Bienheureux Jean Hunot
Prêtre et
martyr (+ 1794)
Prêtre de Sens.
Béatifié le 1er octobre 1995 par Jean-Paul II.
Les bienheureux martyrs des pontons de Rochefort (diocèse de Sens-Auxerre)
Depuis 1910, chaque deuxième quinzaine d'août, a lieu un pèlerinage en souvenir des prêtres déportés (diocèse de La Rochelle)
Comme son cousin François, décédé la veille, chanoine de Brienon, il fut, sous la Révolution française, déporté sur un bateau négrier, et mourut de maladie, après avoir fait publiquement sa profession de foi, à l'édification de ses confrères.
voir aussi:
- Prêtres déportés sur les pontons de Rochefort durant la Révolution française
Martyrologe romain
SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/10500/Bienheureux-Jean-Hunot.html
Les martyrs des pontons
de Rochefort (1794-1795)
Parmi les saints du jour,
hier samedi 18 août, les martyrs des pontons de Rochefort. Le site l'Evangile
au quotidien nous en apprend plus
:
" Ces hommes étaient
rayés du livre de la République, on m'avait dit de les faire mourir sans
bruit... " Capitaine Laly, du ponton "Les deux Associés".
" Il s'agit là d'un
des épisodes les plus tragiques de l'histoire religieuse de la Révolution
française"
La déportation sur les
pontons de Rochefort a concerné 829 prêtres, dont 547 ont péri d'avril 1794 aux
premières semaines de 1795.
La Constitution civile du
clergé : L'Assemblée constituante vote la Constitution civile du clergé le 12
juillet 1790. La Constitution civile du clergé transforme les ecclésiastiques
en fonctionnaires élus par l'assemblée des citoyens actifs, et évince le Pape
de la nomination des évêques. Ceci n'est pas acceptable par le Saint-Siège.
Les prêtres
constitutionnels, assermentés ou jureurs sont ceux qui se soumettent à cette
constitution, les réfractaires ou non-jureurs sont ceux qui refusent de prêter
serment. Les assemblées successives condamnent à l'exil, à la réclusion puis à
la déportation les prêtres réfractaires (mais aussi des assermentés !) L'Eglise
souffrira lourdement de ces évènements : les lieux de culte sont fermés, la
pratique interdite, des prêtres sont massacrés.
La Terreur à Rochefort :
Le 21 septembre 1792, la
Convention succède à l'Assemblée législative, qui elle-même avait déjà remplacé
l'Assemblée constituante. La République est proclamée le lendemain. La Société
populaire et le Comité de surveillance (institutions révolutionnaires locales)
fraîchement mises en place, font de Rochefort une ville ultra-jacobine.
Lequinio et Laignelot, les représentants du peuple envoyés par la Convention
seront chargés de faire appliquer à Rochefort le régime de la Terreur, décrété
le 5 septembre 1793. Les prisons se remplissent, 52 têtes tomberont place
Colbert, où est installée la guillotine.
Les convois des prêtres
déportés :
Un arrêté du Comité de
salut public (25 janvier 1794) organise le départ des prêtres réfractaires vers
les ports de l'Atlantique, où ils doivent être regroupés avant leur déportation.
Ceux qui sont emprisonnés à Nantes seront noyés par Carrier, et finalement,
seuls Bordeaux et Rochefort mettront en œuvre les directives du comité.
Les convois de déportés
traversent la France pendant l'hiver et jusqu'au printemps 1794, parcourant
parfois jusqu'à 800 km. Les conditions de voyage (parfois à pied) sont souvent
difficiles, en raison des nuits passées en prison aux étapes, et des insultes
et brutalités endurées à certaines haltes. Ils sont souvent systématiquement
dépouillés. A leur arrivée à Rochefort, ils seront incarcérés dans différents
lieux (prison Saint-Maurice, couvent des Capucins...) ou sur des navires (le
Borée, le Bonhomme Richard, la Nourrice).
Les déportés sont
finalement entassés dans deux anciens navires négriers, les Deux-Associés et le
Washington, réquisitionnés après l'abolition de l'esclavage par la Convention
le 4 février 1794. Destinés à partir pour la Guyane ou les côtes d'Afrique, les
bâtiments ne quittèrent cependant pas l'estuaire de la Charente. En état de naviguer,
ils n'étaient donc pas de véritables pontons (navires retirés du service,
déclassés et démâtés pour servir de magasin ou de prison) mais ils en
remplirent les fonctions.
Les pontons :
Le commandement des
navires fût assuré par Laly pour les Deux-Associés et Gibert pour le
Washington. Ils appliquèrent avec leurs équipages, les consignes de sévérité
avec rigueur, les aggravant même parfois : pas de prière, injures, menaces,
brimades physiques, nourriture infecte, pas de conversation. Mais les prisonniers
continueront dans le secret une activité religieuse.
Les décès dus aux
conditions de détention s'accélèrent, le scorbut, le typhus font des ravages.
L'épidémie est telle qu'enfin les prisonniers valides sont transférés sur un
troisième navire, l'Indien, tandis que les plus malades sont débarqués sur
l'île citoyenne (l'île Madame) où beaucoup périront. L'automne 1794 est
particulièrement rude, et en novembre, le vent renverse les tentes de fortune
de l'hôpital installé sur l'île, les survivants sont alors à nouveau embarqués
sur les navires. Les conditions matérielles de détention s'améliorent quelque
peu tandis que la neige et le gel s'installent. En décembre, trois bâtiments
chargé de prêtres et provenant de Bordeaux, (le Jeanty, le Dunkerque, et le Républicain)
se réfugient dans l'estuaire (les anglais bloquent les côtes).
La fin de la Terreur
Lors du Coup d'Etat du 9
thermidor an II (27 juillet 1794) Robespierre, principal instigateur de la
Terreur, est exécuté, et c'est pour la République un nouveau départ. Des
épurateurs écartent les éléments les plus extrémistes de la dictature
révolutionnaire. Les institutions du régime précédent (Tribunal
révolutionnaire, clubs et associations patriotiques) sont généralement
supprimées. Bien des prisons commencent à s'ouvrir. Cependant, en cette fin
d'année 1794, les pontons gardent toujours leurs prisonniers. Quelques-uns sont
libérés mais aucune mesure collective n'est prise.
Grâce à quelques
initiatives individuelles (notamment des interventions auprès de la Convention),
le transfert à Saintes des prêtres déportés de Rochefort a lieu en février
1795. Ils peuvent y célébrer à nouveau le culte et administrer les sacrements
dans les oratoires privés.
Sur les 829 prêtres
déportés à Rochefort, 274 survécurent. Les déportés de Bordeaux, d'abord
transférés à Brouage, ne furent conduits à Saintes que plus tard. 250 prêtres
sont morts sur les 1494 emmenés initialement à Bordeaux.
La deuxième déportation
En octobre 1795, la
Convention ordonne cependant, après ce bref répit, la réclusion ou la
déportation des prêtres réfractaires vers la Guyane. Encore une fois, ces
départs n'eurent pas lieu, et un décret du 4 décembre 1796 prononcera enfin la
libération des prêtres détenus. Le 18 fructidor de l'an V (4 septembre 1797),
un coup d'Etat des républicains du Directoire (le Directoire avait remplacé la
Convention dès la fin 1795) contre les modérés et les royalistes, devenus
majoritaires aux élections, fait resurgir la ligne dure à la tête de la
République. Le pouvoir exécutif s'en trouve renforcé, au détriment du
législatif. Les adversaires politiques sont emprisonnés ou déportés. Les
précédentes mesures de détente sont annulées et les décrets de proscription
envers les prêtres sont renouvelés. Ils ont à nouveau emprisonnés à Rochefort
et quelques-uns sont effectivement envoyés en Guyane, où la mortalité est
effrayante. Mais le Directoire se voit obligé de suspendre ces départs,
-certains navires étant capturés par les anglais, et les prêtres seront
entassés dans les citadelles deSt-Martin-de-Ré et du Château d'Oléron jusqu'en
1802.
La libération
Le Coup d'Etat du 18
brumaire de l'an VIII (9 novembre 1799) donne le pouvoir à Bonaparte. Le
Consulat, nouveau gouvernement remplaçant le Directoire dote la France d'une
nouvelle constitution (celle de l'an VIII), trois consuls sont nommés, dont
Bonaparte, 1er consul. Les persécutions des prêtres prennent fin lorsque le
Saint-Siège conclut un Concordat avec la France (ratifié le 5 avril 1802). Cet
accord, signé par le Pape Pie VII et le 1er consul Bonaparte, réorganise le
catholicisme dans le pays
Cette hécatombe resta
pourtant longtemps ignorée, et même volontairement tenue cachée, par souci de
ne pas réveiller les querelles de la Révolution. La cause aboutit par la
béatification solennelle d'octobre 1995, par laquelle l'Eglise reconnut en
soixante-quatre des victimes des pontons (le bienheureux Jean-Baptiste Souzy et
ses compagnons) d'authentiques témoins de la foi, mis à mort volontairement, en
haine de la foi, et en acceptant consciemment leur sort.
Liste des soixante-quatre
prêtres ou religieux béatifiés :
Jean-Baptiste Etienne
Souzy, prêtre du diocèse de La Rochelle. Déporté sur les Deux-Associés ; mort
le 27 août 1794. Antoine Bannassat, curé de Saint-Fiel (Creuse). Déporté sur
les Deux-Associés ; mort le 18 août 1794. Jean-Baptiste de Bruxelles, chanoine
de Saint-Léonard (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 18
juillet 1794. Florent Dumontet de Cardaillac, aumônier de la comtesse de
Provence. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 5 septembre 1794.
Jean-Baptiste Duverneuil (père Léonard), carme de la maison d'Angoulême.
Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 1er juillet 1794. Pierre Gabilhaud,
curé de Saint-Christophe (Creuse). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 13
août 1794. Louis-Wulphy Huppy, prêtre du diocèse de Limoges. Déporté sur les
Deux-Associés ; mort le 29 août 1794. Pierre Jarrige de La Morelie de Puyredon,
chanoine de Saint-Yrieix (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort
le 12 août 1794. Barthélemy Jarrige de La Morelie de Biars, bénédictin de
l'abbaye de Lezat (Ariège). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 13 juillet
1794. Jean-François Jarrige de la Morelie du Breuil, chanoine de Saint-Yrieix
(Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 31 juillet 1794. Joseph
Juge de Saint-Martin, sulpicien, directeur de séminaire. Déporté sur les
Deux-Associés ; mort le 7 juillet 1794. Marcel-Gaucher Labiche de Reignefort,
missionnaire à Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 juillet
1794. Pierre-Yrieix Labrouhe de Laborderie, chanoine de Saint-Yrieix
(Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 1er juillet 1794.
Claude-Barnabé Laurent de Mascloux, chanoine du Dorat (Haute-Vienne). Déporté
sur les Deux-Associés ; mort le 7 septembre 1794. Jacques Lombardie, curé de
Saint-Hilaire-de-Foissac (Corrèze). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 22
juillet 1794. Joseph Marchandon, curé de Marsac (Creuse). Déporté sur les
Deux-Associés ; mort le 22 septembre 1794. François d'Oudinot de La Boissière,
chanoine du diocèse de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 7
septembre 1794. Raymond Petiniaud de Jourgnac, vicaire général de l'évêque de
Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 juin 1794. Jacques Retouret,
carme de la maison de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 août
1794. Paul-Jean Charles (frère Paul), moine cistercien de l'abbaye de Sept-Fons
(Allier). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 25 août 1794. Augustin-Joseph
Desgardin (frère Elie), moine cistercien de l'abbaye de Sept-Fons (Allier).
Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 6 juillet 1794.
Pierre-Sulpice-Christophe Favergne (frère Roger), frère des Ecoles chrétiennes
à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 12 septembre 1794. Joseph
imbert, jésuite. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 9 juin 1794.
Claude-Joseph Jouffret de Bonnefont, sulpicien, supérieur du petit séminaire
d'Autun. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 10 août 1794. Claude Laplace,
prêtre à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 14 septembre 1794.
Noël-Hilaire Le Conte, chanoine de la cathédrale de Bourges. Déporté sur les
Deux-Associés ; mort le 17 août 1794. Pierre-Joseph Le Groing de La Romagère,
chanoine à la cathédrale de Bourges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26
juillet 1794. Jean-Baptiste-Xavier Loir, capucin au Petit-Forez, à Lyon.
Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 19 mai 1794. Jean Mopinot (frère Léon),
frère des Ecoles chrétiennes à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le
21 mai 1794. Philippe Papon, curé de Contigny (Allier). Déporté sur les
Deux-Associés ; mort le 17 juin 1794. Nicolas Sauvouret, cordelier à Moulins.
Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 16 juillet 1794. Jean-Baptiste Vernoy
de Montjournal, chanoine à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 1er
juin 1794. Louis-Armand-Joseph Adam, cordelier à Rouen. Déporté sur les
Deux-Associés ; mort le 13 juillet 1794. Charles-Antoine-Nicolas Ancel, eudiste
à Lisieux. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 29 juillet 1794. Claude
Beguignot, chartreux à Saint-Pierre-de-Quevilly, près de Rouen. Déporté sur les
Deux-Associés ; mort le 16 juillet 1794. Jean Bourdon (frère Protais), capucin
à Sotteville, près de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 23 août
1794. Louis-François Lebrun, moine bénédictin de la congrégation de Saint-Maur.
Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 20 août 1794. Michel-Bernard Marchand,
prêtre du diocèse de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 15 juillet
1794. Pierre-Michel Noël, prêtre du diocèse de Rouen. Déporté sur les
Deux-Associés ; mort le 5 août 1794. Gervais-Protais Brunel, moine cistercien
de Mortagne (Orne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 20 août 1794.
François François (frère Sébastien), capucin. Déporté sur les Deux-Associés ;
mort le 10 août 1794. Jacques Gagnot (frère Hubert de Saint-Claude), carme de
la maison de Nancy. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 10 septembre 1794.
Jean-Baptiste Guillaume (frère Uldaric), frère des Ecoles chrétiennes à Nancy.
Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 27 août 1794. Jean-Georges Rehm (père
Thomas), dominicain au couvent de Schlestadt (Alsace). Déporté sur les
Deux-Associés ; mort le 11 août 1794. Claude Richard, bénédictin à Moyen-Moutier
(Vosges). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 9 août 1794. Jean Hunot,
chanoine à Brienon-l'Archevêque (Yonne). Déporté sur le Washington ; mort le 7
octobre 1794. Sébastien-Loup Hunot, chanoine à Brienon-l'Archevêque (Yonne).
Déporté sur le Washington ; mort le 17 novembre 1794. François Hunot, chanoine
de Brienon-l'Archevêque (Yonne). Déporté sur le Washington ; mort le 6 octobre
1794. Georges-Edme René, chanoine à Vézelay. Déporté sur le Washington ; mort
le 2 octobre 1794. Lazare Tiersot, chartreux à Beaune (Côte-d'or). Déporté sur
le Washington ; mort le 10 août 1794. Scipion-Jérôme Brigeat Lambert, doyen du
chapitre d'Avranches (Manche). Déporté sur le Washington ; mort le 4 septembre
1794. Jean-Nicolas Cordier, jésuite. Déporté sur le Washington ; mort le 30
septembre 1794. Charles-Arnould Hanus, curé et doyen du chapitre de Ligny
(Meuse). Déporté sur le Washington ; mort le 28 août 1794. Nicolas Tabouillot,
curé de Méligny-le-Grand (Meuse). Déporté sur le Washington ; mort le 23
février 1795. Antoine, dit Constant, Auriel, vicaire à Calviat et Sainte
Mondane (Lot). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 16 juin 1794. Elie
Leymarie de Laroche, prieur de Coutras (Gironde). Déporté sur les Deux-Associés
; mort le 22 août 1794. François Mayaudon, chanoine à Saint-Brieuc puis à
Soissons. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 11 septembre 1794. Claude
Dumonet, professeur au collège de Mâcon (Saône-et-Loire). Déporté sur le
Washington ; mort le 13 septembre 1794. Jean-Baptiste Laborie du Vivier, chanoine
de la cathédrale de Mâcon (Saône-et-Loire). Déporté sur les Deux-Associés ;
mort le 27 septembre 1794. Gabriel Pergaud, génovéfain de l'abbaye de Beaulieu
(Côtes-d'Armor). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 21 juillet 1794.
Michel-Louis Brulard, carme de la maison de Charenton. Déporté sur les
Deux-Associés ; mort le 25 juillet 1794. Charles-René Collas du Bignon,
sulpicien, supérieur du petit séminaire de Bourges. Déporté sur les
Deux-Associés ; mort le 3 juin 1794. Jacques-Morelle Dupas, vicaire à Ruffec
(Charente). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 21 juin 1794. Jean-Baptiste
Ménestrel, chanoine à Remiremont (Vosges). Déporté sur le Washington ; mort le
16 août 1794.
Croix
de galets, Île Madame, Charente-Maritime
Profile
Priest
in the Archdiocese
of Sens,
France.
Imprisoned
on a ship in the harbor of Rochefort, France
and left to die
during the anti–Catholic
persecutions
of the French
Revolution. One of the Martyrs
of the Hulks of Rochefort.
Born
21 September
1742
in Brienon-l’Archevêque, Yonne, France
7 October 1794
aboard the prison
ship Washington, in Rochefort, Charente-Maritime, France
2 July 1994
by Pope
John
Paul II (decree of martyrdom)
1 October 1995
by Pope
John
Paul II
Additional
Information
other
sites in english
Potpouri of Carmelite and Catholic Selections
sitios
en español
Martirologio Romano, 2001
edición
sites
en français
fonti
in italiano
Dicastero delle Cause dei Santi
Martirologio Romano, 2005
edition
MLA
Citation
‘Blessed Jean Hunot‘. CatholicSaints.Info.
4 July 2023. Web. 7 October 2026.
<https://catholicsaints.info/blessed-jean-hunot/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-jean-hunot/
Monument
en hommage aux Prêtres de la Déportation 1793-1794, Fr-17- île d'Aix
Memorial
In Mem. of "Prêtres de la Déportation 1793-1794", Fr-17-Île d'Aix.
Martyrs of the
Hulks of Rochefort
Also
known as
Martyrs des Pontons de
Rochefort
Martyrs of La Rochelle
Martyrs of Rochefort
Martyrs of the Prison
Hulks of Rochefort
Martyrs of the Rochefort
Ships
18
August on some calendars
Profile
In 1790 the French
Revolutionary authorities passed a law requiring priests to
swear allegience to the civil constitution, which would effectively remove them
from the authority of, and allegience to, Rome. Many refused, and in 1791 the
government began deporting them to French Guyana. 827 priests and
religious were imprisoned on
hulks (old ships no longer sea-worthy and used for storage, jails, hospitals,
etc.) at Rochefort, France to
await exile,
most on the Deux-Associés and the Washington which had
previously been used to house slaves or prisoners.
There they were basically ignored to death as
there was little provision for food and water, less for sanitation, and none at
all for medical help. 542 of the prisoners died there.
The survivors were freed
on 12
February 1795 and
allowed to return to their homes. Many of them wrote about
their time on the hulks, and many of them wrote about
the faith and ministry of those who had died.
64 of them have been positively identified and confirmed to have died as martyrs,
dying for their faith –
Blessed
Augustin-Joseph Desgardin
Blessed
Barthélemy Jarrige de La Morelie de Biars
Blessed
Charles-Antoine-Nicolas Ancel
Blessed
Charles-René Collas du Bignon
Blessed
Claude-Barnabé Laurent de Mascloux
Blessed
Claude-Joseph Jouffret de Bonnefont
Blessed
Élie Leymarie de Laroche
Blessed
Florent Dumontet de Cardaillac
Blessed
François d’Oudinot de la Boissière
Blessed
Gervais-Protais Brunel
Blessed
Jean Baptiste Guillaume
Blessed
Jean-Baptiste de Bruxelles
Blessed
Jean-Baptiste Duverneuil
Blessed
Jean-Baptiste Laborie du Vivier
Blessed
Jean-Baptiste Menestrel
Blessed
Jean-Baptiste-Ignace-Pierre Vernoy de Montjournal
Blessed
Jean-Baptiste-Xavier Loir
Blessed
Jean-François Jarrige de la Morelie de Breuil
Blessed
Joseph Juge de Saint-Martin
Blessed
Louis-Armand-Joseph Adam
Blessed
Marcel-Gaucher Labiche de Reignefort
Blessed
Michel-Bernard Marchand
1
between 19
May 1794 and 23
February 1795 aboard prison ships
docked at Rochefort, Charente-Maritime, France
2
July 1994 by Pope John
Paul II (decree of martyrdom)
1
October 1995 by Pope John
Paul II
Additional
Information
other
sites in english
Potpouri of Carmelite and Catholic Selections
sites
en français
fonti
in italiano
nettsteder
i norsk
MLA
Citation
‘Martyrs of the Hulks of
Rochefort‘. CatholicSaints.Info. 8 November 2022. Web. 17 August 2026.
<https://catholicsaints.info/martyrs-of-the-hulks-of-rochefort/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/martyrs-of-the-hulks-of-rochefort/
The Not-So-Incredible
Hulks
Posted on 16
June 2011 by Fr. John Zuhlsdorf
Today in the 2005
Martyrologium Romanum there is the following entry:
11*. Ad ancoram in salo
ante portum Rupifortii in Gallia, beati Antonii Constantis Auriel, presbyteri
et martyris, qui, vicarius paroecialis Cadurcensis, temporibus gallicae
perturbationis propter sacerdotium in squalida navi inclusus, mox morbo
correptus in concaptivis adiuvandis spiritum reddidit.
You readers can work on
the a perfect English version.
Rupifortium (ad litus
Galliae), from Latin rupes (“rock”, French roche) and fortis (“strong” French
fort) is none other than the coastal city of Rochefort, 18 miles south of La
Rochelle in France on the right bank of the Charante, 6 miles east of the Bay
of Biscay.
In the meantime, have you
ever heard about the prison hulks? The old ships used to incarcerate
priests and religious during the French Revolution?
This episode in human
history is an example of some of the very worst treatment of man by man.
The Martyrs of Rochefort
were beatified by Pope John Paul II in 1995.
These blesseds are called
the “les martyrs des pontons de Rochefort… martyrs of the ‘hulks’ of Rochefort”
because, condemned to deportation, they were held in old ships used as prisons
(pontons): the Washington, La Décade, La Vaillante, La Bayonnaise, Les
Deux-Associés, and Bonhomme Richard.
827 priests and religious
refused to swear the oath of the Civil Constitution of the Clergy of 12 July
1790, by which the Assembly attempted to reorganize the Church according to the
model of the state. By this instrument the state confiscated Church
property and effectively forced clergy to commit a formal act of apostasy.
Of the 827 held in the
“hulks” from 11 April 1794 to 7 February 1795, 542 died enduring horrific
suffering for their faith, martyrs of the “Revolution”. Some of the 285
survivors left written testimonies about the heroic examples of their martyred
companions.
SOURCE : https://wdtprs.com/2011/06/the-not-so-incredible-hulks/
Croix
commémorative, Prêtres réfractaires, Fr-17-Île Madame.
Beato Giovanni Hunot
Sacerdote, Martire
Festa: 7 ottobre
>>> Visualizza la
Scheda del Gruppo cui appartiene
Brienon-l'Archevêque,
oggi Brienon-sur-Armançon, Yonne, Francia, 21 settembre 1742 - Rochefort,
Charente-Maritime, Francia, 7 ottobre 1794
Fu un sacerdote della
diocesi di Sens, canonico e parroco della collegiata di Brienon, nell'odierna
Brienon-sur-Armançon. Nato nel 1742, visse la crisi rivoluzionaria che investì
profondamente la Chiesa di Francia dopo la Costituzione civile del clero del
1790. Nel 1794 fu deportato a Rochefort insieme a numerosi sacerdoti e
religiosi destinati alla deportazione oltremare. Rinchiuso sulla nave-prigione
Washington, rimasta nella rada di Rochefort, morì il 7 ottobre 1794 a causa
delle condizioni della prigionia. La Chiesa cattolica ha riconosciuto il suo
martirio nell'ambito della causa collettiva dei martiri di Rochefort e lo ha
beatificato il 1° ottobre 1995 insieme a Jean-Baptiste Souzy e ad altri 63
compagni. Il Martirologio Romano lo commemora individualmente il 7 ottobre come
sacerdote e martire.
Etimologia: Dall'ebraico
Yohanan, con il significato di 'il Signore è benevolo' o 'Dio ha avuto
misericordia'.
Martirologio Romano: Nel
mare di Rochefort prospicente la costa francese, beato Giovanni Hunot,
sacerdote e martire, che, gettato in una galera durante la rivoluzione francese
a causa del suo sacerdozio, terminò il corso della sua prigionia nella piena
fedeltà a Dio.
Giovanni Hunot nacque il 21 settembre 1742 a Brienon-l'Archevêque, località oggi denominata Brienon-sur-Armançon, nel dipartimento dell'Yonne. La documentazione ufficiale della causa lo identifica come sacerdote diocesano, canonico e parroco di Brienon. Le fonti agiografiche posteriori riferiscono che entrò precocemente nella vita ecclesiastica e che nel corso della giovinezza ricevette la tonsura. Gli attribuiscono inoltre l'accesso al canonicato della collegiata di Brienon ancora in giovane età e l'ordinazione sacerdotale nel 1766. Questi particolari biografici appartengono alla tradizione biografica più tarda, mentre la documentazione ufficiale della causa conferma senza ambiguità la sua identità sacerdotale e il suo ruolo nella collegiata.
Hunot appartenne al capitolo della collegiata di Brienon e svolse anche il
ministero parrocchiale. Un inventario di documenti dell'amministrazione
rivoluzionaria conserva infatti riferimenti a 'Jean Hunot' come canonico
tesoriere e parroco di Brienon. La sua presenza negli atti amministrativi
rivoluzionari mostra che non si tratta soltanto di una figura ricostruita dalla
successiva memoria agiografica, ma di un sacerdote identificabile anche nella
documentazione civile dell'epoca.
La Rivoluzione e la questione del giuramento
La Rivoluzione francese pose il clero davanti alla nuova legislazione ecclesiastica dello Stato, culminata nella Costituzione civile del clero. La posizione personale di Hunot sul giuramento costituzionale presenta una documentazione complessa.
Una biografia agiografica pubblicata in epoca moderna riferisce che il sacerdote prestò il giuramento costituzionale nel 1791 e successivamente lo ritrattò dopo la condanna della Costituzione civile del clero da parte della Santa Sede. La stessa fonte riferisce poi un ulteriore sviluppo della vicenda, collegandolo alla successiva deportazione.
Un documento conservato negli archivi francesi, redatto nell'ambito dell'amministrazione dipartimentale rivoluzionaria, presenta però una formulazione differente: Jean Hunot di Brienon vi appare tra gli ecclesiastici che sembravano avere prestato tutti i giuramenti richiesti. La divergenza mostra che la sua posizione giuridica nei confronti della legislazione rivoluzionaria non può essere ricostruita semplicemente attraverso una contrapposizione tra sacerdote costituzionale e sacerdote refrattario.
La causa ecclesiastica lo ha comunque riconosciuto come martire della
persecuzione religiosa rivoluzionaria. Il decreto sul martirio dei 64 Servi di
Dio beatificati nel 1995 stabilì che Giovanni Battista Souzy e i suoi 63
compagni erano veri martiri, riconoscendo il carattere martiriale della loro
morte.
La deportazione a Rochefort
Nel 1794 numerosi sacerdoti e religiosi francesi furono sottoposti alla deportazione. A Rochefort furono utilizzate come navi-prigione i pontoni Deux-Associés e Washington, destinati al trasporto dei deportati verso la Guyana francese. Il blocco navale britannico e le condizioni delle imbarcazioni impedirono la partenza. I prigionieri rimasero così nella zona di Rochefort in condizioni estremamente dure, segnate da sovraffollamento, malattie, scarsità di viveri e assistenza insufficiente.
Giovanni Hunot fu assegnato al Washington. L'elenco ufficiale della causa lo registra tra i sacerdoti della diocesi di Sens-Auxerre deportati a Rochefort e indica come data della morte il 7 ottobre 1794. Anche il Martirologio Romano colloca la sua morte nella baia davanti al porto di Rochefort.
La prigionia fu segnata dalla progressiva morte di numerosi deportati. La
ricerca storica sui pontoni di Rochefort ha documentato l'epidemia, la fame, le
condizioni igieniche estremamente precarie e il trasferimento di parte dei
malati sull'Île Madame, dove furono predisposte strutture sanitarie
provvisorie.
La morte
Giovanni Hunot morì il 7 ottobre 1794, quando aveva 52 anni, sulla nave-prigione Washington, nella rada di Rochefort. Il suo decesso avvenne nel contesto delle privazioni e delle malattie che provocarono la morte di centinaia di sacerdoti e religiosi deportati.
Il Martirologio Romano lo ricorda espressamente come sacerdote di Sens e martire e colloca la sua morte nella baia davanti al porto di Rochefort. La documentazione ufficiale della Santa Sede e della causa concorda sulla data del 7 ottobre 1794.
Non sono sufficientemente documentati i particolari relativi alle sue ultime
ore, alle sue ultime parole o a specifici atti compiuti immediatamente prima
della morte. Tali elementi non sono quindi separabili con certezza dalla
successiva tradizione agiografica.
Culto e beatificazione
La memoria dei sacerdoti morti sui pontoni di Rochefort rimase legata alla devozione locale e al pellegrinaggio all'Île Madame. La commemorazione dei martiri è documentata almeno dall'inizio del XX secolo e il pellegrinaggio continua a essere celebrato.
La causa riguardò collettivamente i sacerdoti e religiosi di cui era stato possibile raccogliere una documentazione sufficiente. Il decreto sul martirio fu promulgato nel 1994 dopo l'esame della causa da parte dei consultori teologi e della Congregazione delle Cause dei Santi. Il decreto riconobbe il martirio di Jean-Baptiste Souzy e dei suoi 63 compagni negli anni 1794-1795.
Il 1° ottobre 1995 Giovanni Paolo II beatificò solennemente a Roma
Jean-Baptiste Souzy e i suoi 63 compagni. Giovanni Hunot figura nell'elenco
ufficiale della diocesi di Sens-Auxerre tra i beati del gruppo.
Il gruppo dei martiri di Rochefort possiede una memoria liturgica collettiva il
18 agosto, mentre Giovanni Hunot è ricordato individualmente il 7 ottobre nel
Martirologio Romano.
Cronologia
- 21 settembre 1742 - Nascita di Giovanni Hunot a Brienon-l'Archevêque, nell'attuale Brienon-sur-Armançon.
- 1766 - Ordinazione sacerdotale secondo la tradizione biografica successiva.
- 1782 - Secondo una biografia tarda, Hunot divenne tesoriere del capitolo della collegiata di Brienon.
- 1791-1792 - La sua posizione nei confronti del giuramento costituzionale attraversò una fase controversa; una tradizione biografica riferisce un giuramento seguito da ritrattazione.
- 1794 - Deportazione a Rochefort e detenzione sulla nave-prigione Washington.
- 7 ottobre 1794 - Morte di Giovanni Hunot nella rada di Rochefort.
- 1994 - Riconoscimento ecclesiastico del martirio di Jean-Baptiste Souzy e dei 63 compagni.
- 1 ottobre 1995 - Beatificazione a Roma da parte di papa Giovanni Paolo II.
- 7 ottobre - Memoria liturgica individuale di Giovanni Hunot.
Valutazione storico-critica
- L'identificazione di Giovanni Hunot è solida. La Santa Sede lo distingue da François Hunot e da Sébastien-Loup Hunot, anch'essi canonici di Brienon e anch'essi morti sui pontoni di Rochefort.
- La nascita il 21 settembre 1742 a Brienon-l'Archevêque e la morte il 7 ottobre 1794 sono dati concordanti nelle fonti ecclesiastiche ufficiali.
- Il ruolo di canonico e parroco di Brienon è attestato sia dalla documentazione ecclesiastica della causa sia da documenti amministrativi francesi della fine del XVIII secolo.
- La ricostruzione della posizione di Hunot rispetto al giuramento costituzionale presenta una difficoltà documentaria. Una tradizione biografica riferisce un giuramento seguito da ritrattazione, mentre un documento amministrativo rivoluzionario lo annovera tra gli ecclesiastici che sembravano avere prestato i giuramenti richiesti. La divergenza rimane significativa per la ricostruzione della sua vicenda politica ed ecclesiastica.
- La morte sulla Washington il 7 ottobre 1794 è ampiamente attestata e costituisce il nucleo storico della sua memoria martiriale.
- Il carattere di martirio non dipende da un'esecuzione capitale individuale: la Chiesa ha riconosciuto come martiriale la morte dei deportati provocata dalle condizioni della persecuzione e della prigionia. Il decreto del 1994 riconobbe formalmente il martirio di Souzy e dei 63 compagni.
- La beatificazione è documentata ufficialmente al 1° ottobre 1995 e riguarda Giovanni Hunot insieme a 63 compagni.
- La memoria individuale del 7 ottobre è attestata dal Martirologio Romano e coincide con la data della sua morte.
- Non risultano documentati con sufficiente precisione una sepoltura individuale, un trasferimento specifico delle sue reliquie o un luogo nel quale sia possibile identificare con certezza i suoi resti.
- Il culto di Giovanni Hunot è inseparabile dalla memoria ecclesiale dei
martiri dei pontoni di Rochefort, ma la sua commemorazione individuale è
attestata nel Martirologio Romano al 7 ottobre.
Fonti e bibliografia essenziale
- Congregazione delle Cause dei Santi, Beatificationis seu declarationis Martyrii Servorum Dei Ioannis Baptistae Souzy et LXIII Sociorum (1794-1795), Decretum super martyrio, in Acta Apostolicae Sedis, 87, 1995, pp. 201 ss. Il decreto riconosce formalmente il martirio dei 64 Servi di Dio.
- Acta Apostolicae Sedis, 87, 1995, elenco dei 64 martiri, con Giovanni Hunot indicato come canonico e parroco di Brienon, nato il 21 settembre 1742 e morto il 7 ottobre 1794.
- Dicastero delle Cause dei Santi, elenco ufficiale di Jean-Baptiste Souzy e 63 compagni, con Giovanni Hunot tra i martiri della diocesi di Sens-Auxerre.
- Martyrologium Romanum, memoria del 7 ottobre: Giovanni Hunot, sacerdote e martire, morto nel 1794 nella baia davanti al porto di Rochefort.
- Blomme, Yves, Les prêtres déportés sur les pontons de Rochefort, Saint-Jean-d'Angély, Éditions Bordessoules, 1994. Studio storico dedicato alla deportazione dei sacerdoti e alle condizioni di prigionia sui pontoni di Rochefort.
- Les chanoines Hunot de l'ancienne collégiale de Brienon-l'Archevêque, Sens, Saint-Sauveur, 1936. Opera dedicata ai tre sacerdoti della famiglia Hunot legati alla collegiata di Brienon e alla deportazione a Rochefort.
- FranceArchives, documentazione della Municipalità del cantone di Brienon, comprendente atti relativi a Jean Hunot, indicato come canonico tesoriere e parroco.
Autore: Giampietro Cattini
SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/73440
Calvaire
du sanctuaire des prêtres déportés à l'entrée de la Passe aux Bœufs, Port-des-Barques
Beati 64 Martiri nei
Pontoni di Rochefort durante la Rivoluzione Francese
Festa: 18
agosto
>>>
Visualizza la Scheda del Gruppo cui appartiene
† Rochefort, Île d'Aix,
Île Madame e foce della Charente, 19 maggio 1794 - 23 febbraio 1795
I Beati Jean-Baptiste
Souzy e i suoi 63 compagni appartengono alla grande schiera dei sacerdoti e
religiosi francesi perseguitati durante la Rivoluzione francese. Nel 1794, 829
ecclesiastici, provenienti da numerose diocesi e comunità religiose, furono
concentrati nel porto di Rochefort per essere deportati nella Guyana francese.
La maggior parte di essi venne rinchiusa su due vecchie navi, i Deux Associés e
il Washington, trasformate in prigioni galleggianti e ancorate nella rada
dell'Île d'Aix, presso la foce della Charente. La deportazione non si trasformò
mai in un viaggio verso la Guyana. Le pessime condizioni delle navi e il blocco
navale britannico impedirono la partenza. Nel frattempo, sovraffollamento,
alimentazione insufficiente, mancanza di igiene, malattie e durezza della
detenzione provocarono una vera e propria catastrofe umana: 547 dei 829
deportati morirono tra il 1794 e l'inizio del 1795. I superstiti furono
liberati nel febbraio 1795. Tra i morti vi era Jean-Baptiste Souzy, sacerdote
della diocesi di La Rochelle, incaricato dal proprio vescovo di assistere
spiritualmente i deportati. La sua figura divenne il punto di riferimento della
causa di beatificazione, insieme ad altri 63 sacerdoti e religiosi per i quali
fu possibile raccogliere una documentazione sufficiente. Il loro martirio fu
riconosciuto dalla Santa Sede nel 1994 e furono beatificati da Giovanni Paolo
II il 1° ottobre 1995. La Chiesa, nella stessa occasione, volle ricordare anche
gli altri deportati morti nei pontoni.
Emblema: Abito
sacerdotale o religioso, palma del martirio, croce, talvolta raffigurazioni dei
pontoni o dell'Île Madame.
La vicenda dei Martiri di
Rochefort deve essere collocata nel complesso rapporto tra la Rivoluzione
francese e la Chiesa cattolica. Un passaggio decisivo fu la Costituzione civile
del clero, approvata il 12 luglio 1790, con la quale l'organizzazione
ecclesiastica francese veniva profondamente modificata e il clero veniva
sottoposto a un giuramento di fedeltà all'ordinamento rivoluzionario.
Una parte dei sacerdoti
accettò il giuramento; altri, per ragioni di coscienza e di fedeltà alla
disciplina ecclesiastica e alla Santa Sede, lo rifiutarono. Questi ultimi
furono definiti refrattari. La situazione precipitò negli anni successivi,
quando le autorità rivoluzionarie adottarono misure sempre più severe nei loro
confronti.
Nel clima della Terrore,
numerosi sacerdoti e religiosi furono arrestati, imprigionati e infine
condannati alla deportazione. Il progetto prevedeva l'invio oltremare di
migliaia di ecclesiastici. Una parte dei deportati fu indirizzata verso
Rochefort, importante porto militare sulla costa atlantica.
La deportazione verso Rochefort
I sacerdoti e religiosi
destinati a Rochefort provenivano da molte regioni della Francia. Il viaggio
verso la costa fu spesso lungo e penoso. Una volta giunti a Rochefort, i
prigionieri furono inizialmente concentrati in vari luoghi di detenzione in
attesa dell'imbarco.
A partire dall'aprile
1794 vennero trasferiti sui Deux Associés, mentre successivamente fu utilizzato
anche il Washington. Erano vecchie navi, in precedenza impiegate anche nel
traffico negriero, riadattate alla funzione di prigioni galleggianti. Le navi
furono ancorate nella rada dell'Île d'Aix, presso la foce della Charente.
La destinazione prevista
era la Guyana. Il progetto però non venne portato a compimento. Le navi non
erano in condizioni adeguate per una traversata oceanica e il blocco navale
britannico rendeva estremamente difficile l'uscita in mare. I deportati
rimasero quindi per mesi nelle acque di Rochefort, in condizioni che
rapidamente divennero disumane.
I pontoni, una prigione galleggiante
La vita a bordo era
segnata dal sovraffollamento. I prigionieri venivano ammassati durante la notte
in spazi angusti, con condizioni igieniche estremamente precarie. Il vitto era
insufficiente e spesso di cattiva qualità. La presenza di parassiti e la
diffusione delle malattie aggravarono progressivamente la situazione.
Le testimonianze raccolte
dai superstiti descrivono inoltre durezza, umiliazioni e maltrattamenti. Tra le
pratiche ricordate dalle fonti vi erano le fumigazioni con vapori di catrame,
che avrebbero dovuto contribuire alla disinfezione ma che, nelle condizioni
concrete in cui venivano effettuate, rendevano ancora più penosa la permanenza
dei prigionieri.
Nel giugno 1794 si
diffuse un'epidemia, mentre la denutrizione e le condizioni igieniche
favorivano il rapido deterioramento della salute dei detenuti. Molti erano già
anziani o malati al momento dell'arresto.
La mortalità divenne
altissima. Su 829 ecclesiastici arrivati a Rochefort, 547 morirono durante la
deportazione. La cifra, attestata dalle fonti ecclesiastiche e dalla memoria
ufficiale del diocesi di La Rochelle, mostra la dimensione della tragedia.
Jean-Baptiste Souzy, sacerdote e guida dei deportati
Jean-Baptiste Souzy
nacque a La Rochelle il 24 marzo 1732. Sacerdote della diocesi locale, svolse
il ministero parrocchiale e successivamente divenne canonico della cattedrale e
membro autorevole del capitolo. Prima della Rivoluzione aveva quindi esercitato
incarichi pastorali e amministrativi di rilievo.
Quando la Rivoluzione impose il giuramento costituzionale, Souzy rifiutò di
prestarlo. La sua scelta lo collocò tra il clero refrattario e lo espose alle
misure repressive.
Nel marzo 1794 il vescovo
di La Rochelle gli affidò un incarico particolarmente significativo: essere il
punto di riferimento per i sacerdoti e religiosi della diocesi destinati alla
deportazione. Souzy condivise quindi la sorte dei suoi compagni e fu imbarcato
sui pontoni di Rochefort.
Durante la prigionia
cercò di sostenere la vita spirituale dei compagni di deportazione. Non fu un
comandante nel senso militare del termine, ma un sacerdote che cercò di
mantenere una funzione pastorale in una situazione nella quale ogni normale
forma di ministero era stata distrutta.
Morì il 27 agosto 1794,
consumato dagli stenti e dalla malattia. Fu sepolto nell'area dell'Île Madame
insieme ad altri deportati. La sua figura avrebbe in seguito dato il nome alla
causa di beatificazione dei 64 martiri.
L'Île Madame e la morte dei deportati
Con l'aggravarsi
dell'epidemia, i prigionieri più malati furono trasferiti a terra. L'Île
Madame, allora chiamata Île Citoyenne, divenne uno dei principali luoghi di ricovero
e sepoltura.
Molti dei deportati vi
morirono poco dopo essere stati sbarcati. Altri morirono sull'Île d'Aix o
nell'area di Rochefort. Le sepolture furono effettuate in condizioni di
emergenza e per lungo tempo la memoria dei luoghi rimase legata soprattutto
alle testimonianze dei superstiti.
L'Île Madame è oggi il
principale luogo della memoria dei Martiri dei Pontoni. Una grande croce
formata da ciottoli ricorda il luogo delle sepolture. La tradizione del
pellegrinaggio, attestata dal 1910, continua ancora oggi nel mese di agosto.
Una morte non provocata da un'esecuzione immediata
La vicenda dei Martiri di
Rochefort presenta una caratteristica particolare rispetto ad altri martiri
della Rivoluzione francese. La maggior parte di essi non fu uccisa attraverso
una singola esecuzione.
Il riconoscimento del
martirio riguarda invece la morte provocata dalle condizioni della deportazione
e della prigionia, vissute in ragione della loro appartenenza al clero
refrattario e del rifiuto di conformarsi alle disposizioni rivoluzionarie in
materia religiosa.
Il decreto della
Congregazione delle Cause dei Santi riconobbe che i Servi di Dio avevano subito
la persecuzione e la morte per la loro fedeltà a Cristo e alla Chiesa. Il
riconoscimento ecclesiale del martirio costituisce quindi l'esito di una
valutazione storica e teologica della causa, non semplicemente l'attribuzione
retrospettiva del titolo di martire a tutti coloro che morirono durante la
deportazione.
Questo spiega anche
perché, dei 547 ecclesiastici morti, la causa abbia riguardato soltanto 64
persone: per queste fu possibile raccogliere una documentazione considerata
sufficiente per dimostrare le circostanze della morte e gli elementi richiesti
per il riconoscimento del martirio.
I 64 Beati
I 64 appartenevano a differenti diocesi e famiglie religiose. La loro
composizione testimonia la varietà del clero francese coinvolto nella
deportazione.
Diocesi di La Rochelle:
- Jean-Baptiste Souzy.
Diocesi di Limoges:
- Antoine
Bannassat,
- Jean-Baptiste de Bruxelles,
- Florent Dumontet de
Cardaillac,
- Jean-Baptiste
Duverneuil,
- Pierre Gabilhaud,
- Louis-Wulphy
Huppy,
- Pierre Jarrige de La
Morelie de Puyredon,
- Barthélémy Jarrige de
La Morelie de Biars,
- Jean-François Jarrige
de La Morelie du Breuil,
- Pierre-Yrieix Labrouche
de Laborderie,
- Claude-Barnabé Laurent
de Mascloux,
- Jacques
Lombardie,
- Joseph
Marchandon,
- François d'Oudinot de
La Boissière,
- Raymond Petiniaud de
Jourgnac,
- Jacques Retauret.
Diocesi di Moulins:
- Paul-Jean Charles,
- Augustin-Joseph
Desgardin,
-
Pierre-Sulpice-Christophe Faverge,
- Joseph Imbert,
- Claude-Joseph Jouffret
de Bonnefont,
- Claude Laplace,
- Pierre-Joseph Legroing
de La Romagère,
- Jean-Baptiste-Xavier
Loir,
- Jean Mopinot,
- Philippe Papon,
- Nicolas Savouret,
- Jean-Baptiste Vernoy de
Mont-Journal.
Diocesi di Rouen:
- Louis-Armand-Joseph
Adam,
- Charles-Antoine-Nicolas
Ancel,
- Claude Beguignot,
- Jean Bourdon,
- Michel-Bernard
Marchand.
Diocesi di Nancy:
- Gervais-Protais Brunel,
- François
François,
- Jacques Gagnot,
- Jean-Baptiste
Guillaume,
- Jean-Georges
Rhem,
- Claude Richard.
Diocesi di Sens-Auxerre:
- Jean Hunot,
- Sébastien-Loup
Hunot,
- Lazare Tiersot.
Diocesi di Verdun:
- Scipion Jérôme Brigeat
Lambert,
- Jean-Nicolas
Cordier,
- Nicolas Tabouillot.
Diocesi di Périgueux:
- Antoine, detto
Constant,
- Auriel,
- Elie Leymarie de
Laroche.
Diocesi di Autun:
- Claude Dumonet.
Diocesi di Saint-Brieuc:
- Gabriel Pergaud.
Diocesi di Chartres:
- Michel-Louis Brulard.
Diocesi di Bourges:
- Charles-René Collas du
Bignon.
Diocesi di Poitiers:
- Jacques-Morelle Dupas.
Diocesi di Saint-Dié:
- Jean-Baptiste
Munestrel.
Tra essi figurano sacerdoti secolari, canonici, parroci, direttori di seminario
e vicari, ma anche religiosi appartenenti a numerosi ordini e congregazioni:
carmelitani scalzi, cappuccini, certosini, cistercensi, trappisti, benedettini,
domenicani, gesuiti, sulpiziani, lasalliani e canonici regolari.
La presenza di uomini
tanto diversi per età, origine, formazione e appartenenza religiosa costituisce
uno degli elementi più significativi della vicenda. La persecuzione riunì in
una stessa condizione persone che, in precedenza, avevano esercitato ministeri
e vissuto vocazioni molto differenti.
La testimonianza dei superstiti
I superstiti ebbero un
ruolo decisivo nella conservazione della memoria dei deportati. Liberati nel
1795, poterono raccontare le condizioni della prigionia e fornire informazioni
sulle persone morte durante i mesi precedenti.
La memoria dei pontoni
non nacque quindi soltanto da una tradizione devozionale successiva, ma anche
dalle testimonianze di coloro che avevano condiviso direttamente la prigionia.
Nel tempo queste testimonianze furono utilizzate per ricostruire le vicende individuali
dei deportati.
Una parte importante
della ricerca storica moderna è rappresentata dallo studio di Yves Blomme, Les
prêtres déportés sur les pontons de Rochefort, pubblicato nel 1994, opera
specificamente dedicata alla deportazione e corredata da bibliografia.
La causa di beatificazione
La fama di martirio dei
deportati rimase viva per generazioni. La causa dei 64 Servi di Dio fu avviata
a La Rochelle nel 1932. Il procedimento raccolse documentazione sulle loro
vite, sulle circostanze della deportazione e soprattutto sulla morte.
Dopo la verifica della
validità del processo e l'esame della Positio, la causa giunse alla fase
romana. Il 29 gennaio 1994 i consultori teologi riconobbero il carattere
martiriale della morte dei Servi di Dio. Successivamente la Congregazione delle
Cause dei Santi esaminò la questione e il 2 luglio 1994 venne promulgato il
decreto sul martirio.
Il riconoscimento fu
quindi seguito dalla beatificazione.
La beatificazione del 1995
Il 1° ottobre 1995, in
piazza San Pietro a Roma, Giovanni Paolo II proclamò beati Jean-Baptiste Souzy
e i suoi 63 compagni. La formula di beatificazione fissò anche la loro memoria
liturgica comune al 18 agosto. La lettera apostolica Iustorum autem documenta
formalmente il riconoscimento e stabilisce la celebrazione annuale dei nuovi
Beati.
Nella stessa celebrazione
furono beatificati anche altri gruppi di martiri della Rivoluzione francese e
della persecuzione religiosa in Spagna. Nell'elenco ufficiale delle
beatificazioni di Giovanni Paolo II, Jean-Baptiste Souzy e i 63 compagni
figurano con la memoria del 18 agosto.
Il riconoscimento del
1995 non significa che tutti i 547 morti siano stati formalmente beatificati.
La beatificazione riguarda esclusivamente Souzy e i 63 compagni della causa.
Tuttavia la memoria liturgica e il pellegrinaggio di Rochefort conservano il
ricordo dell'intera comunità dei deportati morti durante quella tragedia.
La memoria dell'Île Madame
L'Île Madame è diventata
il principale luogo di memoria dei deportati. Qui furono sepolti numerosi
sacerdoti e religiosi morti dopo lo sbarco. La grande croce di ciottoli
costruita sul luogo delle sepolture è diventata il simbolo del pellegrinaggio.
Il pellegrinaggio
diocesano, iniziato nel 1910, si svolge tradizionalmente nel mese di agosto e
conserva una forte dimensione storica oltre che religiosa. I pellegrini
raggiungono l'isola e depongono un ciottolo sulla croce, perpetuando una
memoria collettiva legata alla sofferenza e alla morte dei deportati.
Ancora nel 2026 il
diocesi di La Rochelle continua a organizzare il pellegrinaggio all'Île Madame,
segno della persistente importanza di questo luogo nella memoria ecclesiale e
storica della regione.
Autore: Giampietro
Cattini
La Rivoluzione Francese
ebbe grande peso nella formazione politica, morale e sociale dell’epoca
moderna, ma come tutte le rivoluzioni, che in qualche modo presuppongono un
capovolgimento violento delle classi al potere con i rivoltosi, lasciò dietro
di sé un lago di sangue, morti ingiuste, delitti e violenze.
E la Chiesa Cattolica che
in ogni rivoluzione avvenuta nel mondo, sin dalle sue origini, ha dovuto pagare
un tributo di sangue, anche in questa ebbe innumerevoli martiri, morti per il
solo fatto di essere religiosi.
L’Assemblea Costituente
nel 1789, dopo aver confiscato tutti i beni ecclesiastici e soppresso gli
Istituti religiosi, decretò la Costituzione Civile del, Clero, per cui vescovi
e parroci, dovevano essere eletti con il voto popolare e imponendo al clero il
giuramento di adesione alla Costituzione stessa; ci fu chi aderì (clero
giurato) e chi non lo volle fare (clero “refrattario”).
L’Assemblea Legislativa
andata al potere, infierì contro il clero ‘refrattario’ giungendo nel 1792 a
massacrarne 300, fra vescovi e sacerdoti.
Seguì al potere la
Convenzione Nazionale, che emise contro il clero ‘refrattario’ dei decreti di
deportazione, per cui bisognava presentarsi spontaneamente pena la morte,
furono così colpiti 2412 sacerdoti e religiosi, deportati in tre zone della
Francia, 829 a La Rochelle (Rochefort), 76 a Nantes-Brest e 1494 a
Bandeau-Blayc.
I deprtati di Rochefort,
dei quali parliamo in questa scheda, appartenenti a 35 diocesi, affrontarono
per la fede i crudeli trattamenti ordinati dalla Convenzione, che voleva
disfarsi clandestinamente della loro opposizione. Ma la fermezza nella fede
dimostrata dai deportati, li rese intrepidi testimoni di Cristo, confermandoli
fedeli figli della Chiesa.
Nella primavera 1794, gli
829 sacerdoti e religiosi furono imbarcati su due vecchie navi (pontoni), che
rimasero ancorate nella foce del fiume Charente, di fronte all’isola di Aix.
Ammucchiati di notte in
uno strettissimo interp0onte, vissero un vero inferno di sofferenze, che furono
appesantite dalla cattiveria dell’equipaggio che, ogni mattina, “affumicava” i
poveri prigionieri con il fumo di catrame.
I miseri detenuti,
costretti a vivere numerosi in così poco spazio, subirono sofferenze e stenti
indicibili, senza alcuna assistenza sanitaria e molti di loro erano anziani ed
ammalati.
Dopo cinque mesi di
quella invivibile detenzione, si contarono ben 547 morti, fra i quali il
canonico Jean-Baptiste Souzy, che nel marzo 1794 aveva ricevuto dal vescovo di
La Rochelle la sua delega per l’assistenza ai suoi compagni deportati, prima
per il disagevole viaggio poi per la prigionia, come molti altri confratelli,
fu sepolto nella sabbia dell’isola Madame.
Con la testimonianza dei
282 sopravvissuti, liberati nel febbraio 1795, si poterono raccogliere notizie
più o meno complete sul martirio di tutti questi sacerdoti diocesani e religiosi;
nel 1932 fu istruito a La Rochelle il processo ordinario per la beatificazione
di 64 martiri, dei quali si era potuto reperire una documentazione sufficiente
sulla loro morte.
Il 2 luglio 1994 fu
riconosciuto il loro martirio, ciò ha permesso la loro beatificazione a Roma il
1° ottobre 1995, da parte di papa Giovanni Paolo II. Ma nella cerimonia di
beatificazione furono commemorati tutti i 547 deportati morti a Rochefort, gli
eroici “Martiri dei Pontoni” del 1794.
Sulla spiaggia dell’Isola
Madame, nell’estuario del fiume Charente, i pellegrini hanno deposto una croce
di ciottoli, sul luogo ove furono sepolti molti martiri, indicando
simbolicamente la loro tomba.
Si riportano di seguito i 64 nomi, con la qualifica e le date di nascita e
morte; nati e vissuti in città e diocesi diverse, morirono tutti nella zona di
Rochefort, accomunati nella fedeltà a Cristo, vittime della Rivoluzione
Francese; a parte la celebrazione singola per ognuno nel giorno della morte,
tutti insieme vengono ricordati il 18 agosto.
91351
- Jean-Baptiste Souzy – sacerdote, vicario episcopale della deportazione
(24/3/1732 - 27/8/1794)
- Antoine Bannassat –
parroco (20/5/1729 - 18/8/1794)
- Jean-Baptiste di
Bruxelles – canonico (12/9/1734 - 18/7/1794)
- Florent Dumontet de
Cardaillac – vicario generale di Castres (8/2/1749 - 5/9/1794)
- Jean-Baptiste
Duverneuil – carmelitano (1737 - 1/7/1794)
- Pierre Gabilhaud –
parroco (luglio 1747 - 13/8/1794)
- Louis-Wulphy Huppy –
sacerdote (1/4/1767 - 29/8/1794)
- Pierre Jarrige de La
Morelie de Puyredon – canonico (19/4/1737 - 12/8/1794)
- Barthélémy Jarrige de
La Morelie de Blars – religioso cluniacense (18/3/1753 - 13/7/1794)
- Jean-François Jarrige
de La Morelie de Breuil – canonico (11/1/1752) - 31/7/1794)
61080
- Joseph Juge de Saint-Martin – sulpiziano, direttore di seminario (14/6/1739 -
7/7/1794)
- Marcel-Gaucher Labiche
de Reignefort – compagnia missionaria (3/11/1751 - 26/7/1794)
- Pierre-Yrieix Labrouche
de Labordaire – canonico (24/5/1756 - 1/7/1794)
- Claude-Barnabé Laurent
de Mascloux – canonico (11/6/1735 - 7/9/1794)
- Jacques Lombardie -
parroco (1/12/1737 - 22/7/1794)
- Joseph Marchandon –
parroco (21/8/1745 - 22/9/1794)
- François d’Oudinot de
La Boissiere – canonico (3/9/1746 - 7/9/1794)
- Raymond Petiniaud de
Jourgnac – vicario episcopale (3/1/1747 - 26/6/1794)
- Jacques Retauret –
carmelitano (15/9/1746 - 26/8/1794)
93144
- Paul-Jean Charles – cistercense (29/9/1743 - 25/8/1794)
93142
- Augustin-Joseph Desgardin – cistercense (21/12/1750 - 6/7/1794)
91889
- Pierre-Sulpice-Christophe Faverge – lasalliano (25/7/1745 - 12/9/1794)
93223
- Joseph Imbert – gesuita (1719 - 9/6/1794)
- Claude-Joseph Jouffret
de Bonnefont – sulpiziano, direttore di seminario (23/12/1752 - 10/8/1794)
- Claude Laplace – vice
direttore tribunale vescovile (15/11/1725 - 14/9/1794)
- Noël-Hilaire Le Conte –
canonico cattedrale di Bourges (3/10/1765 - 17/8/1794)
- Pierre-Joseph Legroing
de La Romagére – canonico (28/6/1752 - 26/7/1794)
93139
- Jean-Baptiste-Xavier Loir – frate cappuccino († 19/5/1794)
92948
- Jean Mopinot – lasalliano (12/12/1724 - 21/5/1794)
- Philippe Papon –
parroco (5/10/1744 - 17/6/1794)
- Nicolas Savouret –
consigliere delle clarisse (27/2/1733 - 16/7/1794)
55544
- Jean-Baptiste Vernoy de Mont-Journal – canonico (17/11/1736 - 1/6/1794)
- Louis-Armand-Joseph
Adam – sacerdote (19/12/1741 - 13/7/1794)
- Charles-Antoine-Nicolas
Angel – religioso dell’Immacolata Concezione (11/10/1763 - 29/7/1794)
- Claude Beguignot –
certosino (19/9/1736 - 16/7/1794)
93140
- Jean Bourdon – frate cappuccino (3/4/1747 - 23/8/1794)
- Louis-François Lebrun –
benedettino (4/4/1744 - 20/8/1794)
- Michel-Bernard Marchand
– sacerdote (28/9/1749 - 15/7/1794)
- Pierre-Michel Noel –
sacerdote (23/2/1754 - 5/8/1794)
- Gervais-Protais Brunel
– cistercense trappista (18/6/1744 - 20/8/1794)
93141
- François François – frate cappuccino (17/1/1749 - 10/8/1794)
- Jacques Gagnot –
carmelitano (9/2/1753 - 10/9/1794)
93168
- Jean-Baptiste Guillaume – lasalliano (1/2/1755 - 27/8/1794)
- Jean-Georges Rhem -
domenicano (21/4/1752 - 11/8/1794)
- Claude Richard –
benedettino (19/5/1741 - 9/8/1794)
- Jean Hunot – canonico
(21/9/1742 - 7/10/1794)
- Sébastien-Loup Hunot -
canonico (7/8/1745 - 17/11/1794)
- François Hunot –
canonico (12/2/1753 - 6/10/1794)
- Georges Edme Rene –
sacerdote (16/11/1748 - 2/10/1794)
- Lazare Tiersot -
certosino (29/3/1733 - 10/8/1794)
- Scipion Jérome Brigeat
Lambert – decano capitolo cattedrale (9/6/1733 - 4/9/1794)
93224
- Jean-Nicolas Cordier – gesuita, professore (3/12/1710 - 30/9/1794)
- Charles-Arnould Hanus –
parroco e decano (18/10/1723 - 28/8/1794)
- Nicolas Tabouillot –
parroco (16/2/1745 - 23/2/1795)
- Antoine, detto
Constant, Auriel – vicario (19/4/1764 - 16/6/1794)
- Elie Leymarie de
Laroche – priore (8/1/1758 - 22/8/1794)
69880
- François Mayaudon – canonico (2/5/1739 - 11/9/1794)
- Claude Dumonet –
sacerdote, professore di collegio (2/2/1747 - 13/9/1794)
- Jean-Baptiste Laborie
du Vivier – canonico (19/9/1734 - 27/9/1794)
93213
- Gabriel Pergaud – canonico regolare di s. Agostino, priore – (29/10/1752 -
21/7/1794)
91355
- Michel-Louis Brulard – carmelitano scalzo (11/6/1758 - 25/7/1794)
- Charles-René Collas du
Bignon – sulpiziano, superiore seminario (25/8/1743 - 3/6/1794)
- Jacques-Morelle Dupas –
vicario (10/11/1754 - 21/6/1794)
- Jean-Baptiste Munestrel
– canonico (5/12/1748 - 16/8/1794)
Autore: Antonio Borrelli
SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/92979
I 63 compagni
- Antoine Bannassat – parroco (20/5/1729 - 18/8/1794)
- Jean-Baptiste di Bruxelles – canonico (12/9/1734 - 18/7/1794)
- Florent Dumontet de Cardaillac – vicario generale di Castres (8/2/1749 - 5/9/1794)
- Jean-Baptiste Duverneuil – carmelitano (1737 - 1/7/1794)
- Pierre Gabilhaud – parroco (luglio 1747 - 13/8/1794)
- Louis-Wulphy Huppy – sacerdote (1/4/1767 - 29/8/1794)
- Pierre Jarrige de La Morelie de Puyredon – canonico (19/4/1737 - 12/8/1794)
- Barthélémy Jarrige de La Morelie de Blars – religioso cluniacense (18/3/1753 - 13/7/1794)
- Jean-François Jarrige de La Morelie de Breuil – canonico (11/1/1752) - 31/7/1794)
- Joseph Juge de Saint-Martin – sulpiziano, direttore di seminario (14/6/1739 - 7/7/1794)
- Marcel-Gaucher Labiche de Reignefort – compagnia missionaria (3/11/1751 - 26/7/1794)
- Pierre-Yrieix Labrouche de Labordaire – canonico (24/5/1756 - 1/7/1794)
- Claude-Barnabé Laurent de Mascloux – canonico (11/6/1735 - 7/9/1794)
- Jacques Lombardie - parroco (1/12/1737 - 22/7/1794)
- Joseph Marchandon – parroco (21/8/1745 - 22/9/1794)
- François d’Oudinot de La Boissiere – canonico (3/9/1746 - 7/9/1794)
- Raymond Petiniaud de Jourgnac – vicario episcopale (3/1/1747 - 26/6/1794)
- Jacques Retauret – carmelitano (15/9/1746 - 26/8/1794)
- Paul-Jean Charles – cistercense (29/9/1743 - 25/8/1794)
- Augustin-Joseph Desgardin – cistercense (21/12/1750 - 6/7/1794)
- Pierre-Sulpice-Christophe Faverge – lasalliano (25/7/1745 - 12/9/1794)
- Joseph Imbert – gesuita (1719 - 9/6/1794)
- Claude-Joseph Jouffret de Bonnefont – sulpiziano, direttore di seminario (23/12/1752 - 10/8/1794)
- Claude Laplace – vice direttore tribunale vescovile (15/11/1725 - 14/9/1794)
- Noël-Hilaire Le Conte – canonico cattedrale di Bourges (3/10/1765 - 17/8/1794)
- Pierre-Joseph Legroing de La Romagére – canonico (28/6/1752 - 26/7/1794)
- Jean-Baptiste-Xavier Loir – frate cappuccino († 19/5/1794)
- Jean Mopinot – lasalliano (12/12/1724 - 21/5/1794)
- Philippe Papon – parroco (5/10/1744 - 17/6/1794)
- Nicolas Savouret – consigliere delle clarisse (27/2/1733 - 16/7/1794)
- Jean-Baptiste Vernoy de Mont-Journal – canonico (17/11/1736 - 1/6/1794)
- Louis-Armand-Joseph Adam – sacerdote (19/12/1741 - 13/7/1794)
- Charles-Antoine-Nicolas Angel – religioso dell’Immacolata Concezione (11/10/1763 - 29/7/1794)
- Claude Beguignot – certosino (19/9/1736 - 16/7/1794)
- Jean Bourdon – frate cappuccino (3/4/1747 - 23/8/1794)
- Louis-François Lebrun – benedettino (4/4/1744 - 20/8/1794)
- Michel-Bernard Marchand – sacerdote (28/9/1749 - 15/7/1794)
- Pierre-Michel Noel – sacerdote (23/2/1754 - 5/8/1794)
- Gervais-Protais Brunel – cistercense trappista (18/6/1744 - 20/8/1794)
- François François – frate cappuccino (17/1/1749 - 10/8/1794)
- Jacques Gagnot – carmelitano (9/2/1753 - 10/9/1794)
- Jean-Baptiste Guillaume – lasalliano (1/2/1755 - 27/8/1794)
- Jean-Georges Rhem - domenicano (21/4/1752 - 11/8/1794)
- Claude Richard – benedettino (19/5/1741 - 9/8/1794)
- Jean Hunot – canonico (21/9/1742 - 7/10/1794)
- Sébastien-Loup Hunot - canonico (7/8/1745 - 17/11/1794)
- François Hunot – canonico (12/2/1753 - 6/10/1794)
- Georges Edme Rene – sacerdote (16/11/1748 - 2/10/1794)
- Lazare Tiersot - certosino (29/3/1733 - 10/8/1794)
- Scipion Jérome Brigeat Lambert – decano capitolo cattedrale (9/6/1733 - 4/9/1794)
- Jean-Nicolas Cordier – gesuita, professore (3/12/1710 - 30/9/1794)
- Charles-Arnould Hanus – parroco e decano (18/10/1723 - 28/8/1794)
- Nicolas Tabouillot – parroco (16/2/1745 - 23/2/1795)
- Antoine, detto Constant, Auriel – vicario (19/4/1764 - 16/6/1794)
- Elie Leymarie de Laroche – priore (8/1/1758 - 22/8/1794)
- François Mayaudon – canonico (2/5/1739 - 11/9/1794)
- Claude Dumonet – sacerdote, professore di collegio (2/2/1747 - 13/9/1794)
- Jean-Baptiste Laborie du Vivier – canonico (19/9/1734 - 27/9/1794)
- Gabriel Pergaud – canonico regolare di s. Agostino, priore – (29/10/1752 - 21/7/1794)
- Michel-Louis Brulard – carmelitano scalzo (11/6/1758 - 25/7/1794)
- Charles-René Collas du Bignon – sulpiziano, superiore seminario (25/8/1743 - 3/6/1794)
- Jacques-Morelle Dupas – vicario (10/11/1754 - 21/6/1794)
- Jean-Baptiste Munestrel – canonico (5/12/1748 - 16/8/1794)
SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/jean-baptiste-souzy-e-63-compagni.html
Blessed Martyrs of the
Rochefort : https://web.archive.org/web/20170903053400/http://www.lasalle.org/en/who-are-we/lasallian-holiness/blessed-martyrs-of-the-rochefort/
~ Martyrs during the
French Revolution [5] ~ († 1792-1799) : http://newsaints.faithweb.com/martyrs/MFR05.htm
PRÊTRES DÉPORTÉS sur les PONTONS DE ROCHEFORT durant la RÉVOLUTION FRANÇAISE : http://pretres-deportes.rabany.eu/#