mercredi 30 novembre 2016

Saint JOSEPH MARCHAND, Prêtre de la Société des Missions étrangères et martyr

Statue de Saint Joseph Marchand, né à Passavant et martyrisé en Indochine, exposée au Belvédaire de Passavant, Doubs.

Statue de Saint Joseph Marchand, né à Passavant et martyrisé en Indochine, exposée au Belvédaire de Passavant, Doubs.


Saint Joseph Marchand

Martyr en Annam (+ 1835)

Canonisé le 19 juin 1988 avec les Martyrs du Vietnam (+1745-1862): Andrea Dung-Lac, prêtre, Tommaso Thien et Emanuele Phung, laïcs, Girolamo Hermosilla, Valentino Berrio Ochoa, O.P. et six autres evêques, Teofano Venard, prêtre M.E.P. et 105 compagnons, martyrs.

Selon ses condisciples, il était 'réservé sans dissimulation, grave sans contrainte, simple et gai sans exagération'... Joseph fut ordonné prêtre le 4 avril 1829 et embarqua à Nantes à destination de la procure des missions de Macao... d'où il partit pour le Vietnam... Ne pouvant lui faire avouer qu’il avait aidé les rebelles, et ne trouvant aucun témoignage sérieux pour appuyer cette fausse accusation, les juges lui ordonnèrent de renoncer au catholicisme et de marcher sur la croix. Le jeune prêtre repoussa cette proposition et fut condamné au ‘supplice des cent plaies’*. Il le subit avec un héroïque courage le 30 novembre 1835 à Tho-duc, près de Huê. (Missions étrangères de Paris)

*supplice consistant à sectionner un à un les muscles du condamné et à les lui arracher avec des tenailles rougies au feu (un internaute)

Voir aussi saints martyrs du Viet-Nam

Près de Hué en Annam, l’an 1835, saint Joseph Marchand, prêtre de la Société des Missions étrangères de Paris et martyr, condamné au supplice des cent plaies sous l’empereur Minh Mang.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/147/Saint-Joseph-Marchand.html

Saint Joseph MARCHAND

Martyr du Groupe des 117 martyrs du Vietnam

Ordination religieuse : 4 avril 1829 à Paris

Béatification : 07 mai 1900 à Rome par Léon XIII

Canonisation : 19 juin 1988 à Rome par Jean Paul II

Fête le 24 novembre

Né le 17 août 1803 à Passavant 25360 DOUBS en Franche Comté – FRANCE

Décédé le 30 Novembre 1835 – Prés de Hué au VIETNAM à l’âge de 32 ans

Parents : Augustin MARCHAND 1777-1853 et Jeanne Marguerite MOINE 1771-1856

Après avoir fait des études à l’école ecclésiastique d’Orsans et au grand séminaire de Besançon, Joseph entra sous-diacre au Séminaire des Missions étrangères le 25 décembre 1828.

Départ au Vietnam

Élevé au sacerdoce le 4 avril 1829, il partit le 24 du même mois pour la Cochinchine.

Il apprit la langue annamite au collège de Lai-thieu, commença sa vie apostolique par un long voyage dans les chrétientés des provinces de Mi-tho, Vinh-long, Chau-doc, et remonta jusqu’à Phnom-penh, la capitale du Cambodge. Revenu à Lai-thieu, il y instruisit quelques élèves, tout en administrant plusieurs chrétientés ; puis il fit un second voyage analogue au premier. On le chargea ensuite du district qui comprenait toute la province du Binh-thuan, d’où la persécution le chassa au commencement de 1833.

Histoire

Après s’être caché dans différentes localités de la Basse-Cochinchine, il se réfugia près de Mac-bac. Un chef de rebelles l’y découvrit et l’emmena avec lui à Cho-quan, puis l’interna dans la citadelle de Saïgon, et voulut l’obliger à pousser les chrétiens à la révolte contre le persécuteur Minh-mang. Joseph refusa absolument de se prêter à ce désir.

Il resta dix-huit mois enfermé dans la citadelle, donnant ses soins à quelques fidèles qui se trouvaient près de lui. Lorsque les troupes royales eurent pris Saïgon, le 8 septembre 1835, il fut immédiatement arrêté et accusé d’avoir participé à la rébellion.

Arrestation et supplices

Conduit à Hué et incarcéré, on le soumit à la question et on lui fit endurer le cruel supplice des tenailles rougies au feu. Ne pouvant lui faire avouer qu’il avait aidé les rebelles, et ne trouvant aucun témoignage sérieux pour appuyer cette fausse accusation, les juges lui ordonnèrent de renoncer au catholicisme et de marcher sur la croix. Le confesseur repoussa cette proposition avec horreur. Il fut condamné au cruel supplice des cent plaies. Il le subit avec un héroïque courage le 30 novembre 1835 à Tho-duc, près de Hué.

Après sa mort, son corps coupé en quatre fut jeté à la mer, et sa tête, après plusieurs jours d’exposition, fut broyée dans un mortier et réduite en une poussière que l’on jeta également à la mer.

Sainteté

Le Souverain Pontife Grégoire XVI le déclara Vénérable le 19 juin 1840,

Léon XIII le plaça au rang des Bienheureux  le 7 mai 1900,

Jean Paul II le canonisa le 19 juin 1988.

SOURCE : http://saint-josephmarchand.fr/

MARCHAND, Joseph (Le Bx)

MARCHAND, Joseph (Le Bx), naquit à Passavant (Doubs) le 17 août 1803. Après avoir fait ses études à l'école ecclésiastique d'Orsans et au grand séminaire de Besançon, il entra sous-diacre au Séminaire des M.-E. le 25 décembre 1828.

Elevé au sacerdoce le 4 avril 1829, il partit le 24 du même mois pour la Cochinchine. Il apprit la langue annamite au collège de Lai-thieu, commença sa vie apostolique par un long voyage dans les chrétientés des provinces de Mi-tho, Vinh-long, Chau-doc, et remonta jusqu'à Phnom-penh, la capitale du Cambodge. Revenu à Lai-thieu, il y instruisit quelques élèves, tout en administrant plusieurs chrétientés ; puis il fit un second voyage analogue au premier. On le chargea ensuite du district qui comprenait toute la province du Binh-thuan, d'où la persécution le chassa au commencement de 1833.

Après s'être caché dans différentes localités de la Basse-Cochinchine, il se réfugia près de Mac-bac. Un chef de rebelles l'y découvrit et l'emmena avec lui à Cho-quan, puis l'interna dans la citadelle de Saïgon, et voulut l'obliger à pousser les chrétiens à la révolte contre le persécuteur Minh-mang. Marchand refusa absolument de se prêter à ce désir. Il resta dix-huit mois enfermé dans la citadelle, donnant ses soins à quelques fidèles qui se trouvaient près de lui. Lorsque les troupes royales eurent pris Saïgon, le 8 septembre 1835, il fut immédiatement arrêté et accusé d'avoir participé à la rébellion.

Conduit à Hué et incarcéré, on le soumit à la question et on lui fit endurer le cruel supplice des tenailles rougies au feu. Ne pouvant lui faire avouer qu'il avait aidé les rebelles, et ne trouvant aucun témoignage sérieux pour appuyer cette fausse accusation, les juges lui ordonnèrent de renoncer au catholicisme et de marcher sur la croix. Le confesseur repoussa cette proposition avec horreur. Il fut condamné au cruel supplice des cent plaies. Il le subit avec un héroïque courage le 30 novembre 1835 à Tho-duc, près de Hué. Après sa mort, son corps coupé en quatre fut jeté à la mer, et sa tête, après plusieurs jours d'exposition, fut broyée dans un mortier et réduite en une poussière que l'on jeta également à la mer. Le Souverain Pontife Grégoire XVI le déclara Vénérable le 19 juin 1840, et Léon XIII, par le bref Fortissimorum virorum du 7 mai 1900, le plaça au rang des Bienheureux. Les solennités de la Béatification furent célébrées à Saint-Pierre de Rome le 27 mai suivant.

Notes bio-bibliographiques. - A. P. F., vii, 1834-35, pp. 507, 602 ; ix, 1836-37, pp. 511, 575, 584 ; xi, 1838-39, p. 211. - B. O. P., 1893, Notice, Maison natale [grav.], p. 3 ; 1895, p. 392. - A. M.-E., 1899, pp. 117, 193 ; 1900, p. 161 ; Ib., Sa Béatification, pp. 165 et suiv., 198 ; Ib., pp. 199, 239, 295 ; 1902, p. 83. - Sem. rel. Besançon, 1900, p. 313 ; Ib., Lettre de l'archevêque de Besançon à l'occasion de la Béatification, pp. 450, 466 ; Ib., Fêtes de Béatification, pp. 457, 791 ; Ib., A Passavant, p. 781. - Ann. franc-comt., xiv, p. 124.

Hist. gén. miss. cath., ii, 2e part., p. 646. - Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. - Les 52 Vén. serv. de Dieu, Tab. alph. ; Id. [édit. in-4], p. 107. - La Coch. rel., ii, pp. 62, 82, 83, 92 et suiv., 101, 543. - Lett. à l'év. de Langres, pp. 386, 408 et suiv. - La Coch. et le Tonk., pp. 25, 277, 278 et suiv., 290, 424. - Not. sur les mart. de Coch. occid., p. 2. - Not. sur les 70 serv. de Dieu, p. 177. - La Salle des Mart. [édit. 1865 et 1900], Tab. alph. - Les mart. en Or., Notice, p. 45. - I Mart. annam. et cin., Notice, p. 73. - Idea del imp. de Annam, pp. 211 et suiv.

Actes de sa Cause de Béatification, Voir DUFRESSE.

Die XXIX novembris. Beatorum Isidori Gagelin et Joseph Marchand, martyrum [Oraisons et Leçons]. - Vesuntione, die 31 januarii 1902. Fulbertus, Archiepis. Bisunt.

Biographie. - Vie de M. l'abbé Marchand, missionnaire apostolique et martyr, par M. l'abbé J.-B.-S. Jacquenet, directeur au séminaire de Besançon. - Jacques Lecoffre et Cie, libraires, 29, rue du Vieux-Colombier, Paris, 1851, in-16, pp. 300.

Comp.-rend. : Am. de la Rel., clvii, 1852, p. 231.

Hanh Cha Minh và Lài Gâm co thêm hanh cha Du (Marchand), par M. Dú'c, prêtre indigène de la Cochinchine occidentale.

Portrait - Peinture, est au Séminaire des M.-E. - Lithographie, Wober, lith., propé. Gaspard P.-A., éditeur, rue Madame, n° 1, à Paris. - M. C., xxxii, 1900, p. 253. - B. O. P., 1893, p. 7. - A. M.-E., 1900, p. 239. - Les 52 Vén. serv. de Dieu, i, p. 128 ; Id. [édit. in-4], p. 109. - Les miss. cath. au XIXe sièc., p. 209.

[Ces portraits sont la reproduction d'un portrait dessiné de souvenir.]

SOURCE : http://archives.mepasie.org/fr/notices/notices-biographiques/marchand

Saint Joseph Marchand

Selon ses condisciples, il était « réservé sans dissimulation, grave sans contrainte, simple et gai sans exagération ». Sa réserve, toutefois, lui a fait dissimuler un secret qu’il n’a confié qu’à un seul confident : son jeune frère Jean-Baptiste qui voulait aussi devenir prêtre.

Ce secret est sa résolution de devenir missionnaire, et pour cela, il a déjà pris contact avec le séminaire des Missions Étrangères. Son directeur de conscience n’ayant pas désapprouvé, il restait à obtenir l’accord de son curé, le Père Jeune. Ce dernier se montra particulièrement hostile à un tel projet et qualifia le jeune Joseph de personne dotée de dispositions médiocres. Ce à quoi Marchand répondit « Oui, j’ai bien peu de talent et je sais peu de choses. Mais Jésus-Christ qui a choisi de pauvres pécheurs pour en faire ses premiers Apôtres, veut sans doute, en m’appelant à continuer leur ministère sublime, faire éclater davantage sa puissance. Monsieur le Curé, il s’agit entre Dieu et moi de choses qui ne se discutent pas. Je termine en vous rappelant les sages paroles de Gamaliel aux juifs, à propos des Apôtres : ‘Si ce projet vient de l’homme, il se dissipera de lui-même, mais s’il vient de Dieu, rien ne sera capable de l’ébranler’. »

Fin novembre 1828, Joseph Marchand arrivait au Séminaire des Missions Étrangères de Paris. La première chose qu’il fait est d’écrire une lettre au Père Jeune pour lui demander « d’effacer de sa mémoire les expressions malheureuses » et de « consoler ses parents ». Le curé répondit par de chaleureux encouragements à l’égard du jeune missionnaire.

Et c’est ainsi que le jeune Joseph fut ordonné prêtre le 4 avril 1829 et embarqua à Nantes à destination de la procure des missions de Macao le 12 mai.

Le voyage est toujours un grand moment dans la vie des missionnaires. Le missionnaire Joseph Marchand avait embarqué sur le ‘Voltaire’, et c’est sur ce navire qu’il allait découvrir ses premières épreuves. En effet, sur ce morceau de France lancé sur les mers, l’équipage était particulièrement hostile aux missionnaires, si bien que les temps de célébrations et prières donnaient systématiquement lieu à des blasphèmes et injures à l’encontre de Marchand. Un soir, un matelot décida de se joindre aux chrétiens pour la prière. Il fut alors puni de vingt-cinq coups de corde, et menacé du double s’il recommençait. Après six mois d’une telle traversée, Manille lui fit l’effet d’un paradis ; et, écoutant le conseil du supérieur des augustins, il changea de navire et embarqua sur un vaisseau espagnol à destination de Macao où, le 19 octobre 1829, Marchand fut accueilli par le procureur des missions qui lui donna sa destination : la Cochinchine, soit la partie sud du nouvel empire du Vietnam. C’est là qu’il pourra rejoindre les pères Gagelin et Cuenot ; en revanche, le procureur ne lui cacha pas que la persécution menaçait. Cet avertissement n’effraya en rien le missionnaire zélé qu’était Joseph Marchand, surtout après la traversée qu’il venait de vivre.

Joseph écrivit deux longues lettres, l’une à ses parents, l’autre à son curé ; puis, le 27 février 1830, il embarqua sur la jonque d’un contrebandier chinois qui avait l’habitude de rendre service aux missionnaires. Dix jours plus tard, à l’embouchure de la Dông Nai, le mandarin des douanes vietnamiennes remarqua sa forte carrure et son teint vermeil ; il le prit pour « un jeune chinois distingué et en très bonne santé ». Le 12 mars, au séminaire de Lai Thiêu près de Saïgon, il tombait dans les bras de Cuenot et se mettait à l’étude de la langue vietnamienne. Il commença son ministère par un long voyage dans les chrétientés des provinces de Mi-tho, Vinh-long, Chau-doc, et remonta jusqu’à Phnom-penh, la capitale du Cambodge. Revenu à Lai-thieu, il y instruisit quelques élèves, tout en ayant la charge de plusieurs chrétientés ; puis il fit un second voyage analogue au premier. On le chargea ensuite du district qui comprenait toute la province du Binh-thuan, d’où la persécution le chassa début 1833. Marchand écrit alors : « Ce royaume de Cochinchine, ce Cambodge qui s’étend toujours à mesure que l’on y avance, cet ancien Tsiampa peuplé d’habitants mystérieux qui semblent descendre des juifs, et toutes ces montagnes du Laos habitées de nombreux essaims de Moï ; nous avons tout cela à défricher, et nous sommes en si petit nombre ! ».

La menace de persécution s’amplifiant, l’Empereur avait déjà incité un procès contre un village chrétien au terme duquel soixante-treize condamnations à mort, à l’exil ou à l’esclavage avaient été prononcées. Toutefois, le souverain dut revenir sur les sentences prononcées et fut désavoué par les juges. Ainsi, selon Marchand « ce n’est pas que le roi ne haïsse mortellement les chrétiens, surtout les missionnaires, et qu’il n’ait la meilleure volonté de les persécuter. Mais il est contrarié dans ses desseins tantôt par des bruits de guerre, tantôt par des troubles civils, tantôt par sa mère qui lui répète pour l’avoir appris de son mari Gia-Long qu’il perdra sa couronne s’il s’en prend à la religion chrétienne ; et tantôt par l’excellent vice-roi de la basse Cochinchine ».

Le maréchal Lê van Duyêt, vice-roi de la basse Cochinchine et Premier mandarin de l’empire avait été le meilleur des capitaines du défunt empereur Gia-Long (qui avait créé le Vietnam en réunissant les deux royaumes de la Cochinchine et du Tonkin) ; après quoi il était devenu précepteur du Prince héritier, donc de l’actuel empereur Minh Mang. Les sentiments du vice-roi envers les chrétiens allaient beaucoup plus loin que la bienveillante neutralité de feu l’empereur Gia-Long. Lê van Duyêt admirait le christianisme et avait un grand respect pour les missionnaires français. Minh Mang, au contraire, craignait tout ce qui venait de l’étranger. Telle était la situation quand Marchand écrit, en 1832, les deux dernières lettres que recevront les siens.

En août 1832, le Premier mandarin mourut et, à peine inhumé, Minh Mang donna l’ordre de fouetter sa tombe. Cette décision provoqua incompréhension et révolte de la part de ses administrés, et particulièrement des anciens soldats du maréchal qui voulaient venger l’honneur du défunt. Lê van Khôi, premier lieutenant de Lê van Duyêt, prend alors la tête de l’insurrection et s’organise dans la citadelle de Saïgon.

Le 6 janvier 1833, Minh Mang proclama la persécution générale contre les chrétiens, en commençant par Huê, la capitale. L’évêque, Mgr Taberd, emmena au Cambodge et au Siam des séminaristes et deux missionnaires. L’un deux, le père Régereau, reçoit à Phnom Penh un mot de Marchand qui se cache dans la forêt : « Je suis décidé à garder les positions du troupeau que Mgr Taberd m’a confié, dût-on me brûler les moustaches. Quoi ! fuirais-je donc encore lorsqu’il n’y a plus que moi d’Européen au milieu de la bergerie du Seigneur en proie à toutes sortes de loups ? Ah ! plutôt ne puis-je courir de tous côtés pour relever un peu le courage des chrétiens et ranimer la foi ! ».

De fait, en octobre, Gagelin qui s’est livré pour faire cesser la persécution a été étranglé, et Jaccard était détenu à l’intérieur de la cité impériale.

Puis, l’armée impériale se rendit du Nord vers le Sud, éliminant sur son passage tous les chrétiens. Lorsque les impériaux entrèrent dans Saïgon, Joseph Marchand fit encore passer une lettre pour Mgr Taberd : « La guerre dans ce pays n’est qu’un brigandage. Il n’y a plus moyen de fuir ni de s’évader. Un de ces quatre matins, si Dieu n’a pitié, je vais finir mes jours et la religion les siens en Cochinchine. L’on dira que c’est moi qui en suis la cause : peu importe pourvu que l’on dise faux ».

Après s’être caché dans différentes localités de la Basse-Cochinchine, il se réfugia près de Mac-bac. Khôi l’y découvrit et l’emmena à Cho-quan, puis le mit en détention dans la citadelle de Saïgon, et voulut l’obliger à pousser les chrétiens à la révolte contre le persécuteur Minh Mang. Le Père Marchand refusa absolument de se prêter à ce désir, et cela déçut cruellement le révolutionnaire. Il resta dix-huit mois enfermé dans la citadelle, donnant ses soins à quelques fidèles qui se trouvaient près de lui.

Lê van Khôi mourut en juin 1835, et son lieutenant, Tram, prit sa succession. Toutefois, l’armée impériale reprit possession de la citadelle le 8 septembre 1835. Cent trente-sept rebelles furent exécutés immédiatement. Les cinq principaux chefs furent emmenés à Huê pour un jugement solennel. L’empereur se félicita alors de la capture du Père Marchand ; cela confirmait ses allégations.

Marchand fut arrêté en tant que criminel d’État, conduit à Huê le 18 octobre 1835 et soumis à des interrogatoires. On lui fit alors endurer le supplice des tenailles rougies au feu ; lui qui était venu comme prêtre !

Ne pouvant lui faire avouer qu’il avait aidé les rebelles, et ne trouvant aucun témoignage sérieux pour appuyer cette fausse accusation, les juges lui ordonnèrent de renoncer au catholicisme et de marcher sur la croix. Le jeune prêtre repoussa cette proposition et fut condamné au ‘supplice des cent plaies’. Il le subit avec un héroïque courage le 30 novembre 1835 à Tho-duc, près de Huê.

Après sa mort, son corps coupé en quatre fut jeté à la mer, et sa tête, après plusieurs jours d’exposition, fut broyée dans un mortier et réduite en une poussière que l’on jeta également à la mer. Rien ne devait rester de l’étranger qui s’était « révolté » contre l’empereur, et qui avait prêché une religion déclarée perverse et vouée à l’extermination par décret impérial. Et c’est ainsi que démarra la persécution totale à l’égard des chrétiens.

En ce qui concerne l’empereur, c’est son deuxième successeur qui verra se réaliser la prophétie de l’empereur Gia Long, père de Minh Mang : « Les persécutions occasionnent toujours des troubles dans l’État, attirent des calamités publiques, et souvent font perdre la couronne aux rois ».

Le Souverain Pontife Grégoire XVI le déclara Vénérable le 19 juin 1840, et Léon XIII, par le bref ‘Fortissimorum virorum’ du 7 mai 1900, le plaça au rang des Bienheureux. Les solennités de la Béatification furent célébrées à Saint-Pierre de Rome le 27 mai suivant.

SOURCE : http://animation.mepasie.org/rubriques/haut/salle-des-martyrs/martyrs-d-asie/saint-joseph-marchand

Joseph Marchand

Prêtre, Martyr, Saint

(1803-1835)

Joseph Marchand naquit à Passavant, code 23560, dans le Doubs, en Franche-Comté, près de Besançon, le 17 août 1803. Ses parents étaient Augustin Marchand (1777-1853) et Jeanne-Marguerite Moine (1771-1856) Malgré une certaine opposition de son curé, Joseph fit ses études à l'école ecclésiastique d’Orsans puis au grand séminaire de Besançon. Enfin, en novembre ou décembre 1828, Joseph entra sous-diacre au Séminaire des Missions Étrangères de Paris. Il fut ordonné prêtre le 4 avril 1829, et le 12 mai suivant, il embarquait, à Nantes, à destination de la procure des missions de Macao; le voyage dura 5 mois… 

Ce long voyage, tellement ordinaire pour les missionnaires du XIXe siècle, fut cependant très douloureux pour Joseph. En effet, sur ce navire français l’équipage était si hostile aux missionnaires que l'on ne cessait de blasphémer et d'injurier Joseph Marchand. Cela alla même encore plus loin: un soir, un matelot osa se joindre aux voyageurs chrétiens pour prier avec eux. Il fut alors puni de vingt-cinq coups de corde, et menacé du double s’il recommençait. Arrivé à Manille, notre Joseph changea de navire et embarqua sur un vaisseau espagnol à destination de Macao où il arriva enfin le 19 octobre 1829. Il partit alors pour la Cochinchine pour rejoindre les Pères missionnaires de sa congrégation. 

Ici je dois faire une petite parenthèse: depuis son enfance, Joseph Marchand désirait devenir missionnaire, et encore jeune, il avait pris contact avec le séminaire des Missions Étrangères. Curieusement, son curé, le Père Jeune se montra hostile à un tel projet; il estimait que le jeune Joseph n'était doté que de dispositions médiocres. Encore plus curieusement, après son arrivée, fin novembre 1828, au Séminaire des Missions Étrangères, le Père Jeune l'encouragea vivement. 

Joseph Marchand apprit la langue annamite au collège de Lai-thieu, puis il commença sa vie apostolique par un long voyage dans les chrétientés des provinces de Mi-tho, Vinh-long, Chau-doc d'où il se rendit jusqu’à Phnom-penh, la capitale du Cambodge. Il revint ensuite à Lai-thieu, où il instruisit des élèves, et administra plusieurs chrétientés. De là le Procureur des missions l'envoya en Cochinchine, et le chargea du district qui comprenait la province du Binh-Thuan. Nous sommes au début de l'année 1833; le 6 janvier 1833, l'empereur Minh Mang avait proclamé la persécution générale contre les chrétiens au Cambodge. C'est alors que Joseph Marchand écrivit: "Ce royaume de Cochinchine, ce Cambodge qui s’étend toujours à mesure que l’on y avance, cet ancien Tsiampa peuplé d’habitants mystérieux qui semblent descendre des juifs, et toutes ces montagnes du Laos habitées de nombreux essaims de Moï, nous avons tout cela à défricher, et nous sommes en si petit nombre!"

En raison des persécutions, Joseph dut vivre caché jusqu'à ce qu'il fût capturé par des insurgés qui l'emmenèrent dans la citadelle de Saïgon qu'ils tenaient. Depuis 1975, Saïgon est devenue Hô-Chi-Minh-Ville. Là, le chef des rebelles voulut l’obliger à pousser les chrétiens à la révolte contre le persécuteur Minh-Mang. Joseph refusa absolument de se prêter à ce jeu. En conséquence, il resta dix-huit mois enfermé dans la citadelle, fortifiant quelques fidèles qui se trouvaient emprisonnés avec lui. 

Lorsque les troupes royales eurent repris Saïgon, le 8 septembre 1835, Joseph Marchand, fut cependant accusé d’avoir participé à la rébellion, et naturellement soumis à d'effroyables tortures. Conduit à Hué et incarcéré, on lui fit endurer le cruel supplice des tenailles rougies au feu. Ne pouvant lui faire avouer qu’il avait aidé les rebelles, et ne trouvant aucun témoignage sérieux pour appuyer cette fausse accusation, les juges lui ordonnèrent de renoncer au catholicisme et de marcher sur la croix. Le confesseur repoussa cette proposition avec horreur, et il fut condamné au cruel supplice des cent plaies. Il le subit avec un héroïque courage en novembre 1835, à Tho-Duc, situé près de Hué. Après sa mort, on découpa son corps en morceaux que l'on dispersa en mer, et l'on réduisit sa tête en poussière, car "rien ne devait rester de l’étranger qui s’était "révolté" contre l’empereur, (une calomnie) et qui avait prêché une religion déclarée perverse et vouée à l’extermination par décret impérial. C'était le 30 novembre 1835. Joseph Marchand avait 32 ans. Commença immédiatement  une persécution totale contre les chrétiens. 

Le pape Grégoire XVI déclara Joseph Marchand vénérable le 19 juin 1840. Léon XIII le béatifia le 7 mai 1900. Enfin, Joseph Marchand fut canonisé le 19 juin 1988 par le pape Jean-Paul II avec les 117 martyrs du Vietnam. Sa fête est le 30 novembre.

Paulette Leblanc

SOURCE : http://nova.evangelisation.free.fr/leblanc_joseph_marchand.htm

Saint Joseph Marchand

Missionnaire m.e.p. et martyr

Joseph Marchand naît à Passavant (Doubs) le 17 août 1803. Après avoir fait ses études à l'école ecclésiastique d'Orsans et au grand séminaire de Besançon, il entra sous-diacre au Séminaire des M.-E. le 25 décembre 1828.

Élevé au sacerdoce le 4 avril 1829, il partit le 24 du même mois pour la Cochinchine. Il apprit la langue annamite au collège de Lai-thieu, commença sa vie apostolique par un long voyage dans les chrétientés des provinces de Mi-tho, Vinh-long, Chau-doc, et remonta jusqu'à Phnom-penh, la capitale du Cambodge.

Revenu à Lai-thieu, il y instruisit quelques élèves, tout en administrant plusieurs chrétientés ; puis il fit un second voyage analogue au premier. On le chargea ensuite du district qui comprenait toute la province du Binh-thuan, d'où la persécution le chassa au commencement de l’année 1833.

Après s'être caché dans différentes localités de la Basse-Cochinchine, il se réfugia près de Mac-bac. Un chef des rebelles l'y découvrit et l'emmena avec lui à Cho-quan, puis l'interna dans la citadelle de Saïgon, et voulut l'obliger à pousser les chrétiens à la révolte contre le persécuteur Minh-mang. Joseph refusa absolument de se prêter à ce désir. Il resta dix-huit mois enfermé dans la citadelle, donnant ses soins à quelques fidèles qui se trouvaient près de lui.

Lorsque les troupes royales eurent pris Saïgon, le 8 septembre 1835, le père Joseph fut immédiatement arrêté et accusé d'avoir participé à la rébellion.

Conduit à Hué et incarcéré, on le soumit à la question et on lui fit endurer le cruel supplice des tenailles rougies au feu. Ne pouvant lui faire avouer qu'il avait aidé les rebelles, et ne trouvant aucun témoignage sérieux pour appuyer cette fausse accusation, les juges lui ordonnèrent de renoncer au catholicisme et de marcher sur la croix mais il repoussa cette proposition avec horreur.

Il fut condamné au cruel supplice des cent plaies. Il le subit avec un héroïque courage le 30 novembre 1835 à Tho-duc, près de Hué au Vietnam. Après sa mort, son corps coupé en quatre fut jeté à la mer, et sa tête, après plusieurs jours d'exposition, fut broyée dans un mortier et réduite en une poussière que l'on jeta également à la mer.

Joseph Marchand a été déclaré :

Vénérable, le 19 juin 1840, par le pape Grégoire XVI (Bartolomeo Cappellari, 1831-1846) ;

Bienheureux, le 27 mai 1900, par le pape Léon XIII, (Vincenzo Pecci, 1878-1903) ; 

Saint, le 19 juin 1988, par saint Jean-Paul II (Karol Józef  Wojtyła, 1978-2005).

Source principale : saint-josephmarchand.fr (« Rév. x gpm »).

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SOURCE : http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20161130&id=8659&fd=0

Joseph Marchand, 1850, Société des Missions étrangères de Paris


Saint Joseph Marchand

Memorial

30 November

24 November as one of the Martyrs of Vietnam

Profile

Seminarian in Orsan in 1821PriestStudied at the Paris Society of Foreign Missions. Missionary to Annam, Vietnam in 1830. In 1832 he was offered the position of head of the Foreign Mission Seminary in Paris, but declined to continue his work in the field. Transferred to the province of Binh-Thuean. In 1833 a royal decree ordered the arrest of all European missionariesFather Joseph was arrested and imprisoned in Saigon for 18 months. He was caged, tortured, mutilated and finally murdered. One of the Martyrs of Vietnam.

Born

17 August 1803 at Passavant, Doubs, diocese of Besancon, France

Died

flesh ripped from his body with red hot tongs on 30 November 1835 at Tho Ðuc, Saigon, Vietnam

his body was chopped into pieces and thrown into the sea

Venerated

2 July 1899 by Pope Leo XIII (decree of martyrdom)

Beatified

27 May 1900 by Pope Leo XIII

Canonized

19 June 1988 by Pope John Paul II

Additional Information

New Catholic Dictionary

books

Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints

other sites in english

Catholic Online

images

Wikimedia Commons

sitios en español

Martirologio Romano2001 edición

fonti in italiano

Martirologio Romano2005 edition

Santi e Beati

MLA Citation

“Saint Joseph Marchand“. CatholicSaints.Info. 25 November 2022. Web. 17 August 2026. <http://catholicsaints.info/saint-joseph-marchand/>

SOURCE : http://catholicsaints.info/saint-joseph-marchand/

New Catholic Dictionary – Blessed Joseph Marchand

Article

Martyr, born Passavant, France, 1803; died Cochin, China, 1835. He entered the seminary at Orsan, 1821, was transferred to Besançon, and was ordained a priest of the Society of Foreign Missions of Paris. Appointed to Cochin China he reached the field of his Apostolic labors, 1830. After two years in that country, he was offered the position of head of the Foreign Mission Seminary at Paris. He declined this offer, and for his disinterested zeal received a larger district in the province of Binh-Thuean. In 1833 a decree was issued for the arrest of all European missionaries. Father Marchand was made prisoner and taken to Saigon, where he was held for 18 months. Saigon was besieged 1835, Father Marchand was put in chains, and accused of high treason. He was conducted in a cage of Hue, tortured with hot pincers, and finally brought to the Christian village of Thoduck, and; cut into pieces. His dead body was chopped up and thrown into the sea; his head, after three days’ exposure, was treated in the same way. Beatification, 1900.

MLA Citation

“Blessed Joseph Marchand”. New Catholic Dictionary. CatholicSaints.Info. 21 September 2013. Web. 17 August 2026. <https://catholicsaints.info/new-catholic-dictionary-blessed-joseph-marchand/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/new-catholic-dictionary-blessed-joseph-marchand/

St. Joseph Marchand

Feastday: November 30

Birth: 1803

Death: 1835

Canonized: Pope John Paul II

Martyr of Vietnam. Born in Passavant, France, he joined the Missionary Seminary of Paris after ordination. Sent to Vietnam, he was arrested in Saigon and condemned by authorities; he was martyred with red-hot tongs. Pope John Paul II canonized him in 1988.

SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=4073

Joseph Marchand M (AC)

Born at Passavant (diocese of Besançon), France; died 1835; beatified in 1900; canonized in 1988 as one of the Martyrs of Vietnam. Joseph completed his theological studies at the seminary of Paris Society of Foreign Missions, was ordained, and sent to Annam. He was arrested at Saigon where he died while the flesh was being torn from his body with red-hot tongs (Attwater 2, Benedictines). 

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/1130.shtml

Martyr du père Marchand. Peinture anonyme vietnamienne de 1835 actuellement à Paris, Missions étrangères. Présenté lors de l'exposition Indochine des territoires et des hommes 1856 1956.

Martyrdom of Joseph Marchand, 1860 painting at the MEP

Martyr du père Marchand. Peinture anonyme vietnamienne de 1835 actuellement à Paris, Missions étrangères. Présenté lors de l'exposition Indochine des territoires et des hommes 1856 1956.

Martyrdom of Joseph Marchand, 1860 painting at the MEP


San Giuseppe Marchand Sacerdote e martire

30 novembre

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Passavant, Francia, 17 agosto 1803 - Heu, Vietnam, 30 novembre 1835

Martirologio Romano: Presso Huê in Annamia, ora Viet Nam, san Giuseppe Marchand, sacerdote della Società per le Missioni Estere di Parigi e martire, che fu condannato al supplizio delle cento frustate sotto l’imperatore Minh Mang.

Nato a Passavant (dioc. di Besancon) il 17 ag. 1803 e compiuti gli studi nel seminario diocesano, passò, nel 1828, in quello delle Missioni Estere di Parigi. Ordinato sacerdote il 4 apr. dello stesso anno, il 12 magg. successivo partiva per l'Annam.

La sua prima attività si svolse soprattutto nella provincia di Binh-Tuan (Cambogia) in mezzo a più di settemila cristiani, distribuiti in venticinque villaggi. Il decreto di persecuzione del 1833 lo costrinse a riparare nella Cocincina meridionale, dove iniziò una vita randagia e nascosta, finché fu obbligato a nascondersi nel folto della foresta, nutrendosi di erbe. Scoperto dai soldati del ribelle Koi, dovette seguirli fin dentro la città di Saigon, dove costoro si asserragliarono per difendersi dalle truppe reali. L'assedio durò diciotto mesi, durante i quali il capo dei ribelli cercò, ma invano, di indurlo a scrivere alle varie cristianità per sollevarle contro il re. Caduta la città nel sett. 1835, il Marchand fu fatto prigioniero e accusato di aver partecipato alla ribellione. Vana riuscì ogni sua protesta; per cui, chiuso in una gabbia con altri cristiani, fu trascinato a Hué nella prigione Yo-Loang.

In alcuni interrogatori che seguirono, l'accusa fu rinnovata e confutata; perciò lo si volle indurre ad apostatare calpestando la croce; ma le risposte del martire furono sempre più decise, anche in mezzo alle terribili torture delle tenaglie infuocate. Il 30 nov., alle 5 del mattino, sette colpi di cannone invitarono gli abitanti ad assistere alla tortura delle cento piaghe, a cui il missionario, perdurando nel suo rifiuto di rinnegare la fede, era stato condannato. In mezzo ad insulti e ad accuse di infamia e di sortilegio, che provocavano degne risposte, ebbe inizio l'orribile supplizio in una successione paurosa di mutilazioni e lacerazioni fino a che, non reggendo ai tormenti, il martire spirò. Neanche il cadavere fu risparmiato, perché squartato, fu buttato in mare; anche la testa, che infitta a un'asta fu prima portata in giro, fu quindi frantumata e gettata in mare.

Beatificato da Leone XIII, il 27 magg. 1900, la sua festa ricorre al 30 novembre.

Autore: Celestino Testore

SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/93413

lundi 28 novembre 2016

Saint FRANCESCO ANTONIO FASANI, prêtre franciscain conventuel


Saint François-Antoine Fasani

Prêtre de l'Ordre des Mineurs conventuels (+ 1742)

Né en 1681 à Lucera dans les Pouilles, Antoine Jean Fasani, nom de religion: François-Antoine.

"Pendant trente-cinq ans de ministère, au début du siècle des lumières (XVIIIe), il prêche courageusement la 'folie de la croix'. Il est aussi un confesseur assidu, un conseiller éclairé et un savant théologien. La charité franciscaine l'attire surtout vers les pauvres et les humbles en faveur desquels il a des initiatives qui annoncent l'assistance sociale de notre époque. Il meurt à Lucera en 1742." (source: abbaye Saint-Benoît)

Béatifié le 15 avril 1951 par Pie XII, canonisé le 13 avril 1986 par Jean-Paul II.

À Lucera dans les Pouilles en 1742, saint François-Antoine Fasani, prêtre de l'Ordre des Mineurs conventuels, homme d'une doctrine, d'une prédication et d'une vie pénitente remarquables. Soutenu par un grand zèle, il vint en aide aux pauvres et aux indigents jusqu'à ne jamais hésiter à se dépouiller de son habit pour en couvrir un mendiant et à offrir à tous un secours chrétien.

Martyrologe romain

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/10603/Saint-Fran%C3%A7ois-Antoine-Fasani.html

San Francesco Antonio Fasani

Monumento al Padre Maestro,Piazza Tribunali (più conosciuta come piazza San Francesco), Lucera


St François-Antoine (Francesco Antonio) Fasani

Prêtre o.f.m.

‘Il Padre Maestro’ (le Père Maître)

François-Antoine (Francesco Antonio) Fasani naît le 6 août 1681 à Lucera, dans les Pouilles (sud-est de l’Italie). Ses parents sont d’humble condition mais riches de foi. Chaque soir, on récite le chapelet devant une image de Marie Immaculée, ce qui déterminera certains aspects de son apostolat plus tard.

L’enfant est confié pour son éducation aux frères mineurs conventuels. Et c’est dans cet ordre franciscain, au couvent du mont Saint-Ange (Monte Gargano), qu’il entre comme novice à l’âge de quatorze ans, en 1695. L’année suivante, il fait ses vœux sous le nom de François-Antoine.

Ordonné prêtre le 11 septembre 1705, il achève ses études de philosophie à Assise, puis, il obtient le grade de Maître en théologie. Désormais on l’appellera : ‘Il Padre Maestro’ (le Père Maître) et de nos jours encore, c’est le titre qu’on lui donne dans la région où s’est exercée son influence.

Il commence à prêcher lors du Carême de 1707. Contrairement au style fleuri et pompeux de l’époque, il parle avec simplicité en employant des exemples tirés de l’Écriture. Il émeut ses auditeurs et les invite sans ambages à la conversion. En ce siècle des Lumières, rationaliste et orgueilleux, il rencontre parfois de vives oppositions, surtout qu’il ne cache jamais la vérité et n’hésite pas à fustiger les vices ou les injustices sociales, mais souvent les gens réfléchissent après coup, et aboutissent à son confessionnal.

À ce ministère du pardon, il consacre de nombreuses heures, toujours accueillant et souriant. Il a un ministère très actif qui s’étend sur la région des Pouilles et de la Molise. Il inculque sa dévotion à l’Immaculée, distribuant à ses auditeurs, spécialement aux enfants, des images de la Vierge au dos de laquelle est inscrite telle ou telle phrase. (Ces images font souvent des miracles !) « Si la Mère de Dieu est immaculée, dit-il, c’est pour être le refuge des pécheurs. » Il répand l’habitude de mettre en valeur la fête de l’Immaculée-Conception par une neuvaine préparatoire.

Pendant 35 ans son ministère s’exerce partout où on l’appelle. Dans son couvent, il est successivement professeur de philosophie puis de théologie, maître des novices et ‘gardien’ (c'est-à-dire supérieur). En tant que supérieur religieux, « il est un vrai ‘ministre’ au sens franciscain du terme, a dit saint Jean Paul II, c'est-à-dire le serviteur de tous ses frères : charitable et compréhensif, mais saintement exigeant quant à l’observance de la Règle, particulièrement en ce qui concerne la pratique de la pauvreté, donnant lui-même un exemple irréprochable d’observance régulière et d’austérité de vie. »

En 1721, Clément XI (Giovanni Francesco Albani, 1700-1721) lui confie l’administration de la province franciscaine de Saint-Ange. « À une époque caractérisée par une si grande insensibilité des puissants à l’égard des problèmes sociaux, notre saint se dépense avec une charité inépuisable pour l’élévation spirituelle et matérielle de son peuple. Ses préférences vont aux couches sociales les plus méprisées et les plus exploitées, surtout les humbles travailleurs des champs, les malades, les prisonniers. Il fait preuve d’initiatives géniales, sollicitant la coopération des classes plus aisées, réalisant ainsi des formes d’assistance concrète et capillaire, qui ont paru anticiper et annoncer les formes modernes d’assistance sociale ». En effet, il crée une banque de crédit dont le but est de protéger les pauvres contre la spéculation des usuriers.

Il fait des miracles. Un jour, il est amené à défendre la vertu d’une jeune fille contre les visées d’un noble. Cela lui vaut la vindicte du gentilhomme qui le dénonce à Rome. Convoqué en présence du Pape, il ne dit mot pour se défendre, mais tandis que, selon la coutume, il baise les pieds du Pontife, celui-ci, qui souffre de la goutte, se sent immédiatement guéri !

Il meurt à Lucera le 29 novembre 1742.

Toute la ville participe à l’enterrement et crie : « Notre saint Père Maître est mort ! »

François-Antoine (Francesco Antonio) Fasani a été béatifié à Rome, le 15 avril 1951, par le vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) et canonisé, toujours à Rome, le 13 avril 1986, par saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

©Evangelizo.org

SOURCE : http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&id=14183&fd=0

Aujourd'hui, 27 novembre, nous célébrons St. Francesco Antonio Fasani

Saint Francesco (François) Antonio Fasani est né sous le nom de Giovanneillo à Lucera, en Italie, en 1681, fils de Giuseppe Fasani et Isabella Della Monaca. Il est entré chez les franciscains conventuels en 1695 et a pris les noms de saint François et saint Antoine.

Il passa beaucoup de temps à étudier et fut ordonné prêtre dix ans après son entrée dans l'ordre. Il enseigna ensuite la philosophie à de jeunes frères, fut le gardien de son couvent, puis devint provincial de son ordre. À la fin de son mandat de provincial, Francesco est devenu maître des novices, puis pasteur dans sa ville natale. Dans tous ses ministères, il a été affectueux, pieux et pénitent. Il était un confesseur et un prédicateur recherché.

Un témoin des audiences canoniques concernant la sainteté de Francesco a déclaré : "Dans sa prédication, il parlait d'une manière familière, rempli comme il l'était de l'amour de Dieu et du prochain ; enflammé par l'Esprit, il se servait des mots et des actes de la Sainte Écriture, remuant ses auditeurs et les incitant à faire pénitence."

Francesco se montra un ami fidèle des pauvres, n'hésitant jamais à demander aux bienfaiteurs ce dont ils avaient besoin. C'était aussi un mystique, connu pour sa profonde vie de prière et ses dons surnaturels, et il était connu pour léviter en priant.

Les habitants de Lucera étaient connus pour le comparer à Saint François d'Assise, dont il tirait son nom. Il est mort en 1742 et a été canonisé en 1986.

SOURCE : https://www.aciafrique.org/index.php/news/4448/aujourdhui-27-novembre-nous-celebrons-st-francesco-antonio-fasani

Saint François-Antoine Fasani (1681-1742) guérit le pape

Originaire des Pouilles (Italie), François-Antoine Fasani est l'un des plus célèbres prédicateurs franciscains dans l'Italie du XVIIIe siècle. Les témoins de ses sermons disent de lui qu'il parle comme s'il s'entretenait, en face-à-face, avec Jésus et Marie. Sa grande popularité tire surtout son origine de sa charité inépuisable en faveur des pauvres.

Un jour, on lui présente une jeune fille de quinze ans désemparée et sans aucune ressource. Un aristocrate riche et influent a jeté son dévolu sur elle, mais ses intentions sont loin d'être claires. Le saint la soustrait aux mauvais penchants de cet homme en la conduisant dans un orphelinat où elle mangera à sa faim.

Le noble ne l'entend pas de cette oreille. Il menace le Franciscain puis le dénonce au Saint-Siège. François-Antoine doit se rendre à Rome pour se défendre.

Reçu en audience privée par le pape, il ne dit rien d'abord. On l'invite, comme c'est la tradition, à baiser la mule du Pontife. Il s'approche, s'agenouille... Le pape ouvre alors grand les yeux et lève les bras au ciel : à l'instant où le saint a touché son pied, la goutte épouvantable dont il souffrait, a disparu ! Le saint repart de la Ville éternelle absous et disculpé.

L'humble prédicateur a été béatifié en 1951 par le pape Pie XII. C'est saint Jean-Paul II qui l'a canonisé le 13 avril 1986.

SOURCE : https://codexdei.mariedenazareth.com/un-saint-un-miracle/saint-francois-antoine-fasani-1681-1742-guerit-le-pape-b-11-29

Saint François Antoine Fasani, le saint à invoquer pour la pluie

31 juillet 2023

Saint François Antoine Fasani, théologien et homme de grand coeur et charité, est rappelé également pour certains miracles liés à l’eau et à la pluie. Voici pourquoi il est invoqué en cas de sécheresse.

Un Saint à invoquer pour la pluie ? Cela semble une image peu convenable à la figure d’un Saint… Et pourtant, en ces jours de chaleur torride et de sécheresse, il serait réconfortant d’avoir quelqu’un à qui se vouer afin d’obtenir un peu de fraîcheur, mais surtout pour apporter une trêve aux nombreuses cultures qui souffrent du manque d’eau. Voici que Saint François Antoine Fasani, connu également comme le Père Maître après avoir achevé ses études en théologie, nous vient en aide. Mais qui était cet homme très humble et dévot à la Vierge Immaculée, auquel furent attribués des nombreux miracles parmi lesquels, justement, la capacité d’attirer la pluie ?

Saint François Antoine Fasani est né à Lucera, dans les Pouilles, en 1681, et y a vécu pour une bonne partie de sa vie en tant que membre de l’Ordre des frères mineurs conventuels du monastère desquels il devint à un moment donné Supérieur. On raconte que le jour où il naquit, l’humble maison de sa famille fut envahie d’une étrange lueur, qui fit comprendre, dès le début, à ses concitoyens que celui qui était en train de naître n’était pas un homme commun. De caractère gentil et calme, Giovanniello (son surnom de jeunesse) démontra dès le plus jeune âge une forte propension pour la religion, la vie conventuelle et en particulier la dévotion à la Vierge Immaculée. Toujours tourné vers les autres, surtout les pauvres et les nécessiteux, il se dédia aux études de théologie à Assise, mais surtout aux œuvres de charité, aux soupes populaires, aux collectes de fonds et de biens pour les malchanceux. Il n’hésita pas à prendre la défense des faibles opprimés par les puissants, qui tentèrent à plusieurs reprises de le discréditer. Mais avec sa gentillesse et son humilité, Saint François Antoine réussit à démontrer toujours son innocence et vit reconnu ses mérites.

Lire aussi :

Padre Pio et l’ordre des Frères Mineurs Capucins
Qu’est-ce qui rend Padre Pio, connu aujourd’hui comme Saint Pio de Pietrelcina, un personnage si vénéré et célébré déjà pendant…

En ce qui concerne le miracle de la pluie, qui en a fait un des saints à invoquer en cas de sécheresse, ce n’est que l’un des miracles qui lui ont été attribués et qui ont amené à sa canonisation, qui après un long processus fut proclamée par pape Jean-Paul II en 1986. Un jour, pendant une période prolongée de sécheresse qui était en train de ravager les cultures de Lucera, le Père Maître se présenta au duc Orazio Zunica, en lui demandant l’aumône pour les pauvres. Le Duc et sa femme lui promirent que, s’il arrivait à amener la pluie à Lucera, ils feraient une riche offrande pour les nécessiteux. Saint François promit, retourna au monastère et s’enferma en prière devant le Tabernacle et l’autel de l’Immaculée. Ceux qui le virent prier affirmèrent qu’à un moment donné il lévita dans les airs, dans une sorte de trance mystique. La pluie arriva cette même nuit et dura pendant des jours, sauvant les cultures. Le Duc maintint sa promesse et déclara sa conviction à tous que celui-là devait vraiment être le saint de la pluie.

Un autre miracle lié à l’eau est attribué à Saint François Antoine Fasani impliqua un couvent de nonnes qui ne pouvaient plus donner de l’eau au pauvre car leur puits était sec. Le Saint demanda à une d’entre elles d’en puiser de l’eau et elle découvrit que le puits s’était de nouveau rempli. Ainsi advint également à la citerne du couvent de Saint François, où il vivait. Pour cette raison, Saint François Antoine Fasani est encore aujourd’hui prié dans les périodes de sécheresse pour invoquer la pluie.

La Basilique Sanctuaire de Saint François Antoine Fasani

L’église de Saint François d’Assise sur la place de Lucera est un des lieux de culte de cette petite ville depuis toujours. Après plus de 15 ans depuis la canonisation de Saint François Antoine Fasani, en 2001, elle a été déclarée Sanctuaire diocésain de Saint François Antoine Fasani, mais déjà avant que cela n’eut lieu elle était lieu d’un fréquent pèlerinage de fidèles qui s’y rendaient pour prier devant les restes du Saint, recouverts de cire et exposés dans un reliquaire de cristal et bronze sous le maître-autel. En effet, en 1951, pape Pie XII avait déclaré Saint François Antoine bienheureux et avait fait déplacer ici sa dépouille. En 2008, la basilique a également pris le nom de Monument Témoin d’une Culture de Paix de l’UNESCO. Même la maison de via Torretta où le Saint est né a été transformée en oratoire et est visitée par des nombreux pèlerins.

La dévotion à l’Immaculée Conception

Saint François Antoine Fasani fut toujours très dévot à Marie Immaculée. Dès son enfance, il récitait le Rosaire devant l’effigie de Marie Immaculée avec le restant de sa famille et, en grandissant, il était tellement amoureux de Marie, dans cette veste, qu’il avait pris le surnom de pécheur de l’Immaculée, et cela bien que le dogme catholique de l’Immaculée Conception n’ait été proclamé que très longtemps après, en 1845. On dit que c’était justement la Vierge, dont il offrait des petites images aux enfants, qui le guidait dans les nombreuses guérisons miraculeuses dont il fut protagoniste et auteur. Aujourd’hui, dans l’église de Saint François qui lui est dédiée, il y a une statue de l’Immaculée Conception acheminée par le Saint en personne depuis Naples, devant laquelle il avait l’habitude de prier et qui aujourd’hui est le centre d’une grande dévotion. La Vierge Immaculée était également peinte sur la porte de sa cellule et à elle Saint François dédia prières et chansons : « …Parmi les pures créatures, tu es, Marie, la plus parfaite ; toi la seule bénite, parmi les femmes tu es appelée : Ô, Conçue Immaculée. Que chacun dise sois loué la Reine du Ciel Immaculée !… »

Les saints protecteurs de la pluie

Saint François Antoine Fasani n’est pas le seul Saint à invoquer en cas de sécheresse. Comme autrefois les gens simples s’adressaient aux dieux pour obtenir une aide dans la vie de tous les jours, ainsi avec l’avent et la diffusion du Christianisme la dévotion populaire adressée aux Saints, devenus les nouveaux patrons et protecteurs de différents aspects de la vie et du travail, s’est poursuivie. Les Saints liés aux événements climatiques, à invoquer pour obtenir leur protection pour soi et pour les récoltes, en cas de sécheresse, alluvions ou grêle, ne manquent pas. Voyons de qui il s’agit.

Saint Gemolus

Le 4 février l’Église fête Saint Gemolus, Saint martyr qui vécu autour de l’an 1000. Selon la légende, il était le neveu d’un Évêque et il se rendit chez les bandits qui avaient volé son illustre parent, en revendiquant la restitution du butin au nom de Dieu et des Saints Apôtres Pierre et Paul. Les bandits refusèrent et, quand ils lui demandèrent si au nom de ces mêmes Saints il aurait été prêt à mourir, il affirma que oui et ils le décapitèrent. Alors Gemolus ramassa sa tête, remonta à cheval et retourna auprès de son oncle, dans les bras duquel il mourut. À l’endroit où le jeune homme mourut surgit une source disséminée de petits cailloux rouges, identifiés comme les gouttes de sang du jeune martyr. Au XIV siècle, pas trop loin de la source, fut construit un oratoire en son honneur et ici aussi émergea une source. À partir de ce moment-là, les pèlerins associèrent Gemolus à la pluie et au cours des siècles suivants ils s’y rendaient du Piémont et de la Lombardie afin de récolter l’eau de sa source et de la déverser sur les champs pour protéger les champs de la sécheresse.

Saint Antoine

Un jour Saint Antoine de Padoue se trouvait en France, à Limoges, pour prêcher en plein air, puisque l’immense affluence de fidèles ne permettait pas de les recueillir tous à un endroit fermé. À un moment donné, le ciel s’emplit de nuages chargés de pluie, mais le Saint promit à ceux qui étaient recueillis pour l’écouter qu’il n’aurait pas plu. La pluie tomba, mais la foule venue écouter Saint Antoine resta au sec, miraculeusement.

Lire aussi :

Saint Antoine de Padoue, le Saint aux miracles
Saint Antoine de Padoue fut, déjà parmi ses contemporains, maître de sagesse chrétienne et auteur d’œuvres immortelles.

Saint George, le Saint de la grêle

Saint Cristanziano, Saint Victor de Césarée, Saint Uguzon du Val Cavargna, Saint Dominique de Sora ne sont que quelques-uns des Saints à invoquer en cas de grêle, tandis que Saint George de Lydda, prince de Cappadoce, martyr et patron des chevaliers, doit son lien avec la grêle au fait que sa mémoire liturgique tombe à la fin du mois d’avril, mois où les perturbations sont fréquentes. Ainsi il est connu comme le saint de la grêle ou aussi le chevalier du froid.

Saint Jacques

Quand en juillet il fait trop chaud, on prie Saint Jacques, dont la mémoire liturgique tombe le 25 de ce mois. Les jours les plus chauds, qui vont du 22 juillet au 23 août, sont appelés jours de la canicule, du latin canicula, « petite chienne », surnom de l’étoile Sirius.

Sainte Sabine

Martyre chrétienne du II siècle, Sainte Sabine est la sainte à laquelle s’adresse les prières pour être protégés de pluies violentes, mais aussi pour invoquer la pluie en cas de sécheresse. Sa fête tombe le 29 août.

SOURCE : https://www.holyart.fr/blog/articles-religieux/saint-francois-antoine-fasani-le-saint-a-invoquer-pour-la-pluie/

San Francesco Antonio Fasani


Saint Francesco Antonio Fasani

Also known as

Antony Fasani

Francis Anthony Fasani

Francis Fasani

Memorial

29 November

Profile

Known as a pious child. Entered the Conventual Franciscan order in 1695, taking the name Francis. Ordained in 1705Taught philosophy to younger friars, served as guardian of his friary, provincial of the Order, master of novices, and finally pastor in his hometown. Sought after confessor and preacher, a loyal friend of the poor, never hesitating to seek from benefactors what was needed. A mystic, known for his deep prayer life, he was known to levitate while praying.

Born

6 August 1681 in LuceraFoggiaPugliaItaly as Antony Fasani

Died

29 November 1742 in LuceraFoggiaPugliaItaly of natural causes

when news of his death spread, children ran through the streets crying, “The saint is dead! The saint is dead!”

buried at the church of San Francesco di Lucera

Venerated

1 June 1891 by Pope Leo XIII (decree of heroic virtues)

Beatified

15 April 1951 by Pope Pius XII

Canonized

13 April 1986 by Pope John Paul II

Patronage

LuceraItaly

Additional Information

Saints of the Day, by Katherine Rabenstein

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Santi e Beati

Santo del Giorno

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Den katolske kirke

Readings

In his preaching he spoke in a familiar way, filled as he was with the love of God and neighbor; fired by the Spirit, he made use of the words and deed of Holy Scripture, stirring his listeners and moving them to do penance. – witness to Francesco’s preaching, recorded in the investigation for his canonization

Francesco made the love taught us by Christ the fundamental characteristic of his existence, the basic criterion of his thought and activity, the supreme summit of his aspirations. – Pope John Paul II

MLA Citation

“Saint Francesco Antonio Fasani“. CatholicSaints.Info. 28 June 2023. Web. 17 August 2026. <http://catholicsaints.info/saint-francesco-antonio-fasani/>

SOURCE : http://catholicsaints.info/saint-francesco-antonio-fasani/

San Francesco Antonio Fasani

Casa Natale Padre Maestro.

Maison natale de François Antoine Fasani.


St. Francis Fasani

Feastday: November 29

Birth: 1681

Death: 1742

Canonized: Pope John Paul II

Franciscan mystic, born Antony Fasani in 1681. He entered the Franciscans and was ordained in 1775. While serving as provincial and in other administrative positions, he was known for prayer and for supernatural gifts. Francis was canonized in 1986.

SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=3443

Francis Antony of Lucera (RM)

(also known as Antony Fasani)

Born at Lucera, Apulia, Italy, on August 6, 1681; died November 29, 1742; beatified by Pope Pius XII on April 15, 1951; canonized by John Paul II April 13, 1986.

Donato Anthony John Nicholas Fasani was born into a family of farm laborers. Although he was baptized with this august name, he was known simply as Giovanniello (Johnny). His mother remarried after his father died while Giovanniello was still very young. It was Giovanniello's stepfather who sent him to the Friars Conventual for his education. At age 15, the little saint was sent to Monte Gargano to begin his novitiate. Upon making his profession as a Franciscan on August 23, 1696, he took the name Francis Antony.

In 1703, Francis Antony was sent to Assisi, where he was ordained to the priesthood on September 11, 1705. He completed his master's degree in theology at the College of Saint Bonaventure in Rome. From that time he was called "Father Master" in his hometown, where he taught theology from 1707. At the convent of Lucera, he also served as guardian, novice master, and minister provincial of the Province of Sant'Angelo.

Although his scholarship was great, he was better known for his preaching in both the city and countryside. He spoke in a way that all who heard him could understand and directed his catechetical efforts to the poor. He produced several volumes of sermons, which include some in Latin. Francis Antony was devoted to the downtrodden: the poor, the suffering, and the imprisoned. He often accompanied those condemned to death to their execution.

Francis Antony promoted devotion to the Immaculate Conception, which was his own special love at a time when the dogma had not yet been defined. He had brought from Naples a statue of the Immaculate Conception that he put in the church of Saint Francis, and he wrote hymns for the people to sing before it. This statue is still an object of veneration in Lucera. He also established a novena to Our Lady under this appellation. On November 29, the first day of this novena, Francis Antony died, a man revered and loved as another Saint Francis of Assisi (Attwater 2, Walsh). 

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/1127.shtml

St Francesco Antonio Fasani

Celebrated on November 27th

Franciscan priest. Born in Lucera, southeast Italy, in 1681, Francesco entered the Conventual Franciscans when he was just 14. After his ordination 10 years later, he taught philosophy to younger friars, served as guardian of his friary and later became provincial. When his term of office ended, Francesco became master of novices and finally parish priest in his hometown.

In his various ministries, he was loving, devout and humble. He was a sought-after confessor and preacher. One witness at the canonical hearings regarding Francesco's holiness testified: "In his preaching he spoke in a familiar way, filled as he was with the love of God and neighbour; fired by the Spirit, he made use of the words and deed of Holy Scripture, stirring his listeners and moving them to do penance."

Francesco was a loyal friend of the poor, never hesitating to seek from benefactors what was needed.

When he died in Lucera, in 1742, children ran through the streets and cried out: "The saint is dead! The saint is dead!" Francesco was canonised in 1986.

During his homily at the canonization of Francesco, Pope John Paul II reflected on John 21:15 in which Jesus asks Peter if he loves Jesus more than the other apostles and then tells Peter, "Feed my lambs." The Pope observed that in the final analysis human holiness is decided by love. "He [Francesco] made the love taught us by Christ the fundamental characteristic of his existence, the basic criterion of his thought and activity, the supreme summit of his aspirations."

SOURCE : https://www.indcatholicnews.com/saint/337

Francis Anthony Fasani (1681-1742) 

priest, O.F.M. Conv. 

A study of the life of Fr. Francis Anthony Fasani shows clearly that his life was directed toward God in a singular manner from his very infancy, thanks to the Christian education received from his parents and to the workings of the grace of a religious and priestly vocation upon his soul. He was born in Lucera on August 6, 1681, the son of Giuseppe Fasani and Isabella Della Monaca. His parents had the joy of seeing their "Giovanniello" (this was the name they gave him at Baptism) grow up endowed with promising moral and intellectual gifts. He began his studies at the Franciscan friary of the Friars Minor Conventual at Lucera; there Giovanniello's understanding of his vocation became clearer-a vocation to which he gave himself with generous enthusiasm. He entered the Order of Friars Minor Conventual and took the names of Saints Francis and Anthony, thus expressing his fervent desire to follow their example by consecrating himself to an evangelical and apostolic life. Professing his vows in 1696, the young Friar Francis Anthony completed his liberal arts studies and followed with his philosophical studies in the seminaries of his religious province. Thereafter, he began theological studies in Agnone and continued them in the General Study Centre at Assisi near the tomb of St. Francis. It was there that Francis Anthony was ordained to the priesthood in 1705 and there, too, that he completed his theological studies in 1707.

His application to his studies, carried out with diligence and with a lively desire to assimilate the salvific value of the mysteries of faith, made him "profound in philosophy and learned in theology." The Venerable Antonio Lucci, bishop of Bovino, attests to this in the canonical hearings investigating Fasani's holiness. Bishop Lucci was a fellow student of his and imitated him in the exercise of religious virtue. At the same time, by means of an intense spiritual formation aided by enlightened spiritual masters, Francis Anthony progressed in a life of union with God, patterning himself on the Lord through religious consecration and the priestly charism.

From 1707 until his death he continued to live at Lucera for thirty-five years, always giving splendid witness to the gospel life and zealous pastoral ministry. For this reason he was admired by the faithful of Lucera and all of Daunia and Molise. Within his Franciscan Order he fulfilled offices of special responsibility. He was a respected teacher of scholastic philosophy and a revered master of novices and the professed, making notable contributions to the spiritual and doctrinal formation of his confreres. In 1709 he received a graduate degree in theology and from that time on Fr. Fasani was known to all as "Padre Maestro" ("Father Master"), a title which is still attributed to him today in Lucera. He exercised the offices of local superior and minister provincial with charity and wisdom, demonstrating that he was and effective animator of the religious life of the brethren.

The spiritual life of Fr. Fasani was characterized by those virtues that made him like his Seraphic Father St. Francis. In fact, it was said in Lucera: "Whoever wants to see how St. Francis looked while he was alive should come to see Padre Maestro." In imitation of St. Francis he built his religious life on the basis of a generous participation in the mysteries of Christ through the most faithful practice of the evangelical counsels, which he considered to be a radical expression of perfect charity. In his constant prayers, inflamed with seraphic love, he called out to God, saying to Him: "O Highest Love, Immense Love, Eternal Love, Infinite Love."

His fervent devotion to the Immaculate Mother of the Lord was nourished by his intense dedication to knowing ever better "who Mary is" and making her known to others, while at the same time knowing and making known the maternal role entrusted to her in the history of salvation with faith and love.

The priestly life of Father Anthony Fasani is a splendid testimony to fidelity and dedication to the mission given to all priests in the Church. It is their duty-as Vatican Council II so vigorously confirms-to promote "the glory of God the Father in Christ by their ministry and their life" (PO, 2).

In exercising this evangelical mission Fr. Fasani gave himself devotedly from the very moment of his priestly ordination, to such an extent that a witness could assert: "He allowed himself no rest in the salvation of souls." His pastoral ministry shows that he was involved zealously in many fields and forms of the apostolate according to the needs of the particular Churches in which he ministered.

The ministry of preaching the word of God assumed a special role in his apostolic life. He preached popular missions, retreats, Lenten devotions and novenas almost constantly - at Lucera and wherever he was called. The duty which falls to all priests "to invite all people to conversion and holiness" (PO, 4) was carried out by Fr. Fasani through a type of preaching based on the scriptures that was well prepared, persuasive, and had the particular purpose, as one witness recalled, "of rooting out vices and sins and planting in their place goodness and the exercise of virtue."

As a worthy ministry of "the one who uninterruptedly exercises his priestly mission for us in the Liturgy through the Spirit" (PO, 5), Fr. Fasani dedicated himself with zeal-especially the administration of the sacrament of Penance and the celebration of the Holy Eucharist. "He heard the confession of every type of person," asserted a witness, "with the greatest patience and kindness on his face". He was charitable and welcoming to all, giving as his reason the hope of being able one day to say to the Lord: "I was indulgent, I don't deny it; but it was You who taught me to be so."

The most holy Eucharist was the summit of his religious life and wholly represented the goal toward which be ordered his entire priestly ministry. In fact, he always considered the Eucharist "the source and summit of evangelization," and that the faithful were "fully incorporated into the Body of Christ through the Eucharist" (PO, 5). A fervent minister of the Eucharist, Fr. Fasani celebrated the sacrifice of the Mass with an intense ardor that lifted and nourished his spirit while at the same time it edified all who were present. In his preaching he inculcated in the faithful the love of the Eucharist, promoting even daily communion.

The poor, the sick, and the imprisoned held a privileged place in his pastoral activities. Motivated by his ideal of gospel charity ("We must be charitable."), he loved to pray with the poor and for them. Every day he personally distributed to the poor the alms of his religious community and very often he gave them as well gifts and special goods gathered from benefactors. Oftentimes his prayers obtained extraordinary interventions of divine Providence for the poor. He visited and comforted the sick, exhorting them to seek reasons for hope and resignation in the goodness of God. The spiritual care of the imprisoned, an apostolate given him by the bishop of Lucera, permitted him to visit them daily and to exhort them to trust in the merciful love of God. He was given the responsibility of assisting those condemned to death in their last moments.

The witnesses at the canonical proceedings for his holiness assure us that God rewarded the apostolic zeal of Fr. Fasani with abundant fruits of conversion and a renewed Christian life among the faithful. In this way those values of the sacred ministry were totally fulfilled in the priestly life of Fr. Francis Anthony Fasani which Vatican Council II expresses in the following terms: "Priests, whether they devote themselves to prayer and adoration, to the preaching of the Word, to offering the Eucharistic Sacrifice and administering the other sacraments, or to carrying out other ministries in the service of mankind, always contribute to the increase of the glory of God and at the same time to enriching mankind with divine life" (PO, 2).

When Fr. Fasani was taken by his final illness in 1742, he wanted to offer it to the Lord in a spirit of perfect joy, with that same expression with which he had always offered God all the actions of his life: "The Will of God: that is my Paradise." On November 2 of the same year, comforted by the holy sacraments and the protection of the Immaculate Virgin Mary for which he prayed, Fr. Francis Anthony Fasani returned his soul to God in the friary of the city where he was born and where, for thirty-five years, he showed himself a faithful witness to Christ. His body was interred in the adjoining church of St. Francis, after funeral rites in which all of Lucera participated with the cry: "Our holy Padre Maestro has died!"

The fame of the sanctity that surrounded Fr. Fasani in life witnessed an extraordinary increase after his death. Thus, already in 1746 the bishop of Lucera decided to institute proceedings to investigate the holiness of life, the virtues and the miracles of this Servant of God. There followed the Apostolic Cause of particular virtues and the decree on the heroicity of his virtues promulgated by His Holiness Pope Leo XIII on June 21, 1891. His Holiness, Pope Pius XII, having approved two miracles attributed to the intercession of Venerable Fasani, raised him to the honor of the altars on April 15, 1951.

A new miracle attributed to the intercession of Blessed Francis Anthony was approved with the decree of March 21, 1985, by the Holy Father, John Paul II.

SOURCE : http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_19860413_fasani_en.html

Saint of the Day – 29 November – St Francesco Antonio Fasani (1681 – 1742) – 29 November

Posted on November 29, 2018

Saint of the Day – 29 November – St Francesco Antonio Fasani OFM Conv. (1681 – 1742) also known as Antony Fasani, Francis Anthony Fasani, Francis Fasani – was an Italian Friar and Priest of the Order of Conventual Friars Minor, Teacher, Confessor, Preacher, Mystic, Apostle of prayer and charity, Marian devotee – he was born on 6 August 1681 in Lucera, Foggia, Italy as Giovanniello Fasani and died on 29 November 1742 in Lucera, Foggia, Italy of natural causes.   Patronage – Lucera, his home town in Foggia.

St Francesco was the son of Giuseppe Fasani and Isabella della Monaca.   He began his studies at the Conventual friary in his town and there entered the Order, taking the religious names of Saints Francis and Anthony.   Fasani professed his religious vows in 1696.

Once having professed his vows, Fasani began theological studies in Agnone and continued them in the General Study Centre at Assisi, close to the tomb of St Francis.   It was there that Fasani was ordained to the priesthood in 1705.   He stayed in Assisi and completed his theological studies there in 1707.

From 1707 until his death in 1742, Fasani spent the rest of life in residence in his hometown of Lucera and endeared himself to the faithful of that town and all of Daunia and Molise.   In 1709, he received the degree of Doctor of Theology and, from that time on, Fasani became known to all as “Padre Maestro” (“Father Master”), a title which is still attributed to him today in Lucera.   Fasani also fulfilled many duties in the Franciscan Order, being a respected teacher of scholastic philosophy and was entrusted with the position of Master of novices and the junior professed friars.

He was later appointed to serve as the guardian of the community of friars and the pastor of the town.   He came to be elected Minister Provincial of his province in the Order.   As a worthy ministry of “the one who uninterruptedly exercises his priestly mission for us in the Liturgy through the Spirit” (PO, 5), Fr Fasani dedicated himself with zeal-especially the administration of the sacrament of Penance and the celebration of the Holy Eucharist.   “He heard the confession of every type of person,” asserted a witness, “with the greatest patience and kindness on his face”.   He was charitable and welcoming to all, giving as his reason the hope of being able one day to say to the Lord:  “I was indulgent, I don’t deny it but it was You who taught me to be so.”

Fasani was known for having a deep life of prayer and was considered to be a mystic, becoming greatly in demand as a confessor and preacher.   He constantly preached popular parish missions, gave retreats and led Lenten devotions and novenas – either in his own town or wherever he was requested.   It was reported by his contemporaries that he would levitate while at prayer.   At the same time, he was a steadfast friend of the poor, constantly seeking out the financial support necessary for efforts to meet their needs.

Fasani died in Lucera and was buried in the parish church there.   Upon the news of his death, children could be heard running through the streets shouting, “The saint is dead!   The saint is dead!”

The proceedings to open the cause for his canonisation began several years after his death.   Testimony to his holy life was given by many people of region.   Among them was his old friend, Blessed Antonio Lucci (1682–1752), who by then was a Bishop in the region.   Progress did not take place, however, until the 20th century, when he was beatified in 1951 by Pope Pius XII and subsequently Canonised in 1986 by St Pope John Paul II.

From the Vatican biography of St Francesco: – “The spiritual life of Fr Fasani was characterised by those virtues that made him like his Seraphic Father St Francis.   In fact, it was said in Lucera:  “Whoever wants to see how St Francis looked while he was alive should come to see Padre Maestro.”   In imitation of St Francis he built his religious life on the basis of a generous participation in the mysteries of Christ through the most faithful practice of the evangelical counsels, which he considered to be a radical expression of perfect charity.   In his constant prayers, inflamed with seraphic love, he called out to God, saying to Him:  “O Highest Love, Immense Love, Eternal Love, Infinite Love.”

Author: AnaStpaul

Passionate Catholic. Being a Catholic is a way of life - a love affair "Religion must be like the air we breathe..."- St John Bosco Prayer is what the world needs combined with the example of our lives which testify to the Light of Christ. This site, which is now using the Traditional Calendar, will mainly concentrate on Daily Prayers, Novenas and the Memorials and Feast Days of our friends in Heaven, the Saints who went before us and the great blessings the Church provides in our Catholic Monthly Devotions. This Site is placed under the Patronage of my many favourite Saints and especially, St Paul. "For the Saints are sent to us by God as so many sermons. We do not use them, it is they who move us and lead us, to where we had not expected to go.” Charles Cardinal Journet (1891-1975) This site adheres to the pre-Vatican II Catholic Church and all her teachings. . PLEASE ADVISE ME OF ANY GLARING TYPOS etc - In June 2021 I lost 100% sight in my left eye and sometimes miss errors. Thank you and I pray all those who visit here will be abundantly blessed. Pax et bonum! View All Posts

SOURCE : https://anastpaul.com/2018/11/29/saint-of-the-day-29-november-st-francesco-antonio-fasani-1681-1742-29-november/

Francis Anthony Fasani

St Francis (1681-1742) was born in Lucera, Italy. He was educated locally and studied in the Town Friary where he professed his religious vows. Following further Theological Studies at Assisi, he was ordained a Priest in 1705 and remained there for another two years. He later received a Doctor of Theology.

St Francis returned to his hometown to minister, spending the remainder of his entire life serving his Order as a teacher of Philosophy and Master of Novices, while at the same time, performing extensive pastoral duties within his local community.

St Francis lived a life of deep prayer and devotion to the Holy Eucharist and Reconciliation. He was considered a mystic and became a very popular and sought after confessor and preacher. Despite his many work commitments, St Francis was a steadfast friend of the poor and marginalised; routinely seeking funds to support their needs.

St Francis’ Feast Day is the 29th November. He is Patron Saint of Lucera.

St Francis Anthony Fasani:

Pray that we will earnestly live by Jesus’s teachings and give generously to the poor and marginalised.

Glory be to the…

SOURCE : https://www.daily-prayers.org/saints-library/francis-anthony-fasani-2/

San Francesco Antonio Fasani

Simone De Troia, Lapide dell'antico sepolcro di Padre Maestro


San Francesco Antonio Fasani

29 novembre

Lucera, 6 agosto 1681 - Lucera, 29 novembre 1742

Nacque da umile famiglia il 6 agosto 1681 a Lucera, antica città della Daunia nelle Puglie. Entrò da giovane tra i Minori conventuali del suo paese natale per poi completare il Noviziato a Monte Sant'Angelo sul Gargano dove emise la professione il 23 agosto 1696. Quindi, nel 1703 fu mandato nel convento di Assisi dove fu ordinato sacerdote l'11 settembre 1705. Passato a Roma, nel collegio di San Bonaventura, tornò ad Assisi fino al 1707 quando rientrò a Lucera. Eletto ministro provinciale fu protagonista di un'intensa attività apostolica percorrendo tutti paesi della Capitanata e località limitrofe. Sempre attento ai bisogni dei poveri e dei sofferenti, devotissimo alla Vergine, fu particolarmente vicino ai carcerati e ai condannati che accompagnava fino al luogo del supplizio. Morì il 29 novembre 1742. Ancora oggi la sua tomba, nella chiesa di San Francesco a Lucera è meta di frequenti pellegrinaggi. Proclamato beato il 15 aprile 1951 da Pio XII è stato canonizzato da Giovanni Paolo II il 13 aprile 1986. (Avvenire)

Martirologio Romano: A Lucera in Puglia, san Francesco Antonio Fasani, sacerdote dell’Ordine dei Frati Minori Conventuali, che, uomo di raffinata cultura pervaso da un grande amore per la predicazione e la penitenza, si adoperò al tal punto per i poveri e i bisognosi da non esitare mai a privarsi della veste per coprire un mendicante e offrire a tutti il suo cristiano sostegno.

Nacque a Lucera, antica città della Daunia nelle Puglie, il 6 agosto 1681, da umili e modesti lavoratori, Giuseppe e Isabella Della Monaca. Battezzato con i nomi di Donato Antonio Giovanni, fu chiamato familiarmente Giovanniello.

Entrò giovinetto nell'Ordine di s. Francesco, tra i Minori Conventuali del convento di Lucera e vi rifulse per innocenza di vita, spirito di penitenza e povertà, ardore serafico e zelo apostolico, sì da sembrare un "s. Francesco redivivo".

Compiuto il noviziato a Monte S. Angelo sul Gargano ed emessavi la professione il 23 agosto 1696, fu mandato, nel 1703, a completare la sua formazione nel sacro convento di Assisi dove ebbe come direttore spirituale il servo di Dio Giuseppe A. Marcheselli, e fu ordinato sacerdote l'll settembre 1705.

Passato a Roma nel collegio di S. Bonaventura, vi fu creato maestro in teologia, per cui, in seguito, sarà da tutti chiamato a Lucera "Padre Maestro". Ritornato ad Assisi, vi rimase dedicandosi alla predicazione nelle campagne fino al 1707, quando rientrerà definitivamentc a Lucera.

Dalla scuola, dal pulpito e dal confessionale esplicò un intenso e fecondo apostolato, percorrendo tutti i paesi della Capitanata e località limitrofe, sì da meritarsi l'appellativo di apostolo della sua terra. "Profondo in filosofia e dotto in teologia", come attesta il ven. Antonio Lucci, suo confratello e vescovo di Bovino, fu dapprima lettore e reggente di studi nel collegio filosofico di Lucera, e poi guardiano del convento e maestro dei novizi, modello ai confratelli di osservanza regolare, per cui fu nominato nel 1721, con speciale Breve di Clemente XI, ministro provinciale della provincia religiosa conventuale di S. Angelo, che in quel tempo si estendeva dalla Capitanata al Molise.

Scrisse alcune operette predicabili, tra cui un Quaresimale, un Mariale, una esposizione al Pater e al Magnificat, e vari Sermoni, alcuni in lingua latina. Suo principale intendimento nel predicare era quello di "farsi capire da tutti", come nella sua modestia era solito dire, e la sua catechesi, tipicamente francescana, era rivolta di preferenza all'umile popolo verso cui sentivasi particolarmente attratto. Inesauribile fu la sua carità verso i poveri e sofferenti; fra le varie iniziative, promosse la simpatica usanza di raccogliere e distribuire pacchi-dono ai poveri in occasione del S. Natale. Ma il suo zelo e la sua carità sacerdotale rifulsero in modo singolarissimo nell'assistenza ai carcerati e ai condannati che accompagnava personalmente fino al luogo del supplizio per confortarne gli estremi momenti, precorrendo in ciò l'ammirabile esempio di carità di s. Giuseppe Cafasso. Fece restaurare decorosamente il bel tempio di S. Francesco in Lucera, centro per quasi trentacinque anni continui della sua indefessa attività sacerdotale. Fu devotissimo dell'Immacolata Concezione, e alle anime che egli dirigeva era solito inculcare gli atti di ossequio alla Madonna e la meditazione delle sue virtù. Anche oggi è oggetto di particolare venerazione nella chiesa di S. Francesco la bella statua dell'Immacolata, che il beato fece venire da Napoli, ed il popolo canta tuttora la canzone mariana da lui composta.

Morì a Lucera il 29 novembre 1742, il primo giorno della novena dell'immacolata ed il suo corpo è venerato nella chiesa di S.Francesco. Fu beatificato da Pio XII il 15 aprile 1951.

Autore: Gaetano Stano

SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/79825

Francesco Antonio Fasani

(1681-1742)

Beatificazione:

- 15 aprile 1951

- Papa  Pio XII

 Celebrazione

Canonizzazione:
- 13 aprile 1986

- Papa  Giovanni Paolo II

- Basilica Vaticana

 Celebrazione

Memoria Liturgica:
- 29 novembre

Sacerdote professo dell’Ordine dei Frati Minori Conventuali, che, uomo di raffinata cultura pervaso da un grande amore per la predicazione e la penitenza, si adoperò al tal punto per i poveri e i bisognosi da non esitare mai a privarsi della veste per coprire un mendicante e offrire a tutti il suo cristiano sostegno

"Volontà di Dio, paradiso mio"

La vita del P. Francesco Antonio Fasani appare chiaramente orientata in modo singolare verso Dio fin dall'infanzia, ad opera della educazione cristiana ricevuta dai genitori, e della attrazione esercitata nel suo animo dalla grazia della vocazione religiosa e sacerdotale. Era nato a Lucera il 6 agosto 1681 da Giuseppe Fasani e Isabella Della Monaca i quali ebbero presto la gioia di veder crescere il loro Giovanniello - così lo chiamavano col nome del Battesimo - ben dotato di promettenti doti morali e intellettuali. Avviato agli studi presso il Convento francescano dei Frati Minori Conventuali di Lucera, Giovanniello ebbe più chiara la percezione della sua vocazione cui aderì con generoso entusiasmo.

Ammesso nell'Ordine dei Frati Minori Conventuali assunse i nomi dei Santi Francesco e Antonio esprimendo così la sua fervente aspirazione a voler seguire il loro esempio consacrandosi alla vita evangelica e apostolica. Emessa la professione nel 1696, il giovane frate Francesco Antonio completò gli studi umanistici e frequentò i corsi filosofici nei seminari della sua Provincia religiosa. Successivamente iniziò i corsi di teologia nello Studio di Agnone, li proseguì nello Studio Generale di Assisi presso la Tomba di S. Francesco, dove ricevette l'ordinazione sacerdotale nel 1705; e sempre in Assisi frequentò pure il Corso teologico accademico fino al 1707.

Il tirocinio degli studi, espletato con impegno e con vivo desiderio di assimilare il valore salvifico dei misteri della fede, lo resero " profondo in filosofia e dotto in teologia ", come attesterà ai Processi Canonici il Ven. Antonio Lucci, Vescovo di Bovino, che era stato suo condiscepolo ed emulo nell'esercizio delle virtù religiose. Nel contempo attraverso una intensa formazione spirituale coadiuvata da illuminati maestri di spirito, progrediva nella vita di unione con Dio configurandosi al Signore nella consacrazione religiosa e nel carisma sacerdotale.

Dal 1707 fino alla morte, per trentacinque anni continui visse a Lucera rendendo splendida testimonianza di vita evangelica e di zelante ministero pastorale, e per questo ammirato dai fedeli di Lucera, di tutta la Daunia e del Molise. Nell'ambito del suo Ordine Francescano ricoprì uffici di particolare responsabilità. Valente lettore di filosofia scolastica e stimato maestro dei giovani novizi e professi, diede notevole impulso alla formazione spirituale e dottrinale dei confratelli. Nel 1709 conseguì la laurea in teologia, e da allora il Padre Fasani venne comunemente chiamato con l'appellativo di " Padre Maestro ", titolo che ancora oggi gli viene attribuito a Lucera. Esercitò con carità e saggezza gli uffici di superiore locale e provinciale dimostrandosi efficace animatore della vita religiosa dei confratelli.

La vita spirituale del P. Fasani era caratterizzata da quelle virtù che lo rendevano simile al suo serafico padre S. Francesco. Si diceva infatti a Lucera: "Chi vuol vedere come appariva S. Francesco in vita venga a vedere il Padre Maestro". Ad imitazione di S. Francesco costruì la sua vita religiosa sulla base di una generosa partecipazione ai misteri di Cristo nella pratica fedelissima dei consigli evangelici che considerava come espressione radicale di perfetta carità. Nelle sue continue preghiere, acceso da ardore serafico invocava Dio chiamandolo "sommo Amore, immenso Amore, eterno Amore, infinito Amore".

La sua fervida devozione all'Immacolata Madre del Signore era alimentata da intensa applicazione a conoscere sempre meglio e far conoscere "chi è Maria", ed insieme a riconoscere e far riconoscere con fede e con amore il ruolo materno a lei affidato nella storia della salvezza.

La vita sacerdotale del Padre Francesco Antonio Fasani è una splendida testimonianza di fedeltà e di dedizione alla missione affidata nella Chiesa a tutti i presbiteri, i quali tendono, come conferma vigorosamente il Concilio Vaticano II, a promuovere "con il loro ministero e la loro vita la gloria di Dio Padre in Cristo" (PO, 2). All'esercizio di questa missione evangelica il P. Fasani si dedicò con ardore fin dalla ordinazione sacerdotale, a tal punto che un teste poté asserire: "Non perdonò fatica alcuna per salvare le anime". Il suo ministero pastorale si rivela impegnato con zelo nei molteplici campi e forme di apostolato secondo le esigenze delle Chiese particolari in cui si sentiva inserito.

Particolare rilievo assume nella sua vita apostolica il ministero della parola di Dio. Predicava quasi in continuazione corsi di missione al popolo, esercizi spirituali, quaresime e novene a Lucera e ovunque veniva chiamato. Il compito di tutti i sacerdoti, che è quello di "invitare tutti alla conversione e alla santità" (PO, 4), fu assolto dal P. Fasani con una forma di predicazione basata sulla Sacra Scrittura, ben preparata, persuasiva, che aveva lo scopo, come ricorda un teste, " di estirpare i vizi e i peccati, piantare il bene e far esercitare la virtù".

Degno ministro di "Colui che ininterrottamente esercita la sua missione sacerdotale in favore nostro nella Liturgia, per mezzo dello Spirito " (PO, 5), il P. Fasani si dedicò con tutte le sue energie ad assolvere con zelo il sacro ministero, specialmente con l'amministrazione del Sacramento della Riconciliazione e con la celebrazione del Sacrificio Eucaristico. "Confessava ogni ceto di persone - asserisce un teste - con somma pazienza e ilarità di volto". Con tutti si dimostrava caritatevole e accogliente, giustificandosi con la speranza di poter dire un giorno al Signore: "Sono stato indulgente, non lo nego, ma voi me lo avete insegnato". L'Eucaristia costituiva il perno della sua vita religiosa, ed insieme rappresentava il fine cui ordinava tutto il suo ministero sacerdotale. Sempre, infatti, l'Eucaristia è stata considerata " come fonte e culmine dell'evangelizzazione ", e sempre i fedeli si sono sentiti " pienamente inseriti nel Corpo di Cristo per mezzo dell'Eucaristia " (PO, 5). Fervente ministro dell'Eucaristia il P. Fasani celebrava il Sacrificio della Messa con un 'intenso ardore che elevava e nutriva il suo spirito ed insieme edificava i partecipanti; e nella predicazione inculcava nei fedeli l'amore all'Eucaristia promuovendo anche la Comunione quotidiana.

Costituivano un campo privilegiato della sua attività pastorale i poveri, gli ammalati, i carcerati. Spinto da questo suo programma evangelico-caritativo " Bisogna che si faccia la carità ", amava pregare con i poveri e per i poveri; ogni giorno distribuiva personalmente ai poveri l'aiuto caritatevole della comunità religiosa, e molto spesso faceva loro pervenire doni e soccorsi raccolti dai benefattori. Talvolta le sue preghiere ottennero prodigiosi interventi della divina Provvidenza in favore dei poveri. Visitava e confortava i malati esortandoli a cercare nella bontà di Dio motivi di speranza e di rassegnazione. La cura spirituale dei detenuti, affidatagli dal Vescovo di Lucera, gli consentiva di visitare ogni giorno i carcerati e di esortarli alla fiducia nell'amore misericordioso di Dio; a lui era affidato il compito di assistere i condannati a morte fino ai momenti estremi.

Ci assicurano le testimonianze rese ai Processi canonici che Dio premiò lo zelo apostolico del P. Fasani con abbondanti frutti di conversione e di rinnovata vita cristiana tra i fedeli. Trovavano così piena attuazione nella vita sacerdotale del P. Francesco Antonio Fasani quei valori del sacro ministero che il Concilio Vaticano II esprime in questi termini: "I Presbiteri, sia che si dedichino alla preghiera e all'adorazione, sia che predichino la Parola, sia che offrano il Sacrificio Eucaristico e amministrino gli altri Sacramenti, sia che svolgano altri ministeri ancora in servizio degli uomini, sempre contribuiscono all'aumento della gloria di Dio e nello stesso tempo ad arricchire gli uomini della vita divina" (PO, 2).

Quando nel 1742 il P. Fasani venne colto dall'ultima malattia, egli volle offrirla al Signore, in spirito di perfetta letizia, con l'espressione con cui sempre aveva offerto a Dio le azioni della sua vita: "Volontà di Dio, paradiso mio". Il 2 novembre dello stesso anno il P. Francesco Antonio Fasani, confortato dai santi Sacramenti e dalla invocata protezione dell'Immacolata Vergine Maria, rese l'anima a Dio, nel Convento della sua città natale dove per 35 anni si era dimostrato fedele testimone di Cristo. II corpo venne tumulato nell'annessa chiesa di S. Francesco dopo un rito funebre cui aveva partecipato tutta Lucera al grido: "È morto il santo Padre Maestro!".

SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/francesco-antonio-fasani.html

L’EROICITÀ DELLE VIRTÙ

La fama di santità che aveva circondato il P. Fasani in vita, ebbe straordinario incremento dopo la morte; così che il Vescovo di Lucera decise di istruire il Processo sulla vita, le virtù e i miracoli del Servo di Dio già nel 1746. Successivamente fu istruito il Processo Apostolico sulle virtù, cui seguì il Decreto sulla eroicità delle virtù promulgato dal Sommo Pontefice Leone XIII il 21 giugno 1891. Sua Santità Pio XII, dopo aver approvato due miracoli attribuiti alla intercessione del Venerabile Fasani lo elevò all'onore degli altari il 15 aprile 1951.

Un nuovo miracolo attribuito alla intercessione del Beato fu approvato con Decreto del 21 marzo 1985 dal Santo Padre Giovanni Paolo II.

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San Francesco Antonio Fasani

Saint Jean-Paul II priant devant le tombeau de Saint Francesco Antonio Fasani


CANONIZZAZIONE DEL BEATO FRANCESCO ANTONIO FASANI

OMELIA DI GIOVANNI POALO II

Domenica, 13 aprile 1986


1. Nella liturgia dell’odierna domenica, che segue a breve distanza la Pasqua, risuona la breve domanda di Cristo risorto indirizzata a Simon Pietro. La domanda sull’amore: “Mi ami? . . . mi ami tu più di costoro?” (Gv 21, 15).

Questa domanda appartiene al mistero pasquale. La risurrezione di Cristo orienta l’uomo verso ciò che “non muore”, verso ciò che è più forte della morte. Ciò che permane eternamente. Che costituisce la sostanza stessa dell’immortalità. Che appartiene alla vita in Dio. Proprio questo è amore.

Alla domanda di Cristo sull’amore, Simon Pietro risponde: “Certo, Signore, tu lo sai che ti amo”. E la terza volta: “Signore, tu sai tutto; tu sai che ti amo” (Gv 21, 17).

2. Non è una domanda facile quella sull’amore. E non è facile nemmeno la risposta a questa domanda. Simon Pietro sa di amare, ma si richiama a ciò che Cristo conosce di lui, più che alla testimonianza della propria coscienza.

Non è facile per l’uomo questa domanda, e non è facile la risposta. Eppure si tratta di una domanda fondamentale. Dalla risposta dipende in definitiva il valore della vita umana. Davanti a Dio che è “Amore”, il valore di tutto viene misurato con l’amore. Davanti a Cristo, che “ci ha amato e ha dato se stesso per noi” (cf. Ef 5, 2), il valore della vita umana viene misurato soprattutto con l’amore: col dono di se stessi. L’amore decide in definitiva della santità dell’uomo.

3. È di questo amore che ha dato prova esemplare il francescano conventuale Francesco Antonio Fasani, che oggi la Chiesa annovera ufficialmente nel numero dei santi. Egli ha fatto dell’amore insegnatoci da Cristo il parametro fondamentale della sua esistenza. Il criterio basilare del suo pensiero e della sua azione. Il vertice supremo delle sue aspirazioni. Anche per lui, la “domanda sull’amore” è stata il criterio orientatore di tutta la vita, la quale pertanto non è stata altro che il risultato di una volontà ardente e tenace di rispondere affermativamente - come Pietro - a quella domanda.

Con l’atto di canonizzazione or ora compiuto, la Chiesa stessa, oggi, intende rendere testimonianza a frate Francesco Antonio Fasani, attestando che egli ha veramente e sinceramente risposto di sì a quella cruciale domanda del Signore: una risposta che, prima ancora che dalle sue labbra, è venuta dalla sua vita, interamente dedicata a corrispondere, con eroica fedeltà, all’amore col quale Gesù lo aveva prevenuto dall’eternità. Un amore, quello di Gesù, che - lo abbiamo ricordato nei giorni del Triduo pasquale - non si arrestò davanti al sacrificio supremo della vita. Un amore, quello di frate Francesco Antonio, di totale adesione all’esempio del Signore. Il nuovo Santo ha dimostrato con la sua vita - come gli apostoli - che sempre “bisogna obbedire a Dio piuttosto che agli uomini” (At 5, 29), anche al prezzo di sofferenze e di umiliazioni, che non gli mancarono, al di là della stima e dei consensi che la sua generosità seppe accattivarsi presso i contemporanei. La sua letizia, pertanto - come quella degli apostoli - era motivata dal fatto di soffrire e faticare per il Signore, quando non addirittura di “essere oltraggiato per amore del suo nome” (cf. At 5, 41).

4. San Fasani ci si presenta in modo speciale come modello perfetto di sacerdote e pastore di anime. Per più di 35 anni, agli inizi del 1700, egli si dedicò, nella sua Lucera ma con numerose puntate anche nelle zone circostanti, alle più svariate forme del ministero e dell’apostolato sacerdotale.

Vero amico del suo popolo, fu per tutti fratello e padre, eminente maestro di vita, da tutti ricercato come consigliere illuminato e prudente, guida saggia e sicura nelle vie dello Spirito, difensore e sostenitore coraggioso degli umili e dei poveri. Ne è testimonianza il riverente e affettuoso titolo col quale lo salutarono i contemporanei e che è tuttora familiare al buon popolo di Lucera: egli, allora come oggi è sempre per loro il “Padre Maestro”.

Come religioso, fu un vero “ministro” nel senso francescano, vale a dire il servo di tutti i frati: caritatevole e comprensivo, ma santamente esigente per l’osservanza della Regola, e particolarmente per la pratica della povertà, dando egli stesso inappuntabile esempio di regolare osservanza e di austerità di vita.

In un’epoca caratterizzata da tanta insensibilità dei potenti nei confronti dei problemi sociali, il nostro santo si prodigò con inesausta carità per l’elevazione spirituale e materiale del suo popolo. Le sue preferenze andavano verso i ceti più trascurati e più sfruttati, soprattutto verso gli umili lavoratori dei campi, verso i malati e sofferenti, verso i carcerati. Escogitò geniali iniziative, sollecitando la cooperazione delle classi più abbienti, così da realizzare forme di assistenza concreta e capillare, che parvero precorrere i tempi e preludere alle forme moderne dell’assistenza sociale.

5. “Il Dio dei nostri padri ha risuscitato Gesù, che voi avete ucciso appendendolo alla croce” (At 5, 30): le parole di san Pietro davanti al Sinedrio di Gerusalemme - le abbiamo ascoltate poc’anzi nella prima Lettura - possono ben applicarsi all’azione pastorale di frate Francesco Antonio Fasani. L’annuncio del mistero pasquale fu il nucleo intorno al quale ruotò tutta la sua predicazione. Non senza sfidare a volte l’ostilità di certi ambienti piuttosto refrattari ai valori della fede cristiana.

Il secolo XVIII, nei cui primi decenni il novello santo visse e operò, è comunemente noto come “il secolo dei lumi”, a motivo del grande onore in cui vi fu tenuta la ragione umana. Non pochi dotti dell’epoca, sulla spinta dell’entusiasmo per le possibilità conoscitive dell’uomo, erano giunti a mettere in questione l’altra sua fondamentale fonte di luce: la fede. In particolare, urtava la loro sensibilità il discorso sull’incapacità dell’uomo a salvarsi con le sole sue forze, non riuscendo di conseguenza ad ammettere la necessità di un Redentore che venisse a liberarlo dalla sua situazione di disperata impotenza.

È chiaro che, in un simile contesto culturale, l’annuncio del mistero di un Dio incarnato, che è morto e risorto per redimere l’uomo dal peccato, poteva presentarsi particolarmente ostico e duro. La “parola della croce” poteva tornare ad apparire, come nei primi tempi del cristianesimo, una vera e propria “stoltezza” (cf. 1 Cor 1, 18). È pensabile che padre Fasani, indicato dal vescovo Antonio Lucci come “dotto in teologia e profondo in filosofia”, sentisse vivamente questo contrasto. Nella sua Lucera, da secoli importante centro di cultura e di arte, i fermenti delle idee illuministe erano certamente presenti e operanti. Forse anche il giovane francescano dovette affrontare l’impatto, venendo a trovarsi al centro delle sorde resistenze degli ambienti ai quali non garbava - come già un tempo ai membri del Sinedrio - che si continuasse a “insegnare nel nome di costui”, cioè di Cristo (cf. At 5, 28).

Sappiamo con certezza che egli fu predicatore impavido e instancabile. Percorse ripetutamente il Molise e la provincia di Foggia, spargendo dappertutto il seme della parola di Dio, fino a meritare il titolo di “apostolo della Daunia”. E nella sua predicazione mai attenuò le esigenze del messaggio, nel desiderio di compiacere agli uomini. Come Pietro e gli altri apostoli, anch’egli infatti era sorretto dalla convinzione che “bisogna obbedire a Dio piuttosto che agli uomini” (At 5, 29).

6. Fedele all’integrità della dottrina, il novello santo fu tuttavia umanissimo verso quanti si rivolgevano a lui per rivelargli le loro debolezze. Sapeva di essere ministro di Colui che era morto e risorto “per dare a Israele la grazia della conversione e il perdono dei peccati” (At 5, 31). Padre Fasani fu un autentico ministro del sacramento della Riconciliazione, un infaticabile apostolo del confessionale, nel quale sedeva per lunghe ore della giornata, accogliendo con infinita pazienza e grande benignità coloro che - di ogni ceto e condizione - venivano per cercare con cuore sincero il perdono di Dio.

Quanti furono coloro che, inginocchiati al suo confessionale, sperimentarono la verità delle parole proclamate oggi nel Salmo responsoriale: “Signore Dio mio, / a te ho gridato e mi hai guarito. / Signore, mi hai fatto risalire dagli inferi, / mi hai dato vita / perché non scendessi nella tomba”. La gratitudine che i penitenti di padre Fasani provarono allora nel segreto del confessionale, si perpetua ora nella gioia che essi condividono con lui in cielo.

7. “L’agnello che fu immolato - abbiamo proclamato nella seconda Lettura (Ap 5, 11) - è degno di ricevere potenza e ricchezza, sapienza e forza, onore, gloria e benedizione”. Gloria di Cristo sono i santi, quegli uomini cioè che, per un amore spintosi “al di là di tutto”, hanno trovato la pienezza della Vita rivelata nella risurrezione di Cristo. Con questa pienezza vivono in Dio. E pure a noi indicano le vie della Vita.

San Francesco Antonio Fasani è uno di questi. Ascoltiamo dunque il suo insegnamento. Lo ascoltino in particolare le genti della nobile terra di Puglia, che ben può gloriarsi di questo suo figlio, nel quale essa ravvisa le migliori caratteristiche, che hanno fatto grande il suo popolo: un popolo laborioso e semplice, coraggioso e tenace, un popolo saldamente ancorato ai valori del Vangelo.

Ascoltino il loro illustre concittadino e pratichino ciò che egli ha praticato, per poter essere accolte un giorno con lui in cielo tra le “miriadi di miriadi” che cantano le lodi dell’Agnello “nei secoli dei secoli”.

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La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/it/homilies/1986/documents/hf_jp-ii_hom_19860413_beato-fasani.html

FASANI, Francesco Antonio

di Massimo Bray

Dizionario Biografico degli Italiani - Volume 45 (1995)

FASANI, Francesco Antonio (al secolo Donato Antonio)

Nato a Lucera (Foggia) il 6 ag. 1681da Giuseppe e Isabella Della Monaca, entrò giovanissimo nel convento di S. Francesco a Monte Sant'Angelo.

Nel primo periodo di noviziato, il F., così almeno concordano i ricordi agiografici ricavabili dal processo di beatificazione, visse con entusiasmo le prime esperienze da francescano all'interno della comunità dei minori conventuali, affiancando all'educazione religiosa una prima formazione di studi classici. Da Monte Sant'Angelo si spostò nel convento di Venafro, dove si era andato formando il collegio per gli studi di retorica e di umanità. Durante questo soggiorno ebbe modo probabilmente di approfondire i suoi studi e di fare le prime esperienze di predicazione. Dopo brevi periodi trascorsi nei collegi di Alvito presso Cassino e di Montella nell'Irpinia, seguì i corsi di filosofia scolastica ad Aversa dal 1699 al 1701. Il primo biennio teologico fu ad Agnone (od. prov. di Isernia); il secondo nel convento di Assisi, dal 1703 al 1705, sotto la guida di Giuseppe Antonio Marcheselli. Furono questi gli anni più importanti nella formazione spirituale del Fasani. Le cure ricevute dal Marcheselli, autore di un trattato in sei volumi sulla vita del perfetto cristiano (Ilcristiano devoto, Venezia 1740) portarono a compimento la sua formazione spirituale. L'ordinazione sacerdotale avvenne il 19 sett. 1705 ad Assisi nel convento delle clarisse. Dopo un anno trascorso a Roma, nel 1706, ed uno ad Assisi, nel 1707, fece ritorno a Lucera, dove per trentaquattro anni, sino agli ultimi giorni della sua vita, si dedicò alla vita conventuale.

Reggente del collegio di filosofia, guardiano e maestro dei novizi, egli divenne infatti, con un breve apostolico di Clemente XI, ministro provinciale dei francescani dal 1º giugno 1720 al maggio del 1723. Il F. dimostrò negli anni del suo impegno come superiore dell'Ordine una grande disponibilità di apostolato rivolta soprattutto al popolo, a tutta quella massa di fedeli che viveva ai limiti della sussistenza. Nelle risposte rese durante gli interrogatori super fama, che fanno parte del processo di beatificazione cominciato nel 1746 e portato a termine nel 1765, tutti i testimoni, esaltando le sue cristiane virtù, si soffermavano a considerare la carità da lui dimostrata nei confronti della povera gente, come la prova più certa di un'esperienza religiosa vissuta secondo la più autentica spiritualità francescana.

Le trasformazioni legate ai provvedimenti tridentini prima, e alla riforma innocenziana in seguito, avevano mutato alcune caratteristiche del ruolo e della funzione degli Ordini monastici. L'Ordine dei frati minori non somigliava più a quella schiera di cavalieri della Madonna Povertà, tutti eguali fra loro, che aveva avuto come scopo la realizzazione del Vangelo, con gli esempi continui della carità e dell'umiltà. Queste trasformazioni si avvertirono soprattutto nella seconda metà del sec. XVII e in particolare modo nel rapporto tra le comunità religiose e il tessuto cittadino. Se ancora esistevano, le forme del primo spirito francescano si manifestavano e si accrescevano nei grandi conventi delle città. I conventuali erano divenuti, adattandosi alle esigenze della Chiesa, un Ordine di chierici. I religiosi prestavano la loro assistenza all'interno delle carceri, degli ospedali. Nei quartieri più poveri delle città si instauravano relazioni di solidarietà con quella parte della popolazione che viveva in condizioni di estrema miseria. La predicazione, il valore degli esempi di vita cristiana proposti, diveniva uno dei pochi mezzi a disposizione del religioso per trasmettere l'insegnamento evangelico. L'incisività del racconto, la semplicità della trama narrativa permetteva infatti di rivolgersi ad un pubblico quasi mai omogeneo. Nelle prediche il povero al pari del ricco acquistava una sua dignità; nelle sue sofferenze, nella sua miseria si affermava il valore della vita di Cristo.

Ancora più significativa può apparire la presenza dell'uomo di Chiesa in una realtà geografica particolarmente depressa, dove il confine tra il vivere quotidiano e l'indigenza degli abitanti andava lentamente scomparendo.

Il F. compilò una raccolta di excerpta, che, anche non avendo le caratteristiche proprie di un manuale di predicazione, suggeriva quei temi che il religioso avrebbe dovuto tenere sempre presenti nella sua attività pastorale. L'opera non ha un carattere originale, ma si presenta piuttosto come un rifacimento della vasta lettura sugli exempla. Nei brevi racconti le tappe della vita di s. Francesco sono presentate nel valore più autentico dell'esperienza di umiltà e povertà.

Un'incredibile folla si accalcava sempre per ascoltare le prediche del Fasani. E ancora dalla lettura delle testimonianze rese nel primo processo per la beatificazione si può seguire il rapporto che s'instaurava tra il predicatore e i fedeli. Dopo aver raccontato, ad esempio, quali fossero i vizi e i peccati su cui il F. tornava ripetutamente nelle sue prediche, una donna chiamata a testimoniare sulla capacità di convincimento che avevano le parole del religioso, annotava come egli "s'infervorava tanto parlando di Cristo che pareva di uscire di se stesso". La capacità di coinvolgere emotivamente gli uditori era certamente una delle qualità necessarie al predicatore. Nel caso del F. è sorprendente notare il grado non solo di ascolto che egli aveva, quanto la capacità di vivere un'esistenza costruita in modo esemplare nell'imitazione della vita di Cristo.

Il F. morì a Lucera il 29 nov. 1742.

Gli Excerpta e Sacra Scriptura, praedicatoribus Verbi Dei valde utilia, I Discorsi di varia devozione francescana, il Mariale e le note e i commenti in margine al Magnificat sono tuttora inediti. Le opere, tutte in forma manoscritta, sono conservate presso l'Archivio segreto Vaticano in tre fascicoli appartenenti alle carte del processo di beatificazione nella congregazione dei Riti (Scripta, 4257).

Fu beatificato da Pio XII il 15 apr. 1951. Il processo di beatificazione, diviso nelle differenti fasi in cui ebbe luogo, è così ordinato: ms. 1471 Proc. ord. s. fama, 1746-1765; ms. 1470 Proc. ord. s. non cultu, 1765; ms. 4220 Proc. apost. s. scriptis, 1884; ms. 4597 Proc. apost. s. miro, 1945-1946; ms. 4598 Proc. apost. s. miro, 1948.

Bibl.: T. M. Vigilanti, Vita del ven. servo di Dio fr. F. A. F., predicatore, maestro e provinciale dell'Ordine dei minori conventuali di S. Francesco, Lucera 1848; G. Fratini, La vita del venerabile servo di Dio fr. F. A. F. da Lucera, Foligno 1893; G. Polatucci, Il venerabile servo di Dio F. A. F., Ravello 1927; A. Orlini, Appunti su la biografia del venerabile F., Roma 1950; L. Berardini, Il beato F. A. F. dei frati minori conventuali, Roma 1951; G. Stano, in Bibl. sanctorum, V, Roma 1964, coll. 468 ss.; A. Blasucci, in Dict. d'hist. et de géogr. ecclés., XVI, Paris 1967, coll. 669 s. 

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SOURCE : https://www.treccani.it/enciclopedia/francesco-antonio-fasani_(Dizionario-Biografico)/

San Francesco Antonio Fasani


Den hellige Frans Antonius Fasani (1681-1742)

Minnedag:

29. november

Fransiskanerkonventualene kalles noen steder også minoritter eller «svarte fransiskanere». De voktet da som nå gravene til de hellige Frans av Assisi og Antonius av Padova. I en alder av knapt 15 år bestemte Giovanniello seg for selv å gå inn i ordenen, og han ble sendt til Monte Sant'Angelo på Monte Gargano for novisiatet. Han tok ordensnavnet Frans Antonius (it: Francesco Antonio) etter fransiskanerordenens to store hellige og avla sine løfter den 23. august 1696 i Monte Sant'Angelo. Deretter begynte han på sine filosofiske og teologiske studier i ulike hus i sin orden, i Venafro, Montella, Napoli, Aversa og Foggia.

I 1703 ble han sendt til Assisi, hvor han ble presteviet den 11. september 1705. Deretter ble han sendt til Roma for videre studier, og han ble magister i teologi på St. Bonaventura-kollegiet. I hjembyen Lucera var han alltid siden kjent som Padre Maestro, «pater magister». Etter avsluttede studier i Roma ble han sendt tilbake til Assisi, hvor han ble til 1707. Der viet han seg til prekenvirksomhet i byen og landsbyene omkring.

I 1707 ble han sendt for å undervise i teologi på konventualenes kollegium i hjembyen Lucera, og deretter tilbrakte han nesten hele livet i hjembyen. Folket sa om ham: «Hvis du ønsker å se den hellige Frans, se på Padre Maestro». Bortsett fra sin undervisningspost hadde han mange andre embeter i Lucera, inkludert guardian i klosteret og novisemester. Han var også en tid provinsialminister for ordensprovinsen Sant'Angelo (Apulia).

Hans vitenskapelige arbeid var bemerkelsesverdig, men det var som predikant han ble kjent både i byen og landsbygda omkring. Hans altoverskyggende anliggende var å gjøre sine prekener forståelige for alle som hørte på, og han rettet sin katekese fremfor alt mot de fattige. Han utøvde selv den strengeste fattigdom. Han skrev flere bind med prekener, inkludert noen på latin. Blant dem var Quaresimale (prekener for fastetiden), en Mariale (Maria-prekener), en forklaring av Fader Vår og en forklaring av Magnificat.

Hans særlige hengivenhet var til Den uplettede unnfangelse, som den gangen ikke var et dogme (trossannhet), og han ledet de som søkte hans åndelige råd, mot hengivelse til Maria. Han hadde tatt med seg fra Napoli en statue av Den uplettede unnfangelse som han satte i kirken San Francesco, og han tilbrakte hver dag minst en halv time foran den. Han skrev hymner som folket kunne synge foran statuen. Den æres fortsatt i Lucera, og sangene synges fortsatt gjerne i Sør-Italia. Han etablerte også en novene for Den uplettede unnfangelse før festen den 8. desember. Han kalte Maria «Nøkkelen til paradiset».

En tid før novenen før 8. desember begynte i 1742, mens han syntes å være ved god helse, betrodde han en ledsager, pater Lodovico Gioca, at han snart ville dø, og at pater Ludovico ikke ville overleve ham særlig lenge. Snart etter forverret en sykdom seg som han hadde hatt i flere år, og fem dager senere, på den første dagen i novenen, den 29. november, døde Frans Antonius i Lucera. Barna løp gjennom gatene og ropte: «Helgenen er død! Helgenen er død!» Pater Ludovico overlevde ham ikke med mer enn to måneder.

Frans Antonius' grav i kirken San Francesco i hjembyen Lucera er fortsatt et valfartsmål. Biskopen av Lucera startet informasjonsprosessen for å undersøke Frans Antonius' liv, dyder og mirakler. Den 21. juni promulgerte pave Leo XIII (1978-1903) dekretet som anerkjente hans heroiske dyder, noe som ga ham tittelen Venerabilis, «Ærverdig». Han ble saligkåret den 15. april 1951 av pave Pius XII (1939-58). Den 21. mars 1985 undertegnet pave Johannes Paul II dekretet fra Helligkåringskongregasjonen som anerkjente et nytt mirakel på hans forbønn, og han ble helligkåret den 13. april 1986 av pave Johannes Paul II på Petersplassen i Roma. Hans minnedag er dødsdagen 29. november. Andre minnedager som blir angitt er 27. november og 9. desember.

Kilder: Attwater/Cumming, Butler, Butler (XI), Benedictines, Bunson, Schauber/Schindler, Holböck (2), Index99, KIR, CSO, Patron Saints SQPN, Infocatho, Bautz, Heiligenlexikon, vatican.va - Kompilasjon og oversettelse: p. Per Einar Odden - Sist oppdatert: 2003-06-12 00:38

SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/flucera

Antonio Giovanni Fasani, Prêtre, Frère mineur conventuel, Saint, 1681-1742 : http://nouvl.evangelisation.free.fr/francesco_antonio_fasani.htm