mardi 25 août 2026

Bienheureux THOMAS A KEMPIS, frère de la Vie commune et chanoine régulier de Saint-Augustin

 

Portret van Thomas à Kempis, prent. Omschrijving: Thomas à Kempis zit in een cel, draagt een sjaal over zijn schouders en houdt een boek vast in zijn handen. In ovaal, met Latijns onderschrift. Onder het portret een citaat uit zijn hoofdwerk De Imitatione Christi.  Vervaardiger: prentmaker: Frederick Bloemaert (vermeld op object), naar tekening van: Abraham Bloemaert, uitgever: Theodorus Mensinck (vermeld op object). Plaats vervaardiging: Utrecht. Datering: 1719. Fysieke kenmerken: gravure. Materiaal: papier. Techniek: graveren (drukprocedé). Afmetingen: plaatrand: h 290 mm × b 203 mm. Toelichting gebruikt voor: Hugo F. van Heussen, Historia episcopatuum Foederati Belgii, Leiden 1719.

Portrait de Thomas a Kempis. Estampe. Description : Thomas a Kempis est assis dans une cellule ; il porte un châle sur les épaules et tient un livre entre ses mains. L'image s'inscrit dans un ovale et s'accompagne d'une légende en latin. Sous le portrait figure une citation tirée de son œuvre majeure, *De Imitatione Christi*. Auteur : graveur : Frederick Bloemaert (nom indiqué sur l'objet), d'après un dessin de : Abraham Bloemaert, éditeur : Theodorus Mensinck (nom indiqué sur l'objet). Lieu de production : Utrecht. Date : 1719. Caractéristiques physiques : gravure. Matériau : papier. Technique : gravure (procédé d'impression). Dimensions : coup de planche : h 290 mm × l 203 mm. Note : Utilisé pour : Hugo F. van Heussen, *Historia episcopatuum Foederati Belgii*, Leyde, 1719.


Bienheureux Thomas a Kempis

Frère de la Vie commune (+ 1471)

D'origine modeste, il entra chez les Frères de vie commune à seize ans et passa pratiquement toute sa vie dans le monastère du Mont-Sainte Agnès, près de Zwolle dans les Pays Bas. Il fut sous-prieur et maître des novices. Mais son œuvre la plus extraordinaire fut la reprise des textes de méditation du mystique flamand Gérard Groote dont il en recopia les textes et en recomposa la disposition pour en faire le livre qui, durant des siècles connut les plus forts tirages après la Bible : "L'Imitation de Jésus-Christ" dont il existe soixante-dix traductions françaises.

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/1737/Bienheureux-Thomas-a-Kempis.html


Thomas a Kempis, l’auteur catholique le plus lu au monde

Comment cet obscur moine hollandais a-t-il pu écrire "l’Imitation de Jésus-Christ", l’œuvre catholique la plus lue au monde ? Ce guide pratique pour suivre le Christ est assurément inspiré de l’Esprit saint. L’Église, qui a béatifié Thomas, le fête le 25 août.

publié le 24/08/23|

Anne Bernet

Connaissez-vous Thomas Hemerken, également appelé Thomas von Kempen, ou en latin Thomas a Kempis ? Probablement pas. En revanche, vous avez sûrement lu, feuilleté ou au moins entendu parler de l’Imitation de Jésus-Christ, le livre le plus vendu au monde après la Bible. Eh bien, selon toute vraisemblance, Thomas en est l’auteur. Tout écrivain rêve d’écrire un ouvrage qui traversera les siècles, passera de génération en génération en conservant son charme et sa puissance, et transmettra son nom à la postérité. Ce rêve, l’auteur de l’Imitation l’a atteint, comme personne peut-être ni avant ni après lui, mais dans l’anonymat car cet authentique et profond mystique n’a jamais recherché la gloire telle que ce monde la donne et, s’agissant de lui, nous en sommes donc réduits aux spéculations. Faisons le point.

Une profondeur psychologique surprenante

Vers 1380, près de Cologne, naît Thomas ; précocement pieux, séduit par les Mystiques rhénans, école spirituelle tendue vers l’amour divin, la contemplation de la sainte humanité du Christ, des souffrances endurées afin de nous sauver et de l’Eucharistie, thèmes de la devotio moderna, la dévotion moderne qui renouvelle le catholicisme de la fin du Moyen Âge, Thomas décide de rejoindre une communauté nouvelle justement tournée vers ces pratiques, les Frères de la Vie commune. Il est reçu à leur noviciat en 1395, avant de gagner le couvent du Mont-Sainte-Agnès, près de Zwolle, aux Pays-Bas dont son frère aîné, Jean, est prieur. Thomas n’en bougera plus, ce qui convient à un homme qui écrira :

En toutes choses, j’ai cherché la paix et ne l’ai point trouvée, sinon dans les livres et le retrait.

Avec une profondeur psychologique surprenante si l’on songe que Thomas s’est enfermé au monastère à 15 ans, il médite sur la brièveté de la vie et de ses plaisirs trompeurs, les continuelles déceptions et souffrances qu’elle réserve à ceux qui placent de ce côté de la réalité toutes leurs ambitions, sur les fins dernières, le bonheur éternel promis à ceux qui choisissent Dieu plutôt que le monde et son prince, sur les moyens d’y parvenir, en trouvant un avant-goût dans la recherche de l’intimité de l’âme avec le Christ.

S’effacer derrière son œuvre

Pour l’heure, cette méditation écrite par tranches, à l’origine autonomes les unes des autres, tardivement rassemblées en un volume, reste sous le boisseau. Au sein de son monastère, frère Thomas a d’autres tâches. Copiste, il consacre l’essentiel de son temps à recopier et enluminer des Bibles, en réalisera cinq, travail énorme et inlassable. L’un de ces exemplaires est conservé à Darmstadt. Il poursuit ses études de philosophie et de théologie, est ordonné prêtre en 1413, élu sous-prieur en 1429, avant de devenir maître des novices. 

Plus l’âme chrétienne se détourne des plaisirs mondains décevants, plus elle se rapproche de Dieu et des vrais biens.

En parallèle, il rédige les biographies de quelques grandes figures de cette école rhénane qu’il aime : Gérard Groote, Florent Rodenyms, Lidwine de Scheedam. Précieux pour les renseignements qu’ils donnent, ces travaux sont laborieux, ne laissant pas supposer quel auteur est en germe derrière ces pensums. Au point que, lorsque les premiers exemplaires de l’Imitation, sans doute terminée en 1427, commencent à circuler dans la chrétienté, sans nom d’auteur, personne ne songe à l’obscur frère Thomas au fond de son couvent hollandais. Au demeurant, cela ne le dérange absolument pas, car ce qu’il souhaite, c’est s’effacer derrière son œuvre, ou plutôt derrière Celui qui l’a lui a dictée.

Un guide pratique pour suivre le Christ

En épigraphe, frère Thomas a placé cette citation évangélique : "Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres", ce qui fait de son livre une sequella Christi, un guide pratique pour suivre le Christ et L’imiter. Plus l’âme chrétienne se détourne des plaisirs mondains décevants, dans une fuga mundi, une fuite loin du monde, plus elle se rapproche de Dieu et des vrais biens. Certes, ce ne sera pas sans souffrances ni déchirement, mais la récompense promise sera à la hauteur des sacrifices consentis et se charger de la croix semblera finalement facile à ceux qui se souviendront que le Fils de Dieu l’a portée avant eux et pour eux. D’ailleurs, pour se soutenir sur la route, l’Eucharistie apporte le réconfort nécessaire.

Tout cela est exprimé avec une clarté, une simplicité, une profondeur qui dépasse le talent humain. S’il est loisible de lire l’ouvrage de bout en bout, il l’est aussi de l’ouvrir au hasard, en quête d’une vérité à méditer, d’une consolation, d’un conseil. Tout cela s’offre à coup sûr. Car l’Imitation est le fruit d’une inspiration du Saint-Esprit plus que des efforts de son auteur.

L’Église a reconnu sa paternité

Et cela explique le trouble des spécialistes, gens très savants qui se pencheront sur ce texte inclassable et peineront à croire que Thomas a Kempis ait écrit cet improbable et absolu chef d’œuvre. Des universitaires français, parce que dans le contexte de l’époque, accorder la paternité de ce livre admirable à un Allemand blesse leur patriotisme, attribueront l’Imitation à l’un des plus grands théologiens parisiens du XVe siècle, Jean Gerson, ce qui flatte, évidemment, notre côté cocardier. D’autres auront tôt fait de démontrer que l’on ne rencontre rien dans le livre à même de l’attribuer à Gerson : ni son style ni les thèmes qui l’intéressent. Des Italiens proposeront un quasi homonyme, Gersen de Verceil. Là encore, rien ne tient. Il faut en revenir à Thomas, qui s’éteint dans son couvent le 24 juillet 1471, très âgé, ignorant le succès de son livre et c’est très bien comme cela. Quant aux disputes qui l’entourent, il en aurait souri. 

L’Église ne lui a pas disputé la paternité de son chef d’œuvre, reflet magnifique de l’élévation de son âme ; elle l’a béatifié. On le fête le 25 août. Profitez de cette date pour lire ou relire l’Imitation et remercier l’humble frère Thomas de nous l’avoir donnée.

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SOURCE : https://fr.aleteia.org/2023/08/24/thomas-a-kempis-lauteur-catholique-le-plus-lu-au-monde/

Tom Waterreus, Thomas á Kempis, 2001, gevelbeeld op een hoek van het Dominicanerklooster in Zwolle.


25 juillet 1471 ; Thomas a Kempis

Thomas a Kempis (1379- 25 juillet 1471)

Thomas a Kempis est parti de Kempen, près de Cologne, en Allemagne, et il est arrivé à Deventer, en Hollande, s’attendant à ce que son frère John le reçoive chaleureusement, mais il découvre que son aîné était parti deux ans ! Thomas a dû parcourir encore une grande distance jusqu’à Windesheim pour le rejoindre. John s’est arrangé pour que Thomas étudie avec les Frères de la vie commune à Deventer.

Les Frères de la Vie Commune ont chaleureusement accueilli Thomas dès son arrivée. Ecœurés par la corruption du catholicisme de leur époque, ils avaient développé une forme de discipline connue sous le nom de « nouvelle dévotion ». Leur objectif était de vivre le plus possible comme les premiers chrétiens. Ils exaltaient le Christ, travaillaient pour subvenir à leurs propres besoins et contribuer à un fonds commun. Ils ne prononçaient aucun vœu, mais volontairement choisissaient la pauvreté, la chasteté et l’obéissance. Certains vivaient à la maison, tandis que d’autres vivaient dans des communautés. C’est parmi ces gens humbles et dévots que Thomas a été formé.

Sous leur tutelle, Thomas devient prêtre. Il montra une aptitude à copier des manuscrits et cela devint sa vocation. Il a transcrit la Bible à quatre reprises– une entreprise énorme quand on considère qu’elle contient plus de 800 000 mots. Parallèlement, il rédige ses propres écrits, dont des biographies de saints et une chronique de sa communauté, le monastère Augustinien de Mont Sainte Agnès, près de Zwolle. Cependant, le livre le plus étroitement lié à son nom est un classique de dévotion : L’Imitation du Christ.

L’Imitation de Jésus Christ, un petit livre de spiritualité chrétienne qui marque profondément le christianisme de la fin du moyen âge (« La dévotion moderne ») et prépare à sa manière la Réforme (centrée entièrement sur la relation personnelle au Christ, tout en relativisant l’église et même les sacrements).

Puisqu’il l’a publié de manière anonyme, il a été attribué à de nombreuses autres personnes. Certains chercheurs contestent encore sa paternité, mais la plupart l’acceptent. L’utilisation de mots inhabituels dans le livre ressemble à celle des autres manuscrits d’A Kempis. Des copies existent avec son nom, et plusieurs personnes qui l’ont connu personnellement ont parlé de lui en tant qu’auteur.

Comme on pouvait s’y attendre de la part de quelqu’un élevé dans la Nouvelle Dévotion, L’Imitation du Christ encourageait la dévotion mystique au Sauveur. Par exemple, dans son chapitre intitulé « Du zèle dans la réforme de nos vies », il écrit :

« Le baptême représente votre profession, qui est de suivre l’exemple de notre Sauveur et d’être rendu semblable à lui ; et pourtant, après avoir été appelé chrétien pendant tant d’années, vous êtes encore trop loin de l’être, si « mourir au péché et vivre pour la justice », comme votre Jésus est mort et ressuscité pour vous, est ce qui fait un chrétien et le distingue des autres hommes ».

Thomas a Kempis mourut le 25 juillet 1471, après avoir mené une vie tranquille et utile. C’était ce qu’il voulait, car il est cité comme ayant dit : « « en toutes choses j’ai cherché la paix et ne l’ai point trouvée, sauf dans les livres et le retrait du monde ».

John Stott dans son livre « Le Christ incomparable » (LLB 2004, p 127s), pose la question : Que manquait-il dans le livre de Thomas a Kempis ?

1. « En premier lieu, Thomas avait-il saisi l’essence de l’invitation de l’Evangile qui ne constitue pas une invitation à faire de bonnes œuvres en imitation de Christ, mais d’abord à mettre sa confiance dans la crucifié reconnu comme Sauveur ?

Il ne semble pas avoir eu une quelconque assurance d’être accepté par Dieu, car il  a vécu dans la crainte perpétuelle du Jugement, du purgatoire et de l’enfer.

De plus, ses références à l’amour en relation avec le Christ sont presque toujours celles de son amour pour Christ plutôt que de l’amour du Christ pour lui. Il ne cite jamais ces grandes affirmations : « L’amour du Christ nous presse » (2 corinthiens 5.14) ou « Rien ne peut nous séparer de l’amour du Christ (Romains 8.35-39).

2. Ensuite, Thomas  avait-il compris le chemin de la sainteté ?

Qui ne consiste pas à imiter Christ mais à être uni avec lui. Il s’agit moins de vivre comme Christ que d’avoir le Christ vivant en moi. Comme James Stalker l’a dit : « Tout l’enseignement de Paul tourne autour de deux pôles ;  la justice par la mort du Christ pour nous et la sainteté par la vie du Christ en nous ».

3. De plus, Thomas avait-il saisi le contexte de l’éthique chrétienne ?

Pour citer à nouveau Stalker, disons que le contexte de Thomas était celui du « petit monde monotone du cloître ». Mais dans le contexte du Nouveau Testament, la vie chrétienne est l’arène bruyante, provocatrice, stressante, des lieux de travail et du marché. Il est vrai que « nous sommes étrangers e voyageurs sur la terre (une affirmation de 1 Pierre 2.11 que Thomas cite à plusieurs reprises), mais cela n’impose pas le retrait que suppose Thomas.

« Désire seulement la communion de Dieu, écrit-il, «  et de ses saints anges ; évite les relations humaines ».

Ou encore « Fuis les passions et le tumulte du monde autant que tu le peux ». il voit les chrétiens « complètement immergés », non dans le monde, mais « en Dieu ». car à ses yeux ; les plus grands saints se soustraient à la société des hommes, et choisissent de vivre plutôt pour Dieu dans la solitude. Il ajoute : « … comme fit Jésus ».

Nous sommes ici devant un désaccord complet ou une incompréhension profonde. Jésus a effectivement cherché la solitude pour se reposer ou prier… mais dans le seul but  de retourner fortifié, vers les exigences de son ministère public.

4. Enfin, Thomas avait-il saisi les implications de l’Imitation ?

L’Imitation de Jésus-Christ est le titre populaire qui a probablement beaucoup contribué à sa popularité. Mais celui qui en commence la lecture en est rapidement déçu parce qu’il ne traite pas le sujet comme le fait le Nouveau Testament.

Pour parler de suivre Jésus, Thomas s’y réfère seulement en parlant de charger sa croix et d’endurer les souffrances en imitation de Jésus. Où donc est une quelconque référence :

– à l’humilité du Christ dans son incarnation et sa mort (Philippiens 2. 5-8) ;

-d’aimer les autres comme le Christ nous aime (Ephésiens 5.2) ;

-ou de pardonner aux autres comme Dieu nous a pardonnés en Christ (Ephésiens 4.32) ;

-de nous purifier nous-mêmes comme lui-même est pur (1 Jean 3.3) ;

-de suivre ses pas en supportant les afflictions imméritées sans représailles (1 Pierre 2.18-21) ;

-ou d’aller dans le monde en mission, comme il a été envoyé par le Père (Jean 17.18 ; 20.21) ?

Les grands thèmes du Nouveau Testament qui établissent ce que signifie imiter Jésus sont absents du livre de Thomas, ce qui l’appauvrit d’une manière considérable.

On souhaiterait que Thomas se soit tenu plus étroitement à l’enseignement du Nouveau Testament sans dissocier Christ le Sauveur et Christ l’exemple (1 Pierre 2.2, 2’), Christ pour nous et Christ en nous, l’appel à suivre Jésus à al fois dans le retrait et dans l’engagement ».

SOURCE : https://www.croirepublications.com/nos-blogs/un-jour-dans-lhistoire/25-juillet-1471-thomas-a-kempis/

Vitrail de Platon et Thomas a Kempis, 1900, Rijksmuseum, Amsterdam

Vitrail de Platon et Thomas a Kempis, 1900, Rijksmuseum, Amsterdam


Vitrail de Platon et Thomas a Kempis, 1900, Rijksmuseum, Amsterdam


Thomas a Kempis (1380-1471) et « L’Imitation de Jésus-Christ »

Après Maître Eckhart, Jean Tauler et Henri Suso, place à l'étude d'un quatrième mystique rhénan en la personne de Thomas a Kempis, auteur d'un best-seller qui a traversé les époques, le célèbre « Imitatio Christi » (L'imitation du Christ). Une petite présentation s'impose avant d'entrer dans l'analyse de l'oeuvre dans les prochains billets.

Publié le 24 janvier 2019

Écrit par Martine Petrini-Poli

Biographie

Thomas van Kempen, en latin Thomas a Kempis, est né vers 1380 à Kempen, en Rhénanie du Nord-Westphalie, près de Düsseldorf, en Allemagne, sous le nom de Thomas Hemerken. En 1395, il fut envoyé dans la ville hanséatique de Deventer, à l’école des Frères de la vie commune. Il devint un copiste talentueux, capable de subvenir à ses besoins. En 1399, il fut admis au couvent des Augustiniens du Mont Sainte-Agnès (Agnietenberg) près de Zwolle, aux Pays-Bas, où son frère Jean l’avait précédé et avait été élevé à la dignité de prieur. Thomas fut ordonné prêtre en 1413 et fut nommé sous-prieur entre 1425 et 1429. Cette fonction, qu’il assumera jusqu’à 1447, incluait, entre autres choses, la charge de maître des novices. Thomas a Kempis est décédé le 25 juillet 1471 dans ce monastère où il vivait depuis l’âge de dix-neuf ans. Il a été enterré dans le sanctuaire de l’église Saint-Michel (Sint Michaëlskerk) à Zwolle. Thomas a Kempis a été béatifié par l’Église catholique.

Le 11 novembre 1897, un monument fut érigé à sa mémoire en l’église Saint-Michel de Zwolle, aujourd’hui démolie. Son reliquaire est orné de trois têtes d’anges et d’une banderole portant l’inscription Reliquiae Pii Thomae a Kempis. En 2006, ses reliques ont été transférées à la basilique Notre-Dame de l’Assomption à Zwolle.

Œuvre

Thomas a Kempis appartenait à l’école des mystiques qui s’étendait sur les rives du Rhin, de la Suisse à la Hollande, en passant par Strasbourg et Cologne. Yann Sordet, chartiste, directeur de la Bibliothèque Mazarine, écrit dans une communication à l’Académie des inscriptions et Belles Lettres en 2012 : L’oeuvre de l’Imitatio Christi (Imitation de Jésus-Christ) est l’un des cas les plus complexes, dans l’histoire littéraire occidentale, de tradition abondante avec pluriattribution. On s’accorde cependant aujourd’hui à considérer que les réseaux germano-flamands de la Devotio moderna, au début du XVe siècle, ont constitué le terreau le plus vraisemblable de sa composition, et plus exactement que Thomas a Kempis est l’auteur fort probable des quatre traités qui, réunis vers 1427, lui ont donné naissance (…). L’Imitatio est à la fois un best-seller et un long-seller sans concurrence sur le temps long de l’Ancien Régime typographique (XVe-XIXe siècle).

Dès le XVIIe siècle, le jésuite et traducteur Antoine Girard s’étonnait du succès éditorial de l’œuvre : Après la Bible, il ne s’en trouve point qui ait tant de vogue, qui ait tant de fois roulé sous la presse, ny esté traduit en tant de langues, ny tant contribué au salut & à la perfection des ames, ny qui soit approuvé d’un si général consentement de tout le monde.

De fait, près de 800 manuscrits médiévaux contenant l’Imitatio Christi ont été conservés ; ce corpus est considérable ; il n’est guère dépassé que par celui des textes bibliques. On estime à plusieurs millions le nombre d’exemplaires ayant circulé en Europe entre le XVe et le XIXe siècle.

Composition de l’Imitation de Jésus-Christ

Les quatre livres, d’inégale longueur, composant l’Imitation Christi disposent chacun de leur titre propre :

• Livre I Avertissements utiles à la vie spirituelle (Admonitiones ad vitam spiritualem utiles) : 25 chapitres

• Livre II Avertissements entraînant à la vie intérieure (Admonitiones ad interna trahentes) : 12 chapitres

• Livre III Livre de la consolation intérieure (Liber internae consolationis) : 59 chapitres

• Livre IV Exhortation à la sainte communion (Exhortatio ad sacram communionem) : 18 chapitres

Cependant, une certaine unité de doctrine et de style permet de postuler un auteur unique. Le thème central est l’exemplarité christique, l’union mystique aux souffrances du Christ, la spiritualité intérieure et personnelle. Le plan final adopté par l’auteur présente une réelle gradation, un passage nuancé du problème ascétique de l’acquisition des vertus à l’amour de la Croix et au dialogue intérieur avec le Christ.

On peut penser que Thomas a Kempis, maître des novices, a conçu cet ouvrage pour sa communauté de moines, incitant à la piété individuelle. Cependant la simplicité du texte lui a gagné, dès le XVe siècle, un vaste public laïc.

SOURCE : https://www.narthex.fr/reflexions/ecrits-mystiques/thomas-a-kempis-1380-1471-et-l2019imitation-de-jesus-christ/

Thomas a Kempis on Mount Agnes, 17th century, 92 x 123, Stedelijk Museum Zwolle


La Prière de Thomas a Kempis pour demander la Grâce de la dévotion « Seigneur mon Dieu, remplissez mon cœur de Votre Grâce » :

« Seigneur mon Dieu, Vous êtes tout mon bien : et que suis-je pour oser Vous parler ? Je suis le plus pauvre de vos serviteurs, et un abject ver de terre, beaucoup plus pauvre et plus méprisable que je ne sais et que je n'ose dire. Souvenez-vous cependant, Seigneur, que je ne suis rien, que je n'ai rien, que je ne puis rien. Vous êtes seul bon, juste et saint; vous pouvez tout, vous donnez tout, vous remplissez tout, hors le pécheur que vous laissez vide. Souvenez-vous de vos miséricordes, et remplissez mon cœur de votre Grâce, vous qui ne voulez point qu'aucun de vos ouvrages demeure vide. Comment puis-je, en cette misérable vie, porter le poids de moi-même, si votre miséricorde et votre grâce ne me fortifient ? Ne détournez pas de moi votre visage ; ne différez pas à me visiter : ne me retirez point votre consolation, de peur que, privée de Vous, mon âme ne devienne comme une terre sans eau. Seigneur, apprenez-moi à faire votre volonté : apprenez-moi à vivre d'une vie humble et digne de vous. Car vous êtes ma sagesse, vous me connaissez dans la vérité, et vous m'avez connu avant que je fusse au monde, et avant même que le monde fût. Ainsi soit-il. »

Thomas A Kempis (1380-1471)

SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-a-Kempis-sur-la-Croix-de-Jesus-Christ

La « Prière du Chrétien avant la Sainte Communion » de Thomas a Kempis :

« Seigneur, lorsque je considère votre Grandeur et ma bassesse, je suis saisi de frayeur et je me confonds en moi-même. Car, si je ne m'approche de Vous, je fuis la Vie ; et si je m'en approche indignement, j'irrite Votre colère. Que ferai-je donc, mon Dieu, mon Protecteur, mon Conseil dans tous mes besoins ? Montrez-moi la voie droite, enseignez-moi quelque court exercice pour me disposer à la Sainte Communion. Car il m'est important de savoir avec quelle ferveur et quel respect je dois préparer mon cœur, pour recevoir avec fruit Votre Sacrement, ou pour Vous offrir ce Grand et Divin Sacrifice. Ainsi soit-il. »

Thomas A Kempis (1380-1471) - Prière du Chrétien avant la Sainte Communion

SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-du-Chretien-avant-la-Communion

La Prière de Thomas a Kempis pour obtenir d'être délivré des mauvaises pensées « Mon Dieu, hâtez-Vous de me secourir » :

« Seigneur mon Dieu, ne Vous éloignez pas de moi. Mon Dieu, hâtez-Vous de me secourir, car une foule de pensées diverses m'ont assailli, et de grandes terreurs agitent mon âme. Comment traverserai-je tant d'ennemis sans recevoir de blessures ? Comment les renverserai-je ? Je marcherai devant vous, dit le Seigneur, et j'abattrai les puissants de la terre. J’ouvrirai les portes de la prison, et je vous montrerai les issues les plus secrètes. Faites, Seigneur, selon votre parole; et que toutes les pensées mauvaises fuient devant Vous. Mon unique espérance, ma seule consolation dans les maux qui me pressent est de me réfugier vers Vous, de me confier en Vous, de Vous invoquer du fond de mon cœur et d'attendre avec patience votre secours. Ainsi soit-il. »

Thomas A Kempis (1380-1471)

SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-pour-etre-delivre-des-mauvaises-pensees

La Prière de Thomas a Kempis pour demander à Dieu la lumière « Éclairez-moi intérieurement, ô bon Jésus ! » :

« Éclairez-moi intérieurement, ô bon Jésus ! Faites luire votre lumière dans mon cœur, et dissipez toutes ses ténèbres. Arrêtez mon esprit qui s'égare, et brisez la violence des tentations qui me pressent. Déployez pour moi votre bras, et domptez ces bêtes furieuses, ces convoitises dévorantes, afin que je trouve la paix dans votre force, et que sans cesse vos louanges retentissent dans votre sanctuaire, dans une conscience pure. Commandez aux vents et aux tempêtes ; dites à la mer : .Apaise-toi ; à l'aquilon : Ne souffle point, et il se fera un grand calme. Envoyez votre lumière et votre vérité, pour qu'elles luisent sur la terre; car je ne suis qu'une terre stérile et ténébreuse jusqu'à ce que vous m'éclairiez. Répandez votre grâce d'en haut, versez sur mon cœur la rosée céleste, épanchez sur cette terre aride les eaux fécondes de la piété, afin qu'elle produise des fruits bons et salutaires. Relevez mon âme abattue sous le poids de ses péchés, transportez tous mes désirs au ciel, afin qu'ayant trempé mes lèvres à la source des biens éternels, je ne puisse plus sans dégoût penser aux choses de la terre. Enlevez-moi, détachez-moi de toutes les fugitives consolations des créatures, car nul objet créé ne peut satisfaire ni rassasier pleinement mon cœur. Unissez-moi à vous par l'indissoluble lien de l'amour car vous suffisez seul à celui qui vous aime, et tout le reste sans vous n'est rien. Ainsi soit-il. »

Thomas A Kempis (1380-1471)

SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-pour-demander-a-Dieu-la-lumiere

Sculpture of Thomas a Kempis, Bergklooster Cemetery, Zwolle (the Netherlands)

Kopie van cementbeton van kop van Thomas a Kempis door F.W. Mengelberg


La Prière de Thomas a Kempis 

« Qui consolera mon âme ? » :

'' « Qui consolera mon âme ? J'ai rencontré beaucoup de désolateurs qui me racontent des fables : quelle différence avec ta loi, Seigneur ! Ô Consolateur excellent, doux hôte de l'âme, doux refuge qui remplis de bénédiction tout ce qui vit, ouvre ta main et verse ta rosée sur ma terre ardente. Entends-moi tout de suite ! Où irais-je sans toi ? Auprès de qui me réfugier ? Seigneur, tu es mon Dieu, ne rejette pas ma prière. Je te montre ma misère, ne détourne pas tes yeux. J'ai péché, ne me condamne pas. Je t'ouvre mon cœur ; mon visage te cherche, ne m'abandonne pas. Tu désires nous consoler, tu l'as dit toi-même : « Venez à moi vous tous qui peinez sous le fardeau, et moi je vous referai des forces ». Mon âme a soif de toi, ma chair soupire après toi. C'est dans une terre déserte et sans chemin et sans eau que je dois habiter, Seigneur; tu m'as donné une terre desséchée, verse d'en haut la pluie qui l'arrose. Ne te fâche pas contre moi ! J'étouffe et ce n'est pas de murmure que mes paroles sont pleines, mais de douleur. Je répands la prière en ta présence et je te dis mon affliction. C'est une consolation de confier sa souffrance à un ami. Je te confie ma cause, ô Père des miséricordes. Ainsi soit-il. » ''

Thomas A Kempis (1380-1471)

SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-a-Kempis-de-consolation

La Prière de Thomas a Kempis lors de la Sainte Communion pour « exposer ses besoins à Jésus-Christ et lui demander sa grâce » :

« Seigneur, plein de tendresse et de bonté, que je désire recevoir en ce moment avec un pieux respect, vous connaissez mon infirmité et mes pressants besoins ; vous savez en combien de maux et de vices je suis plongé, quelles sont mes peines, mes tentations, mes troubles et mes souillures. Je viens à vous chercher le remède pour obtenir un peu de soulagement et de consolation. Je parle à Celui qui sait tout, qui voit tout ce qu'il y a de plus secret en moi, et qui seul peut me secourir et me consoler parfaitement. Vous savez quels biens me sont principalement nécessaires, et combien je suis pauvre en vertu. Voilà que je suis devant vous, pauvre et nu, demandant votre grâce, implorant votre miséricorde. Rassasiez ce mendiant affamé, réchauffez ma froideur du feu de votre amour, éclairez mes ténèbres par la lumière de votre présence. Changez pour moi toutes les choses de la terre en amertume ; faites que tout ce qui m'est dur et pénible fortifie ma patience ; que je méprise et que j'oublie tout ce qui est créé, tout ce qui passe. Élevez mon cœur à vous dans le ciel, et ne me laissez pas errer sur la terre. Que, de ce moment et à jamais, rien ne me soit doux que vous seul, pace que vous seul êtes ma nourriture, mon breuvage, mon amour, ma joie, ma douceur et tout mon bien. Oh ! Que ne puis-je, enflammé, embrasé par votre présence, être transformé en vous, de sorte que je devienne un même esprit avec vous, par la grâce d’une union intime, et par l'effusion d'un ardent amour ! Ne souffrez pas que je m'éloigne de vous sans m'être rassasié et désaltéré ; mais usez envers moi de la même miséricorde dont vous avez souvent usé avec vos saints, d'une manière si merveilleuse. Qui pourrait s'étonner qu'en m'approchant de vous, je fusse entièrement consumé de votre ardeur, puisque vous êtes un feu qui brûle toujours et ne s'éteint jamais, un amour qui purifie les cœurs et qui éclaire l'intelligence ! Ainsi soit-il. »

Thomas A Kempis (1380-1471)

SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-lors-de-la-Sainte-Communion

La Prière de Thomas A Kempis 

« Ô Vierge Marie, nous devons grandement Te vénérer » :

« Ô Vierge Marie, nous devons grandement Te vénérer : Tu es à la fois la Mère et la Fille du Roi éternel ; Tu mérites d'être bénie par toutes les voix, Tu es digne de recevoir les plus grands honneurs. Toi, la plus pure en ta virginité, la plus profonde en ton humilité, en ta charité, la plus fervente, la plus douce en ta patience. Toi, la plus riche en ta miséricorde, la plus ardente en ta prière, la plus lucide en ta méditation, la plus élevée en ta contemplation. Toi, la plus sensible en ta compassion, la plus proche, dans ton union à ton Fils, la plus puissante par ton secours..., Tu es le Salut des malades et la Maman des orphelins. Tu nous offres les récompenses éternelles... Dès lors, nous nous réfugions auprès de Toi, comme des petits enfants dans le giron de leur mère. Protège-nous contre tous les maux par tes Mérites et par tes Prières. Amen. »

Thomas A Kempis (1380-1471)

SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-Mariale-de-Thomas-A-Kempis

La Prière du Chanoine Thomas a Kempis 

« Ô Vierge Marie, que toute bouche Vous bénisse ! » :

« Ô Vierge souverainement Vénérable, ô Marie, Mère et Fille du Roi éternel, que toute bouche Vous bénisse, que tout honneur, que tout hommage Vous soient rendus ; Vous possédez au plus haut degré la blancheur de la virginité, la profondeur de l'humilité, la ferveur de la charité, la douceur de la patience, la plénitude de la miséricorde, la dévotion de l'oraison, la pureté de la méditation, la sublimité de la contemplation, la tendresse de la compassion, la prudence du conseil, la puissance de la protection ; Vous êtes le Palais de Dieu, la porte du ciel, le paradis de délices, le puits de grâce, la gloire des anges, la joie des hommes, la règle des mœurs, la splendeur des vertus, le flambeau de la vie, l'espoir des indigents, le salut des infirmes, la mère des orphelins. Ô Vierge des Vierges, pleine de charmes et de suavité, étincelante comme l'étoile, vermeille comme la rose, brillante comme la perle, éclatante comme le soleil et la lune au ciel et sur la terre ; ô Vierge douce et innocente comme la jeune brebis, simple comme la colombe, prudente comme la noble princesse, active comme l'humble servante. Ô sainte Racine, cèdre élevé, vigne féconde, figuier d'une ravissante douceur, palmier d'une admirable étendue ; en Vous se trouvent tous les biens, par Vous nous sont données les éternelles récompenses. C'est donc près de Vous que tous pendant le temps de notre vie nous devons nous réfugier, comme des enfants dans le sein de leur mère, comme des orphelins dans la maison de leur père, afin que vos glorieux Mérites et vos Prières nous garantissent de tous les maux. Ainsi soit-il. »

Thomas A Kempis (1380-1471)

SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-du-Chanoine-Thomas-a-Kempis-a-Marie

La Prière de Thomas a Kempis 

« Seigneur, Tu sais tout » :

« Seigneur, Tu sais tout, Tu sais ce qui m'est bon. Je suis Ton serviteur, qu'il me soit fait selon ta Parole. Tous Tes jugements sont vrais et droits ; Tu abaisses l'un, Tu élèves l'autre, tout l'univers est dans tes Mains. Seigneur Tu es juste, ton Jugement est droit, Tu es fidèle, tu es Saint en tout ce que Tu fais. Dans ta Volonté sont toutes les choses, il n'y a personne qui puisse Te résister. Tu es le Maître de tout. Entre tes Mains je remets mon esprit. Tu es mon Rédempteur, c'est Toi qui me délivres des ennemis qui sont mes passions et mes vices. C'est Toi qui me consoles dans les angoisses. Seigneur, la patience m'est nécessaire, c'est elle qui me défend. J'ai dit à la patience : « tu es ma sœur » ; à la pauvreté : « tu es mon amie » ; à l'humilité : « tu es ma maîtresse et ma mère ». Toutes trois vous êtes aimées du Seigneur et bénies des paroles de sa Bouche. Je Vous en conjure, demeurez avec nous jusqu'à la fin de notre vie ! Si vous restez avec nous, nous sommes sûrs d'aller auprès du Seigneur. Ainsi soit-il. »

Thomas a Kempis (1380-1471)

SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-a-Kempis-des-3-Tabernacles

Thomas à Kempis, prent historieprent. Omschrijving: Thomas à Kempis, zittend schrijvend onder een boom. Prentmaker: Johann Heinrich Maria Hubert Rennefeld, naar schilderij van: Isaac Israels. Plaats vervaardiging: Nederland. Datering: 1865 – 1870. Fysieke kenmerken: staalgravure. Materiaal: papier. Techniek: staalgravure. Afmetingen: h 190 mm × b 240 mm. Toelichting
Illustratie voor: J. van Lennep en W. Moll en J. ter Gouw, Nederlands geschiedenis en volksleven in schetsen, A.W. Sijthoff, Leiden ca. 1870. Staalgravures naar de schilderijen van de Historische Galerij der Maatschappij Arti en Amicitiae.

Thomas a Kempis, estampe historique. Description : Thomas a Kempis, assis et en train d'écrire sous un arbre. Graveur : Johann Heinrich Maria Hubert Rennefeld, d'après une peinture de : Isaac Israels. Lieu de production : Pays-Bas. Date : 1865–1870. Caractéristiques physiques : gravure sur acier. Matériau : papier. Technique : gravure sur acier. Dimensions : H 190 mm × L 240 mm. Notes : Illustration pour : J. van Lennep, W. Moll et J. ter Gouw, *Nederlands geschiedenis en volksleven in schetsen* [Histoire et vie populaire aux Pays-Bas en esquisses], A.W. Sijthoff, Leyde, vers 1870. Gravures sur acier d'après des peintures issues de la galerie historique de la société *Arti et Amicitiae*.


La Prière de Thomas Haemmerlein 

« Seigneur, j'espère en ta Parole » :

« Seigneur, Tu me fais entendre le tonnerre de Tes jugements, Tu secoues tous mes os de crainte et de terreur, et mon âme est dans une grande épouvante. Je demeure foudroyé en considérant que le Ciel même est impur à Tes yeux. Si Tu as trouvé du mal dans Tes anges et ne les as pas épargnés, qu'en sera-t-il de moi ? Les étoiles sont tombées du ciel, et moi, poussière, à quoi puis-je prétendre ? Ceux dont les œuvres paraissaient dignes de louange sont tombés au plus bas, et ceux qui mangeaient le pain des anges, je les ai vus faire leurs délices de ce que mangent les porcs. Il n'y a donc pas de sainteté, Seigneur, si Tu retires Ta main ; la sagesse ne sert de rien, si Tu cesses de la gouverner ; la force est impuissante, si Tu ne la soutiens plus. Abandonnés, nous coulons, nous périssons ; si Tu nous regardes, nous nous relevons, nous vivons. Oui, nous sommes chancelants, mais Tu nous affermis ; nous sommes tièdes, mais Tu nous embrases. Toute vaine gloire s'engloutît dans la profondeur de Tes jugements sur moi. Qu'est-ce que toute chair devant Toi ? L'argile va-t-elle se glorifier en face de Celui qui l'a modelée ? Comment peut-il avoir des paroles prétentieuses, celui dont le cœur est sincèrement soumis à Dieu ? Le monde entier ne donnera pas d'orgueil à celui dont la vérité a fait son serviteur; il ne se laissera émouvoir par aucune louange, celui qui a établi en Dieu son espérance. Oui, ceux-là mêmes qui parlent ne sont absolument rien ; car ils disparaîtront avec le fracas de leurs paroles. Mais la Vérité du Seigneur demeure pour toujours. »

Ainsi soit-il.

Thomas a Kempis (1380-1471) - « L'Imitation de Jésus-Christ »

SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-A-Kempis-sur-le-Jugement-de-Dieu

La Prière de Thomas A Kempis 

« Aimable et doux Jésus, donnez-moi de me reposer en Vous plus que dans la santé, la beauté, les honneurs et la gloire » :

« En tout et par-dessus tout repose-toi en Dieu, ô mon âme, parce qu'il est le Repos éternel des saints. Aimable et doux Jésus, donnez-moi de me reposer en Vous plus qu'en toutes les créatures ; plus que dans la santé, la beauté, les honneurs et la gloire ; plus que dans toute puissance et dignité ; plus que dans la science, les richesses, les arts ; plus qu'en tout mérite et en tout désir, plus même que dans Vos dons et toutes les récompenses que Vous pouvez nous prodiguer ; plus que dans l'allégresse et dans les transports que l'âme peut concevoir et sentir ; plus enfin que dans les Anges et les Archanges, et dans toute l'Armée des cieux ; plus qu'en toutes les choses visibles et invisibles, plus qu'en tout ce qui n'est pas Vous, ô mon Dieu ! Car Vous seul êtes infiniment Bon... Ainsi tout ce que Vous me donnez hors de Vous, tout ce que Vous me découvrez de Vous-même est trop peu et ne me suffit pas, si je ne Vous vois, si je ne Vous possède pleinement, en me reposant uniquement en Vous. Ainsi soit-il. »

Thomas a Kempis (1380-1471) - « L'Imitation de Jésus-Christ » (l. III, c. 21 II)

SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-A-Kempis-sur-la-vie-eternelle

La Prière du Bienheureux Thomas a Kempis 

« Ô Père des Miséricordes, j'ai besoin d'être fortifié et consolé par Vous » :

« Je Vous bénis, Père céleste, Père de Jésus-Christ, mon Seigneur, parce que Vous avez daigné Vous souvenir de moi, pauvre créature. Ô Père des Miséricordes et Dieu de toute consolation, je Vous rends grâce de ce que, tout indigne que j'en suis, Vous voulez bien cependant quelquefois me consoler. Je Vous bénis à jamais, et je Vous glorifie avec votre Fils unique et l'Esprit consolateur, dans les siècles des siècles. Ô Seigneur mon Dieu, saint objet de mon amour ! Quand Vous descendrez dans mon cœur, toutes mes entrailles tressailliront de joie. Vous êtes la gloire et la joie de mon cœur. Vous êtes mon espérance et mon refuge au jour de la tribulation. Mais parce que mon amour est encore faible, et ma vertu chancelante, j'ai besoin d'être fortifié et consolé par Vous ; visitez-moi donc souvent, et dirigez-moi par Vos divines Instructions. Délivrez-moi des passions mauvaises, et retranchez de mon cœur toutes ces affections déréglées, afin que, guéri et purifié intérieurement, je devienne propre à Vous aimer, fort pour souffrir, ferme pour persévérer. C'est quelque chose de grand que l'Amour, et un bien au-dessus de tous les biens. Seul il rend léger ce qui est pesant, et fait qu'on supporte avec une âme égale toutes les vicissitudes de la vie. Il porte son fardeau sans en sentir le poids, et rend doux ce qu'il y a de plus amer. L'Amour de Jésus est généreux ; il fait entreprendre de grandes choses, et il excite toujours à ce qu'il y a de plus parfait. L'Amour aspire à s'élever, et ne se laisse arrêter par rien de terrestre. L'Amour veut être libre et dégagé de toute affection du monde, afin que ses regards pénètrent jusqu'à Dieu sans obstacle, afin qu'il ne soit ni retardé par les biens, ni abattu par les maux du temps. Rien n'est plus doux que l'Amour ; rien n'est plus fort, plus élevé, plus étendu, plus délicieux ; il n'est rien de plus parfait ni de meilleur au ciel et sur la terre, parce que l'Amour est né de Dieu, et qu'il ne peut se reposer qu'en Dieu, au-dessus de toutes les créatures. Celui qui aime, court, vole ; il est dans la joie, il est libre, et rien ne l'arrête. Il donne tout pour posséder tout, et il possède tout en toutes choses, parce qu'au-dessus de toutes choses il se repose dans le seul Être souverain, de qui tout bien procède et découle. Il ne regarde pas aux dons, mais il s'élève au-dessus de tous les biens, jusqu'à Celui qui donne. L'Amour souvent ne connaît point de mesure, mais, comme l'eau qui bouillonne, il déborde de toutes parts. Rien ne lui pèse, rien ne lui coûte, il tente plus qu'il ne peut, jamais il ne prétexte l'impossibilité, parce qu'il se croit tout possible et tout permis. Et à cause de cela, il peut tout, et il accomplit beaucoup de choses qui fatiguent et qui épuisent vainement celui qui n'aime point. L'Amour veille sans cesse; dans le sommeil même il ne dort point. Aucune fatigue ne le lasse, aucuns liens ne l'appesantissent, aucunes frayeurs ne le troublent ; mais, tel qu'une flamme vive et pénétrante, il s'élance vers le ciel, et s'ouvre un sûr passage à travers tous les obstacles. Ainsi soit-il. »

Thomas a Kempis (1380-1471) - « L'Imitation de Jésus-Christ », Livre III, Chap. V

SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-a-Kempis-sur-la-Misericorde-de-Dieu

La Prière de Thomas A Kempis 

« Seigneur Jésus, plein de confiance je m'approche de Vous en m’abaissant pour Vous recevoir » :

« Plein de confiance en votre Bonté et votre grande Miséricorde, je m'approche de Vous, Seigneur ; malade, je viens à mon Sauveur ; consumé de faim et de soif, je viens à la Source de la vie ; pauvre, je viens au Roi du ciel ; esclave, je viens à mon Maître ; créature, je viens à Celui qui m'a fait ; désolé, je viens à mon tendre Consolateur. Vous connaissez votre serviteur et Vous savez qu'il n'y a en lui aucun bien qui mérite votre Grâce. Je confesse donc ma bassesse, je reconnais votre Bonté, je bénis votre Miséricorde, et je Vous rends grâce à cause de Votre immense Charité. Ô tendre et bon Jésus ! Quel respect, quelles louanges perpétuelles ne Vous devons-nous pas pour la réception de Votre sacré Corps, si élevé au-dessus de tout ce que peut exprimer le langage de l'homme ! Mais que penserai-je en Le recevant, en m'approchant de mon Seigneur, que je ne puis révérer autant que je le dois, et que cependant je désire ardemment recevoir ? Quelle pensée meilleure et plus salutaire que de m'abaisser profondément devant Vous et d'exalter votre Bonté infinie pour moi ! Vous êtes le Saint des saints, et moi le rebut des pécheurs. Vous vous inclinez vers moi, qui ne suis pas digne de lever les yeux sur Vous. Vous venez à moi, Vous voulez être à moi, Vous m'invitez à votre Table. Vous voulez me donner à manger un aliment céleste, le pain des Anges, qui n'est autre que Vous-même, ô Pain vivant ! Qui êtes descendu du ciel, et qui donnez la vie au monde. Voilà la Source de l'amour et le triomphe de votre Miséricorde. Que ne Vous doit-on pas d'actions de grâces et de louanges pour ce Bienfait ! Que vos Œuvres sont admirables, Seigneur ! Que votre Puissance est grande ! Que votre Vérité est ineffable ! Vous avez dit et tout a été fait, et rien n'a été fait que ce que Vous avez ordonné. Chose merveilleuse, que nul homme ne saurait comprendre mais que tous doivent croire, que Vous, Seigneur mon Dieu, vrai Dieu et vrai homme, Vous soyez contenu tout entier sous la moindre partie des espèces du pain et du vin, et que sans être consumé, Vous soyez mangé par celui qui Vous reçoit. Souverain Maître de l'univers, Vous qui, n'ayant besoin de personne, avez cependant voulu habiter en nous par votre Sacrement, conservez sans tache mon âme et mon corps afin que je puisse plus souvent célébrer Vos saints Mystères avec la joie d'une conscience pure, et recevoir pour mon salut éternel ce que Vous avez institué principalement pour votre Gloire, et pour perpétuer à jamais le souvenir de votre Amour. Réjouis-toi, mon âme, et rends grâce à Dieu d'un don si magnifique, d'une si ravissante consolation, qu'Il t'a laissée dans cette vallée de larmes. Ainsi soit-il. »

Thomas a Kempis (1380-1471) - « L'Imitation de Jésus-Christ », Livre IV, chap. II

SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-pour-la-Ste-Communion-de-Thomas-A-Kempis

La Prière de Thomas A Kempis 

« Ô Cœur de Jésus, nous Te consacrons nos familles » :

« Ô Cœur de Jésus, Toi qui T'es consacré au Père par Amour pour nous, nous voulons, dans le Souffle de Ton Esprit Saint, nous consacrer à Toi par amour pour Toi ; Te consacrer nos vies et nos familles, les enfants que le Père nous a donnés et ceux qu'il voudrait nous donner encore. Nous Te consacrons nos maisons, notre travail et nos gestes les plus simples. Nous Te consacrons nos épreuves et nos joies pour que l'amour dont Tu nous as aimés nous garde en Toi et demeure en nous à jamais ; pour que le Feu de Ton amour embrase le monde entier et que les fleuves d'eau vive de Ton Cœur jaillissent jusqu'en vie éternelle ».

Ainsi soit-il.

Thomas a Kempis (1380-1471)

SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-A-Kempis-de-consecration-de-nos-familles

La Prière de Thomas Haemmerlein A Kempis 

« Pénètre, ô mon âme, dans le Cœur de ton Seigneur crucifié » :

« Pénètre, ô mon âme, dans le Côté de ton Seigneur crucifié. Par la Blessure sacrée, pénètre jusque dans le Cœur très aimant de Jésus, qui a voulu être transpercé par amour, et tu y trouveras ton repos, loin des agitations du monde, comme la colombe « au creux du rocher » (Cant. 2, 14). Approche-toi, ô mon âme, de ce Cœur très noble, de ce Cœur caché, de ce Cœur silencieux, de ce Cœur divin qui t'ouvre Ses portes. Élu de Dieu, pénètre dans ce Cœur : pourquoi restes-tu au dehors ? La Source de vie est ouverte pour toi, la voie du salut, l'arche céleste dont émane un parfum abondant. Voici la Source du Fleuve divin qui apaise la soif des âmes altérées. Puise, toi aussi, à cette Source du Sauveur, le breuvage d'amour. Puise au côté de Jésus un doux réconfort pour ta vie afin que tu ne vives plus en toi, mais en Celui qui a été blessé pour toi. Donne ton cœur à Celui qui t'ouvre son Cœur. »

Ainsi soit-il.

Thomas a Kempis (1380-1471)

SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-A-Kempis-au-Coeur-de-Jesus

La Prière de Thomas A Kempis 

« Louange et gloire Vous soient rendues à jamais, Seigneur Jésus » :

« Louange et gloire Vous soient rendues à jamais, Seigneur Jésus, qui, pour un pécheur tel que moi, avez daigné descendre des cieux, et monter sur l'arbre de la Croix, afin de satisfaire à la divine justice, pour mes péchés ! Là, dépouillé de Vos vêtements, et couvert de blessures en tout Votre corps, Vous avez été suspendu entre deux larrons, comme le plus infâme voleur, Vous le plus beau des enfants des hommes, Vous le vrai Fils de Dieu, Vous le Roi des rois et le Seigneur des anges ! Soyez environné de bénédictions, de splendeurs, d'actions de grâces, et de cantiques de louanges, ô Agneau de Dieu, modèle de douceur ! Car il n'y a pas d'honneurs que Vous n'ayez mérités par votre Passion et votre Mort, et par les ignominies de toutes sortes que Vous avez endurées sur la Croix. Recevez donc cet humble tribut de louanges, ces dévotes actions de grâces, ces adorations de mon esprit, ces pieux hommages de ma bouche, pour la souveraine charité, l'immense charité que Vous m'avez témoignée en votre Passion. Oh ! Combien donc m'avez-Vous estimé, pour me racheter à si haut prix ? Vous avez donné certes ce que Vous aviez de plus précieux, car est-il rien de plus précieux que Votre personne sacrée ? Et Vous vous êtes livré tout entier pour moi ! C'est pourquoi, je Vous en conjure, ô doux Jésus, source de bonté, de charité, ne permettez pas que j'en perde jamais le souvenir ; faites que l'image de Votre corps attaché à la Croix brille sans cesse à mes yeux, et que chacune de Vos cicatrices imprime profondément votre Amour en mon cœur. Ainsi soit-il. »

Thomas a Kempis (1380-1471)

SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Louanges-de-Thomas-A-Kempis

La Prière de Thomas a Kempis 

« Seigneur, je me glorifierai en Toi et non en moi-même » :

« Grâces Te soient rendues, Seigneur, à Toi de qui provient tout le bien qui m'arrive toutes les fois que les choses tournent à mon avantage. Mais moi, je ne suis que vanité et néant devant Toi, inconstant et faible. De quoi pourrais-je me glorifier, et pourquoi ce désir d'être reconnu ? N'est-ce pas pour mon néant ? Et voilà bien la vanité suprême ! Oui, la vaine gloire est une terrible maladie, la plus grande des vanités, car elle retire de la Gloire véritable et prive de la Grâce céleste : tant que l'homme se complaît en lui-même, il Te déplaît, et tant qu'il aspire à la louange des hommes, il est privé des vertus véritables. La Gloire véritable et la sainte Exultation, c'est de se glorifier en Toi, et non en soi-même ; de se réjouir en ton Nom, et non en sa propre vertu, et de ne pas se délecter en quelque créature que ce soit, sinon à cause de Toi. Que ton Nom soit loué, et non le mien ; que ton Œuvre soit exaltée, et non la mienne ; que ton saint Nom soit béni, mais que rien ne me soit attribué par la louange des hommes. Tu es ma gloire et l'exultation de mon cœur ; sans cesse en Toi je me glorifierai et j'exulterai ».

Ainsi soit-il.

Thomas a Kempis (1380-1471) - Traduction inédite de Max de Longchamp pour Magnificat N° 321 du Dimanche 4 août 2019

SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-a-Kempis-contre-la-vanite

  Statua in stucco raffigurante il Venerabile Tommaso da Kempis, canonico regolare di S. Agostino

Thomas a Kempis in art ; Sant'Agostino (Palermo) - Statue


La Prière de Thomas à Kempis 

« Ô Croix de Jésus-Christ qui as eu l'honneur de porter le Roi des Cieux » :

« Ô Croix de Jésus-Christ ! Croix vraiment heureuse, qui as eu l'honneur de porter le Roi des Cieux, qui as procuré à tout l'univers la joie du Salut ! Par Toi les démons sont mis en fuite, les infirmes guéris, les timides fortifiés, les vicieux purifiés, les paresseux stimulés ; par Toi les orgueilleux s'humilient, les endurcis se pénètrent de componction, et les âmes dévotes s'inondent de leurs larmes. Ô Arbre de la Vie, dont la Tige noble et précieuse a été plantée au milieu de l'Eglise pour fournir le remède à tous les maux de l'âme ! Ô Jésus de Nazareth, Jésus crucifié, c'est Vous qui déliez les chaines des pécheurs ; mettez en liberté l'âme des Saints, humiliez le front des superbes, brisez la puissance des pervers, fortifiez les fidèles, mettez en fuite les incrédules, sauvez du danger les âmes pieuses, châtiez les endurcis, abattez les rebelles, relevez les blessés, arrachez aux tyrans les opprimés, frappez les persécuteurs, défendez les innocents, chérissez les véridiques, détestez les imposteurs, méprisez les partisans de la chair, favorisez les hommes spirituels, recevez ceux qui viennent à Vous, donnez asile à ceux qui se réfugient vers Vous, exaucez ceux qui Vous invoquent, réjouissez ceux qui Vous visitent, secourez ceux qui Vous cherchent, fortifiez ceux qui Vous réclament, honorez ceux qui Vous honorent, louez ceux qui Vous louent, aimez ceux qui Vous aiment, glorifiez ceux qui Vous adorent, bénissez ceux qui Vous bénissent, exaltez ceux qui Vous exaltent, donnez le baiser à ceux qui Vous le donnent, embrassez ceux qui Vous embrassent, et conduisez au Ciel ceux qui Vous suivent ».

Ainsi soit-il.

Thomas a Kempis (1380-1471) - « Sermon XX : porter sa croix chaque jour dans l'ordre religieux que l'on a embrassé » dans le Tome 88, pages 109-111, de la Collection intégrale et universelle des Orateurs sacrés de Jacques-Paul Migne, aux Ateliers Catholiques du Petit-Montrouge, 1866

SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-a-Kempis-sur-la-Croix-de-Jesus-Christ

La Prière de Frère Thomas à Kempis 

« Ô Père Très-Clément, regardez l’Holocauste de votre Fils unique, que Lui-même Vous offre pour nous » :

« Des profondeurs de Votre sanctuaire et de Votre sublime demeure des deux, jetez les yeux, Père Très-Clément, sur ce Sacrifice qui Vous est d'une agréable odeur. Regardez l’Holocauste trois fois Saint de votre Fils unique, que Lui-même Vous offre pour nous. Car Il est le souverain Prêtre et le véritable Pontife ; Il n'a pas offert une hostie étrangère, mais Il a donné Sa propre Chair pour être immolée sur l'autel de la Croix, pour la Vie du monde. Par les Mérites de cette Victime salutaire, soyez donc aujourd'hui propice à moi, pauvre pécheur. Exaucez-moi, pauvre homme infirme, bien fragile et bien coupable, qui ne suis pas digne de regarder le Ciel et de fouler la terre ; parce que je Vous ai offensé bien souvent, trop souvent, mon Créateur, par des actions, par des paroles, par des pensées irrévérentes et insensées, et contraires à Vos commandements, qui m'ont fait justement encourir Votre indignation la plus profonde, et ont chargé ma tête de l'inimitié de toutes les créatures. Car, par un jugement plein d'équité, toutes les créatures deviennent aussitôt les ennemis du pécheur qui a osé Vous offenser et Vous mépriser. Mais, Seigneur Tout-Puissant, Dieu de toute consolation, ayez pitié de Votre serviteur qui se repent et se lamente du fond de son cœur. Hélas ! Créé de rien, conçu dans le péché, homme fragile, je suis tombé : pardonnez-moi, Seigneur, pardonnez-moi ! Ouvrez la porte à l'enfant prodigue qui revient à Vous des champs où il a mangé les siliques des pourceaux ; le voici debout devant le Trône de votre Gloire demandant le secours de votre Miséricorde, depuis le matin jusqu'au soir. Oh ! Laissez descendre la rosée de la Grâce et les ondées consolatrices sur la terre de mon cœur, toute desséchée, toute brûlée, à cause de la multitude de mes péchés. A cause de Vous-même, inclinez, mon Dieu, Votre oreille vers moi, et écoutez mes paroles : faites éclater les merveilles de votre Miséricorde, Vous qui sauvez ceux qui espèrent en Vous. Je sais bien que Vous ne le ferez pas à cause de mes œuvres, si tant est qu'on en remarque quelqu'une, mais, Seigneur, à cause de votre Bonté que l'on proclame immense. Mais surtout exaucez-moi par les Mérites singuliers de Votre très aimé et très doux Fils Jésus-Christ, qui a été crucifié et est mort pour les pécheurs, afin d'effacer tous les péchés par sa Passion. »

Ainsi soit-il.

Thomas a Kempis (1380-1471) - « Les Trois Tabernacles », p. 1-3 traduit par Sigismond Ropartz chez la Société de Saint Nicolas à Paris en 1843

SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-A-Kempis-durant-le-Saint-Sacrifice-de-la-Messe

La Prière de Thomas Haemmerlein de Kempis 

« Je Vous rends grâces, ô bon Jésus, pour toutes les blessures sanglantes dont Vous êtes couvert depuis la plante des pieds jusqu'à la tête » :

« Maintenant je Vous rends grâces, ô bon Jésus, pour toutes Vos douleurs et Vos opprobres, pour toutes les blessures sanglantes dont Vous êtes couvert depuis la plante des pieds jusqu'à la tête, afin de me réconcilier avec votre Père, et de me ramener à Votre gloire éternelle. Mais, hélas ! Seigneur, je ne puis Vous en rendre dignement Grâces ! Car votre Passion sacrée est si excellente et si précieuse que, quand même j'aurais toutes les vertus de toutes les créatures, je ne suffirais jamais à Vous en remercier pleinement. Elle excède les mérites et les vœux de tous les hommes ; Elle surpasse la dignité de toutes les créatures. Cependant, pour n'être pas tout a fait ingrat, je veux au moins Vous remercier un peu de Votre si grande Charité et de votre Passion si amère par de dévotes prières et de pieuses méditations que Vous m'inspirerez, et que Vous ferez sentir à mon cœur ; faites que mon âme en goûte les fruits surabondants, et qu'elle puisse Vous chanter l'éternel Cantique d'actions de Grâces dans les transports du parfait Amour. Ayez pitié de moi dans votre Royaume, Seigneur Jésus-Christ, qui du haut de votre Croix avez répondu au larron repentant : Aujourd'hui vous serez avec moi dans le Paradis. »

Ainsi soit-il.

Thomas a Kempis (1380-1471) - « Les Trois Tabernacles », p. 12-13 traduit par Sigismond Ropartz chez la Société de Saint Nicolas à Paris en 1843

SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-Haemmerlein-A-Kempis

La Prière de Thomas Haemmerlein à Kempis 

« Ô Seigneur, demeurez avec nous jusqu'à la fin de notre vie » :

« Seigneur, Vous connaissez tout, Vous savez ce qui m'est le plus convenable. Voilà que je suis Votre serviteur, qu'il me soit fait selon votre Parole. Tous Vos jugements sont vrais et équitables ; Vous humiliez celui-ci, Vous élevez celui-là, parce que toutes les extrémités de la terre sont dans votre Main. Vous êtes juste, Seigneur, et votre Jugement est équitable ; Vous êtes Fidèle et Saint dans toutes vos Œuvres, tout est placé sous votre Volonté et il n'est personne qui puisse Vous résister. Car c'est Vous qui avez fait le ciel et la terre, la mer et tout ce qu'environne la ceinture des cieux, Vous êtes le Seigneur de toutes choses. C'est pourquoi je remets mon esprit entre vos Mains, parce que Vous êtes mon Rédempteur. Vous êtes mon Libérateur, vous m'arracherez des mains de mes irréconciliables ennemis, mes passions et mes vices. Vous êtes mon Refuge dans les tribulations, mon Consolateur dans les innombrables angoisses qui m'ont environné de toutes parts. Seigneur, la patience m'est nécessaire, la patience mon unique défense. J'ai dit à la patience : vous êtes ma sœur ; à la pauvreté : vous êtes mon amie ; à l'humilité : vous êtes ma maîtresse et ma mère. Vous êtes toutes les bien-aimées du Seigneur, et sa Bouche vous a bénies. Plut au ciel que moi et tous ses serviteurs, nous Vous aimassions, nous Vous chérissions autant qu'il Vous chérit ! Je Vous en prie, je Vous en conjure, je Vous en supplie, demeurez avec nous jusqu'à la fin de notre vie ; car nous irons sans péril au Seigneur, si nous ne nous séparons pas de Vous. »

Ainsi soit-il.

Thomas a Kempis (1380-1471) - « Les Trois Tabernacles », p. 155-157, traduit par Sigismond Ropartz chez la Société de Saint Nicolas à Paris en 1843

SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-a-Dieu-de-Thomas-Haemmerlein-a-Kempis

La Prière de Thomas a Kempis 

« Ô Jésus et Marie, accordez-moi le Secours de votre Clémence » :

« C'est à Vous, Seigneur Jésus, et à Votre sainte Mère, la Vierge Marie, que je confie la garde de mon âme et de mon corps, pour la Vie éternelle. Ô mon unique espérance, Jésus et Marie, accordez-moi, dans toutes mes tribulations et mes angoisses, le Secours de votre Clémence ! Vous êtes les plus puissants Protecteurs, et Vous méritez d'être aimés par-dessus tous les Saints. Pauvre et voyageur en ce monde, je ne possède point, parmi mes plus intimes confidents, d'amis aussi chers et aussi fidèles que Vous, en qui réside toute ma confiance ».

Ainsi soit-il.

Thomas a Kempis (1380-1471) - « Sermon XXII sur l’éloge du doux Nom de Jésus, et de Marie, sa douce Mère » dans la Collection intégrale et universelle des Orateurs sacrés de Jacques-Paul Migne, page 131, aux Ateliers Catholiques, 1866

SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-a-Kempis-a-Jesus-et-Marie

La Prière de Thomas à Kempis pour la Chasteté de l'âme et du corps « Ô doux Seigneur Jésus, Fleur de toutes les Vertus, chaste Amant des Vierges » :

« Ô doux Seigneur Jésus, Fleur de toutes les Vertus, chaste Amant des Vierges, puissant Vainqueur des démons, Destructeur rigoureux des vices, regardez d'un œil propice ma fragilité, et, par l'intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, votre Mère, et de votre épouse chérie, Sainte Agnès, vénérable Vierge et Martyre, accordez-moi le secours de la Vertu d'en Haut, afin que j'apprenne à mépriser tous les biens de la terre et à aimer Ceux du Ciel ; à combattre les vices et à ne jamais céder aux tentations ; à m'attacher fortement à la Vertu, à fuir les honneurs, à m'éloigner des délices, à pleurer les péchés passés, à éviter les occasions dangereuses, à renoncer aux mauvaises habitudes, à converser avec les bons, et à persévérer dans le bien : en sorte que, par le Don de votre Grâce, je mérite de posséder à jamais, dans votre Royaume, avec Sainte Agnès et avec tous les Saints, la Couronne de la Vie éternelle ».

Ainsi soit-il.

Thomas a Kempis (1380-1471) - « Sermon XXVII de la Couronne d'or placée sur la tête de Sainte Agnès, Vierge et Martyre » dans le Tome 88, page 160, de la Collection intégrale et universelle des Orateurs sacrés de Jacques-Paul Migne, aux Ateliers Catholiques du Petit-Montrouge, 1866

SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-pour-la-Chastete-de-l-ame-et-du-corps-de-Thomas-a-Kempis

La Prière de Thomas À Kempis 

« Ô Jésus, mon doux Sauveur, entrez dans la maison de mon âme » :

« Ô Jésus, mon doux Sauveur, ô ma Miséricorde et mon Refuge en toutes mes tribulations et mes angoisses, ah ! Daignez, quelque jour, environné d'une céleste Lumière, et accompagné des Saints anges entrer dans la maison de mon âme, et, avec l'encensoir d'or rempli d'aromates, encenser tout mon intérieur ; daignez consacrer mon cœur pour en faire un temple du Saint-Esprit, marquez-le du Signe sacré de la Croix ; faites-y les Onctions avec l’Huile de la Grâce ; placez-y l’Urne d'or qui renferme la manne ; et appliquez fixement à mon côté le Livre de votre Loi, afin que je L'étudie, et que j'y apprenne, nuit et jour, Vos célestes et divins Commandements, tout le temps de mon séjour en cette terre d'exil ».

Ainsi soit-il.

Thomas a Kempis (1380-1471) - « Sermon XXX sur les quatre conditions requises pour l'édification et la décoration de la Maison de Dieu » dans le Tome 88, page 180, de la Collection intégrale et universelle des Orateurs sacrés de Jacques-Paul Migne, aux Ateliers Catholiques du Petit-Montrouge, 1866

SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-a-Kempis-a-Jesus-pour-consacrer-son-coeur

La Prière de Thomas a Kempis 

« Si Vous tardez à venir, ô mon Sauveur, je persévèrerai dans la prière jusqu'à ce que Vous reveniez me visiter » :

« Ô divin Jésus, qui êtes également Sage et Bon dans toutes Vos voies ! Souvent il m'arrive d'être privé de votre Présence, et alors, destitué de votre Grâce, abandonné à ma propre indigence, je suis dans la tristesse et ne puis que gémir. Oh ! Que longue est votre Absence et cruelle l'heure où mon âme est sans ferveur et sans consolations divines, parce que Vous n'êtes point avec moi, ô Jésus, mon bien-aimé, mon consolateur, et je ne sais quand Vous reviendrez ! Voilà, Seigneur, que cette heure est venue pour moi. Que ferai-je maintenant, et où irai-je pour Vous trouver ? Dans quel lieu chercherai-je mon Bien-Aimé ? Ô mon Dieu, qu'il est funeste à mon âme, qu'il est douloureux pour mon cœur de Vous avoir perdu ! Hélas ! Seigneur, que puis-je faire de mieux à cette heure que de m'humilier devant Vous, de confesser que je suis coupable et digne de châtiments plus grands ? Car je n'ai pas gardé mon cœur avec assez de vigilance, et la tiédeur m'a fait perdre la Grâce de Jésus. Qui me La rendra, cette Grâce céleste, si Vous ne daignez, ô mon Dieu, avoir pitié de Votre pauvre serviteur, qui crie maintenant vers Vous ? J'implore aussi votre Clémence, ô Marie, Mère de mon Dieu, secourez-moi dans mon malheur ; aidez-moi, Vierge Sainte, qui m'êtes très chère ; aidez-moi, je Vous en prie : je cherche soulagement à ma peine, et c'est à Vous que je le demande. Ah ! Mieux que tout autre, Vous savez combien il est douloureux d'avoir perdu Jésus ; s'il me reste encore quelque espérance de Le retrouver, donnez-moi Vos conseils, et dites-moi ce qu'il faut faire et je le ferai. Mais, ô Marie, ma Reine, ma Consolation, ma Joie après Jésus ! Je sais ce que je dois faire, et déjà Vous me l'avez dit. Je ferai ce que Vous avez fait Vous-même : j'irai en toute hâte Le chercher dans le temple, je veux dire dans le temple de mon cœur. Je bannirai de moi toute défiance, et je ne laisserai point le trouble entrer dans mon âme. Je prierai sans cesse, je fuirai les consolations de la terre, je me ferai une solitude au dedans de moi-même, et là, dans le secret, je pleurerai amèrement les fautes qui m'ont fait perdre mon Jésus, et je Le retrouverai, je Le chercherai dans les gémissements, parce que je L'ai perdu en voulant contenter mes désirs. Je Le garderai avec grand soin, parce que c'est par ma négligence que je L'ai perdu. Je Le supplierai avec crainte et tremblement ; je Le rappellerai avec humilité, puisque c'est mon orgueil qui m'a privé de sa Présence. Et si Vous tardez à venir, ô mon Sauveur, je ne laisserai pas l'oraison, mais je persévèrerai dans la prière jusqu'à ce que Vous reveniez me visiter, ô mon Dieu, car je sais que Vous ne rejetez pas un cœur contrit et humilié, et que celui qui persévère obtient ce qu'il demande ».

Ainsi soit-il.

Thomas a Kempis (1380-1471) - « Heures Catholiques d'Ars : prières d'un Serviteur de Dieu ou exercices de piété spécialement destinés aux pèlerins d'Ars », pages 451-453, chez H. Pélagaud et Roblot, 1875

SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-a-Kempis-sur-la-perseverance-dans-la-priere

La Prière de Thomas À Kempis 

« Invoquez Marie, honorez-La, glorifiez-La » :

« Invoquez Marie, et vous obtiendrez la Victoire ; honorez Marie, et vous mériterez la Récompense éternelle. Rappelée souvent à la mémoire, la Vie Sainte de Marie vous offre deux avantages principaux : Elle vous apprend, dans le bonheur et la prospérité, à louer Dieu du fond du cœur ; et dans les revers, à conserver persévéramment la patience. Comme Elle n'a cessé de rendre à Dieu de sublimes Louanges pour les Bienfaits excellents par Lesquels Il avait daigné L'élever au-dessus des autres créatures, ainsi a-t-Elle su montrer une douceur inaltérable, au milieu des dures épreuves de ce siècle, et choisir l'abjection de préférence à la prospérité. Invoquez Marie, honorez-La, glorifiez-La. Dans la joie, dans les larmes, soyez avec Marie; travaillez avec Marie, veillez avec Marie, priez avec Marie, récréez-vous avec Marie, reposez-vous dans Marie, surtout cherchez Jésus avec Marie, enfin désirez vivre et mourir avec Jésus et avec Marie ».

Ainsi soit-il.

Thomas a Kempis (1380-1471) - « Vie de la Très-Sainte Vierge » par M l'abbé Blaise Caillet, page 581, chez Dangien, 1876

SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-a-Kempis-pour-invoquer-Marie


Thomas à Kempis

Article

A Canon Regular, his principal occupation was copying works of piety, particularly the Bible. Author of the “Imitation of Christ”.

Born

1380 at Kenlpen, Germany

Died

1471 at Mount Saint Agnes, Zwolle, Switzerland of natural causes

Writings

Prayer for Consecration

Prayer for Consolation

Prayer for Faithful and Prepared Lives

Prayer for Friends

Prayer for Love of God and His Laws

Prayer for My Salvation and My Redemption

Prayer for Others

Prayer for the Comforter

Prayer for the Holy Spirit

Prayer for the Quiet Hour

Prayer for Trust in Thee

Prayer for You, O Lord

Prayer for Your Will to be Done

Prayer of Praise

Prayer to do Your Will

Prayer to Let Your Will Be Mine

Prayer to My Hope and Refuge

Saint Lydwine of Schiedam, Virgin, by Thomas a Kempis

The Imitation of Christ, by Thomas, à Kempis, Book One – Thoughts Helpful in the Life of the Soul

The Imitation of Christ, by Thomas, à Kempis, Book Three – Internal Consolation

The Imitation of Christ, by Thomas, à Kempis, Book Two – The Interior Life

Additional Information

The Following of Christ, by Thomas a Kempis, translated by Bishop Richard Challoner

audio

Alleluia Audio Books: Homilies on the Passion and Palm Sunday by Thomas a Kempis

Alleluia Audio Books: Homilies on the Resurrections, Ascension, Pentecost and the Primitive Church by Thomas a Kempis

Maria Lectrix: The Imitation of Christ

video

YouTube PlayList: The Imitation of Christ

YouTube PlayList: Other Works

MLA Citation

“Thomas à Kempis“. CatholicSaints.Info. 5 December 2019. Web. 24 August 2026. <https://catholicsaints.info/thomas-a-kempis/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/thomas-a-kempis/

Monument voor Thomas a Kempis bij de uitgang van Begraafplaats Bergklooster in Zwolle.


Thomas à Kempis

Author of the "Imitation of Christ", born at Kempen in the Diocese of Cologne, in 1379 or 1380; died 25 July, 1471.

His parents, John and Gertrude Haemerken, were of the artisan class; it is said that Gertrude kept the village school, and most probably the father worked in metals, a common calling in Kempen, whence perhaps the surname Haemerken, or Haemerlein, Latinized Malleolus (a little hammer). We have certain information of only two children, John, the senior by about fourteen years, and Thomas. Thomas was only thirteen when he set out for the schools of Deventer, in Holland. His brother had preceded him thither by ten or twelve years, and doubtless Thomas expected to find him still there. On his arrival, however, he learned that he had gone two years since with five other brothers of the Common Life to lay the foundations of a new congregation of Canons Regular at Windesheim, about twenty miles from Deventer, where he then went and was lovingly received by his brother who provided him with a letter of introduction to the superior of the Brothers of the Common Life at Deventer, Florentius Radewyn. Radewyn gave a warm welcome to the young brother of John Haemerken of Kempen, placed him for the time being in the house and under the maternal care of "a certain noble and devout lady", presented him to the rector of the schools, and paid his first fees, though the master returned the money when he learned whence it came. These particulars we have from the pen of Thomas himself in the biographies, written in his old age, of Gerard Groote, Florentius Radewyn, and their followers (see "The Founders of the New Devotion", London, 1905). For seven years he remained at Deventer, numbered from the first among the disciples of Radewyn, and for a good portion of the time living in his house under his immediate care. It is impossible to exaggerate the influence of those years in the formation of his character. The "new devotion", of which Deventer was then the focus and center, was a revival in the Low Countries in the fourteenth century of the fervour of the primitive Christians at Jerusalem and Antioch in the first. It owed its inception to the fervid preaching of the Deacon Gerard Groote, its further organization to the prudence and generous devotedness of Florentius Radewyn. Its associates were called the "Devout Brothers and Sisters", also the "Brothers and Sisters of the Common Life". They took no vows, but lived a life of poverty, chastity, and obedience, as far as was compatible with their state, some in their own homes and others, especially clerics, in community. They were forbidden to beg, but all were expected to earn their living by the labour of their hands; for the clerics this meant chiefly the transcribing of books and the instruction of the young. All earnings were placed in a common fund, at the disposal of the superior; the one ambition of all was to emulate the life and virtues of the first Christians, especially in the love of God and the neighbour, in simplicity, humility, and devotion. Furthermore, partly to provide the Devout Brothers and Sisters with effective protectors and experienced guides, partly to afford an easy transit to the religious state proper for those of their number who should desire it, Gerard Groote conceived the idea of establishing a branch of the canonical order, which should always maintain the closest relations with the members of the new devotion. This scheme was carried into effect after his untimely death, at the early age of forty-three, by the foundation of the congregation of Windesheim, as it was afterwards called from the tract of land where the first priory was established (1386). These details are given as helpful to a better understanding of the life and character of à Kempis, a typical and exemplary Brother, and for seventy-two years he was one of the most distinguished of the Canons Regular.

At Deventer Thomas proved an apt pupil, already noted for his neatness and skill in transcribing manuscripts. This was a life-long labour of love with him; in addition to his own compositions he copied numerous treatises from the Fathers, especially St. Bernard, a Missal for the use of his community, and the whole Bible in four large volumes still extant. After completing his humanities at Deventer, in the autumn of 1399, with the commendation of his superior, Florentius Radewyn, Thomas sought admission among the Canons Regular of Windesheim at Mount St. Agnes, near Zwolle, of which monastery his brother John was then prior. The house had been established only the previous year, and as yet there was no claustral buildings, no garden, no benefactors, no funds. During his term of office, which lasted nine years, John à Kempis built the priory and commenced the church. In these circumstances we find the explanation of the fact that Thomas was not clothed as a novice until 1406, at which date the cloister was just completed, nor ordained priest until 1413, the year after the church was consecrated. The point is worth noting, as some writers in their eagerness to discredit the claims of à Kempis to the authorship of the "Imitation" have actually fastened upon the length of this period of probation to insinuate that he was a dullard or worse. Thomas was himself, to within a few months of his death, the chronicler of Agnetenberg. The story which he tells of the earthly struggles of the priory on the mount, its steady progress, and eventual prosperity is full of charm and edification ("The Chronicle of the Canons Regular of Mount St. Agnes", London, 1906). These records reveal to us the simplicity and holiness of his religious brethren. He was twice elected subprior, and once he was made procurator. The reason assigned by an ancient biographer for the latter appointment is one that does honour both to Thomas and his brethren, his love for the poor. However, we can scarcely imagine the author of the "Imitation" a good business manager, and after a time his preference for retirement, literary work, and contemplation prevailed with the Canons to relieve him of the burden. The experience thus gained he made use of in a spiritual treatise, "De fideli dispensatore".

His first tenure of office as subprior was interrupted by the exile of the community from Agnetenberg (1429), occasioned by the unpopular observance of the Canons of Windesheim of an interdict laid upon the country by Martin V. A dispute had arisen in connexion with an appointment to the vacant See of Utrecht and an interdict was upon the land. The Canons remained in exile until the question was settled (1432). The community of Mount St. Agnes had dwelt meanwhile in a canonry of Lunenkerk, which they reformed and affiliated to Windesheim. More than a year of this trying period Thomas spent with his brother John in the convent of Bethany, near Arnheim, where he had been sent to assist and comfort his brother, who was ailing. He remained until his death (November, 1432). We find record of his election as subprior again in 1448, and doubtless he remained in office until age and infirmity procured him release. It was part of the subprior's duties to train the young religious, and to this fact no doubt we owe most of his minor treatises, in particular his "Sermons to the Novices Regular" (tr. London, 1907). We also know from early biographers that Thomas frequently preached in the church attached to the priory. Two similar series of these sermons are extant (tr. "Prayers and Meditations on the Life of Christ" and "The Incarnation and Life of Our Lord", London, 1904, 1907). They treat of à Kempis' favourite subjects, the mystery of our Redemption, and the love of Jesus Christ as shown in His words and works, but especially in the sufferings of His Passion. In person Thomas is described as a man of middle height, dark complexion and vivid colouring, with a broad forehead and piercing eyes; kind and affable towards all, especially the sorrowful and the afflicted; constantly engaged in his favourite occupations of reading, writing, or prayer; in time of recreation for the most part silent and recollected, finding it difficult even to express an opinion on matters of mundane interest, but pouring out a ready torrent of eloquence when the conversation turned on God or the concerns of the soul. At such times often he would excuse himself, "My brethren", he would say, "I must go: Someone is waiting to converse with me in my cell." A possibly authentic portrait, preserved at Gertruidenberg, bears as his motto the words: "In omnibus requiem quaesivi et nusquam inveni nisi in een Hoecken met een Böcken" (Everywhere I have sought rest and found it nowhere, save in little nooks with little books). He was laid to rest in the eastern cloister in a spot carefully noted by the continuator of his chronicle. Two centuries after the Reformation, during which the priory was destroyed, the holy remains were transferred to Zwolle and enclosed in a handsome reliquary by Maximilian Hendrik, Prince-Bishop of Cologne. At present they are enshrined in St. Michael's Church, Zwolle, in a magnificent monument erected in 1897 by subscriptions from all over the world and inscribed: "Honori, non memoriae Thomae Kempensis, cujus nomen perennius quam monumentum" (To the honour not to the memory of Thomas à Kempis, whose name is more enduring than any monument). It is interesting to recall that the same Maximilian Hendrik, who showed such zeal in preserving and honouring the relics of à Kempis, was also eager to see the cause of his beatification introduced and began to collect the necessary documents; but little more than a beginning was made when he died (1688) and since that date no further steps have been taken.

A few words on Thomas' claim, once disputed but now hardly so, to the authorship of the "Imitation of Christ". The book was first issued anonymously (1418) and was soon accorded a wide welcome, copied by different scribes, and attributed to various spiritual writers, among others St. Bernard, St. Bonaventure, Henry de Kalkar, Innocent III, Jean Charlier de Gerson, and John à Kempis. In 1441 Thomas completed and signed his name to a codex still extant (Royal Library, Brussels, 5855-61), containing the four books of the "Imitation" and nine minor treatises. Then for two hundred years no serious attempt was made to dispossess à Kempis of his title; but early in the seventeenth century a fierce and prolonged controversy was commenced with the object of establishing the claim of either Jean Charlier de Gerson, Chancellor of Paris, or of his Italian variant, Giovanni Gerson, alleged Benedictine Abbot of Vercelli. At one period an Englishman, Walter Hilton, Canon Regular of Thurgarton, the author of the "Scale (Ladder) of Perfection", was brought forward, but his claim was not long maintained. Incredible as it may sound, the very existence of Giovanni Gerson of Vercelli is yet to be proved. Of Jean Charlier de Gerson the following facts have been established and they may be found demonstrated at length in such works as Cruise, "Thomas à Kempis", and Kettlewell, "The Authorship of the De Imitatione Christi". Not a single contemporary witness is found in Gersen's favour; not a single manuscript during his life or for thirty years after his death ascribes the work to him; internal evidence, style, matter, etc. are in every respect unfavourable. On the other hand we find the title of à Kempis proved by the following: several contemporary witnesses of unimpeachable authority, including members of his own order, name Thomas as the author; contemporary manuscripts, including one autograph codex, bear his name; internal evidence is wholly favourable. Sir Francis Cruise summarizes this last item under three headings:

identity of style, including peculiarities common to the "Imitation" and other undisputed works of à Kempis, viz.: barbarisms, Italianized words, Dutch idioms, systematic rhythmical punctuation, and the word devotus as used primarily of associates of the new devotion;

The "Imitation" breathes the whole spirit of the Windesheim school of mysticism;

it is impregnated throughout with the Scriptures and the writings of the Fathers, especially St. Augustine and St. Bernard, all favourite founts of inspiration for à Kempis and his fellow Canons of Windesheim.

The "Imitation" itself, the best known and the first in order of merit of his original writings, comprises in bulk about one-tenth of the works of à Kempis. Many were originally instructions for the novices and junior Canons of whom, as subprior, Thomas had charge; others are spiritual treatises of wider application and some of these indeed, as the "Oratio de elevatione mentis in Deum", rise to sublime heights of mysticism. There are numerous prayers of sweet devotion and quaint Latin hymns of simple rhythm and jingling rhyme. One work, of which Thomas was editor rather than author, is a "Life of (St.) Lydwine, Virgin". The best complete edition so far of the "Opera Omnia" of à Kempis is that of the Jesuit Somalius, published by Nut of Antwerp, 1607; even this does not contain the "Chronicon Montis Sanctae Agnetis", which was edited by H. Rosweyd, S.J., and published in one volume with the "Chronicon Windesemense" (Antwerp, 1621). Of the innumerable editions of the "Imitation", doubtless by far the most interesting is a facsimile from the 1441 codex, published in London, 1879. A splendid critical edition of the "Opera Omnia" was published by Herder under the able editorship of Dr. Pohl early in the twentieth century. Perhaps in this connexion we may quote the enthusiastic commendation of Prior Pirkhamer addressed to Peter Danhausser, the publisher of the first edition of Thomas à Kempis' works, 1494: "Nothing more holy, nothing more honourable, nothing more religious, nothing in fine more profitable for the Christian commonweal can you ever do than to make known these works of Thomas à Kempis."

Scully, Vincent. "Thomas à Kempis." The Catholic Encyclopedia. Vol. 14. New York: Robert Appleton Company, 1912. <https://www.newadvent.org/cathen/14661a.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Marie Jutras.

Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. July 1, 1912. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.

Copyright © 2026 by New Advent LLC. Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.

SOURCE : https://www.newadvent.org/cathen/14661a.htm

Thomas à Kempis (ca. 1380-1471), priest, monk and writer

Thomas, whose family name was Hammercken, was born in the Rhineland town of Kempen near Düsseldorf in Germany. The school he attended at nearby Deventer in Holland had been started by Gerard Groote, founder of the Brothers of the Common Life. These were men devoted to prayer, simplicity, and union with God. Thomas of Kempen, as he was known at school, was so impressed by his teachers that he decided to live his own life according to their ideals. When he was 19 he entered the monastery of Mount St. Agnes, which the Brothers had recently started near Zwolle in Holland and which was then being administered by his older brother John. He spent the rest of his long life behind the walls of that monastery.

The pattern of Thomas's life remained the same over the years. He devoted his time to prayer, study, copying manuscripts, teaching novices, offering Mass, and hearing the confessions of people who came to the monastery church. From time to time Thomas was given a position of authority in the community of monks, but he consistently preferred the quiet of his cell to the challenge of administration. He was pleasant but retiring. The other monks eventually recognized Thomas's talent for deep thought and stopped troubling him with practical affairs.

Thomas wrote a number of sermons, letters, hymns, and information about the lives of the saints. He reflected the mystical spirituality of his times, the sense of being absorbed in God. The most famous of his works by far is The Imitation of Christ, a charming instruction on how to love God. This small book, free from intellectual pretensions, has had great appeal to anyone interested in probing beneath the surface of life. "A poor peasant who serves God," Thomas wrote in it, "is better than a proud philosopher who … ponders the courses of the stars." The book advised the ordering of one's priorities along religious lines. "Vain and brief is all human comfort. Blessed and true is that comfort which is derived inwardly from the Truth." Thomas advised where to look for happiness. "The glory of the good is in their own consciences, and not in the mouths of men." The Imitation of Christ has come to be, after the Bible, the most widely translated book in Christian literature. Thomas died in the same monastic obscurity in which he had lived, on July 25, 1471.

SOURCE : https://www.ccel.org/ccel/kempis

Reliquaire de Thomas a Kempis à la Basilique Notre-Dame-de-l'Assomption de Zwolle, Pays-Bas,1897

De schrijn van Thomas a Kempis in de Basiliek van Onze Lieve Vrouwe Tenhemelopneming te Zwolle.

El relicario con las reliquias de Tomás de Kempis en cuya iglesia hay escrito: HONORI, NON MEMORIAE THOMAE KEMPENSIS, CUJUS NOMEN PERENNIUS QUAM MONUMENTUM


Will Thomas à Kempis ever be canonized a saint?

published on 10/25/25|

Philip Kosloski

Thomas à Kempis, widely known for his book 'The Imitation of Christ,' was never canonized a saint, even though his spiritual book has been highly influential.

It is stated that The Imitation of Christ is the most influential Catholic devotional book outside of the Bible. The book has been read by many different saints, such as St. Ignatius Loyola, St. Thomas More, St. Teresa of Avila and St. Thérèse of Lisieux.

Furthermore, the book has also been read by such historical figures as John Newton, Vincent Van Gogh, Dietrich Bonhoeffer and Oscar Wilde.

Even though the book has been extremely influential and is considered to contain a wealth of spiritual lessons, the author, Thomas à Kempis, has never been canonized a saint,

Why is that?

A holy life

Born in Germany, Kempis, according to the Catholic Encyclopedia, "sought admission among the Canons Regular of Windesheim at Mount St. Agnes, near Zwolle, of which monastery his brother John was then prior."

He was ordained a priest in 1413 and elected as subprior in 1429. It was during this time that he instructed novices and did much work as a copyist.

He also compiled The Imitation of Christ, which originally contained various instructions for his novices.

Kempis lived a long a holy life, dying at the age of 90 in 1471.

Questions surrounding his death

Various sources claim that a cause for his canonization was started, but that Church officials had questions about his death.

UCatholic provides the following narrative, "Thomas’s path to sainthood was unexpectedly derailed when his body was exhumed 200 years after his death. According to tradition, scratch marks were discovered on the inside of his coffin, along with splinters under his fingernails — suggesting he may have been buried alive. The Church reportedly hesitated, reasoning that no saint would fight death so desperately rather than embrace it willingly, and his cause for canonization was eventually abandoned."

This piece of information is sometimes labeled as a legend with no historical truth behind it.

Potentially the Vatican could re-open his cause and a full investigation could be conducted to find the truth of the matter.

If that never happens, the only way we will know is when (hopefully) we reach Heaven and can see Kempis ourselves.

He may never be an "official" saint on earth, but God knows him and knew the great work that he did during his life. That certainly will not go unnoticed.

12 Historical figures who read ‘The Imitation of Christ’

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5 Saints whose lives were changed by ‘The Imitation of Christ’

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SOURCE : https://aleteia.org/2025/10/25/will-thomas-a-kempis-ever-be-canonized-a-saint/

The manuscript of De Imitatione Christi. Koninklijke Bibliotheek, Brussel.

Het eigenhandig door Thomas à Kempis geschreven exemplaar van De Imitatione Christi. 1441, Koninklijke Bibliotheek, Brussel.


Thomas à Kempis and the Modern Devotion

What makes a spiritual classic such as The Imitation of Christ so timeless and enduring?

The Imitation of Christ is among the most widely read and best-loved religious books in the world. As early as 1450, more than 250 manuscript copies had been produced; by 1779, no less than 1,800 editions and translations existed; and today it is inestimable how many have been circulated.

A #2 all-time spot in history (behind only the Bible, no less) for a book that is six hundred years old is nothing to sneeze at. But what makes a spiritual classic such as The Imitation so timeless and enduring?

Even more curious is that while we typically vet works through their authorship (St. Thomas Aquinas with the Summa, St. Augustine with his Confessions, St. Teresa with The Interior Castle, etc.), Thomas à Kempis is a rather obscure figure in history, and his religious monument in The Imitation seems to stand confidently on its own two feet apart from his authorship. He is not recognized as a canonized saint—and yet his insight into and expositions on the Christian spiritual life has formed countless others who have been crowned with glory in the Church Triumphant. “That others may become holier than I, provided that I may become as holy as I should,” as prayed in the Litany of Humility.

Born in Kempen, Germany, Thomas Haemerken entered religious life at the monastery of Mount St. Agnes near Zwolle in 1406 and was ordained a priest seven years later at the age of forty-three. But prior to this period, he had, as a young boy of twelve, become associated with a community of believers known as “The Brothers of the Common Life,” followers of what was referred to as the modern devotion. This was not a religious order but an association of the faithful determined to live their lives in imitation of the lives of the early Christians; followers lived in their own homes and their chief aim was to deepen the religious life and promote sound learning as a cure for the religious laxity of the day. They also referred to their way of life as the “modern devotion” to distinguish it from the pretentious mysticism adopted by many during this period. 

In some interesting parallels, religious life and culture in Germany in the 15th century was not too different from our own today—confusing, tumultuous, and rife with dissensions both in the Church, replete with anti-popes, and the monasteries alike. Utrecht was under interdict by Pope Martin V because of episcopal appointment disputes between the citizenry and the Holy See. Thomas’ order chose exile rather than disobedience to the pope and relocated to Harlingen in 1429.    

The influence of the modern devotion of Thomas à Kempis was not without criticism. Though approved by Pope St. Gregory XI in 1376, they were regarded as dangerous reformers by some who were threatened by their sincere way of life. It is also reminiscent of the situation of Fr. Jean Pierre de Caussade, who, in the early 18th century, seemed to flirt dangerously close in Abandonment to Divine Providence with the heresy of Quietism concerning his idea of the “sacrament of the present moment.” The potential for censure of Caussade’s writing was compounded by the fact that the Jesuit Miguel de Molinos wrote The Spiritual Guide in a similar vein a few decades prior and yet actually did fall into this error (unlike de Caussade) and was jailed by the Inquisition for practicing heretical doctrines.      

Others saw the vision and way of life of the Brotherhood of modern devotion as overemphasizing piety while downplaying doctrine and even intellectualism, so that there was, as Fr. Philip Hughes notes in A History of the Church “nothing specifically, necessarily, Catholic” about this piety. He goes on to add,

Once the direction of so delicate a thing as the devotio moderna passes into the hands of those unlearned in theology, all manner of deviation is possible. It can become a cult of what is merely naturally good, a thing no worse—but no more spiritual—than, say, the cult of kindness, courtesy, tidiness and the like. And what the master, unwittingly, is soon really teaching is himself; he is the hero his disciples are worshipping.

Perhaps this is the grace given to à Kempis, for The Imitation of Christ is far from elevating the self or the teaching of the author above the work. If anything, the fact that everyone knows The Imitation but so few know anything about its author is perhaps a testament to this divine shrouding from a cult of personality. It may also be why The Imitation has such widespread appeal to religious believers of all walks of faith: though thoroughly Catholic (and written for monks, by a monk), the intentional emphasis is on distrust of self, piety, and devotion—backed up with over 850 scriptural passages—rather than a narrow doctrinal or overtly Catholic framework. Like Abandonment to Divine Providence and its practical, every day mysticism, The Imitation of Christ places its emphasis on the fundamentals at the expense of other things that are no less important but, yet, are not given primacy of place. This does not make it less Catholic or less orthodox, though one could critique it on those grounds. 

I’m sometimes criticized in my writing for either being too trad-centric or not traditional enough. I find, like à Kempis and Caussade, that it can be a tenuous needle to thread and a tough tightrope to walk in the current culture in the Church today where you can get dangerously close to the edge of an abyss. Many in our own day and age, otherwise good and orthodox Catholics, have inadvertently fallen into heresy and error when it comes to what they espouse about the pope, the papacy, and authority. Others have gone overboard in mystical and apparitional deception, while others have just straight up walked away from the Faith. It’s not the 14th century, and our circumstances and challenges may be different, but they are no less difficult to navigate; and not just for me, but for all of us.

We have to remember that the vast majority of believers in the Church today are not theologians or professional religious or mystics. They are layfolk trying to navigate during confusing times in both the world and the Church when both orthodoxy and Catholic identity are in crisis. We need a kind of modern devotion for our age which does not center on cults of personality or esoteric movements but gets to the heart and root of things, which is not beyond any of us—a devoted prayer life, the Sacraments, works of charity, scriptural reading, reverent worship, deep trust, and bold witness. It is modern because we live in the modern world while living out an ancient faith and imitation. It is devotional because of the One we serve.  

The Imitation of Christ and Abandonment to Divine Providence are different spiritual classics, obviously, but both are written with a similar ethos. If I could only have two books on my bookshelf, it would be these two. More than any other works, they speak to me in my state of life, and there is a reason why I go back to both of these books again and again. I’m just a common layperson here on the ground, but I know the hope of Heaven is not beyond me. They also help to remind me more, in my own writing, to try to get out of the way as much as possible. I’m not always good about that, but I’m learning and trying hard. After all, the work is what endures and becomes the monument, even after the author has passed away. 

Author

Rob Marco is a married father of three. He holds a MA in Theology from Villanova University. Rob has appeared on EWTN’s “The Journey Home” and his writing has been featured at OnePeterFive, Catholic World Report, SpiritualDirection.com, and other Catholic publications. He is the author of Wisdom and Folly: Collected Essays on Faith, Life, and Everything in Between and Coached by Philip Neri: Lessons in Joy.

SOURCE : https://crisismagazine.com/opinion/thomas-a-kempis-and-the-modern-devotion

 Statue des Thomas von Kempen in einer Nische des Portalturms der Burg Kempen


Die ökumenische Bedeutung der Nachfolge Christi des Thomas von Kempen

Kardinal Walter Kasper, Rom anlässlich der Verleihung des Thomas-a-Kempis-Preises am 09.12.2012

I.

Als ich nach meinem Abitur mit 19 Jahren vor genau 60 Jahren, im Jahr 1952, ins Tübinger Theologenkonvikt Wilhelmstift einzog, erhielten alle Neulinge eine Liste von Büchern zugeschickt, die wir anschaffen sollten und die uns zur Lektüre ans Herz gelegt wurden. Dazu gehörte damals ganz selbstverständlich die Nachfolge Christi des Thomas von Kempen. Sie war und ist das meistgelesenste Buch nach der Bibel. Ich muss freilich bekennen, dass ich damals damit nicht so recht warm werden und wenig Geschmack daran finden konnte. Mir war darin zu viel vom Kreuz und Leiden, von Selbstverleugnung und Weltflucht die Rede, aber zu wenig von der Auferstehung; die Freude an der Schöpfung und die Sendung in die Welt kamen kaum vor.

Ich war nach dem Zweiten Weltkrieg in der damaligen katholischen Jugendbewegung aufgewachsen. Für uns war Romano Guardini wichtig, vor allem sein Satz: „die Kirche erwacht in den Seelen.“ So entdeckten wir den Gemeinschaftscharakter der Eucharistie und sprachen von der Gemeinschaftsmesse. Die Frömmigkeit in der Imitatio Christi erschien uns individualistisch; von der Kirche als Gemeinschaft und vom Gemeinschaftscharakter der Eucharistie fanden wir dort nichts. So konnten wir dieses Buch nicht mit dem Geist verbinden, der uns schon damals auf das II. Vatikanische Konzil vorbereitete und der sich seither in der Kirche durchgesetzt hat.

Doch bald wurde mir klar, dass man das nach der Bibel am meisten gelesene Buch mit seiner enormen Wirkungsgeschichte bei katholischen wie evangelischen Christen kaum achtlos zur Seite legen kann. Der hl. Franz von Sales sagte, es habe schon mehr Menschen geheiligt als es Buchstaben hat. Zudem gab es ökumenische Gründe. Ich wuchs in einer Gegend auf, in der Katholiken und evangelische Christen zusammenleben. An der Universität Tübingen, an der ich hauptsächlich studierte, gab es eine katholische und eine evangelische Fakultät. Doch in den 50er Jahren war vom ökumenischen Geist noch wenig zu spüren. So war es uns als katholischen Theologiestudenten verboten, evangelische Vorlesungen zu hören. Aber gerade weil es verboten war, war es auch interessant. So erwachte mit der Neugier bald auch das Interesse an evangelischer Theologie, besonders an Martin Luther, und ich begann, Luthers Werke gründlicher zu studieren.

Dabei entdeckte ich, dass für Luther die Theologie des Kreuzes von ganz grundsätzlicher Bedeutung war. Schon in den Ablassthesen von 1517 sagt er, das ganze Leben des Christen müsse eine stete Buße sein, und er schließt mit der Aufforderung, die Christen zu ermahnen. ihrem Haupt Christus durch Kreuz, Tod und Hölle nachzufolgen (WA 1, 233-238). In den Heidelberger Disputationen von 1518, also nur ein Jahr nach dem sogenannten Thesenanschlag, führt Luther eine scharfe Attacke gegen Aristoteles und damit gegen die scholastische Theologie und sagt, die wahre Theologie sei theologia crucis, Kreuzestheologie (WA 1, 362). Das bedeutet, der Mensch dürfe von sich und seinen eigenen Kräften nichts, gar nichts erwarten, sondern müsse alles von Gott und vom Kreuz Christi erwarten. Deshalb spielt bei Luther (wie in der gesamten geistlichen Tradition) die humilitas, die Demut, eine grundlegende Rolle. Die letzten Worte Luthers sollen gewesen sein: „Wir sind Bettler, das ist wahr.“ Darin kommt das Grundanliegen vom Luthers Rechtfertigungslehre zum Ausdruck, die im 16. Jahrhundert zum Hauptstreitpunkt zwischen Luther und Rom und zum Hauptgrund der Kirchenspaltung wurde. Leider hat es bis 1999, also fast 500 Jahre gedauert, bis diese Streitfrage durch die Augsburger Gemeinsame Erklärung überwunden werden konnte.

Spätestens damals dämmerte mir, dass die Nachfolge Christi des Thomas von Kempen mit ihrer Kreuzes- und Demutstheologie nicht so falsch liegen kann. In der Tat finden sich bei Thomas von Kempen und Luther ähnliche Aussagen (II.9f.; 12; III.7f.). Das macht verständlich, dass seine Nachfolge Christi nicht nur von katholischen, sondern auch von evangelischen, besonders pietistischen Christen so begeistert aufgegriffen wurde und bis heute aufgegriffen wird. Diese erstaunliche Rezeptionsgeschichte ist ein ökumenisches Phänomen erster Ordnung. Für mich war sie ein Anstoß, der Sache etwas genauer auf den Grund zu gehen und der ökumenischen Bedeutung der Imitatio Christi des Thomas von Kempen nachzuspüren.

II.

Wenn man der Nachfolge Christi des Thomas von Kempen näherkommen will, wird man zunächst fragen: Wer war dieser Thomas Hermerken, der 1379/80 in Kempen am Niederrhein geboren ist? Ob er wirklich der Verfasser der Nachfolge Christi war, ist bekanntlich umstritten. Heute neigen die meisten Forscher dazu, diese Frage zu bejahen oder zumindest anzunehmen, dass er es war, der die letzte Hand an die Redaktion der vier Bücher der Nachfolge Christi legte. Wichtiger ist die Frage: Was war das für eine Zeit, in der Thomas von Kempen lebte? Es war die Zeit des ausgehenden Mittelalters an der Schwelle zur Neuzeit und zur Reformation. Thomas von Kempen ist 1471 im Stift Agnetenberg bei Zwolle gestorben, Martin Luther ist nur 12 Jahre später 1483 in Eisleben geboren. Schon die Nähe dieser beiden Daten macht deutlich, dass es eine recht dramatische Umbruchzeit gewesen sein muss. Die Welt stand damals in Flammen. In Konstanz wurde 1415 Hus verurteilt und auf dem Scheiterhaufen verbrannt, in Böhmen tobten dann die Hussitenkriege, in Frankreich der 100-jährige Krieg, bei dem die Jungfrau von Orléans 1431 in Rouen verbrannt wurde. In Basel tagte ein Konzil; die dort stattfindenden Auseinandersetzungen um das Verhältnis von Papst und Konzil erschütterten die Kirche und die Autorität ihrer Institutionen.

Unbestritten ist, dass es damals in der Kirche viele Missstände und veräußerlichte Frömmigkeitsformen gab, welche mit Anlass zur Reformation wurden. Aber es gab nicht nur Missstände; es gab schon vor der Reformation und ohne sie Erneuerungsbewegungen, etwa Ordensreformen und Reformorden. Luther selbst schloss sich ja dem Reformzweig der Augustiner-Eremiten an. Auch Thomas von Kempen lebte in einem Kloster der Augustiner-Chorherrn, wo die Devotio moderna, d. h. die damals als modern bezeichnete Frömmigkeit, gelebt wurde. Augustinus und die damalige Augustinus-Renaissance verbanden beide. Dasselbe gilt für die Renaissance des Bernhard von Clairvaux, der Luther durch Vermittlung seines Beichtvaters und Mentors Staupitz verbunden war. Ebenso wurde Johannes Tauler († 1361), einer der bekanntesten Vertreter der spätmittelalterlichen deutschen Mystik, von beiden geschätzt. Auch wenn alle diese Einflüsse bei Luther durch seine reformatorische Entwicklung einen spezifisch reformatorischen Charakter annahmen und Luther später zur mystischen Tradition ein distanzierteres Verhältnis hatte, gibt es doch bei Luther wie bei der Devotio moderna und bei Thomas von Kempen auf der gemeinsamen Grundlage der Hl. Schrift wichtige gemeinsame geistliche Wurzeln und Quellen, die in der damaligen Situation auf Reform und Erneuerung drängten.

Was war diese Devotio moderna? Thomas von Kempen lernte sie schon früh kennen; als Subprior und Novizenmeister machte er das Stift Agnetenberg zu einem Zentrum dieser Frömmigkeitsbewegung. Sie war eine Laienbewegung, die nach einer den Laien angemessenen Frömmigkeitsform suchte. Ihr Gründer Gerhard Groote († 1384) war nicht Priester, sondern als Diakon Bußprediger gegen Verweltlichung und Konkubinat des Klerus, mangelnde Ordensdisziplin, gegen Veräußerlichung der Frömmigkeit. Wie später Thomas von Kempen übte er Kritik am damals veräußerlichten Stiftungs- Reliquien- und Wallfahrtenwesen (I.23; IV.30). Insgesamt stand die Devotio moderna im Zusammenhang mit der damaligen Bewegung der Gottesfreunde (besonders Jan van Ruysbroek). Sie erstrebte eine verinnerlichte Frömmigkeit in der Nachfolge Jesu. Nach dem Vorbild der Jerusalemer Urgemeinde lebten ihre Anhänger in kleinen Gemeinschaften als Brüder und Schwestern vom Gemeinsamen Leben. Wegen ihrer Kopfbedeckung wurden sie auch Kugel- oder Kappenherren genannt.

Luther hat die Devotio moderna bereits als Vierzehnjähriger in Magdeburg kennen gelernt, wo er 1497 bei den Brüdern vom Gemeinsamen Leben wohl nicht in die Schule ging, aber im Konvikt lebte, also Kost und Logie hatte und geistlich betreut wurde. Um seinen Lebensunterhalt zu bestreiten soll er bettelnd und singend durch die Domstadt an der Elbe gezogen sein. Gründlich kennen gelernt hat Luther Schriften der Devotio moderna erst später. In seinem Römerbriefkommentar (1515/16) nennt er deren Gründer Gerhard Groote (verwechselt ihn allerdings mit Geralt Zerboldt von Zutphen) und sagt, bei keinem anderen habe er eine so klare Bestimmung der Erbsünde gefunden wie bei ihm (WA 56,313). Luther hat diese Bewegung gekannt und auch geschätzt. Interessant ist, dass er, als Herford 1530-32 lutherisch wurde und das Bruderhaus wie alle anderen Klöster aufgehoben werden sollte, sich in einem eigenen Gutachten für dessen Erhalt einsetzte. „Wenn es um alle Klöster so stünde (wie um die Brüderhäuser) dann wäre die Kirche allzu selig schon in diesem Leben.“ Der Frömmigkeits- und Lebensstil der Brüderhäuser waren ihm also sympathisch. Aber die Nachfolge Christi des Thomas von Kempen hat er wohl nicht gelesen, zumindest zitiert er sie nirgends.

In den Brüderhäusern kam es zu heftigen Auseinandersetzungen über Luther. Die Causa Luther spaltete sie. Einige Brüderhäuser traten zur Reformation über, so etwa Magdeburg, andere wie Zwolle widersetzten sich; in einigen Häusern wurde sogar ein eigenes Gefängnis für Überläufer eingerichtet. In einem Fall kam es zu einer besonders harten Auseinandersetzung. Die Brüderhäuser haben sich rasch auch bei uns in Württemberg ausgebreitet. Graf Eberhard hat sie vor allem in Urach und in Einsiedel im Schönbuch bei Tübingen angesiedelt. Der erste Propst in Einsiedel war Gabriel Biel († 1495), er war auch Inhaber des Lehrstuhls der via moderna an der 1477 neu gegründeten Universität Tübingen und zwei Mal Rektor der Universität. Mit ihm kam Luther nicht überein. Er stellte die These auf, der Mensch könne aus natürlichen Kräften Gott über alles lieben. Das bezeichnete Luther im Römerbriefkommentar (1515/16) als reinen Wahnsinn und schimpfte: „O ihr dummen Sautheologen!“ (WA 56, 274). Gabriel Biel war nun, wie die Thesen gegen die scholastische Theologie vom September 1517 (WA 1,224-326) zeigen, sozusagen sein theologischer Todfeind.

So gibt es bei der Devotio moderna und Thomas von Kempen einerseits und bei Luther andererseits wichtige gemeinsame Quellen und Parallelen, aber es gibt auch deutliche Unterschiede. Im Unterschied zu Luther finden wir bei Thomas von Kempen keine Kirchen- und keine Papstkritik, schon gar nicht polemischen Grobianismus. Er gehörte zu den Stillen im Lande. Er weiß zwar um den Verfall des klösterlichen Lebens seiner Zeit, kommt aber nicht wie Luther zu einer grundsätzlichen Klosterkritik, sondern will Klosterreform (I.3; 17f.; 19f.; 25 u.a.). Wir finden bei ihm bei aller Sympathie auch Antipathie und Konkurrenz und doch begrenzte Koalitionsfähigkeit (H. A. Obermann).

Diese gespaltene Verhältnis erklärt, dass die Nachfolge Christi in der Folgezeit eine doppelte Wirkungsgeschichte haben konnte. Einerseits wurde sie von dem bedeutendsten Repräsentanten der Gegenreformation, heute spricht man besser von der katholischen Reform, von Ignatius von Loyola († 1556) in dessen Exerzitienbüchlein für die zweite Exerzitienwoche zur Lektüre empfohlen (Nr. 100). Damit wurde die Nachfolge Christi zu dem Klassiker der katholischen Reform. Karl Borromäus, Philipp Neri, Petrus Canisius, Franz von Sales, später Johann Michael Sailer, John Henry Newman und viele andere schätzten sie. Da in ihr aber Kirche und kirchliche Heilsvermittlung außer im vierten Buch kaum eine Rolle spielen, konnte sie auch bei evangelischen Christen Aufnahme finden. Das geschah besonders im Pietismus, einer der Devotio moderna vergleichbaren innerevangelischen Erweckungsbewegung. Sie suchte aufgrund von nach institutionellen Verkrustungen und lehrhaften Verhärtungen im Luthertum nach innerlicher und persönlicher Glaubenserfahrung. Zu nennen sind Johann Arndt († 1621) und der Begründer des Pietismus, Pilipp Jakob Spener († 1705).

Nur auf zwei sehr unterschiedliche pietistischer Autoren kann ich eingehen. Zunächst der radikal-pietistische Gottfried Arnold († 1714). Er ist als Verfasser der „Unparteyischen Kirchen- und Ketzer-Historie“ (1699/70) bekannt, in der er die ganze Geschichte des Christentums als eine große Verfallsgeschichte darstellt, um neu am Urchristentum ohne Priestertum, ohne Dogmenzwang, ohne Hierarchie, ohne festgelegten Kult anzuknüpfen. In diesem Sinn veröffentlichte er „Thomas von Kempis Geistreiche, andächtige und erbauliche Schriften so wohl die Bücher von der Nachfolge Christi als dessen andere in 24 Büchern bestehende vortreffliche Betrachtungen“ (1712). Damit gab er der Nachfolge Christi eine Deutung im Sinn eines kirchen- und dogmenfreien Christentums. Das hatte einen überwältigenden Einfluss auf die gesamte neuzeitliche Entwicklung, auf S. Semler, G. E. Lessing, G. W. Leibniz, J. W. Goethe, F. Schleiermacher u.a. Sie alle haben die Nachfolge Christi geschätzt, sie aber jeweils in ihrem aufgeklärten oder anderswie modernen Sinn verstanden.

Für unseren Zusammenhang wichtiger ist die Rezeption der Nachfolge Christi durch Gerhard Tersteegen († 1769). Er ist nach dem viel gelesenen Buch „Große Heilige“ von Walter Nigg der Heilige im Protestantismus. Schon als junger Mann war so sehr von der Nachfolge Christi beeindruckt, dass er und seine Mitarbeiter sich daran machten sie ins Deutsche zu übersetzen. Sie arbeiteten von morgens 6 bis 11 Uhr, machten darauf eine Pause zum Gebet, von 13 bis 18 Uhr setzten sie die Arbeit fort, um abermals eine Stunde zum Gebet zu haben. So konnte Tersteegen eine Sammlung von 500 Sprüchen und Gebeten des Thomas von Kempen veröffentlichen, ein Büchlein, das bis ins 20. Jahrhundert häufig nachgedruckt wurde. Umgekehrt wirkte Teerstegen wieder in die katholische Kirche zurück. Von seinen vielen Liedern findet sich eines auch im katholischen Gotteslob „Jauchzet, ihr Himmel, frohlocket ihr Engel in Chören; singet dem Herren, dem Heiland der Menschen zu Ehren“ (GL 144; EGB 41; oft auch „Gott ist gegenwärtig“ EGB 165). Ähnliches gilt vom Gründer der methodistischen Bewegung John Wesley († 1791). Die Nachfolge Christi hatte bei seiner Bekehrung maßgebenden Einfluss; im englischsprachigen Raum werden seine Lieder heute fast selbstverständlich auch bei katholischen Gottesdiensten gesungen. Es ist also ein gegenseitiges Geben und Nehmen, ein Austausch von Gaben, wie Johannes Paul II. den ökumenischen Dialog zutreffend beschrieben hat. Das geschieht nicht zuletzt durch die geistlichen Lieder von Martin Luther, Paul Gerhard, der Böhmischen Brüder u.a. sowie in der Musik von J. S. Bach. Es gibt nicht nur die disputierende, es gibt auch die singende Ökumene.

Die ökumenische Fortwirkung des Thomas von Kempen ist damit nicht zu Ende. Sie reicht auch bei evangelischen Christen bis in die Gegenwart. Zu nennen ist vor allem Dietrich Bonhoeffer. Er ist einer der eigenständigsten lutherischen Theologen des 20. Jahrhunderts, ein früher Vertreter der Ökumene, ein profiliertes Mitglied der Bekennenden Kirche und am Widerstand gegen den Nationalsozialismus beteiligt. 1943 wurde er wegen „Wehrkraftzersetzung“ verhaftet, mit dem Attentat vom 20. Juli 1944 in Verbindung gebracht und auf Befehl Hitlers am 9. April 1945 im KZ Flossenbürg durch den Strang hingerichtet.

Bonhoeffer ging es nicht um reine Innerlichkeit, sondern um konkrete Nachfolge Jesu, auch um politische Verantwortung des Christen. Sein Buch „Nachfolge“ (1937) ist von Thomas von Kempen inspiriert. In dem schmalen Bändchen „Gemeinsames Leben“ (1939) reflektieret er seine Erfahrungen bei der Ausbildung angehender Pastoren für die Bekennende Kirche, also in einer bedrängten Zeit, im Predigerseminar in Finkenwalde (heute Teil von Stettin). Er lobt des Thomas Rat zur Sammlung, zu Stille und zum Schweigen (S. 67) und macht sich dessen Lob der Demut, die nichts aus sich selber macht, zu eigen (S. 81; 83). Schließlich geht aus seinen „Briefen und Aufzeichnungen aus der Haft“ in „Widerstand und Ergebung“ (erstmals 1951) hervor, dass er in dieser schweren Zeit, in der er um die Frage rang, wie Christsein in einer weltlich gewordenen Welt, die ohne Gott auszukommen meint, möglich ist, die Imitatio Christi intensiv gelesen hat (Neuauflage 1970, S. 191; 196). Sein bekanntestes Lied „Von guten Mächten treu und still umgeben“, das er im Dezember 1944 im Gefängnis schrieb (ebd. S. 435f.; EGB 65) wird auch in katholischen Gottesdiensten gerne gesungen.

Neben Dietrich Bonhoeffer gibt es viele andere Christen, welche in schweren Stunden, aus der Imitatio Christi Kraft und Trost geschöpft haben. Der Jesuit Alfred Delp, ebenfalls Mitglied des Widerstands gegen Hitler, hat unmittelbar vor seiner Ermordung am 2. Februar 1945 in Berlin-Plötzensee die Imitatio Christi verlangt und gelesen. Bei dem ehemaligen Generalsekretär der Vereinten Nationen, Dag Hammarskjöld, der sich zum skandinavischen Luthertum bekannte und als ein moderner Mystiker gilt, fand man nach seinem bis heute ungeklärten Flugzeugabsturz am 18. September 1961 auf seinem Zimmer die Nachfolge Christi. Ein anderer Liebhaber der Nachfolge Christi war Papst Johannes XXIII. Er hat sie schon früh von seinem Heimatpfarrer geschenkt bekommen. In seinem Geistlichen Tagebuch schreibt er, sie sei ihm einer der kostbarste Schätze geblieben. In diesem Tagebuch bezieht sich darauf mehrere dutzend Mal. Oft wird gesagt, er habe eine konservative Frömmigkeit gehabt. Das stimmt, aber gerade aus dieser konservativen Frömmigkeit konnte er einen neuen Aufbruch und mit dem Konzil – wie er sagte – einen Sprung nach vorne wagen.

Damit sind wir in der Gegenwart angekommen. Wir haben gesehen, welchen ganz außerordentlichen Einfluss Thomas von Kempen nicht nur auf die katholische, sondern auch auf die evangelische Frömmigkeitsgeschichte und auf die moderne Geistesgeschichte hatte. Katholische und evangelische Christen besitzen ein reiches gemeinsames geistliches Erbe, das nicht nur Klosterleuten, sondern auch Weltleuten in schwierigen existentiellen Situationen etwas zu sagen hat. Fragen wir darum abschließend: Was können wir heute in unserer weltlich gewordenen Welt, die uns gemeinsam herausfordert, gemeinsam von Thomas von Kempen lernen und dann ökumenisch gemeinsam bezeugen?

III.

Erstens: Christsein bedeutet Nachfolge Christi. Jesus hat seine Jünger berufen: „Komm, folge mir nach!“ Solche Nachfolge bedeutet für Thomas von Kempen in der Tradition der Devotio moderna Freundschaft mit Jesus, die über alles geht (II.8f.). Das ist nicht erst für uns heute ein sperriges Thema sein. Denn wir suchen nicht Demut und Selbstverleugnung, sondern Selbstverwirklichung, Selbstdurchsetzung, aufrechten Gang. Doch immer weniger Menschen kommen mit sich selbst zurecht, sie leiden an sich selbst. Jesus macht uns von uns frei. Seine Wahrheit macht frei (II.6), frei von den vielen Meinungen (I.3), von dem was „man“ sagt und was „man“ tut. Er macht uns frei von Erwartungen und Ansprüchen. „Niemand ist mächtiger und niemand freier als der Mensch, der imstande ist, sich und alles zu verlassen und sich auf den untersten Platz zu setzen“ (II.12) „Große Freiheit des Geistes erreicht, wer um deines Namens willen den engen Weg beschreitet und alle weltliche Sorge vergisst“ (III.10).

Bei dieser Nachfolge Christi kommt es nicht auf hohe Spekulation, sondern auf das Tun an. „Was nützt es dir, Hohes über die Dreifaltigkeit zu reden, wenn du keine Demut hast und daher der Dreifaltigkeit nicht gefällst? Wahrlich, erhabene Worte machen nicht heilig und gerecht; aber ein gutes Leben macht dich Gott lieb. Ich möchte lieber reue empfinden, als ihr Wesen erklären zu können“ (I.1). Es geht auch nicht um außerordentliche sogenannte mystische Erfahrungen, Erleuchtungen, überschwängliches Gefühl, inneren Trost und dergleichen. In dieser Hinsicht ist Thomas von Kempen wie alle Heiligen sehr nüchtern und zurückhaltend (II.9). „Die geistlichen Tröstungen kann kein Mensch jederzeit nach seinem Willen genießen; denn die Zeit der Versuchung bleibt nicht lange aus.“ Ähnlich wie Luther heißt es, dass wir vor Gott „arm und bloß“ sind (II.10). „Muss man nicht alle Lohnknechte nennen, die immer nur Trost verlangen? Beweisen sie nicht, dass sie sich mehr als Christus lieben?“ (II.11). Wir sollen nicht auf die Gaben der Liebe, sondern die Liebe des Gebenden achten (III.6). Dazu hilft ein praktisches Christentum. Denn durch rechtes Tun hat man ein gutes Gewissen und ist man im Frieden (II.2; 6); damit erwirbt man sich ewig währende Freude (III.10).

Zwei Mittel auf dem Weg der Nachfolge legt uns Thomas ans Herz. Das Wort Christi in der Hl. Schrift und den Leib Christi im Sakrament. „Gebunden im Kerker des Leibes bekenne ich: Ich brauch zwei Dinge: Speise und Licht. Du hast mir, dem Kranken, deinen heiligen Leib zur Erquickung des Geistes und des Leibes gegeben, und vor meine Füße hast du dein Wort als Leuchte gestellt. Ohne diese beiden könnte ich nicht leben, denn das Wort Gottes ist das Licht meiner Seele und dein Sakrament ist das Brot meines Lebens. Man kann sie auch die zwei Tische nennen, die in der Schatzkammer der heiligen Kirche stehen, der eine hier der andere dort. Der eine ist der Tisch des heiligen Altars; der andre ist der Tisch des göttlichen Gesetzes, er enthält die heilige Lehre“ (IV.11). Bekanntlich hat das Konzil das Bild von den zwei Tischen aufgegriffen und das fromme, mit Gebet verbundene Lesen der Hl. Schrift empfohlen.

So sagt die Nachfolge Christi: „Wir sollen uns daher vor allem Mühe geben über das Leben Christi nachzudenken“ „Wer jedoch die Worte Christi vollkommen verstehen und Geschmack daran finden will, muss sich bemühen, sein ganzes Leben ihm nachzubilden“ (I.1). „Jede Schrift muss in dem Geist gelesen werden, in dem sie geschrieben wurde.“ Man soll in ihr mehr suchen, was uns nützt als die Feinheit des Ausdrucks.“ „Lies demütig, einfach und treu; und wünsche dir nie den Ruf der Gelehrsamkeit“ (I.5). Im vierten Buch spricht er dann ausführlich über den frommen und ehrfürchtigen, möglichst häufigen. (IV.3) Empfang der Kommunion. Es spricht von der erhabenen Würde des Priesterstandes die Rede (IV.5; 11,25ff.). Diese Passagen waren für die evangelische Rezeption sperrig, weil sie den konfessionellen Unterschied zum Ausdruck bringen. Heute könnten die Mahnungen zu einer gewissenhaften Vorbereitung und einem frommen Empfang der Kommunion auch vielen Katholiken nützlich sein. Die Nachfolge Christi sagt: „Viele folgen Jesus bis zum Brechen des Brotes, wenige aber bis zum Trinkens des Leidenskelches“ (II.11). Die schließt mit der Mahnung, man solle sich hüten, neugierig und nutzlos über dieses unergründliche Sakrament nachzugrübeln, man solle Streitfragen meiden und es statt dessen das Sakrament der Liebe fromm und demütig empfangen (IV.18).

Damit kommen wir zum zentralen Punkt der Nachfolge Christi. Mit dem Lesen und Studieren der Schrift und mit der sakramentalen Praxis allein ist es nicht getan, schon gar nicht mit äußerem Aktivismus und Aktionismus. „Ohne Liebe nützt ein äußeres Werk nichts“ (I.15). „Das Reich Gottes ist in euch.“ „Es kommt nicht mit äußerem Gepränge.“ (Lk 17,20f.) Es ist nicht Essen und Trinken; es ist Friede, Freude im Hl. Geist (Röm 14,17) (II.1). Das führt die Nachfolge Christi dazu im dritten Buch geradezu das hohe Lied der Gottesliebe zu singen. Es geht ihr um ein tief innerliches, persönliches Verhältnis der Gottesliebe, der Freude und des Ruhens in Gott (III.16; 21ff.). Damit steht sie in der Tradition der spätmittelalterlichen Mystik der Gottesfreunde. Wie sie und wie später Teresa von Avila († 1582) zieht Thomas die Folgerung: Gott allein genügt (II.5). Um seinetwillen muss man nach einem in der spätmittelalterlichen Mystik geläufigen Motiv alles andere lassen; das macht ruhig und auch im Leiden gelassen. „Bemühe dich daher, dein Herz von der Liebe zum Sichtbaren loszulösen und dich dem Unsichtbaren zuzuwenden“ (I.1; vgl. 15; III.42). „Selig die Augen, die für das Äußere verschlossen und auf das Innere gerichtet sind“ (III.1).

Damit steht die Nachfolge Christi in der Tradition des Augustinus, dem es um Gott und die Seele geht und um sonst nichts. Aber beim reifen Augustinus wird diese Einsicht durch die andere ausgeglichen, dass die Gemeinschaft mit Christus besonders in der Eucharistie die Gemeinschaft mit dem ganzen Christus (Christus totus), Christus dem Haupt und dem Leib Christi der Kirche einschließt. Damit ist die nach wie vor fundamentale personale Gottesbeziehung ekklesial integriert und eingebunden.

In der spätmittelalterlichen Mystik, auch der Nachfolge Christi, kommt diese ekklesiale Dimension wenig zum Ausdruck. Sie wurde erst in der Erneuerungsbewegung vor dem Konzil wieder entdeckt und vom II. Vatikanischen Konzil aufgegriffen. Dabei müssen wir heute uns von der Nachfolge Christi fragen lassen, ob wir nicht die Kirchen- und Gemeindedimension oft einseitig herausstellen und damit dem veräußerlichten Betrieb erliegen, den Thomas von Kempen und viele andere Meister des religiösen Lebens zu Recht kritisieren. Sind wir nicht einem pastoralen und liturgischen Aktionismus verfallen und haben wir darüber nicht die wesentliche theologische, oder nennen wir es einfach: die religiöse Dimension vergessen? Oft leiden wir an der Kirche, weil wir zu viel von ihr erwarten. Mit allen noch so notwendigen Reformen wird die Kirche nie das vollendete Reich Gottes sein. Sie ist kein Selbstzweck, sondern als quasi-sakramentales Zeichen nur Mittel zum Zweck. Sie soll uns zu Gott hinführen und uns am Leben Gottes teilhaftig machen. Die Kirche ist in der Bildersprache der Kirchenväter nur der Mond, der kein eigenes Licht hat, sondern nur das Licht wider strahlt, das er von der Sonne geborgt hat. Es ist die Stärke der Nachfolge Christi, uns in einer Zeit, da die Kirche an noch viel schlimmeren Gebrechen litt als sie es heute tut, wieder auf die rechte Ordnung der Dinge und auf das hinzuweisen, worauf es am Ende allein ankommt: die Liebe.

Die Tatsache, dass die Nachfolge Christi von einem Mönch für Mönche geschrieben ist, hat freilich ihren Preis. Denn wenn Gott alles in allem ist, dann kann man Gott in allen Dingen finden. Das kommt in der Nachfolge Christi nur beiläufig zum Ausdruck (II.4). Dass man den anderen um Gottes willen lieben soll, fehlt selbstverständlich nicht (I.7; 15; 19; II.8), ist aber aufs Ganze gesehen zu kurz gegriffen. An dieser Stelle ist Ignatius von Loyola, obwohl er die Imitatio Christi geschätzt hat, über sie hinausgegangen. Für ihn bilden kontemplativen Einkehr und aktive Hinkehr zum Apostolat eine Einheit. Seine Botschaft lautet: Gott in allen Dingen finden. Noch einen Schritt weiter ging die hl. Thérèse von Lisieux. Auch sie schätzte die Imitatio Christi. Sie hat den Schlüssel ihrer Berufung in der Liebe gefunden, mit der sie alle Welt umfassen und aus den Angeln heben wollte. So konnte sie, obwohl sie den Karmel nach ihrem Eintritt nie verlassen hat, Patronin der Mission werden. In anderer Weise haben die großen Vorbilder der Caritas wie Mutter Teresa und nochmals anders Männer wie Dietrich Bonhoeffer, Alfred Delp und Dag Hammarskjöld die Einheit von Gottes- und Nächstenliebe gelebt und dabei aus der Imitatio Christi Kraft geschöpft.

Diese Kraft konnten schon unzählige Christen in der Welt in der Nachfolge Christi erfahren. So wie sich Jesus immer wieder zum einsamen nächtlichen Gebet zurückgezogen hat, so braucht der Christ im Lärm des Alltags immer wieder Stille, Einsamkeit, Sammlung (I.20). Darauf sind gerade wir in unserer dürftigen, hektisch gewordenen Welt angewiesen, wenn wir nicht innerlich austrocknen, verdursten und verhungern wollen. Nur aus der Sammlung heraus können wir uns in die Welt hinaus senden lassen. Sammlung und Sendung gehören zusammen.

Die Nachfolge Christi hat uns ein reiches geistliches Erbe als Kraftquelle für den Alltag geschenkt. Auch für die Ökumene kann sie uns Quelle der Inspiration sein. Wir haben allen Grund, uns das gemeinsame ökumenische Erbe, das uns da geschenkt ist, neu anzueignen. Nur dann werden wir weiterkommen. Die geistliche Ökumene ist das Herz und die Seele der ökumenischen Bewegung; sie ist das Gebot der Stunde. Thomas von Kempen kann uns auf diesem ökumenischen Weg wie kein anderer ein guter Helfer und ein treuer Begleiter sein.

SOURCE : https://www.kardinal-kasper-stiftung.de/de/aktuelles/vortraege/vortragstexte/bedeutung-des-werkes-nachfolge-christi-von-thomas-von-kempen/


Thomas a Kempis - L’Imitation de Jésus-Christ, KTO, Télévision catholique, 24/03/2019 : https://www.ktotv.com/video/00254935/thomas-a-kempis-limitation-de-jesus-christ et https://www.youtube.com/watch?v=Se7uDR2wCWk

THE IMITATION OF CHRIST by Thomas à Kempis TRANSLATED FROM THE LATIN INTO MODERN ENGLISH THE BRUCE PUBLISHING COMPANY MILWAUKEE iv Nihil obstat: H. B. Ries, Censor liborum Imprimatur: +Moyses E. Kiley, Archiepiscopus Milwaukiensis November 5, 1940 : https://www.ccel.org/ccel/kempis/imitation.all.html

Thomas à Kempis, Priest and Teacher of the Faith, 1471 : https://classic.dailyoffice2019.com/commemorations/06af94b9-25bb-4521-a385-951f1f63d799