Saint Antoine Daveluy
Avec 103 autres martyrs
coréens (+ 1866)
Voir Corée, implantation
de l'Eglise sur le site Internet des Missions Etrangères de Paris.
"En 1866, après
avoir vainement tenté de rencontrer le régent Térrongum, Mgr Daveluy, 43 ans,
missionnaire originaire d'Amiens, retourne en province. Le 11 mars,
dénoncé par un renégat nommé Yi Soni, il fut arrêté par la police avec le père Huin, 30
ans, de Langres, le père
Aumaître, 25 ans, d'Angoulême, et deux laïcs coréens: Luc Hwang, 55
ans, de Suwon. Tous furent emprisonnés à Séoul et cruellement torturés. Quatre
jours plus tard, ils furent condamnés à mort. Pour ne pas nuire à la
préparation du mariage du roi Kojong, le gouvernement décida de les exécuter
loin de la capitale, à Poryong. Ils quittèrent Séoul le 28 et, parvenus à
Onyang, dînèrent puis adressèrent une homélie aux chrétiens du village et aux
policiers, exaltant leur mort glorieuse. Le 30 mars, ils furent décapités à
Kalmèmot, face à la mer."
"Saint Antoine
Daveluy et la Corée. Membre des Missions Etrangères de Paris, Antoine Daveluy,
baptisé à l’église Saint Germain livra sa vie un vendredi saint dans la
fidélité à son seul Seigneur Jésus-Christ. Par lui, nos liens avec la Corée se
développent. Nous avons accueilli tout récemment deux nouveaux prêtres de
Corée."
"Saint Antoine
Daveluy, picard de notre terre. En ce XIXe siècle, époque de nombreux élans
missionnaires, il partit aux confins du monde, au pays du matin calme pour
soutenir les premiers chrétiens de Corée. Le 30 mars 1866, vendredi saint de
cette année-là, il fut décapité. Son martyre est toujours semence d’évangile
pour notre Église."
"Parmi tous les
missionnaires qui sont partis en Orient, nous gardons en mémoire Mgr. Antoine
Daveluy. Picard, il partit au XIXe siècle en Corée. Il livra sa vie pour son
Seigneur et pour le peuple de Corée. Lors de notre pèlerinage diocésain en
Corée, nous nous sommes rendus sur le lieu de son exécution. Notre célébration
avec l’Eglise locale fut d’une rare intensité et exprima une profonde communion
ecclésiale."
"Saint Antoine
Daveluy est plus proche de nous puisqu'il fut martyrisé le 30 mars 1866 en
Corée. Antoine Daveluy est né à Amiens en 1818 et fut ordonné prêtre en 1841.
Il entre aux Missions Etrangères de Paris, puis est envoyé en Corée. Evêque en
1857, il livra sa vie le Vendredi Saint. Nos liens avec les Eglises de Corée se
sont développés en mémoire de Saint Antoine Daveluy. Par delà les frontières,
nous tissons des liens entre diocèses en mémoire de Saint Antoine
Daveluy."
(extraits d'homélies de
Mgr Bouilleret)
Canonisé par
Jean-Paul II le 6 mai 1984 à Séoul (Corée) avec 103
Martyrs Coréens (peinture - site du Vatican - en italien)
dont saint
André Kim.
À Su-Ryong en Corée, l’an
1866, les saints martyrs Antoine Daveluy, évêque, Pierre Aumaître, Martin-Luc
Huin, prêtres, Joseph Chang Chu-gi, catéchistes, et Luc Hwang Sok-tu, qui
furent décapités pour la foi au Christ. Saint Thomas Son Cha-son, fut étranglé
dans la prison de Kang Tijou. (martyrologe romain - 30 mars)
Martyrologe romain
"Pour nous, vous le
savez, quelques jours de souffrance sauraient bien compenser le bonheur de
confesser le nom de Jésus-Christ. Puisque je n’ai pas l’ombre d’un souci, pas
d’ennuis, pas de découragement, je suis toujours calme, gai, content et
heureux." Lettre de saint Antoine Daveluy
SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/10052/Saint-Antoine-Daveluy.html
Saint Antoine
Daveluy, évêque, et ses compagnons, martyrs
En 1866, après avoir
vainement tenté de rencontrer le régent coréen Térrongum, Mgr Daveluy, 43 ans,
missionnaire originaire d'Amiens, retourne en province. Le 11 mars, dénoncé par
un renégat, il fut arrêté par la police avec deux autres missionnaires et deux
laïcs coréens. Tous furent emprisonnés à Séoul et cruellement torturés. Quatre
jours plus tard, ils furent condamnés à mort. Pour ne pas nuire à la
préparation du mariage du roi Kojong, le gouvernement décida de les exécuter
loin de la capitale, à Poryong. Ils quittèrent Séoul le 28 et, parvenus à
Onyang, adressèrent une homélie aux chrétiens du village et aux policiers,
exaltant leur mort glorieuse. Le 30 mars, ils furent décapités à Kalmèmot, face
à la mer.
Saint Antoine Daveluy
1818 – 1866
Mgr Marie Nicolas Antoine
Daveluy, originaire d’Amiens, Missionnaire Apostolique de la Congrégation des
Missions Etrangères, martyrisé en Corée en 1866 et canonisé en 1984 par le Pape
Jean-Paul II, fut un ardent membre de l’Archiconfrérie, d’abord durant son
séminaire, ensuite devenu vicaire dans la paroisse de Roye, près
d’Amiens. Il reçut en 1843 des mains de l’Abbé Desgenettes, les papiers
d’affiliation à l’Archiconfrérie pour l’établir à Roye ; enfin il semble
l’avoir établie en Corée entre 1846 et 1866.
Il existe une petite
chapelle érigée à l’endroit où Mgr Daveluy fut pris pour être emmené et
martyrisé, où l’on projette d’installer une statue de Notre-Dame des Victoires.
On trouve encore une
dévotion à Notre-Dame des Victoires en Corée du Sud, à la paroisse des Martyrs
St Louis Beaulieu et St Henri Dorée, à Ha-ou-kyon (affiliée à l’Archiconfrérie
en 1989) et à Sung Nam (à la Mission Catholique).
Les grandes dates de sa
vie :
(Répertoire des Membres
de la Société des Missions Etrangères)
« Marie Nicolas Daveluy,
naquit le 16 mars 1818 à Amiens (Somme), fut ordonné prêtre le 18 décembre
1841, entra au Séminaire des Missions Etrangères le 4 octobre 1843. Il en
partit le 6 février 1844.
Arrivé en Corée, il alla
étudier la langue dans une petite chrétienté et dès janvier 1846, commença ses
courses apostoliques. Deux ans plus tard, il eut la direction du
séminaire. Mgr Berneux le choisit en 1857 pour coadjuteur et le sacra
à Séoul évêque d’Acônes. En 1861, il était dans la province de Kyeng-syang, et
il y avait déterminé d’assez nombreuses conversions. Au début de 1865, il
travailla dans le Haut Naihpo ; au printemps de 1866, il était à Keutori
lorsque la persécution devint plus violente. Dénoncé par des traîtres, il fut
arrêté avec ses confrères Huin et Aumaître. Ils furent ensuite
conduits à Séoul et jetés en prison. Condamnés à mort, ils furent décapités le
30 mars 1866 à Syou-yeng, semble-t-il. Mgr Daveluy a été canonisé le
6 mai 1984. »
1866 – Année de son
martyre :
Archives des Missions
Etrangères
« En 1866, après avoir
vainement tenté de rencontrer le régent Terrongum, Mgr Daveluy, 43 ans,
missionnaire originaire d’Amiens, retourne en province. Le 11 mars, dénoncé par
un renégat nommé Yi Soni, il fut arrêt par la police avec le père Huin,
30 ans, de Langres, le père Aumaître, 25 ans, d’Angoulême, et deux
laïcs coréens : Luc Hwang, 55 ans, de Suwon. Tous furent
emprisonnés à Séoul et cruellement torturés.
Quatre jours plus tard,
ils furent condamnés à mort. Pour ne pas nuire à la préparation du mariage du
roi Kojong, le gouvernement décida de les exécuter loin de la capitale, à
Poryong. Ils quittèrent Séoul le 28 et, parvenus à Onyang, dînèrent puis
adressèrent une homélie aux chrétiens du village et aux policiers, exaltant
leur mort glorieuse. Le 30 mars, ils furent décapités face à la mer. »
Mgr Daveluy fut canonisé
par Jean-Paul II le 6 mai 1984 à Séoul (Corée) avec 103 martyrs coréens
dont saint André Kim. »
Son corps repose
aujourd’hui en la cathédrale de Séoul.
Souvenirs de famille :
(selon les propos de Mlle
Thérèse de Brandt sa petite nièce – Annales des Missions Etrangères)
« M. et Mme Isidore
Daveluy, parents de Mgr Daveluy, donnaient l’exemple de toutes les vertus
chrétiennes, s’occupant non seulement de leur nombreuse famille de 14 enfants
mais encore des oeuvres établies dans la ville d’Amiens.
La journée commençait par
la prière et la méditation puis ensuite la famille se rendait à l’église
paroissiale de Saint-Leu pour assister à la messe où M. Daveluy était montré en
exemple pour son profond respect observé dans un lieu saint. Après le travail,
la journée s’achevait de même par la prière en commun qui réunisssait au pied
du Crucifix parents, enfants et domestiques. »
De cette union des époux
Daveluy naquirent sept fils et sept filles dont ils donnèrent à l’Eglise trois
religieuses, un chanoine, archiprêtre de la Cathédrale d’Amiens et le saint
évêque Antoine Daveluy, coadjuteur et martyr en Corée.
« Mgr Daveluy célébra sa
première messe le 29 décembre 1841 en l’église Saint-Leu, d’Amiens, sa
paroisse. Une foule immense y assistait avide de recevoir, selon l’usage,
l’imposition des mains. Une femme, pauvre des biens de la terre, mais riche de
foi et de confiance en Dieu, sollicita l’autorisation de présenter le premier à
cette célémonie son enfant âgé de trois ans qui ne marchait pas encore. Sa demande
fut accordée, et aussitôt après, l’enfant marcha, au grand étonnement des
médecins et des personnes qui le croyaient infirme pour la vie.
Pendant la guerre, un
homme est venu trouver la soeur de Mgr Daveluy, religieuse de Louvencourt, pour
lui dire que lui aussi avait été l’objet d’une pareille faveur lorsqu’il était
enfant.
Avant de partir pour les
missions Mgr Daveluy alla faire ses adieux à sa famille réunie dans la maison
de campagne à Bergicourt près de Poix. Ce fut la plus poignante, la plus
douloureuse des séparations : un père, une mère, des frères, des soeurs. Arrivé
pour le trentième anniversaire du mariage de ses parents, toute sa famille
assista à la messe qu’il célébra, jusqu’au petit Marie (14ème enfant de M. et
Mme Daveluy), âgé de 18 mois qui avait été baptisé par ce frère aîné. »
En 1843, l’abbé Daveluy
avait dit à des religieuses qui frémissaient à la pensée des tortures auxquelles
son départ pourrait l’exposer bientôt : « Est-ce que si vous
appreniez que j’ai confessé la foi jusqu’à la mort, vous n’auriez pas le
courage de chanter le Te Deum ? Dans ma famille, j’en suis sûr, on le
chanterait ».
« Or, lorsque son vieux
père apprit le martyre de Mgr Daveluy, il resta de longues heures absorbé dans
un chagrin et un silence profonds. Il aimait tant ce fils aîné ! Le lendemain
matin, se rendant à l’église pour entendre la messe, il eut le courage de
demander au Prêtre de la célébrer en actions de grâces, puis à ses filles
religieuses, il dit tout ému : « Je dis le Te Deum pour remercier
Dieu de la grande grâce qu’il a faite à votre frère, je devrais le chanter,
mais je ne m’en sens pas la force ». A Mgr Boudinet, alors évêque
d’Amiens, il dit en repoussant ses consolations pour n’accepter que ses
félicitations : « Qu’ai-je donc fait à Dieu pour être le père de
trois religieuses et de deux prêtres, dont un, évêque et martyr ? »
Dieu rappela à Lui M.
Daveluy le 29 mars 1870 à 8 heures du soir. En Corée, on se trouvait au 30
mars, cinq heures du matin. « Seigneur, avait-il dit dans ses
prières, j’ai vécu les années de mon Père ; vous qui avez été si bon pour moi,
faites-moi la grâce de quitter ce monde le jour du martyre de mon fils. » »
Basilique du Vatican – 14
octobre 1984
(Extrait de l’homélie de
Jean-Paul II lors d’une concélébration pour les martyrs de Corée)
« L’évangile
d’aujourd’hui nous parle des serviteurs que le roi envoya pour appeler les
invités aux noces de son Fils: “Allez aux croisées des chemins: tous ceux
que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce” (Matth. 22, 9)
Beaucoup de fils et
filles de France ont accompli un grand service missionnaire à l’égard de la
jeune Eglise de Corée.
En effet, le Pape
Grégoire XVI, ayant reçu une lettre de la communauté de laïcs qui demandait
l’envoi de prêtres, s’adressa en 1827 à la Société des Missions étrangères de
Paris, qui connaissait un moment de forte expansion missionnaire, en lui
proposant de répondre à la demande. Parmi les volontaires qui se présentèrent,
il y eut le premier évêque désigné par le Saint-Siège comme Vicaire Apostolique
pour la terre de Corée, Mgr Barthélemy Bruguière. Mais il mourut avant de
rejoindre son lieu de destination.
Par contre le martyre
attendait les Français courageux qui dès l’année suivante, en 1836 commencèrent
leur activité en Corée: Pierre Maubant et Jacques Chastan.
Et de même furent martyrisés le second Vicaire Apostolique, Mgr Laurent
Imbert, arrivé en 1837, puis Mgr Siméon Berneux, Mgr Antoine Daveluy,
et d’autres héros français, dont nous avons inscrit les noms, comme vous le
savez, “dans le livre de la vie” (Phil. 4, 3; Apoc. 3, 5; 13, 8; 21, 27).
Ces Martyrs missionnaires
ont fraternisé avec ceux de Corée dans un unique témoignage de foi qui montre à
quel point la charité a une valeur qui ne connaît pas les barrières ou les
limites de la nationalité ou de la culture. Celui qui aime vraiment sa patrie
ne peut considérer comme un “étranger” le chrétien d’un autre pays. Et de même
tout vrai chrétien considère d’une certaine façon comme ses compatriotes les
hommes des autres pays. De même que les missionnaires français surent
reconnaître des frères dans les Coréens, de même les Coréens surent reconnaître
des frères dans les Français. La meilleure façon d’aimer sa propre patrie et de
respecter celle des autres tient justement dans le partage de cet esprit de
“catholicité”, c’est-à-dire d’authentique universalité, de cet amour pour
l’homme enseigné par l’Evangile et qui est un don de Dieu à l’humanité entière.
C’est pourquoi l’Evangile
est ouvert à toute forme de culture: il féconde de l’intérieur les qualités
spirituelles et les dons qui sont propres aux diverses cultures (Gaudium et
Spes, 53). »
SOURCE : http://www.notredamedesvictoires.com/saint-antoine-daveluy/
Marie-Nicolas-Antoine DAVELUY
[487]. DAVELUY, Marie-Nicolas-Antoine, coadjuteur et vicaire apostolique en Corée, martyr. Né le 16 mars 1818 dans la paroisse Saint-Leu, à Amiens (Somme), fit ses études au Blamont, qui était une succursale de Saint-Acheul, au petit séminaire de Saint-Riquier, aux séminaires d'Issy et de Saint-Sulpice à Paris. Ordonné prêtre le 18 décembre 1841, il fut vicaire à Roye pendant un peu plus d'une année et demie.
Sa santé, jusque-là plutôt faible, s'étant améliorée, il réalisa le désir qu'il nourrissait depuis plusieurs années, et entra au Séminaire des M.-E. le 4 octobre 1843. Il en partit le 6 février 1844 avec sa destination pour les îles Riu-kiu (Japon) ; mais, pendant qu'il attendait à Macao l'occasion de s'y rendre, le nouveau vicaire apostolique de la Corée, Mgr Ferréol, de passage à Chang-haï, le demanda à M. Libois qui le lui accorda. En 1845, tous les deux s'embarquèrent pour la Corée, et, malgré une forte tempête, réussirent à aborder le 12 octobre près du port de Kang-kien-in.
Daveluy alla étudier la langue dans une petite chrétienté, et, dès janvier 1846, commença ses courses apostoliques, qu'une persécution contraria pendant l'été. Deux ans plus tard, il eut la direction du séminaire. Il reprit ensuite l'administration d'un district ; tout en la faisant, il prépara avec un soin scrupuleux un dictionnaire chinois-coréen-français, traduisit plusieurs ouvrages coréens d'histoire et de chronologie, et révisa les livres de religion destinés aux néophytes. En vertu d'un bref du 13 novembre 1855, Mgr Berneux le choisit en 1857 pour coadjuteur avec future succession, et le 25 mars il le sacra à Séoul évêque d'Acônes. Après le synode qui suivit cette cérémonie et fut le premier de la mission, il regagna son poste et reprit ses travaux.
En 1859, il acheva différents ouvrages pour l'instruction des chrétiens ; il compléta les annales des premiers martyrs du pays, et rédigea des notes biographiques sur la plupart des confesseurs coréens. La même année, il entreprit un voyage de trois mois pour rechercher et interroger les témoins encore vivants de la persécution de 1801 ; en octobre 1862, il envoya au Séminaire des M.-E. ses travaux sur l'histoire de la mission. C'est grâce à ces documents, souvent reproduits littéralement, que M. Dallet a écrit l'Histoire de l'Eglise de Corée qui, en bonne justice, doit en très grande partie, sauf l'introduction, être attribuée à Daveluy.
En 1861, il était dans la province de Kyeng-syang, et, malgré l'hostilité des païens, il y avait déterminé d'assez nombreuses conversions. A cette époque, par suite d'une entente entre l'évêque et les missionnaires, les districts assignés aux ouvriers apostoliques ne portaient ni le nom des provinces, ni celui des chrétientés ; on avait donné à chacun un nom des fêtes de la Sainte Vierge. Voici, à ce sujet, les renseignements que nous avons pu obtenir :
Dans la province de Kyeng-keui :
Séoul, district de l'Immaculée-Conception ;
Houg-tjyou (Haut Nai-hpo), district de la Nativité.
Dans la province de Tchyoung-tchyeng :
Partie ouest (Bas Nai-hpo), district de la Visitation ;
Partie nord-est, district de la Présentation.
Centre (Kong-tjyou et environs), district de l'Annonciation ;
Dans la province de Kyeng-syang :
Partie nord-ouest (peut-être), district de l'Assomption ;
Partie ouest (peut-être), district de la Purification.
Au début de 1865, Daveluy travailla dans le Haut Nai-hpo ; au printemps de 1866, il était à Keu-to-ri, lorsque la persécution devint violente ; en vain essaya-t-il de fuir dans une barque, un vent contraire l'en empêcha.
Dénoncé par des traîtres, il fut arrêté par des satellites, et pressé par eux d'indiquer la retraite des missionnaires qu'on leur avait ordonné de saisir. Le prélat avait pour voisin un jeune prêtre, M.-L. Huin. Convaincu qu'il n'existait pour celui-ci aucune chance de fuite, craignant en laissant les recherches se prolonger de compromettre un plus grand nombre de chrétiens, il fit dire au missionnaire de venir le rejoindre ; Huin obéit immédiatement. Un autre missionnaire, Aumaître, informé des événements, alla retrouver les captifs. Les trois apôtres furent conduits à Séoul et jetés en prison.
Pendant cette incarcération, le vicaire apostolique, Berneux, qui lui aussi avait été arrêté, fut condamné, et décapité le 8 mars. De ce fait, Daveluy devenait vicaire apostolique de la Corée.
Lorsqu'il comparut devant ses juges, il put, grâce à sa connaissance approfondie de la langue coréenne, faire plusieurs longues apologies du christianisme. Pour cette raison peut-être, mais surtout à cause de sa dignité de grand-maître de la religion, il eut à souffrir plus fréquemment et plus rudement que ses compagnons la bastonnade sur les jambes, les coups de planche, et la poncture avec les bâtons aiguisés. Enfin, le tribunal porta contre les trois prisonniers une sentence de mort.
Mais le roi était alors malade, et des sorciers nombreux, réunis au palais, faisaient pour le guérir des cérémonies superstitieuses ; de plus, il devait bientôt célébrer son mariage. On craignit que le supplice des Européens ne nuisît à l'effet des sortilèges, et qu'une effusion de sang humain dans la capitale ne fût d'un fâcheux augure pour les noces royales. C'est pourquoi, le régent prescrivit d'aller décapiter les condamnés dans la presqu'île de Syou-yeng, à vingt-cinq lieues au sud de Séoul.
L'évêque et ses prêtres furent conduits à cheval à l'endroit désigné. Leur cur surabondait de joie, et, au grand étonnement des satellites et des curieux, ils adressaient à Dieu de ferventes actions de grâces, en chantant des psaumes et des cantiques. Le Jeudi-Saint, 29 mars, ils étaient arrivés assez près de Syou-yeng. Mgr Daveluy entendit les satellites qui, causant entre eux, se promettaient de retarder l'immolation des confesseurs, pour aller les montrer à la ville voisine. Alors, touché d'un vif désir de mourir le jour anniversaire de la mort du Sauveur, il les interrompit : \ Non, s'écria-t-il, ce que vous dites-là est impossible. Vous irez demain, droit au lieu de l'exécution, car c'est demain que nous devons mourir ". Le prisonnier fut obéi, et le lendemain, Vendredi-Saint, 30 mars 1866, lui et ses compagnons parvinrent à Syou-yeng.
Le mandarin qui présidait à leur supplice enjoignit aux martyrs de se prosterner devant lui. C'est l'usage, en Corée, que les condamnés saluent ceux qui les font mourir. Daveluy répondit qu'il saluerait à la manière française, et il refusa de se mettre à genoux. Une poussée brutale le jeta la face contre terre. Un autre incident horrible marqua la mort du saint évêque, qui fut décapité le premier. L'exécuteur n'avait pas fixé le prix de sa sanglante besogne. Après avoir frappé le condamné d'un premier coup de sabre qui lui entailla profondément la nuque, il s'arrêta et refusa de continuer, si on ne lui promettait une forte somme. L'avarice du mandarin résista à ces prétentions. Il fallut réunir les employés de la préfecture pour prendre une décision. La discussion dura longtemps, la victime se débattait à terre dans les convulsions de l'agonie ; enfin le marché fut conclu, et deux nouveaux coups de sabre délivrèrent l'âme du témoin de Jésus-Christ.
Les corps des martyrs, ensevelis dans le sable au lieu même de l'exécution par des païens du voisinage, furent recueillis par des chrétiens au mois de juin suivant, et inhumés dans le district de Hong-san, à 3 lieues de la côte. Transférés ailleurs par suite de circonstances diverses, ils furent exhumés au mois de mars 1882 par ordre du provicaire, M. Blanc, et au mois de novembre suivant envoyés à Nagasaki (Japon), afin d'y être à l'abri de toute profanation. On les rapporta en Corée lorsqu'il n'y eut plus à craindre de persécution, et, depuis l'année 1900, ils reposent dans la cathédrale de Séoul.
Mgr Daveluy était un travailleur opiniâtre ; il se distinguait aussi par son esprit de renoncement et de mortification, autant que par sa persévérance. Malheureusement, il était affligé du scrupule. Son important dictionnaire et la plupart des écrits qu'il n'avait pas envoyés au Séminaire des M.-E. furent détruits pendant la persécution.
Bibliographie. - Tous ces ouvrages, excepté l'avant-dernier, ont été imprimés à l'imprimerie de la mission, Séoul.
Sin myeng tcho haing (Premiers pas de la vie spirituelle. Pensez-y-bien). - 1864, 2 vol. in-8, ff. 200 ; 2e édit., 1881, 2 vol. in-8, ff. 200 : 3e édit., 1886, 2 vol. in-8, ff. 153. De nouvelles éditions ont suivi.
Hoi tjoi tjik tji (Vraie Méthode pour s'exciter à la contrition). - 1864, in-16, ff. 31 ; 2e édit., in-16, ff. 25.
Ryeng syei tai eui (Préparation au Baptême). - 1864, in-16, ff. 33 ; 2e édit., 1883, in-16, ff. 25.
Syen tchai keui ryak (Examen de conscience). - 1864, in-16, ff. xiii-51 ; 2e édit., 1882, in-16, ff. 52.
Parvum Vocabularium latino-coreanum, ad usum studiosæ juventutis coreanæ. - Imprimerie de Nazareth, Hong-kong, 1891, in-12, pp. 301.
Ouvrages probablement composés par lui :
.
Syeng kyo yo ri moun tap (Catéchisme de la doctrine chrétienne). Traduit du
chinois. [Revu par Mgr Berneux]. - 1864, in-4, ff. 66. De nombreuses éditions
subséquentes.
Htyen tjyou syeng kyo ryei kyou (Rituel de la Sainte Eglise de Dieu). - 1865, in-8, ff. 144 ; 2e édit., 1885, in-8, ff. 109. Plusieurs éditions subséquentes.
Htyen tang tjik ro (Le droit chemin du ciel). Traduit du chinois. - 1864, in-16, ff. 62 ; 2e édit., 1884, in-16, ff. iii-47.
Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1882, p. 11 ; 1892, p. 267 ; 1900, p. 58 ; 1909, p. 53. - A. P. F., xviii, 1846, p. 304 ; xix, 1847, p. 232 ; xx, 1848, Détails sur la géographie, l'histoire, la religion de Corée, p. 291 ; xxi, 1849, p. 256 ; xxv, 1853, Les catacombes coréennes, p. 427 ; xxvi, 1854, Mort de Mgr Ferréol, p. 390 ; xxviii, 1856, p. 12 ; xxxi, 1859, p. 392 ; xxxii, 1860, Mission d'un inquisiteur royal, p. 125 ; xxxiii, 1861, Trêve de persécutions, p. 45 ; xl, 1868, pp. 24, 51. - B. O. P., 1895, pp. 342 et suiv.
Le Dimanche, Amiens, 1883, 1er sem., Ses restes transportés au Japon, p. 87. - Sem. rel. Arras, 1867, Solennité à Amiens à l'occasion de son martyre, p. 294 ; Ib., p. 318. - Sem. rel. Laval, 1870-71, p. 572. - Sem. rel. Rouen, 1867, Fêtes à l'occasion de son martyre, p. 33. - Mémorial d'Amiens, 1866, Premières nouvelles de son martyre, nos des 26 août, 7 et 8 sept. ; 1867, Solennité à l'occasion de son martyre, nos des 20 fév. et 2 mars.
Le Monde, 1866, Son martyre, n° du 28 août ; 1867 (édit. semi-quot.), Solennité à l'occasion de son martyre, nos des 27 fév. et 3 mars. - Le Petit Journal, 1867, Eloge et cérémonie en son honneur, n° du 20 mars. - L'Union, 1867, Sur la traduction de la bulle Ineffabilis (Immaculée-Conception), n° du 14 fév. - Rev. du Monde cath., 1866, Nouvelles de sa mort, p. 652. - Le Nouvelliste de la Somme, 1910, Sur la lettre de l'évêque d'Amiens [Mgr Dizien] demandant communication de ses écrits, n° 4489. - Journ. asiat., 7e sér., xii, 1878, Sur la traduction de la bulle Ineffabilis, p. 236.
Hist. Egl. de Corée, i, pp. 78, 79, 185, 186 ; ii, pp. 132, 210, 255, 291 et suiv., 302, 304, 317, 330 et suiv., 336, 389, 406, 413, et suiv., 431, 444 et suiv., 455, 474, 486 et suiv., 505 et suiv., 523, 528, 536, 547 et suiv., 560, 564, 589. - Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. - Les miss. cath., p. 243. - Fleurs des Mart., Notice, p. 146. - Les miss. franç. en Corée, p. 152.
Lettre pastorale et mandement de Mgr l'évêque d'Amiens [Boudinet], à l'occasion d'une solennité en l'honneur de Mgr Daveluy. - 1867, n° 66, des Lettres et Mandements, in-8. pp. 18.
Solennité religieuse, célébrée à Amiens le 28 février 1867, en l'honneur de Mgr Daveluy, évêque in partibus d'Acônes, martyrisé en Corée le 30 mars 1866, jour du Vendredi-Saint. - Typographie Lambert-Caron, imprimeur-libraire de Mgr l'Evêque, place du Grand-Marché, Amiens, in-8, pp. 23.
Eloge de Mgr M.-N.-A. Daveluy, évêque d'Acônes coadjuteur de Corée, martyrisé
en Corée le Vendredi-Saint 1866, prononcé dans la cathédrale d'Amiens, par Mgr
Mermillod, évêque d'Hébron. - Bauchu et Cie, libraires-éditeurs, place
Bellecour, Lyon, et 20, rue Cassette, Paris, 1867, in-8, pp. vii-40.
Mgr Antoine Daveluy (d'Amiens), évêque d'Acônes, coadjuteur de Corée, décapité
pour la foi, le 30 mars 1866. Chur à 4 voix égales avec solos, exécuté au petit
séminaire de Saint-Riquier (Somme) le 30 mars 1867, devant sa statue. Poésie de
F. Canappe, élève de rhétorique. Musique de L. Petit, professeur au petit
séminaire. - Lithographie Viteux, Abbeville, in-8, pp. 4.
Actes pour l'étude de sa Cause de Béatification, voir BERNEUX.
Biographie. - Vie de Mgr Daveluy, évêque d'Acônes, vicaire apostolique de Corée, mort pour la foi le 30 mars 1866, [avec portrait], par Charles Salmon, chevalier de Saint-Grégoire le Grand, membre de la Société des Antiquaires de Picardie. - Imprimerie de la Société du Pas-de-Calais, 43, rue d'Amiens, Arras, 1883, in-8, pp. xx-647.
Id., [avec portrait]. - Bray et Retaux, 82, rue Bonaparte, Paris, 1883, 2 vol. in-12, pp. xx-323, 325.
Comp.-rend. : Le Dimanche, Amiens, 1884, 1er sem., pp. 10, 71, 352, 374, 413, 432 ; Le Pas-de-Calais, 1884, n° 4223 ; Le Monde, 1884, n° 151 ; La Défense soc. et rel., 1884, n° du 26 juin ; La Vraie France [Lille], 1884, n° du 23 juin.
Portrait. - Peinture, est au Séminaire des M.-E. - Lithographie, 1867. - B. O.
P., 1895, p. 347. - L'Illust., 1867, n° 1255. - Les miss. franç. en Corée, p.
107. - Voir Biographie.
Bibliographie:
DAVELUY Antoine Mgr (1818-1866). Parvum vocabularium latino-coreanum ad usum studiosae juventutis coreanae /
Antoine Daveluy. - Hongkong : Typis Societatis Missionum ad Exteros, 1891. -
301 p. ; 19 cm.
PONTIFICIUM OPUS A SANCTA
INFANTIA
SAINT ANTOINE DAVELUY
Il naquit en 1818 dans la
ville d’Amiens, en France, dans une famille influente et très pieuse. Deux de
ses frères étaient prêtres.
Ordonné prêtre en 1841, à
l’âge de 25 ans il décida d’entrer à la Société des Missions Étrangères de
Paris. Destiné initialement à aller en Chine, il fut finalement envoyé en Corée
où il passa les 21 années qui lui restaient à vivre. À son arrivée, la mission
était entièrement à reconstruire. Dans ses deux premières années d’activité
apostolique, il baptisa plus de 1700 Coréens.
Tant de travail fit que
sa santé, déjà en soi chancelante, se détérioraEn 1856, l’Évêque Simon Bernaux
le nomma Évêque coadjuteur, et comme tel, lui confia les régions les plus
éloignées et les plus difficiles.
Malgré les obstacles que
les autorités mettaient continuellement à la mission, il trouva le temps
d’écrire plusieurs ouvrages, parmi lesquels une histoire de l’Église coréenne
et un dictionnaire coréen-français.
Les persécutions contre
les chrétiens étaient fréquentes. Quand son Évêque subit le martyre, il prit sa
place. Vingt-trois jours plus tard, le 11 mars 1860, il fut arrêté, interrogé
et torturé par les autorités coréennes. Transféré à Séoul, il fut emmené à 100
km de la Capitale pour y être mis à mort, afin que son exécution ne dérange pas
les célébrations imminentes pour le mariage du roi.
Il fut martyrisé un
Vendredi Saint, exactement le 30 mars 1866, avec ses compagnons le P. Aumaitre
et le P. Huin. Ce fut lui qui demanda de mourir ce jour-là. Le bourreau, après
avoir porté un premier coup sur la nuque avec son épée, refusa de continuer
jusqu’à ce qu’il ait reçu une certaine somme d’argent que le fonctionnaire
coréen ne voulait pas lui donner. La discussion se prolongea longtemps, tandis
que le corps encore en vie de Mgr Daveluy était à terre, en proie aux
convulsions de l’agonie. Une fois parvenu à un accord, le bourreau donna deux
autres coups qui lui ôtèrent la vie. Il n’avait que 49 ans.
En 1968 il fut béatifié,
et en 1984, S.S. Jean-Paul II le canonisa avec d’autres martyrs coréens.
" Face à la maladie
de notre Évêque, nous adresser au le Cœur Immaculé de Marie était notre unique
ressource : nous l’avons fait à travers une neuvaine, mais notre Mère semble
vouloir absolument mettre fin à l’exil de son serviteur, et se montre jalouse
de le rappeler à elle. Si nous devenons orphelins, elle nous consolera sans
aucun doute par une sollicitude plus maternelle ; c’est grâce à sa protection,
je n’en doute pas, que j’ai pu faire face aux fatigues de l’année. Chargé de la
cure de Monseigneur et de faire l’administration à sa place, par les routes les
plus pénibles, tout en remplissant mes fonctions ordinaires, j’ai trouvé le
temps et la force de tout faire. Mais vous savez que Dieu récompense les
fatigues de ses missionnaires par de nouvelles épreuves. "
(Lettre de Saint Antoine
Daveluy, 18 octobre 1852)
Comme vous le voyez,
vénérable Supérieur, si Dieu nous visite par les persécutions les plus
violentes, la Corée donnera toutefois de courageux soldats, confesseurs et
martyrs. Réjouissons-nous de ces heureuses dispositions et demandons au
Souverain Maître d’envoyer dans sa vigne des ouvriers apostoliques selon son
cœur, des apôtres habiles et courageux capables de soutenir les fidèles dans
les combats que l’enfer ne cesse de susciter. De nombreux chrétiens gémissent
encore dans les prisons ; une arrestation de nombreux fidèles a eu lieu au mois
de septembre ; bon nombre de prisonniers ont été renvoyés sans procès, d’autres
sont encore en chaînes… "
(Saint Antoine Daveluy,
Lettre au Supérieur du Séminaire des Missions Étrangères de Paris, 6 septembre
1853)
Portrait
de Mgr Marie Nicolas Antoine Daveluy, martyr de Corée. Crypte de la chapelle
des MEP de la rue du Bac.
Saint
Marie-Nicolas-Antoine Daveluy
Also known as
Antonio Daveluy
20
September as one of the Martyrs
of Korea
Profile
Born to a prominent and pious family, his father was
a factory
owner, city councilman,
and government official; Antoine and two of his brothers became priests.
He studied at
the Saint Sulpice Seminary in
Issy-les-Moulineaux, Paris, France in
October 1834,
and was ordained a priest on 18
December 1841.
Assistant pastor in a parish in
Roye, France.
Joined La Société des Missions Etrangères (Paris Foreign Missions
Society) on 4
October 1843,
and left for missionary work
on 6
February 1844,
intending to work on the Japanese Ryuku
Islands. However, in Macau he was convinced by Bishop Jean-Joseph-Jean-Baptiste
Ferréol to go to Korea instead;
he travelled there
with Saint Andrew
Kim Taegon, and arrived in October 1846.
As part of his work, Father Antoine
became fluent in Korean,
and wrote a French–Korean dictionary,
a history of Catholicism in Korea,
revised material intended for new converts,
and translated a
number of works to Korean. Seminary rector
in 1848.
Appointed co-adjutor bishop of Korea and titular
bishop of Akka by Pope Pius
IX on 13
November 1855.
In the late 1850’s he researched and wrote biographies
of the martyrs and confessors of Korea.
His missionary work
in the Haut Nai-hpo region in 1865 and
Keu-to-ri region in the spring of 1866 brought
many converts to
the faith.
He became Apostolic Vicar of Korea on 8
March 1866 following
the martyrdom of
his predecessor, Saint Siméon-François
Berneux. Bishop Antoine
was arrested three
days later on 11
March 1866;
he was imprisoned and tortured for
his faith and
his work. He was given a chance in court to denouce Christianity,
but instead he explained it to the judges in
simple terms. Martyr.
Born
16
March 1818 in
the parish of Saint-Leu, Amiens, Somme, France
beheaded on
Good Friday, 30
March 1866 at
the Galmaemot naval base, Boryeong, Chungcheong-do, South
Korea
the executioner took three blows to kill him, with
long pauses to argue over what he was being paid for the job
buried in
the sand at the execution site
body exhumed in June 1866 and
re-buried in
the district of Hong-san, Korea
body exhumed in March 1882 and
sent to Nagasaki, Japan to
prevent desecration in a renewed persecution
relics enshrined in
the cathedral in
Seoul, South
Korea in 1900
4
July 1968 by Pope Pauli
VI (decree of martyrdom)
6
October 1968 by Pope Paul
VI
6
May 1984 by Pope John
Paul II
Additional Information
books
Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints
other sites in english
images
sitios en español
Martirologio Romano, 2001 edición
sites en français
Archives des Missions Étrangères de Paris
Pontificium Opus in Sancta Infantia
fonti in italiano
Martirologio Romano, 2005 edition
nettsteder i norsk
MLA Citation
‘Saint Marie-Nicolas-Antoine Daveluy‘. CatholicSaints.Info.
10 March 2023. Web. 23 March 2026.
<https://catholicsaints.info/saint-marie-nicolas-antoine-daveluy/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-marie-nicolas-antoine-daveluy/
SAINT ANTHONY DAVELUY
In 1818 in the city of
Amiens, France, he was born of an influential and religious family. Two of his
brothers were priests.
Ordained a priest in the
year 1841, at the age of 25, he decided to enter the Society for Foreign
Missions in Paris. Initially he was assigned to go to China, but his eventual
assignment was Korea, the country in which he would spend the rest of his 21
years of life. When he arrived, the mission had to be practically rebuilt in
its entirety. In the first two years of his apostolic activity, he baptized
more than 1,700 Koreans.
He worked so hard that
his already weak health began to worsen.
In 1856, Bishop Simon
Bernaux named him Bishop Coadjutor, and as such he became in charge of the most
remote and difficult areas.
Despite the problems that
the authorities continually created for the mission, he found the time to write
various works, among them a history of the Korean Church and a Korean- French
dictionary.
The persecution against
Christians was frequent. When Bishop Bernaux died a martyr, Daveluy occupied
his position. Twenty-three days after, on March 11th 1860, he was arrested,
interrogated, and tortured by the Korean authorities. Transferred to Seoul,
they decided to execute him 100 kilometers from the capital so that his
execution would not bother the king who was about to marry.
He was martyred on Good
Friday, exactly on March 30th of 1866, along with his companions Father
Aumaitre and Father Huin. It was he who asked to die on this day. After having
delivered a single blow of the sword to the nape of the neck, the executioner
did not want to continue until he was paid a large sum of money that the Korean
magistrate did not want to concede. The discussion carried on for quite some
time, while the body of Msgr. Daveluy, still alive, went into convulsions of
agony on the ground. Once they reached an agreement, the executioner struck him
twice more, and with that he died. He was only 49 years old.
In 1968, he was
beatified, and in 1984, His Holiness John Paul II canonized him together with
other Korean martyrs. “In the face of the illness of our Bishop, our only
opportunity was to turn to the Immaculate Heart of Mary: we did this with a
novena; but our Mother absolutely seems to want to put an end to the exile of
her servant, and she shows herself full of zeal in calling him to herself. If
we should become orphans, she will without a doubt console us with a more
maternal solicitude; it is thanks to her protection, I doubt it not, that I am
able to face the fatigues of this year. Charged with the care of Monsignor and
of carrying on the administration in his place, on the most difficult roads,
without ceasing to fulfill my ordinary duties, I have found the time and the
strength to do everything. But you know that God rewards the fatigues of his
missionaries with new trials.”
(Letter of Saint Anthony
Daveluy, October 18th, 1852)
“You see, venerable
Superior, that if God visits us with more violent persecutions, Korea will give
forth even more valiant soldiers, confessors, and martyrs. Let us rejoice in
these happy dispositions, and let us ask the Sovereign Master to send apostolic
workers to his vineyard according to His Heart, able and valiant apostles that
can sustain the faithful in their battles that Hell does not cease to wage.
Numerous Christians still groan in prison; the arrest of a number of faithful
took place in the month of September, a good number of prisoners were let free
without trial, while others are still in chains. ...”
(Saint Anthony
Daveluy, Letter to the Superior of the Seminary of Foreign Missions in
Paris, September 6th, 1853)
Santi Antonio Daveluy,
Pietro Aumaître, Martino Huin, Gius. Chang Chu-gi, Tomm. Son Cha-son e Luca
Hwang Martiri
>>>
Visualizza la Scheda del Gruppo cui appartiene
† Su-Ryong, Corea del
Sud, 30 marzo 1866
Martirologio Romano:
Nella cittadina di Su-Ryong in Corea, santi martiri Antonio Daveluy, vescovo, Pietro
Aumaître, Martino Luca Huin, sacerdoti, Giuseppe Chang Chu-gi, Tommaso Son
Cha-sŏn e Luca Hwang Sŏk-tu, catechista, che per la fede in Cristo morirono
decapitati.
Marie-Nicolas-Antoine Daveluy nacque il 16 marzo 1818 presso Amiens in Francia. Dal 1843 entrò a far parte della Società delle Missioni Estere di Parigi e già l’anno seguente sbarcò a Macao, colonia cinese, ove il vescovo Ferréol lo convinse ad accompagnarlo in Corea insieme ad un altro sacerdote di tale nazionalità. Solo due anni più tardi poté iniziare la sua opera pastorale in quel paese e nel 1856 il vescovo San Simeone Francesco Berneux, futuro martire, lo nominò suo vescovo coadiutore. Oltre a svolgere egregiamente il suo ministero, il Daveluy redasse un dizionario francese-coreano e scrisse la storia del cattolicesimo in terra coreana. Dopo il martirio del vescovo Berneux, Antoine Daveluy ne fu il successore quale quinto vicario apostolico di Corea. Avrebbe occupato la sede episcopale per soli ventitré giorni: l’11 marzo 1866, infatti, con il suo aiutante Luca Hwang Sok-tu venne arrestato, imprigionato, interrogato e torturato. Al supplizio prese parte anche il sacerdote missionario Pierre Aumaître.
Pierre Aumaître era nato ad Angouleme in Francia l’8 aprile 1837. Entrato nel seminario delle Missioni Estere di Parigi nel 1857, ricevette l’ordinazione presbiterale nel 1862. Giunto in Corea l’anno seguente, apprese rapidamente la lingua indigena e si guadagnò l’affetto dei fedeli esercitando il suo ministero a Naep’o. Allo scoppio della persecuzione anticristiana incoraggiò i cattolici a non temere di dover testimoniare pubblicamente la loro fede ed egli stesso si recò al villaggio ove viveva il vescovo Daveluy per consegnarsi volontario alla polizia. Dopo aver patito durissime torture, morì all’età di soli ventinove anni.
Martin-Luc Huin nacque a Guyonville in Francia il 20 ottobre 1836 e, ordinato prete diocesano, si unì poi alle Missioni Estere di Parigi nel 1836. Intraprese il viaggio verso la Corea con altri confratelli e giunse nel villaggio di Sekori. Prima di essere martirizzato, all’età di trent’anni, disse: “Mi dispiace morire, non perché sono ancora giovane, ma perché non ho potuto fare nulla per la salvezza dei miei amati coreani”.
Giuseppe Chang Chu-gi era invece nato nel 1802 da una ricca famiglia coreana. All’età di ventisei anni ricevette il battesimo con l’intera sua famiglia dal sacerdote cinese Pacifico Yu Pang-je. Nominato poi catechista, offrì la propria abitazione per aprire un nuovo seminario a Paeron, svolgendovi l’incarico di portinaio per undici anni. Nel 1866 fu arrestato con i missionari, ma il rettore ottenne il suo rilascio. La libertà durò soli cinque giorni, dopo i quali venne nuovamente catturato. Dinnanzi al governatore della regione ammise di essere il proprietario dell’edificio ospitante il seminario e rifiutò di abiurare la fede per salvarsi la vita. Fu allora inviato a Seoul e torturato. Aveva l’età di sessantaquattro anni.
Tommaso Son Cha-son, nato a Deoksan nel 1839, era anch’egli un laico coreano impegnato a collaborare con I missionary nella diffusione della fede catolica nel suo paese.
Luca Hwang Sok-tu nacque a Yonp’ung nel 1811, figlio unico di una famiglia benestante. Diretto a Seul per sostenere degli esami, venne a conoscenza della fede cattolica grazie ad una persona che incontrò strada facendo. La sua caparbietà lo portò a scontrarsi con la famiglia pur di abbracciare il cristianesimo, convincendo poi anche i familiari al grande passo. Divenne catechista ed insegnante di letteratura cinese. Con il vescovo Berneux scrisse anche alcuni libri ed in seguito fu assistente del suo successore, monsignor Daveluy. Con questi fu infine arrestato ed andò incontro a Cristo all’età di cinquantaquattro anni.
I sei personaggi citati, dietro loro esplicita richiesta, subirono il martirio per decapitazione il 30 marzo 1866, Venerdì Santo. Alla loro beatificazione, celebrata nel 1968, è seguita infine la canonizzazione nel 1984 ad opera di Papa Giovanni Paolo II, durante il suo viaggio apostolico in Corea. In tale occasione il Sommo Pontefice propose alla venerazione da parte della Chiesa universale questi gloriosi martiri, unitamente ad un folto gruppo di cattolici che in tempo di persecuzione non esitarono ad effondere con il loro sangue la terra coreana affinché divenisse seme di nuovi cristiani.
Autore: Fabio Arduino
SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/47770
Amiens
cathédrale Notre-Dame, chapelle Saint-Jean-Baptiste, autel, statue de
Jean-Baptiste et châsse d'Antoine Daveluy.
Den hellige Antonius
Daveluy (1818-1866)
Minnedag:
20. september
90. Den hellige Antonius
Daveluy (fr: Marie-Nicolas-Antoine) ble født den 16. mars 1818 i sognet
Saint-Leu i Amiens i departementet Somme i regionen Picardie nord i Frankrike.
Han kom fra en innflytelsesrik familie og var sønn av Isidor Daveluy og Teresa
Laroche. Faren eide en fabrikk og var bystyremedlem og regjeringstjenestemann.
Familien var velkjente i byen for fromhet og tro, og tre av familiens sønner
ble prester.
I en alder av syv år
begynte Antonius å studere latin, og i 1827 begynte han på jesuittskolen
Blamont, som var en gren av Saint-Acheul. Etter at denne skolen ble stengt
etter kongelig dekret, begynte Antonius på en latinskole. Han bestemte seg for
å bli prest da han gikk i andre klasse. Etter gutteseminaret i Saint-Riquier
begynte han til slutt på seminaret Saint-Sulpice i Issy-les-Moulineaux nær
hjembyen i oktober 1834, seksten år gammel. Han ønsket å bli jesuittprest til
tross for sin dårlige helse.
I oktober 1836 dro
Antonius til seminaret Saint-Sulpice i Paris for videre studier. Han ble
presteviet den 18. desember 1841 i Amiens. Han leste sin første messe den 29.
desember 1841 i kirken på hjemstedet Saint-Leu i Amiens. Hans niese Teresa
Brandt fortalte at en enorm folkemengde var til stede, ivrige etter å motta den
nye prestens velsignelse. En kvinne, fattig på jordisk eiendom, men rik på tro
og tillit til Gud, ba om tillatelse til at hennes tre år gamle sønn som ennå
ikke kunne gå, var den første som fikk velsignelse. Dette ble innvilget, og
snart etter gikk barnet, til forbauselse for leger og folk som trodde han var
lammet for livet.
Antonius ble utnevnt til
kapellan i sognet Roye. Etter suksessrikt arbeid i sognet i tyve måneder,
sluttet p. Antonius seg den 4. oktober 1843 til «Det parisiske
misjonsselskap» (Societas Parisiensis Missionum ad Exteras Gentes –
MEP) eller Missions Etrangères de Paris. Selv om hans helse fortsatt ikke
var helt god, var han blitt mye bedre. Han ble bestemt for Korea, og før han
reiste, overdro han sin førstefødselsrett og sine rettigheter som eldste sønn
til sin bror Xavier Daveluy, far til kontreadmiral René Daveluy. Den 6. februar
1844 seilte han av gårde, og han kom til Macao i august 1844. Han hadde som
intensjon å tjene som misjonær på Ryukyuøyene, en japansk øygruppe som strekker
seg i en bue seg fra Kyushu, den sørligste av de store japanske øyene, til
Taiwan.
Mens han ventet i Macao
på en mulighet til å dra til Ryukyuøyene, møtte han den nyutnevnte tredje
apostoliske vikaren av Korea (1843-53), biskop Josef-Jean-Baptiste Ferréol MEP
(1808-53), som var på vei fra Shanghai og prøvde å komme seg til Joseon i
Korea. Biskopen overtalte p. Antonius til å følge ham og den hellige Andreas Kim Dae-gon til
Korea. Den nyvigslete diakonen Andreas Kim skulle bli den første koreanske
presten og var diakonviet av biskop Ferréol i Gimgahang nær Shanghai. Etter at
p. Napoleon Libois MEP, som da var superior for hovedkvarteret for Det fjerne
Østen, hadde gitt Antonius tillatelse, dro de fra Shanghai den 31. august 1845
i den lille trebåten Raphael over Gulehavet, og etter en lang og stormfull sjøreise
kom de trygt frem til Korea den 12. oktober 1845. De kom først til øya Jeju
etter å ha blitt drevet dit av kraftige stormer. Deretter kom de til Ganggyoung
i provinsen Chungcheong.
P. Daveluy dro først for
å studere det koreanske språket i en liten kristen landsby, og i januar 1846
begynte hans apostoliske reiser, som ble forstyrret av en forfølgelse i løpet
av sommeren. Han administrerte sakramentene til mer enn 700 katolikker i løpet
av de første to månedene, og senere døpte han mer enn 1 700 på to år. På grunn
av det helsefarlige klimaet ble hans dårlige helse verre, og under sin sykdom
underviste han i latin for unge seminarister.
I 1848 overtok han
ledelsen av seminaret. Han tok deretter over administrasjonen av et distrikt,
og i løpet av denne tiden skrev han med samvittighetsfull omsorg en
kinesisk-koreansk-fransk ordbok, som gikk tapt under forfølgelsene i 1866. I
tillegg skrev han historien om katolisismen i Korea og biografier om landets
martyrer, samt reviderte en rekke bøker for trosopplæring.
Biskop Ferréol døde av
utmattelse den 3. februar 1853, og i 1856 ble han etterfulgt av den hellige
biskop Simeon
Berneux MEP, som samme år utnevnte Antonius til sin koadjutor-biskop
straks han kom til Korea, og han ble bispeviet den 25. mars 1857 som
titularbiskop av Akka i et privathus i Seoul. Etter synoden som ble holdt etter
seremonien, vendte han tilbake til sin stilling og gjenopptatt sitt arbeid. Han
meldte seg frivillig til å ta omsorgen for de vanskeligere fjerne områdene. Han
trykte og utga også katolske bøker, og de fleste katolske historiebøkene som
finnes i dag, ble skrevet av ham. I 1859 begynte han en tre måneders reise for
å finne og intervjue vitner ril forfølgelsen i 1801 som fortsatt var i live, og
i oktober 1862 sendte han Misjonsselskapets seminar sitt arbeid om misjonens
historie.
I 1861 var han i
provinsen Gyeongsang, og til tross for hedningenes fiendtlighet, klarte han å
konvertere ganske mange. På den tiden ble det inngått en avtale mellom biskopen
og misjonærene om at de distriktene som ble tildelt dem for apostolisk arbeid,
ikke skulle få navn etter provinser, men ble gitt navn etter fester for Jomfru
Maria: I provinsen Gyeonggi: Seoul, distriktet Marias uplettede unnfangelse og
området rundt Seoul, distriktet Marias Fødsel. I provinsen Chungcheong: den
vestlige delen, distriktet Marias Gjesting, i nordøst distriktet Marias
Fremstilling, i midten distriktet Marias Bebudelse. I provinsen Gyeongsang: i
nord-vest (kanskje), distriktet Marias himmelfart, den vestlige delen
(kanskje), distriktet Marias Rensing (Kyndelsmesse).
I 1866 blusset
forfølgelsene opp igjen, mer brutale og voldelige enn noen sinne. De religiøse
grunnene var blandet med politiske grunner, for de store europeiske maktene
prøvde å etablere seg i Asia og provoserte frem anti-utenlandske bevegelser.
Den 13. oktober 1860 erobret engelske og franske tropper Beijing. Etter det som
skjedde i Kina, hvor europeerne ble massakrert, undertegnet regenten for den unge
koreanske kongen et forfølgelsesedikt basert på loven mot utlendinger, og
arrestasjonene startet umiddelbart. Den 8. mars 1866 ble biskop Berneux og de
hellige patrene Henrik Dorie MEP
(1839-1866), Justus
Ranfer de Bretenières MEP (1838-66) og Ludvig Beaulieu MEP
(1840-1866) halshogd på retterstedet i Saenamteo, rundt fem kilometer fra
Seoul. I mellomtiden, den 2. mars, hadde patrene Charles Pouthié og Alexander
Petitnicolas også blitt halshogd.
De ble dømt til døden.
Men kongen var syk, og mange trollmenn samlet seg ved palasset for å utføre
overtroiske seremonier for å helbrede ham. I tillegg var de i ferd med å feire
kongens bryllup. Det var fryktet at pinslene til europeere ville være skadelig
for effekten av trollmennene, og en utgytelse av blod fra mennesker i
hovedstaden var en dårlig start på det kongelige ekteskap. Derfor beordret
regenten at de ikke skulle henrettes i Seoul, men i Galmaemot, en marinebase i
provinsen Chungcheong, rundt ti mil fra Seoul nær dagens Boryeong.
Biskopen og hans prester
ble ført på hesteryggen til det anvist stedet. Deres hjerter fløt over av
glede, og til stor forbauselse for tilskuerne, lovpriste de Gud med glødende
takksigelse og sang salmer og hymner. På skjærtorsdag den 29. mars nærmet de
seg Galmaemot. Biskop Daveluy ba soldatene om å utsette den lovede henrettelsen
før de dro til neste by. Deretter uttrykte han et sterkt ønske om å dø på
årsdagen for Frelserens død. Ønsket ble innvilget, og neste dag, Langfredag den
30. mars 1866 kom biskopen og hans ledsagere til Galmaemot. Mandarinen som
ledet henrettelsen, beordret martyrene til å prostrere seg (legge seg langflat)
foran ham. Det var skikken i Korea at de dødsdømte hilste dem som skulle drepe
dem. Biskop Daveluy sa han ville hilse på fransk måte, og han nektet å knele.
En brutalt slag kastet ham i bakken med ansiktet mot jorden.
Biskopen ble halshogd
først, men hans død ble preget av en fryktelig hendelse. Bøddelen hadde ikke
avtalt prisen på sitt blodige arbeid, og etter at han traff den dømte med der
første hogget av sabelen, som lagde et dypt hakk i hans hals, stoppet han og
nektet å fortsette, hvis han ikke ble lovet en stor sum. Mandarinens grådighet
motsto disse kravene. Det var et møte blant de ansatte i prefekturet for å ta
en beslutning. Diskusjonen varte lenge, mens offerets legeme på bakken kjempet
i dødskramper. Endelig ble en avtale inngått, og to nye sabelhogg sendte hans
sjel til Jesus Kristus. Biskopen var 49 år gammel og hadde vært 21 år i Korea.
I tillegg til biskopen og
de to prestene ble to andre henrettet samtidig, nemlig Lukas Hwang Sok-tu og
den hellige kateketen Josef Chang Chu-gi.
I tre dager ble martyrenes legemer liggende forlatt på stranden, men det ble
sagt at de var intakte da de ble gravlagt. På den tredje dagen ble de gravlagt
i sanden på retterstedet av ikke-troende fra området. I midten av juni samme år
flyttet troende deres levninger til Sojukgol i Hongsan, rundt en kilometer fra
Galmaemot, og gravla dem der.
De ble overført andre
steder på grunn av ulike omstendigheter, men de ble gravd opp igjen i mars 1882
etter ordre fra provikaren, M. Blanc, og i november 1882 ble levningene av de
tre misjonærene sendt til Nagasaki i Japan for å beskyttes mot skjending. Den
22. mai 1894 ble de flyttet til seminaret i Yongsan. De ble flyttet tilbake til
Korea når det ikke lenger var frykt for flere forfølgelser, og den 10.
september 1900 ble de plassert i krypten i katedralen Myeongdong i Seoul. De
oppbevares nå i krypten i kirken i Jeoldusan martyrsenter i Seoul.
Bare tre misjonærer
unnslapp massakren i 1866: Stanislas Féron, Adolphe Calais og Félix Ridel som
flyktet til Kina, men returnerte til Korea i september sammen med den franske
flåten i det fjerne Østen, ledet av kontreadmiral Pierre-Gustave Roze.
Franskmennene gikk i land på øya Gangwha, brente det kongelige palasset og
plyndret biblioteket. De kongelige arkivene ble tatt som bytte og ble siden
oppbevart i Nasjonalbiblioteket i Paris, men ble «lånt ut» permanent til Korea
i 2011. Gjengjeldelsen etter det franske angrepet rammet kristne koreanere, og
tusenvis av dem døde, skutt, kvalt, druknet eller begravd levende, ikke
medregnet de som døde av elendighet og kulde i fjellene. I 1870 reiste regenten
en stele i Pyongyang hvor det var gravert på kinesisk: «De kristnes perverse
sekt er ødelagt».
Biskop Antonius Daveluy
var blant de 24 som døde i forfølgelsene mellom 1861 og 1867 som ble saligkåret
den 6. oktober 1968 av den ærverdige pave Paul VI (1963-78). 79 martyrer som
døde mellom 1839 og 1846 var blitt saligkåret i 1925 av pave Pius XI (1922-39).
Hele gruppen ble helligkåret den 6. mai 1984 på Yeouido Plaza (fra 1999 Yeouido
Park) i Seoul av den hellige pave Johannes Paul II (1978-2005).
Deres minnedag i den romerske generalkalenderen er 20. september. Tidligere
hadde Antonius minnedag 11. mars.
Kilder: Attwater
(dk), Attwater/Johannes, Attwater/Cumming, Farmer, Lodi, Butler, Butler (III),
Benedictines, Chenu, Kværne/Vogt, santiebeati.it, en.wikipedia.org,
fr.wikipedia.org, pl.wikipedia.org, cbck.or.kr, vatican.va,
catholic-hierarchy.org, archives.mepasie.org - Kompilasjon og
oversettelse: p.
Per Einar Odden
Opprettet: 6. april 1999
SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/adaveluy
~ Martyrs of Korea († 1791-1888) ~ (I) : http://newsaints.faithweb.com/martyrs/Korea1.htm