin, qui vit dans la société fastueuse et souvent malsaine de la fin du XVIe siècle et du début du XVIIe siècle, tire de cette contemplation des aspects pratiques et y projette la situation de l’Eglise de son temps avec un vif souffle pastoral. Dans l’ouvrage De arte bene moriendi — l’art de bien mourir — il indique, par exemple, comme règle sûre d’une bonne vie, et également d’une bonne mort, de méditer souvent et sérieusement le fait que l’on devra rendre compte à Dieu de ses propres actions et de sa propre façon de vivre, et de chercher à ne pas accumuler de richesses sur cette terre, mais à vivre simplement et avec charité de manière à accumuler des biens au Ciel. Dans l’ouvrage De gemitu colombae — le gémissement de la colombe, où la colombe représente l’Eglise — il rappelle avec force tout le clergé et les fidèles à une réforme personnelle et concrète de leur propre vie, en suivant ce qu’enseignent les Saintes Ecritures et les saints, parmi lesquels il cite en particulier saint Grégoire de Nazianze, saint Jean Chrysostome, saint Jérôme et saint Augustin, en plus des grands fondateurs des Ordres religieux, tels que saint Benoît, saint Dominique et saint François. Robert Bellarmin enseigne avec une grande clarté et à travers l’exemple de sa propre vie qu’il ne peut pas y avoir de véritable réforme de l’Eglise si auparavant il n’y a pas notre réforme personnelle et la conversion de notre cœur.

Robert Bellarmin puisait aux Exercices spirituels de saint Ignace des conseils pour communiquer de manière profonde, également aux plus simples, les beautés des mystères de la foi. Il écrit: «Si tu es sage, tu comprends que tu es créé pour la gloire de Dieu et pour ton salut éternel. Cela est ton but, le centre de ton âme, le trésor de ton cœur. Estime donc comme un vrai bien pour toi ce qui te conduit à ton objectif, un vrai mal ce qui te le fais manquer. Les événements bénéfiques ou l’adversité, la richesse et la pauvreté, la santé et la maladie, les honneurs et les outrages, la vie et la mort, le sage ne doit ni les chercher, ni les fuir pour lui-même. Ils ne sont bons et désirables que s’ils contribuent à la gloire de Dieu et à ton bonheur éternel, ils sont mauvais et à fuir s’ils lui font obstacle» (De ascensione mentis in Deum, grad. 1).

Ces paroles ne sont assurément pas passées de mode, ce sont des paroles que nous devons méditer longuement aujourd’hui pour orienter notre chemin sur cette terre. Elles nous rappellent que le but de notre vie est le Seigneur, le Dieu qui s’est révélé en Jésus Christ, en qui Il continue à nous appeler et à nous promettre la communion avec Lui. Elles nous rappellent l’importance de s’en remettre au Seigneur, de nous prodiguer dans une vie fidèle à l’Evangile, d’accepter et d’illuminer par la foi et par la prière toute circonstance et toute action de notre vie, toujours tendus vers l’union avec Lui. Merci.

* * *

Je vous accueille avec joie, chers pèlerins francophones. Je salue en particulier les séminaristes de Nantes et les novices de la Fraternité monastique des Frères de Saint-Jean, ainsi que les nombreux jeunes lycéens et servants d’autel! Puissiez-vous comprendre toujours mieux que le but de notre vie est le Seigneur Jésus qui nous appelle à la communion avec lui! Bon pèlerinage à tous! Que Dieu vous bénisse!


© Copyright 2011 - Libreria Editrice Vaticana

SOURCE :
http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/audiences/2011/documents/hf_ben-xvi_aud_20110223_fr.html



Monument à saint Robert Bellarmin dans l'église du Gesù à Rome



Saint ROBERT BELLARMIN


docteur de l'église catholique 

1542-1621

EXTRAIT BIOGRAPHIQUE

Saint Robert Bellarmin, (1542-1621), docteur de l'Église, prélat, théologien et jésuite italien, grande figure de la Contre-Réforme.
Pour saint Pierre Canisius, saint Robert Bellarmin incarne un des aspects fondamentaux de l'activité de la Compagnie de Jésus : le service intellectuel de l'Église.
Goethe appelait Bellarmin "mon saint".
Ce petit homme a été l'une des plus belles intelligences de la renaissance italienne, mais loin de nous écraser, il attire. Peu de saints furent aussi aimables, aussi attachants. Il est probablement le jésuite qui a servi avec le plus d'humilité et de loyauté le plus grand nombre de papes.
Saint Robert Bellarmin a vécu dans l'intimité de huit papes successifs, avec la réputation d'un don étonnant de prescience à leur sujet. A un ami qui demandait à Saint Robert Bellarmin : "Vous avez prédit la mort du Pape Sixte, celle du Pape Clément et maintenant celle du Pape Paul. Comment faites-vous ?", Saint Robert Bellarmin  répondit en riant: "Eh bien ! je vais vous le dire; tous les papes croient, et d'autres le croient pour eux, qu'ils régneront tant d'années; j'en enlève un tiers, et je donne ce chiffre."
Saint Robert Bellarmin est né en 1542 à Montepulciano en Italie. Après s'être demandé s'il ne deviendrait pas médecin, Saint Robert Bellarmin  choisit d'entrer dans l'ordre nouveau des jésuites.
Pendant vingt-huit années, Robert Bellarmin sera professeur et prédicateur. Saint Robert Bellarmin  viendra notamment à Louvain (Leuven en Belgique) pendant sept années (1569-1576), prêchant avec grand succès à l'église Saint Michel.
En 1576, Saint Robert Bellarmin est professeur à l'université grégorienne.
Saint Robert Bellarmin y publie son ouvrage réputé : Débats sur les controverses de la foi chrétienne, Disputationes de controversiis fidei christianae (1586-1593), dans lequel saint Robert Bellarmin réfute point par point, en plusieurs volumes, les différentes professions de foi protestantes.
Cet ouvrage eut un très grand succès et connut vingt éditions de son vivant.
Théodore de Bèze,  un des leaders protestants de l'époque, dira : "C'est le livre qui nous a perdu !"
C'est à Rome que Saint Robert Bellarmin  fait la connaissance de saint Louis de Gonzague dont Saint Robert Bellarmin  deviendra le père spirituel.
A partir de 1592, Saint Robert Bellarmin  est Recteur pendant deux ans, puis Saint Robert Bellarmin est Provincial de Naples pendant deux ans, ensuite Saint Robert Bellarmin est  théologien du Pape pendant trois ans, Saint Robert Bellarmin devint le conseiller théologique du théologien dominicain et thomiste Tommaso de Vio, cardinal Cajetan (1469-1534), alors légat du pape en France (1589), puis du pape Clément VIII qui le nomma cardinal en 1599. C'est à son initiative que fut révisée la Vulgate, Bible traduite en latin par saint Jérôme. Sa révision fut amendée par Clément VIII et publiée en 1592.
 Saint Robert Bellarmin est nommé archevêque de Capoue en 1602, mais démissionna en 1605 pour travailler à la Curie romaine auprès du pape Paul V. Il négocia des traités et des dossiers importants, dont l'affaire Galilée. Lors de ce procès, Saint Robert Bellarmin , qui n'était ni physicien ni astronome, fut d'avis qu'il ne fallait pas condamner le savant. Mais Saint Robert Bellarmin  ne fut pas écouté.En 1597, Saint Robert Bellarmin  publie le Grand et le Petit Catéchisme qui connurent aussi un grand succès: quatre cents éditions et traductions  en soixante langues. L' exposé de la position catholique par Saint Robert Bellarmin, clair et logique, devint le modèle des exposés doctrinaux de la foi catholique pendant plusieurs siècles.
Saint Robert Bellarmin écrit aussi un Commentaire des psaumes qui comptera trente-trois éditions.
Saint Robert Bellarmin  n'est pas seulement un professeur et théologien, Saint Robert Bellarmin est un pasteur au coeur large, qui aime les hommes et veut les aider. Saint Robert Bellarmin  a toujours voulu vivre d'abord sa vocation de jésuite : prêcher, confesser, aider les malades et les mourants, catéchiser les pauvres et les enfants.
Homme d'oraison, Saint Robert Bellarmin  a écrit un livre mystique intitulé Le gémissement de la colombe, ou le don des larmes , De gemitu columbae sive de bono lacrymarum libri tres, Lugduni, 1617.
Enfin, arrivé au terme de sa vie, en 1620, Saint Robert Bellarmin  a encore publié un livre L'art de bien mourir, De arte bene moriendi libri duo, Viterbii, 1620)
Le 17 septembre 1621, Saint Robert Bellarmin  meurt au noviciat de Saint André, un mois après saint Jean Berchmans.
Toute la vie de Saint Robert Bellarmin a été un service ardent, passionné de l'Église et du Souverain Pontife. Mais cet amour de l'Église et du Pape a été assez fort pour que Saint Robert Bellarmin  ose parler avec sa liberté de prophète.
Saint Robert Bellarmin  a su dénoncer les abus de la Cour romaine, rédigeant à l'adresse de Clément VIII un mémoire dénonçant les grands abus qui sévissaient dans son entourage. Sans platitude, Saint Robert Bellarmin  eut le courage de soutenir que le Pape n'avait qu'un pouvoir indirect sur les États : en 1610, il publie Du pouvoir du Souverain Pontife dans les affaires temporelles , De potestate Summi Pontificit in rebus temporalibus, ce qui lui valut d'être mis à l'index.
À la mort de Clément VIII, plusieurs cardinaux voulaient  choisir Saint Robert Bellarmin comme successeur. Mais au conclave, Robert Bellarmin donna cet avertissement: "Prenez garde: dans ma famille on vit très vieux, presque centenaire ".
Robert Bellarmin était un surdoué. Mais tandis que tant d'hommes intelligents sont tentés de suffisance ou d'orgueil, lui a reçu son intelligence comme un don de Dieu, humblement demandé et accueilli dans la prière. "J'ai prié et l'intelligence m'a été donnée."
Il fut canonisé en 1930 et proclamé docteur de l'Église l'année suivante, en 1931.
La fête de Robert Bellarmin dans l'Église catholique est le 17 septembre.


St Robert Bellarmin, évêque, confesseur et docteur

Évêque de Capoue et cardinal, mort à Rome le 17 septembre 1621.

Canonisé par Pie XI en 1930, proclamé docteur l’année suivante. Pie XI inscrivit sa fête sous le rite double au 13 mai.

Leçons des Matines avant 1960

Au deuxième nocturne.

Quatrième leçon. Robert, né à Montepulciano et de la noble famille des Bellarmin, avait pour mère la très pieuse Cynthia Cervin, sœur du pape Marcel II. Dès son plus jeune âge, il a brillé par sa piété exemplaire et ses chastes mœurs, désirant ardemment une seule chose, plaire à Dieu seul et gagner des âmes au Christ. Il a fréquenté le collège de la Compagnie de Jésus dans sa ville natale où il a été vivement félicité pour son intelligence et sa modestie. À l’âge de dix-huit ans il entra dans la même Société à Rome, et il a été un modèle de toutes les vertus religieuses. Après avoir traversé le cours de philosophie au Collège romain, il est envoyé d’abord à Florence, puis à Monreale, plus tard, à Padoue pour y enseigner la théologie sacrée, et ensuite à Louvain, où, alors qu’il n’était pas encore prêtre, il s’est habilement acquitté de la charge de prédicateur. Après son ordination, à Louvain, il a enseigné la théologie avec un tel succès qu’il a ramené beaucoup d’hérétiques à l’unité de l’Église, et il était considéré en Europe comme le plus brillant théologien ; Saint-Charles, évêque de Milan, et d’autres encore lui demandaient expressément ses avis.

Cinquième leçon. Rappelé à Rome à la volonté du Pape Grégoire XIII, il a enseigné la science de la théologie de controverse au Collège romain, et là, comme directeur spirituel, il a guidé le jeune angélique Louis de Gonzague sur les chemins de la sainteté. Il a gouverné le Collège romain, puis la province napolitaine de la Compagnie de Jésus en conformité avec l’esprit de saint Ignace. Encore une fois convoqué à Rome, il fut employé par Clément VIII dans les affaires les plus importantes de l’Église, avec le plus grand avantage pour l’État chrétien, puis contre sa volonté et en dépit de son opposition, il fut admis au nombre des cardinaux, parce que le Pontife déclara publiquement qu’il n’avait pas son égal parmi les théologiens dans l’Église de Dieu à l’époque. Il fut consacré évêque par le même Pape, et administra l’archidiocèse de Capoue d’une manière très sainte pendant trois ans : après avoir démissionné de cette charge, il a vécu à Rome jusqu’à sa mort, en tant que conseiller le plus impartial et fidèle au Pontife Suprême. Il écrivit beaucoup, et d’une manière admirable. Son principal mérite réside dans sa victoire complète dans la lutte contre les nouvelles erreurs, au cours de laquelle il se distingua comme un vengeur acharné de la tradition catholique et les droits du Siège romain. Il a obtenu cette victoire en suivant saint Thomas comme son guide et son maître, par une considération prudente des besoins de son temps, par son enseignement irréfragable, et par une richesse très abondante de témoignages bien choisis à partir des écrits sacrés puisés à la source riche des Pères de l’Église. Il est éminemment reconnu pour de très nombreuses œuvres courtes pour favoriser la piété, et en particulier pour ce Catéchisme d’or, qu’il ne manquait jamais d’expliquer à la jeunesse et aux ignorants à la fois à Capoue et à Rome, bien que préoccupé par d’autres affaires très importantes. Un cardinal contemporain a déclaré que Robert a été envoyé par Dieu pour l’instruction des catholiques, pour la gouverne du bien, et pour la confusion des hérétiques, saint François de Sales le considéraient comme une source d’apprentissage, le Souverain Pontife Benoît XIV l’appelait le marteau des hérétiques, et Benoît XV proclama en lui le modèle des promoteurs et des défenseurs de la religion catholique.

Sixième leçon. Il était le plus zélé dans la vie religieuse et il a continué dans son mode de vie après avoir été admis parmi les cardinaux. Il ne voulait pas la richesse au-delà de ce qui était nécessaire, il était satisfait d’un ménage moyen, même dans ses dépenses et ses vêtements. Il ne chercha pas à enrichir sa propre famille, et il ne pouvait guère être amené à soulager leur pauvreté, même occasionnellement. Il avait peu de sentiment de lui-même, et était d’une simplicité merveilleuse d’âme. Il avait un amour extraordinaire pour la Mère de Dieu, il a passé de nombreuses heures par jour dans la prière. Il mangeait en très petite quantité et jeûnait trois fois par semaine. Austère avec lui-même, il a brûlé avec la charité envers le prochain, et il était souvent appelé le père des pauvres. Il espérait sincèrement qu’il n’avait pas taché son innocence baptismale à la moindre faute. A près de quatre-vingts ans, il tomba dans sa dernière maladie à Saint-André sur la colline du Quirinal, et en elle il montra son habituelle vertu rayonnante. Le Pape Grégoire XV et de nombreux cardinaux lui ont rendu visite sur son lit de mort, déplorant la perte d’un grand pilier de l’Église. Il s’endormit dans le Seigneur en l’an 1621, le jour des sacrés stigmates de saint François, dont il avait contribué à ce que la mémoire en soit célébrée partout. La ville entière pleura sa mort, et à l’unanimité le déclara un Saint. Le Souverain Pontife Pie XI a inscrit son nom, d’abord, dans livre des Bienheureux, puis dans celui des Saints, et peu après, par un décret de la Sacrée Congrégation des Rites, il le déclara Docteur de l’Église universelle. Son corps est honoré avec une vénération pieuse à Rome en l’église Saint-Ignace, près du tombeau de saint Louis de Gonzague, comme il l’avait souhaité.

Au troisième nocturne.

Lecture du saint Évangile selon saint Matthieu. Cap. 5, 13-19.

En ce temps-là : Jésus dit à ses disciples : Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel s’affadit, avec quoi le salera-t-on ? Et le reste.

Homélie de Saint Robert Bellarmin, Évêque.

Septième leçon. Tout comme en Dieu, que nous vénérons comme un dans la Trinité et trine dans l’Unité, il ya trois choses en particulier qui sont particulièrement claires : le pouvoir, la sagesse et la bonté ; de même Dieu, auditeurs bien-aimé, aurait pu rendre ses amis particuliers et ses fils, nos pères et nos docteurs, très semblables à lui-même et ainsi être estimés et admirés par toutes les nations, il leur a souhaité d’être au plus haut degré puissants, sages, excellents, et saints. D’abord, il leur fournit cette puissance, par laquelle ils pourraient évidemment faire beaucoup de choses merveilleuses et extraordinaires, hors du cadre habituel et de l’ordre de la nature, en ce qui concerne les éléments, les arbres, les bêtes, et même l’humanité. Puis, il leur donna une telle sagesse, qu’ils ont vu non seulement le passé et le présent, mais encore ils prévoyaient l’avenir, bien avant, et le prédisaient. Enfin, il a élargi leur cœur de sa très grande et ardente charité, leur permettant non seulement d’entrer de tout cœur dans leurs travaux, mais aussi d’influencer ceux qu’ils étaient sur le point de se convertir, ainsi que par leur exemple et la vie sainte, que par leur la prédication et les miracles.

Huitième leçon. Et oui, tout le monde savait combien pieux, combien justes, combien religieux étaient les prédicateurs de notre loi, aussi bien ceux qui les premiers nous ont apporté la foi et l’Évangile, et ceux que Dieu par la suite, a suscité dans tous les temps afin de confirmer ou de propager cette même foi. Et d’abord, considérons les Apôtres. Que pourrait-il y avoir de meilleur et de plus sublime que la manière de vivre des Apôtres ? Ensuite, songez à ces hommes saints que nous appelons des Pères et des Docteurs, ces lumières les plus éclatantes que Dieu a voulu faire briller dans le firmament de l’Église, afin que toutes les ténèbres de l’hérésie soient dispersées, comme Irénée, Cyprien, Hilaire, Athanase, Basile, les deux Grégoire, Ambroise, Jérôme, Augustin, Chrysostome, et Cyril. Leur vie et leur comportement ne brillent-ils pas dans toutes les œuvres qu’ils nous ont laissées, comme dans une espèce particulière de miroir ? Car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle.

Neuvième leçon. Considérez, je vous le demande, l’humilité, ainsi que l’érudition la plus grande, qui paraît dans les livres des saints Pères. Quelle modération ! Rien d’offensant là, rien d’inconvenant, aucune ruse, rien à supposer, rien de pompeux. Comment le travail multiforme de l’Esprit Saint, qui habitait dans leurs cœurs, se fait entendre dans leurs pages ! Qui peut lire attentivement sans Cyprien sans brûler immédiatement du désir du martyre ? Qui peut assidûment tourner les pages d’Augustin, sans apprendre l’humilité la plus profonde ? Qui peut ouvrir Jérôme fréquemment sans commencer à aimer la virginité et le jeûne ? Les écrits des saints exhalent la religion, la chasteté, l’intégrité et la charité. Tels sont nos évêques et pasteurs (pour reprendre les termes du céleste Augustin), nos savants, éminents, saints, intelligents défenseurs de la vérité, qui ont pris dans la foi catholique, comme le lait, et l’ont consommé dans l’alimentation : et ce lait et la nourriture qu’ils ont administrés aux grands et petits. Depuis les Apôtres, la sainte Église a prospéré par ces planteurs, des abreuvoirs, des constructeurs, des bergers, et les infirmières.



Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

Pour la défense de la foi catholique.

Saint Robert Bellarmin. — Jour de mort : 17 septembre 1621. Tombeau : à Rome, dans l’église Saint Ignace (dans la nef latérale de droite, à côté du tombeau de saint Louis de Gonzague). Vie : Saint Robert Bellarmin naquit à Montepulciano, en Toscane, le 4 octobre 1542, le jour de la fête du poverello d’Assise pour lequel il eut toute sa vie une grande dévotion. Il devait d’ailleurs mourir le jour où l’Église célèbre l’impression des stigmates de saint François, le 17 septembre. En 1560, Bellarmin entra dans la Compagnie de Jésus. Ce fut, sans conteste, l’un des hommes les plus importants de cet Ordre. Il se distingua par sa grande obéissance, sa profonde piété, son humilité, sa « simplicité de cœur ». Si l’on voulait résumer sa vie mouvementée dans une seule phrase, peut-être pourrait-on dire : Dans ses différentes fonctions et ses différentes charges, il eut cette devise : « Si je t’oublie, Jérusalem, puissé-je oublier ma main droite ». Son œuvre la plus importante est constituée par ses controverses. « On entend, comme un accord final, dans le choral puissant qui, malgré les peines et les souffrances que causaient alors les défections, jaillit du cœur de l’Église, le choral de la mater una, sancta, catholica » (E. Birminghaus). Saint Bellarmin était aussi le confesseur de deux jeunes saints : saint Louis de Gonzague et saint Jean Berchmans. Pourquoi a-t-il fallu attendre 300 ans avant la canonisation de Bellarmin ? Mgr Héfélé indique le motif quand il écrit : Au reste, Bellarmin demeure, même sans être canonisé, digne de la plus grande vénération des catholiques et ceux qui ont voulu le salir n’ont fait que se déshonorer. Pie XI l’a béatifié en 1923, canonisé en 1930 et, le 17 septembre 1931, l’a proclamé docteur de l’Église.

La messe (In medio Ecclesiae) a une oraison, une secrète et une postcommunion propres. Ces oraisons vantent la vertu de sagesse du saint dans ses combats pour l’Église et implorent pour nous la grâce de progresser dans la science de la vérité et de marcher toujours avec rectitude devant Dieu.

Martyrologe. — « A Rome, la consécration de l’église Sainte-Marie aux martyrs. Au temps de l’empereur Phocas (610), le bienheureux pape Boniface IV purifia ce vieux temple dédié à tous les dieux sous le nom de Panthéon, puis le consacra en l’honneur de la bienheureuse Vierge Marie et de tous les martyrs ». Jadis, on célébrait en ce jour la fête de tous les saints. Mais Grégoire IV (+844) la fixa au premier novembre.

SOURCE : http://www.introibo.fr/13-05-St-Robert-Bellarmin-eveque


Saint Robert Bellarmine

Pope Benedict XVI

There can be no reform of the church without personal conversion

At the General Audience on Wednesday, 23 February [2011], the Holy Father commented on St Robert Bellarmine, the great Jesuit theologian and Doctor of the Church (1542-1621). At the end of the Audience the Pope asked for prayers for the victims of the recent earthquake in Christchurch, New Zealand, and for the rescue workers. The following is a translation of the Pope's Catechesis in Italian.


Dear Brothers and Sisters,

Born on 4. October 1542 in Montepulciano near Siena, he was the nephew, on his mother's side, of Pope Marcellus He had an excellent formation in the humanities before entering the Society of Jesus on 20 September 1560. His philosophy and theology studies, at the Roman College in Padua and at Louvain, focused on St Thomas and the Fathers of the Church. They were crucial to his theological orientation.

He was ordained a priest on 25 March 1570 and for a few years was professor of theology at Louvain. Later, summoned to Rome to teach at the Roman College, he was entrusted with the chair of apologetics. In the decade in which he held it (1576-1586), he compiled a course of lessons which subsequently formed the Controversiae [Controversies], a work whose clarity, rich content and mainly historical tone earned it instant renown.

The Council of Trent had just ended and in the face of the Protestant Reformation, the Catholic Church was impelled to reinforce and confirm her identity. Bellarmine's action fitted into this context. From 1588 to 1594 he was first spiritual director of the Jesuit students at the Roman College — among whom he met and gave direction to St Aloysius Gonzaga — then religious superior.

Pope Clement VIII appointed Fr Bellarmine Papal Theologian, consultor to the Holy Office and rector of the College of Confessors at St Peter's. His short catechism, Dottrina cristiana [Christian doctrine] dates back to the two-year period 1597-1598. It was one of his most popular works.

Pope Clement VIII created him a cardinal on 3 March 1599 and on 18 March 1602 he was appointed Archbishop of Capua. He received episcopal ordination on 21 April that same year. In the three years in which he was a diocesan bishop, he distinguished himself by his zeal as a preacher in his cathedral, by his weekly visits to parishes, by three Diocesan Synods and by a Provincial Council which he founded.

After taking part in the Conclaves that elected Pope Leo XI and Pope Paul V, he was called to Rome again, where he became a member of the Congregations of the Holy Office, of the Index, for Rites, for Bishops and for the Propagation of the Faith. He also had diplomatic responsibilities in the Republic of Venice and in England, to defend the rights of the Apostolic See.

In his last years he composed various books on spirituality in which he concentrated the results of his annual spiritual exercises. Christian people today still draw great edification from reading them. He died in Rome on 17 September 1621. Pope Pius XI beatified him in 1923, canonized him in 1930 and proclaimed him a Doctor of the Church in 1931.

St Robert Bellarmine carried out an important role in the Church of the last decades of the 16th century and the first of decades of 17th. His Controversiae were a reference point, still valid, for Catholic ecclesiology on questions concerning Revelation, the nature of the Church, the sacraments and theological anthropology. In them the institutional aspect of the Church is emphasized because of the errors that were then circulating on these issues.

Nevertheless, Bellarmine also explained the invisible aspects of the Church as the Mystical Body and illustrated them with the analogy of body and soul, to the point that he described the relationship between the Church's inner riches and the external aspects that enable her to be perceived. In this monumental work that endeavours to organize the theological controversies of that time, he avoids any polemical and aggressive approach in speaking of the ideas of the Reformation. Instead, using the arguments of reason and the Tradition of the Church, he illustrates the Catholic doctrine clearly and effectively.

Yet his inheritance consists in the way in which he conceived of his work. Indeed, the burdensome offices of governance did not prevent him from striving daily for holiness, faithful to the demands of his own state as a religious, priest and bishop. From this fidelity came his commitment to preaching assiduously. Since as a priest and bishop he was first and foremost a pastor of souls, he felt it was his duty to preach diligently. He gave hundreds of sermones — homilies — in Flanders, Rome, Naples and Capua, during liturgical celebrations.

Equally prolific were his expositiones and his explanationes to the parish priests, women religious and students of the Roman College on Sacred Scripture and especially on St Paul's Letters.

His preaching and his catechesis have that same character of essentiality which he had learned from his Ignatian education, entirely directed to concentrating the soul's energies on the Lord Jesus intensely known, loved and imitated. In the writings of this man of governance one is clearly aware, despite the reserve behind which he conceals his sentiments, of the primacy he gives to Christ's teaching.

St Bellarmine thus offers a model of prayer, the soul of every activity: a prayer that listens to the word of God, that is satisfied in contemplating his grandeur, that does not withdraw into self but is pleased to abandon itself to God.

A hallmark of Bellarmine's spirituality is his vivid personal perception of God's immense goodness. This is why our Saint truly felt he was a beloved son of God. It was a source of great joy to him to pause in recollection, with serenity and simplicity, in prayer and in contemplation of God.

In his book De ascensione mentis in Deum — Elevation of the mind to God — composed in accordance with the plan of the Itinerarium [Journey of the mind into God] of St Bonaventure, he exclaims: "O soul, your example is God, infinite beauty, light without shadow, splendour that exceeds that of the moon and the sun. He raised his eyes to God in whom is found the archetypes of all things, and of whom, as from a source of infinite fertility, derives this almost infinite variety of things. For this reason you must conclude: whoever finds God finds everything, whoever loses God loses everything".

In this text an echo of the famous contemplatio ad amorem obtineundum — contemplation in order to obtain love — of the Spiritual Exercises of St Ignatius of Loyola can be heard. Bellarmine, who lived in the lavish and often unhealthy society of the end of late 16th and early 17th centuries, drew from this contemplation practical applications and applied them to the situation of the Church of his time with a lively pastoral inspiration.

In his book De arte bene moriendi — the art of dying a good death —for example, he points out as a reliable norm for a good life and also for a good death regular and serious meditation that should account to God for one's actions and one's way of life, and seek not to accumulate riches on this earth but rather to live simply and charitably in such a way as to lay up treasure in Heaven.

In his book De gemitu columbae — the lament of the dove — in which the dove represents the Church, is a forceful appeal to all the clergy and faithful to undertake a personal and concrete reform of their own life in accordance with the teachings of Scripture and of the saints, among whom he mentions in particular St Gregory Nazianzus, St John Crysostom, St Jerome and St Augustine, as well as the great founders of religious orders, such as St Benedict, St Dominic and St Francis.

Bellarmine teaches with great clarity and with the example of his own life that there can be no true reform of the Church unless there is first our own personal reform and the conversion of our own heart.

Bellarmine found in the Spiritual Exercises of St Ignatius recommendations for communicating the profound beauty of the mysteries of faith, even to the simplest of people. He wrote: "If you have wisdom, may you understand that you have been created for the glory of God and for your eternal salvation. This is your goal, this is the centre of your soul, this the treasure of your heart. Therefore consider as truly good for you what leads you to your goal, and truly evil what causes you to miss it. The wise person must not seek felicitous or adverse events, wealth or poverty, health or sickness, honours or offences, life or death. They are good and desirable only if they contribute to the glory of God and to your eternal happiness, they are evil and to be avoided if they hinder it" (De ascensione mentis in Deum, grad. I).

These are obviously not words that have gone out of fashion but words on which we should meditate at length today, to direct our journey on this earth. They remind us that the aim of our life is the Lord, God who revealed himself in Jesus Christ, in whom he continues to call us and to promise us communion with him. They remind us of the importance of trusting in the Lord, of expending ourselves in a life faithful to the Gospel, of accepting and illuminating every circumstance and every action of our life with faith and with prayer, ever reaching for union with him. Many thanks.

Taken from:

L'Osservatore Romano
Weekly Edition in English
2 March 2011, page 10

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St. Robert Francis Romulus Bellarmine

(Also, "Bellarmino").

A distinguished Jesuit theologian, writer, and cardinal, born at Montepulciano, 4 October, 1542; died 17 September, 1621. His father was Vincenzo Bellarmino, his mother Cinthia Cervini, sister of Cardinal Marcello Cervini, afterwards Pope Marcellus II. He was brought up at the newly founded Jesuit college in his native town, and entered the Society of Jesus on 20 September, 1560, being admitted to his first vows on the following day. The next three years he spent in studying philosophy at the Roman College, after which he taught the humanities first at Florence, then at Mondovì. In 1567 he began his theology at Padua, but in 1569 was sent to finish it atLouvain, where he could obtain a fuller acquaintance with the prevailing heresies. Having been ordained there, he quickly obtained a reputation both as a professor and a preacher, in the latter capacity drawing to his pulpit bothCatholics and Protestants, even from distant parts. In 1576 he was recalled to Italy, and entrusted with the chair of Controversies recently founded at the Roman College. He proved himself equal to the arduous task, and the lectures thus delivered grew into the work "De Controversiis" which, amidst so much else of excellence, forms the chief title to his greatness. This monumental work was the earliest attempt to systematize the various controversies of the time, and made an immense impression throughout Europe, the blow it dealt toProtestantism being so acutely felt in Germany and England that special chairs were founded in order to provide replies to it. Nor has it even yet been superseded as the classical book on its subject-matter, though, as was to be expected, the progress of criticism has impaired the value of some of its historical arguments.


In 1588 Bellarmine was made Spiritual Father to the Roman College, but in 1590 he went with Cardinal Gaetano as theologian to the embassy Sixtus V was then sending into France to protect the interests of the Church amidst the troubles of the civil wars. Whilst he was there news reached him that Sixtus, who had warmly accepted thededication of his "De Controversiis", was now proposing to put its first volume on the Index. This was because he had discovered that it assigned to the Holy See not a direct but only an indirect power over temporals.Bellarmine, whose loyalty to the Holy See was intense, took this greatly to heart; it was, however, averted by the death of Sixtus, and the new pope, Gregory XIV, even granted to Bellarmine's work the distinction of a specialapprobation. Gaetano's mission now terminating, Bellarmine resumed his work as Spiritual Father, and had the consolation of guiding the last years of St. Aloysius Gonzaga, who died in the Roman College in 1591. Many years later he had the further consolation of successfully promoting the beatification of the saintly youth. Likewise at this time he sat on the final commission for the revision of the Vulgate text. This revision had been desired by theCouncil of Trent, and subsequent popes had laboured over the task and had almost brought it to completion. ButSixtus V, though unskilled in this branch of criticism, had introduced alterations of his own, all for the worse. He had even gone so far as to have an impression of this vitiated edition printed and partially distributed, together with the proposed Bull enforcing its use. He died, however, before the actual promulgation, and his immediatesuccessors at once proceeded to remove the blunders and call in the defective impression. The difficulty was how to substitute a more correct edition without affixing a stigma to the name of Sixtus, and Bellarmine proposed that the new edition should continue in the name of Sixtus, with a prefatory explanation that, on account ofaliqua vitia vel typographorum vel aliorum which had crept in, Sixtus had himself resolved that a new impression should be undertaken. The suggestion was accepted, and Bellarmine himself wrote the preface, still prefixed to the Clementine edition ever since in use. On the other hand, he has been accused of untruthfulness in stating that Sixtus had resolved on a new impression. But his testimony, as there is no evidence to the contrary, should be accepted as decisive, seeing how conscientious a man he was in the estimation of his contemporaries; and the more so since it cannot be impugned without casting a slur on the character of his fellow-commissioners who accepted his suggestion, and of Clement VIII who with full knowledge of the facts gave his sanction toBellarmine's preface being prefixed to the new edition. Besides, Angelo Rocca, the Secretary of the revisory commissions of Sixtus V and the succeeding pontiffs, himself wrote a draft preface for the new edition in which he makes the same statement: (Sixtus) "dum errores ex typographiâ ortos, et mutationes omnes, atque varias hominum opiniones recognoscere cœpit, ut postea de toto negotio deliberare atque Vulgatam editionem, prout debebat, publicare posset, morte præventus quod cœperat perficere non potuit". This draft preface, to whichBellarmine's was preferred, is still extant, attached to the copy of the Sixtine edition in which the Clementinecorrections are marked, and may be seen in the Biblioteca Angelica at Rome.

In 1592 Bellarmine was made Rector of the Roman College, and in 1595 Provincial of Naples. In 1597 Clement VIII recalled him to Rome and made him his own theologian and likewise Examiner of Bishops and Consultor of the Holy Office. Further, in 1599 he made him Cardinal-Priest of the title of Santa Maria in viâ, alleging as hisreason for this promotion that "the Church of God had not his equal in learning". He was now appointed, along with the Dominican Cardinal d'Ascoli, an assessor to Cardinal Madruzzi, the President of the Congregation de Auxiliis, which had been instituted shortly before to settle the controversy which had recently arisen between theThomists and the Molinists concerning the nature of the concord between efficacious grace and human liberty.Bellarmine's advice was from the first that the doctrinal question should not be decided authoritatively, but left over for further discussion in the schools, the disputants on either side being strictly forbidden to indulge incensures or condemnations of their adversaries. Clement VIII at first inclined to this view, but afterwards changed completely and determined on a doctrinal definition. Bellarmine's presence then became embarrassing, and he appointed him to the Archbishopric of Capua just then vacant. This is sometimes spoken of as thecardinal's disgrace, but Clement consecrated him with his own hands--an honour which the popes usually accord as a mark of special regard. The new archbishop departed at once for his see, and during the next three years set a bright example of pastoral zeal in its administration.

In 1605 Clement VIII died, and was succeeded by Leo XI who reigned only twenty-six days, and then by Paul V. In both conclaves, especially that latter, the name of Bellarmine was much before the electors, greatly to his own distress, but his quality as a Jesuit stood against him in the judgment of many of the cardinals. The new popeinsisted on keeping him at Rome, and the cardinal, obediently complying, demanded that at least he should be released from an episcopal charge the duties of which he could no longer fulfil. He was now made a member of the Holy Office and of other congregations, and thenceforth was the chief advisor of the Holy See in thetheological department of its administration. Of the particular transactions with which his name is most generally associated the following were the most important: The inquiry de Auxiliis, which after all Clement had not seen his way to decide, was now terminated with a settlement on the lines of Bellarmine's original suggestion. 1606 marked the beginning of the quarrel between the Holy See and the Republic of Venice which, without even consulting the pope, had presumed to abrogate the law of clerical exemption from civil jurisdiction and to withdraw the Church's right to hold real property. The quarrel led to a war of pamphlets in which the part of theRepublic was sustained by John Marsiglio and an apostate monk named Paolo Sarpi, and that of the Holy See byBellarmine and Baronius. Contemporaneous with the Venetian episode was that of the English Oath of Alliance. In 1606, in addition to the grave disabilities which already weighed them down, the English Catholics were required under pain of prœmunire to take an oath of allegiance craftily worded in such wise that a Catholic in refusing to take it might appear to be disavowing an undoubted civil obligation, whilst if he should take it he would be not merely rejecting but even condemning as "impious and heretical" the doctrine of the deposing power, that is to say, of a power, which, whether rightly or wrongly, the Holy See had claimed and exercised for centuries with the full approval of Christendom, and which even in that age the mass of the theologians of Europe defended. TheHoly See having forbidden Catholics to take this oath, King James himself came forward as its defender, in a book entitled "Tripoli nodo triplex cuneus", to which Bellarmine replied in his "Responsio Matthfi Torti". Other treatises followed on either side, and the result of one, written in denial of the deposing power by William Barclay, an English jurist resident in France, was that Bellarmine's reply to it was branded by the RegalistParlement of Paris. Thus it came to pass that, for following the via media of the indirect power, he was condemned in 1590 as too much of a Regalist and in 1605 as too much of a Papalist.

Bellarmine did not live to deal with the later and more serious stage of the Galileo case, but in 1615 he took part in its earlier stage. He had always shown great interest in the discoveries of that investigator, and was on terms of friendly correspondence with him. He took up too--as is witnessed by his letter to Galileo's friend Foscarini--exactly the right attitude towards scientific theories in seeming contradiction with Scripture. If, as was undoubtedly the case then with Galileo's heliocentric theory, a scientific theory is insufficiently proved, it should be advanced only as an hypothesis; but if, as is the case with this theory now, it is solidly demonstrated, care must be taken to interpret Scripture only in accordance with it. When the Holy Office condemned the heliocentric theory, by an excess in the opposite direction, it became Bellarmine's official duty to signify the condemnation toGalileo, and receive his submission. Bellarmine lived to see one more conclave, that which elected Gregory XV(February, 1621). His health was now failing, and in the summer of the same year he was permitted to retire to Sant' Andrea and prepare for the end. His death was most edifying and was a fitting termination to a life which had been no less remarkable for its virtues than for its achievements.

His spirit of prayer, his singular delicacy of conscience and freedom from sin, his spirit of humility and poverty, together with the disinterestedness which he displayed as much under the cardinal's robes as under the Jesuit'sgown, his lavish charity to the poor, and his devotedness to work, had combined to impress those who knew him intimately with the feeling that he was of the number of the saints. Accordingly, when he died there was a general expectation that his cause would be promptly introduced. And so it was, under Urban VIII in 1627, when he became entitled to the appellation of Venerable. But a technical obstacle, arising out of Urban VIII's own general legislation in regard to beatifications, required its prorogation at that time. Though it was reintroduced on several occasions (1675, 1714, 1752, and 1832), and though on each occasion the great preponderance of votes was in favour of the beatification, a successful issue came only after many years. This was partly because of the influential character of some of those who recorded adverse votes, Barbarigo, Casante, and Azzolino in 1675, andPassionei in 1752, but still more for reasons of political expediency, Bellarmine's name being closely associated with a doctrine of papal authority most obnoxious to the Regalist politicians of the French Court. "We have said", wrote Benedict XIV to Cardinal de Tencin, "in confidence to the General of the Jesuits that the delay of the Causehas come not from the petty matters laid to his charge by Cardinal Passionei, but from the sad circumstances of the times" (Études Religieuses, 15 April, 1896).

[Note: St. Robert Bellarmine was canonized by Pope Pius XI in 1930, and declared a Doctor of the Universal Church in 1931. He is the patron saint of catechists.]

Writings


A full list of Bellarmine's writings, and of those directed against him, may be seen in Sommervogel's"Bibliothhque de la compagnie de Jésus". The following are the principal:

  • Controversial works. "Disputationes de Controversiis Christianae Fidei adversus hujus temporis hereticos", of the innumerable editions of which the chief are those of Ingolstadt (1586-89), Venice (1596), revised personally by the author, but abounding in printer's errors, Paris or "Triadelphi" (1608), Prague (1721),Rome (1832); "De Exemptione clericorum", and "De Indulgentiis et Jubilaeo", published as monographs in 1599, but afterwards incorporated in the "De Controversiis"; "De Transitu Romani Imperii a Graecis ad Francos" (1584); "Responsio ad praecipua capita Apologiae . . . pro successione Henrici Navarreni" (1586); "Judicium de Libro quem Lutherani vocant Concordiae" (1585); four Risposte to the writings on behalf of theVenetian Republic of John Marsiglio and Paolo Sarpi (1606); "Responsio Matthaei Torti ad librum inscriptumTriplici nodo triplex cuneus" 1608); "Apologia Bellarmini pro responsi one sub ad librum Jacobi MagnaeBritanniae Regis" (1609); Tractatus de potestate Summi Pontificis in rebus temporalibus, adversus Gulielmum Barclay" (1610).
  • Catechetical and Spiritual Works. "Dottrina Cristiana breve", and "Dichiarazione più copiosa della dottrina cristiana" (1598), two catechetical works which have more than once received papal approbation, and have been translated into various languages; "Dichiarazione del Simbolo" (1604), for the use of priests; "Admonitio ad Episcopum Theanensem nepotem suum quae sint necessaria episcopo" (1612); "Exhortationes domesticae", published only in 1899, by Pére van Ortroy; "Conciones habitae Lovanii", the more correct edition (1615); "De Ascensione mentis in Deum" (1615); "De Aeterna felicitate sanctorum" (1616); "De gemitu columbae" (1617); "De septem verbis Christi" (1618); "De arte bene moriendi" (1620). The last five are spiritual works written during his annual retreats.
  • Exegetical and other works. "De Scriptoribus ecclesiasticis" (1615); "De Editione Latinae Vulgatae, quo sensu a Concilio Tridentino definitum sit ut ea pro authenticae habeatur", not published till 1749; "In omnes Psalmos dilucida expositio" (1611). Complete editions of Bellarmine's Opera omnia have been published atCologne (1617); Venice (1721); Naples (1856); Paris (1870).
Sources

Ven. R. Bellarmini, S.R.E. Cardinalis, vita quam ipse scripsit (with an Appendix), written in 1613, at the request of Fathers Eudfmon Joannis and Mutius Vitelleschi, first published among the acta of the Process of Beatification 1675; republished in 1887 by DÖLLINGER AND REUSCH, with notes many of which are useful but the general tone of which is unfair and spiteful; a multitude of unpublished documents in the archives of the Vatican, Simancas, Salamanca, the Society of Jesus, etc.; Epistolœ familiares (1650); EUDAEMON JOANNIS, De pio obitu Card. Bellarmini (1621); FINALI, Esame fatto per me, that is, by the lay brother who attended him in his last sickness, MS.; lives by FULIGATI (1624; translated into Latin with additions by PETRA SANCTA, 1626) and BARTOLI, (1678); CERVINI, Imago virtutum (1625). These form the chief original material. Of derived lives the best are those by FRIZON (1708), and COUDERC (1893). See also LE BACHELET IN VACANT, Dict. de thiol. cath.; and for Bellarmine's doctrine on papal authority, DE LA SERVIÈRE, De Jacobo Angl. Rege cum Card. R. Bellarmine . . . disputante (1900).

Smith, Sydney. "St. Robert Francis Romulus Bellarmine." The Catholic Encyclopedia. Vol. 2. New York: Robert Appleton Company, 1907. 17 Sept. 2016 <http://www.newadvent.org/cathen/02411d.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Paul T. Crowley.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. 1907. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/02411d.htm

San Roberto Bellarmino Vescovo e dottore della Chiesa


- Memoria Facoltativa

Montepulciano, Siena, 1542 - Roma, 17 settembre 1621

Roberto Bellarmino nacque a Montepulciano nel 1542 da una ricca e numerosa famiglia. Nel 1560 entrò nella Compagnia di Gesù. Studiò a Padova e a Lovanio e al Collegio romano di Roma. In quegli anni tra i suoi alunni c'era anche san Luigi Gonzaga. Venne creato cardinale e arcivescovo di Capua nel 1599. Divenne un affermato teologo postridentino. Scrisse molte opere esegetiche, pastorali e ascetiche; fondamentali per l'apologetica sono i voluminosi libri «De controversiis». Con un'opera semplice nella struttura ma ricca di sapienza come il suo «Catechismo» fu "maestro" di tante generazioni di fanciulli. Famoso anche un altro suo volume «L'arte del ben morire». Morì il 17 settembre 1621 a Roma. Nel 1930, ebbe da papa Pio XI la triplice glorificazione di beato, di santo e di dottore della Chiesa. (Avvenire)

Etimologia: Roberto = splendente di gloria, dal tedesco

Emblema: Bastone pastorale

Martirologio Romano: San Roberto Bellarmino, vescovo e dottore della Chiesa, della Compagnia di Gesù, che seppe brillantemente disputare nelle controversie teologiche del suo tempo con perizia e acume. Nominato cardinale, si dedicò con premura al ministero pastorale nella Chiesa di Capua e, infine, a Roma si adoperò molto in difesa della Sede Apostolica e della dottrina della fede.

L'infanzia e la giovinezza

Nacque terzo di dieci fratelli in una numerosa famiglia di origini nobili ma in via di impoverimento economico. Suo padre era Vincenzo Bellarmino e sua madre, Cinzia Cervini, molto pia e religiosa, era sorella del cardinale Marcello Cervini, che divenne papa Marcello II. Fu educato per desiderio della madre nel collegio gesuita della sua città natale, fondato da poco tempo; entrò all'età di diciotto anni nella Compagnia di Gesù, il 20 settembre 1560, ed ammesso alla prima professione religiosa il giorno dopo, nonostante il parere contrario del padre che preferiva per lui una carriera politica laica.

Fin da giovanissimo mostrò le sue ottime doti letterarie ed ispirandosi agli autori latini come Virgilio compose diversi piccoli poemi sia in lingua volgare che in lingua latina. Uno dei suoi inni dedicato alla figura di Maria Maddalena fu inserito poi per l'uso nel breviario.

Dal 1560 al 1563 studiò nel Collegio Romano a Roma, futura Pontificia Università Gregoriana, sede della scuola gesuita. Iniziò successivamente a studiare materie umanistiche prima a Firenze e poi a Mondovì sempre in scuole del suo ordine religioso. Nel 1567 intraprese lo studio della teologia, dapprima a Padova e poi nel 1569 fu inviato a completare questi studi a Lovanio nelle Fiandre, dove poté acquisire una notevole conoscenza delle eresie più importanti del suo tempo.

L'opera come professore

Dopo l’ordinazione sacerdotale avvenuta la Domenica delle palme del 1570 a Gand in Belgio, guadagnò rapidamente notorietà sia come insegnante sia come predicatore; in quest’ultima veste era capace di attirare al suo pulpito sia cattolici che protestanti[1], persino da altre aree geografiche. Iniziato l'insegnamento di teologia nel 1570 a Lovanio, fu richiamato nel 1576 in Italia da Papa Gregorio XIII che gli affidò la cattedra di “Controversie” da poco istituita nel Collegio Romano, cioè di Apologetica, attività che svolse fino al 1587. Era da poco tempo terminato il Concilio di Trento e la Chiesa Cattolica, attaccata dalla Riforma protestante aveva necessità di analizzare e verificare la propria identità culturale e soprattutto spirituale. L'attività e le opere di Roberto Bellarmino si inserirono proprio in questo contesto storico. Egli si dimostrò adeguato alla difficoltà del compito dell'insegnamento e le lezioni che egli tenne confluirono nella sua grande e più famosa opera di più volumi Le controversie. Questa monumentale opera teologica rappresenta il primo tentativo di sistematizzare le varie controversie teologiche dell’epoca, ed ebbe un’enorme risonanza in tutta Europa. Presso le chiese protestanti in Germania ed in Inghilterra furono istituite specifiche cattedre d'insegnamento per fornire una replica agli argomenti difesi dal Bellarmino circa l'ortodossia cattolica e la sua aderenza alla Bibbia e alla storia della Chiesa. L’opera completa non è stata ancora rimpiazzata come testo classico [1], anche se, come si può facilmente intuire, l’avanzamento degli studi critici ha diminuito il valore di alcuni suoi argomenti storici.

La missione in Francia e il contrasto con Sisto V

Nel 1588 fu nominato "Direttore Spirituale" del Collegio Romano. Ma poco dopo nel 1590, fu inviato con la legazione del cardinale Gaetano, in qualità di teologo, che papa Sisto V aveva inviato in Francia per difendere la Chiesa Cattolica nelle difficoltà scaturite dalla guerra civile tra cattolici ed ugonotti. Mentre si trovava in Francia fu raggiunto dalla notizia che Sisto V, che aveva calorosamente accettato la dedica della sua opera “Le controversie”, stava per proporre di metterne il primo volume all’Indice. Il motivo era che nell'opera si riconosceva alla Santa Sede un potere indiretto e non diretto sulle realtà temporali. Bellarmino, la cui fedeltà alla Santa Sede era intensa e autentica, ne fu profondamente amareggiato. Tale imminente condanna fu evitata dall'improvvisa morte di Sisto V il 27 agosto 1590, per complicanze di una malattia infettiva, forse malaria. Il nuovo papa Gregorio XIV, fu invece pienamente entusiasta di quest'opera, tanto che concesse ad essa, persino l’onore di una speciale approvazione pontificia.

Il ritorno alla cattedra e la revisione della Vulgata

Quando la missione del cardinal Gaetano era oramai al termine, Bellarmino riprese nuovamente il suo lavoro come insegnante e padre spirituale. Ebbe la consolazione di guidare negli ultimi anni della sua vita san Luigi Gonzaga, che morì appena 23enne al Collegio Romano nel 1591 dopo aver contratto un male per salvare un uomo affetto da peste ed abbandonato per strada. Di lui negli anni successivi Bellarmino stesso promosse il processo di beatificazione.

In questo periodo egli fece parte della commissione finale per la revisione del testo della Vulgata. Questa revisione era stata oggetto di una specifica richiesta del concilio di Trento, per controbbattere le tesi protestanti e i papi posttridentini avevano operato per questo compito alacremente portandolo quasi a realizzazione completa.
Sisto V per quanto non dotato di competenze specifiche in materia biblista, aveva introdotto delle modifiche al Sacro Testo in modo eccesivamente leggero e rapido, con vistosi errori. Per accelerare i tempi aveva comunque fatto stampare questa edizione e in parte la fece distribuire con il proposito di imporne l’uso con una sua bolla. Tuttavia morì prima della promulgazione ufficiale e i suoi immediati successori procedettero subito ad eliminare gli errori più vistosi e a togliere dalla circolazione l'edizione errata.

Il problema consisteva nell’introdurre un’edizione più corretta senza screditare il nome di Sisto V. Bellarmino propose che la nuova edizione dovesse portare sempre il nome di Sisto V, con una spiegazione introduttiva secondo la quale, a motivo di alcuni errori tipografici o di altro genere, già papa Sisto aveva deciso che una nuova edizione dovesse essere intrapresa. La sua dichiarazione, dal momento che non c'era prova contraria, dovette essere considerata come risolutiva, tenendo conto di quanto serio e responsabile egli era stimato dai suoi contemporanei.
Ancor più essa non poteva essere rifiutata senza macchiare la reputazione degli altri membri della commissione che accolsero il suggerimento, e quella di Clemente VIII che, pienamente consapevole della vicenda, diede il permesso che la prefazione del Bellarmino fosse premessa alla nuova edizione.

Angelo Rocca, il segretario della commissione deputata alla revisione, scrisse di suo pugno una bozza della prefazione in cui dichiarava:

     « [Sisto] quando iniziò a rendersi conto che c’erano errori tipografici ed altre opinioni scientifiche, cosicché si poteva, o meglio doveva, prendere una decisione sul problema, e pubblicare una nuova edizione della Volgata, siccome morì prima, non fu in grado di realizzare quanto aveva intrapreso. »
Questa bozza, alla quale quella del Bellarmino fu preferita, è tuttora esistente, allegata alla copia dell’edizione Sistina in cui sono segnate le correzioni della Clementina, e può essere consultata nella Biblioteca Angelica di Roma.

La nomina a cardinale

Nel 1592 Bellarmino divenne Rettore del Collegio Romano, funzione che svolse per circa due anni fino al 1594. Nel 1595 divenne Preposito della provincia di Napoli. Nel 1597 papa Clemente VIII lo richiamò a Roma e lo nominò suo consultore teologo, e inoltre "Esaminatore dei Vescovi e Consultore del Sant'Uffizio". Il 3 marzo 1599 il papa lo fece cardinale presbitero con il titolo di Santa Maria in Via, indicando la motivazione di questo incarico con le parole: La Chiesa di Dio non ha un soggetto di pari valore nell’ambito della scienza. Negli anni successivi Bellarmino fu definito bonariamente spesso come "il gesuita vestito di rosso", in relazione all'abito cardinalizio che contrastava con la tonaca nera dei gesuiti.

A questo periodo risale anche la nomina, con il cardinale Girolamo Berneri domenicano e vescovo di Ascoli e per questo chiamato Cardinal d'Ascoli, ad assistente del cardinale Madruzzi, presidente della Congregazione “De Auxiliis”, congregazione istituita poco tempo prima dal papa per ricomporre la controversia recentemente sorta tra Tomisti e Molinisti a proposito della natura dell’armonia tra grazia efficace e libertà umana. In tale diatriba che si trascinerà per diversi decenni si contrapponevano gesuiti molinisti e domenicani tomisti.

Il parere di Bellarmino sin dall’inizio fu che tale questione di natura dottrinale non dovesse essere risolta con un intervento autoritativo, ma lasciata ancora alla discussione tra i diversi indirizzi e che ai contendenti di entrambi i campi fosse seriamente proibito di indulgere a censure o condanne dei rispettivi avversari. La maggior parte dei teologi gesuiti di cui Bellarmino era parte erano più vicini alla tesi dei Molinisti e quindi questo suo non schierarsi poteva dar adito a ritenere più valida la tesi Tomista. Clemente VIII all’inizio era propenso ad accettare questa idea conciliante del Bellarmino, ma successivamente cambiò completamente posizione, deciso a dare una più precisa definizione dottrinale in favore della tesi tomista. La presenza di Roberto Bellarmino in tal senso, era diventata imbarazzante, ed egli probabilmente anche per tale motivo lo nominò il 18 marzo 1602 arcivescovo di Capua, sede resasi proprio allora vacante. Clemente stesso volle consacrarlo con le sue mani, un onore che abitualmente i papi concedono come segno di stima speciale; il nuovo arcivescovo partì subito per la sua sede, e si distinse degnamente nel suo ministero.

Nel marzo 1605 Clemente VIII morì e gli succedette prima Leone XI che regnò per solo ventisei giorni, e poi Paolo V. Nel primo e nel secondo conclave, ma soprattutto in quest'ultimo, il nome di Roberto Bellarmino fu spesso dinanzi alle intenzioni degli elettori, specialmente a motivo delle afflizioni subite, ma il fatto che fosse un gesuita costituì un impedimento secondo il giudizio di molti cardinali. Racconta Ludwig Von Pastor storico vaticanista che nei primi giorni del secondo conclave del 1605 un gruppo di cardinali tra i quali Baronio, Sfondrato, Aquaviva, Farnese, Sforza e Piatti si adoperarono per far eleggere il cardinale gesuita Bellarmino; ma questi era contrario tanto che saputo della sua candidatura rispose che avrebbe volentieri rinunciato anche al titolo cardinalizio; il suo appoggio durante il conclave sembra fosse rivolto verso il cardinal Baronio. L'accordo in conclave si trovò poi sul cardinale Camillo Borghese.

Il nuovo Papa Paolo V, eletto con l'accordo delle maggiori potenze cattoliche, insistette nel tenerlo con sé a Roma, e il cardinale chiese che almeno egli fosse esonerato dal ministero episcopale le cui responsabilità egli non era più in grado di adempiere. A questo punto egli fu nominato membro del Sant’Uffizio e di altre congregazioni, e successivamente consigliere principale della Santa Sede nel settore teologico della sua amministrazione. La disputa “De Auxiliis”, che alla fine Clemente non aveva avuto modo di portare a termine, fu conclusa con una decisione che ricalcava le linee dell’originaria proposta di Bellarmino.

Il 1606 segnò l’inizio della contesa tra la Santa Sede e la Repubblica di Venezia, che senza consultare il Papa e versando in cattive condizioni finanziarie, aveva abrogato la legge di esenzione del clero dalla giurisdizione civile e tolto alla Chiesa il diritto di possedere beni immobili. La disputa portò ad una guerra di libelli durante la quale le difese della parte repubblicana furono sostenute da Giovanni Marsilio e dal frate servita Paolo Sarpi, che si erano posti in netto contrasto con la Chiesa cattolica. In questa disputazione la Santa Sede fu difesa nobilmente dal cardinal Bellarmino e dal cardinal Baronio.

Contemporaneamente alle contrapposizioni della Repubblica Veneziana ci furono quelle concernenti il Giuramento inglese di lealtà. Nel 1606, in aggiunta alle vessazioni già imposte ai cattolici inglesi dai monarchi inglesi, fu chiesto, sotto pena di prœmunire, di prestare un giuramento di fedeltà abilmente formulato con tale astuzia che un cattolico, nel rifiutarlo, sarebbe potuto apparire come un cittadino che si sottraeva ai suoi doveri civili e quindi perseguibile, mentre, se lo avesse effettuato, avrebbe non solo rifiutato ma persino condannato come empio ed eretico l’insegnamento sul potere di deporre, ossia, del potere di deporre un sovrano che, giustamente o erroneamente, la Santa Sede aveva rivendicato ed esercitato per secoli con la piena approvazione della cristianità, e che, anche in quel periodo, la stragrande maggioranza dei teologi continuava a sostenere. Poiché la Santa Sede aveva proibito ai cattolici di prestare questo giuramento, il re inglese Giacomo I d'Inghilterra, divenuto re dopo la morte di Elisabetta I ed essendo re di Scozia, di fede protestante, scrisse la difesa di tal giuramento in un libro intitolato Tripoli nodo triplex cuneus; Bellarmino replicò al monarca con il suo Responsio Matthei Torti. Altri trattati seguirono dall’uno e dall’altro campo, e, risultato di uno di essi, fu lo scritto a confutazione del potere di deporre i sovrani da parte di William Barclay, famoso giurista scozzese, residente in Francia; al quale si contrappose la replica del Bellarmino. Le confutazioni del giurista scozzese furono poi utilizzate dal Parlamento parigino, di orientamento regalista. La conseguenza fu che, a seguito della dottrina della via media del potere indiretto di deporre i sovrani, il Bellarmino fu condannato nel 1590 come troppo incline alle posizioni regaliste e nel 1605 come eccessivamente papalista.

Il caso Giordano Bruno

L'istruzione di questo processo coinvolse anche Bellarmino che era consultore del Sant'Uffizio e lo portò ad avere alcuni colloqui con l'inquisito durante sette anni dal 1593 al 1600. Il processo si protraeva per il fatto che le ammissioni di eresia che l'imputato ammetteva durante i venti interrogatori a cui fu sottoposto, ed alcuni anche mediante la tortura, erano successivamente smentite davanti alla corte del Tribunale dell'Inquisizione. Bellarmino non partecipò mai personalmente alle sedute degli interrogatori nei quali si poteva attuare la tortura. Per ordine del Papa Clemente VIII, il 20 gennaio 1600, il tribunale dell’Inquisizione pronunciò il verdetto di condonna al rogo.

Il caso Galileo Galilei

Bellarmino non visse fino all'epilogo del processo e alla condanna a Galileo Galilei, ma nel 1615 egli prese parte alla prima fase. Il cardinale fece parte della commissione vaticana che ammonì Galileo dal continuare ad insegnare la teoria eliocentrica nel 1616 e fu proprio lui a comunicargli l'ammonizione che conteneva con una lettera rimasta famosa.

In precedenza aveva sempre mostrato interesse nelle scoperte dello scienziato e si era trattenuto in amichevole corrispondenza con lui. Aveva pure assunto, come testimoniato dalle sue lettere all'amico di Galileo, Paolo Antonio Foscarini, un atteggiamento aperto verso le teorie scientifiche, ammonendolo, tuttavia, di non cercare una dimostrazione della loro esattezza limitandosi a porle come ipotesi.

La morte ed il culto

Negli ultimi anni Roberto Bellarmino continuò il suo austero modo di vivere, dedicando molto del suo tempo alla preghiera e ai digiuni, nonostante la sua salute piuttosto precaria. Continuò a fare molte elemosine ai poveri, ai quali lasciò praticamente tutti i suoi averi; contribuì a far ottenere l'approvazione del papa alla fondazione del nuovo Ordine della Visitazione di San Francesco di Sales; inoltre portò a termine la stesura di un "grande catechismo" ed di un "piccolo catechismo", quest'ultimo in particolare ebbe notevole successo e fu ampiamente utilizzato fino a tutto il XIX secolo; infine compose un piccolo e anch'esso famoso testo "De arte bene moriendi" oltre che una sua "Autobiografia".

Egli visse ancora per assistere ad un altro conclave, quello che elesse Gregorio XV nel febbraio 1621. La sua salute stava rapidamente declinando e nell’estate dello stesso anno gli fu permesso di ritirarsi a Sant’Andrea al Quirinale sede del noviziato dei gesuiti, per prepararsi al trapasso. Qui spirò la mattina del 17 settembre 1621. Alla sua morte il suo corpo fu deposto nella cripta della casa professa e dopo circa un anno fu posto nel sepolcro che aveva ospitato il corpo di Sant'Ignazio di Loyola.

Poco dopo la sua morte la Compagnia di Gesù ne propose la causa di beatificazione che ebbe effettivamente inizio nel 1627 durante il pontificato di Urbano VIII, quando gli fu conferito il titolo di venerabile. Tuttavia un ostacolo di natura tecnica, proveniente dalla legislazione generale sulle beatificazioni, emanata da Urbano VIII, comportò una dilazione. Poi l'iter si arenò e anche se la causa fu reintrodotta in numerose occasioni negli anni 1675, 1714, 1752, 1832, e nonostante ad ogni ripresa la grande maggioranza dei voti fosse favorevole alla sua beatificazione, l'esito positivo arrivò solamente dopo molti anni. Il motivo fu in parte legato al carattere influente di alcuni prelati che espressero parere negativo, come il cardinale e santo Gregorio Barbarigo, il cardinale domenicano e tomista Girolamo Casanate, il famoso cardinale Decio Azzolino juniore nel 1675, il potente cardinale Domenico Passionei nel 1752, quest'ultimo in particolare in frequente contrasto con i gesuiti e vicino alle tesi gianseniste opposte alla tesi molinista della grazia efficace. Inoltre secondo molti, la causa principale fu il parere circa l'opportunità politica internazionale, dal momento che il nome del cardinale Bellarmino era strettamente associato ad una visione dell’autorità pontificia in netto contrasto con i politici regalisti della corte di Francia dei secoli XVIII e XIX. A tal proposito basti la citazione di Papa Benedetto XIV che scrisse al cardinale de Tencin:

     « Noi abbiamo confidenzialmente detto al Generale dei Gesuiti che il ritardo della causa è motivato non da materie di poco conto attribuite a suo carico dal cardinale Passionei, ma dalle infelici circostanze dei tempi »

(Études Religieuses, 15 aprile 1896).)

Roberto Bellarmino è stato beatificato il 13 maggio 1923 durante il pontificato di Pio XI e fu canonizzato il 29 giugno 1930. Più breve è stato quindi il processo di canonizzazione e rapida la nomina a Dottore della Chiesa conferitagli il 17 settembre 1931 sempre da parte di Pio XI.

È ricordato il 17 settembre e in passato il 13 maggio; è santo patrono dei catechisti, degli avvocati canonisti, della città di Cincinnati negli USA.

Dal 21 giugno 1923 il suo corpo è venerato dai fedeli nella terza cappella di destra della chiesa di Sant'Ignazio di Loyola a Roma, chiesa del Collegio Romano che conserva le reliquie di altri santi gesuiti tra cui San Luigi Gonzaga. Le ossa del suo scheletro sono state ricomposte ed unite con fili d'argento e rivestite con l'abito cardinalizio mentre il volto e le mani sono state ricoperte d'argento; così appare sotto l'altare a lui dedicato.

Alcuni fedeli a lui devoti usano fare questa preghiera: "O Dio, che per il rinnovamento spirituale della Chiesa ci hai dato in San Roberto Bellarmino vescovo un grande maestro e modello di virtù cristiana, fa' che per sua intercessione possiamo conservare sempre l'integrità di quella fede a cui egli dedicò tutta la sua vita".

A lui è intitolato il "Collegio San Roberto Bellarmino" sito nel Palazzo Borromeo a Roma in via del Seminario, di antica storia e appartenente ai gesuiti. Qui attualmente risiedono gli studenti che frequentano la Pontificia Università Gregoriana.

Fonte: www.sanrobertobellarmino.it




Proseguendo nelle sue catechesi sui santi vissuti nel XVI secolo, «al tempo della dolorosa scissione della cristianità occidentale, quando una grave crisi politica e religiosa provocò il distacco di intere Nazioni dalla Sede Apostolica» con la frattura protestante, Benedetto XVI ha presentato nell'udienza del 23 febbraio la figura del grande teologo e apologeta san Roberto Bellarmino (1542-1621).

Pochi ricordano - a causa della sua lunga permanenza a Roma - che il santo era nato a Montepulciano ed era nipote, per parte di madre, del Papa Marcello II (1501-1555). Gesuita formatosi a Roma, Padova e Lovanio, fu dapprima professore in quest'ultima università prima di essere chiamato a Roma per tenere un corso di apologetica da cui nacquero, ricorda Benedetto XVI, le «Controversiae», «opera divenuta subito celebre per la chiarezza e la ricchezza di contenuti e per il taglio prevalentemente storico».

L'interesse per l'apologetica non era casuale. «Si era concluso da poco il Concilio di Trento e per la Chiesa Cattolica era necessario rinsaldare e confermare la propria identità anche rispetto alla Riforma protestante». Con Bellarmino l'apologetica acquistò, o meglio riacquistò, dignità di disciplina universitaria, ma il santo sapeva che doveva rivolgersi anche alle persone più semplici: agli anni 1597 – 1598 «risale il suo catechismo, "Dottrina cristiana breve", che fu il suo lavoro più popolare».

A riprova dell'importanza che la Chiesa dell'epoca attribuiva all'apologetica, nel 1599 fu creato cardinale e nominato arcivescovo di Capua. Mantenne la sede diocesana, dove peraltro si distinse per il grande zelo, per soli tre anni. Roma aveva bisogno di lui come guida teologica della Curia e della Chiesa, ruolo incontrastato che svolse per quasi vent'anni, occupando insieme molti e prestigiosi incarichi vaticani.

L'apologetica, ha spiegato il Papa, deve fare fronte in ogni tempo a nuove sfide, ma alcune rimangono sempre uguali. Per questo, gli insegnamenti apologetici di Bellarmino non sono affatto passati di moda. «Le sue "Controversiae" costituirono un punto di riferimento, ancora valido, per l’ecclesiologia cattolica sulle questioni circa la Rivelazione, la natura della Chiesa, i Sacramenti e l’antropologia teologica. In esse appare accentuato l’aspetto istituzionale della Chiesa, a motivo degli errori che allora circolavano su tali questioni. Tuttavia Bellarmino chiarì anche gli aspetti invisibili della Chiesa come Corpo Mistico e li illustrò con l’analogia del corpo e dell’anima, al fine di descrivere il rapporto tra le ricchezze interiori della Chiesa e gli aspetti esteriori che la rendono percepibile. In questa monumentale opera, che tenta di sistematizzare le varie controversie teologiche dell’epoca, egli evita ogni taglio polemico e aggressivo nei confronti delle idee della Riforma, ma utilizzando gli argomenti della ragione e della Tradizione della Chiesa, illustra in modo chiaro ed efficace la dottrina cattolica».

L'apologetica, però, ha bisogno anzitutto di un metodo. La più importante eredità del santo, ha detto il Papa, «sta nel modo in cui concepì il suo lavoro. I gravosi uffici di governo non gli impedirono, infatti, di tendere quotidianamente verso la santità con la fedeltà alle esigenze del proprio stato di religioso, sacerdote e vescovo. Da questa fedeltà discende il suo impegno nella predicazione. Essendo, come sacerdote e vescovo, innanzitutto un pastore d’anime, sentì il dovere di predicare assiduamente. Sono centinaia i sermones – le omelie – tenuti nelle Fiandre, a Roma, a Napoli e a Capua in occasione delle celebrazioni liturgiche. Non meno abbondanti sono le sue expositiones e le explanationes ai parroci, alle religiose, agli studenti del Collegio Romano, che hanno spesso per oggetto la sacra Scrittura, specialmente le Lettere di san Paolo. La sua predicazione e le sue catechesi presentano quel medesimo carattere di essenzialità che aveva appreso dall’educazione ignaziana, tutta rivolta a concentrare le forze dell’anima sul Signore Gesù intensamente conosciuto, amato e imitato».

L'apologeta può talora dover adottare toni forti, ma l'essenziale è che la sua opera sia animata dalla vita interiore e dalla preghiera. Il santo offre dunque anche «un modello di preghiera, anima di ogni attività». Il Pontefice ha richiamato un'opera non molto conosciuta di Bellarmino, «De ascensione mentis in Deum »- «Elevazione della mente a Dio» -, dove leggiamo: «O anima, il tuo esemplare è Dio, bellezza infinita, luce senza ombre, splendore che supera quello della luna e del sole. Alza gli occhi a Dio nel quale si trovano gli archetipi di tutte le cose, e dal quale, come da una fonte di infinita fecondità, deriva questa varietà quasi infinita delle cose. Pertanto devi concludere: chi trova Dio trova ogni cosa, chi perde Dio perde ogni cosa».

«In questo testo - commenta Benedetto XVI - si sente l’eco della celebre contemplatio ad amorem obtineundum – contemplazione per ottenere l’amore - degli Esercizi spirituali di sant’Ignazio di Loyola [1491-1556]. Il Bellarmino, che vive nella fastosa e spesso malsana società dell’ultimo Cinquecento e del primo Seicento, da questa contemplazione ricava applicazioni pratiche e vi proietta la situazione della Chiesa del suo tempo con vivace afflato pastorale».

L'eco degli «Esercizi» ignaziani, aggiunge il Papa, si ritrova in altre importanti opere spirituali del santo. «Nel libro "De arte bene moriendi" – l’arte di morire bene - ad esempio, indica come norma sicura del buon vivere, e anche del buon morire, il meditare spesso e seriamente che si dovrà rendere conto a Dio delle proprie azioni e del proprio modo di vivere, e cercare di non accumulare ricchezze in questa terra, ma di vivere semplicemente e con carità in modo da accumulare beni in Cielo. Nel libro "De gemitu columbae" - Il gemito della colomba, dove la colomba rappresenta la Chiesa - richiama con forza clero e fedeli tutti ad una riforma personale e concreta della propria vita seguendo quello che insegnano la Scrittura e i Santi». A chi parla di riforme, Bellarmino «insegna con grande chiarezza e con l’esempio della propria vita che non può esserci vera riforma della Chiesa se prima non c’è la nostra personale riforma e la conversione del nostro cuore».

Non si potrebbe insistere troppo, sottolinea il Papa, sull'importanza degli «Esercizi» ignaziani per l'apologetica. «Agli Esercizi spirituali di sant’Ignazio, il Bellarmino attingeva consigli per comunicare in modo profondo, anche ai più semplici, le bellezze dei misteri della fede. Egli scrive: “Se hai saggezza, comprendi che sei creato per la gloria di Dio e per la tua eterna salvezza. Questo è il tuo fine, questo il centro della tua anima, questo il tesoro del tuo cuore. Perciò stima vero bene per te ciò che ti conduce al tuo fine, vero male ciò che te lo fa mancare. Avvenimenti prosperi o avversi, ricchezze e povertà, salute e malattia, onori e oltraggi, vita e morte, il sapiente non deve né cercarli, né fuggirli per se stesso. Ma sono buoni e desiderabili solo se contribuiscono alla gloria di Dio e alla tua felicità eterna, sono cattivi e da fuggire se la ostacolano” (De ascensione mentis in Deum, grad. 1)».

Cose d'altri tempi? No, assicura Benedetto XVI. «Queste, ovviamente, non sono parole passate di moda, ma parole da meditare a lungo oggi da noi per orientare il nostro cammino su questa terra. Ci ricordano che il fine della nostra vita è il Signore, il Dio che si è rivelato in Gesù Cristo, nel quale Egli continua a chiamarci e a prometterci la comunione con Lui. Ci ricordano l’importanza di confidare nel Signore, di spenderci in una vita fedele al Vangelo, di accettare e illuminare con la fede e con la preghiera ogni circostanza e ogni azione della nostra vita, sempre protesi all’unione con Lui». Nulla di diverso è la vera apologetica.

Autore: Massimo Introvigne

Fonte:
www.labussolaquotidiana.it



Robert Bellarmin, ÉCHELLE DU CIEL : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/bellarmin/bellarminechel.htm