DICASTÈRE POUR LA
DOCTRINE DE LA FOI
Présentation
Durant le Congrès du 15
mars 2019, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi avait décidé
d’initier « la rédaction d’un texte soulignant le caractère incontournable
du concept de dignité de la personne humaine au sein de l’anthropologie
chrétienne et en illustrant la portée ainsi que les implications positives au
plan social, politique et économique, en tenant compte des derniers
développements du thème dans la sphère académique et de ses compréhensions
ambivalentes dans le contexte d’aujourd’hui ». Dans cette ligne, un premier
projet élaboré courant 2019 avec l’aide de quelques Experts fut jugé
insatisfaisant par une Consulta ristretta de la Congrégation, qui s’est tenue
le 8 octobre de la même année.
Ce texte fut réélaboré ex
novo par la Section Doctrinale, sur la base des contributions de divers
Experts. Cette mouture fut présentée et discutée au sein de la Consulta ristretta
du 4 octobre 2021. En janvier 2022, le nouveau projet soumis à la Session
Plénière de la Congrégation, fut raccourci et simplifié par les Membres.
Le nouveau texte amendé a
été examiné, le 6 février 2023, par une Consulta ristretta qui y a apporté
d’autres modifications. Cette nouvelle version fut soumise à l’examen de la
Session Ordinaire du Dicastère (Feria IV) du 3 mai 2023. Les membres ont
convenu que le document, avec quelques modifications, pouvait être publié. Lors
de l’Audience qui m’a été accordée, le 13 novembre 2023, le Saint-Père François
a approuvé les Deliberata de cette Feria IV. À cette occasion, il m’a également
demandé de mettre plus en évidence dans le texte les questions étroitement
liées au thème de la dignité, telles que le drame de la pauvreté, la situation
des migrants, la violence contre les femmes, la traite des êtres humains, la
guerre et d’autres sujets du genre. Dans la mise en exécution de cette
indication du Saint-Père, la Section Doctrinale du Dicastère a consacré un Congrès
à l’étude approfondie de la lettre encyclique Fratelli
tutti, laquelle propose une analyse originale et une étude approfondie de
la question de la dignité humaine « en toutes circonstances ».
En vue de la Feria IV du
28 février 2024, un nouveau projet de texte amplement modifié a été envoyé, par
lettre du 2 février 2024, aux Membres du Dicastère, avec la précision
suivante : « cette nouvelle mouture a été jugée nécessaire pour
répondre à une demande spécifique du Saint-Père. Il a explicitement demandé que
l’attention soit portée sur les graves violations de la dignité humaine de
notre époque, dans la ligne de l’encyclique Fratelli
tutti. La Section Doctrinale a donc procédé à la réduction de la partie
initiale du texte [...] et développé plus en détail ce que le Saint-Père avait
indiqué ». Suite à une longue élaboration, la Session Ordinaire du
Dicastère a finalement approuvé, le 28 février 2024, le texte de la présente Déclaration.
Lors de l’audience du 25 mars 2024, accordée à moi et à Mgr Armando Matteo -
Secrétaire de la Section Doctrinale -, le Saint-Père a donc approuvé la
présente Déclaration et en a ordonné la publication.
L’élaboration du texte,
qui a duré cinq ans, nous permet de comprendre qu’il s’agit d’un document qui,
en raison du sérieux et de la centralité de la question de la dignité dans la
pensée chrétienne, a requis un long processus de maturation pour parvenir à la
version finale que nous publions aujourd’hui.
Dans les trois premières
parties, la Déclaration rappelle les principes fondamentaux et les présupposés
théoriques afin d’offrir des clarifications importantes aidant à éviter les
fréquentes confusions qui se produisent dans l’utilisation du concept
« dignité ». La quatrième partie analyse quelques situations
problématiques actuelles dans lesquelles l’infinie et inaliénable dignité due à
tout être humain n’est pas reconnue de manière adéquate. Dénoncer ces violations
graves et actuelles de la dignité humaine est un devoir, car l’Église est
profondément convaincue que l’on ne peut séparer la foi de la défense de la
dignité humaine, l’évangélisation de la promotion d’une vie digne et la
spiritualité de l’engagement pour la dignité de tous les êtres humains.
De fait, cette dignité de
tous les êtres humains peut être comprise comme « infinie » (dignitas
infinita), comme l’a déclaré saint Jean-Paul II lors d’une rencontre avec des
personnes souffrant de certaines limitations ou handicaps[1], afin de montrer comment cette valeur
reconnue à tous va au-delà de toutes les apparences extérieures ou des
caractéristiques de la vie concrète des personnes.
Dans l’encyclique Fratelli
tutti, le pape François a voulu souligner avec une insistance particulière
que cette dignité existe « en toutes circonstances », invitant chacun
à la défendre dans chaque contexte culturel, à chaque moment de l’existence
d’une personne, indépendamment de toute déficience physique, psychologique,
sociale ou même morale. À cet égard, la Déclaration s’efforce de montrer qu’il
s’agit d’une vérité universelle, que nous sommes tous appelés à reconnaître,
comme une condition fondamentale pour que nos sociétés soient réellement justes,
pacifiques, saines et, en fin de compte, authentiquement humaines.
La liste des sujets
choisis par la Déclaration n’est certainement pas exhaustive. Cependant, les
thèmes traités sont précisément ceux qui permettent l’expression de divers
aspects de la dignité humaine qui peuvent être obscurcis de nos jours dans la
conscience de nombreuses personnes. Certains seront facilement partagés par les
différents milieux sociaux, d’autres le seront moins. Cependant, ces
thématiques nous semblent toutes déterminantes car, pris ensemble, elles
permettent de reconnaître l’harmonie et la richesse de la pensée sur la dignité
qui découle de l’Évangile.
La présente Déclaration
ne prétend pas épuiser un sujet aussi riche et déterminant, mais fournir
quelques éléments de réflexion susceptibles d’être pris en charge dans le
moment historique complexe que nous vivons, afin qu’au milieu de tant de
préoccupations et d’angoisses, nous ne nous égarions pas, ni ne nous exposions
à des souffrances plus déchirantes et plus profondes.
Víctor Manuel Card. Fernández
Préfet
1. (Dignitas infinita)
Une infinie dignité, inaliénablement fondée dans son être même, appartient à
chaque personne humaine, en toutes circonstances et dans quelque état ou
situation qu'elle se trouve. Ce principe, pleinement reconnaissable même par la
seule raison, fonde la primauté de la personne humaine et la protection de ses
droits. L'Église, à la lumière de la Révélation, réaffirme et confirme sans
réserve cette dignité ontologique de la personne humaine, créée à l'image et à
la ressemblance de Dieu et rachetée dans le Christ Jésus. C'est de cette vérité
qu'elle tire les raisons de son engagement envers les plus faibles et les moins
dotés de pouvoir, en insistant toujours sur « le primat de la personne
humaine et la défense de sa dignité en toutes circonstances».[2]
2. Cette dignité
ontologique et la valeur unique et éminente de chaque femme et de chaque homme
qui existent dans ce monde ont été reprises avec autorité dans la Déclaration
universelle des droits de l'homme (10 décembre 1948) par l'Assemblée générale
des Nations unies.[3] En commémorant le 75e anniversaire de ce
Document, l'Église voit l'occasion de proclamer à nouveau sa conviction que,
créé par Dieu et racheté par le Christ, tout être humain doit être reconnu et
traité avec respect et amour, précisément en raison de sa dignité inaliénable.
L'anniversaire susmentionné fournit également à l'Église l'occasion de
clarifier certains malentendus qui surgissent souvent au sujet de la dignité
humaine et d'aborder certaines questions concrètes sérieuses et urgentes qui
s'y rapportent.
3. Dès le début de sa
mission, poussée par l'Évangile, l'Église s'est efforcée d'affirmer la liberté
et de promouvoir les droits de tous les êtres humains.[4] Ces derniers temps, grâce à la voix des
Pontifes, cet engagement a été formulé de manière plus explicite à travers
l'appel renouvelé à la reconnaissance de la dignité fondamentale de la personne
humaine. Saint Paul VI
disait : « Aucune anthropologie n'égale celle de l'Église sur la personne
humaine — même en tant qu'individu, — sur son originalité, sa dignité,
l'intangibilité et la richesse de ses droits fondamentaux, son caractère sacré,
éducable, son aspiration à un épanouissement total, son immortalité ».[5]
4. Saint Jean-Paul II,
en 1979, lors de la troisième conférence épiscopale latino-américaine à Puebla,
a déclaré : « la dignité humaine est une valeur évangélique qui ne peut être
méprisée sans offenser gravement le Créateur. Cette dignité est foulée aux
pieds, au plan individuel, lorsqu’on ne tient pas dûment compte des valeurs
comme la liberté, le droit de professer sa religion, l’intégrité physique et
psychique, le droit aux biens essentiels, à la vie… Elle est foulée aux pieds,
au plan social et politique, lorsque l’homme ne peut exercer son droit de
participation ou est soumis à des contraintes injustes et illégitimes, ou à des
tortures physiques, psychiques, etc. […] Si l’Église se rend présente dans la
défense ou dans la promotion de la dignité de l’homme, elle le fait dans la
ligne de sa mission qui, tout en étant de caractère religieux et non social ou
politique, ne peut pas ne pas considérer l’homme dans l’intégralité de son
être ».[6]
5. En 2010, devant
l'Académie pontificale pour la vie, Benoît XVI a
affirmé que la dignité de la personne est « un principe fondamental que la foi
en Jésus Christ crucifié et ressuscité a toujours défendu, surtout lorsqu'il
est négligé quand il s'agit de sujets plus simples et sans défense ».[7] En une autre occasion, s'adressant à des
économistes, il a déclaré que « l’économie et la finance n’existent pas pour
elles-mêmes, elles ne sont qu’un outil, un moyen. Leur fin est uniquement la
personne humaine et sa réalisation plénière dans la dignité. C’est là le seul
capital qu’il convient de sauver ».[8]
6. Depuis le début
de son pontificat, le Pape François a invité
l'Église à « confesser un Père qui aime infiniment chaque être humain » et
à « découvrir qu’“il lui accorde par cet amour une dignité
infinie” »,[9] soulignant avec force que cette immense
dignité représente une donnée originelle à reconnaître avec loyauté et à
accueillir avec gratitude. C'est précisément sur cette reconnaissance et sur
cet accueil qu'il est possible de fonder une nouvelle coexistence entre les êtres
humains, qui décline la socialité dans un horizon de fraternité authentique :
ce n'est qu'en « reconnaissant la dignité de toute personne humaine que
nous pouvons faire revivre entre tous une aspiration mondiale à la
fraternité ».[10] Selon le Pape François,
« cette source de dignité humaine et de fraternité se trouve dans
l’Évangile de Jésus-Christ »,[11] mais c'est aussi une conviction à
laquelle la raison humaine peut parvenir par la réflexion et le dialogue, car
« s’il faut respecter en toute situation la dignité d’autrui, ce n’est pas
parce que nous inventons ou supposons la dignité des autres, mais parce qu’il y
a effectivement en eux une valeur qui dépasse les choses matérielles et les
circonstances, et qui exige qu’on les traite autrement. Que tout être humain
possède une dignité inaliénable est une vérité qui correspond à la nature
humaine indépendamment de tout changement culturel ».[12] En vérité, conclut le Pape François,
« l’être humain a la même dignité inviolable en toute époque de l’histoire
et personne ne peut se sentir autorisé par les circonstances à nier cette
conviction ou à ne pas agir en conséquence ».[13]Dans cette perspective, son encyclique Fratelli
tutti constitue déjà une sorte de Magna Charta des tâches actuelles de
sauvegarde et de promotion de la dignité humaine.
Une clarification fondamentale
7. Bien qu'il existe
aujourd'hui un consensus assez général sur l'importance et la portée normative
de la dignité et de la valeur unique et transcendante de tout être humain,[14] l'expression “dignité de la personne
humaine” risque souvent de se prêter à de nombreuses significations et donc à
d'éventuels malentendus[15] et «contradictions qui conduisent à se
demander si l’égale dignité de tous les êtres humains […] est véritablement
reconnue, respectée, protégée et promue en toute circonstance ».[16] Tout cela nous amène à reconnaître la
possibilité d'une quadruple distinction du concept de dignité : dignité ontologique,
dignité morale, dignité sociale et enfin dignité existentielle. Le sens le plus
important est celui de la dignité ontologique qui concerne la personne en tant
que telle par le simple fait d'exister et d'être voulue, créée et aimée par
Dieu. Cette dignité ne peut jamais être effacée et reste valable au-delà de
toutes les circonstances dans lesquelles les individus peuvent se trouver.
Quand on parle de dignité morale, on se réfère plutôt à l'exercice de la
liberté de la créature humaine. Celle-ci, bien que dotée d'une conscience,
reste toujours ouverte à la possibilité d'agir contre celle-ci. Ce faisant,
l'être humain adopte un comportement “indigne” de sa nature de créature aimée
de Dieu et appelée à aimer autrui. Mais cette possibilité existe. Et ce n'est
pas tout. L'histoire témoigne que l'exercice de la liberté contre la loi de
l'amour révélée par l'Évangile peut atteindre des sommets incalculables dans le
mal infligé à autrui. Lorsque cela se produit, on se trouve face à des
personnes qui semblent avoir perdu toute trace d'humanité, toute trace de dignité.
À cet égard, la distinction introduite ici nous aide à discerner précisément
entre l'aspect de la dignité morale qui peut effectivement être
"perdue" et l'aspect de la dignité ontologique qui ne peut jamais
être annulée. Et c'est précisément à cause de cette dernière que l'on doit
travailler de toutes ses forces pour que tous ceux qui ont fait le mal se
repentent et se convertissent.
8. Il existe encore deux
autres acceptions possibles de la dignité : sociale et existentielle. Quand on
parle de dignité sociale, on se réfère aux conditions dans lesquelles une
personne vit. Dans l'extrême pauvreté, par exemple, lorsque les conditions
minimales ne sont pas réunies pour qu'une personne vive selon sa dignité
ontologique, on dit que la vie de cette personne pauvre est une vie “indigne”.
Cette expression n'indique en aucun cas un jugement à l'égard de la personne,
mais vise à mettre en évidence le fait que sa dignité inaliénable est
contredite par la situation dans laquelle elle est contrainte de vivre. La
dernière acception est celle de la dignité existentielle. Aujourd'hui, on parle
de plus en plus souvent d'une vie “digne” et d'une vie “indigne”. Nous nous
référons à des situations proprement existentielles : par exemple, le cas d'une
personne qui, bien que ne manquant de rien d'essentiel pour vivre, a du mal,
pour diverses raisons, à vivre dans la paix, dans la joie et dans l'espérance.
Dans d'autres situations, c'est la présence de maladies graves, de contextes
familiaux violents, de certaines addictions pathologiques et d'autres malaises
qui poussent quelqu'un à vivre sa condition de vie comme “indigne” face à la
perception de cette dignité ontologique qui ne peut jamais être occultée. Les
distinctions introduites ici, en tout cas, ne font que rappeler la valeur inaliénable
de cette dignité ontologique enracinée dans l'être même de la personne humaine
et qui subsiste en toutes circonstances.
9. Enfin, il convient de
rappeler ici que la définition classique de la personne en tant que
« substance individuelle de nature rationnelle »[17] explicite le fondement de sa dignité. En
effet, en tant que « substance individuelle », la personne jouit
d'une dignité ontologique (c'est-à-dire au niveau métaphysique de l'être
lui-même) : c'est un sujet qui, ayant reçu l'existence de Dieu, “subsiste”,
autrement dit exerce l'existence de manière autonome. Le mot
« rationnelle » englobe en fait toutes les capacités de l'être humain
: aussi bien celle de connaître et de comprendre que celle de vouloir, d'aimer,
de choisir, de désirer. Le terme « rationnelle » comprend donc
également toutes les capacités corporelles intimement liées à celles mentionnées
ci-dessus. L'expression « nature » indique les conditions propres à
l'être humain qui rendent possibles les différentes opérations et expériences :
la nature est le “principe d'action”. L'être humain ne crée pas sa nature ; il
la possède comme un don reçu et peut cultiver, développer et enrichir ses
capacités. En exerçant sa liberté de cultiver les richesses de sa propre
nature, la personne humaine se construit au fil du temps. Même si, en raison de
diverses limitations ou conditions, elle n'est pas en mesure d'utiliser ces
capacités, la personne subsiste toujours en tant que « substance
individuelle » avec toute sa dignité inaliénable. C'est le cas, par
exemple, d'un enfant à naître, d'une personne inconsciente, d'une personne âgée
à l'agonie.
1.
Une prise de conscience progressive du caractère central de
la dignité humaine
10. Déjà dans l'Antiquité
classique[18] on trouve une première perception de la
dignité humaine, qui s'inscrit dans une perspective sociale : chaque être
humain est doté d'une dignité particulière, en fonction de son rang et au sein
d'un certain ordre. De la sphère sociale, le mot est passé à la description des
différentes dignités des êtres présents dans le cosmos. Dans cette optique,
tous les êtres possèdent leur propre “dignité”, en fonction de leur place dans
l'harmonie du tout. Certes, certains sommets de la pensée antique commencent à
reconnaître une place singulière à l'être humain, dans la mesure où il est doué
de raison et donc capable d'assumer une responsabilité pour lui-même et les
autres êtres du monde,[19] mais nous sommes encore loin d'une
pensée capable de fonder le respect de la dignité de tout être humain, en
toutes circonstances.
11. La Révélation biblique
enseigne que tous les êtres humains possèdent une dignité intrinsèque car ils
sont créés à l'image et à la ressemblance de Dieu : «Dieu dit : “Faisons
l’homme à notre image, selon notre ressemblance”. […] Dieu créa l’homme à son
image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme » (Gn 1,
26-27). L'humanité a une qualité spécifique qui fait qu'elle n'est pas
réductible à la pure matérialité. L'« image » ne définit pas l'âme ou
les capacités intellectuelles, mais la dignité de l'homme et de la femme. L'un
et l'autre, dans leur relation d'égalité et d'amour mutuel, remplissent la
fonction de représentation de Dieu dans le monde et sont appelés à prendre soin
du monde et à le nourrir. Être créés à l'image de Dieu signifie donc posséder
en nous une valeur sacrée qui transcende toutes les distinctions sexuelles,
sociales, politiques, culturelles et religieuses. Notre dignité nous est
donnée, elle n'est ni revendiquée ni méritée. Chaque être humain est aimé et
voulu par Dieu pour lui-même et est donc inviolable dans sa dignité. Dans l'Exode,
cœur de l’Ancien Testament, Dieu se montre comme celui qui entend le cri des
pauvres, voit la misère de son peuple, prend soin des plus petits et des
opprimés (cf. Ex 3, 7; 22, 20-26). On retrouve le même enseignement dans le
Code deutéronomique (cf. Dt 12-26) : ici, l'enseignement sur les droits se
transforme en un “manifeste” de la dignité humaine, notamment en faveur de la
triple catégorie de l'orphelin, de la veuve et de l'étranger. (cf. Dt 24, 17).
Les anciens préceptes de l'Exode sont rappelés et actualisés par la prédication
des prophètes, qui représentent la conscience critique d'Israël. Des chapitres
entiers des prophètes Amos, Osée, Isaïe, Michée et Jérémie dénoncent
l'injustice. Amos reproche amèrement l'oppression des pauvres, le fait de ne
reconnaître aucune dignité humaine fondamentale aux plus démunis (cf. Am 2, 7 ;
4, 1 ; 5, 11-12). Isaïe prononce une malédiction contre ceux qui foulent aux
pieds les droits des pauvres, leur refusant toute justice : « Malheureux ! Ils
rédigent des décrets malfaisants, ils inscrivent des écrits d’oppression ! Ils
refusent de rendre justice aux faibles » (Is 10, 1-2). Cet enseignement
prophétique est repris dans la littérature de sagesse. Le Siracide assimile
l'oppression des pauvres à un meurtre : « c’est tuer son prochain que lui
retirer la subsistance, c’est verser le sang que priver l’ouvrier de son
salaire » (Si 34, 26-27). Dans les Psaumes, la relation religieuse avec
Dieu passe par la défense du faible et du nécessiteux : «rendez justice au
faible, à l'orphelin ; faites droit à l'indigent, au malheureux. « Libérez
le faible et le pauvre, arrachez-les aux mains des impies » (Ps 82,
3-4).
12. Jésus est né et a
grandi dans des conditions humbles et a révélé la dignité des nécessiteux et
des travailleurs.[20] Tout au long de son ministère, Jésus a
affirmé la valeur et la dignité de tous ceux qui portent l'image de Dieu,
indépendamment de leur statut social et des circonstances extérieures. Jésus a
brisé les barrières culturelles et cultuelles, redonnant leur dignité à ceux
qui sont “mis au rebut” ou considérés comme en marge de la société : les
collecteurs d'impôts (cf. Mt 9, 10-11), les femmes (cf. Jn 4, 1-42), les
enfants (cf. Mc 10, 14-15), les lépreux (cf. Mt 8, 2-3), les malades (cf. Mc 1,
29-34), les étrangers (cf. Mt 25, 35), les veuves (cf. Lc 7, 11-15). Il guérit,
nourrit, défend, libère, sauve. Il est décrit comme un berger attentif à une
seule brebis égarée (cf. Mt 18, 12-14). Il s'identifie lui-même à ses frères
les plus petits : « chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits
de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40). Dans le
langage biblique, les “petits” ne sont pas seulement les enfants selon l’âge,
mais les disciples sans défense, les plus insignifiants, les exclus, les
opprimés, les mis à l'écart, les pauvres, les marginaux, les ignorants, les
malades, les déclassés par les groupes dominants. Le Christ glorieux jugera en
fonction de l'amour envers son prochain, qui consiste à avoir assisté l'affamé,
l'assoiffé, l'étranger, le nu, le malade, l'emprisonné, avec lesquels il
s'identifie (cf. Mt 25, 34-36). Pour Jésus, le bien fait à tout être humain,
indépendamment des liens du sang ou de la religion, est le seul critère de
jugement. L'apôtre Paul, écrivant aux Galates, affirme
que tout chrétien doit se comporter selon les exigences de la dignité et du
respect des droits de tous les êtres humains (cf. Rm 13, 8-10), conformément au
nouveau commandement de la charité. (cf. 1 Co 13, 1-13).
Développements
de la pensée chrétienne
13. Le développement de
la pensée chrétienne a ensuite stimulé et accompagné le progrès de la réflexion
humaine sur le thème de la dignité. L'anthropologie chrétienne classique,
fondée sur la grande tradition des Pères de l'Église, a mis l'accent sur la
doctrine de l'être humain créé à l'image et à la ressemblance de Dieu et sur
son rôle singulier dans la création.[21] La pensée chrétienne médiévale,
examinant de manière critique l'héritage de la pensée philosophique antique,
est parvenue à une synthèse de la notion de personne, y reconnaissant le
fondement métaphysique de sa dignité, comme l'attestent les paroles suivantes
de saint Thomas d'Aquin : « La personne signifie ce qu’il y a de plus parfait
dans toute la nature : savoir, ce qui subsiste dans une nature
raisonnable ».[22] Cette dignité ontologique, dans sa
manifestation privilégiée à travers le libre agir humain, a ensuite été
soulignée surtout par l'humanisme chrétien de la Renaissance.[23] Même dans la vision de penseurs
modernes, tels que Descartes et Kant, qui ont également remis en question
certains des fondements de l'anthropologie chrétienne traditionnelle, des échos
de la Révélation peuvent être fortement perçus. Sur la base de certaines
réflexions philosophiques plus récentes sur le statut de la subjectivité
théorique et pratique, la réflexion chrétienne en est venue à souligner
davantage la profondeur du concept de dignité, atteignant au XXe siècle une
perspective originale, comme avec le personnalisme. Cette perspective non
seulement reprend la question de la subjectivité, mais l'approfondit en
direction de l'intersubjectivité et des relations qui lient les personnes
humaines entre elles.[24] La proposition anthropologique
chrétienne contemporaine s'est elle aussi enrichie de la pensée issue de cette
dernière approche.[25]
14. De nos jours, le
terme de “dignité” est principalement utilisé pour souligner le caractère
unique de la personne humaine, incommensurable avec les autres êtres de
l'univers. Dans cette perspective, on comprend la manière dont le terme de
dignité est utilisé dans la Déclaration des Nations unies de 1948, où il est
question « de la dignité inhérente à tous les membres de la famille
humaine et de leurs droits égaux et inaliénables ». Seul ce caractère
inaliénable de la dignité humaine permet de parler de droits de l'homme.[26]
15. Pour clarifier
davantage le concept de dignité, il est important de souligner que la dignité
n'est pas accordée à la personne par d'autres êtres humains, sur la base de
certains dons et qualités, de sorte qu'elle pourrait éventuellement être
retirée. Si la dignité était accordée à la personne par d'autres êtres humains,
elle le serait de manière conditionnelle et aliénable, et le sens même de la
dignité (quoique digne d'un grand respect) resterait ainsi exposé au risque
d'être aboli. En réalité, la dignité est intrinsèque à la personne, elle n'est
pas conférée a posteriori, elle est antérieure à toute reconnaissance et ne
peut être perdue. Par conséquent, tous les êtres humains possèdent la même
dignité intrinsèque, qu'ils soient ou non capables de l'exprimer de manière
adéquate.
16. C'est pourquoi le Concile
Vatican II parle de «l’éminente dignité de la personne humaine, supérieure
à toutes choses et dont les droits et les devoirs sont universels et
inviolables ».[27] Comme le rappelle l'incipit de la
Déclaration conciliaire Dignitatis
humanae, « la dignité de la personne humaine est l’objet d’une
conscience toujours plus vive ; toujours plus nombreux sont ceux qui
revendiquent pour l’homme la possibilité d’agir en vertu de ses propres options
et en toute libre responsabilité ; non pas sous la pression d’une contrainte,
mais guidé par la conscience de son devoir ».[28] Cette liberté de pensée et de conscience,
tant individuelle que collective, est fondée sur la reconnaissance de la
dignité humaine « telle que l’ont fait connaître la Parole de Dieu et la
raison elle-même ».[29] Le magistère ecclésial lui-même a de
plus en plus mûri le sens de cette dignité, ainsi que les exigences et les
implications qui y sont liées, en prenant conscience que la dignité de tout
être humain est telle en toutes circonstances.
2.
L'Église proclame, promeut et garantit la dignité humaine
17. L'Église proclame
l'égale dignité de tous les êtres humains, quelles que soient leur condition de
vie et leurs qualités. Cette proclamation repose sur une triple conviction qui,
à la lumière de la foi chrétienne, confère à la dignité humaine une valeur
incommensurable et en renforce les exigences intrinsèques.
18. Tout d'abord, selon
la Révélation, la dignité de l'être humain provient de l'amour de son Créateur,
qui a imprimé en lui les traits indélébiles de son image (cf. Gn 1,26),
l'appelant à le connaître, à l'aimer et à vivre dans une relation d'alliance
avec Dieu et dans la fraternité, la justice et la paix avec tous les autres
hommes et femmes. Dans cette vision, la dignité ne se réfère pas seulement à
l'âme, mais à la personne en tant qu'unité indivisible, et est donc également
inhérente à son corps, qui participe à sa manière à l'être de la personne
humaine en tant qu'image de Dieu et est également appelé à avoir part à la
gloire de l'âme dans la béatitude divine.
Le Christ élève la
dignité de l'homme
19. Une deuxième
conviction découle du fait que la dignité de la personne humaine s'est révélée
dans sa plénitude lorsque le Père a envoyé son Fils qui a assumé dans sa
totalité l'existence humaine : « Par le mystère de l’Incarnation, le
Fils de Dieu a confirmé la dignité du corps et de l’âme, constitutifs de l’être
humain ».[30] Ainsi, en s'unissant en quelque sorte à
tout être humain par son incarnation, Jésus-Christ a confirmé que tout être
humain possède une dignité inestimable, par le simple fait d'appartenir à la
même communauté humaine, et que cette dignité ne peut jamais être perdue.[31] En proclamant que le Royaume de Dieu
appartient aux pauvres, aux humbles, aux méprisés, à ceux qui souffrent dans
leur corps et dans leur esprit ; en guérissant toutes sortes de maladies et
d'infirmités, même les plus dramatiques comme la lèpre ; en affirmant que ce
qu'on fait à ces personnes, c'est à lui qu'on le fait, parce qu'il est présent
dans ces personnes, Jésus a apporté la grande nouveauté de la reconnaissance de
la dignité de toute personne, et aussi et surtout des personnes qualifiées
d'“indignes”. Ce nouveau principe dans l'histoire de l'humanité, selon lequel
les êtres humains sont d'autant plus “dignes” de respect et d'amour qu'ils sont
plus faibles, plus misérables et plus souffrants, jusqu'à perdre leur “figure”
humaine, a changé la face du monde, en donnant naissance à des institutions qui
s'occupent des personnes en situation défavorisée : bébés abandonnés,
orphelins, personnes âgées laissées seules, malades mentaux, personnes
atteintes de maladies incurables ou de graves malformations, personnes vivant
dans la rue.
Une vocation à la
plénitude de la dignité
20. La troisième
conviction concerne la destinée finale de l'être humain : après la création et
l'incarnation, la résurrection du Christ nous révèle un autre aspect de la dignité
humaine. En effet, « l’aspect le plus sublime de la dignité humaine se
trouve dans cette vocation de l’homme à communier avec Dieu »,[32] destinée à durer éternellement. Ainsi,
« la dignité de la vie n'est pas seulement liée à ses origines, au fait
qu'elle vient de Dieu, mais aussi à sa fin, à sa destinée qui est d'être en
communion avec Dieu pour le connaître et l'aimer. C'est à la lumière de cette
vérité que saint Irénée précise et complète son exaltation de l'homme : la
“gloire de Dieu” est bien “l'homme vivant”, mais “la vie de l'homme est la
vision de Dieu” ».[33]
21. Par conséquent,
l'Église croit et affirme que tous les êtres humains, créés à l'image et à la
ressemblance de Dieu et recréés[34] dans le Fils fait homme, crucifié et
ressuscité, sont appelés à grandir sous l'action de l'Esprit Saint pour
refléter la gloire du Père, dans cette même image, participant à la vie
éternelle (cf. Jn 10, 15-16. 17, 22-24 ; 2 Co 3, 18 ; Ep 1, 3-14). En effet,
« la Révélation […] dévoile dans toute son ampleur la dignité de la
personne humaine ».[35]
Un engagement en faveur
de la liberté
22. Bien que chaque être
humain possède une dignité inaliénable et intrinsèque dès le début de son
existence comme un don irrévocable, il dépend de sa décision libre et
responsable de l'exprimer et de la manifester pleinement ou de l'obscurcir.
Certains Pères de l'Église - comme saint Irénée ou saint Jean Damascène - ont établi
une distinction entre l'image et la ressemblance dont parle la Genèse,
permettant ainsi un regard dynamique sur la dignité humaine elle-même : l'image
de Dieu est confiée à la liberté de l'être humain afin que, sous la direction
et l'action de l'Esprit, sa ressemblance avec Dieu grandisse et que chacun
puisse atteindre sa dignité la plus haute.[36] Chaque personne est en effet appelée à
manifester sur le plan existentiel et moral la portée ontologique de sa dignité
dans la mesure où, avec sa propre liberté, elle s'oriente vers le vrai bien, en
réponse à l'amour de Dieu. Ainsi, étant créée à l'image de Dieu, la personne
humaine d’une part ne perd jamais sa dignité et ne cesse d'être appelée à
accueillir librement le bien ; d’autre part, dans la mesure où la personne
humaine répond au bien, sa dignité peut se manifester, grandir et mûrir
librement, de manière dynamique et progressive. Cela signifie que l’être humain
doit aussi s’efforcer de vivre à la hauteur de sa propre dignité. On comprend
alors en quel sens le péché peut blesser et obscurcir la dignité humaine, comme
un acte contraire à celle-ci, mais, en même temps, qu'il ne peut jamais effacer
le fait que l'être humain a été créé à l'image de Dieu. La foi, par conséquent,
contribue de manière décisive à aider la raison dans sa perception de la
dignité humaine, et à en accueillir, consolider et préciser les traits
essentiels, comme l'a souligné Benoît XVI :
« sans le correctif apporté par la religion, d’ailleurs, la raison aussi
peut tomber dans des distorsions, comme lorsqu’elle est manipulée par
l’idéologie, ou lorsqu’elle est utilisée de manière partiale si bien qu’elle
n’arrive plus à prendre totalement en compte la dignité de la personne humaine.
C’est ce mauvais usage de la raison qui, en fin de compte, fut à l’origine du
trafic des esclaves et de bien d’autres maux sociaux dont les idéologies
totalitaires du XXe siècle ne furent pas les moindres ».[37]
3.
La dignité, fondement des droits et des devoirs de l'homme
23. Comme l’a déjà
rappelé le Pape François,
« dans la culture moderne, la référence la plus proche au principe de la
dignité inaliénable de la personne est la Déclaration universelle des droits de
l’homme, que saint
Jean-Paul II a définie comme une “pierre milliaire placée sur le chemin
long et difficile du genre humain” et comme l’“une des plus hautes expressions
de la conscience humaine” ».[38] Pour résister aux tentatives visant
à altérer ou à effacer le sens profond de cette Déclaration, il convient de
rappeler certains principes essentiels qui doivent toujours être respectés.
Respect inconditionnel de
la dignité humaine
24. En premier lieu, bien
qu'une sensibilité toujours croissante au thème de la dignité humaine se soit
répandue, il existe encore aujourd'hui de nombreux malentendus sur le concept
de dignité, qui en déforment le sens. Certains proposent d'utiliser l'expression
« dignité personnelle » (et droits « de la personne ») au
lieu de « dignité humaine » (et droits de l'homme), car ils
n'entendent par personne qu'un “être capable de raisonner”. Par conséquent, ils
soutiennent que la dignité et les droits sont déduits de la capacité de
connaissance et de liberté, dont tous les êtres humains ne sont pas dotés.
L'enfant à naître n'aurait donc pas de dignité personnelle, pas plus que la
personne âgée non autonome ou les personnes souffrant d'un handicap mental.[39] L'Église, au contraire, insiste sur
le fait que la dignité de toute personne humaine, précisément parce qu'elle est
intrinsèque, demeure « en toutes circonstances », et que sa
reconnaissance ne peut en aucun cas dépendre du jugement sur la capacité d'une
personne à comprendre et à agir librement. Sinon, la dignité ne serait pas en
tant que telle inhérente à la personne, indépendante de son conditionnement et
donc digne d'un respect inconditionnel. Ce n'est qu'en reconnaissant à l'être
humain une dignité intrinsèque, qui ne peut jamais être perdue, qu'il est
possible de garantir à cette qualité un fondement inviolable et sûr. Sans
référence ontologique, la reconnaissance de la dignité humaine serait à la
merci d'évaluations différentes et arbitraires. La seule condition pour pouvoir
parler de dignité en soi inhérente à la personne est donc son appartenance à
l'espèce humaine, de sorte que « les droits de la personne sont les droits
de l'homme ».[40]
Une référence objective
pour la liberté humaine
25. En deuxième lieu, le
concept de dignité humaine est aussi parfois utilisé abusivement pour justifier
une multiplication arbitraire de nouveaux droits, dont beaucoup sont souvent en
conflit avec ceux qui ont été définis à l'origine et qui sont fréquemment mis
en conflit avec le droit fondamental à la vie[41], comme si la capacité d'exprimer et de
réaliser chaque préférence individuelle ou chaque désir subjectif devait être
garantie. La dignité est alors identifiée à une liberté isolée et
individualiste, qui prétend imposer comme “droits”, garantis et financés par la
collectivité, certains désirs et penchants subjectifs. Mais la dignité humaine
ne peut être fondée sur des standards purement individuels ni identifiée au
seul bien-être psychophysique de l'individu. La défense de la dignité humaine
repose au contraire sur des exigences constitutives de la nature humaine, qui
ne dépendent ni de l'arbitraire individuel ni de la reconnaissance sociale. Les
devoirs qui découlent de la reconnaissance de la dignité de l'autre et les
droits correspondants qui en découlent ont donc un contenu concret et objectif,
fondé sur la nature humaine commune. Sans cette référence objective, le concept
de dignité est en réalité soumis à l'arbitraire et aux rapports de force les
plus divers.
Structure relationnelle
de la personne humaine
26. La dignité humaine, à
la lumière du caractère relationnel de la personne, aide à dépasser la
perspective réductrice d'une liberté autoréférentielle et individualiste, qui
prétend créer ses propres valeurs sans tenir compte des normes objectives du
bien et de la relation avec les autres êtres vivants. De plus en plus, en
effet, le risque existe de limiter la dignité humaine à la capacité de décider
discrétionnairement de soi-même et de son propre destin, indépendamment de
celui des autres, sans tenir compte de son appartenance à la communauté
humaine. Dans une telle conception erronée de la liberté, les devoirs et les
droits ne peuvent pas être reconnus mutuellement de manière à ce que nous
prenions soin les uns des autres. En vérité, comme nous le rappelle saint Jean-Paul II,
la liberté est mise « au service de la personne et de son accomplissement
par le don d'elle-même et l'accueil de l'autre; au contraire, lorsque sa
dimension individualiste est absolutisée, elle est vidée de son sens premier,
sa vocation et sa dignité mêmes sont démenties ».[42]
27. La dignité de l'être
humain comprend donc également la capacité, inhérente à la nature humaine
elle-même, d'assumer des obligations à l'égard d'autrui.
28. La différence entre
l'être humain et le reste des autres êtres vivants, qui ressort du concept de
dignité, ne doit pas nous faire oublier la bonté des autres êtres créés, qui
existent non seulement en fonction de l'être humain, mais aussi avec une valeur
propre, et donc comme des dons qui lui sont confiés et qu'il faut chérir et
cultiver. Ainsi, alors que le concept de dignité est réservé à l'être humain,
la bonté des autres créatures du cosmos doit être affirmée en même temps. Comme
le souligne le Pape François :
« précisément en raison de sa dignité unique et par le fait d’être doué
d’intelligence, l’être humain est appelé à respecter la création avec ses lois
internes, […] : “Chaque créature possède sa bonté et sa perfection propres
[...] Les différentes créatures, voulues en leur être propre, reflètent,
chacune à sa façon, un rayon de la sagesse et de la bonté infinies de Dieu.
C’est pour cela que l’homme doit respecter la bonté propre de chaque créature
pour éviter un usage désordonné des choses” ».[43] Plus encore, « aujourd’hui
nous sommes obligés de reconnaître que seul un “anthropocentrisme situé” est
possible. Autrement dit, reconnaître que la vie humaine est incompréhensible et
insoutenable sans les autres créatures ».[44] Dans cette perspective, « il
n’est pas sans importance pour nous que nombre d’espèces disparaissent et que
la crise climatique mette en danger la vie de tant d’êtres ».[45] Il appartient en effet à la dignité
de l'être humain de prendre soin de l'environnement, en tenant compte en
particulier de cette écologie humaine qui préserve son existence même.
Libération de l'être
humain des conditionnements moraux et sociaux
29. Ces préalables
fondamentaux, pour nécessaires qu'ils soient, ne suffisent pas à garantir
l'épanouissement de la personne dans le respect de sa dignité. Même si « Dieu a
créé l’homme raisonnable en lui conférant la dignité d’une personne douée de
l’initiative et de la maîtrise de ses actes »[46] en vue du bien, le libre arbitre
préfère souvent le mal au bien. C'est pourquoi la liberté humaine a besoin
d'être libérée à son tour. Dans la lettre aux Galates, en affirmant que
« c’est pour que nous soyons libres que le Christ nous a libérés » (Ga
5,1), saint Paul rappelle la tâche propre à chaque chrétien, sur les épaules
duquel repose une responsabilité de libération qui s'étend au monde entier (cf.
Rm 8,19 sq). Il s'agit d'une libération qui, du cœur de la personne, est
appelée à se répandre et à manifester sa force humanisante dans toutes les
relations.
30. La liberté est un
merveilleux cadeau de Dieu. Même lorsqu'il nous attire par sa grâce, Dieu le
fait de manière à ce que notre liberté ne soit jamais violée. Ce serait donc
une grave erreur de penser que, loin de Dieu et de son aide, nous pouvons être
plus libres et, par conséquent, nous sentir plus dignes. Détachée de son
Créateur, notre liberté ne peut que s'affaiblir et s'obscurcir. Il en va de
même si la liberté s'imagine indépendante de toute référence autre qu'elle-même
et perçoit comme une menace toute relation avec une vérité antérieure. Par
conséquent, le respect de la liberté et de la dignité d'autrui s'en trouvera
lui aussi diminué. C'est ce qu'explique le Pape Benoît XVI :
« Une volonté qui se croit radicalement incapable de rechercher la vérité
et le bien n’a plus de raisons objectives ni de motifs pour agir, sinon ceux
que lui imposent ses intérêts momentanés et contingents, elle n’a pas une
“identité” à conserver et à construire en opérant des choix vraiment libres et
conscients. Elle ne peut donc revendiquer le respect de la part d’autres
“volontés”, elles aussi détachées de leur être plus profond et qui, de ce fait,
peuvent faire valoir d’autres “raisons” ou même aucune “raison”. L’illusion que
l’on puisse trouver dans le relativisme moral la clé d’une coexistence
pacifique, est en réalité l’origine des divisions et de la négation de la
dignité des êtres humains ».[47]
31. En outre, il serait
irréaliste d'affirmer une liberté abstraite, libre de tout conditionnement,
contexte ou limitation. Au contraire, « le juste exercice de la liberté
personnelle exige des conditions précises d'ordre économique, social,
juridique, politique et culturel »[48], qui restent souvent insatisfaites. En
ce sens, nous pouvons dire que certains jouissent d'une plus grande “liberté”
que d'autres. Le Pape François
s'est arrêté sur ce point en particulier : « Certains naissent dans
des familles aisées, reçoivent une bonne éducation, grandissent en se
nourrissant bien ou possèdent naturellement des capacités exceptionnelles.
Ceux-là n’auront sûrement pas besoin d’un État actif et ne revendiqueront que
la liberté. Mais évidemment, la même règle ne vaut pas pour une personne
porteuse de handicap, pour quelqu’un qui est né dans une famille très pauvre,
pour celui qui a bénéficié d’une éducation de qualité inférieure et de
ressources limitées en vue de soigner convenablement ses maladies. Si la
société est régie principalement par les critères de liberté du marché et
d’efficacité, il n’y a pas de place pour eux et la fraternité est une
expression romantique de plus ».[49] Il est donc impératif de comprendre
que « la libération des injustices promeut la liberté et la dignité de
l'homme »[50] à tous les niveaux et dans toutes
les relations de l'action humaine. Pour qu'une véritable liberté soit possible,
« nous devons replacer au centre la dignité humaine et, sur ce pilier,
doivent être construites les structures sociales alternatives dont nous avons
besoin ».[51] De même, la liberté est souvent
obscurcie par de nombreuses contraintes psychologiques, historiques, sociales,
éducatives et culturelles. La liberté réelle et historique a toujours besoin
d'être “libérée”. Et le droit fondamental à la liberté religieuse doit
également être réaffirmé.
32. En même temps, il est
évident que l'histoire humaine montre un progrès dans la compréhension de la
dignité et de la liberté des personnes, non sans ombres et dangers
d'involution. En témoigne le fait qu'il existe une aspiration croissante -
également sous l'influence chrétienne, qui continue à être un ferment même dans
des sociétés de plus en plus sécularisées - à éradiquer le racisme, l'esclavage
et la marginalisation des femmes, des enfants, des malades et des handicapés.
Mais ce chemin ardu est loin d'être terminé.
4.
Quelques violations graves de la dignité humaine
33. A la lumière des
réflexions faites jusqu'à présent sur le caractère central de la dignité
humaine, cette dernière section de la Déclaration aborde certaines violations
concrètes et graves de celle-ci. Elle le fait dans l'esprit du Magistère de
l'Église, qui a trouvé sa pleine expression dans l'enseignement des récents Pontifes,
comme nous l'avons déjà mentionné. Le Pape François, par
exemple, ne se lasse pas d'appeler au respect de la dignité humaine :
« Tout être humain a le droit de vivre dans la dignité et de se développer
pleinement, et ce droit fondamental ne peut être nié par aucun pays. Il possède
ce droit même s’il n’est pas très efficace, même s’il est né ou a grandi avec
des limites. Car cela ne porte pas atteinte à son immense dignité de personne humaine
qui ne repose pas sur les circonstances mais sur la valeur de son être. Lorsque
ce principe élémentaire n’est pas préservé, il n’y a d’avenir ni pour la
fraternité ni pour la survie de l’humanité ».[52] D'autre part, il ne cesse de
signaler à tous les violations concrètes de la dignité humaine à notre époque,
appelant chacun à un sursaut de responsabilité et à un engagement actif.
34. Pour signaler
quelques-unes des nombreuses et graves violations de la dignité humaine dans le
monde contemporain, nous pouvons rappeler ce que le Concile
Vatican II a enseigné à cet égard. Il faut reconnaître que s'oppose à la
dignité humaine « tout ce qui s’oppose à la vie elle-même, comme toute
espèce d’homicide, le génocide, l’avortement, l’euthanasie et même le suicide
délibéré ».[53] Porte également atteinte à notre
dignité « tout ce qui constitue une violation de l’intégrité de la
personne humaine, comme les mutilations, la torture physique ou morale, les
contraintes psychologiques ».[54] Et finalement « tout ce qui
est offense à la dignité de l’homme, comme les conditions de vie sous-humaines,
les emprisonnements arbitraires, les déportations, l’esclavage, la
prostitution, le commerce des femmes et des jeunes ; ou encore les conditions
de travail dégradantes qui réduisent les travailleurs au rang de purs
instruments de rapport, sans égard pour leur personnalité libre et
responsable ».[55] Le sujet de la peine de mort doit
également être mentionné ici[56] : la peine de mort, elle aussi,
viole la dignité de tout être humain, inaliénable en toutes circonstances. Il
faut au contraire reconnaître que « le rejet ferme de la peine de mort
montre à quel point il est possible de reconnaître l’inaliénable dignité de
tout être humain et d’accepter sa place dans cet univers. Étant donné que si je
ne la nie pas au pire des criminels, je ne la nierai à personne, je donnerai à
chacun la possibilité de partager avec moi cette planète malgré ce qui peut
nous séparer.».[57] Il semble également opportun de
rappeler la dignité des personnes incarcérées, souvent contraintes de vivre dans
des conditions indignes, et que la pratique de la torture porte atteinte à la
dignité de tout être humain au-delà de toute limite, même si l'on est coupable
de crimes graves..
35. Sans prétendre à
l'exhaustivité, nous attirons l'attention dans ce qui suit sur certaines
violations graves de la dignité humaine qui sont particulièrement d'actualité.
36. L'un des phénomènes
qui contribue considérablement à nier la dignité de tant d'êtres humains est
l'extrême pauvreté, liée à la répartition inégale des richesses. Comme l'a déjà
souligné saint
Jean-Paul II, « l'une des plus grandes injustices du monde
contemporain consiste précisément dans le fait qu'il y a relativement peu de
personnes qui possèdent beaucoup, tandis que beaucoup ne possèdent presque
rien. C'est l'injustice de la mauvaise répartition des biens et des services
originairement destinés à tous ».[58] Par ailleurs, il serait illusoire
de faire une distinction sommaire entre “pays riches” et “pays pauvres” : Benoît XVI
reconnaissait déjà, en effet, que « la richesse mondiale croît en termes
absolus, mais les inégalités augmentent. Dans les pays riches, de nouvelles
catégories sociales s’appauvrissent et de nouvelles pauvretés apparaissent.
Dans des zones plus pauvres, certains groupes jouissent d’une sorte de
surdéveloppement où consommation et gaspillage vont de pair, ce qui contraste
de façon inacceptable avec des situations permanentes de misère déshumanisante.
“Le scandale de disparités criantes » demeure” »,[59] où la dignité des pauvres est
doublement niée, à la fois par le manque de ressources disponibles pour
répondre à leurs besoins fondamentaux et par l'indifférence avec laquelle ils
sont traités par ceux qui vivent à leurs côtés.
37. Avec le Pape François, il faut
donc conclure que « la richesse a augmenté, mais avec des
inégalités ; et ainsi, il se fait que “de nouvelles pauvretés
apparaissent”. Lorsqu’on affirme que le monde moderne a réduit la pauvreté, on
le fait en la mesurant avec des critères d’autres temps qui ne sont pas comparables
avec la réalité actuelle ».[60] En conséquence, la pauvreté s'étend
« de multiples façons, comme par exemple dans l’obsession de réduire les
coûts du travail sans prendre en compte les graves conséquences que cela
entraîne, car le chômage qui en est la résultante directe élargit les
frontières de la pauvreté ».[61] Parmi ces « effets
destructeurs de l’Empire de l’argent »,[62] il faut reconnaître qu’« il
n’existe pas pire pauvreté que celle qui prive du travail et de la dignité du
travail».[63] Si certaines personnes naissent
dans un pays ou une famille où elles ont moins de possibilités de
développement, on doit reconnaître que cela va à l'encontre de leur dignité,
qui est exactement la même que celle des personnes nées dans une famille ou un
pays riche. Nous sommes tous responsables, à des degrés divers, de cette
iniquité flagrante.
38. Une autre tragédie
qui nie la dignité humaine est la survenance de la guerre, aujourd'hui comme de
tout temps : « les guerres, les violences, les persécutions pour des
raisons raciales ou religieuses, et tant d’atteintes à la dignité humaine […]
se multiplient “douloureusement en de nombreuses régions du monde, au point de
prendre les traits de ce qu’on pourrait appeler une ‘troisième guerre mondiale
par morceaux’” ».[64] Avec son cortège de destructions et
de douleurs, la guerre porte atteinte à la dignité humaine à court et à long
terme : « Tout en réaffirmant le droit inaliénable à la légitime défense,
ainsi que la responsabilité de protéger ceux dont l’existence est menacée, nous
nous devons d’admettre que la guerre est toujours une “défaite de l’humanité”.
Aucune guerre ne vaut les larmes d’une mère ayant vu son enfant mutilé ou mort
; aucune guerre ne vaut la perte de la vie ne serait-ce que d’une seule
personne humaine, être sacré, créé à l’image et à la ressemblance du Créateur ;
aucune guerre ne vaut l’empoisonnement de notre maison commune ; et aucune
guerre ne vaut le désespoir de ceux qui sont forcés à quitter leur patrie et
sont privés, d’un moment à l’autre, de leur maison et de tous les liens
familiaux, amicaux, sociaux et culturels qui ont été construits, parfois
pendant des générations ».[65] Toutes les guerres, par le simple
fait qu'elles contredisent la dignité humaine, sont « des conflits qui ne
résoudront pas les problèmes mais les accroîtront ».[66] Ceci se révèle encore plus grave à
notre époque, où il est devenu normal que tant de civils innocents meurent en
dehors du champ de bataille.
39. C'est pourquoi,
aujourd'hui encore, l'Église ne peut que faire siennes les paroles des
Pontifes, répétant avec saint
Paul VI : « jamais plus la guerre, jamais plus la
guerre ! »,[67] et demandant, avec saint Jean-Paul II,
« à tous au nom de Dieu et au nom de l'homme : ne tuez pas ! Ne
préparez pas pour les hommes destructions et exterminations ! Pensez à vos
frères qui souffrent de la faim et de la misère ! Respectez la dignité et
la liberté de chacun ! ».[68] C'est précisément à notre époque le
cri de l'Église et de toute l'humanité. Enfin, le Pape François souligne
que « nous ne pouvons plus penser à la guerre comme une solution, du fait
que les risques seront probablement toujours plus grands que l’utilité
hypothétique qu’on lui attribue. Face à cette réalité, il est très difficile
aujourd’hui de défendre les critères rationnels, mûris en d’autres temps, pour
parler d’une possible “guerre juste”. Jamais plus la guerre ! ».[69] Puisque l'humanité retombe souvent
dans les mêmes erreurs que par le passé, « pour construire la paix, nous
devons sortir de la logique de la légitimité de la guerre ».[70] La relation intime qui existe entre
la foi et la dignité humaine rend contradictoire le fait que la guerre soit
fondée sur des convictions religieuses : « Celui qui invoque le nom de
Dieu pour justifier le terrorisme, la violence et la guerre, ne marche pas sur
Sa route : la guerre au nom de la religion devient une guerre à la religion
elle-même ».[71]
40. Les migrants sont
parmi les premières victimes des multiples formes de pauvreté. Non seulement
leur dignité est bafouée dans leurs pays,[72] mais leur vie même est mise en
danger car ils n'ont plus les moyens de fonder une famille, de travailler ou de
se nourrir.[73] De plus, une fois arrivés dans les
pays qui devraient pouvoir les accueillir, « ne sont pas jugés assez
dignes pour participer à la vie sociale comme toute autre personne et l’on
oublie qu’ils ont la même dignité intrinsèque que quiconque. […] On ne dira
jamais qu’ils ne sont pas des êtres humains, mais dans la pratique, par les
décisions et la manière de les traiter, on montre qu’ils sont considérés comme
des personnes ayant moins de valeur, moins d’importance, dotées de moins
d’humanité ».[74] Il est donc toujours urgent de
rappeler que « tout migrant est une personne humaine qui, en tant que
telle, possède des droits fondamentaux inaliénables qui doivent être respectés
par tous et en toute circonstance ».[75] Les accueillir est une manière
importante et significative de défendre « la dignité inaliénable de chaque
personne humaine indépendamment de son origine, de sa couleur ou de sa
religion ».[76]
41. La traite des
personnes humaines doit également être considérée comme une grave violation de
la dignité humaine.[77]. Elle n'est pas nouvelle, mais son
développement prend des dimensions tragiques qui sautent aux yeux, c'est
pourquoi le Pape François
l'a dénoncée en des termes particulièrement forts : « Je réaffirme que “la
traite des personnes” est une activité ignoble, une honte pour nos sociétés qui
se disent civilisées ! Les exploiteurs et les clients à tous les niveaux
devraient effectuer un sérieux examen de conscience devant eux-mêmes et devant
Dieu ! L’Église renouvelle aujourd’hui son appel puissant, afin que soient
toujours protégées la dignité et la place centrale de chaque personne, dans le
respect des droits fondamentaux, comme le souligne sa doctrine sociale, des
droits qu’elle demande que l’on étende réellement là où ils ne sont pas
reconnus à des millions d’hommes et de femmes sur chaque continent. Dans un
monde dans lequel on parle beaucoup de droits, combien de fois la dignité
humaine est-elle en réalité piétinée ! Dans un monde où l’on parle tant de
droits, il semble que le seul à les avoir soit l’argent ».[78]
42. Pour ces raisons,
l'Église et l'humanité ne doivent pas renoncer à lutter contre les phénomènes
« de commerce d’organes et de tissus humains, d’exploitation sexuelle
d’enfants, de travail d’esclave – y compris la prostitution –, de trafic de
drogues et d’armes, de terrorisme et de crime international organisé. L’ampleur
de ces situations et le nombre de vies innocentes qu’elles sacrifient sont tels
que nous devons éviter toute tentation de tomber dans un nominalisme de
déclarations à effet tranquillisant sur les consciences. Nous devons veiller à
ce que nos institutions soient réellement efficaces dans la lutte contre tous
ces fléaux ».[79] Face à des formes aussi diverses et
brutales de négation de la dignité humaine, il est nécessaire de prendre de
plus en plus conscience que « la traite des personnes est un crime contre
l’humanité ».[80] En substance, elle nie la dignité
humaine d'au moins deux manières : « la traite défigure l’humanité de la
victime, en offensant sa liberté et sa dignité. Mais, dans le même temps, elle
déshumanise celui qui la commet ».[81]
43. La profonde dignité
inhérente à l'être humain dans la totalité de son corps et de son esprit permet
également de comprendre pourquoi tout abus sexuel laisse de profondes
cicatrices dans le cœur de celui qui le subit : il se sent, en effet, blessé
dans sa dignité humaine. Il s'agit de « souffrances qui peuvent durer
toute la vie et auxquelles aucun repentir ne peut porter remède. Ce phénomène
est diffus dans la société, mais il touche aussi l’Église et représente un
sérieux obstacle à sa mission ».[82] D'où son engagement constant pour
mettre fin à tous les types d'abus, en commençant par elle-même.
Les violences contre les
femmes
44. Les violences contre
les femmes sont un scandale mondial, de plus en plus reconnu. Alors que l'égale
dignité des femmes est reconnue en paroles, dans certains pays, les inégalités
entre les femmes et les hommes sont très graves et même dans les pays les plus
développés et les plus démocratiques, la réalité sociale concrète témoigne du
fait que les femmes ne sont souvent pas reconnues comme ayant la même dignité
que les hommes. Le Pape François souligne
ce fait en affirmant que « l’organisation des sociétés dans le monde
entier est loin de refléter clairement le fait que les femmes ont exactement la
même dignité et les mêmes droits que les hommes. On affirme une chose par la
parole, mais les décisions et la réalité livrent à cor et à cri un autre
message. C’est un fait, “doublement pauvres sont les femmes qui souffrent des
situations d’exclusion, de maltraitance et de violence, parce que, souvent,
elles se trouvent avec de plus faibles possibilités de défendre leurs
droits” ».[83]
45. Saint Jean-Paul II
reconnaissait déjà qu’« il reste encore beaucoup à faire pour que la
condition de femme et de mère n'entraîne aucune discrimination. Il est urgent
d'obtenir partout l'égalité effective des droits de la personne et donc la
parité des salaires pour un travail égal, la protection des mères qui
travaillent, un juste avancement dans la carrière, l'égalité des époux dans le
droit de la famille, la reconnaissance de tout ce qui est lié aux droits et aux
devoirs du citoyen dans un régime démocratique ».[84] Les inégalités dans ces domaines
sont des formes de violence diverses. Il a également rappelé qu’« il est
temps de condamner avec force, en suscitant des instruments législatifs
appropriés de défense, les formes de violence sexuelle qui ont bien souvent les
femmes pour objet. Au nom du respect de la personne, nous ne pouvons pas non
plus ne pas dénoncer la culture hédoniste et mercantile fort répandue qui prône
l'exploitation systématique de la sexualité, poussant même les filles dès leur
plus jeune âge à tomber dans les circuits de la corruption et à faire de leur
corps une marchandise ».[85]Parmi les violences faites aux femmes,
comment ne pas mentionner la contrainte à l'avortement, qui touche aussi bien
la mère que l'enfant, si souvent pour satisfaire l'égoïsme des hommes ? Et
comment ne pas mentionner également la pratique de la polygamie qui – comme le
rappelle le Catéchisme de l'Église catholique – est contraire à l'égale dignité
de la femme et de l'homme et est également contraire « à l’amour conjugal
qui est unique et exclusif »?[86]
46. Dans cet horizon de
violence à l'égard des femmes, le phénomène du féminicide ne sera jamais assez
condamné. Sur ce front, l'engagement de toute la communauté internationale doit
être compact et concret, comme l'a rappelé le Pape François :
« L’amour pour Marie doit nous aider à avoir des attitudes de
reconnaissance et de gratitude envers la femme, envers nos mères et nos
grands-mères qui sont un rempart dans la vie de nos cités. Presque toujours
silencieuses, elles font avancer la vie. C’est le silence et la force de
l’espérance. Merci pour leur témoignage. […] toutefois en regardant les mères
et les grands-mères, je voudrais vous inviter à lutter contre un fléau qui
touche notre continent américain : les nombreux cas de féminicide. Il y a de
nombreuses situations de violence qui sont étouffées derrière tant de murs. Je
vous invite à lutter contre cette source de souffrance, en demandant que soient
encouragées une législation et une culture du rejet de toute forme de
violence ».[87]
47. L'Église ne cesse de
rappeler que « la dignité de tout être humain a un caractère intrinsèque
qui vaut depuis le moment de sa conception jusqu’à sa mort naturelle. C’est
précisément l’affirmation de cette dignité qui est le préalable incontournable
à la protection d’une existence personnelle et sociale, ainsi que la condition
nécessaire pour que la fraternité et l’amitié sociale puissent se réaliser
parmi tous les peuples de la terre ».[88] En se fondant sur cette valeur
intangible de la vie humaine, le Magistère de l'Église s'est toujours prononcé
contre l'avortement. À cet égard, saint Jean-Paul II
écrit : « parmi tous les crimes que l'homme peut accomplir contre la
vie, l'avortement provoqué présente des caractéristiques qui le rendent
particulièrement grave et condamnable. […] Mais aujourd'hui, dans la conscience
de nombreuses personnes, la perception de sa gravité s'est progressivement
obscurcie. L'acceptation de l'avortement dans les mentalités, dans les mœurs et
dans la loi elle-même est un signe éloquent d'une crise très dangereuse du sens
moral, qui devient toujours plus incapable de distinguer entre le bien et le
mal, même lorsque le droit fondamental à la vie est en jeu. Devant une
situation aussi grave, le courage de regarder la vérité en face et d'appeler
les choses par leur nom est plus que jamais nécessaire, sans céder à des
compromis par facilité ou à la tentation de s'abuser soi-même. A ce propos, le
reproche du Prophète retentit de manière catégorique : « Malheur à ceux
qui appellent le mal bien et le bien mal, qui font des ténèbres la lumière et
de la lumière les ténèbres » (Is 5, 20). Précisément dans le cas de
l'avortement, on observe le développement d'une terminologie ambiguë, comme
celle d'“interruption de grossesse”, qui tend à en cacher la véritable nature
et à en atténuer la gravité dans l'opinion publique. Ce phénomène linguistique
est sans doute lui-même le symptôme d'un malaise éprouvé par les consciences.
Mais aucune parole ne réussit à changer la réalité des choses : l'avortement
provoqué est le meurtre délibéré et direct, quelle que soit la façon dont il
est effectué, d'un être humain dans la phase initiale de son existence, située
entre la conception et la naissance »[89]. Les enfants à naître sont ainsi
« les plus sans défense et innocents de tous, auxquels on veut nier
aujourd’hui la dignité humaine afin de pouvoir en faire ce que l’on veut, en
leur retirant la vie et en promouvant des législations qui font que personne ne
peut l’empêcher ».[90] Il faut donc affirmer avec force et
clarté, y compris à notre époque, que « cette défense de la vie à naître
est intimement liée à la défense de tous les droits humains. Elle suppose la
conviction qu’un être humain est toujours sacré et inviolable, dans n’importe
quelle situation et en toute phase de son développement. Elle est une fin en
soi, et jamais un moyen pour résoudre d’autres difficultés. Si cette conviction
disparaît, il ne reste plus de fondements solides et permanents pour la défense
des droits humains, qui seraient toujours sujets aux convenances contingentes
des puissants du moment. La seule raison est suffisante pour reconnaître la
valeur inviolable de toute vie humaine, mais si nous la regardons aussi à
partir de la foi, “toute violation de la dignité personnelle de l’être humain
crie vengeance en présence de Dieu et devient une offense au Créateur de
l’homme” »[91]. L'engagement généreux et courageux de
sainte Teresa de Calcutta pour la défense de toute vie conçue mérite d'être
rappelé ici.
48. L'Église prend
également position contre la pratique des mères porteuses, par laquelle
l'enfant, immensément digne, devient un simple objet. À cet égard, les paroles
du Pape François
sont d'une clarté unique : « a voie de la paix exige le respect de la vie,
de toute vie humaine, à partir de celle de l’enfant à naître dans le sein de la
mère, qui ne peut être supprimée, ni devenir objet de marchandage. À cet égard,
je trouve regrettable la pratique de la dite mère porteuse, qui lèse gravement
la dignité de la femme et de l’enfant. Elle est fondée sur l’exploitation d’une
situation de nécessité matérielle de la mère. Un enfant est toujours un cadeau
et jamais l’objet d’un contrat. Je souhaite donc un engagement de la Communauté
internationale pour interdire cette pratique au niveau universel ».[92]
49. La pratique de la
gestation pour autrui porte atteinte, en premier lieu, à la dignité de
l'enfant. Tout enfant, en effet, dès sa conception, sa naissance et ensuite
dans sa croissance en tant que garçon ou fille, jusqu'à devenir adulte, possède
une dignité intangible qui s'exprime clairement, bien que de manière singulière
et différenciée, à chaque étape de sa vie. L'enfant a donc le droit, en vertu
de sa dignité inaliénable, d'avoir une origine pleinement humaine et non
artificielle, et de recevoir le don d'une vie qui manifeste en même temps la
dignité de celui qui la donne et de celui qui la reçoit. La reconnaissance de
la dignité de la personne humaine implique également la reconnaissance de la
dignité de l'union conjugale et de la procréation humaine dans toutes leurs
dimensions. Dans ce sens, le désir légitime d'avoir un enfant ne peut pas être
transformé en un “droit à l'enfant” qui ne respecte pas la dignité de l'enfant
lui-même en tant que destinataire du don gratuit de la vie.[93]
50. La pratique de la
maternité de substitution porte atteinte, en même temps, à la propre dignité de
la femme qui y est contrainte ou qui décide librement de s'y soumettre. Avec
une telle pratique, la femme se détache de l'enfant qui grandit en elle et
devient un simple moyen asservi au profit ou au désir arbitraire d'autrui. Ceci
est en contradiction totale avec la dignité fondamentale de tout être humain et
avec son droit à être toujours reconnu pour lui-même et jamais comme
l'instrument de quoi que ce soit d'autre.
L'euthanasie et le
suicide assisté
51. Il existe un cas
particulier d'atteinte à la dignité humaine, plus silencieux mais qui gagne
beaucoup de terrain. Il a la particularité d'utiliser une conception erronée de
la dignité humaine pour la retourner contre la vie elle-même. Cette confusion,
très répandue aujourd'hui, apparaît au grand jour lorsque l'on parle
d'euthanasie. Par exemple, les lois qui reconnaissent la possibilité de
l'euthanasie ou du suicide assisté sont parfois appelées “lois sur le droit de
mourir dans la dignité” (“death with dignity acts”). L'idée que l'euthanasie ou
le suicide assisté sont compatibles avec le respect de la dignité de la
personne humaine est largement répandue. Face à ce constat, il faut réaffirmer
avec force que la souffrance ne fait pas perdre à la personne malade la dignité
qui lui est propre de manière intrinsèque et inaliénable, mais qu'elle peut
devenir une occasion de renforcer les liens d'appartenance mutuelle et de
prendre conscience de la valeur de chaque personne pour l'ensemble de
l'humanité.
52. Il est certain que la
dignité de la personne malade dans un état critique ou terminal exige de chacun
les efforts appropriés et nécessaires pour soulager ses souffrances par des
soins palliatifs appropriés et en évitant tout acharnement thérapeutique ou
toute intervention disproportionnée. Ces soins répondent au « devoir
constant de comprendre les besoins du malade : besoins d’assistance,
soulagement de la douleur, besoins émotionnels, affectifs et spirituels ».[94] Mais un tel effort est tout à fait
différent, distinct, et même contraire à la décision d'éliminer sa propre vie
ou la vie d'autrui sous le poids de la souffrance. La vie humaine, même dans sa
condition douloureuse, est porteuse d'une dignité qui doit toujours être
respectée, qui ne peut être perdue et dont le respect reste inconditionnel. En
effet, il n'y a pas de conditions sans lesquelles la vie humaine cesse d'être
digne et peut donc être supprimée : « la vie a la même dignité et la même
valeur pour tous : le respect de la vie de l'autre est le même que celui que
l'on doit à sa propre existence ».[95] Aider la personne suicidaire à
mettre fin à ses jours est donc une atteinte objective à la dignité de la
personne qui le demande, même s'il s'agit de réaliser son souhait : « nous
devons accompagner les personnes jusqu'à la mort, mais ne pas la provoquer ni
favoriser aucune forme de suicide. Je rappelle que le droit aux soins et aux
traitements pour tous doit toujours être prioritaire, afin que les plus faibles,
notamment les personnes âgées et les malades, ne soient jamais écartés. En
effet, la vie est un droit, non la mort, celle-ci doit être accueillie, non
administrée. Et ce principe éthique concerne tout le monde, pas seulement les
chrétiens ou les croyants ».[96] Comme cela a déjà été dit, la
dignité de chaque personne, même faible ou souffrante, implique la dignité de tous.
La mise au rebut des
personnes handicapées
53. L'un des critères
permettant de vérifier l'attention réelle portée à la dignité de chaque
individu est, bien entendu, l'attention portée aux plus défavorisés. Notre
époque, malheureusement, ne se distingue guère par une telle attention : une
culture du déchet est en train de s'imposer.[97] Pour contrer cette tendance, la
condition de ceux qui se trouvent dans une situation de déficit physique ou
psychique mérite une attention et une sollicitude particulières. Cette
condition de vulnérabilité particulière,[98] si présente dans les récits
évangéliques, interroge universellement ce que signifie être une personne
humaine, précisément à partir d'un état de déficience ou de handicap. La
question de l'imperfection humaine a également des implications évidentes d'un
point de vue socioculturel, dans la mesure où, dans certaines cultures, les
personnes handicapées souffrent parfois de marginalisation, voire d'oppression,
étant traitées comme de véritables “déchets”. En réalité, tout être humain,
quelle que soit sa condition de vulnérabilité, reçoit sa dignité du fait même
qu'il est voulu et aimé par Dieu. Pour ces raisons, l'inclusion et la
participation active à la vie sociale et ecclésiale de tous ceux qui sont,
d'une manière ou d'une autre, marqués par la fragilité ou le handicap,
devraient être encouragées autant que possible.[99]
54. Dans une perspective
plus large, il convient de rappeler que la « charité, cœur de l’esprit de
la politique, est toujours un amour préférentiel pour les derniers qui anime
secrètement toutes les actions en leur faveur. […] “Prendre soin de la
fragilité veut dire force et tendresse, lutte et fécondité, au milieu d’un
modèle fonctionnaliste et privatisé qui conduit inexorablement à la ‘culture du
déchet’. [… Cela] signifie prendre en charge la personne présente dans sa
situation la plus marginale et angoissante et être capable de l’oindre de
dignité” On crée ainsi, bien entendu, une activité intense, car “tout doit être
fait pour sauvegarder le statut et la dignité de la personne humaine” ».[100]
55. L'Église souhaite
avant tout « réaffirmer que chaque personne, indépendamment de sa tendance
sexuelle, doit être respectée dans sa dignité et accueillie avec respect, avec
le soin d’éviter ‘‘toute marque de discrimination injuste” et particulièrement
toute forme d’agression et de violence ».[101] C'est pourquoi il faut dénoncer
comme contraire à la dignité humaine le fait que, dans certains endroits, de
nombreuses personnes soient emprisonnées, torturées et même privées du bien de
la vie uniquement en raison de leur orientation sexuelle.
56. En même temps,
l'Église souligne les points fortement critiques présents dans la théorie du
genre (gender). À cet égard, le pape François a rappelé
que « la voie de la paix exige le respect des droits humains, selon la
formulation, simple mais claire, contenue dans la Déclaration Universelle des
Droits Humains dont nous venons de célébrer le 75ème anniversaire. Il s’agit de
principes rationnellement évidents et communément acceptés. Malheureusement,
les tentatives tentées ces dernières décennies d’introduire de nouveaux droits
qui ne sont pas pleinement importants par rapport à ceux initialement définis
et pas toujours acceptables, ont suscité des colonisations idéologiques, parmi
lesquels la théorie du genre joue un rôle central, qui est très dangereuse
parce qu’elle efface les différences dans la prétention de rendre tous
égaux ».[102]
57. En ce qui concerne la
théorie du genre, dont la consistance scientifique fait l'objet de nombreux
débats au sein de la communauté des experts, l'Église rappelle que la vie
humaine, dans toutes ses composantes, physiques et spirituelles, est un don de
Dieu, qui doit être accueilli avec gratitude et mis au service du bien. Vouloir
disposer de soi, comme le prescrit la théorie du genre, sans tenir compte de
cette vérité fondamentale de la vie humaine comme don, ne signifie rien d'autre
que céder à la tentation séculaire de l'être humain se faisant Dieu et entrant
en rivalité avec le vrai Dieu d'amour que nous révèle l'Évangile.
58. Un deuxième aspect de
la théorie du genre est qu'elle cherche à nier la plus grande différence
possible entre les êtres vivants : la différence sexuelle. Cette différence
fondatrice est non seulement la plus grande que l'on puisse imaginer, mais
aussi la plus belle et la plus puissante : elle réalise, dans le couple
homme-femme, la plus admirable réciprocité et est donc à l'origine de ce
miracle qui ne cesse de nous étonner, à savoir l'arrivée de nouveaux êtres
humains dans le monde.
59. En ce sens, le
respect de son propre corps et de celui d'autrui est essentiel face à la
prolifération et à la revendication de nouveaux droits avancés par la théorie
du genre. Cette idéologie « laisse envisager une société sans différence
de sexe et sape la base anthropologique de la famille ».[103] Aussi est-il inacceptable que
« certaines idéologies de ce type, qui prétendent répondre à des
aspirations parfois compréhensibles, veulent s’imposer comme une pensée unique
qui détermine même l’éducation des enfants. Il ne faut pas ignorer que “le sexe
biologique (sex) et le rôle socioculturel du sexe (gender), peuvent être
distingués, mais non séparés” ».[104] Par conséquent, toutes les
tentatives visant à masquer la référence à la différence sexuelle inéliminable
entre l'homme et la femme doivent être rejetées : « nous ne pouvons pas
séparer le masculin du féminin dans l’œuvre créée par Dieu, qui précède
toutes nos décisions et nos expériences, où il y a des éléments biologiques
évidents ».[105] Ce n'est que lorsque chaque
personne humaine peut reconnaître et accepter cette différence dans la
réciprocité qu'elle devient capable de se découvrir pleinement, avec sa dignité
et son identité propres.
60. La dignité du corps
ne peut être considérée comme inférieure à celle de la personne en tant que
telle. Le Catéchisme de l'Église Catholique nous invite expressément à
reconnaître que « le corps de l’homme participe à la dignité de l’“image
de Dieu” ».[106]Une telle vérité mérite d'être rappelée,
surtout lorsqu'il s'agit de changement de sexe. L'être humain est en effet
inséparablement composé d'un corps et d'une âme, et le corps est le lieu vivant
où se déploie et se manifeste l'intériorité de l'âme, y compris à travers le
réseau des relations humaines. Constituant l'être de la personne, l'âme et le
corps participent ainsi à cette dignité qui caractérise tout être humain.[107] À cet égard, il faut rappeler que
le corps humain participe à la dignité de la personne, dans la mesure où il est
doté de significations personnelles, en particulier dans sa condition sexuée.[108] C'est en effet dans le corps que
chaque personne se reconnaît comme engendrée par d'autres, et c'est à travers
leur corps que l'homme et la femme peuvent établir une relation d'amour capable
d'engendrer d'autres personnes. Sur la nécessité de respecter l'ordre naturel
de la personne humaine, le pape François enseigne
que « la création nous précède et doit être reçue comme un don. En même
temps, nous sommes appelés à sauvegarder notre humanité, et cela signifie avant
tout l’accepter et la respecter comme elle a été créée ».[109] Il s'ensuit que toute intervention
de changement de sexe risque, en règle générale, de menacer la dignité unique
qu'une personne a reçue dès le moment de la conception. Cela n'exclut pas la
possibilité qu'une personne présentant des anomalies génitales qui sont déjà
évidentes à la naissance ou qui se développent plus tard, choisisse de recevoir
une assistance médicale afin de résoudre ces anomalies. Dans ce cas,
l'opération ne constituerait pas un changement de sexe au sens où on l'entend ici.
61. Le progrès des
technologies numériques, bien qu'il offre de nombreuses possibilités de
promouvoir la dignité humaine, tend de plus en plus à créer un monde dans
lequel se développent l'exploitation, l'exclusion et la violence, qui peuvent
aller jusqu'à porter atteinte à la dignité de la personne humaine. Il suffit de
penser à la facilité avec laquelle, par ces moyens, on peut mettre en danger la
bonne réputation de quelqu'un par des fausses nouvelles et des calomnies. Sur
ce point, le Pape François
souligne qu’« il n’est pas sain de confondre la communication avec le
contact purement virtuel. De fait, “le monde numérique est aussi un espace de
solitude, de manipulation, d’exploitation et de violence, jusqu’au cas extrême
du dark web. Les médias numériques peuvent exposer au risque de dépendance,
d’isolement et de perte progressive de contact avec la réalité concrète,
entravant ainsi le développement d’authentiques relations interpersonnelles. De
nouvelles formes de violence se diffusent à travers les social media, comme le
cyber bizutage ; le web est aussi un canal de diffusion de la pornographie et
d’exploitation des personnes à des fins sexuelles ou par le biais des jeux de
hasard” ».[110] Et c'est ainsi que, là où les
possibilités de connexion se multiplient, il arrive paradoxalement que chacun
se retrouve de plus en plus isolé et démuni de relations
interpersonnelles : « dans la communication numérique, on veut tout
montrer et chaque personne devient l’objet de regards qui fouinent,
déshabillent et divulguent, souvent de manière anonyme. Le respect de l’autre a
volé en éclats, et ainsi, en même temps que je le déplace, l’ignore et le tiens
à distance, je peux sans aucune pudeur envahir sa vie de bout en bout ».[111]De telles tendances représentent une
face sombre du progrès numérique.
62. Dans cette
perspective, si la technologie doit servir la dignité humaine et non lui nuire
et si elle doit promouvoir la paix plutôt que la violence, la communauté
humaine doit être proactive en abordant ces tendances dans le respect de la
dignité humaine et en promouvant le bien : « En ce monde globalisé “les
médias peuvent contribuer à nous faire sentir plus proches les uns des autres ;
à nous faire percevoir un sens renouvelé de l’unité de la famille humaine, qui
pousse à la solidarité et à l’engagement sérieux pour une vie plus digne [pour
tous…] Les médias peuvent nous aider dans ce domaine, surtout aujourd’hui,
alors que les réseaux de communication humaine ont atteint une évolution
extraordinaire. En particulier, internet peut offrir plus de possibilités de
rencontre et de solidarité entre tous, et c’est une bonne chose, c’est un don
de Dieu”. Mais il est nécessaire de s’assurer constamment que les formes de
communication actuelles nous orientent effectivement vers une rencontre
généreuse, vers la recherche sincère de la vérité intégrale, le service des
pauvres, la proximité avec eux, vers la tâche de construction du bien
commun ».[112]
63. À l'occasion du 75e anniversaire
de la promulgation de la Déclaration universelle des droits de l'homme (1948),
le pape François
a rappelé que ce document « est comme une voie maîtresse, sur laquelle de
nombreux pas en avant ont été faits, mais il en manque encore beaucoup, et
malheureusement on fait parfois marche arrière. L’engagement pour les droits de
l’homme n’est jamais terminé ! A cet égard, je suis proche de tous ceux
qui, sans faire de proclamations, dans leur vie concrète de tous les jours,
luttent et paient de leur personne pour défendre les droits de ceux qui ne
comptent pas ».[113]
64. C'est dans cet esprit
que, par la présente Déclaration, l'Église demande instamment que le respect de
la dignité de la personne humaine, en toutes circonstances, soit placé au
centre de l'engagement pour le bien commun et de tout système juridique. Le
respect de la dignité de chaque personne est, en effet, la base indispensable à
l'existence même de toute société qui se veut fondée sur le droit juste et non
sur la force du pouvoir. C'est sur la base de la reconnaissance de la dignité
humaine que sont défendus les droits fondamentaux de l'homme, qui précèdent et
fondent toute coexistence civilisée..[114]
65. Il revient donc à
chaque personne et, en même temps, à chaque communauté humaine de réaliser la
dignité humaine de manière concrète et effective, tandis que les États ont le
devoir non seulement de la protéger, mais aussi de garantir les conditions nécessaires
à son épanouissement dans le cadre de la promotion intégrale de la personne
humaine : « dans l’activité politique, il faut se rappeler qu’“au-delà de
toute apparence, chaque être est infiniment sacré et mérite notre affection et
notre dévouement” ».[115]
66. Aujourd'hui encore,
face à tant de violations de la dignité humaine qui menacent gravement l'avenir
de l'humanité, l'Église encourage la promotion de la dignité de toute personne
humaine, quelles que soient ses qualités physiques, mentales, culturelles,
sociales et religieuses. Elle le fait avec espérance, certaine de la force qui
découle du Christ ressuscité, qui a révélé dans sa plénitude la dignité
intégrale de tout homme et de toute femme. Cette certitude devient un appel
dans les paroles du Pape François :
« je demande à chaque personne de ce monde de ne pas oublier sa dignité
que nul n’a le droit de lui enlever ».[116]
Le Souverain Pontife
François, lors de l'audience accordée au Préfet soussigné et au Secrétaire de
la Section doctrinale du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, le 25 mars 2024,
a approuvé la présente Déclaration, décidée lors de la Session ordinaire de ce
Dicastère le 28 février 2024, et en a ordonné la publication.
Donné à Rome, au siège du
Dicastère pour la Doctrine de la Foi, le 2 avril 2024, 19e anniversaire de la
mort de saint
Jean-Paul II.
Víctor Manuel Card.
Fernández
Préfet
Mons. Armando Matteo
Secrétaire pour la Section Doctrinale
Ex Audientia Die 25.03.2024
FRANCISCUS
[1] Saint
Jean-Paul II, Angélus avec les personnes handicapées à l’Église cathédrale
d’Osnabrück (16 novembre 1980) : Insegnamenti III/2 (1980), 1232.
[2] François,
Exhort. ap. Laudate
Deum (4 octobre 2023), n. 39 : L’Osservatore Romano (4 ottobre 2023), III.
[3] En
1948, les Nations unies ont adopté la Déclaration universelle des droits de
l'homme, qui comprend trente articles. Le mot « dignité » y apparaît
cinq fois, à des endroits stratégiques : dans les premiers mots du Préambule et
dans la première phrase de l'Article premier. Cette dignité est déclarée
« inhérente à tous les membres de la famille humaine » (Préambule) et
« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en
droits » (Article premier).
[4] Si
l'on s'en tient à l'époque moderne, on peut constater que l'Église a
progressivement accentué l'importance de la dignité humaine. Ce thème a été
développé en particulier dans l'encyclique Rerum
novarum (1891) du Pape Léon XIII, dans l'encyclique Quadragesimo
anno (1931) du Pape Pie XI e dans le Discours aux participants du Congrès
de l'Union Catholique Italienne des Sages-Femmes (1951) du Pape Pie XII. Le concile
Vatican II a ensuite particulièrement approfondi cette question, en y
consacrant un document entier avec la Déclaration Dignitatis
humanae (1965) et en discutant également de la liberté humaine dans la
Constitution pastorale Gaudium
et spes (1965).
[5]
Saint Paul VI, Audience
générale (4 septembre 1968) : Insegnamenti VI (1968), 886.
[6] Saint
Jean-Paul II, Discours
à la IIIe Conférence Générale de l’Épiscopat latino-américain (28 janvier
1979), III.1-2 : Insegnamenti II/1 (1979), 202-203.
[7] Benoît
XVI, Discours
aux participants à l’Assemblée générale de l’Académie Pontificale pour la Vie
(13 février 2010) : Insegnamenti VI/1 (2011), 218.
[8] Benoît
XVI, Discours
aux participants à la 45e réunion commune de la Banque de Développement du
Conseil de l’Europe, Sala Clementina (12 juin 2010) : Insegnamenti VI/1
(2011), 912-913.
[9] François,
Exhort. ap. Evangelii
gaudium (24 novembre 2013), n. 178 : AAS 105 (2013), 1094, citant Jean-Paul
II, Angélus avec les personnes handicapées à l’Église Cathédrale d’Osnabrück
(16 novembre 1980) : Insegnamenti III/2 (1980), 1232.
[10] François,
Lett. enc. Fratelli
tutti (3 octobre 2020), n. 8 : AAS 112 (2020), 971.
[11]Ibidem,
n.
277 : AAS 112 (2020), 1069.
[12]Ibidem,
n.
213 : AAS 112 (2020), 1045.
[13] Ibidem,
n.
213 : AAS 112 (2020), 1045, citant François, Message
aux participants à la Conférence internationale « Les droits humains dans
le monde contemporain : Conquêtes, omissions, négations » (10
décembre 2018) : L’Osservatore Romano (10-11 dicembre 2018), 8.
[14] La
Déclaration des Nations unies de 1948 a été suivie et développée par le Pacte
international relatif aux droits civils et politiques des Nations unies de 1966
et l'Acte final de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe de
1975.
[15] Cf.
Commission Théologique Internationale, Dignité
et droits de la personne humaine (1983), Introduction, 3. Un résumé de
l'enseignement catholique sur la dignité humaine se trouve dans le Catéchisme
de l'Église catholique, dans le chapitre intitulé « La dignité de la
personne humaine », nn. 1700-1876.
[16] François,
Lett. enc. Fratelli
tutti (3 octobre 2020), n. 22 : AAS 112 (2020), 976.
[17] Boèce,
Contra Eutychen et Nestorium, c. 3 : PL 64, 1344 : « persona est
rationalis naturae individua substantia ». Cf. saint Bonaventure, In I
Sent., d. 25, a. 1, q. 2 ; saint Thomas d’Aquin, Summa Theologiae, I, q. 29, a.
1, resp.
[18] La
présente Déclaration n'ayant pas pour objet de rédiger un traité exhaustif sur
la notion de dignité, par souci de concision, seule la culture grecque et
romaine dite classique est mentionnée ici, en tant que point de référence pour
la réflexion philosophique et théologique du christianisme primitif.
[19] Cf.
ad es. Cicéron, De Officiis I, 105-106 : « sed pertinet ad omnem officii quaestionem
semper in promptu habere, quantum natura hominis pecudibus reliquisque beluis
antecedat […] Atque etiam si considerare volumus, quae sit in natura
excellentia et dignitas, intellegemus, quam sit turpe diffluere luxuria et
delicate ac molliter vivere quamque honestum parce, continenter, severe,
sobrie » (Scriptorum Latinorum Bibliotheca Oxoniensis, ed. M.
Winterbottom, Oxford 1994, 43; «Dans toute recherche relative à la morale,
il importe d'avoir présente à l'esprit la différence si profonde qui existe
entre la nature humaine et celle des animaux domestiques et
autres […] Et si nous voulons considérer le rang qu'occupe l'homme
dans la nature et sa dignité, nous comprendrons combien peu il convient de se
laisser corrompre par un luxe raffiné et de vivre dans la mollesse, combien au
contraire sont conformes à la saine morale la simplicité, la continence,
l'austérité des mœurs, la sobriété. » (Des devoirs, trad. de
Ch. Apphun, Garnier, Paris, 1933).
[20] Cf.
saint Paul VI, Paroles
du Saint-Père à l’occasion de sa visite à la Basilique de l’Annonciation à
Nazareth (5 janvier 1964) : AAS 56 (1964), 166-170.
[21] Parmi
les innombrables références, cf. par exemple. Saint Clément de Rome, 1
Clem. 33, 4s : PG 1, 273 ; Théophile d’Antioche, Ad Aut. I,
4 : PG 6, 1029 ; saint Clément d’Alexandrie, Strom. III, 42, 5-6 : PG
8, 1145 ; Ibidem, VI, 72, 2 : PG 9, 293 ; Saint Irénée de Lyon, Adv.
Haer. V, 6, 1 : PG 7, 1137-1138 ; Origène, De princ. III, 6,1 :
PG 11, 333 ; saint Augustin, De Gen. ad litt. VI, 12 : PL 34, 348. De
Trin. XIV, 8, 11 : PL 42, 1044-1045.
[22] Saint
Thomas d’Aquin, Summa Theologiae, I, q. 29, a. 3, resp. : « persona
significat id, quod est perfectissimum in tota natura, scilicet subsistens in
rationali natura ».
[23] Il
suffit de penser à Jean Pic de la Mirandole et à son célèbre texte Oratio de
hominis dignitate (1486).
[24] Pour
un penseur juif comme E. Levinas (1906-1995), l'être humain est qualifié par sa
liberté en ce qu'il se découvre infiniment responsable de l'autre être humain.
[25] Certains
grands penseurs chrétiens des XIXe et XXe siècles, comme saint J.H. Newman, le
bienheureux A. Rosmini, J. Maritain, E. Mounier, K. Rahner, H.U. von
Balthasar, et d'autres, ont réussi à proposer une vision de l'homme qui peut
valablement dialoguer avec les courants de pensée de notre début de XXIe
siècle, quelle que soit leur inspiration, même post-moderne.
[26] C’est
pourquoi la « Déclaration universelle des droits de l’homme […] suggère
implicitement que la source des droits humains inaliénables se situe dans la
dignité de toute personne humaine » : Commission Théologique
Internationale, À
la recherche d’une éthique universelle. Nouveau regard sur la loi naturelle
(2009), n. 115.
[27] Conc.
Œcum. Vat. II, Const. past. Gaudium
et spes (7 décembre 1965), n. 26 : AAS 58 (1966), 1046 ; tout le
premier chapitre de la première partie de la Constitution (nn. 11-22) est
consacré à « La dignité de la personne humaine ».
[28] Conc.
Œcum. Vat. II, Décl. Dignitatis
humanae (7 décembre 1965), n. 1 : AAS 58 (1966), 929.
[29] Ibidem,
n. 2 : AAS 58 (1966), 931.
[30] Congrégation
pour la Doctrine de la Foi, Instruction Dignitas
Personae (8 septembre 2008), n. 7 : AAS 100 (2008), 863. Cf. aussi saint
Irénée de Lyon, Adv. Haer. V, 16, 2 : PG 7, 1167-1168.
[31] Puisque
« par son incarnation, le Fils de Dieu s’est en quelque sorte uni lui-même
à tout homme » (Conc. Œcum. Vat. II, Const. past. Gaudium
et spes (7 décembre 1965), n. 22 : AAS 58 (1966), 1042), la dignité de
tout être humain nous est révélée par le Christ dans sa plénitude.
[32] Conc.
Œcum. Vat. II, Const. past. Gaudium
et spes (7 décembre 1965), n. 19 : AAS 58 (1966), 1038.
[33] Saint
Jean-Paul II, Lett. enc. Evangelium
vitae (25 mars 1995), n. 38 : AAS 87 (1995), 443, citant saint Irénée
de Lyon, Adv. Haer. IV, 20,7: PG 7, 1037-1038.
[34] Le
Christ a en effet donné aux baptisés une nouvelle dignité, celle de « fils
de Dieu » : cf. Catéchisme de l’Église Catholique, nn. 1213, 1265, 1270,
1279.
[35]Conc.
Œcum. Vat. II, Décl. Dignitatis
humanae (7 décembre 1965), n. 9 : AAS 58 (1966), 935.
[36] Cf.
saint Irénée de Lyon, Adv. Haer. V, 6, 1. V, 8, 1. V, 16, 2 : PG 7,
1136-1138. 1141-1142. 1167-1168 ; saint Jean Damascène, De fide orth.
2, 12 : PG 94, 917-930.
[37] Benoît
XVI, Allocution
à Westminster Hall (17 septembre 2010) : Insegnamenti VI/2 (2011), 240.
[38] François,
Audience
générale (12 août 2020) : L’Osservatore Romano (13 agosto 2020), 8,
citant saint Jean-Paul II, Discours
à l’Assemblée Générale des Nations unies (2 octobre 1979), 7 et Id., Discours
à l’Assemblée Générale des Nations unies (5 octobre 1995), 2.
[39] Cf.
Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Instruction Dignitas
personae (8 septembre 2008), n. 8 : AAS 100 (2008), 863-864.
[40] Commission
Théologique Internationale, La
liberté religieuse pour le bien de tous (2019), n. 38.
[41] Cf.
François, Discours
aux Membres du Corps Diplomatique accrédité près le Saint-Siège pour la
présentation des vœux pour la nouvelle année (8 janvier 2024) : L’Osservatore
Romano (8 gennaio 2024), 3.
[42] Saint
Jean-Paul II, Lett. enc. Evangelium
vitae (25 mars 1995), n. 19 : AAS 87 (1995), 422.
[43] François,
Lett. enc. Laudato
si’ (24 mai 2015), n. 69 : AAS 107 (2015), 875, citant le Catéchisme
de l’Église Catholique, n. 339.
[44] François,
Exhort. ap. Laudate
Deum (4 octobre 2023), n. 67 : L’Osservatore Romano (4 ottobre 2023), IV.
[45] Ibidem,
n. 63 : L’Osservatore Romano (4 ottobre 2023), IV.
[46] Catéchisme
de l’Église Catholique, n. 1730.
[47] Benoît
XVI, Message
pour la célébration de la Journée mondiale de la paix (1er janvier 2011),
n. 3 : Insegnamenti VI/2 (2011), 979.
[48] Conseil
Pontifical « Justice et Paix », Compendium
de la Doctrine Sociale de l’Église, n. 137.
[49] François,
Lett. enc. Fratelli
tutti (3 octobre 2020), n. 109 : AAS 112 (2020), 1006.
[50] Conseil
Pontifical « Justice et Paix », Compendium
de la Doctrine Sociale de l’Église, n. 137.
[51] François,
Discours
aux participants à la Rencontre mondiale des mouvements populaires (28
octobre 2014) : AAS 106 (2014), 858.
[52] François,
Lett. enc. Fratelli
tutti (3 octobre 2020), n. 107 : AAS 112 (2020), 1005-1006.
[53] Conc.
Œcum. Vat. II, Const. past. Gaudium
et spes (7 décembre 1965), n. 27 : AAS 58 (1966), 1047.
[56] Cf.
Catéchisme de l'Église catholique, n. 2267 et Congrégation pour la Doctrine de
la Foi, Lettre
aux Évêques à propos de la nouvelle formulation du n. 2267 du Catéchisme de
l'Église catholique sur la peine de mort (1er août 2018), nn. 7-8.
[57] François,
Lett. Enc. Fratelli
tutti (3 ottobre 2020), n. 269 : AAS 112 (2020), 1065.
[58] Saint
Jean-Paul II, Lett. enc. Sollicitudo
rei socialis (30 décembre 1987), n. 28 : AAS 80 (1988), 549.
[59] Benoît
XVI, Lett. enc. Caritas
in veritate (29 juin 2009), n. 22 : AAS 101 (2009), 657, citant saint
Paul VI, Lett. enc. Populorum
progressio (26 mars 1967), n. 9 : AAS 59 (1967), 261-262.
[60] François,
Lett. Enc. Fratelli
tutti (3 octobre 2020), n. 21 : AAS 112 (2020), 976, citant Benoît
XVI, Lett. enc. Caritas
in veritate (29 juin 2009), n. 22 : AAS 101 (2009), 657.
[61] Ibidem,
n. 20 : AAS 112 (2020), 975-976. Cf. aussi la « Prière
au Créateur » à la fin de la même Encyclique.
[62] Ibidem,
n. 116 : AAS 112 (2020), 1009, citant François, Discours
aux participants à la Rencontre mondiale des mouvements populaires (28
octobre 2014) : AAS 106 (2014), 851-852.
[63] Ibidem,
n. 162 : AAS 112 (2020), 1025, citant François, Discours
aux Membres du Corps Diplomatique accrédité près le Saint-Siège (12 janvier
2015) : AAS 107 (2015), 165.
[64] Ibidem,
n. 25 : AAS 112 (2020), 978, citant François, Message
pour la célébration de la XLIXe Journée mondiale de la paix 1er janvier 2016
(8 décembre 2015) : AAS 108 (2016), 49.
[65] François,
Message
aux Participants du 6e Forum de Paris sur la Paix (10 novembre 2023) :
L’Osservatore Romano (10 novembre 2023), 7, citant Id., Audience
générale (23 mars 2022) : L’Osservatore Romano (23 marzo 2022), 3.
[66] François,
Discours
à la Conférence des États Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur
les changements climatiques (COP 28) (2 décembre 2023) : L’Osservatore
Romano (2 dicembre 2023), 2.
[67] Cf.
saint Paul VI, Discours
aux Nations unies (4 octobre 1965) : AAS 57 (1965), 881.
[68] Saint
Jean-Paul II, Lett. enc. Redemptor
hominis (4 mars 1979), n. 16 : AAS 71 (1979), 295.
[69] François,
Lett. enc. Fratelli
tutti (3 octobre 2020), n. 258 : AAS 112 (2020), 1061.
[70] François, Discours
au Conseil de sécurité des Nations unies (14 juin 2023) : L’Osservatore
Romano (15 giugno 2023), 8.
[71] François,
Discours
pour la Journée mondiale de prière pour la paix (20 septembre 2016) : L’Osservatore
Romano (22 settembre 2016), 5.
[72] Cf.
François, Lett. enc. Fratelli
tutti (3 ottobre 2020), n. 38 : AAS 112 (2020), 983 : « Par
conséquent, il faut aussi “réaffirmer le droit de ne pas émigrer, c’est-à-dire
d’être en condition de demeurer sur sa propre terre” », citant Benoît XVI,
Message
pour la Journée mondiale des Migrants et des Réfugiés (12 octobre
2012) : AAS 104 (2012), 908.
[73] Cf.
François, Lett. enc. Fratelli
tutti (3 octobre 2020), n. 38 : AAS 112 (2020), 982-983.
[74] Ibidem,
n. 39 : AAS 112 (2020), 983.
[75] Benoît
XVI, Lett. enc. Caritas
in veritate (29 juin 2009), n. 62 : AAS 101 (2009), 697.
[76] François,
Lett. enc. Fratelli
tutti (3 octobre 2020), n. 39 : AAS 112 (2020), 983.
[77] Il
peut être utile de rappeler ici la déclaration de Paul III sur la dignité des
hommes présents sur les terres du “Nouveau Monde” dans la bulle Pastorale
officium (29 mai 1537), où il affirme – sous peine d'excommunication – que les
habitants de ces territoires, « même s'ils se trouvent en dehors du sein
de l'Église ne soient pas pour autant privés de leur liberté ou de la
disposition de leurs biens, [...] du moment que sont des hommes et par
conséquent capables de croire et de parvenir au salut ». (« licet extra
gremium Eccelesiae existant, non tamen sua libertate, aut rerum suarum dominio
[…] privandos esse, et cum homines, ideoque fidei et salutis capaces
sint») : DH 1495.
[78] François,
Discours
aux participants à l’Assemblée plénière du Conseil Pontifical pour la Pastorale
des Migrants et des Personnes en déplacement (24 mai 2013) : AAS 105
(2013), 470-471.
[79] François,
Lett. enc. Fratelli
tutti (3 octobre 2020), n. 188 : AAS 112 (2020), 1036, citant Id., Discours
à l’Organisation des Nations unies (25 septembre 2015) : AAS 107
(2015), 1039.
[80] François,
Discours
à un groupe de nouveaux ambassadeurs à l’occasion de la présentation des
Lettres de créance (12 décembre 2013) : L’Osservatore Romano (13
dicembre 2013), 8.
[81] François,
Discours
aux participants à la Conférence internationale sur la traite des personnes
(11 avril 2019) : AAS 111 (2019), 700.
[82] Document
final de la XVème Assemblée Générale Ordinaire du Synode des évêques (27
octobre 2018), n. 29.
[83] François,
Lett. enc. Fratelli
tutti (3 octobre 2020), n. 23 : AAS 112 (2020), 977, citant Id.,
Exhort. ap. Evangelii
gaudium (24 novembre 2013), n. 212 : AAS 105 (2013), 1108.
[84]
Saint Jean-Paul II, Lettre aux femmes (29 juin 1995), n. 4 : Insegnamenti XVIII/1
(1997), 1874.
[85] Ibidem,
n. 5 : Insegnamenti XVIII/1 (1997), 1875.
[86] Catéchisme
de l'Église catholique, n. 1645.
[87] François,
Discours à la célébration mariale – Vierge de la Porte (20 janvier 2018) :
AAS 110 (2018), 329.
[88] François,
Discours aux participants à l’Assemblée plénière de la Congrégation pour la
Doctrine de la Foi (21 janvier 2022) : L’Osservatore Romano (21 gennaio
2022), 8.
[89] Saint
Jean-Paul II, Lett. enc. Evangelium
vitae (25 mars 1995), 58 : AAS 87 (1995), 466-467. Sur la question du
respect dû aux embryons humains, voir Congrégation pour la Doctrine de la Foi,
Instruction Donum vitae (22 février 1987) : « La pratique de
maintenir en vie des embryons humains, in vivo ou in vitro, à des fins expérimentales
ou commerciales est absolument contraire à la dignité humaine » (I, 4) : AAS
80 (1988), 82.
[90] François,
Exhort. ap. Evangelii
gaudium (24 novembre 2013), 213 : AAS 105 (2013), 1108.
[92] François,
Discours
aux Membres du Corps Diplomatique accrédité près le Saint-Siège pour la
présentation des vœux pour la nouvelle année (8 janvier 2024) : L’Osservatore
Romano (8 gennaio 2024), 3.
[93] Cf.
Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Instruction Dignitas
personae (8 septembre 2008), n. 16 : AAS 100 (2008), 868-869. Tous ces
aspects sont rappelés avec précision dans l'Instruction de ce qui était alors
la Congrégation pour la Doctrine de la Foi intitulée Donum
vitae (22 février 1987) : AAS 80 (1988), 71-102.
[94] Congrégation
pour la Doctrine de la Foi, Lettre Samaritanus
bonus (14 juillet 2020), V, n. 4 : AAS 112 (2020), 925.
[95] Cf.
Ibidem,
V, n. 1 : AAS 112 (2020), 919.
[96] François,
Audience
générale (9 février 2022) : L’Osservatore Romano (9 febbraio 2022), 3.
[97] Cf.
surtout François, Lett. enc. Fratelli
tutti (3 octobre 2020), nn. 18-21 : AAS 112 (2020), 975-976 :
« La marginalisation mondiale ». Le n.
188 de la même Encyclique en arrive à identifier une « culture du
déchet ».
[98] Cf.
François, Discours
aux participants au Congrès du Conseil Pontifical pour la Promotion de la
Nouvelle Évangélisation (21 octobre 2017) : L’Osservatore Romano (22
ottobre 2017), 8 : « la vulnérabilité appartient à l’essence de
l’homme ».
[99] Cf.
François, Message
à l’occasion de la Journée internationale des personnes handicapées (3
décembre 2020) : AAS 112 (2020), 1185-1186.
[100] François,
Lett. enc. Fratelli
tutti (3 octobre 2020), nn. 187-188 : AAS 112 (2020), 1035-1036,
citant Id., Discours
au Parlement européen, (25 novembre 2014) : AAS 106 (2014), 999, et
Id., Discours
à la classe dirigeante et au Corps diplomatique, Bangui – République
Centrafricaine (29 novembre 2015) : AAS 107 (2015) 1320.
[101] François,
Exhort. ap. Amoris
laetitia (19 mars 2016), n. 250 : AAS 108 (2016), 412-413, citant le Catéchisme
de l'Église catholique, n. 2358.
[102] François,
Discours
aux Membres du Corps Diplomatique accrédité près le Saint-Siège pour la
présentation des vœux pour la nouvelle année (8 janvier 2024) : L’Osservatore
Romano (8 gennaio 2024), 3.
[103] François,
Exhort. ap. Amoris
laetitia (19 mars 2016), n. 56 : AAS 108 (2016), 334.
[104] Ibidem,
citant la XIVème Assemblée Générale Ordinaire du Synode des Évêques, Relatio
finalis (24 octobre 2015), 58.
[105] François,
Exhort. ap. Amoris
laetitia (19 mars 2016), n. 286 : AAS 108 (2016), 425.
[106] Catéchisme
de l'Église catholique, n. 364.
[107] Cela
vaut également pour le respect dû aux corps des défunts ; cf. par exemple
Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Instruction Ad
resurgendum cum Christo (15 août 2016), n. 3 : AAS 108 (2016),
1290 : « En ensevelissant les corps des fidèles, l’Église confirme la
foi en la résurrection de la chair et veut mettre l’accent sur la grande
dignité du corps humain, en tant que partie intégrante de la personne, dont le
corps partage l’histoire ». Plus généralement, cf. aussi Commission
Théologique Internationale, Quelques
questions actuelles concernant l’eschatologie (1990), n. 5 :
« L’homme appelé à la résurrection ».
[108] Cf.
François, Lett. enc. Laudato
si’ (24 mai 2015), n. 155 : AAS 107 (2015), 909.
[109] François,
Exhort. ap. Amoris
laetitia (19 mars 2016), n. 56 : AAS 108 (2016), 344.
[110] François,
Exhort. ap. Christus
vivit (25 mars 2019), n. 88 : AAS 111 (2019), 413, citant le Document
final de la XVème Assemblée Générale Ordinaire du Synode des évêques (27
octobre 2018), n. 23.
[111] François,
Lett. enc. Fratelli
tutti (3 octobre 2020), n. 42 : AAS 112 (2020), 984.
[112] François,
Lett. enc. Fratelli
tutti (3 octobre 2020), n. 205 : AAS 112 (2020), 1042, citant Id., Message
pour la XLVIIIe Journée mondiale des Communications Sociales (24 janvier
2014) : AAS 106 (2014), 113.
[113] François,
Angélus
(10 décembre 2023) : L’Osservatore Romano (11 dicembre 2023), 12.
[114] Cf.
Commission Théologique Internationale, Dignité
et droits de la personne humaine (1983), n. 2.
[115] François,
Lett. enc. Fratelli
tutti (3 octobre 2020), n. 195 : AAS 112 (2020), 1038, citant Id.,
Exhort. ap. Evangelii
gaudium (24 novembre 2013), n. 274 : AAS 105 (2013), 1130.
[116] François,
Lett. enc. Laudato
si’ (24 mai 2015), n. 205 : AAS 107 (2015), 928.
Closeup
of the "Good Samaritan", 1868, monument also known as the "Ether
Monument" in the Boston Public Garden by John Quincy Adams Ward
(1830-1910)
DICASTERY FOR THE
DOCTRINE OF THE FAITH
Presentation
During the Congresso of
15 March 2019, the then-Congregation for the Doctrine of the Faith decided to
commence “the drafting of a text highlighting the indispensable nature of the
dignity of the human person in Christian anthropology and illustrating the
significance and beneficial implications of the concept in the social,
political, and economic realms—while also taking into account the latest
developments on the subject in academia and the ambivalent ways in which the
concept is understood today.” An initial draft of the text was prepared with
the help of some experts in 2019 but a Consulta Ristretta of the Congregation,
convened on 8 October of the same year, found it to be unsatisfactory.
The Doctrinal Office then
prepared another draft ex novo, based on the contribution of various experts,
which was presented and discussed in a Consulta Ristretta held on 4 October
2021. In January 2022, the new draft was presented during the Plenary Session
of the Congregation, during which the Members took steps to shorten and
simplify the text.
Following this, on 6
February 2023, the amended version of the new draft was reviewed by a Consulta
Ristretta, which proposed some additional modifications. An updated version was
then submitted for the Members’ consideration during the Ordinary Session of
the Dicastery (Feria IV) on 3 May 2023, where Members agreed that the document,
with some adjustments, could be published. Subsequently, Pope Francis approved
the deliberations of that session during the Audience granted to me on 13
November 2023. On this occasion, he also asked that the document highlight
topics closely connected to the theme of dignity, such as poverty, the
situation of migrants, violence against women, human trafficking, war, and
other themes. To honor the Holy Father’s directions, the Doctrinal Section of
the Dicastery dedicated a Congresso to an in-depth study of the Encyclical Fratelli
Tutti, which offers an original analysis and further consideration of the
theme of human dignity “beyond all circumstances.”
On 2 February 2024, a new
and significantly modified version of this text was sent to the Members of the
Dicastery ahead of the Ordinary Session (Feria IV) on 28 February 2024.
The letter accompanying
the draft included the following clarification: “This additional drafting was
necessary to meet a specific request of the Holy Father: namely, he explicitly
urged that more attention be given to the grave violations of human dignity in
our time, particularly in light of the Encyclical Fratelli Tutti. With this,
the Doctrinal Office took steps to reduce the initial part […] and to develop
in greater detail what the Holy Father indicated.” The text of the current
Declaration was finally approved during the above-mentioned Feria IV of 28
February 2024. Then, in the Audience granted to me and to Monsignor Armando
Matteo, Secretary of the Doctrinal Section, on 25 March 2024, the Holy Father
approved this Declaration and ordered its publication.
The five-year course of
the text’s preparation helps us to understand that the document before us
reflects the gravity and centrality of the theme of dignity in Christian thought.
The text required a considerable process of maturation to arrive at the final
version that we have published today.
In its initial three
sections, the Declaration recalls fundamental principles and theoretical
premises, with the goal of offering important clarifications that can help
avoid frequent confusion that surrounds the use of the term “dignity.” The
fourth section presents some current and problematic situations in which the
immense and inalienable dignity due to every human being is not sufficiently
recognized. The Church sees the condemnation of these grave and current
violations of human dignity as a necessary measure, for she sustains the deep
conviction that we cannot separate faith from the defense of human dignity,
evangelization from the promotion of a dignified life, and spirituality from a
commitment to the dignity of every human being.
This dignity of every
human being can be understood as “infinite” (dignitas infinita), as Pope St.
John Paul II affirmed in a meeting for people living with various limitations
or disabilities.[1]
He said this to show how human dignity transcends all outward appearances and
specific aspects of people’s lives.
In Fratelli
Tutti, Pope Francis wanted to underscore that this dignity exists “beyond
all circumstances.” With this, he summoned all people to defend human dignity
in every cultural context and every moment of human existence, regardless of
physical, psychological, social, or even moral deficiencies. The Declaration
strives to show that this is a universal truth that we are all called to
recognize as a fundamental condition for our societies to be truly just,
peaceful, healthy, and authentically human.
Although not
comprehensive, the topics discussed in this Declaration are selected to
illuminate different facets of human dignity that might be obscured in many
people’s consciousness. Some topics may resonate more with some sectors of
society than others. Nevertheless, all of them strike us as being necessary
because, taken together, they help us recognize the harmony and richness of the
thought about human dignity that flows from the Gospel.
This Declaration does not
set out to exhaust such a rich and crucial subject. Instead, its aim is to
offer some points for reflection that can help us maintain an awareness of
human dignity amid the complex historical moment in which we are living. This
is so that we may not lose our way and open ourselves up to more wounds and
profound sufferings amid the numerous concerns and anxieties of our time.
Víctor Manuel Card.
Fernández
Prefect
Introduction
1. (Dignitas infinita)
Every human person possesses an infinite dignity, inalienably grounded in his
or her very being, which prevails in and beyond every circumstance, state, or
situation the person may ever encounter. This principle, which is fully
recognizable even by reason alone, underlies the primacy of the human person
and the protection of human rights. In the light of Revelation, the Church
resolutely reiterates and confirms the ontological dignity of the human person,
created in the image and likeness of God and redeemed in Jesus Christ. From
this truth, the Church draws the reasons for her commitment to the weak and
those less endowed with power, always insisting on “the primacy of the human
person and the defense of his or her dignity beyond every circumstance.”[2]
2. This ontological
dignity and the unique and eminent value of every man and woman in the world
was reaffirmed authoritatively in the Universal Declaration of Human Rights,
issued by the United Nations General Assembly on 10 December 1948.[3]
As we commemorate the 75th anniversary of that document, the Church sees an
opportunity to proclaim anew its conviction that all human beings—created by
God and redeemed by Christ—must be recognized and treated with respect and love
due to their inalienable dignity. The anniversary also provides an occasion for
the Church to clarify some frequent misconceptions concerning human dignity and
to address some serious and urgent related issues.
3. From the start of her
mission and propelled by the Gospel, the Church has striven to affirm human
freedom and promote the rights of all people.[4]
In recent times, thanks to the voices of the Pontiffs, the Church has made a
deliberate effort to formulate this commitment in more explicit terms through a
renewed call to acknowledge the fundamental dignity inherent in every person.
On this point, Pope St. Paul VI affirmed that “no anthropology equals that of
the Church regarding the human person—particularly concerning the person’s
originality, dignity, the intangibility and richness of the person’s
fundamental rights, sacredness, capacity for education, aspiration to a
complete development, and immortality.”[5]
4. Pope St. John Paul II,
during the Third General Conference of Latin American and Caribbean Bishops in
Puebla in 1979, affirmed that human dignity is “a Gospel value that cannot be
despised without greatly offending the Creator. This dignity is infringed on
the individual level when due regard is not had for values such as freedom, the
right to profess one’s religion, physical and mental integrity, the right to
essential goods, to life. It is infringed on the social and political level
when man cannot exercise his right of participation, or when he is subjected to
unjust and unlawful coercion, or submitted to physical or mental torture, etc.
[…] If the Church makes herself present in the defense of, or in the
advancement of human dignity, she does so in line with her mission, which,
although it is religious and not social or political, cannot fail to consider
man in the entirety of his being.”[6]
5. Then, in 2010,
addressing the Pontifical Academy for Life, Pope Benedict XVI declared that
human dignity is “a fundamental principle which faith in the Crucified and
Risen Jesus Christ has always defended, especially when, in respect of the
simplest and most defenseless people, it is disregarded.”[7]
On another occasion, speaking to economists, he stated that “the economy and
finance do not exist for their own sake; they are only an instrument or means.
Their sole end is the human person and his or her total fulfillment in dignity.
This is the only capital, and it is right to safeguard [it].”[8]
6. From the start of his
pontificate, Pope Francis has invited the Church to “believe in a Father who
loves all men and women with an infinite love, realizing that ‘he thereby
confers upon them an infinite dignity.’”[9]
He has strongly emphasized that such immense dignity is an original datum
(something given) that is to be acknowledged faithfully and welcomed with
gratitude. Based on this recognition and acceptance of human dignity, a new
coexistence among people can be established that develops social relationships
in the context of authentic fraternity. Indeed, only by “acknowledging the
dignity of each human person” can we “contribute to the rebirth of a universal
aspiration to fraternity.”[10]
Pope Francis affirms that “the wellspring of human dignity and fraternity is in
the Gospel of Jesus Christ,”[11]
but even human reason can arrive at this conviction through reflection and
dialogue since “the dignity of others is to be respected in all circumstances,
not because that dignity is something we have invented or imagined, but because
human beings possess an intrinsic worth superior to that of material objects
and contingent situations. This requires that they be treated differently. That
every human being possesses an inalienable dignity is a truth that corresponds
to human nature apart from all cultural change.”[12]
Pope Francis concludes, “human beings have the same inviolable dignity in every
age of history, and no one can consider himself or herself authorized by
particular situations to deny this conviction or to act against it.”[13]
From this perspective, Pope Francis’ encyclical, Fratelli
Tutti, constitutes a kind of “Magna Carta” of our contemporary tasks to
protect and promote human dignity.
A Fundamental
Clarification
7. There is widespread
agreement today on the importance and normative scope of human dignity and on
the unique and transcendent value of every human being.[14]
However, the phrase “the dignity of the human person” risks lending itself to a
variety of interpretations that can yield potential ambiguities[15]
and “contradictions that lead us to wonder whether the equal dignity of all
human beings […] is truly recognized, respected, protected and promoted in
every situation.”[16]
This brings us to recognize the possibility of a fourfold distinction of the
concept of dignity: ontological dignity, moral dignity, social dignity, and
existential dignity. The most important among these is the ontological dignity
that belongs to the person as such simply because he or she exists and is
willed, created, and loved by God. Ontological dignity is indelible and remains
valid beyond any circumstances in which the person may find themselves. When we
speak of moral dignity, we refer to how people exercise their freedom. While
people are endowed with conscience, they can always act against it. However,
were they to do so, they would behave in a way that is “not dignified” with
respect to their nature as creatures who are loved by God and called to love
others. Yet, this possibility always exists for human freedom, and history
illustrates how individuals—when exercising their freedom against the law of
love revealed by the Gospel—can commit inestimably profound acts of evil
against others. Those who act this way seem to have lost any trace of humanity
and dignity. This is where the present distinction can help us discern between
the moral dignity that de facto can be “lost” and the ontological dignity that
can never be annulled. And it is precisely because of this latter point that we
must work with all our might so that all those who have done evil may repent
and convert.
8. There are still two
other possible aspects of dignity to consider: social and existential. When we
speak of social dignity, we refer to the quality of a person’s living
conditions. For example, in cases of extreme poverty, where individuals do not
even have what is minimally necessary to live according to their ontological
dignity, it is said that those poor people are living in an “undignified”
manner. This expression does not imply a judgment on those individuals but
highlights how the situation in which they are forced to live contradicts their
inalienable dignity. The last meaning is that of existential dignity, which is
the type of dignity implied in the ever-increasing discussion about a
“dignified” life and one that is “not dignified.” For instance, while some
people may appear to lack nothing essential for life, for various reasons, they
may still struggle to live with peace, joy, and hope. In other situations, the
presence of serious illnesses, violent family environments, pathological
addictions, and other hardships may drive people to experience their life
conditions as “undignified” vis-à-vis their perception of that ontological
dignity that can never be obscured. These distinctions remind us of the
inalienable value of the ontological dignity that is rooted in the very being
of the human person in all circumstances.
9. Finally, it is worth
mentioning that the classical definition of a person as an “individual
substance of a rational nature”[17]
clarifies the foundation of human dignity. As an “individual substance,” the
person possesses ontological dignity (that is, at the metaphysical level of
being itself). Having received existence from God, humans are subjects who
“subsist”—that is, they exercise their existence autonomously. The term
“rational” encompasses all the capacities of the human person, including the
capacities of knowing and understanding, as well as those of wanting, loving,
choosing, and desiring; it also includes all corporeal functions closely
related to these abilities. “Nature” refers to the conditions particular to us
as human beings, which enable our various operations and the experiences that
characterize them; in this sense, nature is the “principle of action.” We do
not create our nature; we hold it as a gift and we can nurture, develop, and
enhance our abilities. By exercising the freedom to cultivate the riches of our
nature, we grow over time. Even if a person is unable to exercise these
capabilities due to various limitations or conditions, nevertheless the person
always subsists as an “individual substance” with a complete and inalienable
dignity. This applies, for instance, to an unborn child, an unconscious person,
or an older person in distress.
1. A Growing Awareness of
the Centrality of Human Dignity
10. Already in classical
antiquity,[18]
an intuition about human dignity emerged from a social perspective that viewed
each person as invested with a particular dignity based on their rank and
status within an established order. From its origins in the social sphere, the
word “dignity” then was used to describe the differentiated dignity of beings
in the cosmos. In this view, all beings possess their own “dignity” according
to their place within the harmony of the whole. Some high points of ancient
thought did begin to acknowledge a unique place for humans as beings endowed
with reason, able to take responsibility for themselves and others in the
world.[19]
Nevertheless, a way of thinking that would be able to ground our respect for
the dignity of every human person in every circumstance was still a long way
away.
Biblical Perspectives
11. Biblical Revelation
teaches that all human beings possess inherent dignity because they are created
in the image and likeness of God: “God said, ‘Let us make man in our image,
after our likeness’ […] So God created man in his own image, in the image of
God he created him; male and female he created them” (Gen. 1:26-27). With this,
humanity has a specific quality that means it is not reducible to purely
material elements. Moreover, the “image” does not define the soul or its
intellectual abilities but the dignity of man and woman. In their relationship
of equality and mutual love, both the man and the woman represent God in the
world and are also called to cherish and nurture the world. Because of this, to
be created in the image of God means to possess a sacred value that transcends
every distinction of a sexual, social, political, cultural, and religious
nature. Our dignity is bestowed upon us by God; it is neither claimed nor
deserved. Every human being is loved and willed by God and, thus, has an
inviolable dignity. In Exodus, at the heart of the Old Testament, God shows
himself to be the one who hears the cry of the poor, sees the misery of his
people, and cares for those who are least and for the oppressed (cf. Ex. 3:7;
22:20-26). The same teaching can be found in the Deuteronomic Code (cf. Dt.
12-26); here, the teaching on rights is transformed into a manifesto of human
dignity, particularly in favor of the threefold category of the orphan, the
widow, and the stranger (cf. Dt. 24:17). The ancient precepts of Exodus are
recalled and applied to the moment in the preaching of the prophets, who
represent the critical conscience of Israel. The prophets Amos, Hosea, Isaiah,
Micah, and Jeremiah have entire chapters denouncing injustice. Amos bitterly
decries the oppression of the poor and his listeners’ failure to recognize any
fundamental human dignity in the destitute (cf. Am. 2:6-7; 4:1; 5:11-12).
Isaiah pronounces a curse against those who trample on the rights of the poor,
denying them all justice: “Woe to those who decree iniquitous decrees, and the
writers who keep writing oppression, to turn aside the needy from justice” (Is.
10:1-2). This prophetic teaching is echoed in Wisdom Literature. For example,
Sirach equates the oppression of the poor with murder: “To take away a
neighbor’s living is to murder him; to deprive an employee of his wages is to
shed blood” (Sir. 34:22). In the Psalms, the religious relationship with God
comes through the defense of the weak and needy: “Do justice for the weak and
the orphan; give justice to the poor and afflicted. Rescue the weak and the
needy; set them free from the hand of the wicked” (Ps. 82:3-4).
12. Born and raised in
humble conditions, Jesus reveals the dignity of the needy and those who labor.[20]
Then, throughout his public ministry, he affirms the value and dignity of all
who bear the image of God, regardless of their social status and external
circumstances. Jesus broke down cultural and cultic barriers, restoring dignity
to those who were “rejected” or were considered to be on the margins of
society, such as tax collectors (cf. Mt. 9:10-11), women (cf. Jn. 4:1-42),
children (cf. Mk. 10:14-15), lepers (cf. Mt. 8:2-3), the sick (cf. Mk.
1:29-34), strangers (cf. Mt. 25:35), and widows (cf. Lk. 7:11-15). He heals,
feeds, defends, liberates, and saves. He is described as a shepherd who is
concerned about the one sheep that was lost (cf. Mt. 18:12-14). He identifies
with the least of his brethren: “As you did it to one of the least of these my
brethren, you did it to me” (Mt. 25:40). In biblical language, the “little
ones” are not only the children, but are also the vulnerable, the most
insignificant, the outcast, the oppressed, the discarded, the poor, the
marginalized, the unlearned, the sick, and those who are downtrodden by the
powerful. The glorious Christ will judge by the love of neighbor that consists
in ministering to the hungry, the thirsty, the stranger, the naked, the sick,
and the imprisoned, with whom he identifies (cf. Mt. 25:34-36). For Jesus, the
good done to every human being, regardless of the ties of blood or religion, is
the single criterion of judgment. The apostle Paul
affirms that every Christian must live according to the requirements of dignity
and respect for the rights of all people (cf. Rom. 13:8-10) according to the
new commandment of love (cf. 1 Cor. 13:1-13).
Developments in Christian
Thought
13. As Christian thought
developed, it also prompted and accompanied the progress of humanity’s
reflection on the concept of dignity. Drawing from the rich tradition of the
Church Fathers, classical Christian anthropology emphasized the doctrine of the
human being as created in the image and likeness of God and the unique role of
the human person in creation.[21]
By critically sifting through the inheritance it had received from ancient
philosophy, Medieval Christian thought arrived at a synthesis of the notion of
the “person” that recognized the metaphysical foundation of human dignity. St.
Thomas Aquinas attested to this when he affirmed that “‘person’ signifies what
is most perfect in all nature—that is, a subsistent individual of a rational
nature.”[22]
The Christian humanism of the Renaissance later emphasized this ontological
dignity and its preeminent manifestation in free human action.[23]
Even in the writings of such modern thinkers as Descartes and Kant, who
challenged some of the foundations of traditional Christian anthropology, one
can still strongly perceive echoes of Revelation. Building upon some recent
philosophical reflections about the status of theoretical and practical
subjectivity, Christian reflection then came to emphasize even more the depths
of the concept of dignity. In the twentieth century, this reached an original
perspective (as seen in Personalism) that reconsidered the question of
subjectivity and expanded it to encompass intersubjectivity and the
relationships that bind people together.[24]
The thinking flowing from this view has enriched contemporary Christian
anthropology.[25]
The Present Era
14. Today, the term
“dignity” is mainly used to emphasize the uniqueness of the human person,
incomparable to all other entities in the universe. From this perspective, we
can understand how the word “dignity” was used in the 1948 United Nations
Declaration, which speaks about “the inherent dignity and of the equal and
inalienable rights of all members of the human family.” Only this inalienable
character of human dignity makes it possible to speak about human rights.[26]
15. To clarify the
concept of dignity even further, it is essential to point out that dignity is
not something granted to the person by others based on their gifts or
qualities, such that it could be withdrawn. Were it so bestowed, it would be
given in a conditional and alienable way, and then the very meaning of dignity
(however worthy of great respect) would remain exposed to the risk of being
abolished. Instead, dignity is intrinsic to the person: it is not conferred
subsequently (a posteriori), it is prior to any recognition, and it cannot be
lost. All human beings possess this same intrinsic dignity, regardless of
whether or not they can express it in a suitable manner.
16. For this reason, the
Second Vatican Council speaks of the “sublime dignity of the human person, who
stands above all things and whose rights and duties are universal and
inviolable.”[27]
As the opening line of the conciliar Declaration Dignitatis
Humanae recalls, “contemporary man is becoming increasingly conscious of
the dignity of the human person; more and more people are demanding that men
should exercise fully their own judgment and a responsible freedom in their
actions and should not be subject to the pressure of coercion but be inspired
by a sense of duty.”[28]
Such freedom of thought and conscience, both individual and communal, is based
on the recognition of human dignity “as known through the revealed Word of God
and by reason itself.”[29]
The Church’s Magisterium progressively developed an ever-greater understanding
of the meaning of human dignity, along with its demands and consequences, until
it arrived at the recognition that the dignity of every human being prevails
beyond all circumstances.
2. The Church Proclaims,
Promotes, and Guarantees Human Dignity
17. The Church proclaims
the equal dignity of all people, regardless of their living conditions or
qualities. This proclamation rests on a threefold conviction, which—in the
light of Christian faith—gives human dignity an immeasurable value and
reinforces its intrinsic demands.
The Indelible Image of
God
18. The first conviction,
drawn from Revelation, holds that the dignity of the human person comes from
the love of the Creator, who has imprinted the indelible features of his image
on every person (cf. Gen. 1:26). The Creator calls each person to know him, to
love him, and to live in a covenantal relationship with him, while calling the
person also to live in fraternity, justice, and peace with all others. In this
perspective, dignity refers not only to the soul but also to the person as an
inseparable unity of body and soul. Accordingly, dignity is also inherent in
each person’s body, which participates in its own way in being in imago Dei (in
the image of God) and is also called to share in the soul’s glory in the divine
beatitude.
Christ Elevates Human
Dignity
19. The second conviction
follows from the fact that the dignity of the human person was revealed in its
fullness when the Father sent his Son, who assumed human existence to the full:
“In the mystery of the Incarnation, the Son of God confirmed the dignity of the
body and soul which constitute the human being.”[30]
By uniting himself with every human being through his Incarnation, Jesus Christ
confirmed that each person possesses an immeasurable dignity simply by
belonging to the human community; moreover, he affirmed that this dignity can
never be lost.[31]
By proclaiming that the Kingdom of God belongs to the poor, the humble, the
despised, and those who suffer in body and spirit; by healing all sorts of
illnesses and infirmities, even the most dramatic ones, such as leprosy; by
affirming that whatever is done to these individuals is also done to him
because he is present in them: in all these ways, Jesus brought the great
novelty of recognizing the dignity of every person, especially those who were
considered “unworthy.” This new principle in human history—which emphasizes
that individuals are even more “worthy” of our respect and love when they are
weak, scorned, or suffering, even to the point of losing the human “figure”—has
changed the face of the world. It has given life to institutions that take care
of those who find themselves in disadvantaged conditions, such as abandoned
infants, orphans, the elderly who are left without assistance, the mentally
ill, people with incurable diseases or severe deformities, and those living on
the streets.
A
Vocation to the Fullness of Dignity
20. The third conviction
concerns the ultimate destiny of human beings. After the Creation and the
Incarnation, Christ’s Resurrection reveals a further aspect of human dignity.
Indeed, “the dignity of man rests above all on the fact that he is called to
communion with God,”[32]
destined to last forever. Thus, “the dignity of this life is linked not only to
its beginning, to the fact that it comes from God, but also to its final end,
to its destiny of fellowship with God in knowledge and love of him. In the
light of this truth, Saint Irenaeus qualifies and completes his praise of man:
‘the glory of God’ is indeed, ‘man, living man,’ but ‘the life of man consists
in the vision of God.’”[33]
21. Consequently, the
Church believes and affirms that all human beings—created in the image and
likeness of God and recreated[34]
in the Son, who became man, was crucified, and rose again—are called to grow
under the action of the Holy Spirit to reflect the glory of the Father in that
same image and to share in eternal life (cf. Jn. 10:15-16, 17:22-24; 2 Cor.
3:18; Eph. 1:3-14). Indeed, “Revelation […] shows forth the dignity of the
human person in all its fullness.”[35]
A Commitment to One’s Own
Freedom
22. Every individual
possesses an inalienable and intrinsic dignity from the beginning of his or her
existence as an irrevocable gift. However, the choice to express that dignity
and manifest it to the full or to obscure it depends on each person’s free and
responsible decision. Some Church Fathers, such as St. Irenaeus and St. John
Damascene, distinguished between the “image” and “likeness” mentioned in
Genesis (cf. 1:26). This allowed for a dynamic perspective on human dignity
that understands that the image of God is entrusted to human freedom so
that—under the guidance and action of the Spirit—the person’s likeness to God
may grow and each person may attain their highest dignity.[36]
All people are called to manifest the ontological scope of their dignity on an
existential and moral level as they, by their freedom, orient themselves toward
the true good in response to God’s love. Thus, as one who is created in the
image of God, the human person never loses his or her dignity and never ceases
to be called to embrace the good freely. At the same time, to the extent that
the person responds to the good, the individual’s dignity can manifest itself
freely, dynamically, and progressively; with that, it can also grow and mature.
Consequently, each person must also strive to live up to the full measure of
their dignity. In light of this, one can understand how sin can wound and
obscure human dignity, as it is an act contrary to that dignity; yet, sin can
never cancel the fact that the human being is created in the image and likeness
of God. In this way, faith plays a decisive role in helping reason perceive
human dignity and in accepting, consolidating, and clarifying its essential
features, as Benedict XVI pointed out: “Without the corrective supplied by
religion, though, reason too can fall prey to distortions, as when it is
manipulated by ideology, or applied in a partial way that fails to take full
account of the dignity of the human person. Such misuse of reason, after all,
was what gave rise to the slave trade in the first place and to many other
social evils, not least the totalitarian ideologies of the twentieth century.”[37]
3. Dignity, the
Foundation of Human Rights and Duties
23. As Pope Francis has
recalled, “In modern culture, the closest reference to the principle of the
inalienable dignity of the person is the Universal Declaration of Human Rights,
which Saint John Paul II defined as a ‘milestone on the long and difficult path
of the human race,’ and as ‘one of the highest expressions of the human
conscience.’”[38]
To resist attempts to alter or annul the profound meaning of that Declaration,
it is worth recalling some essential principles that must always be honored.
Unconditional Respect for
Human Dignity
24. First, while there
has been a growing awareness of human dignity, many misunderstandings of the
concept still distort its meaning. Some people propose that it is better to use
the expression “personal dignity” (and the rights “of the person”) instead of
“human dignity” (and the rights “of man”) since they understand a “person” to
be only “one who is capable of reasoning.” They then argue that dignity and
rights are deduced from the individual’s capacity for knowledge and freedom,
which not all humans possess. Thus, according to them, the unborn child would
not have personal dignity, nor would the older person who is dependent upon
others, nor would an individual with mental disabilities.[39]
On the contrary, the Church insists that the dignity of every human person,
precisely because it is intrinsic, remains “in all circumstances.” The
recognition of this dignity cannot be contingent upon a judgment about the
person’s ability to understand and act freely; otherwise, it would not be
inherent in the person, independent of the individual’s situation, and thus
deserving unconditional respect. Only by recognizing an intrinsic and
inalienable dignity in every human being can we guarantee a secure and
inviolable foundation for that quality. Without any ontological grounding, the
recognition of human dignity would vacillate at the mercy of varying and
arbitrary judgments. The only prerequisite for speaking about the dignity
inherent in the person is their membership in the human species, whereby “the
rights of the person are the rights of man.”[40]
An Objective Basis for
Human Freedom
25. Second, the concept
of human dignity is also occasionally misused to justify an arbitrary
proliferation of new rights, many of which are at odds with those originally
defined and often are set in opposition to the fundamental right to life.[41]
It is as if the ability to express and realize every individual preference or
subjective desire should be guaranteed. This perspective identifies dignity
with an isolated and individualistic freedom that claims to impose particular
subjective desires and propensities as “rights” to be guaranteed and funded by
the community. However, human dignity cannot be based on merely individualistic
standards, nor can it be identified with the psychophysical well-being of the
individual. Rather, the defense of human dignity is based on the constitutive
demands of human nature, which do not depend on individual arbitrariness or
social recognition. Therefore, the duties that stem from recognizing the
dignity of the other and the corresponding rights that flow from it have a
concrete and objective content based on our shared human nature. Without such
an objective basis, the concept of dignity becomes de facto subject to the most
diverse forms of arbitrariness and power interests.
The Relational Structure
of the Human Person
26. Viewed through the
lens of the relational character of the person, human dignity helps to overcome
the narrow perspective of a self-referential and individualistic freedom that
claims to create its own values regardless of the objective norms of the good
and of our relationship with other living beings. Indeed, there is an
ever-growing risk of reducing human dignity to the ability to determine one’s
identity and future independently of others, without regard for one’s
membership in the human community. In this flawed understanding of freedom, the
mutual recognition of duties and rights that enable us to care for each other
becomes impossible. In fact, as Pope St. John Paul II recalled, freedom is
placed “at the service of the person and of his fulfillment through the gift of
self and openness to others; but when freedom is made absolute in an
individualistic way, it is emptied of its original content, and its very
meaning and dignity are contradicted.”[42]
27. Human dignity also
encompasses the capacity, inherent in human nature, to assume obligations
vis-à-vis others.
28. The difference
between humans and all other living beings, which stands out thanks to the
concept of dignity, should not lead us to forget the goodness of other
creatures. Those beings exist not only for human utility but also possess a
value of their own; they are like gifts entrusted to humanity to be cherished
and cultivated. Thus, while the concept of dignity is reserved for the human
being, at the same time, the creaturely goodness of the rest of the cosmos must
be affirmed. As Pope Francis points out, “By virtue of our unique dignity and
our gift of intelligence, we are called to respect creation and its inherent
laws […], ‘Each creature possesses its own particular goodness and
perfection…Each of the various creatures, willed in its own being, reflects in
its own way a ray of God’s infinite wisdom and goodness. Man must therefore
respect the particular goodness of every creature, to avoid any disordered use
of things.’”[43]
Furthermore, “today we see ourselves forced to realize that it is only possible
to sustain a ‘situated anthropocentrism.’ To recognize, in other words, that
human life is incomprehensible and unsustainable without other creatures.”[44]
In this perspective, “it is not a matter of indifference to us that so many
species are disappearing and that the climate crisis endangers the life of many
other beings.”[45]
Indeed, it belongs to human beings’ dignity to care for the environment, taking
particular account of the human ecology that preserves their very existence.
Freeing the Human Person
from Negative Influences in the Moral and Social Spheres
29. These fundamental
prerequisites, however necessary, are not enough to guarantee a person’s growth
consistent with his or her dignity. While “God created man a rational being,
conferring on him the dignity of a person who can initiate and control his own
actions,”[46]
with a view to the good, our free will often prefers evil over good. Thus,
human freedom, in its turn, needs to be freed. In his letter to the Galatians,
St. Paul affirms that “for freedom, Christ has set us free” (Gal. 5:1),
recalling the task proper to each Christian, on whose shoulders rests a
responsibility for liberation that extends to the whole world (cf. Rom.
8:19ff). This is a liberation that, starting from the hearts of individual
people, is called to spread and manifest its humanizing power across all
relationships.
30. Freedom is a
marvelous gift from God. Even when God draws us to him with his grace, he does
so in a way that never violates our freedom. Thus, it would be a grave error to
think that by distancing ourselves from God and his assistance, we could
somehow be freer and thus feel more dignified. Instead, detached from the
Creator, our freedom can only weaken and become obscured. The same happens if
freedom imagines itself to be independent of any external reference and
perceives any relationship with a prior truth as a threat; as a result, respect
for the freedom and dignity of others would also diminish. As Pope Benedict XVI
explained, “A will which believes itself radically incapable of seeking truth
and goodness has no objective reasons or motives for acting save those imposed
by its fleeting and contingent interests; it does not have an ‘identity’ to
safeguard and build up through truly free and conscious decisions. As a result,
it cannot demand respect from other ‘wills,’ which are themselves detached from
their own deepest being and thus capable of imposing other ‘reasons’ or, for
that matter, no ‘reason’ at all. The illusion that moral relativism provides
the key for peaceful coexistence is actually the origin of divisions and the
denial of the dignity of human beings.”[47]
31. Moreover, it would be
unrealistic to posit an abstract freedom devoid of any influence, context, or
limitation. Instead, “the proper exercise of personal freedom requires specific
conditions of an economic, social, juridic, political and cultural order,”[48]
which often remain unfulfilled. In this sense, we can say that some individuals
enjoy more “freedom” than others. Pope Francis has given special attention to
this point: “Some people are born into economically stable families, receive a
fine education, grow up well nourished, or naturally possess great talent. They
will certainly not need a proactive state; they need only claim their freedom.
Yet, the same rule clearly does not apply to a disabled person, to someone born
in dire poverty, to those lacking a good education and with little access to
adequate health care. If a society is governed primarily by the criteria of
market freedom and efficiency, there is no place for such persons, and
fraternity will remain just another vague ideal.”[49]
Therefore, it is crucial to understand that “removing injustices promotes human
freedom and dignity”[50]
at every level of human endeavor. To enable authentic freedom, “we must put
human dignity back at the center and, on that pillar, build the alternative
social structures we need.”[51]
Similarly, freedom is frequently obscured by a variety of psychological,
historical, social, educational, and cultural influences. Real and historical
freedom always needs to be “liberated.” One must, moreover, reaffirm the
fundamental right to religious freedom.
32. At the same time,
human history shows clear progress in understanding human dignity and freedom,
albeit not without shadows and risks of regression. Such advancement in
understanding human dignity is demonstrated by the fact that there is an
increasing desire to eradicate racism, slavery, and the marginalization of
women, children, the sick, and people with disabilities. This aspiration has
been bolstered under the influence of the Christian faith, which continues to
be a ferment, even in increasingly secularized societies. However, the arduous
journey of advancing human dignity remains far from completion.
4. Some Grave Violations
of Human Dignity
33. In light of the
previous reflections on the centrality of human dignity, the final section of
this Declaration addresses some specific and grave violations of that dignity.
It does so in the spirit proper to the Church’s magisterium, which has found
full expression in the teaching of the recent Pontiffs, as mentioned
previously. For example, Pope Francis, on the one hand, tirelessly reminds us
of the need to respect human dignity: “Every human being has the right to live
with dignity and to develop integrally; this fundamental right cannot be denied
by any country. People have this right even if they are unproductive or were
born with or developed limitations. This does not detract from their great
dignity as human persons, a dignity based not on circumstances but on the
intrinsic worth of their being. Unless this basic principle is upheld, there
will be no future either for fraternity or for the survival of humanity.”[52]
On the other hand, he never ceases to point out the concrete violations of
human dignity in our time, calling us each to awaken to our responsibility and
the need to engage in a concrete commitment in this regard.
34. In addressing some of
the many grave violations of human dignity today, we can draw upon the
teachings of the Second Vatican Council, which emphasized that “all offenses
against life itself, such as murder, genocide, abortion, euthanasia, and
willful suicide” must be recognized as contrary to human dignity.[53]
Furthermore, the Council affirmed that “all violations of the integrity of the
human person, such as mutilation, physical and mental torture, undue
psychological pressures,” also infringe upon our dignity.[54]
Finally, it denounced “all offenses against human dignity, such as subhuman
living conditions, arbitrary imprisonment, deportation, slavery, prostitution,
the selling of women and children, degrading working conditions where
individuals are treated as mere tools for profit rather than free and
responsible persons.”[55]
Here, one should also mention the death penalty, for this also violates the
inalienable dignity of every person, regardless of the circumstances.[56]
In this regard, we must recognize that “the firm rejection of the death penalty
shows to what extent it is possible to recognize the inalienable dignity of
every human being and to accept that he or she has a place in this universe. If
I do not deny that dignity to the worst of criminals, I will not deny it to
anyone. I will give everyone the possibility of sharing this planet with me,
despite all our differences.”[57]
It is also fitting to reaffirm the dignity of those who are incarcerated, who
often must live in undignified conditions. Finally, it should be stated
that—even if someone has been guilty of serious crimes—the practice of torture
completely contradicts the dignity that is proper to every human being.
35. While not claiming to
be exhaustive, the following paragraphs draw attention to some grave violations
of human dignity that are particularly relevant.
The Drama of Poverty
36. One of the phenomena
that contributes significantly to denying the dignity of so many human beings
is extreme poverty, linked as it is to the unequal distribution of wealth. As
Pope St. John Paul II emphasized, “One of the greatest injustices in the
contemporary world consists precisely in this: that the ones who possess much
are relatively few and those who possess almost nothing are many. It is the
injustice of the poor distribution of the goods and services originally
intended for all.”[58]
Moreover, it would be misleading to make a cursory distinction between “rich”
and “poor” countries, for Benedict XVI recognized that “the world’s wealth is
growing in absolute terms, but inequalities are on the increase. In rich
countries, new sectors of society are succumbing to poverty and new forms of
poverty are emerging. In poorer areas, some groups enjoy a sort of
‘super-development’ of a wasteful and consumerist kind, which forms an
unacceptable contrast with the ongoing situations of dehumanizing deprivation.”
The “‘scandal of glaring inequalities’ continues,”[59]
where the dignity of the poor is doubly denied because of the lack of resources
available to meet their basic needs and the indifference shown toward them by
their neighbors.
37. With Pope Francis,
therefore, one must conclude that “wealth has increased, but together with
inequality, with the result that ‘new forms of poverty are emerging.’ The claim
that the modern world has reduced poverty is made by measuring poverty with
criteria from the past that do not correspond to present-day realities.”[60]
As a result, poverty “can take a variety of forms, such as an obsession with
reducing labor costs with no concern for its grave consequences, since the
unemployment that it directly generates leads to the expansion of poverty.”[61]
Among these “destructive effects of the empire of money,”[62]
it must be recognized that “there is no poverty worse than that which takes
away work and the dignity of work.”[63]
Moreover, if some people are born into a country or family where they have
fewer opportunities to develop, we should acknowledge that this is contrary to
their dignity, which is the same dignity as that of those born into a wealthy
family or country. We are all responsible for this stark inequality, albeit to
varying degrees.
War
38. Another tragedy that
denies human dignity, both in the past and today, is war: “War, terrorist
attacks, racial or religious persecution, and many other affronts to human
dignity […] ‘have become so common as to constitute a real ‘third world war’
fought piecemeal.’”[64]
With its trail of destruction and suffering, war attacks human dignity in both
the short and long term: “While reaffirming the inalienable right to
self-defense and the responsibility to protect those whose lives are
threatened, we must acknowledge that war is always a ‘defeat of humanity.’ No
war is worth the tears of a mother who has seen her child mutilated or killed;
no war is worth the loss of the life of even one human being, a sacred being
created in the image and likeness of the Creator; no war is worth the poisoning
of our common home; and no war is worth the despair of those who are forced to
leave their homeland and are deprived, from one moment to the next, of their
home and all the family, friendship, social and cultural ties that have been
built up, sometimes over generations.”[65]
All wars, by the mere fact that they contradict human dignity, are “conflicts
that will not solve problems but only increase them.”[66]
This point is even more critical in our time when it has become commonplace for
so many innocent civilians to perish beyond the confines of a battlefield.
39. Therefore, even
today, the Church cannot but make her own the words of the Pontiffs, repeating
with Pope St. Paul VI: “jamais plus la guerre, jamais plus la guerre!” [“never
again war, never again war!”].[67]
Moreover, together with Pope St. John Paul II, the Church pleas “in the name of
God and in the name of man: Do not kill! Do not prepare destruction and
extermination for people! Think of your brothers and sisters who are suffering
hunger and misery! Respect each one’s dignity and freedom!”[68]
As much now as ever, this is the cry of the Church and of all humanity. Pope
Francis underscores this by stating, “We can no longer think of war as a
solution because its risks will probably always be greater than its supposed
benefits. In view of this, it is very difficult nowadays to invoke the rational
criteria elaborated in earlier centuries to speak of the possibility of a ‘just
war.’ Never again war!”[69]
Since humanity often falls back into the same mistakes of the past, “in order
to make peace a reality, we must move away from the logic of the legitimacy of
war.”[70]
The intimate relationship between faith and human dignity means it would be
contradictory for war to be based on religious convictions: “The one who calls
upon God’s name to justify terrorism, violence, and war does not follow God’s
path. War in the name of religion becomes a war against religion itself.”[71]
The Travail of Migrants
40. Migrants are among
the first victims of multiple forms of poverty. Not only is their dignity
denied in their home countries,[72]
but also their lives are put at risk because they no longer have the means to
start a family, to work, or to feed themselves.[73]
Once they have arrived in countries that should be able to accept them,
“migrants are not seen as entitled like others to participate in the life of
society, and it is forgotten that they possess the same intrinsic dignity as
any person. […] No one will ever openly deny that they are human beings; yet in
practice, by our decisions and the way we treat them, we can show that we
consider them less worthy, less important, less human.”[74]
Therefore, it is urgent to remember that “every migrant is a human person who,
as such, possesses fundamental, inalienable rights that must be respected by
everyone and in every circumstance.”[75]
Receiving migrants is an important and meaningful way of defending “the
inalienable dignity of each human person regardless of origin, race or
religion.”[76]
Human Trafficking
41. Human trafficking
must also be counted among the grave violations of human dignity.[77]
While it is not a new phenomenon, it has taken on tragic dimensions before our
eyes, which is why Pope Francis has denounced it in particularly emphatic
terms: “I reaffirm here that the ‘trade in people’ is a vile activity, a
disgrace to our societies that claim to be civilized! Exploiters and clients at
all levels should make a serious examination of conscience both in the first
person and before God! Today the Church is renewing her urgent appeal that the
dignity and centrality of every individual always be safeguarded, with respect
for fundamental rights, as her social teaching emphasizes. She asks that these
rights really be extended for millions of men and women on every continent,
wherever they are not recognized. In a world in which a lot is said about
rights, how often is human dignity actually trampled upon! In a world in which
so much is said about rights, it seems that the only thing that has any rights
is money.”[78]
42. For these reasons,
the Church and humanity must not cease fighting against such phenomena as “the
marketing of human organs and tissues, the sexual exploitation of boys and
girls, slave labor, including prostitution, the drug and weapons trade,
terrorism, and international organized crime. Such is the magnitude of these
situations, and their toll in innocent lives, that we must avoid every
temptation to fall into a declarationist nominalism that would assuage our
consciences. We need to ensure that our institutions are truly effective in the
struggle against all these scourges.”[79]
Confronted with these varied and brutal denials of human dignity, we need to be
increasingly aware that “human trafficking is a crime against humanity.”[80]
It essentially denies human dignity in at least two ways: “Trafficking
profoundly disfigures the humanity of the victim, offending his or her freedom
and dignity. Yet, at the same time, it dehumanizes those who carry it out.”[81]
Sexual Abuse
43. The profound dignity
inherent in human beings in their entirety of mind and body also allows us to
understand why all sexual abuse leaves deep scars in the hearts of those who
suffer it. Indeed, those who suffer sexual abuse experience real wounds in
their human dignity. These are “sufferings that can last a lifetime and that no
repentance can remedy. This phenomenon is widespread in society and it also
affects the Church and represents a serious obstacle to her mission.”[82]
From this stems the Church’s ceaseless efforts to put an end to all kinds of
abuse, starting from within.
Violence Against Women
44. Violence against
women is a global scandal that is gaining increasing recognition. While the
equal dignity of women may be recognized in words, the inequalities between
women and men in some countries remain very serious. Even in the most developed
and democratic countries, the concrete social reality testifies to the fact
that women are often not accorded the same dignity as men. Pope Francis
highlighted this when he affirmed that “the organization of societies worldwide
is still far from reflecting clearly that women possess the same dignity and
identical rights as men. We say one thing with words, but our decisions and
reality tell another story. Indeed, ‘doubly poor are those women who endure
situations of exclusion, mistreatment, and violence, since they are frequently
less able to defend their rights.’”[83]
45. Pope St. John Paul II
recognized that “much remains to be done to prevent discrimination against
those who have chosen to be wives and mothers. […] [T]here is an urgent need to
achieve real equality in every area: equal pay for equal work, protection for
working mothers, fairness in career advancements, equality of spouses with
regard to family rights and the recognition of everything that is part of the
rights and duties of citizens in a democratic State.”[84]
Indeed, inequalities in these areas are also various forms of violence. He also
recalled that “the time has come to condemn vigorously the types of sexual
violence which frequently have women for their object and to pass laws which
effectively defend them from such violence. Nor can we fail, in the name of the
respect due to the human person, to condemn the widespread hedonistic and
commercial culture which encourages the systematic exploitation of sexuality
and corrupts even very young girls into letting their bodies be used for
profit.”[85]
Among the forms of violence carried out on women, how can we not mention
coercive abortions, which affect both mother and child, often to satisfy the
selfishness of males? And how can we not also mention the practice of polygamy?
As the Catechism of the Catholic Church reminds us, polygamy is contrary to the
equal dignity of women and men; it is also “contrary to conjugal love which is
undivided and exclusive.”[86]
46. In this consideration
of violence against women, one cannot condemn enough the phenomenon of femicide.
On this front, the entire international community must have a coordinated and
concrete commitment, as Pope Francis reiterated, “Our love for Mary must help
us to feel appreciation and gratitude for women, for our mothers and
grandmothers, who are a bastion in the life in our cities. Almost always in
silence, they carry life forward. It is the silence and strength of hope. Thank
you for your witness. […] But in thinking of our mothers and grandmothers, I
want to invite you to combat a scourge that affects our American continent: the
numerous cases where women are killed. And the many situations of violence that
are kept quiet behind so many walls. I ask you to fight against this source of
suffering by calling for legislation and a culture that repudiates every form
of violence.”[87]
47. The Church
consistently reminds us that “the dignity of every human being has an intrinsic
character and is valid from the moment of conception until natural death. It is
precisely the affirmation of such dignity that is the inalienable prerequisite
for the protection of a personal and social existence, and also the necessary
condition for fraternity and social friendship to be realized among all the
peoples of the earth.”[88]
On account of the intangible value of human life, the Church’s magisterium has
always spoken out against abortion. In this regard, Pope St. John Paul II
writes: “Among all the crimes which can be committed against life, procured
abortion has characteristics making it particularly serious and deplorable. […]
But today, in many people’s consciences, the perception of its gravity has
become progressively obscured. The acceptance of abortion in the popular mind,
in behavior, and even in law itself is a telling sign of an extremely dangerous
crisis of the moral sense, which is becoming more and more incapable of
distinguishing between good and evil, even when the fundamental right to life
is at stake. Given such a grave situation, we need now more than ever to have the
courage to look the truth in the eye and to call things by their proper name,
without yielding to convenient compromises or to the temptation of
self-deception. In this regard, the reproach of the Prophet is extremely
straightforward: ‘Woe to those who call evil good and good evil, who put
darkness for light and light for darkness’ (Is. 5:20). Especially in the case
of abortion, there is a widespread use of ambiguous terminology, such as
‘interruption of pregnancy,’ which tends to hide abortion’s true nature and to
attenuate its seriousness in public opinion. Perhaps this linguistic phenomenon
is itself a symptom of an uneasiness of conscience. But no word has the power
to change the reality of things: procured abortion is the deliberate and direct
killing, by whatever means it is carried out, of a human being in the initial
phase of his or her existence, extending from conception to birth.”[89]Unborn
children are, thus, “the most defenseless and innocent among us. Nowadays,
efforts are made to deny them their human dignity and to do with them whatever
one pleases, taking their lives and passing laws preventing anyone from
standing in the way of this.”[90]
It must, therefore, be stated with all force and clarity, even in our time,
that “this defense of unborn life is closely linked to the defense of each and
every other human right. It involves the conviction that a human being is
always sacred and inviolable, in any situation and at every stage of
development. Human beings are ends in themselves and never a means of resolving
other problems. Once this conviction disappears, so do solid and lasting
foundations for the defense of human rights, which would always be subject to
the passing whims of the powers that be. Reason alone is sufficient to
recognize the inviolable value of each single human life, but if we also look
at the issue from the standpoint of faith, ‘every violation of the personal
dignity of the human being cries out in vengeance to God and is an offense against
the Creator of the individual.’”[91]
In this context, it is worth recalling St. Teresa of Calcutta’s generous and
courageous commitment to the defense of every person conceived.
Surrogacy
48. The Church also takes
a stand against the practice of surrogacy, through which the immensely worthy
child becomes a mere object. On this point, Pope Francis’s words have a
singular clarity: “The path to peace calls for respect for life, for every
human life, starting with the life of the unborn child in the mother’s womb,
which cannot be suppressed or turned into an object of trafficking. In this
regard, I deem deplorable the practice of so-called surrogate motherhood, which
represents a grave violation of the dignity of the woman and the child, based
on the exploitation of situations of the mother’s material needs. A child is
always a gift and never the basis of a commercial contract. Consequently, I
express my hope for an effort by the international community to prohibit this
practice universally.”[92]
49. First and foremost,
the practice of surrogacy violates the dignity of the child. Indeed, every
child possesses an intangible dignity that is clearly expressed—albeit in a
unique and differentiated way—at every stage of his or her life: from the
moment of conception, at birth, growing up as a boy or girl, and becoming an
adult. Because of this unalienable dignity, the child has the right to have a
fully human (and not artificially induced) origin and to receive the gift of a
life that manifests both the dignity of the giver and that of the receiver.
Moreover, acknowledging the dignity of the human person also entails
recognizing every dimension of the dignity of the conjugal union and of human
procreation. Considering this, the legitimate desire to have a child cannot be
transformed into a “right to a child” that fails to respect the dignity of that
child as the recipient of the gift of life.[93]
50. Surrogacy also
violates the dignity of the woman, whether she is coerced into it or chooses to
subject herself to it freely. For, in this practice, the woman is detached from
the child growing in her and becomes a mere means subservient to the arbitrary
gain or desire of others. This contrasts in every way with the fundamental
dignity of every human being and with each person’s right to be recognized
always individually and never as an instrument for another.
Euthanasia and Assisted
Suicide
51. There is a special
case of human dignity violation that is quieter but is swiftly gaining ground.
It is unique in how it utilizes a mistaken understanding of human dignity to
turn the concept of dignity against life itself. This confusion is particularly
evident today in discussions surrounding euthanasia. For example, laws
permitting euthanasia or assisted suicide are sometimes called “death with
dignity acts.” With this, there is a widespread notion that euthanasia or
assisted suicide is somehow consistent with respect for the dignity of the
human person. However, in response to this, it must be strongly reiterated that
suffering does not cause the sick to lose their dignity, which is intrinsically
and inalienably their own. Instead, suffering can become an opportunity to
strengthen the bonds of mutual belonging and gain greater awareness of the
precious value of each person to the whole human family.
52. Certainly, the
dignity of those who are critically or terminally ill calls for all suitable
and necessary efforts to alleviate their suffering through appropriate
palliative care and by avoiding aggressive treatments or disproportionate
medical procedures. This approach corresponds with the “enduring responsibility
to appreciate the needs of the sick person: care needs, pain relief, and
affective and spiritual needs.”[94]
However, an effort of this nature is entirely different from—and is indeed
contrary to—a decision to end one’s own life or that of another person who is
burdened by suffering. Even in its sorrowful state, human life carries a
dignity that must always be upheld, that can never be lost, and that calls for
unconditional respect. Indeed, there are no circumstances under which human
life would cease from being dignified and could, as a result, be put to an end:
“Each life has the same value and dignity for everyone: the respect of the life
of another is the same as the respect owed to one’s own life.”[95]
Therefore, helping the suicidal person to take his or her own life is an
objective offense against the dignity of the person asking for it, even if one
would be thereby fulfilling the person’s wish: “We must accompany people
towards death, but not provoke death or facilitate any form of suicide.
Remember that the right to care and treatment for all must always be
prioritized so that the weakest, particularly the elderly and the sick, are
never rejected. Life is a right, not death, which must be welcomed, not administered.
And this ethical principle concerns everyone, not just Christians or
believers.”[96]
As mentioned above, the dignity of each person, no matter how weak or burdened
by suffering, implies the dignity of us all.
The Marginalization of
People with Disabilities
53. One criterion for
verifying whether real attention is given to the dignity of every individual in
society is the help given to the most disadvantaged. Regrettably, our time is
not known for such care; rather, a “throwaway culture” is increasingly imposing
itself.[97]
To counter this trend, the condition of those experiencing physical or mental
limitations warrants special attention and concern. Such conditions of acute
vulnerability[98]—which
feature prominently in the Gospels—prompt universal questions about what it
means to be a human person, especially starting from the condition of
impairment or disability. The question of human imperfection also carries clear
socio-cultural implications since some cultures tend to marginalize or even
oppress individuals with disabilities, treating them as “rejects.” However, the
truth is that each human being, regardless of their vulnerabilities, receives
his or her dignity from the sole fact of being willed and loved by God. Thus,
every effort should be made to encourage the inclusion and active participation
of those who are affected by frailty or disability in the life of society and
of the Church.[99]
54. In a broader
perspective, it must be remembered that “this charity, which is the spiritual
heart of politics, is always a preferential love shown to those in greatest
need; it undergirds everything we do on their behalf. […] ‘To tend those in
need takes strength and tenderness, effort, and generosity in the midst of a
functionalistic and privatized mindset that inexorably leads to a ‘throwaway
culture’ […]. It involves taking responsibility for the present with its
situations of utter marginalization and anguish, and being capable of bestowing
dignity upon it.’ It will likewise inspire intense efforts to ensure that
‘everything be done to protect the status and dignity of the human person.’”[100]
Gender Theory
55. The Church wishes,
first of all, “to reaffirm that every person, regardless of sexual orientation,
ought to be respected in his or her dignity and treated with consideration,
while ‘every sign of unjust discrimination’ is to be carefully avoided,
particularly any form of aggression and violence.”[101]
For this reason, it should be denounced as contrary to human dignity the fact
that, in some places, not a few people are imprisoned, tortured, and even
deprived of the good of life solely because of their sexual orientation.
56. At the same time, the
Church highlights the definite critical issues present in gender theory. On
this point, Pope Francis has reminded us that “the path to peace calls for
respect for human rights, in accordance with the simple yet clear formulation
contained in the Universal Declaration of Human Rights, whose seventy-fifth
anniversary we recently celebrated. These principles are self-evident and
commonly accepted. Regrettably, in recent decades, attempts have been made to
introduce new rights that are neither fully consistent with those originally
defined nor always acceptable. They have led to instances of ideological
colonization, in which gender theory plays a central role; the latter is
extremely dangerous since it cancels differences in its claim to make everyone
equal.”[102]
57. Regarding gender
theory, whose scientific coherence is the subject of considerable debate among
experts, the Church recalls that human life in all its dimensions, both
physical and spiritual, is a gift from God. This gift is to be accepted with
gratitude and placed at the service of the good. Desiring a personal
self-determination, as gender theory prescribes, apart from this fundamental
truth that human life is a gift, amounts to a concession to the age-old
temptation to make oneself God, entering into competition with the true God of
love revealed to us in the Gospel.
58. Another prominent
aspect of gender theory is that it intends to deny the greatest possible
difference that exists between living beings: sexual difference. This
foundational difference is not only the greatest imaginable difference but is
also the most beautiful and most powerful of them. In the male-female couple,
this difference achieves the most marvelous of reciprocities. It thus becomes
the source of that miracle that never ceases to surprise us: the arrival of new
human beings in the world.
59. In this sense,
respect for both one’s own body and that of others is crucial in light of the
proliferation of claims to new rights advanced by gender theory. This ideology
“envisages a society without sexual differences, thereby eliminating the
anthropological basis of the family.”[103]
It thus becomes unacceptable that “some ideologies of this sort, which seek to
respond to what are at times understandable aspirations, manage to assert
themselves as absolute and unquestionable, even dictating how children should
be raised. It needs to be emphasized that ‘biological sex and the
socio-cultural role of sex (gender) can be distinguished but not separated.’”[104]
Therefore, all attempts to obscure reference to the ineliminable sexual
difference between man and woman are to be rejected: “We cannot separate the
masculine and the feminine from God’s work of creation, which is prior to all
our decisions and experiences, and where biological elements exist which are
impossible to ignore.”[105]
Only by acknowledging and accepting this difference in reciprocity can each
person fully discover themselves, their dignity, and their identity.
Sex Change
60. The dignity of the
body cannot be considered inferior to that of the person as such. The Catechism
of the Catholic Church expressly invites us to recognize that “the human body
shares in the dignity of ‘the image of God.’”[106]
Such a truth deserves to be remembered, especially when it comes to sex change,
for humans are inseparably composed of both body and soul. In this, the body
serves as the living context in which the interiority of the soul unfolds and
manifests itself, as it does also through the network of human relationships.
Constituting the person’s being, the soul and the body both participate in the
dignity that characterizes every human.[107]
Moreover, the body participates in that dignity as it is endowed with personal
meanings, particularly in its sexed condition.[108]
It is in the body that each person recognizes himself or herself as generated
by others, and it is through their bodies that men and women can establish a
loving relationship capable of generating other persons. Teaching about the
need to respect the natural order of the human person, Pope Francis affirmed
that “creation is prior to us and must be received as a gift. At the same time,
we are called to protect our humanity, and this means, in the first place,
accepting it and respecting it as it was created.”[109]
It follows that any sex-change intervention, as a rule, risks threatening the
unique dignity the person has received from the moment of conception. This is
not to exclude the possibility that a person with genital abnormalities that
are already evident at birth or that develop later may choose to receive the
assistance of healthcare professionals to resolve these abnormalities. However,
in this case, such a medical procedure would not constitute a sex change in the
sense intended here.
Digital Violence
61. Although the
advancement of digital technologies may offer many possibilities for promoting
human dignity, it also increasingly tends toward the creation of a world in
which exploitation, exclusion, and violence grow, extending even to the point
of harming the dignity of the human person. Consider, for example, how easy it
is through these means to endanger a person’s good name with fake news and
slander. On this point, Pope Francis stresses that “it is not healthy to
confuse communication with mere virtual contact. Indeed, ‘the digital
environment is also one of loneliness, manipulation, exploitation, and violence,
even to the extreme case of the ‘dark web.’ Digital media can expose people to
the risk of addiction, isolation, and gradual loss of contact with concrete
reality, blocking the development of authentic interpersonal relationships. New
forms of violence are spreading through social media, for example,
cyberbullying. The internet is also a channel for spreading pornography and the
exploitation of persons for sexual purposes or through gambling.’”[110]
In this way, paradoxically, the more that opportunities for making connections
grow in this realm, the more people find themselves isolated and impoverished
in interpersonal relationships: “Digital communication wants to bring
everything out into the open; people’s lives are combed over, laid bare and
bandied about, often anonymously. Respect for others disintegrates, and even as
we dismiss, ignore, or keep others distant, we can shamelessly peer into every
detail of their lives.”[111]
Such tendencies represent a dark side of digital progress.
62. In this perspective,
if technology is to serve human dignity and not harm it, and if it is to
promote peace rather than violence, then the human community must be proactive
in addressing these trends with respect to human dignity and the promotion of
the good: “In today’s globalized world, ‘the media can help us to feel closer
to one another, creating a sense of the unity of the human family which in turn
can inspire solidarity and serious efforts to ensure a more dignified life for all.
[…] The media can help us greatly in this, especially nowadays, when the
networks of human communication have made unprecedented advances. The internet,
in particular, offers immense possibilities for encounter and solidarity. This
is something truly good, a gift from God.’ We need constantly to ensure that
present-day forms of communication are in fact guiding us to generous encounter
with others, to honest pursuit of the whole truth, to service, to closeness to
the underprivileged and to the promotion of the common good.”[112]
Conclusion
63. On the 75th
anniversary of the promulgation of the Universal Declaration of Human Rights
(1948), Pope Francis reaffirmed that this document “is like a master plan, from
which many steps have been taken, but many still need to be made, and
unfortunately, at times, steps backward have been taken. The commitment to
human rights is never finished! In this regard, I am near to all those who,
without fanfare, in concrete daily life, fight and personally pay the price for
defending the rights of those who do not count.”[113]
64. In this spirit, the
Church, with the present Declaration, ardently urges that respect for the
dignity of the human person beyond all circumstances be placed at the center of
the commitment to the common good and at the center of every legal system.
Indeed, respect for the dignity of each person is the indispensable basis for
the existence of any society that claims to be founded on just law and not on
the force of power. Acknowledging human dignity forms the basis for upholding
fundamental human rights, which precede and ground all civic coexistence.[114]
65. Each individual and
also every human community is responsible for the concrete and actual
realization of human dignity. Meanwhile, it is incumbent on States not only to
protect human dignity but also to guarantee the conditions necessary for it to
flourish in the integral promotion of the human person: “In political activity,
we should remember that ‘appearances notwithstanding, every person is immensely
holy and deserves our love and dedication.’”[115]
66. Even today, in the
face of so many violations of human dignity that seriously threaten the future
of the human family, the Church encourages the promotion of the dignity of
every human person, regardless of their physical, mental, cultural, social, and
religious characteristics. The Church does this with hope, confident of the
power that flows from the Risen Christ, who has fully revealed the integral
dignity of every man and woman. This certainty becomes an appeal in Pope
Francis’ words directed to each of us: “I appeal to everyone throughout the
world not to forget this dignity which is ours. No one has the right to take it
from us.”[116]
The Supreme Pontiff,
Francis, at the Audience granted to the undersigned Prefect of the Dicastery
for the Doctrine of the Faith, with the Secretary for the Doctrinal Section of
the Dicastery, on 25 March 2024, approved this Declaration, which was decided
at the Ordinary Session of this Dicastery on 28 February 2024, and he ordered
its publication.
Given in Rome, at the
Dicastery for the Doctrine of the Faith, on 2 April 2024, the nineteenth
anniversary of the death of Pope St. John Paul II.
Víctor Manuel Card.
Fernández
Prefect
Msgr. Armando Matteo
Secretary for the Doctrinal Section
Ex Audientia Die 25.03.2024
FRANCISCUS
[1]
John Paul II, Angelus in the Cathedral of Osnabrück (16 November 1980): Insegnamenti
III/2 (1980), 1232.
[2]
Francis, Apostolic Exhortation Laudate
Deum (4 October 2023), no. 39: L’Osservatore Romano (4 October 2023), III.
[3]
In 1948, the United Nations adopted the Universal Declaration of Human Rights,
which consists of thirty articles. The word “dignity” appears there five times,
in strategic places: in the first words of the Preamble and in the first
sentence of Article One. This dignity is declared to be “inherent in all
members of the human family” (Preamble) and “all human beings are born free and
equal in dignity and rights” (Article 1).
[4]
Paying attention only to the modern era, we see how the Church has
progressively accentuated the importance of human dignity. The theme was
particularly developed in Pope Leo XIII’s Encyclical Rerum
Novarum (1891), Pope Pius XI’s Encyclical Quadragesimo
Anno (1931) and Pope Pius XII’s Address to the Congress of the Italian
Catholic Union of Midwives (1951). The Second
Vatican Council, then, developed this issue, devoting an entire document to
the subject with the Declaration Dignitatis
Humanae (1965) and discussing human freedom in the Pastoral Constitution Gaudium
et Spes (1965).
[5]
Paul VI, General Audience (4 September 1968): Insegnamenti VI (1968), 886.
[6]
John Paul II, Address
to the Third General Conference of the Latin American Episcopate (28
January 1979), III.1-2: Insegnamenti II/1 (1979), 202-203.
[7]
Benedict XVI, Address
to Participants in the General Assembly of the Pontifical Academy for Life
(13 February 2010): Insegnamenti VI/1 (2011), 218.
[8]
Benedict XVI, Address
to Participants in the Meeting of the Development Bank of the Council of Europe
(12 June 2010): Insegnamenti VI/1 (2011), 912-913.
[9]
Francis, Apostolic Exhortation Evangelii
Gaudium (24 November 2013), no. 178: AAS 105 (2013), 1094; quoting John
Paul II, Angelus in the Cathedral of Osnabrück (16 November 1980): Insegnamenti
III/2 (1980), 1232.
[10]
Francis, Encyclical Letter Fratelli
Tutti (3 October 2020), no. 8: AAS 112 (2020), 971.
[11]
Ibid.,
no. 277: AAS 112 (2020), 1069.
[12]
Ibid.,
no. 213: AAS 112 (2020), 1045.
[13]
Ibid.,
no. 213: AAS 112 (2020), 1045; quoting Id., Message
to Participants in the International Conference “Human Rights in the
Contemporary World: Achievements, Omissions, Negations” (10 December 2018):
L’Osservatore Romano, (10-11 December 2018), 8.
[14]
The 1948 UN Declaration was followed and further elaborated by the 1966 UN
International Covenant on Civil and Political Rights and the 1975 Helsinki
Final Act of the Conference on Security and Cooperation in Europe.
[15]
Cf. International Theological Commission, Dignity
and Rights of the Human Person (1983), Introduction, 3. A compendium of
Catholic teaching on human dignity can be found in the Catechism of the
Catholic Church, in the chapter entitled, “The Dignity of the Human Person,”
nos. 1700-1876.
[16]
Francis, Encyclical Letter Fratelli
Tutti (3 October 2020), no. 22: AAS 112 (2020), 976.
[17]
Boethius, Contra Eutychen et Nestorium, c. 3: PL 64, 1344: “persona est
rationalis naturae individua substantia.” Cf. Bonaventure, In I Sent., d. 25,
a. 1, q. 2; Thomas Aquinas, Summa Theologiae I, q. 29, a. 1, resp.
[18]
Since it is not the purpose of this Declaration to draw up an exhaustive
treatise on the notion of dignity, for the sake of brevity, only the so-called
classical Greek and Roman culture is mentioned here as an example, as the point
of reference for early Christian philosophical and theological reflection.
[19]
For example, see Cicero, De Officiis I, 105-106: “Sed pertinet ad omnem officii
quaestionem semper in promptu habere, quantum natura hominis pecudibus
reliquisque beluis antecedat […] Atque etiam si considerare volumus, quae sit
in natura excellentia et dignitas, intellegemus, quam sit turpe diffluere
luxuria et delicate ac molliter vivere quamque honestum parce, continenter,
severe, sobrie” (Id., Scriptorum Latinorum Bibliotheca Oxoniensis, ed. M.
Winterbottom, Oxford 1994, 43). In English translation: “But it is essential to
every inquiry about duty that we keep before our eyes how far superior man is
by nature to cattle and other beasts […] And if we will only bear in mind the superiority
and dignity of our nature, we shall realize how wrong it is to abandon
ourselves to excess and to live in luxury and voluptuousness, and how right it
is to live in thrift, self-denial, simplicity, and sobriety” (Id., On Duties,
tr. W. Miller, Loeb Classical Library 30, Harvard University Press, Cambridge
1913, 107-109).
[20]
Cf. Paul VI, Address to the Pilgrimage to the Holy Land: Visit to the Basilica
of the Annunciation in Nazareth (5 January 1964): AAS 56 (1964), 166-170.
[21]
For example, see Clement of Rome, 1 Clem. 33, 4f: PG 1, 273; Theophilus of
Antioch, Ad Aut. I, 4: PG 6, 1029; Clement of Alexandria, Strom. III, 42, 5-6:
PG 8, 1145; Ibid., VI, 72, 2: PG 9, 293; Irenaeus of Lyons, Adv. Haer. V, 6, 1:
PG 7, 1137-1138; Origen, De princ. III, 6, 1: PG 11, 333; Augustine, De Gen. ad
litt. VI, 12: PL 34, 348; De Trinitate XIV, 8, 11: PL 42, 1044-1045.
[22]
Thomas Aquinas, Summa Theologiae, I, q. 29, a. 3, resp.: «persona significat
id, quod est perfectissimum in tota natura, scilicet subsistens in rationali
natura».
[23]
Cf. Giovanni Pico della Mirandola and his well-known text, Orartio de Hominis
Dignitate (1486).
[24]
For a Jewish thinker, such as E. Levinas (1906-1995), the human being is
qualified by his freedom insofar as he discovers himself as infinitely responsible
for another human being.
[25]
Some great Christian thinkers of the nineteenth and twentieth centuries—such as
St. J.H. Newman, Bl. A. Rosmini, J. Maritain, E. Mounier, K. Rahner, H.‑U. von
Balthasar, and others—have succeeded in proposing a vision of the human person
that can validly dialogue with all the currents of thought present in the early
twenty-first century, whatever their inspiration, even Postmodernism.
[26]
This is why the “Universal Declaration of Human Rights […] implicitly suggests
that the source of inalienable human rights is found in the dignity of every
human person” (International Theological Commission, In Search of a Universal
Ethics: A New Look at the Natural Law [2009], no. 115).
[27]
Second Vatican Ecumenical Council, Pastoral Constitution Gaudium
et Spes (7 December 1965), no. 26: AAS 58 (1966), 1046. The entire first
chapter of the first part of the Pastoral Constitution (nos. 11-22) is devoted
to the “Dignity of the Human Person.”
[28]
Second Vatican Ecumenical Council, Declaration Dignitatis
Humanae (7 December 1965), no. 1: AAS 58 (1966), 929.
[29]
Ibid.,
no. 2: AAS 58 (1966), 931.
[30]
Cf. Congregation for the Doctrine of the Faith, Instruction Dignitas
Personae (8 September 2008), no. 7: AAS 100 (2008), 863. Cf. also Irenaeus
of Lyons, Adv. Haer. V, 16, 2: PG 7, 1167-1168.
[31]
Since “by his Incarnation, the Son of God has united himself in a certain way
with every man,” the dignity of every man is revealed to us by Christ in its
fullness (Second Vatican Ecumenical Council, Pastoral Constitution Gaudium
et Spes [7 December 1965], no. 22: AAS 58 [1966], 1042).
[32]
Second Vatican Ecumenical Concil, Pastoral Constitution Gaudium
et Spes (7 December 1965), no. 19: AAS 58 (1966), 1038.
[33]
John Paul II, Encyclical Letter Evangelium
Vitae (25 March 1995), no. 38: AAS 87 (1995), 443, quoting Irenaeus of
Lyons, Adv. Haer. IV, 20, 7: PG 7, 1037-1038.
[34]
Indeed, Christ has given the baptized a new dignity, that of being “sons of
God”: cf. Catechism of the Catholic Church, nos. 1213, 1265, 1270, 1279.
[35]
Second Vatican Ecumenical Council, Declaration Dignitatis
Humanae (7 December 1965), no. 9: AAS 58 (1966), 935.
[36]
Cf. Irenaeus of Lyons, Adv. Haer. V, 6, 1. V, 8, 1. V, 16, 2: PG 7, 1136-1138.
1141-1142. 1167-1168; John Damascene, De fide orth. 2, 12: PG 94, 917-930.
[37]
Benedict XVI, Address
at Westminster Hall (17 September 2010): Insegnamenti VI/2 (2011), 240.
[38]
Francis, General
Audience (12 August 2020): L’Osservatore Romano (13 August 2020), 8;
quoting John Paul II, Address
to the United Nations General Assembly (2 October 1979), 7 and Id., Address
to the United Nations General Assembly (5 October 1995), 2.
[39]
Cf. Congregation for the Doctrine of the Faith, Instruction Dignitas
Personae (8 September 2008), no. 8: AAS 100 (2008), 863-864.
[40]
International Theological Commission, Religious
Freedom for the Good of All (2019), no. 38.
[41]
Cf. Francis, Address
to Members of the Diplomatic Corps Accredited to the Holy See for the
Presentation of New Year’s Greetings (8 January 2024): L’Osservatore Romano
(8 January 2024), 3.
[42]
John Paul II, Encyclical Letter Evangelium
Vitae (25 March 1995), no. 19: AAS 87 (1995), 422.
[43]
Francis, Encyclical Letter Laudato
Si’ (24 May 2015), no. 69: AAS 107 (2015), 875; quoting Catechism of the
Catholic Church, no. 339.
[44]
Francis, Apostolic Exhortation Laudate
Deum (4 October 2023), no. 67: L’Osservatore Romano (4 October 2023), IV.
[45]
Ibid.,
no. 63: L’Osservatore Romano (4 October 2023), IV.
[46]
Catechism of the Catholic Church, no. 1730.
[47]
Benedict XVI, Message
for the Celebration of the 44th World Day of Peace (1 January 2011), no. 3:
Insegnamenti VI/2 (2011), 979.
[48]
Pontifical Council for Justice and Peace, Compendium
of the Social Doctrine of the Church, no. 137.
[49]
Francis, Encyclical Letter Fratelli
Tutti (3 October 2020), no. 109: AAS 112 (2020), 1006.
[50]
Pontifical Council for Justice and Peace, Compendium
of the Social Doctrine of the Church, no. 137.
[51]
Francis, Address
to Participants in the World Meeting of Popular Movements (28 October
2014): AAS 106 (2014), 858.
[52]
Francis, Encyclical Letter Fratelli
Tutti (3 October 2020), no. 107: AAS 112 (2020), 1005-1006.
[53]
Second Vatican Ecumenical Council, Pastoral Constitution Gaudium
et Spes (7 December 1965), no. 27: AAS 58 (1966), 1047.
[56]
Cf. Catechism of the Catholic Church, no. 2267, and Congregation for the
Doctrine of the Faith, Letter
to Bishops Regarding the New Revision of Number 2267 of the Catechism of the
Catholic Church on the Death Penalty (1 August 2018), nos. 7-8.
[57]
Francis, Encyclical Letter Fratelli
Tutti (3 October 2020), no. 269: AAS 112 (2020), 1065.
[58]
John Paul II, Encyclical Letter Sollicitudo
Rei Socialis (30 December 1987), no. 28: AAS 80 (1988), 549.
[59]
Benedict XVI, Encyclical Letter Caritas
in Veritate (29 June 2009), no. 22: AAS 101 (2009), 657, quoting Paul VI,
Encyclical Letter Populorum
Progressio (26 March 1967), no. 9: AAS 59 (1967), 261-262.
[60]
Francis, Encyclical Letter Fratelli
Tutti (3 October 2020), no. 21: AAS 112 (2020), 976; quoting Benedict XVI,
Encyclical Letter Caritas
in Veritate (29 June 2009), no. 22: AAS 101 (2009), 657.
[61]Francis,
Encyclical Letter Fratelli
Tutti (3 October 2020), no. 20: AAS 112 (2020), 975-976. Cf. also the
“Prayer to the Creator” at the end of this encyclical.
[62]
Ibid.,
no. 116: AAS 112 (2020), 1009; quoting Francis, Address
to Participants in the World Meeting of Popular Movements (28 October
2014): AAS 106 (2014), 851-852.
[63]
Francis, Encyclical Letter Fratelli
Tutti (3 October 2020), no. 162: AAS 112 (2020), 1025; quoting Francis, Address
to Members of the Diplomatic Corps Accredited to the Holy See (12 January
2015): AAS 107 (2015), 165.
[64]
Francis, Encyclical Letter Fratelli
Tutti (3 October 2020), no. 25: AAS 112 (2020), 978; quoting Francis, Message
for the 2016 World Day of Peace (1 January 2016): AAS 108 (2016), 49.
[65]
Francis, Message
to Participants in the Sixth Edition of the “Forum de Paris sur la Paix”
(10 November 2023): L’Osservatore Romano (10 November 2023), 7; quoting Id., General
Audience (23 March 2022): L’Osservatore Romano (23 March 2022), 3.
[66]
Francis, Address
to the Conference of Parties to the United Nations Framework Convention on
Climate Change (COP 28) (2 December 2023): L’Osservatore Romano (2 December
2023), 2.
[67]
Cf. Paul VI, Address
to the United Nations (4 October 1965): AAS 57 (1965), 881.
[68]
John Paul II, Encyclical Letter Redemptor
Hominis (4 March 1979), no. 16: AAS 71 (1979), 295.
[69]
Francis, Encyclical Letter Fratelli
Tutti (3 October 2020), no. 258: AAS 112 (2020), 1061.
[70]
Francis, Address
to the Security Council of the United Nations (14 June 2023): L’Osservatore
Romano (15 June 2023), 8.
[71]
Francis, Address
on the World Day of Prayer for Peace (20 September 2016): L’Osservatore
Romano (22 September 2016), 5.
[72]
Cf. Francis, Encyclical Letter Fratelli
Tutti (3 October 2020), no. 38: AAS 112 (2020), 983: “For this reason,
‘there is also a need to reaffirm the right not to emigrate, that is, to remain
in one’s homeland’”; quoting Benedict XVI, Message
for the 99th World Day Migrants and Refugees (12 October 2012): AAS 104
(2012), 908.
[73]
Cf. Francis, Encyclical Letter Fratelli
Tutti (3 October 2020), no. 38: AAS 112 (2020), 982-983.
[74]
Ibid.,
no. 39: AAS 112 (2020), 983.
[75]
Benedict XVI, Encyclical Letter Caritas
in Veritate (29 June 2009), no. 62: AAS 101 (2009), 697.
[76]
Francis, Encyclical Letter Fratelli
Tutti (3 October 2020), no. 39: AAS 112 (2020), 983.
[77]
We might recall here Pope Paul III’s declaration on the dignity of those people
found in the lands of the “New World” in the Bull Pastorale Officium (29 May
1537), where the Holy Father established—under penalty of excommunication—that
the inhabitants of those territories, “even if outside the bosom of the Church,
are not […] to be deprived, of their freedom or the ownership of their goods,
for they are men and, therefore, capable of faith and salvation” («licet extra
gremium Ecclesiae existant, non tamen sua libertate, aut rerum suarum dominio
[…] privandos esse, et cum homines, ideoque fidei et salutis capaces sint»): DH
1495.
[78]
Francis, Address
to Participants in the Plenary of the Pontifical Council for the Pastoral Care
of Migrants and Itinerant People (24 May 2013): AAS 105 (2013), 470-471.
[79]
Francis, Address
to the United Nations Organization, New York (25 September 2015): AAS 107
(2015), 1039.
[80]
Francis, Address
to New Ambassadors Accredited to the Holy See on the Occasion of the
Presentation of the Letters of Credence (12 December 2013): L’Osservatore
Romano (13 December 2013), 8.
[81]
Francis, Address
to Participants in the International Conference on Human Trafficking (11
April 2019): AAS 111 (2019), 700.
[82]
XV
Ordinary General Assembly of the Synod of Bishops, Final Document (27
October 2018), no. 29.
[83]
Francis, Encyclical Letter Fratelli
Tutti (3 October 2020), no. 23: AAS 112 (2020), 977, quoting Francis,
Apostolic Exhortation Evangelii
Gaudium (24 November 2013), no. 212: AAS 105 (2013), 1108.
[84]
John Paul II, Letter
to Women (29 June 1995), no. 4: Insegnamenti XVIII/1 (1997), 1874.
[85]
Ibid.,
no. 5: Insegnamenti XVIII/1 (1997), 1875.
[86]
Catechism of the Catholic Church, no. 1645.
[87]
Francis, Address
on the Occasion of the Marian Celebration – Our Lady of the Gate (20
January 2018): AAS 110 (2018), 329.
[88]
Francis, Address
to the Participants in the Plenary Assembly of the Congregation for the
Doctrine of the Faith (21 January 2022): L’Osservatore Romano (21 January
2022), 8.
[89]
John Paul II, Encyclical Letter Evangelium
Vitae (25 March 1995), no. 58: AAS 87 (1995) 466-467. On the subject of the
respect due to human embryos, see Congregation for the Doctrine of the Faith,
Instruction Donum
Vitae (22 February 1987): “The practice of keeping alive human embryos in
vivo or in vitro for experimental or commercial purposes is totally opposed to
human dignity” (I, 4): AAS 80 (1988), 82.
[90]
Francis, Apostolic Exhortation Evangelii
Gaudium (24 November 2013), no. 213: AAS 105 (2013), 1108.
[92]
Francis, Address
to Members of the Diplomatic Corps Accredited to the Holy See (8 January
2024): L’Osservatore Romano (8 January 2024), 3.
[93]
Cf. Congregation for the Doctrine of the Faith, Instruction Dignitas
Personae (8 September 2008), no. 16: AAS 100 (2008), 868-869. All these
aspects are recalled in the then-Congregation’s Instruction Donum
Vitae (22 February 1987): AAS 80 (1988), 71-102.
[94]
Congregation for the Doctrine of the Faith, Letter Samaritanus
Bonus (14 July 2020), V, no. 4: AAS 112 (2020), 925.
[95]
Cf. Ibid.,
V, no. 1: AAS 112 (2020), 919.
[96]
Francis, General
Audience (9 February 2022): L’Osservatore Romano (9 February 2022), 3.
[97]
See especially Francis, Encyclical Letter Fratelli
Tutti (3 October 2020), nos. 18-21: AAS 112 (2020), 975-976: “A ‘Throwaway’
World.” No. 188 of the same Encyclical goes so far as to identify a “throwaway
culture.”
[98]
Cf. Francis, Address
to Participants in the Conference Organized by the Pontifical Council for
Promoting the New Evangelization (21 October 2017): L’Osservatore Romano
(22 October 2017), 8: “Vulnerability is intrinsic to the essential nature of
the human person.”
[99]
Cf. Francis, Message
for the International Day of Persons with Disabilities (3 December 2020):
AAS 112 (2020), 1185-1188.
[100]
Francis, Encyclical Letter Fratelli
Tutti (3 October 2020), nos. 187-188: AAS 112 (2020), 1035-1036; cf. Id., Address
to the European Parliament, Strasbourg (25 November 2014): AAS 106 (2014),
999, and Id., Address
at the Meeting with Authorities and the Diplomatic Corps in the Central African
Republic, Bangui (29 November 2015): AAS 107 (2015), 1320.
[101]
Francis, Post-Synodal Apostolic Exhortation Amoris
Laetitia (19 March 2016), no. 250: AAS 108 (2016), 412-413; quoting
Catechism of the Catholic Church, no. 2358.
[102]
Francis, Address
to Members of the Diplomatic Corps Accredited to the Holy See for the
Presentation of New Year’s Greetings (8 January 2024): L’Osservatore Romano
(8 January 2024), 3.
[103]
Francis, Apostolic Exhortation Amoris
Laetitia (19 March 2016), no. 56: AAS 108 (2016), 334.
[104]
Ibid.;
quoting Fourteenth Ordinary General Assembly of the Synod of Bishops, Relatio
Finalis (24 October 2015), 58.
[105]
Ibid.,
no. 286: AAS 108 (2016), 425.
[106]
Catechism of the Catholic Church, no. 364.
[107]
This also applies to the respect due to the bodies of the deceased; for
example, see Congregation for the Doctrine of the Faith, Instruction Ad
Resurgendum cum Christo (15 August 2016), no. 3: AAS 108 (2016), 1290: “By
burying the bodies of the faithful, the Church confirms her faith in the
resurrection of the body, and intends to show the great dignity of the human
body as an integral part of the human person whose body forms part of their identity.”
More generally, see also International Theological Commission, Current
Problems of Eschatology (1990), no. 5: “People Called to Resurrection.”
[108]
Cf. Francis, Encyclical Letter Laudato
Si’ (24 May 2015), no. 155: AAS 107 (2015), 909.
[109]
Francis, Apostolic Exhortation Amoris
Laetitia (19 March 2016), no. 56: AAS 108 (2016), 344.
[110]
Francis, Post-Synodal Apostolic Exhortation Christus
Vivit (25 March 2019), no. 88: AAS 111 (2019), 413, quoting the XV Ordinary
General Assembly of the Synod of Bishops, Final
Document (27 October 2018), no. 23.
[111]
Francis, Encyclical Letter Fratelli
Tutti (3 October 2020), no. 42: AAS 112 (2020), 984.
[112]
Francis, Encyclical Letter Fratelli
Tutti (3 October 2020), no. 205: AAS 112 (2020), 1042; quoting Id., Message
for the 48th World Communications Day (24 January 2014): AAS 106 (2014),
113.
[113]
Francis, Angelus
(10 December 2023): L’Osservatore Romano (11 December 2023), 12.
[114]
Cf. International Theological Commission, Propositions on the Dignity
and Rights of the Human Person (1983), no. 2.
[115]
Francis, Encyclical Letter Fratelli
Tutti (3 October 2020), no. 195: AAS 112 (2020), 1038, quoting Id.,
Apostolic Exhortation Evangelii
Gaudium (24 November 2013), no. 274: AAS 105 (2013), 1130.
[116]
Francis, Encyclical Letter Laudato
Si’ (24 May 2015), no. 205: AAS 107 (2015), 928.
Nicola
Malinconico, Buon Samaritano, 1703-06 circa, Palazzo Pretorio, Prato
The Good Samaritan by
Nicola Malinconico ; Il corpo e l'anima (2015
exhibition)
DICASTERO PER LA DOTTRINA
DELLA FEDE
Nel Congresso del 15
marzo del 2019, l’allora Congregazione per la Dottrina della Fede decise di
avviare «la redazione di un testo evidenziando l’imprescindibilità del concetto
di dignità della persona umana all’interno dell’antropologia cristiana e
illustrando la portata e le implicazioni benefiche a livello sociale, politico
ed economico, tenendo conto degli ultimi sviluppi del tema nell’ambito
accademico e delle sue ambivalenti comprensioni nel contesto odierno». Un primo
progetto al riguardo, elaborato con l’aiuto di alcuni Esperti nel corso
dell’anno 2019, venne ritenuto insoddisfacente da una Consulta ristretta della
Congregazione, svoltasi l’8 ottobre dello stesso anno.
Si procedette ad
elaborare ex novo un’altra bozza del testo da parte dell’Ufficio Dottrinale,
sulla base del contributo di diversi Esperti. La bozza venne presentata e
discussa da una Consulta ristretta svoltasi il 4 ottobre del 2021. Nel gennaio 2022
la nuova bozza fu presentata nella Sessione Plenaria della Congregazione,
durante la quale i Membri hanno provveduto ad abbreviare e semplificare il
testo.
Il 6 febbraio del 2023,
il nuovo testo emendato è stato valutato da una Consulta ristretta che ha
proposto alcune ulteriori modifiche. La nuova versione è stata sottomessa alla
valutazione della Sessione Ordinaria del Dicastero (Feria IV) il 3 maggio del
2023. I Membri hanno concordato che il documento, con alcune modifiche, poteva
essere pubblicato. Il Santo Padre Francesco ha approvato i Deliberata di questa
Feria IV nel corso dell’Udienza a me concessa il 13 novembre del 2023. In
questa occasione, mi ha inoltre chiesto di evidenziare nel testo tematiche
strettamente connesse al tema della dignità, come ad esempio il dramma della
povertà, la situazione dei migranti, le violenze contro le donne, la tratta
delle persone, la guerra ed altre. Per onorare al meglio tale indicazione del
Santo Padre, la Sezione Dottrinale del Dicastero ha dedicato un Congresso
all’approfondimento della lettera enciclica Fratelli
tutti, che offre un’originale analisi ed approfondimento della questione
della dignità umana “al di là di ogni circostanza”.
Con lettera datata 2
febbraio 2024, in vista della Feria IV del successivo 28 febbraio, è stata
inviata ai Membri del Dicastero una nuova bozza del testo, notevolmente
modificata, con la seguente precisazione: «questa ulteriore stesura si è resa
necessaria per andare incontro ad una specifica richiesta del Santo Padre. Egli
ha esplicitamente sollecitato a fissare meglio l’attenzione sulle attuali gravi
violazioni della dignità umana nel nostro tempo, sulla scia dell’enciclica Fratelli
tutti. L’Ufficio Dottrinale ha provveduto così a ridurre la parte iniziale
[…] e ad elaborare più dettagliatamente quanto indicato dal Santo Padre». La
Sessione Ordinaria del Dicastero, in data 28 febbraio 2024, ha infine approvato
il testo dell’attuale Dichiarazione. Nel corso dell’Udienza concessa a me
insieme al Segretario della Sezione Dottrinale, Mons. Armando Matteo, in data
25 marzo 2024, il Santo Padre ha quindi approvato la presente Dichiarazione e
ne ha ordinato la pubblicazione.
L’elaborazione del testo,
protrattasi per cinque anni, permette di capire che ci si trova di fronte ad un
documento che, per la serietà e la centralità della questione della dignità nel
pensiero cristiano, ha avuto bisogno di un notevole processo di maturazione per
arrivare alla stesura definitiva che oggi pubblichiamo.
Nelle prime tre parti, la
Dichiarazione richiama fondamentali principi e presupposti teorici, al fine di
offrire importanti chiarimenti che possono evitare le frequenti confusioni che
si verificano nell’uso del termine “dignità”. Nella quarta parte, presenta
alcune situazioni problematiche attuali in cui l’immensa e inalienabile dignità
che spetta ad ogni essere umano non è adeguatamente riconosciuta. La denuncia
di tali gravi e attuali violazioni della dignità umana è un gesto necessario,
perché la Chiesa nutre la profonda convinzione che non si può separare la fede
dalla difesa della dignità umana, l’evangelizzazione dalla promozione di una
vita dignitosa, e la spiritualità dall’impegno per la dignità di tutti gli
esseri umani.
Tale dignità di tutti gli
esseri umani può, infatti, essere intesa come “infinita” (dignitas infinita),
così come san
Giovanni Paolo II affermò in un incontro con persone affette da certe
limitazioni o disabilità,[1]
al fine di mostrare come la dignità di tutti gli esseri umani vada al di là di
ogni apparenza esteriore o di ogni caratteristica della vita concreta delle
persone.
Papa Francesco,
nell’enciclica Fratelli
tutti, ha voluto sottolineare con particolare insistenza che questa dignità
esiste “al di là di ogni circostanza”, invitando tutti a difenderla in ogni
contesto culturale, in ogni momento dell’esistenza di una persona,
indipendentemente da qualsiasi deficienza fisica, psicologica, sociale o anche
morale. A questo riguardo, la Dichiarazione si sforza di mostrare che ci
troviamo di fronte a una verità universale, che tutti siamo chiamati a
riconoscere, come condizione fondamentale affinché le nostre società siano
veramente giuste, pacifiche, sane e alla fine autenticamente umane.
L’elenco degli argomenti
scelti dalla Dichiarazione non è certo esaustivo. I temi trattati sono,
tuttavia, proprio quelliche permettono di esprimere vari aspetti della dignità
umana che oggi possono essere oscurati nella coscienza di molte persone. Alcuni
saranno facilmente condivisibili da diversi settori delle nostre società, altri
di meno. Comunque, tutti ci sembrano necessari perché, nel loro insieme aiutano
a riconoscere l’armonia e la ricchezza del pensiero sulla dignità che sgorga
dal Vangelo.
Questa Dichiarazione non
ha la pretesa di esaurire un argomento così ricco e decisivo, ma intende
fornire alcuni elementi di riflessione che aiuteranno a tenerlo presente nel
complesso momento storico in cui viviamo, affinché in mezzo a tante
preoccupazioni e ansie non perdiamo la strada e non ci esponiamo a più
laceranti e profonde sofferenze.
Víctor Manuel
Card. Fernández
Prefetto
1. (Dignitas infinita)
Una dignità infinita, inalienabilmente fondata nel suo stesso essere, spetta a
ciascuna persona umana, al di là di ogni circostanza e in qualunque stato o
situazione si trovi. Questo principio, che è pienamente riconoscibile
anche dalla sola ragione, si pone a fondamento del primato della persona umana
e della tutela dei suoi diritti. La Chiesa, alla luce della Rivelazione,
ribadisce e conferma in modo assoluto questa dignità ontologica della persona
umana, creata ad immagine e somiglianza di Dio e redenta in Cristo Gesù. Da
questa verità trae le ragioni del suo impegno a favore di coloro che sono più
deboli e meno dotati di potere, insistendo sempre «sul primato della persona
umana e sulla difesa della sua dignità al di là di ogni circostanza».[2]
2. Di tale dignità
ontologica e del valore unico ed eminente di ogni donna e di ogni uomo che
esistono in questo mondo si è resa autorevole eco la Dichiarazione universale
dei diritti dell’uomo (10 dicembre 1948) da parte dell’Assemblea Generale delle
Nazioni Unite.[3]
Nel fare memoria del 75° anniversario di questo Documento, la Chiesa vede
l’occasione per proclamare nuovamente la propria convinzione che, creato da Dio
e redento da Cristo, ogni essere umano deve essere riconosciuto e trattato con
rispetto e con amore, proprio in ragione della sua inalienabile dignità. Il
summenzionato anniversario offre alla Chiesa anche l’opportunità per chiarire
alcuni equivoci che sorgono spesso a riguardo della dignità umana e per
affrontare alcune gravi e urgenti questioni concrete ad essa collegate.
3. Fin dall’inizio della
sua missione, sulla spinta del Vangelo, la Chiesa si è sforzata di affermare la
libertà e di promuovere i diritti di tutti gli esseri umani.[4]
Negli ultimi tempi, grazie alla voce dei Pontefici, ha inteso formulare più
esplicitamente tale impegno attraverso il rinnovato appello per il riconoscimento
della dignità fondamentale che spetta alla persona umana. San Paolo VI ebbe a
dire che «nessuna antropologia eguaglia quella della Chiesa sulla persona
umana, anche singolarmente considerata, circa la sua originalità, la sua
dignità, la intangibilità e la ricchezza dei suoi diritti fondamentali, la sua
sacralità, la sua educabilità, la sua aspirazione ad uno sviluppo completo, la
sua immortalità».[5]
4. San Giovanni Paolo
II, nel 1979, durante la Terza Conferenza Episcopale Latinoamericana a
Puebla, affermò: «la dignità umana rappresenta un valore evangelico, che non
può essere disprezzato senza grave offesa del Creatore. Questa dignità viene
conculcata, a livello individuale, quando non sono tenuti nel dovuto conto
valori come la libertà, il diritto di professare la religione, l’integrità
fisica e psichica, il diritto ai beni essenziali, alla vita. È calpestata, a
livello sociale e politico, quando l’uomo non può esercitare il suo diritto di
partecipazione, o viene sottoposta ad ingiuste e illegittime coercizioni o a
torture fisiche o psichiche, ecc. […] Se la Chiesa si rende presente nella
difesa o nella promozione della dignità dell’uomo, lo fa in conformità con la
sua missione, che, pur essendo di carattere religioso e non sociale o politico,
non può fare a meno di considerare l’uomo nel suo essere integrale».[6]
5. Nel 2010, davanti alla
Pontificia
Accademia della Vita, Benedetto XVI ha
affermato che la dignità della persona è «un principio fondamentale che la fede
in Gesù Cristo Risorto ha da sempre difeso, soprattutto quando viene disatteso
nei confronti dei soggetti più semplici e indifesi».[7]
In altra occasione, parlando a degli economisti, ha detto che «l’economia e la
finanza non esistono per se stesse, esse non sono altro che uno strumento, un
mezzo. Il loro fine è unicamente la persona umana e la sua piena realizzazione
nella dignità. È questo l’unico capitale che è opportuno salvare».[8]
6. Fin dagli inizi
del suo pontificato, Papa
Francesco ha invitato la Chiesa a «confessare un Padre che ama
infinitamente ciascun essere umano» ed a «scoprire che “con ciò stesso gli
conferisce una dignità infinita”»,[9]
sottolineando con forza che tale immensa dignità rappresenta un dato originario
da riconoscere con lealtà e da accogliere con gratitudine. Proprio su tale
riconoscimento ed accoglienza è possibile fondare una nuova coesistenza fra gli
esseri umani, che declini la socialità in un orizzonte di autentica fraternità:
unicamente «riconoscendo la dignità di ogni persona umana, possiamo far
rinascere fra tutti un’aspirazione mondiale alla fraternità».[10]
Secondo Papa
Francesco «questa sorgente di dignità umana e di fraternità sta nel Vangelo
di Gesù Cristo»,[11]
ma è pure una convinzione alla quale la ragione umana può arrivare attraverso
la riflessione e il dialogo, dato che «se bisogna rispettare in ogni situazione
la dignità degli altri, è perché noi non inventiamo o supponiamo tale dignità,
ma perché c’è effettivamente in essi un valore superiore rispetto alle cose
materiali e alle circostanze, che esige siano trattati in un altro modo. Che ogni
essere umano possiede una dignità inalienabile è una verità corrispondente alla
natura umana al di là di qualsiasi cambiamento culturale».[12] In
verità, conclude Papa
Francesco, «l’essere umano possiede la medesima dignità inviolabile in
qualunque epoca storica e nessuno può sentirsi autorizzato dalle circostanze a
negare questa convinzione o a non agire di conseguenza».[13]
In tal orizzonte, la sua enciclica Fratelli
tutti costituisce già una sorta di Magna Charta dei compiti odierni volti a
salvaguardare e promuovere la dignità umana.
7. Sebbene ora esista un
consenso piuttosto generale sull’importanza ed anche sulla portata normativa
della dignità e del valore unico e trascendente di ogni essere umano,[14]
l’espressione “dignità della persona umana” rischia sovente di prestarsi a
molti significati e dunque a possibili equivoci[15]
e «contraddizioni che inducono a chiederci se davvero l’eguale dignità di tutti
gli esseri umani […] sia riconosciuta, rispettata, protetta e promossa in ogni
circostanza».[16]
Tutto questo ci porta a riconoscere la possibilità di una quadruplice
distinzione del concetto di dignità: dignità ontologica, dignità morale,
dignità sociale ed infine dignità esistenziale. Il senso più importante è
quello legato alla dignità ontologica che compete alla persona in quanto tale
per il solo fatto di esistere e di essere voluta, creata e amata da Dio. Questa
dignità non può mai essere cancellata e resta valida al di là di ogni
circostanza in cui i singoli possano venirsi a trovare. Quando si parla di
dignità morale ci si riferisce, invece, all’esercizio della libertà da parte
della creatura umana. Quest’ultima, pur dotata di coscienza, resta sempre
aperta alla possibilità di agire contro di essa. Facendo così, l’essere umano
si comporta in un modo che “non è degno” della sua natura di creatura amata da
Dio e chiamata all’amore degli altri. Ma questa possibilità esiste. Non solo.
La storia ci attesta che l’esercizio della libertà contro la legge dell’amore
rivelata dal Vangelo può raggiungere vette incalcolabili di male inferto agli
altri. Quando questo accade, ci si trova davanti a persone che sembrano aver
perduto ogni traccia di umanità, ogni traccia di dignità. Al riguardo, la
distinzione qui introdotta ci aiuta a discernere proprio tra l’aspetto della
dignità morale che può essere di fatto “perduta” e l’aspetto della dignità
ontologica che non può mai essere annullata. Ed è proprio in ragione di
quest’ultima che si dovrà con tutte le forze lavorare perché tutti coloro che
hanno compiuto il male possano ravvedersi e convertirsi.
8. Restano ancora altre
due accezioni possibili di dignità: sociale ed esistenziale. Quando parliamo di
dignità sociale ci riferiamo alle condizioni sotto le quali una persona si
trova a vivere. Nella povertà estrema, per esempio, quando non si danno le
condizioni minime perché una persona possa vivere secondo la sua dignità
ontologica, si dice che la vita di quella persona così povera è una vita
“indegna”. Quest’espressione non indica in alcun modo un giudizio verso la
persona, piuttosto vuole evidenziare il fatto che la sua dignità inalienabile
viene contradetta dalla situazione nella quale è costretta a vivere. L’ultima
accezione è quella di dignità esistenziale. Sempre più spesso si parla oggi di
una vita “degna” e di una vita “non degna”. E con tale indicazione ci si
riferisce a situazioni proprio di tipo esistenziale: per esempio, al caso di
una persona che, pur non mancando apparentemente di nulla di essenziale per
vivere, per diverse ragioni fa fatica a vivere con pace, con gioia e con
speranza. In altre situazioni è la presenza di malattie gravi, di contesti
familiari violenti, di certe dipendenze patologiche e di altri disagi a
spingere qualcuno a sperimentare la propria condizione di vita come “indegna”
di fronte alla percezione di quella dignità ontologica che mai può essere
oscurata. Le distinzioni qui introdotte, in ogni caso, non fanno altro che
ricordare il valore inalienabile di quella dignità ontologica radicata
nell’essere stesso della persona umana e che sussiste al di là di ogni
circostanza.
9. Giova qui, infine, ricordare
che la definizione classica della persona come «sostanza individuale di natura
razionale»[17] esplicita
il fondamento della sua dignità. Infatti, in quanto “sostanza individuale”, la
persona gode della dignità ontologica (cioè a livello metafisico dell’essere
stesso): essa è un soggetto che, ricevendo da Dio l’esistenza, “sussiste”, vale
a dire esercita l’esistenza in modo autonomo. La parola “razionale” comprende
in realtà tutte le capacità di un essere umano: sia quella di conoscere e
comprendere che quella di volere, amare, scegliere, desiderare. Il termine
“razionale” comprende poi anche tutte le capacità corporee intimamente
collegate a quelle sopradette. L’espressione “natura” indica le condizioni
proprie dell’essere umano che rendono possibili le varie operazioni ed
esperienze che lo caratterizzano: la natura è il “principio dell’agire”.
L’essere umano non crea la sua natura; la possiede come un dono ricevuto e può
coltivare, sviluppare e arricchire le proprie capacità. Nell’esercitare la
propria libertà per coltivare le ricchezze della propria natura, la persona
umana si costruisce nel tempo. Anche se, a causa di vari limiti o condizioni,
non è in grado di mettere in atto queste capacità, la persona sussiste sempre
come “sostanza individuale” con tutta la sua inalienabile dignità. Questo si
verifica, per esempio, in un bambino non ancora nato, in una persona priva di
sensi, in un anziano in agonia.
1. Una progressiva consapevolezza della centralità
della dignità umana
10. Già nell’antichità
classica[18]
si profila una prima intuizione a riguardo della dignità umana, che procede da
una prospettiva sociale: ogni essere umano viene rivestito di una dignità
particolare, secondo il suo rango ed all’interno di un determinato ordine.
Dall’ambito sociale, la parola è passata a descrivere la differente dignità
degli esseri presenti nel cosmo. In questa visione, tutti gli esseri possiedono
una loro “dignità” propria, secondo la loro collocazione nell’armonia del
tutto. Certamente, alcune vette del pensiero antico iniziano a riconoscere un
posto singolare all’essere umano, in quanto dotato di ragione e quindi capace
di assumersi una responsabilità riguardo a se stesso e agli altri esseri nel
mondo,[19]
ma siamo ancora lontani da un pensiero capace di fondare il rispetto della
dignità di ogni persona umana, al di là di ogni circostanza.
11. La Rivelazione
biblica insegna che tutti gli esseri umani possiedono una dignità intrinseca
perché sono creati a immagine e somiglianza di Dio: «Dio disse: “Facciamo
l’uomo a nostra immagine, secondo la nostra somiglianza” […] E Dio creò
l’essere umano a sua immagine; a immagine di Dio lo creò: maschio e femmina li
creò» (Gen 1, 26-27). L’umanità ha una qualità specifica che la rende non
riducibile alla pura materialità. L’“immagine” non definisce l’anima o le
capacità intellettive bensì la dignità dell’uomo e della donna. Entrambi, nel
loro mutuo rapporto di uguaglianza e vicendevole amore, espletano la funzione
di rappresentare Dio nel mondo e sono chiamati a custodire e coltivare il
mondo. Essere creati a immagine di Dio significa, pertanto, possedere in noi un
valore sacro che trascende ogni distinzione sessuale, sociale, politica,
culturale e religiosa. La nostra dignità ci viene conferita, non è né pretesa
né meritata. Ogni essere umano è amato e voluto da Dio per sé stesso e quindi è
inviolabile nella sua dignità. Nell’Esodo, cuore dell’Antico Testamento, Dio si
mostra come colui che ascolta il grido del povero, vede la miseria del suo
popolo, si prende cura degli ultimi e degli oppressi (cf. Es 3, 7; 22, 20-26).
Si ritrova lo stesso insegnamento nel Codice deuteronomico (cf. Dt 12-26): qui
l’insegnamento sui diritti si trasforma in “manifesto” della dignità umana, in
particolare a favore della triplice categoria dell’orfano, della vedova e del
forestiero (cf. Dt 24, 17). Gli antichi precetti dell’Esodo vengono richiamati
e attualizzati dalla predicazione dei profeti, i quali rappresentano la
coscienza critica di Israele. I profeti Amos, Osea, Isaia, Michea, Geremia
hanno interi capitoli di denuncia dell’ingiustizia. Amos rimprovera aspramente
l’oppressione del povero, il non riconoscere al misero nessuna fondamentale
dignità umana (cf. Am 2, 6-7; 4, 1; 5, 11-12). Isaia pronuncia una maledizione
contro coloro che calpestano i diritti dei poveri, negando loro ogni giustizia:
«guai a coloro che fanno decreti iniqui e scrivono in fretta sentenze
oppressive, per negare la giustizia ai miseri» (Is 10, 1-2). Questo
insegnamento profetico è ripreso dalla letteratura sapienziale. Il Siracide
equipara l’oppressione dei poveri all'omicidio: «uccide il prossimo chi gli
toglie il nutrimento, versa sangue chi rifiuta il salario all’operaio» (Sir 34,
22). Nei Salmi, il rapporto religioso con Dio passa attraverso la difesa del
debole e del bisognoso: «difendete il debole e l’orfano, al povero e al misero
fate giustizia! Salvate il debole e l’indigente, liberatelo dalla mano dei
malvagi!» (Sal 82, 3-4).
12. Gesù nasce e cresce
in condizioni umili e rivela la dignità dei bisognosi e dei lavoratori.[20]
Nel corso del suo ministero, Gesù afferma il valore e la dignità di tutti
coloro che portano l’immagine di Dio, indipendentemente dalla loro condizione
sociale e dalle circostanze esterne. Gesù ha abbattuto le barriere culturali e
cultuali, ridando dignità alle categorie degli “scartati” o a quelle
considerate ai margini della società: gli esattori delle tasse (cf. Mt 9,
10-11), le donne (cf. Gv 4, 1-42), i bambini (cf. Mc 10, 14-15), i lebbrosi
(cf. Mt 8, 2-3), gli ammalati (cf. Mc 1, 29-34), i forestieri (cf. Mt 25, 35),
le vedove (cf. Lc 7, 11-15). Egli guarisce, sfama, difende, libera, salva. Egli
è descritto come un pastore sollecito per l’unica pecora smarrita (cf. Mt 18,
12-14). Egli stesso si identifica con i suoi fratelli più piccoli: «ciò che
avrete fatto al più piccolo dei miei, l’avrete fatto a me» (Mt 25, 40). Nel
linguaggio biblico, i “piccoli” non sono solo i bambini di età, ma i discepoli
indifesi, i più insignificanti, i reietti, gli oppressi, gli scartati, i
poveri, gli emarginati, gli ignoranti, i malati, i declassati dai gruppi
dominanti. Il Cristo glorioso giudicherà in base all’amore verso il prossimo
che consiste nell’aver assistito l’affamato, l’assetato, lo straniero, il nudo,
l’ammalato, il carcerato, con i quali egli stesso si identifica (cf. Mt 25,
34-36). Per Gesù, il bene fatto a ogni essere umano, indipendentemente dai
legami di sangue o di religione, è l’unico criterio di giudizio. L’apostolo
Paolo afferma che ogni cristiano deve comportarsi secondo le esigenze della
dignità e del rispetto dei diritti di tutti gli esseri umani (cf. Rm 13, 8-10),
secondo il comandamento nuovo della carità (cf. 1Cor 13, 1-13).
Sviluppi
del pensiero cristiano
13. Lo sviluppo del
pensiero cristiano ha poi stimolato e accompagnato i progressi della
riflessione umana sul tema della dignità. L’antropologia cristiana classica,
basata sulla grande tradizione dei Padri della Chiesa, ha messo in rilievo la
dottrina dell’essere umano creato ad immagine e somiglianza di Dio ed il suo
ruolo singolare nella creazione.[21]
Il pensiero cristiano medievale, vagliando criticamente l’eredità del pensiero
filosofico antico, è pervenuto ad una sintesi della nozione di persona,
riconoscendo il fondamento metafisico della sua dignità, come attestano le
seguenti parole di san Tommaso d’Aquino: «la persona significa quanto di più
nobile c’è in tutto l’universo, cioè il sussistente di natura razionale».[22] Tale
dignità ontologica, nella sua manifestazione privilegiata attraverso il libero
agire umano, è stata poi messa in risalto soprattutto dall’umanesimo cristiano
del Rinascimento.[23]
Anche nella visione di pensatori moderni, quali Cartesio e Kant, che pure hanno
messo in discussione alcuni dei fondamenti dell’antropologia cristiana
tradizionale, si possono avvertire con forza echi della Rivelazione. Sulla base
di alcune riflessioni filosofiche più recenti circa lo statuto della
soggettività teoretica e pratica, la riflessione cristianaè arrivata poi
a sottolineare ancor più lo spessore del concetto di dignità, raggiungendo
una prospettiva originale, come ad esempio il personalismo, nel XX secolo. Tale
prospettiva non solo riprende la questione della soggettività, ma la
approfondisce nella direzione dell’intersoggettività e delle relazioni che legano
tra loro le persone umane.[24]
Anche la proposta antropologica cristiana contemporanea si è arricchita del pensiero
proveniente da quest’ultima visione.[25]
14. Ai nostri giorni, il
termine “dignità” viene utilizzato prevalentemente per sottolineare il
carattere unico della persona umana, incommensurabile rispetto agli altri
esseri dell’universo. In questo orizzonte, si comprende il modo in cui viene
usato il termine dignità nella Dichiarazione delle Nazioni Unite del 1948, ove
si parla «della dignità inerente a tutti i membri della famiglia umana e dei
loro diritti, uguali ed inalienabili». Solo questo carattere inalienabile della
dignità umana consente di poter parlare dei diritti dell’uomo.[26]
15. Per chiarire meglio
il concetto di dignità, è importante segnalare che la dignità non viene
concessa alla persona da altri esseri umani, a partire da determinate sue doti
e qualità, in modo che potrebbe essere eventualmente ritirata. Se la dignità
fosse concessa alla persona da altri esseri umani, allora essa si darebbe in
modo condizionato e alienabile, e lo stesso significato di dignità (per quanto
meritevole di grande rispetto) rimarrebbe esposto al rischio di essere abolito.
In realtà, la dignità è intrinseca alla persona, non conferita a posteriori,
previa ad ogni riconoscimento e non può essere perduta. Di conseguenza, tutti
gli esseri umani possiedono la medesima ed intrinseca dignità,
indipendentemente dal fatto che siano in grado o meno di esprimerla
adeguatamente.
16. Perciò il Concilio
Vaticano II parla della «eminente dignità della persona umana, superiore a
tutte le cose e i cui diritti e doveri sono universali e inviolabili».[27]
Come ricorda l’incipit della Dichiarazione conciliare Dignitatis
humanae, «gli esseri umani divengono sempre più consapevoli della propria
dignità di persone e cresce il numero di coloro che esigono di agire di loro
iniziativa, esercitando la propria responsabile libertà, mossi dalla coscienza
del dovere e non pressati da misure coercitive».[28]
Tale libertà di pensiero e di coscienza, sia individuale che comunitaria, è basata
sul riconoscimento della dignità umana «quale l’hanno fatta conoscere la parola
di Dio rivelata e la stessa ragione».[29]
Lo stesso magistero ecclesiale ha maturato con sempre maggior compiutezza il
significato di tale dignità, unitamente alle esigenze ed alle implicazioni ad
esso connesse, giungendo alla consapevolezza che la dignità di ogni essere
umano è tale al di là di ogni circostanza.
2. La Chiesa annuncia, promuove e si fa garante
della dignità umana
17. La Chiesa proclama
l’uguale dignità di tutti gli esseri umani, indipendentemente dalla loro
condizione di vita o dalle loro qualità. Questo annuncio si appoggia su una
triplice convinzione, che, alla luce della fede cristiana, conferisce alla
dignità umana un valore incommensurabile e ne rafforza le intrinseche esigenze.
Un’indelebile
immagine di Dio
18. Innanzitutto, secondo
la Rivelazione, la dignità dell’essere umano proviene dall’amore del suo
Creatore, che ha impresso in lui i tratti indelebili della sua immagine (cf.
Gen 1, 26), chiamandolo a conoscerlo, ad amarlo ed a vivere in un rapporto di
alleanza con sé e nella fraternità, nella giustizia e nella pace con tutti gli
altri uomini e donne. In questa visione, la dignità si riferisce non solo
all’anima, ma alla persona come unità inscindibile, e dunque inerisce anche al
suo corpo, il quale partecipa a suo modo all’essere immagine di Dio della persona
umana ed è chiamato anch’esso a condividere la gloria dell’anima nella
beatitudine divina.
Cristo
eleva la dignità dell’uomo
19. Una seconda
convinzione procede dal fatto che la dignità della persona umana è stata
rivelata in pienezza quando il Padre ha inviato il suo Figlio che ha assunto
fino in fondo l’esistenza umana: «il Figlio di Dio, nel mistero
dell’incarnazione ha confermato la dignità del corpo e dell’anima costitutivi
dell’essere umano».[30]
Così, unendosi in certo modo ad ogni essere umano attraverso la sua
incarnazione, Gesù Cristo ha confermato che ogni essere umano possiede una
dignità inestimabile, per il solo fatto di appartenere alla stessa comunità
umana e che questa dignità non può mai essere perduta.[31]
Proclamando che il Regno di Dio appartiene ai poveri, agli umili, a coloro che
sono disprezzati, a coloro che soffrono nel corpo e nello spirito; guarendo
ogni sorta di malattie e di infermità, anche le più drammatiche come la lebbra;
affermando che ciò che viene fatto a queste persone viene fatto a lui, perché
egli è presente in quelle persone, Gesù ha portato la grande novità del
riconoscimento della dignità di ogni persona, ed anche e soprattutto di quelle
persone che erano qualificate come “indegne”. Questo principio nuovo nella
storia umana, per cui l’essere umano è tanto più “degno” di rispetto e di amore
quanto più è debole, misero e sofferente, fino a perdere la stessa “figura”
umana, ha cambiato il volto del mondo, dando vita a istituzioni che si prendono
cura delle persone che si trovano in condizioni disagiate: i neonati
abbandonati, gli orfani, gli anziani lasciati soli, i malati mentali, le
persone affette da malattie incurabili o con gravi malformazioni, coloro che
vivono per strada.
Una
vocazione alla pienezza della dignità
20. La terza convinzione
riguarda il destino finale dell’essere umano: dopo la creazione e
l’incarnazione, la risurrezione di Cristo ci rivela un ulteriore aspetto della
dignità umana. Infatti, «l’aspetto più sublime della dignità dell’uomo consiste
nella sua vocazione alla comunione con Dio»,[32]
destinata a durare per sempre. In tal modo, «la dignità [della vita umana] non
è legata solo alle sue origini, al suo venire da Dio, ma anche al suo fine, al
suo destino di comunione con Dio nella conoscenza e nell’amore di Lui. È alla
luce di questa verità che sant’Ireneo precisa e completa la sua esaltazione
dell’uomo: “gloria di Dio” è, sì, “l’uomo che vive”, ma “la vita dell’uomo
consiste nella visione di Dio”».[33]
21. Di conseguenza, la
Chiesa crede e afferma che tutti gli esseri umani, creati ad immagine e
somiglianza di Dio e ricreati[34]
nel Figlio fatto uomo, crocifisso e risorto, sono chiamati a crescere sotto
l’azione dello Spirito Santo per riflettere la gloria del Padre, in quella
medesima immagine, partecipando alla vita eterna (cf. Gv 10, 15-16; 17, 22-24;
2 Cor 3, 18; Ef 1, 3-14). Infatti, «la Rivelazione […] fa conoscere la dignità
della persona umana in tutta la sua ampiezza».[35]
Un
impegno per la propria libertà
22. Pur possedendo
ciascun essere umano un’inalienabile ed intrinseca dignità fin dall’inizio
della sua esistenza come un dono irrevocabile, dipende dalla sua decisione
libera e responsabile esprimerla e manifestarla fino in fondo oppure
offuscarla. Alcuni Padri della Chiesa – come sant’Ireneo o san Giovanni
Damasceno – hanno stabilito una distinzione tra l’immagine e la somiglianza di
cui parla la Genesi, permettendo così uno sguardo dinamico sulla stessa dignità
umana: l’immagine di Dio è affidata alla libertà dell’essere umano affinché,
sotto la guida e l’azione dello Spirito, cresca la sua somiglianza con Dio e
ogni persona possa arrivare alla sua più alta dignità.[36]
Ogni persona è chiamata infatti a manifestare a livello esistenziale e morale
la portata ontologica della sua dignità nella misura in cui con la sua propria
libertà si orienta verso il vero bene, in risposta all’amore di Dio. Così, in
quanto è creata ad immagine di Dio, da una parte, la persona umana non perde
mai la sua dignità e mai smette di essere chiamata ad accogliere liberamente il
bene; d’altra parte, in quanto la persona umana risponde al bene, la sua
dignità può liberamente, dinamicamente e progressivamente manifestarsi,
crescere e maturare. Ciò significa che l’essere umano deve anche cercare di
vivere all’altezza della propria dignità. Si comprende allora in che senso il
peccato possa ferire ed offuscare la dignità umana, come atto contrario ad
essa, ma, nello stesso tempo, che esso non può mai cancellare il fatto che
l’essere umano sia stato creato ad immagine di Dio. La fede, dunque,
contribuisce in modo decisivo ad aiutare la ragione nella sua percezione della
dignità umana, e nell’accoglierne, consolidarne e precisarne i tratti
essenziali, come ha evidenziato Benedetto XVI:
«senza il correttivo fornito dalla religione, infatti, anche la ragione può
cadere preda di distorsioni, come avviene quando essa è manipolata
dall’ideologia, o applicata in un modo parziale, che non tiene conto pienamente
della dignità della persona umana. Fu questo uso distorto della ragione, in fin
dei conti, che diede origine al commercio degli schiavi e poi a molti altri
mali sociali, non da ultimo le ideologie totalitarie del ventesimo secolo».[37]
3. La dignità, fondamento dei diritti e dei
doveri umani
23. Come già richiamato
da Papa Francesco,
«nella cultura moderna, il riferimento più vicino al principio della dignità
inalienabile della persona è la Dichiarazione universale dei diritti dell’uomo,
che san Giovanni
Paolo II ha definito “pietra miliare posta sul lungo e difficile cammino
del genere umano”, e come “una delle più alte espressioni della coscienza
umana”».[38] Per
resistere ai tentativi di alterare o cancellare il significato profondo di
quella Dichiarazione, vale la pena ricordare alcuni principi essenziali che
devono essere sempre onorati.
Rispetto
incondizionato della dignità umana
24. In primo luogo,
benché si sia diffusa una sempre maggiore sensibilità al tema della dignità
umana, ancora oggi si osservano numerosi fraintendimenti del concetto di
dignità, che ne distorcono il significato. Alcuni propongono che sia meglio
usare l’espressione “dignità personale” (e diritti “della persona”) invece di
“dignità umana” (e diritti dell’uomo), perché intendono come persona solo “un
essere capace di ragionare”. Di conseguenza, sostengono che la dignità e i
diritti si deducano dalla capacità di conoscenza e di libertà, di cui non sono
dotati tutti gli esseri umani. Non avrebbe dignità personale, allora, il
bambino non ancora nato e neppure l’anziano non autosufficiente, come neanche
chi è portatore di disabilità mentale.[39] La
Chiesa, al contrario, insiste sul fatto che la dignità di ogni persona umana,
proprio perché intrinseca, rimane “al di là di ogni circostanza”, ed il suo
riconoscimento non può assolutamente dipendere dal giudizio sulla capacità di
intendere e di agire liberamente delle persone. Altrimenti la dignità non
sarebbe come tale inerente alla persona, indipendente dai suoi condizionamenti
e meritevole, pertanto, di un rispetto incondizionato. Solo riconoscendo
all’essere umano una dignità intrinseca, che non può mai essere perduta, è
possibile garantire a tale qualità un inviolabile e sicuro fondamento. Senza
alcun riferimento ontologico, il riconoscimento della dignità umana
oscillerebbe in balìa di differenti ed arbitrarie valutazioni. L’unica
condizione, dunque, per poter parlare di dignità per sé inerente alla persona è
la sua appartenenza alla specie umana, per cui «i diritti della persona sono i
diritti dell’uomo».[40]
Un
oggettivo riferimento per la libertà umana
25. In secondo luogo, il
concetto di dignità umana, a volte, viene usato in modo abusivo anche per
giustificare una moltiplicazione arbitraria di nuovi diritti, molti dei quali
spesso in contrasto con quelli originalmente definitie non di rado posti in
contrasto con il diritto fondamentale della vita,[41] come
se si dovesse garantire la capacità di esprimere e di realizzare ogni
preferenza individuale o desiderio soggettivo. La dignità s’identifica allora
con una libertà isolata ed individualistica, che pretende di imporre come
“diritti”, garantiti e finanziati dalla collettività, alcuni desideri e alcune
propensioni che sono soggettivi. Ma la dignità umana non può essere basata su
standard meramente individuali né identificata con il solo benessere
psicofisico dell’individuo. La difesa della dignità dell’essere umano è
fondata, invece, su esigenze costitutive della natura umana, che non dipendono
né dall’arbitrio individuale né dal riconoscimento sociale. I doveri che
scaturiscono dal riconoscimento della dignità dell’altro e i corrispondenti
diritti che ne derivano hanno dunque un contenuto concreto ed oggettivo,
fondato sulla comune natura umana. Senza un tale riferimento oggettivo, il
concetto di dignità viene di fatto assoggettato ai più diversi arbitrii, nonché
agli interessi di potere.
Struttura
relazionale della persona umana
26. La dignità umana,
alla luce del carattere relazionale della persona, aiuta a superare la
prospettiva riduttiva di una libertà autoreferenziale e individualistica, che
pretende di creare i propri valori a prescindere dalle norme obiettive del bene
e dal rapporto con gli altri esseri viventi. Sempre più spesso, infatti, vi è
il rischio di limitare la dignità umana alla capacità di decidere
discrezionalmente di sé e del proprio destino, indipendentemente da quello
degli altri, senza tener presente l’appartenenza alla comunità umana. In tale
comprensione errata della libertà, i doveri e i diritti non possono essere
mutuamente riconosciuti di modo che ci si prenda cura gli uni degli altri. In
verità, come ricorda san Giovanni Paolo
II, la libertà è posta «al servizio della persona e della sua realizzazione
mediante il dono di sé e l’accoglienza dell’altro; quando invece viene
assolutizzata in chiave individualistica, la libertà è svuotata del suo
contenuto originario ed è contraddetta nella sua stessa vocazione e dignità».[42]
27. La dignità dell’essere umano comprende così
anche la capacità, insita nella stessa natura umana, di assumersi degli
obblighi verso gli altri.
28. La differenza tra
l’essere umano e il resto degli altri esseri viventi, che risalta grazie al
concetto di dignità, non deve far dimenticare la bontà degli altri esseri
creati, che esistono non solo in funzione dell’essere umano ma anche con un
valore proprio, e pertanto come doni a lui affidati perché siano custoditi e
coltivati. Così, mentre si riserva all’essere umano il concetto di dignità, si
deve affermare allo stesso tempo la bontà creaturale del resto del cosmo. Come
sottolinea Papa
Francesco: «proprio per la sua dignità unica e per essere dotato di
intelligenza, l’essere umano è chiamato a rispettare il creato con le sue leggi
interne […]: “Ogni creatura ha la sua propria bontà e la sua propria perfezione
[...] Le varie creature, volute nel loro proprio essere, riflettono, ognuna a
suo modo, un raggio dell’infinita sapienza e bontà di Dio. Per questo l’uomo
deve rispettare la bontà propria di ogni creatura, per evitare un uso
disordinato delle cose”».[43] Ancora
di più, «oggi siamo costretti a riconoscere che è possibile sostenere solo un
“antropocentrismo situato”. Vale a dire, riconoscere che la vita umana è
incomprensibile e insostenibile senza le altre creature».[44] In
tale prospettiva, «non è irrilevante per noi che parecchie specie stiano
scomparendo e che la crisi climatica stia mettendo in pericolo la vita di tanti
esseri».[45] Appartiene,
infatti, alla dignità dell’essere umano la cura dell’ambiente, tenendo conto in
particolare di quell’ecologia umana che preserva la sua stessa esistenza.
Liberazione
dell’essere umano da condizionamenti morali e sociali
29. Questi prerequisiti
basilari, per quanto necessari, non bastano a garantire una crescita della
persona coerente con la sua dignità. Anche se «Dio ha creato l’uomo ragionevole
conferendogli la dignità di una persona dotata dell’iniziativa e della
padronanza dei suoi atti»[46] in
vista del bene, il libero arbitrio spesso preferisce il male al bene. Perciò la
libertà umana ha bisogno di essere a sua volta liberata. Nella lettera ai
Galati, affermando che «Cristo ci ha liberato affinché restassimo liberi» (Gal
5, 1), san Paolo richiama il compito proprio di ciascuno dei cristiani, sulle
cui spalle incombe una responsabilità di liberazione che si estende al mondo
intero (cf. Rm 8, 19ss). Si tratta di una liberazione che dal cuore
delle singole persone è chiamata a diffondersi e a manifestare la sua forza
umanizzante in tutte le relazioni.
30. La libertà è un dono
meraviglioso di Dio. Anche quando ci attira con la sua grazia, Dio lo fa in
modo tale che mai la nostra libertà sia violata. Sarebbe pertanto un grave
errore pensare che, lontani da Dio e dal suo aiuto, possiamo essere più liberi
e di conseguenza sentirci più degni. Sganciata dal suo Creatore, la nostra
libertà non potrà che indebolirsi e oscurarsi. Lo stesso succede se la libertà
si immagina come indipendente da ogni riferimento che non sia se stessa e
avverte ogni rapporto con una verità precedente come una minaccia. Di
conseguenza, anche il rispetto della libertà e della dignità degli altri verrà
meno. Lo ha spiegato Papa Benedetto XVI:
«Una volontà che si crede radicalmente incapace di ricercare la verità e il
bene non ha ragioni oggettive né motivi per agire, se non quelli imposti dai
suoi interessi momentanei e contingenti, non ha una “identità” da
custodire e costruire attraverso scelte veramente libere e consapevoli. Non può
dunque reclamare il rispetto da parte di altre “volontà”, anch’esse sganciate
dal proprio essere più profondo, che quindi possono far valere altre
“ragioni” o addirittura nessuna “ragione”. L’illusione di trovare nel
relativismo morale la chiave per una pacifica convivenza, è in realtà l’origine
della divisione e della negazione della dignità degli esseri umani».[47]
31. Non sarebbe, inoltre,
realistico affermare una libertà astratta, esente da ogni condizionamento, contesto
o limite. Invece, «il retto esercizio della libertà personale esige precise
condizioni di ordine economico, sociale, giuridico, politico e culturale»,[48] che
restano spesso disattese. In questo senso, possiamo dire che alcuni godono di
maggiore “libertà” di altri. Su questo punto si è particolarmente soffermato Papa Francesco:
«alcuni nascono in famiglie di buone condizioni economiche, ricevono una buona
educazione, crescono ben nutriti, o possiedono naturalmente capacità notevoli.
Essi sicuramente non avranno bisogno di uno Stato attivo e chiederanno solo
libertà. Ma evidentemente non vale la stessa regola per una persona disabile,
per chi è nato in una casa misera, per chi è cresciuto con un’educazione di
bassa qualità e con scarse possibilità di curare come si deve le proprie
malattie. Se la società si regge primariamente sui criteri della libertà di
mercato e dell’efficienza, non c’è posto per costoro, e la fraternità sarà
tutt’al più un’espressione romantica».[49] Risulta,
quindi, indispensabile comprendere che «la liberazione dalle ingiustizie
promuove la libertà e la dignità umana»[50] ad
ogni livello e rapporto delle azioni umane. Perché sia possibile un’autentica
libertà «dobbiamo rimettere la dignità umana al centro e su quel pilastro vanno
costruite le strutture sociali alternative di cui abbiamo bisogno».[51] Analogamente,
la libertà è frequentemente oscurata da tanti condizionamenti psicologici,
storici, sociali, educativi, culturali. La libertà reale e storica ha sempre
bisogno di essere “liberata”. E si dovrà, altresì, ribadire il fondamentale
diritto alla libertà religiosa.
32. Nel contempo, è
evidente che la storia dell’umanità mostra un progresso nella comprensione
della dignità e della libertà delle persone, non senza ombre e pericoli di
involuzione. Di ciò è testimonianza il fatto che vi è una crescente aspirazione
– anche sotto l’influenza cristiana, che continua a essere fermento pure in
società sempre più secolarizzate – a sradicare il razzismo, la schiavitù,
l’emarginazione delle donne, dei bambini, dei malati e delle persone con
disabilità. Ma questo arduo cammino è lungi dall’essere concluso.
4. Alcune
gravi violazioni della dignità umana
33. Alla luce delle
riflessioni sin qui fatte circa la centralità della dignità umana, questa
ultima sezione della Dichiarazione affronta alcune concrete e gravi violazioni
della stessa. Lo fa nello spirito proprio del magistero della Chiesa, che ha
trovato piena espressione nell’insegnamento degli ultimi Pontefici, come già
ricordato. Papa
Francesco, per esempio, da una parte, non si stanca di richiamare il
rispetto della dignità umana: «ogni essere umano ha diritto a vivere con
dignità e a svilupparsi integralmente, e nessun Paese può negare tale diritto
fondamentale. Ognuno lo possiede, anche se è poco efficiente, anche se è nato o
cresciuto con delle limitazioni; infatti, ciò non sminuisce la sua immensa
dignità come persona umana, che non si fonda sulle circostanze bensì sul valore
del suo essere. Quando questo principio elementare non è salvaguardato, non c’è
futuro né per la fraternità né per la sopravvivenza dell’umanità».[52] Dall’altra
parte, egli non cessa mai di indicare a tutti le concrete violazioni della
dignità umana nel nostro tempo, chiamando ciascuno ad un sussulto di
responsabilità e di impegno fattivo.
34. Volendo indicare
alcune delle numerose e gravi violazioni della dignità umana nel mondo
contemporaneo, possiamo ricordare quanto ha insegnato al riguardo il Concilio
Vaticano II. Si dovrà riconoscere che si oppone alla dignità umana «tutto
ciò che è contro la vita stessa, come ogni specie di omicidio, il genocidio,
l’aborto, l’eutanasia e lo stesso suicidio volontario».[53] Attenta
altresì alla nostra dignità «tutto ciò che viola l’integrità della persona
umana, come le mutilazioni, le torture inflitte al corpo e alla mente, le
costrizioni psicologiche».[54] Ed
infine «tutto ciò che offende la dignità umana, come le condizioni di vita
subumana, le incarcerazioni arbitrarie, le deportazioni, la schiavitù, la
prostituzione, il mercato delle donne e dei giovani, o ancora le ignominiose
condizioni di lavoro, con le quali i lavoratori sono trattati come semplici
strumenti di guadagno, e non come persone libere e responsabili».[55] Bisognerà
pure qui menzionare il tema della pena di morte[56]:
anche quest’ultima, infatti, viola la dignità inalienabile di ogni persona
umana al di là di ogni circostanza. Si deve, al contrario, riconoscere che «il
fermo rifiuto della pena di morte mostra fino a che punto è possibile
riconoscere l’inalienabile dignità di ogni essere umano e ammettere che abbia
un suo posto in questo mondo. Poiché, se non lo nego al peggiore dei criminali,
non lo negherò a nessuno, darò a tutti la possibilità di condividere con me
questo pianeta malgrado ciò che possa separarci».[57] Appare
opportuno anche ribadire la dignità delle persone che si trovano in carcere,
spesso costrette a vivere in condizioni indegne, e che la pratica della tortura
contrasta oltre ogni limite la dignità propria di ogni essere umano, anche nel
caso in cui qualcuno si fosse reso colpevole di gravi crimini.
35. Pur senza pretesa di
esaustività, in ciò che segue richiamiamo l’attenzione su alcune gravi
violazioni della dignità umana particolarmente attuali.
36. Uno dei fenomeni che
contribuisce considerevolmente a negare la dignità di tanti esseri umani è la
povertà estrema, legata all’ineguale distribuzione della ricchezza. Come già
sottolineato da san
Giovanni Paolo II, «una delle più grandi ingiustizie del mondo
contemporaneo consiste proprio in questo: che sono relativamente pochi quelli
che possiedono molto, e molti quelli che non possiedono quasi nulla. È
l’ingiustizia della cattiva distribuzione dei beni e dei servizi destinati
originariamente a tutti».[58] Inoltre,
sarebbe illusorio fare una distinzione sommaria tra “Paesi ricchi” e “Paesi
poveri”: già Benedetto
XVI riconosceva, infatti, che «cresce la ricchezza mondiale in termini
assoluti, ma aumentano le disparità. Nei Paesi ricchi nuove categorie sociali
si impoveriscono e nascono nuove povertà. In aree più povere alcuni gruppi
godono di una sorta di supersviluppo dissipatore e consumistico che contrasta
in modo inaccettabile con perduranti situazioni di miseria disumanizzante.
Continua “lo scandalo di disuguaglianze clamorose”»,[59] dove
la dignità dei poveri viene doppiamente negata, sia per la mancanza di risorse
a disposizione per soddisfare i loro bisogni primari, sia per l’indifferenza
con cui sono trattati da coloro che vivono accanto a loro.
37. Con Papa Francesco si
deve pertanto concludere che «è aumentata la ricchezza, ma senza equità, e così
ciò che accade è che “nascono nuove povertà”. Quando si dice che il mondo
moderno ha ridotto la povertà, lo si fa misurandola con criteri di altre epoche
non paragonabili con la realtà attuale».[60] Di
conseguenza, la povertà si diffonde «in molti modi, come nell’ossessione di
ridurre i costi del lavoro, senza rendersi conto delle gravi conseguenze che
ciò provoca, perché la disoccupazione che si produce ha come effetto diretto di
allargare i confini della povertà».[61] Tra
questi «effetti distruttori dell’Impero del denaro»,[62] si
deve riconoscere che «non esiste peggiore povertà di quella che priva del
lavoro e della dignità del lavoro».[63] Se
alcuni sono nati in un Paese o in una famiglia dove hanno meno possibilità di
sviluppo, bisogna riconoscere che ciò è in contrasto con la loro dignità, che è
esattamente la stessa di quelli che sono nati in una famiglia o in un Paese
ricco. Tutti siamo responsabili, sebbene in diversi gradi, di questa palese
iniquità.
38. Un’altra tragedia che
nega la dignità umana è il protrarsi della guerra, oggi come in ogni tempo:
«guerre, attentati, persecuzioni per motivi razziali e religiosi, e tanti
soprusi contro la dignità umana […] vanno “moltiplicandosi dolorosamente in
molte regioni del mondo, tanto da assumere le fattezze di quella che si
potrebbe chiamare una ‘terza guerra mondiale a pezzi’”».[64] Con
la sua scia di distruzione e dolore, la guerra attacca la dignità umana a breve
e a lungo termine: «pur riaffermando il diritto inalienabile alla legittima
difesa, nonché la responsabilità di proteggere coloro la cui esistenza è
minacciata, dobbiamo ammettere che la guerra è sempre una “sconfitta
dell’umanità”. Nessuna guerra vale le lacrime di una madre che ha visto suo
figlio mutilato o morto; nessuna guerra vale la perdita della vita, fosse anche
di una sola persona umana, essere sacro, creato a immagine e somiglianza del
Creatore; nessuna guerra vale l’avvelenamento della nostra Casa Comune; e
nessuna guerra vale la disperazione di quanti sono costretti a lasciare la loro
patria e vengono privati, da un momento all’altro, della loro casa e di tutti i
legami familiari, amicali, sociali e culturali che sono stati costruiti, a
volte attraverso generazioni».[65] Tutte
le guerre, per il solo fatto di contraddire la dignità umana, sono «conflitti
che non risolveranno i problemi, ma li aumenteranno».[66] Questo
risulta ancora più grave nel nostro tempo, quando è diventato normale che, al
di fuori del campo di battaglia, muoiano tanti civili innocenti.
39. Di conseguenza, anche
oggi la Chiesa non può che fare sue le parole dei Pontefici, ripetendo con san Paolo VI: «jamais
plus la guerre, jamais plus la guerre!»,[67] e
chiedendo, insieme a san Giovanni Paolo
II, «a tutti nel nome di Dio e nel nome dell’uomo: Non uccidete! Non
preparate agli uomini distruzioni e sterminio! Pensate ai vostri fratelli che
soffrono fame e miseria! Rispettate la dignità e la libertà di ciascuno!».[68] Proprio
nel nostro tempo questo è il grido della Chiesa e di tutta l’umanità. Papa Francesco
sottolinea, infine, che «non possiamo più pensare alla guerra come soluzione.
Davanti a tale realtà, oggi è molto difficile sostenere i criteri razionali
maturati in altri secoli per parlare di una possibile “guerra giusta”. Mai più
la guerra!».[69] Poiché
l’umanità ricade spesso negli stessi errori del passato, «per costruire la pace
è necessario uscire dalla logica della legittimità della guerra».[70] L’intima
relazione che esiste tra fede e dignità umana rende contradittorio che la
guerra sia fondata su convinzioni religiose: «coloro che invocano il nome di
Dio per giustificare il terrorismo, la violenza e la guerra non seguono la via
di Dio: la guerra in nome della religione è una guerra contro la religione
stessa».[71]
Il
travaglio dei migranti
40. I migranti sono tra
le prime vittime delle molteplici forme di povertà. Non solo la loro dignità
viene negata nei loro Paesi,[72] quanto
la loro stessa vita è messa a rischio perché non hanno più i mezzi per creare
una famiglia, per lavorare o per nutrirsi.[73] Una
volta poi che sono arrivati in Paesi che dovrebbero essere in grado di
accoglierli, «vengono considerati non abbastanza degni di partecipare alla vita
sociale come qualsiasi altro, e si dimentica che possiedono la stessa
intrinseca dignità di qualunque persona […] Non si dirà mai che non sono umani,
però in pratica, con le decisioni e il modo di trattarli, si manifesta che li
si considera di minor valore, meno importanti, meno umani».[74] È
pertanto sempre urgente ricordare che «ogni migrante è una persona umana che,
in quanto tale, possiede diritti fondamentali inalienabili che vanno rispettati
da tutti e in ogni situazione».[75] La
loro accoglienza è un modo importante e significativo di difendere
«l’inalienabile dignità di ogni persona umana al di là dell’origine, del colore
o della religione».[76]
41. La tratta delle
persone umane deve anch’essa venire annoverata quale violazione grave della
dignità umana.[77] Non
costituisce una novità, ma il suo sviluppo assume dimensioni tragiche che sono
sotto gli occhi di tutti, ragione per cui Papa Francesco l’ha
denunciata in termini particolarmente forti: «ribadisco che la “tratta delle
persone” è un’attività ignobile, una vergogna per le nostre società che si
dicono civilizzate! Sfruttatori e clienti a tutti i livelli dovrebbero fare un
serio esame di coscienza davanti a sé stessi e davanti a Dio! La Chiesa rinnova
oggi il suo forte appello affinché siano sempre tutelate la dignità e la
centralità di ogni persona, nel rispetto dei diritti fondamentali, come
sottolinea la sua Dottrina Sociale, diritti che chiede siano estesi realmente
là dove non sono riconosciuti a milioni di uomini e donne in ogni Continente.
In un mondo in cui si parla molto di diritti, quante volte viene di fatto
calpestata la dignità umana! In un mondo dove si parla tanto di diritti sembra
che l’unico ad averli sia il denaro».[78]
42. Per tali motivi, la
Chiesa e l’umanità non devono rinunciare a lottare contro fenomeni quali
«commercio di organi e tessuti umani, sfruttamento sessuale di bambini e
bambine, lavoro schiavizzato, compresa la prostituzione, traffico di droghe e
di armi, terrorismo e crimine internazionale organizzato. È tale l’ordine di
grandezza di queste situazioni e il numero di vite innocenti coinvolte, che
dobbiamo evitare qualsiasi tentazione di cadere in un nominalismo declamatorio
con effetto tranquillizzante sulle coscienze. Dobbiamo aver cura che le nostre
istituzioni siano realmente efficaci nella lotta contro tutti questi flagelli».[79] Di
fronte a forme così diverse e brutali di negazione della dignità umana, è
necessario essere sempre più consapevoli che «la tratta delle persone è un
crimine contro l’umanità».[80] Nega
in sostanza la dignità umana in almeno due modi: «la tratta, infatti, deturpa
l’umanità della vittima, offendendo la sua libertà e dignità. Ma, al tempo
stesso, essa disumanizza chi la compie».[81]
43. La profonda dignità
che inerisce all’essere umano nella sua interezza di animo e di corpo permette
anche di comprendere perché ogni abuso sessuale lascia profonde cicatrici nel
cuore di chi lo subisce: costui si sente, infatti, ferito nella sua dignità
umana. Si tratta di «sofferenze che possono durare tutta la vita e a cui nessun
pentimento può porre rimedio. Tale fenomeno è diffuso nella società, tocca
anche la Chiesa e rappresenta un serio ostacolo alla sua missione».[82] Da
qui l’impegno che essa non cessa di esercitare per porre fine ad ogni tipo di
abuso, iniziando dal suo interno.
44. Le violenze contro le
donne sono uno scandalo globale, che viene sempre di più riconosciuto. Se nelle
parole si riconosce l’uguale dignità della donna, in alcuni Paesi le
diseguaglianze tra donne e uomini sono gravissime ed anche nei Paesi
maggiormente sviluppati e democratici la realtà sociale concreta testimonia il
fatto che spesso non si riconosce alle donne la stessa dignità degli uomini. Papa Francesco
evidenzia questo fatto quando afferma che «l’organizzazione delle società in
tutto il mondo è ancora lontana dal rispecchiare con chiarezza che le donne
hanno esattamente la stessa dignità e identici diritti degli uomini. A parole
si affermano certe cose, ma le decisioni e la realtà gridano un altro messaggio.
È un fatto che “doppiamente povere sono le donne che soffrono situazioni di
esclusione, maltrattamento e violenza, perché spesso si trovano con minori
possibilità di difendere i loro diritti”».[83]
45. Già san Giovanni Paolo
II riconosceva che «molto ancora resta da fare perché l’essere donna e
madre non comporti una discriminazione. È urgente ottenere dappertutto
l’effettiva uguaglianza dei diritti della persona e dunque parità di
salario rispetto a parità di lavoro, tutela della lavoratrice-madre, giuste
progressioni nella carriera, uguaglianza fra i coniugi nel diritto di famiglia,
il riconoscimento di tutto quanto è legato ai diritti e ai doveri del cittadino
in regime democratico».[84] Le
disuguaglianze in questi aspetti sono diverse forme di violenza. E ricordava
anche che «è ora di condannare con vigore, dando vita ad appropriati strumenti
legislativi di difesa, le forme di violenza sessuale che non di rado
hanno per oggetto le donne. In nome del rispetto della persona non possiamo
altresì non denunciare la diffusa cultura edonistica e mercantile che promuove
il sistematico sfruttamento della sessualità, inducendo anche ragazze in giovanissima
età a cadere nei circuiti della corruzione e a prestarsi alla mercificazione
del loro corpo».[85]Tra
le forme di violenza esercitate sulle donne, come non citare la costrizione
all’aborto, che colpisce sia la madre che il figlio, così spesso per soddisfare
l’egoismo dei maschi? E come non citare pure la pratica della poligamia la
quale – come ricorda il Catechismo
della Chiesa Cattolica – è contraria alla pari dignità delle donne e degli
uomini ed è altresì contraria «all’amore coniugale che è unico ed esclusivo»?[86]
46. In questo orizzonte
di violenza contro le donne, non si condannerà mai a sufficienza il fenomeno
del femminicidio. Su questo fronte l’impegno dell’intera comunità
internazionale deve essere compatto e concreto, come ha ribadito Papa Francesco:
«l’amore per Maria ci deve aiutare a generare atteggiamenti di riconoscenza e
gratitudine nei riguardi della donna, nei riguardi delle nostre madri e nonne
che sono un baluardo nella vita delle nostre città. Quasi sempre silenziose
portano avanti la vita. È il silenzio e la forza della speranza. Grazie per la
vostra testimonianza! […] ma guardando alle madri e alle nonne voglio invitarvi
a lottare contro una piaga che colpisce il nostro continente americano: i
numerosi casi di femminicidio. E sono molte le situazioni di violenza che sono
tenute sotto silenzio al di là di tante pareti. Vi invito a lottare contro
questa fonte di sofferenza chiedendo che si promuova una legislazione e una
cultura di ripudio di ogni forma di violenza».[87]
47. La Chiesa non cessa
di ricordare che «la dignità di ogni essere umano ha un carattere intrinseco e
vale dal momento del suo concepimento fino alla sua morte naturale. Proprio
l’affermazione di una tale dignità è il presupposto irrinunciabile per la
tutela di un’esistenza personale e sociale, e anche la condizione necessaria
perché la fraternità e l’amicizia sociale possano realizzarsi tra tutti i
popoli della terra».[88] Sulla
base di questo valore intangibile della vita umana, il magistero ecclesiale si
è sempre pronunciato contro l’aborto. Al riguardo scrive san Giovanni Paolo
II: «fra tutti i delitti che l’uomo può compiere contro la vita, l’aborto
procurato presenta caratteristiche che lo rendono particolarmente grave e
deprecabile. […] Ma oggi, nella coscienza di molti, la percezione della sua
gravità è andata progressivamente oscurandosi. L’accettazione dell’aborto nella
mentalità, nel costume e nella stessa legge è segno eloquente di una
pericolosissima crisi del senso morale, che diventa sempre più incapace di
distinguere tra il bene e il male, persino quando è in gioco il diritto
fondamentale alla vita. Di fronte a una così grave situazione, occorre più che
mai il coraggio di guardare in faccia alla verità e di chiamare le cose con il
loro nome, senza cedere a compromessi di comodo o alla tentazione di
autoinganno. A tale proposito risuona categorico il rimprovero del Profeta:
“Guai a coloro che chiamano bene il male e male il bene, che cambiano le
tenebre in luce e la luce in tenebre” (Is 5, 20). Proprio nel caso dell’aborto
si registra la diffusione di una terminologia ambigua, come quella di
“interruzione della gravidanza”, che tende a nasconderne la vera natura e ad
attenuarne la gravità nell'opinione pubblica. Forse questo fenomeno linguistico
è esso stesso sintomo di un disagio delle coscienze. Ma nessuna parola vale a
cambiare la realtà delle cose: l’aborto procurato è l’uccisione deliberata e
diretta, comunque venga attuata, di un essere umano nella fase iniziale della
sua esistenza, compresa tra il concepimento e la nascita»[89]. I
bambini nascituri sono così «i più indifesi e innocenti di tutti, ai quali oggi
si vuole negare la dignità umana al fine di poterne fare quello che si vuole,
togliendo loro la vita e promuovendo legislazioni in modo che nessuno possa
impedirlo».[90] Si
dovrà, pertanto, affermare con ogni forza e chiarezza, anche nel nostro tempo,
che «questa difesa della vita nascente è intimamente legata alla difesa di
qualsiasi diritto umano. Suppone la convinzione che un essere umano è sempre
sacro e inviolabile, in qualunque situazione e in ogni fase del suo sviluppo. È
un fine in sé stesso e mai un mezzo per risolvere altre difficoltà. Se cade
questa convinzione, non rimangono solide e permanenti fondamenta per la difesa
dei diritti umani, che sarebbero sempre soggetti alle convenienze contingenti
dei potenti di turno. La sola ragione è sufficiente per riconoscere il valore
inviolabile di ogni vita umana, ma se la guardiamo anche a partire dalla fede,
“ogni violazione della dignità personale dell’essere umano grida vendetta al
cospetto di Dio e si configura come offesa al Creatore dell’uomo”»[91].
Merita qui di essere ricordato il generoso e coraggioso impegno di santa Teresa
di Calcutta per la difesa di ogni concepito.
48. La Chiesa, altresì,
prende posizione contro la pratica della maternità surrogata, attraverso la
quale il bambino, immensamente degno, diventa un mero oggetto. A questo
proposito, le parole di Papa Francesco sono
di una chiarezza unica: «la via della pace esige il rispetto della vita, di
ogni vita umana, a partire da quella del nascituro nel grembo della madre, che
non può essere soppressa, né diventare oggetto di mercimonio. Al riguardo,
ritengo deprecabile la pratica della cosiddetta maternità surrogata, che lede
gravemente la dignità della donna e del figlio. Essa è fondata sullo
sfruttamento di una situazione di necessità materiale della madre. Un bambino è
sempre un dono e mai l’oggetto di un contratto. Auspico, pertanto, un impegno della
Comunità internazionale per proibire a livello universale tale pratica».[92]
49. La pratica della
maternità surrogata viola, innanzitutto, la dignità del bambino. Ogni bambino,
infatti, dal momento del concepimento, della nascita e poi nella crescita come
ragazzo o ragazza, diventando adulto, possiede infatti una dignità intangibile
che si esprime chiaramente, benché in modo singolare e differenziato, in ogni
fase della sua vita. Il bambino ha perciò il diritto, in virtù della sua
inalienabile dignità, di avere un’origine pienamente umana e non
artificialmente indotta, e di ricevere il dono di una vita che manifesti, nello
stesso tempo, la dignità di chi dona e di chi riceve. Il riconoscimento della
dignità della persona umana comporta, inoltre, anche quello della dignità
dell’unione coniugale e della procreazione umana in tutte le loro dimensioni.
In questa direzione, il legittimo desiderio di avere un figlio non può essere
trasformato in un “diritto al figlio” che non rispetta la dignità del figlio
stesso come destinatario del dono gratuito della vita.[93]
50. La pratica della
maternità surrogata viola, nel medesimo tempo, la dignità della donna stessa
che ad essa è costretta o decide liberamente di assoggettarvisi. Con tale
pratica, la donna si distacca del figlio che cresce in lei e diventa un
semplice mezzo asservito al guadagno o al desiderio arbitrario di altri. Questo
contrasta in ogni modo con la dignità fondamentale di ogni essere umano e il
suo diritto di venire sempre riconosciuto per se stesso e mai come strumento
per altro.
L’eutanasia
ed il suicidio assistito
51. Esiste un caso
particolare di violazione della dignità umana, che è più silenzioso ma che sta
guadagnando molto terreno. Presenta la peculiarità di utilizzare un concetto
errato di dignità umana per rivolgerlo contro la vita stessa. Tale confusione,
molto comune oggi, viene alla luce quando si parla di eutanasia. Ad esempio, le
leggi che riconoscono la possibilità dell’eutanasia o del suicidio assistito si
designano a volte come “leggi di morte degna” (“death with dignity acts”). È
assai diffusa l’idea che l’eutanasia o il suicidio assistito siano coerenti con
il rispetto della dignità della persona umana. Davanti a questo fatto, si deve
ribadire con forza che la sofferenza non fa perdere al malato quella dignità
che gli è propria in modo intrinseco e inalienabile, ma può diventare occasione
per rinsaldare i vincoli di una mutua appartenenza e per prendere maggiore
coscienza della preziosità di ogni persona per l’umanità intera.
52. Certamente la dignità
del malato in condizioni critiche o terminali chiede a tutti sforzi adeguati e
necessari per alleviare la sua sofferenza tramite opportune cure palliative ed
evitando ogni accanimento terapeutico o intervento sproporzionato. Queste cure
rispondono al «dovere costante di comprensione dei bisogni del malato: bisogni
di assistenza, sollievo dal dolore, bisogni emotivi, affettivi e spirituali».[94] Ma
un tale sforzo è del tutto diverso, distinto, anzi contrario alla decisione di
eliminare la propria o la vita altrui sotto il peso della sofferenza. La vita
umana, anche nella condizione dolente, è portatrice di una dignità che va
sempre rispettata, che non può essere perduta ed il cui rispetto rimane
incondizionato. Non esistono infatti condizioni mancando le quali la vita umana
smette di essere degnamente tale e perciò può essere soppressa: «la vita ha la
medesima dignità e lo stesso valore per ciascuno: il rispetto della vita
dell’altro è lo stesso che si deve verso la propria esistenza».[95] Aiutare
il suicida a togliersi la vita è, pertanto, un’oggettiva offesa contro la
dignità della persona che lo chiede, anche se si compisse così un suo
desiderio: «dobbiamo accompagnare alla morte, ma non provocare la morte o
aiutare qualsiasi forma di suicidio. Ricordo che va sempre privilegiato il
diritto alla cura e alla cura per tutti, affinché i più deboli, in particolare
gli anziani e i malati, non siano mai scartati. La vita è un diritto, non la
morte, la quale va accolta, non somministrata. E questo principio etico
riguarda tutti, non solo i cristiani o i credenti».[96] Come
già accennato, la dignità di ognuno, per quanto debole o sofferente, implica la
dignità di tutti.
Lo
scarto dei diversamente abili
53. Un criterio per
verificare una reale attenzione alla dignità di ogni individuo è, ovviamente,
l’assistenza fornita ai più svantaggiati. Il nostro tempo, purtroppo, non si
distingue molto per tale cura: in esso va imponendosi, in verità, una cultura
dello scarto.[97] Per
contrastare tale tendenza, meritevole di speciale attenzione e sollecitudine è
la condizione di coloro che si trovano in una situazione di deficit fisico o
psichico. Tale condizione di particolare vulnerabilità,[98] così
rilevante nei racconti evangelici, interroga universalmente su che cosa
significhi essere persona umana, proprio a partire da uno stato di menomazione
o di disabilità. La questione dell’imperfezione umana comporta chiari risvolti
anche dal punto di vista socio-culturale, dal momento che, in alcune culture,
le persone con disabilità talvolta subiscono l’emarginazione, se non
l’oppressione, essendo trattate come veri e propri “scarti”. In realtà, ogni
essere umano, qualunque sia la condizione di vulnerabilità in cui viene a
trovarsi, riceve la sua dignità per il fatto stesso che è voluto e amato da
Dio. Per tali motivi, è da favorire il più possibile una inclusione ed una
partecipazione attiva alla vita sociale ed ecclesiale di tutti coloro che sono
in qualche modo segnati da fragilità o disabilità.[99]
54. In una prospettiva
più ampia, si dovrà ricordare che la «carità, cuore dello spirito della
politica, è sempre un amore preferenziale per gli ultimi, che sta dietro ogni
azione compiuta in loro favore. […] “Prendersi cura della fragilità dice forza
e tenerezza, dice lotta e fecondità in mezzo a un modello funzionalista e
privatista che conduce inesorabilmente alla ‘cultura dello scarto’. […]
Significa farsi carico del presente nella sua situazione più marginale e
angosciante ed essere capaci di ungerlo di dignità”. Così certamente si dà vita
a un’attività intensa, perché “tutto dev’essere fatto per tutelare la
condizione e la dignità della persona umana”».[100]
55. La Chiesa desidera,
innanzitutto, «ribadire che ogni persona, indipendentemente dal proprio
orientamento sessuale, va rispettata nella sua dignità e accolta con rispetto,
con la cura di evitare “ogni marchio di ingiusta discriminazione” e particolarmente ogni forma di aggressione e
violenza».[101] Per
questa ragione va denunciato come contrario alla dignità umana il fatto che in
alcuni luoghi non poche persone vengano incarcerate, torturate e perfino
private del bene della vita unicamente per il proprio orientamento sessuale.
56. Nello stesso tempo,
la Chiesa evidenzia le decise criticità presenti nella teoria del gender. A
tale proposito, Papa
Francesco ha ricordato: «la via della pace esige il rispetto dei diritti
umani, secondo quella semplice ma chiara formulazione contenuta nella
Dichiarazione Universale dei Diritti Umani, di cui abbiamo da poco celebrato il
75° anniversario. Si tratta di principi razionalmente evidenti e comunemente
accettati. Purtroppo, i tentativi compiuti negli ultimi decenni di introdurre
nuovi diritti, non pienamente consistenti rispetto a quelli originalmente
definiti e non sempre accettabili, hanno dato adito a colonizzazioni
ideologiche, tra le quali ha un ruolo centrale la teoria del gender, che è
pericolosissima perché cancella le differenze nella pretesa di rendere tutti
uguali».[102]
57. In merito alla teoria
del gender, sulla cui consistenza scientifica molte sono le discussioni nella
comunità degli esperti, la Chiesa ricorda che la vita umana, in tutte le sue
componenti, fisiche e spirituali, è un dono di Dio, che va accolto con
gratitudine e posto a servizio del bene. Voler disporre di sé, così come
prescrive la teoria del gender, indipendentemente da questa verità basilare
della vita umana come dono, non significa altro che cedere all’antichissima
tentazione dell’essere umano che si fa Dio ed entrare in concorrenza con il
vero Dio dell’amore rivelatoci dal Vangelo.
58. Un secondo rilievo a
riguardo della teoria del gender è che essa vuole negare la più grande
possibile tra le differenze esistenti tra gli esseri viventi: quella sessuale.
Questa differenza fondante è non solo la più grande immaginabile, ma è anche la
più bella e la più potente: essa raggiunge, nella coppia uomo-donna, la più
ammirevole delle reciprocità ed è così la fonte di quel miracolo che mai smette
di sorprenderci che è l’arrivo di nuovi esseri al mondo.
59. In questo senso, il
rispetto del proprio corpo e di quello degli altri è essenziale davanti al
proliferare ed alle pretese di nuovi diritti avanzate dalla teoria del gender.
Tale ideologia «prospetta una società senza differenze di sesso, e svuota la
base antropologica della famiglia».[103] Diventa
così inaccettabile che «alcune ideologie di questo tipo, che pretendono di
rispondere a certe aspirazioni a volte comprensibili, cerchino di imporsi come
un pensiero unico che determini anche l’educazione dei bambini. Non si deve
ignorare che sesso biologico (sex) e ruolo sociale-culturale del sesso
(gender), si possono distinguere, ma non separare».[104] Sono,
dunque, da respingere tutti quei tentativi che oscurano il riferimento
all’ineliminabile differenza sessuale fra uomo e donna: «non possiamo separare
ciò che è maschile e femminile dall’opera creata da Dio, che è anteriore a
tutte le nostre decisioni ed esperienze e dove ci sono elementi biologici che è
impossibile ignorare».[105] Ogni
persona umana, soltanto quando può riconoscere ed accettare questa differenza
nella reciprocità, diventa capace di scoprire pienamente se stessa, la propria
dignità e la propria identità.
60. La dignità del corpo
non può essere considerata inferiore a quella della persona in quanto tale. Il Catechismo
della Chiesa Cattolica ci invita espressamente a riconoscere che «il corpo
dell’uomo partecipa alla dignità di “immagine di Dio”».[106]
Una tale verità merita di essere ricordata soprattutto quando si tratta del
cambio di sesso. L’essere umano è, infatti, composto inscindibilmente di corpo
e anima e il corpo è il luogo vivente in cui l’interiorità dell’anima si
dispiega e si manifesta, anche attraverso la rete delle relazioni umane.
Costituendo l’essere della persona, anima e corpo partecipano dunque di quella
dignità che connota ogni essere umano.[107] Al
riguardo si deve ricordare che il corpo umano partecipa della dignità della
persona, in quanto esso è dotato di significati personali, particolarmente
nella sua condizione sessuata.[108] È
nel corpo, infatti, che ogni persona si riconosce generatada altri, ed è
attraverso il loro corpo che l’uomo e la donna possono stabilire una relazione
di amore capace di generare altre persone. Sulla necessità di rispettare
l’ordine naturale della persona umana, Papa Francesco
insegna che «il creato ci precede e dev’essere riconosciuto come dono. Al tempo
stesso siamo chiamati a custodire la nostra umanità, e ciò significa anzitutto
rispettarla e accettarla così come è stata creata».[109] Da
qui deriva che qualsiasi intervento di cambio di sesso, di norma, rischia di
minacciare la dignità unica che la persona ha ricevuto fin dal momento del
concepimento.Questo non significa escludere la possibilità che una persona
affetta da anomalie dei genitali già evidenti alla nascita o che si sviluppino
successivamente, possa scegliere di ricevere assistenza medica allo scopo di
risolvere tali anomalie. In questo caso, l’intervento non configurerebbe un cambio
di sesso nel senso qui inteso.
61. Il progresso delle
tecnologie digitali, che pure offrono molte possibilità per promuovere la
dignità umana, inclina sempre più alla creazione di un mondo in cui crescono lo
sfruttamento, l’esclusione e la violenza, che possono arrivare a ledere la
dignità della persona umana. Si pensi a come sia facile, tramite questi mezzi,
mettere in pericolo la buona fama di chiunque con notizie false e con calunnie.
Su questo punto Papa
Francesco sottolinea che «non è sano confondere la comunicazione con il
semplice contatto virtuale. Infatti, “l’ambiente digitale è anche un territorio
di solitudine, manipolazione, sfruttamento e violenza, fino al caso estremo del
dark web. I media digitali possono esporre al rischio di dipendenza, di
isolamento e di progressiva perdita di contatto con la realtà concreta,
ostacolando lo sviluppo di relazioni interpersonali autentiche. Nuove forme di
violenza si diffondono attraverso i social media, ad esempio il cyberbullismo;
il web è anche un canale di diffusione della pornografia e di sfruttamento
delle persone a scopo sessuale o tramite il gioco d’azzardo”».[110] Ed
è così che, laddove crescono le possibilità di connessione, accade
paradossalmente che ciascuno si trovi in realtà sempre più isolato e impoverito
di relazioni interpersonali: «nella comunicazione digitale si vuole mostrare
tutto ed ogni individuo diventa oggetto di sguardi che frugano, denudano e
divulgano, spesso in maniera anonima. Il rispetto verso l’altro si sgretola e
in tal modo, nello stesso tempo in cui lo sposto, lo ignoro e lo tengo a
distanza, senza alcun pudore posso invadere la sua vita fino all’estremo».[111]Tali
tendenze rappresentano un lato oscuro del progresso digitale.
62. In questa
prospettiva, se la tecnologia deve servire la dignità umana e non danneggiarla
e se deve promuovere la pace piuttosto che la violenza, la comunità umana deve
essere proattiva nell’affrontare queste tendenze nel rispetto della dignità
umana e promuovere il bene: «in questo mondo globalizzato “i media possono
aiutare a farci sentire più prossimi gli uni agli altri; a farci percepire un
rinnovato senso di unità della famiglia umana che spinge alla solidarietà e
all’impegno serio per una vita più dignitosa. […] Possono aiutarci in questo,
particolarmente oggi, quando le reti della comunicazione umana hanno raggiunto
sviluppi inauditi. In particolare internet può offrire maggiori possibilità di
incontro e di solidarietà tra tutti, e questa è una cosa buona, è un dono di
Dio”. È però necessario verificare continuamente che le attuali forme di
comunicazione ci orientino effettivamente all’incontro generoso, alla ricerca
sincera della verità piena, al servizio, alla vicinanza con gli ultimi,
all’impegno di costruire il bene comune».[112]
63. Nella ricorrenza del
75° anniversario della promulgazione della Dichiarazione universale dei diritti
dell’uomo (1948), Papa
Francesco ha ribadito che quel documento «è come una via maestra, sulla
quale molti passi avanti sono stati fatti, ma tanti ancora ne mancano, e a
volte purtroppo si torna indietro. L’impegno per i diritti umani non è mai
finito! A questo proposito, sono vicino a tutti coloro che, senza proclami,
nella vita concreta di ogni giorno, lottano e pagano di persona per difendere i
diritti di chi non conta».[113]
64. È in questo spirito
che, con la presente Dichiarazione, la Chiesa ardentemente esorta a porre il
rispetto della dignità della persona umana al di là di ogni circostanza al
centro dell’impegno per il bene comune e di ogni ordinamento giuridico. Il
rispetto della dignità di ciascuno e di tutti è, infatti, la base
imprescindibile per l’esistenza stessa di ogni società che si pretende fondata
sul giusto diritto e non sulla forza del potere. Sulla base del riconoscimento
della dignità umana si sostengono i diritti umani fondamentali, che precedono e
fondano ogni civile convivenza.[114]
65. Ad ogni singola
persona e, allo stesso tempo, ad ogni comunità umana spetta pertanto il compito
della concreta e fattiva realizzazione della dignità umana, mentre agli Stati
spetta non solo di tutelarla, ma anche di garantire quelle condizioni
necessarie affinché essa possa fiorire nella promozione integrale della persona
umana: «nell’attività politica bisogna ricordare che “al di là di qualsiasi
apparenza, ciascuno è immensamente sacro e merita il nostro affetto e la nostra
dedizione”».[115]
66. Anche oggi, davanti a
tante violazioni della dignità umana che minacciano seriamente il futuro
dell’umanità, la Chiesa incoraggia la promozione della dignità di ogni persona
umana quali che siano le sue qualità fisiche, psichiche, culturali, sociali e
religiose. Lo fa con speranza, certa della forza che scaturisce dal Cristo
risorto, il quale ha rivelato in pienezza la dignità integrale di ogni uomo e
di ogni donna. Questa certezza diviene appello nelle parole di Papa Francesco: «ad
ogni persona di questo mondo chiedo di non dimenticare questa sua dignità che
nessuno ha diritto di toglierle».[116]
Il Sommo Pontefice
Francesco, nell’Udienza concessa al sottoscritto Prefetto insieme al Segretario
per la Sezione Dottrinale del Dicastero per la Dottrina della Fede, il giorno
25 marzo 2024, ha approvato la presente Dichiarazione, decisa nella Sessione
Ordinaria di questo Dicastero in data 28 febbraio 2024, e ne ha ordinato la
pubblicazione.
Dato in Roma, presso la
sede del Dicastero per la Dottrina della Fede, il 2 aprile 2024, 19°
anniversario della morte di san Giovanni Paolo II.
Víctor Manuel Card.
Fernández
Prefetto
Mons. Armando Matteo
Segretario per la Sezione Dottrinale
Ex Audientia Die
25.03.2024
Franciscus
[1]
S. Giovanni Paolo II, Angelus
con i disabili nella Chiesa Cattedrale di Osnabrück (16 novembre 1980):
Insegnamenti III/2 (1980), 1232.
[2]
Francesco, Esort. ap. Laudate
Deum (4 ottobre 2023), n. 39: L’Osservatore Romano (4 ottobre 2023), III.
[3]
Nel 1948, le Nazioni Unite hanno adottato la Dichiarazione universale dei
diritti dell’uomo, che si compone di trenta articoli. La parola “dignità” vi
appare cinque volte, in punti strategici: nelle prime parole del Preambolo e
nella prima frase dell’Articolo Primo. Questa dignità è dichiarata «inerente a
tutti i membri della famiglia umana» (Preambolo) e «tutti gli esseri umani
nascono liberi ed eguali in dignità e diritti» (Articolo 1).
[4]
Ponendo attenzione solo all’epoca moderna, si vede come la Chiesa ha
progressivamente accentuato l’importanza della dignità umana. Il tema è stato
sviluppato in particolare nell’Enciclica Rerum
novarum (1891) di Papa Leone XIII, nell’Enciclica Quadragesimo
anno (1931) di Papa Pio XI e nel Discorso
al Congresso della Unione Cattolica Italiana Ostetriche (1951) di Papa Pio
XII. Il Concilio
Vaticano II ha, poi, particolarmente approfondito questa tematica,
dedicando un intero documento al tema con la Dichiarazione Dignitatis
humanae (1965) e discutendo altresì la libertà umana nella Costituzione
pastorale Gaudium
et spes (1965).
[5] S.
Paolo VI, Udienza
generale (4 settembre 1968): Insegnamenti VI (1968), 886.
[6]
S. Giovanni Paolo II, Discorso
alla IIIª Conferenza Generale dell’Episcopato Latinoamericano (28 gennaio
1979), III.1-2: Insegnamenti II/1 (1979), 202-203.
[7]
Benedetto XVI, Discorso
ai partecipanti all’Assemblea Generale della Pontificia Accademia per la Vita
(13 febbraio 2010): Insegnamenti VI/1 (2011), 218.
[8] Benedetto
XVI, Discorso
ai partecipanti alla riunione della Banca di Sviluppo del Consiglio d’Europa
(12 giugno 2010): Insegnamenti VI/1 (2011), 912-913.
[9]
Francesco, Esort. ap. Evangelii
gaudium (24 novembre 2013), n. 178: AAS 105 (2013), 1094, che cita S.
Giovanni Paolo II, Angelus
con i disabili nella Chiesa Cattedrale di Osnabrück (16 novembre 1980):
Insegnamenti III/2 (1980), 1232.
[10]
Francesco, Lett. enc. Fratelli
tutti (3 ottobre 2020), n. 8: AAS 112 (2020), 971.
[11]
Ibidem,
n. 277: AAS 112 (2020), 1069.
[12]
Ibidem,
n. 213: AAS 112 (2020), 1045.
[13]
Ibidem,
n. 213: AAS 112 (2020), 1045, che cita Francesco, Messaggio
ai partecipanti alla Conferenza internazionale “I diritti umani nel mondo
contemporaneo: conquiste, omissioni, negazioni” (10 dicembre 2018):
L’Osservatore Romano (10-11 dicembre 2018), 8.
[14]
La Dichiarazione del 1948 delle Nazioni Unite è stata seguita e ulteriormente
elaborata dal Patto internazionale delle Nazioni Unite sui diritti civili e
politici del 1966 e dall’Atto finale della Conferenza sulla sicurezza e la
cooperazione in Europa del 1975.
[15]
Cf. Commissione Teologica Internazionale, Dignità
e diritti della persona umana (1983), Introduzione, 3. Un compendio
dell’insegnamento cattolico sulla dignità umana si trova nel Catechismo
della Chiesa Cattolica, nel capitolo intitolato “La dignità della persona
umana”, nn. 1700-1876.
[16]
Francesco, Lett. enc. Fratelli
tutti (3 ottobre 2020), n. 22: AAS 112 (2020), 976.
[17]
Boezio, Contra Eutychen et Nestorium, c. 3: PL 64, 1344: «persona est
rationalis naturae individua substantia». Cf. S. Bonaventura, In I Sent., d.
25, a. 1, q. 2; S. Tommaso d’Aquino, Summa Theologiae, I, q. 29, a. 1, resp.
[18]
Poiché non è scopo di questa Dichiarazione redigere un trattato esaustivo sulla
nozione di dignità, per esigenze di brevità si accenna qui, in via
esemplificativa, solo alla cosiddetta cultura classica greca e romana, in
quanto punto di riferimento della prima riflessione filosofica e teologica
cristiana.
[19]
Cf. ad es. Cicerone, De Officiis I, 105-106: «sed pertinet ad omnem officii
quaestionem semper in promptu habere, quantum natura hominis pecudibus
reliquisque beluis antecedat […] Atque etiam si considerare
volumus, quae sit in natura excellentia et dignitas, intellegemus, quam sit
turpe diffluere luxuria et delicate ac molliter vivere quamque honestum parce,
continenter, severe, sobrie» (Scriptorum Latinorum Bibliotheca Oxoniensis, ed.
M. Winterbottom, Oxford 1994, 43). Questa la traduzione italiana: «sempre, in
ogni questione morale, conviene tener presente la grande eccellenza della
natura umana rispetto a tutti gli animali [...] Anzi, sol che vogliamo
riflettere un poco sopra l’eccellenza e la dignità della natura umana,
comprenderemo quanto sia turpe una vita che nuota nel lusso e si sprofonda
nelle mollezze, e per contro quanto sia bella una vita modesta e frugale,
austera e sobria» (Dei doveri, tr. it. a cura di D. Arfelli, Zanichelli,
Bologna 1958, 109-111).
[20]
Cf. S. Paolo VI, Discorso al Pellegrinaggio in Terra Santa: Visita alla
Basilica dell’Annunciazione in Nazareth (5 gennaio 1964): AAS 56 (1964),
166-170.
[21]
Tra gli innumerevoli riferimenti, cf. ad es. S. Clemente di Roma, 1 Clem. 33,
4s: PG 1, 273; Teofilo di Antiochia, Ad Aut. I, 4: PG 6, 1029; S. Clemente di
Alessandria, Strom. III, 42, 5-6: PG 8, 1145; Ibidem, VI, 72, 2: PG 9, 293; S.
Ireneo di Lione, Adv. Haer. V, 6, 1: PG 7, 1137-1138; Origene, De princ. III,
6,1: PG 11, 333; S. Agostino, De Gen. ad litt. VI, 12: PL 34, 348. De Trin.
XIV, 8, 11: PL 42, 1044-1045.
[22]
S. Tommaso d’Aquino, Summa Theologiae, I, q. 29, a. 3, resp.: «persona
significat id, quod est perfectissimum in tota natura, scilicet subsistens in
rationali natura».
[23]
Si pensi solo a Giovanni Pico della Mirandola e al suo noto testo Oratio de
hominis dignitate (1486).
[24]
Per un pensatore ebreo come E. Levinas (1906-1995), l’essere umano è
qualificato dalla sua libertà in quanto si scopre infinitamente responsabile
dell’altro essere umano.
[25]
Alcuni grandi pensatori cristiani del XIX e XX secolo, come san J.H. Newman, il
beato A. Rosmini, J. Maritain, E. Mounier, K. Rahner, H.U. von Balthasar, ed
altri, sono riusciti a proporre una visione dell’uomo che può validamente
dialogare con le correnti di pensiero del nostro inizio del XXI secolo,
qualunque sia la loro ispirazione, anche post-moderna.
[26]
Per questo motivo la «Dichiarazione universale dei diritti dell’uomo […]
suggerisce implicitamente che la fonte dei diritti umani inalienabili si trova
nella dignità di ogni persona umana»: Commissione Teologica Internazionale,
Alla ricerca di un’etica universale: nuovo sguardo sulla legge naturale (2009),
n. 115.
[27]
Conc. Ecum. Vat. II, Cost. past. Gaudium
et spes (7 dicembre 1965), n. 26: AAS 58 (1966), 1046; tutto il primo
capitolo della prima parte della Costituzione (nn. 11-22) viene dedicato alla
“Dignità della persona umana”.
[28]
Conc. Ecum. Vat. II, Dich. Dignitatis
humanae (7 dicembre 1965), n. 1: AAS 58 (1966), 929.
[29]
Ibidem,
n. 2: AAS 58 (1966), 931.
[30]
Congregazione per la Dottrina della Fede, Istruzione Dignitas
personae (8 settembre 2008), n. 7: AAS 100 (2008), 863. Cf. anche S. Ireneo
di Lione, Adv. Haer. V, 16, 2: PG 7, 1167-1168.
[31]
Siccome «con l’incarnazione il Figlio di Dio si è unito in certo modo ad ogni
uomo» (Conc. Ecum. Vat. II, Cost. past. Gaudium
et spes (7 dicembre 1965), n. 22: AAS 58 (1966), 1042), la dignità di ogni
uomo ci viene rivelata da Cristo nella sua pienezza.
[32]
Conc. Ecum. Vat. II, Cost. past. Gaudium
et spes (7 dicembre 1965), n. 19: AAS 58 (1966), 1038.
[33]
S. Giovanni Paolo II, Lett. enc. Evangelium
vitae (25 marzo 1995), n. 38: AAS 87 (1995), 443, che cita S. Ireneo di
Lione, Adv. Haer. IV, 20,7: PG 7, 1037-1038.
[34]
Cristo ha infatti donato ai battezzati una nuova dignità, quella di “figli di
Dio”: cf. Catechismo della Chiesa Cattolica, nn. 1213,
1265,
1270,
1279.
[35]
Conc. Ecum. Vat. II, Dich. Dignitatis
humanae (7 dicembre 1965), n. 9: AAS 58 (1966), 935.
[36]
Cf. S. Ireneo di Lione, Adv. Haer. V, 6, 1. V, 8, 1. V, 16, 2: PG 7, 1136-1138.
1141-1142. 1167-1168; S. Giovanni Damasceno, De fide orth. 2, 12: PG 94,
917-930.
[37]
Benedetto XVI, Discorso
a Westminster Hall (17 settembre 2010): Insegnamenti VI/2 (2011), 240.
[38]
Francesco, Udienza
generale (12 agosto 2020): L’Osservatore Romano (13 agosto 2020), 8, che
cita S. Giovanni Paolo II, Discorso
all’Assemblea Generale delle Nazioni Unite (2 ottobre 1979), 7 e Id., Discorso
all’Assemblea Generale delle Nazioni Unite (5 ottobre 1995), 2.
[39]
Cf. Congregazione per la Dottrina della Fede, Istruzione Dignitas
personae (8 settembre 2008), n. 8: AAS 100 (2008), 863-864.
[40]
Commissione Teologica Internazionale, La
libertà religiosa per il bene di tutti (2019), n. 38.
[41]
Cf. Francesco, Discorso
ai Membri del Corpo Diplomatico accreditato presso la Santa Sede per la
presentazione degli auguri per il nuovo anno (8 gennaio 2024):
L’Osservatore Romano (8 gennaio 2024), 3.
[42] S.
Giovanni Paolo II, Lett. enc. Evangelium
vitae (25 marzo 1995), n. 19: AAS 87 (1995), 422.
[43]
Francesco, Lett. enc. Laudato
si’ (24 maggio 2015), n. 69: AAS 107 (2015), 875, che cita Catechismo
della Chiesa Cattolica, n. 339.
[44]
Francesco, Esort. ap. Laudate
Deum (4 ottobre 2023), n. 67: L’Osservatore Romano (4 ottobre 2023), IV.
[45]
Ibidem,
n. 63: L’Osservatore Romano (4 ottobre 2023), IV.
[46] Catechismo
della Chiesa Cattolica, n. 1730.
[47] Benedetto
XVI, Messaggio
per la celebrazione della 44a Giornata mondiale della pace (1° gennaio
2011), n. 3: Insegnamenti VI/2 (2011), 979.
[48]
Pontificio Consiglio della Giustizia e della Pace, Compendio
della Dottrina sociale della Chiesa, n. 137.
[49]
Francesco, Lett. enc. Fratelli
tutti (3 ottobre 2020), n. 109: AAS 112 (2020), 1006.
[50]
Pontificio Consiglio della Giustizia e della Pace, Compendio
della Dottrina sociale della Chiesa, n. 137.
[51]
Francesco, Discorso
ai partecipanti all’Incontro mondiale dei movimenti popolari (28 ottobre
2014): AAS 106 (2014), 858.
[52]
Francesco, Lett. enc. Fratelli
tutti (3 ottobre 2020), n. 107: AAS 112 (2020), 1005-1006.
[53]
Conc. Ecum. Vat. II, Cost. past. Gaudium
et spes (7 dicembre 1965), n. 27: AAS 58 (1966), 1047.
[56]
Cf. Catechismo
della Chiesa Cattolica, n. 2267 e Congregazione per la Dottrina della Fede,
Lettera
ai vescovi circa la nuova redazione del n. 2267 del Catechismo della Chiesa
Cattolica sulla pena di morte (1° agosto 2018), nn. 7-8.
[57]
Francesco, Lett. enc. Fratelli
tutti (3 ottobre 2020), n. 269: AAS 112 (2020), 1065.
[58]
S. Giovanni Paolo II, Lett. enc. Sollicitudo
rei socialis (30 dicembre 1987), n. 28: AAS 80 (1988), 549.
[59]
Benedetto XVI, Lett. enc. Caritas
in veritate (29 giugno 2009), n. 22: AAS 101 (2009), 657, che cita Paolo
VI, Lett. enc. Populorum
progressio (26 marzo 1967), n. 9: AAS 59 (1967), 261-262.
[60]
Francesco, Lett. enc. Fratelli
tutti (3 ottobre 2020), n. 21: AAS 112 (2020), 976, che cita Benedetto XVI,
Lett. enc. Caritas
in veritate (29 giugno 2009), n. 22: AAS 101 (2009), 657.
[61]
Francesco, Lett. enc. Fratelli
tutti (3 ottobre 2020), n. 20: AAS 112 (2020), 975-976. Cf. anche la
“Preghiera al Creatore” alla fine della stessa Enciclica.
[62]
Ibidem,
n. 116: AAS 112 (2020), 1009, che cita Francesco, Discorso
ai partecipanti all’Incontro mondiale dei movimenti popolari (28 ottobre
2014): AAS 106 (2014), 851-852.
[63]
Francesco, Lett. enc. Fratelli
tutti (3 ottobre 2020), n. 162: AAS 112 (2020), 1025, che cita Francesco, Discorso
ai membri del Corpo diplomatico accreditato presso la Santa Sede (12
gennaio 2015): AAS 107 (2015), 165.
[64]
Francesco, Lett. enc. Fratelli
tutti (3 ottobre 2020), n. 25: AAS 112 (2020), 978, che cita Francesco, Messaggio
per la 49ª Giornata mondiale della pace (1° gennaio 2016): AAS 108 (2016),
49.
[65]
Francesco, Messaggio
ai partecipanti alla VI Edizione del “Forum de Paris sur la Paix” (10
novembre 2023): L’Osservatore Romano (10 novembre 2023), 7, che cita Id., Udienza
generale (23 marzo 2022): L’Osservatore Romano (23 marzo 2022), 3.
[66]
Francesco, Discorso
alla Conferenza delle Parti della Convenzione Quadro delle Nazioni Unite sui
Cambiamenti Climatici (COP 28) (2 dicembre 2023): L’Osservatore Romano (2
dicembre 2023), 2.
[67]
Cf. S. Paolo VI, Discorso
alle Nazioni Unite (4 ottobre 1965): AAS 57 (1965), 881.
[68]
S. Giovanni Paolo II, Lett. enc. Redemptor
hominis (4 marzo 1979), n. 16: AAS 71 (1979), 295.
[69]
Francesco, Lett. enc. Fratelli
tutti (3 ottobre 2020), n. 258: AAS 112 (2020), 1061.
[70]
Francesco, Discorso
al Consiglio di Sicurezza delle Nazioni Unite (14 giugno 2023):
L’Osservatore Romano (15 giugno 2023), 8.
[71]
Francesco, Discorso
nella Giornata mondiale di Preghiera per la Pace (20 settembre 2016):
L’Osservatore Romano (22 settembre 2016), 5.
[72]
Cf. Francesco, Lett. enc. Fratelli
tutti (3 ottobre 2020), n. 38: AAS 112 (2020), 983: «Di conseguenza, “va
riaffermato il diritto a non emigrare, cioè a essere in condizione di rimanere
nella propria terra”», che cita Benedetto XVI, Messaggio
per la 99ª Giornata mondiale del Migrante e del Rifugiato (12 ottobre
2012): AAS 104 (2012), 908.
[73]
Cf. Francesco, Lett. enc. Fratelli
tutti (3 ottobre 2020), n. 38: AAS 112 (2020), 982-983.
[74]
Ibidem,
n. 39: AAS 112 (2020), 983.
[75]
Benedetto XVI, Lett. enc. Caritas
in veritate (29 giugno 2009), n. 62: AAS 101 (2009), 697.
[76]
Francesco, Lett. enc. Fratelli
tutti (3 ottobre 2020), n. 39: AAS 112 (2020), 983.
[77]
Può essere utile qui ricordare la dichiarazione di Paolo III sulla dignità
degli uomini rinvenuti nelle terre del “Nuovo Mondo” nella Bolla Pastorale
officium (29 maggio 1537), ove stabilisce – sotto pena di scomunica – che gli
abitanti di quei territori, «anche se sono al di fuori del grembo della chiesa
[…] non stiano per essere privati della loro libertà o del dominio sulle loro
cose, poiché sono uomini e per questo capaci di fede e salvezza» [«licet extra
gremium Ecclesiae existant, non tamen sua libertate, aut rerum suarum dominio
[…] privandos esse, et cum homines, ideoque fidei et salutis capaces sint»]: DH
1495.
[78]
Francesco, Discorso
ai partecipanti alla Plenaria del Pontificio Consiglio della Pastorale per i
Migranti e gli Itineranti (24 maggio 2013): AAS 105 (2013), 470-471.
[79]
Francesco, Discorso
all’Organizzazione delle Nazioni Unite, New York (25 settembre 2015): AAS
107 (2015), 1039.
[80]
Francesco, Discorso
ad un gruppo di Ambasciatori in occasione della presentazione delle Lettere
Credenziali (12 dicembre 2013): L’Osservatore Romano (13 dicembre 2013), 8.
[81]
Francesco, Discorso
ai Partecipanti alla Conferenza internazionale sulla tratta di persone (11
aprile 2019): AAS 111 (2019), 700.
[82]
Documento
Finale della XV Assemblea Generale Ordinaria del Sinodo dei Vescovi (27
ottobre 2018), n. 29.
[83]
Francesco, Lett. enc. Fratelli
tutti (3 ottobre 2020), n. 23: AAS 112 (2020), 977, che cita Id., Esort.
ap. Evangelii
gaudium (24 novembre 2013), n. 212: AAS 105 (2013), 1108.
[84]
S. Giovanni Paolo II, Lettera
alle donne (29 giugno 1995), n. 4: Insegnamenti XVIII/1 (1997), 1874.
[85]
Ibidem,
n. 5: Insegnamenti XVIII/1 (1997), 1875.
[86]
Catechismo
della Chiesa Cattolica, n. 1645.
[87]
Francesco, Discorso
in occasione della Celebrazione Mariana – Virgen De La Puerta (20 gennaio
2018): AAS 110 (2018), 329.
[88]
Francesco, Discorso
ai partecipanti all’Assemblea Plenaria della Congregazione per la Dottrina
della Fede (21 gennaio 2022): L’Osservatore Romano (21 gennaio 2022), 8.
[89]
S. Giovanni Paolo II, Lett. enc. Evangelium
vitae (25 marzo 1995), 58: AAS 87 (1995), 466-467. Sul tema del rispetto
dovuto agli embrioni umani, si veda Congregazione per la Dottrina della Fede,
Istruzione Donum
vitae (22 febbraio 1987): «La prassi di mantenere in vita degli embrioni
umani, in vivo o in vitro, per scopi sperimentali o commerciali, è del tutto
contraria alla dignità umana» (I, 4): AAS 80 (1988), 82.
[90]
Francesco, Esort. ap. Evangelii
gaudium (24 novembre 2013), 213: AAS 105 (2013), 1108.
[92]
Francesco, Discorso
ai Membri del Corpo Diplomatico accreditato presso la Santa Sede per la
presentazione degli auguri per il nuovo anno (8 gennaio 2024):
L’Osservatore Romano (8 gennaio 2024), 3.
[93]
Cf. Congregazione per la Dottrina della Fede, Istruzione Dignitas
personae (8 settembre 2008), n. 16: AAS 100 (2008), 868-869. Tutti questi
aspetti sono richiamati con precisione nell’Istruzione dell’allora Congregazione
per la Dottrina della Fede dal titolo Donum
vitae (22 febbraio 1987): AAS 80 (1988), 71-102.
[94]
Congregazione per la Dottrina della Fede, Lettera
Samaritanus bonus (14 luglio 2020), V, n. 4: AAS 112 (2020), 925.
[95]
Cf. Ibidem,
V, n.1: AAS 112 (2020), 919.
[96]
Francesco, Udienza
generale (9 febbraio 2022): L’Osservatore Romano (9 febbraio 2022), 3.
[97]
Cf. soprattutto Francesco, Lett. enc. Fratelli
tutti (3 ottobre 2020), nn. 18-21: AAS 112 (2020), 975-976: “Lo scarto
mondiale”. Il n. 188 della stessa Enciclica arriva a identificare una “cultura
dello scarto”.
[98]
Cf. Francesco, Discorso
ai partecipanti al Convegno promosso dal Pontificio Consiglio per la Promozione
della Nuova Evangelizzazione (21 ottobre 2017): L’Osservatore Romano (22
ottobre 2017), 8: «La vulnerabilità appartiene all’essenza dell’uomo».
[99]
Cf. Francesco, Messaggio
in occasione della Giornata internazionale delle persone con disabilità (3
dicembre 2020): AAS 112 (2020), 1185-1186.
[100]
Francesco, Lett. enc. Fratelli
tutti (3 ottobre 2020), nn. 187-188: AAS 112 (2020), 1035-1036, che cita
Id., Discorso
al Parlamento Europeo, Strasburgo (25 novembre 2014): AAS 106 (2014), 999,
e Id., Discorso
alla classe dirigente e al Corpo diplomatico, Bangui – Repubblica Centrafricana
(29 novembre 2015): AAS 107 (2015) 1320.
[101]
Francesco, Esort. ap. Amoris
laetitia (19 marzo 2016), n. 250: AAS 108 (2016), 412-413, che cita Catechismo
della Chiesa Cattolica, n. 2358.
[102]
Francesco, Discorso
ai Membri del Corpo Diplomatico accreditato presso la Santa Sede per la
presentazione degli auguri per il nuovo anno (8 gennaio 2024):
L’Osservatore Romano (8 gennaio 2024), 3.
[103]
Francesco, Esort. ap. Amoris
laetitia (19 marzo 2016), n. 56: AAS 108 (2016), 334.
[104]
Ibidem,
che cita la XIV Assemblea Generale Ordinaria del Sinodo dei Vescovi, Relatio
finalis (24 ottobre 2015), 58.
[105]
Francesco, Esort. ap. Amoris
laetitia (19 marzo 2016), n. 286: AAS 108 (2016), 425.
[106]
Catechismo
della Chiesa Cattolica, n. 364.
[107]
Questo vale anche per il rispetto dovuto ai corpi dei defunti; cf. ad es.
Congregazione per la Dottrina della Fede, Istruzione Ad
resurgendum cum Christo (15 agosto 2016), n. 3: AAS 108 (2016), 1290:
«Seppellendo i corpi dei fedeli defunti, la Chiesa conferma la fede nella
risurrezione della carne, e intende mettere in rilievo l’alta dignità del corpo
umano come parte integrante della persona della quale il corpo condivide la
storia». Più complessivamente, cf. anche Commissione Teologica Internazionale, Problemi
attuali di escatologia (1990), n. 5: “L’uomo chiamato alla risurrezione”.
[108]
Cf. Francesco, Lett. enc. Laudato
si’ (24 maggio 2015), n. 155: AAS 107 (2015), 909.
[109]
Francesco, Esort. ap. Amoris
laetitia (19 marzo 2016), n. 56: AAS 108 (2016), 344.
[110]
Francesco, Esort. ap. Christus
vivit (25 marzo 2019), n. 88: AAS 111 (2019), 413, che cita il Documento
Finale della XV Assemblea Generale Ordinaria del Sinodo dei Vescovi (27
ottobre 2018), n. 23.
[111]
Francesco, Lett. enc. Fratelli
tutti (3 ottobre 2020), n. 42: AAS 112 (2020), 984.
[112]
Francesco, Lett. enc. Fratelli
tutti (3 ottobre 2020), n. 205: AAS 112 (2020), 1042, che cita Id., Messaggio
per la 48a Giornata mondiale delle Comunicazioni Sociali (24 gennaio 2014):
AAS 106 (2014), 113.
[113]
Francesco, Angelus
(10 dicembre 2023): L’Osservatore Romano (11 dicembre 2023), 12.
[114]
Cf. Commissione Teologica Internazionale, Dignità
e diritti della persona umana (1983), n. 2.
[115]
Francesco, Lett. enc. Fratelli
tutti (3 ottobre 2020), n. 195: AAS 112 (2020), 1038, che cita Id., Esort.
ap. Evangelii
gaudium (24 novembre 2013), n. 274: AAS 105 (2013), 1130.
[116]
Francesco, Lett. enc. Laudato
si’ (24 maggio 2015), n. 205: AAS 107 (2015), 928.
Pfarrkirchen
bei Bad Hall ( Upper Austria ). Saint George parish church: Fresco ( 1748 )
under the church gallery by Wolfgang Andreas Heindl: The Good Samaritan ( Luc.
X )
Pfarrkirchen
bei Bad Hall ( Oberösterreich ). Pfarrkirche St. Georg: Fresko ( 1748 ) unter
der Orgelempore von Wolfgang Andreas Heindl: Der gute Samariter ( Luk. X )
DIKASTERIUM FÜR DIE
GLAUBENSLEHRE
Auf dem Kongress vom 15.
März 2019 beschloss die damalige Kongregation für die Glaubenslehre, „mit der
Ausarbeitung eines Textes zu beginnen, der die Unausweichlichkeit des Konzepts
der Würde der menschlichen Person innerhalb der christlichen Anthropologie
hervorhebt und derenTragweite sowie die nützlichen Auswirkungen auf sozialer,
politischer und wirtschaftlicher Ebene aufzeigt, unter Berücksichtigung der
jüngsten Entwicklungen des Themas im akademischen Bereich und dessen
ambivalenten Auffassungen im heutigen Kontext“. Ein erster diesbezüglicher
Entwurf, der im Laufe des Jahres 2019 mit Hilfe einer Reihe von Experten
erarbeitet wurde, wurde von einer eingeschränkten Konsultorenversammlung der
Kongregation am 8. Oktober desselben Jahres als nicht zufriedenstellend bewertet.
Ein weiterer Entwurf des
Textes wurde von der doktrinären Sektion auf der Grundlage der Beiträge
mehrerer Experten von Grund auf neu erstellt. Dieser Entwurf wurde am 4.
Oktober 2021 in einer Konsultorenversammlung in kleiner Besetzung vorgestellt
und diskutiert. Im Januar 2022 wurde der neue Entwurf der Plenarsitzung der
Kongregation vorgelegt, bei der die Mitglieder den Text gekürzt und vereinfacht
haben.
Am 6. Februar 2023 wurde
der neue, geänderte Text von einer kleinbesetzten Konsultorenversammlung
bewertet, die einige weitere Änderungen vorschlug. Die neue Fassung wurde der
Ordentlichen Versammlung des Dikasteriums (Feria IV) am 3. Mai 2023 zur
Bewertung vorgelegt. Die Mitglieder stimmten zu, dass das Dokument mit einigen
Änderungen veröffentlicht werden kann. Der Heilige Vater Franziskus genehmigte
die Beschlüsse dieser Feria IV bei der mir am 13. November 2023 gewährten
Audienz. Bei dieser Gelegenheit bat er mich auch, in dem Text Themen
hervorzuheben, die eng mit dem Thema der Würde verbunden sind, wie das Drama
der Armut, die Situation von Migranten, Gewalt gegen Frauen, Menschenhandel,
Krieg und andere. Um diesem Hinweis des Heiligen Vaters bestmöglich
nachzukommen, widmete die doktrinäre Sektion des Dikasteriums einen Kongress
dem eingehenden Studium der Enzyklika Fratelli
tutti, die eine originelle Analyse und Vertiefung des Themas der
Menschenwürde „unabhängig von allen Umständen“ bietet.
Mit Schreiben vom 2.
Februar 2024 wurde den Mitgliedern des Dikasteriums im Hinblick auf die Feria
IV am darauffolgenden 28. Februar ein neuer, erheblich veränderter Textentwurf
mit folgender Erläuterung übermittelt: „Dieser weitere Entwurf wurde notwendig,
um einer besonderen Bitte des Heiligen Vaters zu entsprechen. Er forderte
ausdrücklich, dass die Aufmerksamkeit auf die gegenwärtigen schweren
Verletzungen der Menschenwürde in unserer Zeit im Anschluss an die Enzyklika Fratelli
tutti gerichtet werden sollte. Die doktrinäre Sektion hat daher den ersten
Teil gekürzt [...] und detaillierter ausgearbeitet, worauf der Heilige Vater
hingewiesen hatte“. Die Ordentliche Versammlung des Dikasteriums schließlich
hat den Text der vorliegenden Erklärung am 28. Februar 2024 angenommen. Bei der
Audienz, die mir zusammen mit dem Sekretär der doktrinären Sektion, Msgr.
Armando Matteo, am 25. März 2024 gewährt wurde, hat der Heilige Vater dann die
vorliegende Erklärung approbiert und ihre Veröffentlichung angeordnet.
Die Ausarbeitung des
Textes, die sich über fünf Jahre hinzog, gibt zu verstehen, dass wir es mit
einem Dokument zu tun haben, das aufgrund der Ernsthaftigkeit und der zentralen
Bedeutung der Frage der Würde im christlichen Denken einen beträchtlichen
Reifungsprozess benötigte, um zu dem endgültigen Entwurf zu gelangen, den wir
heute veröffentlichen.
In den ersten drei Teilen
erinnert die Erklärung an grundlegende Prinzipien und theoretische Annahmen, um
wichtige Klarstellungen zu bieten, die die häufigen Verwirrungen vermeiden
können, die bei der Verwendung des Begriffs „Würde“ auftreten. Im vierten Teil
werden einige aktuelle problematische Situationen dargestellt, in denen die
unermessliche und unveräußerliche Würde, die jedem Menschen zukommt, nicht
angemessen anerkannt wird. Das Anzeigen solch schwerwiegender und aktueller
Verletzungen der Menschenwürde erscheint geboten, denn die Kirche nährt die
tiefe Überzeugung, dass der Glauben nicht von der Verteidigung der
Menschenwürde, die Evangelisierung nicht von der Förderung eines würdigen
Lebens und die Spiritualität nicht vom Einsatz für die Würde aller Menschen
getrennt werden können.
Diese Würde aller
Menschen kann in der Tat als „unendlich“ (dignitas infinita) verstanden werden,
wie der heilige Johannes Paul II. bei einem Treffen mit Menschen, die von
bestimmten Einschränkungen oder Behinderungen betroffen sind,[1]
bekräftigt hat, um zu zeigen, dass die Würde aller Menschen jede äußerliche
Erscheinung oder jedes Merkmal des konkreten Lebens der Menschen übersteigt.
Papst Franziskus wollte
in der Enzyklika Fratelli
tutti mit besonderem Nachdruck betonen, dass diese Würde „unabhängig von
allen Umständen“ besteht, und forderte alle auf, sie in jedem kulturellen
Kontext, in jedem Augenblick des Lebens eines Menschen zu verteidigen,
unabhängig von körperlichen, psychologischen, sozialen oder sogar moralischen
Mängeln. In dieser Hinsicht versucht die Erklärung zu zeigen, dass wir es mit
einer universellen Wahrheit zu tun haben, zu deren Anerkennung wir alle
aufgerufen sind, als grundlegende Voraussetzung dafür, dass unsere Gesellschaften
wirklich gerecht, friedlich, gesund und letztlich authentisch menschlich seien.
Die Auflistung der in der
Erklärung ausgewählten Themen ist sicherlich nicht erschöpfend. Es handelt sich
jedoch um Themen, die es ermöglichen, verschiedene Aspekte der Menschenwürde
zum Ausdruck zu bringen, die im Bewusstsein vieler Menschen heute
möglicherweise verdunkelt sind. Einige sind für verschiedene Bereiche unserer
Gesellschaft leicht akzeptabel, andere weniger. Sie erscheinen uns jedoch alle
notwendig, weil sie zusammengenommen dazu beitragen, die Harmonie und den
Reichtum des Denkens über die Würde zu erkennen, die sich aus dem Evangelium
ergibt.
Die vorliegende Erklärung
erhebt nicht den Anspruch, ein so reiches und entscheidendes Thema zu
erschöpfen, sondern will einige Denkanstöße bereitstellen, die uns helfen,
diese Thematik in der komplexen geschichtlichen Situation, in der wir leben, im
Auge zu behalten, damit wir uns inmitten so vieler Sorgen und Ängste nicht
verirren und uns nicht noch mehr zerreißenden und tiefen Leiden aussetzen.
Víctor Manuel
Kard. Fernández
Präfekt
1. Eine unendliche Würde
(Dignitas infinita), die unveräußerlich in ihrem Wesen begründet ist, kommt
jeder menschlichen Person zu, unabhängig von allen Umständen und in welchem
Zustand oder in welcher Situation sie sich auch immer befinden mag. Dieser
Grundsatz, der auch von der Vernunft allein voll erkannt werden kann, ist die
Grundlage für den Vorrang der menschlichen Person und den Schutz ihrer Rechte.
Die Kirche bekräftigt und bestätigt im Licht der Offenbarung in absoluter Art
und Weise diese ontologische Würde der menschlichen Person, die nach dem Bild
und Gleichnis Gottes geschaffen und in Christus Jesus erlöst wurde. Aus dieser
Wahrheit leitet sie die Gründe für ihr Engagement für die Schwächeren und
weniger Mächtigen ab, wobei sie stets auf den „Primat der menschlichen Person
und der Verteidigung ihrer Würde unabhängig von allen Umständen“[2]
besteht.
2. Diese ontologische
Würde und der einzigartige und herausragende Wert jeder Frau und jedes Mannes,
die in dieser Welt existieren, wurden in der Allgemeinen Erklärung der Menschenrechte
(10. Dezember 1948) von der Generalversammlung der Vereinten Nationen
verbindlich bekräftigt.[3] Beim
Gedenken des 75. Jahrestags dieses Dokuments sieht die Kirche die Gelegenheit,
erneut ihre Überzeugung zu verkünden, dass jeder Mensch, der von Gott
geschaffen und von Christus erlöst wurde, gerade wegen seiner unveräußerlichen
Würde anerkannt und mit Achtung und Liebe behandelt werden muss. Der erwähnte
Jahrestag bietet der Kirche auch die Gelegenheit, einige Missverständnisse zu
klären, die häufig in Bezug auf die Menschenwürde auftreten, und einige ernste
und dringende konkrete Fragen in diesem Zusammenhang anzusprechen.
3. Seit Beginn ihrer
Sendung hat sich die Kirche, geleitet vom Evangelium, darum bemüht, die
Freiheit zu bekräftigen und die Rechte aller Menschen zu fördern.[4] In
jüngster Zeit hat sie sich dank der Stimme der Päpste bemüht, dieses Engagement
durch den erneuten Aufruf zur Anerkennung der grundlegenden Würde der
menschlichen Person noch deutlicher zu formulieren. Der heilige Paul VI. sagte,
dass „keine Anthropologie derjenigen der Kirche über die menschliche Person
gleichkommt, selbst wenn sie individuell betrachtet wird, was ihre
Originalität, ihre Würde, die Unantastbarkeit und den Reichtum ihrer
Grundrechte, ihre Heiligkeit, ihre Erziehbarkeit, ihr Streben nach
vollständiger Entwicklung und ihre Unsterblichkeit betrifft“[5].
4. Der heilige Johannes
Paul II. erklärte 1979 auf der Dritten Lateinamerikanischen Bischofskonferenz
in Puebla: „Die Menschenwürde ist ein Wert im Evangelium, der nicht verachtet
werden kann, ohne den Schöpfer schwer zu verletzen. Diese Würde wird auf
individueller Ebene verletzt, wenn Werte wie Freiheit, das Recht auf
Religionsausübung, körperliche und seelische Unversehrtheit, das Recht auf
lebensnotwendige Güter und auf das Leben nicht gebührend berücksichtigt werden.
Sie wird auf gesellschaftlicher und politischer Ebene mit Füßen getreten, wenn
Menschen ihr Recht auf Teilhabe nicht wahrnehmen können oder sie wird
ungerechtfertigtem und unrechtmäßigem Zwang oder physischer oder psychischer
Folter ausgesetzt usw. [...] Wenn die Kirche bei der Verteidigung oder
Förderung der Menschenwürde präsent ist, so tut sie dies in Übereinstimmung mit
ihrer Sendung, die, obwohl sie religiös und nicht sozial oder politisch ist,
nicht umhin kann, den Menschen in seiner Ganzheit zu betrachten.“[6]
5. Im Jahr 2010 erklärte
Benedikt XVI. vor der Päpstlichen Akademie für das Leben, dass die Würde der
Person „ein grundlegendes Prinzip [ist], das der Glaube an Jesus Christus, den
Gekreuzigten und Auferstandenen, immer verteidigt hat, vor allem wenn es
gegenüber den geringsten und schutzlosesten Personen mißachtet wird“[7].
Bei einer anderen Gelegenheit sagte er vor Wirtschaftsfachleuten: „Die
Wirtschafts- und die Finanzwelt sind kein Selbstzweck, sondern nur ein Werkzeug,
ein Hilfsmittel. Ihr einziges Ziel ist die menschliche Person und ihre volle
Erfüllung in Würde. Dies ist das einzige Kapital, das es zu bewahren gilt.“[8]
6. Gleich zu Beginn
seines Pontifikats hat Papst Franziskus die Kirche eingeladen, „einen
himmlischen Vater zu bekennen, der jeden einzelnen Menschen unendlich liebt“
und zu entdecken, „dass er ihm ,dadurch unendliche Würde verleiht‘,“[9]
wobei er nachdrücklich betont, dass diese unermessliche Würde eine
ursprüngliche Gegebenheit darstellt, die mit Treue anerkannt und mit
Dankbarkeit angenommen werden muss. Gerade auf diese Anerkennung und Annahme
beruht die Möglichkeit, ein neues Zusammenleben unter den Menschen zu
begründen, das die Weggemeinschaft in einem Horizont echter Brüderlichkeit
dekliniert: Nur indem wir „die Würde jedes Menschen anerkennen“, können wir
„bei allen ein weltweites Streben nach Geschwisterlichkeit zum Leben erwecken“[10].
Nach Papst Franziskus liegt „die Quelle der Menschenwürde und
Geschwisterlichkeit im Evangelium Jesu Christi“[11],
aber es ist auch eine Überzeugung, zu der die menschliche Vernunft durch
Reflexion und Dialog gelangen kann, denn „[w]enn man diese Würde in jeder
Situation respektieren soll, dann nicht etwa deshalb, weil wir die Würde der
anderen erfinden oder annehmen, sondern weil sie wirklich einen Wert besitzen,
der über die materiellen Dinge und die Umstände hinausgeht; diese erfordern,
dass sie auf andere Weise behandelt werden. Dass jeder Mensch eine
unveräußerliche Würde besitzt, ist eine Wahrheit, die der menschlichen Natur
unabhängig jeden kulturellen Wandels zukommt.“[12] In
Wahrheit, so schließt Papst Franziskus, „besitzt der Mensch die gleiche
unantastbare Würde in jeder historischen Epoche. Niemand kann sich durch die
Umstände ermächtigt fühlen, diese Überzeugung zu leugnen oder ihr nicht entsprechend
zu handeln“[13].
In dieser Perspektive stellt seine Enzyklika Fratelli
tutti bereits eine Art Magna Charta der heutigen Aufgaben zur Wahrung und
Förderung der Menschenwürde dar.
7. Obwohl inzwischen ein
recht allgemeiner Konsens über die Bedeutung und auch über die normative
Tragweite der Würde und des einzigartigen und transzendenten Wertes jedes
Menschen besteht,[14] birgt
der Ausdruck „Würde der menschlichen Person“ oft die Gefahr, dass er viele
Bedeutungen annehmen und somit zu möglichen Missverständnissen[15] und
„Widersprüche[n führen kann], aufgrund derer wir uns fragen, ob die Gleichheit
an Würde aller Menschen […] unter allen Umständen anerkannt, geachtet,
geschützt und gefördert wird“[16].
All dies führt uns dazu, die Möglichkeit einer vierfachen Unterscheidung im
Verständnis von Würde zu erkennen: die ontologische Würde, die sittliche Würde,
die soziale Würde und schließlich die existenzielle Würde. Die wichtigste
Sinngebung ist an die ontologische Würde gebunden, die der Person als solcher
allein durch die Tatsache zukommt, dass sie existiert und von Gott gewollt,
geschaffen und geliebt ist. Diese Würde kann niemals ausgelöscht werden und
bleibt über alle Umstände hinaus gültig, in denen sich der Einzelne befinden
kann. Wenn wir dagegen von sittlicher Würde sprechen, beziehen wir uns vielmehr
auf die Ausübung der Freiheit durch das menschliche Geschöpf. Dieses ist zwar
mit einem Gewissen ausgestattet, bleibt aber immer offen für die Möglichkeit,
gegen dieses Gewissen zu handeln. Damit verhält sich der Mensch in einer Weise,
die seiner Natur als von Gott geliebtes und zur Liebe zu seinen Brüdern und
Schwestern berufenes Geschöpf „unwürdig ist“. Aber diese Möglichkeit besteht.
Und nicht nur das. Die Geschichte bezeugt, dass die Ausübung der Freiheit gegen
das vom Evangelium geoffenbarte Gesetz der Liebe unermessliche Ausmaße des
Bösen erreichen kann, das anderen zugefügt wird. Wenn dies geschieht, stehen
wir vor Menschen, die jede Spur von Menschlichkeit, jede Spur von Würde
verloren zu haben scheinen. In dieser Hinsicht hilft uns die hier eingeführte
Unterscheidung, genau zwischen dem Aspekt der sittlichen Würde, die tatsächlich
„verloren“ gehen kann, und dem Aspekt der ontologischen Würde, die niemals
aufgehoben werden kann, zu differenzieren. Und gerade wegen letzterer müssen
wir uns mit aller Kraft dafür einsetzen, dass all jene, die Böses getan haben,
umkehren und Buße tun.
8. Es gibt noch zwei
weitere mögliche Bedeutungen von Würde: die soziale und die existenzielle. Wenn
wir von sozialer Würde sprechen, beziehen wir uns auf die Bedingungen, unter
denen ein Mensch lebt. Wenn beispielsweise in extremer Armut nicht die
Mindestvoraussetzungen gegeben sind, damit ein Mensch ihrer ontologischen Würde
entsprechend leben kann, sagen wir, dass das Leben dieses armen Menschen ein
„unwürdiges“ Leben ist. Dieser Ausdruck bedeutet keineswegs eine Verurteilung
der menschlichen Person, sondern soll die Tatsache hervorheben, dass ihre
unveräußerliche Würde durch die Situation, in der sie zu leben gezwungen ist,
beeinträchtigt wird. Die letzte Bedeutung ist die der existenziellen Würde.
Immer häufiger sprechen wir heute von einem „würdigen“ und einem „unwürdigen“
Leben. Und mit dieser Bezeichnung beziehen wir uns auf Situationen, die eben
existenziell sind: zum Beispiel der Fall eines Menschen, dem es an nichts
Lebensnotwendigem fehlt, der aber aus verschiedenen Gründen Schwierigkeiten
hat, in Frieden, Freude und Hoffnung zu leben. In anderen Situationen ist es
das Vorhandensein schwerer Krankheiten, gewalttätiger familiärer Verhältnisse,
bestimmter pathologischer Abhängigkeiten und anderer Schwierigkeiten, die
jemanden dazu bringen, seine Lebensverhältnisse gegenüber der Wahrnehmung jener
ontologischen Würde, die niemals verdunkelt werden kann, als „unwürdig“ zu
erleben. Die hier eingeführten Unterscheidungen dienen jedenfalls nur dazu, uns
an den unveräußerlichen Wert jener ontologischen Würde zu erinnern, die im
Wesen der menschlichen Person selbst verwurzelt ist und unabhängig von allen
Umständen besteht.
9. Schließlich sei an dieser
Stelle daran erinnert, dass die klassische Definition von Person als
„unteilbare Substanz der vernünftigen Natur“[17]die
Grundlage ihrer Würde deutlich macht. In der Tat genießt die Person als
„unteilbare Substanz“ die ontologische Würde (d. h. auf der metaphysischen
Ebene des Seins selbst): Sie ist ein Subjekt, das, nachdem es seine Existenz
von Gott erhalten hat, „subsistiert“, d. h. seine Existenz selbständig ausübt.
Das Wort „vernünftig“ umfasst eigentlich alle Fähigkeiten des Menschen: sowohl
die des Erkennens und Verstehens als auch die des Wollens, Liebens, Wählens und
Begehrens. Der Begriff „vernünftig“ umfasst dann auch alle körperlichen
Fähigkeiten, die mit den oben genannten eng verbunden sind. Der Ausdruck
„Natur“ bezeichnet die dem Menschen eigenen Bedingungen, die die verschiedenen
Unternehmungen und Erfahrungen ermöglichen: Die Natur ist das „Prinzip des
Handelns“. Der Mensch erschafft seine Natur nicht, er besitzt sie als
Geschenk und kann seine Fähigkeiten kultivieren, entwickeln und bereichern.
Indem er von seiner Freiheit Gebrauch macht, um den Reichtum seiner eigenen
Natur zu kultivieren, baut sich die menschliche Person im Laufe der Zeit auf.
Selbst wenn sie aufgrund verschiedener Einschränkungen oder Bedingungen nicht
in der Lage ist, diese Fähigkeiten zu nutzen, bleibt diePerson immer als
„unteilbare Substanz“ mit deren ganzer unveräußerlichen Würde erhalten. Dies
ist z. B. bei einem ungeborenen Kind, bei einem bewusstlosen Menschen, bei
einem alten Menschen im Todeskampf der Fall.
1.
Ein
fortschreitendes Bewusstsein für die zentrale Bedeutung der Menschenwürde
10. Bereits in der
klassischen Antike[18] bildet
sich eine erste Einsicht über die Menschenwürde, die von einer sozialen
Perspektive ausgeht: Jeder Mensch ist mit einer bestimmten Würde ausgestattet,
je nach seinem Rang und innerhalb einer bestimmten Ordnung. Von der sozialen
Sphäre aus entwickelte sich der Begriff weiter zur Beschreibung der
unterschiedlichen Würde der Wesen im Kosmos. In dieser Sichtweise besitzen alle
Wesen ihre eigene „Würde“, je nach ihrem Platz in der Harmonie des Ganzen.
Gewiss, an einigen Höhepunktendes antiken Denkens beginnt man, eine besondere
Stellung des Menschen anzuerkennen, insofern er mit Vernunft ausgestattet und
daher fähig ist, für sich selbst und die anderen Wesen in der Welt
Verantwortung zu übernehmen,[19] aber
wir sind noch weit entfernt von einem Denken, das die Achtung vor der Würde
jedes menschlichen Wesens über alle Umstände hinweg begründen kann.
11. Die biblische
Offenbarung lehrt, dass jeder Mensch eine ihm innewohnende Würde besitzt, weil
er nach dem Bild und Gleichnis Gottes geschaffen ist: „Dann sprach Gott: ,Lasst
uns Menschen machen als unser Abbild, uns ähnlich‘ [..] Gott schuf also den
Menschen als sein Abbild; als Abbild Gottes schuf er ihn. Als Mann und Frau
schuf er sie.“ (Gen 1,26-27). Das Menschsein hat eine spezifische Qualität, das
nicht auf das rein Materielle reduziert werden kann. Das „Bild“ bezeichnet
nicht die Seele oder die intellektuellen Fähigkeiten, sondern die Würde von
Mann und Frau. Beide erfüllen in ihrer gegenseitigen Beziehung der Gleichheit
und der gegenseitigen Liebe die Funktion, Gott in der Welt zu repräsentieren,
und sind dazu berufen, die Welt zu bewahren und zu pflegen. Nach dem Bilde
Gottes geschaffen zu sein bedeutet also, dass wir einen heiligen Wert in uns
tragen, der alle geschlechtlichen, sozialen, politischen, kulturellen und
religiösen Unterschiede übersteigt. Unsere Würde wird uns geschenkt; sie ist
weder eingefordert noch verdient. Jeder Mensch wird von Gott um seiner selbst
willen geliebt und gewollt und ist daher in seiner Würde unantastbar. Im
Exodus, dem Herzstück des Alten Testaments, zeigt sich Gott als derjenige, der
den Schrei des Armen hört, das Elend seines Volkes sieht, sich um die Letzten
und Unterdrückten kümmert (vgl. Ex 3,7; 22,20-26). Dieselbe Lehre findet sich
im Gesetzeswerk des Deuteronomium (vgl. Dtn 12-26): Hier wird die Lehre über
die Rechtsvorschriften in ein „Manifest“ der Menschenwürde umgewandelt,
insbesondere zugunsten der dreifachen Kategorie, nämlich des Waisen, der Witwe
und des Fremden (vgl. Dtn 24,17). Die alten Gebote des Exodus werden durch die
Verkündigung der Propheten, die das kritische Gewissen Israels darstellen, in
Erinnerung gerufen und aktualisiert. Die Propheten Amos, Hosea, Jesaja, Micha
und Jeremia prangern in ganzen Kapiteln die Ungerechtigkeit an. Amos prangert
hart die Unterdrückung des Armen und die Nichtanerkennung einer grundlegenden
Menschenwürde des Schwachen an (vgl. Am 2,6-7; 4,1; 5,11-12). Jesaja verflucht
diejenigen, die die Rechte der Armen mit Füßen treten und ihnen jegliches Recht
absprechen: „Weh denen, die unheilvolle Gesetze erlassen und unerträgliche
Vorschriften machen, um die Schwachen vom Gericht fern zu halten“ (Jes 10,1-2).
Diese prophetische Lehre wird in der Weisheitsliteratur wiederaufgenommen.
Jesus Sirach setzt die Unterdrückung der Armen mit dem Mord gleich: „Den
Nächsten mordet, wer ihm den Unterhalt nimmt, Blut vergießt, wer dem Arbeiter
den Lohn vorenthält“ (Sir 34,22). In den Psalmen geht die religiöse Beziehung
zu Gott über die Verteidigung der Schwachen und Bedürftigen: „Verschafft Recht
den Unterdrückten und Waisen, verhelft den Gebeugten und Bedürftigen zum Recht!
Befreit die Geringen und Armen, entreißt sie der Hand der Frevler!“ (Ps
82,3-4).
12. Jesus ist in bescheidenen
Verhältnissen geboren und aufgewachsen, und offenbart die Würde der Bedürftigen
und der arbeitenden Menschen[20].
Während seines gesamten Wirkens bekräftigt Jesus den Wert und die Würde all
derer, die das Ebenbild Gottes tragen, unabhängig von ihrem sozialen Status und
ihren äußeren Umständen. Jesus hat kulturelle und kultische Schranken
niedergerissen und den „Ausgestoßenen“ oder denjenigen, die am Rande der
Gesellschaft stehen, ihre Würde zurückgegeben: den Zöllnern (vgl. Mt 9,10-11),
den Frauen (vgl. Joh 4,1-42), den Kindern (vgl. Mk 10,14-15), den Aussätzigen
(vgl. Mt 8,2-3), den Kranken (vgl. Mk 1,29-34), den Fremden (vgl. Mt 25,35),
den Witwen (vgl. Lk 7,11-15). Er heilt, speist die Hungrigen, er verteidigt,
befreit, er rettet. Er wird als fürsorglicher Hirte für das eine verlorene
Schaf beschrieben (vgl. Mt 18,12-14). Er selbst identifiziert sich mit seinen
geringsten Brüdern und Schwestern: „Was ihr für einen meiner geringsten Brüder
getan habt, das habt ihr mir getan“ (Mt 25,40). In der biblischen Sprache sind
die „Kleinen“ nicht nur die unmündigen Kinder, sondern auch die wehrlosen
Jünger, die Unbedeutendsten, die Ausgestoßenen, die Unterdrückten, die
Verworfenen, die Armen, die Ausgegrenzten, die Unwissenden, die Kranken, die
von den herrschenden Gruppen Herabgestuften. Der glorreiche Christus wird
aufgrund der Nächstenliebe richten, die darin besteht, dem Hungrigen, dem
Durstigen, dem Fremden, dem Nackten, dem Kranken, dem Gefangenen, mit denen er
sich identifiziert, geholfen zu haben (vgl. Mt 25,34-36). Für Jesus ist das
Gute, das jedem Menschen getan wird, unabhängig von den Banden des Blutes oder
der Religion, das einzige Beurteilungskriterium. Der Apostel Paulus stellt
fest: Jeder Christ muss sich gemäß den Ansprüchen der Würde und der Achtung der
Rechte aller Menschen (vgl. Röm 13,8-10) verhalten, gemäß dem neuen Gebot der
Nächstenliebe (vgl. 1 Kor 13,1-13).
Entwicklungen des
christlichen Denkens
13. Die Entwicklung des
christlichen Denkens hat dann den Fortschritt der menschlichen Reflexion über
das Thema der Würde angeregt und begleitet. Die klassische christliche
Anthropologie, die sich auf die große Tradition der Kirchenväter stützt,
betonte die Lehre vom Menschen, der nach dem Bild und Gleichnis Gottes
geschaffen wurde, sowie dessen einzigartige Rolle in der Schöpfung.[21] Das
mittelalterliche christliche Denken ist beim Sichten des Erbes des antiken
philosophischen Denkens zu einer Synthese des Personenbegriffs gelangt, indem
es die metaphysische Grundlage der Würde der Person anerkannte, wie die
folgenden Worte des heiligen Thomas von Aquin bezeugen: „,Person‘ bezeichnet,
was im Bereiche aller Natur am vollkommensten ist; was nämlich für sich besteht
in der vernünftigen Natur”.[22] Diese
ontologische Würde in ihrer privilegierten Manifestation durch das freie
menschliche Handeln wurde später vor allem durch den christlichen Humanismus
der Renaissance betont.[23] Selbst
in der Sicht moderner Denker wie Descartes und Kant, die ebenfalls einige der
Grundlagen der traditionellen christlichen Anthropologie in Frage stellten,
sind Anklänge an die Offenbarung deutlich zu erkennen. Auf der Grundlage
einiger neuerer philosophischer Überlegungen zum Status der theoretischen und
praktischen Subjektivität hat die christliche Reflexion dann die Tiefe des
Begriffes der Menschenwürde weiter hervorgehoben und hat im 20. Jahrhundert
eine originelle Sichtweise erreicht, so z. B. den Personalismus. Diese
Perspektive greift nicht nur die Frage der Subjektivität auf, sondern vertieft
sie in Richtung Intersubjektivität und Beziehungen, die die menschlichen
Personen miteinander verbinden.[24] Das
zeitgenössische christliche anthropologische Konzept wurde auch durch die
Überlegungen aus dieser letztgenannten Sichtweise bereichert.[25]
14. Heutzutage wird der
Begriff „Würde“ vor allem verwendet, um die Einzigartigkeit der menschlichen
Person zu betonen, die mit den anderen Lebewesen des Universums nicht
vergleichbar ist. In diesem Sinne ist auch die Verwendung des Begriffs der
Menschenwürde in der Erklärung der Vereinten Nationen von 1948 zu verstehen, in
der von der „angeborenen Würde und den gleichen und unveräußerlichen Rechten
aller Mitglieder der menschlichen Familie“ die Rede ist. Erst dieser
unveräußerliche Charakter der Menschenwürde macht es möglich, von
Menschenrechten zu sprechen.[26]
15. Zur weiteren Klärung
des Begriffs der Würde ist es wichtig, darauf hinzuweisen, dass die Würde der
Person nicht von anderen Menschen auf der Grundlage bestimmter Gaben und
Eigenschaften verliehen wird, so dass sie möglicherweise entzogen werden
könnte. Würde die Menschenwürde der Person von anderen Menschen verliehen, dann
wäre sie bedingt und veräußerbar, und der eigentliche Sinn der Würde (so sehr
sie auch zu achten ist) bliebe der Gefahr ausgesetzt, abgeschafft zu werden. In
Wirklichkeit ist die Würde der Person innewohnend und wird eben nicht erst im
Nachhinein verliehen; sie geht jeder Anerkennung voraus und kann nicht verloren
werden. Folglich besitzen alle Menschen die gleiche, ihnen innewohnende Würde,
unabhängig davon, ob sie in der Lage sind, diese angemessen zum Ausdruck zu
bringen oder nicht.
16. Deshalb spricht das
Zweite Vatikanische Konzil von „der erhabenen Würde, die der menschlichen
Person zukommt, da sie die ganze Dingwelt überragt und Träger allgemeingültiger
sowie unverletzlicher Rechte und Pflichten ist.“[27]
Wie es im Vorwort der Konzilserklärung Dignitatis
humanae heißt, kommt [d]ie Würde der menschlichen Person […] den Menschen
unserer Zeit immer mehr zum Bewußtsein.“[28]
Diese individuelle und gemeinschaftliche Gedanken- und Gewissensfreiheit beruht
auf der Anerkennung der Würde des Menschen, „wie sie durch das geoffenbarte
Wort Gottes und durch die Vernunft selbst erkannt wird“.[29]
Das kirchliche Lehramt selbst hat mit immer größerer Einsicht die Bedeutung
dieser Würde eingedenk der damit verbundenen Erfordernisse und
Konsequenzen erkannt und ist zur Erkenntnis gelangt, dass die Würde eines jeden
Menschen über alle Umstände hinweg dieselbe ist.
2.
Die
Kirche verkündet, fördert und macht sich zum Garanten der Menschenwürde
17. Die Kirche verkündet
die gleiche Würde aller Menschen, unabhängig von ihren Lebensumständen und
ihren Eigenschaften. Diese Verkündigung beruht auf einer dreifachen
Überzeugung, die im Lichte des christlichen Glaubens der Menschenwürde einen
unermesslichen Wert verleiht und die ihr innewohnenden Forderungen verstärkt.
Ein unauslöschliches Bild
Gottes
18. Gemäß der Offenbarung
entspringt zunächst einmal die Würde des Menschen der Liebe seines Schöpfers,
der ihm die unauslöschlichen Züge seines Ebenbildes eingeprägt hat (vgl. Gen
1,26) und ihn dazu aufruft, ihn zu erkennen, zu lieben und in einer
Bundesbeziehung mit ihm sowie in Brüderlichkeit, Gerechtigkeit und Frieden mit
allen anderen Menschen zu leben. In dieser Sichtweise bezieht sich die Würde
nicht nur auf die Seele, sondern auf die Person als untrennbare Einheit und ist
somit auch ihrem Leib zu eigen, der auf seine Weise am Ebenbild des Menschen
teilhat und auch dazu berufen ist, an der Herrlichkeit der Seele in der
göttlichen Seligkeit teilzuhaben.
Christus erhebt die Würde
des Menschen
19. Eine zweite
Überzeugung geht von der Tatsache aus, dass die Würde der menschlichen Person
in ihrer ganzen Fülle offenbart wurde, als der Vater seinen Sohn sandte, der
die menschliche Existenz bis ins Innerste annahm: „Im Geheimnis der
Menschwerdung bekräftigte der Sohn Gottes die Würde des Leibes und der Seele,
die für den Menschen konstitutiv sind“.[30]
Indem er sich durch seine Menschwerdung in gewisser Weise mit jedem Menschen
vereinigte, bestätigte Jesus Christus, dass jeder Mensch allein durch die
Zugehörigkeit zu derselben menschlichen Gemeinschaft eine unschätzbare Würde
besitzt, die niemals verloren gehen kann.[31]
Indem er verkündete, dass das Reich Gottes den Armen, den Demütigen, den
Verachteten, den an Leib und Geist Leidenden gehört; indem er alle Arten von
Krankheiten und Gebrechen heilte, auch die besorgniserregendsten wie den
Aussatz. Indem er bekräftigte, dass das, was man diesen Menschen antut, ihm
angetan wird, weil er in diesen Menschen gegenwärtig ist, brachte Jesus die
große Neuheit der Anerkennung der Würde jedes Menschen, auch und gerade
derjenigen, die als „unwürdig“ betrachtet wurden. Dieses neue Prinzip in der
Menschheitsgeschichte, wonach der Mensch umso mehr „wert“ ist, respektiert und
geliebt zu werden, je schwächer, elender und leidender er ist, bis hin zum
Verlust seiner menschlichen „Gestalt“, hat das Gesicht der Welt verändert und
zur Gründung von Einrichtungen geführt, die sich um Menschen in schwierigen
Lebensumständen kümmern: ausgesetzte Neugeborene, Waisen, allein gelassene alte
Menschen, psychisch Kranke, Menschen mit unheilbaren Krankheiten oder schweren
Missbildungen, Menschen, die auf der Straße leben.
Eine Berufung zur Fülle
der Menschenwürde
20. Die dritte
Überzeugung betrifft die endgültige Bestimmung des Menschen: Nach der Schöpfung
und der Menschwerdung offenbart uns die Auferstehung Christi einen weiteren
Aspekt der menschlichen Würde. In der Tat besteht „der erhabenste Aspekt der
Würde des Menschen in seiner Berufung zur Gemeinschaft mit Gott“,[32]
angelegt für die Ewigkeit. So hängt „die Würde dieses Lebens […] nicht nur von
seinem Ursprung, von seiner Herkunft von Gott ab, sondern auch von seinem
Endziel, von seiner Bestimmung als Gemeinschaft mit Gott im Erkennen und in der
Liebe zu ihm. Im Lichte dieser Wahrheit präzisiert und vervollständigt der hl.
Irenäus seine Lobpreisung des Menschen: ,Herrlichkeit Gottes‘ ist ,der
lebendige Mensch‘, aber ‚das Leben des Menschen besteht in der Schau Gottes‘“[33].
21. Folglich glaubt und
bekräftigt die Kirche, dass alle Menschen, die nach dem Bild und Gleichnis
Gottes geschaffen und in dem menschgewordenen, gekreuzigten und auferstandenen
Sohn wiedergeboren sind[34],
dazu berufen sind, unter dem Wirken des Heiligen Geistes zu wachsen, um die
Herrlichkeit des Vaters in demselben Bild widerzuspiegeln und am ewigen Leben
teilzuhaben (vgl. Joh 10,15-16, 17,22-24; 2 Kor 3,18; Eph 1,3-14). In der Tat
lässt „die Offenbarung [...] die Würde der menschlichen Person in ihrem ganzen
Umfang ans Licht treten“[35].
Ein Einsatz für die eigene
Freiheit
22. Obwohl jeder Mensch
von Anfang an eine unveräußerliche und ihm innewohnende Würde als
unwiderrufliches Geschenk besitzt, hängt es von seiner freien und
verantwortlichen Entscheidung ab, ob er diese Würde voll zum Ausdruck bringt
und manifestiert oder sie schmälert. Einige Kirchenväter – wie der hl. Irenäus
oder der hl. Johannes von Damaskus – haben zwischen Bild und Ähnlichkeit, von
denen in der Genesis die Rede ist, unterschieden, und damit eine dynamische
Sicht der menschlichen Würde selbst ermöglicht: Das Bild Gottes ist der
Freiheit des Menschen anvertraut, damit unter der Führung und dem Wirken des
Geistes seine Ähnlichkeit mit Gott wächst und jeder Mensch seine höchste Würde
erlangt.[36]
In der Tat ist jeder Mensch dazu berufen, die ontologische Tragweite seiner
Würde auf existenzieller und moralischer Ebene in dem Maße zu manifestieren, in
dem er sich in seiner eigenen Freiheit als Antwort auf die Liebe Gottes auf das
wahre Gut ausrichtet. Da der Mensch nach dem Bilde Gottes geschaffen ist,
verliert er einerseits nie seine Würde und hört nie auf, dazu berufen zu sein,
das Gute frei anzunehmen; andererseits kann sich seine Würde in dem Maße, wie
er auf das Gute antwortet, frei, dynamisch und immer mehr manifestieren,
wachsen und reifen. Das bedeutet, dass der Mensch auch danach streben muss,
seiner Würde gerecht zu werden. So ist verständlich, in welchem Sinne die Sünde
die Menschenwürde verwunden und verdunkeln kann, nämlich als ihr gegensätzliche
Handlung, aber gleichzeitig kann die Sünde niemals die Tatsache auslöschen,
dass der Mensch nach dem Bild Gottes geschaffen wurde. Der Glaube trägt also
entscheidend dazu bei, der Vernunft bei der Wahrnehmung der Menschenwürde zu
helfen und ihre Wesenszüge anzunehmen, zu bestärken und zu verdeutlichen, wie
Benedikt XVI. betonte: „Ohne die Korrekturfunktion der Religion kann jedoch
auch die Vernunft den Gefahren einer Verzerrung anheimfallen, wenn sie zum
Beispiel von Ideologien manipuliert wird oder auf einseitige Weise zur
Anwendung kommt, ohne die Würde der menschlichen Person voll zu
berücksichtigen. Ein solcher Mißbrauch der Vernunft war es ja auch, der den
Sklavenhandel und viele andere gesellschaftliche Übel erst ermöglicht hat,
nicht zuletzt die totalitären Ideologien des zwanzigsten Jahrhunderts“[37].
3.
Die
Menschenwürde, die Grundlage der Menschenrechte und -pflichten
23. Wie Papst Franziskus
bereits daran erinnert hat, „in der modernen Kultur ist der Bezug, der dem
Prinzip der unveräußerlichen Würde des Menschen am nächsten ist, die Allgemeine
Erklärung der Menschenrechte, die der heilige Johannes Paul II. als einen
,Meilenstein auf dem langen und schwierigen Weg der Menschheit‘ und als ‚eine
der höchsten Ausdrucksformen des menschlichen Gewissens‘ bezeichnet hat“[38].
Um den Versuchen zu widerstehen, die tiefe Bedeutung dieser Erklärung zu
verändern oder auszulöschen, lohnt es sich, an einige wesentliche Grundsätze zu
erinnern, die immer beachtet werden müssen.
Unbedingte Achtung der
Menschenwürde
24. Zu allererst gibt es
trotz des wachsenden Bewusstseins für die Frage der Menschenwürde immer noch
viele Missverständnisse des Begriffs Würde, die seine Bedeutung verfälschen.
Einige schlagen vor, statt „Menschenwürde“ (und Rechte des Menschen) besser den
Ausdruck „personale Würde“ (und Rechte „der Person“) zu verwenden, weil sie
unter einer Person lediglich „ein vernunftbegabtes Wesen“ verstehen. Folglich
leiten sie Würde und Rechte aus der Fähigkeit zu Erkenntnis und Freiheit ab,
mit der nicht alle Menschen ausgestattet sind. Das ungeborene Kind hätte
demnach keine personale Würde, ebenso wenig wie ein unselbstständig gewordener
alter Mensch, oder jemand mit einer geistigen Behinderung.[39]
Die Kirche besteht im Gegenteil auf der Tatsache, dass die Würde jeder
menschlichen Person, gerade weil ihr untrennbar verbunden, „jenseits aller
Umstände“ bleibt und ihre Anerkennung in keiner Weise von der Beurteilung der
Fähigkeit zu Erkenntnis und zu freiem Handeln einer Person abhängen kann.
Andernfalls wäre die Würde nicht als solche dem Menschen innewohnend,
unabhängig von seiner Konditionierung und daher einer bedingungslosen Achtung
würdig. Nur durch die Anerkennung einer dem Menschen innewohnenden Würde, die
niemals verloren gehen kann, ist es möglich, ihr eine unantastbare und sichere
Grundlage zuzusichern. Ohne jeden ontologischen Bezug wäre die Anerkennung der
Menschenwürde unterschiedlichen und willkürlichen Bewertungen ausgeliefert. Die
einzige Bedingung, unter der von einer der Person an sich innewohnenden Würde
gesprochen werden kann, ist also die Zugehörigkeit zur menschlichen Gattung,
weshalb „die Rechte der Person die Rechte des Menschen“ sind.[40]
Ein objektiver
Bezugspunkt für die menschliche Freiheit
25. Zweitens wird der
Begriff der Menschenwürde gelegentlich missbräuchlich verwendet, um eine
willkürliche Vermehrung neuer Rechte zu rechtfertigen, von denen viele oft im
Widerspruch zu den ursprünglich definierten stehen und nicht von ungefähr in
Konflikt mit dem Grundrecht auf Leben gebracht werden,[41]
als ob die Möglichkeit, jede individuelle Präferenz oder jede subjektive
Befindlichkeit zu äußern und zu verwirklichen, garantiert werden müsste. Die
Würde wird dann mit einer isolierten und individualistischen Freiheit
gleichgesetzt, die beansprucht, bestimmte subjektive Wünsche und Neigungen als
von der Gemeinschaft garantierte und finanzierte „Rechte“ durchzusetzen. Die
Menschenwürde kann jedoch weder auf rein individuellen Maßstäben beruhen noch
mit dem psychischen und leiblichen Wohlbefinden des Einzelnen allein
identifiziert werden. Vielmehr beruht die Verteidigung der Menschenwürde auf
konstitutiven Forderungen der menschlichen Natur, die weder von individueller
Willkür noch von gesellschaftlicher Anerkennung abhängen. Die Pflichten, die
sich aus der Anerkennung der Würde des anderen ergeben, und die entsprechenden
Rechte, die sich daraus ableiten, haben daher einen konkreten und objektiven
Inhalt, der auf der gemeinsamen menschlichen Natur beruht. Ohne einen solchen
objektiven Bezug ist der Begriff der Würde in der Tat der unterschiedlichsten
Willkür und Machtinteressen unterworfen.
Die Beziehungsstruktur
der menschlichen Person
26. Die Menschenwürde
trägt angesichts des Beziehungscharakters der Person dazu bei, die
reduktionistische Perspektive einer selbstbezogenen und individualistischen
Freiheit zu überwinden, die den Anspruch erhebt, ihre eigenen Werte unabhängig
von den objektiven Normen des Guten und der Beziehung zu anderen Lebewesen zu
schaffen. Zunehmend besteht nämlich die Gefahr, die Menschenwürde auf die
Fähigkeit zu beschränken, nach eigenem Ermessen über sich selbst und das eigene
Schicksal zu entscheiden, unabhängig von dem der anderen, ohne die
Zugehörigkeit zur menschlichen Gemeinschaft zu berücksichtigen. In einem
solchen falschen Verständnis von Freiheit gelingt es nicht, Pflichten und
Rechte gegenseitig so anzuerkennen, dass einer für den anderen Sorge trägt. Wie
der heilige Johannes Paul II. wahrheitsgemäß in Erinnerung ruft, hat die
Freiheit ihren Platz „im Dienst der Person und ihrer Verwirklichung durch die
Selbsthingabe und die Annahme der anderen; wenn die Freiheit jedoch in
individualistischer Weise verabsolutiert wird, wird sie ihres ursprünglichen
Inhalts entleert und steht im Widerspruch zu ihrer Berufung und Würde“[42].
27. Zur Würde des
Menschen gehört also auch die der menschlichen Natur selbst innewohnende
Fähigkeit, Verpflichtungen gegenüber anderen zu übernehmen.
28. Der Unterschied
zwischen dem Menschen und den übrigen Lebewesen, der durch den Begriff der
Würde hervorgehoben wird, darf nicht dazu führen, dass man die Gutheit der
übrigen Geschöpfe vergisst, die nicht nur in Funktion des Menschen, sondern
auch mit einem eigenen Wert und daher als dem Menschen anvertraute Geschenke
existieren, die es zu hüten und zu pflegen gilt. Während also der Begriff der
Würde dem Menschen vorbehalten ist, muss gleichzeitig die geschöpfliche Gutheit
des übrigen Kosmos bekräftigt werden. Wie Papst Franziskus betont: „Gerade
wegen seiner einzigartigen Würde und weil er mit Vernunft begabt ist, ist der
Mensch aufgerufen, die Schöpfung mit ihren inneren Gesetzen zu respektieren
[...]: ‚Jedes Geschöpf besitzt seine eigene Güte und Vollkommenheit‘ [...] Die
unterschiedlichen Geschöpfe spiegeln in ihrem gottgewollten Eigensein, jedes
auf seine Art, einen Strahl der unendlichen Weisheit und Güte Gottes wider.
Deswegen muss der Mensch die gute Natur eines jeden Geschöpfes achten und sich
hüten, die Dinge gegen ihre Ordnung zu gebrauchen.“[43]
Mehr noch, „aber heute sind wir gezwungen zu erkennen, dass man nur von einem
‚situierten Anthropozentrismus‘ sprechen kann. Das heißt, wir müssen
anerkennen, dass das menschliche Leben ohne andere Lebewesen nicht verstanden
und nicht aufrechterhalten werden kann.“[44]
In dieser Perspektive „ist es für uns nicht unerheblich, dass viele Arten
aussterben und dass die Klimakrise das Leben so vieler Wesen bedroht.“[45]
In der Tat gehört es zur Würde des Menschen, sich um die Umwelt zu kümmern und
dabei besonders auf die menschliche Ökologie zu achten, die seine eigene
Existenz bewahrt.
Befreiung des Menschen
von jedem moralischen und sozialen Zwang
29. Diese Grundvoraussetzungen,
so notwendig sie auch sein mögen, reichen nicht aus, um ein der Würde des
Menschen entsprechendes Wachstum zu gewährleisten. Obwohl „Gott […] den
Menschen als vernunftbegabtes Wesen erschaffen und ihm die Würde einer Person
verliehen [hat], die aus eigenem Antrieb handelt und über ihre Handlungen Herr
ist“,[46]
zieht der freie Wille im Hinblick auf das Gute oft das Böse dem Guten vor.
Daher muss die menschliche Freiheit ihrerseits befreit werden. Im Brief an die
Galater, in dem es heißt: „Zur Freiheit hat uns Christus befreit“ (Gal 5,1),
erinnert Paulus an die Aufgabe eines jeden Christen, auf dessen Schultern eine
Verantwortung für die Befreiung ruht, die sich auf die ganze Welt richtet (vgl.
Röm 8,19ff). Es handelt sich um eine Befreiung, die aus Herzen des einzelnen
Menschen herausgerufen ist, sich auszubreiten und ihre humanisierende Kraft in
allen Beziehungen kundzutun.
30. Die Freiheit ist ein
wunderbares Geschenk Gottes. Selbst wenn uns Gott mit seiner Gnade an sich
zieht, tut er dies so, dass unsere Freiheit niemals verletzt wird. Es wäre
daher ein großer Irrtum zu glauben, dass wir fern von Gott und seiner Hilfe
freier sein können und uns deshalb würdiger fühlen. Losgelöst von ihrem
Schöpfer kann unsere Freiheit nur schwächer werden und sich verdunkeln.
Dasselbe geschieht, wenn die Freiheit sich als unabhängig von einem anderen
Bezugspunkt als sich selbst begreift und jede Beziehung zu einer voraufgehenden
Wahrheit als Bedrohung empfindet. Infolgedessen wird auch die Achtung vor der
Freiheit und der Würde der anderen geschwächt. Papst Benedikt XVI. hat dies so
erläutert: „Ein Wille, der sich für gänzlich unfähig hält, die Wahrheit und das
Gute zu suchen, hat keine objektiven Gründe noch Motive für sein Handeln außer
denen, die seine augenblicklichen und zufälligen Interessen ihm diktieren; er
hat keine ,Identität‘, die durch wirklich freie und bewußte Entscheidungen zu
schützen und aufzubauen ist. Er kann daher nicht die Achtung seitens anderer
,Willen‘ fordern, die sich ebenfalls von ihrem tiefsten Sein losgelöst haben,
die also andere ,Gründe‘ oder sogar gar keinen ,Grund‘ geltend machen können.
Die Illusion, im ethischen Relativismus den Schlüssel für ein friedliches
Zusammenleben zu finden, ist in Wirklichkeit der Ursprung von Spaltungen und
von Verneinung der Würde der Menschen.“[47]
31. Außerdem wäre es
nicht realistisch, eine abstrakte Freiheit zu behaupten, die frei von jeglichen
Bedingungen, Zusammenhängen oder Einschränkungen ist. Vielmehr erfordert „[d]ie
richtige Ausübung der persönlichen Freiheit […] exakte Voraussetzungen
wirtschaftlicher, sozialer, rechtlicher, politischer und kultureller Art“,[48]
die oft unerfüllt bleiben. In diesem Sinne können wir sagen, dass einige eine
größere „Freiheit“ genießen als andere. Papst Franziskus hat diesen Punkt
besonders hervorgehoben: „Einige wachsen in Familien mit guten wirtschaftlichen
Voraussetzungen auf, erhalten eine solide Ausbildung, sind wohl genährt
aufgewachsen oder besitzen von Natur aus bemerkenswerte Fähigkeiten. Sie werden
sicherlich keinen aktiven Staat brauchen und nur Freiheit einfordern. Aber
offensichtlich gilt das nicht für Menschen mit einer Behinderung, für Menschen
aus einem armen Elternhaus, für Menschen mit einem niedrigen Bildungsniveau
oder solche, die kaum Chancen auf eine angemessene Behandlung ihrer Krankheiten
haben. Wenn die Gesellschaft in erster Linie auf den Kriterien des freien
Marktes und der Leistung beruht, ist für sie kein Platz, und
Geschwisterlichkeit wird zu einem allenfalls romantischen Ausdruck.“[49]
Es ist daher unerlässlich zu verstehen, dass „die Befreiung von
Ungerechtigkeiten […] der Freiheit und der Menschenwürde zugute [kommt]“[50],
und zwar auf allen Ebenen und in allen Beziehungen des menschlichen Handelns.
Damit echte Freiheit möglich ist, „müssen [wir] die Menschenwürde wieder in den
Mittelpunkt stellen. Auf diesem Grundpfeiler müssen die sozialen Alternativen
erbaut sein, die wir brauchen.“[51]
In analoger Weise wird die Freiheit häufig durch zahlreiche psychologische,
historische, soziale, erzieherische und kulturelle Zwänge beeinträchtigt. Die
reale und die geschichtliche Freiheit müssen immer wieder „befreit“ werden. Und
auch das Grundrecht auf Religionsfreiheit muss wieder bekräftigt werden.
32. Gleichzeitig ist es
offensichtlich, dass die menschliche Geschichte Fortschritte im Verständnis der
Würde und der Freiheit der Personen zeigt, aber nicht ohne Schatten und
Gefahren einer entgegengesetzten Entwicklung. Davon zeugt das auch unter
christlichem Einfluss – der in zunehmend säkularisierten Gesellschaften
weiterhin lebendig ist – wachsende Bestreben, den Rassismus, die Sklaverei und
die Ausgrenzung der Frauen, Kinder, Kranken und Behinderten zu beseitigen. Doch
dieser mühsame Weg ist noch lange nicht zu Ende.
4. Einige schwere
Verstöße gegen die Menschenwürde
33. Im Lichte der
bisherigen Überlegungen zur zentralen Bedeutung der Menschenwürde werden in
diesem letzten Abschnitt der Erklärung einige konkrete und schwerwiegende
Verletzungen dieser Würde angesprochen. Dies geschieht im Geiste des
kirchlichen Lehramtes, das, wie bereits erwähnt, in der Lehre der letzten
Päpste seinen vollen Ausdruck gefunden hat. Papst Franziskus beispielsweise
wird nicht müde, an die Achtung der Menschenwürde zu erinnern: „Jeder Mensch
hat das Recht, in Würde zu leben und sich voll zu entwickeln, und kein Land
kann dieses Grundrecht verweigern. Jeder Mensch besitzt diese Würde, auch wenn
er wenig leistet, auch wenn er mit Einschränkungen geboren oder aufgewachsen
ist; denn dies schmälert nicht seine immense Würde als Mensch, die nicht auf
den Umständen, sondern auf dem Wert seines Seins beruht. Wenn dieses elementare
Prinzip nicht gewahrt wird, gibt es keine Zukunft, weder für die
Geschwisterlichkeit noch für das Überleben der Menschheit.“[52]
Andererseits hört er nicht auf, allen die konkreten Verletzungen der
Menschenwürde in unserer Zeit aufzuzeigen, und ruft alle zu einer energischen
Annahme der Verantwortung und zum aktiven Handeln auf.
34. Entsprechend dem
Wunsch, auf einige der vielen schweren Verletzungen der Menschenwürde in der
heutigen Welt hinzuweisen, darf daran erinnert werden, was das Zweite
Vatikanische Konzil in dieser Hinsicht gelehrt hat. So muss zur Kenntnis
genommen werden, dass gegen die Menschenwürde steht, „was […] zum Leben selbst
in Gegensatz steht, wie jede Art Mord, Völkermord, Abtreibung, Euthanasie und
auch der freiwillige Selbstmord“[53].
Gegen unsere Würde verstößt auch, „was immer die Unantastbarkeit der
menschlichen Person verletzt, wie Verstümmelung, körperliche oder seelische
Folter und der Versuch, psychischen Zwang“[54].
Und schließlich „was immer die menschliche Würde angreift, wie unmenschliche
Lebensbedingungen, willkürliche Verhaftung, Verschleppung, Sklaverei,
Prostitution, Mädchenhandel und Handel mit Jugendlichen, sodann auch unwürdige
Arbeitsbedingungen, bei denen der Arbeiter als bloßes Erwerbsmittel und nicht
als freie und verantwortliche Person behandelt wird.“[55]
Auch das Thema Todesstrafe muss hier erwähnt werden[56]:
Auch die letztere verletzt unter allen Umständen die unveräußerliche Würde
eines jeden Menschen. Man muss im Gegenteil anerkennen: „Die entschiedene
Ablehnung der Todesstrafe zeigt, wie weit wir die unveräußerliche Würde jedes
Menschen anerkennen und akzeptieren können, dass auch er seinen Platz in dieser
Welt hat. Denn wenn ich ihn nicht dem schlimmsten aller Kriminellen abstreite,
werde ich ihn niemandem absprechen. Ich werde allen die Möglichkeit geben,
diesen Planeten mit mir zu teilen, ungeachtet dessen, was uns trennen mag.“[57]
Es erscheint auch angebracht, auf die Würde der Menschen in den Gefängnissen
hinzuweisen, die oft gezwungen sind, unter unwürdigen Bedingungen zu leben, und
darauf, dass Folter die Würde eines jeden Menschen über allen Maßen verletzt,
selbst wenn jemand sich schwerer Verbrechen schuldig gemacht hat.
35. Ohne den Anspruch auf
Vollständigkeit erheben zu wollen, soll im Folgenden auf einige schwerwiegende
Verstöße von besonderer Aktualität hingewiesen werden.
36. Eines der Phänomene,
das in hohem Maße dazu beiträgt, die Würde so vieler Menschen zu verleugnen,
ist die extreme Armut, die mit der ungleichen Verteilung des Reichtums
zusammenhängt. Wie der heilige Johannes Paul II. bereits betont hat: „Eine der
größten Ungerechtigkeiten in der Welt von heute besteht gerade darin: Nur
relativ wenige sind es, die viel besitzen, und viele jene, die fast nichts
haben. Es ist die Ungerechtigkeit der schlechten Verteilung der Güter und
Dienstleistungen, die ursprünglich für alle bestimmt sind.“[58]
Außerdem wäre es illusorisch, eine oberflächliche Unterscheidung zwischen
„reichen Ländern“ und „armen Ländern“ zu treffen. Benedikt XVI. erkannte
bereits an: „Absolut gesehen, nimmt der weltweite Reichtum zu, doch die
Ungleichheiten vergrößern sich. In den reichen Ländern verarmen neue
Gesellschaftsklassen, und es entstehen neue Formen der Armut. In ärmeren
Regionen erfreuen sich einige Gruppen einer Art verschwenderischer und
konsumorientierter Überentwicklung, die in unannehmbarem Kontrast zu
anhaltenden Situationen entmenschlichenden Elends steht. ‚Der Skandal
schreiender Ungerechtigkeit‘ hält an,“[59]
bei dem die Würde der Armen in doppelter Weise missachtet wird, zum einen durch
den Mangel an Mitteln zur Befriedigung ihrer Grundbedürfnisse und zum anderen
durch die Gleichgültigkeit, mit der sie von denjenigen behandelt werden, die
neben ihnen leben.
37. Mit Papst Franziskus
darf deshalb schlussgefolgert werden: „Der Reichtum wächst, aber auf ungleiche
Weise, und so ,entstehen neue Formen der Armut‘.Wenn man sagt, dass die moderne
Welt die Armut verringert habe, so misst man hier mit Maßstäben anderer
Epochen, die nicht mit der aktuellen Wirklichkeit vergleichbar sind.“[60] In
der Konsequenz, vermehrt sich die Armut “auf vielfältige Weise, wie etwa in der
Versessenheit, die Kosten der Arbeit zu reduzieren, ohne sich der
schwerwiegenden Konsequenzen bewusst zu werden, die eine solche Maßnahme
auslöst; denn die entstandene Arbeitslosigkeit führt direkt zu einer
zunehmenden Verbreitung der Armut.“[61] Unter
diesen „zerstörerischen Auswirkungen der Herrschaft des Geldes“[62] gilt
es zu erkennen: „es ,existiert keine schlimmere Armut als die, welche dem
Menschen die Arbeit und die Würde der Arbeit nimmt‘“[63].
Wenn einige in einem Land oder in einer Familie mit weniger
Entwicklungsmöglichkeiten geboren sind, gilt es anzuerkennen, das dies im
Widerspruch zu ihrer Würde steht, die genau dieselbe derjenigen ist, die in
einer reichen Familie oder in einem reichen Land geboren sind. Alle sind wir
verantwortlich, wenn auch in unterschiedlichem Grad, für diese offene
Ungerechtigkeit.
38. Eine weitere
Tragödie, die die Menschenwürde verleugnet, ist das Aufkommen des Krieges,
heute wie zu allen Zeiten: „Kriege, Attentate, Verfolgungen aus rassistischen
oder religiösen Motiven und so viele Gewalttaten gegen die Menschenwürde [...]
haben ,sich in zahlreichen Regionen der Welt so vervielfältigt, dass sie die
Züge dessen angenommen haben, was man einen «dritten Weltkrieg in Abschnitten»
nennen könnte‘“.[64]
Mit seiner Spur der Zerstörung und des Schmerzes greift der Krieg kurz- und langfristig
die Menschenwürde an: „Während wir das unveräußerliche Recht auf
Selbstverteidigung und die Verantwortung, diejenigen zu schützen, deren
Existenz bedroht ist, bekräftigen, müssen wir zugeben, dass Krieg immer eine
,Niederlage der Menschlichkeit‘ ist. Kein Krieg ist die Tränen einer Mutter
wert, die ihr Kind verstümmelt oder tot gesehen hat; kein Krieg ist den Verlust
des Lebens auch nur eines einzigen menschlichen Wesens wert, eines heiligen
Wesens, das nach dem Bild und Gleichnis des Schöpfers geschaffen wurde; kein
Krieg ist die Vergiftung unseres Gemeinsamen Hauses wert; und kein Krieg ist
die Verzweiflung derjenigen wert, die gezwungen sind, ihre Heimat zu verlassen
und in einem Augenblick ihrer Heimat und aller familiären, freundschaftlichen,
sozialen und kulturellen Bindungen beraubt werden, die manchmal über
Generationen hinweg aufgebaut wurden.“[65]
Alle Kriege sind allein aufgrund der Tatsache, dass sie der Menschenwürde
widersprechen, „Konflikte, die die Probleme nicht lösen, sondern sie
vergrößern“[66].
Dies ist in unserer Zeit, in der es normal geworden ist, dass so viele
unschuldige Zivilisten außerhalb des Schlachtfelds sterben, noch ernster.
39. Daher kann die Kirche
auch heute nicht umhin, sich die Worte der Päpste zu eigen zu machen, indem sie
mit Paul VI. wiederholt: „jamais plus la guerre, jamais plus la guerre!“[67] [niemals
mehr Krieg], und bittet mit Johannes Paul II. „alle zusammen im Namen Gottes
und im Namen des Menschen […]: Tötet nicht! Bringt den Menschen keine
Zerstörung und Vernichtung! Denkt an eure Brüder, die Hunger und Elend
erleiden! Achtet die Würde und die Freiheit eines jeden Menschen!“[68]
Gerade in unserer Zeit ist dies der Schrei der Kirche und der ganzen
Menschheit. Schließlich betont Papst Franziskus: „Wir können den Krieg nicht
mehr als Lösung betrachten. Angesichts dieser Tatsache ist es heute sehr
schwierig, sich auf die in vergangenen Jahrhunderten gereiften rationalen
Kriterien zu stützen, um von einem eventuell ‚gerechten Krieg‘ zu sprechen. Nie
wieder Krieg!“[69] Da
die Menschheit oft in die gleichen Fehler der Vergangenheit zurückfällt, „um
den Frieden aufzubauen, müssen wir die Logik der Rechtmäßigkeit des Krieges
hinter uns lassen“[70].
Die enge Beziehung, die zwischen dem Glauben und der Menschenwürde besteht,
macht es widersprüchlich, den Krieg auf religiöse Überzeugungen zu gründen:
„Wer den Namen Gottes anruft, um den Terrorismus, die Gewalt und den Krieg zu
rechtfertigen, beschreitet nicht den Weg des Herrn: Der Krieg im Namen der
Religion wird zu einem Krieg gegen die Religion selbst.“[71]
40. Migranten gehören zu
den ersten Opfern der vielfältigen Formen von Armut. In ihren Ländern wird
ihnen nicht nur die Würde abgesprochen,[72] sondern
auch ihr Leben gefährdet, weil sie nicht mehr die Mittel haben, eine Familie zu
gründen, zu arbeiten oder sich zu ernähren.[73] Sobald
sie in den Ländern angekommen sind, die in der Lage sein sollten, sie
aufzunehmen, „werden [sie] als nicht würdig genug angesehen, um wie jeder
andere am sozialen Leben teilzunehmen, und man vergisst, dass sie die gleiche
innewohnende Würde besitzen wie alle Menschen. […] Niemand wird behaupten, dass
sie keine Menschen sind, in der Praxis jedoch bringt man mit den Entscheidungen
und der Art und Weise, wie man sie behandelt, zum Ausdruck, dass man ihnen
weniger Wert beimisst, sie für weniger wichtig und weniger menschlich hält.“[74] Es
ist daher immer dringend notwendig, sich immer wieder daran zu erinnern: „Jeder
Migrant ist eine menschliche Person, die als solche unveräußerliche Grundrechte
besitzt, die von allen und in jeder Situation respektiert werden müssen“[75].
Sie willkommen zu heißen ist ein wichtiger und bedeutsamer Weg, um „die
unveräußerliche Würde jedes Menschen unabhängig von Herkunft, Hautfarbe oder
Religion“[76] zu
verteidigen.
41. Auch der
Menschenhandel muss als eine schwere Verletzung der Menschenwürde angesehen
werden.[77]
Er ist nicht neu, aber seine Entwicklung nimmt tragische Dimensionen an, die
für alle sichtbar sind, weshalb Papst Franziskus ihn besonders scharf
anprangert: „Ich betone, dass der ,Menschenhandel‘ eine niederträchtige
Aktivität ist, eine Schande für unsere Gesellschaften, die sich als zivilisiert
bezeichnen! Ausbeuter und Kunden auf allen Ebenen sollten vor sich selbst und
vor Gott ernsthaft ihr Gewissen erforschen. Die Kirche erneuert heute ihren
eindringlichen Appell, dass die Würde und die Zentralität jeder Person stets
geschützt werden durch die Achtung der Grundrechte, wie es die Soziallehre der
Kirche unterstreicht – Rechte, deren wirkliche Ausbreitung sie dort, wo sie
nicht anerkannt werden, für Millionen von Frauen und Männern auf allen Kontinenten
anmahnt. […] In einer Welt, in der man so viel von Rechten spricht, scheint der
einzige, der sie hat, das Geld zu sein.“[78]
42. Aus diesen Gründen
dürfen die Kirche und die Menschheit den Kampf gegen Phänomene nicht aufgeben
wie „Handel von menschlichen Organen und Geweben, sexuelle Ausbeutung von
Knaben und Mädchen, Sklavenarbeit einschließlich Prostitution, Drogen- und
Waffenhandel, Terrorismus und internationale organisierte Kriminalität […].
Diese Situationen und die Anzahl der unschuldigen Leben, die sie fordern, sind
von solchem Ausmaß, dass wir jede Versuchung meiden müssen, einem Nominalismus
zu verfallen, der sich in Deklarationen erschöpft und einen Beruhigungseffekt
auf das Gewissen ausübt. Wir müssen dafür sorgen, dass unsere Institutionen
wirklich effektiv sind im Kampf gegen all diese Plagen.“[79] Angesichts
so unterschiedlicher und brutaler Formen der Verweigerung der Menschenwürde
muss man sich immer mehr bewusst machen: „Der Menschenhandel ist ein Verbrechen
gegen die Menschlichkeit“[80].
Er verleugnet die Menschenwürde im Wesentlichen in mindestens zweierlei
Hinsicht: „Denn der Menschenhandel entstellt das Menschsein des Opfers, indem
er seine Freiheit und Würde verletzt. Aber zugleich entmenschlicht er
denjenigen, der ihn ausübt.“[81]
43. Die tiefe Würde, die
dem Menschen seiner Gesamtheit von Geist und Körper innewohnt, ermöglicht es
uns auch zu verstehen, warum jeder sexuelle Missbrauch tiefe Narben im Herzen
derjenigen hinterlässt, die ihn erleiden, und wirklich, sie fühlen sich
zutiefst in ihrer Menschenwürde verletzt. Es handelt sich hierbei um „ein Leid,
das ein Leben lang andauern und durch keine Reue geheilt werden kann. Dieses
Phänomen ist in der Gesellschaft verbreitet, es betrifft auch die Kirche und
stellt ein ernsthaftes Hindernis für ihre Sendung dar.“[82] Daher
setzt sie sich unermüdlich dafür ein, allen Arten von Missbrauch ein Ende zu
setzen, und zwar beginnend im Inneren der Kirche.
44. Gewalt gegen Frauen
ist ein weltweiter Skandal, der zunehmend anerkannt wird. Während die gleiche
Würde der Frauen in Worten anerkannt wird, sind die Ungleichheiten zwischen
Frauen und Männern in einigen Ländern sehr gravierend, und selbst in den am
weitesten entwickelten und demokratischen Ländern zeugt die konkrete soziale Realität
davon, dass Frauen oft nicht die gleiche Würde zuerkannt wird wie Männern.
Papst Franziskus unterstreicht diese Tatsache, wenn er feststellt: „[D]ie
Gesellschaften auf der ganzen Erde noch lange nicht so organisiert, dass sie
klar widerspiegeln, dass die Frauen genau die gleiche Würde und die gleichen
Rechte haben wie die Männer. Mit Worten behauptet man bestimmte Dinge, aber die
Entscheidungen und die Wirklichkeit schreien eine andere Botschaft heraus. In
der Tat, ‚doppelt arm sind die Frauen, die Situationen der Ausschließung, der
Misshandlung und der Gewalt erleiden, denn oft haben sie geringere
Möglichkeiten, ihre Rechte zu verteidigen‘.“[83]
45. Der heilige Johannes
Paul II. erkannte bereits an: „Es ist sicher noch viel zu tun, damit das Dasein
als Frau und Mutter keine Diskriminierung beinhaltet. Es ist dringend geboten,
überall die tatsächliche Gleichheit der Rechte der menschlichen Person zu
erreichen, und das heißt gleichen Lohn für gleiche Arbeit, Schutz der
berufstätigen Mutter, gerechtes Vorankommen in der Berufslaufbahn, Gleichheit
der Eheleute im Familienrecht und die Anerkennung von allem, was mit den
Rechten und Pflichten des Staatsbürgers in einer Demokratie zusammenhängt.“[84] Ungleichheiten
in diesen Bereichen sind verschiedene Formen von Gewalt. Er erinnerte auch
daran, dass „[e]s […] an der Zeit [ist], die Formen sexueller Gewalt, deren
Objekt nicht selten die Frauen sind, nachdrücklich zu verurteilen und geeignete
gesetzliche Mittel zur Verteidigung hervorzubringen. Im Namen der Achtung der
menschlichen Person müssen wir außerdem Anklage erheben gegen die verbreitete,
von Genußsucht und Geschäftsgeist bestimmte Kultur, die die systematische
Ausbeutung der Sexualität fördert, indem sie auch Mädchen im jungen Alter dazu
anhält, in die Fänge der Korruption zu geraten und sich für die Vermarktung
ihres Körpers herzugeben.“[85]Wie
könnte man unter den Formen der Gewalt, die Frauen angetan werden, nicht den
Zwang zur Abtreibung erwähnen, der sowohl die Mutter als auch das Kind betrifft
und der so oft der Befriedigung des männlichen Egoismus dient? Und wie kann man
nicht auch die Praxis der Polygamie erwähnen, die – wie der Katechismus der
katholischen Kirche in Erinnerung ruft – im Widerspruch zur gleichen Würde von
Frauen und Männern und auch im Widerspruch zur „ehelichen Liebe, die einzig und
ausschließlich ist“[86]?
46. In diesem Horizont
der Gewalt gegen Frauen kann das Phänomen der Frauenmorde nicht genug
verurteilt werden. An dieser Front muss das Engagement der gesamten
internationalen Gemeinschaft kompakt und konkret sein, wie Papst Franziskus
bekräftigte: „Die Liebe zu Maria muss uns helfen, Haltungen der Anerkennung und
der Dankbarkeit für die Frau, für unsere Mütter und Großmütter hervorzubringen,
die eine Bastion im Leben unserer Städte sind. Fast immer im Stillen bringen
sie das Leben voran. Es ist die Stille und die Kraft der Hoffnung. Danke für
euer Zeugnis. […] aber mit Blick auf die Mütter und Großmütter möchte ich euch
einladen, gegen eine Plage zu kämpfen, die unseren amerikanischen Kontinent
heimsucht: die zahlreichen Fälle von Frauenmord. Und es sind unzählige
Situationen von Gewalt, die hinter so vielen Mauern totgeschwiegen werden. Ich
lade euch ein, gegen diese Quelle des Leidens zu kämpfen, indem ihr eine
Gesetzgebung und eine Kultur der Ablehnung jeder Form von Gewalt fördert.“[87]
47. Die Kirche hört nicht
auf, daran zu erinnern, dass „die Würde eines jeden Menschen einen
intrinsischen Charakter [hat] und sie gilt von der Empfängnis bis zum
natürlichen Tod. Gerade die Bejahung dieser Würde ist die unveräußerliche
Voraussetzung für den Schutz der persönlichen und sozialen Existenz und
zugleich die notwendige Bedingung für die Verwirklichung von Brüderlichkeit und
sozialer Freundschaft unter allen Völkern der Erde.“[88] Auf
der Grundlage dieses unantastbaren Wertes des menschlichen Lebens hat sich das
kirchliche Lehramt stets gegen die Abtreibung ausgesprochen. In diesem
Zusammenhang schreibt der heilige Johannes Paul II.: „Unter allen Verbrechen,
die der Mensch gegen das Leben begehen kann, weist die Vornahme der Abtreibung
Merkmale auf, die sie besonders schwerwiegend und verwerflich machen. […] Doch
heute hat sich im Gewissen vieler die Wahrnehmung der Schwere des Vergehens
nach und nach verdunkelt. Die Billigung der Abtreibung in Gesinnung, Gewohnheit
und selbst im Gesetz ist ein beredtes Zeichen für eine sehr gefährliche Krise
des sittlichen Bewußtseins, das immer weniger imstande ist, zwischen Gut und
Böse zu unterscheiden, selbst dann, wenn das Grundrecht auf Leben auf dem Spiel
steht. Angesichts einer so ernsten Situation bedarf es mehr denn je des Mutes,
der Wahrheit ins Gesicht zu schauen und die Dinge beim Namen zu nennen, ohne
bequemen Kompromissen oder der Versuchung zur Selbsttäuschung nachzugeben. In
diesem Zusammenhang klingt der Tadel des Propheten kategorisch: ,Weh denen, die
das Böse gut und das Gute böse nennen, die die Finsternis zum Licht und das
Licht zur Finsternis machen‘ (Jes 5,20). Gerade in bezug auf die Abtreibung ist
die Verbreitung eines zweideutigen Sprachgebrauchs festzustellen, wie die
Formulierung ,Unterbrechung der Schwangerschaft‘, die darauf abzielt, deren
wirkliche Natur zu verbergen und ihre Schwere in der öffentlichen Meinung
abzuschwächen. Vielleicht ist dieses sprachliche Phänomen selber Symptom für
ein Unbehagen des Gewissens. Doch kein Wort vermag die Realität der Dinge zu
ändern: die vorsätzliche Abtreibung ist, wie auch immer sie vorgenommen werden
mag, die beabsichtigte und direkte Tötung eines menschlichen Geschöpfes in dem
zwischen Empfängnis und Geburt liegenden Anfangsstadium seiner Existenz.“[89]Ungeborene
Kinder sind somit „sind die Schutzlosesten und Unschuldigsten von allen, denen
man heute die Menschenwürde absprechen will, um mit ihnen machen zu können, was
man will, indem man ihnen das Leben nimmt und Gesetzgebungen fördert, die
erreichen, dass niemand das verbieten kann“[90].
Deshalb muss auch in unserer Zeit mit aller Kraft und Klarheit festgestellt
werden, dass „diese Verteidigung des ungeborenen Lebens eng mit der
Verteidigung jedes beliebigen Menschenrechtes verbunden [ist]. Sie setzt die
Überzeugung voraus, dass ein menschliches Wesen immer etwas Heiliges und
Unantastbares ist, in jeder Situation und jeder Phase seiner Entwicklung. Es
trägt seine Daseinsberechtigung in sich selbst und ist nie ein Mittel, um
andere Schwierigkeiten zu lösen. Wenn diese Überzeugung hinfällig wird, bleiben
keine festen und dauerhaften Grundlagen für die Verteidigung der
Menschenrechte; diese wären dann immer den zufälligen Nützlichkeiten der
jeweiligen Machthaber unterworfen. Dieser Grund allein genügt, um den
unantastbaren Wert eines jeden Menschenlebens anzuerkennen. Wenn wir es aber
auch vom Glauben her betrachten, dann ,schreit jede Verletzung der
Menschenwürde vor dem Angesicht Gottes nach Rache und ist Beleidigung des
Schöpfers des Menschen‘.“[91]Hierbei
verdient das großzügige und mutige Engagement der heiligen Teresa von Kalkutta
für die Verteidigung jeder empfangenen Person in Erinnerung gerufen zu werden.
48. Die Kirche wendet
sich auch gegen die Praxis der Leihmutterschaft, durch die das unermesslich
wertvolle Kind zu einem bloßen Objekt wird. In dieser Hinsicht sind die Worte
von Papst Franziskus von einzigartiger Klarheit: „[D]er Weg des Friedens
erfordert die Achtung vor dem Leben, vor jedem menschlichen Leben, angefangen
bei dem des ungeborenen Kindes im Mutterleib, das weder beseitigt noch zu einem
Objekt der Kommerzialisierung gemacht werden darf. In diesem Zusammenhang halte
ich die Praxis der sogenannten Leihmutterschaft für verwerflich, da sie die
Würde der Frau und des Kindes schwer verletzt. Sie basiert auf der Ausnutzung
der materiellen Notlage der Mutter. Ein Kind ist immer ein Geschenk und niemals
ein Vertragsgegenstand. Ich plädiere daher dafür, dass sich die internationale
Gemeinschaft für ein weltweites Verbot dieser Praxis einsetzt.“[92]
49. Die Praxis der
Leihmutterschaft verletzt in erster Linie die Würde des Kindes. Jedes Kind
besitzt nämlich vom Moment der Empfängnis, der Geburt und dann in seinem
Heranwachsen als Junge oder Mädchen bis hin zum Erwachsenwerden eine
unantastbare Würde, die in jeder Phase seines Lebens deutlich zum Ausdruck
kommt, wenn auch in einzigartiger und differenzierter Weise. Das Kind hat daher
kraft seiner unveräußerlichen Würde das Recht auf eine vollständig menschliche
und nicht künstlich herbeigeführte Herkunft und auf das Geschenk eines Lebens,
das zugleich die Würde des Gebers und des Empfängers zum Ausdruck bringt. Die
Anerkennung der Würde der menschlichen Person schließt auch die Anerkennung der
Würde der ehelichen Vereinigung und der menschlichen Fortpflanzung in all ihren
Dimensionen ein. In diesem Sinne kann der legitime Wunsch, ein Kind zu
bekommen, nicht in ein „Recht auf ein Kind“ umgewandelt werden, das die Würde
des Kindes selbst als Empfänger der freien Gabe des Lebens nicht respektiert.[93]
50. Die Praxis der
Leihmutterschaft verletzt zugleich die Würde der Frau selbst, die dazu gezwungen
wird oder sich aus freien Stücken dazu entschließt, sich ihr zu unterwerfen.
Durch eine solche Praxis wird die Frau von dem Kind, das in ihr heranwächst,
losgelöst und zu einem bloßen Mittel, das dem Profit oder dem willkürlichen
Wunsch anderer unterworfen ist. Dies widerspricht in jeder Hinsicht der
grundlegenden Würde eines jeden Menschen und seinem Recht, immer als er selbst
und niemals als Instrument für etwas Anderes anerkannt zu werden.
Die Euthanasie und
assistierter Suizid
51. Es gibt einen
besonderen Fall der Verletzung der Menschenwürde, der zwar leiser ist, aber
immer mehr an Bedeutung gewinnt. Seine Besonderheit besteht darin, dass ein
falscher Begriff von Menschenwürde verwendet wird, um ihn gegen das Leben
selbst zu wenden. Diese heute weit verbreitete Verwechslung tritt bei der
Diskussion über die Euthanasie zutage. So werden Gesetze, die die Möglichkeit
der Sterbehilfe oder des assistierten Suizids anerkennen, manchmal als „Gesetze
zum würdevollen Sterben“ („death with dignity acts“) bezeichnet. Es herrscht
die weit verbreitete Auffassung, dass Sterbehilfe oder Beihilfe zum Suizid mit
der Achtung der Würde des Menschen vereinbar seien. Angesichts dieser Tatsache
muss mit Nachdruck bekräftigt werden, dass das Leiden nicht dazu führt, dass
der kranke Mensch die ihm innewohnende und unveräußerliche Würde verliert,
sondern dass es zu einer Gelegenheit werden kann, die Bande der gegenseitigen
Zugehörigkeit zu stärken und sich der Kostbarkeit eines jeden Menschen für die
gesamte Menschheit bewusster zu werden.
52. Sicherlich verlangt
die Würde des Kranken, dass jeder die angemessenen und notwendigen
Anstrengungen unternimmt, um sein Leiden durch eine angemessene palliative
Pflege zu lindern und jeden therapeutischen Übereifer oder unverhältnismäßige
Maßnahme zu vermeiden. Diese Fürsorge entspricht der „ständige[n] Pflicht, die
Bedürfnisse des Patienten zu verstehen: die des Beistands und der
Schmerzlinderung sowie emotionale, affektive und spirituelle Bedürfnisse“[94].
Ein solches Bemühen ist jedoch etwas ganz anderes, unterschiedliches, ja
gegenteiliges gegenüber der Entscheidung, das eigene oder das Leben eines
anderen unter der Last des Leidens zu beseitigen. Das menschliche Leben, selbst
in seinem schmerzhaften Zustand, ist Träger einer Würde, die immer geachtet
werden muss, die nicht verloren gehen kann und deren Achtung bedingungslos
bleibt. Es gibt in der Tat keine Bedingungen, ohne die das menschliche Leben
nicht mehr würdig wäre und deshalb beseitigt werden könnte: „Das Leben hat für
jeden die gleiche Würde und den gleichen Wert- Der Respekt vor dem Leben des
anderen ist der gleiche, den man seiner eigenen Existenz schuldet“[95].
Dem Suizidanten zu helfen, sich das Leben zu nehmen, ist daher ein objektiver
Verstoß gegen die Würde der Person, die darum bittet, selbst wenn dies die
Erfüllung ihres Wunsches ist: „Wir müssen zum Tod begleiten, nicht den Tod
herbeiführen oder Beihilfe zu irgendeiner Form des Selbstmords leisten. Ich
erinnere daran, dass das Recht auf Behandlung, und zwar auf Behandlung für
alle, stets an erster Stelle stehen muss, damit die schwachen Menschen,
insbesondere die alten und kranken Menschen, niemals weggeworfen werden. Das
Leben ist ein Recht, nicht der Tod, der angenommen werden muss und nicht
verabreicht werden darf. Und dieses ethische Prinzip betrifft alle, nicht nur
die Christen oder die Gläubigen.“[96]
Wie bereits erwähnt, impliziert die Würde eines jeden Menschen, wie
schwach oder leidend er auch sein mag, die Würde aller Menschen.
Der Zurückweisung von
Menschen mit Behinderungen
53. Ein Kriterium für die
tatsächliche Beachtung der Würde eines jeden Menschen ist natürlich die
Fürsorge für die am meisten Benachteiligten. Unsere Zeit zeichnet sich leider
nicht gerade durch eine solche Fürsorge aus: In Wahrheit setzt sich eine
Wegwerf-Kultur durch.[97] Um
dieser Tendenz entgegenzuwirken, verdient die Situation derjenigen, die sich in
einer Situation körperlicher oder psychischer Defizite befinden, besondere
Aufmerksamkeit und Fürsorge. Dieser Zustand der besonderen Verletzlichkeit,[98]der
in den Evangelienberichten so sehr im Vordergrund steht, stellt allgemein die
Frage, was es bedeutet, ein Mensch zu sein, gerade in einem Zustand der
Beeinträchtigung oder Behinderung. Die Frage nach der Unvollkommenheit des
Menschen hat auch aus soziokultureller Sicht deutliche Auswirkungen, da
Menschen mit Behinderungen in einigen Kulturen manchmal an den Rand gedrängt,
wenn nicht sogar unterdrückt werden, da sie als echter „Abfall“ behandelt
werden. In Wirklichkeit erhält jeder Mensch, unabhängig von seiner Verletzlichkeit,
seine Würde gerade dadurch, dass er von Gott gewollt und geliebt ist. Aus
diesen Gründen sollten die Eingliederung und aktive Teilnahme am
gesellschaftlichen und kirchlichen Leben all derer, die in irgendeiner Weise
durch Gebrechlichkeit oder Behinderung gekennzeichnet sind, so weit wie möglich
gefördert werden.[99]
54. In einer breiteren
Perspektive sollte man sich daran erinnern, dass die „Nächstenliebe, die das
geistige Herzstück der Politik ist, […] eine Liebe [ist], die den Letzten den
Vorzug gibt, und die hinter jeder Handlung steht, die zu ihren Gunsten
vollzogen wird. […] ,sich der Gebrechlichkeit anzunehmen, [es] bedeutet Kraft
und Zärtlichkeit, bedeutet Kampf und Fruchtbarkeit inmitten eines funktionellen
und privatistischen Modells, das unweigerlich zur «Wegwerf-Kultur» führt. […]
Es bedeutet, die Gegenwart in ihrer nebensächlichsten und am meisten
beängstigenden Situation auf sich zu nehmen und fähig zu sein, sie mit Würde zu
salben.‘ So ruft man gewiss eine intensive Tätigkeit ins Leben, denn es ,muss
alles getan werden, um den Status und die Würde der menschlichen Person zu
schützen‘.“[100]
55. Die Kirche möchte vor
allem „bekräftigen, dass jeder Mensch, unabhängig von seiner sexuellen Orientierung,
in seiner Würde geachtet und mit Respekt aufgenommen werden soll und sorgsam zu
vermeiden ist, ihn ‚in irgendeiner Weise ungerecht zurückzusetzen‘ oder ihm gar
mit Aggression und Gewalt zu begegnen“[101].
Aus diesem Grund muss es als Verstoß gegen die Menschenwürde angeprangert
werden, dass mancherorts nicht wenige Menschen allein aufgrund ihrer sexuellen
Orientierung inhaftiert, gefoltert und sogar des Lebens beraubt werden.
56. Gleichzeitig hebt die
Kirche entscheidende Kritikpunkte in der Gender-Theorie hervor. In diesem
Zusammenhang erinnerte Papst Franziskus daran, dass „[d]er Weg des Friedens […]
die Achtung der Menschenrechte [erfordert], wie sie in der Allgemeinen
Erklärung der Menschenrechte, deren 75-jähriges Bestehen wir kürzlich gefeiert
haben, einfach und klar formuliert sind. Es handelt sich dabei um rational
einleuchtende und allgemein anerkannte Grundsätze. Leider haben die Versuche
der letzten Jahrzehnte, neue Rechte einzuführen, die nicht ganz mit den
ursprünglich definierten übereinstimmen und nicht immer akzeptabel sind, zu
ideologischen Kolonisierungen geführt, unter denen die Gender-Theorie eine
zentrale Rolle spielt, die sehr gefährlich ist, weil sie mit ihrem Anspruch,
alle gleich zu machen, die Unterschiede auslöscht“.[102]
57. Im Hinblick auf die
Gender-Theorie, über deren wissenschaftliche Konsistenz in der Fachwelt viel
diskutiert wird, erinnert die Kirche daran, dass das menschliche Leben in all
seinen Bestandteilen, körperlich und geistig, ein Geschenk Gottes ist, von dem
gilt, dass es mit Dankbarkeit angenommen und in den Dienst des Guten gestellt
wird. Über sich selbst verfügen zu wollen, wie es die Gender-Theorie
vorschreibt, bedeutet ungeachtet dieser grundlegenden Wahrheit des menschlichen
Lebens als Gabe nichts anderes, als der uralten Versuchung des Menschen
nachzugeben, sich selbst zu Gott zu machen und in Konkurrenz zu dem wahren Gott
der Liebe zu treten, den uns das Evangelium offenbart.
58. Ein zweiter Punkt der
Gender-Theorie ist, dass sie versucht, den größtmöglichen Unterschied zwischen
Lebewesen zu leugnen: den der Geschlechter. Dieser fundamentale Unterschied ist
nicht nur der größtmöglich vorstellbare, sondern auch der schönste und
mächtigste: Er bewirkt im Paar von Mann und Frau die bewundernswerteste
Gegenseitigkeit und ist somit die Quelle jenes Wunders, das uns immer wieder in
Erstaunen versetzt, nämlich die Ankunft neuer menschlicher Wesen in der
Welt.
59. In diesem Sinne ist
der Respekt vor dem eigenen Leib und dem der anderen angesichts der Ausbreitung
und des Anspruchs auf neue Rechte, die von der Gender-Theorie propagiert
werden, wesentlich. Diese Ideologie „stellt eine Gesellschaft ohne
Geschlechterdifferenz in Aussicht und höhlt die anthropologische Grundlage der
Familie aus.“[103] Es
ist daher inakzeptabel, „dass einige Ideologien dieser Art, die behaupten,
gewissen und manchmal verständlichen Wünschen zu entsprechen, versuchen, sich
als einzige Denkweise durchzusetzen und sogar die Erziehung der Kinder zu
bestimmen. Man darf nicht ignorieren, dass ,das biologische Geschlecht (sex)
und die soziokulturelle Rolle des Geschlechts (gender) unterschieden, aber
nicht getrennt werden [können]‘.“[104] Deshalb
sind alle Versuche abzulehnen, die den Hinweis auf den unaufhebbaren
Geschlechtsunterschied zwischen Mann und Frau verschleiern: „[M]an [kann] das,
was männlich und weiblich ist, nicht von dem Schöpfungswerk Gottes trennen […],
das vor allen unseren Entscheidungen und Erfahrungen besteht und wo es
biologische Elemente gibt, die man unmöglich ignorieren kann“[105].
Nur wenn jede menschliche Person diesen Unterschied in Wechselseitigkeit
erkennen und akzeptieren kann, wird sie fähig, sich selbst, ihre Würde und ihre
Identität voll zu entdecken.
60. Die Würde des Leibes
kann nicht als geringer angesehen werden als die der Person als solcher. Der
Katechismus der katholischen Kirche fordert uns ausdrücklich auf, anzuerkennen,
dass „[d]er Leib des Menschen […] an der Würde des Seins ,nach dem Bilde
Gottes‘ teil[hat]“[106].
An diese Wahrheit gilt es besonders bezüglich der Frage der
Geschlechtsumwandlung zu erinnern. Der Mensch besteht untrennbar aus Leib und
Seele, und der Leib ist der lebendige Ort, an dem sich das Innere der Seele
entfaltet und manifestiert, auch durch das Netz menschlicher Beziehungen. Seele
und Leib, die das Wesen der Person ausmachen, haben somit Anteil an der Würde,
die jeden Menschen kennzeichnet.[107]
In diesem Zusammenhang ist daran zu erinnern, dass der menschliche Leib
insofern an der Würde der Person teilhat, als er mit persönlichen Bedeutungen
ausgestattet ist, insbesondere in seiner geschlechtlichen Beschaffenheit.[108]
Denn im Leib erkennt sich jeder Mensch als von anderen gezeugt, und es ist
durch ihren Leib, dass Mann und Frau eine Liebesbeziehung aufbauen können, die
wiederum fähig ist, andere Personen zu zeugen. Über Notwendigkeit der Achtung
der natürlichen Ordnung der menschlichen Person, lehrt Papst Franziskus: „Die
Schöpfung geht uns voraus und muss als Geschenk empfangen werden. Zugleich sind
wir berufen, unser Menschsein zu behüten, und das bedeutet vor allem, es so zu
akzeptieren und zu respektieren, wie es erschaffen worden ist“[109].
Daraus folgt, dass jeder geschlechtsverändernde Eingriff in der Regel die
Gefahr birgt, die einzigartige Würde zu bedrohen, die ein Mensch vom Moment der
Empfängnis an besitzt.Damit soll nicht ausgeschlossen werden, dass eine Person
mit bereits bei der Geburt vorhandenen oder sich später entwickelnden genitalen
Anomalien sich für eine medizinische Behandlung zur Behebung dieser Anomalien
entscheiden kann. In diesem Fall würde die Operation keine
Geschlechtsumwandlung in dem hier beabsichtigten Sinne darstellen.
61. Der Fortschritt der
digitalen Technologien bietet zwar viele Möglichkeiten, die Menschenwürde zu
fördern, doch tendiert er zunehmend dazu, eine Welt zu schaffen, in der
Ausbeutung, Ausgrenzung und Gewalt zunehmen, was so weit gehen kann, dass die
Würde der menschlichen Person verletzt wird. Man denke daran, wie leicht es mit
diesen Mitteln ist, den guten Namen eines Menschen durch falsche
Berichterstattung und Verleumdung zu gefährden. In diesem Zusammenhang betont
Papst Franziskus, dass „es ungesund [ist], Kommunikation mit rein virtuellem
Kontakt zu verwechseln. Tatsächlich ist die digitale Welt ‚auch ein Ort der
Einsamkeit, Manipulation, Ausbeutung und Gewalt, die sich im Extremfall im Dark
Web manifestieren. Durch digitale Medien besteht die Gefahr, dass Nutzer
abhängig werden, sich isolieren und immer stärker den Kontakt zur konkreten
Wirklichkeit verlieren, wodurch die Entwicklung echter zwischenmenschlicher
Beziehungen behindert wird. Neue Formen der Gewalt breiten sich über die
Sozialen Medien aus, wie z. B. Cybermobbing; das Internet dient auch als Kanal
zur Verbreitung von Pornografie und der Ausbeutung von Menschen für sexuelle
Zwecke oder durch Glücksspiel‘.“[110]
Und so kommt es paradoxerweise auch dazu, dass dort, wo die
Verbindungsmöglichkeiten zunehmen, man sich zunehmend isoliert und an
zwischenmenschlichen Beziehungen verarmt: „In der digitalen Kommunikation will
man alles zeigen, und jeder Einzelne wird auf anonymem Weg zu einem Objekt, das
bespitzelt, entblößt und in die Öffentlichkeit gezerrt wird. Die Achtung vor
dem anderen bröckelt, und auf diese Weise – gerade wenn ich ihn verdränge, ihn
nicht beachte und auf Distanz halte – kann ich ohne irgendeine Scham bis zum
Äußersten in sein Leben eindringen“[111].
Solche Tendenzen stellen eine dunkle Seite des digitalen Fortschritts dar.
62. In dieser
Perspektive, wenn die Technologie der Menschenwürde dienen und nicht schaden
soll und wenn sie den Frieden und nicht die Gewalt fördern soll, dann muss die
menschliche Gemeinschaft diesen Tendenzen in der Achtung vor der Menschenwürde
gegenübertreten und das Gute fördern: „In dieser globalisierten Welt ‚können
die Medien dazu verhelfen, dass wir uns einander näher fühlen, dass wir ein
neues Gefühl für die Einheit der Menschheitsfamilie entwickeln, das uns zur
Solidarität und zum ernsthaften Einsatz für ein würdigeres Leben drängt. […]
Die Medien können uns dabei behilflich sein, besonders heute, da die
Kommunikationsnetze der Menschen unerhörte Entwicklungen erreicht haben.
Besonders das Internet kann allen größere Möglichkeiten der Begegnung und der
Solidarität untereinander bieten, und das ist gut, es ist ein Geschenk
Gottes‘.Es muss allerdings ständig überprüft werden, ob uns die heutigen Formen
der Kommunikation tatsächlich zu einer großherzigen Begegnung, zu einer
aufrichtigen Suche nach der vollen Wahrheit, zum Dienst, zur Nähe zu den
Geringsten, zum Einsatz für den Aufbau des Gemeinwohls führen.“[112]
63. Anlässlich des 75.
Jahrestages der Verkündung der Allgemeinen Erklärung der Menschenrechte (1948)
bekräftigte Papst Franziskus, dass dieses Dokument „wie ein Königsweg [ist],
auf dem viele Fortschritte gemacht wurden, wo aber noch sehr viele weitere
Schritte fehlen, und manchmal machen wir leider auch Rückschritte. Der Einsatz
für die Menschenrechte ist nie zu Ende! In dieser Hinsicht bin ich all jenen
nahe, die im konkreten Alltag ohne viel Aufhebens persönlich für die Rechte
derjenigen kämpfen und einstehen, die nicht zählen.“[113]
64. In diesem Sinne
fordert die Kirche mit dieser Erklärung nachdrücklich, dass die Achtung der
Würde der menschlichen Person unabhängig von allen Umständen in den Mittelpunkt
des Einsatzes für das Gemeinwohl und jeder Rechtsordnung gestellt wird. Die
Achtung der Würde jedes einzelnen Menschen ist nämlich die unverzichtbare
Grundlage für die Existenz jeder Gesellschaft, die den Anspruch erhebt, sich
auf ein gerechtes Recht und nicht auf Macht zu gründen. Auf der Grundlage der
Anerkennung der Menschenwürde werden die grundlegenden Menschenrechte gewahrt,
die jedem zivilisierten Zusammenleben vorausgehen und zugrunde liegen.[114]
65. Jeder einzelnen
Person und zugleich jeder menschlichen Gemeinschaft kommt die Aufgabe zu, die
Menschenwürde konkret und wirksam zu verwirklichen, während es die Pflicht der
Staaten ist, sie nicht nur zu schützen, sondern auch jene Bedingungen zu gewährleisten,
die notwendig sind, damit sie sich in der ganzheitlichen Förderung der
menschlichen Person entfalten kann: „Im politischen Einsatz muss man daran
erinnern: ‚Jenseits aller äußeren Erscheinung ist jeder unendlich heilig und
verdient unsere Liebe und unsere Hingabe‘.“[115]
66. Auch heute,
angesichts so vieler Verletzungen der Menschenwürde, die die Zukunft des
Menschengeschlechts ernsthaft bedrohen, ermutigt die Kirche zur Förderung der
Würde jeder menschlichen Person, unabhängig von ihren körperlichen, geistigen,
kulturellen, sozialen und religiösen Eigenschaften. Sie tut dies in der
Hoffnung und in der Gewissheit der Kraft, die vom auferstandenen Christus
ausgeht, der die ganzheitliche Würde eines jeden Menschen in ihrer ganzen Fülle
offenbart hat. Diese Gewissheit wird in den Worten von Papst Franziskus zu
einem Appell: „Jeden Menschen dieser Welt bitte ich, diese seine Würde nicht zu
vergessen; niemand hat das Recht, sie ihm zu nehmen“[116].
Papst Franziskus hat bei
der Audienz, die dem unterzeichneten Präfekten des Dikasteriums für die
Glaubenslehre am 25. März 2024 gewährt wurde, die vorliegende Erklärung
approbiert, die in der Ordentlichen Sitzung dieses Dikasteriums am 28. Februar
2024 beschlossen wurde, und ihre Veröffentlichung angeordnet.
Gegeben in Rom, am Sitz
des Dikasteriums für die Glaubenslehre, am 2. April 2024, dem 19. Todestag des
Heiligen Johannes Paul II.
Víctor Manuel Kard.
Fernández
Präfekt
Msgr. Armando Matteo
Sekretär für die doktrinäre Sektion
Ex Audientia Die
25.03.2024
Franciscus
[1]
Hl. Johannes Paul II., Angelus
mit den Behinderten in der Kathedrale von Osnabrück (16. November
1980): Insegnamenti III/2 (1980), S. 1232.
[2]
Franziskus, Apost. Schreiben Laudate
Deum (4. Oktober 2023), Nr. 39: L’Osservatore Romano (4. Oktober 2023), S.
III.
[3] Im
Jahre 1948 haben die Vereinten Nationen die Allgemeine Erklärung der
Menschenrechte verabschiedet, die aus dreißig Artikeln besteht. Das Wort
„Würde“ kommt darin fünfmal vor, und zwar an strategischen Stellen: in den
ersten Worten der Präambel und im ersten Satz des ersten Artikels. Diese Würde
wird allen „Mitglieder[n] der Gemeinschaft der Menschen“ zugesprochen
(Präambel) und „alle Menschen sind frei und gleich an Würde und Rechten
geboren“ (Artikel 1).
[4] Betrachtet
man nur die Neuzeit, so kann man sehen, wie die Kirche die Bedeutung der
Menschenwürde immer stärker betont hat. Das Thema wurde insbesondere in der
Enzyklika Rerum novarum von Papst Leo XIII. (1891), in der Enzyklika
Quadragesimo anno von Papst Pius XI. (1931) und in der Allokution an die
Teilnehmerinnen des Kongresses der Italienischen Katholischen Union der
Hebammen von Papst Pius XII. (1951) behandelt. Das Zweite Vatikanische Konzil
hat dieses Thema dann besonders vertieft, indem es dem Thema mit der Erklärung Dignitatis
humanae (1965) ein ganzes Dokument widmete und die menschliche Freiheit
auch in der Pastoralkonstitution Gaudium
et Spes (1965) erörterte.
[5] Hl.
Paul VI., Generalaudienz (4. September 1968): Insegnamenti VI (1968), S. 886.
[6]
Hl. Johannes Paul II., Ansprache bei der 3. Generalversammlung der
Lateinamerikanischen Bischofskonferenz (28. Januar 1979), III.1–2: Insegnamenti
II/1 (1979), S. 202–203.
[7]
Benedikt XVI., Ansprache
an die Teilnehmer der Vollversammlung der Päpstlichen Akademie für das Leben
(13. Februar 2010): Insegnamenti VI/1 (2011), S. 218.
[8]
Benedikt XVI., Ansprache
an die Mitglieder der Entwicklungsbank des Europarats, Sala Clementina (12.
Juni 2010): Insegnamenti VI/1 (2011), S. 912–913.
[9]
Franziskus, Apost. Schreiben Evangelii
gaudium (24. November 2013), Nr. 178: AAS 105 (2013), S. 1094, inneres
Zitat: Hl. Johannes Paul II., Angelus
mit den Behinderten in der Kathedrale von Osnabrück (16. November 1980):
Insegnamenti III/2 (1980), S. 1232.
[10] Franziskus,
Enz. Fratelli
tutti (3. Oktober 2020), Nr. 8: AAS 112 (2020), S. 971.
[11] Ebd.,
Nr. 277: AAS 112 (2020), S. 1069.
[12] Ebd.,
Nr. 213: AAS 112 (2020), S. 1045.
[13] Ebd.,
Nr. 213: AAS 112 (2020), S. 1045, inneres Zitat: Franziskus, Botschaft
an die Teilnehmer der Internationalen Konferenz „Menschenrechte in der heutigen
Welt: Errungenschaften, Unterlassungen, Verweigerungen“ (10. Dezember
2018): L’Osservatore Romano (10.–11. Dezember 2018), S. 8.
[14] Auf
die Erklärung der Vereinten Nationen von 1948 folgten deren weitere
Überarbeitungen: der Internationale Pakt über bürgerliche und politische Rechte
von 1966 und die Schlussakte der Konferenz über Sicherheit und Zusammenarbeit
in Europa von 1975.
[15] Vgl.
Internationale Theologische Kommission, Würde
und Rechte der menschlichen Person (1983), Einleitung, 3. Ein Kompendium
der katholischen Lehre zur Menschenwürde findet sich in Katechismus der
katholischen Kirche, im Kapitel unter dem Titel „Die Würde des Menschen”, Nrn.
1700–1876.
[16]
Franziskus, Enz. Fratelli
tutti (3. Oktober 2020), Nr. 22: AAS 112 (2020), S. 976.
[17]
Boethius, Contra Eutychen et Nestorium, Kap. 3: PL 64, S. 1344: „persona est
rationalis naturae individua substantia“. Vgl. Hl. Bonaventura, Commentaria in
librum I Sententiarum, d. 25, a. 1, q. 2; Hl. Thomas von Aquin, Summa
theologiae, I, q. 29, a. 1, resp.
[18] Da
es nicht das Ziel dieser Erklärung ist, eine erschöpfende Abhandlung über den
Begriff der Würde zu verfassen, wird hier um der Kürze willen exemplarisch nur
die sogenannte klassische griechische und römische Kultur als Bezugspunkt der
frühchristlichen philosophischen und theologischen Reflexion erwähnt.
[19] Vgl.
z. B. Cicero, De Officiis I, 105–106: „sed pertinet ad omnem officii
quaestionem semper in promptu habere, quantum natura hominis pecudibus
reliquisque beluis antecedat […] Atque etiam si considerare volumus, quae sit
in natura excellentia et dignitas, intellegemus, quam sit turpe diffluere
luxuria et delicate ac molliter vivere quamque honestum parce, continenter,
severe, sobrie“ (Scriptorum Latinorum Biblioteca Oxoniensis, hrsg. v. M.
Winterbottom, Oxford 1994, S. 43). Indeutscher Übersetzung:„Es kommt bei der ganzen
Untersuchung über die Pflicht darauf an, immer vor Augen zu haben, wie sehr die
Natur des Menschen dem Vieh und den übrigen Tieren überlegen ist […] Und wenn
wir uns vor Augen halten wollen, welche Überlegenheit und Würde in unserer
Natur liegen, werden wir auch verstehen, wie schändlich es ist, sich
Ausschweifungen zu ergeben und üppig und verweichlicht zu leben, und wie
moralisch es ist, ein sparsames, enthaltsames, ernsthaftes und nüchternes Leben
zu führen“, Vom pflichtgemäßen Handeln. Lateinisch – Deutsch, hrsg. v. R.
Nickel, De Gruyter, Berlin 2013, S. 89.
[20] Vgl. Hl.
Paul VI., Pilgerfahrt ins Heilige Land – Besuch der Verkündigungsbasilika in
Nazareth (5. Januar 1964): AAS 56 (1964), S. 166–170.
[21] Unter
den verschiedenen Belegen vgl. z. B. Hl. Clemens von Rom, 1 Clem. 33,
4f: PG 1, S. 273; Theophilus von Antiochien, Ad Aut. I, 4: PG 6, 1029; Hl.
Clemens von Alexandrien, Strom. III, 42, 5–6: PG 8, S. 1145; ebd., VI, 72, 2:
PG 9, S. 293; Hl. Irenäus von Lyon, Adv. Haer. V, 6, 1: PG 7, S. 1137–1138;
Origenes, De princ. III, 6,1: PG 11, S. 333; Hl. Augustinus, De Gen. ad lit.
VI, 12: PL 34, S. 348. De Trin. XIV, 8, 11: PL 42, S. 1044–1045.
[22]
Hl. Thomas von Aquin, Summa Theologiae, I, q. 29, a. 3, resp.: „persona
significat id, quod est perfectissimum in tota natura, scilicet subsistens in
rationali natura“.
[23] Man
denke nur an Giovanni Pico della Mirandola und seinen berühmten Text Orario de
hominis dignitate (1486).
[24] Für
einen jüdischen Denker wie E. Levinas (1906–1995) wird der Mensch durch seine
Freiheit insofern qualifiziert, als er sich in unendlicher Weise für den
anderen Menschen verantwortlich entdeckt.
[25] Einige
der großen christlichen Denker des 19. und 20. Jahrhunderts, wie der heilige
J. H. Newman, der selige A. Rosmini, J. Maritain, E. Mounier, K. Rahner,
H. U. von Balthasar und andere, haben es geschafft, ein
Menschenbild vorzulegen, das mit den Denkströmungen unseres beginnenden 21.
Jahrhunderts, unabhängig von ihrer, auch der postmodernen Inspiration, wirksam
in Dialog treten kann.
[26] Aus
diesem Grund besagt die Allgemeine Erklärung der Menschenrechte implizit, „dass
die Quelle der unveräußerlichen Menschenrechte in der Würde jeder menschlichen
Person liegt“: Internationale Theologische Kommission, Auf
der Suche nach einer universalen Ethik. Ein neuer Blick auf das natürliche
Sittengesetz (2009), Nr. 115.
[27]
II. Vatikanisches Konzil, Past. Konst. Gaudium
et Spes (7. Dezember 1965), Nr. 26: AAS 58 (1966), S. 1046; das gesamte
erste Kapitel des ersten Hauptteils der Konstitution (Nr. 11–22) ist der „Würde
des der menschlichen Person“ gewidmet.
[28]
II. Vatikanisches Konzil, Erkl. Dignitatis
humanae (7. Dezember 1965), Nr. 1: AAS 58 (1966), S. 929.
[29]
Ebd.,
Nr. 2: AAS 58 (1966), S. 931.
[30]
Kongregation für die Glaubenslehre, Instr. Dignitas
Personae, Nr. 7: AAS 100 (2008), S. 863. Vgl. auch Irenäus von Lyon, Adv.
Haer. V, 16, 2: PG 7, S. 1167–1168.
[31] Da
„der Sohn Gottes, […] sich in seiner Menschwerdung gewissermaßen mit jedem
Menschen vereinigt hat“ (II. Vatikanisches Konzil, Past. Konst. Gaudium
et Spes [7. Dezember 1965], Nr. 22: AAS 58 [1966], S. 1042), wird die Würde
jedes Menschen in ihrer Fülle durch Christus geoffenbart.
[32]
II. Vatikanisches Konzil, Past. Konst. Gaudium
et Spes (7. Dezember 1965), Nr. 19: AAS 58 (1966), S. 1038.
[33]
Hl. Johannes Paul II., Enz. Evangelium
vitae (25. März 1995), Nr. 38: AAS 87 (1995), S. 443, inneres Zitat: Hl.
Irenäus von Lyon, Adv. Haer. IV, 20,7: PG 7, S. 1037–1038.
[34] In
der Tat hat Christus den Getauften eine neue Würde verliehen, nämlich die der
„Kinder Gottes“: vgl. Katechismus der katholischen Kirche, Nrn. 1213, 1265,
1270, 1279.
[35]
II. Vatikanisches Konzil, Erkl. Dignitatis
humanae (7. Dezember 1965), Nr. 9: AAS 58 (1966), S. 935.
[36] Vgl.
Hl. Irenäus von Lyon, Adv. Haer. V, 6, 1. V, 8, 1. V, 16, 2: PG 7, S.
1136–1138. 1141–1142. 1167–1168; Hl. Johannes von Damaskus, De fide orth. 2,
12: PG 94, S. 917–930.
[37]
Benedikt XVI., Ansprache
in Westminster Hall (17. September 2010): Insegnamenti VI/2 (2011), S. 240.
[38] Franziskus,
Generalaudienz
(12. August 2020): L’Osservatore Romano (13. August 2020), S. 8, innere Zitate:
Hl. Johannes Paul II., Ansprache
an die Vollversammlung der Vereinten Nationen (2. Oktober 1979), Nr. 7 und
Ders., Ansprache an die Vollversammlung der Vereinten Nationen (5. Oktober
1995), Nr. 2.
[39] Vgl.
Kongregation für die Glaubenslehre, Instr. Dignitas
Personae (8. September 2008), Nr. 8: AAS 100 (2008), S. 863–864.
[40]
Internationale Theologische Kommission, Die
Religionsfreiheit im Dienste des Allgemeinwohls (2019), Nr. 38.
[41] Vgl.
Franziskus, Ansprache
an das beim Heiligen Stuhl akkreditierte diplomatische Korps (8. Januar
2024): L’Osservatore Romano (8. Januar 2024), S. 3.
[42] Hl. Johannes
Paul II., Enz. Evangelium
vitae (25. März 1995), Nr. 19: AAS 87 (1995), S. 422.
[43]
Franziskus, Enz. Laudato
si’ (24. Mai 2015), Nr. 69: AAS 107 (2015), S. 875, inneres Zitat:
Katechismus der katholischen Kirche, Nr. 339.
[44]
Franziskus, Apost. Schreiben Laudate
Deum (4. Oktober 2023), Nr. 67: L’Osservatore Romano (4. Oktober 2023), IV.
[45] Ebd.,
Nr. 63: L’Osservatore Romano (4. Oktober 2023), IV.
[46] Katechismus
der katholischen Kirche, Nr. 1730.
[47] Benedikt
XVI., Botschaft
zur Feier des 44. Weltfriedenstages (1. Januar 2011), Nr. 3: Insegnamenti
VI/2 (2011), S. 979.
[48] Päpstlicher
Rat für Gerechtigkeit und Frieden, Kompendium der Soziallehre der Kirche, Nr.
137.
[49]
Franziskus, Enz. Fratelli
tutti (3. Oktober 2020), Nr. 109: AAS 112 (2020), S. 1006.
[50] Päpstlicher
Rat für Gerechtigkeit und Frieden, Kompendium der Soziallehre der Kirche, Nr.
137.
[51]
Franziskus, Ansprache
an die Teilnehmer des internationalen Treffens der Volksbewegungen (28.
Oktober 2014): AAS 106 (2014), S. 858.
[52]
Franziskus, Enz. Fratelli
tutti (3. Oktober 2020), Nr. 107: AAS 112 (2020), S. 1005–1006.
[53]
II. Vatikanisches Konzil, Past. Konst. Gaudium
et Spes (7. Dezember 1965), Nr. 27: AAS 58 (1966), S. 1047.
[56] Vgl.
Katechismus der katholischen Kirche, Nr. 2267 und Kongregation für die
Glaubenslehre, Schreiben
an die Bischöfe über die neue Formulierung der Nr. 2267 des Katechismus der
katholischen Kirche bezüglich der Todesstrafe (1. August 2018), Nrn. 7–8.
[57]
Franziskus, Enz. Fratelli
tutti (3. Oktober 2020), Nr. 269: AAS 112 (2020), S. 1065.
[58] Hl.
Johannes Paul II., Enz. Sollicitudo
Rei Socialis (30. Dezember 1987), Nr. 28: AAS 80 (1988), S. 549.
[59] Benedikt
XVI., Enz. Caritas
in veritate (29. Juni 2009), Nr. 22: AAS 101 (2009), S. 657, inneres Zitat:
Paul VI., Enz. Populorum
progressio (26. März 1967), Nr. 9: AAS 59 (1967), S. 261–262.
[60]
Franziskus, Enz. Fratelli
tutti (3. Oktober 2020), Nr. 21: AAS 112 (2020), S. 976, inneres Zitat:
Benedikt XVI., Enz. Caritas
in veritate (29 giugno 2009), Nr. 22: AAS 101 (2009), S. 657.
[61]
Franziskus, Enz. Fratelli
tutti Nr. 20: AAS 112 (2020), S. 975–976. Vgl. auch das „Gebet zum
Schöpfer“ am Ende dieser Enzyklika.
[62] Ebd.,
Nr. 116: AAS 112 (2020), S. 1009, inneres Zitat: Franziskus, Ansprache
an die Teilnehmer des internationalen Treffens der Volksbewegungen (28.
Oktober 2014): AAS 106 (2014), S. 851–852.
[63]
Franziskus, Enz. Fratelli
tutti, Nr. 162: AAS 112 (2020), S. 1025, inneres Zitat: Franziskus, Ansprache
an das beim Heiligen Stuhl akkreditierte diplomatische Korps (12. Januar
2015): AAS 107 (2015), S. 165.
[64] Ebd.,
Nr. 25: AAS 112 (2020), S. 978, inneres Zitat: Franziskus, Botschaft
zur Feier der 49. Weltfriedenstages (1. Januar 2016): AAS 108 (2016), S.
49.
[65]
Franziskus, Botschaft an die Teilnehmer der VI. Veranstaltung des „Forum de
Paris sur la Paix“ (10. November 2023): L’Osservatore Romano (10. November
2023), S. 7, inneres Zitat: Ders., Generalaudienz
(23. März 2022): L’Osservatore Romano (23. März 2022), S. 3.
[66]
Franziskus, Ansprache
bei der Konferenz der Vertragsstaaten der Klimarahmenkonvention der Vereinten
Nationen (COP 28) (2. Dezember 2023): L’Osservatore Romano (2.
Dezember 2023), S. 2.
[67] Vgl.
Hl. Paul VI., Ansprache an die Vereinten Nationen (4. Oktober 1965): AAS 57
(1965), S. 881.
[68] Hl.
Johannes Paul II., Enz. Redemptor
hominis (4. März 1979), Nr. 16: AAS 71 (1979), S. 295.
[69]
Franziskus, Enz. Fratelli
tutti (3. Oktober 2020), Nr. 258: AAS 112 (2020), S. 1061.
[70]
Franziskus, Ansprache
an den Sicherheitsrat der Vereinten Nationen (14. Juni 2023): L’Osservatore
Romano (15. Juni 2023), S. 8.
[71]
Franziskus, Ansprache
am Weltgebetstag für den Frieden (20. September 2016): L’Osservatore
Romano (22. September 2016), S. 5.
[72] Vgl.
Franziskus, Enz. Fratelli
tutti (3. Oktober 2020), Nr. 38: AAS 112 (2020), S. 983: „Folglich muss
auch ,das Recht nicht auszuwandern – das heißt, in der Lage zu sein, im eigenen
Land zu bleiben – bekräftigt werden‘“, inneres Zitat: Benedikt XVI., Botschaft
zum 99. Welttag des Migranten und Flüchtlings (12. Oktober 2012): AAS 104
(2012), S. 908.
[73] Vgl.
Franziskus, Enz. Fratelli
tutti (3. Oktober 2020), Nr. 38: AAS 112 (2020), S. 982–983.
[74] Ebd.,
Nr. 39: AAS 112 (2020), S. 983.
[75] Benedikt
XVI., Enz. Caritas
in veritate (29. Juni 2009), Nr. 62: AAS 101 (2009), S. 697.
[76]
Franziskus, Enz. Fratelli
tutti (3. Oktober 2020), Nr. 39: AAS 112 (2020), S. 983.
[77] An
dieser Stelle kann es nützlich sein, an die Erklärung Pauls III. über die Würde
der Menschen in den Ländern der „Neuen Welt“ in der Bulle Pastorale officium
(29. Mai 1537) zu erinnern, in der er – unter Androhung der Exkommunikation –
feststellt, dass die Bewohner dieser Territorien, „auch wenn sie sich außerhalb
des Schoßes der Kirche befinden, dennoch nicht ihrer Freiheit oder der Herrschaft
über ihren Besitz […] zu berauben seien, da sie Menschen und deshalb fähig zum
Glauben und zum Heil sind“ [„licet extra gremium Ecclesiae existant, non tamen
sua libertate, aut rerum suarum dominio […] privandos esse, et cum homines,
ideoque fidei et salutis capaces sint“]: DH 1495.
[78]
Franziskus, Ansprache
an die Teilnehmer der Vollversammlung des Päpstlichen Rats der Seelsorge für
die Migranten und Menschen unterwegs (24. Mai 2013): AAS 105 (2013), S.
470–471.
[79]
Franziskus, Ansprache
an die Mitglieder der UN-Generalversammlung, New York (25. September 2015):
AAS 107 (2015), S. 1039.
[80]
Franziskus, Ansprache
an eine Gruppe neuer Botschafter beim Heiligen Stuhl (12. Dezember 2013):
L’Osservatore Romano (13. Dezember 2013), S. 8.
[81]
Franziskus, Ansprache
an die Teilnehmer der internationalen Konferenz zum Menschenhandel (11.
April 2019): AAS 111 (2019), S. 700.
[82]
Abschlussdokument
der XV. Ordentlichen Generalversammlung der Bischofssynode (27. Oktober
2018), Nr. 29.
[83]
Franziskus, Enz. Fratelli
tutti (3. Oktober 2020), Nr. 23: AAS 112 (2020), S. 977, inneres Zitat:
Ders., Apost. Schreiben Evangelii
gaudium (24. November 2013), Nr. 212: AAS 105 (2013), S. 1108.
[84]
Hl. Johannes Paul II., Brief
an die Frauen (29. Juni 1995), Nr. 4: Insegnamenti XVIII/1
(1997), S. 1874.
[85] Ebd.,
Nr. 5: Insegnamenti XVIII/1 (1997), S. 1875.
[86]
Katechismus der katholischen Kirche, Nr. 1645.
[87]
Franziskus, Ansprache
bei der Marienandacht – Unsere Liebe Frau vom Tor (20. Januar 2018): AAS
110 (2018), Nr. 329.
[88]
Franziskus, Ansprache an die Vollversammlung der Kongregation für die
Glaubenslehre (21. Januar 2022): L’Osservatore Romano (21. Januar 2022), S. 8.
[89] Hl.
Johannes Paul II., Enz. Evangelium
vitae (25. März 1995), Nr. 58: AAS 87 (1995), S. 466–467. Zur Frage
der Achtung gegenüber menschlichen Embryonen siehe Kongregation für die
Glaubenslehre, Instr. Donum
vitae (22. Februar 1987): „Die Praxis, menschliche Embryonen in vivo oder
in vitro für experimentelle oder kommerzielle Zwecke am Leben zu erhalten,
steht in völligem Widerspruch zur menschlichen Würde.“ (I, 4): AAS 80 (1988),
S. 82.
[90]
Franziskus, Apost. Schreiben Evangelii
gaudium (24. November 2013), Nr. 213: AAS 105 (2013), S. 1108.
[92]
Franziskus, Ansprache
an das beim Heiligen Stuhl akkreditierte diplomatische Korps (8. Januar
2024): L’Osservatore Romano (8. Januar 2024), S. 3.
[93] Vgl.
Kongregation für die Glaubenslehre, Instr. Dignitas
Personae (8. September 2008), Nr. 16: AAS 100 (2008), S. 868–869. Alle
diese Aspekte werden in der Instruktion der damaligen Kongregation für die
Glaubenslehre mit dem Titel Donum
vitae genau erwähnt (22. Februar 1987): AAS 80 (1988), S. 71–102.
[94]
Kongregation für die Glaubenslehre, Brief Samaritanus
Bonus (14. Juli 2020), V, Nr. 4: AAS 112 (2020), S. 925.
[95] Vgl.
ebd.,
V, Nr. 1: AAS 112 (2020), S. 919.
[96]
Franziskus, Generalaudienz
(9. Februar 2022): L’Osservatore Romano (9. Februar 2022), S. 3.
[97] Vgl.
vor allem Franziskus, Enz. Fratelli
tutti (3. Oktober 2020), Nrn. 18–21: AAS 112 (2020), S. 975–976: „Der
Ausschuss der Welt“. Die Nr. 188 derselben Enzyklika kommt zur Identifikation
einer „Wegwerf-Kultur“.
[98] Vgl.
Franziskus, Ansprache
an die Teilnehmer der Tagung “Katechese und Menschen mit Behinderung“,
gefördert durch den Päpstlichen Rat zur Förderung der Neuevangelisierung
(21. Oktober 2017): L’Osservatore Romano (22. Oktober 2017), S. 8: „Die Verletzlichkeit
gehört zum Wesen des Menschen“.
[99] Vgl.
Franziskus, Botschaft
zum internationalen Tag der Menschen mit Behinderung (3. Dezember 2020):
AAS 112 (2020), S. 1185–1186.
[100]
Franziskus, Enz. Fratelli
tutti (3. Oktober 2020), Nrn. 187–188: AAS 112 (2020), S. 1035–1036,
inneres Zitat: Ders., Ansprache
an das Europaparlament, Straßburg (25. November 2014): AAS 106 (2014), S.
999, und Ders., Ansprache
an die Vertreter des öffentlichen Lebens und an das diplomatische Korps, Bangui
– Zentralafrikanische Republik (29. November 2015): AAS 107 (2015), S.
1320.
[101]
Franziskus, Apost. Schreiben Amoris
laetitia (19. März 2016), Nr. 250: AAS 108 (2016), S. 412–413, inneres
Zitat: Katechismus der katholischen Kirche, Nr. 2358.
[102]
Franziskus, Ansprache
an das beim Heiligen Stuhl akkreditierte diplomatische Korps (8. Januar 2024):
L’Osservatore Romano (8. Januar 2024), S. 3.
[103]
Franziskus, Apost. Schreiben Amoris
laetitia (19. März 2016), Nr. 56: AAS 108 (2016), S. 334.
[104] Ebd.,
inneres Zitat: XIV. Ordentliche Generalversammlung der Bischofssynode, Abschlussbericht
(24. Oktober 2015), Nr. 58.
[105]
Franziskus, Apost. Schreiben Amoris
laetitia (19. März 2016), Nr. 286: AAS 108 (2016), S. 425.
[106]
Katechismus der katholischen Kirche, Nr. 364.
[107] Dies
gilt auch für die Achtung vor dem Leib der Verstorbenen; vgl. z. B.
Kongregation für die Glaubenslehre, Instr. Ad
resurgendum cum Christo (15. August 2016), Nr. 3: AAS 108 (2016), S.
1290: „Indem die Kirche den Leichnam der Verstorbenen beerdigt, bekräftigt sie
den Glauben an die Auferstehung des Fleisches.Zugleich möchte sie so die hohe
Würde des menschlichen Leibes als wesentlicher Teil der Person, dessen
Geschichte der Leib teilt, ins Licht stellen“. Ausführlicher dazu vgl.
Internationale Theologische Kommission, Einige
aktuelle Fragen der Eschatologie (1990), Nr. 5: „Der zur Auferstehung
berufene Mensch“.
[108] Vgl.
Franziskus, Enz. Laudato
si’ (24. Mai 2015), Nr. 155: AAS 107 (2015), S. 909.
[109]
Franziskus, Apost. Schreiben Amoris
laetitia (19. März 2016), Nr. 56: AAS 108 (2016), S. 344.
[110]
Franziskus, Apost. Schreiben Christus
vivit (25. März 2019), Nr. 88: AAS 111 (2019), S. 413, inneres Zitat: Abschlussdokument
der XV. Ordentlichen Generalversammlung der Bischofssynode (27. Oktober
2018), Nr. 23.
[111]
Franziskus, Enz. Fratelli
tutti (3. Oktober 2020), Nr. 42: AAS 112 (2020), S. 984.
[112]
Franziskus, Enz. Fratelli
tutti (3. Oktober 2020), Nr. 205: AAS 112 (2020), S. 1042, inneres Zitat:
Ders., Botschaft
zum 48. Welttag der sozialen Kommunikationsmittel (24. Januar 2014): AAS
106 (2014), S. 113.
[113]
Franziskus, Angelus
(10. Dezember 2023): L’Osservatore Romano (11. Dezember 2023), S. 12.
[114] Vgl.
Internationale Theologische Kommission, Würde
und Rechte der menschlichen Person (1983), Nr. 2.
[115]
Franziskus, Enz. Fratelli
tutti (3. Oktober 2020), Nr. 195: AAS 112 (2020), S. 1038, inneres Zitat:
Ders., Apost. Schreiben Evangelii
gaudium (24. November 2013), Nr. 274: AAS 105 (2013), S. 1130.
[116] Franziskus,
Enz. Laudato
si’ (24. Mai 2015), Nr. 205: AAS 107 (2015), S. 928.
Pelegrín Clavé y Roqué (1811–1880), El bon samarità / El buen samaritano / The Good Samaritan, 1839, Académie royale catalane des beaux-arts de Saint-Georges / Reial Acadèmia Catalana de Belles Arts de Sant Jordi, Barcelone,
DICASTERIO PARA LA
DOCTRINA DE LA FE
En el Congreso del 15 de
marzo del 2019, la entonces Congregación para la Doctrina de la Fe decidió
iniciar «la redacción de un texto subrayando lo imprescindible del concepto de
dignidad de la persona humana en el seno de la antropología cristiana e
ilustrando el alcance y las implicaciones beneficiosas a nivel social, político
y económico, teniendo en cuenta los últimos desarrollos del tema en el ámbito
académico y sus comprensiones ambivalentes en el contexto actual». Un primer
proyecto a este respecto, elaborado con la ayuda de algunos expertos durante el
año 2019, fue considerado insatisfactorio, en una Consulta restringida de la
Congregación, el 8 de octubre del mismo año.
La Sección Doctrinal
elaboró ex novo otro borrador del texto, basándose en las aportaciones de
diversos expertos. Ese borrador fue presentado y debatido en una Consulta
restringida el 4 de octubre de 2021. En enero de 2022, el nuevo borrador se
presentó a la Sesión Plenaria de la Congregación, durante la cual los miembros
acortaron y simplificaron el texto.
El 6 de febrero de 2023,
el nuevo texto corregido fue evaluado en una Consulta restringida que propuso
algunas modificaciones posteriores. La nueva versión se sometió a la valoración
de las Sesión Ordinaria del Dicasterio (Feria IV) el 3 de mayo de 2023. Los
miembros acordaron que el documento, con algunas modificaciones, podía ser
publicado. El Santo Padre aprobó los Deliberata de esta Feria IV en el curso de
la Audiencia concedida a mi el 13 de noviembre de 2023. En esa ocasión me
pidió, además, resaltar en el texto algunas temáticas estrechamente
relacionadas con el tema de la dignidad, como por ejemplo el drama de la
pobreza, la situación de los emigrantes, las violencias contra las mujeres, la
trata de personas, la guerra y otros. Para honrar lo mejor posible esta
indicación del Santo Padre, la Sección Doctrinal del Dicasterio dedicó un
Congreso a profundizar en la carta encíclica Fratelli
tutti, que ofrece un análisis original y un estudio en profundidad del tema
de la dignidad humana “más allá de toda circunstancia”.
En una carta fechada el 2
de febrero de 2024, con vistas a la Feria IV del 28 de febrero siguiente, se
envió a los miembros del Dicasterio un nuevo borrador del texto, considerablemente
modificado, con la siguiente aclaración: «Esta nueva redacción se hizo
necesaria para responder a una petición específica del Santo Padre. El Santo
Padre había pedido explícitamente que se prestara mayor atención a las graves
violaciones de la dignidad humana que se producen actualmente en nuestro
tiempo, en la senda de la encíclica Fratelli
tutti. Así pues, la Sección Doctrinal tomó medidas para reducir la parte
inicial [...] y elaborar con más detalle lo que el Santo Padre había indicado».
La Sesión Ordinaria del Dicasterio, aprobó finalmente el texto de la actual
Declaración el 28 de febrero de 2024. Durante la Audiencia concedida a mí,
junto con el Secretario de la Sección Doctrinal, Mons. Armando Matteo, el 25 de
marzo de 2024, el Santo Padre aprobó esta Declaración y ordenó su publicación.
La elaboración del texto,
que duró cinco años, nos permite comprender que estamos ante un documento que,
debido a la seriedad y centralidad de la cuestión de la dignidad en el
pensamiento cristiano, necesitó un considerable proceso de maduración para
llegar a la redacción final que hoy publicamos.
En las tres primeras
partes, la Declaración recuerda los principios fundamentales y los supuestos
teóricos para ofrecer importantes aclaraciones que puedan evitar las frecuentes
confusiones que se producen en el uso del término “dignidad”. En la cuarta
parte, presenta algunas situaciones problemáticas actuales en las que no se
reconoce adecuadamente la inmensa e inalienable dignidad que corresponde a todo
ser humano. La denuncia de estas graves y actuales violaciones de la dignidad
humana es un gesto necesario, porque la Iglesia está profundamente convencida
de que no se puede separar la fe de la defensa de la dignidad humana, la
evangelización de la promoción de una vida digna y la espiritualidad del
compromiso por la dignidad de todos los seres humanos.
Esta dignidad de todos
los seres humanos puede, de hecho, entenderse como “infinita” (dignitas
infinita), como afirmó San Juan Pablo II en un encuentro con personas que
sufrían ciertas limitaciones o discapacidades,[1]
para mostrar cómo la dignidad de todos los seres humanos va más allá de todas
las apariencias externas o características de la vida concreta de las personas.
El Papa Francisco, en la
encíclica Fratelli
tutti, ha querido subrayar con particular insistencia que esta dignidad
existe “más allá de toda circunstancia”, invitando a todos a defenderla en cada
contexto cultural, en cada momento de la existencia de una persona,
independientemente de cualquier deficiencia física, psicológica, social o
incluso moral. En este sentido, la Declaración se esfuerza por mostrar que
estamos ante una verdad universal, que todos estamos llamados a reconocer, como
condición fundamental para que nuestras sociedades sean verdaderamente justas,
pacíficas, sanas y, en definitiva, auténticamente humanas.
La lista de temas elegidos
por la Declaración no es, ciertamente, exhaustiva. Sin embargo, los temas
tratados son, precisamente, los que permiten expresar diversos aspectos de la
dignidad humana que pueden estar oscurecidos en la conciencia de muchas
personas hoy en día. Algunos serán fácilmente compartidos por distintos
sectores de nuestras sociedades, otros no tanto. Sin embargo, todos nos parecen
necesarios porque, en su conjunto, ayudan a reconocer la armonía y la riqueza
del pensamiento sobre la dignidad que brota del Evangelio.
Esta Declaración no
pretende agotar un tema tan rico y decisivo, pero pretende aportar algunos
elementos de reflexión que nos ayudarán a tenerlo presente en el complejo
momento histórico que vivimos para que, en medio de tantas preocupaciones y
angustias, no perdamos el rumbo y nos expongamos a sufrimientos más lacerantes
y profundos.
Víctor Manuel
Card. Fernández
Prefecto
1. (Dignitas infinita)
Una dignidad infinita, que se fundamenta inalienablemente en su propio ser, le
corresponde a cada persona humana, más allá de toda circunstancia y en
cualquier estado o situación en que se encuentre. Este principio, plenamente
reconocible incluso por la sola razón, fundamenta la primacía de la persona
humana y la protección de sus derechos. La Iglesia, a la luz de la Revelación,
reafirma y confirma absolutamente esta dignidad ontológica de la persona
humana, creada a imagen y semejanza de Dios y redimida en Cristo Jesús. De esta
verdad extrae las razones de su compromiso con los que son más débiles y menos
capacitados, insistiendo siempre «sobre el primado de la persona humana y la
defensa de su dignidad más allá de toda circunstancia».[2]
2. Esta dignidad
ontológica y el valor único y eminente de cada mujer y cada hombre que existen
en este mundo fueron recogidos con autoridad en la Declaración Universal de los
Derechos Humanos (10 de diciembre de 1948) por la Asamblea General de las
Naciones Unidas.[3] Al
conmemorar el 75 aniversario de este Documento, la Iglesia ve la oportunidad de
proclamar una vez más su convicción de que, creado por Dios y redimido por
Cristo, todo ser humano debe ser reconocido y tratado con respeto y amor,
precisamente por su dignidad inalienable. El mencionado aniversario ofrece
también a la Iglesia la oportunidad de aclarar algunos malentendidos que surgen
a menudo en torno a la dignidad humana y de abordar algunas cuestiones
concretas, graves y urgentes, relacionadas con ella.
3. Desde el principio de
su misión, la Iglesia, impulsada por el Evangelio, se ha esforzado por afirmar
la libertad y promover los derechos de todos los seres humanos.[4] En
los últimos tiempos, gracias a la voz de los Pontífices, ha tratado de formular
más explícitamente este compromiso a través de la renovada llamada al
reconocimiento de la dignidad fundamental debida a la persona humana. San Pablo
VI decía «ninguna antropología iguala a la antropología de la Iglesia sobre la
persona humana, incluso considerada individualmente, en cuanto a su
originalidad, dignidad, intangibilidad y riqueza de sus derechos fundamentales,
sacralidad, educabilidad, aspiración a un desarrollo completo e inmortalidad».[5]
4. San Juan Pablo II, en
el 1979, afirmó durante la Tercera Conferencia Episcopal Latinoamericana en
Puebla: «la dignidad humana es un valor evangélico que no puede ser despreciado
sin grande ofensa al Creador. Esta dignidad es conculcada, a nivel
individual, cuando no son debidamente tenidos en cuenta valores como la
libertad, el derecho a profesar la religión, la integridad física y psíquica,
el derecho a los bienes esenciales, a la vida. Es conculcada, a nivel social y
político, cuando el hombre no puede ejercer su derecho de participación o es
sujeto a injustas e ilegítimas coacciones, o sometido a torturas físicas o
psíquicas, etc. […] Si la Iglesia se hace presente en la defensa o en la
promoción de la dignidad del hombre, lo hace en la línea de su misión, que aun
siendo de carácter religioso y no social o político, no puede menos de
considerar al hombre en la integridad de su ser».[6]
5. En el 2010, delante de
la Pontificia Academia para la Vida, Benedicto XVI afirmó que la dignidad de la
persona es «un principio fundamental que la fe en Jesucristo crucificado y
resucitado ha defendido desde siempre, sobre todo cuando no se respeta en
relación a los sujetos más sencillos e indefensos».[7]
En otra ocasión, hablándoles a los economistas, dijo que «la economía y las
finanzas no existen sólo para sí mismas; son sólo un instrumento, un medio. Su
finalidad es únicamente la persona humana y su realización plena en la
dignidad. Este es el único capital que conviene salvar».[8]
6. Desde los inicios
de su pontificado, el Papa Francisco ha invitado a la Iglesia a «confesar a un
Padre que ama infinitamente a cada ser humano» y a «descubrir que “con ello le
confiere una dignidad infinita”»,[9]
subrayando con fuerza que esta dignidad inmensa representa un dato originario a
reconocer con lealtad y a acoger con gratitud. Es precisamente en ese
reconocimiento y aceptación donde puede fundarse una nueva convivencia entre
los seres humanos, que decline la sociabilidad en un horizonte de auténtica
fraternidad: sólo «reconociendo la dignidad de cada persona humana, podamos
hacer renacer entre todos un deseo mundial de hermandad».[10]
Según el Papa Francisco «ese manantial de dignidad humana y de fraternidad está
en el Evangelio de Jesucristo»,[11]
pero también es una convicción a la que la razón humana puede llegar mediante
la reflexión y el diálogo, ya que «hay que respetar en toda situación la
dignidad ajena, es porque nosotros no inventamos o suponemos la dignidad de los
demás, sino porque hay efectivamente en ellos un valor que supera las cosas
materiales y las circunstancias, y que exige que se les trate de otra manera.
Que todo ser humano posee una dignidad inalienable es una verdad que responde a
la naturaleza humana más allá de cualquier cambio cultural».[12] En
realidad, concluye el Papa Francisco, «el ser humano tiene la misma dignidad
inviolable en cualquier época de la historia y nadie puede sentirse autorizado
por las circunstancias a negar esta convicción o a no obrar en consecuencia».[13]
En este horizonte, su encíclica Fratelli
tutti constituye ya una especie de Carta Magna de las tareas actuales para
salvaguardar y promover la dignidad humana.
7. Aunque en la
actualidad existe un consenso bastante general sobre la importancia e incluso
el alcance normativo de la dignidad y el valor único y trascendente de todo ser
humano,[14]
la expresión “dignidad humana” a menudo corre el riesgo de prestarse a muchos
significados y, por tanto, a posibles malentendidos[15]
y «contradicciones que nos llevan a preguntarnos si verdaderamente la
igual dignidad de todos los seres humanos […], [sea] reconocida, respetada,
protegida y promovida en todas las circunstancias».[16]
Todo esto nos lleva a reconocer la posibilidad de una cuádruple distinción del
concepto de dignidad: dignidad ontológica, dignidad moral, dignidad social y
finalmente dignidad existencial. El sentido más importante permanece, como se
ha argumentado hasta ahora, el vinculado a la dignidad ontológica que
corresponde a la persona como tal por el mero hecho de existir y haber sido
querida, creada y amada por Dios. Esta dignidad no puede ser nunca eliminada y
permanece válida más allá de toda circunstancia en la que pueden encontrarse
los individuos. Cuando se habla de la dignidad moral se refiere, como se acaba
de considerar, al ejercicio de la libertad por parte de la criatura humana.
Esta última, aunque dotada de conciencia, permanece siempre abierta a la
posibilidad de actuar contra ella. Al hacerlo, el ser humano se comporta de un
modo que “no es digno” de su naturaleza de criatura amada por Dios y llamada a
amar a los otros. Pero esta posibilidad existe. Y no sólo eso. La historia nos
atestigua que el ejercicio de la libertad contra la ley del amor revelada por
el Evangelio puede alcanzar cotas incalculables de mal infligido a los otros.
Cuando esto sucede, nos encontramos ante personas que parecen haber perdido
todo rastro de humanidad, todo rastro de dignidad. A este respecto, la
distinción introducida aquí nos ayuda a discernir con precisión entre el
aspecto de la dignidad moral, que de hecho puede “perderse”, y el aspecto de la
dignidad ontológica que nunca puede ser anulada. Y es precisamente en razón de
esta última que se deberá trabajar con todas las fuerzas, para que todos los
que han hecho el mal puedan arrepentirse y convertirse.
8. Quedan otras dos
posibles acepciones de dignidad: social y existencial. Cuando hablamos de
dignidad social nos referimos a las condiciones en las que vive una persona. En
la pobreza extrema, por ejemplo, cuando no se dan las condiciones mínimas para
que una persona viva de acuerdo con su dignidad ontológica, se dice que la vida
de esa persona pobre es una vida “indigna”. Esta expresión no indica en modo
alguno un juicio hacia la persona, al contrario, quiere destacar el hecho de
que su dignidad inalienable se contradice por la situación en la que se ve
obligada a vivir. La última acepción es la de la dignidad existencial. Hoy se
habla cada vez con más frecuencia de una vida “digna” y de una vida “indigna”.
Y con esta expresión nos referimos a situaciones de tipo existencial: por
ejemplo, al caso de una persona que, aun no faltándole, aparentemente, nada de
esencial para vivir, por diversas razones, le resulta difícil vivir con paz,
con alegría y con esperanza. En otras situaciones es la presencia de
enfermedades graves, de contextos familiares violentos, de ciertas adicciones
patológicas y de otros malestares los que llevan a alguien a experimentar su
propia condición de vida como “indigna” frente a la percepción de aquella
dignidad ontológica que nunca puede ser oscurecida Las distinciones aquí
introducidas, en todo caso, no hacen más que recordarnos el valor inalienable
de esa dignidad ontológica enraizada en el ser mismo de la persona humana y que
subsiste más allá de toda circunstancia.
9. Por último, conviene
recordar aquí que la definición clásica de la persona como «sustancia
individual de naturaleza racional»[17] explicita
el fundamento de su dignidad. En efecto, en cuanto “sustancia individual”, la
persona goza de dignidad ontológica (es decir, en el nivel metafísico del ser
mismo): es un sujeto que, habiendo recibido la existencia de Dios, “subsiste”,
es decir, ejerce la existencia autónomamente. En realidad, la palabra
“racional” engloba todas las capacidades del ser humano: tanto la cognitiva
como la volitiva, amar, elegir, desear. El término “racional” incluye también
todas las capacidades corporales íntimamente relacionadas con las anteriores.
La expresión “naturaleza” indica las condiciones propias del ser humano que
hacen posibles las diversas operaciones y experiencias: la naturaleza es el
“principio del obrar”. El ser humano no crea su naturaleza; la posee como un
don recibido y puede cultivar, desarrollar y enriquecer sus capacidades. En el
ejercicio de su libertad para cultivar las riquezas de su propia naturaleza, la
persona humana se construye a sí misma con el paso del tiempo. Aunque, debido a
diversas limitaciones o condiciones, no pueda utilizar estas capacidades, la
persona siempre subsiste como “sustancia individual” con toda su dignidad
inalienable. Esto ocurre, por ejemplo, en un niño no nacido, en una persona
inconsciente, en un anciano en agonía.
1. Una conciencia
progresiva de la centralidad de la dignidad humana
10. Ya en la antigüedad
clásica[18]
se perfila una primera intuición con respecto a la dignidad humana, que procede
de una perspectiva social: cada ser humano viene revestido de una dignidad
particular, según su rango y dentro de un orden determinado. Del ámbito social,
la palabra pasó a describir las distintas dignidades de los seres en el cosmos.
Desde este punto de vista, todos los seres poseen su propia “dignidad”, según
el lugar que ocupan en la armonía del conjunto. Ciertamente, algunas cumbres
del pensamiento antiguo comienzan a reconocer un lugar singular al ser humano,
en la medida en que está dotado de razón y, por tanto, es capaz de
responsabilizarse de sí mismo y de los demás seres del mundo,[19]
pero aún estamos lejos de un pensamiento capaz de fundamentar el respeto a la
dignidad de toda persona humana, más allá de cualquier circunstancia.
11. La Revelación bíblica
enseña que todos los seres humanos poseen una dignidad intrínseca porque han
sido creados a imagen y semejanza de Dios: «Dijo Dios: “Hagamos al hombre a
nuestra imagen y semejanza” […] Y creó Dios al hombre a su imagen, a
imagen de Dios lo creó, varón y mujer los creó» (Gen 1, 2627). La humanidad
tiene una cualidad específica que la hace no reducible a la pura materialidad.
La “imagen” no define el alma o las capacidades intelectuales, sino la dignidad
del varón y de la mujer. Ambos, en su mutua relación de igualdad y amor
recíproco, cumplen la función de representar a Dios en el mundo y están
llamados a cuidar y nutrir el mundo. Ser creados a imagen de Dios significa,
por tanto, que poseemos un valor sagrado en nuestro interior que trasciende
toda distinción sexual, social, política, cultural y religiosa. Nuestra
dignidad nos es conferida, no es pretendida ni merecida. Todo ser humano es
amado y querido por Dios por sí mismo y, por tanto, es inviolable en su
dignidad. En el Éxodo, corazón del Antiguo Testamento, Dios se muestra como el
que escucha el clamor de los pobres, ve la miseria de su pueblo, cuida de los
últimos y de los oprimidos (cf. Ex 3, 7; 22, 20-26). La misma enseñanza vuelve
a aparecer en el Código Deuteronómico (cf. Dt 12-26): aquí la enseñanza sobre
los derechos se transforma en un “manifiesto” de la dignidad humana, en particular
a favor de la triple categoría del huérfano, de la viuda y del extranjero (cf.
Dt 24, 17). Los antiguos preceptos del Éxodo son recordados y actualizados por
la predicación de los profetas, que representan la conciencia crítica de
Israel. Los profetas Amós, Oseas, Isaías, Miqueas y Jeremías dedican capítulos
enteros a denunciar la injusticia. Amós reprende amargamente la opresión de los
pobres, la falta de reconocimiento de toda dignidad humana fundamental para los
miserables (cf. Am 2, 6-7; 4, 1; 5, 11-12). Isaías pronuncia una maldición
contra quienes pisotean los derechos de los pobres, negándoles toda
justicia:«ay de los que establecen decretos inicuos, y publican prescripciones
vejatorias,para oprimir a los pobres en el juicio y privar de su derecho a los
humildes de mi pueblo» (Is 10, 1-2). Esta enseñanza profética se recoge en la
literatura sapiencial. El Sirácida equipara la opresión de los pobres con el
asesinato: «mata a su prójimo quien le roba el sustento, |quien no paga el
sueldo al jornalero derrama sangre» (Si 34, 22). En los Salmos, la relación
religiosa con Dios pasa por la defensa de los débiles y necesitados:«proteged
al desvalido y al huérfano, haced justicia al humilde y al necesitado, defended
al pobre y al indigente, sacándolos de las manos del culpable» (Sal 82, 3-4).
12. Jesús nació y creció
en condiciones humildes y reveló la dignidad de los necesitados y los
trabajadores.[20] A
lo largo de su ministerio, Jesús afirmó el valor y la dignidad de todos los que
son portadores de la imagen de Dios, independientemente de su condición social
y circunstancias externas. Jesús rompió las barreras culturales y de culto,
devolviendo la dignidad a los “descartados” o a los considerados al margen de
la sociedad: los recaudadores de impuestos (cf. Mt 9, 10-11), las mujeres (cf.
Jn 4, 1-42), los niños (cf. Mc 10, 14-15), los leprosos (cf. Mt 8, 2-3), los enfermos
(cf. Mc 1, 29-34), los extranjeros (cf. Mt 25, 35), las viudas (cf. Lc 7,
11-15). Él sana, alimenta, defiende, libera, salva. Se le describe como un
pastor solícito por la única oveja perdida (cf. Mt 18, 12-14). Él mismo se
identifica con sus hermanos más pequeños: «cada vez que lo hicisteis con uno de
estos, mis hermanos más pequeños, conmigo lo hicisteis» (Mt 25, 40). En el
lenguaje bíblico, los “pequeños” no son sólo los niños por edad, sino los
desvalidos, los más insignificantes, los marginados, los oprimidos, los
descartados, los pobres, los marginados, los ignorantes, los enfermos, los
degradados por los grupos dominantes. El Cristo glorioso juzgará en función del
amor al prójimo, que consiste en haber asistido al hambriento, al sediento, al forastero,
al desnudo, al enfermo, al encarcelado, con los que él mismo se identifica (cf.
Mt 25, 34-36). Para Jesús, el bien hecho a todo ser humano, independientemente
de los lazos de sangre o de religión, es el único criterio de juicio. El
apóstol Pablo afirma que todo cristiano debe comportarse según las exigencias
de la dignidad y el respeto de los derechos de todos los seres humanos (cf. Rm
13,8-10), según el mandamiento nuevo de la caridad (cf. 1 Co 13, 1-13).
El desarrollo del
pensamiento cristiano
13. El desarrollo del
pensamiento cristiano estimuló y acompañó posteriormente el progreso de la
reflexión humana sobre el tema de la dignidad. La antropología cristiana
clásica, basada en la gran tradición de los Padres de la Iglesia, puso de
relieve la doctrina del ser humano creado a imagen y semejanza de Dios y su
papel singular en la creación.[21] El
pensamiento cristiano medieval, escrutando críticamente el legado del
pensamiento filosófico antiguo, llegó a una síntesis de la noción de persona,
reconociendo el fundamento metafísico de su dignidad, como atestiguan las
siguientes palabras de santo Tomás de Aquino: «persona significa lo que en toda
naturaleza es perfectísimo, lo que subsiste en la naturaleza racional».[22] Esta
dignidad ontológica, en su manifestación privilegiada a través de la libre
acción humana, fue subrayada más tarde sobre todo por el humanismo cristiano
del Renacimiento.[23] Incluso
en la visión de pensadores modernos, como Descartes y Kant, que cuestionaron
algunos de los fundamentos de la antropología cristiana tradicional, se
perciben con fuerza los ecos de la Revelación. A partir de algunas reflexiones
filosóficas más recientes sobre el estatuto de la subjetividad teórica y
práctica, la reflexión cristiana ha llegado después a acentuar aún más la
profundidad del concepto de dignidad, alcanzando en el siglo XX una perspectiva
original, como por ejemplo la del personalismo. Esta perspectiva no sólo retoma
la cuestión de la subjetividad, sino que la profundiza en la dirección de la
intersubjetividad y de las relaciones que unen a las personas humanas entre sí.[24] La
propuesta antropológica cristiana y contemporánea también se ha enriquecido con
el pensamiento procedente de esta última visión.[25]
14. En nuestros días, el
término “dignidad” viene utilizado principalmente para destacar el carácter
singular de la persona humana, inconmensurable con respecto a los demás seres
del universo. Dentro de este horizonte, se entiende la forma en que se utiliza
el término dignidad en la Declaración de las Naciones Unidas de 1948, donde se
habla de «la dignidad intrínseca y de los derechos iguales e inalienables de
todos los miembros de la familia humana». Sólo este carácter inalienable de la
dignidad humana permite hablar de los derechos del hombre.[26]
15. Para aclarar aún más
el concepto de dignidad, es importante señalar que la dignidad no es concedida
a la persona por otros seres humanos, sobre la base de determinados dones y
cualidades, de modo que podría ser eventualmente retirada. Si la dignidad le
fuese concedida a la persona por otros seres humanos, entonces se daría de
manera condicional y alienable, y el significado mismo de la dignidad (por muy
digno de gran respeto que sea) quedaría expuesto al riesgo de ser abolido. En
realidad, la dignidad es intrínseca a la persona, no conferida a posteriori,
previa a todo reconocimiento y no puede perderse. Por consiguiente, todos los
seres humanos poseen la misma e intrínseca dignidad, independientemente del
hecho sean o no capaces de expresarla adecuadamente.
16. Por ello, el Concilio
Vaticano II habla de la «excelsa dignidad de la persona humana, de su
superioridad sobre las cosas y de sus derechos y deberes universales e
inviolables».[27] Como
recuerda el incipit de la Declaración conciliar Dignitatis
Humanae, «los hombres de nuestro tiempo se hacen cada vez más conscientes
de la dignidad de la persona humana, y aumenta el número de aquellos que exigen
que los hombres en su actuación gocen y usen del propio criterio y libertad
responsables, guiados por la conciencia del deber y no movidos por la
coacción».[28] Esta
libertad de pensamiento y de conciencia, tanto individual como comunitaria,
está basada sobre el reconocimiento de la dignidad humana «tal como se la
conoce por la palabra revelada de Dios y por la misma razón natural».[29] El
mismo magisterio eclesial ha madurado, cada vez con más plenitud, el
significado de esta dignidad, junto con las exigencias e implicaciones
relacionadas con ella, llegando a la comprensión de que la dignidad de todo ser
humano es tal más allá de toda circunstancia.
2. La Iglesia anuncia,
promueve y se hace garante de la dignidad humana
17. La Iglesia proclama
la igual dignidad de todos los seres humanos, independientemente de su
condición de vida o de su calidad. Este anuncio se apoya sobre una triple
convicción que, a la luz de la fe cristiana, confiere un valor inconmensurable
a la dignidad humana y refuerza sus exigencias intrínsecas.
18. Antes que nada, según
la Revelación, la dignidad del ser humano proviene del amor de su Creador, que
ha impreso en él los rasgos indelebles de su imagen (cf. Gn 1, 26), llamándolo
a conocerlo, a amarlo y a vivir en una relación de alianza con Dios mismo y de
fraternidad, justicia y paz con todos los demás hombres y mujeres. En esta
visión, la dignidad se refiere no sólo al alma, sino a la persona como unidad
inseparable, y por tanto también inherente a su cuerpo, que a su manera
participa del ser imagen de Dios de la persona humana y está llamado también a
compartir la gloria del alma en la bienaventuranza divina.
Cristo eleva la dignidad
del hombre
19. Una segunda
convicción procede del hecho que la dignidad de la persona humana se reveló en
su plenitud cuando el Padre envió su Hijo que asumió plenamente la existencia
humana: «el Hijo de Dios, en el misterio de la Encarnación, confirmó la
dignidad del cuerpo y del alma que constituyen el ser humano».[30] Así,
al unirse en cierto modo a cada ser humano por su encarnación, Jesucristo
confirmó que todo ser humano posee una dignidad inestimable, por el mero hecho
de pertenecer a la misma comunidad humana, y que esta dignidad no puede
perderse jamás.[31] Proclamando
que el Reino de Dios pertenece a los pobres, a los humildes, a quienes son
despreciados, a los que sufren en el cuerpo y en el espíritu; curando todo tipo
de enfermedades y dolencias, incluso las más deshumanizadoras como la lepra;
afirmando que lo que se hace a estas personas se le hace a él, porque él está
presente en esas personas, Jesús aportó la gran novedad del reconocimiento de
la dignidad de toda persona, y también, y sobre todo, de aquellas personas que
eran calificadas de “indignas”. Este nuevo principio de la historia humana, por
el que el ser humano es más “digno” de respeto y amor cuanto más débil,
miserable y sufriente, hasta el punto de perder la propia “figura” humana, ha
cambiado la faz del mundo, dando lugar a instituciones que se ocupan de
personas en condiciones inhumanas: los neonatos abandonados, los huérfanos, los
ancianos en soledad, los enfermos mentales, personas con enfermedades
incurables o graves malformaciones y aquellos que viven en la calle.
Una vocación a la
plenitud de la dignidad
20. La tercera convicción
se refiere al destino último del ser humano: tras la creación y la encarnación,
la resurrección de Cristo nos revela un ulterior aspecto de la dignidad humana.
En efecto, «la razón más alta de la dignidad humana consiste en la vocación del
hombre a la unión con Dios»,[32]
destinada a durar por siempre. De este modo, «la dignidad [de la vida humana]
no sólo está ligada a sus orígenes, a su procedencia divina, sino también a su
fin, a su destino de comunión con Dios en su conocimiento y amor. A la luz de
esta verdad san Ireneo precisa y completa su exaltación del hombre: “el hombre
que vive” es “gloria de Dios” pero “la vida del hombre consiste en la visión de
Dios”».[33]
21. Por consiguiente, la
Iglesia cree y afirma que todos los seres humanos, creados a imagen y semejanza
de Dios y recreados[34] en
el Hijo hecho hombre, crucificado y resucitado, están llamados a crecer bajo la
acción del Espíritu Santo para reflejar la gloria del Padre, en aquella misma
imagen, participando de la vida eterna (cf. Jn 10, 15-16.17, 22-24; 2 Cor 3,
18; Ef 1, 3-14). En efecto, «la Revelación […] manifiesta la dignidad de la
persona humana en toda su amplitud».[35]
Un compromiso con la
propia libertad
22. Aunque cada ser
humano posee una dignidad inalienable e intrínseca desde el principio de su existencia
como don irrevocable, depende de su decisión libre y responsable expresarla y
manifestarla en plenitud o empañarla. Algunos Padres de la Iglesia – como
san Ireneo o san Juan Damasceno – establecieron una distinción entre la
imagen y la semejanza de las que habla el Génesis, permitiendo así una visión
dinámica de la propia dignidad humana: la imagen de Dios se confía a la
libertad del ser humano para que, bajo la guía y la acción del Espíritu, crezca
su semejanza con Dios y cada persona alcance su máxima dignidad.[36] Cada
persona está llamada a manifestar en el plano existencial y moral el horizonte
ontológico de su dignidad, en la medida en que con su propia libertad se
orienta hacia el verdadero bien, como respuesta al amor de Dios. Así, en la
medida en que ha sido creada a imagen de Dios, por una parte, la persona humana
nunca pierde su dignidad y nunca deja de estar llamada a abrazar libremente el
bien; por otra parte, en la medida en que la persona humana responde al bien,
su dignidad puede manifestarse, crecer y madurar libre, dinámica y
progresivamente. Esto significa que también el ser humano debe esforzarse por
vivir a la altura de su dignidad. Se comprende entonces en qué sentido el
pecado puede herir y ensombrecer la dignidad humana, como acto contrario a
ella, pero, al mismo tiempo, que nunca puede borrar el hecho que el ser humano
ha sido creado a imagen de Dios. La fe, por tanto, contribuye decisivamente a
ayudar a la razón en su percepción de la dignidad humana, y a acoger,
consolidar y clarificar sus rasgos esenciales, como ha señalado Benedicto XVI:
«sin la ayuda correctora de la religión, la razón puede ser también presa de
distorsiones, como cuando es manipulada por las ideologías o se aplica de forma
parcial en detrimento de la consideración plena de la dignidad de la persona
humana. Después de todo, dicho abuso de la razón fue lo que provocó la trata de
esclavos en primer lugar y otros muchos males sociales, en particular la
difusión de las ideologías totalitarias del siglo XX».[37]
3. La dignidad,
fundamento de los derechos y de los deberes humanos
23. Como ya recordó el
Papa Francisco, «en la cultura moderna, la referencia más cercana al principio
de la dignidad inalienable de la persona es la Declaración Universal de los
Derechos del Hombre, que san Juan Pablo II definió “piedra miliar puesta en el
largo y difícil camino del género humano”, y como “una de las más altas
expresiones de la conciencia humana”».[38] Para
resistir a los intentos de alterar o eliminar el significado profundo de esa
Declaración, vale la pena recordar algunos principios esenciales que deben
siempre respetarse.
El respeto incondicionado
de la dignidad humana
24. En primer lugar,
aunque cada vez hay más conciencia de la cuestión de la dignidad humana, sigue
habiendo hoy muchos malentendidos sobre el concepto de dignidad, que distorsionan
su significado. Algunos proponen que es mejor utilizar la expresión “dignidad
personal” (y derechos “de la persona”) en lugar de “dignidad humana” (y
derechos “del hombre”), porque entienden por persona sólo “un ser capaz de
razonar”. En consecuencia, sostienen que la dignidad y los derechos se infieren
de la capacidad de conocimiento y libertad, de las que no todos los seres
humanos están dotados. Así pues, el niño no nacido no tendría dignidad
personal, ni el anciano incapacitado, ni los discapacitados mentales.[39] La
Iglesia, por el contrario, insiste en el hecho de que la dignidad de toda
persona humana, precisamente porque es intrínseca, permanece “más allá de toda
circunstancia”, y su reconocimiento no puede depender, en modo alguno, del
juicio sobre la capacidad de una persona para comprender y actuar libremente.
De lo contrario, la dignidad no sería como tal inherente a la persona,
independiente de sus condicionamientos y, por tanto, merecedora de un respeto
incondicional. Sólo mediante el reconocimiento de la dignidad intrínseca del
ser humano, que nunca puede perderse, desde la concepción hasta la muerte
natural, puede garantizarse a esta cualidad un fundamento inviolable y seguro.
Sin referencia ontológica alguna, el reconocimiento de la dignidad humana
oscilaría a merced de valoraciones diversas y arbitrarias. La única condición,
por tanto, para que pueda hablarse de dignidad por sí misma inherente a la
persona es que ésta pertenezca a la especie humana, por lo que «los derechos de
la persona son los derechos humanos».[40]
Una referencia objetiva
para la libertad humana
25. En segundo lugar, a
veces también se abusa del concepto de dignidad humana para justificar una
multiplicación arbitraria de nuevos derechos, muchos de los cuales suelen ser
contrarios a los definidos originalmente y no pocas veces se ponen en
contradicción con el derecho fundamental a la vida,[41]
como si hubiera que garantizar la capacidad de expresar y realizar cada
preferencia individual o deseo subjetivo. La dignidad se identifica entonces
con una libertad aislada e individualista, que pretende imponer como
“derechos”, garantizados y financiados por la comunidad, ciertos deseos y
preferencias que son subjetivas. Pero la dignidad humana no puede basarse en
estándares meramente individuales ni identificarse únicamente con el bienestar
psicofísico del individuo. Al contrario, la defensa de la dignidad del ser
humano se fundamenta en las exigencias constitutivas de la naturaleza humana,
que no dependen ni de la arbitrariedad individual ni del reconocimiento social.
Los deberes que se derivan del reconocimiento de la dignidad del otro y los
correspondientes derechos que de ello se derivan tienen, por tanto, un
contenido concreto y objetivo, basado en la naturaleza humana común Sin esa
referencia objetiva, el concepto de dignidad queda sometido de hecho a las más
diversas arbitrariedades, así como a los intereses de poder.
La estructura relacional
de la persona humana
26. La dignidad de la
persona humana, a la luz del carácter relacional de la persona, ayuda también a
superar la perspectiva reductiva de una libertad autorreferencial e
individualista, que pretende crear los propios valores prescindiendo de las
normas objetivas del bien y de la relación con los demás seres vivos. Cada vez
más, de hecho, se corre el riesgo de restringir la dignidad humana a la
capacidad de decidir discrecionalmente sobre uno mismo y sobre su propio
destino, independientemente del de los demás, sin tener en cuenta la
pertenencia a la comunidad humana. En esta concepción tan errónea de la
libertad, los deberes y los derechos no pueden reconocerse mutuamente para que
cuidemos unos de otros. En realidad, como recuerda san Juan Pablo II, la
libertad es puesta «al servicio de la persona y de su realización mediante el
don de sí misma y la acogida del otro. Sin embargo, cuando la libertad es
absolutizada en clave individualista, se vacía de su contenido original y se
contradice en su misma vocación y dignidad».[42]
27. Así pues, la dignidad
del ser humano incluye también la capacidad, inherente a la propia naturaleza
humana, de asumir obligaciones hacia los otros.
28. La diferencia entre
el ser humano y el resto de los otros seres vivos, que resalta gracias al
concepto de dignidad, no debe hacernos olvidar la bondad de los demás seres
creados, que existen no sólo en función del ser humano, sino también con un
valor propio y, por tanto, como dones que le han sido confiados para que
custodiados y cultivados. Así, mientras se reserva al ser humano el concepto de
dignidad, se debe afirmar al mismo tiempo la bondad creatural del resto del
cosmos. Como subrayaba el Papa Francisco: «Precisamente por su dignidad única y
por estar dotado de inteligencia, el ser humano está llamado a respetar lo
creado con sus leyes internas […]: “Toda criatura posee su bondad y su
perfección propias […] Las distintas criaturas, queridas en su ser propio,
reflejan, cada una a su manera, un rayo de la sabiduría y de la bondad
infinitas de Dios. Por esto, el hombre debe respetar la bondad propia de cada
criatura para evitar un uso desordenado de las cosas”».[43] Todavía
más, «hoy nos vemos obligados a reconocer que sólo es posible sostener un
“antropocentrismo situado”. Es decir, reconocer que la vida humana es
incomprensible e insostenible sin las demás criaturas».[44] Desde
esta perspectiva, «no es irrelevante para nosotros que desaparezcan tantas
especies, que la crisis climática ponga en riesgo la vida de tantos seres».[45] Pertenece,
de hecho, a la dignidad del hombre el cuidado del ambiente, teniendo en cuenta
en particular aquella ecología humana que preserva su misma existencia.
La liberación del ser
humano de condicionamientos morales y sociales
29. Estos requisitos
previos básicos, por muy necesarios que sean, no bastan para garantizar el
crecimiento de una persona en coherencia con su dignidad. Aun cuando «Dios ha
creado al hombre racional confiriéndole la dignidad de una persona dotada de la
iniciativa y del dominio de sus actos»[46]
en vista del bien, el libre albedrío con frecuencia prefiere el mal al bien.
Por eso la libertad humana necesita a su vez ser liberada. En la carta a los
Gálatas, «para la libertad nos ha liberado Cristo» (Gal 5, 1), san Pablo
recuerda la tarea propia de cada cristiano, sobre cuyos hombros descansa una
responsabilidad de liberación que se extiende al mundo entero (cf. Rm 8,19ss).
Se trata de una liberación que, desde el corazón de cada persona está llamada a
difundirse y a manifestar su fuerza humanizadora en todas las relaciones.
30. La libertad es un don
maravilloso de Dios. Incluso cuando nos atrae con su gracia, Dios lo hace de
tal manera que nuestra libertad nunca se ve violentada. Por eso, sería un grave
error pensar que, lejos de Dios y de su ayuda, podemos ser más libres y, en
consecuencia, sentirnos más dignos. Desvinculada de su Creador, nuestra
libertad sólo puede debilitarse y oscurecerse. Lo mismo ocurre si la libertad
se imagina como independiente de cualquier referencia que no sea ella misma y
se percibe como una amenaza cualquier relación con una verdad precedente. Como
consecuencia, también fracasará el respeto por la libertad y la dignidad de los
demás. Así lo explicó el Papa Benedicto XVI: «una voluntad que se cree
radicalmente incapaz de buscar la verdad y el bien no tiene razones objetivas y
motivos para obrar, sino aquellos que provienen de sus intereses momentáneos y
pasajeros; no tiene una “identidad” que custodiar y construir a través de las
opciones verdaderamente libres y conscientes. No puede, pues, reclamar el
respeto por parte de otras “voluntades”, que también están desconectadas de su
ser más profundo, y que pueden hacer prevalecer otras “razones” o incluso
ninguna “razón”. La ilusión de encontrar en el relativismo moral la clave para
una pacífica convivencia, es en realidad el origen de la división y negación de
la dignidad de los seres humanos».[47]
31. Además, no sería
realista afirmar una libertad abstracta, libre de cualquier condicionamiento,
contexto o límite. Por el contrario, «el recto ejercicio de la libertad
personal exige unas determinadas condiciones de orden económico, social,
jurídico, político y cultural»[48],
que a menudo no se cumplen. En este sentido, podemos decir que unos son más
“libres” que otros. El Papa Francisco se ha detenido especialmente en este
punto: «algunos nacen en familias de buena posición económica, reciben buena
educación, crecen bien alimentados, o poseen naturalmente capacidades
destacadas. Ellos seguramente no necesitarán un Estado activo y sólo reclamarán
libertad. Pero evidentemente no cabe la misma regla para una persona con
discapacidad, para alguien que nació en un hogar extremadamente pobre, para
alguien que creció con una educación de baja calidad y con escasas
posibilidades de curar adecuadamente sus enfermedades. Si la sociedad se rige
primariamente por los criterios de la libertad de mercado y de la eficiencia,
no hay lugar para ellos, y la fraternidad será una expresión romántica más».[49] Por
lo tanto, es indispensable comprender que «la liberación de las injusticias
promueve la libertad y la dignidad humana»[50] en
todos los niveles y relaciones de las acciones humanas. Para que sea posible
una auténtica libertad «tenemos que volver a llevar la dignidad humana al
centro y que sobre ese pilar se construyan las estructuras sociales
alternativas que necesitamos».[51] Análogamente,
la libertad se ve frecuentemente oscurecida por numerosos condicionamientos
psicológicos, históricos, sociales, educativos y culturales. La libertad real e
histórica siempre necesita ser “liberada”. Y se deberá, también, reafirmar el
derecho fundamental a la libertad religiosa.
32. Al mismo tiempo, es
evidente que la historia de la humanidad muestra un progreso en la comprensión
de la dignidad y la libertad de las personas, no sin sombras y peligros de
involución. Testigo de ello es la creciente aspiración – también por influencia
cristiana, que sigue siendo fermento incluso en una sociedad cada vez más secularizada
– a erradicar el racismo, la esclavitud y la marginación de mujeres, niños,
enfermos y personas con discapacidad. Pero este arduo camino dista mucho de
haber terminado.
4.
Algunas
violaciones graves de la dignidad humana
33. A la luz de las
reflexiones hechas hasta ahora sobre la centralidad de la dignidad humana, esta
última sección de la Declaración aborda algunas violaciones concretas y graves
de la misma. Lo hace con el espíritu propio del magisterio de la Iglesia, que
ha encontrado su expresión plena en el magisterio de los últimos Pontífices,
como ya se ha recordado. Por ejemplo el Papa Francisco, por una parte, no se
cansa de pedir el respeto de la dignidad humana: «todo ser humano tiene derecho
a vivir con dignidad y a desarrollarse integralmente, y ese derecho básico no
puede ser negado por ningún país. Lo tiene aunque sea poco eficiente, aunque
haya nacido o crecido con limitaciones. Porque eso no menoscaba su inmensa
dignidad como persona humana, que no se fundamenta en las circunstancias sino
en el valor de su ser. Cuando este principio elemental no queda a salvo, no hay
futuro ni para la fraternidad ni para la sobrevivencia de la humanidad».[52] Por
otra parte, no deja nunca de señalar a todos las violaciones concretas de la
dignidad humana en nuestro tiempo, llamando a todos y cada uno a una sacudida
de responsabilidad y de compromiso activo.
34. Queriendo señalar
algunas de las muchas violaciones de la dignidad humana en nuestro mundo
contemporáneo, podemos recordar lo que el Concilio Vaticano II enseñó a este
respecto. Hay que reconocer que se opone a la dignidad humana «cuanto atenta
contra la vida – homicidios de cualquier clase, genocidios, aborto,
eutanasia y el mismo suicidio deliberado».[53] Atenta
además contra nuestra dignidad «cuanto viola la integridad de la persona
humana, como, por ejemplo, las mutilaciones, las torturas morales o físicas,
los conatos sistemáticos para dominar la mente ajena».[54] Y
finalmente «cuanto ofende a la dignidad humana, como son las condiciones
infrahumanas de vida, las detenciones arbitrarias, las deportaciones, la
esclavitud, la prostitución, la trata de blancas y de jóvenes; o las
condiciones laborales degradantes, que reducen al operario al rango de mero
instrumento de lucro, sin respeto a la libertad y a la responsabilidad de la
persona humana».[55] Será
necesario también mencionar aquí el tema de la pena de muerte:[56] también
esta última viola la dignidad inalienable de toda persona humana más allá de
cualquier circunstancia. Por el contrario, hay que reconocer que «el firme
rechazo de la pena de muerte muestra hasta qué punto es posible reconocer la
inalienable dignidad de todo ser humano y aceptar que tenga un lugar en este
universo. Ya que, si no se lo niego al peor de los criminales, no se lo negaré
a nadie, daré a todos la posibilidad de compartir conmigo este planeta a pesar
de lo que pueda separarnos».[57] También
parece oportuno reiterar la dignidad de las personas encarceladas, que a menudo
se ven obligadas a vivir en condiciones indignas, y que la práctica de la
tortura atenta contra la dignidad de todo ser humano más allá de todo límite,
incluso si alguien es culpable de delitos graves.
35. Sin pretender ser
exhaustivos, a continuación llamamos la atención sobre algunas violaciones
graves de la dignidad humana que son de especial actualidad.
36. Uno de los fenómenos
que más contribuye a negar la dignidad de tantos seres humanos es la pobreza
extrema, ligada a la desigual distribución de la riqueza. Como ya fue subrayado
por san Juan Pablo II, «una de las mayores injusticias del mundo contemporáneo
consiste precisamente en esto: en que son relativamente pocos los que poseen
mucho, y muchos los que no poseen casi nada. Es la injusticia de la mala
distribución de los bienes y servicios destinados originariamente a todos.».[58] Además,
sería ilusorio hacer una distinción superficial entre “Países ricos” y “Países
pobres”. Benedicto XVI ya reconoció, de hecho, que «la riqueza mundial crece en
términos absolutos, pero aumentan también las desigualdades. En los países
ricos, nuevas categorías sociales se empobrecen y nacen nuevas pobrezas. En las
zonas más pobres, algunos grupos gozan de un tipo de superdesarrollo
derrochador y consumista, que contrasta de modo inaceptable con situaciones
persistentes de miseria deshumanizadora. Se sigue produciendo “el escándalo de
las disparidades hirientes”»,[59] donde
la dignidad de los pobres es doblemente negada, tanto por la falta de recursos
disponibles para satisfacer sus necesidades básicas, como por la indiferencia
con que son tratados por quienes viven junto a ellos.
37. Por tanto, con el
Papa Francisco hay que concluir que «aumentó la riqueza, pero con inequidad, y
así lo que ocurre es que “nacen nuevas pobrezas”. Cuando dicen que el mundo
moderno redujo la pobreza, lo hacen midiéndola con criterios de otras épocas no
comparables con la realidad actual».[60] Como
resultado, la pobreza se extiende «de múltiples maneras, como en la
obsesión por reducir los costos laborales, que no advierte las graves
consecuencias que esto ocasiona, porque el desempleo que se produce tiene como
efecto directo expandir las fronteras de la pobreza».[61] Entre
estos «destructores efectos del Imperio del dinero»,[62] se
debe reconocer que «no existe peor pobreza que aquella que priva del trabajo y
de la dignidad del trabajo».[63] Si
algunos nacen en un país o en una familia donde tienen menos oportunidades de
desarrollo, hay que reconocer que eso está reñido con su dignidad, que es
exactamente la misma que la de quienes nacen en una familia o en un país ricos.
Todos somos responsables, aunque en diversos grados, de esta flagrante
desigualdad.
La guerra
38. Otra tragedia que
niega la dignidad humana es la que provoca la guerra, hoy como en todos los
tiempos: «guerras, atentados, persecuciones por motivos raciales o
religiosos, y tantas afrentas contra la dignidad humana […] van
“multiplicándose dolorosamente en muchas regiones del mundo, hasta asumir las
formas de la que podría llamar una ‘tercera guerra mundial en etapas’”».[64] Con
su estela de destrucción y dolor, la guerra atenta contra la dignidad humana a
corto y largo plazo: «incluso reafirmando el derecho inalienable a la legítima
defensa, así como la responsabilidad de proteger aquellos cuya existencia está
amenazada, debemos admitir que la guerra siempre es una “derrota de la
humanidad”. Ninguna guerra vale las lágrimas de una madre que ha visto a su
hijo mutilado o muerto; ninguna guerra vale la pérdida de la vida, aunque sea
de una sola persona humana, ser sagrado, creado a imagen y semejanza del
Creador; ninguna guerra vale el envenenamiento de nuestra Casa Común; y ninguna
guerra vale la desesperación de los que están obligados a dejar su patria y son
privados, de un momento a otro, de su casa y de todos los vínculos familiares,
de amistad, sociales y culturales que se han construido, a veces a través de
generaciones».[65] Todas
las guerras, por el mero hecho de contradecir la dignidad humana, son
«conflictos que no resolverán los problemas, sino que los aumentarán».[66] Esto
es aún más grave en nuestra época, en la que se ha convertido en normal que,
fuera del campo de batalla, mueran tantos civiles inocentes.
39. En consecuencia, aún
hoy la Iglesia no puede dejar de hacer suyas las palabras de los Pontífices,
repitiendo con san Pablo VI: «¡Nunca jamás guerra! ¡Nunca jamás guerra!»,[67] y
pidiendo, junto a san Juan Pablo II, «a todos en nombre de Dios y en nombre del
hombre: ¡no matéis! ¡No preparéis a los hombres destrucciones y exterminio!
¡Pensad en vuestros hermanos que sufren hambre y miseria! ¡Respetad la dignidad
y la libertad de cada uno!».[68] Precisamente
en nuestro tiempo, éste es el grito de la Iglesia y de toda la humanidad. Por
último, el Papa Francisco subraya que «no podemos pensar en la guerra como
solución, debido a que los riesgos probablemente siempre serán superiores a la
hipotética utilidad que se le atribuya. Ante esta realidad, hoy es muy difícil
sostener los criterios racionales madurados en otros siglos para hablar de una
posible “guerra justa”. ¡Nunca más la guerra!».[69] Como
la humanidad vuelve a caer a menudo en los mismos errores del pasado, «para
construir la paz es necesario salir de la lógica de la legitimidad de la
guerra».[70] La
íntima relación que existe entre fe y dignidad humana hace contradictorio que
se fundamente la guerra sobre convicciones religiosas: «quien invoca el nombre
de Dios para justificar el terrorismo, la violencia y la guerra, no sigue el
camino de Dios: la guerra en nombre de la religión es una guerra contra la
religión misma».[71]
El sufrimiento de los
emigrantes
40. Los emigrantes están
entre las primeras victimas de las múltiples formas de pobreza. No es solo que
su dignidad viene negada en sus países,[72] sino
que su misma vida es puesta en riesgo porque no tienen los medios para crear
una familia, para trabajar o para alimentarse.[73] Una
vez llegados a los países que deberían poder recibirlos, «no son
considerados suficientemente dignos para participar en la vida social como
cualquier otro, y se olvida que tienen la misma dignidad intrínseca de
cualquier persona. […] Nunca se dirá que no son humanos pero, en la práctica,
con las decisiones y el modo de tratarlos, se expresa que se los considera
menos valiosos, menos importantes, menos humanos».[74] Por
tanto, es siempre urgente recordar que «todo emigrante es una persona humana
que, en cuanto tal, posee derechos fundamentales inalienables que han de ser
respetados por todos y en cualquier situación».[75] Su
acogida es una forma importante y significativa de defender «la inalienable
dignidad de cada persona humana más allá de su origen, color o religión».[76]
41. La trata de personas
también debe considerarse una grave violación de la dignidad humana.[77] Esto
no constituye una novedad, pero su desarrollo adquiere dimensiones trágicas que
están a la vista de todos, por lo que el Papa Francisco lo ha denunciado en
términos particularmente enérgicos: «reafirmo que la “trata de personas” es una
actividad innoble, una vergüenza para nuestras sociedades que se consideran
civilizadas. ¡Explotadores y clientes a todos los niveles deberían hacer un
serio examen de conciencia ante sí mismos y ante Dios! La Iglesia renueva hoy
su fuerte llamamiento para que se defienda siempre la dignidad y la centralidad
de toda persona, en el respeto de los derechos fundamentales, como destaca su
doctrina social, y pide que los derechos se extiendan realmente allí donde no
se los reconoce a millones de hombres y mujeres en todos los continentes. En un
mundo en el que se habla mucho de derechos, ¡cuántas veces se ultraja de hecho
la dignidad humana! En un mundo donde se habla tanto de derechos, parece que el
dinero es el único que los tiene. Queridos hermanos y hermanas, vivimos en un
mundo donde manda el dinero. Vivimos en un mundo, en una cultura donde reina el
fetichismo del dinero».[78]
42. Por estos motivos, la
Iglesia y la humanidad no deben abandonar la lucha contra fenómenos como el
«comercio de órganos y tejidos humanos, explotación sexual de niños y niñas,
trabajo esclavo, incluyendo la prostitución, tráfico de drogas y de armas,
terrorismo y crimen internacional organizado. Es tal la magnitud de estas
situaciones y el grado de vidas inocentes que va cobrando, que hemos de evitar
toda tentación de caer en un nominalismo declaracionista con efecto
tranquilizador en las conciencias. Debemos cuidar que nuestras instituciones
sean realmente efectivas en la lucha contra todos estos flagelos».[79] Ante
formas tan diversas y brutales de negación de la dignidad humana, es necesario
ser cada vez más conscientes de que «la trata de personas es un crimen contra
la humanidad».[80] Niega
en sustancia la dignidad humana al menos de dos formas: «desfigura la humanidad
de la víctima, ofendiendo su libertad y su dignidad. Pero, al mismo tiempo,
deshumaniza a quienes la llevan a cabo».[81]
43. La profunda dignidad
inherente al ser humano en su totalidad de mente y cuerpo nos permite
comprender también por qué todo abuso sexual deja profundas cicatrices en el
corazón de quienes lo sufren: éstos están, de hecho, heridos en su dignidad
humana. Se trata de «sufrimientos que pueden llegar a durar toda la vida y a
los que ningún arrepentimiento puede poner remedio. Este fenómeno está muy
difundido en la sociedad, afecta también a la Iglesia y representa un serio
obstáculo para su misión».[82] De
ahí su inquebrantable compromiso de poner fin a cualquier tipo de abuso,
empezando desde dentro.
Las violencias contra las
mujeres
44. Las violencias contra
las mujeres es un escándalo global, cada vez más reconocido. Aunque de palabra
se reconoce la igual dignidad de la mujer, en algunos países las desigualdades
entre mujeres y varones son muy graves e incluso en los países más
desarrollados y democráticos la realidad social concreta atestigua que a menudo
no se reconoce a la mujer la misma dignidad que al varón. El Papa Francisco
subraya este hecho cuando afirma que «la organización de las sociedades en todo
el mundo todavía está lejos de reflejar con claridad que las mujeres tienen
exactamente la misma dignidad e idénticos derechos que los varones. Se afirma
algo con las palabras, pero las decisiones y la realidad gritan otro mensaje.
Es un hecho que “doblemente pobres son las mujeres que sufren situaciones de
exclusión, maltrato y violencia, porque frecuentemente se encuentran con
menores posibilidades de defender sus derechos”».[83]
45. Ya san Juan Pablo II
reconocía que «aún queda mucho por hacer para que el ser mujer y madre no
comporte una discriminación. Es urgente alcanzar en todas partes laefectiva
igualdadde los derechos de la persona y por tanto igualdad de salario respecto
a igualdad de trabajo, tutela de la trabajadora-madre, justas promociones en la
carrera, igualdad de los esposos en el derecho de familia, reconocimiento de
todo lo que va unido a los derechos y deberes del ciudadano en un régimen
democrático».[84] Las
desigualdades en estos aspectos son distintas formas de violencia. También
recordó que «es hora de condenar con determinación, empleando los medios
legislativos apropiados de defensa, las formas de violencia sexual que con
frecuencia tienen por objeto a las mujeres. En nombre del respeto de la persona
no podemos además no denunciar la difundida cultura hedonística y comercial que
promueve la explotación sistemática de la sexualidad, induciendo a chicas
incluso de muy joven edad a caer en los ambientes de la corrupción y hacer un
uso mercenario de su cuerpo».[85]Entre
las formas de violencia ejercidas contera las mujeres, ¿cómo no mencionar la
coacción al aborto, que afecta tanto a la madre como al hijo, tan a menudo para
satisfacer el egoísmo de los varones? ¿Y cómo no mencionar también la práctica de
la poligamia que – como recuerda el Catecismo de la Iglesia Católica – es
contraria a la igual dignidad de mujeres y varones y también es contraria a «al
amor conyugal que es único y exclusivo»?[86]
46. Es este horizonte de
violencia contra las mujeres, no se condenará nunca de forma suficiente el
fenómeno del feminicidio. En este frente, el compromiso de toda la comunidad
internacional debe ser sólido y concreto, como ha reiterado el Papa Francisco:
«el amor a María nos tiene que ayudar a generar actitudes de reconocimiento y
gratitud frente a la mujer, frente a nuestras madres y abuelas que son un
bastión en la vida de nuestras ciudades. Casi siempre silenciosas llevan la
vida adelante. Es el silencio y la fuerza de la esperanza. Gracias por su
testimonio […] pero mirando a las madres y a las abuelas, quiero invitarlos a
luchar contra una plaga que afecta a nuestro continente americano: los
numerosos casos de feminicidio. Y son muchas las situaciones de violencia que
quedan silenciadas detrás de tantas paredes. Los invito a luchar contra esta
fuente de sufrimiento pidiendo que se promueva una legislación y una cultura de
repudio a toda forma de violencia».[87]
47. La Iglesia no cesa de
recordar que «la dignidad de todo ser humano tiene un carácter intrínseco y
vale desde el momento de su concepción hasta su muerte natural. Precisamente la
afirmación de tal dignidad es el presupuesto irrenunciable para la tutela de
una existencia personal y social, y también la condición necesaria para que la
fraternidad y la amistad social puedan realizarse en todos los pueblos de la
tierra».[88] Sobre
la base de este valor intangible de la vida humana, el magisterio eclesial se
ha siempre pronunciado contra el aborto. Al respecto escribe san Juan Pablo II:
«entre todos los delitos que el hombre puede cometer contra la vida, el aborto
procurado presenta características que lo hacen particularmente grave e
ignominioso […] Hoy, sin embargo, la percepción de su gravedad se ha ido
debilitando progresivamente en la conciencia de muchos. La aceptación del
aborto en la mentalidad, en las costumbres y en la misma ley es señal evidente
de una peligrosísima crisis del sentido moral, que es cada vez más incapaz de
distinguir entre el bien y el mal, incluso cuando está en juego el derecho
fundamental a la vida. Ante una situación tan grave, se requiere más que nunca
el valor de mirar de frente a la verdad y dellamar a las cosas por su
nombre,sin ceder a compromisos de conveniencia o a la tentación de autoengaño.
A este propósito resuena categórico el reproche del Profeta: “¡Ay, los que
llaman al mal bien, y al bien mal!; que dan oscuridad por luz, y luz por
oscuridad” (Is5, 20). Precisamente en el caso del aborto se percibe la difusión
de una terminología ambigua, como la de “interrupción del embarazo”, que tiende
a ocultar su verdadera naturaleza y a atenuar su gravedad en la opinión
pública. Quizás este mismo fenómeno lingüístico sea síntoma de un malestar de
las conciencias. Pero ninguna palabra puede cambiar la realidad de las cosas:
el aborto procurado esla eliminación deliberada y directa, como quiera que se
realice, de un ser humano en la fase inicial de su existencia, que va de la
concepción al nacimiento».[89] Los
niños que van a nacer «son los más indefensos e inocentes de todos, a quienes
hoy se les quiere negar su dignidad humana en orden a hacer con ellos lo que se
quiera, quitándoles la vida y promoviendo legislaciones para que nadie pueda
impedirlo».[90] Se
deberá, por tanto, afirmar con total fuerza y claridad, también en nuestro
tiempo, que «esta defensa de la vida por nacer está íntimamente ligada a la
defensa de cualquier derecho humano. Supone la convicción de que un ser humano
es siempre sagrado e inviolable, en cualquier situación y en cada etapa de su
desarrollo. Es un fin en sí mismo y nunca un medio para resolver otras
dificultades. Si esta convicción cae, no quedan fundamentos sólidos y
permanentes para defender los derechos humanos, que siempre estarían sometidos
a conveniencias circunstanciales de los poderosos de turno. La sola razón es
suficiente para reconocer el valor inviolable de cualquier vida humana, pero si
además la miramos desde la fe, “toda violación de la dignidad personal del ser
humano grita venganza delante de Dios y se configura como ofensa al Creador del
hombre”».[91] Merece
mencionarse aquí el compromiso generoso y valiente de santa Teresa de Calcuta
en defensa de todo concebido.
48. La Iglesia, también,
se posiciona en contra de la práctica de la maternidad subrogada, mediante la
cual el niño, inmensamente digno, se convierte en un mero objeto. A este
respecto, las palabras del Papa Francisco son de una claridad única: «el camino
hacia la paz exige el respeto de la vida, de toda vida humana, empezando por la
del niño no nacido en el seno materno, que no puede ser suprimida ni
convertirse en un producto comercial. En este sentido, considero deplorable la
práctica de la llamada maternidad subrogada, que ofende gravemente la dignidad
de la mujer y del niño; y se basa en la explotación de la situación de
necesidad material de la madre. Un hijo es siempre un don y nunca el objeto de
un contrato. Por ello, hago un llamamiento para que la Comunidad internacional
se comprometa a prohibir universalmente esta práctica».[92]
49. La práctica de la
maternidad subrogada viola, ante todo, la dignidad del niño. En efecto, todo
niño, desde el momento de su concepción, de su nacimiento, y luego al crecer
como joven, convirtiéndose en adulto, posee una dignidad intangible que se
expresa claramente, aunque de manera singular y diferenciada, en cada etapa de
su vida. Por tanto, el niño tiene derecho, en virtud de su dignidad
inalienable, a tener un origen plenamente humano y no inducido artificialmente,
y a recibir el don de una vida que manifieste, al mismo tiempo, la dignidad de
quien la da y de quien la recibe. El reconocimiento de la dignidad de la
persona humana implica también el reconocimiento de la dignidad de la unión
conyugal y de la procreación humana en todas sus dimensiones. En este sentido,
el deseo legítimo de tener un hijo no puede convertirse en un “derecho al hijo”
que no respete la dignidad del propio hijo como destinatario del don gratuito
de la vida.[93]
50. La práctica de la
maternidad subrogada viola, al mismo tiempo, la dignidad de la propia mujer que
o se ve obligada a ello o decide libremente someterse. Con esta práctica, la mujer
se desvincula del hijo que crece en ella y se convierte en un mero medio al
servicio del beneficio o del deseo arbitrario de otros. Esto se contrapone,
totalmente, con la dignidad fundamental de todo ser humano y su derecho a ser
reconocido siempre por sí mismo y nunca como instrumento para otra cosa.
La eutanasia y el
suicidio asistido
51. Hay un caso
particular de violación de la dignidad humana, más silencioso pero que está
ganando mucho terreno. Tiene la peculiaridad de utilizar un concepto erróneo de
la dignidad humana para volverla contra la vida misma. Esta confusión, muy
común hoy en día, sale a la luz cuando se habla de eutanasia. Por ejemplo, las
leyes que reconocen la posibilidad de la eutanasia o el suicidio asistido se
denominan a veces “leyes de muerte digna” (“death with dignity acts”). Está muy
extendida la idea de que la eutanasia o el suicidio asistido son compatibles
con el respeto a la dignidad de la persona humana. Frente a este hecho, hay que
reafirmar con fuerza que el sufrimiento no hace perder al enfermo esa dignidad
que le es intrínseca e inalienablemente propia, sino que puede convertirse en
una oportunidad para reforzar los lazos de pertenencia mutua y tomar mayor
conciencia de lo preciosa que es cada persona para el conjunto de la humanidad.
52. Ciertamente, la
dignidad del enfermo, en condiciones críticas o terminales, exige que todos
realicen los esfuerzos adecuados y necesarios para aliviar su sufrimiento
mediante unos cuidados paliativos apropiados y evitando cualquier encarnizamiento
terapéutico o intervención desproporcionada. Estos cuidados responden al
«constante deber de comprender las necesidades del enfermo: necesidad de
asistencia, de alivio del dolor, necesidades emotivas, afectivas y
espirituales».[94] Pero
tal esfuerzo es totalmente distinto, diferente, incluso contrario a la decisión
de eliminar la propia vida o la de los demás bajo el peso del sufrimiento. La
vida humana, incluso en su condición dolorosa, es portadora de una dignidad que
debe respetarse siempre, que no puede perderse y cuyo respeto permanece
incondicional. En efecto, no hay condiciones en ausencia de las cuales la vida
humana deje de ser digna y pueda, por tanto, suprimirse: «la vida tiene la
misma dignidad y el mismo valor para todos y cada uno: el respeto de la vida
del otro es el mismo que se debe a la propia existencia».[95] Ayudar
al suicida a quitarse la vida es, por tanto, una ofensa objetiva contra la
dignidad de la persona que lo pide, aunque con ello se cumpliese su deseo:
«debemos acompañar a la muerte, pero no provocar la muerte o ayudar cualquier
forma de suicidio. Recuerdo que se debe privilegiar siempre el derecho al
cuidado y al cuidado para todos, para que los más débiles, en particular los
ancianos y los enfermos, nunca sean descartados. La vida es un derecho, no la
muerte, que debe ser acogida, no suministrada. Y este principio ético concierne
a todos, no solo a los cristianos o a los creyentes».[96] Como
ya se ha dicho, la dignidad de cada persona, por débil o sufriente que sea,
implica a la dignidad de todos.
El descarte de las
personas con discapacidad
53. Un criterio para
verificar la atención real a la dignidad de cada individuo es, obviamente, la
atención prestada a los más desfavorecidos. Nuestro tiempo, por desgracia, no
se distingue mucho por esa atención: en verdad, se está imponiendo una cultura
del descarte.[97]
Para contrarrestar esta tendencia, merece especial atención y solicitud la
condición de quienes se encuentran en situación de déficit físico o psíquico.
Esta condición de especial vulnerabilidad,[98] tan
relevante en los relatos evangélicos, cuestiona universalmente lo que significa
ser una persona humana, precisamente desde un estado de deficiencia o
discapacidad. La cuestión de la imperfección humana tiene también claras
implicaciones desde el punto de vista sociocultural, ya que, en algunas
culturas, las personas con discapacidad sufren a veces marginación, cuando no
opresión, al ser tratadas como auténticos “descartados”. En realidad, todo ser
humano, sea cual sea su condición de vulnerabilidad, recibe su dignidad por el
hecho mismo de ser querido y amado por Dios. Por estas razones, debe fomentarse
en la medida de lo posible la inclusión y la participación activa en la vida
social y eclesial de todos aquellos que, de alguna manera, están marcados por
la fragilidad o la discapacidad.[99]
54. En una perspectiva
más amplia, se deberá recordar que la «caridad, corazón del espíritu de la
política, es siempre un amor preferencial por los últimos, que está detrás de
todas las acciones que se realicen a su favor los pobres […] “preocuparse de la
fragilidad, de la fragilidad de los pueblos y de las personas. Cuidar la
fragilidad quiere decir fuerza y ternura, lucha y fecundidad, en medio de un
modelo funcionalista y privatista que conduce inexorablemente a la ‘cultura del
descarte’. […] Significa hacerse cargo del presente en su situación más
marginal y angustiante, y ser capaz de dotarlo de dignidad”. Así ciertamente se
genera una actividad intensa, porque “hay que hacer lo que sea para
salvaguardar la condición y dignidad de la persona humana”».[100]
55. La Iglesia desea,
ante todo, «reiterar que toda persona, independientemente de su tendencia
sexual, ha de ser respetada en su dignidad y acogida con respeto, procurando
evitar «todo signo de discriminación injusta», y particularmente cualquier
forma de agresión y violencia».[101] Por
ello, hay que denunciar como contrario a la dignidad humana que en algunos
lugares se encarcele, torture e incluso prive del bien de la vida, a no pocas
personas, únicamente por su orientación sexual.
56. Al mismo tiempo, la
Iglesia destaca los decisivos elementos críticos presentes en la teoría de
género. A este respecto, el Papa Francisco recordó: «el camino hacia la paz
exige el respeto de los derechos humanos, según la sencilla pero clara
formulación contenida en la Declaración Universal de los Derechos Humanos, cuyo
75 aniversario hemos celebrado recientemente. Se trata de principios
racionalmente evidentes y comúnmente aceptados. Desgraciadamente, los intentos
que se han producido en las últimas décadas de introducir nuevos derechos, no
del todo compatibles respecto a los definidos originalmente y no siempre
aceptables, han dado lugar a colonizaciones ideológicas, entre las que ocupa un
lugar central la teoría de género, que es extremadamente peligrosa porque borra
las diferencias en su pretensión de igualar a todos».[102]
57. Con respecto a la
teoría de género, sobre cuya consistencia científica se debate mucho en la
comunidad de expertos, la Iglesia recuerda que la vida humana, en todos sus
componentes, físicos y espirituales, es un don de Dios, que debe ser acogido
con gratitud y puesto al servicio del bien. Querer disponer de sí mismo, como
prescribe la teoría de género, sin tener en cuenta esta verdad fundamental de
la vida humana como don, no significa otra cosa que ceder a la vieja tentación
de que el ser humano se convierta en Dios y entre en competencia con el
verdadero Dios del amor que nos revela el Evangelio.
58. Un segundo aspecto
sobre la teoría de género es que pretende negar la mayor diferencia posible
entre los seres vivos: la diferencia sexual. Esta diferencia constitutiva no
sólo es la mayor imaginable, sino también la más bella y la más poderosa:
logra, en la pareja varón-mujer, la reciprocidad más admirable y es, por tanto,
la fuente de ese milagro que nunca deja de asombrarnos que es la llegada de
nuevos seres humanos al mundo.
59. En este sentido, el
respeto del propio cuerpo y de aquel de los otros es esencial ante la
proliferación y reivindicación de nuevos derechos que avanza la teoría de
género. Esta ideología «presenta una sociedad sin diferencias de sexo, y vacía
el fundamento antropológico de la familia».[103] Por
tanto, resulta inaceptable que «algunas ideologías de este tipo, que pretenden
responder a ciertas aspiraciones a veces comprensibles, procuren imponerse como
un pensamiento único que determine incluso la educación de los niños. No hay
que ignorar que “el sexo biológico (sex) y el papel sociocultural del sexo
(gender), se pueden distinguir pero no separar”».[104] Por
lo tanto, debe rechazarse todo intento de ocultar la referencia a la evidente
diferencia sexual entre hombres y mujeres: «no podemos separar lo que es
masculino y femenino de la obra creada por Dios, que es anterior a todas
nuestras decisiones y experiencias, donde hay elementos biológicos que es
imposible ignorar».[105] Sólo
cuando cada persona humana puede reconocer y aceptar esta diferencia en
reciprocidad es capaz de descubrirse plenamente a sí misma, su dignidad y su
identidad.
60. La dignidad del
cuerpo no puede considerarse inferior a la de la persona como tal. El Catecismo
de la Iglesia Católica nos invita expresamente a reconocer que «el cuerpodel
hombre participa de la dignidad de la “imagen de Dios”».[106]Tal
verdad merece ser recordada especialmente cuando se trata del cambio de sexo.
En efecto, el ser humano está inseparablemente compuesto de cuerpo y alma, y el
cuerpo es el lugar vivo donde se despliega y manifiesta la interioridad del
alma, incluso a través de la red de relaciones humanas. Constituyendo el ser de
la persona, alma y cuerpo participan así de esa dignidad que caracteriza a todo
ser humano.[107] En
este sentido, hay que recordar que el cuerpo humano participa de la dignidad de
la persona, ya que está dotado de significados personales, especialmente en su
condición sexual.[108] Es
en el cuerpo, de hecho, donde cada persona se reconoce generada por los demás,
y es a través de su cuerpo que el varón y la mujer pueden establecer una
relación de amor capaz de generar a otras personas. Sobre la necesidad de
respetar el orden natural de la persona humana, el Papa Francisco enseña que
«lo creado nos precede y debe ser recibido como don. Al mismo tiempo, somos
llamados a custodiar nuestra humanidad, y eso significa ante todo aceptarla y
respetarla como ha sido creada».[109] De
ahí que toda operación de cambio de sexo, por regla general, corra el riesgo de
atentar contra la dignidad única que la persona ha recibido desde el momento de
la concepción. Esto no significa que se excluya la posibilidad que una persona
afectada por anomalías genitales, que ya son evidentes al nacer o que se
desarrollan posteriormente, pueda optar por recibir asistencia médica con el
objetivo de resolver esas anomalías. En este caso, la operación no constituiría
un cambio de sexo en el sentido que aquí se entiende.
61. El avance de las
tecnologías digitales, aunque ofrece muchas posibilidades para promover la
dignidad humana, tiende cada vez más a crear un mundo en el que crecen la
explotación, la exclusión y la violencia, que pueden llegar a atentar contra la
dignidad de la persona humana. Basta pensar en lo fácil que es, a través de
estos medios, poner en peligro la buena reputación de cualquier persona con
noticias falsas y calumnias. Sobre este punto el Papa Francisco subraya que «no
es sano confundir la comunicación con el mero contacto virtual. De hecho, el ambiente
digital también es un territorio de soledad, manipulación, explotación y
violencia, hasta llegar al caso extremo del dark web. Los medios de
comunicación digitales pueden exponer al riesgo de dependencia, de aislamiento
y de progresiva pérdida de contacto con la realidad concreta, obstaculizando el
desarrollo de relaciones interpersonales auténticas. Nuevas formas de violencia
se difunden mediante lossocial media, por ejemplo el ciberacoso; laweb también
es un canal de difusión de la pornografía y de explotación de las personas para
fines sexuales o mediante el juego de azar”».[110] Y
así es como, allí donde crecen las posibilidades de conexión, ocurre
paradójicamente que todo el mundo se encuentra en realidad cada vez más aislado
y empobrecido de relaciones interpersonales: «en la comunicación digital se
quiere mostrar todo y cada individuo se convierte en objeto de miradas que
hurgan, desnudan y divulgan, frecuentemente de manera anónima. El respeto al
otro se hace pedazos y, de esa manera, al mismo tiempo que lo desplazo, lo
ignoro y lo mantengo lejos, sin pudor alguno puedo invadir su vida hasta el
extremo».[111]Estas
tendencias representan el lado oscuro del progreso digital.
62. Desde esta
perspectiva, si la tecnología ha de estar al servicio de la dignidad humana y
no perjudicarla, y si ha de promover la paz en lugar de la violencia, la
comunidad humana debe ser proactiva a la hora de abordar estas tendencias
respetando la dignidad humana y promover el bien: «en este mundo globalizado
“los medios de comunicación pueden ayudar a que nos sintamos más cercanos los
unos de los otros, a que percibamos un renovado sentido de unidad de la familia
humana que nos impulse a la solidaridad y al compromiso serio por una vida más
digna para todos. […] Pueden ayudarnos en esta tarea, especialmente hoy, cuando
las redes de la comunicación humana han alcanzado niveles de desarrollo
inauditos. En particular, internet puede ofrecer mayores posibilidades de
encuentro y de solidaridad entre todos; y esto es algo bueno, es un don de
Dios”. Pero es necesario verificar constantemente que las actuales formas de
comunicación nos orienten efectivamente al encuentro generoso, a la búsqueda
sincera de la verdad íntegra, al servicio, a la cercanía con los últimos, a la
tarea de construir el bien común».[112]
63. En el 75 aniversario
de la promulgación de la Declaración Universal de los Derechos Humanos (1948),
el Papa Francisco reiteró que ese documento «es como una vía maestra, sobre la
que se han dado muchos pasos adelante, pero faltan todavía tantos, y a veces,
desafortunadamente, se vuelve atrás. ¡El compromiso con los derechos humanos
nunca se acaba! A este respecto, estoy cerca de todos aquellos que, sin
proclamas, en la vida concreta de cada día luchan y pagan en persona por
defender los derechos de los que no cuentan».[113]
64. Es en este espíritu,
con esta Declaración, en el que la Iglesia exhorta ardientemente a que el
respeto de la dignidad de la persona humana, más allá de toda circunstancia, se
sitúe en el centro del compromiso por el bien común y de todo ordenamiento
jurídico. En efecto, el respeto de la dignidad de todos y de cada uno, es la
base indispensable para la existencia misma de toda sociedad que pretenda
fundarse en el derecho justo y no en la fuerza del poder. Es sobre la base del
reconocimiento de la dignidad humana como se sostienen los derechos humanos
fundamentales, que preceden y sustentan toda convivencia civilizada.[114]
65. Cada persona
individual y, al mismo tiempo, cada comunidad humana tiene, por tanto, la tarea
de la realización concreta y efectiva de la dignidad humana, mientras que
corresponde a los Estados no sólo protegerla, sino también garantizar las
condiciones necesarias para que florezca en la promoción integral de la persona
humana: «en la actividad política hay que recordar que “más allá de toda
apariencia, cada uno es inmensamente sagrado y merece nuestro cariño y nuestra
entrega”».[115]
66. También hoy, ante
tantas violaciones de la dignidad humana, que amenazan gravemente el futuro de
la humanidad, la Iglesia no cesa de alentar la promoción de la dignidad de toda
persona humana, cualesquiera que sean sus cualidades físicas, psíquicas,
culturales, sociales y religiosas. Lo hace con esperanza, segura de la fuerza
que brota de Cristo resucitado, que ha llevado ya a su plenitud definitiva la
dignidad integral de todo varón y de toda mujer. Esta certeza se convierte en
un llamamiento en las palabras del Papa Francisco a cada uno de nosotros: «a
cada persona de este mundo le pido que no olvide esa dignidad suya que nadie
tiene derecho a quitarle».[116]
El Sumo Pontífice
Francisco, en la Audiencia concedida al suscrito Prefecto junto al Secretario
para la Sección Doctrinal del Dicasterio para la Doctrina de la Fe, el día de
25 marzo de 2024, ha aprobado la presente Declaración, decidida en la Sesión
Ordinaria de este Dicasterio con fecha 28 de febrero de 2024, y ha ordenado su
publicación.
Dado en Roma, en la sede
del Dicasterio para la Doctrina de la Fe, el 2 de abril de 2024, 19°
aniversario de la muerte de san Juan Pablo II.
Víctor Manuel Card.
Fernández
Prefecto
Mons. Armando Matteo
Secretario para la Sección Doctrinal
Ex Audientia
Die 25.03.2024
FRANCISCUS
[1] S.
Juan Pablo II, Ángelus
con personas con discapacidad en la Iglesia Catedral de Osnabrück (16
noviembre 1980): Insegnamenti III/2 (1980), 1232.
[2] Francisco,
Exhort. ap. Laudate
Deum (4 octubre 2023), n. 39: L’Osservatore Romano (4 octubre 2023), III.
[3] En
el 1948, las Naciones Unidas adoptaron la Declaración Universal de los Derechos
Humanos, que se compone de treinta artículos. La palabra “dignidad” aparece
cinco veces, en puntos estratégicos: en las primeras palabras del Preámbulo y
en la primera frase del Artículo Primero. Esta dignidad viene declarada como
«intrínseca […] a todos los miembros de la familia humana» (Preámbulo) y «todos
los seres humanos nacen libres e iguales en dignidad y derechos» (Artículo 1).
[4] Atendiendo
solo a la época moderna, se ve como la Iglesia ha progresivamente acentuado la
importancia de la dignidad humana. El tema fue desarrollado especialmente
en la Encíclica Rerum
novarum (1891) de Papa León XIII, en la Encíclica Quadragesimo
anno (1931) de Papa Pio XI y en el Discurso
al Congreso de la Unión Católica Italiana de Obstetras (1951) de Papa Pio
XII. Después, el Concilio Vaticano II ha profundizado de modo particular esta
temática, dedicando un documento completo al tema con la Declaración Dignitatis
Humanae (1965) y discutiendo también sobre la libertad humana en la
Constitución pastoral Gaudium
et Spes (1965).
[5] S.
Pablo VI, Audiencia general (4 septiembre 1968): Insegnamenti VI (1968), 886.
[6] S.
Juan Pablo II, Discurso
a la III Conferencia General del Episcopado Latinoamericano (28 enero 1979),
III.1-III.2:Insegnamenti II/1 (1979), 202-203.
[7] Benedicto
XVI, Discurso
a los participantes a la Asamblea General de la Pontificia Academia para la
Vida (13 febrero 2010): Insegnamenti VI/1 (2011), 218.
[8] Benedicto
XVI, Discurso
a los participantes de la reunión del Banco del Desarrollo del Consejo de
Europa, (12 junio 2010): Insegnamenti VI/1 (2011), 912-913.
[9] Francisco,
Exhort. ap. Evangelii
gaudium (24 noviembre 2013), n. 178: AAS 105 (2013), 1094, que cita a S.
Juan Pablo II, Ángelus
con personas con discapacidad en la Iglesia Catedral de Osnabrück (16
noviembre 1980): Insegnamenti III/2 (1980), 1232.
[10] Francisco,
Cart. enc. Fratelli
tutti (3 octubre 2020), n. 8: AAS 112 (2020), 971.
[11] Ibídem,
n. 277: AAS 112 (2020), 1069.
[12] Ibídem,
n. 213: AAS 112 (2020), 1045.
[13] Ibídem,
n. 213: AAS 112 (2020), 1045, que cita Francisco, Mensaje
a los participantes en la Conferencia internacional “Los derechos humanos en el
mundo contemporáneo: conquistas, omisiones, negaciones” (10 diciembre
2018): L’Osservatore Romano (10-11 diciembre 2018), 8.
[14] La
Declaración del 1948 de las Naciones Unidas fue desarrollada y posteriormente
profundizada por el Pacto internacional de las Naciones Unidas sobre los
derechos civiles y políticos del 1966 y del Acto final de la Conferencia sobre
la seguridad y la cooperación en Europa del 1975.
[15] Cf.
Comisión Teológica Internacional, Dignidad
y derechos de la persona humana (1983), Introducción, 3. Un compendio de la
doctrina católica sobre la dignidad humana puede encontrarse en el Catecismo de
la Iglesia Católica, en el capítulo titulado “La dignidad de la persona
humana”, nn. 1700-1876.
[16] Francisco,
Cart. enc. Fratelli
tutti (3 octubre 2020), n. 22: AAS 112 (2020), 976.
[17] Boecio,
Contra Eutychen et Nestorium, c. 3: PL 64, 1344: «persona est rationalis
naturae individua substantia». Cf. S. Buenaventura, In I Sent., d. 25, a. 1, q.
2; S. Tomás de Aquino, Summa Theologiae, I, q. 29, a. 1, resp.
[18] Puesto que no es el propósito de esta Declaración elaborar un tratado exhaustivo sobre la noción de dignidad, en aras de la brevedad sólo se menciona aquí, a modo de ejemplo, la llamada cultura clásica griega y romana, como punto de referencia de la reflexión filosófica y teológica de los primeros cristianos.
[19] Cf.
por ej. Cicerón De Officiis I, 105-106: «Sed pertinet ad omnem officii
quaestionem semper in promptu habere, quantum natura hominis pecudibus
reliquisque beluis antecedat […] Atque etiam si considerare volumus, quae sit
in natura excellentia et dignitas, intellegemus, quam sit turpe diffluere
luxuria et delicate ac molliter vivere quamque honestum parce, continenter,
severe, sobrie»; (Scriptorum Latinorum Bibliotecha Oxoninsis, ed. M.
Winterbottom, Oxford 1994, p.43). Esta es la traducción española «incumbe al
asunto entero del deber el tener siempre a la vista cuánto aventaja la
naturaleza humana a la del ganado y las restantes bestias [...] Y también, si
queremos considerar qué son la excelencia y dignidad enraizadas por naturaleza,
entenderemos qué burdo es desgastarse en el vicio y vivir entre melindres y
molicie, y qué honorable hacerlo de modo frugal, sobrio, serio y austero» (Los
Deberes, tr. española I. J. García Pinilla, Biblioteca Clásica Gredos – 414,
Madrid 2014).
[20] Cf.
S. Pablo VI, Discurso
en la Peregrinación a Tierra Santa: Visita a la Basílica de la Anunciación en
Nazaret (5 enero 1964): AAS 56 (1964), 166-170.
[21] Entre
las innumerables referencias, cf. por ej. S. Clemente de Roma, 1 Clem. 33,
4s: PG 1, 273; Teófilo de Antioquía, Ad Aut. I, 4: PG 6, 1029; S. Clemente
de Alejandría, Strom. III, 42,5-6: PG 8, 1145; VI, 72, 2: PG 9, 293; S. Ireneo
de Lyon, Adv. Haer. V, 6,1: PG 7, 1137-1138; Orígenes, De princ. III, 6,1: PG
11, 333; S. Agustín, De Gen. ad litt. VI, 12: PL 34, 348; De Trin. XIV, 8, 11:
PL 42, 1044 – 1405.
[22] S.
Tomás de Aquino, Summa Theologiae, I, q. 29, a. 3, resp.: «persona significat id,
quod est perfectissimum in tota natura, scilicet subsistens in rationali
natura».
[23] Basta
pensar en Giovanni Pico della Mirandola y su conocido texto Oratio de hominis
dignitate (1486).
[24] Para
un pensador hebreo como E. Levinas (1906-1995), el ser humano viene cualificado
por su libertad en la medida en que se descubre infinitamente responsable del
otro ser humano.
[25] Algunos
grandes pensadores cristianos del siglo XIX y XX, como S. J.H. Newman, el beato
A. Rosmini, J. Maritain, E. Mounier, K. Rahner, H.‑U. von Balthasar, y otros,
han logrado proponer una visión del hombre que puede dialogar válidamente con
todas las corrientes de pensamiento de nuestro inicio del siglo XXI, cualquiera
que sea su inspiración, incluso postmoderna.
[26] Por
este motivo, la «Declaración universal de los derechos del hombre […] indica
implícitamente que la fuente de los derechos humanos inalienables se sitúa en
la dignidad de toda persona humana»: Comisión Teológica Internacional, En busca
de una ética universal: nueva perspectiva sobre la ley natural (2009), n. 115.
[27] Concilio
Ecuménico Vaticano II, Const. past. Gaudium
et Spes (7 diciembre 1965), n. 26: AAS 58 (1966), 1046; todo el primer
capítulo de la primera parte de la Constitución (nn. 11-22) viene dedicado a la
“Dignidad de la persona humana”.
[28] Concilio
Ecuménico Vaticano II, Declar. Dignitatis
Humanae (7 diciembre 1965), n. 1: AAS 58 (1966), 929.
[29] Ibídem,
n. 2: AAS 58 (1966), 931.
[30] Congregación
para la Doctrina de la Fe, Instruc. Dignitas
personae (8 septiembre 2008), n. 7: AAS 100 (2008), 863. Cf. también S.
Ireneo de Lyon, Adv. Haer. V, 16, 2: PG 7, 1167-1168.
[31] Puesto
que «el Hijo de Dios con su encarnación se ha unido, en cierto modo, con todo
hombre.» (Concilio Ecuménico Vaticano II, Const. past. Gaudium
et Spes (7 diciembre 1965), n. 22: AAS 58 (1966), 1042), la dignidad de
todo hombre nos viene revelada en su plenitud por Cristo.
[32] Concilio
Ecuménico Vaticano II, Const. past. Gaudium
et Spes (7 diciembre 1965), n. 19: AAS 58 (1966), 1038.
[33] S.
Juan Pablo II, Cart. enc. Evangelium
vitae (25 marzo 1995), n. 38: AAS 87 (1995), 443, que cita S. Ireneo de
Lyon, Adv. Haer. IV, 20,7: PG 7, 1037-1038.
[34] De
hecho, Cristo dio a los bautizados una nueva dignidad, la de “hijos de Dios”:
cf. Catecismo de la Iglesia Católica nn. 1213, 1265, 1270, 1279.
[35]
Concilio Ecuménico Vaticano. II, Declar. Dignitatis
Humanae (7 diciembre 1965), n. 9: AAS 58 (1966), 935.
[36] Cf.
S. Ireneo de Lyon, Adv. Haer. V, 6, 1. V, 8, 1. V, 16, 2: PG 7, 1136-1138.
1141-1142. 1167-1168; S. Juan Damasceno, De fide orth. 2, 12: PG 94, 917-930.
[37] Benedicto
XVI, Discurso
en Westminster Hall (17 septiembre 2010): Insegnamenti VI/2 (2011), 240.
[38] Francisco,
Audiencia
general (12 agosto 2020): L’Osservatore Romano (13 agosto 2020), 8, que
cita S. Juan Pablo II, Discurso
a la Asamblea General de las Naciones Unidas (2 octubre 1979), 7 y 2 e e
Id., Discurso
a la Asamblea General de las Naciones Unidas (5 octubre 1995), 2.
[39] Cf.
Congregación para la Doctrina de la Fe, Instruc. Dignitas
personae (8 septiembre 2008), n. 8: AAS 100 (2008), 863-864.
[40] Comisión
Teológica Internacional, La
libertad religiosa para el bien de todos (2019), n. 38.
[41] Cf.
Francisco, Discurso
a los Miembros del Cuerpo Diplomático acreditado ante la Santa Sede para la
presentación de las felicitaciones por el Año Nuevo (8 enero 2024):
L’Osservatore Romano (8 enero 2024), 3.
[42] Cf.
S. Juan Pablo II, Cart. enc. Evangelium
vitae (25 marzo 1995), n. 19: AAS 87 (1995), 422.
[43] Francisco,
Cart. enc. Laudato
si’ (24 mayo 2015), n. 69: AAS 107 (2015), 875, que cita el Catecismo
de la Iglesia Católica, n. 339.
[44] Francisco,
Exhort. ap. Laudate
Deum (4 octubre 2023), n. 67: L’Osservatore Romano (4 octubre 2023), IV.
[45] Ibídem,
n. 63: L’Osservatore Romano (4 octubre 2023), IV.
[46] Catecismo
de la Iglesia Católica, n. 1730.
[47] Benedicto
XVI, Mensaje
para la celebración de la 44a Jornada mundial por la Paz (1 enero 2011), n.
3 Insegnamenti VI/2 (2011), 979.
[48] Pontificio
Consejo de Justicia y Paz, Compendio
de la Doctrina social de la Iglesia, n. 137.
[49] Francisco,
Cart. enc. Fratelli
tutti (3 octubre 2020), n. 109: AAS 112 (2020), 1006.
[50] Pontificio
Consejo de Justicia y Paz, Compendio
de la Doctrina social de la Iglesia, n. 137.
[51] Francisco,
Discurso
a los participantes al Encuentro mundial de movimientos populares (28
octubre 2014): AAS 106 (2014), 858.
[52] Francisco,
Cart. enc. Fratelli
tutti (3 octubre 2020), n. 107: AAS 112 (2020), 1005-1006.
[53] Concilio
Ecuménico Vaticano II, Const. past. Gaudium
et Spes (7 diciembre 1965), n. 27: AAS 58 (1966), 1047.
[56] Cf.
Catecismo de la Iglesia Católica, n. 2267 y Congregación para la Doctrina de la
Fe, Carta
a los obispos sobre la nueva redacción del n. 2267 del Catecismo de la Iglesia
Católica sobre la pena de muerte (1 agosto 2018), nn. 7-8.
[57] Francisco,
Cart. enc. Fratelli
tutti (3 octubre 2020), n. 269: AAS 112 (2020), 1065.
[58] S.
Juan Pablo II, Cart. enc. Sollicitudo
rei socialis (30 diciembre 1987), n. 28: AAS 80 (1988), 549.
[59] Benedicto
XVI, Carta. enc. Caritas
in veritate (29 junio 2009), n. 22: AAS 101 (2009), 657, que cita S. Pablo
VI, Cart. enc. Populorum
progressio (26 marzo 1967), n. 9: AAS 59 (1967), 261-262.
[60] Francisco,
Cart. enc. Fratelli
tutti (3 octubre 2020), n. 21: AAS 112 (2020), 976, que cita Benedetto XVI,
Cart. enc. Caritas
in veritate (29 junio 2009), n. 22: AAS 101 (2009), 657.
[61] Francisco,
Cart. enc. Fratelli
tutti (3 octubre 2020), n. 20: AAS 112 (2020), 975-976. Cf. también la
“Oración al Creador” al final de la misma Encíclica.
[62] Ibídem,
n. 116: AAS 112 (2020), 1009, que cita Francisco, Discurso
a los participantes al Encuentro mundial de movimientos populares (28
octubre 2014): AAS 106 (2014), 851-852.
[63] Francisco,
Cart. enc. Fratelli
tutti (3 octubre 2020), n. 162: AAS 112 (2020), 1025, que cita Francisco, Discurso
a los miembros del Cuerpo diplomático acreditado ante la Santa Sede (12
enero 2015): AAS 107 (2015), 265.
[64] Francisco,
Cart. enc. Fratelli
tutti (3 octubre 2020), n. 25: AAS 112 (2020), 978, que cita Francisco, Mensaje
en la 49ª Jornada mundial por la Paz (1 enero 2016): AAS 108 (2016), 49.
[65] Francisco,
Mensaje
a los participantes a la VI Edición del “Fórum de Paris sobre la Paz” (10
noviembre 2023): L’Osservatore Romano (10 noviembre 2023), 7, que cita Id., Audiencia
general (23 marzo 2022): L’Osservatore Romano (23 marzo 2022), 3.
[66] Francisco,
Discurso
a la Conferencia de las Partes en la Convención Marco de las Naciones Unidas
sobre el Cambio Climático (COP 28) (2 diciembre 2023): L’Osservatore Romano
(2 diciembre 2023), 2.
[67] Cf.
S. Pablo VI, Discurso
a las Naciones Unidas (4 octubre 1965): AAS 57 (1965), 881.
[68] S. Juan
Pablo II, Cart. enc. Redemptor
hominis (4 marzo 1979), n. 16: AAS 71 (1979), 295.
[69] Francisco
Cart. enc. Fratelli
tutti (3 octubre 2020), n. 258: AAS 112 (2020), 1061.
[70] Francisco, Discurso
al Consejo de Seguridad de las Naciones Unidas (14 junio 2023):
L’Osservatore Romano (15 junio 2023), 8.
[71] Francisco,
Discurso
en la Jornada mundial de Oración por la Paz (20 septiembre 2016):
L’Osservatore Romano (22 septiembre 2016), 5.
[72] Cf.
Francisco, Cart. enc. Fratelli
tutti (3 octubre 2020), n. 38: AAS 112 (2020), 983: «Por consiguiente,
también, “hay que reafirmar el derecho a no emigrar, es decir, a tener las
condiciones para permanecer en la propia tierra”», que cita Benedicto XVI, Mensaje
por la 99ª Jornada mundial del Emigrante y del Refugiado (12 octubre 2012):
AAS 104 (2012), 908.
[73] Cf.
Francisco, Cart. enc. Fratelli
tutti (3 octubre 2020), n. 38: AAS 112 (2020), 982-983.
[74] Ibídem,
n. 39: AAS 112 (2020), 983.
[75] Benedicto
XVI, Cart. enc. Caritas
in veritate (29 junio 2009), n. 62: AAS 101 (2009), 697.
[76] Francisco,
Cart. enc. Fratelli
tutti (3 octubre 2020), n. 39: AAS 112 (2020), 983.
[77] Puede
ser útil aquí recordar la declaración de Pablo III sobre la dignidad de los
hombres que se encuentran en las tierras del “Nuevo Mundo” en la Bulla
Pastorale officium (29 mayo1537), donde establece – bajo pena de excomunión –
que los habitantes de aquellos territorios, «incluso si se encuentran fuera del
seno de la Iglesia no estén privados […] de su libertad o del dominio
sobre sus bienes, puesto que son hombres y por eso capaces de fe y salvación»
[«licet extra gremium Eccelesiae existant, non tamen sua libertate, aut rerum
suarum dominio […] privandos esse, et cum homines, ideoque fidei et salutis
capaces sint»]: DH 1495.
[78] Francisco,
Discurso
a los participantes a la Plenaria del Pontificio Consejo de la Pastoral para
los Emigrantes y los Itinerantes (24 mayo 2013): AAS 105 (2013), 470-471.
[79] Francisco,
Discurso
a la Organización de las Naciones Unidas (25 septiembre 2015): AAS 107
(2015), 1039.
[80] Francisco,
Discurso
a un grupo de Embajadores con ocasión de la presentación de las Cartas
Credenciales (12 diciembre 2013): L’Osservatore Romano (13 diciembre 2013),
8.
[81] Francisco,
Discurso
a los participantes en la Conferencia internacional sobre la trata de personas
(11 abril 2019): AAS 111 (2019), 700.
[82] Documento
Final de la XV Asamblea General Ordinaria del Sínodo de los Obispos, (27
octubre 2018), n. 29.
[83] Francisco,
Cart. enc. Fratelli
tutti (3 octubre 2020), n. 23: AAS 112 (2020), 977, que cita Id., Exhort.
ap. Evangelii
gaudium (24 noviembre 2013), n. 212: AAS 105 (2013), 1108.
[84] S.
Juan Pablo II, Carta
a las mujeres (29 junio 1995), n. 4: Insegnamenti XVIII/1 (1997), 1874.
[85] Ibídem,
n. 5: Insegnamenti XVIII/1 (1997), 1875.
[86] Catecismo
de la Iglesia Católica, n. 1645.
[87] Francisco,
Discurso
con ocasión de la Celebración Mariana – Virgen De La Puerta (20 enero
2018): AAS 110 (2018), 329.
[88] Francisco,
Discurso
a los participantes en la Asamblea Plenaria de la Congregación para la Doctrina
de la Fe (21 enero 2022): L’Osservatore Romano (21 enero 2022), 8.
[89] S.
Juan Pablo II, Cart. enc. Evangelium
vitae (25 marzo 1995), 58: AAS 87 (1995), 466-467. Sobre el tema del
respeto debido a los embriones humanos, se vea tema del respeto debido a los
embriones humanos, Congregación para la Doctrina de la Fe, Instruc. Donum
vitae (22 febrero 1987): «La praxis de mantener en vida embriones humanos,
in vivo o in vitro, para fines experimentales o comerciales, es completamente
contraria a la dignidad humana» (I, 4): AAS 80 (1988), 82.
[90] Francisco,
Exhort. ap. Evangelii
gaudium (24 noviembre 2013), 213: AAS 105 (2013), 1108.
[92] Francisco,
Discurso
a los miembros del Cuerpo Diplomático acreditado ante la Santa Sede para la
presentación de las felicitaciones por el Año Nuevo (8 enero 2024):
L’Osservatore Romano (8 enero 2024), 3.
[93] Cf.
Congregación para la Doctrina de la Fe, Instruc. Dignitas
Personae (8 septiembre 2008), n. 16: AAS 100 (2008), 868-869. A todos estos
aspectos se refiere precisamente la Instrucción de la entonces Congregación
para la Doctrina de la Fe titulada Donum
vitae (22 febrero 1987): AAS 80 (1988), 71-102.
[94] Congregación
para la Doctrina de la Fe, Cart. Samaritanus
bonus (14 julio 2020), V, n. 4: AAS 112 (2020), 925.
[95] Cf.
Ibídem,
V, n.1: AAS 112 (2020), 919.
[96] Francisco,
Audiencia
general (9 febrero 2022): L’Osservatore Romano (9 febrero 2022), 3.
[97] Cf.
sobre todo, Francisco, Cart. enc. Fratelli
tutti (3 octubre 2020), nn. 18-21: AAS 112 (2020), 975-976: “El descarte
mundial”. El n. 188 de la misma Encíclica llega a identificar una “cultura del
descarte”.
[98] Cf.
Francisco, Discurso
a los participantes al Congreso promovido por el Pontificio Consejo para la
Promoción de la Nueva Evangelización (21 octubre 2017): L’Osservatore
Romano (22 octubre 2017), 8: «La vulnerabilidad pertenece a la esencia del ser
humano».
[99] Cf.
Francisco, Mensaje
para el Día internacional de las personas con discapacidad (3 diciembre
2020): AAS 112 (2020), 1185-1186.
[100] Francisco,
Cart. enc. Fratelli
tutti (3 octubre 2020), nn. 187-188: AAS 112 (2020), 1035-1036, que cita
Id., Discurso
al Parlamento Europeo, Strasburgo (25 noviembre 2014): AAS 106 (2014), 999,
e Id., Discurso
a la clase dirigente y al Cuerpo diplomático, Bangui – República Centroafricana
(29 noviembre 2015): AAS 107 (2015) 1320.
[101] Francisco,
Exhort. ap. Amoris
laetitia (19 marzo 2016), n. 250: AAS 108 (2016), 412-413, que cita el
Catecismo de la Iglesia Católica, n. 2358.
[102] Francisco,
Discurso
a los miembros del Cuerpo Diplomático acreditado ante la Santa Sede para la
presentación de felicitaciones por el Año Nuevo (8 enero 2024):
L’Osservatore Romano (8 enero 2024), 3.
[103] Francisco,
Exhort. ap. Amoris
laetitia (19 marzo 2016), n. 56: AAS 108 (2016), 334.
[104] Ibídem,
que cita XIV Asamblea General Ordinaria del Sínodo de los Obispos, Relatio
finalis (24 octubre 2015), 58.
[105] Francisco,
Exhort. ap. Amoris
laetitia (19 marzo 2016), n. 286: AAS 108 (2016), 425.
[106] Catecismo
de la Iglesia Católica, n. 364.
[107] Esto
vale también para el respeto debido a los cuerpos de los difuntos; cf. por ej.,
Congregación para la Doctrina de la Fe, Instruc. Ad resurgendum cum Christo (15
agosto 2016), n. 3: AAS 108 (2016), 1290: «Enterrando los cuerpos de los
fieles difuntos, la Iglesia confirma su fe en la resurrección de la carne, y
pone de relieve la alta dignidad del cuerpo humano como parte integrante de la
persona con la cual el cuerpo comparte la historia». De modo más completo, cf.
también, Comisión Teológica Internacional Algunas
cuestiones actuales de escatología (1990), n. 5: “El hombre llamado a la
resurrección”.
[108] Cf.
Francisco, Cart. enc. Laudato
si’ (24 maggio 2015), n. 155: AAS 107 (2015), 909.
[109] Francisco,
Exhort. ap. Amoris
laetitia (19 marzo 2016), n. 56: AAS 108 (2016), 344.
[110] Francisco,
Exhort. ap. Christus
vivit (25 marzo 2019), n. 88: AAS 111 (2019), 413, que cita el Documento
Final de la XV Asamblea General Ordinaria del Sínodo de los Obispos (27
octubre 2018), n. 23.
[111] Francisco,
Cart. enc. Fratelli
tutti (3 octubre 2020), n. 42: AAS 112 (2020), 984.
[112] Francisco,
Cart. enc. Fratelli
tutti (3 octubre 2020), n. 205: AAS 112 (2020), 1042, que cita Id., Mensaje
para la XLVIII Jornada mundial de las Comunicaciones Sociales (24 enero
2014): AAS 106 (2014), 113.
[113]
Francisco, Ángelus
(10 diciembre 2023): L’Osservatore Romano (11 diciembre 2023), 12.
[114] Cf.
Comisión Teológica Internacional, Dignidad
y derechos de la persona humana (1983), n. 2.
[115] Francisco,
Cart. enc. Fratelli
tutti (3 octubre 2020), n. 195: AAS 112 (2020), 1038, che cita Id., Exhort.
ap. Evangelii
gaudium (24 noviembre 2013), n. 274: AAS 105 (2013), 1130.
[116] Francisco,
Cart. enc. Laudato
si’ (24 mayo 2015), n. 205: AAS 107 (2015), 928.
Luca
Giordano. (Napoli,
18
ottobre 1634 – Napoli, 12 gennaio
1705), Buon
Samaritano, Museo nazionale di Capodimonte, Napoli
DICASTÉRIO PARA A
DOUTRINA DA FÉ
No Congresso de 15 de
março de 2019, a então Congregação para a Doutrina da Fé decidiu encaminhar «a
redação de um texto, evidenciando a imprescindibilidade do conceito de
dignidade da pessoa humana ao interno da antropologia cristã e ilustrando o
alcance e as implicações benéficas em nível social, político e econômico, tendo
em conta os últimos desenvolvimentos do tema em âmbito acadêmico e as suas
ambivalentes compreensões no contexto hodierno». Um primeiro projeto a
respeito, elaborado com a ajuda de alguns especialistas durante o ano de 2019,
foi considerado insatisfatório pela Consulta reservada da Congregação,
realizada em 8 de outubro do mesmo ano.
Procedeu-se à elaboração
ex novo de outro delineamento do texto por parte do Ofício Doutrinal, em base à
contribuição de diversos especialistas. O esboço foi apresentado e discutido
durante a Consulta reservada de 4 de outubro de 2021. Em janeiro de 2022, o
novo esboço foi apresentado na Sessão Plenária da Congregação, na qual os
Membros resolveram abreviar e simplificar o texto.
Em 6 de fevereiro de
2023, o novo texto emendado foi avaliado pela Consulta reservada, que propôs
algumas ulteriores modificações. A nova versão foi submetida à avaliação da
Sessão Ordinária do Dicastério (Feria IV) de 3 de maio de 2023. Os Membros
concordaram que o documento, com algumas modificações, poderia ser publicado. O
Santo Padre Francisco aprovou os Deliberata desta Feria IV durante a Audiência
concedida a mim em 13 de novembro de 2023. Nesta ocasião, pediu-me ainda para
evidenciar no texto algumas temáticas estreitamente conexas ao tema da
dignidade, como por exemplo o drama da pobreza, a situação dos migrantes, as
violências contra as mulheres, o tráfico de pessoas, a guerra e outras. Para
honrar o melhor possível tais indicações do Santo Padre, a Sessão Doutrinal do
Dicastério dedicou um Congresso ao estudo da Carta encíclica Fratelli
tutti, que oferece uma original análise e aprofundamento da questão da
dignidade humana “para além de toda circunstância”.
Com carta datada de 2 de
fevereiro de 2024, em vista da Feria IV do sucessivo 28 de fevereiro, foi
enviada aos Membros do Dicastério um novo esboço do texto, notavelmente
modificado, com a seguinte observação: «Esta ulterior redação foi necessária
para vir ao encontro de um específico pedido do Santo Padre. Ele explicitamente
solicitou que se fixasse melhor a atenção sobre graves violações atuais da
dignidade humana, no sulco da encíclica Fratelli
tutti. O Ofício Doutrinal se incumbiu assim de reduzir a parte inicial
[...] e de elaborar mais detalhadamente quanto indicado pelo Santo Padre». A
Sessão Ordinária do Dicastério, em 28 de fevereiro de 2024, enfim aprovou o
texto da atual Declaração. Na Audiência concedida a mim, juntamente com o
Secretário da Seção Doutrinal, Mons. Armando Matteo, em 25 de março de 2024, o
Santo Padre aprovou a presente Declaração e ordenou a sua publicação.
A elaboração do texto,
que durou cinco anos, permite entender que se encontra diante de um documento
que, pela seriedade e centralidade do tema no pensamento cristão, precisou de
um notável processo de amadurecimento para chegar à redação definitiva que hoje
publicamos.
Nas primeiras três
partes, a Declaração recorda princípios fundamentais e pressupostos teóricos, a
fim de oferecer importantes esclarecimentos que podem evitar as frequentes
confusões que se verificam no uso do termo “dignidade”. Na quarta parte,
apresenta algumas situações problemáticas atuais, em que a imensa e inalienável
dignidade que corresponde a todo ser humano não é adequadamente reconhecida. A
denúncia de tais graves violações da dignidade humana é um gesto necessário
porque a Igreja nutre a profunda convicção que não se pode separar a fé da
defesa da dignidade humana, a evangelização da promoção de uma vida digna, a
espiritualidade do empenho pela dignidade de todos os seres humanos.
Tal dignidade de todos os
seres humanos pode, de fato, ser entendida como “infinita” (dignitas infinita),
como São João Paulo II afirmou em um encontro com pessoas portadoras de certas
limitações ou deficiências,* a
fim de mostrar como a dignidade de cada ser humano vai além de toda aparência
exterior ou de toda característica da vida concreta das pessoas.
Papa Francisco, na Carta
encíclica Fratelli
tutti, quis sublinhar com particular insistência que esta dignidade existe
“para além de toda circunstância”, convidando todos a defendê-la em todo
contexto cultural, em todo momento da existência de uma pessoa,
independentemente de qualquer deficiência física, psicológica, social ou também
moral. A este propósito, a Declaração se esforça por mostrar que nos
encontramos diante de uma verdade universal, que todos precisamos reconhecer
como condição fundamental para que as nossas sociedades sejam verdadeiramente
justas, pacíficas, sadias e, por fim, autenticamente humanas.
O elenco dos temas
escolhidos pela Declaração não é certamente exaustivo. Os assuntos tratados
são, porém, aqueles que permitem exprimir vários aspectos da dignidade humana
que hoje podem ser obscurecidos na consciência de muitas pessoas. Alguns serão
facilmente compartilháveis por diversos setores das nossas sociedades, outros
menos. Seja como for, todos nos parecem necessários, porque no seu conjunto
ajudam a reconhecer a harmonia e a riqueza do pensamento, que brota do
Evangelho, acerca da dignidade.
Esta Declaração não tem a
pretensão de exaurir um argumento tão rico e decisivo, mas deseja fornecer
alguns elementos de reflexão que ajudam a tê-lo presente no complexo momento
histórico em que vivemos. Assim, em meio a tantas preocupações e ansiedades,
não perderemos a estrada e não nos exporemos a mais lacerantes e profundos
sofrimentos.
Víctor Manuel Card.
Fernández
Prefeito
1. (Dignitas infinita)
Uma dignidade infinita, inalienavelmente fundada no seu próprio ser, é inerente
a cada pessoa humana, para além de toda circunstância e em qualquer estado ou
situação se encontre. Este princípio, que é plenamente reconhecível também pela
pura razão, coloca-se como fundamento do primado da pessoa humana e da tutela
de seus direitos. A Igreja, à luz da Revelação, reafirma de modo absoluto esta
dignidade ontológica da pessoa humana, criada à imagem e semelhança de Deus e redimida
em Cristo Jesus. Desta verdade extrai as razões do seu empenho em favor
daqueles que são mais fracos e menos dotados de poder, insistindo sempre «sobre
o primado da pessoa humana e sobre a defesa da sua dignidade para além de toda
circunstância».[1]
2. Desta dignidade
ontológica e do valor único e eminente de cada mulher e de cada homem que
existem neste mundo fez-se eco a Declaração universal dos direitos do homem (10
de dezembro de 1948) por parte da Assembleia Geral das Nações Unidas.[2]
Fazendo memória do 75º aniversário deste Documento, a Igreja vê a ocasião para
proclamar novamente a própria convicção de que, criado por Deus e redimido por
Cristo, cada ser humano deve ser reconhecido e tratado com respeito e com amor,
em razão da sua inalienável dignidade. Tal aniversário oferece à Igreja também
a oportunidade para esclarecer alguns equívocos que surgem frequentemente
acerca da dignidade humana e para enfrentar algumas graves e urgentes questões
concretas relacionadas a esta.
3. Desde o início da sua
missão, impelida pelo Evangelho, a Igreja se esforçou para afirmar a liberdade
e para promover os direitos de todos os seres humanos.[3]
Nos últimos tempos, graças à voz dos Pontífices, desejou formular mais
explicitamente tal empenho através do renovado apelo pelo reconhecimento da
dignidade fundamental que corresponde à pessoa humana. São Paulo VI disse que
«nenhuma antropologia se iguala àquela da Igreja sobre a pessoa humana,
considerada também singularmente, acerca de sua originalidade, sua dignidade,
seu caráter intocável, da riqueza de seus direitos fundamentais, sua sacralidade,
sua educabilidade, sua aspiração a um desenvolvimento completo, sua
imortalidade».[4]
4. São João Paulo II, em
1979, durante a Terceira Conferência do Episcopado Latino-americano em Puebla,
afirmou: «a dignidade humana representa um valor evangélico, que não pode ser
desprezado sem grave ofensa ao Criador. Esta dignidade é espezinhada, em nível
individual, quando não são considerados devidamente valores como a liberdade, o
direito de professar a religião, a integridade física e psíquica, o direito aos
bens essenciais, à vida. É espezinhada, em nível social e político, quando o
homem não pode exercitar o seu direito à participação, ou é submetido a
injustas e ilegítimas coerções ou a torturas físicas ou psíquicas etc. (...) Se
a Igreja se faz presente na defesa ou na promoção da dignidade do homem, ela o
faz em conformidade à sua missão que, mesmo sendo de caráter religioso e não
social ou político, não pode renunciar a considerar o homem no seu ser
integral»[5].
5. Em 2010, diante da
Pontifícia Academia para a Vida, Bento XVI afirmou que a dignidade da pessoa é
«um princípio fundamental que a fé em Jesus Cristo Ressuscitado sempre
defendeu, sobretudo quando é desatendido em relação aos sujeitos mais simples e
indefesos».[6]
Em outra ocasião, falando aos economistas, disse que «a economia e a finança
não existem para si mesmas, elas não são outra coisa que um instrumento, um
meio. Seu fim é unicamente a pessoa humana e sua plena realização na dignidade.
É este o único capital que é oportuno salvar».[7]
6. Desde os inícios de
seu pontificado, Papa Francisco convidou a Igreja a «confessar um Pai que ama
infinitamente cada ser humano» e a «descobrir que “com isso mesmo lhe confere
uma dignidade infinita”»,[8]
sublinhando com força que tal imensa dignidade representa um dado originário
que se precisa reconhecer com lealdade e acolher com gratidão. Sobre tal
reconhecimento e acolhimento é possível fundar uma nova coexistência entre os
seres humanos, que modele a socialidade em um horizonte de autêntica
fraternidade: unicamente «reconhecendo a dignidade de cada pessoa humana,
podemos fazer renascer entre todos uma aspiração mundial à fraternidade».[9]
Segundo Papa Francisco, «esta fonte de dignidade humana e de fraternidade está
no Evangelho de Jesus Cristo»,[10]
mas é também uma convicção à qual a razão humana pode chegar através da
reflexão e do diálogo, dado que «se é preciso respeitar em toda situação a
dignidade dos outros, é porque nós não inventamos ou supomos tal dignidade, mas
porque existe efetivamente neles um valor superior em relação às coisas
materiais e às circunstâncias, que exige que sejam tratados de outro modo. Que
cada ser humano possui uma dignidade inalienável é uma verdade correspondente à
natureza humana, para além de qualquer mudança cultural»[11].
Na verdade, conclui Papa Francisco, «o ser humano possui a mesma dignidade
inviolável em qualquer época histórica e ninguém pode sentir-se autorizado
pelas circunstâncias a negar esta convicção ou a não agir em consequência».[12]
Em tal horizonte, a sua encíclica Fratelli
tutti já constitui uma Magna Charta dos deveres atuais voltados a
salvaguardar e promover a dignidade humana.
7. Ainda que agora exista
um consenso quase geral sobre a importância e também sobre o caráter normativo
da dignidade e do valor único e transcendente de cada ser humano,[13]
a expressão “dignidade da pessoa humana” pode prestar-se a muitos significados
e assim a possíveis equívocos[14]
e «contradições que induzem a perguntar-nos se realmente a igual dignidade de
todos os seres humanos [...] seja reconhecida, respeitada, protegida e
promovida em toda circunstância».[15]
Tudo isso nos leva a reconhecer a possibilidade de uma quádrupla distinção do
conceito de dignidade: dignidade ontológica, dignidade moral, dignidade social
e, enfim, dignidade existencial. O sentido mais importante é aquele ligado à
dignidade ontológica, que compete à pessoa enquanto tal, pelo simples fato de
existir e de ser querida, criada e amada por Deus. Esta dignidade não pode
jamais ser cancelada e permanece válida para além de toda circunstância em que
os indivíduos venham a se encontrar. Quando se fala de dignidade moral, deseja-se
referir ao exercício da liberdade por parte da criatura humana. Esta última,
ainda que dotada de consciência, permanece sempre sujeita à possibilidade de
agir contra ela. Fazendo assim, o ser humano se comporta de um modo que “não é
digno” da sua natureza de criatura amada por Deus e chamada a amar os outros.
Mas esta possibilidade existe. E não só: a história atesta que o exercício da
liberdade contra a lei do amor revelada pelo Evangelho pode alcançar picos
incalculáveis de maldade provocada aos outros. Quando isso acontece,
encontra-se diante de pessoas que parecem ter perdido qualquer traço de
humanidade, qualquer traço de dignidade. A este respeito, a distinção aqui
introduzida ajuda a discernir propriamente entre o aspecto da dignidade moral,
que pode ser de fato “perdida”, e o aspecto da dignidade ontológica, que não
pode jamais ser anulada. E é justamente em razão desta última que se deverá
trabalhar com todas as forças para que todos que cometeram o mal possam
arrepender-se e converter-se.
8. Restam ainda outras
duas acepções possíveis de dignidade: social e existencial. Quando se fala de
dignidade social, quer-se referir às condições nas quais uma pessoa se encontra
a viver. Na pobreza extrema, por exemplo, quando não se dão as condições
mínimas para que uma pessoa possa viver segundo a sua dignidade ontológica,
diz-se que a vida daquela pessoa tão pobre é uma vida “indigna”. Esta expressão
não indica de nenhum modo um juízo quanto à pessoa, mas deseja evidenciar o
fato que a sua dignidade inalienável foi contradita pela situação na qual é
obrigada a viver. A última acepção é aquela de dignidade existencial. Sempre
mais frequentemente fala-se hoje de uma vida “digna” e de uma vida “não digna”.
Com tal indicação, quer-se referir a situações de tipo existencial: por
exemplo, ao caso de uma pessoa que, aparentemente tendo todo o necessário para
viver, por diversas razões tem dificuldade de viver em paz, com alegria e
esperança. Em outras situações, é a presença de doenças graves, de contextos
familiares violentos, de certas dependências patológicas e de outras
dificuldades que levam a experimentar a própria condição de vida como “indigna”
diante da percepção da dignidade ontológica que jamais pode ser obscurecida. As
distinções aqui introduzidas, em todo caso, somente recordam o valor daquela
dignidade ontológica enraizada no próprio ser da pessoa humana e que subsiste
para além de qualquer circunstância.
9. É útil, enfim,
recordar que a definição clássica da pessoa como «substância individual de
natureza racional»[16]
explicita o fundamento da sua dignidade. De fato, enquanto “substância
individual”, a pessoa possui dignidade ontológica (isto é, no nível metafísico
do próprio ser): ela é um sujeito que, recebendo de Deus a existência,
“subsiste”, vale dizer exercita a existência de modo autônomo. A palavra
“racional” compreende todas as capacidades do ser humano, seja a de conhecer e
entender, seja a de querer, amar, escolher, desejar. O termo “racional”
compreende também todas as capacidades corpóreas intimamente relacionadas
àquelas já mencionadas. A expressão “natureza” indica as condições próprias do
ser humano que tornam possíveis as várias operações e experiências que o
caracterizam: a natureza é o “princípio do agir”. O ser humano não cria a sua
natureza, mas a possui como um dom recebido, podendo cultivar, desenvolver e
enriquecer as próprias capacidades. Exercendo a liberdade para cultivar as
riquezas da sua natureza, a pessoa humana se constrói no tempo. Mesmo se, por
causa dos vários limites ou condições, não é capaz de atuar tais capacidades, a
pessoa subsiste sempre como “substância individual”, com toda a sua dignidade.
Isto se verifica, por exemplo, em uma criança ainda não nascida, em uma pessoa
em estado de inconsciência, em um idoso em agonia.
1. Uma progressiva
consciência sobre o caráter central da dignidade humana
10. Já na antiguidade
clássica[17]
se manifesta uma primeira intuição acerca da dignidade humana, que procede de
uma perspectiva social: cada ser humano é revestido de uma dignidade
particular, segundo o seu grau e ao interno de uma determinada ordem. Do âmbito
social, a palavra passou a descrever a diferente dignidade dos seres presentes
no cosmos. Nesta visão, todos os seres possuem uma “dignidade” própria, segundo
a sua colocação na harmonia do todo. Certamente, alguns expoentes do pensamento
antigo começam a reconhecer um lugar singular ao ser humano, enquanto dotado de
razão e, por isso mesmo, capaz de assumir responsabilidade quanto a si mesmo e
aos outros seres no mundo,[18]
mas estamos ainda longe de um pensamento capaz de fundar o respeito pela dignidade
de cada pessoa humana, para além de toda circunstância.
Perspectivas bíblicas
11. A Revelação bíblica
ensina que todos os seres humanos possuem dignidade intrínseca porque são
criados à imagem e semelhança de Deus: «Deus disse: “façamos o homem à nossa
imagem, segundo a nossa semelhança” [...]. E Deus criou o ser humano à sua
imagem, à imagem de Deus o criou, homem e mulher os criou» (Gn 1, 26-27). A
humanidade tem uma qualidade específica que a torna irredutível à pura
materialidade. A “imagem” não define a alma ou as capacidades intelectivas, mas
a dignidade do homem e da mulher. Ambos, na mútua relação de igualdade e amor
recíproco, cumprem a função de representar Deus no mundo e são chamados a
cuidar do mundo e cultivá-lo. Sermos criados à imagem de Deus significa,
portanto, possuir em nós um valor sagrado que transcende toda distinção sexual,
social, política, cultural e religiosa. A nossa dignidade é-nos conferida, não
é nem pretendida e nem merecida. Todo ser humano é por si mesmo amado e querido
por Deus e, por isso, é inviolável na sua dignidade. No Êxodo, coração do
Antigo Testamento, Deus se mostra como Aquele que escuta o grito do pobre, vê a
miséria do seu povo, cuida dos últimos e dos oprimidos (cf. Ex 3, 7; 22,
20-26). O mesmo ensinamento se encontra no Código Deuteronômico (cf. Dt 12-26):
aqui o ensinamento sobre os direitos transforma-se em “manifesto” da dignidade
humana, particularmente em favor da tríplice categoria do órfão, da viúva e do
estrangeiro (cf. Dt 24, 17). Os antigos preceitos do Êxodo são retomados e e
atualizados pela pregação dos profetas, os quais representam a consciência
crítica de Israel. Os profetas Amós, Oseias, Isaías, Miqueias e Jeremias têm
inteiros capítulos de denúncia da injustiça. Amós repreende duramente a
opressão do pobre, o fato de não se reconhecer ao mísero nenhuma fundamental
dignidade humana (cf. Am 2, 6-7; 4, 1; 5, 11-12). Isaías pronuncia uma maldição
contra aqueles que espezinham os direitos dos pobres, negando a eles qualquer
justiça: «ai daqueles que fazem decretos iníquos e escrevem às pressas
sentenças opressivas, para negar a justiça aos míseros» (Is 10, 1-2). Este
ensinamento profético é retomado na literatura sapiencial. O Eclesiástico
equipara a opressão dos pobres ao homicídio: «mata o próximo quem lhe priva do
nutrimento, derrama sangue quem nega o salário ao operário» (Eclo 34, 22). Nos
Salmos, a relação religiosa com Deus passa através da defesa do fraco e do
necessitado: «defendei o fraco e o órfão, ao pobre e ao mísero fazei justiça! Salvai
o fraco e indigente, livrai-o da mão dos malvados!» (Sl 82, 3-4).
12. Jesus nasce e cresce
em condições humildes e revela a dignidade dos necessitados e dos trabalhadores[19].
No decurso do seu ministério, Jesus afirma o valor e a dignidade de todos
aqueles que trazem em si a imagem de Deus, independentemente da sua condição
social e das circunstâncias externas. Jesus abateu as barreiras culturais e
cultuais, dando novamente dignidade às categorias dos “descartados” ou àquelas
consideradas às margens da sociedade: os cobradores de impostos (cf. Mt 9,
10-11), as mulheres (cf. Jo 4, 1-42), as crianças (cf. Mc 10, 14-15), os
leprosos (cf. Mt 8, 2-3), os doentes (cf. Mc 1, 29-34), os estrangeiros (cf. Mt
25, 35), as viúvas (cf. Lc 7, 11-15). Ele cura, alimenta, defende, livra,
salva. Ele é descrito como um pastor solícito, até pela única ovelha perdida
(cf. Mt 18, 12-14). Ele mesmo se identifica com os seus irmãos mais pequeninos:
«aquilo que fizestes ao menor dos meus, a mim o fizestes» (Mt 25, 40). Na
linguagem bíblica, os “pequenos” não são somente as crianças, mas também os
discípulos indefesos, os mais insignificantes, os rejeitados, os oprimidos, os
descartados, os pobres, os marginalizados, os ignorantes, os doentes, os que
são desqualificados pelos grupos dominantes. O Cristo glorioso julgará em base
ao amor para com o próximo, que consiste em ter assistido o faminto, o sedento,
o estrangeiro, o nu, o doente, o encarcerado, com os quais Ele mesmo se
identifica (cf. Mt 25, 34-36). Para Jesus, o bem que for feito a cada ser
humano, independentemente dos laços de sangue e de religião, é o único critério
de juízo. O apóstolo Paulo afirma que cada cristão deve comportar-se segundo as
exigências da dignidade e do respeito aos direitos de todos os seres humanos
(cf. Rm 13, 8-10), segundo o mandamento novo da caridade (cf. 1Cor 13, 1-13).
Desenvolvimentos do
pensamento cristão
13. O prosseguimento do
pensamento cristão estimulou e acompanhou os progressos da reflexão humana
sobre o tema da dignidade. A antropologia cristã clássica, baseada sobre a
grande tradição dos Padres da Igreja, colocou em relevo a doutrina do ser
humano criado à imagem e semelhança de Deus e o seu papel singular na criação.[20]
O pensamento cristão medieval, avaliando criticamente a herança do pensamento
filosófico antigo, chegou a uma síntese da noção de pessoa, reconhecendo o
fundamento metafísico da sua dignidade, como atestam as seguintes palavras de
Santo Tomás de Aquino: «pessoa significa o que de mais nobre existe em todo o
universo, isto é, o subsistente de natureza racional».[21]
Tal dignidade ontológica, na sua manifestação privilegiada através do livre
agir humano, foi posteriormente ressaltada sobretudo pelo humanismo cristão do
Renascimento.[22]
Também na visão de pensadores modernos, como Descartes e Kant, não obstante
colocassem em discussão alguns fundamentos da antropologia cristã tradicional,
podem-se encontrar também fortes ecos da Revelação. Sobre a base de algumas
reflexões filosóficas mais recentes sobre o estatuto da subjetividade teorética
e prática, a reflexão cristã chegou a sublinhar ainda mais a grandeza do
conceito de dignidade, alcançando uma perspectiva original, como por exemplo o
personalismo no século XX. Tal perspectiva não só retoma a questão da
subjetividade, mas a aprofunda na direção da intersubjetividade e das relações
que ligam entre si as pessoas humanas.[23]
A proposta antropológica cristã contemporânea igualmente se enriqueceu com o
pensamento proveniente desta última visão.[24]
14. Nos nossos dias, o
termo “dignidade” é utilizado prevalentemente para sublinhar o caráter único da
pessoa humana, incomensurável em relação aos outros seres do universo. Neste
horizonte, compreende-se o modo em que é usado o termo dignidade na Declaração
das Nações Unidas de 1948, em que se trata «da dignidade inerente a todos os
membros da família humana e dos seus direitos, iguais e inalienáveis». Somente
este caráter inalienável da dignidade humana permite que se fale de direitos do
homem.[25]
15. Para esclarecer
melhor o conceito de dignidade, é importante assinalar que ela não é concedida
à pessoa por outros seres humanos, a partir de seus talentos e qualidades, de
modo que poderia ser eventualmente retirada. Se a dignidade fosse concedida à
pessoa por outros seres humanos, então ela se daria de modo condicionado e
alienável e o próprio significado de dignidade (ainda que merecedor de grande
respeito) permaneceria exposto ao risco de ser abolido. Na verdade, a dignidade
é intrínseca à pessoa, não conferida a posteriori, prévia a qualquer
reconhecimento, não podendo ser perdida. Em consequência, todos os seres
humanos possuem a mesma e intrínseca dignidade, independentemente do fato que
sejam ou não capazes de exprimi-la adequadamente.
16. Por isso, o Concílio Vaticano
II fala da «eminente dignidade da pessoa humana, superior a todas as coisas e
cujos direitos e deveres são universais e invioláveis».[26]
Como recorda o incipit da Declaração conciliar Dignitatis humanae, «os seres
humanos tornam-se sempre mais conscientes da própria dignidade como pessoa e
cresce o número daqueles que exigem poder agir por própria iniciativa,
exercendo sua liberdade responsável, movidos pela consciência do dever e não
obrigados por medidas coercitivas».[27]
Tal liberdade de pensamento e de consciência, seja individual ou comunitária, é
baseada sobre o reconhecimento da dignidade humana «como foi-lhes dada a
conhecer pela Palavra de Deus revelada e pela própria razão».[28]
O mesmo Magistério eclesial amadureceu, com sempre maior perfeição, o
significado de tal dignidade, junto com as exigências e as implicações a ele
conexas, chegando à tomada de consciência de que a dignidade de cada ser humano
é tal para além de toda circunstância.
2. A Igreja anuncia,
promove e garante a dignidade humana
17. A Igreja proclama a
igual dignidade de todos os seres humanos, independentemente da sua condição de
vida ou das suas qualidades. Este anúncio se apoia sobre uma tríplice convicção
que, à luz da fé cristã, confere à dignidade humana um valor incomensurável e
reforça as suas intrínsecas exigências.
18. Em primeiro lugar,
segundo a Revelação, a dignidade do ser humano provém do amor do seu Criador,
que imprimiu nele os traços indeléveis da sua imagem (cf. Gn 1, 26), chamando-o
a conhecê-lo, amá-lo e viver uma relação de aliança consigo, bem como na
fraternidade, na justiça e na paz com todos os outros homens e mulheres. Nesta
visão, a dignidade se refere não só à alma, mas à pessoa como unidade
incindível, e assim é inerente também ao corpo, o qual participa a seu modo do
ser imagem de Deus da pessoa humana e é chamado igualmente a participar da
glória da alma na beatitude divina.
Cristo eleva a dignidade
do homem
19. Uma segunda convicção
procede do fato que a dignidade da pessoa humana foi revelada plenamente quando
o Pai enviou seu Filho, que assumiu a existência humana por inteiro: «o Filho
de Deus, no mistério da encarnação, confirmou a dignidade do corpo e da alma,
que constituem o ser humano».[29]
Assim, unindo-se de certo modo a cada ser humano através da sua encarnação,
Jesus Cristo confirmou que o homem possui uma dignidade inestimável, pelo
simples fato de pertencer à mesma comunidade humana e que esta dignidade não
pode ser perdida jamais.[30]
Proclamando que o Reino de Deus pertence aos pobres, aos humildes, àqueles que
são desprezados, que sofrem no corpo e no espírito; curando todo tipo de doença
e de enfermidade, mesmo as mais dramáticas como a lepra; afirmando que aquilo
que é feito a essas pessoas é fato a ele, porque ele está presente nessas pessoas,
Jesus trouxe a grande novidade do reconhecimento da dignidade de cada pessoa,
como também e sobretudo daquelas qualificadas como “indignas”. Este princípio
novo na história, pelo qual o ser humano é tanto mais “digno” de respeito e de
amor quanto mais é fraco, mísero e sofredor, até o ponto de perder a própria
“figura” humana, mudou o rosto do mundo, dando vida a instituições que se
dedicam a cuidar daqueles que se encontram em condições desfavoráveis: os
recém-nascidos abandonados, os órfãos, os idosos deixados sozinhos, os doentes
mentais, os portadores de doenças incuráveis ou com graves malformações, os
sem-teto.
20. A terceira convicção
diz respeito ao destino final do ser humano: depois da criação e da encarnação,
a ressurreição de Cristo nos revela um aspecto ulterior da dignidade humana. De
fato, «o aspecto mais sublime da dignidade do homem consiste na sua vocação à
comunhão com Deus»,[31]
destinada a durar para sempre. Desse modo, «a dignidade [da vida humana] não é
ligada só às suas origens, ao seu proceder de Deus, mas também ao seu fim, ao
seu destino de comunhão com Deus, conhecendo-o e amando-o. É à luz desta
verdade que Santo Irineu dá precisão e arremata a sua exaltação do homem:
“glória de Deus” é sim o “o homem que vive”, mas “a vida do homem consiste na
visão de Deus”».[32]
21. Em consequência, a
Igreja crê e afirma que todos os seres humanos, criados à imagem e semelhança
de Deus e recriados[33]
no Filho feito homem, crucificado e ressuscitado, são chamados a crescer sob a
ação do Espírito Santo para refletir a glória do Pai, naquela mesma imagem,
participando da vida eterna (cf. Jo 10, 15-16.17, 22-24; 2Cor 3, 18; Ef 1,
3-14). De fato, «a Revelação [...] faz conhecer a dignidade da pessoa humana em
toda a sua amplitude».[34]
Um empenho pela própria
liberdade
22. Ainda que cada ser
humano possua uma inalienável e intrínseca dignidade desde o início da sua
existência como dom irrevogável, depende da sua decisão livre e responsável
exprimi-la e manifestá-la plenamente ou senão ofuscá-la. Alguns Padres da
Igreja – como S. Irineu e S. João Damasceno – estabeleceram uma distinção entre
a imagem e a semelhança de que fala Gênesis, permitindo assim um olhar dinâmico
sobre a mesma dignidade humana: a imagem de Deus é confiada à liberdade do ser
humano para que, sob a guia e a ação do Espírito, cresça a sua semelhança com
Deus e cada pessoa possa chegar à sua mais alta dignidade.[35]
Toda pessoa é chamada a manifestar em nível existencial e moral o caráter
ontológico da sua dignidade, na medida em que com a própria liberdade se
orienta para o verdadeiro bem, em resposta ao amor de Deus. Desse modo,
enquanto é criada à imagem de Deus, de uma parte, a pessoa humana jamais perde
a sua dignidade e não deixa de ser chamada a acolher livremente o bem; de outra
parte, enquanto a pessoa humana responde ao bem, a sua dignidade pode
livremente, dinamicamente e progressivamente manifestar-se, crescer e
amadurecer. Isto significa que o ser humano deve buscar viver à altura da
própria dignidade. Compreende-se então em que sentido o pecado possa ferir e
ofuscar a dignidade humana, como ato contrário a ela, mas ao mesmo tempo isso
não pode jamais cancelar o fato de o ser humano ter sido criado à imagem de
Deus. A fé contribui de modo decisivo a ajudar a razão na sua percepção da
dignidade humana, bem como para acolher, consolidar e precisar seus traços
essenciais, como evidenciou Bento XVI: «sem o corretivo fornecido pela
religião, também a razão pode sofrer distorções, como acontece quando ela é
manipulada pela ideologia ou aplicada em modo parcial, que não tem em conta
plenamente a dignidade da pessoa humana. Foi este uso distorcido da razão, no
fim das contas, que deu origem ao comércio dos escravos e ainda a muitos outros
males sociais, não por último as ideologias totalitárias do século XX».[36]
3. A dignidade,
fundamento dos direitos e dos deveres humanos
23.Como já recordado por
Papa Francisco, «na cultura moderna, a referência mais próxima ao princípio da
dignidade inalienável da pessoa é a Declaração universal dos direitos do homem,
que São João Paulo II definiu “pedra miliar colocada sobre o longo e difícil
caminho do gênero humano”, e como “uma das mais altas expressões da consciência
humana”».[37]
Para resistir às tentativas de alterar ou cancelar o significado profundo
daquela Declaração, vale a pena recordar alguns princípios essenciais que devem
ser sempre honrados.
Respeito incondicionado à
dignidade humana
24. Em primeiro lugar,
ainda que seja difundida uma sempre maior sensibilidade quanto ao tema da
dignidade humana, ainda hoje se observam numerosos mal-entendidos sobre o
conceito de dignidade, que distorcem o seu significado. Alguns propõem que
seria melhor usar a expressão “dignidade pessoal” (e direitos “da pessoa”) ao invés
de “dignidade humana” (e direitos do homem), porque entendem como pessoa
somente “um ser que é capaz de raciocinar”. Em consequência, sustentam que a
dignidade e os direitos se deduzem da capacidade de conhecimento e de
liberdade, que nem todos os seres humanos possuem. Logo, não teria dignidade
pessoal a criança ainda não-nascida, nem o idoso não autossuficiente, nem o
portador de deficiência mental.[38]
A Igreja, ao contrário, insiste no fato que a dignidade de cada pessoa humana,
porque é intrínseca, permanece “para além de toda circunstância” e o seu
reconhecimento não pode absolutamente depender do juízo sobre a capacidade da
pessoa de entender e de agir livremente. De outro modo, a dignidade não seria,
como tal, inerente à pessoa, independente dos seus condicionamentos e
merecedora de um respeito incondicionado. Somente reconhecendo ao ser humano
uma dignidade intrínseca, que não se perde jamais, é possível garantir a tal
qualidade um inviolável e seguro fundamento. Sem nenhuma referência ontológica,
o reconhecimento da dignidade humana oscilaria à mercê de diferentes e
arbitrárias avaliações. A única condição para que se possa falar de dignidade
inerente à pessoa é a sua pertença à espécie humana, pelo que «os direitos da
pessoa são direitos do ser humano».[39]
Uma referência objetiva
para a liberdade humana
25. Em segundo lugar, o
conceito de dignidade humana foi às vezes usado de modo abusivo também para
justificar uma multiplicação arbitrária de novos direitos, muitos dos quais em
contraste com aqueles originalmente definidos e, não raro, postos em contraste
com o direito fundamental à vida[40],
como se fosse devido garantir a expressão e a realização de toda preferência
individual ou desejo subjetivo. A dignidade se identificaria então com uma
liberdade isolada e individualista, que pretende impor como “direitos”, garantidos
e financiados pela coletividade, alguns desejos e algumas propensões
subjetivas. Mas a dignidade humana não pode ser baseada sobre standards
meramente individuais, nem identificada somente com o bem-estar psicofísico do
indivíduo. Ao invés disso, a defesa da dignidade do ser humano é fundada sobre
exigências constitutivas da natureza humana, que não dependem nem do arbítrio
individual, nem do reconhecimento social. Os deveres que brotam do
reconhecimento da dignidade do outro e os correspondentes direitos que disso
derivam têm, pois, um conteúdo concreto e objetivo, fundado sobre a natureza
humana possuída em comum. Sem uma tal referência objetiva, o conceito de
dignidade acabaria por se sujeitar aos mais diversos arbítrios, como também aos
interesses de poder.
Estrutura relacional da
pessoa humana
26. A dignidade humana, à
luz do caráter relacional da pessoa, ajuda a superar a perspectiva redutiva de
uma liberdade autorreferencial e individualista, que pretende criar os próprios
valores prescindindo das normas objetivas do bem e da relação com os outros
seres viventes. Sempre mais frequentemente existe o risco de limitar a
dignidade à capacidade de decidir de modo discricional sobre si e sobre o
próprio destino, independentemente daquele dos outros, sem ter presente a
pertença à comunidade humana. Em tal compreensão errada da liberdade, os
deveres e os direitos não podem ser mutuamente reconhecidos, de modo que se
cuide uns dos outros. Na verdade, como recorda São João Paulo II, a liberdade é
colocada «a serviço da pessoa e da sua realização mediante o dom de si e o
acolhimento do outro; quando, porém, é absolutizada em chave individualista, a
liberdade é esvaziada do seu conteúdo originário e é contradita na sua própria
vocação e dignidade».[41]
27. Desse modo, a
dignidade do ser humano compreende também a capacidade, ínsita na mesma
natureza humana, de assumir obrigações para com os outros.
28. A diferença entre o
ser humano e o restante dos seres viventes, que se ressalta graças ao conceito
de dignidade, não deve fazer esquecer a bondade dos outros seres criados, que
existem não só em função do homem, mas também com um valor próprio e, portanto,
como dons a ele confiados para que sejam cuidados e cultivados. Assim, enquanto
se reserva ao ser humano o conceito de dignidade, deve-se afirmar ao mesmo
tempo a bondade criatural do inteiro cosmos. Como sublinha Papa Francisco:
«Devido à sua dignidade única e por ser dotado de inteligência, o ser humano é
chamado a respeitar a criação com as suas leis internas [...]: “Cada criatura
tem a sua própria bondade e a sua própria perfeição [...]. As várias criaturas,
queridas no seu próprio ser, refletem, cada uma a seu modo, um raio da infinita
sabedoria e bondade de Deus. Por isso o homem deve respeitar a bondade própria
de cada criatura, para evitar um uso desordenado das coisas”».[42]
Ainda mais, «hoje somos obrigados a reconhecer que é possível sustentar somente
um “antropocentrismo situado”. Quer dizer, reconhecer que a vida humana é
incompreensível e insustentável sem as outras criaturas».[43]
Nesta perspectiva, «não é irrelevante para nós que muitas espécies estejam
desaparecendo e que a crise climática esteja colocando em perigo a vida de
tantos seres».[44]
Pertence, de fato, à dignidade do homem o cuidado com o ambiente, considerando
em particular aquela ecologia humana que lhe preserva o próprio existir.
Libertação do ser humano
de condicionamentos morais e sociais
29. Estes pré-requisitos
basilares, ainda que necessários, não bastam para garantir um crescimento da
pessoa que seja coerente com a sua dignidade. Mesmo se «Deus criou o homem
racional, conferindo-lhe a dignidade de uma pessoa dotada de iniciativa e do
domínio sobre seus atos»[45]
em vista do bem, o livre-arbítrio frequentemente prefere o mal ao bem. Por
isso, a liberdade humana tem necessidade de ser, por sua vez, libertada. Na
Carta aos Gálatas, afirmando que «Cristo nos libertou para que permanecêssemos
livres» (Gal 5, 1), São Paulo recorda a tarefa própria de cada cristão, sobre
cujos ombros pesa uma responsabilidade de libertação extensiva ao mundo inteiro
(cf. Rm 8, 19ss). Trata-se de uma libertação que, a partir do coração de cada
pessoa, é chamada a difundir-se e a manifestar a sua força humanizante em todas
as relações.
30. A liberdade é um dom
maravilhoso de Deus. Mesmo quando nos atrai com sua graça, Deus o faz de modo
tal que jamais a nossa liberdade seja violada. Seria, portanto, um grave erro
pensar que, longe de Deus e da sua ajuda, podemos ser mais livres e, em
consequência, sentir-nos mais dignos. Desligada do seu Criador, a nossa
liberdade não pode senão enfraquecer-se e ofuscar-se. O mesmo acontece se a
liberdade se imagina como independente de qualquer referência que não seja si
mesma e estima toda relação com uma verdade precedente como se fosse uma
ameaça. Consequentemente, também o respeito pela liberdade e pela dignidade dos
outros será deteriorado. Papa Bento XVI o explicou: «uma vontade que se crê
radicalmente incapaz de buscar a verdade e o bem não tem razões objetivas nem
motivos para agir, senão aqueles impostos pelos seus interesses momentâneos e
contingentes, não tem uma “identidade” a ser preservada e construída através de
escolhas verdadeiramente livres e conscientes. Não pode, portanto, reclamar o
respeito por parte das outras “vontades”, também elas desligadas do próprio ser
mais profundo, que possam fazer valer outras “razões” ou até mesmo nenhuma
“razão”. A ilusão de encontrar no relativismo moral a chave para uma pacífica
convivência é, de fato, a origem da divisão e da negação da dignidade dos seres
humanos».[46]
31. Além disso, não seria
realístico afirmar uma liberdade abstrata, isenta de qualquer condicionamento,
contexto ou limite. Ao invés, «o reto exercício da liberdade pessoal exige
precisas condições de ordem econômica, social, jurídica, política e cultural»[47],
que permanecem muitas vezes despercebidas. Neste sentido, podemos dizer que
alguns têm maior “liberdade” que outros. Papa Francisco se deteve
particularmente sobre este ponto: «alguns nascem em famílias de boas condições
econômicas, recebem boa educação, crescem bem nutridos ou possuem naturalmente
capacidades notáveis. Estes seguramente não terão necessidade de um Estado
ativo e requererão só liberdade. Mas, evidentemente, não vale a mesma regra
para uma pessoa deficiente, para quem nasceu em uma casa pobre, para quem
cresceu com uma educação de baixa qualidade e com escassas possibilidades de
cuidar como se deve das próprias doenças. Se a sociedade se rege primariamente
pelos critérios da liberdade de mercado e da eficiência, não haverá lugar para
estes e a fraternidade será ao máximo uma expressão romântica».[48]
Torna-se, pois, indispensável compreender que «a libertação das injustiças
promove a liberdade e a dignidade humana»[49]
em todos os níveis das ações humanas. Para que seja possível uma autêntica
liberdade, «devemos recolocar a dignidade humana ao centro e sobre esta
pilastra sejam construídas as estruturas sociais alternativas de que temos
necessidade».[50]
De modo análogo, a liberdade é frequentemente obscurecida por tantos
condicionamentos psicológicos, históricos, sociais, educativos, culturais. A
liberdade real e histórica precisa sempre ser “libertada”. E deve-se ainda
reafirmar o fundamental direito à liberdade religiosa.
32. Ao mesmo tempo, é
evidente que a história da humanidade mostra um progresso na compreensão da
dignidade e da liberdade das pessoas, não isento de sombras e perigos de
involução. Disso é testemunha o fato que existe uma crescente aspiração –
também sob a influência cristã, que continua a ser fermento, mesmo em
sociedades sempre mais secularizadas – a erradicar o racismo, a escravidão, a
marginalização das mulheres, crianças, doentes e pessoas deficientes. Mas este
árduo caminho está longe de ser concluído.
4. Algumas graves
violações da dignidade humana
33. À luz das reflexões
aqui feitas acerca do caráter central da dignidade humana, esta última seção da
Declaração enfrenta algumas concretas e graves violações da mesma. Isto é feito
no espírito próprio do magistério da Igreja, que encontrou plena expressão no
ensinamento dos últimos Pontífices, como já recordado. Papa Francisco, por
exemplo, de uma parte não se cansa de recordar o respeito à dignidade humana:
«todo ser humano tem direito a viver com dignidade e a desenvolver-se
integralmente e nenhum país pode negar tal direito fundamental. Cada um o
possui, mesmo se é pouco eficiente, mesmo se nasceu ou cresceu com limitações;
de fato, isso não diminui a sua imensa dignidade como pessoa humana, que não se
funda sobre as circunstâncias, mas sobre o valor do seu ser. Quando este
princípio elementar não é salvaguardado, não existe futuro nem para a
fraternidade, nem para a sobrevivência da humanidade».[51]
De outra parte, o Papa não cessa de indicar a todos as concretas violações da
dignidade humana no nosso tempo, chamando cada um a redespertar a
responsabilidade e o empenho concreto.
34. Querendo indicar
algumas das numerosas e graves violações da dignidade humana no mundo
contemporâneo, podemos recordar o ensinamento do Concílio Vaticano II. É
preciso reconhecer que se opõe à dignidade humana «tudo aquilo que é contrário
à vida mesma, como toda espécie de homicídio, o genocídio, o aborto, a
eutanásia e o suicídio voluntário».[52]
Atenta ainda contra a nossa dignidade «tudo aquilo que viola a integridade da
pessoa humana, como as mutilações, as torturas infligidas ao corpo e à mente,
as constrições psicológicas».[53]
Enfim, «tudo aquilo que ofende a dignidade humana, como as condições de vida
sub-humana, os encarceramentos arbitrários, as deportações, a escravidão, a
prostituição, o comércio de mulheres e de jovens, ou ainda as ignominiosas
condições de trabalho com as quais os trabalhadores são tratados como simples
instrumentos de lucro e não como pessoas livres e responsáveis».[54]
É necessário mencionar aqui o tema da pena de morte[55],
que também viola a dignidade inalienável de toda pessoa humana para além de
toda circunstância. Deve-se, ao contrário, reconhecer que «a decidida rejeição
da pena de morte mostra até que ponto é possível reconhecer a inalienável
dignidade de cada ser humano e admitir que tenha um lugar neste mundo, já que
se não o nego ao pior dos criminosos, não o negarei a ninguém, darei a todos a
possibilidade de partilhar comigo este planeta, malgrado o que nos possa
separar».[56]
Parece oportuno também reafirmar a dignidade das pessoas que se encontram
encarceradas, muitas vezes obrigadas a viver em condições indignas, como também
que a prática da tortura afronta, para além de todo limite, a dignidade própria
de cada ser humano, mesmo no caso de alguém culpado de graves crimes.
35. Mesmo sem ter a
pretensão de exaustividade, naquilo que segue chamamos novamente a atenção
sobre algumas graves violações da dignidade humana particularmente atuais.
36. Um dos fenômenos que
contribui consideravelmente para negar a dignidade de tantos seres humanos é a
pobreza extrema, ligada à desigual distribuição da riqueza. Como já sublinhado
por São João Paulo II, «uma das maiores injustiças do mundo contemporâneo
consiste propriamente nisto: que são relativamente poucos aqueles que possuem
muito e muitos aqueles que não possuem quase nada. É a injustiça da má
distribuição dos bens e dos serviços destinados originariamente a todos».[57]
Além disso, seria ilusório fazer uma distinção sumária entre “países ricos” e
“países pobres”: já Bento XVI reconhecia que «cresce a riqueza mundial em
termos absolutos, mas aumentam as disparidades. Nos países ricos, novas
categorias sociais se empobrecem e nascem novas pobrezas. Em áreas mais pobres,
alguns grupos têm uma espécie de super-desenvolvimento dissipador e consumista,
que contrasta de modo inaceitável com perdurantes situações de miséria
desumanizante. Continua “o escândalo de desigualdades clamorosas”»,[58]
em que a dignidade dos pobres é duplamente negada, seja pela falta de recursos
à disposição para satisfazer as suas necessidades primárias, seja pela
indiferença com que são tratados por aqueles que vivem a seu lado.
37. Com Papa Francisco
deve-se, portanto, concluir que «aumentou a riqueza, mas sem equidade, e assim
o que acontece é que “nascem novas pobrezas”. Quando se diz que o mundo moderno
reduziu a pobreza, isso se faz medindo-a com critérios de outras épocas não
comparáveis com a realidade atual».[59]
Em consequência, a pobreza se difunde «de muitos modos, como na obsessão por
reduzir os custos do trabalho, sem dar-se conta das graves consequências que
isso provoca, porque o desemprego que se produz tem como efeito direto o
alargar-se dos confins da pobreza».[60]
Entre esses «efeitos destrutivos do império do dinheiro»,[61]
deve-se reconhecer que «não existe pior pobreza do que aquela que priva do
trabalho e da dignidade do trabalho».[62]
Se alguns nasceram em um país ou em uma família onde se tem menos possibilidade
de desenvolvimento, é necessário reconhecer que isto contrasta com a sua
dignidade, que é exatamente a mesma daqueles que nasceram em uma família ou em
um país rico. Todos somos responsáveis, ainda que em diversos graus, desta
evidente iniquidade.
38. Outra tragédia que
nega a dignidade humana é o prolongar-se da guerra, hoje como em todos os
tempos: «guerras, atentados, perseguições por motivos raciais e religiosos e
tantas opressões contrárias à dignidade humana [...] vão “multiplicando-se
dolorosamente em muitas regiões do mundo, de modo a assumir as feições daquela
que se poderia chamar uma ‘terceira guerra mundial em pedaços’”».[63]
Com o seu rastro de destruição e dor, a guerra ataca a dignidade humana a curto
e a longo prazo: «ainda que reafirmando o direito inalienável à legítima
defesa, como também a responsabilidade de proteger aqueles cuja existência é
ameaçada, devemos admitir que a guerra é sempre uma “derrota da humanidade”.
Nenhuma guerra vale a as lágrimas de uma mãe que viu seu filho mutilado ou
morto; nenhuma guerra vale a perda da vida, ainda que fosse de uma só pessoa
humana, ser sagrado, criado à imagem e semelhança do Criador; nenhuma guerra
vale o envenenamento da nossa casa comum; nenhuma guerra vale o desespero de
quantos são obrigados a deixar a sua pátria e são privados, de um momento a
outro, da sua casa e de todos os vínculos familiares, de amizade, sociais e
culturais que foram construídos, às vezes ao longo de gerações».[64]
Todas as guerras, pelo simples fato de contradizer a dignidade humana, são
«conflitos que não resolverão os problemas, mas os aumentarão».[65]
Isto resulta ainda mais grave no nosso tempo, quando se tornou normal que, fora
do campo de batalha, morram tantos civis inocentes.
39. Em consequência,
também hoje a Igreja não pode senão fazer suas as palavras dos Pontífices,
repetindo com São Paulo VI: «jamais plus la guerre, jamais plus la guerre!»[66]
e pedindo, junto com São João Paulo II, «a todos, em nome de Deus e em nome do
homem: Não matai! Não preparai aos homens destruição e extermínio! Pensai nos
vossos irmãos que sofrem fome e miséria! Respeitai a dignidade e a liberdade de
cada um!».[67]
No nosso tempo propriamente, este é o grito da Igreja e de toda a humanidade.
Papa Francisco sublinha, enfim, que «não podemos mais pensar na guerra como
solução. Diante desta realidade, hoje é muito difícil sustentar os critérios
racionais maturados em outros séculos para falar de uma possível “guerra
justa”. Nunca mais a guerra!».[68]
Já que a humanidade recai frequentemente nos mesmos erros do passado, «para
construir a paz é necessário sair da lógica da legitimidade da guerra».[69]
A íntima relação que existe entre fé e dignidade humana torna contraditório que
a guerra seja fundada sobre convicções religiosas: «Aqueles que invocam o nome
de Deus para justificar o terrorismo, a violência e a guerra não seguem o
caminho de Deus: a guerra em nome da religião é uma guerra contra a própria
religião».[70]
40. Os migrantes estão
entre as primeiras vítimas das múltiplas formas de pobreza. Não só a sua
dignidade é negada nos seus países,[71]
mas a sua própria vida é colocada em risco porque não têm mais os meios para
formar uma família, para trabalhar ou para nutrir-se.[72]
Uma vez que chegam em países que deveriam ser capazes de acolhê-los, «não são
considerados dignos o bastante para participar da vida social como qualquer
outro, e se esquece que possuem a mesma intrínseca dignidade de toda pessoa
[...] Não se dirá jamais que não são humanos, mas na prática, com as decisões e
os modos de tratá-los, manifesta-se que são considerados de menor valor, menos
importantes, menos humanos».[73]
É, portanto, sempre urgente recordar que «cada migrante é uma pessoa humana
que, enquanto tal, possui direitos fundamentais inalienáveis que devem ser
respeitados por todos em todas as situações».[74]
O seu acolhimento é um modo importante e significativo de defender «a
inalienável dignidade de toda pessoa humana para além da origem, da cor ou da
religião».[75]
41. O tráfico de pessoas
humanas deve também ser contado como violação grave da dignidade humana.[76]
Não constitui uma novidade, mas o seu desenvolvimento assume dimensões trágicas
que estão sob os olhos de todos, razão pela qual Papa Francisco a denunciou em
termos particularmente fortes: «reafirmo que o “tráfico de pessoas” é uma
atividade indigna, uma vergonha para as nossas sociedades que se dizem
civilizadas! Exploradores e clientes em todos os níveis deveriam fazer um sério
exame de consciência diante de si mesmos e diante de Deus! A Igreja renova hoje
o seu forte apelo para que sejam sempre tuteladas a dignidade e a centralidade
de cada pessoa, no respeito dos direitos fundamentais, como a sua Doutrina
social evidencia, direitos que ela pede que sejam estendidos realmente lá onde
não são reconhecidos a milhões de homens e mulheres em todos os continentes.
Num mundo em que se fala tanto de direitos, parece estranho que o único a os
ter seja o dinheiro».[77]
42. Por tais motivos, a
Igreja e a humanidade não devem renunciar a lutar contra fenômenos como
«comércio de órgãos e tecidos humanos, exploração sexual de crianças, trabalho
escravizado, incluída a prostituição, tráfico de drogas e de armas, terrorismo
e crime internacional organizado. É tão grande a dimensão dessas situações e o
número de vidas inocentes envolvidas, que devemos evitar qualquer tentação de
cair em um nominalismo declamatório com efeito tranquilizante sobre as
consciências. Devemos cuidar para que as nossas instituições sejam realmente
eficazes na luta contra todos esses flagelos».[78]
Diante de formas tão diversas e brutais de negação da dignidade humana, é
necessário ser sempre mais conscientes que «o tráfico de pessoas é um crime
contra a humanidade»,[79]
que nega substancialmente a dignidade humana de dois modos pelo menos: «o
tráfico [de pessoas] deturpa a humanidade da vítima, ofendendo a sua liberdade
e dignidade, mas, ao mesmo tempo, desumaniza quem o pratica».[80]
43. A profunda dignidade
inerente ao ser humano na sua inteireza de alma e corpo permite também
compreender por que todo abuso sexual deixa profundas cicatrizes no coração
daquele que o sofre: de fato, ele se reconhece ferido na sua dignidade humana.
Trata-se de «sofrimentos que podem durar toda a vida e a que nenhum arrependimento
pode remediar. Tal fenômeno é difuso na sociedade, toca também a Igreja e
representa um sério obstáculo à sua missão».[81]
Daqui brota o empenho que a Igreja não cessa de exercitar para colocar fim a
todo tipo de abuso, iniciando do seu interior.
As violências contra as
mulheres
44. As violências contra
as mulheres são um escândalo global, que é sempre mais reconhecido. Se nas
palavras se reconhece a igual dignidade da mulher, em alguns países as
desigualdades entre mulheres e homens são gravíssimas; também nos países mais
desenvolvidos e democráticos a realidade social concreta testemunha o fato que
frequentemente não se reconhece às mulheres a mesma dignidade dos homens. Papa
Francisco evidencia este fato quando afirma que «a organização das sociedades
em todo o mundo está ainda longe de refletir com clareza que as mulheres têm
exatamente a mesma dignidade e os idênticos direitos dos homens. Com palavras
se afirmam certas coisas, mas as decisões e a realidade gritam outra mensagem.
É um fato que “são duplamente pobres as mulheres que sofrem situações de
exclusão, maus tratos e violência, porque muitas vezes se encontram com menores
possibilidades de defender os seus direitos”».[82]
45. Já São João Paulo II
reconhecia que «muito ainda resta por fazer para que o ser mulher e mãe não
comporte uma discriminação. É urgente obter em toda parte a efetiva igualdade
dos direitos da pessoa e assim a paridade de salário em relação à paridade de
trabalho, tutela da trabalhadora-mãe, justas progressões na carreira, igualdade
entre os cônjuges no direito de família, o reconhecimento de tudo quanto é
ligado aos direitos e aos deveres do cidadão em um regime democrático».[83]
As desigualdades nestes aspectos são diversas formas de violência. E recordava
também que «é hora de condenar com vigor, dando vida a apropriados instrumentos
legislativos de defesa, as formas de violência sexual que, não raro, têm por
objeto as mulheres. Em nome do respeito à pessoa, não podemos não denunciar a
difusa cultura hedonista e mercantil que promove a sistemática exploração da
sexualidade, induzindo inclusive jovens em tenra idade a cair nos circuitos da
corrupção e a fazerem do seu corpo uma mercadoria».[84]
Entre as formas de violência exercidas sobre as mulheres, como não citar a
constrição ao aborto, que fere seja a mãe que o filho, tão frequente para
satisfazer o egoísmo dos homens? E como não citar também as práticas da
poligamia que – como recorda o Catecismo da Igreja Católica – é contrária à
igual dignidade das mulheres e dos homens e é ainda contrária «ao amor
conjugal, que é único e exclusivo»?[85]
46. Neste horizonte de
violência contra as mulheres, jamais se condenará o suficiente o fenômeno do
feminicídio. Neste front o empenho da inteira comunidade internacional deve ser
compacto e concreto, como reafirmou Papa Francisco: «O amor por Maria nos deve
ajudar a gerar atitudes de reconhecimento e gratidão para com a mulher, para
com nossas mães e avós, que são um baluarte na vida das nossas cidades. Quase
sempre silenciosas, levam adiante a vida. É o silêncio e a força da esperança.
Obrigado pelo vosso testemunho! [...] mas olhando as mães e as avós, desejo
convidar-vos a lutar contra uma chaga que fere o nosso continente americano: os
numerosos casos de feminicídio. E são muitas as situações de violência mantidas
em silêncio além de tantas paredes. Convido-vos a lutar contra esta fonte de
sofrimento, pedindo que se promova uma legislação e uma cultura de repúdio a
toda forma de violência».[86]
Aborto
47. A Igreja não cessa de
recordar que «a dignidade de cada ser humano tem um caráter intrínseco e vale
desde o momento da sua concepção até a sua morte natural. A afirmação de uma
tal dignidade é o pressuposto irrenunciável para a tutela de uma existência
pessoal e social, como também a condição necessária para que a fraternidade e a
amizade social possam realizar-se entre todos os povos da terra».[87]
Sobre a base deste valor intocável da vida humana, o magistério eclesial sempre
se pronunciou contra o aborto. A propósito, escreve São João Paulo II: «Entre
todos os delitos que o homem pode cometer contra a vida, o aborto procurado
apresenta características que o tornam particularmente grave e deplorável.
[...] Mas hoje, na consciência de muitos, a percepção da sua gravidade foi-se
progressivamente obscurecendo. A aceitação do aborto na mentalidade, no costume
e na própria lei é sinal eloquente de uma perigosíssima crise do senso moral,
que se torna sempre mais incapaz de distinguir entre o bem e o mal, mesmo
quando está em jogo o direito fundamental à vida. Diante de uma tão grave
situação, é preciso mais que nunca ter a coragem de encarar a verdade e de
chamar as coisas pelo seu nome, sem ceder a compromissos de comodidade ou à
tentação do autoengano. A tal propósito, ressoa categórica a denúncia do
Profeta: “Ai daqueles que chamam de bem o mal e o mal de bem, que mudam as
trevas em luz e a luz em trevas” (Is 5, 20). Propriamente no caso do aborto,
registra-se a difusão de uma terminologia ambígua, como aquela de “interrupção
da gravidez”, que tende a esconder sua verdadeira natureza e a atenuar sua
gravidade na opinião pública. Talvez este próprio fenômeno linguístico seja
sintoma de um mal-estar das consciências. Mas nenhuma palavra consegue mudar a
realidade das coisas: o aborto procurado é o assassínio deliberado e direto,
seja qual for o modo de sua atuação, de um ser humano na fase inicial da sua
existência, compreendida entre a concepção e o nascimento».[88]
As crianças nascituras são assim «os mais indefesos e inocentes de todos, aos
quais hoje se quer negar a dignidade humana para poder fazer deles o que se
quer, tirando deles a vida e promovendo legislações de modo que ninguém o possa
impedir».[89]
Deve-se, portanto, afirmar com toda força e clareza, também no nosso tempo, que
«esta defesa da vida nascente é intimamente ligada à defesa de qualquer direito
humano. Supõe a convicção de que um ser humano é sempre sagrado e inviolável,
em qualquer situação e em toda fase de seu desenvolvimento. É um fim em si
mesmo e jamais um meio para resolver outras dificuldades. Se esta convicção
cai, não restam sólidos e permanentes fundamentos para a defesa dos direitos
humanos, que seriam sempre sujeitos às conveniências contingentes dos poderosos
de ocasião. A pura razão é suficiente para reconhecer o valor inviolável de
toda vida humana, mas se a contemplamos também a partir da fé, “cada violação
da dignidade pessoal do ser humano grita por reparação diante da face de Deus e
se configura como ofensa ao Criador do homem”».[90]
Merece aqui ser recordado o generoso e corajoso empenho de Santa Teresa de
Calcutá pela defesa de todo concebido.
48. Além disso, a Igreja
toma posição contra a prática da maternidade sub-rogada, através da qual a
criança, imensamente digna, torna-se mero objeto. A este propósito, as palavras
de Papa Francisco são de uma clareza única: «o caminho da paz exige o respeito
pela vida, de toda vida humana, a partir daquela do nascituro no ventre da mãe,
que não pode ser suprimida, nem se tornar mercadoria. Quanto a isso, considero
deplorável a prática da assim chamada maternidade sub-rogada, que lesa
gravemente a dignidade da mulher e do filho. Esta [prática] se funda sobre a
exploração de uma situação de necessidade material da mãe. Uma criança é sempre
um dom e nunca objeto de um contrato. Faço votos, portanto, que haja um empenho
da comunidade internacional para proibir em nível universal tal prática».[91]
49. A prática da
maternidade sub-rogada viola, antes de tudo, a dignidade da criança. Cada
criança, desde a concepção, do nascimento e no seu crescimento como menino ou
menina, tornando-se adulto, possui uma dignidade intocável que se exprime
claramente, ainda que de modo singular e diferenciado, em cada fase da sua
vida. A criança tem pois o direito, em virtude da sua inalienável dignidade, de
ter uma origem plenamente humana e não conduzida artificialmente, e de receber
o dom de uma vida que manifeste, ao mesmo tempo, a dignidade de quem a doa e de
quem a recebe. O reconhecimento da dignidade da pessoa humana comporta ainda
aquele da dignidade da união conjugal e da procriação humana em todas as suas
dimensões. Nesta direção, o legítimo desejo de ter um filho não pode ser
transformado em um “direito ao filho” que não respeita a dignidade deste mesmo
filho, como destinatário do dom gratuito da vida.[92]
50. A maternidade
sub-rogada viola, ao mesmo tempo, a dignidade da mulher que é obrigada ou que
decide livremente submeter-se a tal prática. Com esta, a mulher se separa do
filho que nela cresce e se torna um simples meio, sujeito ao lucro ou ao desejo
arbitrário de outrem. Isso afronta totalmente a dignidade fundamental de todo
ser humano e o seu direito de ser sempre reconhecido por si mesmo e não como
instrumento para outros fins.
Eutanásia e suicídio assistido
51. Existe um caso
particular de violação da dignidade humana que é mais silencioso, mas que está
ganhando muito terreno. Apresenta a peculiaridade de utilizar um conceito
errado de dignidade humana para fazê-lo voltar-se contra a vida mesma. Tal
confusão, muito comum hoje, vem à luz quando se fala de eutanásia. Por exemplo,
as leis que reconhecem a possibilidade da eutanásia ou do suicídio assistido
designam-se às vezes como “leis da morte digna” (death with dignity acts). É
muito difusa a ideia que a eutanásia ou o suicídio assistido sejam coerentes
com o respeito à dignidade da pessoa humana. Diante desse fato, deve-se
reafirmar com força que o sofrimento não faz perder ao doente aquela dignidade
que lhe é própria de modo intrínseco e inalienável, mas pode tornar-se ocasião
para reforçar os vínculos da mútua pertença e para tomar maior consciência da
preciosidade de cada pessoa para a humanidade inteira.
52. Certamente, a
dignidade do doente em condições críticas ou terminais requer esforços
adequados e necessários para aliviar o seu sofrimento mediante os oportunos
cuidados paliativos, evitando toda obsessão terapêutica ou intervenções
desproporcionais. Os cuidados paliativos respondem ao «dever constante de
compreensão pelas necessidades do doente: necessidades de assistência, alívio
da dor, necessidades emocionais, afetivas e espirituais».[93]
Mas tal esforço é totalmente diverso, distinto, antes contrário à decisão de
eliminar a própria vida ou a vida de outrem sob o peso do sofrimento. A vida
humana, mesmo em uma condição de dor, é portadora de uma dignidade que deve ser
sempre respeitada, que não pode ser perdida e cujo respeito permanece incondicionado.
Não existem algumas condições, em falta das quais a vida humana deixe de ser
dignamente tal e por isso possa ser suprimida: «A vida tem a mesma dignidade e
o mesmo valor para cada um: o respeito pela vida do outro é o mesmo que se deve
pela própria existência».[94]
Ajudar o suicida a matar-se é, portanto, uma ofensa objetiva contra a dignidade
da pessoa que o pede, mesmo que se esteja realizando um seu desejo: «devemos
acompanhar até a morte, mas não provocar a morte ou ajudar qualquer forma de
suicídio. Recordo que deve ser sempre privilegiado o direito ao cuidado e ao
cuidado para todos, para que os mais fracos, em particular os idosos e doentes,
não sejam jamais descartados. A vida é um direito, não a morte, a qual precisa
ser acolhida, não aplicada. E este princípio ético se refere a todos, não só
aos cristãos ou aos que têm fé».[95]
Como já acenado, a dignidade de cada um, ainda que fraco ou sofredor, implica a
dignidade de todos.
O descarte das pessoas
com deficiência
53. Um critério para
verificar a real atenção à dignidade de cada indivíduo é, obviamente, a
assistência fornecida aos mais desvalidos. O nosso tempo, infelizmente, não se
distingue muito por tal cuidado: na verdade, vai-se impondo uma cultura do
descarte.[96]
Para contrastar tal tendência, é merecedora de especial atenção e solicitude a
condição daqueles que se encontram em uma situação de deficit físico ou
psíquico. Tal condição de particular vulnerabilidade,[97]
tão relevante nas narrações do Evangelho, interroga universalmente sobre o que
significa ser pessoa humana, propriamente a partir de um estado de deficiência.
A questão da imperfeição humana comporta claras implicações também do ponto de
vista sociocultural, já que em algumas culturas as pessoas com deficiência
sofrem marginalização, senão opressão, sendo tratadas como “descartáveis”.
Realmente, cada ser humano, seja qual for a condição de vulnerabilidade em que
venha a se encontrar, recebe a sua dignidade pelo fato mesmo de ser querido e
amado por Deus. Por tal motivo, deve-se favorecer o mais possível a inclusão e
a participação ativa na vida social e eclesial de todos aqueles que são de
alguma forma marcados pela fragilidade ou deficiência.[98]
54. Numa perspectiva mais
ampla, deve-se recordar que a «caridade, coração do espírito da política, é
sempre um amor preferencial pelos últimos, o qual está por detrás de toda ação
realizada em favor deles. [...] “Cuidar da fragilidade quer dizer força e
ternura, quer dizer luta e fecundidade em meio a um modelo funcionalista e
privatista, que conduz inexoravelmente à ‘cultura do descarte’. [...] Significa
assumir o presente na sua situação mais marginal e angustiante e ser capaz de
ungi-lo com dignidade”. Assim, certamente dar-se-á vida a uma atividade
intensa, porque “tudo deve ser feito para tutelar a condição e a dignidade da
pessoa humana”».[99]
Teoria
de gênero (gender)
55. A Igreja deseja, em
primeiro lugar, «reafirmar que cada pessoa, independentemente da própria
orientação sexual, deve ser respeitada na sua dignidade e acolhida com
respeito, cuidando de evitar “toda marca de injusta discriminação” e
particularmente toda forma de agressão e violência».[100]
Por esta razão, denuncia-se como contrário à dignidade humana o fato que em
alguns lugares não poucas pessoas são encarceradas, torturadas e até mesmo
privadas da vida unicamente pela sua orientação sexual.
56. Ao mesmo tempo, a
Igreja evidencia os intensos pontos críticos da teoria de gênero (gender). A
tal propósito, Papa Francisco recordou que: «o caminho da paz exige o respeito
dos direitos humanos, segundo aquela simples, mas clara, formulação contida na
Declaração universal dos direitos humanos, cujo 75º aniversário celebramos há
pouco. Trata-se de princípios racionalmente evidentes e comumente aceitados.
Infelizmente, as tentativas realizadas nas últimas décadas para introduzir
novos direitos, não plenamente consistentes em relação àqueles originalmente
definidos e não sempre aceitáveis, deram espaço a colonizações ideológicas,
entre as quais tem um papel central a teoria de gênero (gender), que é
perigosíssima porque cancela as diferenças na pretensão de tornar todos
iguais».[101]
57. Em mérito à teoria de
gênero, sobre cuja consistência científica muitas têm sido as discussões na
comunidade dos especialistas, a Igreja recorda que a vida humana, em todos os
seus componentes, físicos e espirituais, é um dom de Deus, que se deve acolher
com gratidão e colocar a serviço do bem. Querer dispor de si, como prescreve a
teoria de gênero, independentemente desta verdade basilar da vida humana como
dom, não significa outra coisa senão ceder à antiquíssima tentação do homem que
se faz Deus e entrar em concorrência com o verdadeiro Deus do amor, revelado no
Evangelho.
58. Uma segunda
observação sobre a teoria de gênero refere-se à sua tentativa de negar a maior
das diferenças possíveis entre os seres viventes: a diferença sexual. Tal diferença
fundante é não só a maior, mas a mais bela e a mais potente: na dualidade
homem-mulher, ela alcança a mais admirável reciprocidade e é assim a fonte
daquele milagre, que não deixa de surpreender-nos, qual é a chegada de novos
seres humanos ao mundo.
59. Neste sentido, o
respeito ao próprio corpo e àquele dos outros é essencial diante da
proliferação dos pretensos novos direitos, propostos pela teoria de gênero. Tal
ideologia «propõe uma sociedade sem diferenças de sexo e esvazia a base
antropológica da família».[102]
É, pois, inaceitável que «algumas ideologias deste tipo, que pretendem
responder a certas aspirações às vezes compreensíveis, tentem impor-se como um
pensamento único que determine a educação das crianças. Não se deve ignorar que
o sexo biológico (sex) e o papel sociocultural do sexo (gender) podem-se
distinguir, mas não separar».[103]
Devem-se rejeitar todas aquelas tentativas de obscurecer a referência à
insuprimível diferença sexual entre homem e mulher: «Não podemos separar o que
é masculino e feminino da obra criada por Deus, que é anterior a todas as
nossas decisões e experiências e onde existem elementos biológicos que não
podem ser ignorados».[104]
Cada pessoa humana, somente quando pode reconhecer e aceitar esta diferença na
reciprocidade, torna-se capaz de descobrir plenamente a si mesma, a própria dignidade
e a própria identidade.
60. A dignidade do corpo
não pode ser considerada inferior àquela da pessoa como tal. O Catecismo da
Igreja Católica nos convida expressamente a reconhecer que «o corpo do homem
participa da dignidade de “imagem de Deus”».[105]
Tal verdade merece ser recordada sobretudo quando se trata do tema da mudança
de sexo. O ser humano é composto de corpo e alma, unidos de modo incindível,
sendo que o corpo é o lugar vivente em que a interioridade da alma se expande e
se manifesta, inclusive através da rede das relações humanas. Constituindo o
ser da pessoa, alma e corpo participam daquela dignidade que conota o ser
humano.[106]
A propósito, deve-se recordar que o corpo humano participa da dignidade da
pessoa, enquanto é dotado de significados pessoais, particularmente na sua
condição sexuada.[107]
É no corpo, de fato, que cada pessoa se reconhece gerada por outros e é através
do seu corpo que homem e mulher podem estabelecer uma relação de amor capaz de
gerar outras pessoas. Sobre a necessidade de respeitar a ordem natural da
pessoa humana, Papa Francisco ensina que «a criação nos precede e deve ser
reconhecida como dom. Ao mesmo tempo, somos chamados a cuidar da nossa
humanidade e isso significa em primeiro lugar respeitá-la e aceitá-la assim
como foi criada».[108]
Daqui deriva que qualquer intervenção de mudança de sexo normalmente se arrisca
a ameaçar a dignidade única que a pessoa recebeu desde o momento da concepção.
Isto não significa excluir a possibilidade que uma pessoa portadora de
anomalias dos genitais, já evidentes desde o nascimento ou que se manifestem
sucessivamente, possa decidir-se por receber assistência médica com o fim de
resolver tais anomalias. Neste caso, a intervenção não configuraria uma mudança
de sexo no sentido aqui entendido.
61. O progresso das
tecnologias digitais, que oferecem muitas possibilidades para promover a
dignidade humana, tende sempre mais à criação de um mundo em que crescem a
exploração, a exclusão e a violência, que podem chegar a lesar a dignidade da
pessoa humana. Pense-se como é fácil, através desses meios, colocar em perigo a
boa fama de qualquer pessoa com notícias falsas e calúnias. Sobre este ponto,
Papa Francisco sublinha que «não é sadio confundir a comunicação com o simples
contato virtual. Realmente, “o ambiente digital é também um território de
solidão, manipulação, exploração e violência, até o caso extremo da dark web.
Os meios de comunicação digitais podem expor ao risco de dependência, de
isolamento e de progressiva perda de contato com a realidade concreta,
obstaculizando o desenvolvimento de relações interpessoais autênticas. Novas
formas de violência se difundem através das redes sociais, por exemplo o
cyberbullying; a web é também um canal de difusão da pornografia e de
exploração das pessoas para fins sexuais ou através dos jogos de azar”».[109]
E é assim que, ali onde crescem as possibilidades de conexão, paradoxalmente
acontece que cada um se encontre sempre mais isolado e empobrecido de relações
interpessoais: «na comunicação digital, quer-se mostrar tudo e cada indivíduo
torna-se objeto de olhares que esquadrinham, desnudam e divulgam, muitas vezes
de maneira anônima. Dilui-se o respeito pelo outro e assim, ao mesmo tempo em
que o apago, ignoro e mantenho à distância, posso invadir a sua vida, sem
nenhum pudor, até ao extremo».[110]
Tais tendências representam um lado obscuro do progresso digital.
62. Nesta perspectiva, se
a tecnologia deve servir à dignidade humana, e não causar-lhe dano, e se ela
deve promover a paz ao invés da violência, então a comunidade humana deve ser
proativa no enfrentar estas tendências, no respeito pela dignidade humana, e
promover o bem: «neste mundo globalizado “os mass media podem ajudar a
fazer-nos sentir mais próximos uns dos outros; a fazer-nos perceber um renovado
sentido de unidade da família humana que impele à solidariedade e ao empenho
sério por uma vida mais digna. [...] Podem ajudar-nos nisto, particularmente
hoje, quando as redes da comunicação humana alcançaram desenvolvimentos
inauditos. Em especial, a internet pode oferecer maiores possibilidades de
encontro e de solidariedade entre todos, e esta é uma coisa boa, é um dom de
Deus”. É, porém, necessário verificar continuamente se as atuais formas de
comunicação nos orientam efetivamente ao encontro generoso, à busca sincera da
verdade plena, ao serviço, à proximidade aos últimos, ao esforço de construir o
bem comum».[111]
63. Na ocorrência do 75º
aniversário da promulgação da Declaração universal dos direitos do homem
(1948), Papa Francisco reafirmou que esse documento «é como uma via
preferencial sobre a qual muitos passos adiante já foram dados, mas faltam
ainda tantos outros, e às vezes infelizmente se volta atrás. O empenho pelos
direitos humanos não termina nunca! A este propósito, sou próximo a todos
aqueles que, sem publicidade, na vida concreta de cada dia, lutam e pagam
pessoalmente para defender os direitos de quem não conta».[112]
64. É nesse espírito que,
com a presente Declaração, a Igreja ardentemente exorta a colocar o respeito
pela dignidade da pessoa humana, para além de toda circunstância, ao centro dos
esforços pelo bem comum e de todo ordenamento jurídico. O respeito pela
dignidade de cada um e de todos é, de fato, a base imprescindível para a
existência mesma de cada sociedade que se pretende fundada sobre o justo
direito e não na força do poder. Sobre a base do reconhecimento da dignidade
humana se sustentam os direitos humanos fundamentais, que precedem e fundam
toda convivência civil.[113]
65. A cada pessoa e, ao
mesmo tempo, a cada comunidade humana compete portanto a tarefa da concreta e
efetiva realização da dignidade humana, enquanto aos Estados compete não
somente tutelá-la, mas também garantir aquelas condições necessárias para que
ela possa florescer na promoção integral da pessoa humana: «na atividade
política é preciso recordar que “além de qualquer aparência, cada um é
imensamente sagrado e merece o nosso afeto e a nossa dedicação”».[114]
66. Também hoje, diante
de tantas violações da dignidade humana que ameaçam seriamente o futuro da
humanidade, a Igreja encoraja a promoção da dignidade de cada pessoa humana,
sejam quais forem as suas qualidades físicas, psíquicas, culturais, sociais e
religiosas. Ela o faz com esperança, certa da força que brota do Cristo
Ressuscitado, que revelou plenamente a dignidade integral de todo homem e de
toda mulher. Esta certeza torna-se apelo nas palavras de Papa Francisco: «A
cada pessoa deste mundo peço que não se esqueça desta sua dignidade, que
ninguém tem direito de tirar-lhe».[115]
O Sumo Pontífice
Francisco, na Audiência concedida ao subscrito Prefeito, juntamente com o
Secretário para a Seção Doutrinal do Dicastério para a Doutrina da Fé, no dia
25 de março de 2024, aprovou a presente Declaração, decidida na Sessão
Ordinária deste Dicastério, realizada em 28 de fevereiro de 2024, e ordenou a
sua publicação.
Dado em Roma, na sede do
Dicastério para a Doutrina da Fé, aos 2 de abril de 2024, 19º aniversário de
morte de São João Paulo II.
Víctor Manuel Card.
Fernández
Prefeito
Mons. Armando Matteo
Secretário para a Seção Doutrinal
Ex Audientia
Die 25.03.2024
FRANCISCUS
*
S. João Paulo II, Angelus
com pessoas portadoras de deficiência na Catedral de Osnabrück (16 de
novembro de 1980): Insegnamenti III/2 (1980), 1232.
[1] Francisco,
Exort. ap. Laudate
Deum (4 de outubro de 2023), n. 39: L’Osservatore Romano (4 de outubro de
2023), III.
[2] Em
1948, as Nações Unidas adotaram a Declaração universal dos direitos do homem,
que se compõe de trinta artigos. A palavra “dignidade” aparece por cinco vezes,
em pontos estratégicos: nas primeiras palavras do Preâmbulo e na primeira frase
do Artigo 1º. Esta dignidade é declarada «inerente a todos os membros da
família humana» (Preâmbulo) e «todos os seres humanos nascem livres e iguais em
dignidade e direitos» (Artigo 1º).
[3] Pondo
atenção somente à época moderna, vê-se como a Igreja progressivamente acentuou
a importância da dignidade humana. O tema foi desenvolvido em particular na
Encíclica Rerum
novarum (1891) do Papa Leão XIII, na Encíclica Quadragesimo
anno (1931) do Papa Pio XI e no Discurso ao Congresso da União Católica
Italiana das Obstétricas (1951) do Papa Pio XII. O Concílio Vaticano II
aprofundou particularmente esta temática, dedicando-lhe um inteiro documento,
com a Declaração Dignitatis
humanae (1965) e discutindo a liberdade humana na Constituição pastoral Gaudium
et spes (1965).
[4] S.
Paulo VI, Audiência geral (4 de setembro de 1968): Insegnamenti VI (1968), 886.
[5] S.
João Paulo II, Discurso
à IIIª Conferência Geral do Episcopado Latino-americano (28 de janeiro de
1979), III.1-2: Insegnamenti II/1 (1979), 202-203.
[6]
Bento XVI, Discurso
aos participantes da Assembleia Geral da Pontifícia Academia para a Vida (13
de fevereiro de 2010): Insegnamenti VI/1 (2011), 218.
[7] Bento
XVI, Discurso
aos participantes da reunião do Banco de Desenvolvimento do Conselho da Europa
(12 de junho de 2010): Insegnamenti VI/1 (2011), 912-913.
[8] Francisco,
Exort. ap. Evangelii
gaudium (24 de novembro de 2013), n. 178: AAS 105 (2013), 1094, que cita S.
João Paulo II, Angelus
com pessoas portadoras de deficiência na Catedral de Osnabrück (16 de
novembro de1980): Insegnamenti III/2 (1980), 1232.
[9] Francisco,
Carta enc. Fratelli
tutti (3 de outubro de 2020), n. 8: AAS 112 (2020), 971.
[10] Ibidem,
n. 277: AAS 112 (2020), 1069.
[11] Ibidem,
n. 213: AAS 112 (2020), 1045.
[12] Ibidem,
n. 213: AAS 112 (2020), 1045, que cita Francisco, Mensagem
aos participantes da Conferência internacional “Os direitos humanos no mundo
contemporâneo: conquistas, omissões, negações” (10 de dezembro de 2018):
L’Osservatore Romano (10-11 de dezembro de 2018), 8.
[13] A
Declaração de 1948 das Nações Unidas foi seguida e ulteriormente elaborada pelo
Pacto internacional das Nações Unidas sobre os direitos civis e políticos, de
1966, e pelo Ato final da Conferência sobre a segurança e a cooperação na
Europa, de 1975.
[14] Cf.
Comissão Teológica Internacional, Dignidade e direitos da pessoa humana (1983),
Introdução, 3. Um compêndio do ensinamento católico sobre a dignidade humana se
encontra no Catecismo da Igreja Católica, no capítulo intitulado “A dignidade
da pessoa humana”, nn. 1700-1876.
[15] Francisco,
Carta enc. Fratelli
tutti (3 de outubro de 2020), n. 22: AAS 112 (2020), 976.
[16] Boécio,
Contra Eutychen et Nestorium, c. 3: PL 64, 1344: «persona est rationalis
naturae individua substantia». Cf. S. Boaventura, In I Sententiarum, d.
25, a. 1, q. 2; S. Tomás de Aquino, Summa Theologiae, I, q. 29, a. 1, resp.
[17] Como
não é a finalidade desta Declaração redigir um tratado exaustivo sobre a noção
de dignidade, por exigência de brevidade acena-se em via exemplificativa
somente à cultura clássica greco-romana, enquanto ponto de referência da
primeira reflexão filosófica e teológica cristã.
[18] Cf.
p. ex. Cícero, De officiis I, 105-106: «Sed pertinet ad omnem officii
quaestionem semper in promptu habere, quantum natura hominis pecudibus
reliquisque beluis antecedat […]. Atque etiam si considerare volumus, quae sit
in natura excellentia et dignitas, intellegemus, quam sit turpe diffluere
luxuria et delicate ac molliter vivere quamque honestum parce, continenter,
severe, sobrie» (Scriptorum Latinorum Bibliotheca Oxoniensis, ed. M.
Winterbottom, Oxford 1994, 43). Tradução: «Em toda investigação sobre o dever,
é preciso ter presente quanto a natureza do homem é superior àquela dos animais
domésticos e de todas as outras feras [...]. E ainda, se pensamos na excelência
e na dignidade da natureza humana, compreenderemos quanto seja torpe nadar nos
prazeres e viver na lascívia e na moleza; ao contrário, quanto seja decoroso
conduzir uma vida parca, moderada, séria e sóbria».
[19] Cf.
S. Paulo VI, Discurso durante a Peregrinação à Terra Santa: Visita à Basílica
da Anunciação em Nazaré (5 de janeiro de 1964): AAS 56 (1964), 166-170.
[20] Entre
as inumeráveis referências, cf. p. ex. S. Clemente de Roma, 1 Clem. 33,
4s: PG 1, 273; Teófilo de Antioquia, Ad Aut.I, 4: PG 6, 1029; S. Clemente de
Alexandria, Strom. III, 42, 5-6: PG 8, 1145; Ibidem, VI, 72, 2: PG 9, 293; S.
Irineu de Lião, Adv. haer. V, 6, 1: PG 7, 1137-1138; Orígenes, De princ. III,
6,1: PG 11, 333; S. Agostinho, De Gen. ad litt. VI, 12: PL 34, 348. De Trin.
XIV, 8, 11: PL 42, 1044-1045.
[21] S.
Tomás de Aquino, Summa Theologiae, I, q. 29, a. 3, resp.: «persona significat
id quod est perfectissimum in tota natura, scilicet subsistens in rationali
natura».
[22] Pode-se
pensar p. ex. a Pico della Mirandola e ao seu conhecido texto Oratio de hominis
dignitate (1486).
[23] Para
um pensador judeu como E. Levinas (1906-1995), o ser humano é qualificado pela
sua liberdade enquanto se descobre infinitamente responsável pelo outro ser
humano.
[24] Alguns
grandes pensadores cristãos dos séculos XIX e XX, come São J. H. Newman, Beato
A. Rosmini, J. Maritain, E. Mounier, K. Rahner, H. U. von Balthasar, entre
outros, chegaram a propor uma visão do homem que pode validamente dialogar com
as correntes de pensamento do início de século XXI, qualquer que seja a sua
inspiração, sem excluir os pós-modernos.
[25] Por
este motivo, a «Declaração universal dos direitos do homem […] sugere
implicitamente que a origem dos direitos humanos inalienáveis se situa na
dignidade de toda pessoa humana»: Comissão Teológica Internacional, Em
busca de uma ética universal: novo olhar sobre a lei natural (2009), n.
115.
[26] Conc.
Ecum. Vat. II, Const. past. Gaudium
et spes (7 de dezembro de 1965), n. 26: AAS 58 (1966), 1046; todo o
primeiro capítulo da primeira parte da Constituição (nn. 11-22) é dedicado à
“Dignidade da pessoa humana”.
[27] Conc.
Ecum. Vat. II, Decl. Dignitatis
humanae (7 de dezembro de 1965), n. 1: AAS 58 (1966), 929.
[28] Ibidem,
n. 2: AAS 58 (1966), 931.
[29] Congregação
para a Doutrina da Fé, Instrução Dignitas
personae (8 de setembro de 2008), n. 7: AAS 100 (2008), 863. Cf. S. Irineu
de Lião, Adv. haer. V, 16, 2: PG 7, 1167-1168.
[30] Como
«com a encarnação o Filho de Deus se uniu de certo modo a cada homem» (Conc.
Ecum. Vat. II, Const. past. Gaudium
et spes (7 de dezembro de 1965), n. 22: AAS 58 (1966), 1042), a dignidade
de cada homem nos é revelada por Cristo na sua plenitude.
[31] Conc.
Ecum. Vat. II, Const. past. Gaudium
et spes (7 de dezembro de 1965), n. 19: AAS 58 (1966), 1038.
[32] S. João
Paulo II, Carta enc. Evangelium
vitae (25 de março de 1995), n. 38: AAS 87 (1995), 443, que cita S. Irineu
de Lião, Adv. haer. IV, 20,7: PG 7, 1037-1038.
[33] Cristo
deu aos batizados uma nova dignidade, aquela de “filhos de Deus”: cf. Catecismo
da Igreja Católica, nn. 1213, 1265, 1270, 1279.
[34] Conc.
Ecum. Vat. II, Decl. Dignitatis
humanae (7 de dezembro de 1965), n. 9: AAS 58 (1966), 935.
[35] Cf.
S. Irineu de Lião, Adv. haer. V, 6, 1. V, 8, 1. V, 16, 2: PG 7, 1136-1138.
1141-1142. 1167-1168; S. João Damasceno, De fide orth. 2, 12: PG 94, 917-930.
[36] Bento XVI,
Discurso
em Westminster Hall (17 de setembro de 2010): Insegnamenti VI/2 (2011),
240.
[37] Francisco,
Audiência
geral (12 de agosto de 2020): L’Osservatore Romano (13 de agosto de 2020),
8, que cita S. João Paulo II, Discurso
à Assembleia Geral das Nações Unidas (2 de outubro de 1979), 7 e Id.,
Discurso à Assembleia Geral das Nações Unidas (5 de outubro de 1995), 2.
[38] Cf.
Congregação para a Doutrina da Fé, Instrução Dignitas
personae (8 de setembro de 2008), n. 8: AAS 100 (2008), 863-864.
[39] Comissão
Teológica Intenacional, Liberdade
religiosa para o bem de todos (2019), n. 38.
[40]
Francisco, Discurso
aos membros do Corpo Diplomático acreditado junto à Santa Sé para as
felicitações de ano novo (8 de janeiro de 2024): L’Osservatore Romano (8 de
janeiro de 2024), 3.
[41] S. João
Paulo II, Carta enc. Evangelium
vitae (25 de marzo de 1995), n. 19: AAS 87 (1995), 422.
[42] Francisco,
Carta enc. Laudato
si’ (24 de maio de 2015), n. 69: AAS 107 (2015), 875, que cita o
Catecismo da Igreja Católica, n. 339.
[43] Francesco,
Exort. ap. Laudate
Deum (4 de outubro de 2023), n. 67: L’Osservatore Romano (4 de outubro de
2023), IV.
[44] Ibidem,
n. 63: L’Osservatore Romano (4 de outubro de 2023), IV.
[45] Catecismo
da Igreja Católica, n. 1730.
[46] Bento
XVI, Mensagem
para a celebração da 44a Jornada mundial da paz (1º de janeiro de 2011), n.
3: Insegnamenti VI/2 (2011), 979.
[47] Pontifício
Conselho para a Justiça e a Paz, Compêndio
da Doutrina social da Igreja, n. 137.
[48] Francisco,
Carta enc. Fratelli
tutti (3 de outubro de 2020), n. 109: AAS 112 (2020), 1006.
[49] Pontifício
Conselho para a Justiça e a Paz, Compêndio
da Doutrina social da Igreja, n. 137.
[50] Francisco,
Discurso
aos participantes do Encontro mundial dos movimentos populares (28 de
outubro de 2014): AAS 106 (2014), 858.
[51] Francisco,
Carta enc. Fratelli
tutti (3 de outubro de 2020), n. 107: AAS 112 (2020), 1005-1006.
[52] Conc.
Ecum. Vat. II, Const. past. Gaudium
et spes (7 de dezembro de 1965), n. 27: AAS 58 (1966), 1047.
[55] Cf.
Catecismo da Igreja Católica, n. 2267 e Congregação para a Doutrina da Fé, Carta
aos Bispos sobre a nova redação do n. 2267 do Catecismo da Igreja Católica
sobre a pena de morte (1° de agosto de 2018), nn. 7-8.
[56] Francisco,
Carta enc. Fratelli
tutti (3 de outubro de 2020), n. 269: AAS 112 (2020), 1065.
[57] S.
João Paulo II, Carta enc. Sollicitudo
rei socialis (30 de dezembro de 1987), n. 28: AAS 80 (1988), 549.
[58] Bento
XVI, Carta enc. Caritas
in veritate (29 de junho de 2009), n. 22:AAS 101 (2009), 657, que cita S.
Paulo VI, Carta enc. Populorum
progressio (26 de março de 1967), n. 9: AAS 59 (1967), 261-262.
[59] Francisco,
Carta enc. Fratelli
tutti (3 de outubro de 2020), n. 21: AAS 112 (2020), 976, que cita Bento
XVI, Carta enc. Caritas
in veritate (29 de junho de 2009), n. 22: AAS 101 (2009), 657.
[60] Francisco,
Carta enc. Fratelli
tutti (3 de outubro de 2020), n. 20: AAS 112 (2020), 975-976. Cf. também a
“Oração ao Criador” ao final da mesma encíclica.
[61] Ibidem,
n. 116: AAS 112 (2020), 1009, que cita Id., Discurso
aos participantes do Encontro mundial dos movimentos populares (28 de outubro
de 2014): AAS 106 (2014), 851-852.
[62] Francisco,
Carta enc. Fratelli
tutti (3 de outubro de 2020), n. 162: AAS 112 (2020), 1025, que cita Id., Discurso
aos membros do Corpo Diplomático acreditado junto à Santa Sé (12 de janeiro
de 2015): AAS 107 (2015), 165.
[63] Francisco,
Carta enc. Fratelli
tutti (3 de outubro de 2020), n. 25: AAS 112 (2020), 978, que cita Id., Mensagem
para a 49ª Jornada mundial da paz (1° de janeiro de 2016): AAS 108 (2016),
49.
[64] Francisco,
Mensagem
aos participantes da VI edição do “Forum de Paris sur la Paix” (10 de
novembro de 2023): L’Osservatore Romano (10 de novembro de 2023), 7, que cita
Id., Audiência
geral (23 de março de 2022): L’Osservatore Romano (23 de março de 2022), 3.
[65] Francisco,
Discurso
à Conferência das Partes da Convenção-Quadro das Nações Unidas sobre as
mudanças climáticas (COP 28) (2 de dezembro de 2023): L’Osservatore
Romano (2 de dezembro de 2023), 2.
[66] Cf.
S. Paulo VI, Discurso
às Nações Unidas (4 de outubro de 1965): AAS 57 (1965), 881.
[67] S. João
Paulo II, Carta enc. Redemptor
hominis (4 de março de 1979), n. 16: AAS 71 (1979), 295.
[68] Francisco,
Carta enc. Fratelli
tutti (3 de outubro de 2020), n. 258: AAS 112 (2020), 1061.
[69] Francisco, Discurso
ao Conselho de Segurança das Nações Unidas (14 de junho de 2023):
L’Osservatore Romano (15 de junho de 2023), 8.
[70] Francisco,
Discurso
na Jornada mundial de oração pela paz (20 de setembro de 2016):
L’Osservatore Romano (22 de setembro de 2016), 5.
[71] Cf.
Francisco, Carta enc. Fratelli
tutti (3 de outubro de 2020), n. 38: AAS 112 (2020), 983: «Em consequência,
“seja reafirmado o direito a não emigrar, isto é, a estar em condições de
permanecer na própria terra”», que cita Bento XVI, Mensagem
para a 99ª Jornada mundial do Migrante e do Refugiado (12 de outubro de
2012): AAS 104 (2012), 908.
[72] Cf.
Francisco, Carta enc. Fratelli
tutti (3 de outubro de 2020), n. 38: AAS 112 (2020), 982-983.
[73] Ibidem,
n. 39: AAS 112 (2020), 983.
[74] Bento
XVI, Carta enc. Caritas
in veritate (29 de junho de 2009), n. 62: AAS 101 (2009), 697.
[75] Francisco,
Carta enc. Fratelli
tutti (3 de outubro de 2020), n. 39: AAS 112 (2020), 983.
[76] Pode
ser útil aqui recordar a declaração de Paulo III sobre a dignidade dos homens
descobertos nas terras do “Novo Mundo”, na Bula Pastorale officium (29 de maio
de1537), onde estabelece – sob pena de excomunhão – que os habitantes daqueles
territórios, «mesmo se estão fora do seio da Igreja […] não devem ser privados
da sua liberdade ou do domínio sobre as suas coisas, porque são homens e, por
isso, capazes de fé e de salvação» («licet extra gremium Ecclesiae existant,
non tamen sua libertate, aut rerum suarum dominio […] privandos esse, et cum
homines, ideoque fidei et salutis capaces sint»): DH 1495.
[77] Francisco, Discurso
aos participantes da Plenária do Pontifício Conselho da Pastoral para os
Migrantes e os Itinerantes (24 de maio de 2013): AAS 105 (2013), 470-471.
[78] Francisco,
Discurso
à Organização das Nações Unidas (25 de setembro de 2015): AAS 107 (2015),
1039.
[79] Francisco, Discurso
a um grupo de Embaixadores por ocasião da apresentação das Credenciais (12
de dezembro de 2013): L’Osservatore Romano (13 de dezembro de 2013), 8.
[80] Francisco, Discurso
aos participantes da Conferência internacional sobre o tráfico de pessoas
(11 de abril de 2019): AAS 111 (2019), 700.
[81] Documento
Final da XV Assembleia Geral Ordinária do Sínodo dos Bispos (27 de outubro
de 2018), n. 29.
[82] Francisco,
Carta enc. Fratelli
tutti (3 de outubro de 2020), n. 23: AAS 112 (2020), 977, que cita Id.,
Exort. ap. Evangelii
gaudium (24 de novembro de 2013), n. 212: AAS 105 (2013), 1108.
[83]
S. João Paulo II, Carta
às mulheres (29 de junho de 1995), n. 4: Insegnamenti XVIII/1 (1997), 1874.
[84] Ibidem,
n. 5: Insegnamenti XVIII/1 (1997), 1875.
[85] Catecismo
da Igreja Católica, n. 1645.
[86] Francisco,
Discurso
por ocasião da Celebração Mariana – Virgen de la Puerta (20 de janeiro de
2018): AAS 110 (2018), 329.
[87] Francisco, Discurso
aos participantes da Assembleia Plenária da Congregação para a Doutrina da Fé
(21 de janeiro de 2022): L’Osservatore Romano (21 de janeiro de 2022), 8.
[88] S.
João Paulo II, Carta enc. Evangelium
vitae (25 de março de 1995), 58: AAS 87 (1995), 466-467. Sobre o tema do
respeito devido aos embriões humanos, cf. Congregação para a Doutrina da Fé,
Instrução Donum
vitae (22 de fevereiro de 1987): «A praxe de manter em vida embriões
humanos, in vivo ou in vitro, para finalidades experimentais ou comerciais, é
totalmente contrária à dignidade humana» (I, 4): AAS 80 (1988), 82.
[89] Francisco, Exort.
ap. Evangelii
gaudium (24 de novembro de 2013), 213: AAS 105 (2013), 1108.
[91] Francisco,
Discurso
aos membros do Corpo Diplomático acreditado junto à Santa Sé para as
felicitações de ano novo (8 de janeiro de 2024): L’Osservatore Romano (8 de
janeiro de 2024), 3.
[92] Cf.
Congregação para a Doutrina da Fé, Instrução Dignitas
personae (8 de setembro de 2008), n. 16: AAS 100 (2008), 868-869. Todos
estes aspectos são recordados com precisão na Instrução Donum
vitae (22 de fevereiro de 1987): AAS 80 (1988), 71-102, da mesma
Congregação.
[93] Congregação
para a Doutrina da Fé, Carta Samaritanus
bonus (14 de julho de 2020), V, n. 4: AAS 112 (2020), 925.
[94] Cf.
Ibidem,
V, n.1: AAS 112 (2020), 919.
[95] Francisco,
Audiência
geral (9 de fevereiro de 2022): L’Osservatore Romano (9 de fevereiro de
2022), 3.
[96] Cf.
sobretudo Francisco, Carta enc. Fratelli
tutti (3 de outubro de 2020), nn. 18-21: AAS 112 (2020), 975-976: “O
descarte mundial”. O n. 188 da mesma encíclica chega a identificar uma “cultura
do descarte”.
[97] Cf.
Francisco, Discurso
aos participantes do Congresso promovido pelo Pontifício Conselho para a
Promoção da Nova Evangelização (21 de outubro de 2017): L’Osservatore
Romano (22 de outubro de 2017), 8: «A vulnerabilidade pertence à essência do
homem».
[98] Cf.
Francisco, Mensagem
por ocasião da Jornada internacional das pessoas com deficiência (3 de
dezembro de 2020): AAS 112 (2020), 1185-1186.
[99] Francisco,
Carta enc. Fratelli
tutti (3 de outubro de 2020), nn. 187-188: AAS 112 (2020), 1035-1036, que
cita Id., Discurso
ao Parlamento Europeu (25 de novembro de 2014): AAS 106 (2014), 999, e Id.,
Discurso
à classe dirigente e ao Corpo diplomático, Bangui – República Centro-africana
(29 de novembro de 2015): AAS 107 (2015) 1320.
[100] Francisco,
Exort. ap. Amoris
laetitia (19 de março de 2016), n. 250: AAS 108 (2016), 412-413, que cita
Catecismo da Igreja Católica, n. 2358.
[101] Francisco,
Discurso
aos membros do Corpo Diplomático acreditado junto à Santa Sé para as
felicitações de ano novo (8 de janeiro de 2024): L’Osservatore Romano (8 de
janeiro de 2024), 3.
[102] Francisco,
Exort. ap. Amoris
laetitia (19 de março de 2016), n. 56: AAS 108 (2016), 334.
[103] Ibidem,
que cita a XIV Assembleia Geral Ordinária do Sínodo dos Bispos, Relatio
finalis (24 de outubro de 2015), 58.
[104] Francisco,
Exort. ap. Amoris
laetitia (19 de março de 2016), n. 286: AAS 108 (2016), 425.
[105] Catecismo
da Igreja Católica, n. 364.
[106] Isto
vale também para o respeito devido aos corpos dos defuntos; cf. p. ex.
Congregação para a Doutrina da Fé, Instrução Ad
resurgendum cum Christo (15 de agosto de 2016), n. 3: AAS 108 (2016),
1290: «Sepultando os corpos dos fiéis defuntos, a Igreja confirma a fé na
ressurreição da carne e pretende ressaltar a alta dignidade do corpo humano
como parte integrante da pessoa, de cuja história o corpo participa». Para uma
abordagem mais completa, cf. Comissão Teológica Internacional, Problemas atuais
de escatologia (1990), n. 5: “O homem chamado à ressurreição”.
[107] Cf.
Francisco, Carta enc. Laudato
si’ (24 de maio de 2015), n. 155: AAS 107 (2015), 909.
[108] Francisco,
Exort. ap. Amoris
laetitia (19 de março de 2016), n. 56: AAS 108 (2016), 344.
[109] Francisco,
Exort. ap. Christus
vivit (25 de março de 2019), n. 88: AAS 111 (2019), 413, que cita o Documento
Final da XV Assembleia Geral Ordinária do Sínodo dos Bispos (27 de outubro
de 2018), n. 23.
[110] Francisco,
Carta enc. Fratelli
tutti (3 de outubro de 2020), n. 42: AAS 112 (2020), 984.
[111] Francisco,
Carta enc. Fratelli
tutti (3 de outubro de 2020), n. 205: AAS 112 (2020), 1042, que cita Id., Mensagem
para a 48a Jornada mundial das Comunicações Sociais (24 de janeiro de
2014): AAS 106 (2014), 113.
[112]
Francisco, Angelus
(10 de dezembro de 2023): L’Osservatore Romano (11 de dezembro de 2023),
12.
[113] Cf.
Comissão Teológica Internacional, Dignidade e direitos da pessoa humana (1983),
n. 2.
[114] Francisco,
Carta enc. Fratelli
tutti (3 de outubro de 2020), n. 195: AAS 112 (2020), 1038, que cita Id.,
Exort. ap. Evangelii
gaudium (24 de novembro de 2013), n. 274: AAS 105 (2013), 1130.
[115] Francisco,
Carta enc. Laudato
si’ (24 de maio de 2015), n. 205: AAS 107 (2015), 928.





