Sainte Jeanne Émilie de
Villeneuve
Fondatrice de la
congrégation de Notre Dame de l'Immaculée Conception (+ 1854)
Canonisée le 17 mai 2015.
- Lors de son homélie pour la canonisation de quatre religieuses le 17 mai 2015, le Pape a invité à suivre 'l'exemple lumineux' des quatre nouvelles saintes, et à devenir 'des témoins de la résurrection de Jésus', 'demeurer en Dieu et en son amour, pour annoncer avec les paroles et avec la vie la résurrection de Jésus, en témoignant l'unité entre nous et l'amour envers tous'. (Demeurer dans le Christ est le secret des saints)
Le Pape a décidé que les trois nouvelles saintes, Jeanne-Emilie de Villeneuve, Marie-Alphonsine (Maryam Sultanah Danil Ghattas), Marie de Jésus Crucifié (Maryam Baouardy) ainsi que sainte Marie Christine de l'Immaculée, seront inscrites dès cette année à la date liturgique du 17 mai.
Radio Vatican le 7 décembre 2014: Le Pape a autorisé la promulgation du décret reconnaissant un miracle attribué à la française Jeanne Emilie de Villeneuve (1811-1854), fondatrice de la congrégation de Notre-Dame de l'Immaculée Conception de Castres. Cette congrégation compte actuellement quelque 700 religieuses et œuvre dans 16 pays, où elle a une ample activité sociale avec une cinquantaine de collèges dans lesquels sont inscrits chaque année environ 35 000 jeunes.
Jeanne Émilie de Villeneuve (1811-1854) crée la congrégation de Notre Dame de l'Immaculée Conception, le 8 décembre 1836, une communauté religieuse connue rapidement sous le vocable de "sœurs Bleues de Castres" en raison de la couleur de leur habit.
Dans l'anonymat d'une maison de Castres, elle sert, avec ses compagnes, les plus démunis : jeunes ouvrières, malades, prostituées et, en prison, les condamnés.
La congrégation voit grandir le nombre de ses sœurs, et son rayonnement finit par s'étendre à l'Afrique : Sénégal, Gambie, Gabon.
En 1854, l'épidémie de choléra atteint Castres et la fondatrice des sœurs Bleues décédera le 2 octobre, entourée de ses sœurs.
(source: Église catholique en France - Une vie donnée aux autres... )
- Le 2 octobre au calendrier on fait mémoire des Anges Gardiens et c'est sans doute pour cette raison que cette sainte figure, pour le diocèse d'Albi, en mémoire obligatoire, le 3 octobre.
- Sainte Jeanne Emilie de Villeneuve est fêtée le 3 octobre par la Congrégation de l'Immaculée Conception de Castres
- béatification le 5 juillet 2009, canonisation le 17 mai 2015, le 2 octobre,
jour de sa naissance au ciel (site de la cause des saints)
"Allez où la voix du
pauvre vous appelle!"
SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/11002/Sainte-Jeanne-%C3%89milie-de-Villeneuve.html
HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS
Les Actes des Apôtres
nous ont présenté l’Église naissante au moment où elle élit celui que Dieu a
appelé à prendre la place de Juda dans le Collège des Apôtres. Il ne s’agit pas
d’assumer une charge mais un service. En effet Matthias, sur qui le choix est
tombé, reçoit une mission que Pierre définit ainsi : « Il faut que quelqu’un
[…] devienne, avec nous, témoin de sa résurrection » – de la résurrection du
Christ (Ac 1, 21-22). Il résume par ces mots ce que signifie faire partie des
Douze : cela signifie être témoin de la résurrection de Jésus. Le fait qu’il
dise « avec nous » fait comprendre que la mission d’annoncer le Christ
ressuscité n’est pas une tâche individuelle : elle est à vivre de manière
communautaire, avec le collège apostolique et avec la communauté. Les Apôtres
ont fait l’expérience directe et merveilleuse de la résurrection ; ils sont les
témoins oculaires de cet événement. Grâce à leur témoignage autorisé beaucoup
ont cru; et, de la foi au Christ ressuscité sont nées et naissent
continuellement les communautés chrétiennes. Nous aussi, aujourd’hui, nous
fondons notre foi au Seigneur ressuscité sur le témoignage des Apôtres parvenu
jusqu’à nous par la mission de l’Église. Notre foi est liée solidement à leur
témoignage comme à une chaine ininterrompue déployée au cours des siècles, non
seulement par les successeurs des Apôtres, mais par des générations et
générations de chrétiens. A l’imitation des Apôtres, en effet, tout disciple du
Christ est appelé à devenir témoin de sa résurrection, surtout dans les milieux
humains où l’oubli de Dieu est plus fort ainsi que le désarroi de l’homme.
Pour que cela se réalise,
il faut demeurer dans le Christ ressuscité et dans son amour, comme nous l’a
rappelé la Première Lettre de Jean : « Qui demeure dans l’amour demeure en
Dieu, et Dieu demeure en lui » (1Jn 4, 16). Jésus l’avait répété avec
insistance à ses disciples : « Demeurez en moi…Demeurez dans mon amour » (Jn
15, 4.9). C’est le secret des saints : demeurer dans le Christ, unis à lui
comme les sarments à la vigne, pour porter beaucoup de fruit (cf. Jn 15, 1-8).
Et ce fruit n’est autre que l’amour. Cet amour resplendit dans le témoignage de
sœur Jeanne Emilie de Villeneuve, qui a consacré sa vie à Dieu et aux pauvres,
aux malades, aux prisonniers, aux exploités, devenant pour eux et pour tous
signe concret de l’amour miséricordieux du Seigneur.
La relation avec Jésus
ressuscité est, pour ainsi dire, l’ « atmosphère » dans laquelle vit le
chrétien et dans laquelle il trouve la force de rester fidèle à l’Évangile,
même au milieu des obstacles et des incompréhensions. « Demeurer dans l’amour »
: sœur Maria Cristina Brando l’a fait également. Elle a été complètement
conquise par l’amour brûlant pour le Seigneur ; et, de la prière, de la
rencontre cœur à cœur avec Jésus ressuscité, présent dans l’Eucharistie, elle
recevait la force de supporter les souffrances et de se donner comme pain rompu
à beaucoup de personnes loin de Dieu et affamées d’amour authentique.
Un aspect essentiel du
témoignage à rendre au Seigneur ressuscité est l’unité entre nous, ses
disciples, à l’image de celle qui subsiste entre Lui et le Père. Et la prière
de Jésus à la veille de sa passion résonne encore aujourd’hui dans l’Évangile :
« Qu’ils soient un comme nous-mêmes » (Jn 17, 11). De cet amour éternel entre
le Père et le Fils, qui se répand sur nous par l’Esprit Saint (cf. Rm 5, 5),
notre mission et notre communion fraternelle prennent de la force ; de là
jaillit toujours nouvelle la joie de suivre le Seigneur sur la voie de sa
pauvreté, de sa virginité et de son obéissance ; et ce même amour appelle à
cultiver la prière contemplative. Sœur Marie Baouardy l’a expérimentée de
manière très élevée, qui humble et illettrée, a su donner des conseils et des
explications théologiques avec une grande clarté, fruit du dialogue continuel
avec le Saint Esprit. La docilité à l’Esprit Saint l’a rendue aussi instrument
de rencontre et de communion avec le monde musulman. De même aussi sœur Marie
Alphonsine Danil Ghattas a bien compris ce que signifie irradier l’amour de
Dieu dans l’apostolat, en devenant témoin de douceur et d’unité. Elle nous
offre un exemple clair de l’importance de nous rendre responsables les uns des
autres, de vivre l’un au service de l’autre.
Demeurer en Dieu et en
son amour, pour annoncer avec les paroles et avec la vie la résurrection de
Jésus, en témoignant l’unité entre nous et l’amour envers tous. C’est ce qu’ont
fait les quatre saintes proclamées aujourd’hui. Leur exemple lumineux
interpelle aussi notre vie chrétienne : comment suis-je témoin du Christ
ressuscité ? C’est une question que nous devons nous poser. Comment est-ce que
je demeure en lui, comment est-ce que je demeure en son amour ? Suis-je capable
de « semer » en famille, dans le milieu de travail, dans ma communauté, la
semence de cette unité qu’il nous a donnée, nous y faisant participer par la
vie trinitaire.
Retournant aujourd’hui à
la maison, portons avec nous la joie de cette rencontre avec le Seigneur ressuscité
; cultivons dans le cœur l’engagement à demeurer dans l’amour de Dieu, restant
unis à lui et entre nous, et suivant les traces de ces quatre femmes, modèles
de sainteté, que l’Église nous invite à imiter.
Copyright © Dicastère
pour la Communication
La Française Jeanne
Emilie de Villeneuve bientôt canonisée
(RV) Le Pape a autorisé
la promulgation du décret reconnaissant un miracle attribué à la française
Jeanne Emilie de Villeneuve (1811-1854), fondatrice de la congrégation de
Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Castres. Cette congrégation compte
actuellement quelque 700 religieuses et œuvre dans 16 pays, où elle a une ample
activité sociale avec une cinquantaine de collèges dans lesquels sont inscrits
chaque année environ 35 000 jeunes.
Deux religieuses de Terre
Sainte seront également canonisées. Il s’agit de la mystique née en Galilée
Mariam Bawardi de Jésus crucifié (1846-1878), la fondatrice du Carmel de
Bethléem, et de la bienheureuse Marie-Alphonsine Ghattas, co-fondatrice
de la Congrégation des sœurs du rosaire qui finit par consacrer son travail
pastoral aux personnes âgées et les jeunes enfants, à servir les plus pauvres,
mais aussi à lutter contre la pauvreté morale.
Cinq servantes de Dieu,
dont deux laïques
Le Pape a également
autorisé la reconnaissance des « vertus héroïques » de cinq servantes
de Dieu, trois religieuses et deux mères de famille : l’Italienne Carmela
di Gesù (1858-1948) fondatrice de l’Institut des Sœurs du Sacré-Cœur du verbe
incarné ; l’Espagnole María Séiquer Gayá (1891-1975), fondatrice des Sœurs
apostoliques du Christ crucifié ; la Tchèque Vojtecha Hasmandova
(1914-1988), supérieure générale de la congrégation des Sœurs de la charité de
saint Charles Borromée ; la laïque et mère de famille espagnole Práxedes
Fernández (1886-1936), membre du tiers ordre dominicain ; et enfin la
laïque et mère de famille italienne Elisabetta Tasca (1899-1978).
Sainte Émilie de
Villeneuve
Mémoire obligatoire, le 3
octobre
Femme profondément
enracinée en Dieu dont elle cherche toujours à faire la volonté, Émilie de
Villeneuve est à l’écoute des besoins de son temps. Elle cherche toujours à y
répondre, parfois avec audace. Elle sait, pour cela, prendre des risques quand
il s’agit de l’annonce de l’Évangile et du développement des personnes et des
peuples. Sa vie reste pour nous un exemple et un appel pour vivre notre
vocation chrétienne.
Qui est Jeanne Émilie de
Villeneuve ?
Une jeune fille de la noblesse française post-révolutionnaire, troisième enfant du Marquis de Villeneuve et de Rosalie d’Avessens. Elle vit dans le Tarn au château d’Hauterive où l’éducation est réglée par sa mère. Mais celle ci meurt alors qu’Émilie n’a que 14 ans.
La passion d’Émilie est son amour de Dieu et des plus pauvres. Émilie veut être
avec les pauvres, les malades, les prisonniers, les prostituées et leur
démontrer que Dieu les aime. Pour elle, les aumônes ne suffisent pas, la
charité non plus. Elle veut être en relation avec eux d’égal à égal, leur
rendre leur dignité d’êtres humains à l’exemple de Jésus Sauveur.
Servir les pauvres
Elle quitte son père en
1836 pour fonder une congrégation : « C’est pour Dieu que je vous
quitte, je veux servir les pauvres ! », lui dit-elle. Elle fonde avec
deux autres jeunes filles la Congrégation des sœurs de Notre Dame de
l’Immaculée Conception le 8 décembre 1836, dite « sœurs bleues » à
cause de leur habit bleu. Émilie, depuis la mort de sa mère, a pris l’habitude
de confier ses joies, ses peines, les choix à faire à Marie qui est devenue sa
compagne de route…
Attentives aux plus
pauvres qui les entourent, elles accueillent des jeunes filles fragilisées par
la misère liée au début de l’ère industrielle et s’occupent des prisonniers.
Rapidement, elles ouvrent une deuxième communauté où les sœurs sont chargées de
l’éducation des enfants , du catéchisme et des soins aux malades. Toutes les
communautés, dans les débuts, auront cette triple mission.
Aller là où Jésus n’est
ni connu, ni aimé !
En 1848, elle envoie des
sœurs au Sénégal. L’année suivante, elles partent en Gambie et au
Gabon. Aujourd’hui, les sœurs bleues continuent à vivre le désir d’Émilie
dans différents lieux. Seize pays voient actuellement œuvrer près de 600 Sœurs Bleues.
En Afrique (Bénin,
République démocratique du Congo, Gabon, Sénégal)
En Amérique latine
(Argentine, Bolivie, Brésil, Mexique, Paraguay, Uruguay, Vénézuela)
En Asie (Philippines)
En Europe (Espagne,
France, Italie)
Un premier miracle :
Binta Diaby
La jeune Binta Diaby,
Guinéenne mais ayant vécu assez longtemps en Sierra Leone, musulmane, a été
guérie par l’intercession d’Émilie de Villeneuve, qui nourrissait une passion
pour l’apostolat en Afrique, auprès de ceux qui n’ont pas encore le bonheur de
connaître Jésus-Christ… « Le cadre clinique provoqué par l’ingestion
de soude caustique, traité de façon chirurgicale à plusieurs reprises et plus
tard aggravé par la coagulation disséminée, par l’insuffisance hépatico-rénale,
par l’état de septicémie, plongent la malade dans le coma pendant plus de douze
jours et rendent le cadre sans solution et irréversible » (Propos
recueillis auprès de l’un des experts des tribunaux médicaux qui a dû se
pencher sur son cas).
De jeunes sœurs bleues
qui accompagnent la malade lui mettent une relique d’Emilie de Villeneuve entre
les mains et commencent une neuvaine… Celle-ci n’est pas encore terminée que la
guérison complète se produit. Aujourd’hui Binta est mariée et maman d’une superbe
fillette.
Un second miracle :
Emily Maria de Souza
La guérison d’une petite
fille fut reconnue comme un miracle obtenu par l’intercession de Bienheureuse
Émilie de Villeneuve. En 2008, quand Emily Maria de Souza, petite fille
brésilienne alors âgée de 9 mois, jouait avec le fil d’un ventilateur et s’électrocuta
très gravement.
Le médecin qui l’a reçue
aux urgences a dit au père « Votre fille est morte, que voulez-vous que je
fasse ? » Le papa a supplié « Elle n’est pas morte, faites
tout ce que vous pouvez ! ». Le médecin de garde, a essayé de
réanimer l’enfant pendant une heure avant que son cœur ne recommence à battre.
Lors de l’hospitalisation, le diagnostic indiquait que la fillette, si elle s’en sortait, ne pourrait plus ni voir, ni entendre, ni parler, et encore moins marcher. À sa sortie de l’hôpital, et à l’initiative d’une Sœur Bleue que connaissait le grand-père de la fillette, commence une neuvaine à Émilie de Villeneuve. La neuvaine s’est terminée le 29 mai, et le 30, l’état clinique d’Emily a complètement changé : à partir de cette date, la petite Emilly, a commencé à se développer comme une enfant normale, avec les caractéristiques propres à son âge. Les médecins ont constaté l’absence de toute conséquence neurologique, ce que la science ne peut pas expliquer. Aujourd’hui, elle est une fillette jolie, joyeuse et communicative.
Le 14 février 2015
Communiqué de Monseigneur
Jean Legrez, archevêque d’Albi
C’est dans la joie que
l’Église catholique dans le Tarn reçoit aujourd’hui la proclamation du pape
François annonçant que la bienheureuse Jeanne-Émilie de Villeneuve est reconnue
sainte par l’Église universelle. Sa canonisation aura lieu à Rome le 17
mai 2015.
Nous sommes
reconnaissants envers Dieu d’avoir suscité parmi les baptisés de notre diocèse
cette vie au service des plus pauvres pour l’amour de Dieu, par une triple
vocation de l’éducation des enfants, du catéchisme et du soin des malades. En
union avec la Congrégation de Notre-Dame de l’Immaculée Conception, appelées
Sœurs bleues à Castres, nous rendons grâce pour le cadeau ainsi offert à
l’Église et à l’humanité tout entière, en proposant la figure d’Émilie de
Villeneuve comme exemple et comme intercesseur.
La proclamation de sa
sainteté concorde avec l’année de la Vie consacrée qui célèbre le don total de
tant d’hommes et de femmes pour mener une vie donnée à Dieu et aux hommes. Tous
ces consacrés annoncent déjà ce qui n’est pas encore : « Dieu tout en
tous », capable de combler une vie. Qu’à l’exemple de Jeanne-Émilie de
Villeneuve, attentifs aux appels de l’Esprit Saint, nous puissions travailler
ensemble à annoncer « Jésus là où il n’est ni connu, ni aimé » et à
bâtir une société qui sache « aller où la voix du pauvre appelle ».
Nous nous souvenons du
conseil de sainte Émilie à ses sœurs : « Le meilleur moyen que vous ayez
de répondre à la grâce de votre vocation baptismale est de ne rechercher en
tout que les intérêts de Dieu Seul et le continuel accroissement de son règne
dans les cœurs. »
† Jean Legrez, o.p.
Archevêque d’Albi
Profile
Born to the French
nobility. Nun.
Founder of the Sisters of the Immaculate Conception of Castres who work for the
education
of poor
girls
and children,
tend the sick,
and serve as missionaries.
Born
9 March
1811
in Toulouse, Haute-Garonne, France
2
October 1859
in Castres, Tarn, France
of cholera
6 July
1991
by Pope
John
Paul II (decree of heroic
virtues)
5 July
2009
by Pope
Benedict
XVI
beatification
celebrated at Le Parc de Gourjade, Castres, France,
presided by Archbishop
Angelo
Amato
the beatification
miracle
involved the February 1995
cure
of a young
woman
from acute peritonitis in Barcelona,
Spain
canonization
celebrated at Saint
Peter’s Square, Vatican City, Rome,
Italy
the canonization
miracle
involved the healing
of a young
Brazilian
girl
from the effects of accidental electrocution; these included prolonged
cardio-respiratory arrest and the absence of neurological activity
Additional
Information
other
sites in english
images
fonti
in italiano
Dicastero delle Cause dei Santi
MLA
Citation
“Saint Émilie de
Villeneuve“. CatholicSaints.Info. 22 January 2023. Web. 3 October 2026.
<https://catholicsaints.info/saint-emilie-de-villeneuve/>
SOURCE : https://www.blogger.com/blog/post/edit/5408295391443355751/1189742608617829871
Portrait
réalisé par le peintre castrais Joseph-Charles Valette (1813–1888).
HOMILY OF HIS HOLINESS
POPE FRANCIS
The Acts of the Apostles
have set before us the early Church as she elects the man whom God called to
take the place of Judas in the college of the Apostles. It is has to do not
with a job, but with service. Indeed, Matthias, on whom the choice falls,
receives a mission which Peter defines in these words: “One of these men...
must become a witness with us to his resurrection”, the resurrection of Christ
(Acts 1:21-23). In this way Peter sums up what it means to be part of the
Twelve: it means to be a witness to Jesus’ resurrection. The fact that he says
“with us” brings us to realize that the mission of proclaiming the risen Christ
is not an individual undertaking: it is to be carried out in common, with the
apostolic college and with the community. The Apostles had a direct and
overwhelming experience of the resurrection; they were eyewitnesses to that
event. Thanks to their authoritative testimony, many people came to believe;
from faith in the risen Lord, Christian communities were born and are born
continually. We too, today, base our faith in the risen Lord on the witness of
the Apostles, which has come down to us through the mission of the Church. Our
faith is firmly linked to their testimony, as to an unbroken chain which spans
the centuries, made up not only by the successors of the Apostles, but also by
succeeding generations of Christians. Like the Apostles, each one of Christ’s
followers is called to become a witness to his resurrection, above all in those
human settings where forgetfulness of God and human disorientation are most
evident.
If this is to happen, we
need to remain in the risen Christ and in his love, as the First Letter of
Saint John has reminded us: “He who abides in love abides in God, and God
abides in him” (1 Jn 4:16). Jesus had repeated insistently to his disciples:
“Abide in me… Abide in my love” (Jn 15:4, 9). This is the secret of the saints:
abiding in Christ, joined to him like branches to the vine, in order to bear
much fruit (cf. Jn 15:1-8). And this fruit is none other than love. This love
shines forth in the testimony of Sister Jeanne Émilie de Villeneuve, who
consecrated her life to God and to the poor, the sick, the imprisoned and the
exploited, becoming for them and for all a concrete sign of the Lord’s merciful
love.
A relationship with the
risen Jesus is – so to speak – the “atmosphere” in which Christians live, and
in which they find the strength to remain faithful to the Gospel, even amid
obstacles and misunderstandings. “Abiding in love”: this is what Sister Maria
Cristina Brando also did. She was completely given over to ardent love for the
Lord. From prayer and her intimate encounter with the risen Jesus present in
the Eucharist, she received strength to endure suffering and to give herself,
as bread which is broken, to many people who had wandered far from God and yet
hungered for authentic love.
An essential aspect of
witness to the risen Lord is unity among ourselves, his disciples, in the image
of his own unity with the Father. Today too, in the Gospel, we heard Jesus’
prayer on the eve of his passion: “that they may be one, even as we are one” (Jn
17:11). From this eternal love between the Father and the Son, poured into our
hearts through the Holy Spirit (cf. Rom 5:5), our mission and our fraternal
communion draw strength; this love is the ever-flowing source of our joy in
following the Lord along the path of his poverty, his virginity and his
obedience; and this same love calls us to cultivate contemplative prayer.
Sister Mariam Baouardy experienced this in an outstanding way. Poor and
uneducated, she was able to counsel others and provide theological explanations
with extreme clarity, the fruit of her constant converse with the Holy Spirit.
Her docility to the Holy Spirit made her also a means of encounter and
fellowship with the Muslim world. So too, Sister Marie Alphonsine Danil Ghattas
came to understand clearly what it means to radiate the love of God in the
apostolate, and to be a witness to meekness and unity. She shows us the
importance of becoming responsible for one another, of living lives of service
one to another.
To abide in God and in
his love, and thus to proclaim by our words and our lives the resurrection of
Jesus, to live in unity with one another and with charity towards all. This is
what the four women Saints canonized today did. Their luminous example
challenges us in our lives as Christians. How do I bear witness to the risen
Christ? This is a question we have to ask ourselves. How do I abide in him? How
do I dwell in his love? Am I capable of “sowing” in my family, in my workplace
and in my community, the seed of that unity which he has bestowed on us by
giving us a share in the life of the Trinity?
When we return home
today, let us take with us the joy of this encounter with the risen Lord. Let
us cultivate in our hearts the commitment to abide in God’s love. Let us remain
united to him and among ourselves, and follow in the footsteps of these four
women, models of sanctity whom the Church invites us to imitate.
Copyright © Dicastery for
Communication
Consistory: three new
canonisations approved
2015-02-14 Vatican Radio
(Vatican Radio) The
Ordinary Public Consistory for the Creation of New Cardinals, which took place
on Saturday, February 14th, 2015, in St Peter’s Basilica, saw also the approval
of the canonisations of three Blessed of the Church: Jeanne Emilie de Villeneuve;
Mary of Jesus Crucified Baouardy; Marie Alphonsine Danil Ghattas. The Holy
Father also announced that the date of the canonisations is May 17, 2015 - the
same day on which
Bl. Maria Cristina of the Immaculate Conception, Foundress of of the
Sisters, Expiatory Victims of Jesus in the Blessed Sacrament, whose
canonisation was approved October 20, 2014. Below, please find some brief
biographical information on the three soon-to-be canonised saints approved on
Sunday.
Blessed Jeanne Emilie de
Villeneuve was born in France, in Toulouse in 1811. She founded the
Congregation of the Sisters of the Immaculate Conception for the education of
poor girls and children, for the sick and for missions in faraway lands. She
died of cholera on October 2nd 1854. She was beatified by Pope Benedict XVI in
2009.
Blessed Mary Alphonsine
Danil Ghattas was born in Jerusalem in 1843. When she was 15 she entered the
Congregation of the Sisters of St Joseph of the Apparition. She worked tirelessly
to help young people and Christian mothers. She had a special mystic affinity
with the Mother of God. She founded the Congregation of Sisters of the Most
Holy Rosary of Jerusalem, to which she belonged. She died in 1927 and was
beatified by Pope Benedict XVI in 2009.
Blessed Mary of Jesus
Crucified Baouardy was born Maria Baouardy in Abellin, a village in Upper
Galilee, near Nazareth, in 1846 of Arab parents. She was baptized in the
Melchite Greek Catholic Church. From early youth she experienced many sufferings
together with extraordinary mystic phenomena. In France, she entered the Carmel
of Pau. She was sent to India to found new Carmels, and then to Bethlehem,
where she died in 1878. She was beatified by St John Paul II in 1983.
Statue
de Sainte Emilie de Villeneuve, Église
Notre-Dame-de-la-Platé - Interior
Santa Giovanna Emilia De
Villeneuve Religiosa e fondatrice
Festa: 2 ottobre
Toulouse, Francia, 9
marzo 1811 - Castres, Francia, 2 ottobre 1854
Jeanne-Émilie de
Villeneuve, originaria di Tolosa in Francia, trascorse un’infanzia agiata, ma
aperta ai bisogni degli altri. Dopo la morte di una sua sorella maggiore, trovò
la gioia vera nella frequenza ai Sacramenti e nel condividere la vita dei più
poveri. Dietro l’impulso di un benefattore, fondò la congregazione delle Suore
dell’Immacolata Concezione di Castres, più note come “suore azzurre” o “suore
blu” per il colore dell’abito. Diresse a lungo le sue figlie spirituali,
spingendole ad andare dovunque la carità di Cristo le conducesse. Beatificata
il 5 luglio 2009 a Castres sotto il pontificato di papa Benedetto XVI, è stata
canonizzata da papa Francesco a Roma il 17 maggio 2015. I suoi resti mortali
riposano nel giardino della Casa madre della Congregazione, a Castres.
Jeanne-Émilie de Villeneuve nacque il 9 marzo 1811 a Tolosa, in una delle più antiche famiglie nobili della Linguadoca. Era la terzogenita, dopo Léontine e Octavie, del marchese Jean-Baptiste Marie Louis de Villeneuve, un tempo ufficiale di marina e di Rosalie Gabrielle de Monteal-Avessens.
Dopo la nascita del figlio maschio Ludovic, la famiglia si stabilì nel castello di Hauterive, vicino a Castres (a 90 chilometri da Tolosa), dove inizialmente trascorreva solo l’estate. Dato che il marchese si occupava di controllare i possedimenti agricoli e della sua azienda di lavorazione del cuoio, delegò l’educazione dei figli alla moglie, che se ne occupò pienamente finché ne fu in grado.
Per Émilie il padre divenne un vero modello: organizzò dei corsi d’avviamento professionale e fu sempre molto vicino ai più poveri. Dalle sorelle, invece, si sentiva in un certo senso isolata a causa della differenza d’età, finendo col diventare quasi insensibile. Allo stesso tempo, sviluppò un grande amore per la precisione, tanto che venne incaricata dalla madre di fornire un’iniziale istruzione al fratellino.
Nel 1825, la signora de Villeneuve si spense, dopo una dolorosa agonia. Nemmeno in quel caso Émilie lasciò trasparire i propri sentimenti, e neppure quando, nel gennaio 1826, ricevette la Prima Comunione. Non molto tempo dopo, venne affidata insieme alle sorelle (Ludovic fu mandato in collegio) alla nonna paterna, in quanto suo padre venne nominato sindaco di Castres. Le sorelle ne furono felici e colsero l’occasione per non mancare agli appuntamenti che si svolgevano nel salotto della signora.
Poco meno di due anni dopo, improvvisamente, morì la sorella Octavie. Sul momento Émilie rimase impassibile come al solito, ma di lì a poco scoprì cosa poteva renderla davvero felice: la preghiera, la frequentazione dei sacramenti e la partecipazione alle conversazioni religiose con alcuni amici della nonna.
Col matrimonio di Léontine, alla fine del novembre 1829, Émilie divenne di fatto padrona di casa, anzi, del castello di Hauterive, perché il padre, dopo essersi dimesso dall’incarico di sindaco, non perse di vista le proprie attività agricole. Ludovic disapprovava il contegno e le abitudini della sorella, che trovava poco ordinarie rispetto a quelle delle ragazze della sua età e della sua epoca: lei, infatti, condivideva coi poveri il denaro che le forniva il padre, andava a Messa ogni mattina e assisteva le giovani istruendole e assistendole se ammalate. Trovò inoltre una guida spirituale nel gesuita padre Leblanc, che risiedeva a Tolosa.
Ma le elemosine e le visite, ben presto, non le bastarono più. Voleva condividere la vita dei più abbandonati, per ricondurli alla loro dignità umana e di figli di Dio. A ventitre anni, confidò all’amica Coralie de Gaix, che in seguito lasciò un memoriale su di lei, che sentiva «un’attrattiva irresistibile» non per il matrimonio, ma per la consacrazione religiosa, precisamente tra le Figlie della Carità di San Vincenzo De Paoli. Anche padre Leblanc approvò il suo progetto, ma non i familiari: il signor de Villeneuve le chiese di attendere altri quattro anni. Émilie, consigliata anche dal direttore spirituale, accettò, ma intensificò le sue attività in parrocchia. Si rese così disponibile che le amiche, con tono tra lo scherzoso e l’ammirato, presero a chiamarla «Signor Vicario», quasi fosse un viceparroco in gonnella.
Un giorno le venne recapitata una lettera. Era da parte di un certo signor de Barre, benefattore e fervente cristiano, che asseriva di aver avuto un’ispirazione durante la Messa: la giovane avrebbe dovuto costituire a Castres una casa, diretta da religiose, per l’educazione dei bambini lasciati a se stessi dai genitori. Dopo aver lungamente pregato e riflettuto, padre Leblanc concluse che era volere di Dio che l’opera fosse compiuta. Anche il padre di Émilie si disse convinto, tanto più che la figlia non sarebbe stata tanto lontana da lui, e contribuì finanziariamente all’acquisto della casa. Nell’abbandonare il castello, gli disse: «È per Dio che vi lascio, voglio servire i poveri!».
Il nome scelto per la nuova fondazione fu quello di «Congregazione dell’Immacolata Concezione». Rispecchiava la devozione che Émilie aveva sempre avuto per la Vergine Maria, che aveva scelto come speciale confidente quando era rimasta senza madre. Il fine era espresso nelle prime Regole: l’educazione dei bambini abbandonati, il servizio ai poveri e ai prigionieri, l’istruzione e la formazione professionale delle ragazze.
Émilie e due compagne, dopo un mese di ritiro, quasi un noviziato, presso il convento della Visitazione di Tolosa, cambiarono i vestiti con un abito religioso azzurro e professarono i voti temporanei l’8 dicembre 1836, alla presenza dell’arcivescovo di Albi. La neo-fondatrice prese il nome di suor Maria, ma nell’uso comune è rimasta nota col nome di battesimo.
Dopo un iniziale appoggio da parte dei cittadini, le tre suore subirono pesanti attacchi per aver inaugurato, il 29 marzo 1837, un laboratorio di cucito. Le sarte professioniste avvertivano il peso della concorrenza e arrivarono a calunniare la nuova comunità, che, consigliata da padre Leblanc, non cedette. Alla fine dell’anno, le critiche cessarono e vennero ammesse quattro postulanti. All’inizio dell’anno successivo, le “suore azzurre” o “suore blu”, come vennero soprannominate, ricevettero l’incarico di occuparsi dei carcerati, mentre il 1° maggio si stabilirono nell’ex seminario minore.
Madre Émilie era ammirata e rispettata dalle consorelle e dalle allieve. Il suo motto, come era già accaduto per santa Giovanna Antida Thouret, era «Dio solo!». Intraprese la redazione delle Costituzioni, che vennero approvate dall’arcivescovo di Albi alla fine del 1841, anche per garantire alla comunità una formazione migliore. Dietro richiesta delle consorelle, venne nominata superiora a vita, ma non smise di sottoporsi alla regola comune.
All’inizio di giugno 1843, mentre si trovava a Parigi per ottenere dal governo l’approvazione civile per aprire scuole comunali, s’incontrò con padre François-Marie-Paul Libermann, della Congregazione dello Spirito Santo (Venerabile dal 1910), col quale era in relazione epistolare da un anno. L’obiettivo era l’invio di alcune suore in missione oltreoceano, come lei aveva auspicato nelle Costituzioni.
Il 30 aprile 1844, dopo quaranta giorni di penitenza per ottenere i fondi necessari, la comunità s’insediò nel nuovo convento. Quella quaresima particolare era servita a madre Émilie per orientare anzitutto le sue figlie e lei stessa verso la conversione del cuore. Le fondazioni proseguirono nel luglio 1846, con l’apertura di un rifugio per prostitute. A questo riguardo aveva raccomandato: «È molto importante che le Suore non mostrino mai, nei confronti delle penitenti, qualunque torto abbiano da rimproverare loro, né impazienza, né disgusto della loro compagnia, né disprezzo per le loro persone. Le tratteranno sempre, al contrario, con una dolcezza e un affetto tutti santi».
La prima partenza per l’Africa di quattro religiose avvenne il 22 novembre 1847, seguita da quelle del 1849 e del 1850. Padre Libermann consigliò loro di avere tanta pazienza e di non far assumere agli indigeni le abitudini europee, ma di lasciare «gli usi e i costumi che sono loro naturali, perfezionarli animandoli con i principi della fede e delle virtù cristiane, e correggendo ciò che hanno di difettoso»; insomma, quello che oggi chiamiamo inculturazione.
Il 30 dicembre 1852 le Suore dell’Immacolata Concezione divennero un istituto di diritto pontificio. Un anno dopo, senza che nessuno se l’aspettasse, madre Émilie si dimise dall’incarico di superiora generale: per sé non desiderava altro se non la «felicità di obbedire» e che le sue figlie prendessero una via autonoma senza la sua guida, che comunque sarebbe prima o poi venuta meno.
Le sue supposizioni divennero realtà verso la metà del 1854, quando, nel sud della Francia, si diffuse il colera, accompagnato dalla febbre miliare, ossia da febbre contagiosa ed eruzioni cutanee. L’unica ad ammalarsi in Casa madre fu la Fondatrice, che si era offerta a Dio perché l’epidemia cessasse a Castres. Il 27 settembre fu costretta a mettersi a letto e, due giorni dopo, fu trasportata in infermeria. Morì il 2 ottobre 1854, mentre le sue figlie recitavano le preghiere per gli agonizzanti.
Dopo la sua morte, la Congregazione si espanse in Brasile e Argentina, a seguito delle leggi francesi che segnavano la separazione tra Chiesa e Stato. Nel 1998, invece, si è aperta una comunità nelle Filippine. In Italia è stata presente dapprima a Rubiana, poi ad Acqui Terme, dove opera tuttora. La Casa generalizia ha sede a Roma, nella casa per ferie «Il Romitello». Ogni fondazione ha sempre lo scopo di accorrere dove i poveri hanno più bisogno, come la Fondatrice ripeteva spesso.
Visto il perdurare della sua fama di santità, durante il mandato come superiora generale di madre Sylvie Azaïs si cominciò a copiare e classificare i documenti manoscritti, in modo da operare una prima analisi della sua spiritualità. Nel 1945, la nuova superiora madre Marie Agathe Vernadat iniziò lo studio degli scritti. Il 18 agosto 1947, durante il capitolo generale, madre Germaine Sapène riferì la decisione d’istituire il processo di beatificazione.
La fase informativa durò dal 25 agosto 1948 al 6 febbraio 1950, presso la diocesi di Albi, nel cui territorio rientra Castres. Dal momento che la causa era stata avviata 94 anni dopo la morte della candidata agli altari, venne qualificata come causa storica. Il 20 novembre 1948 venne svolta la ricognizione canonica dei resti della Serva di Dio, che vennero nuovamente sepolti il 18 agosto 1949 nel giardino della Casa madre, dove si trovano tuttora, ai piedi di una statua della Madonna che lei invocava come “Notre Dame du Prompt Secours”.
Trentaquattro anni dopo la trasmissione degli atti del processo a Roma, si svolse, il 10 ottobre 1984, la riunione dei periti storici, mentre la “positio super virtutibus” venne trasmessa alla Congregazione vaticana per le Cause dei Santi nel 1986. Quattro anni dopo, il 30 novembre 1990, il processo informativo venne convalidato con apposito decreto.
A seguito della riunione dei periti teologi, il 18 dicembre 1990, e della riunione dei cardinali e vescovi membri della Congregazione, 4 giugno 1991, venne promulgato il decreto che attribuiva a madre Giovanna Emilia il titolo di Venerabile, letto di fronte al Papa il 6 luglio 1991 e reso noto il 9 ottobre del medesimo anno.
Dal 16 maggio al 20 ottobre 2003 si svolse il processo diocesano su un probabile miracolo, ossia la guarigione di Binta Diaby, un’adolescente musulmana che viveva in Guinea e che nel 1994, per aver ingerito della soda caustica, stava rischiando di morire di peritonite. Fu trasportata in una casa delle suore a Barcellona, che iniziarono una novena alla Fondatrice e le diedero in mano una sua immagine con reliquia. Dopo ventitré giorni, la ragazzina si alzò guarita. La convalida dell’inchiesta sul miracolo avvenne il 4 febbraio 2005. L’approvazione definitiva, dopo le riunioni della commissione medica (16 febbraio 2006), dei periti teologi (26 gennaio 2007) e dei cardinali e vescovi membri della Congregazione vaticana per le Cause dei Santi (6 novembre 2007), giunse col decreto del 17 dicembre 2007, che apriva la strada alla beatificazione. La celebrazione si è svolta a Castres il 5 luglio 2009, presieduta dal cardinal Angelo Amato, Prefetto delle Cause dei Santi, in qualità d’inviato del Santo Padre.
Come secondo miracolo per ottenere la canonizzazione è stato preso in esame il caso di Emily Maria de Sousa, nativa di Patrolina, in Brasile. Il 5 maggio 2008, quando aveva appena 9 mesi, infilò un dito in una presa di corrente e ricevette una scossa elettrica. Condotta in ospedale, venne ricoverata in terapia intensiva. Poteva mangiare, ma aveva difficoltà a respirare e un’ipertonia muscolare. Il 14 maggio le venne posto un tubo gastrico e fu trasferita in pediatria. Uscì dall’ospedale il 20 maggio in stato molto grave: non poteva vedere, respirare, parlare, stare in piedi e il collo le ciondolava da una parte all’altra. I genitori della piccola, consigliati dalla loro amica suor Ana Celia de Oliveira, decisero di compiere una novena alla Beata Giovanna Emilia. Verso la sera del 30 maggio 2008 ci fu un cambiamento radicale: la bambina riprese a vedere e tornò alla normalità. Questo evento fu riconosciuto come guarigione inspiegabile con il decreto reso noto il 6 dicembre 2014.
Il 17 maggio 2015, in piazza San Pietro a Roma, papa Francesco ha ufficialmente posto alla venerazione di tutta la Chiesa cattolica madre Giovanna Emilia De Villeneuve e altre tre Beate: suor Maria Alfonsina Danil Ghattas, madre Maria Cristina dell’Immacolata Concezione (Adelaide Brando) e suor Maria di Gesù Crocifisso (Mariam Baouardy).
Autore: Emilia Flocchini
SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/95117
OMELIA DI BEATIFICAZIONE
1. Jeanne Emilie de Villeneuve – comunemente chiamata Emilie – nacque a Tolosa
il 9 marzo 1811, terza figlia dei conti di Villeneuve. Per questioni di salute
della mamma, la famiglia si trasferì nella sua tenuta di Hauterive, presso
Castres, residenza estiva. Morta la mamma nel 1825, la famiglia ritornò a
Toulouse. Emilie se ne stava in disparte. Emilie, era una ragazza riservata,
schiva, riflessiva, lontana dalla vita mondana e con una istintiva ripulsa
all’ostentazione propria dei giovani. La prima comunione la fece a 15 anni.
Morta la sorella Octavie nel 1828 e sposatasi la primogenita Léontine nel 1829,
Emilie rimase sola col Padre, che nel frattempo era diventato sindaco di
Castres.
Il ritorno a Hauterive la
fa diventare di fatto la donna di casa per la cura e l’educazione del fratello
più piccolo. Era anche molto attiva nell’aiuto ai parroci del posto e nella
carità verso i bisognosi.
La sua grande
riservatezza e il suo temperamento calmo e metodico celavano in realtà la
ricerca di autenticità, che poi sfociò nella scelta della vita religiosa.
Vincendo la resistenza paterna, Emilie, l’8 dicembre 1836, a venticinque anni,
con altre due compagne, vestì l’abito blu del nuovo Istituto, posto sotto la
protezione dell’Immacolata Concezione e dedito al servizio dei bisognosi.
Emilie prese il nome religioso di Suor Marie e poté dedicarsi come fondatrice e
superiora al consolidamento dell’Istituto delle Suore di Nostra Signora
dell’Immacolata Concezione di Castres.
La sua scelta è eroica:
passa dalla ferma sicurezza delle mura protettive del castello alla precarietà
di un alloggio povero e inospitale. Nel piccolo laboratorio per cucito le
religiose accolgono una trentina di ragazze. L’opera prospera e si amplia fino
ad ospitare un buon numero di bambine e giovani interne. A ciò si aggiunge
anche la mensa dei carcerati. L’incontro con il Padre Libermann, fondatore di
sacerdoti consacrati alle missioni lontane, aprì a Suor Marie l’orizzonte
missionario. Le prime quattro suore partirono per il Senegal nel dicembre del
1847. Il loro apostolato poi si allargherà al Gabon e alla Guinea inglese. Gli
inizi non sono facili, soprattutto per le malattie. In un solo anno ben
diciotto suore muoiono per la malaria. Ma l’entusiasmo missionario non viene
meno. Nel 1853 erano già 24 le suore in Africa, distribuite in quattro case.
Per la Madre non c’era una missione più alta di quella di far conoscere Gesù,
di farlo amare da anime che mai avrebbero avuto questa felicità.
Intanto si aprono nuove
fondazioni in altre città francesi e la Congregazione viene approvata
definitivamente dalla Santa Sede il 30 dicembre 1852.
Nel 1853 Suor Marie
decise di dimettersi da Superiora Generale, volendo anch’ella esercitare
l’obbedienza. Morì improvvisamente, vittima di una epidemia di febbre miliare,
il 2 ottobre 1854.
Diede alla Congregazione
il quarto voto: lavorare per la salvezza delle anime e dedicarsi alla
santificazione del prossimo.
L’apostolato
dell’Istituto è rivolto alle classi povere e bisognose delle zone
scristianizzate, dopo la furia della rivoluzione francese. In concreto
l’Istituto si indirizza ai poveri che mancano del necessario per una vita
decente; ai bambini e agli adulti senza istruzione e ignoranti della religione;
ai carcerati; alle popolazioni lontane non cristiane.
Un’opera che stava
particolarmente a cuore a Madre Émilie è la costruzione del “Rifugio ” per
l’accoglienza delle giovani vittime dell’immoralità, alle quali offrire un
aiuto ad uscire dal vizio e a reinserirsi nella società. Si dice che quando
giungeva una nuova “ ospite ” il suono di una campana particolare avvertiva la
madre, che sospendeva immediatamente l’attività del momento, per accogliere la
giovane.
2. Lo stemma nobiliare
della famiglia de Villeneuve aveva una spada su sfondo rosso sormontata da una
corona e la scritta: Sicut sol emicat ensis (“ come il sole brilla la spada ”).
La vita della nostra Beata ha fatto brillare come il sole non la forza della
spada, ma la carità del cuore di Dio. Difatti, il motto diMadre Émilie e della
sua Congregazione è “Dio solo ”. Non mire umane, ma solo pensieri divini.
Suor Sylvia Azais,
Superiora Generale dal 1921 al 1936, testimonia: «Elle voit Dieu seul en tout,
elle sert Dieu seul, elle cherche Dieu seul, elle veut Dieu seul, elle recourt
à Dieu seul, elle ne cherche de bonheur, de consolation, de récompense qu’en Dieu
seul ».
Era amante fedelissima
della Chiesa e, in un’epoca ancora pervasa di gallicanismo, non aveva nessun
ritegno ad affermare: « Je suis ultramontaine ».
Sin dall’inizio della
fondazione ella adotta per la comunità la lettura quotidiana della sacra
Scrittura. È dal Vangelo che apprende la dignità del povero. È studiando la
vita di Gesù che lo Spirito del divino Maestro si fa strada nel suo cuore.
Figlia amorosa della
Santa Madre Chiesa, sceglie per la sua congregazione le grandi devozioni cattoliche:
amore all’Eucaristia, al Sacro Cuore, all’Immacolata. Soleva ripetere: «
Jetezvous dans le coeur de Jésus et n’en sortez plus ».
La devozione mariana è
testimoniata dalla data d’inizio della sua Congregazione, 8 dicembre; dal suo
nuovo nome da religiosa, Suor Marie ; dal nome della nuova congregazione, Suore
di Nostra Signora dell’Immacolata Concezione.
Una caratteristica della
sua santità era la percezione del valore delle piccole cose fatte per amor di
Dio: ad esempio, camminare con posatezza, parlare con dolcezza e gravità, non
alzare la voce, non far rumore, chiudere bene le porte, amare la pulizia
dell’abito, l’ordine del proprio letto, la puntualità, il risparmio dei ritagli
di carta o dei pezzi di filo.35 Si industriava per ridare il sorriso e la gioia
alle consorelle. In ogni caso, non voleva che fossero distratte dai giochi.
Proibiva i giochi con gli animali. C’erano in comunità solo dei gatti. Amava
molto la povertà, che considerava il più bell’ornamento di una consacrata.
3. L’eredità della Madre
continua nelle Suore della sua Congregazione. È anzitutto una eredità di
santità, un invito costante alla propria perfezione e santificazione. È anche
una eredità di entusiasmo apostolico nel servizio ai più poveri e ai più deboli
della società, nell’educazione dei piccoli, nel sostegno agli immigrati,
nell’impegno missionario fuori della Francia. La Madre insegna l’amore alla
vita virtuosa, fatta di fede, speranza e carità.
L’eroicità delle sue
virtù fu riconosciuta dal Santo Padre Giovanni Paolo II con decreto del 6
luglio 1991. Quasi a ricompensare lo spirito missionario della Madre, il
miracolo richiesto per la beatificazione riguarda la guarigione, avvenuta nel
1995, di una giovane africana musulmana, Binta Diaby, della Sierra Leone. Si
tratta di una ragazza ripudiata dalla famiglia perché incinta. Disperata, tenta
il suicidio con l’ingenstione di soda caustica, che causa una devastante
distruzione di organi e di tessuti. È in fase terminale, quando alcune Suore,
venute a conoscenza del caso, iniziano una novena alla “Bonne Mère ”. Segue una
inaspettata, decisa e rapida guarigione.
È il segno dal cielo che
Suor Marie intercede presso il Signore a favore dei bisognosi.
Cardinale Angelo Amato
S.d.B.
Prefetto
SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/jeanne-emilie-de-villeneuve.html
OMELIA DEL SANTO PADRE
FRANCESCO
Gli Atti degli Apostoli
ci hanno presentato la Chiesa nascente nel momento in cui elegge colui che Dio
ha chiamato a prendere il posto di Giuda nel collegio degli Apostoli. Non si tratta
di assumere una carica, ma un servizio. E infatti Mattia, sul quale cade la
scelta, riceve una missione che Pietro definisce così: «Bisogna che […] uno
divenga, insieme a noi, testimone della sua risurrezione» - della risurrezione
di Cristo (At 1,21-22). Con queste parole egli riassume cosa significa far
parte dei Dodici: significa essere testimone della risurrezione di Gesù. Il
fatto che dica “insieme a noi” fa capire che la missione di annunciare Cristo
risorto non è un compito individuale: è da vivere in modo comunitario, con il
collegio apostolico e con la comunità. Gli Apostoli hanno fatto l’esperienza
diretta e stupenda della Risurrezione; sono testimoni oculari di tale evento.
Grazie alla loro autorevole testimonianza, in molti hanno creduto; e dalla fede
nel Cristo risorto sono nate e nascono continuamente le comunità cristiane.
Anche noi, oggi, fondiamo la nostra fede nel Signore risorto sulla
testimonianza degli Apostoli giunta fino a noi mediante la missione della
Chiesa. La nostra fede è legata saldamente alla loro testimonianza come ad una
catena ininterrotta dispiegata nel corso dei secoli non solo dai successori
degli Apostoli, ma da generazioni e generazioni di cristiani. A imitazione
degli Apostoli, infatti, ogni discepolo di Cristo è chiamato a diventare
testimone della sua risurrezione, soprattutto in quegli ambienti umani dove più
forte è l’oblio di Dio e lo smarrimento dell’uomo.
Perché questo si
realizzi, bisogna rimanere in Cristo risorto e nel suo amore, come ci ha
ricordato la Prima Lettera di Giovanni: «Chi rimane nell’amore rimane in Dio e
Dio rimane in lui» (1 Gv 4,16). Gesù lo aveva ripetuto con insistenza ai suoi
discepoli: «Rimanete in me … Rimanete nel mio amore» (Gv 15,4.9). Questo è il
segreto dei santi: dimorare in Cristo, uniti a Lui come i tralci alla vite, per
portare molto frutto (cfr Gv 15,1-8). E questo frutto non è altro che l’amore.
Questo amore risplende nella testimonianza di suor Giovanna Emilia de
Villeneuve, che ha consacrato la sua vita a Dio e ai poveri, ai malati, ai
carcerati, agli sfruttati, diventando per essi e per tutti segno concreto
dell’amore misericordioso del Signore.
La relazione con Gesù
Risorto è – per così dire - l’“atmosfera” in cui vive il cristiano e nella
quale trova la forza di restare fedele al Vangelo, anche in mezzo agli ostacoli
e alle incomprensioni. “Rimanere nell’amore”: questo ha fatto anche suor Maria
Cristina Brando. Ella fu completamente conquistata dall’amore ardente per il
Signore; e dalla preghiera, dall’incontro cuore a cuore con Gesù risorto,
presente nell’Eucaristia, riceveva la forza per sopportare le sofferenze e
donarsi come pane spezzato a tante persone lontane da Dio e affamate di amore
autentico.
Un aspetto essenziale
della testimonianza da rendere al Signore risorto è l’unità tra di noi, suoi
discepoli, ad immagine di quella che sussiste tra Lui e il Padre. E’ risuonata
anche oggi nel Vangelo la preghiera di Gesù nella vigilia della Passione:
«Siano una sola cosa, come noi» (Gv 17,11). Da questo amore eterno tra il Padre
e il Figlio, che si effonde in noi per mezzo dello Spirito Santo (cfr Rm 5,5),
prendono forza la nostra missione e la nostra comunione fraterna; da esso
scaturisce sempre nuovamente la gioia di seguire il Signore nella via della sua
povertà, della sua verginità e della sua obbedienza; e quello stesso amore
chiama a coltivare la preghiera contemplativa. Lo ha sperimentato in modo
eminente suor Maria Baouardy che, umile e illetterata, seppe dare consigli e
spiegazioni teologiche con estrema chiarezza, frutto del dialogo continuo con
lo Spirito Santo. La docilità allo Spirito Santo l’ha resa anche strumento di
incontro e di comunione con il mondo musulmano. Così pure suor Maria Alfonsina
Danil Ghattas ha ben compreso che cosa significa irradiare l’amore di Dio
nell’apostolato, diventando testimone di mitezza e di unità. Ella ci offre un
chiaro esempio di quanto sia importante renderci gli uni responsabili degli
altri, di vivere l’uno al servizio dell’altro.
Rimanere in Dio e nel suo
amore, per annunciare con la parola e con la vita la risurrezione di Gesù,
testimoniando l’unità fra di noi e la carità verso tutti. Questo hanno fatto le
quattro Sante oggi proclamate. Il loro luminoso esempio interpella anche la
nostra vita cristiana: come io sono testimone di Cristo risorto? E’ una domanda
che dobbiamo farci. Come rimango in Lui, come dimoro nel suo amore? Sono capace
di “seminare” in famiglia, nell’ambiente di lavoro, nella mia comunità, il seme
di quella unità che Lui ci ha donato partecipandola a noi dalla vita
trinitaria?
Tornando oggi a casa, portiamo con noi la gioia di quest’incontro con il Signore risorto; coltiviamo nel cuore l’impegno a dimorare nell’amore di Dio, rimanendo uniti a Lui e tra di noi, e seguendo le orme di queste quattro donne, modelli di santità, che la Chiesa ci invita ad imitare.
Copyright © Dicastero per
la Comunicazione
Jeanne Émilie de
Villeneuve
(1811-1854)
Beatificazione:
- 05 luglio 2009
- Papa Benedetto
XVI
Canonizzazione:
- 17 maggio 2015
- Papa Francesco
- Piazza San Pietro
Memoria Liturgica:
- 2 ottobre
Il libretto della Celebrazione
Religiosa, fondatrice
della Congregazione delle Suore dell’Immacolata Concezione di Castres, ha consacrato
la sua vita a Dio e ai poveri, ai malati, ai carcerati, agli sfruttati,
diventando per essi e per tutti segno concreto dell’amore misericordioso del
Signore
"È molto importante
che le Suore non mostrino mai, nei confronti delle penitenti, né impazienza, né
disgusto della loro compagnia, né disprezzo per le loro persone. Le tratteranno
sempre, al contrario, con una dolcezza e un affetto tutti santi"
VITA E OPERE
La Beata Giovanna Emilia
de Villeneuve nacque in Francia, a Tolosa, il 9 marzo 1811, terza figlia del
conte Jean Baptiste M. Louis de Villeneuve, ex ufficiale di marina, e di Jeanne
Gabrielle Rosalie d’Avessens. Fu battezzata l’11 marzo nella parrocchia di S.
Stefano a Tolosa. I primi anni della sua infanzia Emilia li trascorse in questa
città, ma col deterioramento della salute della madre tutta la famiglia si
stabilì definitivamente nel castello di Hauterive, presso Castres.
Emilia cresce in un
ambiente cristiano: fede profonda, forte senso del dovere e della
responsabilità, apertura ai bisogni degli altri le sono inculcati fin dai primi
anni. La formazione datale dalla madre, l’attività del padre, che dirige il
lavoro agricolo della tenuta e una piccola industria manifatturiera, la
vicinanza di Hauterive a Castres, in cui l’industria comincia a svilupparsi con
i conseguenti disagi di povertà, tutto concorre ad aprire il suo animo alla
futura attività: venire in aiuto alle povertà materiali e spirituali che potrà
raggiungere.
Con la morte della madre,
nel 1825, si accentuò nella giovane Emilia l’atteggiamento di serietà e di
riservatezza che le erano propri. L’anno successivo, nella Parrocchia di
Hauterive, Emilia si accostò per la prima volta alla Mensa Eucaristica. La difficoltà
di provvedere all’educazione dei figli costrinse il padre ad affidarli alla
nonna paterna residente a Tolosa. La morte inaspettata della sorella Ottavia
incise ulteriormente sul suo animo riflessivo e l’orientò verso un’esperienza
cristiana più intensa.
La sua aspirazione era
per la vita religiosa: la Compagnia delle Suore di S. Vincenzo, le loro
missioni in terre lontane, la loro carità e povertà l’attiravano, ma la
famiglia ne contrastava la realizzazione. Solo nel 1836, per strade ben diverse
da quelle sognate, la Provvidenza darà consistenza al suo profondo desiderio
di consacrazione totale a Dio e ai fratelli.
La sua Missione, per il
momento, sarà la sua città.
Ottenuto il permesso del
padre, la Beata trovò un locale adatto ad un’opera che intendeva iniziare a
favore di bambine e ragazze povere. Con due compagne, l’8 dicembre 1836 Emilia
ricevette l’abito religioso e il nome nuovo di Sr Maria. Pronunciando i voti di
religione, specificò la sua scelta di impegnare tutte le sue energie per la
salvezza delle anime più povere e pose la nuova Congregazione sotto la
protezione dell’Immacolata. Il 19 marzo 1837, aprì il primo laboratorio.
Nel 1840 il parroco di
Saïx richiese la presenza delle suore per la sua parrocchia: vi faranno scuola,
visiteranno e cureranno gli ammalati. È la prima fondazione fuori Castres. Dopo
alcune sistemazioni provvisorie, la Fondatrice mise mano alla costruzione
della Casa Madre. Tra le nuove fondazioni due opere occuparono principalmente
la Beata: le Missioni e il Rifugio.
Il progetto di fondazione
in terre di missione, iniziato per corrispondenza nel 1842 con i Missionari del
Cuore di Maria, diventò realtà nel dicembre 1847, quando 4 suore si imbarcarono
per il Senegal con il Padre Bessieux e alcuni missionari; l’anno seguente, con
la partenza di un secondo gruppo per Libreville (Gabon), l’opera mise radici
nel continente africano.
L’aspirazione di Emilia
di lavorare per la salvezza delle anime più povere e bisognose si concretizzò
il 22 luglio 1846, quando la Beata aprì a Castres il primo Rifugio. Durante il
Capitolo Generale, il 6 settembre, chiese ed ottenne, non senza difficoltà, di
essere sostituita nel suo incarico di Superiora Generale. Accettò, tuttavia, di
restare nel Consiglio con il compito di Assistente Generale e di Maestra delle
novizie.
Alla fine di agosto del
1854 l’epidemia di colera, che già serpeggiava in Francia, fece la sua prima
apparizione a Castres. La Beata la fronteggiò con le armi della preghiera e
della carità. Si recò in pellegrinaggio a Pibrac, per domandare a S. Germana la
protezione della città e del Convento; con la stessa intenzione, fece esporre
nella cappella della Casa Madre le reliquie di S. Flaviana e inviò le suore in
città e nei dintorni a curare le persone contagiate dal morbo.
Il 27 settembre la Beata
fu colpita dai primi sintomi del male che la porterà alla tomba il 2 ottobre
seguente. Sarà lei l’ultima vittima del morbo a Castres. Le esequie solenni
ebbero luogo nella parrocchia di S. Giacomo a Castres. Le sue spoglie furono
inumate nel giardino del Convento presso la Grotta da lei fatta erigere in
onore della Vergine del Perpetuo Soccorso.
"ITER" DELLA
CAUSA
a) In vista della
Beatificazione
Il 18 di agosto 1947,
durante il Capitolo Generale, la Superiora Generale, Madre Germaine Sapène,
comunicò la decisione del Consiglio di introdurre la Causa di Beatificazione
della Madre Fondatrice, Giovanna Emilia de Villeneuve. Poiché la Causa era
iniziata dopo 94 anni della morte della Serva di Dio, veniva considerata come
“causa storica”. L’apertura del Processo Diocesano ebbe luogo il 25 agosto
1948.
Il 20 novembre 1948 fu
realizzata l’esumazione del suo corpo. L’inumazione delle ossa della Serva di
Dio sarà compiuta il 18 agosto 1949. Le sessioni del Tribunale Diocesano
terminarono nel febbraio del 1950 e, nel seguente mese, gli atti del Processo
furono consegnati a Roma.
Con decreto del 30
novembre 1990 la Congregazione delle Cause dei Santi ne riconobbe la validità
giuridica. Il 18 dicembre ebbe luogo il Congresso dei Consultori teologi e il 4
giugno 1991 si svolse la Sessione Ordinaria dei Padri Cardinali e Vescovi. Il 6
luglio 1991 il Sommo Pontefice Giovanni Paolo II riconobbe l’eroicità delle sue
virtù.
Nel mese di febbraio del
1995, una giovane africana, ricoverata in ospedale a Barcellona, Spagna, fu
guarita da una peritonite acuta per l’intercessione della Serva di Dio.
L’Inchiesta diocesana ebbe inizio presso la Curia Arcivescovile di Barcellona
il 27 marzo 2003 e si concluse il 29 ottobre del 2003. Il 4 febbraio 2005 la
Congregazione delle Cause dei Santi ne promulgò il decreto di validità.
Nella Consulta Medica
della Congregazione, che ebbe luogo il 16 febbraio 2006, i membri all’unanimità
riconobbero l’inspiegabilità scientifica di detta guarigione. Il 13 giugno
2006 si tenne il Congresso Peculiare dei Consultori Teologi, cui fece seguito
un altro il 26 gennaio 2007 per ulteriori approfondimenti. Il 5 ottobre 2007
ebbe luogo la Sessione Ordinaria dei Padri Cardinali e Vescovi.
Il decreto sul miracolo è
stato promulgato dalla Congregazione delle Cause dei Santi il 17 dicembre 2007.
Fu beatificata dal Santo
Padre Benedetto XVI il 5 luglio 2009.
b) In vista della
Canonizzazione
In vista della
Canonizzazione, il 13 settembre 2011 si è costituito il Tribunale Diocesano a
Petrolina, Pernambuco, Brasile, per l’indagine su un presunto miracolo: la
guarigione, attribuita alla Beata, è avvenuta a favore di una bambina che aveva
subito una folgorazione.
L’Inchiesta diocesana super
miro, ebbe luogo nella Diocesi di Petrolina dal 13 settembre 2011 al 12 giugno
2012.
Nella Consulta Medica,
che si è tenuta il 6 marzo 2014, i Periti si espressero all’unanimità circa la
diagnosi di “arresto cardio-respiratorio prolungato da elettrocuzione” e
ritennero soprattutto l’assenza di postumi neurologici non spiegabile dal punto
di vista scientifico.
Il 25 settembre 2014 si è
svolto il Congresso dei Consultori Teologi che, all’unanimità, hanno valutato
la guarigione della bambina come un miracolo compiuto per l’intercessione della
Beata Giovanna Emilia de Villeneuve.
Il Santo Padre Francesco
ha autorizzato la Congregazione delle Cause dei Santi a promulgare il decreto
sul miracolo il 6 dicembre 2014.
SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/jeanne-emilie-de-villeneuve.html
PREDIGT VON PAPST
FRANZISKUS
Die Apostelgeschichte hat
uns die entstehende Kirche gezeigt, den Augenblick, in dem sie denjenigen
wählt, den Gott berufen hat, den Platz des Judas im Apostelkollegium
einzunehmen. Es geht nicht darum ein Amt zu übernehmen, sondern einen Dienst.
Und in der Tat erhält Matthias, der gewählt wird, eine Sendung, die Petrus
folgendermaßen beschreibt: »Einer […] muss nun zusammen mit uns Zeuge seiner
Auferstehung sein« (Apg 1,22), der Auferstehung Christi. Mit diesen Worten
fasst er zusammen, was es bedeutet, zu den Zwölf zu gehören: es bedeutet, Zeuge
der Auferstehung Jesu zu sein. Die Tatsache, dass er sagt: »zusammen mit uns«,
macht deutlich, dass die Sendung, den auferstandenen Christus zu verkünden,
kein individueller Auftrag ist: er muss gemeinsam gelebt werden, zusammen mit
dem Apostelkolleg und der Gemeinschaft.
Die Apostel haben eine
direkte und wunderbare Erfahrung der Auferstehung gemacht, sie sind Augenzeugen
dieses Ereignisses. Dank ihres maßgeblichen Zeugnisses haben viele geglaubt;
und aus dem Glauben an den auferstandenen Christus sind die christlichen
Gemeinschaften entstanden und entstehen ohne Unterlass. Auch wir heute gründen
unseren Glauben an den auferstandenen Herrn auf das Zeugnis der Apostel, das
durch die Sendung der Kirche bis zu uns gelangt ist. Unser Glauben ist fest
verbunden mit ihrem Zeugnis, wie mit einer ununterbrochenen Kette, ausgespannt
im Laufe der Jahrhunderte nicht nur durch die Nachfolger der Apostel, sondern
durch Generationen um Generationen von Christen. In der Nachfolge der Apostel
ist nämlich jeder Jünger Christi berufen, Zeuge seiner Auferstehung zu werden,
vor allem in jenen Lebensumfeldern, in denen die Gottvergessenheit und die
Orientierungslosigkeit des Menschen am größten sind.
Damit das wahr wird, muss
man im auferstandenen Christus und in seiner Liebe bleiben, wie es uns der erste
Johannesbrief gesagt hat: »Wer in der Liebe bleibt, bleibt in Gott und Gott
bleibt in ihm« (1 Joh 4,16). Jesus hat dies immer wieder zu seinen Jüngern
gesagt: »Bleibt in mir… Bleibt in meiner Liebe« (Joh 15,4.9). Das ist das
Geheimnis der Heiligen: in Christus bleiben, mit ihm vereint sein wie die Reben
mit dem Weinstock, um reiche Frucht zu bringen (vgl. Joh 15,1-8). Und diese
Frucht ist nichts anderes als die Liebe. Diese Liebe erstrahlt im Zeugnis von
Schwester Jeanne-Émilie de Villeneuve, die ihr Leben Gott und den Armen, den
Kranken, den Gefangenen, den Ausgebeuteten gewidmet hat und für sie und für
alle ein konkretes Zeichen der barmherzigen Liebe des Herrn geworden ist.
Die Beziehung zum
auferstandenen Christus ist sozusagen die »Atmosphäre«, in der der Christ lebt
und in der er die Kraft findet, dem Evangelium auch inmitten von Widerständen
und Unverständnis treu zu bleiben. »In der Liebe bleiben «: Das hat auch
Schwester Maria Cristina Brando getan. Sie war ganz ergriffen von brennender
Liebe zum Herrn und aus dem Gebet, aus der Begegnung von Herz zu Herz mit dem
in der Eucharistie gegenwärtigen Auferstandenen empfing sie die Kraft, das
Leiden zu tragen und sich als gebrochenes Brot an viele Menschen hinzugeben,
die weit von Gott entfernt waren und nach echter Liebe hungerten.
Ein wesentlicher Aspekt
des Zeugnisses für den auferstandenen Herrn ist die Einheit unter uns, seinen
Jüngern, als Abbild der Einheit, die zwischen ihm und dem Vater besteht. Heute
erklang im Evangelium auch das Gebet Jesu am Vorabend seines Leidens: »…damit
sie eins sind wie wir« (Joh 17,11). Aus dieser ewigen Liebe zwischen dem Vater
und dem Sohn, die durch den Heiligen Geist in uns ausgegossen wird (vgl. Röm 5,5),
gewinnen unsere Sendung und unsere brüderliche Gemeinschaft ihre Kraft; aus ihr
entspringt immer neu die Freude, dem Herrn auf dem Weg seiner Armut, seiner
Jungfräulichkeit und seines Gehorsams nachzufolgen; und dieselbe Liebe ist es,
die dazu aufruft, das kontemplative Gebet zu pflegen. Das hat in herausragender
Weise Schwester Maria Baouardy erfahren, die einfach und ungebildet war und
doch Ratschläge und theologische Erklärungen von äußerster Klarheit zu geben
wusste, Frucht des beständigen Dialogs mit dem Heiligen Geist. Die Fügsamkeit
gegenüber dem Heiligen Geist machte sie auch zu einem Werkzeug der Begegnung
und der Gemeinschaft mit der muslimischen Welt. Ebenso hat Schwester Maria
Alfonsina Danil Ghattas gut verstanden, was es bedeutet, die Liebe Gottes im
Apostolat auszustrahlen, indem sie Zeugin der Sanftmut und der Einheit wurde.
Sie ist ein klares Beispiel dafür, wie wichtig es ist, füreinander
Verantwortung zu tragen, im gegenseitigen Dienst zu leben.
In Gott und seiner Liebe
bleiben, um mit Wort und Tat die Auferstehung Jesu zu verkünden und dabei die
Einheit unter uns und die Liebe zu allen zu bezeugen: Das haben die vier heute
Heiliggesprochenen getan. Ihr leuchtendes Vorbild soll auch unser christliches
Leben hinterfragen: Wie bin ich Zeuge des auferstandenen Christus? Das ist eine
Frage, die wir uns stellen müssen. Wie bleibe ich in ihm, wie bleibe ich in
seiner Liebe? Verstehe ich es, in der Familie, in der Arbeit, in meiner
Gemeinschaft den Samen jener Einheit zu säen, die er uns geschenkt hat, indem
er uns vom Leben der Dreifaltigkeit her an ihr teilhaben lässt?
Wenn wir heute nach Hause zurückkehren, wollen wir die Freude über diese Begegnung mit dem auferstandenen Herrn mitnehmen; pflegen wir im Herzen den Eifer, in der Liebe Gottes zu bleiben, indem wir mit ihm und untereinander vereint bleiben und den Spuren dieser vier Frauen folgen, Vorbilder der Heiligkeit, die die Kirche uns einlädt nachzuahmen.
Copyright © Dikasterium
für Kommunikation
HOMILÍA DEL SANTO PADRE
FRANCISCO
Los Hechos de los
Apóstoles nos han presentado la Iglesia naciente en el momento en que elige a
aquel que Dios llamó a ocupar el lugar de Judas en el colegio de los Apóstoles.
No se trata de asumir un cargo, sino un servicio. Y en efecto, Matías, sobre quien
recae la elección, recibe una misión que Pedro define así: «Es necesario que
[…] uno se asocie a nosotros, testigo de su resurrección» —de la resurrección
de Cristo— (Hch 1, 21-22). Con estas palabras, él resume qué significa formar
parte de los Doce: significa ser testigo de la resurrección de Jesús. El hecho
de que diga «se asocie a nosotros», permite comprender que la misión de
anunciar a Cristo resucitado no es una tarea individual: hay que vivirla de
modo comunitario, con el colegio apostólico y con la comunidad. Los Apóstoles
vivieron la experiencia directa y estupenda de la Resurrección; son testigos
oculares de tal acontecimiento. Gracias a su testimonio autorizado, muchos
creyeron; y de la fe en Cristo resucitado han nacido y nacen continuamente las
comunidades cristianas. También nosotros, hoy, fundamos nuestra fe en el Señor
resucitado en el testimonio de los Apóstoles, que llegó hasta nosotros mediante
la misión de la Iglesia. Nuestra fe está unida firmemente a su testimonio como
a una cadena ininterrumpida desplegada a lo largo de los siglos no sólo por los
sucesores de los Apóstoles, sino también por generaciones y generaciones de
cristianos. En efecto, a imitación de los Apóstoles cada discípulo de Cristo
está llamado a convertirse en testigo de su resurrección, sobre todo en los
ambientes humanos donde es más fuerte el olvido de Dios y el extravío del
hombre.
Para que esto se realice,
es necesario permanecer en Cristo resucitado y en su amor, como nos ha
recordado la primera Carta de san Juan: «Quien permanece en el amor permanece
en Dios y Dios en Él» (1 Jn 4, 16). Jesús lo había repetido con insistencia a
sus discípulos: «Permaneced en mí… Permaneced en mi amor» (Jn 15, 4. 9). Este
es el secreto de los santos: permanecer en Cristo, unidos a Él como los
sarmientos a la vid, para dar mucho fruto (cf. Jn 15, 1-8). Y este fruto no es
otra cosa que el amor. Este amor resplandece en el testimonio de la hermana
Juana Emilia de Villeneuve, que consagró su vida a Dios y a los pobres, a los
enfermos, los presos, los explotados, convirtiéndose para ellos y para todos en
signo concreto del amor misericordioso del Señor.
La relación con Jesús
resucitado es, por decirlo así, la «atmósfera» en la que vive el cristiano y en
la cual encuentra la fuerza para permanecer fiel al Evangelio, incluso en medio
de los obstáculos y las incomprensiones. «Permaneced en el amor»: esto es lo
que hizo también la hermana María Cristina Brando. La conquistó completamente
el amor ardiente al Señor; y de la oración, del encuentro de corazón a corazón
con Jesús resucitado, presente en la Eucaristía, recibía la fuerza para
soportar los sufrimientos y entregarse como pan partido a muchas personas
alejadas de Dios y hambrientas de amor auténtico.
Un aspecto esencial
cuando se da testimonio del Señor resucitado es la unidad entre nosotros, sus
discípulos, a imagen de la que subsiste entre Él y el Padre. También hoy ha
resonado en el Evangelio la oración de Jesús la víspera de la Pasión: «Que sean
uno, como nosotros» (Jn 17, 11). De este amor eterno entre el Padre y el Hijo,
que se derrama en nosotros por medio del Espíritu Santo (cf. Rm 5, 5), toman
fuerza nuestra misión y nuestra comunión fraterna; de él brota siempre de nuevo
la alegría de seguir al Señor en el camino de su pobreza, su virginidad y su
obediencia; y ese mismo amor llama a cultivar la oración contemplativa. Lo
experimentó de modo eminente la hermana María Baouardy quien, humilde y
analfabeta, supo dar consejo y explicaciones teológicas con extrema claridad,
fruto del diálogo continuo con el Espíritu Santo. La docilidad al Espíritu
Santo también hizo de ella un instrumento de encuentro y comunión con el mundo
musulmán. De igual modo, la hermana María Alfonsina Danil Ghattas comprendió
bien qué significa irradiar el amor de Dios en el apostolado, convirtiéndose en
testigo de mansedumbre y unidad. Ella nos da un claro ejemplo de lo importante
que es ser responsables los unos de los otros, vivir al servicio el uno del
otro.
Permanecer en Dios y en
su amor, para anunciar con la palabra y con la vida la resurrección de Jesús,
testimoniando la unidad entre nosotros y la caridad con todos. Esto es lo que
hicieron las cuatro santas proclamadas hoy. Su luminoso ejemplo también
interpela nuestra vida cristiana: ¿de qué modo soy testimonio de Cristo
resucitado? Es una pregunta que debemos plantearnos. ¿Cómo permanezco en Él,
cómo permanezco en su amor? ¿Soy capaz de «sembrar» en la familia, en el
ambiente de trabajo, en mi comunidad, la semilla de la unidad que Él nos ha
dado, haciéndonos partícipes de la vida trinitaria?
Al volver hoy a casa,
llevemos la alegría de este encuentro con el Señor resucitado; cultivemos en el
corazón el compromiso de permanecer en el amor de Dios, estando unidos a Él y
entre nosotros, y siguiendo las huellas de estas cuatro mujeres, modelos de
santidad, que la Iglesia nos invita a imitar.
Copyright © Dicasterio
para la Comunicación
HOMILIA DO PAPA FRANCISCO
Os Actos dos Apóstolos
apresentaram-nos a Igreja nascente no momento em que escolhe aquele que Deus
chamou para ocupar o lugar de Judas no colégio dos Apóstolos. Não se trata de
assumir um cargo, mas um serviço. E com efeito Matias, que foi o escolhido,
recebe uma missão que Pedro define com as seguintes palavras: «É necessário que
[...] um deles se torne, juntamente connosco, testemunha da sua Ressurreição» —
da Ressurreição de Cristo (At 1, 21-22). Com estas expressões ele resume o que
significa fazer parte dos Doze: quer dizer ser testemunha da Ressurreição de
Jesus. Quando ele diz «juntamente connosco» fez-nos compreender que a missão de
anunciar Cristo ressuscitado não é uma tarefa individual: ela deve ser vivida
de modo comunitário, juntamente com o colégio apostólico e com a comunidade. Os
Apóstolos fizeram a experiência directa e maravilhosa da Ressurreição; são
testemunhas oculares daquele acontecimento. Graças ao seu testemunho influente,
muitas pessoas acreditaram; e da fé em Cristo ressuscitado nasceram e ainda
surgem continuamente as comunidades cristãs. Também nós, hoje, fundamos a nossa
fé no Senhor ressuscitado sobre o testemunho dos Apóstolos, que chegou até nós
mediante a missão da Igreja. A nossa fé está ligada solidamente ao seu
testemunho, como a uma corrente ininterrupta que se estendeu ao longo dos
séculos, não só pelos sucessores dos Apóstolos, mas também por inúmeras
gerações de cristãos. Com efeito, à imitação dos Apóstolos, cada discípulo de
Cristo está chamado a tornar-se testemunha da sua Ressurreição, principalmente naqueles
ambientes humanos em que são mais evidentes o esquecimento de Deus e a confusão
do homem.
Para que isto se realize,
é necessário permanecer em Cristo ressuscitado e no seu amor, como nos recordou
a primeira Carta de João: «Quem permanece no amor, permanece em Deus e Deus
nele» (1 Jo 4, 16). Jesus repetiu-o com insistência aos seus discípulos:
«Permanecei em mim... Perseverai no meu amor» (Jo 15, 4.9). Este é o segredo
dos santos: permanecer em Cristo, unidos a Ele como os ramos à videira, para
dar muito fruto (cf. Jo 15, 1-8). E este fruto é unicamente o amor. Este amor
resplandece no testemunho da irmã Joana Emília de Villeneuve, que consagrou a
sua vida a Deus e aos pobres, aos enfermos, aos prisioneiros e aos explorados,
tornando-se para eles e para todos um sinal concreto do amor misericordioso do
Senhor.
A relação com Jesus
ressuscitado é — por assim dizer — a «atmosfera» em que vive o cristão e na
qual encontra a força para permanecer fiel ao Evangelho, inclusive no meio dos
obstáculos e das incompreensões. «Permanecer no amor»: foi assim que agiu
também a irmã Maria Cristina Brando. Ela deixou-se conquistar completamente
pelo amor apaixonado ao Senhor; e através da oração e do encontro de «coração a
coração» com Jesus ressuscitado, presente na Eucaristia, ela recebia a força
para suportar os sofrimentos e para se oferecer como pão partido a numerosas
pessoas que viviam distantes de Deus e famintas de amor autêntico.
Um aspecto essencial do
testemunho que devemos prestar ao Senhor ressuscitado é a unidade entre nós,
seus discípulos, à imagem da unidade que subsiste entre Ele e o Pai. Também
hoje ressoou no Evangelho a oração de Jesus na vigília da Paixão: «Para que
todos sejam um, como nós» (Jo 17, 11). Deste amor eterno entre o Pai e o Filho,
que se infunde em nós por intermédio do Espírito Santo (cf. Rm 5, 5), adquirem
vigor a nossa missão e a nossa comunhão fraternal; é dele que brota sempre de
novo a alegria de seguir o Senhor pelo caminho da sua pobreza, da sua castidade
e da sua obediência; é aquele mesmo amor que nos chama a cultivar a oração
contemplativa. Foi quanto experimentou de maneira eminente a irmã Maria
Baouardy que, humilde e iletrada, soube dar conselhos e explicações teológicas
com extrema clarividência, fruto do diálogo incessante que mantinha com o
Espírito Santo. A docilidade ao Espírito Santo fez dela também um instrumento
de encontro e de comunhão com o mundo muçulmano. Assim também a irmã Maria
Alfonsina Danil Ghattas entendeu bem o que significa irradiar o amor de Deus no
apostolado, tornando-se testemunha de mansidão e de unidade. Ela oferece-nos um
claro exemplo da importância de nos tornarmos responsáveis uns pelos outros, de
vivermos uns ao serviço dos outros.
Permanecer em Deus e no
seu amor, para anunciar com a palavra e com a vida a Ressurreição de Jesus,
dando testemunho da unidade entre nós e da caridade para com todos. Foi o que
levaram a cabo as quatro Santas hoje proclamadas. O seu exemplo luminoso
interpela a nossa vida cristã: como sou testemunha de Cristo ressuscitado? É
uma questão que devemos levantar. Como permaneço nele, como habito no seu amor?
Sou capaz de «lançar» na família, no ambiente de trabalho, no seio da minha
comunidade, a semente daquela unidade que Ele nos concedeu, comunicando-a a nós
a partir da vida trinitária?
Quando voltarmos para
casa hoje, levemos connosco a alegria deste encontro com o Senhor ressuscitado;
cultivemos no coração o compromisso a permanecer no amor de Deus, perseverando
unidos a Ele e entre nós, e seguindo os passos destas quatro mulheres, modelos
de santidade, que a Igreja nos convida a imitar.
Copyright © Dicastério
para a Comunicação
3 octobre : Fête
liturgique de Sainte Jeanne Emilie de Villeneuve : https://www.ndiccastres.com/emiliedevilleneuve
CONGRÉGATION IMMACULÉE
CONCEPTION DE CASTRES : https://www.cicressources.net/
Il Romitello : https://romitello.it/