Statue de Saint Joseph Marchand, né à Passavant et martyrisé en Indochine, exposée au Belvédaire de Passavant, Doubs.
Statue
de Saint Joseph Marchand, né à Passavant et martyrisé en Indochine, exposée au
Belvédaire de Passavant, Doubs.
Saint Joseph Marchand
Martyr en Annam (+ 1835)
Canonisé
le 19 juin 1988 avec les Martyrs du Vietnam (+1745-1862): Andrea
Dung-Lac, prêtre, Tommaso Thien et Emanuele Phung, laïcs, Girolamo
Hermosilla, Valentino Berrio Ochoa, O.P. et six autres evêques, Teofano Venard, prêtre
M.E.P. et 105 compagnons, martyrs.
Selon ses condisciples,
il était 'réservé sans dissimulation, grave sans contrainte, simple et gai sans
exagération'... Joseph fut ordonné prêtre le 4 avril 1829 et embarqua à Nantes
à destination de la procure des missions de Macao... d'où il partit pour le
Vietnam... Ne pouvant lui faire avouer qu’il avait aidé les rebelles, et ne
trouvant aucun témoignage sérieux pour appuyer cette fausse accusation, les
juges lui ordonnèrent de renoncer au catholicisme et de marcher sur la croix.
Le jeune prêtre repoussa cette proposition et fut condamné au ‘supplice des
cent plaies’*. Il le subit avec un héroïque courage le 30 novembre 1835 à
Tho-duc, près de Huê. (Missions
étrangères de Paris)
*supplice consistant à
sectionner un à un les muscles du condamné et à les lui arracher avec des
tenailles rougies au feu (un internaute)
Voir aussi saints martyrs
du Viet-Nam.
Près de Hué en Annam,
l’an 1835, saint Joseph Marchand, prêtre de la Société des Missions étrangères
de Paris et martyr, condamné au supplice des cent plaies sous l’empereur Minh
Mang.
Martyrologe romain
SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/147/Saint-Joseph-Marchand.html
Saint Joseph MARCHAND
Martyr du Groupe des 117
martyrs du Vietnam
Ordination
religieuse : 4 avril 1829 à Paris
Béatification : 07
mai 1900 à Rome par Léon XIII
Canonisation : 19
juin 1988 à Rome par Jean Paul II
Fête le 24 novembre
Né le 17 août 1803 à
Passavant 25360 DOUBS en Franche Comté – FRANCE
Décédé le 30 Novembre
1835 – Prés de Hué au VIETNAM à l’âge de 32 ans
Parents : Augustin
MARCHAND 1777-1853 et Jeanne Marguerite MOINE 1771-1856
Après avoir fait des
études à l’école ecclésiastique d’Orsans et au grand séminaire de Besançon,
Joseph entra sous-diacre au Séminaire des Missions étrangères le 25 décembre
1828.
Départ au Vietnam
Élevé au sacerdoce le 4
avril 1829, il partit le 24 du même mois pour la Cochinchine.
Il apprit la langue
annamite au collège de Lai-thieu, commença sa vie apostolique par un long
voyage dans les chrétientés des provinces de Mi-tho, Vinh-long, Chau-doc, et
remonta jusqu’à Phnom-penh, la capitale du Cambodge. Revenu à Lai-thieu, il y
instruisit quelques élèves, tout en administrant plusieurs chrétientés ; puis
il fit un second voyage analogue au premier. On le chargea ensuite du district
qui comprenait toute la province du Binh-thuan, d’où la persécution le chassa
au commencement de 1833.
Histoire
Après s’être caché dans
différentes localités de la Basse-Cochinchine, il se réfugia près de Mac-bac.
Un chef de rebelles l’y découvrit et l’emmena avec lui à Cho-quan, puis
l’interna dans la citadelle de Saïgon, et voulut l’obliger à pousser les
chrétiens à la révolte contre le persécuteur Minh-mang. Joseph refusa
absolument de se prêter à ce désir.
Il resta dix-huit mois
enfermé dans la citadelle, donnant ses soins à quelques fidèles qui se
trouvaient près de lui. Lorsque les troupes royales eurent pris Saïgon, le 8
septembre 1835, il fut immédiatement arrêté et accusé d’avoir participé à la
rébellion.
Arrestation et supplices
Conduit à Hué et
incarcéré, on le soumit à la question et on lui fit endurer le cruel supplice
des tenailles rougies au feu. Ne pouvant lui faire avouer qu’il avait aidé les
rebelles, et ne trouvant aucun témoignage sérieux pour appuyer cette fausse
accusation, les juges lui ordonnèrent de renoncer au catholicisme et de marcher
sur la croix. Le confesseur repoussa cette proposition avec horreur. Il fut
condamné au cruel supplice des cent plaies. Il le subit avec un héroïque
courage le 30 novembre 1835 à Tho-duc, près de Hué.
Après sa mort, son corps
coupé en quatre fut jeté à la mer, et sa tête, après plusieurs jours
d’exposition, fut broyée dans un mortier et réduite en une poussière que l’on
jeta également à la mer.
Sainteté
Le Souverain Pontife
Grégoire XVI le déclara Vénérable le 19 juin 1840,
Léon XIII le plaça au
rang des Bienheureux le 7 mai 1900,
Jean Paul II le canonisa
le 19 juin 1988.
SOURCE : http://saint-josephmarchand.fr/
MARCHAND, Joseph (Le Bx)
MARCHAND, Joseph (Le
Bx), naquit à Passavant (Doubs) le 17 août 1803. Après avoir fait ses études à
l'école ecclésiastique d'Orsans et au grand séminaire de Besançon, il entra
sous-diacre au Séminaire des M.-E. le 25 décembre 1828.
Elevé au sacerdoce le 4
avril 1829, il partit le 24 du même mois pour la Cochinchine. Il apprit la
langue annamite au collège de Lai-thieu, commença sa vie apostolique par un
long voyage dans les chrétientés des provinces de Mi-tho, Vinh-long, Chau-doc,
et remonta jusqu'à Phnom-penh, la capitale du Cambodge. Revenu à Lai-thieu, il
y instruisit quelques élèves, tout en administrant plusieurs chrétientés ; puis
il fit un second voyage analogue au premier. On le chargea ensuite du district
qui comprenait toute la province du Binh-thuan, d'où la persécution le chassa
au commencement de 1833.
Après s'être caché dans
différentes localités de la Basse-Cochinchine, il se réfugia près de Mac-bac.
Un chef de rebelles l'y découvrit et l'emmena avec lui à Cho-quan, puis
l'interna dans la citadelle de Saïgon, et voulut l'obliger à pousser les
chrétiens à la révolte contre le persécuteur Minh-mang. Marchand refusa
absolument de se prêter à ce désir. Il resta dix-huit mois enfermé dans la
citadelle, donnant ses soins à quelques fidèles qui se trouvaient près de lui.
Lorsque les troupes royales eurent pris Saïgon, le 8 septembre 1835, il fut
immédiatement arrêté et accusé d'avoir participé à la rébellion.
Conduit à Hué et
incarcéré, on le soumit à la question et on lui fit endurer le cruel supplice
des tenailles rougies au feu. Ne pouvant lui faire avouer qu'il avait aidé les
rebelles, et ne trouvant aucun témoignage sérieux pour appuyer cette fausse
accusation, les juges lui ordonnèrent de renoncer au catholicisme et de marcher
sur la croix. Le confesseur repoussa cette proposition avec horreur. Il fut
condamné au cruel supplice des cent plaies. Il le subit avec un héroïque
courage le 30 novembre 1835 à Tho-duc, près de Hué. Après sa mort, son corps
coupé en quatre fut jeté à la mer, et sa tête, après plusieurs jours
d'exposition, fut broyée dans un mortier et réduite en une poussière que l'on
jeta également à la mer. Le Souverain Pontife Grégoire XVI le déclara Vénérable
le 19 juin 1840, et Léon XIII, par le bref Fortissimorum virorum du 7 mai 1900,
le plaça au rang des Bienheureux. Les solennités de la Béatification furent
célébrées à Saint-Pierre de Rome le 27 mai suivant.
Notes
bio-bibliographiques. - A. P. F., vii, 1834-35, pp. 507, 602 ; ix, 1836-37, pp.
511, 575, 584 ; xi, 1838-39, p. 211. - B. O. P., 1893, Notice, Maison natale
[grav.], p. 3 ; 1895, p. 392. - A. M.-E., 1899, pp. 117, 193 ; 1900, p. 161 ;
Ib., Sa Béatification, pp. 165 et suiv., 198 ; Ib., pp. 199, 239, 295 ; 1902,
p. 83. - Sem. rel. Besançon, 1900, p. 313 ; Ib., Lettre de l'archevêque de
Besançon à l'occasion de la Béatification, pp. 450, 466 ; Ib., Fêtes de
Béatification, pp. 457, 791 ; Ib., A Passavant, p. 781. - Ann. franc-comt.,
xiv, p. 124.
Hist. gén. miss. cath.,
ii, 2e part., p. 646. - Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. - Les 52 Vén.
serv. de Dieu, Tab. alph. ; Id. [édit. in-4], p. 107. - La Coch. rel., ii, pp.
62, 82, 83, 92 et suiv., 101, 543. - Lett. à l'év. de Langres, pp. 386, 408 et
suiv. - La Coch. et le Tonk., pp. 25, 277, 278 et suiv., 290, 424. - Not. sur
les mart. de Coch. occid., p. 2. - Not. sur les 70 serv. de Dieu, p. 177. - La
Salle des Mart. [édit. 1865 et 1900], Tab. alph. - Les mart. en Or., Notice, p.
45. - I Mart. annam. et cin., Notice, p. 73. - Idea del imp. de Annam, pp. 211
et suiv.
Actes de sa Cause de
Béatification, Voir DUFRESSE.
Die XXIX novembris.
Beatorum Isidori Gagelin et Joseph Marchand, martyrum [Oraisons et Leçons]. -
Vesuntione, die 31 januarii 1902. Fulbertus, Archiepis. Bisunt.
Biographie. - Vie de M.
l'abbé Marchand, missionnaire apostolique et martyr, par M. l'abbé J.-B.-S.
Jacquenet, directeur au séminaire de Besançon. - Jacques Lecoffre et Cie,
libraires, 29, rue du Vieux-Colombier, Paris, 1851, in-16, pp. 300.
Comp.-rend. : Am. de la Rel.,
clvii, 1852, p. 231.
Hanh Cha Minh và Lài Gâm
co thêm hanh cha Du (Marchand), par M. Dú'c, prêtre indigène de la Cochinchine
occidentale.
Portrait - Peinture, est
au Séminaire des M.-E. - Lithographie, Wober, lith., propé. Gaspard P.-A.,
éditeur, rue Madame, n° 1, à Paris. - M. C., xxxii, 1900, p. 253. - B. O. P.,
1893, p. 7. - A. M.-E., 1900, p. 239. - Les 52 Vén. serv. de Dieu, i, p. 128 ;
Id. [édit. in-4], p. 109. - Les miss. cath. au XIXe sièc., p. 209.
[Ces portraits sont la
reproduction d'un portrait dessiné de souvenir.]
SOURCE : http://archives.mepasie.org/fr/notices/notices-biographiques/marchand
Saint Joseph Marchand
Selon ses condisciples,
il était « réservé sans dissimulation, grave sans contrainte, simple et gai
sans exagération ». Sa réserve, toutefois, lui a fait dissimuler un secret
qu’il n’a confié qu’à un seul confident : son jeune frère Jean-Baptiste qui
voulait aussi devenir prêtre.
Ce secret est
sa résolution de devenir missionnaire, et pour cela, il a déjà pris
contact avec le séminaire des Missions Étrangères. Son directeur de
conscience n’ayant pas désapprouvé, il restait à obtenir l’accord de son curé,
le Père Jeune. Ce dernier se montra particulièrement hostile à un tel
projet et qualifia le jeune Joseph de personne dotée de dispositions médiocres.
Ce à quoi Marchand répondit « Oui, j’ai bien peu de talent et je sais
peu de choses. Mais Jésus-Christ qui a choisi de pauvres pécheurs pour en faire
ses premiers Apôtres, veut sans doute, en m’appelant à continuer leur ministère
sublime, faire éclater davantage sa puissance. Monsieur le Curé, il s’agit
entre Dieu et moi de choses qui ne se discutent pas. Je termine en vous
rappelant les sages paroles de Gamaliel aux juifs, à propos des Apôtres : ‘Si
ce projet vient de l’homme, il se dissipera de lui-même, mais s’il vient de
Dieu, rien ne sera capable de l’ébranler’. »
Fin novembre 1828, Joseph
Marchand arrivait au Séminaire des Missions Étrangères de Paris. La
première chose qu’il fait est d’écrire une lettre au Père Jeune pour lui
demander « d’effacer de sa mémoire les expressions malheureuses » et de «
consoler ses parents ». Le curé répondit par de chaleureux encouragements à
l’égard du jeune missionnaire.
Et c’est ainsi que le
jeune Joseph fut ordonné prêtre le 4 avril 1829 et embarqua à
Nantes à destination de la procure des missions de Macao le 12
mai.
Le voyage est toujours un
grand moment dans la vie des missionnaires. Le missionnaire Joseph
Marchand avait embarqué sur le ‘Voltaire’, et c’est sur ce navire qu’il
allait découvrir ses premières épreuves. En effet, sur ce morceau de France
lancé sur les mers, l’équipage était particulièrement hostile aux
missionnaires, si bien que les temps de célébrations et prières donnaient
systématiquement lieu à des blasphèmes et injures à l’encontre de Marchand.
Un soir, un matelot décida de se joindre aux chrétiens pour la prière. Il fut
alors puni de vingt-cinq coups de corde, et menacé du double s’il recommençait.
Après six mois d’une telle traversée, Manille lui fit l’effet d’un
paradis ; et, écoutant le conseil du supérieur des augustins, il changea de
navire et embarqua sur un vaisseau espagnol à destination de Macao où,
le 19 octobre 1829, Marchand fut accueilli par le procureur des
missions qui lui donna sa destination : la Cochinchine, soit la partie sud du nouvel
empire du Vietnam. C’est là qu’il pourra rejoindre les pères Gagelin et Cuenot ;
en revanche, le procureur ne lui cacha pas que la persécution menaçait. Cet
avertissement n’effraya en rien le missionnaire zélé qu’était Joseph
Marchand, surtout après la traversée qu’il venait de vivre.
Joseph écrivit deux
longues lettres, l’une à ses parents, l’autre à son curé ; puis, le 27
février 1830, il embarqua sur la jonque d’un contrebandier chinois qui avait
l’habitude de rendre service aux missionnaires. Dix jours plus tard, à
l’embouchure de la Dông Nai, le mandarin des douanes
vietnamiennes remarqua sa forte carrure et son teint vermeil ; il le prit pour
« un jeune chinois distingué et en très bonne santé ». Le 12 mars, au
séminaire de Lai Thiêu près de Saïgon, il tombait dans les bras
de Cuenot et se mettait à l’étude de la langue vietnamienne. Il
commença son ministère par un long voyage dans les chrétientés des provinces
de Mi-tho, Vinh-long, Chau-doc, et remonta jusqu’à Phnom-penh,
la capitale du Cambodge. Revenu à Lai-thieu, il y instruisit quelques
élèves, tout en ayant la charge de plusieurs chrétientés ; puis il fit un
second voyage analogue au premier. On le chargea ensuite du district qui
comprenait toute la province du Binh-thuan, d’où la persécution le chassa
début 1833. Marchand écrit alors : « Ce royaume de Cochinchine,
ce Cambodge qui s’étend toujours à mesure que l’on y avance, cet
ancien Tsiampa peuplé d’habitants mystérieux qui semblent descendre
des juifs, et toutes ces montagnes du Laos habitées de nombreux
essaims de Moï ; nous avons tout cela à défricher, et nous sommes en si petit
nombre ! ».
La menace de persécution s’amplifiant,
l’Empereur avait déjà incité un procès contre un village chrétien au terme
duquel soixante-treize condamnations à mort, à l’exil ou à
l’esclavage avaient été prononcées. Toutefois, le souverain dut revenir
sur les sentences prononcées et fut désavoué par les juges. Ainsi, selon Marchand «
ce n’est pas que le roi ne haïsse mortellement les chrétiens, surtout les
missionnaires, et qu’il n’ait la meilleure volonté de les persécuter. Mais il
est contrarié dans ses desseins tantôt par des bruits de guerre, tantôt par des
troubles civils, tantôt par sa mère qui lui répète pour l’avoir appris de son
mari Gia-Long qu’il perdra sa couronne s’il s’en prend à la religion
chrétienne ; et tantôt par l’excellent vice-roi de la basse Cochinchine ».
Le maréchal Lê van
Duyêt, vice-roi de la basse Cochinchine et Premier mandarin de
l’empire avait été le meilleur des capitaines du défunt empereur Gia-Long (qui
avait créé le Vietnam en réunissant les deux royaumes de la Cochinchine et
du Tonkin) ; après quoi il était devenu précepteur du Prince héritier,
donc de l’actuel empereur Minh Mang. Les sentiments du vice-roi envers les
chrétiens allaient beaucoup plus loin que la bienveillante neutralité de feu
l’empereur Gia-Long. Lê van Duyêt admirait le christianisme et
avait un grand respect pour les missionnaires français. Minh Mang, au
contraire, craignait tout ce qui venait de l’étranger. Telle était la
situation quand Marchand écrit, en 1832, les deux dernières
lettres que recevront les siens.
En août 1832, le
Premier mandarin mourut et, à peine inhumé, Minh Mang donna l’ordre
de fouetter sa tombe. Cette décision provoqua incompréhension et révolte de la
part de ses administrés, et particulièrement des anciens soldats du maréchal
qui voulaient venger l’honneur du défunt. Lê van Khôi, premier lieutenant
de Lê van Duyêt, prend alors la tête de l’insurrection et s’organise
dans la citadelle de Saïgon.
Le 6 janvier 1833, Minh
Mang proclama la persécution générale contre les chrétiens, en
commençant par Huê, la capitale. L’évêque, Mgr Taberd, emmena
au Cambodge et au Siam des séminaristes et deux
missionnaires. L’un deux, le père Régereau, reçoit à Phnom Penh un
mot de Marchand qui se cache dans la forêt : « Je suis décidé à
garder les positions du troupeau que Mgr Taberd m’a confié, dût-on me
brûler les moustaches. Quoi ! fuirais-je donc encore lorsqu’il n’y a plus que
moi d’Européen au milieu de la bergerie du Seigneur en proie à toutes sortes de
loups ? Ah ! plutôt ne puis-je courir de tous côtés pour relever un peu le
courage des chrétiens et ranimer la foi ! ».
De fait, en
octobre, Gagelin qui s’est livré pour faire cesser la
persécution a été étranglé, et Jaccard était détenu à
l’intérieur de la cité impériale.
Puis, l’armée impériale
se rendit du Nord vers le Sud, éliminant sur son passage tous les chrétiens. Lorsque
les impériaux entrèrent dans Saïgon, Joseph Marchand fit encore
passer une lettre pour Mgr Taberd : « La guerre dans ce pays n’est
qu’un brigandage. Il n’y a plus moyen de fuir ni de s’évader. Un de ces quatre
matins, si Dieu n’a pitié, je vais finir mes jours et la religion les siens en
Cochinchine. L’on dira que c’est moi qui en suis la cause : peu importe pourvu
que l’on dise faux ».
Après s’être caché dans
différentes localités de la Basse-Cochinchine, il se réfugia près de Mac-bac. Khôi l’y
découvrit et l’emmena à Cho-quan, puis le mit en détention dans la
citadelle de Saïgon, et voulut l’obliger à pousser les chrétiens à la révolte
contre le persécuteur Minh Mang. Le Père Marchand refusa
absolument de se prêter à ce désir, et cela déçut cruellement le
révolutionnaire. Il resta dix-huit mois enfermé dans la citadelle, donnant ses
soins à quelques fidèles qui se trouvaient près de lui.
Lê van Khôi mourut en
juin 1835, et son lieutenant, Tram, prit sa succession. Toutefois, l’armée
impériale reprit possession de la citadelle le 8 septembre 1835. Cent
trente-sept rebelles furent exécutés immédiatement. Les cinq principaux chefs
furent emmenés à Huê pour un jugement solennel. L’empereur se
félicita alors de la capture du Père Marchand ; cela confirmait ses
allégations.
Marchand fut arrêté en
tant que criminel d’État, conduit à Huê le 18 octobre 1835 et
soumis à des interrogatoires. On lui fit alors endurer le supplice des
tenailles rougies au feu ; lui qui était venu comme prêtre !
Ne pouvant lui faire
avouer qu’il avait aidé les rebelles, et ne trouvant aucun témoignage sérieux
pour appuyer cette fausse accusation, les juges lui ordonnèrent de renoncer au
catholicisme et de marcher sur la croix. Le jeune prêtre repoussa cette
proposition et fut condamné au ‘supplice des cent plaies’. Il le subit
avec un héroïque courage le 30 novembre 1835 à Tho-duc, près de Huê.
Après sa mort, son corps coupé
en quatre fut jeté à la mer, et sa tête, après plusieurs jours
d’exposition, fut broyée dans un mortier et réduite en une poussière que l’on
jeta également à la mer. Rien ne devait rester de l’étranger qui s’était
« révolté » contre l’empereur, et qui avait prêché une religion
déclarée perverse et vouée à l’extermination par décret impérial. Et c’est
ainsi que démarra la persécution totale à l’égard des chrétiens.
En ce qui concerne
l’empereur, c’est son deuxième successeur qui verra se réaliser la prophétie de
l’empereur Gia Long, père de Minh Mang : « Les persécutions
occasionnent toujours des troubles dans l’État, attirent des calamités
publiques, et souvent font perdre la couronne aux rois ».
Le Souverain
Pontife Grégoire XVI le déclara Vénérable le 19 juin
1840, et Léon XIII, par le bref ‘Fortissimorum virorum’ du 7 mai 1900,
le plaça au rang des Bienheureux. Les solennités de la Béatification
furent célébrées à Saint-Pierre de Rome le 27 mai suivant.
SOURCE : http://animation.mepasie.org/rubriques/haut/salle-des-martyrs/martyrs-d-asie/saint-joseph-marchand
Joseph Marchand
Prêtre, Martyr, Saint
(1803-1835)
Joseph Marchand naquit à
Passavant, code 23560, dans le Doubs, en Franche-Comté, près de Besançon, le 17
août 1803. Ses parents étaient Augustin Marchand (1777-1853) et
Jeanne-Marguerite Moine (1771-1856) Malgré une certaine opposition de son curé,
Joseph fit ses études à l'école ecclésiastique d’Orsans puis au grand séminaire
de Besançon. Enfin, en novembre ou décembre 1828, Joseph entra sous-diacre au
Séminaire des Missions Étrangères de Paris. Il fut ordonné prêtre le 4 avril
1829, et le 12 mai suivant, il embarquait, à Nantes, à destination de la
procure des missions de Macao; le voyage dura 5 mois…
Ce long voyage, tellement
ordinaire pour les missionnaires du XIXe siècle, fut cependant très
douloureux pour Joseph. En effet, sur ce navire français l’équipage était si
hostile aux missionnaires que l'on ne cessait de blasphémer et d'injurier
Joseph Marchand. Cela alla même encore plus loin: un soir, un matelot osa se
joindre aux voyageurs chrétiens pour prier avec eux. Il fut alors puni de
vingt-cinq coups de corde, et menacé du double s’il recommençait. Arrivé à
Manille, notre Joseph changea de navire et embarqua sur un vaisseau espagnol à
destination de Macao où il arriva enfin le 19 octobre 1829. Il partit alors
pour la Cochinchine pour rejoindre les Pères missionnaires de sa
congrégation.
Ici je dois faire une
petite parenthèse: depuis son enfance, Joseph Marchand désirait devenir
missionnaire, et encore jeune, il avait pris contact avec le séminaire des
Missions Étrangères. Curieusement, son curé, le Père Jeune se montra hostile à
un tel projet; il estimait que le jeune Joseph n'était doté que de
dispositions médiocres. Encore plus curieusement, après son arrivée, fin
novembre 1828, au Séminaire des Missions Étrangères, le Père Jeune l'encouragea
vivement.
Joseph Marchand apprit la
langue annamite au collège de Lai-thieu, puis il commença sa vie apostolique
par un long voyage dans les chrétientés des provinces de Mi-tho, Vinh-long,
Chau-doc d'où il se rendit jusqu’à Phnom-penh, la capitale du Cambodge. Il
revint ensuite à Lai-thieu, où il instruisit des élèves, et administra
plusieurs chrétientés. De là le Procureur des missions l'envoya en Cochinchine,
et le chargea du district qui comprenait la province du Binh-Thuan. Nous sommes
au début de l'année 1833; le 6 janvier 1833, l'empereur Minh Mang avait
proclamé la persécution générale contre les chrétiens au Cambodge. C'est alors
que Joseph Marchand écrivit: "Ce royaume de Cochinchine, ce Cambodge qui
s’étend toujours à mesure que l’on y avance, cet ancien Tsiampa peuplé
d’habitants mystérieux qui semblent descendre des juifs, et toutes ces
montagnes du Laos habitées de nombreux essaims de Moï, nous avons tout cela à
défricher, et nous sommes en si petit nombre!"
En raison des
persécutions, Joseph dut vivre caché jusqu'à ce qu'il fût capturé par des
insurgés qui l'emmenèrent dans la citadelle de Saïgon qu'ils tenaient. Depuis
1975, Saïgon est devenue Hô-Chi-Minh-Ville. Là, le chef des rebelles voulut
l’obliger à pousser les chrétiens à la révolte contre le persécuteur Minh-Mang.
Joseph refusa absolument de se prêter à ce jeu. En conséquence, il resta
dix-huit mois enfermé dans la citadelle, fortifiant quelques fidèles qui se
trouvaient emprisonnés avec lui.
Lorsque les troupes
royales eurent repris Saïgon, le 8 septembre 1835, Joseph Marchand, fut
cependant accusé d’avoir participé à la rébellion, et naturellement soumis à
d'effroyables tortures. Conduit à Hué et incarcéré, on lui fit endurer le cruel
supplice des tenailles rougies au feu. Ne pouvant lui faire avouer qu’il avait
aidé les rebelles, et ne trouvant aucun témoignage sérieux pour appuyer cette
fausse accusation, les juges lui ordonnèrent de renoncer au catholicisme et de
marcher sur la croix. Le confesseur repoussa cette proposition avec horreur, et
il fut condamné au cruel supplice des cent plaies. Il le subit avec un héroïque
courage en novembre 1835, à Tho-Duc, situé près de Hué. Après sa mort, on
découpa son corps en morceaux que l'on dispersa en mer, et l'on réduisit sa
tête en poussière, car "rien ne devait rester de l’étranger qui
s’était "révolté" contre l’empereur, (une calomnie) et qui
avait prêché une religion déclarée perverse et vouée à l’extermination par
décret impérial. C'était le 30 novembre 1835. Joseph Marchand avait 32
ans. Commença immédiatement une persécution totale contre les
chrétiens.
Le pape Grégoire XVI
déclara Joseph Marchand vénérable le 19 juin 1840. Léon XIII le béatifia le 7
mai 1900. Enfin, Joseph Marchand fut canonisé le 19 juin 1988 par le pape
Jean-Paul II avec les 117 martyrs du Vietnam. Sa fête est le 30 novembre.
Paulette Leblanc
SOURCE : http://nova.evangelisation.free.fr/leblanc_joseph_marchand.htm
Saint Joseph Marchand
Missionnaire m.e.p. et martyr
Joseph Marchand naît à
Passavant (Doubs) le 17 août 1803. Après avoir fait ses études à l'école
ecclésiastique d'Orsans et au grand séminaire de Besançon, il entra sous-diacre
au Séminaire des M.-E. le 25 décembre 1828.
Élevé au sacerdoce le 4
avril 1829, il partit le 24 du même mois pour la Cochinchine. Il apprit la
langue annamite au collège de Lai-thieu, commença sa vie apostolique par un
long voyage dans les chrétientés des provinces de Mi-tho, Vinh-long, Chau-doc,
et remonta jusqu'à Phnom-penh, la capitale du Cambodge.
Revenu à Lai-thieu, il y
instruisit quelques élèves, tout en administrant plusieurs chrétientés ; puis
il fit un second voyage analogue au premier. On le chargea ensuite du district
qui comprenait toute la province du Binh-thuan, d'où la persécution le chassa
au commencement de l’année 1833.
Après s'être caché dans
différentes localités de la Basse-Cochinchine, il se réfugia près de Mac-bac.
Un chef des rebelles l'y découvrit et l'emmena avec lui à Cho-quan, puis
l'interna dans la citadelle de Saïgon, et voulut l'obliger à pousser les
chrétiens à la révolte contre le persécuteur Minh-mang. Joseph refusa
absolument de se prêter à ce désir. Il resta dix-huit mois enfermé dans la
citadelle, donnant ses soins à quelques fidèles qui se trouvaient près de lui.
Lorsque les troupes
royales eurent pris Saïgon, le 8 septembre 1835, le père Joseph fut
immédiatement arrêté et accusé d'avoir participé à la rébellion.
Conduit à Hué et
incarcéré, on le soumit à la question et on lui fit endurer le cruel supplice
des tenailles rougies au feu. Ne pouvant lui faire avouer qu'il avait aidé les
rebelles, et ne trouvant aucun témoignage sérieux pour appuyer cette fausse
accusation, les juges lui ordonnèrent de renoncer au catholicisme et de marcher
sur la croix mais il repoussa cette proposition avec horreur.
Il fut condamné au cruel
supplice des cent plaies. Il le subit avec un héroïque courage le 30 novembre
1835 à Tho-duc, près de Hué au Vietnam. Après sa mort, son corps coupé en
quatre fut jeté à la mer, et sa tête, après plusieurs jours d'exposition, fut broyée
dans un mortier et réduite en une poussière que l'on jeta également à la mer.
Joseph Marchand a été déclaré :
Vénérable, le 19 juin 1840, par le pape Grégoire XVI (Bartolomeo Cappellari, 1831-1846) ;
Bienheureux, le 27 mai 1900, par le pape Léon XIII, (Vincenzo Pecci, 1878-1903) ;
Saint, le 19 juin 1988, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).
Source principale : saint-josephmarchand.fr (« Rév. x gpm »).
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Joseph
Marchand, 1850, Société des Missions étrangères de Paris
24 November as
one of the Martyrs
of Vietnam
Profile
Seminarian in
Orsan in 1821. Priest. Studied at
the Paris Society of Foreign Missions. Missionary to
Annam, Vietnam in 1830.
In 1832 he
was offered the position of head of the Foreign Mission Seminary in Paris,
but declined to continue his work in the field. Transferred to the province of
Binh-Thuean. In 1833 a
royal decree ordered the arrest of
all European missionaries. Father Joseph
was arrested and imprisoned in
Saigon for 18 months. He was caged, tortured,
mutilated and finally murdered.
One of the Martyrs
of Vietnam.
Born
17 August 1803 at
Passavant, Doubs, diocese of
Besancon, France
flesh
ripped from his body with red hot tongs on 30 November 1835 at
Tho Ðuc, Saigon, Vietnam
his body was chopped into
pieces and thrown into the sea
2 July 1899 by Pope Leo XIII (decree
of martyrdom)
19 June 1988 by Pope John
Paul II
Additional
Information
books
Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints
other
sites in english
images
sitios
en español
Martirologio Romano, 2001 edición
fonti
in italiano
Martirologio Romano, 2005 edition
MLA
Citation
“Saint Joseph
Marchand“. CatholicSaints.Info. 25 November 2022. Web. 17 August 2026.
<http://catholicsaints.info/saint-joseph-marchand/>
SOURCE : http://catholicsaints.info/saint-joseph-marchand/
New
Catholic Dictionary – Blessed Joseph Marchand
Martyr,
born Passavant, France, 1803; died Cochin,
China, 1835. He entered the seminary at Orsan, 1821, was transferred to
Besançon, and was ordained a priest of the Society of Foreign Missions of
Paris. Appointed to Cochin China he reached the field of his Apostolic labors,
1830. After two years in that country, he was offered the position of head of
the Foreign Mission Seminary at Paris. He declined this offer, and for his
disinterested zeal received a larger district in the province of Binh-Thuean.
In 1833 a decree was issued for the arrest of all European missionaries. Father
Marchand was made prisoner and taken to Saigon, where he was held for 18
months. Saigon was besieged 1835, Father Marchand was put in chains, and
accused of high treason. He was conducted in a cage of Hue, tortured with hot
pincers, and finally brought to the Christian village of Thoduck, and; cut into
pieces. His dead body was chopped up and thrown into the sea; his head, after
three days’ exposure, was treated in the same way. Beatification, 1900.
MLA
Citation
“Blessed Joseph
Marchand”. New Catholic Dictionary. CatholicSaints.Info.
21 September 2013. Web. 17 August 2026. <https://catholicsaints.info/new-catholic-dictionary-blessed-joseph-marchand/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/new-catholic-dictionary-blessed-joseph-marchand/
St. Joseph Marchand
Feastday: November 30
Birth: 1803
Death: 1835
Canonized: Pope John Paul II
Martyr of Vietnam. Born in Passavant, France, he
joined the Missionary Seminary of Paris after
ordination. Sent to Vietnam, he was arrested in Saigon and condemned by
authorities; he was martyred with red-hot tongs. Pope John Paul II canonized
him in 1988.
SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=4073
Joseph Marchand M (AC)
Born at Passavant (diocese of Besançon), France; died
1835; beatified in 1900; canonized in 1988 as one of the Martyrs of Vietnam.
Joseph completed his theological studies at the seminary of Paris Society of
Foreign Missions, was ordained, and sent to Annam. He was arrested at Saigon
where he died while the flesh was being torn from his body with red-hot tongs
(Attwater 2, Benedictines).
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/1130.shtml
Martyr
du père Marchand. Peinture anonyme vietnamienne de 1835 actuellement à Paris,
Missions étrangères. Présenté lors de l'exposition Indochine des
territoires et des hommes 1856 1956.
Martyrdom
of Joseph Marchand, 1860 painting at the MEP
Martyr
du père Marchand. Peinture anonyme vietnamienne de 1835 actuellement à Paris,
Missions étrangères. Présenté lors de l'exposition Indochine des
territoires et des hommes 1856 1956.
Martyrdom
of Joseph Marchand, 1860 painting at the MEP
San Giuseppe Marchand Sacerdote
e martire
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Passavant, Francia, 17
agosto 1803 - Heu, Vietnam, 30 novembre 1835
Martirologio Romano:
Presso Huê in Annamia, ora Viet Nam, san Giuseppe Marchand, sacerdote della
Società per le Missioni Estere di Parigi e martire, che fu condannato al
supplizio delle cento frustate sotto l’imperatore Minh Mang.
Nato a Passavant (dioc. di Besancon) il 17 ag. 1803 e compiuti gli studi nel seminario diocesano, passò, nel 1828, in quello delle Missioni Estere di Parigi. Ordinato sacerdote il 4 apr. dello stesso anno, il 12 magg. successivo partiva per l'Annam.
La sua prima attività si svolse soprattutto nella provincia di Binh-Tuan (Cambogia) in mezzo a più di settemila cristiani, distribuiti in venticinque villaggi. Il decreto di persecuzione del 1833 lo costrinse a riparare nella Cocincina meridionale, dove iniziò una vita randagia e nascosta, finché fu obbligato a nascondersi nel folto della foresta, nutrendosi di erbe. Scoperto dai soldati del ribelle Koi, dovette seguirli fin dentro la città di Saigon, dove costoro si asserragliarono per difendersi dalle truppe reali. L'assedio durò diciotto mesi, durante i quali il capo dei ribelli cercò, ma invano, di indurlo a scrivere alle varie cristianità per sollevarle contro il re. Caduta la città nel sett. 1835, il Marchand fu fatto prigioniero e accusato di aver partecipato alla ribellione. Vana riuscì ogni sua protesta; per cui, chiuso in una gabbia con altri cristiani, fu trascinato a Hué nella prigione Yo-Loang.
In alcuni interrogatori che seguirono, l'accusa fu rinnovata e confutata; perciò lo si volle indurre ad apostatare calpestando la croce; ma le risposte del martire furono sempre più decise, anche in mezzo alle terribili torture delle tenaglie infuocate. Il 30 nov., alle 5 del mattino, sette colpi di cannone invitarono gli abitanti ad assistere alla tortura delle cento piaghe, a cui il missionario, perdurando nel suo rifiuto di rinnegare la fede, era stato condannato. In mezzo ad insulti e ad accuse di infamia e di sortilegio, che provocavano degne risposte, ebbe inizio l'orribile supplizio in una successione paurosa di mutilazioni e lacerazioni fino a che, non reggendo ai tormenti, il martire spirò. Neanche il cadavere fu risparmiato, perché squartato, fu buttato in mare; anche la testa, che infitta a un'asta fu prima portata in giro, fu quindi frantumata e gettata in mare.
Beatificato da Leone XIII, il 27 magg. 1900, la sua festa ricorre al 30 novembre.
Autore: Celestino Testore
