vendredi 1 juillet 2022

Bienheureuse ASSUNTA MARCHETTI, vierge religieuse missionnaire et cofondatrice de la Congregazione delle Suore Missionarie di San Carlo Borromeo

 



Bienheureuse Assunta Marchetti

Cofondatrice de la Congrégation des missionnaires de Saint Charles (+ 1948)

Maria Assunta Caterina Marchetti, cofondatrice de la congrégation des sœurs missionnaires de saint-Charles avec son frère le vénérable Giuseppe Marchetti.

Le 9 octobre 2013, le pape François a autorisé la Congrégation pour la cause des saints à promulguer le décret concernant le miracle attribué à l'intercession de l'Italienne Maria Assunta Caterina Marchetti (1871-1948). La cofondatrice de la congrégation des sœurs missionnaires de saint Charles a été béatifiée le 25 octobre 2014 à Sao Paulo.

Le 25 octobre 1895, Mgr Jean-Baptiste (Giovanni Battista) Scalabrini fonda la communauté des Sœurs Missionnaires de Saint Charles ayant pour cofondateurs les Serviteurs de Dieu: le Père Joseph Marchetti et la Mère Assunta Marchetti. (messe pour les 125 ans de la Congrégation des Missionnaires de saint Charles aussi appelés Scalabriniens - 9 décembre 2012 - Notre-Dame de Paris)

Née en 1871, Assunta Marchetti désire se donner à Dieu mais ses responsabilités, mère malade, mort de son père, l'en empêchent. Finalement, elle rejoint son frère le père Giuseppe Marchetti qui l'invite à le suivre dans sa mission au Brésil pour s'occuper d'un orphelinat d'enfants italiens. Avec sa mère et deux autres jeunes femmes, elle rencontre Mgr Scalabrini.

Elle se dévoua entièrement à ces enfants et, pour les sœurs scalabriennes, elle devint un pilier et un modèle d'infatigable courage et de charité.

Elle meurt le 1er juillet 1948 à l'orphelinat de São Paulo au Brésil.

(d'après l'Histoire de Mère Assunta Marchetti - Site des missionnaires de Saint Charles Borromé - en anglais)

- à lire aussi: L'Eglise et les migrations: Un précurseur Giovanni Scalabrini, page 204 - Congrégation pour "le service apostolique et missionnaire des migrants, spécialement des plus pauvres et des plus abandonnés".

Dio vede, Dio provvede

Dieu voit, Dieu pourvoit

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/12779/Bienheureuse-Assunta-Marchetti.html

Vénérable Mère Assunta Marchetti

Brésil : béatification de Mère Assunta Marchetti

Le pape salue un modèle d'esprit missionnaire

Missionnaires de saint Charles Borromée – Scalabriniennes, a été béatifiée hier, 25 octobre 2014, à Sao Paulo au Brésil. Le pape salue en elle « un modèle d'esprit missionnaire ».

Brésil : béatification de Mère Assunta Marchetti-Le pape salue un modèle d'esprit missionnaire

Anne Kurian-ROME, 26 octobre 2014

Le pape a en effet évoqué la nouvelle bienheureuse lors de l'angélus de ce dimanche matin, place Saint-Pierre : « C'était une sœur exemplaire dans le service des orphelins, des émigrants italiens ; elle voyait Jésus présent dans les pauvres, dans les orphelins, dans les malades, dans les migrants. »

« Rendons grâce au Seigneur pour cette femme, modèle d'esprit missionnaire inlassable et de dévouement courageux au service de la charité », a-t-il ajouté.

Pour le pape, la vie de la bienheureuse Mère Assunta Marchetti est « une confirmation » de la « loi de l'amour » dont il a parlé lors de l'angélus : la nécessité « de chercher le visage de Dieu dans le frère et dans la sœur qui est dans le besoin ».

Mère Assunta Marchetti est née en Italie et s’est rendue au Brésil à l’invitation des missionnaires scalabriniens, où elle s’est consacrée au service des malades, des orphelins et des pauvres.

Le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints, qui a présidé la béatification, a salué « son dévouement pour les orphelins », qui la surnommaient « petite maman ».

« Sa charité n'était pas ostentation, a-t-il précisé, mais service humble, patient » et elle avait mis « toute sa confiance dans le Coeur de Jésus ».

Mère Assunta vivait « une charité immense, toute donnée, maternelle », à tel point qu'à sa mort, sœur Clarice Baraldini, la première enfant accueille dans l'orphelinat, eut ces mots : « Aujourd’hui dans cette maison est morte la charité ».

SOURCE : https://mondieuetmontout.com/Bse-Mere-Assunta-Marchetti.html

Bse Assunta Marchetti

Cofondatrice de la congrégation des “Sœurs missionnaires de Saint-Charles-Borromée ” (appelées aussi ‘Scalabriniennes’)

A

ssunta Marchetti naît à Lombrici di Camariore (Lucques, Toscane, Italie) en 1871, de parents pauvres, qui lui donnèrent au baptême le nom de Assunta, car elle était née le 15 août, fête de l’Assomption. 

Son grand frère, Giuseppe, fut un des principaux collaborateurs de Giovanni Battista Scalabrini.

Attirée dès l’enfance par la vie religieuse, Assunta dut d’abord s’occuper de sa mère malade ; de son père, également, qui mourut prématurément.

Encouragée par son frère, elle se présenta au fondateur Giovanni Battista Scalabrini et partit bientôt avec des Compagnes pour le Brésil. Elles se constituèrent ainsi en Servantes des Orphelins et des Abandonnés, plus tard appelées “ Sœurs missionnaires de saint Charles Borromée ” ou aussi plus simplement ‘Scalabriniennes’.

C’était en 1895 ; l’année suivante mourait déjà don Giuseppe, frappé de typhoïde, à vingt-sept ans.

La Mère Assunta guida son petit groupe fidèlement et saintement. Elle se dévoua entièrement à ces enfants et, pour les sœurs ‘scalabriennes’, elle devint un pilier et un modèle d'infatigable courage et de charité.

Elle se blessa la jambe un jour qu’elle allait assister un malade. Ce fut pour elle le commencement de longues années de souffrances.

Elle meurt à 15h15 le 1er juillet 1948 à l'orphelinat de São Paulo au Brésil; elle est assistée par deux prêtres au milieu de ses orphelines et des sœurs de la Congrégation. Sœur Clarice Baraldini, la première enfant accueillie dans l'orphelinat, sortit de la chambre criant en larmes : « Aujourd’hui dans cette maison est morte la charité ».

Assunta Marchetti a été béatifiée le 25 octobre 2014, à São Paulo au Brésil. Le cardinal Angelo Amato s.d.b., préfet de la Congrégation pour les causes des saints, qui a présidé la béatification au nom du pape François (Jorge Mario Bergoglio), a salué « son dévouement pour les orphelins », qui la surnommaient « petite maman ».

« Sa charité n'était pas ostentation, a-t-il précisé, mais service humble, patient » et elle avait mis « toute sa confiance dans le Cœur de Jésus ».

SOURCE : https://levangileauquotidien.org/FR/display-saint/9586f0da-0ece-443c-8134-5772f957cff4

Entrada da Casa Assunta Marchetti, antigo Orfanato Cristóvão Colombo, na Vila Prudente. Imóvel pertencente à Congregação dos Missionários de São Carlos, também conhecidos como Escalabrinianos.


Blessed Assunta Marchetti

Memorial

1 July

Profile

One of eleven childrenNun. Co-founder the Missionaries of Saint Charles Borromeo (Scalabrinian Sisters) whose 800 sisters continue their work today in 26 countries.

Born

15 August 1871 at Lombrici di Camaiore, Lucca, Italy

Died

1 July 1948 in São Paulo, Brazil

Venerated

19 December 2011 by Pope Benedict XVI (decree of heroic virtues)

Beatified

25 October 2014 by Pope Francis

her beatification miracle involved the rapid, instantaneous, and permanent healing of Heraclides Teixeira Filho of “ischemic heart disease, cardiac arrest during the myocardial revascularization, dissection of cornary dx, cardio-surgical intervention of the myocardial revascularization in emergency conditions” in January 1994 at the Hospital Mãe de Deus in Porto Alegre, Brazil

beatification recognition celebrated in São Paulo, Brazil, celebrated by by Cardinal Angelo Amato and Cardinal Odilo Scherer

Additional Information

other sites in english

Catholic Culture

Hagiography Circle

fonti in italiano

Cathopedia

Santi e Beati

Readings

She was a nun who was exemplary in the service of orphans, [and] of Italian immigrants. She saw Jesus present in the poor, in the orphans, in the sick, in the migrants. Let us give thanks to the Lord for this woman, a model of tireless missionary spirit and courageous dedication in the service of charity. – Pope Francis, 26 October 2014

MLA Citation

“Blessed Assunta Marchetti“. CatholicSaints.Info. 6 October 2017. Web. 1 July 2022. <http://catholicsaints.info/blessed-assunta-marchetti/>

SOURCE : http://catholicsaints.info/blessed-assunta-marchetti/

Catholic World News

Italian missionary sister beatified in Brazil

October 27, 2014

Mother Assunta Marchetti (1871-1948), an Italian missionary nun who helped found the Missionary Sisters of St. Charles Borromeo and served in Brazil, was beatified in São Paulo on October 25.

Cardinal Angelo Amato, prefect of the Congregation for the Causes of Saints, read out the decree of beatification, and Cardinal Odilo Scherer presided at the beatification Mass, the Catholic television station Canção Nova reported.

Blessed Marchetti “was a nun who was exemplary in the service of orphans, of Italian immigrants,” Pope Francis said following his October 26 Angelus address. “She saw Jesus present in the poor, in the orphans, in the sick, in the migrants. Let us give thanks to the Lord for this woman, a model of tireless missionary spirit and courageous dedication in the service of charity.”

For all current news, visit our News home page.

Further information:

Madre Assunta Marchetti é beatificada em São Paulo (Canção Nova)

Mother Assunta Marchetti (Scalabriniane.org)

On the Love for God and Neighbor (Zenit)

SOURCE : https://www.catholicculture.org/news/headlines/index.cfm?storyid=23032

BLESSED MOTHER ASSUNTA MARCHETTI – Biography

Assunta Marchetti was born in Lombrici, a small town of Camaiore in the Lucca area of Italy, on August 15, 1871 and was baptized the next day. She is the third of eleven children, the first girl of the humble family of Angelo and Carola Marchetti.  Since her infancy, she was raised in the principles of the Christian faith.  Her formation was particularly influenced by her aunt Caterina who was a religious and director of the school where Assunta learned a modest cultural heritage, as she could not remain there long for family reasons, the mother’s poor health and many children. Aunt Caterina collaborated to instill love for the Christian virtues in the young lady’s heart.

In 1883, Maria Assunta was confirmed at five years of age; receiving the First Eucharist at age twelve. She continued, if she could daily, to receive the Eucharistic Lord whom she learned to love and follow as the only God. Gifted with strong vitality and inner energy, she knew how to manage it for the good of others, becoming servant at home with the youngest siblings and even replacing her father in the work at the mill.

While still an adolescent, she felt the call to the cloistered religious life but had to postpone her entrance in the cloister because her brother Joseph wanted to become a priest and the family with scarce resources could not afford the departure of both. Assunta remained at home and continued to help her parents and siblings.

In 1895, when Father Joseph, a missionary among the Italians who had emigrated to Brazil, asked her to be missionary in a distant land where many countrymen “were born and dying like animals”., Assunta at 24 years of age, before the image of the Sacred Heart of Jesus, discerned and decided to say Yes to the Lord who was calling her through her brother and the cry of countrymen who by emigrating sought the bread which was scarce in their homeland.

She set out for Piacenza with her missionary brother, her Mother and two other companions, to go to see Bishop Giovanni Battista Scalabrini. And on October 25, 1895, she pronounced her first religious vows in the hands of the Bishop Founder, Blessed John Baptist Scalabrini.

On October 26,1895, she became “migrant with the migrants forever,” boarding a ship together with many poor people who, disappointed in the homeland, were leaving with the hope of finding bread elsewhere. During the long crossing, she took advantage to catechize 83 children who upon arrival in Brazilian lands received first Holy Communion.

Having settled in Brazil Assunta began her mission in the Christopher Columbus Orphanage, Ipiranga, San Paulo, where she was mother, nurse, and a sort of factotum (jack of all trades), caring for the small children and promoting the growth of faith in every one that arrived at the orphanage. Sister Assunta had no pretenses. With ready availability she accepted the various services that were needed with tenderness and kindness towards all the orphans and sisters.  In October 1897, she made her first perpetual profession (privately) in the hands of Fr. Faustino Consoni, delegate of Scalabrini, Bishop-founder.

The Institute underwent various crises, but the storms gradually calmed down and God blessed the emerging Congregation with new vocations and missionary beginnings in places of Italian migration. As an expression of her surrender to the Lord together with the migrants who sought their bread far from their homeland, Assunta profoundly loved He who was calling her. She became the servant of all, performing different tasks with true humility and genuine charity: catechist, educator, nurse, cook and superior general. Always aware of “being a useless servant” spreading the precious nard of love” wherever she went: especially in the orphanages, in the parochial schools and in the Houses of Mercy for the sick. In the villages dispersed among the mountains and where the doctors could not go, she went on horseback or by wagon to take medicine for the body and to be the presence of God’s mercy.

In the religious communities, she was an example of a consecrated religious, a woman of lively faith, charitable towards the neediest and the simple servant of the sisters of the community. She was a hopeful person because she relied on the God of hope who sees and provides for his children. During the trials of life, she was serene and balanced.  She knew how to be silent, forgive and serve with discretion. Confident of the love of the ‘heavenly bridegroom’, as she habitually called him, Assunta dedicated herself to the service of the neediest persons, as well as to night hours of adoration in the twilight of the small chapel.  She had a filial relationship with the Blessed Virgin Mary – always keeping in her hands the holy Rosary that she willingly recited while going from one bedside of the dying to the other or while watching over the sleeping children of the shelter. She was strong, meek and trusted and often said: “God sees, God provides”. And so it came to pass in her life of faithful believer. Three times she had to make the novitiate because of undue interference in the Institute, but she remained a determined guardian of the female Scalabrinian charism. For this we consider her a sort of “cornerstone” of the building of the Congregation of the Missionary Sisters of St. Charles Borromeo – Scalabrinians.

She was superior General of the Congregation for three terms and served in different missions, always a lively expression of her self-giving to the “heavenly bridegroom”. In illness, she was patient and detached from herself, always attentive to others. Her wish was to die among the children of the orphanage and so it happened. She departed for the heavenly Father’s House on July 1st, 1948 at Villa Prudente, San Paulo, Brazil.

The cause of beatification began on June 12, 1987, in San Paulo, Brazil. In view of the beatification of the Servant of God Mother Assunta Marchetti, the postulation of the Cause presented an alleged miraculous healing, attributed to her intercession, to the judgment of the Congregation for the Cause of the Saints. The incidence in question occurred in 1994, in the Diocese of Porto Alegre, Rio Grande do Sul-Brazil. It concerned the complete recovery of the health of Mister Heraclides Teixeira Filho who had suffered a serious heart attack that lasted for about 15 minutes and left no consequences. It happened in this way: while the doctors were trying to save his life, the hospital Sisters and some family members were invoking Mother Assunta’s intercession in the small chapel. The healing occurred miraculously. This extraordinary healing provided the basis for the Beatification of the Venerable Servant of God Mother Assunta Marchetti.

Some important dates:

2011 – On December 19, 2011, Pope Benedict XVI, signed the Decree on the heroic Virtues, giving her the title of Venerable Servant of God.

2012 – In February the Medical Committee of the Vatican Congregation for the Causes of Saints declared as scientifically inexplicable the healing of Mr. Heraclides Teixeira Filho in the Mãe de Deus Hospital, Porto Alegre, Brazil, through the intercession of the Servant of God mother Assunta Marchetti with the prayers the Scalabrinian Sisters of the Hospital and some family members.

2013 – On October 09, Pope Francis authorized the Congregation for the Causes of the Saints to promulgate the Decree on the miracle which occurred in 1994 through the intercession of the Servant of God.

2013 – On December 17, the Vatican State Secretariat announced that the Holy Father Francis allowed that the celebration of the Rite of Beatification of the Venerable Mother Assunta Marchetti be conducted on October 25, 2014, in San Paulo, Brazil.

Sr. Leocádia Mezzomo, mscs

Postulator of the cause of beatification

This entry was posted on lunedì, settembre 1st, 2014 at 09:29 and is filed under Senza categoria. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.

SOURCE : http://lnx.scalabriniane.org/madreassunta/?p=223

EUROPE/ITALY - The "Blessed of the migrants": relevance of mother Marchetti, co-founder of the Scalabrinians

Monday, 13 July 2015

ITALY

2022-06-23
Secretary General of PMU: "The Eucharist, primary source to nourish a missionary spirit"

2022-06-23
"Peace is possible": the caravan leaving for Odessa, with the support of the Bishops

2022-06-22
The first two non-priestly Camillian religious appointed provincial superiors

2022-06-20
Scalabrini: "The image of a saint who knew how to understand and help, can maintain the hope of migrants and refugees"

2022-06-08
Diocese of Rome commemorates 65 years of “Fidei donum”: contemporary witnesses report on their experiences

2022-06-03
150th anniversary of the founding: Comoni Missionary Sisters and the Daughters of Mary Help of Christians celebrate together

Rome (Agenzia Fides) - Mother Assunta Marchetti, co-founder of the Scalabrinian Sisters, was a "woman of the nineteenth century, but we define her a model for the woman of today, who lives in a world in constant motion. Her experience as a missionary is an example of how to be creative in charitable action": says Sister Neusa de Fátima Mariano, superior general of the Scalabrinians. Born in 1871 in the province of Lucca (Italy), she left for Brazil as a missionary at the age of 24, dedicating herself with tenderness to the care of the smallest among the orphans, the poor, the sick and the migrants, she experienced the phenomenon of migration as a factor of human development to be supported by Christian charity. She died on 1 July 1948 in Sao Paulo. On Saturday, October 25, 2014, Mother Assunta Marchetti was registered among the Blessed during the Mass in the Cathedral of Sao Paulo, presided by Cardinal Odilo Pedro Scherer, Archbishop of San Paolo (see Fides 27/10/2014).

According to information sent to Agenzia Fides, since that day a number of initiatives have been held in the world where there are Scalabrinian communities, focusing on the figure of "Blessed of the migrants" and the extraordinary relevance of her missionary work. On July 1, the day of her feast, in the same St. Paul's Cathedral, Cardinal Scherer presided the solemn Mass; in Switzerland, in Lucerne, there was an event that saw the participation of Italian immigrants. (SL) (Agenzia Fides)

SOURCE : http://www.fides.org/en/news/38171-EUROPE_ITALY_The_Blessed_of_the_migrants_relevance_of_mother_Marchetti_co_founder_of_the_Scalabrinians


Beata Assunta Marchetti Fondatrice

1 luglio

Camaiore, Lucca, 15 agosto 1871 - San Paolo, Brasile, 1 luglio 1948

Assunta Marchetti nacque a Lombrici di Camaiore il giorno dell’Assunzione del 1871. Sin da giovane si sentì attratta dalla vita religiosa, ma le non facili condizioni familiari (in particolare la malattia della madre e la morte prematura del padre) le impedirono di realizzare quanto desiderava. Il fratello Don Giuseppe era uno dei principali collaboratori del beato Scalabrini e conoscendo la vocazione di Assunta la invitò a seguirlo in Brasile, per occuparsi degli orfani degli emigranti italiani. Insieme ad un piccolo gruppo di compagne dello stesso paese, il 25 ottobre 1895 presero il velo a Piacenza nella cappella dell’Episcopio. Anche Giuseppe quel giorno fece la sua professione religiosa. Le "Serve degli Orfani e Abbandonati", future Suore Missionarie di S. Carlo (Scalabriniane), partirono quasi subito per San Paolo del Brasile dove però Don Marchetti, colpito da tifo mentre assisteva degli ammalati, morì l’anno successivo. Per lunghi anni Madre Assunta fu per le suore modello e guida. Il ferimento ad una gamba, durante la visita ad un ammalato, le causò lunghi anni di sofferenza. Morì nell'Orfanotrofio di San Paolo del Brasile il 1° luglio 1948. Di entrambi i fratelli Marchetti è in corso la causa di canonizzazione. Assunta è stata beatificata il 25 ottobre 2014.

“Dio si serve degli strumenti più inadatti, più insufficienti, per le sue opere. Tutta la mia fiducia l’ho riposta nel suo dolcissimo Cuore”. Queste parole della beata Assunta Marchetti riassumono un cammino personale che portòall’affermazione di un istituto di consacrate, nate nella Chiesa per le necessità di tanti uomini e donne costretti a lasciare, un secolo fa, il proprio paese alla ricerca di una vita nuova. Problema di ieri, urgenza di oggi, un carisma sempre attuale alla luce del Vangelo. La gemma sbocciò in un piccolo centro della Lucchesia, protagonisti un fratello e una sorellacresciuti in una numerosa famiglia dai saldi principi cristiani. I loro passi avrebbero poi incrociato quelli di un altro santo “apostolo dei migranti”. Questa la storia della beata Assunta Marchetti e del fratello Giuseppe.

Assunta nacque in Lombrici di Camaiore il 15 agosto 1871, terza di undici figli. Il giorno seguente ricevette il battesimo e il nome di Maria Assunta Carolina. Nel 1880 i Marchetti si trasferirono a Mulino di Camaiore: il papà era un mugnaio. In casa si viveva le Fede con coerenza: la ragazzina sentì il desiderio di farsi carmelitana, Giuseppe, di due anni più grande, seguì invece la vocazione sacerdotalecon la volontà, un giorno, di partire per le missioni. Giuseppe studiò seriamente per essere ammesso in seminario, mentre Assunta dava una mano in casa nelle tante faccende e sacrificò la volontà di monacarsi per aiutare la madre. Erano altri i disegni del Signore.

Giuseppe divenne sacerdote e con grande sensibilità si avvicinò alla miseria e alle speranze di quantimigravano per l’America. In particolare da Compignanoli accompagnò al Porto di Genova, dove vide tanta gente semplice alla mercé di impresari senza scrupoli. Conobbe pure l’apostolato dei Padri Scalabriniani, pregò, meditò e poi decise: sarebbe diventato cappellano sulle navi della “speranza” aggregandosi alla Congregazione dei Missionari di San Carlo. Fece un primo lungo viaggio, poi, durante la seconda traversata, una madre morente gli affidò il figlio di pochi mesi. Nel voler dare una risposta a quella tragedia sentì che la sua missione sarebbe stata di soccorrere gli orfanidi quei disgraziati che morivano per le dure condizioni di lavoro nelle fazendas. Decisepertanto di aprire degli orfanotrofi gestiti da donne consacrate, che con amore avrebbero dato loro una casa. Per realizzare tale opera chiese aiuto alla mamma e alla sorella Assunta, il papà era già morto di polmonite a 47 anni.

A Piacenza, il 25 ottobre 1895, insieme ad altre due compagne e alla mamma, Assunta emise i voti nelle mani del vescovo beato Giovanni Battista Scalabrini. Era il formale inizio di una nuova famiglia religiosa, ma nubi fosche si addensavano all’orizzonte.Padre Giuseppe morì a soli 27 anni il 14 dicembre 1896, consumato dal tifo contratto nel suo infaticabile apostolato. Era il chicco di grano che morendo portava frutto: a San Paolo del Brasile, sull’Ipiranga,presso l’Orfanotrofio intitolato a Cristoforo Colombo, in poco più di un anno, vennero accolti 180 orfani. Sfidando ostacoli enormi, Assunta portò avantiil desiderio del fratello: custodirà umilmente, ma con determinazione, il suo carismaper tutta la vita. L'istituto, inizialmente chiamato delle Ancelle degli orfani e dei derelitti all'estero, ottenne il riconoscimento della S. Sede e crebbe nel volgere di pochi anni. Vennero aperte scuole, centri per anziani, orfanotrofi, sanatori.Nel 1897 mamma Carolina lasciò la vita religiosa per tornare in Italia dove i figli minori necessitavano della sua presenza. Nel 1899 suor Assunta pianse la morte di sr. Angela Larini, una delle prime compagne, colpita dalla tubercolosi.

Il lavoro crebbe insieme alle difficoltà e dall’Italia giunse la direttiva di affidare parte dell’attività alle Apostole del Sacro Cuore che quindi giunsero a San Paolo, invitate da mons. Scalabrini, per costituire una nuova congregazione religiosa. Di fatto, però, avevano l'intenzione di assorbire la congregazione di suor Assunta tanto che ottennero l'autorizzazione a sottoporre le suore che già operavano in loco ad un periodo di noviziato. Madre Assunta passò da superiora a novizia, con la mansione di cuoca. Soprattutto capì che l’identità del suo Istituto era compromessa e scrisse a Mons. Scalabrini. Nel frattempo un’altra compagna della prima ora, sr. Maria Franceschini, moriva di tubercolosi. Era il 1901.

Nel 1904 mons. Scalabrini si recò in Brasile dove soggiornò un mese. Prese consapevolezza della situazione in cui vivevano le suore e si convinse che, essendo diverse le origini delle due comunità religiose, distinti dovevano restare il nome e la loro missione. L’idea della fusione era da considerarsi fallita. Nell'aprile 1910 Madre Assunta, a trentotto anni, cominciò il suo terzo noviziato. Nel gennaio 1912, insieme a cinque consorelle, emise la professione perpetua, secondo le Regole delle Suore di san Carlo, col nome di suor Giuseppina. Era però da tutti conosciuta come suor Assunta e così si continuò a chiamarla. Nello stesso anno fu nominata Superiora Generale, incarico che tenne fino al 1918. Si scrissero le nuove Costituzioni che l'arcivescovo approvò il 16 aprile 1914.

Nel 1915 si aprì la missione in BentoGonçalves, Rio Grande do Sul, nel 1918 Madre Assunta si trasferì a BentoGonçalves. Nel 1919 andò a Nova Brescia, come superiora, nel 1921 si trasferì a Nova Vicenza (Farroupilha). Nel 1922 tornò in San Paolo per assistere la mamma ammalatache nel frattempo era tornata in America. Andò quindi a Jundiaí, come superiora della Casa di riposo Barão do Rio Branco.Nel 1924 il Capitolo Generale elesse Superiora Generale suor Maria da Divina Providência de Campos, allora maestra delle novizie che tra le altre iniziative,pensò di cambiare il nome della congregazione perché ne esisteva un'altra col patrocinio del Borromeo. Si pensòal redentorista da poco canonizzato, Clemente Maria Hofbauer, con l’obbiettivo di slegare l’Istituto dall'opera scalabriniana, ma l’idea creò di fatto una spaccatura fra le "anziane" e le "nuove" consorelle. Nel 1925 la Santa Sede dispose una Visita Apostolica in Brasile nelle case Scalabriniane per risolvere le difficoltà. L’incaricato vi giunse nell’agosto 1926, incontrò tutte le suore della Provincia e fu quindi proposto alle "Clementine" di restare distinte mettendosi a disposizione dell'arcivescovo. 

L’anno successivo Madre Assunta pianse la morte della mamma e fu anche l’anno in cui venne rinominata Superiora Generale. Nel 1934 Pio XI approvò le Costituzioni della Congregazione delle Suore Missionarie di San Carlo Borromeo. Concluso il suo mandato, la beata Assunta fu inviata a Mirassol come Superiora nella Santa Casa di Misericordia, dove per dodici anni poté dedicarsi agli ammalati. Nel 1945 festeggiò il suo Giubileo d’oro che era anche quello della Congregazione.Nel 1938 fu riconfermata superiora, nonostante le condizioni di salute, soffriva già da tempo di erisipela e varici alle gambe. Feritasi durante la visita ad un ammalato, non si riprese più completamente. Nel 1947 lasciò la missione di Mirassol per essere ospedalizzata a San Paolo. A causa della cancrena al piede sinistro, le fu amputato l'alluce. Dimessa il 28 settembre, venne accolta a Villa Prudente, il suo primo orfanotrofio. Poteva dire come l’Apostolo delle genti: “Ho combattuto la buona battaglia, ho terminato la corsa, ho conservato la fede”. Morì il 1º luglio del 1948.

Nel 1987 si aprì il processo diocesano di beatificazione, nel 1991 vi fu la traslazione dei suoi resti mortali presso la cappella dell’Orfanatrofio (Villa Prudente). Riconosciuto il miracolo attribuito alla sua intercessione, Madre Assunta Marchetti, il 25 ottobre 2014, fu proclamata beata, modello autentico e attuale delle consacrate missionarie.

PREGHIERA

O Gesù che hai detto: «Venite a me voi tutti che siete affaticati e oppressi, e io vi ristorerò», io Vi rendo grazie per aver fatto della Serva di Dio Madre Assunta Marchetti, il conforto dei migranti, la madre degli orfani e il sollievo dei bisognosi.

Per i tuoi meriti infiniti e per l’intercessione di Maria, nostra Madre Santissima, glorifica sulla terra l’umile serva Madre Assunta, e fa che mi ottenga da Te la grazia di cui ho tanto bisogno. Amen

Autore: Daniele Bolognini

SOURCE : http://santiebeati.it/dettaglio/95276

Assunta Marchetti, Beata

Cofundadora, 1 de julio

Por: . | Fuente: madreassunta.com

Cofundadora

Martirologio Romano: En Sâo Paulo, Brasil, beata Maria Assunta Caterina Marchetti, italiana, cofundadora de la Congregación de las Hermanas misioneras de San Carlos - Scalabrinianas († 1948).

Fecha de beatificación: 26 de octubre de 2014, durante el pontificado de S.S. Francisco.

Breve Biografía

Assunta fue la tercera de los once hijos de Carolina Guillarduci y Angelo Marchetti. La primera entre sus hermanas. Nació en Lombrici de Camaiore, provincia de Lucca, Toscana, Italia, en el día 15 de agosto de 1871. Fue bautizada en la Coleggiata de Camaiore, pero sus primeras experiencias de Dios las vivió en Lombrici. Luego en Camaiore cuando era adolescente y joven. Seguramente, en los estudios, no pasó de la primaria. Era muy prendada para los servicios de la casa, con los menores, con las manualidades. Por su constitución física robusta y saludable sustituía, cuando necesario, el papá o el hermano José en la lida en el molino. Retrasó su entrada en el Carmelo para ayudar a la mamá debilitada en la salud y con tantos hijos pequeños. El año 1892 fue para ella un tiempo de profundas emociones: José Marchetti, su hermano, fue ordenado sacerdote a los 23 años lo que ciertamente le fue de gran consolación y júbilo. Pero, en este mismo año se le murió el papá. Un motivo más para posponer su ingreso en el Carmelo de Camaiore.

El corazón y la mente de Assunta Marchetti estaban totalmente orientados a la vida de clausura, aspiraba profundamente una vida de aislamiento, silencio, oración y trabajo. Un día, P. Marchetti llegó a la casa cuando volvía del según viaje a Brasil acompañando a los emigrantes italianos en la travesía. Había hecho una cosa muy buena para los niños italianos huérfanos: un orfanato en donde se les brindaría una educación integral. Le dijo que 250 niños esperaban por cuidados de todos los tipos: físico, espiritual, cultural, psicológico, social y profesional. “Son niños y son italianos” le decía él. Como resistía y seguía adelante con su idea de enclaustrarse, P. Marchetti le pidió que fuera preguntar al Sagrado Corazón de Jesús que es que pensaba al respeto.

Assunta comprendió que Dios le para cambiar su proyecto personal para abrazar aquel que Marchetti le presentara: la misión. Desde este instante Assunta fue la madre, la hermana, la enfermera, la educadora, la sierva de los huérfanos y abandonados en el exterior. Jamás volvió, o deseo volver atrás. Fue misionaria a tiempo pleno de los más pobres en la migración.

Con sus compañeras: Carolina Guillarduci (superiora), Maria Franceschini y Angela Larini (vocacionadas de P. Marchetti en Compignano), se fue a Brasil pasando -el 25 de octubre de 1895- por Piacenza para recibir el envío y el Crucifijo (compañero inseparable) de las manos del beato Juan Bautista Scalabrini, fundador de la Pía Sociedad para los emigrantes a la cual pertenecía P. Marchetti, esta fecha es considerado el día de la fundación de la Congregación de las Hermanas Misioneras de San Carlos Borromeo – Scalabrinianas, en la época: Siervas de los Huérfanos y Abandonados en el Exterior. Fue el único día en que estuvieron reunidos el fundador Beato Monseñor Juan Bautista Scalabrini y los dos co-fundadores Siervos de Dios Padre José Marchetti y Madre Assunta Marchetti. Al año siguiente, 14 de diciembre de 1896, P. Marchetti agotado por las fatigas apostólicas entrega su bella alma a su creador y único Señor. La superiora de la pequeña comunidad, Carolina Guillarduci, no soportando la altísima presión que sobre ella cayera con aquella muerte, abandona la comunidad y vuelve a Italia. La Hermana Assunta sigue con su misión, ahora mucho más exigente y sufrida: sin José y sin Carolina. Las dos compañeras se enferman, también por las carencias sufridas. Una muere en 1899 y la otra en 1901.

En 1900 junto con sus compañeras escribe a Scalabrini pidiendo protección, pues las Hermanas que él había mandado para ayudarlas quería cambiar todo: nombre, misión, hábito. Sin una respuesta directa tuvo que callarse y obedecer por siete años. Después que los dos institutos se separan, ella organizó otro noviciado por orden del obispo del lugar. Luego en 1912 Madre Assunta y sus compañeras hacen los votos perpetuos y ella es nombrada, por el ordinario del lugar, Superiora General de las Hermanas Misioneras de San Carlos Borromeo – Scalabrinianas. En 1927 una vez más, nuestro instituto sufrió otro cisma, de esta vez con las Clementinas que querían cambiar nombre, misión y hábito. Hubo intervención de la Santa Sede. Una vez más Madre Assunta debe tomar en manos el timón de la Congregación. Es electa Superiora General.

En 1934 debe escribir la historia el instituto y con el auxilio de un escribano recuenta en una breve reseña el camino recorrido por las Hermanas MSCS hasta aquel año.

En 1948, el 1 de julio, en paz consigo y con todos descansa para siempre en el Señor luego de comulgar en las horas de la mañana. Todos y todas sabían en su corazón que una santa se había muerto. La Congregación estaba segura y consolidada. En este mismo año sus constituciones fueron aprobadas y pasó a ser de derecho pontificio.

SOURCE : https://es.catholic.net/op/articulos/56171/assunta-marchetti-beata.html#modal

Voir aussi : https://www.scalabriniani.org/en/madre-assunta-marchetti-causa-di-canonizzazione/

http://www.scalabriniane.org/wp-content/uploads/2018/06/27-TradSca-Mezzomo-ING-finale.pdf?x70422

https://arquisp.org.br/liturgia/santo-do-dia/beata-madre-assunta-marchetti

Saint SIMÉON SALUS, ermite et confesseur, et Saint JEAN, ermite

 

Simeon the Holy Fool and his friend Ioann, Eastern Orthodox icon

Прп., Христа ради юродивый Симеон Палестинский и Иоанн



Saint Syméon le Fou

et Jean, ermite, son compagnon (VIe siècle)

surnommé "le simple". Après avoir vécu près de trente ans dans la solitude au désert de la Mer Morte, il se rendit à Emèse où Dieu fit connaître aux chrétiens sa grande sagesse par de nombreux miracles.

Le jeune Syméon, qui vient de Syrie, entreprend le pèlerinage de Jérusalem pour la fête de l'Exaltation de la Croix. En chemin, il rencontre un jeune homme de son âge du nom de Jean. Tous deux, sur le chemin du retour, décident de ne pas rentrer à la maison mais de se faire ermites dans le désert de Palestine. Au bout de 30 années d'ascèse, Syméon, préoccupé par le salut des hommes, quitte le désert. Il va à Jérusalem, puis à Émèse où il contrefait le fou, à la fois pour cacher sa propre sainteté et ses miracles, et pour frapper les esprits. Ses incongruités lui attirent des affronts mais convertissent un grand nombre de gens. Il a aussi le don de prophétie: un jour, passant par une école, il embrasse certains enfants affectueusement et recommande au maître: "Sois indulgent envers tous ceux que j'ai embrassés." Peu après, les enfants embrassés succombèrent en effet durant une épidémie de peste.

Près d'Émèse en Syrie, au IVe siècle, saint Siméon, surnommé Salos, "le Fou". Sous l'inspiration du Saint Esprit, il chercha, pour l'amour du Christ, à être pris pour fou et méprisable aux yeux des hommes. On commémore aussi saint Jean, ermite, qui fut, pendant près de trente ans, le compagnon de saint Siméon quand il se rendit en Terre sainte et dans le séjour qu'il fit dans le désert, près de la mer Morte.

Martyrologe romain

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/7676/Saint-Symeon-le-Fou.html

SAINT SIMÉON SALUS

On a souvent remarqué qu’une certaine folie est un des caractères de la sainteté. La vertu, dans la forme ou le degré où l’homme la trouve raisonnable et lui donne la permission d’exister, la vertu, conforme aux pensées humaines, celle qui ne les étonne pas, qui ne les confond pas, cette vertu est bien loin d’être méprisée par l’Église. Il faut lui rendre tout l’honneur qui lui est dû ; mais cet honneur n’est pas celui de la canonisation. Les fidèles sont honorés. Les saints sont canonisés. La vie d’un fidèle digne de ce nom est profondément belle. C’est une conformité superbe aux lois générales, aux lois connues qui régissent l’ordre universel. C’est une adhésion de l’intelligence et de l’âme aux vérités essentielles. C’est une justice et une charité qui ne font pas éclater la mesure connue, mais qui vont, jusqu’à une certaine limite, dans la direction du vrai et du bien. La vie du fidèle est belle aux yeux de Dieu, belle aussi quelquefois aux yeux des hommes.

Les hommes l’approuvent, parce qu'elle satisfait, sans la dépasser, l’idée qu’ils ont du vrai et du bien. Les hommes profitent de cette vertu, et voient le profit qu’ils en tirent. Aussi, ils honorent et ne rient pas.

Le saint, luí, va beaucoup plus loin. Il pénètre dans la région du mystère. Les hommes voient ses actions extérieures, mais ils ne voient pas ses actions intérieures ; son âme est à perte de vue. L’esprit qui le dirige est au-delà de l’horizon visuel des hommes. Ceux-ci, voyant ses actes extérieurs et n’en pénétrant pas le sens, le croient fou et se moquent de lui.

Provoquer la moquerie est un des caractères de tout ce qui dépasse la mesure ordinaire. Ces lois générales s’appliquent d’une façon directe et particulière á saint Siméon Salus, qui semble avoir voulu donner le type de la chose dont nous venons de parler.

Un jour, deux jeunes gens revenaient du pèlerinage de Jérusalem. C’était au temps de Domitien. Ils avaient visité les Lieux Saints. Ils revenaient dans leur pays par la vallée de Jéricho.

De là où ils étaient ils apercevaient le Jourdain et sur la rive du fleuve béni, du fleuve consacré, la multitude des monastères, qui semblaient plantés là comme des arbres produits par la fertilité du sol et jetés par la main divine sur le bord des eaux courantes. L’un des deux jeunes gens, qui s’appelait Jean, prit la parole et dit : - Sais-tu qui habite là ? Ce sont des anges, revêtus de la chair humaine.

- Peut-on les voir ? répondit Siméon.

- Oui, reprit Jean, si on veut les imiter. Et, apercevant un sentier : Voici, dit-il, la route de la vie ; nous suivons celle de la mort. Aussitôt ils changèrent de direction, et symbolisèrent par ce changement matériel et subit le changement subit de toute leur existence, qui s’accomplit en une seconde.

Ils frappent à la porte du premier monastère qu’ils rencontrent ; c’était celui de l’abbé Jérasime. C’est là qu’habitait Nicon le vieillard, Nicon à qui Dieu parlait, Nicon à qui sa grande expérience des choses divines donnait une singulière autorité. Les deux jeunes gens demandèrent l’habit monastique, qui ne leur fut pas accordé légèrement. Il fallut supplier.

Nicon avait connu leur arrivée par une révélation intérieure. Il voulut cependant éprouver les voyageurs et la profondeur de leur vocation.

Mais tout à coup, sur la tête de l’un des novices, Jean et Siméon voient une auréole. Leur désir s’enflamme. Nicon leur donne l’habit désiré. Au bout de deux jours ils ne virent plus l’auréole, et Siméon dit á Jean : « Je crois que Dieu ne nous voulait ici qu’un moment. Nous n’avons pas trouvé notre place définitive. Je voudrais vivre seul, absolument inconnu des hommes. » Tous deux s’ouvrirent à Nicon, qui approuva leur projet. Jean et Siméon repartirent avec la bénédiction du vieillard inspiré, Nicon connut intérieurement la pureté de leur désir, qui ne venait ni de l’inconstance humaine ni de l’illusion diabolique, mais de l’Esprit-Saint directement. Les deux jeunes gens prennent le chemin de la mer Morte. Ils arrivent à la cellule d’un solitaire, récemment mort, et s’y installent.

Ils passèrent là ensemble vingt-neuf ans.

Vingt-neuf ans ! ces trois mots sont bientôt prononcés ! Mais que de choses ils contiennent !

Quelle vie menèrent-ils pendant vingt-neuf ans ? Que de combats, que de luttes et, très probablement que de lumières ! Si nous savions toute leur histoire intérieure pendant ces vingt-neuf ans, qui sait dans combien de secrets pénétreraient nos regards ?

Les vingt-neuf ans passèrent et Siméon dit à Jean : « Je suis un nouvel appel de Dieu. Il veut que désormais je converse avec les hommes. »

Jean fut épouvanté. Il trembla de voir son ami tomber dans l’illusion. Il le détourna de son entreprise, jusqu’au moment où, vaincu par la sagesse de Siméon, il comprit que celui-ci était réellement inspiré de Dieu. D’ailleurs, une apparition de Nicon vint dissiper ses derniers doutes. Siméon partit ; mais il promit à Jean, dans la solennité de leurs adieux, qu’il le reverrait une fois avant de mourir.

Siméon alla d’abord à Jérusalem, et pendant trois jours d’une ardente et continuelle prière, il demanda à Dieu de cacher pendant toute sa vie aux hommes les faveurs qu’il lui ferait. Il demanda de passer pour fou.

Cette conduite étrange et qui appartient à l’ordre des choses mystérieuses rentre dans la loi que je constatais tout à l'heure.

Certes, l’humilité n’exige pas habituellement l’acte que fit Siméon. Mais il y a chez les Saints des violences mystérieuses qui répondent à des secrets inconnus, et sont peut-être destinées à compenser les violences que les hommes commettent en sens inverse, dans le sens du péché. Un excès apparent compense un excès réel.

A dater de ce moment, la vie de saint Siméon renversa toutes les habitudes des hommes et même presque toutes les habitudes des Saints. Autant il s’était appliqué à fuir les hommes, autant il s’appliqua à s’y mêler. Mais, au lieu de chercher parmi eux ce qu’on y cherche ordinairement, il chercha et trouva le contraire. Il passa pour fou et, à travers tout ce qu’il fallait pour produire l’effet contraire, il produisit l’effet demandé et promis. Il est vrai qu’il le rechercha par tous les moyens naturels. Mais, à l’instant où sa sagesse allait le trahir, toujours quelque chose d’inattendu vint au secours de son désir et lui conserva l’apparence de la folie. Ainsi, sa conduite vis-à-vis des hommes fut différente dans les deux phases de sa vie : il commença par les fuir et finit par les rechercher. Mais l’unité de l’Esprit préside à ces différentes démarches ; car il cherche l’obscurité d’abord, ensuite le mépris ; de sorte que la prudence humaine est deux fois confondue, par sa retraite d’abord et, comme si cela ne suffisait pas, par son audacieuse immixtion.

Car si jamais quelqu’un prêcha à temps et à contretemps, ce fut lui. Il ne choisissait ni les hommes, ni les choses, ni les compagnies, ni les moments. Il se jetait dans la mêlée des aventures humaines ; il se précipitait à la tête des pécheurs sans regarder aux circonstances. Il ne se croyait pas tenu aux précautions qu’ont observées beaucoup de Saints. Même vis-à-vis des dangers, il usait d’une liberté merveilleuse. Car le vieillard Nicon lui avait promis, dans son apparition, que les périls de la chair n’existaient plus pour lui. C’est pourquoi il se lançait dans les sociétés les plus mal famées. Il abordait les voleurs dans leurs antres, les hommes et les femmes de mauvaise vie. Seulement l’Esprit qui le conduisait éclatait par des conversions d’autant plus frappantes que les habitudes du prédicateur étaient plus extraordinaires et ses paroles plus intempestives. Il réussissait là où un autre eût échoué cent fois, et il réussissait sans se trahir. On disait : « Siméon est fou, » ou bien on ne disait rien ; mais on se trouvait converti.

Un jour, par compassion pour sa folie, le diacre de l’église d’Emère donna l’hospitalité à Siméon. Quelque temps après, voici le diacre accusé de meurtre. Toutes les apparences sont contre lui : il est condamné à mort. Au moment de l’exécution, la potence étant déjà dressée, deux cavaliers arrivent bride abattue et criant au bourreau : « Arrêtez, arrêtez ; celui-ci est innocent. Nous tenons le coupable, »

Le diacre délivré vient trouver Siméon, et lui voit sur la tête deux globes de feu. Il n’ose approcher ; mais Siméon lui dit : « Rends grâce à Dieu, mais souviens-toi de deux pauvres que tu as refusé de secourir quand tu pouvais le faire. C’est pour cette faute vraie que tu as été accusé d’un crime faux. »

Prévoyant le tremblement de terre qui allait renverser Antioche, il entra dans un édifice public, un fouet à la main. Il frappa certaines colonnes, disant : « Toi, ne bouge pas. Ton seigneur t’ordonne de demeurer ferme. »

Les colonnes qu’il avait touchées restèrent immobiles. Il avait dit à l’une d’elles : « Toi, tu ne tomberas ni ne tiendras. »

Celle-ci demeura penchée et fendue.

Il entra dans une école et salua respectueusement certains enfants.

Puis, se tournant vers le maître : « Oh ! gardez-vous de les frapper, dit-il. Je les aime et ils vont faire un grand voyage. » Le maître d’école regarda sortir le fou. Mais bientôt la peste se déclara dans la ville, et tous les enfants qu’avait salués Siméon moururent.

Et cependant il passait pour fou. Il est vrai qu’il soutenait sa réputation en mettant de son côté toutes les apparences de la folie. Mais, dans une circonstance où quelqu’un allait dire la vérité, celle-ci fut retenue d’une façon effrayante sur les lèvres d’où elle allait sortir.

Parlant à un homme riche et puissant qui demeurait aux environs d’Emère, Siméon lui avait dit : « Tu as fait cette action que personne ne sait. Tu as cette pensée que personne ne connaît. »

Cet homme, épouvanté comme en présence d’un prophète, voulut publier la merveille qu’il voyait. Mais sa langue demeura immobile, et il cessa de pouvoir parler.

Ainsi la prière de Siméon demeura exaucée ; ainsi la vérité fut arrêtée un moment par la prière de Siméon, comme autrefois le soleil par la prière de Josué. Ainsi éclata la puissance qui présidait à l’erreur des hommes.

Le temps arrivait où, dans les décrets éternels, Siméon devait se reposer. Il en fut prévenu intérieurement, et il retourna à son ancienne solitude pour tenir la promesse qu’il avait faite à Jean, le revoir avant de mourir et lui annoncer leur prochain départ à tous deux. On ne connaît pas leur conversation. Quels souvenirs et quelles espérances s’élevèrent en eux, après une telle union, après une telle séparation, après une telle vie, avant une telle mort ? Nous l’ignorons. Siméon revint chez son hôte, le pria de ne point entrer avant deux jours dans sa cellule et s’y enferma. Car il voulait dérober sa mort comme sa vie à la connaissance des hommes. Il voulut même les tromper par sa mort comme par sa vie ; il se cacha sous les sarments qui lui servaient de lit, et mourut.

Quand on entra, au bout de deux jours, dans sa cellule, on le trouva mort, et le lieu où gisait son corps fit croire qu’il avait rendu l’âme dans quelque égarement et dans un accès d’insanité.

On porta son corps, sans honneur, au cimetière des pèlerins. Mais des voix célestes s’élevèrent en l’air, et les anges chantèrent, puisque les hommes ne chantaient pas. Stupéfaits de cette merveille, les habitants d’Emère se souvinrent et se repentirent. Sortant de leur sommeil, ils se rappelèrent les prophéties et les vertus de celui qu’ils avaient possédé au milieu d’eux sans le connaître. Depuis qu'il était venu de la solitude, ses cheveux et sa barbe n’avaient jamais poussé, et sa tonsure était restée sur sa tête, une fois pour toutes, sans avoir besoin d’être renouvelée.

Suivant l’usage des hommes, ceux qui l’avaient méconnu vivant le pleurèrent mort, et chacun se dit : Si j’avais su !

Mais les prodiges de sa vie n’apparurent qu’à ce moment.

Le Martyrologe romain fait mention de lui au premier jour de juillet.

Ernest HELLO. Physionomies de saints.

SOURCE : https://archive.org/stream/PhysionomiesDeSaintsParErnestHello/physionomies%20de%20saints_djvu.txt

Fols-en-Christ: saint Syméon

Saint Syméon d’Emèse (21 juillet)

Saint Syméon naquit vers 522 pendant le règne de Justinien dans la ville d’Edesse. Il était d’une famille noble et riche. A l’âge de trente ans, le saint partit pour Jérusalem pour vénérer la Très Vénérable Croix du Sauveur et, de là, il alla au monastère de saint Gérasime. L’higoumène Nicon lui conféra la tonsure du grand schème angélique. Après une année, il quitta secrètement le monastère, de nuit, et s’installa dans le désert, près de la Mer Morte, où il s’adonna au combat ascétique, souffrant de grands maux et cruautés de Satan et des hommes pendant environ trente ans. Par ce combat, il devint si étranger aux passions que sa chair était aussi insensible que le bois qui n’a nul désir.

En 582, à l’âge de soixante ans, saint Syméon quitta le désert pour «admonester le monde». Mais avant d’entreprendre le combat spirituel de la folie pour le Christ, il revint à Jérusalem pour vénérer la Croix du Sauveur. De Jérusalem, saint Syméon alla à Emèse et commença son ascèse de folie en Christ.

L’historien Evagre, contemporain de saint Syméon, écrit : «Cet homme avait renoncé à la vaine gloire au point que, pour ceux qui ne le connaissaient pas, il semblait fou, même s’il était rempli de sagesse et de la grâce de Dieu. La plupart du temps, il vivait tout à fait seul, ne laissant personne voir quand et comment il priait, mangeait et quand il jeûnait.

Quelquefois, il apparaissait sur les routes et les places principales en extase, semblant être privé de bon sens, fou. Quelquefois, souffrant de la faim, il entrait furtivement dans une auberge et commençait à manger la première nourriture qui était à portée de sa main. Si quelqu'un lui manifestait du respect par un enclin, il partait contrarié en toute hâte, craignant que ne soit révélée sa vertu».1

Dans la biographie détaillée du saint qui fut traduite dans les temps anciens en slavon, il est raconté qu’un jour, le bienheureux trouva un chien mort sur un tas d’ordures, à l’extérieur de la ville. Il prit la corde qui le ceignait et l’attacha au chien qu’il traîna ainsi dans toute la ville. Quelques enfants se mirent à crier en le voyant : «Un moine fou ! Un moine fou !» et ils lui jetèrent des pierres et le frappèrent avec des bâtons. Le jour suivant, jour du Seigneur, il mit des noix dans le creux de sa chemise, entra à l’église pendant la Divine Liturgie et se mit à éteindre les cierges avec des noix. Quand des gens essayèrent de le chasser, il courut à l’ambon et se mit à bombarder les femmes. Il fut chassé de l’église et tandis qu’il courait dans les rues, il renversa les tables sur lesquelles étaient mis les pains à vendre. Les vendeurs de pain le battirent presque à mort.

Un jour, un marchand qui suivait l’hérésie de Sévère vit le bienheureux oisif et crut qu’il pourrait le faire travailler pour un prix dérisoire. «Pourquoi es-tu oisif, vieil homme ? Viens travailler pour moi au marché» ! Syméon accepta mais, une fois en charge de son étal, il commença à donner les marchandises gratuitement à tous les pauvres qui passaient par là. De plus, il commença à manger lui-même ces denrées sans les payer. Quand le marchand revint pour inspecter l’étal, il fut content de voir que son stock avait presque disparu, mais quand il vit qu’il n’avait pas gagné d’argent, que les marchandises avaient été données, il battit violemment le saint et le chassa.

Le bienheureux avait quelques amis proches avec lesquels il se comportait normalement et sans sa folie feinte. Un de ces amis était domestique et avait commis un acte honteux avec une servante et l’avait rendue enceinte. Quand le maître força la jeune fille à nommer le responsable de son état, elle clama que c’était Syméon qui l’avait rendue enceinte. Elle affirma ce mensonge sous serment. Quand Syméon entendit cela, il ne nia point, il dit seulement que son corps était un vase fragile. Quand ces paroles se répandirent partout et déshonorèrent complètement Syméon, il n’apparut plus en public, à cause de sa honte supposait-on.

Cependant, quand vint le temps de la délivrance pour la femme, les douleurs de l’enfantement devinrent des tourments excessifs d’une force intolérable qui mettaient sa vie en danger. Syméon apparut alors d’une manière inopinée et quelqu'un le supplia de prier pour la jeune fille à la torture. Il annonça à la cantonade que cette femme n’accoucherait pas tant qu’elle ne donnerait pas le nom véritable de l’homme avec lequel elle avait conçu cet enfant. Dès qu’elle le fit, l’enfant naquit promptement et sans efforts.

A une autre occasion, il fut remarqué que Syméon entrait dans la maison d’une femme de mœurs dissolues et, ayant fermé la porte derrière lui, il resta quelque temps avec elle. Puis il ouvrit la porte et sortit en hâte, regardant dans toutes les directions si quelqu'un le voyait. Cela accrut encore plus la suspicion, si bien que ceux qui l’avaient vu appelèrent la femme et lui demandèrent pourquoi Syméon était chez elle et pendant combien de temps. La femme témoigna sous serment qu’elle n’avait pas pris de nourriture pendant trois jours à cause de sa pauvreté. Saint Syméon lui apporta de la viande, du pain et du vin et, ayant fermé la porte, lui dit de manger tout son soûl. Quand elle eut fini, le saint prit le reste et partit.

En 588, il prédit un tremblement de terre qui secoua la côte de Phénicie et ravagea plus particulièrement les villes de Beyrouth, Biblos et Tripoli. Plusieurs jours avant le tremblement de terre, Syméon prit un fouet et commença à frapper certains piliers sur lesquels reposaient des bâtiments, disant aux uns : «Restez fermes, le Seigneur vous l’ordonne !», aux autres : «Ne restez pas debout et ne tombez pas» ! Et, pendant le tremblement de terre, tous les piliers à qui il avait demandé de rester fermes restèrent entiers et ne bougèrent pas. Tous les autres tombèrent et furent réduits en gravats avec les bâtiments qu’ils soutenaient. Ceux à qui il avait dit de ne pas rester debout et de ne pas tomber, craquèrent de haut en bas et s’écroulèrent au centre, mais ils ne tombèrent pas.

Dix jours avant son trépas, le saint eut une conversation avec son ami le diacre Jean. Il l’instruisit pour le salut de son âme et il lui annonça sa fin prochaine. Le diacre promit de venir dans la «porcherie» où vivait le saint après deux jours. Saint Syméon resta dans sa hutte jusqu’à sa mort. Enfin, des mendiants qui étaient amis du fol-en-Christ, remarquèrent qu’ils ne l’avaient pas vu depuis deux jours et allèrent vérifier qu’il ne soit pas malade. Ils le trouvèrent mort sous sa couche. Celui qui avait vécu comme un fou, mourut comme un fou sous son lit au lieu d’être dessus. Il rechercha l’humilité jusques dans la mort.

Sans cérémonie, les mendiants prirent le corps du serviteur de Dieu et l’emportèrent au champ du Potier local pour y être enterré. Ils portèrent les reliques et passèrent ainsi devant la maison d’un juif nouvellement baptisé et, tandis qu’ils passaient, le nouvel illuminé entendit un chant angélique. Il se précipita à sa fenêtre pour voir ce qui arrivait mais il n’aperçut que deux mendiants portant le fol-en-Christ mort vers sa sépulture de pauvre. Mais les voix des merveilleux chantres continuaient. Les anges de Dieu accompagnaient les reliques sacrées du fol-en-Christ qui avait été élevé plus haut que les anges. Une grande fragrance remplit l’air et le nouveau chrétien, glorifiant Dieu, se hâta de rejoindre l’humble procession. Il enterra les saintes reliques de ses propres mains et parla à tout le monde du chant miraculeux et de l’ineffable fragrance qui avaient accompagné les reliques du saint.

Le diacre Jean arriva trop tard à la hutte pour trouver les reliques du saint. Il rechercha en larmes le cercueil du saint, voulant lui donner une sépulture honorable. Quand le cercueil fut ouvert, il n’y avait cependant aucun corps à l’intérieur ! Dieu avait déjà accompli la translation des reliques en un lieu ignoré. C’était un trésor trop grand pour l’homme. Ils comprirent alors seulement que ce «fou» était en réalité le plus sage de tous les sages.

Le saint et juste Syméon s’endormit dans le Seigneur le 21 juillet, vers 590. Les détails de sa vie furent collectés par le diacre Jean qui les donna à saint Léonce, le grand évêque de Néapolis de Chypre. Saint Léonce publia la vie du saint pour l’édification des fidèles.

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

Lev Puhalo & Vasili Novakshonoff. God's Holy FoolsSynaxis Press, Montreal, CANADA, 1976

SOURCE : https://orthodoxologie.blogspot.com/2009/12/fols-en-christ-saint-symeon.html

Saint SYMÉON d'ÉMÈSE, le Fou pour le Christ, et de son compagnon d'ascèse JEAN(1)

Le 21 juillet

Saints Syméon et Jean étaient originaires de Syrie et vivaient sous le règne de Justinien: Jean, âgé de vingt-deux ans, venait juste de se marier, et Syméon, de deux ans plus âgé, n'avait pour seule famille que sa vieille mère. S'étant liés d'amitié lors d'un pèlerinage aux Lieux saints, entrepris à l'occasion de la fête de l'Exaltation de la Croix, ils décidèrent de continuer ensemble leur périple. Quand ils parvinrent dans la région de Jéricho, Jean dit à son compagnon que les hommes qui habitaient dans les monastères près du Jourdain étaient semblables aux Anges de Dieu et, montrant du doigt la route qui y menait, il dit: « Voilà la route qui mène à la vie. » Désignant ensuite la grande route publique, il ajouta: « Et voici le chemin qui mène à la mort. »

Après avoir prié et tiré au sort le chemin qu'ils devaient prendre, ils se rendirent au monastère de Saint Gérasime, avec grande joie et en oubliant tout attachement au monde. L'higoumène du Monastère, le bienheureux Nicon, avait reçu une révélation concernant l'arrivée des deux jeunes gens, et ils le trouvèrent à la porte, pour leur souhaiter la bienvenue et les exhorter au renoncement, en prophétisant quel serait leur mode de vie futur. A leur demande, Nicon les tonsura immédiatement et les revêtit du Saint Habit monastique, les introduisant à une vie nouvelle par ce second Baptême. Craignant toutefois de perdre le zèle divin qui brûlait en leur coeur et la gloire lumineuse qu'ils avaient vue resplendir sur l'Habit monastique, ils décidèrent, deux jours plus tard, de quitter le Monastère et de se séparer de tout homme, pour vivre dans le désert, abandonnés à la Providence. Es prirent donc la route en direction de la mer Morte et s'arrêtèrent en un endroit du désert, nommé Arnonas, où ils trouvèrent les installations et quelques provisions laissées par un ermite, mort quelques jours auparavant. Mais dès qu'ils commencèrent leurs combats ascétiques dans la solitude, ils furent assaillis par le souvenir de leurs proches: Jean à l'égard de son épouse et Syméon de sa mère. Pressés par ces pensées et par l'épreuve de l'acédie, ils étaient près d'abandonner la lutte, mais, chaque fois, le souvenir de la gloire qu'ils avaient vue resplendir au-dessus de l'Habit monastique et l'apparition en songe de leur père spirituel, leur donnaient le courage de persévérer. Ils demeuraient dans des cellules séparées d'environ un jet de pierre, et quand ils étaient accablés par les tentations ou par l'acédie, ils se retrouvaient pour prier ensemble. Ils se racontaient alors leurs visions, et se réjouissaient d'avoir été délivrés par Dieu de la préoccupation de leurs parents pour persévérer, nuit et jour, dans la prière sans distraction. Ils firent ainsi de tels progrès, qu'en peu d'années ils furent jugés dignes des visites de Dieu et du don des miracles.

Au bout de trente ans passés dans le désert, exposés aux rigueurs du climat et aux innombrables machinations du diable, Syméon, ayant atteint la bienheureuse impassibilité par la vertu du Saint-Esprit qui habitait en lui, proposa à son compagnon de quitter le désert, afin de sauver d'autres hommes en tournant le monde en dérision par la puissance du Christ. Jean, croyant qu'il était victime d'une illusion démoniaque, l'admonesta et lui rappela la promesse qu'ils s'étaient faite mutuellement de ne jamais se séparer. Mais aucun argument ne put vaincre la résolution de Syméon et, comprenant qu'il s'agissait d'une inspiration divine, Jean le laissa partir, après lui avoir fait promettre qu'ils se reverraient avant de quitter cette vie.

Syméon se rendit d'abord en pèlerinage à Jérusalem d'où, après avoir prié pendant trois jours sur les Lieux Saints, il partit pour Émèse, décidé à feindre la folie pour accomplir son ministère de salut. Il fut ainsi le premier à embrasser cette ascèse périlleuse de la folie pour le Christ(2) . Appliquant littéralement les paroles de l'Apôtre: « Que celui qui veut être sage devienne fou en ce monde-ci, pour qu'il devienne sage » (I Cor. 3:18), tout son propos était de sauver les âmes, soit par des procédés risibles et des artifices calculés, soit au moyen de miracles qu'il accomplissait en s'offrant à la dérision et au mépris, soit par des instructions et des paroles prophétiques qu'il prononçait en contrefaisant la folie. Dans tout cela il s'efforçait de rester caché et inconnu des hommes, afin de fuir leur louange et leurs honneurs, de manière à vivre dans le monde comme au désert.

Il fit son entrée dans la ville en traînant, attaché à sa ceinture, le cadavre d'un chien qu'il avait trouvé sur un tas de fumier, et poursuivi par les enfants de l'école qui se moquaient de lui. Le lendemain, qui était un dimanche, il entra dans l'église et se mit à éteindre les cierges en lançant des noix sur les flammes. Comme on voulait le chasser, il monta à l'ambon et bombarda les femmes avec ses noix. Finalement jeté dehors, il renversa les tables des pâtissiers, qui le rouèrent de coups. Un marchand de beignets le prit en pitié et lui proposa de tenir son échoppe, mais Syméon se mit à distribuer gratuitement la marchandise aux passants et à manger goulûment les beignets, car il était à jeun depuis une semaine. Averti par sa femme, le marchand chassa le Saint en le frappant. Le soir venu, Syméon, prenant des charbons ardents à pleine main, y fit brûler de l'encens, mais dès que la femme du marchand s'en aperçut, feignant de s'être brûlé, le bienheureux plaça les braises dans son manteau qui resta lui aussi inconsummé. Par la suite, il provoqua la conversion du marchand, qui était disciple de Sévère d'Antioche, en expulsant un démon.

Syméon se mit ensuite au service d'un cabaretier qui se montrait cruel et sans pitié à son égard, bien que les facéties du Saint aient augmenté sa clientèle. Un jour, il châtia violemment Syméon, qui venait de briser une chopine de vin. Mais quand il vit lui-même le serpent qui avait déposé son venin dans le récipient détruit par le Saint, il brisa tout le reste de la vaisselle, en essayant de tuer le reptile. Dès lors considéré comme un Saint par son patron, Syméon feignit de vouloir déshonorer la femme du cabaretier qui, alerté par les cris de son épouse, chassa le Saint en le frappant.

L'homme de Dieu vivait en pleine ville, impassible, et comme délivré des soins du corps et des conventions de la pudeur: faisant ses besoins en public, entrant nu, ses vêtements enroulés sur la tête, dans le secteur du bain public réservé aux femmes, dansant avec les actrices qu'il tenait par la main ou jouant avec les prostituées, sans ressentir le moindre mouvement charnel et en gardant l'esprit imperturbablement occupé à l'oeuvre de Dieu. Il utilisait ce stratagème pour se familiariser avec ces femmes de mauvaise vie, et il leur proposait en secret une forte somme si elles gardaient la chasteté. Quand il apprenait que l'une de ses "amies" était retombée dans la luxure, il la châtiait, soit par une maladie, soit en permettant à un démon de la tourmenter. Il avait aussi reçu le charisme de l'abstinence et passait tout le Grand Carême sans rien manger; mais parvenu au Grand Jeudi, il s'asseyait à l'étal d'un pâtissier et dévorait des gâteaux au grand scandale des bien-pensants. D'autres fois, après avoir passé la semaine à jeun, il mangeait de la viande en public.

Un jour, il se mit à jeter des pierres sur les passants qui voulaient s'engager dans une rue hantée, les sauvant ainsi de la perdition. Une autre fois, il frappa de strabisme des fillettes qui s'étaient moquées de lui, puis il en guérit certaines en leur baisant les yeux, mais laissa les autres dans cet état, car il avait discerné qu'autrement elles seraient tombées dans la débauche. Le dimanche, il se tenait à la sortie de l'église en mangeant des saucisses, qu'il avait enroulées en chapelet autour de son cou, comme une Etole de Diacre, et en tenant dans la main gauche un pot de moutarde avec laquelle il badigeonnait la bouche de quiconque se moquait de lui. C'est aussi en enduisant de moutarde les yeux d'un paysan, qui avait été frappé de cécité à la suite du vol des chèvres de son voisin, qu'il le guérit. Une fois, il paralysa la main d'un jongleur en lui lançant une pierre, puis le guérit en lui apparaissant en rêve et en lui faisant promettre d'abandonner son métier. Une autre fois, il se mit à frapper les colonnes de l'école avec un fouet, prédisant ainsi le tremblement de terre qui allait bientôt détruire la ville d'Antioche (588); et le séisme survenu, aucune des colonnes qu'il avait frappées ne s'écroula. Avant une épidémie de peste, il alla embrasser les enfants qui allaient en être victimes, en leur souhaitant bon voyage. Il entrait souvent dans les maisons des riches, pour y faire ses bouffonneries habituelles et feignait d'embrasser les servantes. L'une d'elles ayant accusé le Saint de l'avoir mise enceinte, Syméon prit soin de la femme pendant sa grossesse, mais elle ne put mettre l'enfant au monde tant qu'elle n'eut pas révélé le nom du vrai père. La sollicitude du Saint Fou s'étendait sur tous, et en particulier sur les possédés, dont il guérit un grand nombre par sa prière, après avoir feint d'être comme eux. Un artisan juif le vit un jour entouré de deux Anges; il voulut révéler son secret, mais Syméon lui apparut en songe et lui scella la bouche. La même chose arriva à tous ceux qui découvrirent sa vertu: ils se trouvèrent dans l'impossibilité de la publier.

Par tous ces actes prophétiques et par les harangues qu'il faisait en public en simulant la folie, Saint Syméon — qui s'adressait toujours aux hommes en les traitant de "fous" ou d'"insensés" — dénonçait les crimes des uns, les vols et l'impudicité des autres, en sorte que par ce moyen il parvint à mettre fin dans presque toute la ville d'Émèse à l'habitude du péché. Ne possédant rien en ce monde, il passait toutes ses nuits en prière dans une cabane branlante, d'où il sortait, au matin, après avoir baigné le sol de ses larmes pour le salut de ses frères; et il faisait alors son entrée en ville, la tête couronnée d'une branche d'olivier et en tenant à la main un rameau, dansant et criant: « Victoire pour l'Empereur et pour la ville! » Il signifiait par ces mots, la victoire acquise par l'intellect et par son âme dans le combat de la prière. Il avait aussi obtenu de Dieu que ses cheveux et sa barbe ne poussent point, tout le temps qu'il passerait à Émèse dans son ministère, si bien qu'il était privé du respect que provoque l'apparence des moines.

Il ne parlait de manière sensée qu'avec le Diacre Jean, dont il avait guéri le fils et qu'il avait délivré d'une accusation calomnieuse de meurtre. Un arôme délicieux sortait alors de sa bouche, mais il menaçait son interlocuteur de terribles tourments dans la vie future, s'il dévoilait son secret. Lorsqu'il eut accompli sa course, deux jours avant de quitter cette vie, Syméon raconta toute sa vie au Diacre et lui révéla que, conformément à la promesse qu'ils s'étaient faite en se quittant, il avait vu en vision son compagnon, Jean l'ascète, avec une couronne sur la tête portant l'inscription: « Couronne de la patience au désert ». Et celui-ci lui avait répondu qu'il porterait, quant à lui, les couronnes de toutes les âmes qu'il avait sauvées par ces facéties. Après avoir exhorté le Diacre à la miséricorde et à ne jamais approcher du Saint Autel avec dans le coeur des mauvais sentiments contre quelqu'un, il prit congé de lui. Il se retira dans sa cabane et, ne voulant pas même devenir objet d'admiration par sa mort, il se glissa sous un tas de bois qui s'y trouvait habituellement, de sorte à faire croire qu'il avait péri écrasé. Comme au bout de deux jours ses familiers ne l'avaient pas vu en ville, ils se rendirent à la cabane et le trouvèrent mort. Croyant qu'il avait été victime d'un accident, ils ne prirent même pas soin de lui faire la toilette funéraire et allèrent l'enterrer, sans cierges ni psalmodie, dans le cimetière réservé aux étrangers. Quand le cortège passa devant la maison d'un verrier juif, qui avait été converti par Syméon, celui-ci entendit une psalmodie telle qu'on ne peut en entendre de pareille sur la terre, chantée par une foule immense mais invisible. Frappé de stupeur, il regarda par la fenêtre et vit seulement deux hommes qui transportaient la dépouille de l'homme de Dieu. Il s'écria alors: « Bienheureux es-tu, Fou, car privé de l'accompagnement d'une psalmodie humaine, tu as les Puissances célestes qui t'honorent par leurs hymnes! » Et il descendit pour aller l'enterrer de ses mains. Quand le Diacre Jean apprit la mort du Saint, il se rendit au cimetière et ouvrit la tombe. Mais il la trouva vide, et il en déduisit que le Seigneur avait glorifié son serviteur en le transférant dans la gloire avec son corps, avant la Résurrection. C'est alors seulement que les habitants d'Émèse comprirent qu'un nouvel apôtre avait vécu parmi eux, pour leur procurer le Salut tout en restant caché.

1). Leur admirable Vie a été composée par Léonce de Néapolis (VIIe s.), auteur de la vie de St Jean le Miséricordieux.

2). Cf. St André le Fou pour le Christ, 28 mai, note 5.

SOURCE : http://religion-orthodoxe.eu/article-saint-symeon-d-emese-le-fou-pour-le-christ-et-de-son-compagnon-d-ascese-jean-1-53893169.html



Saint Simeon Salus

Also known as

Simeon Solos

Simeone Salos

Simeon the Fool

Simeon the Insane

Symeon…

Memorial

21 July

formerly 1 July

Profile

A man who lived as a simple fool for Christ and became known for his holy wisdom and miraclesPilgrim to many holy places. Longtime friend and travelling companion of Saint John of Edessa. Desert hermitHermit in Emesa (modern Homs), Syria.

Born

Edessa, Syria

Canonized

Pre-Congregation

Additional Information

Book of Saints, by the Monks of Ramsgate

Lives of the Saints, by Father Alban Butler

Lives of the Saints, by Father Francis Xavier Weninger

Roman Martyrology

books

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Santi e Beati

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Santi e Beati

MLA Citation

“Saint Simeon Salus“. CatholicSaints.Info. 12 January 2022. Web. 1 July 2022. <https://catholicsaints.info/saint-simeon-salus/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-simeon-salus/

Saint Simeon Salus - Confessor

Saint of the Day : July 21

Other Names :

Simeon Solos, Simeon the Fool, Simeon the Insane, Symeon

Memorial :21 July. Formerly 1 July

Born : Edessa, Syria

The Catholic Church, which presents to us during the year so great a number of Saints, of whom some became famed on account of their apostolic zeal in converting the heathen, others for their firmness in faith, others again for their heroic patience under trials, suffering persecutions and adversity, for forsaking all temporal goods, preserving their purity unspotted, or for some other great virtues, has to-day on record, in her book of Martyrs, a Saint who, in a very peculiar manner, attained perfection and gained life everlasting. He acted the fool in order to hide his virtues, make himself despicable to the world, and thus entirely uproot in his heart the inborn pride and ambition of man. The name of this Saint was Simeon. His second name, Salus, which in Syriac means fool, was given to him for the above-mentioned cause. He was born at Edessa in Syria, of rich and zealous Catholic parents, by whose solicitude he was piously educated and instructed in several branches of learning. When nearly twenty years old, he went with one of his most intimate friends to Jerusalem to assist at the celebration of the Exaltation of the Holy Cross. On his return he went with the same companion into a monastery where Saint Nicon was Abbot and remained there for some time in pious seclusion. Desiring, however, to lead a still stricter life, he left the monastery with the Abbot’s permission and went with one of the brotherhood into a desert, where he found a little hut in which but lately a holy hermit had dwelt, and there he and the brother took up their abode. After having lived with great austerity in this solitude more than twenty years, he was inspired to return to the world, but to conduct himself as if he were demented, that, derided and despised by his fellow-beings, he might overcome all his secret hopes and aspirations, but, at the same time, have an opportunity to give wholesome admonitions to men. Simeon revealed this inspiration to the brother, who vainly endeavored to prevent him from so singular an undertaking: for Simeon – concluding after fervent prayer that the thought had come from God, who calls not all to heaven by one road – bade farewell to his companion and returned to Jerusalem to visit once more the holy places. Remembering on this occasion how Christ had been derided and despised during His passion, and how He of His own free will had suffered that they should thus scoff and ridicule Him, he became still more strengthened in his resolution. Not to be guided, however, entirely by his own mind, he went from Jerusalem, in the habit of a hermit, to his native place, Edessa, and there informed a deacon, renowned for his sanctity, of the thought that God had given him, and at the same time, of his intention to follow the inspiration. The pious Deacon inquired into all the circumstances and, having prayed for the counsel of the Almighty, praised Simeon’s resolution and encouraged him to fight against hell in the manner God had revealed to him. He further advised him to begin his work with trust in the aid of heaven and to continue it with unabating zeal.

Full of confidence, Simeon commenced to represent in all his actions, in his gait, way of conversing, in his look and manner, a person who has lost his reason, without, however, saying or doing any thing that could in the least offend God or give others an opportunity for so doing. Among other things, it is related of him that he found, outside the city upon a dunghill, a dead dog to which he tied a cord that he wore, and thus dragged it through the streets of the city. One may easily fancy how the children, who just left school, scoffed when they saw him. They ran after him, pelted him with mire and stones, pushed him hither and thither, drove him from one street to another, crying, “Look! this monk is crazy.” Another time, when he was considerably advanced in years, he sought the society of the children, sat down with them in the streets, built with them houses out of clay, etc. Sometimes he ascended high places and threw nuts and pebbles upon those who passed by. In one word, he feigned to be a most singular being, and was regarded as such bv the whole city. Incredible is the derision, the wrong and the disgrace which he suffered on account of it, but this was just what he was seeking, and it may safely be said that few children of the world were so eager in the pursuit of honor and esteem, as Simeon was to be derided and despised. He manifested as much joy when he saw himself scoffed at and ridiculed as others evince delight at being praised. Notwithstanding all this, however, the life he led was most austere; more than once he passed 40 days without taking any nourishment, except on Sundays and Thursdays. In the miserable hut in which he lived there was nothing but a bundle of leaves which served him as a pillow. The night he passed mostly in prayers and tears; and after making a long visit to the Church in the morning, he went to his work and to his usual practice of feigned folly. He, however, used this as a means to convert many souls; as, on account of his supposed want of reason, every door was open to him. This opportunity he improved either to exhort the people or to admonish them to repentance with the most fearful threats. God blessed the holy endeavors of His servant by aiding him to convert many. This was especially perceptible in the case of fallen women. Simeon begged money, and bringing it to the houses where he knew such persons lived, he made them a present of it; asking in return their friendship. By this means he prevented many from committing sin, and thus slowly brought them to the path of virtue.

The Almighty, who gave to this work of His servant especial grace, would also manifest to future generations that he was well pleased with this way of acting, and that He had, in truth, inspired it; for although it was most singular and unusual, yet it taught men what, with the grace of God, we are able to do in order to conquer evil inclinations. It is known that God wrought many miracles on the sick and the possessed through the merits of this Saint, but the holy man knew so well how to hide the gifts, that he was not esteemed by others on account of them. He sometimes joined the possessed, screamed as they did and acted like them in every way. The devil, that spirit of pride, could not endure the humility of the Saint, and hence left the bodies of the possessed, loudly crying that he had not a greater enemy than the fool of Edessa, who deprived him of so many souls. It is also well attested that Simeon was endowed with the gift of prophecy, and that he foretold at one time a terrible earthquake, and at another, a destroying pestilence. Besides this, the Almighty favored him with visions of angels and with revelations, and at last made known to him the hour of his death. Simeon prepared himself most carefully by partaking of the holy sacraments, and after relating to the above-mentioned pious deacon the high graces with which God had honored him, he begged him not to publish them before his death, and to come in a few days again and visit him. Two days later the deacon came to see him in his little hut, but found him dead. The body was covered with vine branches and shrubs. Every one came to see the corpse. “He died as he lived, a fool,” said the people; but when the deacon told them the life of the deceased and the reason of his feigned insanity, and when, at the same time, God wrought many miracles on the sick who touched his body, the citizens recognized with amazement how great a Saint had dwelt among them under the disguise of a fool. They further saw how divine a wisdom had been concealed under the supposed derangement of mind, and how rare, how heroic a virtue had dwelt under the lowly habit of the hermit. The Church presented him to the world as an unprecedented example of contempt of all human praise, all honor and esteem, as a most perfect conqueror of pride and self-esteem, as a zealous reformer of souls, who, although unrecognized by man while living, was yet great in the sight of the Almighty.

Practical Considerations

I. If you had lived at the time of this holy man, and had observed his actions, tell me, would you not have taken him to be a most singular, perhaps even a wicked man, as others did? and yet you would have been deceived; for, his heart was filled with heavenly wisdom, and his aim and end were not only blame less, but holy. May this teach you how guarded you ought to be in judging the actions of your neighbor, especially if you are not obliged by virtue of your calling to watch over him. Who made you a judge over your neighbor? Who gave you the power to scrutinize his actions? Leave that to the Almighty, who searches the heart and cannot err in His judgment. You, who are not able to look into the hearts of others, and see why they do this or that thing, may err and be deceived. How often have you been obliged to confess that you have been deceived in your estimation of others. Give not easily away to suspicion. If those under you are concerned, endeavor to investigate the matters thoroughly before you judge in regard to them, lay aside all suspicion, and follow the advice of Saint Bernard, who writes: “Be not an impertinent inquirer into the life and actions of others, nor a presuming judge: “that is, ask not out of curiosity how others live, or what their actions have been. Judge not their doings and habits. Do not misconstrue them. You ought to know that you commit great sin by judging rashly in matters of importance, and by misconstruing your neighbor’s actions. The surest way to avoid judging our neighbor is frequently to call to mind the words of Christ: “What is it to thee? follow thou me.” (John 21)

II. The manner in which Saint Simeon lived by inspiration of God and with the consent of another holy man, although more to be admired than imitated, contains nevertheless a lesson to the effect that you ought not to seek human praises or empty honors for the little good you are able to do. It is most certainly very absurd to be more zeal ous in the practice of good, be cause people will suppose us to be pious and praise us. God promises an eternal reward if we perform good deeds to His honor. Why then should we seek so poor a reward as human praise? May you be wise, and may the aim of all your actions be high; perform them for the honor of God, and through love of Him; this will obtain graces which the praises of men cannot impart.

As Saint Simeon Was not disturbed by the derision and ridicule of men in all that he did out of love to God, so ought you never to hesitate, if people deride or scoff at you, because you will not live like others, or be cause you decline joining in their vain, dangerous, perhaps, even sinful entertainments. Just so should you act, if your good deeds, your visits to church, your confessions, your listening to sermons, your retired life are misconstrued. Do not mind it, and do not, therefore, depart from the right road, but, on the contrary, show greater zeal to act rightly. Think and say with Saint Bernard: “I did not begin for your sake, neither for your sake shall I cease.” A time will come when your enemies will have to pay dearly for their scoffing, for he spoke the truth who said: “Judgments are prepared for the scorners.” (Prob. 19)

Source : Lives of the Saints, by Father Francis Xavier Weninger

SOURCE : https://saintscatholic.blogspot.com/2017/07/saint-simeon-salus-confessor.html

St. Simeon Salus

July 1, Saint

Source: Catholicsaints.info

Memorial

1 July

Profile

A man of Emesa, Syria who lived as a simple fool for Christ and became known for his holy wisdom and miracles.

Canonized

Pre-Congregation

He was a native of Egypt, and born about the year 522. Having performed a pilgrimage to Jerusalem, he retired to a desert near the Red Sea, where he remained twenty-nine years in the constant practice of a most austere penitential life. Here he was constantly revolving in mind that we must love humiliations if we would be truly humble; that at least we should receive those which God sends us with resignation, and own them exceedingly less than the measure of our demerits; that it is even sometimes our advantage to seek them; that human prudence should not always be our guide in this regard; and that there are circumstances where we ought to follow the impulse of the Holy Spirit, though not unless we have an assurance of his inspiration. The servant of God, animated by an ardent desire to be contemptible among men, quitted the desert, and at Emesus succeeded to his wish; for by affecting the manners of those who want sense, he passed for a fool. He was then sixty years old, and lived six or seven years in that city, when it was destroyed by an earthquake in 588. His love for humility was not without reward, God having bestowed on him extraordinary graces, and even honored him with the gift of miracles. The year of his death is unknown. Although we are not obliged in every instance to imitate St. Simeon, and that it would be rash even to attempt it without a special call; yet his example ought to make us blush, when we consider with what an ill will we suffer the least thing that hurts our pride. See Evagrius, a contemporary writer,1. 4, c. 5; the life of the saint by Leontius, bishop of Napoli in Cyprus; that of St. John the Almoner; and the Bollandists, t. 1Jul. p. 129.

SOURCE : https://catholic.net/op/articles/2573/cat/1205/st-simeon-salus.html

St. Simeon Salus, the Holy Fool

The feast day of Saint Simeon on July 1―a good reason to proclaim and enjoy ‘Fool for Christ Day.’

Angelo Stagnaro BlogsJuly 1, 2018

Everywhere we look, troubles assail us. Ireland has accepted abortion. Canada allows “trouples” in an unmarried polyamorous relationship to adopt children as if they were no more than a fashion accessory. Men assume they are women and vice versa. Christians are being slaughtered and no one cares. The Left has redefined the words “open-mindedness” and “tolerance” to mean, “You must agree with us or we will destroy you!” People have come to vilify Christians even though the later rarely, if ever, commit acts of terrorism while Islam is given a pass for the sake of political correctness, or perhaps fear of reprisals.

The world has officially gone mad. 

We all saw it coming. Both Popes Paul VI and St. John Paul II warned us about it. St. Anthony the Great even told us about this nearly 1700 years ago when he wrote, "Here comes the time, when people will behave like madmen, and if they see anybody who does not behave like that, they will rebel against him and say: ‘You are mad,’ — because he is not like them."

But the truth is, the world has always been messed up ever since the first two humans got kicked out of their cushy gated community.

There has never been a time in which all was well and good with the world. If this were Paradise, why would we need redemption or, indeed, look forward to yet another Paradise far off in the future? Christ didn't suffer and die for us because everything was hunky-dory.

And ever since Christians and Jews have noticed that not everything is as it should be with the world, there has been a class of holy people who have been given the grace to hold a mirror up to the world and ask, “Are you practicing what you preach?” They are called “holy fools.”

King David danced before the Ark of the Convent wearing not his kingly vestments but rather only a linen ephod, earning him the clucking tongues of some onlookers. (2 Samuel 6:14, 1 Chronicles 15-27)

The Prophet Isaiah walked around naked for three years warning the ancient Jews about their upcoming enslavement in Egypt. (Isaiah 2:2-3)

The Prophet Ezekiel lay before a brick and made sand castles around it to represent Jerusalem and the upcoming war against it. (Ezekiel 4:1-6) He baked bread with beans and peas in the dough and ate it for 390 days while lying on his left side (Ezekiel 4:9) and only when people were watching him. (Ezekiel 4:12)

The Prophet Hosea married a prostitute to symbolize the infidelity of Israel before God. (Hosea 3)

But this kind of foolishness and self-debasement didn’t end with the Jewish prophets. St. Paul proudly calls himself a “fool for Christ”―an expression that has caused a great deal of confusion in the ensuing 2000 years. 

Christ endured mockery and humiliation throughout His life and Passion. In fact, when He first preached the significance of the Holy Eucharist, a great number of His followers fell away at the seeming foolishness of eating His Body. (John 6:66-69)

Nicodemus was shocked when Jesus told him point-blank that only one who is born again can see the Kingdom of God. Nicodemus, who had been pretty calm and polite until that point raises his voice and asks, "How can a grown man be born again? He certainly cannot enter his mother's womb and be born a second time!" (John 3:4)

Christ constantly challenged established norms and concepts of God as He preached in ancient Israel. He had no problem overturning moneychanger’s tables (Luke 19:45-48) or working on the Sabbath (Mark 2:23-28,) or engaging in conversations with Samaritan women lingering at the village well (John 4:1-42), consorting with tax collectors and prostitutes (Mark 2:14-17,) rescuing adulteresses (John 7:53-8:11), or telling jokes to little kids (Matthew 19:13-15,) even though none of these behaviors was becoming of a first-century Jewish gentlemen―let alone the Messiah and the Son of God.

St. Paul describes the connection between foolishness and faith when he writes:

For Christ's sake we are fools; but you are wise in union with Christ! We are weak, but you are strong! We are despised, but you are honored! (1Corinthians 4:10-13)

For what this world considers to be wisdom is nonsense in God's sight. As the Scripture says, ‘God traps the wise in their cleverness.’ (1Corinthians 3:19)

For the message about Christ's death on the cross is nonsense to those who are being lost; but for us who are being saved it is God's power. The Scripture says, ‘I will destroy the wisdom of the wise and set aside the understanding of the scholars.’ …God has shown that this world's wisdom is foolishness! (1Corinthians 1:18-24)

This kind of foolishness isn’t restricted to people in the Bible. At one Christmas party, St. Francis of Assisi was so overwhelmed with joy due to the Reason for the Season, that he took the donated pork roast and smeared it on the walls of their grass hut so that, “the very house itself might share in the joy” he felt.

That’s a bit odd. I enjoy Christmas as much as the next Christian but I’ve never did that to my main course before.

One of Francis’ followers, Brother Juniper, once cut of the foot of a pig he didn’t own, leaving it to die in the forest so that he could offer it to a sick and dying friar. The swineherd was less than pleased at this development. But, upon learning of Juniper's reasoning, the man forgave him and delivered the rest of the pig to the friars.

Abbondanza!

On July 1, the Church celebrates Simeon Salus the Holy Fool―a sixth-century Christian monk born in Edessa. When he turned 20, he and his friend, John of Edessa, entered the monastery of Abba Gerasimus in Syria near the Dead Sea. They lived there for 29 years where he grew spiritually. At that point, Simeon was urged by God in a vision to move to Emesa to perform social and charitable works. The saint asked God to allow him to serve others in a way that they wouldn’t thank him. So, once in Emesa, Simeon feigned madness but despite his strange behavior, he brought many citizens to true conversion.

Simeon entered Emesa dragging a dog’s carcass after him. You may not approve of his educational model, but it’s certainly an attention-getter. Children chased and taunted him in the streets. Simeon often pretended to have a limp or would scoot about on his rear end. He would trip people if they ran past him. He would go to church and extinguish candles and throw nuts at women. On leaving, he overturned tables of pastries set up chefs on the street hoping to sell them. This didn’t make him popular―at least not at first. But the local deacon was a good friend―John from his monastery days―in whom he would confide. But despite his wild antics, Simeon fed the hungry, healed many possessed people by his prayer, reprimanded people when they refuse to obey the Gospel. Many of Simeon’s kindly acts were done in secret.

Interestingly, St. Simeon is the Patron Saint of Ventriloquists and Puppeteers because he often used puppets to challenge sinners and to castigate himself. This helps explain how it is that ventriloquists accept so much abuse from their dummies. 

Conventional worldly wisdom urges us all to get a good job, to get ahead by any means possible, to not care about our fellow man and to ignore God, charity and spirituality. Foolishness for Christ is the Spirit-guided refusal to live by the world’s rules for the sake of the World to Come. Thus, a man or woman who gives up his worldly possessions to join a monastery or who chooses to be homeless in order to assist other homeless people or who travels to a far-off land in order to evangelize are all holy fools. examples of this deliberate flouting of society's conventions to serve a religious purpose. 

The feast day of Saint Simeon on July 1―a good reason to proclaim and enjoy ‘Fool for Christ Day.’

Angelo Stagnaro Angelo Stagnaro ("Erasmus") performs as a stage magician and mentalist and divides his time between Europe and North America. He is the editor of “Smoke & Mirrors,” the Net's largest e-zine for professional magicians. He’s also the Guildmaster of the Catholic Magicians’ Guild and a professed member of the Secular Franciscans (Third Order Franciscans). Angelo has published articles in most of the major Catholic journals in the United States and Great Britain and had worked as a correspondent for the Catholic News Service having served as principle liaison for the wire service to the United Nations and to the Holy See's Office to the United Nations. Angelo has written six books on mentalism/cold reading including Conspiracy, Something from Nothing, The Other Side, Shibboleth and his upcoming Spur of the Moment. In addition, he’s written an instructional book for catechists which uses stage magic as a teaching tool for children and young adults entitled The Catechist's Magic Kit (Crossroad). His other books include How to Pray the Dominican Way (Paraclete) and The Christian Book of the Dead (Crossroad). His most recent book was released through Tau Publishing and is entitled A Lenten Cookbook for Catholics.

SOURCE : https://www.ncregister.com/blog/st-simeon-salus-the-holy-fool

July 1

St. Simeon

[Surnamed Salus. 1]  HE was a native of Egypt, and born about the year 522. Having performed a pilgrimage to Jerusalem, he retired to a desert near the Red Sea, where he remained twenty-nine years in the constant practice of a most austere penitential life. Here he was constantly revolving in mind that we must love humiliations if we would be truly humble; that at least we should receive those which God sends us with resignation, and own them exceedingly less than the measure of our demerits; that it is even sometimes our advantage to seek them; that human prudence should not always be our guide in this regard; and that there are circumstances where we ought to follow the impulse of the Holy Spirit, though not unless we have an assurance of his inspiration. The servant of God, animated by an ardent desire to be contemptible among men, quitted the desert, and at Emesus succeeded to his wish; for by affecting the manners of those who want sense, he passed for a fool. He was then sixty years old, and lived six or seven years in that city, when it was destroyed by an earthquake in 588. His love for humility was not without reward, God having bestowed on him extraordinary graces, and even honoured him with the gift of miracles. The year of his death is unknown. Although we are not obliged in every instance to imitate St. Simeon, and that it would be rash even to attempt it without a special call; yet his example ought to make us blush, when we consider with what an ill-will we suffer the least thing that hurts our pride. See Evagrius, a contemporary writer, l. 4, c. 5; the life of this saint by Leontius, bishop of Napoli in Cyprus; that of St. John the Almoner; and the Bollandists, t. 1, Jul. p. 129.

Note 1. Salus in the Syriac signifies foolish. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume VII: July. The Lives of the Saints.  1866.

SOURCE : https://www.bartleby.com/210/7/017.html

Saint Simeon the Holy Fool of Emesa

Troparion in Tone 1

Having heard the voice of Your Apostle Paul:
We are fools for Christ's sake!
Your servant Simeon, O Christ God,
Lived the life of a fool here on earth for Your sake.
Therefore as we venerate his memory,
We entreat You, O Lord, to save our souls!

Kontakion in Tone 2

Let us praise with fervent love,
This man who lived in the flesh as an angel,
Adorning his soul with the most radiant virtues!
Simeon, the equal to the Apostles and the Bearer of God.
Together with him, let us honor his companion John,
For they both ever stand before God, interceding for us all!

The Desert Saints of the early centuries were a wild and strange breed – and none were bred wilder or stranger than the saints of Syria. Some of them stood and prayed for years on end without sitting down. Others lived on top of pillars in the desert where they preached, wrote epistles and drew crowds of pilgrims. These Saints were from the city of Edessa in Mesopotamia and flourished during the reign of Justin the Younger (565-578). The Monks Simeon, Fool-for-Christ, and his Fellow-Ascetic John were Syrians, and they lived in the sixth century at the city of Edessa. From childhood they were bound by close ties of friendship. The older of them, Simeon, was unmarried and lived with his aged mother. John, however, although he was married, lived with his father (his mother was dead) and with his young wife. Both friends belonged to wealthy families.

When Simeon was thirty years old, and John twenty-four, they made a pilgrimage to Jerusalem on the Feast of the Exaltation of the Venerable and Life-Creating Cross of the Lord. On the journey home the friends spoke of the soul's path to salvation. Dismounting their horses, they sent the servants on ahead with the horses, while they continued on foot.

Passing through Jordan, they saw monasteries on the edge of the desert. Both of them were filled with an irrepressible desire to leave the world and spend their remaining life in monastic struggles. They turned off from the road, which their servants followed to Syria, and they prayed zealously that God would guide them to the monasteries on the opposite side. They besought the Lord to indicate which monastery they should choose, and they decided to enter whichever monastery had its gates open. At this time the Lord informed Igumen Nikon in a dream to open the monastery gates, so that the sheep of Christ could enter in.  In great joy the comrades came through the open gates of the monastery, where they were warmly welcomed by the igumen, and they remained at the monastery. In a short while they received the monastic tonsure.

After remaining at the monastery for a certain time, Simeon desired to intensify his efforts, and to go into the desert to pursue asceticism in complete solitude. John did not wish to be left behind by his companion, and he decided to share with him the work of a desert-dweller. The Lord revealed the intentions of the companions to Igumen Nikon, and on that night when Sts Simeon and John intended to depart the monastery, he himself opened the gates for them. He prayed with them, gave them his blessing and sent them into the wilderness.

When they began their life in the desert, the spiritual brothers at first experienced the strong assaults of the devil. They were tempted by grief over abandoning their families, and the demons tried to discourage the ascetics, subjecting them to weakness, despondency and idleness. The brothers Simeon and John remembered their monastic calling, and trusting in the prayers of their Elder Nikon, they continued upon their chosen path. They spent their time in unceasing prayer and strict fasting, encouraging one another in their struggle against temptation. After a while, with God's help, the temptations stopped. The monks were told by God that Simeon's mother and John's wife had died, and that the Lord had vouchsafed them the blessings of Paradise. After this Simeon and John lived in the desert for thirty years, and they attained complete dispassion (apathia) and a high degree of spirituality. St Simeon, through the inspiration of God, considered that now it was proper for him to serve people. To do this, he must leave the desert solitude and go into the world. St John, however, believing that he had not attained such a degree of dispassion as his companion, decided not to leave the wilderness.

The brethren parted with tears. Simeon journeyed to Jerusalem, and there he venerated the Tomb of the Lord and all the holy places. By his great humility the holy ascetic entreated the Lord to permit him to serve his neighbor in such a way that they should not acknowledge him. St Simeon chose for himself the difficult task of foolishness for Christ.

Symeon, having reached the heights of dispassion, departed for Emesa in Syria. Having come to the city of Emesa, he stayed there and passed himself off as a simpleton, behaving strangely, for which he was subjected to insults, abuse and beatings. He passed the rest of his life playing the fool, saving many souls from sin while hiding his sanctity with seemingly senseless behavior. In spite of this, he accomplished many good deeds. He cast out demons, healed the sick, delivered people from immanent death, brought the unbelieving to faith, and sinners to repentance.

Simeon's saintly career started out quite normally. It was the usual story: 29 years living on lentils in an isolated cave next to the Dead Sea, at first struggling against temptation and then advancing to an alarming degree of holiness. But Simeon's story took a dramatic turn when he left his cave one day and set out for the city of Emesa in Syria. Arriving at the city gate, he found a dead dog on a dung heap, tied its leg to the rope around his waist, and entered the city dragging the comatose canine behind him.

This was only the beginning. For Simeon had decided to play the fool in order to mock the idiocy of the world and also to conceal his own identity as a saint. His behavior was eccentric and, of course, scandalous...

During the church services, he threw nuts at the clergy and blew out the candles. In the circus, he wrapped his arms around the dancing-girls and went skipping and dancing across the arena. In the streets, he tripped people up, developed a theatrical limp, and dragged himself around on his buttocks. In the bath-house, he ran naked into the crowded women's section. On solemn fasting days he feasted riotously, consuming vast amounts of beans – with predictable and hilarious results. In his lifetime, Simeon was regarded as a madman, as an unholy scandal.

All these things he did under the guise of foolishness, and he never received praise or thanks from people. St John highly esteemed his spiritual brother, however. When one of the inhabitants of the city of Emesa visited him in the wilderness, asking for his advice and prayers, he would invariably direct them to "the fool Simeon", who was better able to offer them spiritual counsel. For three days before his death St Simeon ceased to appear on the streets, and he enclosed himself in his hut, where there was nothing except for bundles of firewood.

Having remained in unceasing prayer for three days, St Simeon fell asleep in the Lord in 570. Some of the city poor, his companions, had not seen the fool for some time. They went to his hut and found him dead. Taking up the dead body, they carried him without church singing to a place where the homeless and strangers were buried. While they carried the body of Saint Simeon, several of the inhabitants heard a wondrous church singing, but could not understand from whence it came.

John, who had remained in the wilderness, departed soon after. Soon after Saint Simeon died, Saint John also fell asleep in the Lord. Shortly before his death, St Simeon saw a vision of his spiritual brother wearing a crown upon his head with the inscription:

"For endurance in the desert."

It was only after his death that the secret life of Simeon came to light. People started to talk about his acts of kindness – and about his strange and powerful miracles. There was the poor mule driver whose vinegar Simeon turned into wine so that he could start a successful tavern. There was the rich man who was saved from death when Simeon threw a lucky triple six at dice. And there was the young man Simeon punched on the jaw to save him from an affair with a married woman.

St Simeon the Holy Fool was a secret saint, his story was a holy farce, and his life shows how God chooses

"the foolish things of the world to shame the wise; the weak things of the world to shame the strong" (1 Corinthians 1:27).

SOURCE : https://web.archive.org/web/20081121053148/http://www.stnicholas-billings.org/Saints/HolyFools/simeonemesa.htm

San Simeone 'Salos'

21 luglio

VI secolo

Il Martyrologium Romanum, come i più antichi calendari, commemora in data odierna San Simeone detto “Salos”, cioè il folle (per Cristo). Per ispirazione divina desiderò essere considerato stolto per Cristo e ignobile davanti agli uomini.

Etimologia: Simeone = Dio ha esaudito, dall'ebraico

Martirologio Romano: Presso Homs in Siria, san Simeone, detto il Folle, che, mosso dallo Spirito Santo, desiderò essere ritenuto stolto per Cristo e disprezzato tra gli uomini. Insieme a lui si commemora san Giovanni, eremita, che fu per circa trent’anni compagno di san Simeone nella santa peregrinazione e nell’eremo presso il lago di Mareotide in Egitto.

Sui primi anni della vita del San Simeone venerato in data odierna non si hanno particolari notizie, se non le sue origini siriane e la provenienza di sua madre da Edessa. Recatosi in pellegrinaggio ai luoghi santi, incontrò un suo connazionale, Giovanni, anch'egli oggi festeggiato, con cui fece ritorno da Gerusalemme. Entrambi ben istruiti, erano particolarmente ferrati nella lingua greca. Attraversando Gerico videro i monasteri che sorgevano lungo il Giordano e si sentirono subito attratti dalla vita eremitica, tanto da optare subito per la vita monastica. Simeone si approcciò alla vita spirituale con umiltà, credendo non solo di dover accettare le umiliazioni mandateci da Dio nella vita quotidiana, ma anche cercare di mortificarsi e non lasciarsi influenzare dalla mentalità umana. Lasciò poi il deserto per trasferirsi nella siriana Emesa, attuale Homs, ove fu soprannominato “salos”, cioè “folle” per Cristo, in quanto deliberatamente prese ad simulare disturbi mentali per far credere di essere pazzo. Dio non tardò a ricompensare l'umiltà di Simeone conferendogli una grazia straordinaria e poteri miracolosi, anche se non è comunque da escludere che a quel tempo la mente del santo fosse effettivamente sconvolta.

Vi è però un'altra ipotesi secondo la quale l'assurdo comportamento, oltre al disagio e all'abuso di forze fisiche che lo accompagnavano, avesse nella spiritualità di Simeone il preciso scopo di mascherare la sua santità e trascendere il suo corpo con un'insolita forma di ascesi.

La traduzione in siriano della “Vita” greca sostiene che Simeone fosse monofisita, cioè che aderisse all'eresia secondo cui Cristo possedesse solo una natura divina, forse per annoverarlo a pieno titolo come membro della Chiesa siriaca, anch'essa monofisita.

Differiscono anche i racconti della sepoltura del santo: secondo la versione greca, infatti, quando l'amico Giovanni fece aprire la tomba per traslare il corpo in un posto più adatto, la trovò vuota per opera del Signore che in tal modo aveva glorificato il suo servo fedele. Ciò potrebbe spiegare l'effettiva assenza tutt'oggi di reliquie del santo da poter venerare. Tuttavia i siriani affermarono in passato che un loro religioso si sarebbe impossessato del corpo e lo avrebbe portato in un monastero alla periferia di Emesa, in cui già si venerava la testa di San Giovanni Battista.

Sin dai più antichi calendari San Simeone “Salos” fu commemorato al 21 luglio unitamente al suo compagno San Giovanni, finché nel XVI secolo il venerabile cardinale Cesare Baronio inspiegabilmente li separò, spostando la festa di Simeone al 1° luglio. La recente edizione del Martyrologium Romanum è però tornata all'antica data.

Autore: Fabio Arduino

SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/60300

ПРЕПОДОБНЫЙ СИМЕОН, ХРИСТА РАДИ ЮРОДИВЫЙ, И ИОАНН, СПОСТНИК ЕГО

Память 21 июля / 3 августа

Святые Симеон и Иоанн[1] были

родом из Сирии и жили около 590

года, он только что женился. года. Иоанну в то время было 22 Симеон был двумя годами старше, и вся его семья состояла из престарелой матери. Во время паломничества по святым местам по случаю праздника Крестовоздвижения они подружились и решили продолжать путь вместе.

Когда они достигли Иерихона, Иоанн сказал другу, что люди, живущие в монастырях на берегах Иордана, подобны ангелам Божиим. Указав на ведущую к ним дорогу, он промолвил: «Вот путь, ведущий к жизни». Обратившись к широкой дороге, по которой шли все путники, добавил: «А вот путь, ведущий к смерти».

Помолившись и бросив жребий о том, какой путь им избрать, они отправились в монастырь святого Герасима, полные радости и отринув всякие узы, соединявшие их с миром. Настоятель обители, блаженный Никон, имел видение о приходе в монастырь двух юношей. Он встретил Симеона и Иоанна у ворот, радостно приветствовал и призвал отречься от мира, предсказав, какой будет их дальнейшая судьба. По их просьбе он немедля совершил иноческий постриг, возродив Симеона и Иоанна к новой жизни вторым крещением. И все же они боялись утратить посланное свыше рвение, воспламенявшее их сердца, и великую славу, даруемую монашеством. Поэтому через два дня Иоанн и Симеон решили оставить монастырь и удалиться от людей ради жизни в пустыне, предав себя воле Божией. Они направились к Мертвому морю и остановились в пустынном месте, именуемом Арнона. Там сподвижники нашли убежище и запас продовольствия, которые принадлежали отшельнику, умершему за несколько дней до того.

Как только они приступили к аскетическим подвигам, ими овладели воспоминания о близких: Иоанн думал о жене, а Симеон – о матери. Угнетаемые такими мыслями и искушением уныния, они чуть было не сдались, но всякий раз память о славе, даруемой монашеством, и видение во сне их духовного отца придавало им мужества и стойкости. Они пребывали в кельях, удаленных друг от друга на бросок камня, а когда их одолевали искушения или уныние, сходились ради совместной молитвы. Тогда они рассказывали друг другу о посылаемых им видениях и радовались, что избавлены Богом от тревоги за близких ради непрестанного молитвенного делания. И в нем они столь преуспели, что спустя всего несколько лет были удостоены явлений Божества и дара чудотворения.

30 лет провели они в пустыне, открытые любой непогоде и бесовским козням. Тогда Симеон, достигнув блаженного бесстрастия благодатью обитавшего в нем Святого Духа, предложил другу покинуть пустыню, чтобы спасти и других людей, высмеяв мир властью Христовой. Иоанн, сочтя, что тот пал жертвой бесовского наваждения, строго ему выговорил и напомнил об обоюдном обещании никогда не расставаться. Но ничто не могло поколебать решимости Симеона, и, уразумев, что на то воля Божия, Иоанн отпустил друга, взяв с него обещание не уходить из этого мира, не повидавшись с ним.

Вначале Симеон отправился в паломничество в Иерусалим, где провел три дня в молитве у великих святынь, а затем в Эмесу. Там он решил прикинуться безумцем, чтобы следовать своему служению. Так он стал первым из вступивших на опасный подвижнический путь юродства Христа ради. Слова апостола: «Если кто из вас думает быть мудрым в веке сем, тот будь безумным, чтобы быть мудрым» (1 Кор. 3: 18) – он понял буквально. Поэтому, не имея иных целей, кроме спасения душ, он в качестве средства использовал или смешное поведение, или придуманную заранее хитрость, или чудеса, которые он совершал, отдавая себя при этом на посмешище и поругание, а иногда произносил наставления и пророческие речи вопреки своему мнимому безумию. И всякий раз он стремился укрыться от людей и избежать огласки, чтобы не удостоиться похвалы и почестей от людей и жить в миру как в пустыне.

Симеон вступил в город, волоча за собой на ремне труп собаки, найденный им на мусорной куче, вызвав этим издевательские насмешки детей. На следующий день, в воскресенье, он пришел в церковь и принялся тушить свечи, кидая в них орехами. Его хотели выгнать, тогда он взошел на амвон и стал кидать орехи в присутствующих женщин. Когда же его наконец вывели вон, он опрокинул столы торговцев-кондитеров, и те осыпали его ударами. Один продавец пирожков сжалился над ним и предложил торговать в своей лавочке, но Симеон принялся бесплатно раздавать товар прохожим, а сам жадно поедать пирожки, потому что постился уже неделю. Поддавшись на уговоры жены, торговец поколотил его и выгнал. Вечером Симеон взял голыми руками горячие угли и зажег от них ладан, но затем, когда это увидела жена торговца, блаженный сделал вид, будто обжегся, и сбросил жар в свой плащ, оставшийся, как и его руки, невредимым. Впоследствии он обратил ко Христу этого лавочника, который был учеником Севера Антиохийского, изгнав из него беса.

Затем Симеон нанялся работать к кабатчику, обращавшемуся с ним жестоко и безжалостно, хотя поведение святого привлекало новых клиентов. Однажды он сильно поколотил святого за то, что тот разбил сосуд с вином. Но затем, когда увидел змею, напустившую яда в этот сосуд, сам разбил и то, что от него оставалось, чтобы уничтожить животное. После этого кабатчик счел Симеона святым, но тот сделал вид, будто пытается обесчестить его жену, и привлеченный ее криками хозяин избил и прогнал юродивого.

Так человек Божий жил среди города в бесстрастии и будто бы свободный от забот о плоти и уз стыдливости. Он прилюдно справлял нужду, входил нагим, с одеждой, обмотанной вокруг головы, на женскую половину общественной бани, плясал с актрисами, держа их за руку, общался с блудницами, не испытывая при этом ни малейшего вожделения, а дух свой неизменно сосредоточив на молитве. Он пользовался этими уловками, чтобы быть ближе к женщинам дурного поведения, а затем втайне предлагал им немалые деньги, чтобы они могли вести целомудренный образ жизни. Когда же он узнавал, что та или иная из них купается в роскоши, но не оставляет постыдного занятия, он насылал на нее недуг или напускал беса.

Также он стяжал дар умеренности в пище и весь Великий пост ничего не ел, но когда наступал Великий четверг, он садился у прилавка кондитера и объедался лакомствами, к большому возмущению благонравных прохожих. А порой он постился целую неделю и затем прилюдно ел мясо.

Однажды он забросал камнями прохожих, желавших вступить на оживленную улицу, спасая их таким образом от погибели. В другой раз Симеон наказал косоглазием насмехавшихся над ним девушек, а затем исцелил некоторых из них, коснувшись губами их глаз, но других оставил косыми, так как был прозорлив и увидел, что, выздоровев, они предадутся разврату.

В воскресенье он сидел у входа в церковь и ел колбасы, обернутые, подобно четкам, вокруг его шеи, в левой руке держа, как диаконский орарь, сосуд с горчицей, которой мазал рот всякому, кто пробовал смеяться над ним. Но намазав горчицей глаза крестьянина, пораженного слепотой за кражу коз у соседа, он даровал ему исцеление.

Однажды он лишил подвижности руку жонглера, бросив камень, а затем излечил его, явившись во сне и взяв с него обещание оставить это ремесло. А в другой раз стал бичевать колонны школьного здания, предсказывая тем самым землетрясение, которое вскоре и разрушило Антиохию. Но когда бедствие разразилось, ни одна из тех колонн, что он хлестал бичом, не обрушилась.

Перед тем как разразилась эпидемия чумы, он целовал детей, павших вскоре ее жертвами, и желал им доброго пути. Юродивый часто заходил в богатые дома и совершал свои обычные выходки, в том числе делал вид, будто целует служанок. Одна из них заявила, что беременна от него, и Симеон заботился о женщине, пока она носила во чреве, но затем не смогла разродиться, пока не назвала имени настоящего отца ребенка. Святой юродивый заботился обо всех вокруг, особенно об одержимых, множество которых исцелилось по его молитве после того, как он сам прикинулся одним из бесноватых.

Некий еврей-ремесленник увидел однажды по сторонам от него двух ангелов и хотел всем рассказать об этом, но Симеон явился ему во сне и поразил немотой. То же происходило со всеми, кто узнавал о его добродетели: они оказывались не в состоянии поведать об этом другим.

Святой Симеон не называл людей иначе, как безумцами и нечестивцами. Он пророчествами и речами, которые произносил прилюдно под видом безумия, обличал преступления одних, воровство и бесстыдство других и таким образом чуть ли не во всей Эмесе пресек привычку к греху. Не имея в этом мире никакого имущества, он денно и нощно молился в ветхой лачуге, откуда по утрам выходил, омочив землю слезами о спасении своих братьев. Тогда он вступал в город с головой, увенчанной оливковыми ветвями, и с ветвями в руках приплясывал и выкрикивал: «Победа императору и городу!» Этими словами он хотел сказать о победе его ума и души в молитвенном сражении. Еще он испросил у Бога, чтобы его борода и волосы вовсе не росли все то время, которое он посвятил служению в Эмесе, так что к нему вовсе не относились с тем почтением, которое вызывает облик монахов.

Спокойно и рассудительно он беседовал лишь с диаконом Иоанном, сына которого исцелил, а с него самого снял ложное обвинение в убийстве. Из уст святого исходило чудесное благоухание, но он пригрозил собеседнику ужасными мучениями в грядущей жизни, если тот раскроет его тайну. Когда же жизненный путь юродивого подходил к концу, Симеон за два дня до смерти поведал всю свою историю диакону. Открыл также, что во исполнение обещания, данного при расставании другу Иоанну, он в видении встретился со спостником и сподвижником, и у того на голове был венец с надписью «За пустынническое терпение». А спостник Иоанн сказал ему, что сам Симеон будет увенчан за каждую душу, спасенную его юродством. Затем же, призвав диакона быть милосердным и никогда не приближаться к святому престолу, имея в душе дурное чувство к кому бы то ни было, святой Симеон оставил его.

Удалившись к себе в лачугу, святой, не желая стать объектом поклонения через свою смерть, навалил на себя груду поленьев, чтобы люди решили, будто он погиб, раздавленный ими. Знавшие святого горожане, увидев, что он уже два дня не появляется в Эмесе, пришли в его убогое жилище и обнаружили Симеона мертвым. Все решили, что он стал жертвой несчастного случая, даже не омыли его тела и отправились хоронить без возжигания свечей и пения псалмов на кладбище для странников. Когда же процессия проходила мимо дома стекольщика-иудея, некогда обращенного Симеоном, тот вдруг услышал, как невидимый взору хор поет псалмы голосами неземной красоты. Пораженный, он выглянул в окно и увидел лишь двух людей, несших останки человека Божия. Тогда он воскликнул: «Блажен ты, о безумец юродивый, ибо не человеческие голоса поют псалмы, провожая тебя, но небесные силы возносят гимны в твою честь!» И он вышел, чтобы своими руками похоронить святого.

Узнав о кончине блаженного Симеона, диакон пошел на кладбище и открыл его могилу – она была пуста. Тогда он уразумел, что Господь прославил Своего служителя, вознеся во славе вкупе с телом до всеобщего воскресения. И лишь после этого жители Эмесы поняли, что среди них жил новый апостол, тайно спасавший их души.

Из книги «Синаксарь: Жития святых Православной Церкви», вышедшей в издательстве Сретенского монастыря.

Составитель — иеромонах Макарий Симонопетрский,
адаптированный русский перевод — издательство Сретенского монастыря

3 августа 2012 г.

SOURCE : http://www.pravoslavie.ru/55112.html