Dieu apparaissant en songe à Abdias. Livre d'Abdias,
XIII e siècle, Bourges - BM - ms. 0007, f. 155v.
God
appearing in a dream to Obadiah. Book of Abdas, Bourges - BM - ms. 0007, f.
155v.
Dios se presenta a través del sueño a Abdías. Manuscrito francés, siglo XIII (Livre d'Abdias, Bourges, B.M., Ms. 7, f. 155v.).
Saint Abdias
Prophète (6ème s. av
JC.)
Le Prophète qui, peu
après la ruine de Jérusalem et la destruction du Temple en 587 av. JC, fut
appelé à réconforter le peuple d'Israël déporté, en exaltant la Justice de
Dieu, maître des nations et de l'histoire.
Commémoraison de saint
Abdias, prophète, qui, après l’exil du peuple d’Israël, vers le Ve siècle avant
le Christ, annonça le châtiment des nations ennemies par le Seigneur et le
relèvement d’Israël.
Martyrologe romain
SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/9175/Saint-Abdias.html
Obadiah, I : 11
Ilustração
do livro de Obadias: “os invasores repartindo Jerusalém”.
Obadias 1:11.
SUR LE
PROPHÈTE ABDIAS. A PAMMAQUE.
Saint JÉRÔME
Quand j'étais enfant je
parlais en enfant, je jugeais en enfant, je raisonnais en enfant ; mais depuis
que je suis devenu homme, je me suis défait de tout ce qui tenait de l’enfance.
Si l'Apôtre a fait des progrès, et si chaque jour il a oublié te qu'il avait
déjà fait, pour s'avancer vers quelque chose de plus parfait et obéir à la
parole du Sauveur, qui défend à ceux qui ont mis la main à la charrue de
regarder derrière eux, ne dois-je point espérer, à plus forte raison, émoi qui
ne suis point arrivé à l'état d'un homme parfait, à la mesure de l'âge de
Jésus-Christ, qu'on me pardonnera une faute que j'ai faite en ma jeunesse,
lorsque poussé par mon extrême ardeur de l'étude des Ecritures, j'osai
entreprendre d'expliquer le prophète Abdias dans le sens allégorique,
n'étant pas encore assez instruit du sens historique et littéral. J'avais alors
une forte passion pour l'intelligence du sens mystique et figuré des
Ecritures; et parce que j'avais lu dans l’Evangile que tout est possible à ceux
qui ont la foi, j'oubliais en même temps ma propre insuffisance, et je ne
faisais pas attention que les dons sont différents dans l'Eglise, et que tous
n'y possèdent pas les mêmes grâces. La connaissance que je croyais avoir des
belles-lettres et des sciences humaines était cause que je me croyais, et me
flattais de pouvoir lire un livre scellé. Mata qu'il y avait en moi de la
témérité et de l'imprudence d'oser espérer de réussir dans l'explication de ce
livre, pendant que les vingt-quatre vieillards et les animaux mystérieux, tous
pleins de lumières, se lèvent de leurs trônes pour se prosterner devant
l'agneau et lui rendre gloire, en confessant leur propre ignorance! Dieu ne
m'avait pas encore ordonné d'annoncer sa parole, et je ne pouvais me flatter
que la pratique de ses commandements m'en eût mérité l'intelligence. J'avais
mis en oubli cette parole de l'Evangile : « Bienheureux sont ceux qui possèdent
la pureté de cœur, parce qu'ils verront Dieu. » Enfin, quoique mes lèvres
n'eussent point été purifiées par un charbon ardent pris sur l'autel, et que le
Saint-Esprit n'eût point encore dissipé les ténèbres de mes anciennes erreurs,
j'avais néanmoins la hardiesse de dire avec un prophète : « Me voici,
envoyez-moi.
Je croyais que cette
première épreuve de mon petit génie demeurerait inconnue et cachée dans ma
cassette, et j'avais destiné au feu un ouvrage si imparfait; mais je fus bien
surpris d'en voir un exemplaire entre les mains d'un jeune homme qui venait
d'Italie, et qui était à peu près du même âge que moi quand je fis ce
commentaire. Lorsque je le vis louer si hautement mes explications
allégoriques, je vous avoue que je fus étonné que mon livre, malgré la
faiblesse de son style, eût des admirateurs. J'entrai, en admiration à cause
que, si mal écrit que soit un livre, il ne laisse pas d'avoir des approbateurs.
Il louait ce qui me faisait rougir de confusion, et élevait jusqu'au ciel les
sens mystiques que j'avais trouvés dans les paroles du prophète, pendant que je
tenais baissés les yeux vers la terre de peur qu'on ne s'aperçût de la honte
qui paraissait sur mon visage.
Mais quoi donc! faut-il
que je condamne tout-à-fait et que je désavoue les premiers essais de
ma jeunesse? Non, ce n'est point là mon dessein, car je sais que pour la
construction du tabernacle on n'offrit pas seulement de l'or, mais qu'on fit
aussi des présents d'étoffes de poils de chèvre. Nous lisons même dans
l'Evangile que toutes les offrandes des riches ne furent pas si agréables à
Dieu que deux oboles d'une pauvre femme veuve. Je donnais donc en ma jeunesse
ce que je pouvais avoir en ce temps-là, et maintenant je rendes au Seigneur
tout le profit que j'ai fait en plusieurs années, me souvenant que c'est par sa
grâce que je suis ce que je suis, et avouant que je me suis beaucoup appliqué à
l'étude des Ecritures durant trente années qui se sont écoulées depuis mon
premier coup d'essai. J'ai trouvé un père plein de bonté, qui reçoit avec
empressement ses enfants quand ils reviennent de leurs égarements, et qui,
n'attendant point qu'on se présente à la porte, va lui-même au-devant de ceux
qui reviennent, pour leur donner Panneau et le riche vêtement qu'il leur avait
fait préparer. Quoique le frère aîné en témoigne du chagrin et de la jalousie, et
qu'il ose leur reprocher les débauches passées, les anges du ciel font retentir
des concerts harmonieux et se réjouissent du salut de ceux qui font pénitence.
Au reste, mon
cher Pammaque, que j'aime plus que n a vie, je composai ce premier
commentaire mystique aussitôt après que nous eûmes quitté vous et moi les
écoles de rhétorique, et dans le temps que je songeais, avec mon cher
Héliodore, à me retirer du monde et. à aller vivre solitaire dans le désert
de Chalcide, sur les confins de la Syrie et de l'Arabie. Puis donc qu'un
ouvrage que je croyais n'être connu de personne est devenu si public malgré
moi, je tâcherai de revenir sur mes pas, et de redresser les lignes qui tombent
et qui vont de travers. J'étais alors encore tout enfant, et à peine avais-je
appris à bien écrire; ma main était chancelante, mes doigts tremblaient encore
en écrivant. Actuellement, quand je n'aurais fait d'autres progrès, je suis du
moins persuadé de cette belle maxime attribuée à Socrate : « Je sais que
je ne sais rien. »
Mais Cicéron, l'honneur
de votre ville, ne se plaint-il pas lui-même de n'avoir pas écrit d'abord très
bien, et, pendant un temps, d'avoir laissé échapper des fautes de commençant?
Si donc ce célèbre orateur a trouvé des défauts et dans ses livres à Hérennius et
dans ses pièces de rhétorique (que je regarde comme des pièces achevées), et
s'il a méprisé ces ouvrages en les comparant à ceux qu'il a composés dans sa
vieillesse, pourquoi ne me sera-t-il point permis de regarder mon premier
commentaire sur Abdias comme l’ouvrage imparfait d'un jeune homme, et
celui que je fais présentement comme le travail d'un homme qui est arrivé à la
maturité de la vieillesse? Je pourrais encore me défendre par l'exemple de
Tertullien, d'Origène et de Quintilien, même dans les douze livres où ce
dernier donne des règles pour former un orateur.
SOURCE : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/jerome/critique/007.htm
Abdias, prophète
Les vingt-et un versets
du prophète Abdias en font le livre le plus court de toute la sainte Bible. Et
saint Jérôme en dit qu’il est d’autant plus difficile qu’il est court (quanto
brevius est, tanto difficilius).
En effet, on ne sait rien
sur le prophète en question, ni sur son époque.
Le nom même du prophète
pose des problèmes : il vaudrait mieux dire Abdiou, ou même Obdeiou, comme
l’ont gardé les Anglo-saxons.
La période de l’activité
de ce «petit prophète» n’est pas connue : elle pourrait se situer, pour les
uns, au 9e siècle, pour d’autres au 6e.
Si Abdiou est rangé parmi
les «petits prophètes», c’est justement en vertu de la brièveté de son message,
comme les onze autres, dont les livres sont beaucoup plus brefs que ceux des
quatre «grands prophètes».
Le texte se présente
comme une «vision», une sorte d’extase, durant laquelle Abdiou a entendu un
message divin, qu’il répète.
Cette vision accuse
fortement le pays d’Edom, qui n’est pas venu au secours d’Israël, et même s’est
réjoui des attaques dont il était victime, avant que la «vengeance» de Dieu
s’enflamme contre lui.
On y a vu la rivalité
héréditaire entre les deux frères Esaü et Jacob, et plus tard l’action
dominatrice de la Rome païenne contre Israël.
Le livre d’Abdiou n’est
jamais cité dans le Nouveau Testament. Parmi les Pères de l’Eglise, trois en
particulier l’ont commenté : Théodore de Mopsueste, Théodoret de Cyr et saint
Cyrille d’Alexandrie, qui penchent pour une interprétation historique du texte,
rappelant la rivalité constante entre l’Idumée et Israël, puis la «punition»
providentielle de l’Idumée, alliée de Babylone, ces deux dernières renversées
par les Perses.
Ce renversement de situation,
l’écrasement de l’Idumée, a finalement été interprété comme l’écrasement du
diable par le Christ ressuscité (saint Hésychius de Jérusalem). Saint Jérôme
enfin applique cette victoire finale à l’effacement des hérésies.
Saint Abdias est
commémoré le 19 novembre au Martyrologe.
SOURCE : http://www.samuelephrem.eu/article-abdias-prophete-111975653.html
Les 12 petits Prophètes
(7/9)
Abdias et Aggée
L’activité prophétique
d’Habaquq et Nahoum (au VIIe siècle) nous laissait déjà entrevoir l’ascension
des Chaldéens (Babylone) aux dépends de l’Assyrie (Ninive), l’ennemi d’hier qui
avait notamment détruit le Royaume du Nord. Mais si Nahoum, par son livre, se
réjouissait de la chute du royaume assyrien, cette nouvelle puissance mondiale
(Babylone) qui lui succédera n’agira guère avec plus de délicatesse envers le
peuple de Dieu. L’empire babylonien envahira et détruira Jérusalem et son
Temple et déportera une partie de la population de Juda à Babylone. C’est la
période de l’Exil.
Abdias, le frère
maltraité
Outre Ézéchiel et le
second Isaïe, grandes figures prophétiques associées à l’épreuve de l’Exil, il
convient peut-être de rattacher également à cette période l’un de nos
« petits » prophètes, le plus court des écrits prophétiques de la
Bible, Abdias 1. Bien que la datation du livre soit incertaine et que
son unité soit débattue 2, il reste que ce livre fait directement
référence aux événements de la conquête babylonienne. L’originalité d’Abdias
est de semoncer un frère pour son attitude opportuniste de
« charognard » lors des malheurs qui touchaient Juda. Le frère en
question, c’est le peuple d’Édom 3, voisin de Juda, qui a profité de la
faiblesse de ce dernier pour étendre son territoire et prendre sa part de butin
lors du sac de Jérusalem. Abdias entrevoit la punition qui attend les Édomites
pour avoir ainsi traité un peuple frère lors de la venue du Jour de Dieu. Jour
de Dieu qui verra aussi le consolant rétablissement de la montagne sainte,
Jérusalem.
C’est à cause des
violences exercées contre ton frère Jacob que te couvre la honte, que tu es
exterminé à jamais… le jour où des étrangers le vidaient de sa force, où des
barbares pénétraient dans ses portes et jetaient le sort sur Jérusalem, toi
aussi, tu étais comme l’un d’eux. (Ab 10-11)
Le difficile retour
d’Exil
Le retour d’Exil – nous
l’avons dit précédemment – sera pénible. Période de restauration pour un peuple
qui revient sur sa terre et qui doit tout reconstruire : sa ville sainte,
son Temple, ses institutions. Si, d’après ce que nous raconte le livre d’Esdras (Esd 3,1-9),
le premier groupe des rapatriés aménage assez vite un autel temporaire sur les
lieux du premier temple détruit pour que reprenne le culte des sacrifices, si
on achète déjà des matériaux et on jette les bases du nouveau Temple, les
travaux s’interrompront néanmoins pendant quelques années, faute de ressources
et parce que, toujours d’après Esdras, des Samaritains, ennemis de Juda,
mettront des bâtons dans les roues au projet (Esd 4,1-5).
C’est là, après quelques années de léthargie, qu’intervient Dieu par
l’entremise du prophète Aggée.
Aggée, le motivateur
Le livre d’Aggée retient
quatre sermons du prophète prononcés en trois jours différents entre les mois
d’août et décembre de l’an 520 av. J.-C. Il y a maintenant quelques années que
nous sommes rentrés d’exil, les Judéens ont commencé à retrouver un certain
confort, s’étant construit, à Jérusalem, des maisons lambrissées alors que le
Temple, lui, est encore en ruine, ce qui révolte Aggée. Or, il appert
qu’en cette année 520, les récoltes furent maigres et décevantes. Le message
d’Aggée est d’une simplicité désarmante : vous ne serez pas bénis de Dieu,
dans votre prospérité et vos récoltes, tant que vous laisserez à l’abandon le
Temple du Seigneur. Rebâtissez le Temple et vous verrez de nouveau refleurir le
pays car le Seigneur sera avec vous : Vous attendiez beaucoup et
maigre fut la récolte… Pourquoi donc? – oracle du Seigneur, du
tout-puissant : À cause de ma Maison qui, elle, est en ruine, alors que
chacun de vous s’affaire auprès de sa propre maison. (Ag 1,9).
Aggée est d’un optimisme
contagieux quant à l’avenir. On lui doit d’avoir secoué les autorités de son
temps et redémarré le chantier de construction du second Temple qui conduira à
sa dédicace cinq ans plus tard (515 av. J.-C.).
1À part son nom, on ne
connaît rien de la personne d'Abdias.
2 Bien que ne
comprenant que 21 versets, l'unité du livre, c'est à-dire l'attribution à un
même auteur de ces versets ou leur rédaction dans une seule période, est objet
de discussion par les spécialistes.
3 Ils sont dits «
frères » de par leur origine. Isaac avait eu deux fils jumeaux, Esaü l'aîné et
Jacob. Par subterfuge, Jacob usurpa le droit d'aînesse d'Esaü (Gn 25,
19-34) ainsi que la bénédiction paternelle (Gn 27,
1-40). Israël se voyait comme la descendance de Jacob, le fils béni, et
assimilait le peuple d'Édom à la descendance d'Esaü. On attribuait l'origine de
l'hostilité de toujours entre les deux peuples à la lutte d'autrefois entre les
deux frères.
Patrice Bergeron, prêtre, bibliste, Montréal
Source: Le Feuillet biblique, no 2249. Toute
reproduction de ce commentaire, à des fins autres que personnelles, est
interdite sans l'autorisation du Centre biblique de Montréal.
SOURCE : https://www.interbible.org/interBible/ecritures/exploration/2011/exp_110329.html
Profeta
Abdias - Doze profetas de Aleijadinho Congonhas Minas Gerais
Statue
du prophète Abdias, sculptée par Aleijadinho,
devant l'église du sanctuaire du Bon Jésus de Matosinhos à Congonhas, Minas
Gerais, Brésil
Livre d'Abdias
01 VISION D’ABDIAS.
Ainsi parle à Édom le Seigneur Dieu. Nous avons entendu, de la part du
Seigneur, une nouvelle ; un messager a été envoyé parmi les nations :
« Debout ! Dressons-nous ! Attaquons-le ! »
02 Voici : je
t’abaisse parmi les nations, tu es très méprisé.
03 L’arrogance de
ton cœur t’a trompé, toi qui demeures dans les creux du rocher, qui habites le
haut-pays et dis en ton cœur : « Qui me fera descendre jusqu’à
terre ? »
04 Si tu t’élevais
comme l’aigle, si tu établissais ton nid au milieu des étoiles, je t’en ferais
descendre ! – oracle du Seigneur.
05 Si des voleurs
venaient chez toi, des pillards pendant la nuit, – comme tu serais
anéanti ! – ne voleraient-ils pas tout ce qu’ils peuvent ? Si
des vendangeurs venaient chez toi, laisseraient-ils quelque chose à
grappiller ?
06 Comme il a été
fouillé, Ésaü, on a découvert ses cachettes !
07 Tous ceux qui
étaient pour toi des alliés t’ont repoussé à la frontière ; ceux qui
étaient en paix avec toi t’ont trompé, ils t’ont dominé. Et ceux qui
partageaient ton pain ont mis un piège sous tes pas. – On n’en a pas
l’intelligence ! –
08 N’est-ce pas en
ce jour-là – oracle du Seigneur –, que je supprimerai d’Édom les sages, et
de la montagne d’Ésaü, l’intelligence ?
09 Témane, tes
guerriers seront paralysés, si bien que nul n’échappera au carnage sur la
montagne d’Ésaü.
10 À cause de la
violence faite à ton frère Jacob, la honte te couvrira et à jamais tu
disparaîtras !
11 Le jour où tu
n’es pas intervenu pour lui, lorsque des étrangers capturaient son armée, que
des barbares franchissaient ses portes et tiraient au sort Jérusalem, toi
aussi, tu étais comme l’un d’eux.
12 Ne regarde pas
avec plaisir le jour de ton frère, le jour de son désastre. Ne te réjouis pas
au sujet des fils de Juda, le jour de leur perdition. N’aie pas le verbe haut, le
jour de la détresse.
13 Ne pénètre pas
dans la ville de mon peuple, le jour de sa ruine. Ne regarde pas non plus son
malheur, le jour de sa ruine. Ne t’en prends pas à son armée, le jour de sa
ruine :
14 ne te tiens pas
aux carrefours pour exterminer ses fuyards ; ne livre pas ses rescapés, le
jour de la détresse.
15 Oui, proche est
le jour du Seigneur, sur toutes les nations. On te fera comme tu as fait :
tes méfaits te retomberont sur la tête.
16 Oui, de même que
vous avez bu sur ma montagne sainte, toutes les nations boiront sans
trêve : elles boivent, elles se gorgent, elles sont comme n’ayant pas été.
17 Mais il y aura un
reste sur la montagne de Sion, il sera saint. La maison de Jacob héritera de
son héritage.
18 La maison de
Jacob sera un feu, la maison de Joseph, une flamme, et la maison d’Ésaü sera de
la paille ! Elles vont la brûler et la dévorer : pas de survivant
dans la maison d’Ésaü ! Oui, le Seigneur a parlé !
19 Le Néguev
héritera de la montagne d’Ésaü, et le Bas-Pays, de la Philistie ; ils
hériteront du territoire d’Éphraïm et du territoire de Samarie, et Benjamin
héritera du Galaad.
20 Les déportés des
fils d’Israël – cette armée-là ! – hériteront de Canaan, jusqu’à Sarepta,
et les déportés de Jérusalem qui sont à Séfarad hériteront des villes du
Néguev.
21 Les libérateurs
monteront à la montagne de Sion pour juger la montagne d’Ésaü. Au Seigneur, la
royauté !
SOURCE : https://www.aelf.org/bible/Ab/0
Gravure illustrant le livre d'Abdias, Guilbaut - Chasselat (Gravure). La Saint
Bible, Paris, Ed. Pourrat Frères, 1838, p. 246.
Le PROPHÈTE ABDIAS
par Henri Rossier (1915)
Table des matières :
1 – Avant-propos
2 – Édom, son passé, son
présent et son avenir
3-Abdias
1 – Avant-propos
Tous les chrétiens,
réellement soumis à la parole de Dieu, ne peuvent se tromper quant à l’avenir
du monde religieux qui les entoure. Ils savent que la chrétienté marche à
grands pas vers l’apostasie finale et vers le règne de l’Antichrist ;
aussi, sentant le sérieux de leur témoignage, au milieu de cette ruine morale
grandissante, ils ont de plus en plus le devoir de retenir « la simplicité
quant au Christ » (2 Cor. 11:3), la doctrine qu’une âme fidèle, enseignée
par l’Esprit de Dieu doit conserver, comme étant de Lui, en contraste avec l’enseignement
des hommes.
Au sujet de cet
enseignement, un enfant de Dieu, étranger aux études scientifiques qui, du
reste, obscurciraient son intelligence des livres saints, plus souvent qu’elles
ne l’éclaireraient, est bientôt convaincu, en étudiant la Bible, que la seule
clef pour l’ouvrir et la comprendre est son texte lui-même, son texte
intégral, enseigné, reçu et compris par le Saint Esprit. La paléontologie,
l’ethnographie, les explorations scientifiques et les découvertes qu’elles amènent,
les recherches historiques, en un mot toutes les branches de la science, si
intéressantes qu’elles soient, n’éclairent pas la parole de Dieu.
Si elles la confirment parfois, elles ne peuvent jamais, un seul instant,
en infirmer la valeur aux yeux du chrétien. Quand les découvertes de la science
appuient les choses qui nous ont été transmises « avec une pleine
certitude » par les saintes Écritures, le croyant se réjouit de voir
réfutées les objections aux documents sacrés, soulevées par les incrédules ;
cependant, malgré l’aide qu’elles peuvent lui apporter dans la lutte, elles ne
sont jamais pour lui le commentaire indispensable à la connaissance du saint
Livre, mais, bien plus, elles deviennent souvent un obstacle véritable pour le
comprendre. Voici pourquoi : les hommes de science ont
la tendance de rabaisser la connaissance de la Bible au niveau de ce
que la raison humaine peut admettre. Même quand ils ne vont pas jusqu’au
rationalisme proprement dit, auquel cependant, en vertu de ses études, le théologien
le plus orthodoxe, le plus sincère dans sa foi, ne peut entièrement se
soustraire, ils introduisent un élément rationnel dans
l’interprétation biblique.
Nous ne contestons
nullement à la science son domaine propre. Nous ne méconnaissons pas la valeur
des sciences ou disciplines purement scientifiques, excellentes à leur place.
Nous estimons dignes d’estime les méthodes scientifiques, quand elles n’élèvent
pas la prétention de contrôler et de juger la révélation de Dieu dans les
saintes Écritures. Le chrétien est infiniment redevable, en particulier, aux
divers hommes de science qui se sont appliqués à bien éditer les textes sacrés,
à les traduire avec exactitude, à mieux connaître les langues dans lesquelles
ont été écrits leurs originaux. Il accepte avec reconnaissance certains
renseignements que l’exégèse biblique ordinaire met au service de la foi ;
mais lui n’a qu’une source certaine : les Écritures ; qu’une
ressource pour les comprendre : l’Esprit de Dieu. Pour le chrétien, c’est
l’Esprit seul qui connaît les choses de Dieu, qui les enseigne et les
communique, qui les fait recevoir et comprendre, indépendamment de toute
science humaine ; c’est lui seul enfin qui nous rend capables de les
exposer.
Le danger de
la tendance rationnelle saute aux yeux quand il s’agit de
la prophétie. Des hommes, dirigés par le raisonnement humain, sont
bien obligés de reconnaître chez les prophètes l’annonce d’événements
historiques avant leur accomplissement, et ce fait est pour eux la
plus étonnante expression de ce qu’ils appellent l’inspiration ; mais ils
ont à peine quelque soupçon d’une vision prophétique des temps de la
fin, et s’ils l’admettent, c’est pour attribuer aux prophètes un
messianisme « plus ou moins clair, selon les temps où ils vivaient »,
ou l’annonce d’un vague « règne de Dieu », résultat graduel et
triomphe final du christianisme sur le paganisme dans le monde. C’est ainsi
qu’ils interprètent d’habitude le règne de Dieu. Ils refusent de voir que la
Parole nous enseigne exactement le contraire, en nous montrant que la venue du
Seigneur pour enlever son Église dans le ciel, mettra fin
au christianisme sur la terre, et que la chrétienté
apostate, laissée ici-bas, deviendra la grande Babylone, mère d’une
idolâtrie d’autant plus odieuse, qu’elle sera entée sur le tronc chrétien. Les
nations païennes ne pourront donc pas être converties par la chrétienté ;
mais, par contre, une multitude d’entre elles recevra l’Évangile du
royaume (qui n’est pas l’Évangile de la grâce) par le ministère du Résidu
juif futur.
Ces mêmes hommes voient
dans la prophétie de l’Ancien Testament des
événements maintenant accomplis, en sorte que, pour eux, l’histoire
explique la prophétie : c’est une grave erreur. Nous ne nions aucunement
qu’il n’y ait un accomplissement historique partiel des prophéties de l’Ancien
Testament (et c’est même ce qui les distingue de celles du Nouveau Testament
qui nous introduit d’emblée dans les temps de la fin), mais cet accomplissement
partiel n’est jamais le dernier mot de la prophétie, car ce serait,
comme dit l’apôtre, lui donner « une interprétation particulière » (2
Pierre 1: 20). C’est un axiome élémentaire dans l’étude de la prophétie que,
tout en ayant souvent une réalisation partielle dans le passé, elle ne
« s’interprète pas elle-même ». On ne trouve pas son sens dans un
passage isolé portant en lui-même sa propre solution. Elle ne peut être
comprise que selon la pensée de l’Esprit de Dieu qui l’a dictée par la bouche
« des saints hommes de Dieu ». Si elle nous parle de ce qui
est aujourd’hui le passé, jamais elle ne s’arrête là, et ne signale
dans les événements prochains que des analogies avec les choses à venir.
Quelque perspective qu’elle ouvre devant nous, la prophétie
aboutit toujours à Christ. Elle annonce « la puissance et la venue
de notre Seigneur Jésus Christ » (2 Pierre 1: 16). En révélant d’avance
« les souffrances qui devaient être la part de Christ », elle
proclame « les gloires qui suivront ». Et, comme les jugements font
partie des gloires de Christ, la prophétie nous les révèle aussi : ils
font connaître sa justice aux habitants du monde (Ésaïe 26: 9).
En parlant ainsi nous ne
prétendons pas avoir défini le champ de la prophétie, mais avoir montré où elle
aboutit toujours. De fait, le prophète commence par constater l’état moral d’Israël
(et dans le Nouveau Testament de l’Église de Christ) ; et fait ressortir
sa ruine totale et irrémédiable, malgré les appels pressants qui le poussent à
la repentance ; il annonce les jugements qui atteindront ce peuple dans le
présent et dans l’avenir, et la restauration finale d’un Résidu fidèle sous le
sceptre glorieux de Christ. Quant aux nations, auxquelles Dieu a confié le
pouvoir à la suite de la faillite de son peuple et qu’il emploie comme verge
contre lui, le prophète montre leur jugement prochain, afin d’encourager la foi
des fidèles ; mais, comme la restauration d’Israël n’aura lieu que lors du
règne glorieux du Messie, le jugement des nations ne sera pleinement accompli
que lors de l’établissement de ce règne.
La prophétie doit donc
aboutir, comme nous l’avons dit, à la puissance et à la venue de Christ dans
son royaume. Le royaume est en effet son but spécial. Elle n’est pas, comme
dans le christianisme, la révélation des conseils célestes de Dieu quant à
l’Église, mais celle de son royaume ici-bas et des voies par
lesquelles Il l’introduira. Cela est si vrai que même le prophète Amos
qui, plus que tout autre prophète, ne parle que d’événements prochains et à
brève échéance, son sujet étant les voies du gouvernement actuel de Dieu envers
les hommes, Amos, dis-je, fait aboutir ces voies au jour de
l’Éternel (Amos 9: 11-15). Il mentionne sans doute ce dernier brièvement,
en quelques versets, mais cela suffit pour nous prouver que le règne glorieux
de Christ est le but final contemplé par le prophète.
Il en est de même pour le
prophète Abdias, sujet de cette étude. Les derniers mots de sa courte prophétie
sont : « Le royaume sera à l’Éternel. » Mais en outre Abdias
présente une particularité commune à la plupart des prophètes, sauf Amos. Un
événement passé n’y est que l’image et comme le prélude des événements futurs.
Il suffit pour s’en convaincre de comparer Édom dans le premier chapitre
d’Amos et dans Abdias. Amos annonce, au sujet d’Édom (1: 11, 12), des
événements qui eurent lieu moins de deux siècles après sa prophétie, et ne va
pas au-delà. Abdias, contemplant un événement qui vient de se produire, la
prise de Jérusalem par Nébucadnetsar, y voit une analogie avec le rôle d’Édom
dans les événements de la fin qui précéderont l’établissement définitif du
règne de Christ.
Ce dernier fait est
absolument nié par les commentateurs dont nous avons parlé,
leur raison s’opposant à la réapparition, sur la scène du monde, de
nations qui semblent aujourd’hui complètement éteintes. C’est pourquoi, nous le
répétons, les pensées de Dieu, contenues dans sa Parole, et la prophétie en
particulier, sont inexplicables pour la raison humaine. Aussi les
simples sont bienheureux, car il est dit d’eux : « L’entrée de
tes paroles illumine, donnant de l’intelligence aux simples » (Ps. 119:
130). Qu’ils se laissent donc enseigner par la Parole, et ne cherchent qu’en
elle -seule la lumière pour la comprendre : « En ta lumière, nous
verrons la lumière » (Ps. 36: 9). Qu’ils ne cherchent pas même à combler,
par les sciences, les lacunes apparentes (mais nullement réelles) de la parole
de Dieu, ou à compléter ce sur quoi les Écritures ont gardé le silence. Quand
Dieu parle, qu’ils disent comme Samuel : « Parle, Éternel, car ton
serviteur écoute » (1 Sam. 3: 9) ; et, quand Dieu se tait, qu’ils
disent avec le Psalmiste : « Veille sur l’entrée de mes lèvres »
(Ps. 141: 3). Peut-être Dieu leur révélera-t-il la cause de son silence, quand
leur confiance en Lui aura été mise à l’épreuve et ils trouveront alors, dans
ce silence même, des instructions nouvelles. Enfin, qu’ils ne cherchent pas à
tout connaître, à tout expliquer à la fois. Les richesses de Christ se
communiquent à nous graduellement par le Saint Esprit qui nous révèle Dieu dans
Sa Parole. Le mineur, poursuivant un filon d’or, en rassemble graduellement le
produit. Pour en acquérir beaucoup, il ne doit pas perdre de vue le filon
précieux qui, dans un moment d’inattention, pourrait échapper à ses regards. Un
jour, il est vrai, la récolte sera petite, un autre jour, la découverte d’un
riche lingot remplira le mineur de joie, mais, qu’il découvre peu ou beaucoup,
c’est toujours le même noble métal, dont toute la valeur sera mise en lumière à
la fin de l’exploitation. Il en est de même pour nous, quand nous nous
appliquons à étudier la Parole sous la direction de l’Esprit Saint. En ne
perdant jamais Christ de vue, nous ne nous égarerons point. Toujours nous
ferons quelque découverte nouvelle de Ses gloires. Les unes auront un caractère
plus étendu que d’autres, car les gloires de Christ peuvent être célestes ou
terrestres, mais les unes comme les autres concourent à former l’incomparable
couronne que Dieu veut poser un jour sur la tête de son Bien-aimé, quand Il
entrera dans son règne comme Fils de l’homme, Roi d’Israël, Roi des nations et
Roi de gloire.
2 – Édom, son passé, son présent et son avenir
« Ésaü c’est
Édom. » Ainsi s’exprime à trois reprises le chapitre 36 de la Genèse. Le
caractère de cette nation lui a été transmis par son père en traits
ineffaçables. Voyons en quoi il consiste.
Ésaü n’a pas acquis le
nom d’Édom à sa naissance. Dieu voulait illustrer par lui, comme premier-né des
jumeaux de Rebecca, l’un des grands principes de son gouvernement. Ce principe
était celui du libre choix de Dieu selon l’élection de grâce. C’est pourquoi
Dieu ne donne pas le droit d’aînesse à Ésaü, le premier-né, mais le confère à
Jacob de par son propos arrêté et son arbitre souverain. Cette révélation du
choix de Dieu n’était faite ni à Jacob, ni à Ésaü, ni même à Isaac leur père,
mais à Rebecca qui, avant la naissance de ses fils, était allée consulter
l’Éternel (Gen. 25: 22). C’est alors que Dieu lui dit : « Le plus
grand sera asservi au plus petit. » Dans cette sentence il n’est question,
en aucune manière, d’une malédiction prononcée contre Ésaü, car, avant qu’ils
fussent nés, ni l’un ni l’autre de ces enfants n’avait « rien fait de bon
ou de mauvais » (Rom. 9 :11) ; mais Dieu revendiquait ainsi son
droit de choisir les héritiers de la promesse. La malédiction ne fut prononcée contre
Ésaü que lorsque, au cours de sa longue histoire, Édom eut rejeté tous les
appels de la grâce (Mal. 1: 3). Au début, Dieu n’ôtait à Ésaü que l’autorité
sur son frère et le droit à l’héritage ; il ne lui enlevait pas, même
après son acte profane, des bénédictions accessoires. C’est pourquoi Isaac,
tout en conservant, contre ses désirs et sa volonté, la prérogative du
premier-né à Jacob, bénit aussi Ésaü, son frère. « Par la
foi Isaac bénit Jacob et Ésaü à l’égard des choses à venir » (Héb.
11: 20). Il restait à Ésaü une bénédiction réelle, quoique de beaucoup moindre
valeur que celle de son frère : « Son habitation devait être en la
graisse de la terre, et en la rosée des cieux d’en haut. Il devait vivre de son
épée et servir son frère », car ce qui était promis à Jacob : « Sois
le maître de tes frères » ne pouvait être révoqué. Seulement le patriarche
ajoute : « Quand tu seras devenu nomade tu briseras son joug de
dessus ton cou » (Gen. 27: 39, 40).
Cette prophétie d’Isaac
s’est accomplie. Toujours l’épée a dominé dans l’histoire d’Édom. C’est par
l’épée qu’il s’empare de la montagne de Séhir et en extermine les Horiens qui
l’habitaient avant lui (Gen. 36: 21) ; il bataille continuellement avec
les fils d’Israël et même avec ses voisins immédiats, tels que Moab. Par l’épée
il brise finalement le joug de Juda et s’en affranchit « jusqu’à ce
jour » (2 Rois 8: 20-22) ; par l’épée il pille plus tard Jérusalem et
s’empare des captifs de Juda (Ps. 137: 7; Amos 1: 11) ; par l’épée enfin
il étend son territoire aux dépens de Juda et de Siméon, car à la longue, mû
par sa haine et son ambition, il veut « s’attribuer le pays de l’Éternel
comme une possession » (Ézéch. 36: 5). De là le nom d’Idumée, contrée qui
s’étend bien au-delà de la montagne de Séhir (Marc 3: 7).
Ésaü est donc Édom, mais
non pas au premier chapitre de son histoire. Il acquiert ce nom quand il se
montre profane au sujet de son droit d’aînesse (Héb. 12: 16) qu’il
croyait lui appartenir (car, je le répète, la sentence de Dieu n’avait été
révélée qu’à Rébecca) et qui ne lui avait pas encore été enlevé par la ruse de
Jacob. « Pour un seul mets » il vendit ce droit, méprisa le don de
Dieu et lui préféra la satisfaction momentanée d’un besoin charnel. C’est ainsi
qu’il se priva de la bénédiction et fut rejeté, non par le fait de sa
naissance, mais par son mépris des dons divins (Héb. 12: 17) ; et ce
fut alors qu’il reçut le nom d’Édom, allusion à cette parole :
« Laisse-moi avaler de ce roux-là » (Gen. 25:30).
Dès ce moment l’attitude
profane d’Ésaü caractérise la nation qui descend de lui, nation qui méprise les
fils d’Israël et le Dieu qui en a fait les objets de ses promesses. Un autre
trait vient s’ajouter au premier. La colère d’Ésaü s’enflamme contre
Jacob dont la ruse a su profiter de son indifférence pour le don de Dieu. Cette
colère dégénère en une haine meurtrière. « Et Ésaü eut Jacob en
haine, à cause de la bénédiction dont son père l’avait béni. Et Ésaü dit en son
coeur : Les jours du deuil de mon père approchent, et
je tuerai Jacob, mon frère » (Gen. 27: 41). Ces desseins
homicides, rappelant ceux de Caïn à l’égard d’Abel, furent rendus vains par la
prolongation des jours d’Isaac, dont la mort était, aux yeux d’Ésaü, la limite
jusqu’à laquelle il voulait reculer sa vengeance. Cela explique aussi que la
haine d’Ésaü ne se soit pas donné carrière quand les deux frères se
rencontrèrent après le passage du gué de Jabbok, et qu’il l’ait même voilée
sous des dehors généreux, malgré la présence inquiétante de ses quatre cents
hommes de guerre et son offre ambiguë d’en laisser une partie avec son frère
(Gen. 32: 6; 33: 15). Les deux frères avaient cent vingt ans quand ils
ensevelirent Isaac âgé de cent quatre-vingts ans (Gen. 35: 27-29). Dès lors, ne
pouvant vivre ensemble à cause de leurs nombreux troupeaux, — nouvelle preuve
de la bonne providence de Dieu qui délivrait ainsi Jacob d’une menace
perpétuelle, — il fallut qu’Ésaü se rendît dans le pays de Séhir, loin de Jacob
son frère (Gen. 36: 8). Toutefois, il habitait déjà avant cette époque une
partie du pays plat qui débordait de divers côtés dans la plaine (Gen. 14: 6),
et était appelé « le pays de Séhir, la campagne d’Édom » (Gen. 32: 3;
33: 1). Les fils d’Ésaü s’emparèrent alors de la montagne de Séhir,
dont ils exterminèrent ou asservirent le peuple primitif, les Horiens (Gen. 36:
20; 14: 6). Ce peuple, dont le nom vient, comme on le sait, de Hor, caverne,
était troglodyte. Édom, qui lui succéda, s’accommoda de ces demeures creusées
dans le roc, qui subsistent encore aujourd’hui (Jér. 49: 16; Abd. 3). La
montagne de Séhir, appelée aussi en Abdias « la montagne d’Ésaü »
(Abd. 8, 9, 19, 21), située entre Élath, sur la langue orientale de la mer
Rouge, et la pointe méridionale de la mer Morte, devint ainsi le domaine
principal et comme la patrie d’Édom.
La jalousie, la haine
d’Ésaü et sa soif de vengeance se transmirent à sa postérité. Amalek était un
descendant direct d’Ésaü dont il était le petit-fils par Éliphaz (Gen. 36: 12).
Son hostilité sans merci contre Israël éclata aussitôt que ce peuple quitta
l’Égypte pour entrer en Canaan. Amalek est le type effrayant de la haine de
Satan contre le peuple de Dieu, aussi l’Éternel déclare qu’il aura la guerre de
génération en génération contre lui (Ex. 17: 16). Au moment de sa première
attaque, Amalek occupait une partie des déserts de Paran et de Shur qui ferment
l’accès de la Palestine au midi. Israël ayant pris possession de son héritage,
l’Éternel attendit le moment où Saül serait oint comme roi pour lui ordonner la
destruction d’Amalek ; mais Saül épargna Agag et le meilleur du menu et du
gros bétail et Dieu lui fit dire par Samuel : « Parce que tu as
rejeté la parole de l’Éternel, il t’a aussi rejeté comme roi » (1 Sam. 15:
9, 23). David, par contre, avant même de revêtir la royauté, combat Amalek et
l’extermine (1 Sam. 27: 8-12; 30 : 1-20). Ce peuple fut anéanti ; au
temps d’Ézéchias, son territoire fut, ainsi qu’une partie de la montagne de
Séhir, occupé par la tribu de Siméon (1 Chron. 4: 42) ; mais plus tard,
repris par Édom, il fut compris dans l’Idumée sous le joug romain (Marc 3: 7).
Dans le livre d’Esther, nous assistons, chez Haman, l’ennemi implacable des
Juifs, au dernier effort d’Amalek pour détruire le peuple de Dieu. Ce livre est
un type de l’histoire prophétique d’Israël à la fin des temps (*). Aussi voyons-nous
reparaître Amalek dans la confédération finale des peuples qui se liguent
contre Israël (Ps. 83: 7).
(*) Voyez
« Méditations sur le livre d’Esther », par H. R.
Les Édomites avaient des
chefs ; ils eurent aussi des rois qui « régnèrent dans le pays d’Édom
avant qu’un roi régnât sur les fils d’Israël » (Gen. 36: 31-39). Ce fut un
roi d’Édom qui refusa le passage au peuple de Dieu (Juges 11: 17).
L’humeur batailleuse
d’Édom, jointe à sa haine invétérée, le mit en conflit continuel avec Israël,
et les victoires de ce dernier sur lui ne firent qu’exalter sa soif de
vengeance et de meurtre. Cette méchanceté perpétuelle trouva sa rétribution.
Saül défit Édom (1 Sam. 14: 47) ; David le battit dans la vallée du sel (1
Rois 11: 15, 16 ; 2 Sam. 8: 13, 14) et mit des garnisons dans son pays.
Une seule fois Édom s’allia avec Israël et Juda, sous Joram et Josaphat, pour
faire la guerre à Moab, alliance contre nature qui certes ne profita pas à
Israël. Ce même Édom (les Maonites de la montagne de Séhir), allié à Moab et à
Ammon, s’éleva plus tard contre Juda, son ancien allié, et fut détruit par
l’Éternel, dans la vallée de Beraca devant Josaphat et son peuple (2 Chron. 20:
1, 10, 22). Sous le règne de Joram, les Édomites sont battus par ce roi, mais
se révoltent de dessous sa main et se choisissent de nouveau un roi (2 Rois 8:
20). Ils gardent un demi-siècle leur indépendance (2 Chron. 21: 8) ; sont
battus par le fidèle Amatsia (2 Rois 14: 7; 2 Chron. 25: 11, 12) ; se
soulèvent contre Juda, sous l’impie Achaz et sont la verge de Dieu contre lui
(2 Chron. 28: 17).
Enfin, mettant le comble
à leur haine incessante, ils s’allient avec Babylone et les ennemis des Juifs,
aux jours de la calamité de Juda et de Jérusalem (Jér. 49; Ézéch. 25: 35; Ps.
137: 7). À la suite de cette dernière transgression, les prophètes prononcent
une malédiction sur Édom (Ésaïe 34: 9-11, 63: 1-6 ; Jér. 49 ; Lam. 4:
21 ; Ézéch. 25: 12-14 ; Amos 1) qui devient, à son tour, la proie de
Nébucadnetsar, le dévastateur babylonien (Jér. 49: 22; cf. 48: 8, 32, 40).
Telle est, selon l’Écriture, l’histoire d’Edom dans le passé.
* * *
Dans
le présent cette histoire se résume en deux mots. Édom a
disparu de la scène et on n’en retrouve plus aucune trace. Il a été
remplacé, au dire des historiens, par les Nabatéens que quelques-uns estiment
être les Nebaioth, descendants d’Ismaël et apparentés à Édom (Gen. 25:
13 ; 36: 3). Malgré toutes les recherches et dissertations des savants,
« peu de points des annales antiques de l’Orient restent, selon Lenormant,
enveloppés d’aussi épaisses ténèbres ». Nous mentionnons cette parole pour
faire ressortir l’incertitude de la science historique tant vantée, en regard
des certitudes absolues que les récits bibliques nous présentent. Quand il
plaît à Dieu de se taire, la sagesse de l’homme erre. L’histoire des temps qui
précédèrent la création de l’homme en est une des mille preuves ;
l’histoire d’Édom, dans son cadre si restreint qu’il semble facile de
l’embrasser d’un coup d’oeil, en est une autre. N’ayant aucune compétence pour
aborder ces questions, quelque intérêt qu’elles puissent présenter à la
curiosité de l’homme, et notre seul but étant d’édifier les enfants de Dieu sur
la toute-suffisance des Écritures, nous nous bornons à constater cette lacune.
La Parole nous apprend que, dans le passé, une tourmente a mis fin, à diverses
époques, d’abord à l’existence des dix tribus, puis à celle de tous les peuples
qui enserraient les frontières de la Palestine, tels qu’Édom, les Amalékites,
Moab, Ammon, les Philistins. De ces nations, les trois dernières, détruites
autrefois par Nébucadnetsar, ont été et semblent encore de nos jours, occupées
par les « fils de l’Orient », les Beni-Kedem, Arabes issus d’Ismaël
(Ézéch. 25: 1-11; Gen. 29: 1; Job 1: 3; Juges 6: 3, 33; 7: 12; 8: 10) que
Nébucadnetsar avait aussi conquis autrefois (Jér. 49: 28). Tous les peuples que
nous avons mentionnés n’occupent plus la scène du monde, mais la parole de Dieu
va nous apprendre que, plongés dans le sommeil et le silence, ils attendent le
jour de leur résurrection nationale et celui de leur jugement définitif. Ce
jour se lèvera, et, pour nous le prouver, nous allons voir succéder à la
disette présente de renseignements, des documents authentiques, parce
qu’ils sont divins, concernant l’histoire d’Édom au temps de la fin,
histoire qui nous occupera dans l’étude du prophète Abdias.
* * *
Nous venons de voir que
le croyant possède, sur le passé d’Édom, un document certain, le livre de
Dieu ; et que, Dieu gardant à dessein le silence sur le présent de ce
peuple, l’on se trouve réduit à son égard à l’incertitude de la science
humaine. Aussi le simple croyant en conclura que la sagesse consiste pour lui
non pas à s’occuper du présent, au sujet duquel Dieu ne nous a rien révélé,
mais à chercher dans la Parole ce qu’elle nous révèle au sujet de l’avenir.
Quel est donc, selon l’Écriture, l’avenir d’Édom ?
Détail remarquable :
tous les événements prophétiques des derniers jours se rattachent à
une résurrection nationale des peuples et des empires, si bien que
l’on pourrait presque dire à ce sujet, comme Paul : « Pourquoi, parmi
vous, juge-t-on incroyable que Dieu ressuscite des morts ? » Ce
retour à la vie préparera le jugement définitif de ces nations, en vue de
l’établissement du royaume de Christ sur la terre, seul royaume qui ne sera
jamais ébranlé. La prophétie a toujours en vue ce royaume terrestre ; le
royaume céleste, dans lequel seront introduits les saints glorifiés et
l’Église, n’est pas proprement du domaine prophétique, sans en être absolument
exclu (voyez Apoc. 4: 5 ; 19 à 21) ; car les deux sphères du royaume,
la céleste et la terrestre, seront en communication habituelle l’une avec
l’autre.
Nous rencontrons donc,
dans le domaine terrestre de la prophétie, une résurrection de l’empire romain,
jadis blessé à mort (Apoc. 13: 3; 17: 8) ; une résurrection nationale
d’Israël (Ézéch. 37) ; une résurrection de l’Assyrien (Daniel 11: 40-45 et
tout Ésaïe) ; une résurrection de toutes les nations,
aujourd’hui éteintes, et leur jugement final dans la vallée de Josaphat (Ps.
83; Joël 3). Édom est du nombre de ces dernières (Joël 3: 19).
Beaucoup de commentateurs
estiment que l’idée d’une résurrection nationale est une erreur découlant du
« littéralisme d’une certaine école », dont ils méprisent les vues
prophétiques comme contredisant le sens commun. De fait, leur opposition
découle de la manière même dont ils considèrent la Bible. Elle est, disent-ils,
une « série de documents » soumis à la critique comme une
« science historique » ; dangereuse affirmation qui ruine
d’avance l’autorité absolue et divine des Écritures. Si « toute Écriture
est divinement inspirée » et fait partie de la « parole de
Dieu » qui est « la vérité », la vérité ne se trouvera jamais du
côté de ceux qui se permettent de critiquer cette inspiration. Pour le simple
croyant toute la question qui nous occupe se résout à ceci : Que dit
l’Écriture ? Parle-t-elle clairement de l’avenir du monde et des
nations ? S’il en est ainsi, le chrétien se soumet à son autorité. Mais
cette autorité ne suffit pas à la théologie actuelle qui sent le besoin de la
contrôler par l’autorité de la science, érigeant ainsi cette dernière
en juge des pensées de Dieu. Devant une aussi monstrueuse prétention, le croyant
qui a trouvé la vie éternelle dans la parole de Dieu, et dont la vie est
entretenue journellement par cette même Parole, le croyant, dis-je, ne tient
aucun compte des doutes et des négations de cette science faussement ainsi
nommée et se contente de puiser la vérité dans la parole de Dieu.
La réapparition des
nations aux derniers jours est intimement liée à celle des dix tribus
d’Israël, dont la restauration semble tout aussi, sinon plus impossible
que celle d’Édom. Quant à la tribu de Juda, multitude immense qui porte
aujourd’hui les caractères indélébiles de sa race parmi toutes les nations du
globe, d’innombrables passages des écrits prophétiques nous montrent qu’elle
rentrera dans son pays. Mais que sont devenues les dix tribus depuis leur
transportation par Shalmanéser, roi d’Assyrie ? (A.-C. 721.)
Disparues ! Où donc ? Dans quels pays ? Parmi quels peuples de
la terre ? Obscurité complète ! Les recherches à ce sujet n’ont
cependant pas manqué : que de fois on les crut près d’aboutir… ces
espérances ont été déçues. Pas plus en Chine que dans aucun des pays dont Dieu
déclare qu’il les ramènera, on n’en a trouvé la moindre trace.
Mais Dieu sait où elles sont cachées ; Il les voit et les
retrouvera. Cela nous suffit.
Cette restauration des
dix tribus, rentrant à la fin des jours dans leur héritage, nous est présentée
dans une foule de passages des Écritures dont nous nous bornerons à citer
quelques-uns.
Parlant des dix tribus,
appelées constamment Éphraïm et Israël, le prophète Jérémie
dit (chap. 31) : « Tu planteras encore des vignes sur les montagnes
de Samarie… car il y a un jour auquel les gardes crieront sur la
montagne d’Éphraïm : Levez-vous, et nous monterons à Sion, vers
l’Éternel, notre Dieu » (v. 5, 6). « Éternel, sauve ton peuple,
le reste d’Israël. Voici, je les fais venir du pays du Nord, et je les
rassemble des extrémités de la terre… tous ensemble, une grande
congrégation : ils retourneront ici. Ils viendront avec des larmes, et je
les conduirai avec des supplications ; je les ferai marcher vers des
torrents d’eaux par un chemin droit ; ils n’y trébucheront pas ; car
je serai pour père à Israël, et Éphraïm sera mon premier-né »
(v. 8, 9). « Il y a espoir pour ta fin, dit l’Éternel » (à Rachel,
mère de Joseph) « et tes fils reviendront dans leurs confins » (v.
17). « J’ai très bien entendu Éphraïm se lamentant : tu
m’as corrigé et j’ai été corrigé comme un veau indompté ; convertis-moi et
je serai converti, car tu es l’Éternel, mon Dieu » (v. 18). Les versets 21
à 26 de ce même chapitre montrent le rétablissement des captifs
de Juda ; puis la réunion de la maison d’Israël avec la maison de
Juda et la nouvelle alliance établie avec le peuple tout entier.
En És. 49, l’Éternel dit
au Messie : « C’est peu de chose que tu me sois serviteur pour
rétablir les tribus de Jacob et pour ramener les préservés
d’Israël. » Puis vient la description touchante de leur rentrée dans le
pays de leur héritage : « Voici, ceux-ci viendront de loin ; et
voici, ceux-là du Nord et de l’Ouest, et ceux-ci du pays de Sinim » (v.
6-13; 22-26).
Ézéch. 20: 34-38 décrit
le retour des dix tribus, tout différent de celui de Juda qui sera
jugé dans son pays, tandis que les rebelles d’Israël seront
jugés en chemin, comme jadis le peuple sorti d’Égypte dans le désert,
et « n’entreront point dans la terre d’Israël ».
Ézéch. 37 nous parle, par
une image frappante, de la résurrection nationale future du peuple de Dieu.
« Ces os sont toute la maison d’Israël » (v. 11), donc
aussi les dix tribus, c’est-à-dire Éphraïm, que l’Éternel rassemble de toutes
parts et fait entrer dans leur terre, pour que
« Juda et Joseph » ne fassent plus « qu’une seule
nation » (v. 16, 17, 21, 22).
Zach. 10 dit :
« Je rendrai forte la maison de Juda, et je sauverai la maison
de Joseph, et je les ramènerai… et ceux d’Éphraïm seront comme
un homme fort… Je les sifflerai et je les rassemblerai… et je les ramènerai du
pays d’Égypte, et je les rassemblerai de l’Assyrie, et je les ferai venir au
pays de Galaad et au Liban, et il ne sera pas trouvé assez de place pour
eux » (v. 6-12).
Terminons ces quelques
citations par le remarquable passage d’Ésaïe 11 qui nous servira de transition
pour la réapparition d’Édom aux jours de la fin sur la scène prophétique. Dans
les versets 1 à 10 de ce chapitre, nous trouvons le portrait du Messie, venant
dans la plénitude de l’Esprit de Dieu et introduisant ici-bas son règne de paix
millénaire. « Et il arrivera, en ce jour-là, que le Seigneur
mettra sa main encore une seconde fois pour acquérir le résidu de son peuple,
qui sera demeuré de reste, de l’Assyrie, et de l’Égypte, et de Pathros, et de
Cush, et d’Élam, et de Shinhar, et de Hamath, et des îles de la mer. Et il
élèvera un étendard devant les nations, et rassemblera les exilés d’Israël, et
réunira les dispersés de Juda des quatre bouts de la terre » (v.
11, 12). Alors les deux nations seront réunies comme au début de leur
histoire : « Éphraïm ne sera pas rempli d’envie
contre Juda, et Juda ne sera pas l’adversaire d’Éphraïm » (v.
13). C’est donc une scène entièrement future. Mais voici qu’avec le réveil de
Juda et des dix tribus, et leur formation en unité, leurs adversaires
d’autrefois se sont aussi réveillés : « Ils voleront sur l’épaule
des Philistins vers l’ouest, ils pilleront ensemble les fils de
l’Orient : Édom et Moab seront la proie de leurs mains, et
les fils d’Ammon leur obéiront » (v. 14).
Ce passage nous amène
donc à la réapparition d’Édom aux derniers jours. Citons, au sujet de cette
dernière, les passages suivants :
Nomb. 24: 17, 18. —
Balaam annonce que, dans un temps futur, « une étoile surgira de Jacob, et
un sceptre s’élèvera d’Israël ». Cette prophétie aurait été accomplie
selon Matt. 2: 2, 7-10, si le peuple n’avait pas crucifié son Messie. Elle
s’accomplira plus tard, quand le Christ, jadis rejeté, reprendra ses relations
avec Israël et établira son règne sur la terre. Alors se réalisera ce qui nous
est dit ensuite : « Il transpercera les coins de Moab, et détruira
les fils de tumulte. Et Édom sera une possession,
et Séhir sera une possession… eux, ses ennemis ; et Israël agira
avec puissance. » Rien de pareil n’a eu lieu jusqu’à ce jour. Le sceptre
de Christ ne s’est pas encore élevé ; Israël n’a pas encore agi avec
puissance et ne s’est pas encore emparé d’Édom. Cet Édom, disparu aujourd’hui,
devra donc renaître pour devenir « la proie des mains d’Israël ».
Ps. 108: 7-11. — Dans ce
chant de triomphe qui peut être aussi bien placé dans la bouche du Messie, que
dans celle d’Israël restauré, le peuple étant de nouveau entièrement réuni (v.
8), le Psalmiste s’écrie : « Moab est le bassin où je me lave ;
sur Édom j’ai jeté ma sandale ; sur la Philistie je pousserai
des cris de triomphe… qui me mènera jusqu’en Édom ? » La réponse
est que ce sera Dieu, qui avait rejeté le peuple et n’était pas sorti
avec ses armées. Donc, lors de la restauration d’Israël, après sa longue
réjection qui dure encore, Édom, ainsi que toutes les nations
voisines, sera conquis par le peuple de Dieu.
Ps. 83: 6-8. — Ce Psaume
est évidemment prophétique, comme du reste tous les Psaumes. Jamais la
confédération des peuples dont il est question ici, et dont Édom a pris la
direction, n’a eu lieu (*). C’est Édom, en effet, qui est placé à la tête
de cette coalition dont le but est de « prendre possession des habitations
de Dieu ». Assur se joint à eux plus qu’il ne les dirige, car cet Assyrien
de la fin ne semble pas conduire en personne la première attaque contre
Jérusalem, le premier siège futur de cette ville ; il se réserve pour
l’invasion définitive, à son retour d’Égypte, et c’est alors qu’il
« viendra à sa fin » (Dan. 11: 45). Rien de pareil à ce premier siège
ne s’est encore passé dans l’histoire. Nous nous en sommes expliqués autre part (**).
Ce que nous retenons ici, c’est qu’Édom reparaît à la fin des temps en
compagnie de nations, aujourd’hui détruites comme lui, et qui chercheront à
s’emparer de Jérusalem, car, sauf la présence d’Édom, la prise de Jérusalem par
Nébucadnetsar n’a aucun rapport quelconque avec ce qui nous est présenté ici.
(*) Pour donner une idée
des difficultés dans lesquelles se débattent des commentateurs pieux, pour
avoir méconnu le caractère prophétique des Psaumes, je cite l’un d’eux, à
propos de ce passage. « Quand une coalition aussi universelle s’est-elle
produite ? On peut hésiter entre deux époques, celle de Josaphat (2 Chron.
20) et celle des Macchabées (1 Macc. 5). Sous Judas Macchabée, les Juifs eurent
en effet à lutter contre tous les peuples qui les entouraient, y compris les
Tyriens, qui sans cela ne sont jamais nommés comme étant en état d’hostilité
ouverte contre Israël ( ?). Mais, d’autre part, à cette époque, les
Amalékites étaient détruits depuis longtemps (1 Chron. 4: 42, 43). Moab
n’existait pas comme nation, enfin la mention de l’Assyrie serait étonnante à
ce moment-là, puisque l’empire de Ninive était dès longtemps tombé, et si l’on
voulait essayer de prendre le nom d’Assur comme une désignation du royaume de
Syrie, on ne comprendrait pas qu’il fût placé en dernier lieu (v. 9) comme l’un
des moins importants. Nous pensons donc plutôt qu’il s’agit de la formidable
invasion racontée en 2 Chron. 20. Ce récit ne parle, il est vrai, que des
Moabites et des Ammonites, auxquels s’était joint Édom. Ce sont ces peuples
qui, dans notre Psaume, semblent être les promoteurs de la levée de boucliers
(v. 9). Il faudrait admettre que leur armée comprenait des détachements de
nomades ismaélites et amalékites, et que les Philistins et Tyr, sans avoir
encore pris les armes, se disposaient à se joindre à la coalition. » Cette
phrase nous semble être suffisante pour condamner tout un système
d’interprétation qui méconnaît la portée de la prophétie, cherche à l’adapter à
des événements passés et en oublie le but final, l’établissement en puissance
du règne de Christ par les jugements.
(**) L’histoire
prophétique des derniers jours et les Cantiques des degrés, par H. R. (p. 31).
És. 34: 1-8. — « La
colère de l’Éternel est sur toutes les nations et sa fureur sur toutes leurs
armées. » C’est la fin des temps, le jugement qui précède le règne de
Christ (comp. v. 4 avec Apoc. 6: 13, 14). C’est en particulier l’épée
descendant sur Édom, et « le sacrifice de Botsra », la destruction en
Édom des armées de la grande confédération occidentale, une subversion comme
celle du premier chapitre de la Genèse (comp. v. 11 avec Gen. 1: 2).
És. 63: 1. — « Qui
est celui-ci qui vient d’Édom, de Botsra, avec des habits teints en rouge,
celui-ci, qui est magnifique dans ses vêtements, qui marche dans la grandeur de
sa force ? C’est moi, qui parle en justice, puissant pour sauver. »
Le Messie paraît ici, venant d’Édom, de Botsra. C’est Lui qui exerce la
vengeance et « d’entre les peuples, pas un homme n’a été avec
Lui » (remarquez qu’Israël seul est excepté ici). Ce passage peut-il être
assimilé en quoi que ce soit à l’histoire passée d’Édom ? Les jugements de
cette nation ont toujours été exécutés par « les peuples » ; ils
le sont ici par le Seigneur lui-même. L’essai de spiritualiser une telle scène
ne fait que prouver l’incapacité de recevoir simplement l’enseignement de la
Parole. Édom se retrouvera donc à la fin des temps, au moment où le Seigneur
exercera le jugement terrible qui placera entre Ses mains les rênes du royaume.
Jér, 49: 7. — Au chap. 48,
« les captifs de Moab sont rétablis par l’Éternel à la fin des
jours ». De même au chap. 49: 6, les fils d’Ammon. Par contre Édom n’aura
point de grappillages, car, comme nous le verrons en Abdias, il n’y aura
« pas de reste de la maison d’Ésaü ». Donc ces trois peuples
existeront à la fin des jours pour être jugés, mais les deux premiers ne seront
pas totalement anéantis, tandis qu’Édom le sera.
Lament. 4: 21, 22. — La
fille d’Édom boira la coupe et son iniquité sera visitée quand l’iniquité de la
fille de Sion aura pris fin. Ces deux faits sont contemporains et il faudrait
être aveugle pour ne pas voir qu’il s’agit ici d’un temps futur, et que
Jérusalem porte encore aujourd’hui son iniquité et est foulée aux pieds des
nations.
Ézéch. 25:12-24. — Tandis
qu’Ammon et Moab sont livrés aux fils de l’Orient (c’est, comme nous l’avons
vu, leur histoire passée), Édom, qui s’est vengé cruellement de la maison de
Juda et s’est rendu fort coupable à son égard, tombera sous la vengeance de
l’Éternel exercée par la main de son peuple Israël. Dans l’impossibilité
d’adapter ce passage à l’histoire, les commentateurs admettent que cette
prophétie « atteint jusqu’aux derniers temps. On verra alors la puissance
du paganisme, représentée par Édom, crouler devant le règne de Christ sorti de
Juda ». ( !) Une telle manière de commenter l’Écriture porte en
elle-même sa condamnation. Comme le Seigneur est vu, en Ésaïe 34 et 63,
exerçant la vengeance sur les armées rassemblées en Édom, sans aucun secours de
la part des nations, par conséquent d’une manière entièrement différente de ce
qu’il a fait dans le passé, ainsi il se servira d’Israël pour exercer la
vengeance sur Édom lui-même.
Ézéch. 35 est d’un
intérêt tout particulier pour le sujet qui nous occupe, la réapparition d’Édom
aux derniers jours. Il s’agit ici du « temps de l’iniquité de la
fin » où les fils d’Israël seront livrés à « la puissance de l’épée,
au temps de leur calamité » (v. 5). Or toute la prophétie nous fait
connaître l’apostasie des Juifs rentrés dans leur pays aux derniers temps, pour
y tomber sous le joug de l’Antichrist. Dans ce temps-là, Édom, comme nous
l’avons vu au Ps. 83, se met à la tête de la confédération des peuples qui,
favorisés par l’Assyrien futur, veulent « prendre possession des habitations
de Dieu » (v. 12). Édom dit : « Les deux nations et les deux
pays seront à moi, et nous les posséderons » (Ézéch. 35: 10).
« Elles sont désolées ; elles nous sont données pour les
dévorer » (v. 12.). Nous savons aussi qu’au moment de ce dernier effort des
ennemis d’Israël, le Seigneur manifeste sa gloire aux yeux du faible Résidu de
Jérusalem, comme un avant-goût du règne qu’il va établir (Zach. 14: 4), ce qui
fait dire par le prophète Ézéchiel à Édom : « Tu as dit : Les
deux nations seront à moi… et l’Éternel y était ! » (v. 10).
Cela rend Édom doublement coupable de son « inimitié perpétuelle »,
aussi est-il retranché à toujours : « Quand toute la terre se
réjouira, je te réduirai en désolation » (v. 14).
Dan. 11: 41. — Quand le
roi du Nord, l’Assyrien de la fin, entrant en conflit avec l’Égypte (le roi du
midi) envahit la terre d’Israël, « Édom, Moab et les principaux des
fils d’Ammon échappent de sa main ». Cette prophétie ne se rattache en
rien à des événements présents. Il nous suffit de la citer ici, sans de plus
amples explications, pour montrer ce que nous désirons prouver, c’est que ces
nations subsisteront lors de la destruction de l’Assyrien, dernier acte qui
précédera l’établissement du royaume de Christ (v. 45). Tout cela est appliqué,
par les théologiens qui ne voient dans la prophétie que l’accomplissement
d’événements historiques, à une expédition problématique d’Antiochus contre
Ptolémée Philométor !
Joël, dont la prophétie
ne traite que du « jour de l’Éternel » (*), c’est-à-dire du jour
de la fin, dit : « Édom sera un désert désolé, à cause de
sa violence contre les fils de Juda, parce qu’ils ont répandu du sang innocent
dans leur pays. Mais Juda sera habité à toujours, et Jérusalem de génération en
génération » (3: 19, 20). Vision entièrement prophétique, concernant
l’établissement du règne, à la suite du jugement national des peuples dans la
vallée de Josaphat.
(*) Voyez « Le livre
du prophète Joël », par H. R.
Mal. 1: 3-5. — Nous
touchons ici à la fin de l’histoire d’Édom. Quand toutes les tentatives de
l’Éternel pour le ramener n’ont fait qu’attiser sa haine, Dieu dit :
« J’ai haï Ésaü. » Alors Dieu le juge définitivement. Édom,
dans sa rébellion perpétuelle, s’écrie : « Nous sommes détruits, mais
nous rebâtirons ce qui est ruiné. » Alors, la patience de Dieu étant
arrivée à son terme, Dieu dit, par le dernier prophète :
« Ils bâtiront, mais moi je renverserai ! »
* * *
Toutes les citations que
nous venons de faire et qui ont peut-être lassé la patience de nos lecteurs,
étaient nécessaires pour prouver, sans hésitation possible, la
résurrection d’Édom dans l’avenir. Les événements prophétiques sont liés à ce principe
de la réapparition, au temps de la fin, de nations dès longtemps disparues.
Puissent ces explications suffire pour réduire à néant tout un système
d’interprétation prophétique qui fausse la parole de Dieu, en méconnaît
l’autorité, ôte toute portée aux événements de la fin, et détourne finalement
les yeux de Christ et de ses gloires, pour les reporter vers des événements
passés sans portée morale pour le coeur et pour la conscience.
En adressant ces lignes à
mes frères en Christ sur lesquels ce système exerce son influence, car je ne
parle pas aux savants rationalistes et incrédules, je les supplie de
désapprendre ce qu’ils ont appris à cette école et de revenir à la simplicité
de la foi en l’autorité absolue des Écritures. S’ils voient clair, en un point
d’apparence aussi secondaire que celui dont nous venons de nous occuper, ils
auront les yeux ouverts sur d’autres points plus importants et pourront mesurer
le danger d’appliquer à l’étude de la parole de Dieu les procédés de critique
de l’homme. Hélas ! déjà les plus respectables d’entre eux ne craignent
pas de se féliciter que la doctrine de « l’inspiration littérale soit
morte de sa belle mort dans les milieux théologiques ». Nous répondons à
ces frères qu’ayant abandonné l’inspiration absolue des Écritures (car
le mot « littéral » n’est qu’un trompe-l’oeil) leur piété n’est plus
capable de résister efficacement aux assauts de l’incrédulité moderne. Ils en
gémissent, mais ayant laissé s’ébrécher la lame de leur glaive qui est la
parole de Dieu, ils n’ont plus qu’une arme inutile quand il leur faudrait une
épée à deux tranchants.
* * *
Ce très long préambule
nous permet d’aborder la prophétie d’Abdias. Elle va nous faire le tableau,
proportionné à son cadre, du sort d’Édom aux derniers jours, et s’il nous a fallu,
dans notre Avant-propos, anticiper largement sur ce que nous avons encore à
dire, les quelques versets d’Abdias nous offriront de quoi contrôler, à bien
des égards, ce que nous venons de présenter.
Les jugements d’Édom
et des nations, tel est le sujet d’Abdias. N’oublions pas que les jugements ont
une immense importance pour l’avenir d’Israël. Si l’Église est sauvée
aujourd’hui par grâce, Israël, dans l’avenir, sera délivré par les jugements.
C’est pourquoi le Résidu fidèle dans les Psaumes en fait si souvent le sujet de
ses supplications. Les analogies continuelles évoquées par les prophètes entre
les jugements passés et les jugements à venir, font mieux comprendre le
caractère de ces derniers. À leur tour, les jugements futurs dirigent nos regards
vers la personne du Juge. Le Résidu d’Israël reconnaîtra en Lui l’homme
débonnaire qu’il avait rejeté jadis, l’Agneau de Dieu qui avait été livré pour
le péché de son peuple. Avec quel ravissement les fidèles verront alors,
réunies dans cette personne auguste, la majesté et la grâce, la débonnaireté et
la justice. « Tu es plus beau », diront-ils, « que les fils des
hommes ; la grâce est répandue sur tes lèvres ; c’est
pourquoi Dieu t’a béni à toujours. Ceins ton épée sur ton côté, homme vaillant,
dans ta majesté et ta magnificence ; et, prospérant dans ta
magnificence, mène en avant ton char, à cause de la vérité, et de
la débonnaireté et de la justice ; et ta droite
t’enseignera des choses terribles. Tes flèches sont aiguës — les peuples
tomberont sous toi, — dans le coeur des ennemis du Roi ! » (Ps. 45:
2-5.)
3 - Abdias
« La vision d’Abdias. — Ainsi dit le
Seigneur, l’Éternel, touchant Édom. Nous avons entendu une rumeur de par
l’Éternel, et un ambassadeur a été envoyé parmi les nations :
Levez-vous ! et levons-nous contre lui pour la guerre » (v. 1).
La parole de Dieu ne nous
renseigne pas sur la personne du prophète Abdias, ni sur le
temps exact de sa prophétie ; toute supposition à cet égard est
donc inutile et ne petit servir à l’édification des âmes. Ce que Dieu nous a
révélé, voilà ce qu’il est bon de retenir ; l’on ne saurait trop répéter
cette vérité élémentaire, mais si peu comprise. S’ils la mettent en pratique,
les enfants de Dieu seront gardés d’apporter leurs propres pensées à la Parole
au lieu de se laisser enseigner par elle. Que penserait-on d’un homme qui
s’imaginerait ajouter quelque chose au lac en y vidant sa cruche ? Ne
ferait-il pas mieux de venir l’y remplir ? Nos propres pensées
pourront-elles jamais enrichir les Écritures ? Qu’Abdias ait prophétisé,
comme Jérémie, vers la fin du royaume de Juda, cela ne peut faire aucun doute
pour le chrétien animé de « l’esprit de sobre bon sens » (2 Tim. 1:
7). Il suffit de comparer le jugement d’Édom en Jér. 49: 7-22 avec la prophétie
d’Abdias qui a pour sujet la ruine finale de cette nation. Jérémie emploie à
peu près les mêmes termes que notre prophète : « J’ai entendu une
rumeur de par l’Éternel, et un ambassadeur a été envoyé parmi les
nations : Assemblez-vous, et venez contre lui, et levez-vous pour la
guerre » (Jér. 49: 14). En présence de cette analogie, et d’autres encore
que nous verrons au cours de cette méditation, les commentateurs se donnent beaucoup
de mal pour savoir lequel de ces deux prophètes a copié
l’autre. Question plus qu’oiseuse et sous laquelle, comme sous toute
investigation semblable, il n’est pas difficile de découvrir un esprit critique
hostile à l’inspiration plénière de la parole de Dieu. Le fait d’une copie est
possible, mais n’y a-t-il donc que cette alternative pour expliquer une telle
analogie ? Les mêmes hommes posent la même question au sujet des évangiles
synoptiques ; à quoi ont abouti leurs recherches ? L’esprit de l’homme
s’y use, et cela tourne toujours à sa confusion. Ce dont le chrétien est
convaincu, c’est qu’en Jérémie comme en Abdias, Dieu lui parle et
qu’il n’a plus qu’à recevoir de Lui l’instruction spéciale contenue dans chacun
de ces prophètes.
Il est un trait
caractéristique du prophète Jérémie auquel il n’est pas fait allusion dans
Abdias. Jérémie prédit, à brève échéance, la destruction de Jérusalem, puis de
toutes les nations, par Nébucadnetsar (Jér. 46-49), puis la destruction de ce
grand empire par l’Éternel lui-même (chap. 50) ; il indique enfin les
instruments, les Mèdes, par lesquels Dieu mettra historiquement fin à
cette puissance (chap. 51). Le prophète Daniel a un autre point de vue :
il décrit l’histoire successive des quatre grands empires universels aussi
longtemps que le pouvoir sera confié aux nations ; cependant il montre
aussi la chute simultanée de ces pouvoirs pour faire place au seul
royaume « qui ne sera jamais détruit » (Dan. 2).
C’est la seconde
alternative que l’on trouve en Jérémie. Pour lui, le sort de tous ces empires
est, dès le début, fixé définitivement par la chute de Babylone, car elle a
employé la puissance que Dieu a mise entre ses mains pour l’exaltation
d’elle-même et la multiplication sans fin de ses idoles. Mais c’est elle qui
exerce le jugement de Dieu sur toutes les nations jusqu’au moment de sa chute
finale. Dès le moment de sa chute historique, le prophète nous
conduit par-dessus tous les siècles intermédiaires jusqu’aux
événements des derniers jours. C’est ainsi qu’après avoir décrit le
renversement de l’Égypte par Nébucadnetsar, Jérémie nous dit :
« Après cela elle sera habitée comme aux jours d’autrefois, dit
l’Éternel » (46: 26) ; c’est ainsi qu’après la destruction de Moab
par le même monarque, il ajoute : « Je rétablirai les captifs de
Moab à la fin des jours » (48: 47) ; et de même pour les fils
d’Ammon : « Après cela, je rétablirai les captifs des fils
d’Ammon » (49: 6). Enfin, au sujet d’Élam, détruit par cette même épée de Babylone :
« Il arrivera, à la fin des jours, que je rétablirai les
captifs d’Élam » (49: 39).
Il n’en est pas tout à
fait de même d’Édom (49: 7-22). Jamais il ne sera rétabli ; telle est sa
sentence définitive. Aussi, tout en décrivant son jugement par Nébucadnetsar
qui « monte comme un aigle et vole et étend ses ailes sur Botsra »
(cf. 48: 40), l’Esprit de Dieu nous fait assister aux événements de la fin qui
accompagnent sa chute. De là l’analogie si frappante entre Jérémie et Abdias.
Dans les deux cas la fin d’Édom aux derniers jours, sa subversion sans
restauration possible aura lieu par ses alliés de jadis ; par les nations
assemblées contre lui et sur son territoire ; par l’Éternel lui-même (si
j’interprète justement le « lion qui monte de la crue du Jourdain »
(49 :19, cf. 50: 44), choses que nous trouvons dans ces deux prophéties
parallèles ; enfin par le peuple d’Israël, un fait que nous ne rencontrons
pas dans Jérémie, mais dans Abdias.
Voyons à quelle
circonstance le premier verset d’Abdias fait allusion. Aucun événement
historique ne correspond à ce que nous y lisons, mais le Ps. 83 nous parle,
comme nous l’avons déjà vu en exposant l’avenir d’Édom, d’une confédération
future des peuples qui entourent le territoire d’Israël. Édom est à leur tête.
L’Assyrien futur, le Gog de la prophétie, soutient et favorise, si ce n’est en
personne, ce complot qui a pour but d’exterminer le peuple de
Dieu. « Venez, disent-ils, et exterminons-les de sorte qu’ils ne
soient plus une nation et qu’on ne fasse plus mention du nom d’Israël »
(v. 4). « Ils ont dit : Prenons possession des habitations de
Dieu » (v. 12). À cette période des derniers jours, Israël, rentré dans
son pays, deviendra l’objet de la convoitise de toutes les nations. Le roi du
Nord, chef de la confédération assyrienne, autrement dit Gog ou la Russie, se
servira de cette coalition pour accomplir ses desseins contre Jérusalem. En
apparence et comme but avoué, Édom et ses associés « servent de bras aux
fils de Lot », c’est-à-dire à Ammon et à Moab dont ils ont l’air d’embrasser
et de revendiquer les intérêts par cette agression commune. Mais Édom, dévoré
d’ambition et de haine, se propose à part lui de mettre lui-même la main sur
l’héritage de l’Éternel. Il dit : « Les deux nations (Juda et Israël)
et les deux pays seront à moi et nous les posséderons. » « Elles sont
désolées », dit-il encore des montagnes d’Israël, « elles nous sont
données pour les dévorer » (Ézéch. 35: 10, 12). Le premier siège de
Jérusalem et son résultat partiel (Zach 14: 1, 2) semblent donner gain de cause
à Édom (*). C’est alors qu’une réaction s’opère contre ses orgueilleuses
prétentions parmi les nations alliées qui les démasquent. « La rumeur est
de par l’Éternel » qui, selon la parole de Zacharie, « fera de
Jérusalem une coupe d’étourdissement pour tous les peuples d’alentour » et
« une pierre pesante pour tous les peuples » (Zach. 12: 2, 3). Les
alliés d’Édom envoient « un ambassadeur parmi les nations » pour les
engager à se lever en guerre contre Édom en les assurant de leur concours :
« Levez-vous et levons-nous contre lui. » Quelles sont
ces nations ? Nous savons d’après la prophétie que l’Assyrien de la fin,
après s’être emparé de la Palestine, prétend se l’asservir ; que les
Juifs, peuple apostat de l’Antichrist, font un pacte avec l’empire d’Occident
(la Bête et les dix rois) pour résister à cette invasion (És. 28: 14-22) ;
que pendant ce temps l’Assyrien, fondant comme une tempête sur l’Égypte, entre
d’abord dans « le pays de beauté » (la Palestine), « tandis
qu’Édom et Moab et les principaux des fils d’Ammon échappent de sa main »
(Dan. 11: 41). Ces trois nations qui lui échappent sont précisément celles qui
poursuivent leurs intérêts particuliers à son détriment et cherchent à
contrecarrer ses vues sur la Terre sainte. Mais, comme nous venons de le voir, leur
accord ne dure pas longtemps. Toutes se tournent contre Édom qui s’était mis à
leur tête, et pour parer au danger dont son ambition les menace, cherchent leur
appui parmi les nations en leur offrant leur alliance : « Levez-vous
et levons-nous contre lui pour la guerre. » Ce plan réussit en apparence.
(*) Voyez sur ce sujet
« L’histoire prophétique des derniers jours », par H. R.
« Voici, dit
l’Éternel à Édom, je t’ai fait petit parmi les nations ; tu es fort
méprisé. L’arrogance de ton coeur t’a séduit, toi qui demeures dans les creux
du rocher, ta haute habitation ; toi qui dis dans ton coeur : Qui me
fera descendre par terre ? Si tu t’élèves comme l’aigle, et que parmi les
étoiles tu mettes ton nid, je te ferai descendre de là, dit l’Éternel. Si des
voleurs, si des pillards de nuit venaient chez toi (comme tu es ruiné !),
voleraient-ils plus que ce qui leur suffit ? Si des vendangeurs venaient
chez toi, ne laisseraient-ils pas des grappillages ? Comme Ésaü est
fouillé ! comme ses choses cachées sont mises à découvert ! »
(v. 2-6). C’est dans des termes semblables que s’exprime Jérémie (49: 15, 16 et
v. 9, 10). La dévastation est complète, le pillage organisé de manière à ne
rien laisser à cette nation arrogante qui se confiait dans son territoire
inaccessible.
« Tous tes alliés
t’ont poussé à la frontière ; ceux qui étaient en paix avec toi t’ont
trompé, ils ont prévalu contre toi ; ceux qui mangeaient ton pain ont mis
un piège sous toi » (v. 7).
Au moment où Édom est
près d’atteindre son but en s’annexant l’héritage d’Israël, ses alliés se
tournent contre lui et « le poussent à la frontière », ce qui
signifie, je pense, qu’il est refoulé jusqu’aux limites de son propre pays. Il
va y rencontrer les armées d’Occident, notoirement levées pour s’opposer à
l’occupation de Jérusalem par Édom, mais s’opposant tout aussi résolument à
cette occupation par Ammon, Moab et l’Assyrien. C’est ainsi que
« Jérusalem devient une coupe d’étourdissement pour tous les
peuples d’alentour » (Zach. 12: 2).
Le territoire d’Édom est,
à ce moment-là, un point stratégique de toute importance pour s’opposer à Gog
(l’Assyrien) qui vient de se jeter sur l’Égypte comme un torrent débordé (Dan.
11: 40-43), car Édom n’est pas confiné, comme nous l’avons remarqué plus haut,
à la « montagne de Séhir », mais comprend aussi les territoires de
l’Idumée dont l’occupation par les armées d’Occident va couper à l’Assyrien le
retour d’Égypte en Palestine, soit le long de la Méditerranée, soit par la
presqu’île du Sinaï. Le plan des armées d’Occident peut être sagement conçu,
mais elles ont compté sans l’Éternel. C’est Lui qui, à leur insu, les
a rassemblées en Édom pour les anéantir. « Sa colère est sur toutes les
nations et sa fureur sur toutes leurs armées. » « Son épée descend
sur Édom et sur le peuple qu’il a voué à la destruction pour le
jugement. » « Il a un sacrifice à Botsra et une grande tuerie dans le
pays d’Édom. » « Car c’est le jour de la vengeance de l’Éternel,
l’année des récompenses pour la cause de Sion » (Ésaïe 34: 2-8).
Ce jugement des armées des nations a lieu par l’Éternel seul :
« Aucun homme des peuples n’est avec lui » quand « il vient
d’Édom, de Botsra, avec ses habits teints en rouge » (Ésaïe 63:
1-3) (*).
(*) Ce que nous
présentons ici est le côté juif de la destruction des armées occidentales en
Édom, par le Messie seul. En Apoc. 19: 11-16, nous le voyons, venant du
ciel, suivi des saints célestes, et détruisant ces mêmes armées par l’épée
aiguë à deux tranchants qui sort de sa bouche. Ces deux points de vue
s’accordent parfaitement avec le caractère de la prophétie soit dans l’Ancien
soit dans le Nouveau Testament.
Ce n’est qu’après
l’anéantissement des armées de l’empire occidental, et la destruction de leurs
chefs, la Bête et le faux prophète (Apoc. 19: 19-21) que le Seigneur détruit,
sur la terre d’Israël, toute l’armée de l’Assyrien, remonté d’Égypte pour
s’emparer, à son tour, de Jérusalem et de la Palestine (Dan. 11: 44, 45).
La destruction des armées
occidentales en Édom n’est pas mentionnée dans la prophétie d’Abdias. Nous
apprenons seulement qu’Édom lui-même est pillé et grappillé par ses alliés
d’autrefois qui étaient en paix avec lui, et qu’il en est fait un grand
carnage.
Édom s’est donc trompé
dans ses plans, si astucieusement combinés, mais qui tournent tous à sa perte
parce qu’il s’est attaqué à l’ancien peuple de Dieu et à la cité sainte au
moment de leur restauration. À quoi lui servent maintenant ses sages si
vantés ? « Il n’y a pas d’intelligence en lui ! N’est-ce pas en
ce jour-là, dit l’Éternel, que je détruirai au milieu d’Édom les sages, et de la
montagne d’Ésaü l’intelligence ? Et tes hommes forts, ô Théman, seront
terrifiés, afin que chacun soit retranché de la montagne d’Ésaü par le
carnage » (Abd. 8, 9).
On pourrait s’étonner que
cette petite nation d’Édom, si insignifiante, même quand elle renaîtra dans
l’avenir, joue un si grand rôle dans l’histoire de la fin des temps et devienne
même l’objet unique d’une prophétie comme celle d’Abdias. La raison en est,
qu’à part le caractère profane d’Édom, sa haine implacable contre le peuple de
Dieu, ses ambitieux projets pour s’emparer par la violence de l’héritage
d’Israël et de la ville du grand Roi — qu’à part tout cela, dis-je, Édom se
trouve être le point central où se résoudra tout le conflit des derniers
jours : lutte entre le roi du nord et le roi du midi (entre l’Assyrien Gog
et l’Égypte) ; lutte entre les nations limitrophes d’Israël et Édom pour
la possession de l’héritage de l’Éternel ; lutte entre la Bête romaine,
l’empire occidental et Gog au sujet de la possession de Jérusalem et de la conquête
de l’Égypte ; en un mot, toute l’histoire prophétique des derniers jours
se concentre sur ce territoire, lorsque « Jérusalem est devenue une coupe
d’étourdissement pour tous les peuples ». — Le noeud gordien d’Édom une
fois tranché, l’avènement du Messie se lève comme une aube bienfaisante,
messagère du soleil de justice. Tous ces événements de la fin ramènent nos
pensées vers le conflit actuel (*) dont les principes ne diffèrent
pas de ceux-là et qui pourrait être un acheminement vers des événements futurs,
bien autrement redoutables.
(*) Première édition
1915.
« À cause de la
violence faite à ton frère Jacob, la honte te couvrira, et tu seras retranché
pour toujours » (v. 10).
« L’arrogance de
son coeur » (v. 3) était le premier caractère d’Édom ; le second est
la violence faite à son frère. Le Seigneur, quelque coupable
qu’Israël ait été, n’oublie pas qu’il est l’objet de ses promesses, et Dieu est
fidèle à ce qu’Il a promis. Ce qui atteint son peuple l’atteint Lui-même. Au temps
de l’infidélité d’Israël, il avait dû cacher sa face à la maison de Jacob, mais
maintenant l’heure est venue où il pourra reprendre ouvertement en main la
cause de son peuple. Dans les derniers jours d’Édom et lors du siège de
Jérusalem par les nations, dont Édom était le chef, la repentance est entrée
dans le coeur du Résidu, « et en ce jour-là les sourds entendront les
paroles du livre, et les yeux des aveugles, délivrés de l’obscurité et des
ténèbres, verront » (És. 29: 1-8, 18). Alors la rétribution d’Ésaü,
jusque-là suspendue, pour laisser libre cours au jugement de Dieu sur son
peuple, cette rétribution s’abattra sur Édom. Il ne pourra plus être pardonné
aux ennemis de Jacob, l’élu de l’Éternel. Édom sera « retranché pour
toujours ». En effet, quelque prophétie, touchant Édom, que l’on
considère, l’Esprit de Dieu conclut toujours qu’il ne restera rien
d’Édom comme nation. Son territoire sera voué à une désolation
perpétuelle : « Je te réduirai en désolations perpétuelles et tes
villes ne seront plus habitées ; et vous saurez que je suis l’Éternel.
Parce que tu as dit : Les deux nations et les deux pays seront à moi, et
nous les posséderons ; — et l’Éternel y était ; à cause de cela, je
suis vivant, dit le Seigneur, l’Éternel, que j’agirai selon ta colère et selon
ta jalousie, comme tu as agi à cause de ta haine contre eux ; et je me
ferai connaître parmi eux, quand je t’aurai jugé. Et tu sauras que moi,
l’Éternel, j’ai entendu tous tes outrages que tu as proférés contre les
montagnes d’Israël, disant : Elles sont désolées, elles nous sont données
pour les dévorer. Et vous vous êtes, de votre bouche, élevés contre moi, et
vous avez multiplié contre moi vos paroles ; moi, je l’ai entendu. Ainsi
dit le Seigneur, l’Éternel : Quand toute la terre se réjouira, je te
réduirai en désolation. Comme tu t’es réjouie sur l’héritage de la maison
d’Israël, parce qu’il a été désolé, j’en ferai de même envers toi ; tu
seras une désolation, montagne de Séhir, et Édom tout entier ; et ils
sauront que je suis l’Éternel » (Ézéch. 35: 9-15). Dieu a entendu ces cris
de haine, ces outrages contre son peuple, et « l’Éternel y
était ! » Comble de l’aveuglement d’Édom ! Au temps où Dieu
détournait sa face de la maison d’Israël, il a laissé libre cours à la haine
d’Édom ; mais quand Il se révèle de nouveau comme Sauveur aux yeux de son
peuple repentant, le jugement d’Édom ne peut plus être différé, car il combat
contre le peuple de la promesse, que l’Éternel lui-même défend ! (*)
(*) Il n’en est pas ainsi
de nos jours, car les voies de l’Éternel interrompues aujourd’hui envers le
peuple d’Israël, n’ont pas encore recommencé en vue de sa délivrance. Y a-t-il
une nation dont l’Éternel épouse aujourd’hui la cause ? Il peut, selon ses
voies, donner la suprématie ou un gain momentané à l’une ou à l’autre des
nations en lutte, mais aucune n’a sa faveur. Toutes sont inexcusables et les
plus inexcusables de toutes sont celles qui revendiquent le plus hautement le
nom de l’Éternel en couvrant de ce nom leurs injustices.
Sur cette même désolation
future, lisez encore Ésaïe 34: 9-17. Édom sera désormais le repaire de toute
créature impure, dangereuse, mauvaise de la création. Quelque peu habitée que
soit aujourd’hui cette contrée, son sort actuel n’est pas celui qu’Ésaïe nous
décrit. Il nous faut « chercher dans le livre de l’Éternel » pour
connaître son sort définitif. Pas une bête malfaisante n’y manquera :
« L’un n’aura pas à chercher l’autre ; car ma bouche l’a commandé, et
mon Esprit les a rassemblés. Et Lui a jeté le sort pour eux, et sa main leur a
partagé le pays au cordeau : ils le posséderont pour toujours ; ils y
habiteront de génération en génération. »
Dans les versets 11 à 14,
le prophète Abdias développe les derniers griefs de l’Éternel contre
Édom :
« Au jour où tu te
tins vis-à-vis, au jour où des étrangers emportaient ses richesses, et où des
forains entraient dans ses portes et jetaient le sort sur Jérusalem, toi aussi
tu étais comme l’un d’eux. Mais tu n’aurais pas dû regarder le jour de ton
frère, le jour de son désastre ; et tu n’aurais pas dû te réjouir au
sujet des fils de Juda, au jour de leur destruction, et tu n’aurais
pas dû ouvrir ta bouche toute grande au jour de la détresse. Tu n’aurais
pas dû entrer dans la porte de mon peuple, au jour de
leur calamité, ni regarder, toi non plus, sa misère, au jour de
sa calamité ; et tu n’aurais pas dû porter la main sur ses richesses
au jour de sa calamité ; et tu n’aurais pas dû te tenir au
carrefour pour exterminer ses réchappés, et tu n’aurais pas dû livrer ceux des
siens qui étaient demeurés de reste au jour de la détresse. »
Il semble naturel
d’appliquer ce passage à l’histoire passée de Jérusalem, au siège de cette
ville par Nébucadnetsar, et nous ne voyons pas de raison qui s’oppose à cette
interprétation. Dieu se souvient de la violence faite à la ville adultère, mais
qui, dans ses conseils, reste toujours la bien-aimée. C’est de cette journée de
Jérusalem que se souviennent les captifs, auprès des fleuves de Babylone, quand
ils disent : « Éternel ! souviens-toi des fils d’Édom, qui, dans
la journée de Jérusalem, disaient : Rasez, rasez jusqu’à ses
fondements ! » (Ps. 137: 7). C’est à elle qu’il est fait allusion en
Amos 1: 6, 11, 12 (*) et peut-être en Joël 3: 6. Cependant ce passage
s’applique avec la même vérité au siège futur de Jérusalem, mentionné au Ps.
83, et au chap. 14: 1, 2 du prophète Zacharie : « Voici, un jour
vient pour l’Éternel, et tes dépouilles seront partagées au milieu de toi. Et
j’assemblerai toutes les nations contre Jérusalem, pour le combat ; et la
ville sera prise, et les maisons seront pillées, et les femmes violées, et la
moitié de la ville s’en ira en captivité ; et le reste du peuple ne sera
pas retranché de la ville. » (**)
(*) Voyez « Le livre
du prophète Amos », par H. R.
(**) Voyez encore pour
d’autres passages « L’histoire prophétique des derniers jours », page
31, par H. R.
Que fait Édom tout le
long de son histoire, aussi bien dans l’avenir que dans le passé ? Ce
profane veut acquérir ce que Dieu lui a formellement refusé en conférant
l’héritage à son frère Jacob, et il use de violence pour s’en emparer. Sans
doute, Jacob avait été infidèle et avait mérité ce jugement, mais Édom qui,
dans le passé, avait été la verge de Dieu contre Israël (2 Rois 8: 20) poursuit
ses propres desseins, complètement étrangers à ceux de Dieu. Dieu pouvait-il
révoquer ses promesses inconditionnelles ? Combien moins dans les jours de
la fin, dont parlent Zacharie et d’autres prophètes, lorsque sous le poids des
jugements, un Résidu amené à la repentance se tourne vers le Messie que le
peuple avait jadis rejeté ? (Zach. 12: 8-14.)
Le passage compris entre
les versets 11 et 14 d’Abdias peut donc rappeler l’attitude d’Édom dans le
passé historique et dans l’avenir prophétique tel qu’il nous est révélé. Il
semble même que l’allusion à ce dernier soit ici au premier plan. Il est parlé
dans ce passage du jour de la calamité et du jour de la détresse de
Jérusalem. Nous avons souvent fait remarquer que ce dernier mot, dans les
Psaumes et dans les prophètes, signifie habituellement, peut-être toujours, la
« grande tribulation » de la fin, appelée aussi la « détresse de
Jacob ». Quoi qu’il en soit, ce passage parle d’un jour passé au moment de
la prophétie, et que Dieu n’a pas oublié. Rien ne me touche plus que cette
répréhension : « Tu n’aurais pas dû ! » (*). Comme ces
mots résonnent miséricordieusement, au moment où le jugement va atteindre cette
nation endurcie ! « Tu n’aurais pas dû ! » Ah ! si tu
n’avais pas mérité ce jugement, combien j’aurais désiré t’épargner ! Rien
ne montre davantage que l’Éternel est lent à la colère, qu’il cherche et aurait
désiré trouver quelque sentiment de commisération, ne fût-ce qu’une ombre de
pitié, chez les pires ennemis de son peuple. Telle est la patience de Dieu, tel
est le caractère de Christ. Mais non, Édom avait poussé, jusqu’à ses dernières
limites, la haine et l’outrage. S’associant aux déprédations, se réjouissant de
la calamité des fils de Juda, ouvrant la bouche toute grande pour injurier et
maudire son frère (cf. Ps. 35: 21) ; s’emparant de la ville, pillant les
biens, exterminant les réchappés, vendant comme captifs ceux qui étaient
demeurés de reste… Édom n’aurait pas dû faire toutes ces choses ;
maintenant il était trop tard !
(*) Combien cette version
adoptée, du reste, par nos anciens traducteurs, est préférable à celle de
certains traducteurs modernes !
Le même sentiment de
pitié miséricordieuse envers Édom se retrouve dans un autre passage :
l’oracle touchant Duma (Ésaïe 21: 11, 12). Aux versets 5-9 de ce chapitre
d’Ésaïe, le Seigneur a mis une sentinelle à Jérusalem pour voir ce qui allait
arriver. La sentinelle a une vision de la ruine de Babylone, indiquant que la
fin de la domination confiée aux Gentils est proche. Cette vision est rapportée
à Israël auquel elle est destinée. Voici qu’Édom se moque de ce que l’Esprit de
Dieu annonce : « Sentinelle, dit-il, à quoi en est la nuit ?
Sentinelle, à quoi en est la nuit ? » La sentinelle répond :
« Le matin vient, et aussi la nuit. » Le matin qu’attend la foi
d’Israël est près de paraître, mais aussi la nuit pour l’incrédule et le
moqueur ! « Si vous voulez vous enquérir, enquérez-vous »,
ajoute la sentinelle ; la certitude du jugement ne manquera pas. Édom est
donc inexcusable de ne pas avoir voulu s’enquérir. Alors il est dit :
« Revenez, venez ! » Jusqu’au dernier moment Dieu laisse encore
une porte ouverte à la repentance. Cette parole n’est-elle pas touchante ?
Comme elle s’accorde avec celle d’Abdias : « Tu n’aurais pas dû… tu
n’aurais pas dû ! » Devant le sort arrêté de Babylone, pourquoi
t’être associé avec elle ? N’aurais-tu pas dû séparer ta cause de la
sienne et comprendre que je reprends mes voies envers mon peuple et que la
chute de l’empire confié aux Gentils ouvre une ère nouvelle de bénédictions
pour Israël qui m’avait rejeté, mais qui maintenant « a reçu de la main de
l’Éternel le double pour tous ses péchés ? » (Ésaïe 40: 2.)
Voici l’ère des
bénédictions qui s’ouvre pour le peuple. Cette délivrance d’Israël ne peut
avoir lieu que par un jugement définitif et sans merci, à la suite du refus de
toutes ces nations d’entendre les paroles de grâce qui leur étaient
offertes : « Car le jour de l’Éternel est proche, contre toutes les
nations : comme tu as fait, il te sera fait ; ta récompense retombera
sur ta tête » (v. 15). La calamité et la détresse de Juda et de
Jérusalem indiquent que le jour de l’Éternel est proche. Le jour de
l’Éternel signifie partout, dans les prophètes, le jour du jugement qui précède
l’établissement du règne de Christ sur la terre. C’est « le jour du
Seigneur » annoncé dans le Nouveau Testament. Après s’être abattu sur
Israël dans « la grande tribulation » dont la chute de Jérusalem fait
partie, il faut que ce jour atteigne les nations (Édom en tête) qui ont fait
souffrir, martyrisé, asservi, foulé aux pieds l’ancien peuple de Dieu. Édom
devient ainsi l’exemple de la chute des nations dans « le jour de
l’Éternel », comme Babylone est l’exemple de l’effondrement de leur empire
pour faire place à l’empire universel de Christ, à la « grande montagne
qui remplit toute la terre » (Dan. 2: 35). Ce jour atteindra non seulement
Édom, mais toutes les nations ; ce sera un jour de rétribution
où il leur sera fait selon ce qu’elles ont fait au peuple de Dieu. Édom aura
pour récompense le jugement qui l’écrasera, mais ce jugement est universel et
la place qu’Édom y occupe sert d’illustration à tout le reste (Ésaïe 34: 2;
Abd. 15-17).
« Car, comme vous
avez bu sur ma montagne sainte, toutes les nations boiront
continuellement ; et elles boiront, et elles avaleront, et elles seront
comme si elles n’avaient pas été » (v. 16; cf. Jér. 49: 12).
Ces nations s’étaient
réjouies de leur victoire sur Jérusalem, oubliant qu’elles se trouvaient sur la
montagne sainte de l’Éternel, qui n’avait jamais abandonné ses promesses, en
dépit de la désobéissance de son peuple. Pour Dieu, Sion était toujours sa
montagne sainte. Pouvait-il l’oublier, Lui qui voulait « oindre son Roi
sur Sion, la montagne de sa sainteté » ? Quelle profanation de venir
s’enivrer au lieu même où le Roi de gloire allait se manifester, quand les
portes élèveraient leur tête et que les portails éternels se hausseraient pour
le laisser passer ! (Ps. 24). Édom et Babylone avaient bu là, mais Dieu
leur préparait, ainsi qu’à toutes les nations, une boisson continuelle et sans
répit. Elles boiraient, avaleraient, boiraient, avaleraient encore, la coupe de
la colère de Dieu. Elles disparaîtraient, anéanties, comme si elles n’avaient
jamais existé. « J’ai compris leur fin », dit le Psalmiste, lorsqu’il
entre dans les sanctuaires de Dieu : « Certainement tu les places en
des lieux glissants, tu les fais tomber en ruine. Comme ils sont détruits en un
moment ! Ils sont péris, consumés par la frayeur. Comme un songe, quand on
s’éveille, tu mépriseras, Seigneur, leur image, lorsque tu t’éveilleras »
(Ps. 73: 17-20).
« Et sur la montagne
de Sion il y aura délivrance ; et elle sera sainte, et la maison de Jacob
possédera ses possessions » (v. 17).
Cette montagne que les
nations, et particulièrement Édom le « profane », avaient profanée,
ne sera plus le lieu de l’esclavage et de la captivité, mais le lieu de la
délivrance. Alors il sera montré que Dieu peut la parer de sainteté, malgré
toutes ses souillures et celles dont les nations l’avaient chargée. Comment
Jérusalem, cet objet impur, peut-elle être rendue sainte ? Par le sang de
la Rédemption et de la même manière que chacun de nous individuellement. Le
vrai Israël sera racheté à toujours par le sang de l’Agneau, comme le peuple
fut jadis, en type, racheté d’Égypte. C’est aussi en vertu du sang versé sur
Sion, la montagne de la grâce, que la royauté sera établie à Jérusalem. Alors
« la maison de Jacob (Israël tout entier représenté par Juda) possédera
ses possessions. Alors se réalisera cette parole que David met dans la bouche
de Christ et dans la bouche d’Israël : « Sur Édom j’ai jeté ma
sandale… qui me mènera jusqu’en Édom ? Ne sera-ce pas toi, ô Dieu, qui
nous as rejetés, et qui n’es pas sorti, ô Dieu, avec nos armées ? »
(Ps. 108: 9-11). En ce jour Israël possédera
« ses possessions », rentrera pleinement dans son héritage
et dans les confins que le Seigneur lui avait assignés de tout temps (Jos. 1:
4).
« Et la maison de
Jacob sera un feu, et la maison de Joseph, une flamme ; et la maison
d’Ésaü sera du chaume ; et elles y mettront le feu et la dévoreront ;
et il n’y aura pas de reste de la maison d’Ésaü, car l’Éternel a parlé »
(v. 18).
On trouve ici la réunion
future, prédite par une foule de passages, des deux royaumes, divisés jadis à
la suite de l’infidélité de Salomon. Le bâton de Juda et le bâton de Joseph,
autrefois séparés, ne sont plus qu’un seul bois dans la main du Seigneur (Ézéch.
37: 15-17; Zach. 11: 7-14). La maison de Jacob (Israël représenté par Juda) la
maison de Joseph (Israël représenté par Éphraïm) auront une action commune.
Elles dévoreront Édom et n’y laisseront aucun Résidu. C’est le décret
de l’Éternel contre ce peuple profane qui l’a méprisé, contre ce peuple violent
dont la haine envers son frère a voulu s’emparer de l’héritage qui lui était
refusé et contrecarrer le propos arrêté de Dieu selon l’élection de grâce, à
l’égard de Jacob. Cette victoire des fils d’Israël sur Édom nous est décrite en
Ésaïe 11: 13, 14. Toutes les nations seront pillées à leur tour par le peuple
de l’Éternel, Édom en premier lieu. En Jér. 49: les captifs d’Ammon et de Moab,
seront rétablis, mais rien de semblable n’aura lieu pour Édom. Il en sera de
même des Philistins, quoique peut-être à un moindre degré (Amos 1: 8; Zach. 9:
7).
La destruction d’Édom par
Israël, doit être distinguée du jugement exercé sur lui par le Seigneur
lui-même. En Ésaïe 34: 1-8, il verse sa colère en Édom sur toutes les armées
des nations, quoique Édom lui-même y ait aussi sa part (v. 5). « C’est le
jour de la vengeance de l’Éternel, l’année des récompenses pour la cause de
Sion » (v. 8). En Ésaïe 63: 1-6, il s’agit des nations armées exterminées
par lui seul sur le territoire d’Édom. « Le jour de la vengeance
était dans mon coeur », dit le Seigneur, « et l’année de mes rachetés
était venue » (v. 4). En Apoc. 19: 11-16, le Seigneur sortant du ciel
ouvert, suivi des armées célestes, est seul à frapper les nations avec
l’épée à deux tranchants qui sort de sa bouche. En Apoc. 14: 19, 20, la même
vengeance tombe sur le peuple juif apostat en Palestine. Tous ces jugements,
c’est Lui seul qui les exerce. Sa victoire sur les armées des peuples est
suivie du jugement de la vallée de Josaphat, exécuté par Lui seul, moisson et
vendange à la fois (Joël 3, cf. Apoc. 14: 14-20). Enfin en Matt. 25: 31-46,
toutes les nations sont assemblées devant le fils de l’homme, assis sur le
trône de sa gloire, et c’est de nouveau Lui seul qui les
juge individuellement selon la manière dont elles ont traité ses
frères juifs, messagers de l’Évangile du royaume.
Le jugement d’Édom par
les fils d’Israël est beaucoup plus restreint. C’est de lui qu’il est
dit : « J’étendrai ma main sur Édom, et j’en retrancherai hommes et
bêtes, et j’en ferai un désert depuis Théman, et, jusqu’à Dedan, ils tomberont
par l’épée, et j’exercerai ma vengeance sur Édom, par la main de mon
peuple Israël » (Ézéch. 25: 12-14). En Abdias, ce jugement a lieu
exclusivement en vue de la possession de l’héritage dont Édom avait
voulu s’emparer. Toutes les allusions aux Macchabées, répétées si souvent par
des commentateurs qui ignorent le but et la portée de la prophétie, tombent
entièrement devant ce fait. Par la vengeance, Israël tout entier recouvre son
héritage, quand le jour de l’Éternel se lève, et que le Messie intervient en
faveur de son peuple restauré. C’est ainsi que : « La maison de
Jacob possédera ses possessions » et que « Ceux
du midi posséderont la montagne d’Ésaü, et ceux du pays plat les
Philistins ; et les fils d’Israël posséderont la campagne
d’Éphraïm et la campagne de Samarie ; et
Benjamin possédera Galaad » (v. 19).
Édom s’était emparé du
midi, faisant partie du territoire de Juda, lors de la calamité de ce dernier.
Maintenant c’est Juda, — « ceux du midi », — qui possède la montagne
d’Ésaü, ce mont de Séhir que Dieu avait défendu jadis à Israël de toucher,
quand Édom s’opposait au passage du peuple (Nomb. 20: 21), et que la patience
de Dieu n’était pas encore arrivée à son terme. L’Éternel avait autrefois
prononcé certaines bénédictions sur ce peuple par la bouche prophétique
d’Isaac, mais maintenant le terme de ces bénédictions était arrivé ; Édom
était désormais la propriété de Juda, terrain, sans doute, à jamais désolé,
mais qui restait en la terre le témoin des jugements de Dieu contre ses
ennemis. D’autres nations participeront à la bénédiction d’Israël, selon qu’il
est dit : « Béni soit l’Égypte, mon peuple, et l’Assyrie l’ouvrage de
mes mains, et Israël mon héritage » (Ésaïe 19: 25) ; Édom ne sera
jamais béni. Un sort semblable échoit aux Philistins. Cet ennemi permanent
d’Israël, habitant son territoire et occupant ses limites, ne subsistera pas.
Il fera partie du territoire promis par l’Éternel à Josué et que ce dernier
n’avait pas conquis en entier (Jos. 11: 16, 17). « Ceux du pays
plat posséderont les Philistins. » Ce terme semble comprendre
Benjamin et non pas Juda seulement car, selon la division du pays en Ézéch. 47
et 48, la Philistie tombera en héritage à ces deux tribus. D’autre part,
Benjamin s’étendra, par-dessus le Jourdain, jusqu’au territoire de Galaad. Au
reste, dans ces versets, il n’est pas question proprement d’un partage, mais de
montrer que désormais tout ce qui s’opposait à la libre possession du pays a
disparu, et qu’Israël forme un tout englobant les territoires ennemis et se
rejoignant d’une manière ininterrompue aux tribus situées au-delà du Jourdain,
et dont la position séparée avait si souvent entravé la manifestation de l’unité
du peuple.
« Et les captifs de
cette armée des fils d’Israël posséderont ce qui appartenait aux Cananéens
jusqu’à Sarepta, et les captifs de Jérusalem, qui avaient été à Sepharad
posséderont les villes du midi » (v. 20).
Le prophète continue à
décrire ici la prise de possession du pays dans les limites autrefois ordonnées
de Dieu. L’armée des dix tribus, transportée jadis, prendra possession du
territoire de la Sidonie jusqu’à Sarepta au nord. Cette contrée appartenait
jadis aux Cananéens et comprend le territoire de Tyr et le Liban. De même, le
prophète Zacharie, parlant du retour des armées de Juda et d’Éphraïm,
dit : « Je les ferai venir au pays de Galaad et au Liban, et il ne
sera pas trouvé assez de place pour eux » (Zach. 10: 10). Enfin les captifs
de Jérusalem qui avaient été à Sepharad (Sardes ?) posséderont les villes
du Midi. Le retour de ces captifs est décrit dans un passage de Zacharie :
« Quant à toi aussi (Sion), à cause du sang de ton alliance, je renverrai
tes prisonniers hors de la fosse où il n’y avait point d’eau. Revenez à la
place forte, prisonniers de l’espérance ! » (Zach. 9: 11, 12). C’est,
suivant le même prophète, de cette transportation que l’Éternel formera les
hommes forts qui combattront avec Lui et dont il fera son cheval de gloire dans
la bataille.
Tout ceci n’est pas,
comme en Ézéchiel, une description détaillée du territoire qui échoit à chaque
tribu, mais celle de l’extension du peuple, en sorte que les limites
primitivement assignées par les décrets divins et qu’en vertu de son infidélité
il n’avait jamais atteintes, lui soient définitivement assurées par la grâce de
Dieu. Cette nouvelle conquête de Son héritage par les mains de son peuple
Israël, semble précéder la répartition du territoire entre les tribus, et s’étend,
comme on le voit dans ce passage, au Midi, à l’Occident, au Nord et à l’Orient.
« Et des sauveurs
monteront sur la montagne de Sion pour juger la montagne d’Ésaü » (v. 21).
Quels sont ces
sauveurs ? Zach. 12: 6-8, nous renseigne sur ce point. Ce sont les chefs
de Juda qui, après avoir dévoré à droite et à gauche tous les peuples
d’alentour (voyez aussi Michée 5: 5), deviennent les juges et les législateurs
des nations. « En ce jour-là », dit le prophète, « l’Éternel
protégera les habitants de Jérusalem, et celui qui chancelle parmi eux sera en
ce jour-là comme David, et la maison de David sera comme Dieu, comme l’Ange de
l’Éternel devant eux » (Zach. 12: 8). À la bataille succédera le
gouvernement des nations, exercé sur la terre par Juda le législateur, par
Jérusalem, la maison de David et « le prince » (Ézéch. 48: 21), sous
le règne glorieux de Christ. Ces sauveurs dont le centre du gouvernement sera
Jérusalem jugeront « la montagne d’Ésaü ». Cette dernière, seul objet
du prophète Abdias, est mentionnée seule ici, mais comme nous l’avons vu, ce
prophète la considère comme le centre et le représentant de toutes les nations,
les réunissant aux jours de la fin pour y subir leur jugement. Ce jugement
ayant été exécuté, le centre du gouvernement est établi désormais à
Jérusalem dont Édom avait dit : « Rasez, rasez jusqu’à ses
fondements ! »
« Et le royaume sera
à l’Éternel » (v. 21).
Après les événements
préliminaires, énoncés dans cette prophétie : Édom trahi par ses alliés
d’un jour, dont il espérait faire les instruments de son ambition ; sa
dévastation par ces mêmes alliés qui appellent à leur aide les armées
d’Occident ; la vengeance exercée sur Édom par les maisons désormais
réunies de Juda et d’Israël ; le peuple de Dieu et les armées, captives autrefois,
prenant possession de tout son héritage ; l’établissement du gouvernement
des nations dans la ville du grand Roi, tout est prêt maintenant pour le
recevoir. Le royaume de Christ ne s’établira pas soudainement, comme par un
coup de théâtre, mais par une série d’actes déterminés à l’avance par la
sagesse, la justice et la miséricorde de Dieu. Par ces actes l’Éternel atteint
son but : l’oeuvre de repentance et de restauration dans le coeur de son
peuple, les jugements sur les nations, dernier appel à leur conscience, et qui
deviennent définitifs lorsque, la patience de Dieu ayant atteint ses limites,
tous ses efforts ont glissé sans l’entamer sur le coeur endurci de l’homme.
L’aurore est près de
paraître ; les derniers nuages se sont évanouis à l’horizon ; le
soleil de justice va se lever sur les collines éternelles ; il se lève, il
éclaire un paysage immense où tout est ordonné selon le coeur de Dieu, sous le
sceptre du Fils de sa droite, où le mal, à peine manifesté, est aussitôt réprimé ;
règne glorieux de mille ans tout rempli de la présence de l’Éternel et qui
précédera le jour de Dieu, le jour des nouveaux cieux et de la nouvelle terre,
où la justice habite !
SOURCE : http://www.bibliquest.net/HR/HR-ETUDES-at31-ABDIAS.htm
Plaque with Seated Prophet from a Reliquary Shrine:
Achapias (Obadiah), Gilded copper, champlevé enamel, 8,9 x 5,9, 1170, Cleveland Museum of Art
Also
known as
Abdia
Abdias
Abdis
15 Tobi (Coptic)
Profile
Old Testament prophet
whose writings are
dated between the 9th and 5th centuries before Christ. Outside of the text,
which announces the punishment of the enemies of Israel, nothing is known about
him.
Name
Meaning
servant of the Lord
Additional
Information
Book
of Saints, by the Monks of
Ramsgate
books
Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints
other
sites in english
New
American Bible – text of the Book of Obadiah
webseiten
auf deutsch
Vollständiges
Heiligen-Lexikon
sitios
en español
Martirologio Romano, 2001 edición
fonti
in italiano
MLA
Citation
“Obadiah the
Prophet“. CatholicSaints.Info. 1 May 2022. Web. 30 June 2026.
<https://catholicsaints.info/obadiah-the-prophet/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/obadiah-the-prophet/
Abdias (1550-1650), 168 x 127 mm plaatrand: 17,4 x 13,1.
illustratie uit: Corrozet, Gilles, Icones historiarum Veteris Testamenti. Inscriptions:
Vos ego Idumæos et Gentes argio : vobis ABDIAS. Nuntio luctisicum prouidus
interitum. (in de voorstelling: bovenaan, rondom het portret)
Inscriptions: 12. (in de voorstelling: onderaan, rechts)
Abdias
A Minor Prophet.
This name is the Greek form of the Hebrew 'Obhádhyah,
which means "the servant [or worshipper] of Yahweh".
The fourth and shortest of the minor prophetical books
of the Old
Testament (it contains only twenty-one verses) is ascribed to Abdias.
In the title of the book
it is usually regarded as a proper name. Some recent scholars, however, think
that it should be treated as an appellative, for, on the one hand, Holy
Writ often designates a true prophet under
the appellative name of "the servant of Yahweh",
and on the other, it nowhere gives any distinct information concerning the
writer of the work ascribed to Abdias. It is true that
in the absence of such authoritative information Jews and Christian traditions have
been freely circulated to supply its place; but it remains none the less a fact
that "nothing is known of Abdias; his family,
station in life, place of birth, manner of death, are equally unknown to
us" (Abbé Trochon, Les petits prophètes, 193). The only thing that may be
inferred from the work concerning its author is that he belonged to the Kingdom
of Juda. The short prophecy of Abdias deals almost exclusively
with the fate of Edom as is stated in its opening words. God has
summoned the nations against
her. She trusts in her rocky fastnesses, but in vain. She would be utterly
destroyed, not simply spoiled as by thieves (1-6). Her former friends and
allies have turned against her (7), and her wisdom shall fail her in this
extremity (8, 9). She is justly punished for her unbrotherly conduct
towards Juda when foreigners sacked Jerusalem and cast
lots over it (10-11). She is bidden to desist from her unworthy conduct
(12-14). The "day of Yahweh"
is near upon "all the nations", in whose
ruin Edom shall share under the united efforts of "the
house of Jacob" and "the house of Joseph"
(16-18). As for Israel,
her borders will be enlarged in every direction; "Saviours" shall
appear on Mount Sion to "judge" the Mount of Esau, and the
rule of Yahweh shall
be established (19-20).
Date of the prophecy of
Abdias
Besides the shortness of
the book of Abdias and its lack of a detailed title such as is usually prefixed
to the prophetical writings of the Old
Testament, there are various reasons, literary and exegetical,
which prevents scholars from agreeing upon the date of its composition.
Many among them (Keil,
Orelli, Vigouroux, Trochon, Lesêtre, etc.) assign its composition to about the
reign of Joram (ninth century B.C.). Their main ground for this position is
derived from Abdias's reference (11-14) to a capture of Jerusalem which
they identify with the sacking of the Holy
City by the Philistines and
the Arabians under Joram (2
Chronicles 21:16,17). The only other seizure of Jerusalem to
which Abdias (11-14) could be understood to refer would be that which occurred
during the lifetime of the prophet Jeremias and was effected
by Nabuchodonosor (588-587
B.C.). But such reference to this latter capture of the Jewish
capital is ruled out, we are told, by the fact
that Jeremias's description of this event (Jeremiah
49:7-22) is so worded as to betray its dependence on Abdias (11-14) as on
an earlier writing. It is ruled out also by Abdias's silence concerning the
destruction of the city or of the Temple which was carried
out by Nabuchodonosor,
and which, as far as we know, did not occur in the time of King Joram.
A second argument for
this early date of the prophecy is drawn from a comparison of its
text with that of Amos and Joel.
The resemblance is intimate and, when closely examined, shows, it is claimed,
that Abdias was anterior to both Joel and Amos.
In fact, in Joel
3:5 (Hebrews
3:5) "as the Lord hath said" introduces a quotation
from Abdias (17). Hence it is inferred that the prophecy of Abdias
originated between the reign of Joram and the time of Joel and Amos,
that is, about the middle of the ninth century B.C. The inference is said also
to be confirmed by the purity of style of Abdias's prophecy.
Other scholars, among
whom may be mentioned Meyrick, Jahn, Ackerman, Allioli,
etc., refer the composition of the book to about the time of the Babylonian
Captivity, some three centuries after King Joram. They think that the terms
of Abdias (11-14) can be adequately understood only of the capture
of Jerusalem by Nabuchodonosor;
only this event could be spoken of as the day "when strangers carried away
his [Juda's] army captive, and foreigners entered into his gates, and cast
lots upon Jerusalem"; as "the day of his [Juda's] leaving
his country . . . . the day of their [the children of Juda's]
destruction"; "the day of their ruin"; etc. They also admit that
Abdias (20) contains an implicit reference to the writer as one of the captives
in Babylon.
Others again, ascribe the
present book of Abdias to a still later date. They agree with the defenders of
the second opinion in interpreting Abdias (11-14) as referring to the capture
of Jerusalem by Nabuchodonosor,
but differ from them in holding that (20) does not really prove that the author
of the book lived during the Babylonian exile. They claim that a
close study of Abdias (15-21), with its apocalyptic features (reference to the
day of the Lord as being at hand upon all nations, to a restoration
of all Israel,
to the wonderful extent of territory and position in command which await
the Jews in God's
kingdom), connects necessarily the prophecy of Abdias with other
works in Jewish literature [Joel, Daniel, Zechariah
9-14] which, as they think, belong to a date long after the return
from Babylon.
These, then are the three
leading forms of opinion which prevail at the present day regarding the date of
composition of the book of Abdias, none of which conflicts with
the prophetical import of the work concerning the utter ruin of Edom at
a later date and concerning the Messianic times.
Sources
Phillippe, in Dict.
de la Bible; Selbie, in Hast., Dict. of Bible, s.v. Obadiah. Recent
Commentaries: Trochon (1883); Peters (1892); Perowne (1898); Nowack (1897).
Gigot, Francis.
"Abdias." The Catholic Encyclopedia. Vol. 1. New York: Robert
Appleton Company, 1907. 19 Nov. 2016
<http://www.newadvent.org/cathen/01030b.htm>.
Transcription. This
article was transcribed for New Advent by Hilary Ho Sang.
Ecclesiastical
approbation. Nihil Obstat. March 1, 1907. Remy Lafort, S.T.D.,
Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.
Copyright © 2026 by New Advent LLC.
Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.
SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/01030b.htm
Melozzo da Forlì, Obadiah, in the Sacristy of St. Mark, circa 1477,
Sailko, CC BY 3.0,
via Wikimedia Commons (photo: Public Domain)
What Every Catholic Should Know About Obadiah
Obadiah is a prophecy of
God’s coming judgment on the nation of Edom for its wrongs against Judah.
Jimmy Akin BlogsJanuary 29, 2018
A Short Book
Obadiah is only 21 verses
long, which makes it the shortest book of the Old Testament.
Because it’s so short, it
doesn’t contain as much data as other books, and that means we have less to
work with when answering important questions about it, like who wrote it and
when.
As a result, scholars
have taken a wide variety of positions on the book, and the debate has been
vigorous.
The Author
Obadiah doesn’t tell us
anything about its author except his name, and even that is uncertain, because
vowels can be added to the Hebrew letters in more than one way, so that it
either means “Worshipper of Yahweh” or “Servant of Yahweh.”
Obadiah was a very
common name in the Old Testament, and scholars think that the Obadiah who wrote
the book is not mentioned elsewhere. We know him only from his own book.
He apparently was a
prophet from the southern kingdom of Judah, for reasons we are just about to
see.
What Is This Book About?
Obadiah consists of a
single, sustained prophecy of God’s coming judgment on the nation of Edom for
its wrongs against Judah.
Edom was a kindred nation
to Israel. The latter was descended from the patriarch Jacob (aka Israel),
while the former was descended from his brother Esau (aka Edom).
The sibling rivalry
between Jacob and Esau are reflected in the subsequent history of the nations
that sprang from them, and they were often hostile toward each other—a
hostility made more bitter by the fact they regarded each other as kindred.
At one point, King David
conquered them (2 Sam. 8:14), but they later rebelled (2 Kings 8:22).
The Edomites lived in a
mountainous hill country to the south of Israel. But, in the 400s B.C., another
people—the Nabateans—invaded their territory and pushed them west (this will be
important later).
When Alexander the Great
conquered the area, the name Edom was Hellenized to become Idumea.
Relation to Other Books
In the Hebrew Bible,
Obadiah is part of the collected edition known as The Twelve (i.e., the 12
minor prophets).
At some point, someone
selected these 12 short works and put them together to form a whole.
The number 12 in this
case is significant: The compiler likely picked these 12 books out of a larger
body of prophetic writings in order to reflect the 12 tribes of Israel, and
thus a kind of wholeness.
The Twelve—in a certain
way—stand for the whole of the prophetic tradition, or at least the whole of
the lesser prophets God sent to his people.
There are also clear
links between Obadiah and other books. It contains passages which clearly echo
things said in other prophetic books.
This could mean:
Obadiah is quoting from
one or more other prophets (making his ministry later than theirs)
Other prophets are
quoting from Obadiah (making his ministry earlier than theirs)
The prophets are quoting
from a common (lost) prophetic tradition
God revealed the same
thing more than once
Each of these is
possible, and the parallel passages have to be assessed on a case-by-case
basis.
In doing so, the passages
that show the greatest degree of verbal similarity are most likely taken to
indicate some form of literary dependence. If the similarities of wording and
structure of the parallels are extensive, it suggests option 1 or 2.
The most significant
parallel is between Obadiah 1-9 and Jeremiah 49:7-16. The two passages
extensively share themes and wording, suggesting that one author is writing
with direct knowledge of the other.
But who’s cribbing? Is
Obadiah copying Jeremiah or the other way around?
Various factors, which we
will cover below, suggest that Jeremiah is the earlier text, and Obadiah is
writing in light of it.
Date
The date of the book is
highly debated, with some scholars placing it as early as the ninth century
B.C. (i.e., the 800s) and as late as the fourth century B.C. (i.e., the 300s).
Both of these extremes
are unlikely, and we will look at the date of the book further as we proceed.
The Prophecy Begins (v.
1)
The book begins as
follows:
The vision of Obadiah.
Thus says the Lord GOD
concerning Edom:
We have heard tidings
from the Lord, and a messenger has been sent among the nations: “Rise up! let
us rise against her [i.e., Edom] for battle!”
The opening phrase—“the
vision of Obadiah”—could mean that Obadiah only had this one vision or that
this was the most significant vision of his ministry.
The latter possibility
seems more likely since, if Obadiah only had a single vision in his whole
career as a prophet, it would be less likely that this vision would become
well-known enough to stand out against other revelations of the time and be
included in The Twelve.
There were many minor
prophets in this historical period—including many mentioned in Scripture whose
works were not included in the Bible—and the fact Obadiah achieved such high
status suggests that the prophet in question had a more substantial career,
even if this was his principal (or only) literary work.
What we have is thus
Obadiah’s most important vision, and possibly the only one that was ever
committed to writing.
In Obadiah, God announces
a coming judgment: A coalition from “among the nations” will rise up to do
battle against Edom.
Taking the verse in a
straightforward sense, word has already spread that the nations are gathering
against Edom (“we have heard . . . a messenger has been sent among the
nations”).
This suggests that the
book was written after the attack (or preparations for it) were in motion but
before its final outcome was accomplished.
The Predicted Outcome (v.
2)
The next verses announces
what the outcome of the invasion will be: God will make Edom “small among the
nations” with the result that it “shall be utterly despised.”
Smallness can be
understood in terms of numerical size (depopulation), loss of influence
(economic or political), or both.
In the ancient world,
loss of these forms of status resulted in contempt. Numerically large,
economically powerful, and politically influential nations despised numerically
small, economically weak and politically impotent ones.
Edom’s Self-Deception
(vv. 3-4).
God now reveals the
arrogant self-deception that accompanies Edom’s fall.
The Edomites have prided
themselves on the natural defenses their homeland has: They “live in the clefts
of the rock” and their “dwelling is high.”
Having the high ground
has always been a military advantage, which is why fortresses are often built
on hills and why defensive structures are built with high walls: It is easier
to project force down onto an attacker than up onto a
target.
Various cities in Edom
also could only be reached through narrow, winding passes with stone walls on
both sides (i.e., “the clefts of the rock”). (There is also a mocking pun here;
the Hebrew word for “rock”—sela‘—sounds like the name of the Edomite capital
city, Sela. More puns will follow.)
In view of the
inaccessible heights they occupied, the Edomites thus reasoned, “Who will bring
me down to the ground?”
The answer is: Yahweh
will. In fact, he had done so before, when David conquered the Edomites, so
their homeland is not an impregnable fortress.
The prophet thus
declares, poetically, “Though you soar aloft like the eagle, though your nest
is set among the stars, then I will bring you down, says the Lord” (v. 4).
Edom’s Treasures Lost
(vv. 5-6)
Obadiah describes the
extent of the economic devastation that Edom will suffer by making two
comparisons.
First, he notes that if
thieves or plunderers suddenly strike a location, they will only steal what
they can carry off with them.
Second, he notes that
when grape gatherers harvest a vineyard, they inevitably leave behind some of
the fruit.
By contrast, those who
attack Edom will defeat it so thoroughly that they have time to make a thorough
search for anything valuable. Edom’s treasures will be “sought out” and carted
off, leaving the natives destitute.
Betrayed by Allies (v. 7)
In the ancient world,
alliances could change suddenly, and this has happened to Edom.
The prophet declares how
the nation’s own allies have deceived it and set a trap for it—something which
they had not expected and which seemed to make no sense to the Edomites (“there
is no understanding of it”).
This surprise reversal of
affairs thus brings about a bitter defeat for the Edomites as their former
confederates prevail against them.
The Wise and the Mighty
Destroyed (vv. 8-9)
God indicates that “on
that day” (i.e., when Edom is attacked and defeated), he will “destroy the wise
men out of Edom”—a phrase which is poetically paralleled with the statement
that he will destroy “understanding out of Mount Esau.”
“Mount Esau” is more
wordplay. There was a famous mountain in Edomite territory known as Mount Seir
(Gen. 36:8-9, Ezek. 35:2-3), and the prophet has rearranged the first two
Hebrew letters of “Seir” (sin and ayin) to make it “Esau,” the
patriarch from whom the Edomites descended.
Edomites had a reputation
for being wise (cf. Jer. 49:7), and the loss of their wise men would be bitterly
ironic.
The fundamental message
here is that Edom’s wisemen—i.e., its leaders—will be killed, resulting in its
army being “decapitated” in modern terms. As a result of this loss of
leadership, its army will be disorganized and its mighty men “shall be dismayed”
and will be “cut off by slaughter.” The death of the wise thus leads to the
death of the mighty.
This passage invokes
“Teman,” who was originally a grandson of Esau (Gen. 36:10-11). However by
Obadiah’s time, his name had been given to either a city or a region within
Edom (Ezek. 25:13, Amos 1:12).
The Cause Revealed (vv.
10-14)
The prophet now reveals
the cause of Edom’s misfortunes: They are being betrayed by their allies
because they first betrayed their own kinsmen in Judah. Calamity is coming upon
them “for the violence done to your brother Jacob” (v. 10).
Obadiah speaks of an
earlier time when strangers carried off Jacob’s wealth and entered Jerusalem’s
gates. This is a probable reference to the Babylonian conquest of Jerusalem.
Instead of acting like kinsmen on that day, the Edomites refused to help and
acted like foreigners (v. 11).
Worse, they undertook a
series of positively hostile actions toward their Judahite kinsmen. In the day
of Jacob’s calamity, the Edomites gloated, rejoiced and boasted (v. 12), they
entered Jacob’s gates and looted (v. 13), and they stood at the crossroads to
“cut off” (intercept? kill?) Judahite fugitives and “deliver up” those who
survived the Babylonian assault (v. 14).
Precisely what is meant
by the reference to Edomites entering Jacob’s gates and looting is unclear.
Edom did not have the power to overcome Jerusalem by itself, which is why their
allies (the Babylonians) are presented as the active agents in the siege of
Jerusalem.
Consequently, some have
proposed (1) that the Edomites assisted the Babylonians with the
siege or (2) that they entered and looted after the Babylonians were
finished with their own looting or (3) that they attacked and looted
other Jewish settlements but not Jerusalem itself.
Judgment on the Nations
(vv. 15-16)
Obadiah announces that
“the day of the Lord is near upon all the nations.”
In the New Testament, the
phrase “the day of the Lord” is associated with the end of the world (cf. 1
Cor. 5:5, 2 Cor. 1:14, 2 Pet. 3:10, etc.). However, in the Old Testament it has
a much wider range of usage.
Most fundamentally, “the
day of the Lord” refers to a time when Yahweh decisively intervenes in the
affairs of men—either to carry out a blessing or a curse.
Notice that the day of
the Lord in this case is said to be “near” and “upon all the nations.” In other
words: God will soon mete out justice to the nations that have harmed Judah.
Obadiah thus declares to
the nations, “As you have done, it shall be done to you, your deeds shall
return on your own head.”
He then uses the
metaphorical image of drinking both to signify what the nations have done wrong
and how judgment shall be brought upon them. He first alludes to how the
nations “have drunk upon my holy mountain” (i.e., Mount Zion in Jerusalem) and
predicts that they will drink further: “all the nations round about shall
drink.”
This continued drinking
shall become the means of their own punishment, for “they shall drink, and
stagger, and shall be as though they had not been.” The image is of a person
who starts drinking and proceeds to get so drunk that he passes out and dies.
What does the image of
drinking signify in this passage? It could be violence: The nations indulged in
violence on Mount Zion, and they will keep indulging in violence until they are
overcome by it. In that case, the thought would essentially mirror Jesus’
warning that those who live by the sword will die by the sword (Matt. 26:52).
However, there is another
possibility. Drinking is also used as a metaphor for judgment, and the thought
here may be that the nations executed judgment on Judah for its sins, but now
they will experience judgment for their own sins.
This may reflect a
thought elsewhere in the minor prophets—that God was only a little angry with
his people and that the nations he used to punish them went too far and sinned
by inflicting too much damage (Zech. 1:15).
Mount Zion Restored (vv.
17)
Although the nations will
experience violent destruction, God assures his people that “in Mount Zion
there shall be those that escape”—a surviving remnant will be left.
Furthermore Mount Zion
“shall be holy”—a prediction of the restoration of the Temple.
And God’s people will
reclaim their homeland, for “the house of Jacob shall possess their own
possessions.”
Here “the house of Jacob”
could be restricted just to the southern kingdom of Judah or it could refer to
the entire family of Jacob, including Judah along with the northern kingdom of
Israel.
Israel’s Military Might
(v. 18)
Here we are told that the
house of Jacob will be a fire and the house of Joseph a flame.
Joseph was one of Jacob’s
most prominent sons and the patriarch of the tribes of Ephraim and Manasseh,
who were dominant in the northern kingdom of Israel. “The house of Joseph” thus
refers to the northern kingdom.
In contrast, “the house
of Jacob” could be used either to refer to the southern kingdom or to both
kingdoms. Regardless of whether “the house of Jacob” is here used in the more
restrictive sense, both kingdoms are clearly under discussion.
The fact they are said to
be fire and flame indicate that they will have military might and will be used
to punish the Edomites for their transgressions, for “they shall burn them and
consume them.”
Obadiah then concludes
that—in contrasts to the houses of Jacob and Joseph—“there shall be no survivor
to the house of Esau.”
This is a case of
hyperbole. Edom will not be fully destroyed, for the prophecy began merely by
saying that Edom will be made small (v. 2), and it will end by saying that
God’s people will end up ruling Mount Esau (v. 21).
Territorial Expansion
(vv. 19-20)
Obadiah now covers in
more detail the people’s recovery of their land predicted in v. 17. To
understand this, we need to grasp several geographical terms:
The Negeb: A desert
region in the south of Israel, near Edom.
The Shephelah: A lowland
or foothills region bordering the land of the Philistines.
The land of the
Philistines: Part of the coast of Israel that had been conquered by the
invading sea people, the Philistines.
The land of Ephraim:
Specifically, the territory of the tribe of Ephraim, but more generally the
whole of the northern kingdom of Israel.
The land of Samaria:
Another way of referring to the northern kingdom, which had Samaria as its
capital city.
Gilead: A region on the
east side of the Jordan river, originally occupied by the Hebrew tribes of
Manasseh, Reuben and Gad.
Halah: A region in
Assyria where some Israelites had been deported (2 Kings 17:6).
Phoenicia (lit., “Canaan
up to Zarephath”): A coastal region to the north of Israel.
Zarephath: A city in the
southern part of Phoenician territory, between Tyre and Sidon. This territory
was within the ideal limits of the tribe of Asher’s territory (Josh. 19:24-29).
Sepharad: Most likely, a
Median city where some Hebrews had been deported, though also possibly Sardis
in Asia Minor.
With these terms in mind,
we can understand how Obadiah describes God’s people reclaiming their land.
Jews who have been forced
to live in the Negeb desert will come to control Edomite territory (“Mount
Esau”), while those in the Shephelah lowland will recapture the territory taken
by the Philistines, as well as the rest of the territory of the northern
kingdom (the land of Ephraim/Samaria).
Scholars have generally
thought that the last part of v. 19 contains a textual corruption. Benjamin was
a tribe in the southern kingdom of Judah and had no historic claim on Gilead.
Hypothetically, this
could indicate an expansion into new territory, but most interpreters have seen
it differently and proposed alternate readings. One suggestion is that it
refers to the retaking of parts of both Benjamin’s traditional
territory and Gilead (Douglas Stuart, Word Biblical
Commentary at v. 19). There are also other suggestions.
The beginning of v. 20 is
understood in different ways. In the RSV, it speaks of “the exiles in Halah who
are of the people of Israel” taking territory that rightfully belonged to Asher
(Phoenicia as far as Zarephath).
However, the Hebrew of
this verse is notoriously hard to translate, and others render the verse
differently. One alternative is “the exiles in this army who are of the people
of Israel.”
Either way, the first
half of the verse refers to returning exiles from the northern kingdom retaking
land that is rightfully theirs. By contrast, the second half of the verse
speaks of returning exiles from the southern kingdom doing the same thing.
Thus it says that “the
exiles of Jerusalem who are in Sepharad” will take the cities in the Negeb.
In this effort, God’s
people are retaking land that is properly theirs—and that was once part of
their land in David’s time.
The one possible
exception is the reference to the inhabitants of the Negeb taking “Mount
Esau”—i.e., Mount Seir. The status of Judah’s claim to this territory is
unclear.
On the one hand, Deuteronomy
2:4-5 assigns Mount Seir to the Edomites as their rightful territory. On the
other hand, Judah’s ideal border is said to extend to Mount Seir (Josh. 15:10).
Balaam also prophesied
that Israel would dispossess Seir (Num. 24:17), and the principle of retributive
justice is in play here: Edom took Judean territory, so Judah can legitimately
take Edomite territory.
It also should be pointed
out that the reference to the Judeans “possessing” Mount Esau does not
necessarily mean annexing it to their territory. The Hebrew verb (yarash) has a
variety of meanings, and it could simply refer to having military victory over
it or reducing it to the status of a client state.
The Kingdom Shall Be the
Lord’s (v. 21)
The final verse of the
book refers to a group of people who “shall go up to Mount Zion.”
In many translations,
this group of people are described as “saviors” or “deliverers”—the idea being
that they are mighty men through whom God provides deliverance from enemies.
However, other
translations describe this group as “those who have been saved.”
Both groups have been
mentioned before, with mighty military men being in focus in vv. 18-20 and with
surviving exiles mentioned in vv. 17 and 20.
Whichever way the verse
should be translated, it says that this group will “go up to Mount Zion to rule
Mount Esau”—i.e., the Edomites will become subject to God’s people.
The book concludes with
the affirmation that “the kingdom shall be the Lord’s”—that is, God will be in
control of all, and his people can look forward to his just and merciful reign.
Dating the Book of
Obadiah
Now that we have reviewed
the contents of Obadiah, we are in a better position to address the
controversial question of its date.
While we can’t be certain
on this issue and other dates—both earlier and later are possible—the following
seems to be the most reasonable option.
The earliest possible
date for the work is the Babylonian conquest of Jerusalem. Obadiah speaks of
there being exiles from both Israel and Jerusalem (v. 20), indicating that it
took place after the Assyrian conquest of Israel in 723 B.C. and the Babylonian
conquests of Jerusalem in 605 and 597 B.C.
The latter conquests are
the only ones in which the Edomites are known to have played a role (see Psa.
137:7, Lam. 4:18-22, Ezek. 25:12-14, 35:5, 15; cf. 1 Esd. 4:45).
The latest possible date
for the book would be the betrayal and conquest of Edom by its allies (vv. 1,
7), and in particular by the Babylonians.
This event is not
recorded in the Bible but it is found in Babylonian records, which indicate
that the last full king of Babylon—Nabonidus—undertook a military expedition
against Edom in late 553 B.C (see Paul Raabe, Anchor Yale Bible: Obadiah,
54-55).
The probable date for
Obadiah is thus sometime between 597 and 553 B.C.—and probably closer to the
latter date since v. 1 seems to indicate that the campaign against Edom is
already in preparation.
Obadiah thus seems to be
later than the prophecy of Jeremiah, who ceased prophesying shortly after the
conquest of Jerusalem in 597 B.C.
The Fulfillment of
Obadiah’s Prophecies
Beyond the betrayal of
Edom by its former allies, Obadiah also predicts:
the day of the Lord to
repay the nations for their misdeeds (v. 15)
that exiles of Israel and
Judah will return (v. 20),
that they will reclaim
their former territories (vv. 17-19)
that they will defeat and
of Edom (v. 18, 21).
The Day of the Lord
The first of these is
often taken to be a reference to an eschatological event, where God metes
judgment to all the nations all at once, but this is an unnecessary
supposition.
Given its context, the
passage is most naturally understood to mean that whenever a nation
commits wrongs (and in particular, against God’s people), the Lord will soon
bring them to justice—a phenomenon we see played out repeatedly in Scripture.
The Return of the Exiles
The exiles of Judah began
to return in the 530s B.C., during the reign of Cyrus the Persian (2 Chr.
36:22-23, Ezr. 1:1-11).
The return of exiles from
Israel requires more study to document:
We do have indications
that many natives of the northern kingdom remained in their land at the time of
the Assyrian Captivity (Amos 5:1-3, cf. 2 Chron. 34:1-6). This is to be
expected since no deportation is likely to completely depopulate a land,
especially in the less-efficient ancient world. Almost certainly, any
deportation would involve removing the citizens with higher social status while
leaving behind the small and the weak (cf. 2 Kings 24:14).
We also have indications
that, later on, God’s people included members who were descended from the
northern tribes (Luke 2:36), and that the overall community regarded itself as
still having 12 tribes (Acts 26:7, Jas. 1:1).
While the Bible documents
that there were Israelites still living in Palestine after the fall of the northern
kingdom, it is harder to document a return of some of these exiles.
Nevertheless, the
Chronicler speaks of the time when—after “Judah was taken into exile in Babylon
because of their unfaithfulness”—the exiles began “to dwell again in their
possessions in their cities,” and he remarks that “some of the people of Judah,
Benjamin, Ephraim, and Manasseh dwelt in Jerusalem” (1 Chron. 9:1-3; cf. Ezra
6:17, 8:35). Ephraim and Manasseh were two of the northern tribes, and they
were so prominent among them this passage likely uses them as symbols of the
entire northern confederation.
Josephus also mentions a
return of northerners. First, he records that members of these northern tribes
were living in Media (Jewish Antiquities 9:14:1[278-279]). He later
recounts the letter in Cyrus’s successor Xerxes (aka Artaxerxes,
Ahasuerus) commissioned the scribe Ezra to take others and return to Jerusalem
(Ezra 7). Josephus notes that Ezra had this letter read to his coreligionists
in Media and that, although the majority stayed there, “many” rejoiced at the
prospect of returning to their homeland and did so, coming first to Babylon to
join Ezra’s company of returnees (Jewish Antiquities 11:5:2[132-133]). He
thus records a body of Israelites returning with the Judahites at the time of
Ezra.
We also know of later
travel by Median Israelites to Judah and Jerusalem. Indeed, it was common in
the Second Temple period for pilgrims from Media to come to Jerusalem for the
festivals (cf. Acts 2:9). Some of these travelers undoubtedly would have
decided to resettle in their homeland.
Returns of these kinds
may be seen as fulfilling Obadiah’s and the other prophets’ predictions of
Israelite exiles returning. (For more on the status of these tribes, see
Richard Bauckham, Gospel Women, ch. 4).
Reclaiming the
Territories
This occurred over a
period of time as exiles came back to the land, and it culminated after the
Maccabees began their rebellion, which threw off foreign government and
re-established an independent Jewish state.
For example, Gilead was
conquered by Judah Maccabee (1 Macc. 5:24-52), and the land of the Philistines
was included in the coastal area given to Simon Maccabee to govern (1 Macc.
11:59).
Judgment on Edom
This judgment received at
least a partial fulfillment in the time of Judah Maccabee, who defeated “the
sons of Esau in Idumea” (1 Macc. 5:3).
There was a complete
conquest of the Edomites in 125 B.C. by the Jewish ruler John Hyrcanus, who
then required them to convert to Judaism or leave their land. They chose the
former (Josephus, Jewish Antiquities 13:9:1[257-258]). This is why
Herod the Great—an Idumean—could become the king of the Jews in Jesus’ time.
New Testament and
Christological Significance
The book of Obadiah is so
short that it is not quoted in the New Testament, and the fact its prophecies
are so specific to Edom means that their literal fulfillment lies in the past.
However, with regard to
the spiritual sense of the text, various interpreters have seen Edom as a
symbol of evil and have thus understood the book as containing a typological
prophecy of the ultimate defeat of evil.
In particular, the
statement in the book’s final verse that “the kingdom shall be the Lord’s” has
been taken as a prophecy of the Lord’s ultimate conquest of all evil in the final
kingdom of Christ.
Jimmy Akin Jimmy
was born in Texas and grew up nominally Protestant, but at age 20 experienced a
profound conversion to Christ. Planning on becoming a Protestant pastor or
seminary professor, he started an intensive study of the Bible. But the more he
immersed himself in Scripture the more he found to support the Catholic faith.
Eventually, he entered the Catholic Church. His conversion story, “A Triumph
and a Tragedy,” is published in Surprised by Truth. Besides being an
author, Jimmy is the Senior Apologist at Catholic Answers, a contributing
editor to Catholic Answers Magazine, and a weekly guest on “Catholic
Answers Live.”
SOURCE : https://www.ncregister.com/blog/what-every-catholic-should-know-about-obadiah
James Tissot (1836–1902), Obadiah, circa
1900
Saints of the Old
Testament: St. Abdias, prophet
Today, the traditional
Roman Martyrology's roll of saints commences with the heavenly birthdays of
three Christian saints. The fourth name in this day's roll of holy witnesses,
however, is that of another saint of the Old Testament, as
we see here:
This Day, the Nineteenth
Day of November
At Marburg, in Germany,
the demise of St. Elizabeth, widow, daughter of Andrew, king of Hungary,
of the Third Order of St. Francis. After a life passed in the performance of
pious works, she went to Heaven, having a reputation for miracles.
The same day, the
birthday of St. Pontian, Pope and martyr, who, with the priest Hippolytus,
was transported to Sardinia, by the emperor Alexander, and there, being
scourged to death with rods, consummated his martyrdom. His body was conveyed
to Rome by the blessed Pope Fabian, and buried in the cemetery of
Callistus.
At Samaria, the holy prophet Abdias.
St. Abdias -- that is, Obadiah (Hebrew Obadyah, "servant of the
Lord") -- was a prophet of the Old Testament, author of the Prophecy of
Abdias, which is the fourth book of the 12 Minor Prophets. His book is the
shortest in the Old Testament, consisting of but a single chapter of only 21
verses. The book's own title for itself is "The Vision of Abdias,"
and what the holy prophet saw in his vision was divine wrath and humiliation
visited upon the nation of Edom as well as the vindication and restoration of
Israel. Through Abdias, God warns the Edomites -- who were descendants of
Esau, older brother of Jacob, father of the Israelites -- that when He takes
action to punish Israel for their wickedness and disobedience, they should not
celebrate the downfall of the Jews, nor opportunistically aid in the plunder and
spoiling of Jerusalem. On the contrary, the calamities that were to befall
Israel would also bring about Edom's ruin (for Nabuchodonosor attacked Edom
just a few years after he destroyed Jerusalem) -- and then in turn God would
restore Israel and then wield the nation of Israel as a weapon of his wrath
against the children of Esau, so that "there shall be no remains of the
house of Esau, for the Lord hath spoken it." This prophecy was
fulfilled in the days of the Hasmonaean priest-kings, who subjugated the
Idumeans (that is, the Edomites) and compelled them to become Jewish
proselytes, after which the Edomite people ceased to exist, being absorbed by
their cousins the Israelites. The Book of Abdias culminates with a Messianic
vision of salvation in Mount Sion, when "Saviours shall come up into mount
Sion to judge the mount of Esau: and the kingdom shall be for the Lord."
Beyond the historical sense of this vision, of course, the prophet's words
about Israel have the fullest application in allegorical reference to the
Church, which is the kingdom that is for the Lord, and the words about Edom
apply allegorically to the Church's enemies throughout the ages.
Of St. Abdias himself, there is virtually nothing that is certainly known --
though tradition has much to say. From his book we know his name, but the book
contains no biographical details, and his vision affords little that might
enable a student of Holy Scripture to determine when the prophet may have
lived. One may consult the old Catholic Encyclopedia to
learn of the opinions that Catholic commentators and critics have offered
regarding the identity and historical setting of St. Abdias. Leaving aside the
prophet St. Abdias, a total of 12 men named "Obadiah" appear in the
historical and genealogical writings of the Old Testament. However, ancient
Jewish and Christian tradition has only ever identified one of them as the
prophet of that name: an official who served as the royal steward of King Achab
of Israel during the 800s B.C., as is told in III Kings 18:1-16
After many days the word
of the Lord came to Elias, in the third year, saying: Go and shew thyself to
Achab, that I may give rain upon the face of the earth. And Elias went to
shew himself to Achab, and there was a grievous famine in Samaria. And
Achab called Abdias the governor of his house: now Abdias feared the
Lord very much. For when Jezabel killed the prophets of the Lord, he took
a hundred prophets and hid them by fifty and fifty in caves, and fed them with
bread and water. And Achab said to Abdias: Go into the land unto all
fountains of waters, and into all valleys, to see if we can find grass, and
save the horses and mules, that the beasts may not utterly perish. And they
divided the countries between them, that they might go round about them: Achab
went one way, and Abdias another way by himself. And as Abdias was in the
way, Elias met him: and he knew him, and fell on his face, and said: Art thou
my lord Elias? And he answered: I am. Go, and tell thy master: Elias is
here. And he said: What have I sinned, that thou wouldst deliver me thy
servant into the hand of Achab, that he should kill me? As the Lord thy
God liveth, there is no nation or kingdom, whither my lord hath not sent to
seek thee: and when all answered: He is not here: he took an oath of every
kingdom and nation, because thou wast not found. And now thou sayest to
me: Go, and tell thy master: Elias is here. And when I am gone from thee,
the spirit of the Lord will carry thee into a place that I know not: and I
shall go in and tell Achab, and he not finding thee, will kill me: but thy
servant feareth the Lord from his infancy. Hath it not been told thee, my lord,
what I did when Jezabel killed the prophets of the Lord, how I hid a hundred
men of the prophets of the Lord, by fifty and fifty in caves, and fed them with
bread and water? And now thou sayest: Go, and tell thy master: Elias is
here: that he may kill me. And Elias said: As the Lord of hosts liveth,
before whose face I stand, this day I will shew myself unto him. Abdias
therefore went to meet Achab, and told him: and Achab came to meet Elias.
In The
Lives of the Prophets, a Jewish work written in the first century A.D., the
holy prophet St. Abdias is identified as a pupil of the great prophet St.
Elias, and is spoken of in such terms that it is clear the author of this
compilation of ancient Jewish tradition agreed with the later tradition
attested in rabbinical writings -- that King Achab's steward Abdias was none
other than the prophet who wrote the Book of Abdias. According to this
work,
He was from the region of
Shechem, of the field of Beth-hakkerem. He was a pupil of Elijah, and
having done much in his service he was saved from death by him. He was
that third captain of fifty whom Elijah spared, and went down with him to
Ahaziah. Afterward, leaving the service of the king he became a prophet, and
upon his death he was buried with his fathers.
"Saved from death by
him" refers to the events of III Kings 18:1-16. As for the reference to
"that third captain of fifty whom Elijah spared," that is the episode
found in IV Kings 1:9-15. Similarly, rabbinic tradition maintains that Achab's
steward Abdias remained in the service of the kings of Israel until the reign
of Ochozias, son of Achab, after which he became a prophet. If this traditional
identification is correct, then it could be that in verse 11 of the Book of Abdias,
the prophet was alluding to the sack of Jerusalem during the reign of wicked
King Joram of Judah (who was a contemporary of Ochozias and Joram, the sons and
successors of Achab), of which we read in II Paralipomenon 21:16-17. Others
believe, however, that verse 11 refers to the Fall of Jerusalem in 587 B.C. --
but we need not (and indeed ought not) think that St. Abdias was speaking of a
past event, for he was uttering the words of his vision, and thus would have
been foreseeing Jerusalem's sack, whether in Joram's reign or in that of
Sedecias. In any case, the Roman Martyrology's brief statement that St. Abdias
died at Samaria, the royal citadel of the dynasty of King Omri, father of
Achab, is no doubt an allusion to the ancient traditional identification of the
prophet Abdias as Achab's steward of that name.
Another ancient Jewish writing from around the same period as The Lives of
the Prophets was IV Esdras, an apocryphal work found in an appendix to the
Latin Vulgate Bible, one that was held in high regard by many Fathers and
Doctors of the Church. The book's first chapter decries the unfaithfulness of
the nation of Israel and proclaims that the disobedient Israelites would be
dispossessed, superseded by "a people that shall come; which not having
heard of me yet shall believe me; to whom I have shewed no signs, yet they
shall do that I have commanded them. They have seen no prophets, yet they shall
call their sins to remembrance, and acknowledge them." (IV Esdras 1:35-36)
The book then looks to a time when the "people that shall come"
(penitent Gentiles) would receive the Jewish Patriarchs and the 12 Minor
Prophets -- including St. Abdias -- as their own leaders:
And now, brother, behold what glory; and see the people that come from the east: Unto whom I will give for leaders, Abraham, Isaac, and Jacob, Oseas, Amos, and Micheas, Joel, Abdias, and Jonas, Nahum, and Abacuc, Sophonias, Aggeus, Zachary, and Malachy, which is called also an angel of the Lord.
All ye holy patriarchs and prophets,
Pray for us!
SOURCE : https://rorate-caeli.blogspot.com/2016/11/saints-of-old-testament-st-abdias.html
Russian
icon of Prophets Amos and Obadiah, 18th century.
Prophet Obadiah (Abdia)
Commemorated on November 19
The holy Prophet Obadiah
[or Abdia] is the fourth of the Twelve Minor Prophets, and he lived during the
ninth century B.C. He was from the village of Betharam, near Sichem, and he
served as steward of the impious Israelite King Ahab. In those days the whole
of Israel had turned away from the true God and had begun to offer sacrifice to
Baal, but Obadiah faithfully served the God of Abraham, Isaac and Jacob in
secret.
When Ahab’s wife, the
impious and dissolute Jezebel, hunted down all the prophets of the Lord
(because of her quarrel with the Prophet Elias), Obadiah gave them shelter and
food (3/1 Kgs 18:3 ff). Ahab’s successor King Okhoziah [Ahaziah] sent three
detachments of soldiers to arrest the holy Prophet Elias (July 20). One of
these detachments was headed by the holy Prophet Obadiah. Through the prayer of
the Prophet Elias, two of the detachments were consumed by heavenly fire, but
Obadiah and his detachment were spared by the Lord (4/2 Kgs 1).
From that moment Obadiah
resigned from military service and became a follower of the Prophet Elias.
Afterward, he himself received the gift of prophecy. The God-inspired work of
the Prophet Obadiah is the fourth of the Books of the Twelve Minor Prophets in
the Bible, and contains predictions about the future salvation of the Gentiles
(Vs. 15) and that the Savior would come forth from Sion (Vs. 17). The holy
Prophet Obadiah, whose name means servant (or worshipper) of the Lord, was
buried in Samaria.
In iconography, the
Prophet Obadiah is depicted as a grey-haired old man with a rounded beard. His
scroll reads: “In that day, saith the Lord, I shall destroy the wise men out of
Idumea.”(Obadiah 8).
SOURCE : https://www.oca.org/saints/lives/2013/11/19/103326-prophet-obadiah-abdia
OBADIAH
By: Emil
G. Hirsch, Schulim
Ochser, Executive
Committee of the Editorial Board., Jacob
Zallel Lauterbach
The name of thirteen
different persons mentioned in the Bible. As vocalized in the Masoretic text,
it means "worshiper of Yhwh." 1. Head steward to King Ahab
of Israel. At the time of the persecution of the prophets of Yhwh by Jezebel,
Obadiah succeeded in concealing one hundred of them in caves (I Kings xviii.
4-6). During the great famine he was sent by Ahab to search for food. He met
the prophet Elijah, and brought Ahab the message that the famine was at an end
(ib. 6 et seq.). 2. A descendant of Jeduthun (I Chron. ix.
16). 3. One of the grandchildren of the last king, Jeconiah (ib. iii.
21). 4. A descendant of the tribe of Issachar, and one of David's
heroes (ib. vii. 3). 5. A descendant of Saul (ib. viii. 38,
ix. 44). 6. A Gadite, the second in the list of David's heroes who
joined him in the desert before the capture of Ziklag (ib. xii. 9). 7. Father
of Ishmaiah, who was appointed representative of the tribe of Zebulun, under
David (ib. xxvii. 19). 8. One of the officers sent by
Jehoshaphat to teach in the different towns of Judea (II Chron. xvii. 7). 9. A
Levite, who, during the reign of Josiah, was placed over the workmen repairing
the Temple (ib. xxxiv. 12). 10. Son of Jehiel; chief of 218 men
who returned with Ezra to Palestine (Ezra viii. 9). 11. One of those
who signed, with Nehemiah, the covenant to live according to the doctrines of
the law of Moses (Neh. x. 6). 12. One of the porters of the gates in
the porticoes of the new Temple (ib. xii. 25). 13. A prophet who
lived probably about 587 B.C. (Ob. 1).
E. G. H. S. O.—In
Rabbinical Literature:
Obadiah was a proselyte
of Edomite origin (Sanh. 39b), and is said to have been a descendant of
Eliphaz, the friend of Job (Yalḳ. ii. 549). He is identified with the Obadiah
who prophesied against Edom (Ob. 1). It is said that he was chosen to prophesy
against Edom because he was himself an Edomite. Moreover, having lived with two
such godless persons as Ahab and Jezebel without learning to act as they did,
he seemed the most suitable person to prophesy against Esau (Edom), who, having
been brought up by two pious persons, Isaac and Rebekah, had not learned to
imitate their good deeds.
Obadiah is supposed to
have received the gift of prophecy for having hidden the hundred prophets from
the persecution of Jezebel. He hid the prophets in two caves, so that if those
in one cave should be discovered those in the other might yet escape
(Sanh. l.c.).
Obadiah was very rich,
but all his wealth was expended in feeding the poor prophets, until, in order
to be able to continue to support them, finally he had to borrow money at
interest from Ahab's son Jehoram (Ex. R. xxxi. 3). Obadiah's fear of God was
one degree higher than that of Abraham; and if the house of Ahab had been
capable of being blessed, it would have been blessed for Obadiah's sake
(Sanh. l.c.).
SOURCE : http://www.jewishencyclopedia.com/articles/11641-obadiah
Abdia
(profeta)
Baldini, Baccio (Florence, en 1436 - Florence, en 1487), Abdias, graveur. Album
Ecole italienne, de Andrea au Maître au dé (Titre de l'ensemble), 15e siècle,
14 x 10,5, Petit Palais, musée des Beaux-arts de la Ville de Paris
Sant' Abdia Profeta
Quarto dei profeti minori
visse probabilmente dopo la conquista di Gerusalemme avvenuta intorno al
587-586 a. C. Nel libro più breve dell’Antico Testamento, di cui è l’autore,
cerca di consolare Gerusalemme con la speranza di una rapida restaurazione.
Come i profeti d’Israele anche lui conferma l’esistenza di un solo Dio buono e
giusto, che punisce i peccatori e vendica le ingiustizie fatte al suo popolo.
Per la sua visione assai positiva nei confronti d’Israele, gli esegeti lo considerano
l’annunciatore del Messia.
Etimologia: Abdia = servo
di Jahvè, dall'ebraico
Martirologio Romano:
Commemorazione di sant’Abdia, profeta, che, dopo l’esilio del popolo d’Israele,
preannunciò l’ira del Signore contro le genti nemiche.
Sul lato del campanile
del duomo di Firenze una statua di Nanni di Bartolo rappresenta il profeta
Abdia: è un giovane robusto a capo scoperto, con un ricco mantello e tra le
mani il 'volumen', cioè il libro che contiene la sua 'visione' o profezia
lanciata contro gli abitanti dell'Idumea, gli Edomiti, un popolo nomade della
Palestina meridionale, discendenti da Esaù, quindi i più vicini per parentela
agli Ebrei. Gli antichi Martirologi latini non facevano menzione di Abdia, che
compare tuttavia nel Martirologio Romano e nel Sinassario Costantinopolitano
alla data del 19 novembre. Le molte raffigurazioni di Abdia, quarto dei profeti
minori, autore del libro più breve del Vecchio Testamento, testimoniano la
larga devozione verso questo santo, che emerge dalla notte dei tempi antichi
come un bagliore di vivida luce. 'Profeta piccolo per il numero dei versetti,
non delle idee', dice di lui S. Girolamo.
I ventun versetti del suo
libro contengono anzitutto una dura minaccia contro gli Edomiti. Gli antichi
rancori, mai sopiti dall'epoca della ingegnosa frode di Giacobbe ai danni del
fratello Esaù, erano esplosi durante e dopo la distruzione di Gerusalemme,
avvenuta nel 587 a.C. per opera del babilonese Nabucodonosor. In quella
tristissima ora per il popolo della Giudea, gli Edomiti diedero man forte agli
invasori, partecipando attivamente al saccheggio della città e alla spietata
caccia ai fuggiaschi. Mentre a consolare i deportati in Mesopotamia, costretti
al lavoro coatto nel grande canale tra Babel e Nippur, c'era il grande profeta
Ezechiele, tra i rimasti ci fu il giovane Abdia, che proferì una dura minaccia
contro gli Edomiti insieme all'annuncio consolatorio della restaurazione di
Gerusalemme, destinata ad accogliere il Messia.
Abdia sviluppa questi due
temi con un canto lirico stupendo. Così si rivolge al confinante popolo idumeo:
'Ecco, io t'ho fatto piccolo fra le nazioni, tu sei molto spregevole. La
superbia del tuo cuore ti ha ingannato... Per le uccisioni, per le ingiustizie
commesse contro il tuo fratello Giacobbe, tu sarai coperto di confusione e
perirai per sempre... La casa di Giacobbe sarà di fuoco e la casa di Esaù sarà
di paglia, verrà bruciata e divorata'. Il profeta segue una linea religiosa
tradizionale, il cui tema costante è l'affermazione della unicità di Dio Javhè,
padrone assoluto di tutte le cose e giudice supremo, che punisce i peccatori e
vendica le offese fatte al suo popolo. In questa conclusione ottimistica della
'visione' di Abdia gli esegeti vedono il preannunzio di Cristo e della Chiesa.
Autore: Piero Bargellini
SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/78400
ABDIA
di Giuseppe
Ricciotti
Enciclopedia Italiana
(1929)
ABDIA (ebraico
‛Obhadhyāh; nei Settanta 'Οβδειού, "Οβδειού, ovvero 'Αβδειού, ecc.)
Profeta a cui è
attribuito il più breve degli scritti raccolti nella collezione dei cosiddetti
profeti minori, nella quale, secondo l'ordine del testo masoretico e della
Vulgata, esso occupa il quarto posto (v. Bibbia).
Della persona dell'autore
non si sa assolutamente nulla, quantunque il suo nome, portato da altri
personaggi, appaia altre volte nella Bibbia. Il suo scritto comincia con le
parole Visione di Abdia, senza fornire altre indicazioni; dai 21 versetti,
di cui esso consta, non risulta chiaramente neppure l'epoca alla quale si possa
far risalire lo scritto.
Il suo argomento è una
predizione di vendetta divina contro il popolo degli Edomiti, il quale era
stato sempre ostile al suo fratello Giacobbe (il popolo d'Israele), e
aveva anche prestato man forte ai suoi nemici "gli stranieri [che]
deportavano i suoi beni e i forestieri [che] penetravano entro le porte di
lui" ed erano arbitri di Gerusalemme (verss. 10-11). Senonché "il
giorno di Jahvè è vicino", e mentre gli Edomiti saranno in quel giorno
come stoppia bruciata dal fuoco, il popolo di Giacobbe invece ritornerà in
possesso dei territorî perduti (verss. 15 segg.). Si noti che il vers. 17 di A.
è in parte contenuto anche in Gioele, III, 5 (Vulg., II, 32), come pure
buon numero dei versetti di A. sono ripetuti alla lettera in Geremia,
specialmente in XLIX, 7 segg.
Sull'unità ed epoca di
questo breve scritto vi sono opinioni diverse fra gli studiosi moderni. Alcuni
ritengono che esso tutto intero risalga ai tempi di Joram, re di Giuda (circa
850 a. C.), scorgendo nell'espugnazione di Gerusalemme descritta da A. la
conquista che fecero di questa città gli Arabi e i Filistei ai tempi di Joram
secondo il breve accenno di II Cronache, XXI, 16-17. Altri ritengono che
nello scritto siano da distinguersi due parti: la prima (verss.1-9 [10])
risalirebbe oltre l'epoca della caduta di Gerusalemme per mano di
Nabuchodonosor, la seconda (10 segg.) sarebbe un'aggiunta fatta alla prima per
applicarne il contenuto a questo avvenimento. Altri infine, più numerosi,
stimano che tutto lo scritto sia posteriore all'esilio di Babilonia, e non
pochi vi scorgono delle piccole aggiunte o rimaneggiamenti.
Riguardo alle relazioni
fra il testo di A. e quello di Geremia, sembra certo che la disposizione
mostrata da A. sia più ordinata, più logica, e quindi anteriore al testo di
Geremia, che perciò dipenderebbe da A. Non è, tuttavia, impossibile che ambedue
abbiano attinto a una fonte più antica.
Nel vers. 20 è nominato
il paese di Sefarad, come dimora dei prigionieri di Gerusalemme. Alcuni lo
identificano con lo Šparda delle iscrizioni persiane, che sarebbe stato in
Galazia o Bitinia; altri invece con Šaparda, che secondo le iscrizioni di
Sargon si trovava nel stid-ovest della Media. È chiaro che, se una di queste
due identificazioni fosse dimostrata, lo scritto di A. si riferirebbe ai tempi
posteriori alla caduta di Gerusalemme per mano dei Caldei.
Bibl.: Oltre alle opere
di carattere più generale (v. bibbia), cfr. Peters, Die Prophetie
Obadja's untersucht und erklärt, Paderborn 1892; Condamin, L'unité
d'Abdias in Revue Biblique, IX (1900), p. 261 segg.; Halévy, Le
livre d'Obadia in Revue sémitique, XV (1907), p. 165 segg.; Van
Hoonacker, Les Douze Petits Prophètes, Parigi 1908, p. 285 segg.; Theis, Die
Weissagung Abdias, Treviri 1917; Lanchester, Obadiah and Jonah, Cambridge
1918.
© Istituto della
Enciclopedia Italiana fondata da Giovanni Treccani - Riproduzione riservata
SOURCE : https://www.treccani.it/enciclopedia/abdia_(Enciclopedia-Italiana)/
Il profeta Abdia
in un'icona russa dell'inizio del XVIII
secolo
Vollständiges Heiligen-Lexikon
Stichwörter | Faksimiles | Zufälliger
ArtikelAbdias, S. (1)
[4] 1S.
Abdias, Proph. (19. Nov. al. 24. Juni). Hebr. Obadjah, d.i.
Diener des Herrn. – Der hl. Abdias ist der vierte unter den kleinern
Propheten. Ueber seine Person und sein Zeitalter läßt sich nichts Gewisses
bestimmen. So viel ist indeß sicher, daß er nach dem 7. Jahre der babylonischen
Gefangenschaft eine Weissagung niederschrieb, da Israel bereits abgeführt,
Jerusalem zerstört und ein großer Theil des Landes von den Edomitern besetzt
war. Er weissagte wider die Edomiter (V. 1–16) und verkündete ihnen den
völligen Untergang wegen ihrer Härte gegen die Israeliten, wie es auch fünf
Jahre später durch Nabuchodonosor geschah. Hierauf tröstete er die Juden (V. 17
bis Ende). Vers 21 soll sich auf Christus beziehen und der hl. Paulus darauf
verweisen (1. Cor. 1,19). Von seinem Grabe sagt Hieronymus, daß es der hl.
Paulus in Samaria gesehen habe: was freilich nur unter der Voraussetzung richtig
ist, daß er in dieser Stadt gestorben ist. Der Prophet Abdias wird
gewöhnlich dargestellt einen Wasserkrug und Brode tragend, vielleicht mit Bezug
auf seine Weissagung und speziell auf Vers 16 derselben (vgl. 1. Kön. 28,4).
Nach dem Kalender der Carmeliten fällt das Fest dieses Propheten auf den 24.
Juni.
Quelle:
Vollständiges
Heiligen-Lexikon, Band 1. Augsburg 1858, S. 4.
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