Suore della Carità della Santa
Croce
Gemälde
von Maria Theresia Scherer in der Pfarrkirche
St. Leonhard, Ingenbohl
Bienheureuse
Marie-Thérèse Scherer
Cofondatrice de la
Charité de la Sainte-Croix (+ 1888)
Anne-Marie-Catherine Scherer, cofondatrice des Sœurs de la Charité de la Sainte-Croix, à Ingenbohl, près de Schwyz en Suisse - avec le Père Théodose Florentini, Capucin.
Béatifiée le 29 octobre 1995 par Jean-Paul II en même temps que Marguerite Bays.
Elle passa son enfance à Meggen, sur le lac des Quatre-Cantons. Toute jeune, elle eut la douleur de perdre brutalement son père, fauché par une pneumonie foudroyante. A la suite de ce décès tragique, la famille fut disloquée. La fillette grandit chez des personnes de sa parenté, de bons chrétiens et elle devint une jeune fille très croyante. A 18 ans, il y eut une première rencontre avec P. Théodose, à Altdorf. Les projets du capucin l'enthousiasmèrent tellement qu'elle prit le risque de le suivre et de collaborer avec lui.
Sa vie durant, Sr Marie-Thérèse conserva les dernières lignes écrites par le Père, comme un précieux testament: 'Dans les choses nécessaires, l'unité, - dans le doute, la liberté, - en toutes choses, l'amour.' C'est dans cette optique que la jeune supérieure et ses sœurs reconnurent et endossèrent l'énorme dette laissée par le fondateur. L'attitude de la jeune religieuse les brancha et leur communiqua le sens des valeurs. Elle tendit la main à celles qui étaient tentées de rebrousser chemin et, sans se lasser, leur montra le but à atteindre.
Sa présence mettait la joie dans les communautés, elle les désirait fraternelles et amicales. Auprès d'elle, on se sentait à l'aise et libre. Elle savait découvrir le côté positif des sœurs, elle respectait leurs originalités et tâchait de les diriger judicieusement. Elle manifestait sa confiance envers chacune et attendait beaucoup de leur part.
Elle s'efforçait d'être, avant tout, une compagne pour chacune. Toute son attitude rayonnait de dévouement et de sérénité. Elle ne voulait pas 'présider' en première ligne, par contre, elle considérait sa charge comme prophétique.
Dans sa vie, il y eut des temps de crises, d'incertitudes, de tâtonnements.
Certaines décisions dépassant largement le 'ici et maintenant' allaient
impliquer sa responsabilité jusqu'à nos jours. Dieu lui demandait beaucoup!
Mère M.-Thérèse s'accrocha à Lui et Il la soutenait. Sans cette confiance en
Dieu, elle n'aurait certainement pas tenu le coup. Ses propres paroles en témoignent.
Elle encourageait sans cesse les sœurs à s'abandonner à la providence divine et
à faire totalement confiance à Dieu. A Lui, le Dieu crucifié et ressuscité à
qui elle s'était vouée corps et âme au jour de sa profession, elle vouait
maintenant une confiance sans bornes. Imprégnée de la parole de Dieu, elle fut
toute sa vie à l'écoute des autres. La foi et l'espérance soutenaient sa tâche
exigeante. Ainsi, l'amour grandit en elle et dans la communauté.
Sa vie entière dirige notre regard vers ce qui nous attend finalement. Les
derniers mots prononcés avant sa mort sont significatifs: 'Ciel! Ciel!'
Sr Canisia Mack, archiviste à la Maison-Mère
- Bienheureuse Mère Marie Thérèse - Sœurs de charité de la Sainte-Croix d'Ingenbohl - Fribourg.
À Ingenbohl, près de Schwyz en Suisse, l'an 1888, la bienheureuse Marie-Thérèse
(Anne-Marie-Catherine Scherer), vierge, cofondatrice des Sœurs de la Charité de
la Sainte-Croix.
Martyrologe romain
SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/10977/Bienheureuse-Marie-Th%C3%A9r%C3%A8se-Scherer.html
Bse Maria Theresia Scherer
Vierge cofondatrice des : « Sœurs de Charité de la Sainte-Croix »
Maria Theresia, dans
le siècle Anna Maria Katharina, Scherer, naît le 31 octobre 1825 dans
une famille de paysans aisés, à Meggen dans le canton de Lucerne (Suisse).
Elle passa son enfance à
Meggen, sur le lac des Quatre-Cantons. Toute jeune, elle eut la douleur de
perdre brutalement son père, fauché par une pneumonie foudroyante. A la suite
de ce décès tragique, la famille fut disloquée. La fillette grandit chez des personnes
de sa parenté, de bons chrétiens et elle devint une jeune fille très croyante.
En 1845 elle entre chez
les Sœurs enseignantes de la Sainte Croix de Menzigen et reçoit le nom de
Marie-Thérèse. Cette Congrégation a été fondée l'année précédente par le Père
Théodose Florentini o.f.m.. Ce capucin au grand cœur s'émeut de l'état
lamentable des hôpitaux où sont soignés les pauvres. C'est ainsi qu'en 1855, il
crée à Ingenbohl, une branche soignante de son Institut, les Sœurs de la
charité, dont la supérieure est Marie-Thérèse.
Sa vie durant, mère Marie-Thérèse conserva les dernières lignes écrites par le Père, comme un précieux testament: « Dans les choses nécessaires : l'unité ; dans le doute : la liberté ; en toutes choses : l'amour. » C'est dans cette optique que la jeune supérieure et ses sœurs reconnurent et endossèrent l'énorme dette laissée par le fondateur. L'attitude de la jeune religieuse les brancha et leur communiqua le sens des valeurs. Elle tendit la main à celles qui étaient tentées de rebrousser chemin et, sans se lasser, leur montra le but à atteindre.
Sa présence mettait la joie dans les communautés, elle les désirait fraternelles et amicales. Auprès d'elle, on se sentait à l'aise et libre. Elle savait découvrir le côté positif des sœurs, elle respectait leurs originalités et tâchait de les diriger judicieusement. Elle manifestait sa confiance envers chacune et attendait beaucoup de leur part.
Elle s'efforçait d'être, avant tout, une compagne pour chacune. Toute son
attitude rayonnait de dévouement et de sérénité. Elle ne voulait pas « présider »
en première ligne, par contre, elle considérait sa charge comme prophétique.
Dans sa vie, il y eut des temps de crises, d'incertitudes, de tâtonnements. Dieu lui demandait beaucoup! Mère Marie-Thérèse s'accrocha à Lui et Il la soutenait. Sans cette confiance en Dieu, elle n'aurait certainement pas tenu le coup. Ses propres paroles en témoignent. Elle encourageait sans cesse les sœurs à s'abandonner à la providence divine et à faire totalement confiance à Dieu. A Lui, le Dieu crucifié et ressuscité à qui elle s'était vouée corps et âme au jour de sa profession, elle vouait maintenant une confiance sans bornes.
Imprégnée de la parole de Dieu, elle fut toute sa vie à l'écoute des autres. La
foi et l'espérance soutenaient sa tâche exigeante. Ainsi, l'amour grandit en
elle et dans la communauté.
Toute sa vie, Mère
Marie-Thérèse a dû supporter des ennuis de santé: rhumatisme aigu, varices,
maladie de foie... Dans le courant de 1887, un médecin constate une tumeur
cancéreuse à l'estomac. Le 1er mai 1888, elle reçoit les derniers sacrements.
Ses derniers jours sont particulièrement douloureux. Le 16 juin au soir, à
Ingenbohl, elle entre en agonie puis exhale paisiblement le dernier soupir
après avoir murmuré: « Ciel... Ciel! »
La Congrégation des
« Sœurs de Charité de la Sainte-Croix » comptait à la mort de sa
cofondatrice 1658 religieuses travaillant dans plusieurs pays et réparties dans
434 établissements: écoles, orphelinats, crèches, garderies d'enfants, instituts
pour sourds-muets, pour aveugles, pensions pour apprentis et étudiants pauvres,
maisons d'accueil pour jeunes filles, hôpitaux, infirmières à domicile, maisons
d'aliénés, asiles pour personnes âgées...
Maria Theresia a été
beatifiée le 29 octobre 1995 par saint Jean-Paul II (Karol Józef
Wojtyła, 1978-2005).
Pour un approfondissement
biographique :
>>>
Sœurs de Charité de la Sainte-Croix
Source principale :
fr.kloster-ingenbohl.ch/ (« Rév. x gpm »).
SOURCE : https://levangileauquotidien.org/FR/display-saint/736ca21c-4d43-47e1-9fc2-b83e5fda6665
Maria Theresia Scherer
Version de 2007
(remanié le 20.11.2012)
Portrait de Maria
Theresia Scherer dans Portraits von gemeinnützig tätigen Schweizerfrauen,
album réalisé à l'occasion de l'exposition de la Saffa en 1928 (Bibliothèque
nationale suisse, Berne).
Autrice/Auteur: Victor
Conzemius Traduction: Béatrice Aubert-Piguet
31.10.1825 à
Meggen, 16.6.1888 à Ingenbohl, cath., de Meggen. Fille de Karl Josef,
agriculteur, et d'Anna Maria Sigrist. Orpheline, S. fut recueillie par des
parents à Meggen où elle fit son école primaire. Elle suivit une formation
pratique en économie domestique et soins aux malades à l'hôpital des bourgeois
de Lucerne. En 1845, elle entra dans la congrégation des sœurs enseignantes de
la Sainte-Croix de Menzingen, fondée à l'initiative du père Theodosius Florentini
en 1844, y prononça ses vœux en octobre et travailla aussitôt dans les écoles
de Galgenen et Baar. Autodidacte, S. réussit en 1849 son examen du brevet
d'enseignement, qu'elle passa devant le conseil d'éducation zougois. Maîtresse
dans les classes féminines de l'école industrielle de Näfels, elle s'occupa en
outre des indigents hébergés au palais Freuler. En 1852, elle travailla à
l'hôpital Planaterra de Coire, où Florentini, nommé entre temps curé de la
cathédrale, l'avait appelée, puis dès 1853 dans le premier hôpital de la
Sainte-Croix nouvellement créé à Coire. Devenue mère supérieure, S. fut chargée
des soins médicaux, des œuvres sociales et de la formation des sœurs de
charité.
L'essor rapide de la
communauté des sœurs à Coire, l'ampleur de leur tâche et la question de leur
vocation première (l'institut de Menzingen donnant la priorité à l'école),
ainsi que les résistances des autorités municipales à l'encontre du couvent
furent à l'origine de la fondation, en 1856, de la congrégation des sœurs de charité
de la Sainte-Croix et de leur maison mère à Ingenbohl. En 1857, cette nouvelle institution
choisit S. comme première supérieure générale. Sous sa conduite, l'œuvre de la
congrégation, qui s'implanta également hors de Suisse, se diversifia: soins aux
malades et aux personnes âgées, assistance, mais aussi formation des
enseignantes et des infirmières. S. consolida les liens avec les communautés installées
à l'étranger grâce à ses multiples visites, notamment en Allemagne du Sud,
Bohême, Haute et Basse Autriche, Tyrol, Styrie, Moravie et Hongrie, Slavonie et
Dalmatie. Elle mit aussi parfois des sœurs à disposition du service sanitaire
de l'armée: en 1856 lors de l'affaire de Neuchâtel, en 1866 lors de la guerre
austro-prussienne, en 1871 durant la retraite des Français de l'armée Bourbaki,
ainsi que lors des épidémies de variole et de typhus. Après avoir consacré
plusieurs années à économiser et à rembourser les dettes laissées par
Florentini, S. fit construire la nouvelle église (1878-1880). Même si elle fut
la véritable fondatrice de la congrégation, l'Eglise, imprégnée de tradition
patriarcale, ne lui reconnut, comme femme, qu'un rôle secondaire, derrière
celui du père Florentini. En 1995, S. fut béatifiée par le pape
Jean-Paul II.
Sources et bibliographie
Complété par la rédaction
Baumgartner, Hildburg;
Ries, Markus et al. (éd.): «Von der Not der Zeit getrieben. Maria Theresia
Scherer – Theodosius Florentini. Briefe und Schriften», in: Helvetia
Franciscana, 45, 2016.
Rutishauser, M.
Clarissa: Mutter Maria Theresia Scherer. Leben und Werk, 1959.
Dizionario degli istituti
di perfezione, vol. 8, 1988, colonne 1035.
Venzin, Renata Pia:
«Ingenbohler Schwestern», in: Helvetia Sacra, VIII/2, 1998, pp. 184-212,
surtout 201-204.
Victor Conzemius:
"Scherer, Maria Theresia", in: Dictionnaire historique de la
Suisse (DHS), version de 2007 (article de l’ouvrage imprimé, remanié le
20.11.2012), traduit de l’allemand. En ligne:
https://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/009067/2012-11-20/, consulté le 16.06.2026.
SOURCE : https://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/009067/2012-11-20/
Blessed Anna Maria
Teresa Scherer
Also
known as
Ana María Catalina
Scherer
Anna Maria Katharina
Scherer
Maria Teresa Scherer
Maria Theresia Schere
Profile
The fourth of seven children,
Katharina’s father died when
the girl was
only seven years old. Her mother determined
that she could only support herself and three of the children,
so the others, including Katharina, were raised by her extended family. As
a young woman,
she felt a call to religious
life, and on 1
March 1845 she
joined the newly formed Teaching Sisters’ Institute, taking the
name Sister Mary Theresa. She served as a teacher in
the Swiss cities
of Galgenen, Baar, and Oberageri, learned administrative skills, and served as
superior to groups of her Sisters. In 1850 she
was took charge of home for the poor and orphans in
Nafels, Switzerland;
the people there called her the “mother of the poor”. Later in 1850 she
took over the management of a small hospital and
work began on splitting the Sisters into groups devoted to teaching and
to other works of mercy; the teaching Sisters left
in 1856,
and in 1857 Mother
Mary Theresa became co-founded and first superior of the Sisters for
Schools and Care of the Poor which became the Sisters
of Mercy of the Holy Cross of Ingenbohl. She worked her remaining 30 years
to expand the Sisters their service; at her death there were over 400
hours with over 1500 sisters, and Mary Theresa was known as a living embodiment
of their holy rule. These Sisters continue their good work today
caring for the poor, orphans, patients in
military hospitals,
and ministering to prisoners.
Born
31
October 1825 in
Meggen, Luzern, Switzerland as Anna
Maria Katharina
16
June 1888 in
Ingenbohl, Schwyz, Switzerland of
natural causes
2
April 1993 by Pope John
Paul II (decree of heroic
virtues)
29
October 1995 by Pope John
Paul II
Sisters
of Mercy of the Holy Cross of Ingenbohl
Additional
Information
other
sites in english
Abbey
of Saint-Joseph de Clairval
Sisters of
Mercy of the Holy Cross, Ingenbohl
Sisters
of Mercy of the Holy Cross, Central Province, Hazaribag
Sisters
of Mercy of the Holy Cross, South Province, Bangalore
images
webseiten
auf deutsch
Barmherzige
Schwestern vom Heiligen Kreuz Inhgenbohl
Historisches
Lexikon der Schweiz
sitios
en español
Martirologio Romano, 2001 edición
sites
en français
Abbaye
Saint-Joseph de Clairval
Dictionnaire
Historique Suisse
fonti
in italiano
Abbazia
San Giuseppe di Clairval
Dicastero delle Cause dei Santi
Dizionario
Storico della Svizzera
nettsteder
i norsk
MLA
Citation
“Blessed Anna Maria
Teresa Scherer“. CatholicSaints.Info. 11 August 2022. Web. 15 June 2026.
<https://catholicsaints.info/blessed-anna-maria-teresa-scherer/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-anna-maria-teresa-scherer/
Bl. Mary Theresa Scherer
Birth: 1825
Death: 1888
Beatified: Pope John Paul II
Mary Theresa Scherer
(October 31, 1825 - June 16, 1888) March 1845 she entered the newly founded
Institute. She was the founder of the Congregation of the Holy. Cross in
Ingenbohl. She died in holiness. She was beatified by Pope John Paul II,
October 29, 1995.
SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=7520
BL. MARY THERESA
SCHERER was born on 31 October 1825, in Meggen, Switzerland, and was
baptized with the name Anna Maria Katharina. Katharina was only seven years old
when her father died. Only three of the children could remain with their
mother, so Katharina was taken in by relatives who saw to it that she had a
Christian education.
During a pilgrimage to
Einsiedeln, she recognized her vocation to the religious life, and on 1 March
1845, she entered the newly founded Teaching Sisters' Institute, begun by Fr
Theodosius Florentini, O.F.M.Cap. The plan was that it should start with
Menzingen as the mother-house. In the autumn of that year she pronounced her
first vows and was given the name Sr Mary Theresa. After a year of practical
work in Galgenen, she was sent to teach at Baar, and then later at Oberageri
where she was also superior of the small communities.
In 1850 Fr Theodosius
placed her in charge of a home for the poor and orphans at Nafels, where she
was known as the "mother of the poor". During that same year, Fr
Theodosius opened a small hospital. He turned to the Sisters of Menzingen and
asked for Sr Mary Theresa to take over the administration of the hospital. It
was not easy for her, but she went in obedience and in the process she
recognized that the founder's charism was not limited to education, but
extended to the social works of mercy
In 1856 the Teaching
Sisters separated from the founder in order to be an autonomous institute
devoted to schools. Sr Mary Theresa suffered much under these circumstances.
She prayed, listened to reliable advice, and came to a definite decision
regarding her own mission: she would serve in the spiritual and corporal works
of mercy.
In 1857 she was elected
Superior General of "The Sisters for Schools and Care of the Poor",
and along with Fr Theodosius, she led the Institute of the Sisters of Mercy of
the Holy Cross, which spread rapidly, since it worked where the needs of the
time were the greatest. Petitions for the services of the sisters came
regularly from Ingenbohl. Sisters were wanted for poor-houses, orphanages,
houses of correction, military hospitals.
The sisters regarded
Mother Mary Theresa as a "living holy rule". Yet in spite of this
fidelity, she was not spared calumny and the accusation that she violated the
vow of poverty. She bore it with fortitude and with full confidence in God.
For years Mother Mary
Theresa suffered physical pain but it did not keep her away from her work.
After a long period of severe pain, she died on 16 June 1888, in Ingenbohl.
SOURCE : https://web.archive.org/web/20170726010047/http://ewtn.com/library/MARY/bios95.htm#scherer
Beata Maria Teresa
Scherer Religiosa
Festa: 16 giugno
Meggen, Svizzera, 31
ottobre 1825 - Ingenbohl, Svizzera, 16 giugno 1888
Caterina Scherer nacque
nel 1825 nel cantone di Lucerna. Rimasta orfana di padre, venne inviata a
studiare presso alcune suore dedite all'assistenza. Nel corso di un
pellegrinaggio ad Einsiedeln, sentì la chiamata alla vita religiosa che prese
forma concreta quando nel 1844 incontrò il padre Florentini. L'anno successivo,
insieme ad altre 4 giovani, Caterina emise i voti ricevendo il nome di Maria
Teresa. Lo scopo immediato della congregazione è quello di favorire l'istruzione
primaria dei ragazzi delle zone rurali e montane, ma padre Florentini pensa
anche ad altre emergenze sociali, agli ammalati e più in generale ai poveri e
bisognosi fondando la Congregazione di Ingenbohl. Dopo lunga preghiera e
riflessione, Maria Teresa lo segue anche in questa nuova direzione. Eletta
superiora generale, invia le suore nelle case per orfani, poveri e disabili,
negli ospedali e nelle scuole. Dopo la morte del fondatore, assunse la piena
responsabilità della congregazione che guidò con fedeltà e saggezza, superando
le non poche difficoltà poste dalle autorità politiche. La sua intensa attività
portò alla diffusione della suore della carità anche al di fuori della
Svizzera. Morì nel 1888 ed è stata beatificata nel 1995.
Etimologia: Maria =
amata da Dio, dall'egiziano; signora, dall'ebraico
Martirologio
Romano: Nel territorio di Ingenbohl nel cantone di Schwyz in Svizzera,
beata Maria Teresa (Anna Maria Caterina) Scherer, vergine, che per prima resse
le Suore della Carità della Santa Croce.
Caterina Scherer, figlia di Carlo e Maria Sigrist agricoltori, nacque il 31 ottobre 1825 a Meggen nel Cantone di Lucerna in Svizzera. A sette anni rimase orfana di padre per cui fu accudita fino ai sedici anni da altri parenti. Il suo naturale ingegno fece sì che fosse inviata a studiare a Lucerna presso alcune suore dedite alla cura degli ammalati ricoverati nel nosocomio della città, qui dovette farsi forza per superare l’innata ripugnanza che provava al contatto degli ammalati specie non autosufficienti.
Ma i disegni di Dio sono imperscrutabili, durante un pellegrinaggio al santuario di Einsiedeln sentì in sé la chiamata alla vita religiosa e poi ebbe l’incontro decisivo, il 5 ottobre 1844 con il cappuccino Teodosio Fiorentini, fondatore della Congregazione delle Suore della Carità della Santa Croce di Menzingen e poi della Congregazione di Ingenbohl a cui lei aderì con l’intento di affiancarlo nell’opera e quindi è considerata cofondatrice.
Il 27 ottobre 1845 nella cappella del convento di Wurmsbach presso Zurigo, Caterina Scherer pronuncia i voti insieme ad altre quattro prime compagne della nuova Congregazione, prendendo il nome di suor Maria Teresa.
Il 5 febbraio 1855 avvenne l’improvvisa morte del fondatore padre Teodosio Fiorentini e quindi tutte le responsabilità e preoccupazioni che la fondazione richiedeva, si concentrarono su di lei.
Nel 1857 divenne superiora generale nella casa madre di Ingenbohl e s’impegnò all’attuazione della Regola che dettava: “L’Istituto di Ingenbohl deve occuparsi dell’educazione e dell’istruzione della gioventù dalla culla fino alla formazione professionale, deve avere cura dei poveri e dei malati, dei derelitti, degli orfani, degli sventurati di ogni tipo e genere, dei prigionieri”.
La sua grande vitalità procurò fama e importanza alla congregazione che fu
presto conosciuta anche fuori dalla Svizzera, sorsero opere sociali e
assistenziali in tutta Europa; alla sua morte avvenuta ad Ingenbohl il 16
giugno 1888, le case erano 422 con più di 1500 suore; la sua tomba posta nella chiesa
della casa madre è meta di continue peregrinazioni con attestati di grazie
ricevute per sua intercessione.
E' stata beatificata da papa Giovanni Paolo II il 29 ottobre 1995.
Autore: Antonio Borrelli
SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/57600
OMELIA DI GIOVANNI PAOLO
II
Domenica, 29 ottobre 1995
1. “Benedirò il Signore
in ogni tempo, sulla mia bocca sempre la sua lode” (Sal 33, 2).
La liturgia dell’odierna
domenica fa proprie queste parole del Salmo, le quali bene s’intonano alla
gioia dell’intera Comunità cristiana che venera quest’oggi tre nuove
Beate: Maria Teresa, Maria Bernarda e Margherita.
Gioisce soprattutto la
Svizzera, che vede tre figlie della sua terra elevate agli onori degli altari.
Con grande cordialità saluto il folto pellegrinaggio della Confederazione
Elvetica, che riempie questa Basilica: un particolare pensiero rivolgo ai
Vescovi, ai sacerdoti, ai religiosi ed ai numerosi laici.
Dio gradisce il cantico
di ringraziamento e di lode che oggi sale a lui dalle nuove Beate, insieme con
quello della Chiesa. E Dio le ascolta quando invocano aiuto
(cf. Sal 33, 18) per noi pellegrini sulla terra e quando ci
sostengono con la loro premurosa intercessione.
In queste Beate si
manifesta la riconciliazione con la quale l’Eterno Padre ha riconciliato a sé
il mondo in Cristo (cf. 2 Cor 5, 19). La liturgia lo ricorda nel
canto al Vangelo.
Queste Beate posseggono
nel cuore “la parola della riconciliazione” (cf. 2 Cor 5,
19), la cui pienezza è Cristo. Nella loro esistenza hanno imitato le
donne del Vangelo che seguivano e servivano Cristo, ed in seguito
accompagnarono gli Apostoli. Ciò pone in luce come sin dagli inizi le donne
abbiano contribuito a scrivere la storia della Chiesa con il loro
peculiare linguaggio: il linguaggio del cuore, dell’intuizione e della
dedizione. Nel corso di quest’anno, ciò è stato ricordato più volte ed anche
l’odierna beatificazione ne offre un’ulteriore testimonianza.
2. Maria Theresia
Scherer hat den guten Kampf gekämpft. Durch ihr Leben und ihr Wirken ruft
sie uns die wesentliche Stellung des Geheimnisses des Kreuzes in Erinnerung,
durch das Gott seine Liebe kundtut und der Welt das Heil schenkt. Durch den
Glauben, die Hoffnung und die Liebe hat der Mensch in seiner ganzen Existenz
Anteil am Geheimnis des Kreuzes des Erlösers und gewinnt so Anteil am Geheimnis
der Auferstehung. Das Kreuz hat ebenso eine kosmische Weite; es erhebt das
ganze Universum zu Christus, dem Herrn der Geschichte.
Seit ihren frühesten
Jahren zeigte Maria Theresia eine innere Verfügungsbereitschaft für die
Gnade, die sie bisweilen zu schweren Entscheidung verpflichtet hat, um dem
Aufruf zu antworten, den der Herr ihr durch seine Kirche übermittelt hat. Die
Dynamik ihrer Persönlichkeit und ihre Lebendigkeit sind indessen kein Gegensatz
zu ihrem tiefen Glauben und zu den moralischen Erfordernissen, die ihrem
Handeln zugrundelagen; ganz im Gegenteil setzte sie alle ihre Talente ein, um
sie vollkommen zu entwickeln und sie fruchtbar werden zu lassen in ihrem
persönlichen Leben sowie für die Sendung, die sie für ihre Schwestern und
Brüder zu erfüllen berufen war. So entdecken wir das Geheimnis der Verbindung
zwischen dem einzelnen Menschen und seinem Gott: die Antwort auf Christi
Ruf, Ihm zu folgen, macht in erstaunlichem Mae frei, um die Talente in überreicher
Fülle zu entfalten.
Nachdem sie die Leiden
und das Schicksal der Kranken wahrgenommen hatte, entschlo sie sich, ihr Leben
dem Herrn zu weihen durch das Ordensleben in der Gemeinschaft der Barmherzigen
Schwestern vom heiligen Kreuz von Ingenbohl, die sie gegründet hat, zunächst
für den Dienst an der Jugend, um sich dann für den Dienst an den Ärmsten und
den Entrechteten zu entscheiden, so da sie schlielich ”Mutter der Armen“
genannt wurde. Sie stimmte zu, die Lehrtätigkeit, die ihr so sehr Freude bereitete,
zu verlassen, um sich dem Willen Gottes zu fügen. Maria Theresia erkannte, da
der Gehorsam ”der schnellste Weg ist, um zum Gipfel der Vollkommenheit zu
gelangen“. Darin fand sie das wahre Glück, daß sie aus ihrem
Leben ein Liebesgeschenk machte für den Herrn und für die von ihm
bevorzugten Armen. Besondere Zuneigung und Fürsorge entwickelte sie für die
Taubstummen.
Maria Theresia bleibt für
uns ein Beispiel. Ihre innere Kraft erwuchs ihr aus ihrem geistlichen Leben:
sie verbrachte viele Stunden vor dem Allerheiligsten, wo der Herr seine Liebe
allen mitteilt, die in enger Verbundenheit mit ihm leben. Doch wohnt die Liebe
nicht im Herzen eines Menschen, ohne da nicht auch alle Tugenden sich darin
entfalten. Je mehr ihr inneres Leben wuchs, um so sensibler wurde Maria
Theresia für die Erfordernisse der Welt ihrer Zeit. In den schwierigen
Zeitverhältnissen, die das Europa des 19. Jahrhunderts durchlebte, kam sie den
Völkern Mitteleuropas durch ihre zahlreichen Gründungen zu Hilfe. Inmitten
ihres unermüdlichen Wirkens zögerte sie nicht zu sagen, da man ”die Hand bei
der Arbeit und das Herz bei Gott“ haben solle. Besondere Sorge verwandte sie
darauf, ihren Verpflichtungen aus der Taufe und den Ordensgelübden treu zu
sein. Das Engagement für die Nachfolge Christi ist der Sieg der Liebe
Gottes, der sich eines Menschen bemächtigt und verlangt, alle
Anstrengungen im Dienst an dieser Liebe zu unternehmen, im Wissen um die
menschliche Schwäche. Maria Theresia war sich darüber klar, da die Garantie für
ihre Treue darin bestand, sich der Begrenztheit ihrer Kräfte bewut zu sein und
sich ohne Unterla dem kontemplativen Gebet und dem sakramentalen Leben
hinzugeben.
Ecco le parole del Papa
in una nostra traduzione in italiano.
2. Maria Theresia Scherer
ha combattuto una buona battaglia. Con la sua vita ed il suo operato ci
richiama alla memoria la posizione fondamentale del mistero della croce
attraverso il quale Dio rivela il suo amore e dona al mondo la salvezza. Per
mezzo della fede, della speranza e dell’amore l’uomo partecipa con tutta la sua
esistenza al mistero della croce del Salvatore e fa quindi parte del mistero
della Risurrezione. La croce ha perfino un’ampiezza cosmica; essa innalza
l’intero universo verso Cristo, il Signore della storia.
Fin dall’infanzia Maria
Theresia dimostrava una disponibilità interna al perdono, disponibilità che
l’ha costretta certe volte a delle decisioni sofferte per poter rispondere al
richiamo che il Signore le ha trasmesso tramite la sua Chiesa. La dinamicità del
suo carattere e la sua vivacità invece non erano in contrasto con la sua
profonda fede e con le esigenze morali sulle quali si fondava il suo operato;
al contrario ella impiegava tutti i suoi talenti e li sviluppava fino in fondo
per sfruttarli sia nella vita privata che nella vocazione che era chiamata a
esprimere per le sue sorelle ed i suoi fratelli. In questo modo scopriamo il
segreto del collegamento tra l’uomo singolo ed il suo Dio: la risposta alla
chiamata di Cristo per seguirLo libera l’uomo in modo straordinario mettendolo
in grado di sviluppare i propri talenti in abbondanza.
Dopo aver compreso le
sofferenze ed il destino dei malati, ella decise di dedicare la sua vita al
Signore nell’Ordine della Comunità delle Sorelle della Misericordia della Santa
Croce di Ingenbohl, che ella ha fondato inizialmente al servizio della gioventù
e più tardi al servizio dei più poveri, di coloro che sono stati privati dei
diritti. Così da essere chiamata infine la “madre dei poveri”. Ha accettato di
abbandonare l’insegnamento che tanto le piaceva per ubbidire alla volontà di
Dio. Maria Theresia comprese che l’ubbidienza era “la strada più diretta, per
raggiungere l’apice della perfezione” (Teresa d’Avila, Die Grundungen, n.
5). Trovò la vera felicità nel fare della sua vita un dono d’amore per il
Signore e per i poveri, da Lui preferiti. Ella sviluppò un particolare affetto
ed una particolare cura per i sordomuti.
Maria Theresia rimane un
esempio. La sua forza interiore cresceva grazie alla sua vita religiosa: passava
molte ore davanti al Santissimo, dove il Signore trasmette il suo amore a tutti
coloro che vivono in stretta unione con lui. Ma l’amore non risiede nel cuore
di un uomo senza che lì si sviluppino anche le virtù. Più cresceva la sua vita
interiore, più Maria Theresia diventava sensibile alle esigenze del mondo del
suo tempo. Nelle difficili circostanze che l’Europa attraversò nel
diciannovesimo secolo, lei aiutava i popoli dell’Europa centrale con le sue
numerose fondazioni. In mezzo al suo lavoro instancabile non esitava a dire che
occorreva avere “la mano al lavoro ed il cuore a Dio”. Ella impiegava molta
cura in particolare nell’essere fedele agli impegni del battesimo e del voto
religioso. L’impegno per l’imitazione di Cristo è il trionfo dell’amore di Dio
che si impadronisce di un uomo e che esige da lui ogni sforzo possibile al
servizio di quest’amore, essendo cosciente della debolezza umana. Maria
Theresia aveva compreso che la garanzia per la fedeltà era l’essere consapevole
dei suoi mezzi e dedicarsi incessantemente alla preghiera contemplativa ed alla
vita sacramentale.
3. En esa misma época,
otra religiosa, María Bernarda Bütler, oye una llamada semejante para servir a
los pobres y entra en el monasterio de las Franciscanas Misioneras de María Hilf
d’Altstatten. Como perfecta hija de san Francisco de Asís, desea servir a
Dios sirviendo a sus hermanos. Es admirable su generosidad. De forma radical se
desprende de todo y arriesga su vida por Cristo, pues su deseo más grande es
anunciar al Señor hasta los extremos de la tierra. Abandona definitivamente
Suiza para ponerse al servicio de la Iglesia, primero en Ecuador y después en
Colombia, donde va a compartir los sufrimientos de la gente, en particular de
los pobres, los enfermos y los marginados. Funda en este último País la
Congregación de las Franciscanas Misioneras de María Auxiliadora, a las cuales
deja como tarea esencial el trabajo por la salvación de los hombres y por el
reconocimiento de su dignidad como hijos de Dios.
La fuente de su apostolado
fue siempre la oración, y de modo especial la Santa Misa, pilar de su vida
espiritual, actualización del sacrificio de Cristo por medio del cual Dios
unifica la existencia de cada hombre y transfigura su humanidad. La
participación en la Eucaristía realiza la comunión con Dios y la nueva
fraternidad en Cristo. En el centro de la existencia de María Bernarda está el
amor. Ella estaba convencida de que la virtud principal es la caridad, alma de
todas las demás virtudes: el amor a Dios y el amor a los hombres, que la
llevaba a perdonar siempre; en efecto, quien recibe el Cuerpo de Cristo no
puede despreciar a su hermano. Incluso en la persecución, mostró que el camino
que supera todos los caminos es el amor.
Tuvo también una viva
conciencia de ser hija de la Iglesia, de “nuestra Santa Madre Iglesia”, como le
gustaba repetir, pues toda vida cristiana se desarrolla en el seno de la
Iglesia, de la cual Cristo es la Cabeza. Y honraba especialmente a los que
habían recibido el ministerio sacerdotal, pues participan del poder
santificador del Señor, y rezaba para que ejercitasen su ministerio según la
voluntad de Dios. Es por la Iglesia y en la Iglesia donde cada uno recibe la
plenitud de gracias del Salvador. Vemos pues así que María Bernarda Bütler es
una perla resplandeciente de la corona de gloria del Señor y de su Iglesia. La
nueva Beata nos invita a este mismo amor a Dios y a su pueblo santo, para que
seamos siempre artífices de la comunión eclesial, pues “allí donde está la
Iglesia, está también el Espíritu de Dios; allí donde está el Espíritu de Dios,
está la Iglesia y todas las gracias”.
Ecco le parole del Papa
in una nostra traduzione in italiano.
3. In quella stessa
epoca, un’altra religiosa, Maria Bernarda Butler, sente una chiamata simile a
servire i poveri ed entra nelle Francescane Missionarie di Maria Hilf
d’Altstatten. Da perfetta figlia di San Francesco d’Assisi, desidera servire
Dio servendo i fratelli. E ammirabile la sua generosità. Si spoglia di tutto in
modo radicale e rischia la sua vita per Cristo, poiché il suo desiderio più
grande è annunciare il Signore fino agli estremi della terra. Lascia
definitivamente la Svizzera per mettersi al servizio della Chiesa, prima in
Equador e poi in Colombia, dove va a condividere le sofferenze della gente, in
particolare dei poveri, degli ammalati e degli emarginati. In quest’ultimo
paese fonda la Congregazione delle Francescane Missionarie di Maria
Ausiliatrice, alle quali lascia come compito essenziale l’opera per la salvezza
degli uomini e per il riconoscimento della loro dignità come figli di Dio.
La fonte del suo
apostolato fu sempre la preghiera, e in modo speciale la Santa Messa, pilastro
della sua vita spirituale, attualizzazione del sacrificio di Cristo per mezzo
del quale Dio unifica l’esistenza di ogni uomo e trasfigura la sua umanità. La
partecipazione all’Eucaristia realizza la comunione con Dio e la nuova
fratellanza in Cristo. Al centro della vita di Maria Bernarda c’è l’amore. Ella
era convinta che la virtù principale è la carità, anima di tutte le altre virtù
(cf. San Vincenzo de’ Paoli, Ammonimenti e massime, n. 46): l’amore per
Dio e l’amore per gli uomini che la portava sempre a perdonare; in effetti, chi
riceve il Corpo di Cristo non può disprezzare il suo fratello. Perfino nella
persecuzione, mostrò che la via che supera tutte le vie è l’amore.
Ebbe anche una viva
coscienza di essere figlia della Chiesa, della “nostra Santa Madre Chiesa”,
come le piaceva ripetere, perché tutta la vita cristiana si sviluppa nel seno
della Chiesa, della quale Cristo è il Capo. E rispettava specialmente coloro
che avevano ricevuto il ministero sacerdotale, poiché partecipano del potere
santificatore del Signore, e pregava affinché esercitassero il proprio
ministero secondo la volontà di Dio. E per la Chiesa e nella Chiesa dove ognuno
riceve la pienezza di grazie dal Salvatore. Vediamo allora così che Maria
Bernarda Butler è una perla splendente della corona di gloria del Signore e
della sua Chiesa. La nuova Beata ci invita a questo stesso amore verso Dio e
verso il suo popolo santo, affinché siamo sempre artefici della comunione
ecclesiale, poiché “là dove c’è la Chiesa, c’è anche lo Spirito di Dio; là dove
c’è lo Spirito di Dio, c’è la Chiesa e tutte le grazie” (Sant’Ireneo, Adversus
haereses, 3, 24, 1).
4. Une autre catholique
suisse a elle aussi mené le bon combat de la foi. Marguerite Bays était une
humble laïque, dont la vie était cachée avec le Christ en Dieu. Il s’agit
d’une femme toute simple, avec une vie ordinaire, en qui chacun de nous peut se
retrouver. Elle n’a pas réalisé de choses extraordinaires, et, cependant, son
existence fut une longue marche silencieuse dans la voie de la sainteté. Dans
l’Eucharistie, “sommet de sa journée”, le Christ était sa nourriture et sa
force. Par la méditation des mystères du Sauveur, particulièrement du mystère
de la Passion, elle est parvenue à l’union transformante avec Dieu. Certains de
ses contemporains trouvaient que ses longs moments de prière étaient du temps
perdu. Mais, plus sa prière était intense, plus elle s’approchait de Dieu et
plus elle était dévouée au service de ses frères. Car, seul celui qui prie
connaît vraiment Dieu et, en écoutant le cœeur de Dieu, il est aussi proche du
cœur du monde. Nous découvrons ainsi la place importante de la prière dans la vie
laïque. Elle n’éloigne pas du monde. Bien au contraire, elle élargit
l’être intérieur, elle dispose au pardon et à la vie fraternelle.
La mission vécue par
Marguerite Bays est la mission qui incombe à tout chrétien. Dans la catéchèse,
elle s’attachait à présenter aux enfants de son village le message de
l’Évangile, avec les mots que les jeunes pouvaient comprendre.
Elle se dévouait sans
compter auprès des pauvres et des malades. Sans quitter son pays, elle
avait cependant le cœur ouvert aux dimensions de l’Église universelle et du
monde. Avec le sens missionnaire qui la caractérisait, elle implanta dans
sa paroisse l’œuvre de la Propagation de la foi et de la Sainte–Enfance. En
Marguerite Bays, nous découvrons ce qu’a fait le Seigneur pour la faire parvenir
à la sainteté: elle a marché humblement avec Dieu, en accomplissant tout
acte de sa vie quotidienne par amour.
Marguerite Bays nous
encourage à faire de notre existence un chemin d’amour. Elle nous rappelle
aussi notre mission dans le monde: annoncer à temps et à contre–temps
l’Évangile, en particulier aux jeunes. Elle nous invite à leur faire découvrir
la grandeur des sacrements de l’Église.
En effet, comment les
jeunes d’aujourd’ hui pourront–t–ils reconnaître le Sauveur sur leur route,
s’ils ne sont pas introduit aux mystères chrétiens? Comment pourront–ils
s’approcher de la table eucharistique et du sacrement de pénitence si personne
ne leur en fait découvrir la richesse, comme avait su le faire Marguerite Bays?
5. Maria Theresia
Scherer, Maria Bernarda Bütler et Marguerite Bays deviennent aujourd’hui des
soeurs aînées pour la vie spirituelle et pour la vie missionnaire de nos
contemporains, tout spécialement pour les familles religieuses auxquelles elles
appartiennent et pour les catholiques suisses. En cette circonstance, je
voudrais saluer cordialement la délégation officielle de la Confédération
helvétique, qui représente les Autorités du pays que je remercie de vivement.
Je me réjouis particulièrement de la nombreuse participation des fidèles suisses,
venus en pèlerinage à l’occasion de cette béatification avec tous les membres
de la Conférence épiscopale.
Aux évêques et aux
fidèles de Suisse, j’adresse mes vœux chaleureux et mes encouragements. Je
souhaite que la fête de ce jour soient pour eux un appel renouvelé à la
sainteté personnelle et à la communion ecclésiale, pour la gloire de Dieu, pour
l’édification du Corps du Christ qui est l’Église et pour le salut du monde. La
vie chrétienne n’est pas inaccessible; elle est à la portée de tous; elle est
source de grâce et de joie.
Ecco le parole del Papa
in una nostra traduzione in italiano.
4. Un’altra cattolica
svizzera si distinse nell’agone della fede. Marguerite Bays era un’umile laica,
dalla vita nascosta con Cristo in Dio (cf. Col 3, 3). Si trattava di
una donna semplicissima, dalla vita normale, in cui ognuno di noi potrebbe
riconoscersi. Non compì imprese straordinarie, eppure la sua esistenza fu un
lungo e silenzioso procedere sulla via della santità. Nell’Eucaristia, “culmine
della sua giornata”, Cristo era per lei nutrimento e forza. Attraverso la
meditazione dei misteri del Salvatore, in particolar modo del mistero della
Passione, ella pervenne a un’unione trasformante con Dio. Alcuni dei suoi
contemporanei ritenevano che i suoi lunghi momenti di preghiera fossero una
perdita di tempo, ma quanto più la sua preghiera si faceva intensa, tanto più
si avvicinava a Dio e si dedicava al servizio dei suoi fratelli. Perché solo
colui che prega conosce veramente Dio e ascoltando il cuore di Dio è vicino
anche al cuore del mondo. Scopriamo così l’importanza della preghiera nella
vita del laico. La preghiera non ci allontana dal mondo. Tutt’altro! Libera
l’essere interiore, dispone al perdono e alla vita fraterna.
La missione vissuta da
Marguerite Bays è la missione che compete a ogni cristiano. Durante il
catechismo si sforzava di presentare ai fanciulli del suo villaggio il
messaggio del Vangelo con parole loro comprensibili. Si occupava
disinteressatamente dei poveri e dei malati. Pur senza lasciare il suo paese,
aveva il cuore aperto alle dimensioni della Chiesa universale e del mondo. Con
il senso missionario che la caratterizzava, introdusse nella sua parrocchia le
Opere della Propagazione della fede e della Santa Infanzia. In Marguerite Bays
scopriamo quanto il Signore operò per farla pervenire alla santità: ella
nell’umiltà camminò con Dio, compiendo ogni gesto della sua vita quotidiana per
amore.
Marguerite Bays ci esorta
a fare della nostra esistenza un cammino d’amore e ci rammenta la nostra missione
nel mondo: annunciare in ogni occasione, opportuna e non opportuna, e in
particolare ai giovani, il Vangelo. Ci invita a far scoprire loro la grandezza
dei sacramenti della Chiesa. Come potranno, infatti, i giovani di oggi
riconoscere il Salvatore sul loro cammino, se non sono introdotti ai misteri
cristiani? Come potranno avvicinarsi alla mensa eucaristica e al sacramento
della penitenza, se nessuno ne fa scoprire loro la ricchezza, così come aveva
saputo fare Marguerite Bays?
5. Maria Theresia Scherer,
Maria Bernarda Butler e Marguerite Bays diventano oggi sorelle maggiori nella
vita spirituale e missionaria degli uomini di oggi, soprattutto per le famiglie
religiose cui appartengono e per i cattolici svizzeri. Colgo l’occasione per
rivolgere un caloroso saluto alla delegazione della Confederazione Elvetica,
qui in rappresentanza delle autorità nazionali che desidero di tutto cuore
ringraziare. Mi rallegro in particolar modo della numerosa partecipazione di
fedeli svizzeri, giunti in pellegrinaggio con tutti i membri della Conferenza
episcopale per questa beatificazione. Ai Vescovi e ai fedeli svizzeri desidero
rivolgere i miei più fervidi auguri e il mio incoraggiamento. Auspico che la
festa di oggi rappresenti per loro una rinnovata chiamata alla santità
personale e alla comunione ecclesiale, per la gloria di Dio, per l’edificazione
del Corpo di Cristo che è la Chiesa e per la salvezza del mondo. La vita
cristiana non è inaccessibile, è alla portata di tutti ed è fonte di grazia e
di gioia.
Il Papa ha poi così
concluso la sua omelia in lingua italiana:
6. La beatificazione
odierna ha come sfondo una delle più suggestive parabole evangeliche: quella
del fariseo e del pubblicano.
Il fariseo, venuto al
tempio per proclamare davanti al Signore la propria giustizia, non esce
giustificato. Il pubblicano invece che, fermandosi a distanza e non osando
neppure alzare gli occhi al cielo, confessa il proprio peccato, torna a
casa portando con sé il perdono di Dio. È lui che incarna lo spirito
dell’Alleanza: la sua anima infatti “si gloria nel Signore” (cf. Sal 33,
3) e non nei propri meriti.
7. Care e venerate
Sorelle Maria Teresa, Maria Bernarda e Margherita, nel giorno della vostra
beatificazione la Chiesa gioisce con la gioia del pubblicano del Vangelo
di Luca (cf. Lc 18, 9-14), rendendo gloria a Dio, che voi avete
servito qui sulla terra con lo stesso spirito da Lui lodato nell’episodio
evangelico. La vostra esistenza umile e nascosta ha portato una pienezza di
frutti di santità. In voi risplende la gloria dei beati, che hanno seguito le
orme di Cristo: “Chi si umilia sarà esaltato” (Lc 18, 14).
Non è forse questa la stessa verità proclamata nel Magnificat di Maria?
“Grandi cose ha fatto in me l’Onnipotente...
ha innalzato gli umili” (Lc 1, 49-52).
Magnificat anima mea Dominum!
E voi, serve del Signore, che condividete la gloria di Dio nella comunione dei
santi, intercedete per noi!
© Copyright 1995 -
Libreria Editrice Vaticana
Copyright © Dicastero per
la Comunicazione
Maria Theresia Scherer
Versione del 2007
(aggiornata il 20.11.2012)
Ritratto di Maria
Theresia Scherer nell'album Portraits von gemeinnützig tätigen
Schweizerfrauen realizzato in occasione della SAFFA del
1928 (Biblioteca nazionale svizzera, Berna).
Autrice/Autore: Victor
Conzemius Traduzione: Stefania Ortelli
31.10.1825 Meggen, 16.6.1888 Ingenbohl,
catt., di Meggen. Figlia di Karl Josef, agricoltore, e Anna Maria Sigrist.
Rimasta orfana, S. crebbe presso parenti a Meggen, dove frequentò la scuola
elementare. Compì una formazione pratica in economia domestica e assistenza ai
malati presso l'ospedale cittadino di Lucerna. Nel 1845 entrò nella
congregazione delle suore insegnanti della S. Croce di Menzingen, fondata per
iniziativa di padre Theodosius Florentini nel 1844, professando i voti
nell'ottobre dello stesso anno. Successivamente attiva nelle scuole di Galgenen
e di Baar, da autodidatta nel 1849 sostenne con successo l'esame per
l'abilitazione all'insegnamento davanti al Consiglio dell'educazione. La suora
insegnante fu in seguito attiva a Näfels, dove insegnò alle ragazze della
scuola industriale e si prese cura dei poveri alloggiati nel palazzo Freuler.
Su richiesta di Florentini, divenuto nel frattempo parroco della cattedrale di
Coira, S. si trasferì all'ospedale Planaterra (1852) e poi al nuovo primo
ospedale della S. Croce (1853) a Coira. Quale madre superiora le furono
affidati la cura dei malati, i servizi sociali e la formazione delle suore di
Carità.
Il rapido sviluppo della
comunità femminile a Coira, il cumulo dei compiti assunti, la questione
dell'attività prioritaria - la casa madre a Menzingen privilegiava la scuola -
e le resistenze delle autorità cittadine nei confronti del convento portarono
alla fondazione della congregazione delle suore di Carità (1856), con una
propria casa madre a Ingenbohl, di cui S. venne eletta prima
superiora generale (1857). Sotto la sua guida la congregazione, ramificata
anche all'estero, promosse una variegata attività di cura dei malati e degli
anziani, di assistenza pubblica e di formazione di insegnanti e infermiere.
Consolidò i contatti intern. grazie a numerose visite, ad esempio nella
Germania meridionale, in Boemia, Alta e Bassa Austria, Tirolo, Stiria, Moravia
e Ungheria, Slavonia e Dalmazia. Mise temporaneamente a disposizione delle
suore per gli ospedali militari nel 1856 (affare di Neuchâtel), nel 1866
(guerra austro-prussiana) e nel 1871 (passaggio della frontiera dell'esercito
di Bourbaki) e in occasione di epidemie di vaiolo e di tifo. Dopo anni di
risparmi e l'estinzione dei debiti lasciati da Florentini, S. fece erigere la
nuova chiesa (1878-80). Nonostante fosse l'effettiva fondatrice della
congregazione, la Chiesa, di impronta patriarcale, riconobbe a S., in quanto
donna, solo un ruolo di secondo piano rispetto a Florentini. Fu beatificata da
papa Giovanni Paolo II nel 1995.
Riferimenti bibliografici
Completato dalla
redazione
Baumgartner, Hildburg;
Ries, Markus et al. (a cura di): «Von der Not der Zeit getrieben. Maria
Theresia Scherer – Theodosius Florentini. Briefe und Schriften»,
in: Helvetia Franciscana, 45, 2016.
Rutishauser, M. Clarissa: Mutter
Maria Theresia Scherer. Leben und Werk, 1959.
Dizionario degli istituti
di perfezione, vol. 8, 1988, colonna 1035.
Venzin, Renata Pia:
«Ingenbohler Schwestern», in: Helvetia Sacra, VIII/2, 1998, pp. 184-212,
specialmente 201-204.
Victor Conzemius:
"Scherer, Maria Theresia", in: Dizionario storico della Svizzera
(DSS), Versione del 2007 (voce dell’edizione a stampa del DSS, aggiornata il
20.11.2012)(traduzione dal tedesco). Online:
https://hls-dhs-dss.ch/it/articles/009067/2012-11-20/, consultato
il 16.06.2026.
SOURCE : https://hls-dhs-dss.ch/it/articles/009067/2012-11-20/
Den salige Maria Teresa
Scherer (1825-1888)
Minnedag:
16. juni
Den salige Maria Teresa
ble født som Anna Maria Katharina Scherer den 31. oktober 1825 i Meggen ved
Vierwaldstättersee i kantonen Luzern/Lucerne i Sveits. Hun ble til daglig kalt
Katarina. Hun var den fjerde av syv barn av Karl Scherer og Maria Sigrist, som
drev en liten bondegård. Da Katarina var seks år gammel, døde hennes far
plutselig den 15. februar 1833. Bare tre av barna kunne bli værende hos moren,
så Katarina ble overtatt av slektninger som sørget for at hun fikk en god
kristen oppdragelse. Hun ble hos dem til hun var seksten år gammel og gikk på
grunnskolen i Meggen.
Deretter arbeidet hun som
tjenestejente og hjelpepleier på Bürgerspital i Luzern. Under en valfart til
Einsiedeln oppdaget hun sitt kall til ordenslivet, og avgjørende var møtet med
kapusinerpateren Theodosius Florentini OFMCap den 5. oktober 1844. Den 1. mars
1845 trådte hun inn som en av de første fem søstrene i det nye instituttet for
Skolesøstre som var grunnlagt av p. Theodosius Florentini. Hun regnes derfor
med blant medgrunnleggerne. Planen var at instituttet skulle starte med
Menzingen som moderhus (Menziger Lehrschwestern). Den 27. oktober 1845
avla Katarina sine første løfter i Wurmsbach og fikk navnet sr. Maria Teresa,
som hun deretter var kjent som.
Hun tok eksamen som
selvlært lærerinne, og etter et år med praktisk arbeid i Galgenen ble hun sendt
for å undervise i Baar og senere til Oberägeri, hvor hun også var superior for
den lille kommuniteten. Høsten 1850 gjorde p. Theodosius henne ansvarlig for et
hjem for fattige og foreldreløse i Näfels, hvor hun var kjent som «de fattiges
mor». Samme år åpnet p. Theodosius det lille hospitalet Kreuzspital i Chur. Han
henvendte seg til søstrene i Menzingen og ba om at sr. Maria Teresa overtok
administrasjonen av hospitalet. Det var ikke lett for henne, men hun dro i
lydighet i 1852, og i prosessen forsto hun at grunnleggerens visjon ikke var
begrenset til undervisning, men også omfattet det sosiale arbeidet.
I 1856 hadde søstrenes
apostolat utviklet seg slik at en ny orden ble opprettet. Skolesøstrene skilte
seg fra sin grunnlegger for å bli et selvstendig institutt viet til
undervisning. Sr. Maria Teresa led mye under disse omstendighetene. Hun ba,
lyttet til pålitelige råd og kom til en endelig avgjørelse når det gjaldt
hennes egen misjon: Hun ville tjene i åndelig og fysisk barmhjertig arbeid. Sammen
med fire andre søstre grunnla hun «Søstrene for skoler og fattigomsorg» som ble
til instituttet Barmherzige Schwestern vom heiligen Kreuz eller
«Barmhjertige søstre av Det hellige Kors» (Congregatio Sororum Caritatis
Sanctae Crucis – SCSC).
Sr. Maria Teresa ble i
1857 valgt til generalsuperior for instituttet, og hun ledet det sammen med p.
Theodosius. Instituttet fikk hovedkvarter i Ingenbohl og søstrene ble
kalt Ingenbohler Schwestern. Instituttet spredte seg raskt, siden søstrene
arbeidet der hvor tidens nød var størst. Anmodninger om søstrenes tjenester kom
regelmessig fra Ingenbohl. Søstre var ønsket til fattighus, barnehjem,
forbedringsanstalter og militærsykehus.
Søstrene betraktet Moder
Maria Teresa som «en levende hellig regel». Men til tross for sin trofasthet
ble hun ikke spart for bakvaskelser og beskyldinger om at hun brøt
fattigdomsløftet. Hun bar motgangen med styrke og med full tillit til Gud. Også
p. Theodosius Florentinis plutselige død i 1865 skapte enorme vanskeligheter,
ikke minst av økonomisk art. Men hun overvant dem alle med stor ydmykhet og
urokkelig tillit til Gud, og hun klarte å betale ned gjelden og reddet dermed
ordensgrunnleggerens ære. I mange år led hun av store fysiske smerter, men det
holdt henne ikke borte fra arbeidet. Etter en lang periode med store smerter
døde hun den 16. juni 1888 i Ingenbohl. Hun hadde vært en god mor og klok leder
for søstrene, og hun døde i hellighets ry.
Ved hennes død var det
allerede 1689 søstre i 422 hus. I dag teller kongregasjonen rundt 5.300 søstre
i 500 hus i Sveits, Østerrike, Tyskland, Italia, Tsjekkia, Slovakia, Kroatia,
Ungarn og USA. Den 16. juni 1938, på femtiårsdagen for hennes død, ble hennes
relikvier skrinlagt og bisatt i et nytt gravkapell ved siden av koret i
klosterkirken i Ingenbohl. Den 2. april 1993 ble hennes «heroiske dyder»
anerkjent og hun fikk tittelen Venerabilis («Ærverdig»). Den 23.
desember 1993 undertegnet pave Johannes Paul II (1978-2005) dekretet fra
Helligkåringskongregasjonen som godkjente et mirakel på hennes forbønn. Hun ble
saligkåret av paven den 29. oktober 1995 i Roma. Hennes minnedag er dødsdagen
16. juni.
Kilder:
Schauber/Schindler, Holböck (4), Resch (B3), Index99, Bautz, Heiligenlexikon,
EWTN/OR, kloster-ingenbohl.ch, kreuzschwestern.at - Kompilasjon og
oversettelse: p. Per Einar Odden -
Sist oppdatert: 2005-07-02 22:22
SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/mscherer
Maria Theresia Scherer
Taufname: Anna Maria
Katharina
Gedenktag katholisch: 16. Juni
nicht gebotener Gedenktag im Bistum Chur, im Bistum Lausanne-Genf-Freiburg und
im Bistum Graz-Seckau
Name bedeutet: M: die Beleibte / die Schöne / die Bittere / die von Gott Geliebte (aramäisch)
T: von der Insel Thera (der heutigen Insel Santorin) stammend (griech.)
A: die Begnadete (hebr.)
K: die Reine (griech.)
erste Generaloberin
* 31. Oktober 1825 in Meggen bei Luzern in der Schweiz
† 16. Juni 1888 in Ingenbohl in
der Schweiz
Anna Maria Katharina
Scherer war das vierte von sieben Kindern einer Bauernfamilie. Als sie sieben
Jahre alt war, starb ihr Vater und sie wurde von Verwandten in ihrem Heimatort aufgenommen.
Ab dem 16. Lebensjahr wurde sie am Bürgerspital in
Luzern in Hauswirtschaft und Krankenpflege ausgebildet. Nach einer Wallfahrt nach Einsiedeln entschloss
sie sich zum Ordensleben. Sie lernte Theodosius
Florentini kennen, trat 1845 dem von diesem kurz zuvor
gegründeten Institut der Schwestern
vom Heiligen Kreuz in Menzingen, den Menzinger Schwestern, bei,
erhielt den Ordensnamen Maria Theresia und wirkte dann als Lehrerin an
verschiedenen Orten - die Befähigung, das Lehramtsexamen zu bestehen, hatte sie
sich selbst beigebracht. Ab 1850 betreute sie in Näfels bei Glarus Arme und die
Mädchen der dortigen Industrieschule.
1852 wurde sie Oberin des
von Florentini aufgebauten Kreuzspitals in
Chur. 1856 wechselte sie in das ebenfalls von Florentini im Jahr zuvor
gegründete Kloster der Barmherzigen
Schwestern vom Heiligen Kreuz in Ingenbohl, den Ingenbohler
Schwestern. 1857 wurde sie deren erste Generaloberin. Unter ihrer Leitung
entwickelte sich ein vielseitiges Werk der Krankenpflege, Armen- und
Behindertenfürsorge sowie Mädchenbildung mit Töchterschule, Pensionat und
Lehrerinnenseminar.
In besonderer Weise
kümmerte Maria Theresia Scherer sich auch um die Fürsorge für Gehörlose -
damals Taubstumme genannt. 1865 starb Florentini,
Maria-Theresia führte das durch dessen industrielles Engagement stark
verschuldete Werk fort, tilgte die Verbindlichkeiten und ermöglichte trotz der
finanziellen Schwierigkeiten eine Blüte ihrer Kongregation dank ihrer
Zielstrebigkeit, Güte und vorbildhafter Frömmigkeit. Trotz schwerer
körperlicher Leiden besuchte sie unermüdlich die Ordensniederlassungen, auch im
Ausland. Nach qualvollem Leiden starb sie mit den Worten Himmel, Himmel auf
den Lippen. Bei ihrem Tod gab es 400 Niederlassungen der Kongregation mit 1680
Schwestern.
Maria Theresia Scherers
Grab ist seit 1975 in der Krypta der neuen Klosterkirche in
Ingenbohl.
Kernsätze von Maria Theresia Scherer:
Gott wird sorgen!
Man muss Mut haben und stark sein!
Nicht verzagen, sondern auf den schauen, von dem alle Kraft kommt!
Immer vorwärts, nicht stille stehen; mutig ausharren; alles tun, um Frieden zu
haben!
Kanonisation: Maria
Theresia Scherer wurde am 29. Oktober 1995 von Papst Johannes
Paul II. seliggesprochen.
Die Barmherzigem
Schwestern Ingenbohl informieren auf ihrer Homepage über Maria
Theresia und die heutigen Aktivitäten im Kloster.
Krypta und Klosterkirche in
Ingenbohl sind täglich von 7.30 Uhr bis 19.30 Uhr geöffnet. (2015)
Seite
zum Ausdruck optimiertUnser Reise-Blog:
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Quellen:
• Lexikon für Theologie und Kirche, begr. von Michael Buchberger. Hrsg. von
Walter Kasper, 3., völlig neu bearb. Aufl., Bd. 6., Herder, Freiburg im
Breisgau 1997
• http://www.theresianum.ch/theresianum/ueber-uns/geschichte/
• Faltblatt Selige Mutter Maria Theresia Scherer, Ingenbohl o. J. (2015)
korrekt zitieren: Joachim Schäfer: Artikel Maria Theresia Scherer, aus dem Ökumenischen Heiligenlexikon - https://www.heiligenlexikon.de//BiographienM/Maria_Theresia_Scherer.html, abgerufen am 15. 6. 2026
Die Deutsche Nationalbibliothek verzeichnet das Ökumenische
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Maria Theresia Scherer
Version von 2007
(bearbeitet am 20.11.2012)
Porträt von Maria
Theresia Scherer im Album Portraits von gemeinnützig tätigen
Schweizerfrauen, das anlässlich der Schweizerischen Ausstellung für
Frauenarbeit Saffa von 1928 zusammengestellt wurde (Schweizerische
Nationalbibliothek, Bern).
Autorin/Autor: Victor
Conzemius
31.10.1825 Meggen, 16.6.1888 Ingenbohl,
katholisch, von Meggen. Tochter des Karl Josef, Landwirts, und der Anna Maria
geborene Sigrist. Maria Theresia Scherer wuchs als Waise bei Verwandten in
Meggen auf, wo sie die Primarschule besuchte. Eine praktische Ausbildung in Haushalt
und Krankendienst erhielt sie am Bürgerspital in Luzern. 1845 trat sie in die
von Pater Theodosius Florentini initiierte, 1844 gegründete Kongregation der
Lehrschwestern vom Heiligen Kreuz in Menzingen ein, legte im Oktober dieses
Jahres die Profess ab und wirkte anschliessend in den Schulen von Galgenen und
Baar. Als Autodidaktin bestand sie 1849 vor dem Erziehungsrat in Zug die
Lehramtsprüfung. Darauf unterrichtete die Lehrschwester in Näfels die Mädchen
der Industrieschule und betreute die im Freulerpalast untergebrachten Armen.
1852 kam Scherer auf Bitte des inzwischen als Churer Dompfarrer wirkenden
Florentini ins Spital Planaterra in Chur, ab 1853 in das dort neu erstellte,
erste Kreuzspital. Ihr wurden als Frau Mutter die Krankenpflege, die Sozialdienste
und die Ausbildung der Barmherzigen Schwestern übertragen.
Das rasche Wachstum der
Frauengemeinschaft in Chur ebenso wie die Aufgabenlast, die Frage der
Ausrichtung – das Mutterhaus in Menzingen gab der Schule den Vorrang – und
Widerstände der städtischen Behörden gegen das Kloster führten 1856 zur
Gründung der Kongregation der Barmherzigen Schwestern mit einem eigenen
Mutterhaus in Ingenbohl, wo Scherer 1857 von der
Gemeinschaft zur ersten Generaloberin gewählt wurde. Unter ihrer Leitung
entwickelte sich ein vielseitiges und bis ins Ausland verzweigtes Werk der
Kranken- und Altenpflege, der Fürsorge, aber auch der Lehrerinnen- und der
Krankenpflegerinnenausbildung. Ihre ausgedehnten Visitationen festigten das
internationale Netzwerk, zum Beispiel in Süddeutschland, Böhmen, Ober- und
Niederösterreich, Tirol, Steiermark, Mähren und Ungarn, Slawonien und
Dalmatien. Zeitweilig stellte Scherer auch Ordensschwestern für den
Lazarettdienst der Armee zur Verfügung: 1856 im Neuenburgerhandel, 1866 im
Preussisch-Österreichischen Krieg, 1871 beim Grenzübertritt der französischen
Bourbakiarmee, ebenso bei Pocken- und Typhusepidemien. Nach Jahren des Sparens
und der Tilgung von Schulden, die von Florentini stammten, liess Scherer
1878-1880 die neue Kirche erbauen. Obwohl sie als eigentliche Gründerin des
Schwesterninstituts gilt, trat sie als Frau in einer patriarchalisch geprägten
Kirche hinter den Pater zurück. 1995 wurde sie von Papst Johannes Paul II.
seliggesprochen.
Quellen und Literatur
Von der Redaktion ergänzt
Baumgartner, Hildburg;
Ries, Markus et al. (Hg.): «Von der Not der Zeit getrieben. Maria Theresia
Scherer – Theodosius Florentini. Briefe und Schriften», in: Helvetia
Franciscana, 45, 2016.
Rutishauser, M.
Clarissa: Mutter Maria Theresia Scherer. Leben und Werk, 1959.
Dizionario degli istituti
di perfezione, Bd. 8, 1988, Spalte 1035.
Venzin, Renata Pia:
«Ingenbohler Schwestern», in: Helvetia Sacra, VIII/2, 1998, S. 184-212,
v.a. 201-204.
Victor Conzemius:
"Scherer, Maria Theresia", in: Historisches Lexikon der Schweiz
(HLS), Version von 2007 (Artikel aus der HLS-Druckversion, bearbeitet am
20.11.2012). Online: https://hls-dhs-dss.ch/de/articles/009067/2012-11-20/,
konsultiert am 16.06.2026.
SOURCE : https://hls-dhs-dss.ch/de/articles/009067/2012-11-20/
Scherer, Maria
Theresia (Taufname Anna Maria Katharina)
Ordensfrau, Generaloberin
der Barmherzigen Schwestern vom Heiligen Kreuz, * 31.10.1825 Meggen
(Kanton Luzern), † 16.6.1888 Ingenbohl bei Brunnen (Kanton
Schwyz), ⚰ Ingenbohl
bei Brunnen (Kanton Schwyz), Krypta der Klosterkirche.
Genealogie
V Karl Josef
(1785–1833), Bauer in M.;
M Anna Maria Sigrist (1793–1862); Verwandte-m Joseph Sigrist
(1817–69), Felix (1821–40), beide Bauern in M., nahmen S. 1833-41
in ihren Junggesellenhaushalt auf.
Biographie
S. wuchs nach dem
Tod des Vaters bei zwei Verwandten mütterlicherseits auf, absolvierte die
Primarschule in Meggen, danach eine praktische Ausbildung in Haushaltung und
Krankendienst am Bürgerspital Luzern. 1845 trat sie in Altdorf (Kt. Uri)
in die von P. Theodosius
Florentini (1808–65) gegründete Kongregation der Lehrschwestern
vom hl. Kreuz zu Menzingen (Kt. Zug) ein (1845 Profeß in
Wurmsbach). Danach wirkte sie je ein Jahr als Praktikumshilfe an der Schule in
Galgenen und als Oberin und Lehrerin in Baar, anschließend drei Jahre in
gleicher Funktion in Oberägeri. 1849 legte sie die Lehramtsprüfung in Zug ab
und führte 1850/51 die Armenanstalt in Näfels, gleichzeitig betreute sie die
Mädchen der dortigen „Industrieschule“. Nach einer kurzen Phase als Lehrerin in
Menzingen führte sie seit 1852 das 1850 in Chur von P. Theodosius Florentini gegründete
Hilfsspitals Planaterra und siedelte 1853 in das unter ihrer Aufsicht gebaute
Kreuzspital um. Wegen unterschiedlicher Auffassungen, u. a. auch
hinsichtlich der Zweckbestimmung des Instituts, wurden die Lehrschwestern in
Menzingen und die „Barmherzigen Schwestern vom Hl. Kreuz“ (gen. Ingenbohler
Schwestern) durch bfl. Entscheid 1856 zu zwei unabhängigen Instituten
erklärt. S. entschied sich für den Verbleib bei P. Theodosius und
wurde 1857 – noch in Chur – von den neugegründeten Ingenbohler Schwestern, die
sich vornehmlich der Krankenpflege, der Fürsorge und der Mädchenbildung
widmeten, zur ersten Generaloberin gewählt; dieses Amt übte sie bis zu ihrem
Tod aus. Mit geistlicher und weltlicher Unterstützung errichtete S. 1865-88
ein vielseitiges Werk mit Niederlassungen in allen Landesteilen der Schweiz, in
Süddeutschland, Böhmen, Ober- und Niederösterreich, Tirol, Slawonien,
Dalmatien, Steiermark, Mähren und Ungarn. Sie erbaute und organisierte
Spitäler, Ambulatorien, Armen- und Waisenhäuser, Kinder- und Krankenheime,
Volks-, Taubstummen- und Mittelschulen sowie Mädchenpensionate und stellte
immer wieder Krankenschwestern für den Lazarettdienst in europ. Kriegsgebieten
zur Verfügung. Nach dem Tod von P. Theodosius 1865 tilgte sie innerhalb von
vier Jahren die hohen Schulden, die dieser mit erfolglosen Fabrikprojekten
angehäuft hatte. 1878 approbierte Papst Leo XIII. die revidierten Statuten der
Kongregation, 1897 erfolgte die definitive Approbation. Während des
Kulturkampfes setzte sich S. nachhaltig für den Unterricht der
Lehrschwestern an öffentlichen Schulen ein. Kurz vor ihrem Tod errichtete sie
in Zürich das Krankenhaus „Theodosianum“ und legte den Grundstein für einen
Neubau der von der Gründung an von S. geleiteten Mädchenmittelschule
(seit 1890 „Theresianum“ gen.), die 1857 in Chur entstanden und 1860-90 im
Mutterhaus Ingenbohl untergebracht war. Beim Amtsantritt S.s als
Generaloberin umfaßte die Kongregation 72 Schwestern, 50 Novizinnen und 30
Kandidatinnen, bei S.s Tod 1658 Schwestern (1940; 9638, 2004; 4279
Schwestern). 1931 wurde der bfl. Informationsprozeß in Ingenbohl
eröffnet, 1995 erfolgte ihre Seligsprechung in Rom. Ihr Grab wurde
Wallfahrtsort.
Literatur
M. C. Rutishauser, Mutter M. T. S., Leben u. Werk, ²1967 (P);
Kuratorium d. Helvetia Sacra (Hg.), Die Kongregationen in d. Schweiz 19. u. 20. Jh., 1998, S. 184-204 (L);
Quellen
Qu Mutterhaus d.
Barmherzigen Schwestern v. Hl. Kreuz in Ingenbohl, Positio,
2 Bde.
Porträts
Bronzerelief v. M. Baldessari, 1995 (Krypta, Kloster Ingenbohl);
verschiedene Ölgem. (Kloster Ingenbohl).
Autor/in
Zitierweise
Bosshart-Pfluger,
Catherine, "Scherer, Maria Theresia (Taufname Anna Maria Katharina)"
in: Neue Deutsche Biographie 22 (2005), S. 692 [Online-Version]; URL:
https://www.deutsche-biographie.de/gnd118930680.html#ndbcontent
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