lundi 30 mars 2015

Saint MARIE-NICOLAS-ANTOINE DAVELUY, évêque missionnaire et martyr, et ses compagnons PIERRE AUMAÎTRE, MARTIN-LUC HUIN, prêtre et martyrs, JOSEPH CHANG CHU-GI, catéchiste et martyr, THOMAS SON CHA-SON et LUC HWANG SOK-TU, martyrs

Antoine Daveluy, évêque missionnaire français en Corée et martyr.


Saint Antoine Daveluy

Avec 103 autres martyrs coréens (+ 1866)

Voir Corée, implantation de l'Eglise sur le site Internet des Missions Etrangères de Paris. 

"En 1866, après avoir vainement tenté de rencontrer le régent Térrongum, Mgr Daveluy, 43 ans, missionnaire originaire d'Amiens, retourne en province. Le 11 mars, dénoncé par un renégat nommé Yi Soni, il fut arrêté par la police avec le père Huin, 30 ans, de Langres, le père Aumaître, 25 ans, d'Angoulême, et deux laïcs coréens: Luc Hwang, 55 ans, de Suwon. Tous furent emprisonnés à Séoul et cruellement torturés. Quatre jours plus tard, ils furent condamnés à mort. Pour ne pas nuire à la préparation du mariage du roi Kojong, le gouvernement décida de les exécuter loin de la capitale, à Poryong. Ils quittèrent Séoul le 28 et, parvenus à Onyang, dînèrent puis adressèrent une homélie aux chrétiens du village et aux policiers, exaltant leur mort glorieuse. Le 30 mars, ils furent décapités à Kalmèmot, face à la mer." 

"Saint Antoine Daveluy et la Corée. Membre des Missions Etrangères de Paris, Antoine Daveluy, baptisé à l’église Saint Germain livra sa vie un vendredi saint dans la fidélité à son seul Seigneur Jésus-Christ. Par lui, nos liens avec la Corée se développent. Nous avons accueilli tout récemment deux nouveaux prêtres de Corée."

"Saint Antoine Daveluy, picard de notre terre. En ce XIXe siècle, époque de nombreux élans missionnaires, il partit aux confins du monde, au pays du matin calme pour soutenir les premiers chrétiens de Corée. Le 30 mars 1866, vendredi saint de cette année-là, il fut décapité. Son martyre est toujours semence d’évangile pour notre Église."

"Parmi tous les missionnaires qui sont partis en Orient, nous gardons en mémoire Mgr. Antoine Daveluy. Picard, il partit au XIXe siècle en Corée. Il livra sa vie pour son Seigneur et pour le peuple de Corée. Lors de notre pèlerinage diocésain en Corée, nous nous sommes rendus sur le lieu de son exécution. Notre célébration avec l’Eglise locale fut d’une rare intensité et exprima une profonde communion ecclésiale."

"Saint Antoine Daveluy est plus proche de nous puisqu'il fut martyrisé le 30 mars 1866 en Corée. Antoine Daveluy est né à Amiens en 1818 et fut ordonné prêtre en 1841. Il entre aux Missions Etrangères de Paris, puis est envoyé en Corée. Evêque en 1857, il livra sa vie le Vendredi Saint. Nos liens avec les Eglises de Corée se sont développés en mémoire de Saint Antoine Daveluy. Par delà les frontières, nous tissons des liens entre diocèses en mémoire de Saint Antoine Daveluy."

(extraits d'homélies de Mgr Bouilleret)

Canonisé par Jean-Paul II le 6 mai 1984 à Séoul (Corée) avec 103 Martyrs Coréens (peinture - site du Vatican - en italien) dont saint André Kim.

À Su-Ryong en Corée, l’an 1866, les saints martyrs Antoine Daveluy, évêque, Pierre Aumaître, Martin-Luc Huin, prêtres, Joseph Chang Chu-gi, catéchistes, et Luc Hwang Sok-tu, qui furent décapités pour la foi au Christ. Saint Thomas Son Cha-son, fut étranglé dans la prison de Kang Tijou. (martyrologe romain - 30 mars)

Martyrologe romain

"Pour nous, vous le savez, quelques jours de souffrance sauraient bien compenser le bonheur de confesser le nom de Jésus-Christ. Puisque je n’ai pas l’ombre d’un souci, pas d’ennuis, pas de découragement, je suis toujours calme, gai, content et heureux." Lettre de saint Antoine Daveluy

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/10052/Saint-Antoine-Daveluy.html

Saint Antoine Daveluy, évêque, et ses compagnons, martyrs

En 1866, après avoir vainement tenté de rencontrer le régent coréen Térrongum, Mgr Daveluy, 43 ans, missionnaire originaire d'Amiens, retourne en province. Le 11 mars, dénoncé par un renégat, il fut arrêté par la police avec deux autres missionnaires et deux laïcs coréens. Tous furent emprisonnés à Séoul et cruellement torturés. Quatre jours plus tard, ils furent condamnés à mort. Pour ne pas nuire à la préparation du mariage du roi Kojong, le gouvernement décida de les exécuter loin de la capitale, à Poryong. Ils quittèrent Séoul le 28 et, parvenus à Onyang, adressèrent une homélie aux chrétiens du village et aux policiers, exaltant leur mort glorieuse. Le 30 mars, ils furent décapités à Kalmèmot, face à la mer.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/03/30/14481/-/saint-antoine-daveluy-eveque-et-ses-compagnons-martyrs

Saint Antoine Daveluy 1818 – 1866 

Mgr Marie Nicolas Antoine Daveluy, originaire d’Amiens, Missionnaire Apostolique de la Congrégation des Missions Etrangères, martyrisé en Corée en 1866 et canonisé en 1984 par le Pape Jean-Paul II, fut un ardent membre de l’Archiconfrérie, d’abord durant son séminaire, ensuite devenu vicaire dans la paroisse de Roye, près d’Amiens. Il reçut en 1843 des mains de l’Abbé Desgenettes, les papiers d’affiliation à l’Archiconfrérie pour l’établir à Roye ; enfin il semble l’avoir établie en Corée entre 1846 et 1866.

Il existe une petite chapelle érigée à l’endroit où Mgr Daveluy fut pris pour être emmené et martyrisé, où l’on projette d’installer une statue de Notre-Dame des Victoires.

On trouve encore une dévotion à Notre-Dame des Victoires en Corée du Sud, à la paroisse des Martyrs St Louis Beaulieu et St Henri Dorée, à Ha-ou-kyon (affiliée à l’Archiconfrérie en 1989) et à Sung Nam (à la Mission Catholique).

Les grandes dates de sa vie : 

(Répertoire des Membres de la Société des Missions Etrangères)

« Marie Nicolas Daveluy, naquit le 16 mars 1818 à Amiens (Somme), fut ordonné prêtre le 18 décembre 1841, entra au Séminaire des Missions Etrangères le 4 octobre 1843. Il en partit le 6 février 1844.

Arrivé en Corée, il alla étudier la langue dans une petite chrétienté et dès janvier 1846, commença ses courses apostoliques. Deux ans plus tard, il eut la direction du séminaire. Mgr Berneux le choisit en 1857 pour coadjuteur et le sacra à Séoul évêque d’Acônes. En 1861, il était dans la province de Kyeng-syang, et il y avait déterminé d’assez nombreuses conversions. Au début de 1865, il travailla dans le Haut Naihpo ; au printemps de 1866, il était à Keutori lorsque la persécution devint plus violente. Dénoncé par des traîtres, il fut arrêté avec ses confrères Huin et Aumaître. Ils furent ensuite conduits à Séoul et jetés en prison. Condamnés à mort, ils furent décapités le 30 mars 1866 à Syou-yeng, semble-t-il. Mgr Daveluy a été canonisé le 6 mai 1984. »

1866 – Année de son martyre : 

Archives des Missions Etrangères

« En 1866, après avoir vainement tenté de rencontrer le régent Terrongum, Mgr Daveluy, 43 ans, missionnaire originaire d’Amiens, retourne en province. Le 11 mars, dénoncé par un renégat nommé Yi Soni, il fut arrêt par la police avec le père Huin, 30 ans, de Langres, le père Aumaître, 25 ans, d’Angoulême, et deux laïcs coréens : Luc Hwang, 55 ans, de Suwon. Tous furent emprisonnés à Séoul et cruellement torturés.

Quatre jours plus tard, ils furent condamnés à mort. Pour ne pas nuire à la préparation du mariage du roi Kojong, le gouvernement décida de les exécuter loin de la capitale, à Poryong. Ils quittèrent Séoul le 28 et, parvenus à Onyang, dînèrent puis adressèrent une homélie aux chrétiens du village et aux policiers, exaltant leur mort glorieuse. Le 30 mars, ils furent décapités face à la mer. »

Mgr Daveluy fut canonisé par Jean-Paul II le 6 mai 1984 à Séoul (Corée) avec 103 martyrs coréens dont saint André Kim. »

Son corps repose aujourd’hui en la cathédrale de Séoul.

Souvenirs de famille :

(selon les propos de Mlle Thérèse de Brandt sa petite nièce – Annales des Missions Etrangères)

« M. et Mme Isidore Daveluy, parents de Mgr Daveluy, donnaient l’exemple de toutes les vertus chrétiennes, s’occupant non seulement de leur nombreuse famille de 14 enfants mais encore des oeuvres établies dans la ville d’Amiens.

La journée commençait par la prière et la méditation puis ensuite la famille se rendait à l’église paroissiale de Saint-Leu pour assister à la messe où M. Daveluy était montré en exemple pour son profond respect observé dans un lieu saint. Après le travail, la journée s’achevait de même par la prière en commun qui réunisssait au pied du Crucifix parents, enfants et domestiques. »

De cette union des époux Daveluy naquirent sept fils et sept filles dont ils donnèrent à l’Eglise trois religieuses, un chanoine, archiprêtre de la Cathédrale d’Amiens et le saint évêque Antoine Daveluy, coadjuteur et martyr en Corée.

« Mgr Daveluy célébra sa première messe le 29 décembre 1841 en l’église Saint-Leu, d’Amiens, sa paroisse. Une foule immense y assistait avide de recevoir, selon l’usage, l’imposition des mains. Une femme, pauvre des biens de la terre, mais riche de foi et de confiance en Dieu, sollicita l’autorisation de présenter le premier à cette célémonie son enfant âgé de trois ans qui ne marchait pas encore. Sa demande fut accordée, et aussitôt après, l’enfant marcha, au grand étonnement des médecins et des personnes qui le croyaient infirme pour la vie.

Pendant la guerre, un homme est venu trouver la soeur de Mgr Daveluy, religieuse de Louvencourt, pour lui dire que lui aussi avait été l’objet d’une pareille faveur lorsqu’il était enfant.

Avant de partir pour les missions Mgr Daveluy alla faire ses adieux à sa famille réunie dans la maison de campagne à Bergicourt près de Poix. Ce fut la plus poignante, la plus douloureuse des séparations : un père, une mère, des frères, des soeurs. Arrivé pour le trentième anniversaire du mariage de ses parents, toute sa famille assista à la messe qu’il célébra, jusqu’au petit Marie (14ème enfant de M. et Mme Daveluy), âgé de 18 mois qui avait été baptisé par ce frère aîné. »

En 1843, l’abbé Daveluy avait dit à des religieuses qui frémissaient à la pensée des tortures auxquelles son départ pourrait l’exposer bientôt : « Est-ce que si vous appreniez que j’ai confessé la foi jusqu’à la mort, vous n’auriez pas le courage de chanter le Te Deum ? Dans ma famille, j’en suis sûr, on le chanterait ».

« Or, lorsque son vieux père apprit le martyre de Mgr Daveluy, il resta de longues heures absorbé dans un chagrin et un silence profonds. Il aimait tant ce fils aîné ! Le lendemain matin, se rendant à l’église pour entendre la messe, il eut le courage de demander au Prêtre de la célébrer en actions de grâces, puis à ses filles religieuses, il dit tout ému : « Je dis le Te Deum pour remercier Dieu de la grande grâce qu’il a faite à votre frère, je devrais le chanter, mais je ne m’en sens pas la force ». A Mgr Boudinet, alors évêque d’Amiens, il dit en repoussant ses consolations pour n’accepter que ses félicitations : « Qu’ai-je donc fait à Dieu pour être le père de trois religieuses et de deux prêtres, dont un, évêque et martyr ? »

Dieu rappela à Lui M. Daveluy le 29 mars 1870 à 8 heures du soir. En Corée, on se trouvait au 30 mars, cinq heures du matin. « Seigneur, avait-il dit dans ses prières, j’ai vécu les années de mon Père ; vous qui avez été si bon pour moi, faites-moi la grâce de quitter ce monde le jour du martyre de mon fils. » »

Basilique du Vatican – 14 octobre 1984

(Extrait de l’homélie de Jean-Paul II lors d’une concélébration pour les martyrs de Corée)

« L’évangile d’aujourd’hui nous parle des serviteurs que le roi envoya pour appeler les invités aux noces de son Fils: “Allez aux croisées des chemins: tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce” (Matth. 22, 9)

Beaucoup de fils et filles de France ont accompli un grand service missionnaire à l’égard de la jeune Eglise de Corée.

En effet, le Pape Grégoire XVI, ayant reçu une lettre de la communauté de laïcs qui demandait l’envoi de prêtres, s’adressa en 1827 à la Société des Missions étrangères de Paris, qui connaissait un moment de forte expansion missionnaire, en lui proposant de répondre à la demande. Parmi les volontaires qui se présentèrent, il y eut le premier évêque désigné par le Saint-Siège comme Vicaire Apostolique pour la terre de Corée, Mgr Barthélemy Bruguière. Mais il mourut avant de rejoindre son lieu de destination.

Par contre le martyre attendait les Français courageux qui dès l’année suivante, en 1836 commencèrent leur activité en Corée: Pierre Maubant et Jacques Chastan. Et de même furent martyrisés le second Vicaire Apostolique, Mgr Laurent Imbert, arrivé en 1837, puis Mgr Siméon Berneux, Mgr Antoine Daveluy, et d’autres héros français, dont nous avons inscrit les noms, comme vous le savez, “dans le livre de la vie” (Phil. 4, 3; Apoc. 3, 5; 13, 8; 21, 27).

Ces Martyrs missionnaires ont fraternisé avec ceux de Corée dans un unique témoignage de foi qui montre à quel point la charité a une valeur qui ne connaît pas les barrières ou les limites de la nationalité ou de la culture. Celui qui aime vraiment sa patrie ne peut considérer comme un “étranger” le chrétien d’un autre pays. Et de même tout vrai chrétien considère d’une certaine façon comme ses compatriotes les hommes des autres pays. De même que les missionnaires français surent reconnaître des frères dans les Coréens, de même les Coréens surent reconnaître des frères dans les Français. La meilleure façon d’aimer sa propre patrie et de respecter celle des autres tient justement dans le partage de cet esprit de “catholicité”, c’est-à-dire d’authentique universalité, de cet amour pour l’homme enseigné par l’Evangile et qui est un don de Dieu à l’humanité entière.

C’est pourquoi l’Evangile est ouvert à toute forme de culture: il féconde de l’intérieur les qualités spirituelles et les dons qui sont propres aux diverses cultures (Gaudium et Spes, 53). »

SOURCE : http://www.notredamedesvictoires.com/saint-antoine-daveluy/

Marie-Nicolas-Antoine DAVELUY

[487]. DAVELUY, Marie-Nicolas-Antoine, coadjuteur et vicaire apostolique en Corée, martyr. Né le 16 mars 1818 dans la paroisse Saint-Leu, à Amiens (Somme), fit ses études au Blamont, qui était une succursale de Saint-Acheul, au petit séminaire de Saint-Riquier, aux séminaires d'Issy et de Saint-Sulpice à Paris. Ordonné prêtre le 18 décembre 1841, il fut vicaire à Roye pendant un peu plus d'une année et demie.

Sa santé, jusque-là plutôt faible, s'étant améliorée, il réalisa le désir qu'il nourrissait depuis plusieurs années, et entra au Séminaire des M.-E. le 4 octobre 1843. Il en partit le 6 février 1844 avec sa destination pour les îles Riu-kiu (Japon) ; mais, pendant qu'il attendait à Macao l'occasion de s'y rendre, le nouveau vicaire apostolique de la Corée, Mgr Ferréol, de passage à Chang-haï, le demanda à M. Libois qui le lui accorda. En 1845, tous les deux s'embarquèrent pour la Corée, et, malgré une forte tempête, réussirent à aborder le 12 octobre près du port de Kang-kien-in.

Daveluy alla étudier la langue dans une petite chrétienté, et, dès janvier 1846, commença ses courses apostoliques, qu'une persécution contraria pendant l'été. Deux ans plus tard, il eut la direction du séminaire. Il reprit ensuite l'administration d'un district ; tout en la faisant, il prépara avec un soin scrupuleux un dictionnaire chinois-coréen-français, traduisit plusieurs ouvrages coréens d'histoire et de chronologie, et révisa les livres de religion destinés aux néophytes. En vertu d'un bref du 13 novembre 1855, Mgr Berneux le choisit en 1857 pour coadjuteur avec future succession, et le 25 mars il le sacra à Séoul évêque d'Acônes. Après le synode qui suivit cette cérémonie et fut le premier de la mission, il regagna son poste et reprit ses travaux.

En 1859, il acheva différents ouvrages pour l'instruction des chrétiens ; il compléta les annales des premiers martyrs du pays, et rédigea des notes biographiques sur la plupart des confesseurs coréens. La même année, il entreprit un voyage de trois mois pour rechercher et interroger les témoins encore vivants de la persécution de 1801 ; en octobre 1862, il envoya au Séminaire des M.-E. ses travaux sur l'histoire de la mission. C'est grâce à ces documents, souvent reproduits littéralement, que M. Dallet a écrit l'Histoire de l'Eglise de Corée qui, en bonne justice, doit en très grande partie, sauf l'introduction, être attribuée à Daveluy.

En 1861, il était dans la province de Kyeng-syang, et, malgré l'hostilité des païens, il y avait déterminé d'assez nombreuses conversions. A cette époque, par suite d'une entente entre l'évêque et les missionnaires, les districts assignés aux ouvriers apostoliques ne portaient ni le nom des provinces, ni celui des chrétientés ; on avait donné à chacun un nom des fêtes de la Sainte Vierge. Voici, à ce sujet, les renseignements que nous avons pu obtenir :

Dans la province de Kyeng-keui :

Séoul, district de l'Immaculée-Conception ;

Houg-tjyou (Haut Nai-hpo), district de la Nativité.

Dans la province de Tchyoung-tchyeng :

Partie ouest (Bas Nai-hpo), district de la Visitation ;

Partie nord-est, district de la Présentation.

Centre (Kong-tjyou et environs), district de l'Annonciation ;

Dans la province de Kyeng-syang :

Partie nord-ouest (peut-être), district de l'Assomption ;

Partie ouest (peut-être), district de la Purification.

Au début de 1865, Daveluy travailla dans le Haut Nai-hpo ; au printemps de 1866, il était à Keu-to-ri, lorsque la persécution devint violente ; en vain essaya-t-il de fuir dans une barque, un vent contraire l'en empêcha.

Dénoncé par des traîtres, il fut arrêté par des satellites, et pressé par eux d'indiquer la retraite des missionnaires qu'on leur avait ordonné de saisir. Le prélat avait pour voisin un jeune prêtre, M.-L. Huin. Convaincu qu'il n'existait pour celui-ci aucune chance de fuite, craignant en laissant les recherches se prolonger de compromettre un plus grand nombre de chrétiens, il fit dire au missionnaire de venir le rejoindre ; Huin obéit immédiatement. Un autre missionnaire, Aumaître, informé des événements, alla retrouver les captifs. Les trois apôtres furent conduits à Séoul et jetés en prison.

Pendant cette incarcération, le vicaire apostolique, Berneux, qui lui aussi avait été arrêté, fut condamné, et décapité le 8 mars. De ce fait, Daveluy devenait vicaire apostolique de la Corée.

Lorsqu'il comparut devant ses juges, il put, grâce à sa connaissance approfondie de la langue coréenne, faire plusieurs longues apologies du christianisme. Pour cette raison peut-être, mais surtout à cause de sa dignité de grand-maître de la religion, il eut à souffrir plus fréquemment et plus rudement que ses compagnons la bastonnade sur les jambes, les coups de planche, et la poncture avec les bâtons aiguisés. Enfin, le tribunal porta contre les trois prisonniers une sentence de mort.

Mais le roi était alors malade, et des sorciers nombreux, réunis au palais, faisaient pour le guérir des cérémonies superstitieuses ; de plus, il devait bientôt célébrer son mariage. On craignit que le supplice des Européens ne nuisît à l'effet des sortilèges, et qu'une effusion de sang humain dans la capitale ne fût d'un fâcheux augure pour les noces royales. C'est pourquoi, le régent prescrivit d'aller décapiter les condamnés dans la presqu'île de Syou-yeng, à vingt-cinq lieues au sud de Séoul.

L'évêque et ses prêtres furent conduits à cheval à l'endroit désigné. Leur cur surabondait de joie, et, au grand étonnement des satellites et des curieux, ils adressaient à Dieu de ferventes actions de grâces, en chantant des psaumes et des cantiques. Le Jeudi-Saint, 29 mars, ils étaient arrivés assez près de Syou-yeng. Mgr Daveluy entendit les satellites qui, causant entre eux, se promettaient de retarder l'immolation des confesseurs, pour aller les montrer à la ville voisine. Alors, touché d'un vif désir de mourir le jour anniversaire de la mort du Sauveur, il les interrompit : \ Non, s'écria-t-il, ce que vous dites-là est impossible. Vous irez demain, droit au lieu de l'exécution, car c'est demain que nous devons mourir ". Le prisonnier fut obéi, et le lendemain, Vendredi-Saint, 30 mars 1866, lui et ses compagnons parvinrent à Syou-yeng.

Le mandarin qui présidait à leur supplice enjoignit aux martyrs de se prosterner devant lui. C'est l'usage, en Corée, que les condamnés saluent ceux qui les font mourir. Daveluy répondit qu'il saluerait à la manière française, et il refusa de se mettre à genoux. Une poussée brutale le jeta la face contre terre. Un autre incident horrible marqua la mort du saint évêque, qui fut décapité le premier. L'exécuteur n'avait pas fixé le prix de sa sanglante besogne. Après avoir frappé le condamné d'un premier coup de sabre qui lui entailla profondément la nuque, il s'arrêta et refusa de continuer, si on ne lui promettait une forte somme. L'avarice du mandarin résista à ces prétentions. Il fallut réunir les employés de la préfecture pour prendre une décision. La discussion dura longtemps, la victime se débattait à terre dans les convulsions de l'agonie ; enfin le marché fut conclu, et deux nouveaux coups de sabre délivrèrent l'âme du témoin de Jésus-Christ.

Les corps des martyrs, ensevelis dans le sable au lieu même de l'exécution par des païens du voisinage, furent recueillis par des chrétiens au mois de juin suivant, et inhumés dans le district de Hong-san, à 3 lieues de la côte. Transférés ailleurs par suite de circonstances diverses, ils furent exhumés au mois de mars 1882 par ordre du provicaire, M. Blanc, et au mois de novembre suivant envoyés à Nagasaki (Japon), afin d'y être à l'abri de toute profanation. On les rapporta en Corée lorsqu'il n'y eut plus à craindre de persécution, et, depuis l'année 1900, ils reposent dans la cathédrale de Séoul.

Mgr Daveluy était un travailleur opiniâtre ; il se distinguait aussi par son esprit de renoncement et de mortification, autant que par sa persévérance. Malheureusement, il était affligé du scrupule. Son important dictionnaire et la plupart des écrits qu'il n'avait pas envoyés au Séminaire des M.-E. furent détruits pendant la persécution.

Bibliographie. - Tous ces ouvrages, excepté l'avant-dernier, ont été imprimés à l'imprimerie de la mission, Séoul.

Sin myeng tcho haing (Premiers pas de la vie spirituelle. Pensez-y-bien). - 1864, 2 vol. in-8, ff. 200 ; 2e édit., 1881, 2 vol. in-8, ff. 200 : 3e édit., 1886, 2 vol. in-8, ff. 153. De nouvelles éditions ont suivi.

Hoi tjoi tjik tji (Vraie Méthode pour s'exciter à la contrition). - 1864, in-16, ff. 31 ; 2e édit., in-16, ff. 25.

Ryeng syei tai eui (Préparation au Baptême). - 1864, in-16, ff. 33 ; 2e édit., 1883, in-16, ff. 25.

Syen tchai keui ryak (Examen de conscience). - 1864, in-16, ff. xiii-51 ; 2e édit., 1882, in-16, ff. 52.

Parvum Vocabularium latino-coreanum, ad usum studiosæ juventutis coreanæ. - Imprimerie de Nazareth, Hong-kong, 1891, in-12, pp. 301.

Ouvrages probablement composés par lui :
.
Syeng kyo yo ri moun tap (Catéchisme de la doctrine chrétienne). Traduit du chinois. [Revu par Mgr Berneux]. - 1864, in-4, ff. 66. De nombreuses éditions subséquentes.

Htyen tjyou syeng kyo ryei kyou (Rituel de la Sainte Eglise de Dieu). - 1865, in-8, ff. 144 ; 2e édit., 1885, in-8, ff. 109. Plusieurs éditions subséquentes.

Htyen tang tjik ro (Le droit chemin du ciel). Traduit du chinois. - 1864, in-16, ff. 62 ; 2e édit., 1884, in-16, ff. iii-47.

Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1882, p. 11 ; 1892, p. 267 ; 1900, p. 58 ; 1909, p. 53. - A. P. F., xviii, 1846, p. 304 ; xix, 1847, p. 232 ; xx, 1848, Détails sur la géographie, l'histoire, la religion de Corée, p. 291 ; xxi, 1849, p. 256 ; xxv, 1853, Les catacombes coréennes, p. 427 ; xxvi, 1854, Mort de Mgr Ferréol, p. 390 ; xxviii, 1856, p. 12 ; xxxi, 1859, p. 392 ; xxxii, 1860, Mission d'un inquisiteur royal, p. 125 ; xxxiii, 1861, Trêve de persécutions, p. 45 ; xl, 1868, pp. 24, 51. - B. O. P., 1895, pp. 342 et suiv.

Le Dimanche, Amiens, 1883, 1er sem., Ses restes transportés au Japon, p. 87. - Sem. rel. Arras, 1867, Solennité à Amiens à l'occasion de son martyre, p. 294 ; Ib., p. 318. - Sem. rel. Laval, 1870-71, p. 572. - Sem. rel. Rouen, 1867, Fêtes à l'occasion de son martyre, p. 33. - Mémorial d'Amiens, 1866, Premières nouvelles de son martyre, nos des 26 août, 7 et 8 sept. ; 1867, Solennité à l'occasion de son martyre, nos des 20 fév. et 2 mars.

Le Monde, 1866, Son martyre, n° du 28 août ; 1867 (édit. semi-quot.), Solennité à l'occasion de son martyre, nos des 27 fév. et 3 mars. - Le Petit Journal, 1867, Eloge et cérémonie en son honneur, n° du 20 mars. - L'Union, 1867, Sur la traduction de la bulle Ineffabilis (Immaculée-Conception), n° du 14 fév. - Rev. du Monde cath., 1866, Nouvelles de sa mort, p. 652. - Le Nouvelliste de la Somme, 1910, Sur la lettre de l'évêque d'Amiens [Mgr Dizien] demandant communication de ses écrits, n° 4489. - Journ. asiat., 7e sér., xii, 1878, Sur la traduction de la bulle Ineffabilis, p. 236.

Hist. Egl. de Corée, i, pp. 78, 79, 185, 186 ; ii, pp. 132, 210, 255, 291 et suiv., 302, 304, 317, 330 et suiv., 336, 389, 406, 413, et suiv., 431, 444 et suiv., 455, 474, 486 et suiv., 505 et suiv., 523, 528, 536, 547 et suiv., 560, 564, 589. - Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. - Les miss. cath., p. 243. - Fleurs des Mart., Notice, p. 146. - Les miss. franç. en Corée, p. 152.

Lettre pastorale et mandement de Mgr l'évêque d'Amiens [Boudinet], à l'occasion d'une solennité en l'honneur de Mgr Daveluy. - 1867, n° 66, des Lettres et Mandements, in-8. pp. 18.

Solennité religieuse, célébrée à Amiens le 28 février 1867, en l'honneur de Mgr Daveluy, évêque in partibus d'Acônes, martyrisé en Corée le 30 mars 1866, jour du Vendredi-Saint. - Typographie Lambert-Caron, imprimeur-libraire de Mgr l'Evêque, place du Grand-Marché, Amiens, in-8, pp. 23.

Eloge de Mgr M.-N.-A. Daveluy, évêque d'Acônes coadjuteur de Corée, martyrisé en Corée le Vendredi-Saint 1866, prononcé dans la cathédrale d'Amiens, par Mgr Mermillod, évêque d'Hébron. - Bauchu et Cie, libraires-éditeurs, place Bellecour, Lyon, et 20, rue Cassette, Paris, 1867, in-8, pp. vii-40.
Mgr Antoine Daveluy (d'Amiens), évêque d'Acônes, coadjuteur de Corée, décapité pour la foi, le 30 mars 1866. Chur à 4 voix égales avec solos, exécuté au petit séminaire de Saint-Riquier (Somme) le 30 mars 1867, devant sa statue. Poésie de F. Canappe, élève de rhétorique. Musique de L. Petit, professeur au petit séminaire. - Lithographie Viteux, Abbeville, in-8, pp. 4.

Actes pour l'étude de sa Cause de Béatification, voir BERNEUX.

Biographie. - Vie de Mgr Daveluy, évêque d'Acônes, vicaire apostolique de Corée, mort pour la foi le 30 mars 1866, [avec portrait], par Charles Salmon, chevalier de Saint-Grégoire le Grand, membre de la Société des Antiquaires de Picardie. - Imprimerie de la Société du Pas-de-Calais, 43, rue d'Amiens, Arras, 1883, in-8, pp. xx-647.

Id., [avec portrait]. - Bray et Retaux, 82, rue Bonaparte, Paris, 1883, 2 vol. in-12, pp. xx-323, 325.

Comp.-rend. : Le Dimanche, Amiens, 1884, 1er sem., pp. 10, 71, 352, 374, 413, 432 ; Le Pas-de-Calais, 1884, n° 4223 ; Le Monde, 1884, n° 151 ; La Défense soc. et rel., 1884, n° du 26 juin ; La Vraie France [Lille], 1884, n° du 23 juin.

Portrait. - Peinture, est au Séminaire des M.-E. - Lithographie, 1867. - B. O. P., 1895, p. 347. - L'Illust., 1867, n° 1255. - Les miss. franç. en Corée, p. 107. - Voir Biographie.

Bibliographie:

DAVELUY Antoine Mgr (1818-1866). Parvum vocabularium latino-coreanum ad usum studiosae juventutis coreanae / Antoine Daveluy. - Hongkong : Typis Societatis Missionum ad Exteros, 1891. - 301 p. ; 19 cm.

SOURCE : https://web.archive.org/web/20170813182336/http://archives.mepasie.org/fr/notices/notices-biographiques/daveluy

PONTIFICIUM OPUS A SANCTA INFANTIA

SAINT ANTOINE DAVELUY

Il naquit en 1818 dans la ville d’Amiens, en France, dans une famille influente et très pieuse. Deux de ses frères étaient prêtres.

Ordonné prêtre en 1841, à l’âge de 25 ans il décida d’entrer à la Société des Missions Étrangères de Paris. Destiné initialement à aller en Chine, il fut finalement envoyé en Corée où il passa les 21 années qui lui restaient à vivre. À son arrivée, la mission était entièrement à reconstruire. Dans ses deux premières années d’activité apostolique, il baptisa plus de 1700 Coréens.

Tant de travail fit que sa santé, déjà en soi chancelante, se détérioraEn 1856, l’Évêque Simon Bernaux le nomma Évêque coadjuteur, et comme tel, lui confia les régions les plus éloignées et les plus difficiles.

Malgré les obstacles que les autorités mettaient continuellement à la mission, il trouva le temps d’écrire plusieurs ouvrages, parmi lesquels une histoire de l’Église coréenne et un dictionnaire coréen-français.

Les persécutions contre les chrétiens étaient fréquentes. Quand son Évêque subit le martyre, il prit sa place. Vingt-trois jours plus tard, le 11 mars 1860, il fut arrêté, interrogé et torturé par les autorités coréennes. Transféré à Séoul, il fut emmené à 100 km de la Capitale pour y être mis à mort, afin que son exécution ne dérange pas les célébrations imminentes pour le mariage du roi.

Il fut martyrisé un Vendredi Saint, exactement le 30 mars 1866, avec ses compagnons le P. Aumaitre et le P. Huin. Ce fut lui qui demanda de mourir ce jour-là. Le bourreau, après avoir porté un premier coup sur la nuque avec son épée, refusa de continuer jusqu’à ce qu’il ait reçu une certaine somme d’argent que le fonctionnaire coréen ne voulait pas lui donner. La discussion se prolongea longtemps, tandis que le corps encore en vie de Mgr Daveluy était à terre, en proie aux convulsions de l’agonie. Une fois parvenu à un accord, le bourreau donna deux autres coups qui lui ôtèrent la vie. Il n’avait que 49 ans.

En 1968 il fut béatifié, et en 1984, S.S. Jean-Paul II le canonisa avec d’autres martyrs coréens.

" Face à la maladie de notre Évêque, nous adresser au le Cœur Immaculé de Marie était notre unique ressource : nous l’avons fait à travers une neuvaine, mais notre Mère semble vouloir absolument mettre fin à l’exil de son serviteur, et se montre jalouse de le rappeler à elle. Si nous devenons orphelins, elle nous consolera sans aucun doute par une sollicitude plus maternelle ; c’est grâce à sa protection, je n’en doute pas, que j’ai pu faire face aux fatigues de l’année. Chargé de la cure de Monseigneur et de faire l’administration à sa place, par les routes les plus pénibles, tout en remplissant mes fonctions ordinaires, j’ai trouvé le temps et la force de tout faire. Mais vous savez que Dieu récompense les fatigues de ses missionnaires par de nouvelles épreuves. "

(Lettre de Saint Antoine Daveluy, 18 octobre 1852)

Comme vous le voyez, vénérable Supérieur, si Dieu nous visite par les persécutions les plus violentes, la Corée donnera toutefois de courageux soldats, confesseurs et martyrs. Réjouissons-nous de ces heureuses dispositions et demandons au Souverain Maître d’envoyer dans sa vigne des ouvriers apostoliques selon son cœur, des apôtres habiles et courageux capables de soutenir les fidèles dans les combats que l’enfer ne cesse de susciter. De nombreux chrétiens gémissent encore dans les prisons ; une arrestation de nombreux fidèles a eu lieu au mois de septembre ; bon nombre de prisonniers ont été renvoyés sans procès, d’autres sont encore en chaînes… "

(Saint Antoine Daveluy, Lettre au Supérieur du Séminaire des Missions Étrangères de Paris, 6 septembre 1853)

SOURCE : http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cevang/p_missionary_works/infantia/documents/rc_ic_infantia_doc_20090324_boletin15p11_fr.html

Portrait de Mgr Marie Nicolas Antoine Daveluy, martyr de Corée. Crypte de la chapelle des MEP de la rue du Bac.


Saint Marie-Nicolas-Antoine Daveluy

Also known as

Antonio Daveluy

Memorial

30 March

20 September as one of the Martyrs of Korea

Profile

Born to a prominent and pious family, his father was a factory owner, city councilman, and government official; Antoine and two of his brothers became priests. He studied at the Saint Sulpice Seminary in Issy-les-Moulineaux, ParisFrance in October 1834, and was ordained a priest on 18 December 1841. Assistant pastor in a parish in Roye, France. Joined La Société des Missions Etrangères (Paris Foreign Missions Society) on 4 October 1843, and left for missionary work on 6 February 1844, intending to work on the Japanese Ryuku Islands. However, in Macau he was convinced by Bishop Jean-Joseph-Jean-Baptiste Ferréol to go to Korea instead; he travelled there with Saint Andrew Kim Taegon, and arrived in October 1846.

As part of his work, Father Antoine became fluent in Korean, and wrote a FrenchKorean dictionary, a history of Catholicism in Korea, revised material intended for new converts, and translated a number of works to KoreanSeminary rector in 1848. Appointed co-adjutor bishop of Korea and titular bishop of Akka by Pope Pius IX on 13 November 1855. In the late 1850’s he researched and wrote biographies of the martyrs and confessors of Korea. His missionary work in the Haut Nai-hpo region in 1865 and Keu-to-ri region in the spring of 1866 brought many converts to the faith. He became Apostolic Vicar of Korea on 8 March 1866 following the martyrdom of his predecessor, Saint Siméon-François BerneuxBishop Antoine was arrested three days later on 11 March 1866; he was imprisoned and tortured for his faith and his work. He was given a chance in court to denouce Christianity, but instead he explained it to the judges in simple terms. Martyr.

Born

16 March 1818 in the parish of Saint-Leu, Amiens, Somme, France

Died

beheaded on Good Friday, 30 March 1866 at the Galmaemot naval base, Boryeong, Chungcheong-do, South Korea

the executioner took three blows to kill him, with long pauses to argue over what he was being paid for the job

buried in the sand at the execution site

body exhumed in June 1866 and re-buried in the district of Hong-san, Korea

body exhumed in March 1882 and sent to NagasakiJapan to prevent desecration in a renewed persecution

relics enshrined in the cathedral in Seoul, South Korea in 1900

Venerated

4 July 1968 by Pope Pauli VI (decree of martyrdom)

Beatified

6 October 1968 by Pope Paul VI

Canonized

6 May 1984 by Pope John Paul II

Additional Information

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Martyrium Galmaemot

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Pontificium Opus in Sancta Infantia

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‘Saint Marie-Nicolas-Antoine Daveluy‘. CatholicSaints.Info. 10 March 2023. Web. 23 March 2026. <https://catholicsaints.info/saint-marie-nicolas-antoine-daveluy/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-marie-nicolas-antoine-daveluy/

SAINT ANTHONY DAVELUY

In 1818 in the city of Amiens, France, he was born of an influential and religious family. Two of his brothers were priests.

Ordained a priest in the year 1841, at the age of 25, he decided to enter the Society for Foreign Missions in Paris. Initially he was assigned to go to China, but his eventual assignment was Korea, the country in which he would spend the rest of his 21 years of life. When he arrived, the mission had to be practically rebuilt in its entirety. In the first two years of his apostolic activity, he baptized more than 1,700 Koreans.

He worked so hard that his already weak health began to worsen.

In 1856, Bishop Simon Bernaux named him Bishop Coadjutor, and as such he became in charge of the most remote and difficult areas.

Despite the problems that the authorities continually created for the mission, he found the time to write various works, among them a history of the Korean Church and a Korean- French dictionary.

The persecution against Christians was frequent. When Bishop Bernaux died a martyr, Daveluy occupied his position. Twenty-three days after, on March 11th 1860, he was arrested, interrogated, and tortured by the Korean authorities. Transferred to Seoul, they decided to execute him 100 kilometers from the capital so that his execution would not bother the king who was about to marry.

He was martyred on Good Friday, exactly on March 30th of 1866, along with his companions Father Aumaitre and Father Huin. It was he who asked to die on this day. After having delivered a single blow of the sword to the nape of the neck, the executioner did not want to continue until he was paid a large sum of money that the Korean magistrate did not want to concede. The discussion carried on for quite some time, while the body of Msgr. Daveluy, still alive, went into convulsions of agony on the ground. Once they reached an agreement, the executioner struck him twice more, and with that he died. He was only 49 years old.

In 1968, he was beatified, and in 1984, His Holiness John Paul II canonized him together with other Korean martyrs. “In the face of the illness of our Bishop, our only opportunity was to turn to the Immaculate Heart of Mary: we did this with a novena; but our Mother absolutely seems to want to put an end to the exile of her servant, and she shows herself full of zeal in calling him to herself. If we should become orphans, she will without a doubt console us with a more maternal solicitude; it is thanks to her protection, I doubt it not, that I am able to face the fatigues of this year. Charged with the care of Monsignor and of carrying on the administration in his place, on the most difficult roads, without ceasing to fulfill my ordinary duties, I have found the time and the strength to do everything. But you know that God rewards the fatigues of his missionaries with new trials.”

(Letter of Saint Anthony Daveluy, October 18th, 1852)

“You see, venerable Superior, that if God visits us with more violent persecutions, Korea will give forth even more valiant soldiers, confessors, and martyrs. Let us rejoice in these happy dispositions, and let us ask the Sovereign Master to send apostolic workers to his vineyard according to His Heart, able and valiant apostles that can sustain the faithful in their battles that Hell does not cease to wage. Numerous Christians still groan in prison; the arrest of a number of faithful took place in the month of September, a good number of prisoners were let free without trial, while others are still in chains. ...”

(Saint Anthony Daveluy, Letter to the Superior of the Seminary of Foreign Missions in Paris, September 6th, 1853)

SOURCE : http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cevang/p_missionary_works/infantia/documents/rc_ic_infantia_doc_20090324_boletin15p11_en.html




Santi Antonio Daveluy, Pietro Aumaître, Martino Huin, Gius. Chang Chu-gi, Tomm. Son Cha-son e Luca Hwang Martiri

30 marzo

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† Su-Ryong, Corea del Sud, 30 marzo 1866

Martirologio Romano: Nella cittadina di Su-Ryong in Corea, santi martiri Antonio Daveluy, vescovo, Pietro Aumaître, Martino Luca Huin, sacerdoti, Giuseppe Chang Chu-gi, Tommaso Son Cha-sŏn e Luca Hwang Sŏk-tu, catechista, che per la fede in Cristo morirono decapitati.

Marie-Nicolas-Antoine Daveluy nacque il 16 marzo 1818 presso Amiens in Francia. Dal 1843 entrò a far parte della Società delle Missioni Estere di Parigi e già l’anno seguente sbarcò a Macao, colonia cinese, ove il vescovo Ferréol lo convinse ad accompagnarlo in Corea insieme ad un altro sacerdote di tale nazionalità. Solo due anni più tardi poté iniziare la sua opera pastorale in quel paese e nel 1856 il vescovo San Simeone Francesco Berneux, futuro martire, lo nominò suo vescovo coadiutore. Oltre a svolgere egregiamente il suo ministero, il Daveluy redasse un dizionario francese-coreano e scrisse la storia del cattolicesimo in terra coreana. Dopo il martirio del vescovo Berneux, Antoine Daveluy ne fu il successore quale quinto vicario apostolico di Corea. Avrebbe occupato la sede episcopale per soli ventitré giorni: l’11 marzo 1866, infatti, con il suo aiutante Luca Hwang Sok-tu venne arrestato, imprigionato, interrogato e torturato. Al supplizio prese parte anche il sacerdote missionario Pierre Aumaître.

Pierre Aumaître era nato ad Angouleme in Francia l’8 aprile 1837. Entrato nel seminario delle Missioni Estere di Parigi nel 1857, ricevette l’ordinazione presbiterale nel 1862. Giunto in Corea l’anno seguente, apprese rapidamente la lingua indigena e si guadagnò l’affetto dei fedeli esercitando il suo ministero a Naep’o. Allo scoppio della persecuzione anticristiana incoraggiò i cattolici a non temere di dover testimoniare pubblicamente la loro fede ed egli stesso si recò al villaggio ove viveva il vescovo Daveluy per consegnarsi volontario alla polizia. Dopo aver patito durissime torture, morì all’età di soli ventinove anni.

Martin-Luc Huin nacque a Guyonville in Francia il 20 ottobre 1836 e, ordinato prete diocesano, si unì poi alle Missioni Estere di Parigi nel 1836. Intraprese il viaggio verso la Corea con altri confratelli e giunse nel villaggio di Sekori. Prima di essere martirizzato, all’età di trent’anni, disse: “Mi dispiace morire, non perché sono ancora giovane, ma perché non ho potuto fare nulla per la salvezza dei miei amati coreani”.

Giuseppe Chang Chu-gi era invece nato nel 1802 da una ricca famiglia coreana. All’età di ventisei anni ricevette il battesimo con l’intera sua famiglia dal sacerdote cinese Pacifico Yu Pang-je. Nominato poi catechista, offrì la propria abitazione per aprire un nuovo seminario a Paeron, svolgendovi l’incarico di portinaio per undici anni. Nel 1866 fu arrestato con i missionari, ma il rettore ottenne il suo rilascio. La libertà durò soli cinque giorni, dopo i quali venne nuovamente catturato. Dinnanzi al governatore della regione ammise di essere il proprietario dell’edificio ospitante il seminario e rifiutò di abiurare la fede per salvarsi la vita. Fu allora inviato a Seoul e torturato. Aveva l’età di sessantaquattro anni.

Tommaso Son Cha-son, nato a Deoksan nel 1839, era anch’egli un laico coreano impegnato a collaborare con I missionary nella diffusione della fede catolica nel suo paese.

Luca Hwang Sok-tu nacque a Yonp’ung nel 1811, figlio unico di una famiglia benestante. Diretto a Seul per sostenere degli esami, venne a conoscenza della fede cattolica grazie ad una persona che incontrò strada facendo. La sua caparbietà lo portò a scontrarsi con la famiglia pur di abbracciare il cristianesimo, convincendo poi anche i familiari al grande passo. Divenne catechista ed insegnante di letteratura cinese. Con il vescovo Berneux scrisse anche alcuni libri ed in seguito fu assistente del suo successore, monsignor Daveluy. Con questi fu infine arrestato ed andò incontro a Cristo all’età di cinquantaquattro anni.

I sei personaggi citati, dietro loro esplicita richiesta, subirono il martirio per decapitazione il 30 marzo 1866, Venerdì Santo. Alla loro beatificazione, celebrata nel 1968, è seguita infine la canonizzazione nel 1984 ad opera di Papa Giovanni Paolo II, durante il suo viaggio apostolico in Corea. In tale occasione il Sommo Pontefice propose alla venerazione da parte della Chiesa universale questi gloriosi martiri, unitamente ad un folto gruppo di cattolici che in tempo di persecuzione non esitarono ad effondere con il loro sangue la terra coreana affinché divenisse seme di nuovi cristiani.

Autore: Fabio Arduino

SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/47770

Amiens cathédrale Notre-Dame, chapelle Saint-Jean-Baptiste, autel, statue de Jean-Baptiste et châsse d'Antoine Daveluy.


Den hellige Antonius Daveluy (1818-1866)

Minnedag:

20. september

90. Den hellige Antonius Daveluy (fr: Marie-Nicolas-Antoine) ble født den 16. mars 1818 i sognet Saint-Leu i Amiens i departementet Somme i regionen Picardie nord i Frankrike. Han kom fra en innflytelsesrik familie og var sønn av Isidor Daveluy og Teresa Laroche. Faren eide en fabrikk og var bystyremedlem og regjeringstjenestemann. Familien var velkjente i byen for fromhet og tro, og tre av familiens sønner ble prester.

I en alder av syv år begynte Antonius å studere latin, og i 1827 begynte han på jesuittskolen Blamont, som var en gren av Saint-Acheul. Etter at denne skolen ble stengt etter kongelig dekret, begynte Antonius på en latinskole. Han bestemte seg for å bli prest da han gikk i andre klasse. Etter gutteseminaret i Saint-Riquier begynte han til slutt på seminaret Saint-Sulpice i Issy-les-Moulineaux nær hjembyen i oktober 1834, seksten år gammel. Han ønsket å bli jesuittprest til tross for sin dårlige helse.

I oktober 1836 dro Antonius til seminaret Saint-Sulpice i Paris for videre studier. Han ble presteviet den 18. desember 1841 i Amiens. Han leste sin første messe den 29. desember 1841 i kirken på hjemstedet Saint-Leu i Amiens. Hans niese Teresa Brandt fortalte at en enorm folkemengde var til stede, ivrige etter å motta den nye prestens velsignelse. En kvinne, fattig på jordisk eiendom, men rik på tro og tillit til Gud, ba om tillatelse til at hennes tre år gamle sønn som ennå ikke kunne gå, var den første som fikk velsignelse. Dette ble innvilget, og snart etter gikk barnet, til forbauselse for leger og folk som trodde han var lammet for livet.

Antonius ble utnevnt til kapellan i sognet Roye. Etter suksessrikt arbeid i sognet i tyve måneder, sluttet p. Antonius seg den 4. oktober 1843 til «Det parisiske misjonsselskap» (Societas Parisiensis Missionum ad Exteras Gentes – MEP) eller Missions Etrangères de Paris. Selv om hans helse fortsatt ikke var helt god, var han blitt mye bedre. Han ble bestemt for Korea, og før han reiste, overdro han sin førstefødselsrett og sine rettigheter som eldste sønn til sin bror Xavier Daveluy, far til kontreadmiral René Daveluy. Den 6. februar 1844 seilte han av gårde, og han kom til Macao i august 1844. Han hadde som intensjon å tjene som misjonær på Ryukyuøyene, en japansk øygruppe som strekker seg i en bue seg fra Kyushu, den sørligste av de store japanske øyene, til Taiwan.

Mens han ventet i Macao på en mulighet til å dra til Ryukyuøyene, møtte han den nyutnevnte tredje apostoliske vikaren av Korea (1843-53), biskop Josef-Jean-Baptiste Ferréol MEP (1808-53), som var på vei fra Shanghai og prøvde å komme seg til Joseon i Korea. Biskopen overtalte p. Antonius til å følge ham og den hellige Andreas Kim Dae-gon til Korea. Den nyvigslete diakonen Andreas Kim skulle bli den første koreanske presten og var diakonviet av biskop Ferréol i Gimgahang nær Shanghai. Etter at p. Napoleon Libois MEP, som da var superior for hovedkvarteret for Det fjerne Østen, hadde gitt Antonius tillatelse, dro de fra Shanghai den 31. august 1845 i den lille trebåten Raphael over Gulehavet, og etter en lang og stormfull sjøreise kom de trygt frem til Korea den 12. oktober 1845. De kom først til øya Jeju etter å ha blitt drevet dit av kraftige stormer. Deretter kom de til Ganggyoung i provinsen Chungcheong.

P. Daveluy dro først for å studere det koreanske språket i en liten kristen landsby, og i januar 1846 begynte hans apostoliske reiser, som ble forstyrret av en forfølgelse i løpet av sommeren. Han administrerte sakramentene til mer enn 700 katolikker i løpet av de første to månedene, og senere døpte han mer enn 1 700 på to år. På grunn av det helsefarlige klimaet ble hans dårlige helse verre, og under sin sykdom underviste han i latin for unge seminarister.

I 1848 overtok han ledelsen av seminaret. Han tok deretter over administrasjonen av et distrikt, og i løpet av denne tiden skrev han med samvittighetsfull omsorg en kinesisk-koreansk-fransk ordbok, som gikk tapt under forfølgelsene i 1866. I tillegg skrev han historien om katolisismen i Korea og biografier om landets martyrer, samt reviderte en rekke bøker for trosopplæring.

Biskop Ferréol døde av utmattelse den 3. februar 1853, og i 1856 ble han etterfulgt av den hellige biskop Simeon Berneux MEP, som samme år utnevnte Antonius til sin koadjutor-biskop straks han kom til Korea, og han ble bispeviet den 25. mars 1857 som titularbiskop av Akka i et privathus i Seoul. Etter synoden som ble holdt etter seremonien, vendte han tilbake til sin stilling og gjenopptatt sitt arbeid. Han meldte seg frivillig til å ta omsorgen for de vanskeligere fjerne områdene. Han trykte og utga også katolske bøker, og de fleste katolske historiebøkene som finnes i dag, ble skrevet av ham. I 1859 begynte han en tre måneders reise for å finne og intervjue vitner ril forfølgelsen i 1801 som fortsatt var i live, og i oktober 1862 sendte han Misjonsselskapets seminar sitt arbeid om misjonens historie.

I 1861 var han i provinsen Gyeongsang, og til tross for hedningenes fiendtlighet, klarte han å konvertere ganske mange. På den tiden ble det inngått en avtale mellom biskopen og misjonærene om at de distriktene som ble tildelt dem for apostolisk arbeid, ikke skulle få navn etter provinser, men ble gitt navn etter fester for Jomfru Maria: I provinsen Gyeonggi: Seoul, distriktet Marias uplettede unnfangelse og området rundt Seoul, distriktet Marias Fødsel. I provinsen Chungcheong: den vestlige delen, distriktet Marias Gjesting, i nordøst distriktet Marias Fremstilling, i midten distriktet Marias Bebudelse. I provinsen Gyeongsang: i nord-vest (kanskje), distriktet Marias himmelfart, den vestlige delen (kanskje), distriktet Marias Rensing (Kyndelsmesse).

I 1866 blusset forfølgelsene opp igjen, mer brutale og voldelige enn noen sinne. De religiøse grunnene var blandet med politiske grunner, for de store europeiske maktene prøvde å etablere seg i Asia og provoserte frem anti-utenlandske bevegelser. Den 13. oktober 1860 erobret engelske og franske tropper Beijing. Etter det som skjedde i Kina, hvor europeerne ble massakrert, undertegnet regenten for den unge koreanske kongen et forfølgelsesedikt basert på loven mot utlendinger, og arrestasjonene startet umiddelbart. Den 8. mars 1866 ble biskop Berneux og de hellige patrene Henrik Dorie MEP (1839-1866), Justus Ranfer de Bretenières MEP (1838-66) og Ludvig Beaulieu MEP (1840-1866) halshogd på retterstedet i Saenamteo, rundt fem kilometer fra Seoul. I mellomtiden, den 2. mars, hadde patrene Charles Pouthié og Alexander Petitnicolas også blitt halshogd.

De ble dømt til døden. Men kongen var syk, og mange trollmenn samlet seg ved palasset for å utføre overtroiske seremonier for å helbrede ham. I tillegg var de i ferd med å feire kongens bryllup. Det var fryktet at pinslene til europeere ville være skadelig for effekten av trollmennene, og en utgytelse av blod fra mennesker i hovedstaden var en dårlig start på det kongelige ekteskap. Derfor beordret regenten at de ikke skulle henrettes i Seoul, men i Galmaemot, en marinebase i provinsen Chungcheong, rundt ti mil fra Seoul nær dagens Boryeong.

Biskopen og hans prester ble ført på hesteryggen til det anvist stedet. Deres hjerter fløt over av glede, og til stor forbauselse for tilskuerne, lovpriste de Gud med glødende takksigelse og sang salmer og hymner. På skjærtorsdag den 29. mars nærmet de seg Galmaemot. Biskop Daveluy ba soldatene om å utsette den lovede henrettelsen før de dro til neste by. Deretter uttrykte han et sterkt ønske om å dø på årsdagen for Frelserens død. Ønsket ble innvilget, og neste dag, Langfredag den 30. mars 1866 kom biskopen og hans ledsagere til Galmaemot. Mandarinen som ledet henrettelsen, beordret martyrene til å prostrere seg (legge seg langflat) foran ham. Det var skikken i Korea at de dødsdømte hilste dem som skulle drepe dem. Biskop Daveluy sa han ville hilse på fransk måte, og han nektet å knele. En brutalt slag kastet ham i bakken med ansiktet mot jorden.

Biskopen ble halshogd først, men hans død ble preget av en fryktelig hendelse. Bøddelen hadde ikke avtalt prisen på sitt blodige arbeid, og etter at han traff den dømte med der første hogget av sabelen, som lagde et dypt hakk i hans hals, stoppet han og nektet å fortsette, hvis han ikke ble lovet en stor sum. Mandarinens grådighet motsto disse kravene. Det var et møte blant de ansatte i prefekturet for å ta en beslutning. Diskusjonen varte lenge, mens offerets legeme på bakken kjempet i dødskramper. Endelig ble en avtale inngått, og to nye sabelhogg sendte hans sjel til Jesus Kristus. Biskopen var 49 år gammel og hadde vært 21 år i Korea.

I tillegg til biskopen og de to prestene ble to andre henrettet samtidig, nemlig Lukas Hwang Sok-tu og den hellige kateketen Josef Chang Chu-gi. I tre dager ble martyrenes legemer liggende forlatt på stranden, men det ble sagt at de var intakte da de ble gravlagt. På den tredje dagen ble de gravlagt i sanden på retterstedet av ikke-troende fra området. I midten av juni samme år flyttet troende deres levninger til Sojukgol i Hongsan, rundt en kilometer fra Galmaemot, og gravla dem der.

De ble overført andre steder på grunn av ulike omstendigheter, men de ble gravd opp igjen i mars 1882 etter ordre fra provikaren, M. Blanc, og i november 1882 ble levningene av de tre misjonærene sendt til Nagasaki i Japan for å beskyttes mot skjending. Den 22. mai 1894 ble de flyttet til seminaret i Yongsan. De ble flyttet tilbake til Korea når det ikke lenger var frykt for flere forfølgelser, og den 10. september 1900 ble de plassert i krypten i katedralen Myeongdong i Seoul. De oppbevares nå i krypten i kirken i Jeoldusan martyrsenter i Seoul.

Bare tre misjonærer unnslapp massakren i 1866: Stanislas Féron, Adolphe Calais og Félix Ridel som flyktet til Kina, men returnerte til Korea i september sammen med den franske flåten i det fjerne Østen, ledet av kontreadmiral Pierre-Gustave Roze. Franskmennene gikk i land på øya Gangwha, brente det kongelige palasset og plyndret biblioteket. De kongelige arkivene ble tatt som bytte og ble siden oppbevart i Nasjonalbiblioteket i Paris, men ble «lånt ut» permanent til Korea i 2011. Gjengjeldelsen etter det franske angrepet rammet kristne koreanere, og tusenvis av dem døde, skutt, kvalt, druknet eller begravd levende, ikke medregnet de som døde av elendighet og kulde i fjellene. I 1870 reiste regenten en stele i Pyongyang hvor det var gravert på kinesisk: «De kristnes perverse sekt er ødelagt».

Biskop Antonius Daveluy var blant de 24 som døde i forfølgelsene mellom 1861 og 1867 som ble saligkåret den 6. oktober 1968 av den ærverdige pave Paul VI (1963-78). 79 martyrer som døde mellom 1839 og 1846 var blitt saligkåret i 1925 av pave Pius XI (1922-39). Hele gruppen ble helligkåret den 6. mai 1984 på Yeouido Plaza (fra 1999 Yeouido Park) i Seoul av den hellige pave Johannes Paul II (1978-2005). Deres minnedag i den romerske generalkalenderen er 20. september. Tidligere hadde Antonius minnedag 11. mars.

Kilder: Attwater (dk), Attwater/Johannes, Attwater/Cumming, Farmer, Lodi, Butler, Butler (III), Benedictines, Chenu, Kværne/Vogt, santiebeati.it, en.wikipedia.org, fr.wikipedia.org, pl.wikipedia.org, cbck.or.kr, vatican.va, catholic-hierarchy.org, archives.mepasie.org - Kompilasjon og oversettelse: p. Per Einar Odden

Opprettet: 6. april 1999

SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/adaveluy

~ Martyrs of Korea († 1791-1888) ~ (I) : http://newsaints.faithweb.com/martyrs/Korea1.htm