Sainte Catherine Thomas
Vierge (+ 1574)
Elle connut une enfance
douloureuse dans l'île de Majorque. Orpheline très tôt, elle fut recueillie par
un oncle brutal qui la fit devenir bergère. Il la battait pour un rien,
tournant sa piété en ridicule et la traitant d'hypocrite, laissant les autres
domestiques la brutaliser à l'exemple de leur maître. Quand elle put enfin
partir à l'âge de seize ans, elle entra chez les chanoinesses de Saint
Augustin. Elle y connut la joie de la vie conventuelle et de la vie
contemplative, mais, très tôt, une longue maladie la crucifia à nouveau. Malgré
ses infirmités, elle resta patiente et beaucoup venaient trouver auprès d'elle
réconfort et lumière.
À Palma de Majorque en Espagne, l’an 1574, sainte Catherine Tomas, vierge.
Entrée dans l’Ordre des chanoinesses régulières de Saint-Augustin, elle brilla
par le mépris qu’elle eut d’elle-même et le renoncement à sa volonté propre.
Martyrologe romain
SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/6400/Sainte-Catherine-Thomas.html
Santa
Caerlina Tomàs a un vitrall de la capella de l'Hospital Psiquiàtric
CATHERINE THOMAS
religieuse, vierge, sainte
1531-1574
CETTE VIERGE EST UNE
GLOIRE DES CHANOINESSES RÉGULIÈRES
DE L’ORDRE DE SAINT
AUGUSTIN.
Elle naquit le 1er mai
1531, à Valledemuza, dans l’île de Majorque, aux Baléares. Elle fut
l’avant-dernière dessept enfants de Jacques, modeste travailleur.
À l’âge de trois ans,
Catherine avait déjà appris à réciter le chapelet, ce qu’elle faisait
régulièrement, cachée dans n’importe quel coin tranquille de la maison. Quand
elle ne disposait pas du chapelet, elle comptait les Ave en se servant des
feuilles d’une branche d’olivier. À quatre ans elle connaissait déjà tout le
catéchisme et était très heureuse de se faire appeler par ses petites compagnes
de jeu, de “petite vieille”.
L’enfance terminée,
Catherine ressentit un grand attrait pour la pénitence. Par amour pour Jésus,
elle portait un cilice cranté, se flagellait et, pieds nus, marchait sur les
ronces et autres épineux des champs. Et le Seigneur la récompensa lui accordant
plusieurs visions du Paradis. La tradition rapporte que sainte Catherine,
vierge et martyre, lui serait apparue à plusieurs reprises pour la consoler
dans les peines et pour la défendre contre les insidieuses suggestions du démon
qui, sous des formes horribles, la tentait à faire le mal et lui insufflait
dans l’âme des sentiments de désespoir quant à son salut éternel.
Elle n’avait que sept ans
quand elle devint orpheline : ses parents décédèrent à peu de temps
d’intervalle.
Certains de ses oncles
eurent compassion d’elle et l’accueillirent pendant onze années dans leur ferme
de “Son Gallard”, lui confiant la tâche de faire paître leur troupeau. Et,
comme l’église était loin de la ferme, elle a dû se contenter de ne la fréquenter
qu’aux moments des fêtes. En contrepartie, dans la solitude des champs, elle
trouvait la manière de donner libre cours à sa piété, restant de longues heures
en prière devant les petits autels qu’elle se construisait elle-même au pied
des oliviers. Ce fut pendant cette période de sa vie qu’elle subit grand nombre
d’épreuves et de terribles tentations. Bien qu’elle fuissent les bales et les
vanités féminines, il y en eut qui s’évertuèrent à la faire changer et à la
pousser à des actions malhonnêtes. Mais son envie et sa décision de conserver
sa candeur baptismale prirent toujours le dessus. Elle répondit un jour, avec
un accent mélangé de dédain et de piété, à l’un de ceux qui cherchait à l’en
détourner : “Sais-tu que je préfèrent voir mon corps coupé en morceaux
plutôt que de céder à tes propositions ?”
La rencontre avec le Père
Antonio Castaneda fut pour Catherine providentielle.
Ce prêtre s’était
installé dans le collège voisin de Miramar, après quarante-deux années de
pénitence dans le couvent de la Très Sainte Trinité de Majorque.
Il venait de temps à
autre mendier son pain dans la ferme “Son Gallard” et, lors des entretiens
qu’il a pu avoir avec la fidèle bergère, il comprit qu’elle n’était pas faite
pour rester toute sa vie dans le monde. Toutefois, lorsque Catherine manifesta
à sa famille son désir d’entrer dans un monastère, ils s’y opposèrent, lui
rappelant qu’elle était analphabète et qu’elle n’avait pas les moyens pour se
constituer une dote ; ils ont même tout fait pour lui trouver un mari. Mais
elle leur dit avec fermeté : “J’appartiens à Dieu à qui rien n’est
impossible. Même au prix de ma vie je maintiendrai la parole donnée”.
Le Père Castaneda se
chargea d’aplanir toutes les difficultés. Il la plaça à Palma de Majorque,
comme domestique, au sein de la noble famille de Matthieu Zaforteza, où elle
apprit à lire, à écrire et à broder. Ses progrès dans la vertu et dans la
pénitence furent continuels. Suites aux veilles régulières et au port d’un
silice fait de la peau d’un porc e pique, et un carême entier à ne vivre que de
pain et d’eau, elle finit par détériorer gravement sa santé. Lorsqu’elle en
guérit, son directeur spirituel obtint qu’elle entre comme choriste (1533),
bien que privée de dote, dans le Monastère de Sainte Marie-Madeleine, érigé à
Palma sous le règle de saint Augustin, à la place de l’hospice construit à cet
endroit, aussitôt après le départ des maures (1229), local appartenant alors à
Jacques d’Aragon.
Nous ignorons pour quelle
raison Catherine resta deux ans et sept mois au noviciat. Il n’est pas
impossible que les religieuses se soient méfiés des phénomènes extraordinaires
dont la jeune novice bénéficiait toujours. Il se peut également que ce soit à
cause de ses jeûnes fréquents au pain et à l’eau, de l’utilisation des silices
et des disciplines que celle-ci s’imposait et qui la mirent dans un état
cadavérique. Pour se donner un peu de “couleur”, il lui arrivait de mâcher très
lentement quelques poivrons très épicés. Il y avait, probablement, un peu de
tout cela, mais elle dût se soumettre aux ordres de sa supérieure qui lui
imposa l’obéissance : là encore elle fut extraordinaire, en obéissant
scrupuleusement aux ordres qui lui étaient donnés.
La maîtresse des novices,
la voyant souvent concentrée sur elle-même, l’envoyait tantôt à la roue, tantôt
dans la cuisine, tantôt encore dans l’infirmerie, pour la distraire. Catherine
obéit toujours prestement, car la voix de sa supérieure représentait pour elle
la volonté même de Dieu.
Le démon naturellement
fulminait et continuait de la tourmenter en suscitant dans sa pensée des
imaginations impures, en faisant apparaître sur les murs de la cellule des
figures obscènes, en lui apparaissant sous la forme d’un beau jeune homme, ou
alors des animaux qui la frappaient et l’attachaient avec des chaînes, la
traînant par terre, ou encore en jetant pas terre la vaisselle, lorsqu’elle se
trouvait dans la cuisine. Un jour, pour lui faire perdre patience, le démon lui
vola la clé du four et la jeta dans le puits du monastère. Catherine sortit
toujours triomphante de toutes ces attaques diaboliques, car elle demandait
avec ferveur et foi la protection et l’aide de la Sainte Vierge. Un peu pour
rassurer les autres sœurs, témoins de ces attaques diaboliques, elle
disait : “Ne craignez rien, mes sœurettes, le Christ est avec nous !”
Sœur Catherine prononça
ses trois vœux religieux le 24 août 1555. Elle put alors s’exclamer comme
l’épouse du Cantique des Cantiques : “J’ai trouvé l’amour de mon
âme ; je l’ai embrassé et plus jamais je ne le quitterai !” (Ct. 3,
4). À compter de ce jour-là le désir de sa propre sanctification grandit en
elle encore davantage encore. Elle choisit pour elle la plus petite et la plus
misérable que toutes les cellules et les vêtements que ses soeurs ne voulaient
plus mettre. Jamais elle n’accepta de cadeaux car, comme sainte Thérèse
d’Avila, elle était convaincue que “qui possède Dieu n’a besoin de rien
d’autre”.
Elle ne s'exempta jamais
des actes de communauté, même si pour aller dans le chœur ou au réfectoire où
l'appelait la cloche, elle devait souvent s'appuyer, à cause de ses infirmités,
à un bâton ou aux murs des couloirs. Son obéissance était sans faille, même lorsqu’elle
se trouvait enlevée en extase. L'évêque de Majorque, Mgr. Jean-Baptiste
Campegio, venait lui demander conseil lorsqu’il la savait dans cet état. Un
jour il lui ordonna même de descendre avec lui au parloir tout en restant en
extase, et elle lui obéit toujours.
Sœur Catherine éprouvait
une grande répugnance envers la grille parce qu'elle craignait de perdre sa
ferveur religieuse en la fréquentant. Toutefois elle s’y rendait sans la
moindre hésitation chaque fois que l’obéissance le demandait, que l’urbanité
l’exigeait ou la charité le conseillait. Ses paroles étaient comme des flèches
enflammées d’amour qui atteignaient les cœurs tièdes et ceux des pécheurs pour
lesquels elle priait et se mortifiait. Pendant ses ravissements, Dieu lui
donnait souvent la connaissance des besoins spirituels de personnes vivant loin
du monastère, afin qu’elle prie pour elles. Son confesseur, le Père Salvador
Abrines, avait raison de dire du haut de sa chaire : “Vous, pécheurs,
vous oubliez Dieu et piétinez avec mépris la sainte loi ; mais il y a une
personne qui, quoiqu’innocente, pleure amèrement vos fautes et souffre par
d’indicibles douleurs les peines que vous auriez dû souffrir à cause de vos
péchés”.
Méditant la Passion du
Seigneur, causée par l'iniquité des hommes, Sœur Catherine ne pouvait contenir
ses pleurs. Un jour Jésus crucifié lui apparut tout ensanglanté et lui
dit: « Regarde, ma fille, ce que tu me coûtes. Ceci je l’ai
supporté par amour pour toi ! » Depuis lors la sainte versant
tant de larmes, que ce soit dans sa cellule, dans le chœur ou au réfectoire,
que ses sœurs craignirent qu’elle ne devienne aveugle.
Elle nourrissait une très
grande dévotion envers Jésus Eucharistique. Elle allait souvent le visiter,
aussi souvent que lui permettait le règlement et l’obéissance scrupuleuse aux
règles de son Ordre. Quant elle communiait, elle passait toute la journée en
extase et priait pour tous les besoins des hommes, pour le triomphe de l’Église
sur les Turcs et pour les erreurs des protestants, mais tout particulièrement
pour le soulagement des âmes du purgatoire. C’est pourquoi, certainement, Dieu
permit que plusieurs âmes lui apparaissent et lui demandent de prier pour elles
ou de faire célébrer des Messes par leurs familles.
D'ordinaire soeur
Catherine se mettait en communication avec les âmes des défunts pendant les
extases. Dans les premiers temps de vie religieuse elles duraient jusqu'à trois
jours, mais les années s’écoulant, elles devinrent de plus en plus longues et
de plus en plus fréquentes. L’extase dont elle était favorisée chaque année
lors de la fête de sa patronne, sainte Catherine, pouvait durer jusqu’à quinze
jours.
Lors de certains
ravissements Dieu lui montrait le triste sort des pécheurs et des damnés et
alors elle gémissait douloureusement. D’autres fois Il la faisait participer
aux joies éternelles et alors sa joie se manifestait par des soupirs amoureux.
Lorsque l’extase
terminée, elle revenait à elle, Catherine embrassait les sœurs avec tendresse
et les invitait à aimer chaque jour davantage le Seigneur des Miséricordes.
Elle aurait aimer cacher
ces états mystiques, mais elle ne réussissait pas toujours à se réfugier à
temps dans sa cellule.
Les extases ne
l’empêchaient pas d’accomplir les tâches fixées par sa Supérieure, tels que
broder ou coudre. Pendant ces mêmes extases Dieu lui montrait ce qui se passait
dans le monastère, lui révélait les secrets des cœurs, lui permettait
d’entendre les sermons que son confesseur prononçait dans la cathédrale et
assister aux Messes qu’il célébrait.
La nouvelle des extases
de Sœur Catherine ne resta pas longtemps enfermée entre les mure du monastère.
Beaucoup sont venus pour la voir, pour se recommander à ses prières et pour lui
demander des conseils. La sainte s'en alarma, et pour conjurer le danger qu'il
menaçait son humilité, elle résolut de se montrer à tous un peu diminuée. Aux
objections de ses sœurs elle répondait : « Je fais ainsi pour que
tous me prennent pour ce que je suis : une idiote, une folle ». Elle
ne souffrait pas de ne pas recevoir de la part des gens des signes de
gratitude. De temps en temps elle disait : « Oh ! si vous
pouviez comprendre combien est méprisable et mesquine la créature que vous
voulez honorer ! » Elle croyait, en effet, avoir tous les défauts, et
elle les mettait en-avant dans le but de faire croire que ses extases n’étaient
qu’imaginaires.
Comme prix de cette vertu
d’humilité Dieu lui accorda le don de prophétie et de faire des miracles. Deux
fois on la trouva les habits complètement trempés. Interrogée sur les causes de
cet état, elle répondit qu’elle venait de sauver l’architecte du monastère qui
se noyait dans la mer. La deuxième fois elle avoua être allée secourir des
matelots qui étaient en train de chavirer et qui l’avaient appelée à leur
secours. Elle guérit instantanément plusieurs personnes.
Sœur Catherine considéra
toujours sa vie terrestre comme une prison qui empêchait son âme de s’envoler
au ciel. Souvent elle s’exclamait, en pleurant : « Oh, vie
triste et affligée, quand finiras-tu ? Oh ! douloureuse captivité,
combien dureras-tu encore ? Quand arrivera pour moi l'instant bienheureux
et si anxieusement désiré dans lequel, les chaînes de la chair cassées, mon âme
s’envolera vers l’éternelle mansion de mon divin époux ? » Le
don des larmes chez elle dura jusqu'à la mort, mort dont elle fut informée bien
longtemps à l’avance. Ses larmes creusèrent deux sillons bien visibles sur son
visage.
Elle rendit sa belle âme
à Dieu le 5 avril 1574, après avoir recommandé à ses sœurs d’être toujours très
charitables. Quatre ans après sa mort son corps fut retrouvé intacte, exempt de
toute corruption.
Pie VI la béatifia le 3
août 1792 et Pie Xi la canonisa le 22 juin 1930.
Sa dépouille est vénérée
dans le monastère des Chanoinesses Régulières de saint Augustin à Palma de
Majorque (Baléares).
Alphonse Rocha
SOURCE : http://nouvl.evangelisation.free.fr/catherine_thomas.htm

Capilla
de Santa Catalina Tomás en su casa natal de Valldemosa (Mallorca)
Valdemossa,
Mallorca, Spanien: Kapelle für Catalina Thomas
Capilla
de Santa Catalina Tomás en su casa natal de Valldemosa (Mallorca)
Valdemossa,
Mallorca, Spanien: Kapelle für Catalina Thomas
Capilla
de Santa Catalina Tomás en su casa natal de Valldemosa (Mallorca)
Valdemossa,
Mallorca, Spanien: Kapelle für Catalina Thomas
Saint Catherine of Palma
Also
known as
Catherine Tomas
Catherine Thomas
Catalina…
Caterina…
Katarina Tomás av Palma
Caterina Tomàs i Gallard
Memorial
5 April
27 July
and 28
July in Valldemossa,
Spain
1 April
on some calendars
Profile
Orphan
who lived an unhappy childhood
in the home of her paternal
uncle. Felt a call to the religious
life at age 15, but her confessor
convinced her to wait a little. Domestic
servant in Palma,
Spain
where she learned to read and write. Joined the Canonesses of Saint Augustine at
Saint Mary Magdalen convent
in Palma.
Subjected to many strange phenomena and mystical
experiences including visits from angels, Saint Anthony
of Padua and Saint Catherine
of Siena. Had the gifts of visions and prophecy. Assaulted spiritually and
physically by dark powers, she sometimes went into ecstatic
trances for days at a time; her wounds from this abuse were treated by Saint Cosmas
and Saint
Damian.
During her last years she was almost continually in ecstasy.
Foretold the date of her death.
Born
1 May 1533
at Valldemossa,
Mallorca,
Spain
Died
5 April
1574
at Saint Mary Magdalen convent,
Palma,
Mallorca,
Spain
of natural causes
Beatified
12 August
1792
by Pope
Pius
VI
Canonized
22 June
1930
by Pope
Pius
XI
Patronage
Valldemossa,
Mallorca,
Spain
Additional
Information
Book
of Saints, by the Monks
of Ramsgate
Saints
of the Day, by Katherine Rabenstein
books
Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints
other
sites in english
HagiograFaith
Wikipedia
images
Wikimedia Commons
sitios
en español
Real
Academia de la Historia
Wikipedia
fonti
in italiano
Dicastero delle Cause dei Santi
Santi e Beati
Wikipedia
nettsteder
i norsk
Den
katolske kirke
MLA
Citation
“Saint Catherine of
Palma“. CatholicSaints.Info. 18 April 2024. Web. 2 October 2026.
<https://catholicsaints.info/saint-catherine-of-palma/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-catherine-of-palma/
Book of Saints –
Catharine Thomas
Article
(Blessed) Virgin (16th
century) Canoness Regular of the Order of Saint Augustine. She was born in
Majorca in 1531(?) and, having entered the convent of Canonesses Regular at
Palma, led a life of great mortification and reached a high degree of sanctity.
She died in 1574 and was beatified in 1930.
MLA
Citation
Monks
of Ramsgate. “Catharine Thomas (Blessed) Virgin”. Book
of Saints, 1931.
CatholicSaints.Info. 18 April 2024. Web. 2 October 2026.
<https://catholicsaints.info/book-of-saints-catharine-thomas-blessed-virgin/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-catharine-thomas-blessed-virgin/
Placa en record de santa Catalina Thomàs (Valldemossa)
Saints
of the Day – Catherine Tomés, O.S.A., Virgin
Article
(also known as Catherine
Thomas or Catherine of Palma) Born in Valdemuzza, Majorca, Spain, in 1533; died
there in 1574; canonized in 1930; feast day formerly on April 5. Saint
Catherine was an unhappy little girl who was subjected to indignities in the
house of her paternal uncle. Eventually she passed into the service of the
canonesses of Saint Augustine in their convent of Saint Mary Magdalen in Palma,
where she spent the balance of her life. Her sanctity did not remain hidden for
long. She was subjected to a great number of strange phenomena and mystical
experiences that were both consoling and alarming, including the gift of
prophecy. Although she tried never to allow these experiences to interfere with
the discharge of her duties, during the last years of her life she was
continually in ecstasy (Attwater2, Benedictines, Encyclopedia).
MLA
Citation
Katherine I Rabenstein. Saints of the Day, 1998.
CatholicSaints.Info. 12 June 2023. Web. 2 October 2026.
<https://catholicsaints.info/saints-of-the-day-catherine-tomes-o-s-a-virgin/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/saints-of-the-day-catherine-tomes-o-s-a-virgin/
Valldemossa Charterhouse
Caterina Thomàs i Gallard
Caterina Thomàs i Gallard
was born in Valldemossa on
1 May 1531 and is the only saint from Mallorca. She was beatified in 1792 by
Pope Pius VI and canonised in 1930 by Pope Pius XI. She is known in
Mallorca as the “beata” or the “beateta”. She was known as a visionary,
having seen visions of Saint Catherine of Alexandria, Saint Anthony of Padua
and angels, and of prophesying the future”.
She was the youngest of
six siblings. Her parents died prematurely and Catalina was taken under the
care of her maternal uncle Juan Gallardo, who was married to one of her
mother´s sisters, María Tomas. He promised to look after her for 5 years with
the obligation to dress her, provide shoes for her, feed her and pay her 5
pounds for her work at the Son Gallard estate, carrying out typical
farming work.
Thanks to the
intervention of father Castañeda, a former soldier in the armies of Charles
I who had survived a sinking and chosen to live as a hermit in Miramar,
she was able to enter the historic convent of Santa Magdalena in
Palma, at the age of 21. It was a monastery of Regular Agustinian Canonesses,
and thus, dedicated to prayer. At the time that Catalina entered, the papacy
had already imposed severe closure for all convents. She professed on 24 August
1555.
Saint Catalina Thomàs is
a very beloved religious figure on the island. Consequently, many patron
saint festivals are held in her honour, including Santa Margalida (first
weekend of September), Palma (third Saturday in October) and Vilafranca de
Bonany (end of July). The patron saint festival of Valldemossa in
honour of Saint Catalina Thomàs is held on 28 July. Within the schedule of
festivities, the Procession of the Relic and the Cavalcade of the Triumphant
Carriage of the Saint that travels through the streets of the town, led by the
“beateta”, “s´Hereva” and the ladies of honour, followed by the imaged of the
saint and, closing out the procession, the authorities and several people
dressed as payés (Mallorcan country peasants).
In Valldemossa devotion
to her is also shown through the tiles found in almost all houses in the town
with depictions of moments from the life of the Saint with the inscription: “Santa
Catalina Thomàs, pregau per nosaltres” (“Saint Catalina Thomàs, pray for us”).
She died at the age of
43. Her body is kept in the convent of Santa Magdalena de Palma. In Valldemossa you
can visit the house
where she was born.
SOURCE : http://www.visitvalldemossa.com/en/saint-catalina-thomas/
Ceramic
tiles on the walls of the houses in Valldemossa
Saint Catalina Thomas
(1531 - 1574)
Memorial : 1 April
Formerly 5 April
27 July and 28 July in
Valldemossa, Spain
Other Names
: Catherine Tomas, Catherine Thomas, Catalina
Thomas, Catalina Tomas
Katarina Tomás av Palma
The saint who inspires
the most devotion and popularity in Mallorca: St. Catalina Thomàs, better known
as the Beata or Beateta.
Catalina Thomàs was born
in Valldemossa (Mallorca) in 1531 and died in the odour of sanctity in Palma in
1574. Orphaned when young, she displayed signs of religiosity and was
determined to enter a convent at a very early age. After overcoming her
family’s reluctance and the lack of a dowry, she entered the convent of St
Maria Magdalena in Palma, which was run by Augustinian nuns, in 1553.
Subjected to many strange
phenomena and mystical experiences including visits from angels, Saint
Anthony of Padua and Saint Catherine of Siena. Had the gifts of visions
and prophecy. Assaulted spiritually and physically by dark powers, she
sometimes went into ecstatic trances for days at a time; her wounds from this
abuse were treated by Saint Cosmas and Saint Damian. During her last years
she was almost continually in ecstasy. Foretold the date of her death.
News of her exemplary
life and the ecstasies she experienced spread beyond the convent’s walls and
her fame so penetrated the town that she was already venerated it as a saint by
her death, although beatification did not take place until 1792. Cardinal
Antoni Despuig, who took part an active part in that process, also commissioned
a sumptuous chapel to be erected in the convent church of Santa Maria Magdalena
where St. Catalina had taken her vows and where her uncorrupted body can now be
venerated. Catalina Thomàs was canonised in 1930 by Pope Pius XI. The house in
which she was born in Valldemossa is open to visitors.
Several towns on the
island hold major celebrations in her honour every year, among them Valldemossa
(late July), Santa Margalida (the first week of September), Palma (on the third
Saturday in October) and Vilafranca de Bonany (late July).
SOURCE : http://saintscatholic.blogspot.ca/2014/04/saint-catalina-thomas.html
Benedetto Luti (1666–1724), Saint
Catherine Thomas saves a Ship from Wreckage, circa 1700, 121 x 172, Musée Fesch, Ajaccio on Corsica
Santa Caterina Thomas Vergine
5
aprile
Maiorca, Baleari, Spagna,
1 maggio 1531 - 5 aprile 1574
Caterina (Catalina)
Thomas nasce il 1 maggio 1531 a Valldemoza sull'isola di Mallorca (Baleari).
Cresciuta in una fede semplice ma provata in molte piccole cose, rimane orfana
a sette anni. Trasferitasi dagli zii deve badare al bestiame, riducendo così la
preghiera in chiesa. Per i giorni feriali costruisce dei piccoli altari ai
piedi degli ulivi. La svolta nella sua vita avviene con l'incontro di padre
Antonio Castaneda (1507-1583), del vicino collegio di Miramar. Grazie a lui
Caterina prende la decisione di entrare in monastero. Superate tutte le
difficoltà nel 1553 è accolta come corista nel monastero delle Canonichesse
Regolari di Sant'Agostino di Palma. Professa i voti religiosi il 24 agosto
1555. Le sue orazioni, intanto, vengono conosciute anche fuori dal monastero
tanto che il vescovo di Maiorca sovente le chiede consiglio. Trascorre la sua
vita sempre più spesso in periodi di estasi mistiche fino all'ultima che
termina il 4 aprile 1574. Morirà il giorno dopo. (Avvenire)
Martirologio
Romano: A Palma di Maiorca in Spagna, santa Caterina Tomás, vergine, che,
entrata nell’Ordine delle Canoniche regolari di Sant’Agostino, rifulse per la
noncuranza di sé e l’abnegazione della volontà.
Caterina (Catalina)
Thomas venne alla luce il 1° maggio 1531 nel piccolo paese di Valldemoza
dell’isola di Maiorca (Baleari). Era la penultima di sette figli di un modesto
contadino di nome Giacomo: in casa respirò, fin da piccolissima, una fede
semplice e profonda. Non avendo la corona del Rosario imparò a dire le Ave
Maria contando le foglie di un ramoscello d’ulivo. Era abituata a camminare a
piedi nudi, anche tra i cardi spinosi: le insegnarono che dalle piccole ferite
poteva comprendere il significato della sofferenza. Come speciale protettrice
prese la santa vergine e martire di cui portava il nome.
Rimase purtroppo orfana a
soli sette anni e dovette quindi trasferirsi dagli zii che avevano la tenuta
Son Gallard, dove avrebbe condotto il bestiame al pascolo. La piccola era
abituata a lavorare, l’unico problema era la lontananza della chiesa, vista la
sua abitudine a seguire regolarmente le funzioni religiose. Dovette accontentarsi
di parteciparvi solo la domenica, per i giorni feriali si ingegnò. Costruì dei
piccoli altari ai piedi degli ulivi e così, nella solitudine dei campi, le sue
preghiere erano ugualmente intense. Poco attratta dai divertimenti, maturò
presto il desiderio di conservare la propria verginità.
La svolta nella vita di
Caterina avvenne con l’incontro di Padre Antonio Castaneda (1507-1583), del
vicino collegio di Miramar. Era un ottimo sacerdote, vissuto per oltre
quarant’anni nel Romitorio della SS. Trinità di Maiorca. Conobbe la giovane
pastorella durante le visite alla fattoria e subito ne intuì le virtù non
comuni. Con la sua direzione spirituale, Caterina prese la difficile decisione
che da tempo portava nel cuore: entrare in monastero. Lo scontro con gli zii fu
inevitabile, essi vedevano nella nipote solo un’analfabeta, per di più senza
dote. Fortunatamente il sacerdote ripianò tutte le difficoltà. La collocò come
domestica in una nobile famiglia di Palma di Maiorca, i Zaforteza, dove imparò
a leggere e a scrivere, e poté, quindi, accostarsi da sola alle letture
spirituali. Caterina inoltre si impose una Quaresima austera, cibandosi solo
con pane e acqua e mortificando il proprio corpo con una pelle di porcospino,
usata come cilicio. Queste penitenze però compromisero la sua salute. Con
l’aiuto di P. Castaneda, benché senza dote, fu accolta, nel 1553, come corista
nel Monastero delle Canonichesse Regolari di S. Agostino di Palma, intitolato a
Santa Maria Maddalena. Il noviziato durò ben due anni e sette mesi,
probabilmente a causa della salute cagionevole (per farsi venire un po’ di
colorito masticava grani di pepe). La sua preghiera fervida suscitava
l’ammirazione delle consorelle, ma nel suo animo dovette contrastare prove
interiori tremende: il demonio la provò duramente.
Professò i voti religiosi
il 24 agosto 1555, all’età di ventiquattro anni. Indossò la veste dimessa di
una consorella e non accettò alcun regalo: le bastava essere finalmente Sposa
di Cristo. Le sue orazioni, intanto, cominciarono a diventare estasi e la fama
di questi fenomeni oltrepassò le mura del monastero. Cominciarono le visite
anche da parte del vescovo di Maiorca, Mons. Giovanbattista Campeggio che,
nonostante sapesse di essere in presenza di una semplice suora, sovente le chiedeva
consiglio. Straordinario era il fatto che mai veniva meno all’obbedienza, anche
in stato di estasi si recava dai superiori.
Vista la popolarità che
cominciava a circondarla, suor Caterina non amava presentarsi alla grata, ma,
se le era comandato, lo faceva. E così trasmetteva l’amore che sentiva dentro
di sé per Dio a quanti la cercavano per avere consiglio, o per curiosità. Ebbe
il dono di scrutare i cuori e per molti voleva dire conversione a vita nuova.
Il Signore le manifestò, durante i rapimenti estatici, anche le necessità di
persone che non frequentavano il monastero.
Grande devozione aveva
per la Passione di Cristo e meditandola non poteva trattenere le lacrime,
ovunque si trovasse: in cella, in coro, in refettorio. Grande amore provava per
l’Eucaristia e si recava al tabernacolo più spesso che poteva. A quei tempi non
era permessa la Comunione quotidiana, Suor Caterina, ogni volta che la
riceveva, ne era trasformata. Pregava per tutti. Oltre che per i peccatori e
per i defunti, i suoi pensieri erano per la Chiesa, alle prese con la scissione
dei protestanti e col pericolo dei Turchi. Con il passare degli anni i fenomeni
estatici divennero più frequenti e, suo malgrado, più appariscenti. Il più
lungo, nel 1571, durò ventuno giorni. La fama della sua santità si diffuse in
tutta l’isola e anche in Spagna, perché suor Caterina aveva pure il dono dei
miracoli, improvvisi ed eclatanti. Lei, per umiltà, preferiva far credere che
era una tonta, ma le consorelle sapevano dei suoi espedienti. Il suo
confessore, in quegli anni, fu Padre Salvatore Abrines.
Caterina guardava ormai
solo al cielo e il corpo era per la sua anima quasi una prigione. L’ultima
estasi durò dal lunedì di Passione (29 marzo) al giorno di Pasqua (4 aprile)
del 1574. Morì, come aveva predetto, il giorno successivo, lasciando un esempio
di amore incondizionato a Dio. Quaranta anni dopo, alla prima ricognizione, il
corpo fu trovato incorrotto. Il processo di canonizzazione la vide proclamata
beata nel 1792 e finalmente, da Papa Pio XI, santa il 22 giugno 1930. Il corpo
di Santa Rina, come è detta popolarmente, già dal 1577, ebbe diverse
traslazioni fino alla sistemazione definitiva nella cappella del Monastero di
Palma di Maiorca.
Autore: Daniele
Bolognini
SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/92317
Placa
en record de santa Catalina Thomàs (Valldemossa)
Caterina Tomás
(1531-1574)
Beatificazione:
- 12 agosto 1792
- Papa Pio VI
Celebrazione
Canonizzazione:
- 22 giugno 1930
- Papa Pio XI
- Basilica Vaticana
Celebrazione
Memoria Liturgica:
- 5 aprile
Vergine
spagnola, all'età di vent'anni abbracciò la vita religiosa nel entrando
nell'Ordine delle canonichesse lateranensi di Palma (Canoniche
regolari di Sant’Agostino). Si distinse per le doti mistiche e rifulse per
la noncuranza di sé e l’abnegazione della volontà
Santa Rina
Caterina Tomàs i Gallard nasce
il 1 maggio 1531 a Valldemoza sull'isola di Mallorca (Baleari). Cresciuta in
una fede semplice ma provata in molte piccole cose, rimane orfana a sette anni.
Trasferitasi dagli zii
deve badare al bestiame, riducendo così la preghiera in chiesa. Per i giorni
feriali costruisce dei piccoli altari ai piedi degli ulivi. La svolta nella sua
vita avviene con l'incontro di padre Antonio Castaneda (1507-1583), del vicino
collegio di Miramar. Grazie a lui Caterina prende la decisione di entrare in
monastero. Superate tutte le difficoltà nel 1553 è accolta come corista nel
monastero delle Canonichesse Regolari di Sant'Agostino di Palma.
Professa i voti religiosi
il 24 agosto 1555. Le sue orazioni, intanto, vengono conosciute anche fuori dal
monastero tanto che il vescovo di Maiorca sovente le chiede consiglio.
Trascorre la sua vita
sempre più spesso in periodi di estasi mistiche fino all'ultima che termina il
4 aprile 1574. Morirà il giorno dopo.
(fonte: Avvenire)
SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/caterina-tomas.html
Altarpiece,
by an unknown painter of 18th cent., with Saint Catherine Thomas, in a chapel
at Valldemossa, Mallorca
Santa Catalina Tomás
Tomás Gallard, Catalina. Santa
Catalina Tomás. Valldemossa, Mallorca (Islas Baleares), 1.V.1531 – Palma de
Mallorca (Islas Baleares), 5.IV.1574. Canonesa regular lateranense de San
Agustín, mística, iluminada.
Biografía
Era la sexta de los siete
hijos de Jaime Tomás Creus y de Marquesina Gallard. Su familia era humilde,
dedicada a la labranza en Valldemossa. Nació en una casa de la calle Rectoría,
convertida desde octubre de 1793 en un oratorio dedicado a ella. Le fue
impuesto el nombre de Catalina por su abuela materna y por la gran devoción
familiar a santa Catalina de Alejandría. A los tres años murió su padre y
entonces su madre, para hacer frente a la manutención de sus hijos, se vio
obligada a repartirlos entre los familiares más próximos. Por ello Catalina
creció al cuidado de sus abuelos paternos que vivían muy cerca de la Cartuja.
Su infancia estuvo muy marcada por la religiosidad mariana que había arraigado
fuertemente en la isla gracias a la predicación, hacía un siglo, de san Vicente
Ferrer y que a ella le inculcó su abuela. Alrededor de los siete años murió su
madre. A los diez años, con gran pena y a causa de la elevada edad de su
abuela, fue acogida por unos tíos que eran dueños de la finca de Son Gallard y
vivían con una holgada posición económica. Durante ocho años vivió en la finca,
un bello paraje situado entre Valldemossa y Deiá, ayudando a los labriegos en
las tareas del campo y atendiendo el rebaño. Así, como pequeña payesa, la representa
su iconografía y la recuerdan los cantos populares. Pero la espiritualidad de
la joven chocaba con el carácter de sus tíos preocupados únicamente por la
explotación de sus tierras y el aumento de su fortuna. Acostumbrada desde niña
a refugiarse en las iglesias próximas a su hogar, la distancia a que estaban de
Son Gallard hizo que sintiese a la naturaleza como el gran templo que acogía
sus numerosos recogimientos. A menudo levantaba altares en el tronco seco de
los árboles e improvisaba cuentas con semillas u hojas de olivo para rezar el
rosario mientras apacentaba las ovejas.
Con el paso del tiempo
cada vez sentía más clara su vocación religiosa, su deseo de retirarse a un
convento y pasar su vida en continua alabanza al Señor. Pero las expectativas
matrimoniales de su familia sobre su futuro chocaban con su ideal. Fue un
período de grandes tribulaciones para Catalina, que en ese ambiente hostil veía
inviable su vocación religiosa y sufría por ello, pero encontró ayuda en los
hechos extraordinarios que desde niña jalonaban su camino, tal y como canta la
copla popular: “Tenías en Son Gallard penas de noche y de día y bajaba a
consolarte tu dulce Madre María”. Además era confortada con la aparición de
algunos santos como san Bruno, santa Catalina de Alejandría o san Antonio Abad,
de quien en este tiempo tuvo una visión asegurándola que pasaría muchas
tribulaciones pero al fin sería monja. Con la tranquilidad que esta alocución
imprimió a su alma hizo frente a todas las contradicciones que intentaron
desviarla de su camino, a las duras críticas familiares que la acusaban de
pretender entrar en un convento para vivir cómodamente y no tener que trabajar
para ganarse el sustento diario. Era un tiempo marcado por grandes penurias y
hambre en la isla, por lo que ella sabía que era muy difícil poder ingresar en
un convento sin dote. Pero un día llamó a su puerta un ermitaño con fama de
santo que fue el instrumento para la consecución de su sueño: fray Antonio
Castañeda. Era un capitán del Ejército de Carlos V que formaba parte de la
expedición que el Emperador lideraba contra la piratería turca que asediaba sus
costas y que fue recogido en la isla tras un grave naufragio que casi acaba con
su vida. En tal peligro prometió que si se salvaba trocaría su vida militar por
la de penitente y cumplió su promesa ordenándose sacerdote y convirtiéndose en
ermitaño. Era muy valorado por todas las gentes de Mallorca que admiraban su
entrega y su tesón. Tras escuchar los anhelos y angustias de la joven Catalina,
le aseguró que su vocación era real y que le ayudaría a cumplirla. Convenció a
su familia para que depusieran su humillante actitud y no interfiriesen en el
camino que había elegido. La llevó a Palma de Mallorca, a casa de la familia
Zaforteza Tagamanent, para que se ocupasen de ella mientras él buscaba algún
benefactor que aportase la dote necesaria para que fuese admitida en un
convento, ya que los tiempos eran difíciles y apenas tenían para sobrevivir las
monjas. Pero en un tiempo marcado por el continuo temor a las incursiones
turcas, sus intentos fueron infructuosos, ya que el virrey, los nobles y la
gente adinerada aportaban cuanto podían para contribuir a la liberación de los
prisioneros en manos de los turcos. Por ello fray Antonio Castañeda tuvo que
intentar que Catalina fuese admitida por méritos propios y sin dote. Uno tras
otro los principales conventos de Palma le negaron la entrada y así se lo
comunicó a la atribulada joven que esperaba la respuesta sentada en una piedra
de la plaza del Mercado. Pero mientras Catalina encajaba el duro golpe que
cerraba la puerta a sus sueños y esperanzas, regresó el sacerdote para
comunicarle que las tres comunidades de monjas consultadas, repentina y
providencialmente, habían cambiado de parecer, y los tres conventos la admitían
sin demora. Podía elegir el que quisiera. En atención al primero que se lo
ofreció, decidió vivir su vocación en el Monasterio de Santa Magdalena como
canonesa regular lateranense de San Agustín, donde ingresó el 13 de noviembre
de 1552. Una gran pena se unió a su gozo, ya que un mes y medio antes de cruzar
la puerta del convento, la querida abuela que en su infancia había abierto el
surco de su profunda espiritualidad, había muerto degollada a manos de los
turcos en un feroz ataque a Valldemossa.
El 25 de enero de 1553 le
impusieron el velo blanco de novicia y realizó funciones de tornera, cocinera y
enfermera. El 24 de agosto de 1555, festividad de San Bartolomé, recibió el
velo negro de monja profesa. Los hechos extraordinarios y las gracias sobrenaturales
que jalonaron su infancia y juventud se multiplicaron al amparo de su vida de
clausura, aunque ella intentó disimularlos. Pero a menudo tenía prolongados
arrobamientos y éxtasis que no podían pasar desapercibidos y que, a pesar del
temor imperante por la constante persecución de la Inquisición a alumbrados y
visionarios, nunca preocuparon a las monjas ni a sus confesores, seguros de que
eran fruto de su íntima conexión con Dios. A pesar de su vida de rigurosa
clausura ejerció una gran influencia en la vida social y eclesial de la isla,
ya que era consejera tanto de importantes personajes como de las gentes más
humildes que buscaban su aliento. Su fama de santidad, el eco de sus milagros y
el poder de sus profecías pronto traspasaron los muros del Convento y toda
Mallorca confiaba sus ruegos a la intercesión de sor Catalina. Para el obispo,
Diego de Arnedo, fue trascendental su ayuda y sabio consejo en la difícil tarea
de sacar a la diócesis de la desidia en que vivía e introducir las normas dadas
en el recién clausurado Concilio de Trento.
Sor Catalina experimentó
profundos éxtasis, sobre todo en las fechas cercanas a la fiesta de su tocaya,
santa Catalina de Alejandría, de quien era especialmente devota. En la Semana
Santa de 1571 experimentó el éxtasis de mayor duración documentado en la
historia —veintiún días—, y al salir de él, cuentan las crónicas que dijo:
“Tres años, Señor, aún tengo que vivir tres años”. Efectivamente murió tres
años después de aquel extraño despertar. En otra ocasión una monja le pidió un
remedio para su linda voz, ya que tenía que cantar en los maitines de Navidad
el famoso canto mallorquín de la Sibila, y estaba afónica. Sor Catalina fue
encontrada arrebatada con un pan de azúcar o de ángeles en la mano que dijo que
le había dado santa Catalina de Alejandría para remedio de la voz. En el último
año de su vida, cuando entraba en éxtasis, narran las crónicas que un exótico
pájaro se posaba en sus manos y cantaba suavemente. La fama de estos sucesos
también marcó su iconografía que, frecuentemente, la representa con un pan de
azúcar en una mano y un pájaro en la otra. En la Cuaresma de 1574, cuando se
cumplían los tres años de su profecía, de nuevo en torno a la fiesta de santa
Catalina de Alejandría, tuvo varios arrobamientos que preconizaron su muerte
sucedida el 5 de abril de 1574, festividad de san Vicente Ferrer, cuya
predicación había sido simiente de la que ella fue bendito fruto. Sus cuarenta
y tres años de vida y su fama de santidad en Mallorca fueron paralelos a la vida
santa Teresa de Jesús y a la fama que ésta tuvo en Castilla.
El cardenal mallorquín
Antonio Despuig fue el gran promotor del proceso de beatificación de Catalina
Tomás.
Fue beatificada el 12 de
agosto de 1792 por el papa Pío VI, y proclamada santa el 22 de junio de 1930
por el papa Pío XI. La delegación española presente en la solemne ceremonia
vaticana recordó al Papa que era la siguiente mujer española canonizada tras su
contemporánea Teresa de Jesús. El legado escrito de santa Catalina Tomás se
reduce a dos cartas dirigidas al padre Vicente Mas que dejan traslucir su
profunda espiritualidad. A la primera carta pertenece su famosa frase: “Quien
desea servir a Dios es menester esté muy contento en todas las cosas”. Y en la
segunda puntualiza: “Cualquier cosa, próspera o adversa, os sobrevenga, pensad
que todo os viene de la mano del Señor [...] y no toméis nunca las adversidades
como si provinieran de personas, tomadlas más bien como prosperidades”.
Obras
Cartas (ms. en el
Monasterio de Santa Magdalena, Palma de Mallorca).
Bibliografía
B. Valperga, Vida, muerte
y milagros de la bendita virgen Sor Catharina Thomasa natural de Mallorca,
Monja Canónica reglar de S. Agustín, en el Monasterio de Santa María Magdalena
de la Ciudad de Mallorca. Recopilada de los originales que el Ilustre y muy
Reverendo Señor Juan Abrines, Doctor Theólogo, Canonigo e Inquisidor Apostólico
del Reyno de Mallorca, Confesor de la dicha virgen, dexó escritos, Mallorca,
Casa de Manuel Rodríguez y Juan Piza, 1617
Resumen de la vida de la
Beata Catalina Tomás, Canóniga Regular de la Orden de San Agustín. Dedicado al
Emmo. y Revdmo. Príncipe el Sr. Cardenal Francisco Javier Zelada Secretario de
Estado de N. S., Roma, Imprenta Salomón, 1792
A. Despuig, Vida de la
Beata Catalina Thomás, religiosa profesa en el Monasterio de Santa María
Magdalena de la ciudad de Palma, capital del Reino de Mallorca, Palma de
Mallorca, por José Barberí, imprenta Guasp, 1816
J. Salvá, El Cardenal
Despuig, Palma de Mallorca, Imprenta Mossen Alcover, 1964, págs. 141- 151
M.ª L. Massanet
Zaforteza, Una flor de Mallorca. Vida de Santa Catalina Thomás, virgen
mallorquina, Palma de Mallorca, SS. Corazones, 1967
A. R. Cano Oleo, Catalina
Tomás, una mujer intrépida, Palma de Mallorca, Canónigas de San Agustín, 1992
B. Yuste y S. L.
Rivas-Caballero, Vida de Santa Catalina Tomás, Madrid, Comunidad de Santa María
Magdalena, 2005
G. Carrió i Vives, El
carro triunfal, manifestacions populars al´entorn de santa Caterina Tomàs,
Palma de Mallorca, Consell de Mallorca, 2006
P. Riutort, Santa
Catalina Tomás, la santa payesa, Barcelona, Centre de Pastoral Litúrgica, 2006
B. Yuste y S. L.
Rivas-Caballero, “Santa Catalina Tomás”, en Revista Ecclesia, 3314 (2006),
págs. 36-37.
Autor/es
Belén Yuste
Sonnia L. Rivas-Caballero
SOURCE : https://historia-hispanica.rah.es/biografias/43058-santa-catalina-tomas

La
beateta Catalina Thomàs, d'Horacio de Eguía, davant la rectoria (Valldemossa)
Den hellige Katarina
Tomás av Palma (1531-1574)
Minnedag:
5. april
Den hellige Katarina
Tomás (sp: Catalina) ble født den 1. mai 1531 i Valldemosa på den spanske øya
Mallorca, hvor hun tilbrakte hele sitt liv. Hun kom fra enkle kår og hadde en
hard og ulykkelig barndom, for hun ble foreldreløs som syvåring og oppdratt av en
onkel på farssiden som behandlet henne som en tjener. Allerede i barndommen ble
hun omgitt av en egenartet fortryllelse, og jenta utøvde en spesiell utstråling
på sine medmennesker.
Som femtenåring følte hun
et kall til ordenslivet, men hennes skriftefar overbeviste henne om å vente en
stund. I stedet ble hun tjenestejente i en husholdning i Palma, hovedstaden på
Mallorca, hvor hun lærte å skrive og lese. Som tyveåring ble hun kanonisse hos
de regelbundne augustinerkanonissene (Canonici Regulares Sancti Augustini –
CSA) i Palma. Der levde hun et fromt liv resten av livet.
Katarina ble utsatt for
en rekke merkelige fenomener, både trøstende og skrekkinngytende, og hun hadde
profetiske evner. Hun opplevde også besøk fra engler og de hellige Antonius av Padova
og Katarina av
Siena. Hun ble angrepet åndelig og fysisk av mørke makter og hun gikk noen
ganger inn i transer som varte i flere dager. Hennes sår fra disse prøvelsene
ble behandlet av de hellige Kosmas og Damian.
Katarina prøvde å aldri
la disse ekstraordinære fenomenene hindre seg i å utføre det daglige arbeide.
Hun var tålmodig og fast i troen på Gud, så derfor klarte hun seg gjennom alle
prøvelser hun ble pålagt. Av sine medsøstre ble hun delvis betraktet med
forundring, delvis med beundring. I de siste årene av sitt liv var hun i
konstant ekstase.
Katarina døde den 5.
april 1574 i Palma, 43 år gammel. Der ble hun også gravlagt. Hun ble saligkåret
den 12. august 1792 (dokumentet (Breve) var datert den 3. august) av pave Pius
VI (1775-99) og helligkåret den 22. juni 1930 av pave Pius XI (1922-39). Hennes
minnedag er dødsdagen 5. april, men 1. april nevnes også. Hennes navn står i
Martyrologium Romanum.
Kilder:
Attwater/Cumming, Benedictines, Bunson, Schauber/Schindler, Index99, KIR,
Patron Saints SQPN, Heiligenlexikon, augustiniancanons.org - Kompilasjon
og oversettelse: p. Per Einar Odden -
Opprettet: 1999-08-04 20:43 - Sist oppdatert: 2006-01-04 14:53
SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/katpalma