Bienheureux Ivan Merz
Jeune laïc croate (+ 1928)
Béatifié le 22 juin 2003 par Jean-Paul II à Banja Luka lors de son voyage apostolique en Bosnie et Herzégovine.
"Jeune homme brillant, il sut multiplier les riches talents naturels dont
il était doté et il obtint de nombreux succès humains: sa vie peut être
qualifiée de vie bien réussie. Mais la raison pour laquelle il est aujourd'hui
inscrit dans l'Album des bienheureux n'est pas celle-ci. Ce qui l'introduit
dans le chœur des bienheureux est son succès devant Dieu. La grande aspiration
de toute sa vie, en effet, a été celle de 'ne jamais oublier Dieu, de toujours
désirer s'unir à Lui'. Dans chacune de ses activités, il rechercha 'l'aspect
sublime de la connaissance du Christ Jésus' et il se laissa 'conquérir' par Lui
(cf. Ph 3, 8.12)."
(Homélie)
"Sa vie a été définie comme 'un fruit spirituel spontané', car il accomplit seul sa première formation spirituelle sans passer par le noviciat ou le séminaire, sans guide spirituel stable, trouvant lui-même la voie de la sainteté. Il fut le promoteur du mouvement liturgique en Croatie et le pionnier de l'Action catholique selon les directives de Pie XI, créant également un mouvement pour les jeunes, qu'il anima jusqu'à sa mort. Dans sa personnalité se retrouvent d'un point de vue ethnique et culturel des éléments des diverses nations européennes, fondus dans un ensemble harmonieux, parfaitement soudés par la religion catholique.
Ivan Merz peut servir de modèle pour les citoyens d'une future Europe unie par ses racines chrétiennes communes."
(Ivan Merz, 1896-1928, apôtre des jeunes d'aujourd'hui)
SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/10952/Bienheureux-Ivan-Merz.html
IVAN MERZ (1896-1928)
Ivan Merz, apôtre des
jeunes d'aujourd'hui
Ivan Merz fut un jeune
laïc croate qui vécut au cours d'une période historique marquée par de profonds
changements politiques qui transformèrent le visage de l'Europe.
Il naquit le 16 décembre
1896 à Banja Luka, occupée par l'empire austro-hongrois dans une famille
libérale. Il suivit tout d'abord des études à l'Académie militaire de Wiener
Neustadt, qu'il abandonna rapidement en raison de la corruption qui y régnait,
pour entreprendre des études universitaires à Vienne. Mais, en 1916, il fut enrôlé
dans l'armée et envoyé au front, où il passa la majeure partie des années 1917
et 1918.
A la fin de la Première
Guerre mondiale, il se trouve à Banja Luka, où il assiste à la naissance du
nouvel Etat yougoslave.
En 1919-20, il se rend à
nouveau à Vienne où il étudie la philosophie, puis, en octobre 1920, il part
pour Paris où il suit des cours à la Sorbonne, puis à l'Institut catholique,
préparant son doctorat sur l'"Influence de la liturgie sur les écrivains
français", qu'il présente à l'Université de philosophie de Zagreb en 1920.
Il passe ensuite l'examen lui permettant d'enseigner la langue et la
littérature française et allemande, devenant professeur au Collège
archiépiscopal de Zagreb, jusqu'à sa mort en 1928.
Sa vie a été définie
comme "un fruit spirituel spontané", car il accomplit seul sa
première formation spirituelle sans passer par le noviciat ou le séminaire,
sans guide spirituel stable, trouvant lui-même la voie de la sainteté. Il fut
le promoteur du mouvement liturgique en Croatie et le pionnier de l'Action
catholique selon les directives de Pie XI, créant également un mouvement pour
les jeunes, qu'il anima jusqu'à sa mort. Dans sa personnalité se retrouvent
d'un point de vue ethnique et culturel des éléments des diverses nations
européennes, fondus dans un ensemble harmonieux, parfaitement soudés par la
religion catholique.
Ivan Merz peut servir de
modèle pour les citoyens d'une future Europe unie par ses racines chrétiennes
communes.
SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20030622_merz_fr.html
BÉATIFICATION DU
SERVITEUR DE DIEU IVAN MERZ
HOMÉLIE DU PAPE JEAN-PAUL
II
1. "Vous êtes
la lumière du monde". Très chers frères et soeurs, Jésus répète
aujourd'hui pour nous cette affirmation, au cours de notre assemblée
liturgique. Il ne s'agit pas d'une simple exhortation morale.
C'est une constatation, qui exprime une exigence irrépressible dérivant du
Baptême que nous avons reçu.
En effet, en vertu de ce
Sacrement, l'être humain est inséré dans le Corps mystique du Christ
(cf. Rm 6, 3-5). L'Apôtre Paul affirme: "Vous tous en
effet, baptisé dans le Christ, vous avez revêtu le Christ" (Ga 3,
27). C'est donc à juste titre qu'Augustin s'exclamait:
"Réjouissons-nous et rendons grâce: nous sommes devenus non
seulement chrétiens, mais le Christ. Emerveillez-vous et réjouissez-vous:
nous sommes devenus le Christ" (In Ioann. Evang. tract., 21, 8:
CCL 36, 216).
Mais le Christ est
"la lumière véritable qui éclaire tout homme" (Jn 1, 9). Le
chrétien est donc appelé à devenir à son tour le reflet de cette Lumière, en
suivant et en imitant Jésus. C'est pourquoi il écoutera et il méditera sa
parole, il participera de façon consciente et active à la vie liturgique et
sacramentelle de l'Eglise, il pratiquera le commandement de l'amour en servant
ses frères, en particulier les plus petits, les pauvres et ceux qui souffrent.
2. Je salue avec
affection l'Evêque de Banja Luka et Président de la Conférence épiscopale, Mgr
Franjo Komarica, et je le remercie des paroles cordiales qu'il m'a adressées au
début de cette célébration eucharistique. Ma pensée pleine de respect s'adresse
ensuite aux autres évêques de Bosnie et Herzégovine, en particulier au Cardinal
Vinko Puljic, Archevêque de Vrhbosna et originaire de ce diocèse, ainsi qu'aux
autres cardinaux et évêques qui nous accompagnent. J'adresse un salut dans le
Seigneur à tous les pèlerins venus ici de diverses régions du pays et des
nations voisines.
J'adresse un salut
fraternel à Sa Béatitude le Patriarche Pavle et aux membres du Saint-Synode de
l'Eglise orthodoxe serbe. La nouvelle vigueur que, à une époque récente, notre
cheminement vers la compréhension mutuelle, le respect réciproque et la
solidarité fraternelle a acquis, constitue un motif de joie et d'espérance pour
cette région.
Ma pensée s'adresse
également aux fidèles des autres communautés ecclésiales de Bosnie et
Herzégovine, ainsi qu'aux fidèles de la Communauté juive et de la Communauté
islamique.
Je salue Messieurs les
Membres de la Présidence de Bosnie et Herzégovine et toutes les autres
Autorités civiles et militaires. J'apprécie beaucoup votre présence et je vous
remercie de ce que vous avez accompli pour organiser ma visite sur votre terre.
Quant à
vous, bien-aimés fils de cette Eglise en pèlerinage en Bosnie et
Herzégovine, j'ouvre mes bras pour vous y accueillir et vous dire que vous
occupez une place importante dans le coeur du Pape. Il porte constamment dans
sa prière au Seigneur la souffrance qui rend votre chemin encore difficile et
il partage avec vous, dans l'espérance, l'attente de jours meilleurs.
De cette ville, marquée
au cours de l'histoire par tant de souffrance et de sang, j'implore le Seigneur
tout-puissant afin qu'il fasse preuve de miséricorde à l'égard des fautes
commises contre l'homme, sa dignité et sa liberté, également par des fils de
l'Eglise catholique, et qu'il inspire à tous le désir du pardon réciproque. Ce
n'est que dans une atmosphère de réconciliation véritable que la mémoire de
tant de victimes innocentes et leur sacrifice ne seront pas vains, ils nous
encourageront à édifier de nouvelles relations de fraternité et de
compréhension.
3. Très chers frères
et soeurs, que le juste, inondé par la lumière divine, devienne à son tour
la flamme qui resplendit et qui réchauffe. C'est ce que nous enseigne
aujourd'hui la figure du nouveau bienheureux Ivan
Merz.
Jeune homme brillant, il
sut multiplier les riches talents naturels dont il était doté et il obtint de
nombreux succès humains: sa vie peut être qualifiée de vie bien réussie.
Mais la raison pour laquelle il est aujourd'hui inscrit dans l'Album des
bienheureux n'est pas celle-ci. Ce qui l'introduit dans le choeur des
bienheureux est son succès devant Dieu. La grande aspiration de toute sa vie,
en effet, a été celle de "ne jamais oublier Dieu, de toujours désirer
s'unir à Lui". Dans chacune de ses activités, il rechercha "l'aspect
sublime de la connaissance du Christ Jésus" et il se laissa
"conquérir" par Lui (cf. Ph 3, 8.12).
4. Ivan Merz grandit
à l'école de la liturgie, source et sommet de la vie de l'Eglise (cf. Sacrosanctum
Concilium, n. 10), jusqu'à la plénitude de la maturité chrétienne et
il devint l'un des promoteurs du renouveau liturgique dans sa patrie.
En participant à la
Messe, en se nourrissant du Corps du Christ et de la Parole de Dieu, il trouva
l'impulsion pour devenir l'apôtre des jeunes. Ce n'est pas un hasard s'il
choisit pour devise "Sacrifice-Eucharistie-Apostolat". Conscient
de la vocation reçu dans le Baptême, il fit de son existence une course vers la
sainteté, "mesure élevée" de la vie chrétienne (cf. Novo
millennio ineunte, n. 31). C'est pourquoi, comme l'affirme la première
lecture: "Son souvenir ne s'effacera pas, son nom vivra de
génération en génération" (Si 39, 9).
5. Le nom d'Ivan
Merz a représenté un programme de vie et d'action pour toute une
génération de jeunes catholiques. Il doit continuer à l'être aujourd'hui! Très
chers jeunes, votre patrie et votre Eglise ont vécu des moments difficiles et à
présent il faut oeuvrer afin que la vie reprenne pleinement à tous les
niveaux. Je m'adresse donc à chacun de vous, en vous invitant à ne pas faire
marche arrière, à ne pas céder à la tentation du découragement, mais à
multiplier les initiatives afin que la Bosnie et Herzégovine redevienne une
terre de réconciliation, de rencontre et de paix.
L'avenir de ces régions
dépend également de vous! Ne cherchez pas ailleurs une vie plus aisée, ne
fuyez pas vos responsabilités en attendant que d'autres résolvent les
problèmes, mais remédiez de façon résolue au mal par la force du bien.
Comme le bienheureux
Ivan, recherchez la rencontre personnelle avec le Christ qui éclaire la vie
d'une lumière nouvelle. Que l'Evangile soit le premier critère qui guide vos
orientations et vos choix! Vous deviendrez ainsi missionnaires à travers vos
gestes et vos paroles et vous serez les signes de l'amour de Dieu, des témoins
crédibles de la présence miséricordieuse du Christ. N'oubliez pas:
"On n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau"
(Mt 5, 15).
6. Chers frères et
soeurs qui participez avec tant de ferveur à cette célébration, que la paix de
Dieu le Père, qui surpasse tout sentiment, garde votre coeur et votre esprit
dans la connaissance et dans l'amour de Dieu et de son Fils, notre Seigneur
Jésus-Christ!
C'est la prière et le
souhait que, par l'intercession du bienheureux Ivan Merz, le Pape élève
aujourd'hui pour vous et pour tous les peuples de la Bosnie et Herzégovine.
Copyright © Dicastère
pour la Communication
Esquisse biographique
Ivan Merz naquit le 16
décembre 1896 à Banja Luka en Bosnie, dans une famille dont l’appartenance à la
religion catholique était de pure tradition et toute extérieure. Il fut élevé
dans un milieu libéral. Après avoir terminé ses études secondaires en 1914, il
passe trois mois à l’Académie militaire de Vienne. Il la quitte en 1915 et
commence des études de droit et de philosophie à l’université de Vienne. La
Première Guerre mondiale a déjà éclaté. Il est mobilisé et envoyé au front ou
il connaît toutes les horreurs de la guerre. Celle-ci terminée, il poursuit des
études de lettres à Vienne (1919-1920) puis à Paris (1920-1922), à la Sorbonne
et à l’Institut catholique, en tant que boursier du Comité catholique des
amitiés françaises à l’étranger. De Paris il écrit à sa mère: “La foi
catholique est ma vocation dans la vie.” Après ses études, Ivan réalisa cette
vocation à l’admiration de tous ceux qui le connurent.
En 1922, il rentre en
Croatie ou il devient, à Zagreb, professeur de langue et de littérature
françaises au gymnase classique archiépiscopal, (Petit séminaire),
établissement secondaire pour la formation des futurs prêtres. Il obtient le
doctorat à l’université de Zagreb, avec une thèse écrite en français et
intitulée: L’influence de
la liturgie sur les écrivains français, de Chateaubriand à nos jours.
Il admirait beaucoup et
vénérait la culture et la spiritualité françaises. La spiritualité des auteurs
français marqua toute sa vie religieuse ainsi que son activité comme professeur
et comme apôtre de la jeunesse croate. Son attachement à la France et à ses
écrivains fut grand.
Merz a beaucoup contribué
à répandre les valeurs culturelles et spirituelles de la France en Croatie, et
cela aussi bien par la parole que par ses écrits, comme cela fut bien mis en
valeur par E.Beaupin dans un article commémoratif publié dans la revue des
Amitiés catholiques françaises (15 juin 1928, p. 2).
Après les épreuves de la guerre, sa réflexion personelle, ses études, ses
contacts avec des intellectuels et avec des convertis français ainsi que
l’expriénce de Lourdes, conduisent Ivan Merz à être convaincu de la vérité de
la foi chrétienne. Il se donne complètement au Christ en faisant, comme laic, à
l’âge de vingt-sept ans, le voeu de chasteté perpétuelle. Il consacre tout son
temps libre à l’éducation de la jeunesse croate, dans l’organisation catholique
des Aigles, à laquelle il donne la devise “Sacrifice – Eucharistie –
Apostolat”. Il a emprunté cette devise à la Croisade eucharistique française,
aujourd’hui Mouvement eucharistique des jeunes (MEJ), organisation catholique française
qu’il admirait et qu’il s’efforçait d’implanter en Croatie. Son projet fut
réalisé après sa mort, lorsque l’association des Aigles (supprimée en 1929 par
la dictature serbe) continue d’exister en prenant pour nouveau nom celui choisi
par Ivan Merz Kri`ari (Croisés), devenant ensuite la plus grande organisation
des jeunes catholiques en Croatie.
En tant qu’intellectuel
catholique, c’est par la parole, par des conférences et par ses écrits, qu’Ivan
Merz suscite auprès des jeunes et des adultes l’enthousiasme pour le Christ et
pour l’Eglise. Passionnément intéressé par la liturgie, il est l’un des
initiateurs du mouvement liturgique en Croatie. C’est également lui qui
introduit systématiquement dans les milieux ecclésiastiques de Croatie les
idées de Pie XI concernant l’Action catholique.
Sa pensée est
caractérisée par l’amour et par la fidélité à l’Eglise, à Rome et au Pape. Bien
qu’il soit jeune et laic, il est considéré comme un pilier de l’Eglise en
Croatie. Avec son travail apostolique et son activité très étendue dans la
presse catholique, il laisse un héritage spirituel précieux, devenu source
d’inspiration pour les générations qui l’ont suivi.
Ivan Merz était un homme
à la foi vivante. Homme de prière, d’adoration, de sacrifice et d’abandon à Dieu
dans la souffrance, il recevait quotidiennement l’eucharistie. Il avait une
vaste culture, était très proche des hommes et savait témoigner à chacun un
amour charitable. Pour beaucoup de jeunes catholiques, son nom évoquait – et
évoque toujours – un programme de vie et d’action.
Il avait l’intention de
fonder un institut séculier – une communauté de laics – qui travaillerait pour
le Christ et pour l’Eglise. Après sa mort, cette idée fut partiellement
réalisée par sa collaboratrice Marica Stankovic, fondatrice de la Communauté
des Auxiliatrices du Christ Roi.
Après le Concile Vatican
II, qui a mis en lumière le rôle et la place des laics dans la vie de l’Eglise
et dans son action envers le monde, la personnalité et l’oeuvre d’Ivan Merz
devaient acquérir une signification particulière. Les mérites qu’il acquit dans
son travail pour l’Eglise lui valent en Croatie une reconnaissance profonde.
Ivan Merz mourut en odeur
de sainteté, le 10 mai 1928 à Zagreb, dans sa trente-deuxième année. En 1958,
on ouvrit un procès diocésain en vue de sa béatification, procès qui se
poursuit au Vatican, auprès de la Congrégation pour les causes des saints. En 1977,
son corps a été transféré dans la basilique du Sacré Coeur à Zagreb, église
centrale des jésuites croates ou, durant les six dernières années de sa vie, il
avait l’habitude de prier et d’assister quotidiennement à la messe.
A plusieurs reprises, le
pape Jean Paul II a parlé aux jeunes Croates d’Ivan Merz en leur proposant la
vie chrétienne de celui-ci comme un exemple. Les grâces et les faveurs obtenues
par l’intercession d’Ivan Merz ne cessent de se multiplier.
Après l’établissement de
la démocratie en Croatie, on renouvela l’organisation catholique des jeunes
dénommée Krizari (Croisés). Cet important héritage spirituel d’Ivan Merz
continue d’exercer son influence bienfaisante et éducative sur la jeunesse
croate.
Plusieurs biographies et
un grand nombre d’articles et d’études ont été consacrés à la vie d’Ivan Merz.
Dans les universités pontificales à Rome, on a soutenu deux thèses de doctorat
sur la vie et l’oeuvre d’Ivan Merz. La première, datant de 1975 et ayant pour
auteur l’abbé Marin [karica, est intitulée Ivan Merz, promoteur du renouveau
liturgique en Croatie; la seconde, achevée en 1978 par le p.Bozidar Nagy SJ,
port le titre Ivan Merz, homme de foi et éducateur à la foi
. A l’occasion du
centenaire de la naissance d’Ivan Merz, célébré en 1996 dans sa patrie croate
ainsi qu’à Paris ou il fut étudiant, on a entrepris la publication de ses
Oeuvres complètes qui comprendront en tout dix volumes. Le premier de ceux-ci
est la présente oeuvre, sa thèse de doctorat.
Nous terminerons cette
courte biographie d’Ivan Merz en citant un article commémoratif publié deux
semaines après sa mort dans le journal La Croix du 23 mai 1928: “Comme
professeur de langue française au Petit séminaire de Zagreb, il répandait parmi
ses élèves, prêtres de demain, l’amour de la France et sa culture catholique…
Cette mort prématurée a brisé de grands espoirs, mais il reste aux catholiques
croates une consolation: c’est qu’Ivan Merz est mort comme un saint après avoir
vécu comme un saint.”
Pour toutes informations
complementaires sur le Serviteur de Dieu Ivan Merz, on pourra s’adresser à
POSTULATURA IVANA MERZA,Jordanovac
110, pp. 169 HR-10000 ZAGREB, Croatie
telephone: 00385-98-546.806, e-mail: postulatura@ivanmerz.hr, www.ivanmerz.hr
VICE-POSTULATION, 8 rue
Emil Cordon, F – 93400 SAINT-OUEN (France), tél. et fax 01 40 12 57 36,
international +33 1 40 12 57 36 ou à
SOURCE : https://ivanmerz.hr/esquisse-biographique/
IVAN MERZ (1896-1928) - APÔTRE DE LA JEUNESSE À DIMENSION EUROPEENNE
Ivan Merz est un jeune
laïc originaire de Croatie. Il a vécu lors d’une période historique de grands
changements politiques qui ont modifié la face de l’Europe et se sont également
répercutés sur sa courte vie (1896-1928).
Il naît le 16 décembre
1896 à Banja Luka, en Bosnie (région alors occupée par l’Autriche-Hongrie),
dans une famille libérale; il fait ses études secondaires dans l’ambiance
multiethnique et multi-religieuse de sa ville natale et les termine au moment
de l’assassinat du prince héritier François-Ferdinand à Sarajevo (28 juin
1914). Il entre à l’Académie Militaire de Wiener Neustadt, non par choix
personnel, mais pour obéir à ses parents; il la quitte au bout de trois mois,
dégoûté par la corruption qui s’y vit. En 1915, il commence ses études
universitaires à Vienne, mais dès 1916 il est enrôlé dans l’armée, puis envoyé
au front où il passe la majeure partie des années 1917 et 1918. La fin de la
Première Guerre Mondiale le trouve à Banja Luka, et c’est là qu’il vit le
bouleversement politique et la naissance du nouvel Etat yougoslave. Il retourne
à Vienne et y passe les années 1919 et 1920 comme étudiant à la Faculté de
Philosophie. En octobre 1920, il part pour Paris où il fréquente les cours de
la Sorbonne et de l’Institut Catholique; pendant ce temps, il prépare sa thèse
de doctorat sur «L’influence de la liturgie sur les écrivains français», qu’il
présente à la Faculté de Philosophie de l’Université de Zagreb (1923). Ayant
également réussi l’examen d’Etat, il est habilité à enseigner la langue et la
littérature françaises et allemandes. Jusqu’à sa mort (10 mai 1928), il sera
professeur au Lycée Archiépiscopal de Zagreb.
Une vie apparemment
ordinaire et simple -mise à part la période passée au front-, et pourtant déjà
entrée dans l’histoire du catholicisme croate. Jusqu’ici peu connue hors des
frontières de sa patrie, la figure d’Ivan Merz, dont la cause de canonisation
est en cours, fascine celui qui la connaît: une figure d’étudiant et de soldat
catholique, puis d’intellectuel laïc à la vaste culture qui, pour l’amour de
Dieu, met toutes ses énergies au service du prochain dans l’éducation de la
jeunesse croate.
Mais ce qui frappe chez
Ivan Merz, c’est son itinéraire spirituel vraiment singulier, spécialement lors
de sa première phase (de formation): sans famille, sans noviciat, sans
séminaire, sans guide spirituel stable, il trouve tout seul la voie qui conduit
à la sainteté, de sorte que quelqu’un l’a défini “un fruit spirituel
spontané”, où la présence de la Grâce apparaît vécue de façon expérimentale.
Rares sont les saints -et on ne sait pas s’il s’en trouve un parmi les laïcs-
dont on peut suivre le développement intérieur d’aussi près que dans le cas
d’Ivan Merz, et cela grâce à son journal intime qu’il commence à écrire
adolescent, et qu’il continue à l’armée, sur le front et pendant ses
études universitaires. Ce journal révèle, non pas un “saint né”, mais un jeune
qui mène un combat en faveur du bien et en sort vainqueur; c’est pourquoi il
entraîne par son exemple quiconque s’efforce de réaliser l’idéal chrétien de la
perfection.
Il est tourmenté par le
problème de l’amour, puis de la douleur et de la mort; il le résout dans la
lumière de la Foi. Dans son journal de guerre, on sent toute la profondeur de
cette âme dans laquelle se reflètent et s’entrelacent les misères matérielles
et morales de la vie militaire et les lumières de la Grâce. «Il n’y a pas la
sainte Eucharistie -écrit-il le 9 septembre 1917-. Je vis ici comme un païen ou
comme une bête féroce, comme si l’Agnus n’était plus au centre du cosmos, comme
s’il n’existait absolument pas. O Dieu Consolateur, viens pénétrer ma nature
par des atomes d’éternité, afin que -plus semblable à Toi- je comprenne le
cours de l’existence. L’Etat moderne se soucie de rhum, et la sainte
Eucharistie est une chose secondaire. Où sont les aumôniers militaires?
Pourquoi abandonnent-ils leur troupeau au moment précis où il a le plus besoin
de Dieu?!» – «O Dieu, la chose la meilleure serait que je sois déjà près de
Toi, brûle donc par la flamme de ta Miséricorde tous les parasites du péché qui
se sont introduits dans mon âme, afin que je puisse me présenter bon et saint
devant Toi; ou, au moins, afin qu’au cours de ma vie je puisse être inspiré par
la joie sainte et une volonté surhumaine» (13 juillet 1918).
Même au front, Ivan
jeûne: «Memento mori – le lard est là et il me tente! Celui qui dit que le
jeûne est une sottise ne sait rien. Sans jeûne, il n’y a pas de vraie vie
spirituelle… O Dieu, donne-moi une volonté forte, dussé-je être nu de la tête
aux pieds!…» (23 août 1918). – L’athlète de l’esprit sort plus fort des ruines
morales de la guerre. «Ne jamais oublier Dieu! Toujours désirer s’unir à Lui.
Chaque jour -de préférence à l’aube- s’adonner à la méditation, à la prière, si
possible près de l’Eucharistie ou pendant la sainte Messe… C’est à cette
heure-là qu’on fait les projets pour la journée qui commence, qu’on examine ses
propres défauts et qu’on demande la grâce de surmonter toutes ses faiblesses.
Ce serait terrible si cette guerre n’était pour moi d’aucune utilité!… Je dois
commencer une vie régénérée dans l’esprit de la nouvelle connaissance du
catholicisme. Que le Seigneur seul m’aide, car l’homme ne peut rien faire de
lui-même» (5 février 1918). Merz sort de la guerre mûr au plan humain et au
plan chrétien; c’est comme tel qu’il reprend ses études à Vienne et les
continue en France, en s’engageant de plus en plus dans le Mouvement catholique
croate. De retour à Zagreb, il donne une nouvelle orientation au mouvement de
jeunes des Aigles, d’après les principes de l’Action Catholique.
Par sa maturité au plan
humain, il devient un exemple d’apôtre et, comme tel, il est un modèle, même
pour chaque prêtre et religieux. Enfin, Merz est l’«homme catholique» par
excellence: son cœur bat à l’unisson du cœur de l’Eglise, pour laquelle il n’y
a pas de frontières nationales ou politiques – du cœur de l’Eglise qui est
Corps mystique du Christ, rassemblée autour du Christ réellement présent dans
l’Eucharistie, représenté par son Vicaire sur la terre, le Pape. L’Eglise,
l’Eucharistie, le Pape: trois amours, ou mieux un unique amour chez Merz, qu’il
cherche de toutes ses forces à instiller dans la jeunesse catholique croate.
Il se fait promoteur
-lui, laïc- du mouvement liturgique en Croatie et pionnier de l’Action
Catholique suivant les directives de Pie XI, avec le dessein de former une
élite d’apôtres qui travailleront au “renouvellement de toutes choses dans le
Christ”. Pendant un peu plus de cinq ans il peine, combat, souffre pour que le
règne de Dieu s’affermisse et se renforce dans sa patrie. Dans ce but, il
devient l’âme du mouvement de jeunes des Aigles, pour lequel il offre sa vie
sur son lit de mort. Sa vaste culture, son expérience de vie multiforme et son
profond sens catholique font d’Ivan Merz un “saint européen” – proche des
mondes germanique, latin et slave. Soixante-dix ans après sa mort, il n’a rien
perdu de son actualité, qui s’est même accrue d’un certain point de vue dans la
mesure où, pendant ce temps, le monde est devenu encore plus sécularisé et a
davantage besoin de témoins du “surnaturel”.
Le 10 mai 1928, Merz
disparaît de la scène de ce monde, laissant l’exemple de la manière dont on
vit, combat et souffre pour la cause de Dieu. Merz s’est efforcé de donner à
son existence sa “pleine dimension” par la recherche de la sainteté, et toute
son oeuvre éducative oriente sa vie vers la formation d’apôtres de la sainteté.
La réputation de sainteté dont il jouit rapidement fait introduire sa cause en
1958 en vue de sa canonisation; elle est actuellement en cours à la
Congrégation pour la Cause des Saints au Vatican.
Quelques pensées d’Ivan
Merz
Etudiant à Paris, il écrit
à sa mère: “Tu dois savoir que la vie universitaire à Vienne, la guerre, les
études et enfin Lourdes m’ont intimement convaincu de la véracité de la foi
catholique. Et c’est pour cela que toute ma vie tourne autour du Christ
Seigneur.”
La foi catholique est ma
vocation.
Pourquoi est-ce que
j’aime l’Eglise Catholique et le Saint-Père? Parce que c’est dans l’Eglise que
je vois clairement l’image de mon bien-aimé Sauveur, l’homme-Dieu, le Christ
Jésus, avec toutes ses perfections; et sous les traits du Pape, je vois mon
Dieu et mon Seigneur.
Si je ne croyais pas, je
cesserais d’exister.
A la racine de tout
apostolat doit se trouver la lutte contre le péché.
La souffrance fait plus
pour le Règne du Christ qu’un long travail, de doctes discussions, de
splendides discours ou articles.
Le testament d’Ivan Merz
(dernières lignes écrites
par lui avant de mourir)
Mort dans la paix de la
foi catholique. C’est le Christ qui a été ma vie et la mort est un gain.
J’attends la miséricorde du Seigneur et la possession indivisible, complète et
éternelle du Très Saint Cœur de Jésus. Heureux dans la joie et dans la paix. Mon
âme atteindra le but pour lequel elle a été créée.
Ce texte se trouve
aujourd’hui inscrit comme épitaphe sur la tombe d’Ivan Merz, dans la Basilique
du Sacré-cœur à Zagreb.
Pour tous renseignements
sur la figure du Serviteur de Dieu Ivan Merz, s’adresser à:
Postulation de la cause
de canonisation d’Ivan Merz
POSTULATURA IVANA MERZA
Jordanovac
110, pp. 169 HR-10000 ZAGREB, Croatie
telephone: 00385-98-546.806
e-mail: postulatura@ivanmerz.hr
SOURCE : https://ivanmerz.hr/ivan-merz-apotre-de-la-jeunesse-a-dimension-europeenne/
IVAN MERZ : PROMOTEUR DU RENOUVEAU LITURGIQUE EN CROATIE
par Marin Škarica
Traduit du croate par
Josipa Matošin
Professeur à l’institut
liturgique papal et à la Faculté de Théologie Propagande fide de
Rome, alors qu’il découvrait la vie et l’œuvre d’Ivan Merz, le docteur Tommaso
Federici, admiratif et enthousiaste, écrivit ceci :
“La personnalité et
l’œuvre d’Ivan Merz suscitent une indicible surprise chez celui qui les
abordent. La Culture européenne, principalement fondée sur un axe – quoique
ramifié –
Paris-Berlin, ignore tout
d’Ivan Merz, de ce qu’il a représenté pour sa patrie, la Croatie, en matière de
religion, spiritualité et liturgie… Disserter sur Ivan Merz n’est
qu’enchantement. C’est se retrouver au sein d’un échange fondamental, auquel il
est difficile d’échapper, à propos duquel il est impensable de ne pas tirer
quelque enseignement. Sans avoir bénéficié d’une aide quelconque, ce jeune laïc
a allié un génie hors du commun à un savoir étendu. Son don est intuition qui
le guide au cœur des questions fondamentales de l’âme, de la société et de
l’avenir : c’est ainsi qu’il anticipât en grande partie, quarante ans à
l’avance, ce qui, concernant le plein renouveau de la vie chrétienne, fut
sanctionné mais également encouragé par le Concile de Vatican II. Laïc et
chrétien, promoteur du renouveau, il est, à ce titre, digne d’admiration et de
bienveillance…
On cerne
approximativement, dans la vie d’Ivan Merz, trois centres d’intérêt :
– en
premier lieu, l’étude et l’assimilation intégrale de la foi chrétienne, en quoi
il surpasse ses contemporains en Europe. La liturgie, objet de son attention la
plus vive, sera le centre de son étude, l’instrument privilégié du plein
renouveau dans l’Eglise.
– en
second lieu, la vie, vécue au travers de résolutions renouvelées et toujours
plus absolues en quête de sainteté, résolutions prises sans compromission. Au
sein de ces résolutions, la vie liturgique est toujours la preuve de l’amour et
de la communion de Dieu dans la célébration de la communauté.
– En
troisième et dernier lieu, l’apostolat parmi les jeunes, auquel Ivan Merz a
réellement consacré sa vie et auquel il impose la liturgie pour but… Tout ceci
est comme cimenté à sa foi, qui jamais ne s’affaiblit, foi en l’Eglise, au
Pape, dans les évêques… Son enseignement, son action animée par l’”Action
catholique”, indépendante de toute politique, est le modèle de la vérité, de la
réalité, de la lucidité, de l’actualité… duquel l’auteur de ces quelques lignes
a su tirer de précieuses leçons… Nous, professeurs à l’Institut liturgique
papal, sommes pleins d’admiration pour l’enseignement liturgique d’Ivan Merz…”
Ainsi écrivait Tommaso Federici, laïc et Italien. Nous nous apercevons que la
personnalité et l’œuvre d’Ivan Merz sont peu à peu découvertes par delà les
frontières de notre pays, et sous leur véritable lumière. Une connaissance
aussi profonde, aussi juste d’Ivan Merz n’existe malheureusement pas encore
chez nous. Aussi sommes-nous véritablement heureux de la tenue de ce symposium
sur Ivan Merz, symposium qui contribuera certainement beaucoup à une meilleue
et plus juste connaissance de sa personnalité et de son œuvre.
Cet exposé s’attachera à présenter Ivan Merz comme précurseur du renouveau
liturgique. Pour des raisons évidentes de temps, celui-ci ne peut-être que
sommaire.
1- Le
mûrissement religieux et liturgique d’Ivan Merz
Le chemin parcouru par
Ivan Merz est à tout le moins singulier et unique. Sa famille se considérait
catholique, mais il n’y reçu pas une véritable et profonde éducation
religieuse. Un moment décisif et un tournant critique eut lieu pour lui avec la
mort tragique d’une jeune fille, Grete Teschner, dont il était amoureux. Cet
événement le transforma complètement, le fit comme renaître, comme il le dit
lui-même, et il commence, de ce jour, à rejeter la superficialité de
l’existence pour ne plus voir toute chose que sous l’angle de l’éternité.
Ljubomir Marakovic a joué un rôle important dans ce nouveau tournant de sa vie
en lui donnant à lire la revue catholique viennoise Gral. Cette lecture
eut une influence très positive sur Merz, car il y découvrit les idéaux qui
jalonnèrent sa vie : l’Eucharistie, la Vierge Marie, l’Eglise – Jésus
dans l’Eucharistie, dans l’Eglise à travers Marie.
Merz est méditatif et
subtil, aussi ne sait-il jamais contenté de la médiocrité, bien au
contraire, il fut inlassablement à la recherche de la vérité. C’est pourquoi
son mûrissement religieux, qui débuta au cours de sa dernière année au lycée,
progressa visiblement et de façon surprenante dans le cadre de l’Académie
militaire; il est vrai que la lecture de l’ouvrage Die Kunst Zubak
beten (L’art de la prière), conseillée par Marakovic, y contribua
sensiblement. Cette lecture a renforcé sa foi et lui a enseigné la prière,
choses que dès lors il chérit. A l’époque, il écrivait déjà que prier signifie
la foi, et que la foi sans la prière est chose morte, sans vie. Durant la
guerre, Merz a approfondi sa foi et sa vie intérieure d’une façon particulière.
Observant les horreurs et les souffrances, il en retient, par la prière et la
réflexion, que seule la foi peut donner un sens rédempteur à toutes ces
souffrances, que seuls les principes chrétiens ont valeurs absolue, et qu’eux seuls
donnent la force nécessaire pour résister à la tragédie de la guerre. Cela
l’incita à réfléchir sur le sens de la vie, sur la valeur rédemptrice de la
souffrance, sur le mystère de l’Eucharistie, sur la force et le sens de la
prière.
Mais ce qui nous importe
plus que tout, ici, c’est le chemin, l’orientation liturgique de Merz. Une
question se pose à nous : qu’est-ce qui a influencé Merz, qu’est-ce qui l’a
acheminé pleinement vers la liturgie ? Nous pensons que la solution à cette
question tient dans l’amour profond et instinctif de Merz envers l’Eglise,
envers le Christ vivant dans l’Eglise – et donc en l’Eglise – envers le corps
mystique du Christ. Merz s’est immergé dans le mystère de l’Eglise. Dusan Zanko
écrit ceci : “Je ne sais s’il est possible d’imaginer la physionomie, le
caractère religieux du docteur Merz en dehors d’un cercle lumineux dans lequel
irradie l’idée la plus profonde, la plus mystique de l’Eglise. Il a tant
physiquement, spirituellement porté l’Eglise dans son être, qu’il sentait en
être un élément vivant, comme la main ou la jambe peut l’être de l’organisme
vivant de l’homme. Toute son âme était amour pour l’Eglise, amour dans
l’Eglise.”
On peut presque dire que
Merz était ivre de l’idée de l’Eglise. Il entendait être un fils véritable pour
l’Eglise, il voulait vivre instinctivement, profondément d’en l’Eglise et avec
l’Eglise. Et il était conscient et convaincu que la vie dans et avec l’Eglise
se réalise éminemment mieux dans la liturgie, et que nous ne pouvons être
véritables fils et membres de l’Eglise si nous ne sommes pas des hommes de
prière, si par la liturgie nous ne vivons pas avec l’Eglise ses mystères. Il
n’ignorait pas qu’il n’y a pas de véritables liturgie et prière si notre amour
pour l’Eglise n’est pas instinctif, si nous ne sommes pas dans une alliance
ardente, un amour ardent avec l’Eglise. C’est la clef qui nous révèle le
secret de l’âme d’Ivan Merz, la clef qui nous permet de comprendre pourquoi il
a si ardemment et filialement aimé l’Eglise, et pourquoi il a, d’une manière si
profonde, vécu et éprouvé les mystères de l’Eglise selon précisément la
liturgie. Il a parfaitement compris que par la liturgie seule il s’immergera le
plus rapidement et le mieux dans la vie divine de la grâce.
La conférence, tenue par
Georges Goyau, sur la communauté des saints a eu une ascendance particulière
sur la compréhension juste et profonde de Merz de la valeur de la prière
liturgique. Il a alors pleinement et profondément compris l’Eglise, la
splendeur et l’essence de sa prière, qui unit l’Eglise dans la communauté
mystique sur la terre, dans le purgatoire et aux cieux. Peu après cette
conférence, il écrivit : “J’ai compris ici la puissance de la prière
chrétienne”. Dusan Zanko conclut alors :”A partir de cet instant, l’âme de Merz…
a uni sa prière avec celle de l’Eglise toute entière et est devenu entièrement
et pleinement liturgique.”
C’est ainsi que Merz a
atteint la certitude que seule la liturgie lui permet, pleinement et
profondément, de s’unir avec l’Eglise toute entière dans le chant des louanges
à la Sainte Trinité, aux cieux. Aussi, son infatigable empressement à entraîner
les autres avec lui, dans le champ de la prière et de la liturgie, de
l’âme et la mystique, nous apparaît-il maintenant évident. Aussi comprenons-nous
également son apostolat liturgique et sa certitude que c’est au travers de la
liturgie qu’l renouvellera pleinement et profondément la vie spirituelle
des jeunes catholiques de Croatie.
Là aussi, il nous
apparaît évident pourquoi, lors de ses études d’après-guerre à Vienne, et
particulièrement lors de son séjour à paris, il usa de tout son temps libre et
de toute son application pour approfondir sa foi et explorer la compréhension
et l’essence de la liturgie. De la même manière, nous comprenons pourquoi il
s’est si souvent rendu à San Gabriel près de Mödling, où se trouvait une
importante école de missionnaires et où se tenait des cérémonies liturgiques.
C’est là que Merz, durant la semaine sainte en 1920, a effectué une
retraite spirituelle et liturgique, parmi d’autres étudiants, retraite guidée
par le professeur Wilhelm Schmidt, ethnologue réputé. Le professeur Schmidt
était un grand érudit, mais également un homme d’une foi profonde, qui
éprouvait chaque jour sa foi du plus profond de son âme, vivant dans la
liturgie avec l’Eglise. C’est pourquoi il pouvait parler de la liturgie avec
enthousiasme et amour, parce qu’il n’exprimait pas seulement ce qu’il percevait
par la raison, mais avant tout ce qu’il éprouvait profondément en son for
interne. La conviction religieuse de cet homme érudit et réputé et son amour
pour la liturgie ont eu une influence majeure sur tous ceux qui effectuaient
cette retraite spirituelle et liturgique, et particulièrement sur Ivan Merz.
Le docteur Avelin Cepulic
écrit à ce propos : “Ces retraites spirituelles et liturgiques, à San Gabriel
près de Mödling, ont par la suite été décisives pour la vie spirituelle de
Merz… Ces retraites ont laissé dans la vie spirituelle de Merz les empreintes
du puissant sceau liturgique…L’Eglise en sa liturgie louait la gloire dans une
âme en particulier : celle d’Ivan Merz. A partir de là, il commença, de plus en
plus, à approfondir et à apprécier les splendeurs de la liturgie.”C’est ce que
confirme Dusan Zanko en disant : “Au cours de ces retraites spirituelles à San
Gabriel, le docteur Merz a découvert la grandeur de la liturgie, et à partir de
cet instant il est devenu son disciple et son apôtre le plus fervent.
Lorsqu’il écrit à propos de la liturgie, son style se revêt d’un charme artistique.”
Dès lors, la vie d’Ivan
Merz prend un profond caractère liturgique, la liturgie devient pour lui de
plus en plus la vie, la vie avec le Christ et l’Eglise, elle l’aide en fait à
réaliser sa communion avec le Christ et l’Eglise.
L’enthousiasme de Merz pour
la liturgie s’est renforcé lors de son séjour à Paris, où il a exploité toutes
les occasions pour saisir l’âme et la richesse de la liturgie. Sa participation
quotidienne à la messe, à la communion et aux cérémonies liturgiques, dans les
plus grands centres de la vie liturgique à Paris, y a pour beaucoup
contribué. C’est ainsi que Mme Michaut, chez laquelle il habitait, rappelle
qu’il se rendait tous les jours à la messe et à la communion chez les
bénédictins de la rue Monsieur, ou chez les lazaristes de la rue de
Sèvres. Merz lui-même énumère différents lieux de dévotion et de liturgie où se
rendaient fréquemment les Parisiens : les missionnaires de la rue du Bac; parmi
les églises, celle de Saint-Sèverin, de Saint-Sulpice, Notre-Dame, Montmartre
et Clermonte? Tous ces lieux ont assurément joué un grand rôle dans la
formation liturgique de Merz.
La chapelle bénédictine
de la rue Monsieur a très certainement tenu un rôle particulier et unique.
Cette chapelle a, par ailleurs, particulièrement compté pour la formation
liturgique de nombreux autres gens, principalement des intellectuels, français
et étrangers. Ainsi participèrent aux cérémonies liturgiques, et parmi tant
d’autres, F.Coppée, F.Brunetière, J.K.Huysmans, ainsi que le néerlandais M. Von
der Meer de Walcheren. Sous l’influence de la liturgie, les intellectuels André
de Bavier et M. Lucien Puel de Lobel y se sont ainsi convertis. De grands
écrivains ont décrit dans leurs romans l’importance de cette chapelle, tel
Huysmans dans En route et oblat ou M. Von der Meer de
Xalcheren dans Journal d’un converti.
Merz se rendait le plus
souvent à cette chapelle et y puisait les splendeurs et le sens de la liturgie.
Il ne se contentait pas d’assister aux cérémonies liturgiques, il y participait
activement et les vivaient intensément de l’intérieur. En témoigne sa description
de la prise de voile d’une novice bénédictine, fille de général, à laquelle il
assista rue Monsieur. Il s’immergea totalement dans cette cérémonie, et la
vécut de façon intense en son for interne.
Pour Merz, cette période
d’études à Paris a contribué à l’approfondissement de sa foi et de son
acheminement liturgique toujours plus fort. Son étude de la vie des écrivains
français lui fut d’une grande importance, en particulier celle de ceux qui se
convertirent, ainsi que l’étude de l’influence de la liturgie sur ces
écrivains. Merz souhaitait comprendre fondamentalement l’esprit de la liturgie,
c’est pourquoi il étudia l’influence de la liturgie sur les écrivains français.
Il en fit ainsi le sujet de sa thèse : “L’influence de la liturgie sur les écrivains
français de Chateaubriand à nos jours”.
Nous sommes d’avis que,
pour Merz, la rédaction de ce travail a contribué à une connaissance réellement
plus profonde de la liturgie, de sa signification, de son esprit et pardessus
tout des rôles qu’elle tient dans la formation du chrétien; et nous pensons que
ce travail a constitué la dernière étape du mûrissement liturgique de Merz et
de son orientation pleinement liturgique. Cette réflexion est confirmée
par Jure Radic qui dit : “La rédaction de cette étude liturgique a été l’ultime
étape de son orientation et de sa formation liturgique”. De même, D. Zanko le
confirme en disant qu’”il semble que Paris ait exercé sur lui (Merz)
l’influence la plus intense”, et que Merz “au travers d’une France liturgico-poètique
a composé son caractère liturgique et sacré jusqu’à la perfection”.
Nous avons ainsi rendu
compte du parcours particulier de Merz dans son mûrissement et son orientation
liturgico-spirituelle, qui sont le fondement et la source de son travail apostolique
et de renouveau et de sa vie liturgique.
La vie et l’action
liturgique d’Ivan Merz
Comme tous les promoteurs
de mouvement liturgique moderne dans le monde, Ivan Merz a vécu avec l’Eglise
au travers de la liturgie : quotidiennement, durant quarante-cinq minutes, il
méditait les textes de la messe du jour; chaque jour, il participait à la
messe, le missel en main, communiait, récitait le rosaire, et les dernières
années le bréviaire, adorait le Saint-Sacrement, se consacrait à des lectures
spirituelles…il vivait ainsi intensément les mystères de l’Eglise durant
l’année liturgique, s’enrichissait de l’esprit miséricordieux de Dieu, et
s’immergea très vite et intensément dans l’esprit de Dieu. De tout cela,
il est évident qu’il était sous l’influence particulière de la grâce de Dieu.
Et c’est véritablement une chose extraordinaire si l’on considère qu’il
s’agissait d’un laïc très jeune.
Ainsi, Merz est-il
“devenu un grand de l’esprit, mais à genoux, là où l’homme est le plus proche
de Dieu, et par là le plus grand, le plus fort… C’est à genoux que la grandeur
de Merz commence, puis croît… A genoux dans sa chambre et dans l’Eglise,
plongé dans sa prière, Merz parle avec Dieu, et c’est là que sont prises les
plus grandes décisions, quand l’être tout entier en est bouleversé : programmes
et directions qu’il réalisera grâce à sa puissante volonté et l’aide sans
limite obtenue du ciel par la prière. A genoux, Merz s’abreuve de la puissance
céleste à l’intarissable source de la vie et de l’Eucharistie.
Ainsi, il nous apparaît évident comment Merz est parvenu à la conviction que la
liturgie est le meilleur et le plus sûr moyen de parvenir à la renaissance
spirituelle et à la vie en Dieu. Il a érigé la liturgie et la vie avec l’Eglise
comme fondement de tout son apostolat du renouveau spirituel parmi les jeunes
catholiques de Croatie. Toute l’action qui fut la sienne se fondait sur les
principes et les directives de l’Eglise, donc du Pape. Merz a consacré toute sa
courte vie et ses hautes qualités à l’éducation de la jeunesse catholique
croate dans l’esprit liturgique et de l’Eglise. Avec ses articles, ses
brochures, ses cours, ses entretiens, et ses nombreuses rencontres et avec tous
les autres moyens possibles, avec enthousiasme et amour, et plus que tout par
son exemple, Merz essaya d’éveiller et d’encourager ses interlocuteurs à la vie
authentique, liturgique et de l’Eglise. Les succès de ses actions ont été
énormes, seule sa mort, prématurée, l’aura empêché de faire plus encore.
La pensée liturgique
d’Ivan Merz
C’est au travers de ses
écrits que l’on découvre le mieux Merz, or il a beaucoup écrit. Son journal est
de grande importance, qu’il a malheureusement peu tenu entre ses études à
Paris et la fin de sa vie. De même, sa thèse de doctorat, “L’influence de la
liturgie sur les écrivains français de Chateaubriand à nos jours”, est
une œuvre de grande valeur. Il rédigea également sept petits ouvrages et plus
de cent articles, parmi eux vingt-cinq traitant de la thématique liturgique.
La thèse doctorale de
Merz sur l’influence de la liturgie sur les écrivains français est très peu
connue. Il serait utile et intéressant de l’analyser lors d’une conférence
particulière. On ne peut ici en parler de façon détaillée. Disons cependant que
Merz l’a divisé en trois parties : les “écrivains liturgiques”, les
“écrivains antiliturgiques” et les “écrivains indifférents”. Il y analyse près
de cinq cents œuvres de soixante écrivains célèbres. Pour rédiger une telle
thèse, il était indispensables d’y consacrer de grands efforts, et Merz y
démontre une connaissance étendue des écrivains français en particulier, et du
mouvement du renouveau liturgique en France de Guéranger jusqu’à l’époque
contemporaine de Merz. Merz constate que de nombreux écrivains se sont
convertis sous l’influence de la liturgie et que la liturgie fait partie du
patrimoine national du peuple français; il souligne l’influence des
bénédictins, et particulièrement de don Guéranger, sur le renouveau de la vie
liturgique en France. Merz motive toutes ses affirmations par des citations
tirées des œuvres analysées.
Dans l’introduction du
“Katolicki list” (Le Quotidien catholique), il est écrit : “La caractéristique
de cette thèse étayée est qu’elle est devenue, sans le prétendre, une apologie
de la liturgie. Il faut particulièrement souligner que l’importance des chants grégoriens
y est mis en avant”. D. Zanko rappelle que Merz, avec cette étude considérable,
a pris sa place parmi les meilleurs spécialistes de la question;
les Français sauraient par ailleurs se montrer reconnaissants s’il pouvaient
imprimer un exemplaire de cette thèse étayée de nombreux éléments sur leur
vaste et importante littérature.
Des très nombreux
articles rédigés par Merz, ainsi que des différents thèmes qu’il y aborda, je
ne retiendrais ici que ses écrits sur la liturgie et ne donnerais qu’une
présentation sommaire des idées liturgiques les plus importantes, qu’il a
promût et représenté.
Bien que Merz n’ait
jamais systématiquement étudié la théologie, il est cependant parvenu à
maîtriser, avec une assurance extraordinaire, de façon juste et peut-on dire
prophétique, conceptions et connaissances liturgiques et théologiques. Il était
par nature un esthète, aussi, du moinns au début, étudie-t-il la liturgie comme
un art admirable, et ce sous l’influence des écrivains français. Il a rapidement
mûri, et la liturgie devient bientôt pour lui la seule et véritable vie de
l’Eglise. Il met en valeur également le rôle social et les caractéristiques de
la liturgie : la diffusion de la paix, de l’égalité et de la fraternité, les
intérêts individuels au service de la communauté, l’union des hommes entre eux
et avec les cieux.
Pie X avait établi son
programme liturgique sur la base du renouveau du tout en Jésus Christ. De même,
Merz pose la liturgie comme fondement de tout son apostolat du renouveau,
parce qu’il pense que la liturgie est l’expression la plus puissante du
renouveau du tout en Jésus-Christ. Afin que ce renouveau soit le plus profond,
le plus fécond, il recommande ceci :
– une solide connaissance
de la foi pour une compréhension de la richesse du missel et de la liturgie;
– un recueillement
quotidien sur les textes de la messe du jour qui doivent être lus la veille;
– ce recueillement doit
avoir lieu avant la messe, en découlant des décisions concrètes et non
pas communes;
– la messe doit être
prièe;
– il faut participer
activement à la liturgie avec attention et dans la joie, et non
passivement et machinalement.
Si l’on participe ainsi à
la liturgie, on saisit le mieux le mystère du Christ et de l’Eglise, et
c’est ce qui rend possible le renouveau, la renaissance dans le Christ.
Merz a saisit avec
justesse l’importance de la liturgie pour la rencontre de chacun avec Dieu et
pour toute la renaissance spirituelle. Il était convaincu que la messe est le
cœur de la liturgie, et que sans messe il ne peut y avoir de véritable vie
liturgique. Aussi, a-t-il justement le plus écrit, et parlé avec le plus
d’enthousiasme à propos de la messe, de la participation active, du missel, de
la communion et des chants grégoriens. Tout ce qu’il a dit et écrit à ce
propos, il l’a confirmé par sa vie, car il a participé, chaque jour, le missel
en main, à la messe, et à la communion. Il met en valeur la messe qui doit être
le cœur de chacun de nos jours, et le fait qu’au cours de la messe, nous devons
nous séparer de toute préoccupation et souci de la vie. Il affirme que la messe
est l’événement le plus important dans l’Eglise et que les plus grands mystères
en ce monde ont lieu à l’autel. Un véritable événement social a lieu au cours
de la messe : la prière et le sacrifice pour tous les hommes et au nom de tous
les hommes. Les prières de la messe sont des chefs-d’œuvre de littérature et de
musique.
La messe chantée est pour
lui la messe idéale, parce que Jésus lors de la cène a célébré la messe en
chantant. De même, durant les premiers siècles de la chrétienté, peuple et
prêtre chantaient alternativement la messe. D’autre part, la messe solennelle
chantée convient mieux à la dignité de la cérémonie, le chant unit nos voix
avec les chants à la louange et à la gloire de Dieu, le chant à l’unisson nous
enrichit et nous unit.
Merz souligne que le
chant n’atteindra son but que s’il est liturgique, c’est alors qu’il s’accorde
avec les différents éléments de la messe, aux temps liturgiques et à la
solennité du jour. Il reprend à son compte et souvent cite la réponse de Pie X
à celui qui lui demandait ce qui serait chanté durant la messe : “Fils, on ne
chante pas durant la messe, on chante la messe”. C’est pour cela que Merz
réclame que ne soient pas chantés durant la messe ces chants populaires
qui n’ont rien de commun avec cet office. Ne peuvent être chantés que les
chants dont la forme et le contenu sont faits pour la gloire de Dieu, et ceux
qui ne troublent pas l’attention de chacun durant la messe. Merz observe avec
tristesse que nombreux sont ceux qui sont loin de cet idéal.
Durant les conférences
qu’il donne, dans les articles qu’il rédige, il avertit sans relâche et
encourage le fait, que l’on doit participer activement à la messe, munit du
missel, en priant et suivant l’office avec le prêtre, et non pas en
récitant d’autres prières. Aussi, dans son article intitulé Considérations
sur le missel romain, il salue avec enthousiasme la première édition du
“Missel romain” du professeur Kniewald, et invite tous les croyants et
particulièrement les jeunes à adopter le missel avec toute leur âme, à
l’emporter à l’école et à l’église, sur le terrain de sport, et en chemin, et à
en apprendre par cœur certaines parties. Il est persuadé que le missel,
couramment utilisé, contribuera au renouveau religieux, moral et liturgique du
peuple croate. De la même façon, il écrivit beaucoup à propos de la beauté du
bréviaire.
Dans son article Jésus,
ami des tout petits, il raconte comment cerains écrivains se sont enthousiasmés
à la lecture de certaines des plus belles pages du missel et du bréviaire. Dans
de nombreux numéro de Posestrimstvo, courrier des “Aigles” (NdT :
organisation catholique de jeunes gens), dans la colonne “Liturgie”, il écrivit
à propos de l’utilisation du missel et encouragea les écrivains et tous les
croyants à se munir du missel à chaque messe, seule façon de vivre pleinement
la messe et la liturgie. Le missel, en réalité, aide et permet que l’on vive
l’année de l’Eglise selon justement la liturgie. Aussi, préconise-t-il la
communion lors de la messe, car la messe sans la communion est d’une certaine
manière “incomplète”, malgré toute participation. La communion est le summum de
la liturgie, elle doit être le centre de la vie de chaque croyant; toute notre
journée doit être centrée sur le Christ, c’est à dire amenée vers la communion.
Les premiers chrétiens, dit-il, étaient conscients de cela.
Merz exige que les
“Aigles” communient une fois par mois, et même si possible chaque semaine, la
communion devant être le fondement, la racine et la source de leur
organisation. Inlassablement, il insiste sur le fait que toutes nos prières
devraient être liturgiques et non pas sentimentales. Il dit à ce propos :
“Notre dévotion sera fondée et efficace si liturgiquement, elle es tjuste et
pure. Notre piété doit vivre avec l’Eglise, elle sera la plus pure, la plus
belle lorsqu’elle s’en tiendra aux formes déterminées et consacrées par
l’Eglise comme étant les formes de la prière et de la vie spirituelle”. La
prière individuelle, lorsqu’elle est liturgique, est en même temps universelle
et sociale, mais la prière liturgique collective est plus conseillée encore,
car elle développe chez chacun d’entre nous cette conscience qui dit que nous
sommes frères et sœurs, et enfants d’un même Père.
Merz a également
abondamment écrit sur le renouveau du chant d’église. Il écrit à ce propos que
l’Eglise a toujours chanté, à l’époque des catacombes comme après. Là où le
chant d’église est négligé, négligée l’est également la grande et sainte
tradition. Si nous désirons renouveler la vie chrétienne, nous devons
renouveler les rites et les traditions, et par conséquence le chant d’église.
Merz apprécie par dessus tout le chant grégorien et lui donne priorité, mais il
apprécie également les polyphonies vocales. Il a traduit et commenté
l’introduction et certaines parties du Motu proprio – de musica sacra. Tra
le sollecitudini. Il a commenté également la lettre de Pie X De
musice sacrae instauratione. Et, il a écrit de la même façon sur le chant
grégorien, l’a défendu, et a rendu compte de la beauté et de la signification
de ce chant.
Merz dit également qu’il
faut maintenir la tradition des chants populaires, car ils sont aussi
l’expression de la richesse du génie populaire, mais il leur consacre une place
en dehors des fonctions liturgiques, sauf pour ceux qui, de par leur esprit et
leur forme, conviennent à la liturgie.
Il s’oppose aux concerts
dans l’église, très à la mode à l’époque, s’ils ne sont pas organisés dans un
esprit liturgique.
Il a également écrit à
propos de l’année liturgique, de façon méditative et incitative et ce surtout
dans Posestrimstvo, et à propos de la beauté de l’année liturgique
dans Zivot (NdT : La Vie).
Lorsque Merz était jeune,
il privilégiait le slavon (NdT : langue vieux-slave) dans la liturgie et
pensait qu’il faut garder et introduire en liturgie les éléments nationaux et
les particularités de chaque nation, et même la langue nationale, et ce afin
que la liturgie se rapproche des mentalités et coutumes de ces nations. Il dit,
en outre, que les nations slaves entreront, dans l’avenir, dans l’unité de
l’Eglise et l’enrichiront de leurs valeurs spécifiques, et , de cette façon,
contribueront à son évolution. Les coutumes et particularités de chacune de ces
nations, qui se distingueront de plus en plus dans l’Eglise, aideront et, à la
fois, contribueront au fait que des vérités séparées soient à l’avenir
éclairées par une seule et vrai lumière et comprises dans leur véritable
dimension. Tout ceci a valeur œcuménique; cependant, plus tard, sous
l’influence de don Guéranger, Merz soutiendra que seul le latin est langue de
l’Eglise.
Il écrivit également
abondamment à propos de nombreux autres thèmes moins importants; tous ces
écrits révèlent cependant une connaissance profonde de l’esprit de la liturgie.
Ivan Merz dans la
lumière du Concile de Vatican II et des dispositions du Concile
Merz a été sous la grande
influence de don Guéranger, il a soutenu certaines de se idées nouvelles, qui
ne pouvaient être maintenues après le Concile de Vatican II et les dispositions
du Concile.
a) Les positions de Merz
que l’on ne peut retenir
Nous mentionnerons ce
thème très rapidement. Nous avons vu que Merz, dans sa jeunesse, privilégiait
le slavon, puis il a soutenu l’idée que l’Eglise devrait rapprocher la liturgie
des mentalités et coutumes de chaque nation et garder dans la liturgie la
langue nationale et d’autres éléments et habitudes nationales; la liturgie, de
cette façon, attirerait plus les gens, ce qui ne pourrait que contribuer au
renouveau liturgique. Il était convaincu que viendrait le jour où tout ceci se
réalisera dans la liturgie.
Les idées prophétiques et
profondes de Merz commencent à se réaliser avec le Concile de Vatican II,
avec l’introduction de la langue nationale et la décision de, tout à la fois,
respecter, conserver et promouvoir les qualités, particularités et diversités
spirituelles de chaque nation et race, et de les introduire dans la liturgie,
si elles s’accordent avec l’esprit liturgique.
Malheureusement, Merz,
par la suite, sous l’influence de Guéranger, n’est pas resté fidèle à ses
positions personnelles; aussi son idée ultérieure, faisant du latin, de tout
temps, l’unique langue de la liturgie, ne peut aujourd’hui être acceptée.
On ne saurait également
et totalement accepter son analyse de la liturgie comme un art, car ce serait
aujourd’hui d’une certaine manière un archaïsme. Cependant, on peut concevoir
que, pour les personnes particulièrement douées artistiquement, envisager la
liturgie sous cet angle peut aider à pénétrer intensément l’esprit et l’acceptation
de la liturgie. Ainsi était Merz. Mais , bien vite, chez lui, cette conception
artistique de la liturgie a fait place à une autre conception : celle de la vie
et de l’offrande.
Merz acceptait la
méditation durant la messe jusqu’à la consécration, et ce si l’on ne
disposait pas d’autre moment pour la méditation, bien qu’il précisait qu’il
fallait cependant l’éviter. Aujourd’hui, c’est une chose qu’on ne peut
admettre.
On ne peut non plus se
contenter de ses textes, totalement méditatifs, sur l’année liturgique. Il
existe encore un certain nombre de ces idées, de moindre importance, qui ne
peuvent non plus aujourd’hui être admises.
b) Les positions de
Merz qui ont valeur durable
La majorité des idées de
Merz, et en fait les plus importantes et essentielles, sur lesquelles il a
fondé tout son apostolat, est totalement en accord avec la doctrine et les
propositions du Concile de Vatican II, aussi ont-elles valeur durable.
Merz dit que dans
l’Eglise, corps mystique du Christ, se poursuit l’œuvre de la célébration de
Dieu et du salut des hommes, et cela se réalise dans la liturgie, par les
sacrements, les rites et les prières. Tous les membres de l’Eglise y ont leur
rôle, car chacun doit à sa façon prêcher et témoigner de la parole du Christ.
Le Saint-Esprit nous aide en cela. Ces mêmes idées et conceptions se trouvent
dans la Constitution du Concile sur la liturgie (SC2,5,6 et 7).
D’après Merz, l’Eglise
est le meilleur enseignant du renouveau et de la renaissance spirituels,
l’Eglise nous l’enseigne selon la liturgie et sous l’influence du Saint-Esprit.
La liturgie est le dialogue entre la “promise”, l’Eglise et le “promis”,
le Christ, dialogue toujours présent dans l’Eglise, particulièrement dans la
liturgie, où il se consacre avec nous. C’est ainsi que, dans la liturgie, nous
nous inclinons avec le Christ devant le Père dans l’Esprit et la Vérité, au nom
de tous les hommes, en cela nous nous sanctifions. La Constution du Concile dit
la même chose, l’œuvre de salut qui se poursuit dans l’Eglise, se réalise dans
la liturgie, dans le Christ Jésus avec la force du Saint-Esprit, parce que le
Christ est toujours présent dans l’Eglise, particulièrement dans les faits
liturgiques, par lesquels on donne à Dieu la gloire parfaite et par lesquels
les hommes s’inclinent (SC 6 et 7).
Merz dit qu’avec la
liturgie nous commençons, sur terre, à chanter la gloire de Dieu, ce qui nous
procure une joie immense; de cette manière, nous anticipons la liturgie
céleste. Cette même idée se trouve dans la Constitution (SC 8). Merz est
persuadé que le renouveau religieux ne peut se réaliser sans une vie dans
l’Eglise selon la liturgie. Pour lui, la liturgie est la vie de l’Eglise,
véritable, objective, attrayante, magnifique et universelle, l’expression de
l’esprit de l’Eglise. La messe et la communion sont le centre et le summum de
la vie et de la liturgie, l’Eucharistie est le fondement du renouveau et de la
source de la vie. Le Concile emploie les mots : “La liturgie est le summum vers
lequel tendent toutes les œuvres de l’Eglise, et en même temps la source d’où
elle tire toute sa force” (SC 10). Le Concile dit plus loin que la
liturgie, et particulièrement l’Eucharistie, est la source de la grâce, de la
sanctification et de la célébration de Dieu dans le Christ (SC 10).
Nous avons vu que Merz
tient à ce que la prière soit réfléchie, consciente, qu’elle vienne du cœur,
qu’elle soit une profonde résolution. Il donne la priorité à la prière
liturgique devant la prière individuelle, mais il n’exclut pas pour autant
cette prière, au contraire il l’encourage, mais exige qu’elle soit
liturgiquement vraie. Lorsque la prière individuelle respecte l’esprit de la
liturgie, elle devient universelle et liturgique. Il avertit que la valeur de
la prière ne dépend pas de sa longueur, et que la religion sans la prière n’est
rien, car la prière est le dialogue avec Dieu et la reconnaissance de Dieu. La
Constitution parle également de la nécessité des prières individuelles, qui
doivent être en accord avec les temps liturgiques et la liturgie, et inspirées
de la liturgie (SC 11, 12 et 13).
Merz relève la nécessité
d’une éducation liturgique du prêtre, des membres des organisations catholiques
et de tous les croyants, afin qu’ils puissent vivre avec l’Eglise selon
la liturgie. Cela a été le programme de son travail et de son action. On trouve
des directives semblables sur l’éducation et la formation liturgiques dans la
Constitution liturgique (SC 14-19). Merz relève également l’importance de
l’Ancien Testament dans les rites liturgiques. Il encourage le fait que chacun,
dans la liturgie, pratique ce qui lui tient à cœur, que chacun soit actif. Il
met en évidence le fait que la vie religieuse et liturgique dans le diocèse
dépend de l’évêque, de la paroisse, et du prêtre. Il donne également de l’importance
à l’harmonie et à la beauté de la cérémonie. Tout ceci se trouve dans la
Constitution du Concile (SC 24; 27-30; 34-35; 41-42).
Merz a également démontré
les caractéristiques sociales de la liturgie : elle diffuse la paix, l’égalité
et la fraternité, les intérêts individuels sont assujettis aux intérêts
collectifs, elle unie les hommes entre eux et les relie aux cieux. Cependant
tout ceci a une grande valeur, et la Constitution dit que, dans la liturgie, il
ne doit pas y avoir de différences de traitement ni entre les personnes, ni
entre les classes sociales, les prières ne se récitent qu’au nom du peuple
entier (SC 32, 33).
Chez don Guéranger,
l’aspect pastoral de la liturgie était assez mal développé, à la différence de
Merz qui accorda beaucoup d’attention au pastoral liturgique. La Constitution
du Concile accorde de même beaucoup d’importance à l’aspect pastoral de la liturgie
(SC 43-46).
L’Eucharistie est pour
Merz le centre de la liturgie et de la vie liturgique, aussi le mystère
eucharistique prend-il la place principale dans sa vie et dans son apostomat.
C’est pourquoi il dit que la messe doit être le cœur de la journée et prendre
la place principale dans la vie de chaque croyant, car c’est elle qui rend
éternel le sacrifice du Christ pour les hommes et au nom de tous les hommes.
Les “fruits” de la messe sont l’unité, l’amour, l’alliance, et l’âme s’y emplit
de grâce. Le summum, le centre de la messe est la consécration et la communion.
La Constitution du Concile emploie des formules identiques (SC 47).
Nous avons vu combien
Merz pouvait recommander la messe chantée, car elle nous élève, en quelque
sorte, vers les cieux liturgiques, nous unit les uns aux autres et à Dieu; mais
il insitait sur le fait que le chant doit être liturgique, et si possible
grégorien. La Constitution du Concile (SC 112-113) aborde en des termes très
semblables la noblesse, l’importance de la musique et du chant dans la
liturgie.
Nous sommes d’avis que la
principale préoccupation de Merz était d’enseigner à la jeunesse catholique et
aux croyants, en les encourageant, à participer activement et consciemment à la
messe munis du missel, car sans cette participation active il ne
peut y avoir de renouveau religieux. S’ils prient avec le missel, ils vivent
l’année liturgique de l’Eglise dans l’esprit liturgique, et avec le prêtre ils
apportent le sacrifice au Père, pour tous les hommes et au nom de tous. Toutes
les idées de Merz ont valeur durable et sont clairement évoquées dans la
Constitution du Concile (SC 48), à la différence que Merz les soutenait
quarante ans avant l’adoption de la Constitution.
Etant donné que Merz
était entièrement tourné vers la liturgie, il est compréhensible qu’il ait
conclu que la messe sans la communion n’est pas complète quant à notre
participation. En fait dit Merz, pendant la messe nous nous offrons en portant
le Christ en nous, et cette offrande ne saurait être entière que si elle
s’accompagne de la communion. Elle doit être le centre et le summum de la
journée d’un croyant, car elle est, elle aussi, le summum de la liturgie. La
Constitution dit également que la participation la plus achevée à la messe
s’exprime “lorsque les croyants, après la communion du prêtre, communient le
corps du Seigneur en ce même sacrifice” (SC 55).
Merz décrit la beauté et
la richesse du bréviaire et son importance pour la vie liturgique, et admire
l’Eglise qui dans le bréviaire chante la gloire de Dieu. Il prie le bréviaire
chaque jour et encourage à le faire. De même la Constitution du Concile dit que
l’Eglise, dans le bréviaire, a toujours loué le Seigneur et prié pour le salut
du monde et que le bréviaire est la source de la dévotion. Aussi encourage-t-elle
les croyants à le prier (SC 83).
Nous avons déjà mentionné
que Merz donnait une importance particulière au chant d’église. Il faut que
dans l’Eglise l’on ressente la joie et l’espoir, ce qu’apporte le chant dont
l’Eglise a toujours pris soin. Pour que le chant corresponde à son rôle, il
doit s’harmoniser avec les rites et les périodes liturgiques, il doit donc être
associé à la liturgie. La Constitution aborde la question en des termes
identiques (SC 112-114). Merz accordait une place spéciale à la chorale, ce sur
quoi l’Eglise insistait auparavant, le Concile le confirme également (SC 116).
Le Concile n’exclut cependant pas la polyphonie, ni toute autre forme de chant,
pour peu qu’ils correspondent à l’esprit du fait liturgique (SC 116). Merz en
parlait de la même manière et écrivit à ce sujet.
Merz bataillait contre
les chansons populaires qui ne s’harmonisent pas avec l’esprit liturgique;
elles furent pourtant introduites dans la liturgie. Il encourageait et
s’engageait cependant en faveur de la préservation des chants populaires
traditionnels religieux, car ils sont l’expression du génie populaire
religieux. Le Concile préconise également “que l’on préserve soigneusement le
chant populaire religieux”, conformément à l’usage pieux et saint, mais il ne
peut être introduit dans la liturgie que s’il s’harmonise avec l’esprit du fait
liturgique (SC 118).
Merz s’engageait en
faveur du renouveau du chant d’église selon les directives de Pie X, et
encourageait à le faire tous les croyants, et particulièrement les membres des
différents mouvements catholique, des séminaires, des diverses écoles
religieuses et les rédacteurs de la revue Sainte Cécile. La
Constitution dit à ce propos : “Il faut estimer grandement l’enseignement et la
pratique de la musique dans les séminaires, les noviciats des ordres masculins
et féminins, dans les cités scolaires, comme dans les institutions et écoles
catholiques” (SC 115).
Il faut, dit Merz,
maintenir dans la liturgie les éléments nationaux et les richesses des différentes
nations, mais il faut éloigner de l’Eglise les images et les statues qui n’ont
aucune valeur artistique, celles dont la valeur artistique est évidente doivent
être conservées. Les fleurs artificielles n’ont pas non plus leur place dans
l’église, les autels doivent être décorés avec peu de fleurs et peu de cierges.
Plus loin, il recommande, lors de la fabrication des aubes et autres vêtements
sacerdotaux, l’adaptation des ornements artistiques inspirés de motifs
nationaux, ainsi la décoration des églises obtiendrait un style national. La
Constitution du Concile adopte des dispositions similaires à ce propos (SC
122).
Après tous ces
développements, nous pouvons conclure de droit que la majorité des idées,
pensées, conclusions de Merz ont valeur durable, et notamment parmi elles les
plus essentielles, celles sur lesquelles repose tout son apostolat, pleinement
en accord avec la doctrine et les propositions de Vatican II. Il faut cependant
mentionner qu’il les a diffusé quarante ans avant le Concile. Ainsi Merz se
révèle être un homme clairvoyant, annonciateur des temps nouveaux dans
l’Eglise, dans la liturgie et dans la vie chrétienne, temps qui trouvent leur
confirmation et leur inspiration dans le synode de Vatican II, et leur
réalisation à notre époque actuelle.
l est évident que Merz
est une personnalité unique dans le mouvement moderne catholique et liturgique.
Les promoteurs de ces renouveaux dans les autres pays étaient le plus souvent
de grands moines ou des personnalités cléricales célèbres. Il s’agit cependant
ici d’un très jeune laïc catholique. Il développa son immense apostolat durant
six années, sans école, sans enseignement académique théologique et liturgique.
Et malgrè tout, nous découvrons chez lui des idées et des pensées originales,
capitales et inattendues à cette époque, semblant souvent révolutionnaires, qui
furent proclamées et réglementées par Vaticant II, et se trouvent dans les
textes du Concile en tant que normes du renouveau et de la vie chrétienne
authentique. Aussi, pouvons-nous dire que Merz est un grand homme, un homme de
mérite, qui a conçu des visions prophétiques propres au Concile et qui a
contribué à ce que se développe une vie chrétienne authentique chez de nombreux
catholiques croates.
S’il a accompli tout
cela, c’est parce qu’il savait aller de l’avant, défendre et diffuser
courageusement ses idées et ses opinions, même lorsque cela n’était pas facile,
lorsqu’il rencontrait des obstacles, des incompréhensions, des oppositions,
mais il réussit à vaincre tout cela, en faisant abnégation. C’est pour cela que
le succès devait arriver, et il vint… au moins comme un commencement.
Enfin, terminons avec les
paroles du professeur Tommaso Federici qui disait : “Ainsi, en tant que laïc,
seul parmi les promoteurs des mouvements liturgiques et de renouveau des temps
modernes, Ivan Merz est digne d’être appelé le fils aimé et chéri de l’Eglise,
une âme choisie, l’élu de Dieu, et d’être proposé comme exemple de sainteté
moderne, réelle et vivante.”
Tout ce que nous avons pu
exposer témoigne de la valeur et de la grandeur d’Ivan Merz. Dans son
entièreté, il est pour nous un homme, un apôtre, un promoteur de la liturgie,
un saint, dont on doit suivre l’œuvre et l’enseignement.
SOURCE : https://ivanmerz.hr/marin-skarica-ivan-merz-promoteur-du-renouveau-liturgigue-en-croatie%ef%bf%bc/
Relics of Popes Relics of Ivan Merz Tu Es PETRUS Tour of Papal Relics, 2017 (SM City Baliwag) Ivan Merz (1896-1928) The Solemn Exhibit and Veneration of the Sacred Relics and Memorabilia of the Popes from Saint Peter to Pope Francis an Apostolate of the Cause of Canonization of Blessed Ivan Merz, the Apostle of the Youth Patron Saint of Students and Teachers in the Philippines, since October 1, 2003, by Archbishop Giuseppe Pinto Apostolic Nuncio to the Philippines SM City Baliuag in Barangay Pagala
Also
known as
John Merz
Profile
Educated in
Banja Luka, briefly in a military academy, and in Vienna, Austria. Fought on
the Italian front
of World War I. After the war he studied again
in Vienna, in Paris, France,
and then taught French language
and literature at the University of
Zagreb, from which he received his Ph.D. in philosophy.
Though he decided to
remain a layman in
the world, Ivan took a vow of celibacy,
and devoted his free time to the Church.
He taught young Croatians,
and spoke and wrote to evangelize all Croats.
He worked for liturgical revival, and helped institute Catholic
Action in Croatia.
Born
16
December 1896 in
Banja Luka, Bosnia and Herzegovina
10
May 1928 in
Zagreb, Croatia of
natural causes
relics transferred
to the Shrine of the Holy Heart in Zagreb on 16
December 1977
5
July 2002 by Pope John
Paul II (decree of heroic
virtues)
22
June 2003 by Pope John
Paul II in Bosnia and Herzegovina
Additional
Information
other
sites in english
images
sitios
en español
Martirologio
Romano, 2001 edición
web
stranice na hrvatskom jeziku
fonti
in italiano
Dicastero
delle Cause dei Santi
sites
em português
Readings
Catholic faith is my life
vocation. – Blessed Ivan
Why do I love the Church
and the Holy Father? Because in the Church I see the clear picture of my
beloved Saviour and God Jesus in all His perfection, and in the Holy Father I
see the human image of my God and my Lord. – Blessed Ivan
Died in the peace of the
Catholic faith. My life had been Christ, and death was my gain. I am expecting
the mercy of the Lord and undivided, complete, eternal possession of the most
Holy Heart of Jesus. Happy in peace and joy. My soul is reaching the goal for
which it had been created. – Blessed Ivan
in a testament he wrote just before his death; today it serves as the epitaph
on his tomb
MLA
Citation
‘Blessed Ivan
Merz‘. CatholicSaints.Info. 9 May 2024. Web. 9 May 2026.
<https://catholicsaints.info/blessed-ivan-merz/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-ivan-merz/
Bl. Ivan Merz
Feastday: May
10
Patron: of
Croatian youth, youth as a whole, World Youth Day celebrations
Birth: 1896
Death: 1928
Beatified: Pope John Paul
II
Blessed Ivan Merz (1896-1928
in Zagreb) was a Bosnian-Croatian lay academic, beatified by Pope John Paul II
on a visit at Banja Luka, Bosnia and Herzegovina on June 23, 2003. Ivan Merz
promoted the liturgical movement in Croatia and together with Ivo Protulipac
created a movement for the young people, “The Croatian union of the Eagles”
(“Hrvatski orlovski savez)”, inspired by the “Eucharistic Crusade,” which he
had encountered in France.
SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=7250
MASS AND BEATIFICATION OF
THE SERVANT OF GOD IVAN MERZ
HOMILY OF JOHN PAUL II
1. "You are the
light of the world". Jesus today repeats these words for us, dear
brothers and sisters, for our liturgical assembly. They are not simply a moral
exhortation. They are a statement of fact which expresses an
essential requirement flowing from the reception of Baptism.
By virtue of this
sacrament human beings become members of the Mystical Body of Christ (cf. Rom
6:3-5). The Apostle Paul states: "As many of you as were baptized into
Christ have put on Christ" (Gal 3:27). Saint Augustine rightly exclaimed:
"Let us rejoice and give thanks: we have become not only Christians but
Christ himself… Marvel and rejoice, for we have become Christ" (In Ioann.
Evang. Tract. 21:8, CCL 36:216).
Christ is "the true
light that enlightens every man" (Jn 1:9). Christians for their part are
called to become a reflection of this Light by following and
imitating Jesus. For this reason they will listen to and meditate on Christ’s
word, take conscious and active part in the Church’s liturgical and sacramental
life, and carry out the commandment of love by serving their brothers and
sisters, especially the helpless, the poor and the suffering.
2. I greet with affection
the Bishop of Banja Luka and President of the Episcopal Conference, the Most
Reverend Franjo Komarica, and I thank him for his cordial words of greeting at
the beginning of this Eucharistic celebration. My respectful greeting also goes
to the other Bishops of Bosnia-Hercegovina, and in particular to Cardinal Vinko
Pulijć, the Archbishop of Vhrbosna and a native of this Diocese, and to the
other Cardinals and Bishops who join us. I greet in the Lord all the pilgrims who
have gathered here from different parts of this country and from neighbouring
nations.
I send a fraternal
greeting to His Beatitude Patriarch Pavle and the Members of the Holy Synod of
the Serbian Orthodox Church. The new vitality recently gained in our journey
towards mutual understanding, reciprocal respect and fraternal solidarity is a
cause for joy and hope for this region.
My greetings go also to
the members of the other Ecclesial Communities of Bosnia-Herzegovina, and to
the members of the Jewish community and the Islamic community.
I greet the Honourable
Members of the Presidency of Bosnia-Hercegovina and all the other civil and
military Authorities. I very much appreciate your presence and I thank you for
all that you have contributed to the organization of my visit to your country.
Finally to you, the
beloved sons and daughters of this pilgrim Church in
Bosnia-Hercegovina, I open wide my arms in order to embrace you and
tell you that you have an important place in the Pope’s heart. He constantly brings
before the Lord in prayer the sufferings which still burden your journey and he
shares with you in hope the expectation of better days.
From this city, marked in
the course of history by so much suffering and bloodshed, I ask Almighty God to
have mercy on the sins committed against humanity, human dignity and freedom
also by children of the Catholic Church, and to foster in all the desire for
mutual forgiveness. Only in a climate of true reconciliation will the memory of
so many innocent victims and their sacrifice not be in vain, but encourage
everyone to build new relationships of fraternity and understanding.
3. Dear brothers and
sisters, the just man, surrounded by divine light, becomes in turn a
lamp which radiates light and gives warmth. This is what we learn today
from the figure of Ivan
Merz.
A gifted young man, he
made a good return on his rich natural talents and obtained great human
success: it can be said that he had a very successful life. But that is
not the reason why he is today declared Blessed. What makes him one of the
choir of the Beati is his success in God’s eyes. The great aspiration of
his whole life was "never to forget God, to desire always to be one with
him". In all his activities Ivan Merz sought "the surpassing worth of
knowing Christ Jesus" and he allowed Christ to make him his own (cf. Phil
3:8,12).
4. At the school of the
liturgy, the source and summit of the Church’s life (cf. Sacrosanctum
Concilium, 10), Ivan Merz grew to the fullness of Christian
maturity and became one of the principal promotors of the liturgical
renewal in his country.
Taking part in Mass and
drawing nourishment from the Body of Christ and the Word of God, he drew the
inspiration to become an apostle of young people. It was not by chance that he
chose as his motto "Sacrifice – Eucharist – Apostolate". Conscious of
the vocation he had received in Baptism, he made his whole life a
"race" towards holiness, the "high standard" of Christian
life (cf. Novo
Millennio Ineunte, 31). For this reason, as the First Reading says,
"his memory will not disappear, and his name will live through all
generations" (Sir 39:9).
5. The name of Ivan
Merz has meant in the past a programme of life and of
activity for an entire generation of young Catholics. Today too it must do
the same! Your country and your Church, dear young people, have experienced
difficult times and now there is a need to work together so that life on
all levels will fully return to normal. I therefore appeal to each of you; I
invite you not to step back, not to yield to the temptation to become
discouraged, but to multiply initiatives which will make Bosnia-Hercegovina
once more a land of reconciliation, encounter and peace.
The future of this land
depends also on you! Do not seek a more comfortable life elsewhere, do not flee
from your responsibilities and expect others to resolve problems, but
resolutely counter evil with the power of good.
Like Blessed Ivan, strive
for a personal encounter with Christ which sheds new light on life.
May the Gospel be the great ideal guiding your approaches and your decisions!
Thus you will become missionaries in word and deed, signs of God’s love and
credible witnesses of the merciful presence of Christ. Never forget: "one
does not light a lamp and put it under a bushel" (cf. Mt 5:15).
6. Dear brothers and
sisters who take part with such fervour in this celebration, may the peace of
God, which transcends all understanding, keep your heart and your spirit in the
knowledge and love of God and of his Son, our Lord Jesus Christ!
This is the prayer and
the wish which, through the intercession of Blessed Ivan
Merz, the Pope today offers for you and for all the peoples of
Bosnia-Hercegovina.
Copyright © Dicastery for
Communication
IVAN MERZ (1896-1928)
Ivan Merz was born in
Banja Luka, Bosnia, on 16 December 1896, and was baptized on 2 February 1897.
He attended elementary and middle school in Banja Luka and, after a brief
period of education at the military academy of Wiener Noustadt, he enrolled in
1915 at the University of Vienna, with the dream of teaching young people in
Bosnia; thus, he would be following the example of his professor, Ljubomir Marakovic,
who helped Ivan to discover the richness of the Catholic faith.
In March 1916, Ivan was
enlisted in the army and shipped to the Italian battle front, where he spent
the greater part of two years beginning in 1917. The war experience and its
horrors marked a turning point in Ivan's young life and contributed greatly to
his spiritual growth, prompting him to abandon his future into God's hands and
to strive with all his might towards the goal of Christian perfection.
On 5 February 1918, he
wrote in his diary: "Never forget God! Always desire to be united with
Him. Begin each day in the first place with meditation and prayer, possibly
close to the Blessed Sacrament or during Mass. During this time, plans for the
day are made, one's defects are put under examination and grace is implored for
the strength to overcome all weakness. It would be something terrible if this
war had no meaning for me!... I must begin a life regenerated in the spirit of
this new understanding of Catholicism. The Lord alone can help me, as man can
do nothing on his own". At this time, Ivan also made a private vow of
perpetual chastity.
After the war, he
continued his studies at Vienna (1919-20), and then in Paris (1920-22). In 1923
he obtained a degree in philosophy. His thesis was entitled "The influence
of the Liturgy on the French authors". He then became a professor of
language and French literature and was exemplary in his dedication to the
students and to his responsibilities as a teacher.
In his spare time he
studied philosophy and theology and deepened his knowledge of the documents of
the Magisterium of the Church.
Ivan was especially noted
for his interest in young people and concern for their growth in faith and
holiness. He started the "League of Young Croatian Catholics" and the
"Croatian League of Eagles" within the Croatian Catholic Action
Movement. Their motto was: "Sacrifice Eucharist Apostolate".
For Ivan, the purpose of
this organization was to form a group of front-line apostles whose goal was
holiness. This scope of this goal also flowed over into liturgical renewal, of
which Ivan was one of the first promoters in Croatia.
As a Catholic
intellectual, Ivan was able to guide young people and adults to Christ and His
Church through his writings and organized gatherings. He also sought to teach
them love and obedience to the Vicar of Christ and the Church of Rome.
In the face of any
misunderstandings and difficulties, Ivan always had an admirable patience and
calm, the fruit of his continual union with God in prayer. Those who knew him
well described him as a person who had his "mind and heart immersed in the
supernatural". Convinced that the most effective way to save souls was
through efficacious suffering, he offered to God all his physical and moral
sufferings, particularly for the intention of the success of his apostolic
endeavours.
Shortly before his death,
he offered his life for the youth of Croatia. In short, the young man believed
that his vocation was very simply "the Catholic faith".
Ivan Merz died on 10 May
1928 in Zagreb. He was 32 years old.
SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20030622_merz_en.html
Blessed John (Ivan) Merz
The distinguished layman
in testifying the Gospel’, was how Pope John Paul II described Ivan Merz on
September 10, 1994, in the Zagreb cathedral. The process of beatification
and canonization of Ivan Merz began in Zagreb in 1958 and was continued in 1986
in Rome.
Aware of the fact that he would die young, at his deathbed Ivan Merz offered
his life to God as a sacrifice for the Croatian youth. To what extent this
sacrifice pleased God was seen in the years that followed: he became a role
model and ideal of Christian life for thousands of young people.
Ivan Merz was born on December 16, 1896 in Banja Luka. He grew up in a liberal
environment. The merit for his religious orientation already visible towards
the end of his grammar school days was to be given to teacher Ljubomir
Maraković, an exemplary Catholic layman. Through literature and art,
Maraković steered him towards moral and religious values. At a ripe age, Merz
wrote about him: ‘A Catholic layman saved me for eternity.’
Throughout his life, Ivan Merz kept an especially interesting and educational
diary. He completed his literary studies in Paris and upon the return to
Zagreb, he became a French and German teacher at the Archdiocesan Classical
Gymnasium.
He was especially interested in liturgy. Merz once said: ‘It is a meeting with
God, it is the peak of artistic achievement.’
Without any prejudice and limitations, he embraced the faith of the Church in
the real Christ’s presence in the Eucharist, and in his diary, he wrote: ‘The
Eucharist is the source of life’. And this is why sacrifice, Eucharist, and
apostolate are the three words carved on his tombstone. The Blessed
Virgin Mary had an important role in Ivan’s life as she was the one he
addressed his honest and touching prayers.
Ivan Merz became a moral leader of the Catholic youth and presented the public
with a new way of thinking, feeling, and judging through spiritual values. His
educational work, particularly his work in the last couple of years of his
life, was dedicated to moral problems.
He studied everything that the Church’s theologians, the Pope, and bishops all
over the world wrote and taught about. He devoted himself to instilling proper
concepts and perceptions of love, marriage, purity, and sexuality in youth.
He died on May 10, 1928. The news of his death spread quickly all over Zagreb
and then Croatia.
He left an indelible imprint of which many books, articles, and nicknames
testify. ‘the light at the Mountain’, ‘the knight of God’, ‘the brother
knight’, ‘the angel consoler’, ‘the knight of Christ the King’, ‘the Pope’s
man’, and ‘the God’s man’ are just some of them.
His remains are kept in Zagreb, in the Basilica of the Sacred Heart of Jesus on
Palmotićeva Street.
SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-ivan-merz/
Tableau
à la basilique du Sacré-Cœur de Zagreb.
Slika
Ivana Merza u Bazilici Srca Isusova u Zagrebu
Beato Ivan
Merz Laico della Croazia
Festa: 10 maggio
Banja Luka, Bosnia, 1896
- Zagabria, Croazia, 10 maggio 1928
Nato a Banja Luka nel
1896, si configura come un esempio emblematico di laico cristiano impegnato
nella società del primo Novecento. La sua esistenza, breve ma intensa, si
dipana come un affascinante romanzo di formazione, in cui la fede cattolica
diviene bussola in un'epoca di profondi sconvolgimenti. Cresciuto in una
famiglia borghese non particolarmente religiosa, Ivan trova la sua strada verso
la santità grazie all'incontro con un insegnante del ginnasio e all'esperienza
della Prima Guerra Mondiale, che forgia il suo carattere e lo avvicina a Dio.
Laureato in filosofia e letteratura francese, Merz si dedica con fervore
all'apostolato tra i giovani, fondando le "Aquile" (Orlovi)
nell'ambito dell'Azione Cattolica e diffondendo in Croazia i principi del
movimento liturgico. Intellettuale cattolico di rara sensibilità, egli anima e
orienta la gioventù verso Cristo e la Chiesa, ponendosi come modello di vita
esemplare. La sua prematura scomparsa quando ha soli 32 anni.
Martirologio
Romano: A Zagabria in Croazia, beato Ivan Merz, che, dedito agli studi
umanistici e all’insegnamento, diede ai giovani un fulgido esempio di educatore
radicato nella fede in Cristo e di laico cristiano impegnato per il progresso
della società.
Lo definiscono un “frutto
spirituale spontaneo”, perché alle spalle non ha una famiglia di solidi
princìpi cristiani, non un seminario e neppure una guida spirituale stabile.
Trova da solo la “sua” strada verso la santità e, inoltre, gli riesce di essere
guida e modello per molti altri. Nasce a Banja Luka (in Bosnia Erzegovina) nel
1896, in una famiglia liberale e borghese. E’ un giovane brillante, elegante e
moderno, che va in bicicletta, pattina, gioca a calcio e a scacchi. E’ ammirato
e anche un po’ invidiato quando gioca – anche piuttosto bene - a tennis con i
generali dell’esercito austriaco, ex colleghi di suo padre. Studia in privato
l’inglese, il pianoforte, il violino. Ha dunque tutte le carte in regola per
entrare nella buona società, lasciarsi avvolgere dal lusso e abbandonarsi ad
una spensierata leggerezza. Ha una fede debole, vissuta con leggerezza, in
perfetta linea con il clima respirato in famiglia. Ad avvicinarlo alla fede,
quella autentica e matura vissuta con intensità e coerenza, è uno dei suoi
insegnanti del ginnasio, al quale sarà sempre riconoscente. A 16 anni il primo
amore, il primo ballo, il primo bacio, ma Greta muore poco dopo in modo
tragico, lasciandogli un rimpianto dentro che lo accompagnerà a lungo. I
genitori lo vogliono all’accademia militare, ma ne esce dopo appena tre mesi,
nauseato dalla corruzione dell’ambiente. Si iscrive all’università di Vienna e
comincia a camminare sulla strada della perfezione, migliorando ogni giorno,
rispettando un rigido programma di vita che si è dato, pregando tanto e
ricevendo spesso la comunione. Nel 1916 parte per la guerra e ad inizio 1918 lo
troviamo sul fronte italiano: guarda la morte in faccia e ripudia ancor di più
la guerra, che ha già sempre contestato. Ma la guerra lo forgia, lo plasma e
gli insegna molte cose: quando torna a casa ha superato tutte le crisi e le
lotte spirituali, è diventato maturo, è sempre più saldo nella fede. Va a
studiare a Parigi la letteratura francese, grazie ad una borsa di studio e
comincia a preparare la tesi di laurea sull’influsso della liturgia sugli
scrittori francesi: si sta infatti innamorando della liturgia e vuole che se ne
innamorino i giovani, per i quali inizia un intenso apostolato, fatto
soprattutto di testimonianza. Tutti sono d’accordo nel dire che da lui emana
una luce e una forza che hanno radice nella sua vita di preghiera e di
penitenza. Scopre che “la fede cattolica è la mia vocazione di vita” e poiché
la fede senza le opere è morta, eccolo impegnato in squisiti gesti di carità,
di bontà e di accoglienza che stupiscono e commuovono. Fedelissimo al Papa e
innamorato della Chiesa, si forza di far assorbire all’associazionismo
cattolico croato i princìpi dell’Azione Cattolica, enunciati da Pio XI
nell’enciclica del 1922. Muore a Zagabria dopo appena alcuni mesi di malattia
il 10 maggio 1928, a soli 32 anni, offrendo la vita per la Chiesa e per i
“suoi” giovani. Giovanni Paolo II°, il 22 giugno 2003, nel suo viaggio in
Bosnia eleva agli onori degli altari il primo bosniaco, proclamando beato Ivan
Merz, il giovane in “formato europeo” che può essere patrono e modello dei cittadini
di un’Europa unita dalle comuni radici cristiane.
Autore: Gianpiero
Pettiti
Ivan Merz e nato a Banja Luka in Bosnia il 16 dicembre 1896. Lì riceve un'educazione piuttosto liberale. Finisce gli studi ginnasiali nella sua città natale. Conseguito il diploma liceale nel 1914, frequenta per tre mesi l'accademia militare di Vienna e poi comincia gli studi universitari. A causa della Prima guerra mondiale deve interrompere gli studi e viene arruolato; sperimenta sul fronte tutte le atrocita della guerra. Finita la guerra, riprende gli studi di letteratura a Vienna e li termina a Parigi. Nel 1922, ritorna a Zagreb (Croazia) dove diventa professore di letteratura e lingua francese. Infine nel 1923, si laurea in filosofia all'Università di Zagabria con la tesi: "L'influenza della liturgia sugli scrittori francesi".
Privatamente si dedica ai studi di filosofia, teologia e approfondisce i documenti del Magistero della Chiesa. Attraverso la meditazione, ma soprattutto grazie all'esperienza acquisita durante la guerra, raggiunge il vero significato della vita nella fede cristiana. Si dona completamente a Cristo e fa da laico il voto di castità perpetua. Dedica tutto il suo tempo libero all'educazione della gioventù croata, nell'organizzazione delle "Aquile" (Orlovi), nell'ambito dell'Azione Cattolica e crea per questa il motto "Sacrificio-Eucaristia-Apostolato". Come intellettuale cattolico, attraverso scritti e incontri, anima e orienta giovani e adulti verso Cristo e verso la Chiesa. Diffonde sistematicamente in Croazia l'Azione Cattolica. I cattolici croati lo considerano uno dei massimi iniziatori del movimento liturgico. Come intellettuale cattolico si distingue per l'amore e la devozione verso la Chiesa di Roma e verso il Vicario di Cristo; i due sentimenti che cerca di inculcare in tutte le persone con le quali viene a contatto. Anche se giovane laico, è considerato come uno dei pilastri della Chiesa croata. Con la sua vita cristiana esemplare, con l'apostolato e le voluminose opere scritte, ha lasciato nella Chiesa croata una preziosa eredità spirituale che è diventata fonte di ispirazione per le future generazioni.
Desiderava fondare una comunità di laici al servizio di Cristo e della Chiesa. Questo suo progetto, dopo la sua morte, si e concretizzato in parte per opera di Marica Stankovic, che ha fondato il primo Istituto secolare femminile in Croazia: "La Comunità delle collaboratrici di Cristo Re". Il nome di Ivan Merz ha significato e significa tuttora un programma di vita e di lavoro.
Ivan è stato un uomo di fede autentica, di viva preghiera, di tenace abnegazione. Riceveva la Comunione tutti i giorni e partecipava all'adorazione eucaristica. Fu un uomo di vasta cultura, era vicino ai suoi simili, manifestava a ciascuno tutto il suo amore cristiano.
Ivan è morto a Zagabria a soli 32 anni, il 10 maggio 1928 in odore di santità. In punto di morte ha offerto a Dio la sua vita per la gioventù croata.
I suoi resti mortali si trovano nella Basilica del Sacro Cuore a Zagabria, dove negli ultimi sei anni della sua vita era solito partecipare alla messa quotidianamente. Nel 1958 è iniziato il processo diocesano per la sua beatificazione, conclusosi nel 1986. Fu poi trasferito a Roma presso la Congregazione per le cause dei santi, dove adesso prosegue.
Su Ivan Merz sono pubblicati parecchi scritti, prevalentemente in lingua
croata. A Roma, sull'Anselmianum (1975) et sul Salesianum (1978) sono state
scritte in italiano e pubblicate due tesi di laurea su Ivan Merz. In occasione
del Sinodo dei Vescovi sui laici in Vaticano il 10 ottobre 1987 fu tenuto a
Roma nella Curia Generalizia dei Gesuiti un simposio su Ivan Merz. La figura di
Ivan Merz fu presentata anche nel Colloquio internazionale sulle comuni radici
cristiane delle nazioni europee tenutosi in Vaticano nel novembre 1981. Nel
1998 la Libreria Editrice Vaticana ha publicato il volume di Mons. Fabijan
Veraja "Ivan Merz pioniere dell'Azione Cattolica in Croazia" di 1104
pagine che serve anche come documento base per il suo processo di
beatificazione.
Nella personalità di Ivan Merz confluiscono dal punto di vista etnico e
culturale, elementi di varie nazioni europee, in un insieme armonico,
perfettamente saldato dalla religione cattolica. In questo senso Ivan Merz puo
servire da modello per i cittadini di una futura Europa unita sulle comuni
radici cristiane.
PENSIERI DI IVAN MERZ
Devi sapere che la vita universitaria a Vienna, la guerra, gli studi e, alla fine Lourdes mi hanno convinto fino in fondo sulla veridicità della fede cattolica. Ed e per questo che tutta la mia vita ruota intorno a Cristo Signore (lettera alla madre da Parigi nel 1921).
La fede cattolica è la mia vocazione di vita.
Perchè amo la Chiesa Cattolica e il Santo Padre?
Perchè nella Chiesa vedo la chiara immagine dell'amatissimo Salvatore, l'uomo-Dio Cristo Gesù, con tutte le sue perfezioni, e nelle sembianze del Papa vedo il mio Dio e il mio Signore.
Se non credessi cesserei di esistere.
Alla radice di ogni apostolato deve esserci la lotta contro il peccato.
Il testamento di Ivan
Morto nella pace della fede cattolica. La mia vita fu Cristo e la morte un guadagno. Aspetto la misericordia del Signore e l'indivisibile, completo, eterno possesso del Santissimo Cuore di Gesù. Felice nella gioia e nella pace. La mia anima raggiungerà lo scopo per il quale è stata creata.
Questo testo Ivan Merz I'ha composto da solo poco prima di morire. Oggi si
trova come epitafio sulla sua tomba nella Basilica del Sacro Cuore a Zagabria.
Autore: Bozidar Nagy
SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/52820
Cathedral
of Varaždin, Croatia - Blessed Ivan Merz statue
Varaždinska
katedrala, Hrvatska - kip bl. Ivana Merza
SANTA MESSA E
BEATIFICAZIONE DEL SERVO DI DIO IVAN MERZ
OMELIA DI GIOVANNI PAOLO
II
1. "Voi siete la
luce del mondo". Questa affermazione, carissimi Fratelli e Sorelle, Gesù
la ripete oggi per noi, nella nostra assemblea liturgica. Non è una semplice
esortazione morale. E' una constatazione, che
esprime un'insopprimibile esigenza derivante dal Battesimo ricevuto.
In virtù di questo
Sacramento, infatti, l'essere umano è inserito nel Corpo mistico di Cristo
(cfr Rm 6,3-5). L'apostolo Paolo afferma: "Quanti siete stati
battezzati in Cristo vi siete rivestiti di Cristo" (Gal 3,27).
Giustamente pertanto Agostino esclamava: "Rallegriamoci e ringraziamo:
siamo diventati non solo cristiani, ma Cristo... Stupite e gioite: Cristo siamo
diventati" (In Ioann. Evang. tract., 21, 8: CCL 36, 216).
Ma Cristo è "la luce
vera, quella che illumina ogni uomo" (Gv 1,9). Il cristiano perciò è
chiamato a diventare a sua volta riflesso di questa Luce, seguendo e
imitando Gesù. Per questo egli ascolterà e mediterà la sua parola, parteciperà
in modo consapevole e attivo alla vita liturgica e sacramentale della Chiesa,
praticherà il comandamento dell'amore servendo i fratelli, specialmente se
piccoli, poveri e sofferenti.
2. Saluto con affetto il
Vescovo di Banja Luka e Presidente della Conferenza Episcopale, Mons. Franjo
Komarica, e lo ringrazio per le cordiali parole che mi ha rivolto all'inizio di
questa Celebrazione eucaristica. Il mio deferente pensiero va, poi, agli altri
Vescovi della Bosnia ed Erzegovina, in particolare al Signor Cardinale Vinko
Pulijć, Arcivescovo di Vrhbosna e originario di questa diocesi, ed agli altri
Cardinali e Vescovi che ci accompagnano. Un saluto nel Signore a tutti i
pellegrini qui convenuti dalle diverse parti del Paese e dalle Nazioni vicine.
Un fraterno saluto invio
a Sua Beatitudine il Patriarca Pavle e ai Membri del Santo Sinodo della Chiesa
Ortodossa serba. Il nuovo vigore che, in tempi recenti, ha acquistato il nostro
cammino verso la mutua comprensione, il reciproco rispetto e la fraterna
solidarietà sono motivo di gioia e di speranza per questa regione.
Il mio pensiero si
rivolge anche ai fedeli delle altre Comunità ecclesiali di Bosnia ed
Erzegovina, come pure ai fedeli della Comunità ebraica e della Comunità
islamica.
Saluto i Signori Membri
della Presidenza della Bosnia ed Erzegovina e tutte le altre Autorità civili e
militari. Apprezzo molto la vostra presenza e vi ringrazio per quanto avete
fatto per l'organizzazione di questa mia visita alla vostra Terra.
E quindi a
voi, amati figli di questa Chiesa pellegrina in Bosnia ed
Erzegovina, spalanco le mie braccia per accogliervi e dirvi che
occupate un posto importante nel cuore del Papa. Egli porta costantemente nella
preghiera davanti al Signore la sofferenza che ancora rende pesante il vostro
cammino e condivide con voi nella speranza l'attesa di giorni migliori.
Da questa città, segnata
nel corso della storia da tanta sofferenza e tanto sangue, imploro il Signore
Onnipotente affinché abbia misericordia per le colpe commesse contro l’uomo, la
sua dignità e la sua libertà anche da figli della Chiesa cattolica e infonda in
tutti il desiderio del reciproco perdono. Soltanto in un clima di vera
riconciliazione, la memoria di tante vittime innocenti e il loro sacrificio non
saranno vani, ci incoraggeranno a costruire rapporti nuovi di fraternità e di
comprensione.
3. Carissimi Fratelli e
Sorelle, il giusto, inondato dalla luce divina, diventa a sua
volta fiaccola che risplende e riscalda. E' quanto ci insegna oggi la
figura del nuovo Beato
Ivan Merz.
Giovane brillante, seppe
moltiplicare i ricchi talenti naturali di cui era dotato ed
ottenne numerosi successi umani: si può parlare della sua come di una
vita ben riuscita. Ma la ragione per cui egli viene oggi ascritto all'albo dei
Beati non è quella. Ciò che lo introduce nel coro dei Beati è il suo
successo davanti a Dio. La grande aspirazione di tutta la sua vita, infatti, è
stata quella di "mai dimenticare Dio, desiderare sempre di unirsi a
Lui". In ogni sua attività, egli ricercò "la sublimità della
conoscenza di Cristo Gesù" e si lasciò "conquistare" da Lui
(cfr Fil 3,8.12).
4. Alla scuola della
liturgia, fonte e culmine della vita della Chiesa (cfr Sacrosanctum
Concilium, 10), Ivan
Merz crebbe fino alla pienezza della maturità cristiana e
divenne uno dei promotori del rinnovamento liturgico nella sua
Patria.
Partecipando alla Messa,
nutrendosi del Corpo di Cristo e della Parola di Dio, egli trasse la spinta a
farsi apostolo dei giovani. Non a caso scelse come il motto "Sacrificio -
Eucaristia - Apostolato". Cosciente della vocazione ricevuta nel
Battesimo, fece della sua esistenza una corsa verso la santità,
"misura alta" della vita cristiana (cfr Novo
millennio ineunte, 31). Per questo, come afferma la prima lettura,
"non scomparirà il suo ricordo, il suo nome vivrà di generazione in
generazione" (Sir 39,9).
5. Il nome di Ivan Merz
ha significato un programma di vita e di azione per tutta una generazione
di giovani cattolici. Deve continuare ad esserlo anche oggi! La vostra Patria e
la vostra Chiesa, carissimi giovani, hanno vissuto momenti difficili ed ora
occorre lavorare perché la vita riprenda pienamente ad ogni livello. Mi
rivolgo, pertanto, a ciascuno di voi, invitandovi a non tirarvi
indietro, a non cedere alla tentazione dello scoraggiamento, ma a moltiplicare
le iniziative perché la Bosnia ed Erzegovina torni ad essere terra di
riconciliazione, di incontro e di pace.
Il futuro di queste
contrade dipende anche da voi! Non cercate altrove una vita più comoda, non
fuggite le vostre responsabilità aspettando che altri risolvano i problemi, ma
ponete risolutamente rimedio al male con la forza del bene.
Come il Beato
Ivan, ricercate l'incontro personale con Cristo che illumina di
luce nuova la vita. Il Vangelo sia il grande criterio che guida i vostri
orientamenti e le vostre scelte! Diventerete così missionari con i gesti e le
parole e sarete segni dell'amore di Dio, testimoni credibili della presenza misericordiosa
di Cristo. Non dimenticate: "Non si accende una lucerna per metterla sotto
il moggio" (Mt 5,15).
6. Cari Fratelli e
Sorelle che partecipate con tanto fervore a questa Celebrazione, la pace di Dio
Padre, che sorpassa ogni sentimento, custodisca il vostro cuore e il vostro
spirito nella conoscenza e nell'amore di Dio e del suo Figlio, il Signore
nostro Gesù Cristo!
E' la preghiera e
l'augurio che, per intercessione del Beato
Ivan Merz, il Papa eleva oggi per voi e per tutti i Popoli della Bosnia ed
Erzegovina.
***
Cari giovani, al termine
di questa solenne liturgia nella quale ho proclamato beato Ivan Merz, un
giovane della vostra terra, desidero consegnarvi la croce venerata presso
l'altare durante questa celebrazione eucaristica. Il beato Ivan ha posto al
centro del suo studio, del suo insegnamento, del suo apostolato il mistero
pasquale che viene celebrato nella liturgia, fonte e culmine della vita della
Chiesa. Accogliete nella vostra vita la croce gloriosa di Cristo! Sull'esempio
del beato Ivan siate i testimoni della bellezza del culto cristiano ed
esprimete nella vita quanto avete ricevuto nella fede. Nel vostro
pellegrinaggio verso il Regno la croce vi sia sempre luce e guida. Andate nella
gioia del Signore.
Copyright © Dicastero per
la Comunicazione
IVAN MERZ (1896-1928)
Il venerabile Servo di
Dio Ivan Merz nacque a Banja Luka il 16 dicembre 1896 ed ivi ricevette il
battesimo il 2 febbraio 1897. Qui frequentò le scuole elementare e media. Dopo
un breve periodo trascorso presso l'Accademia militare di Wiener Neustadt, nel
1915 si iscrisse all'Università di Vienna, aspirando a diventare professore per
potersi dedicare all'istruzione e all'educazione dei giovani in Bosnia,
sull'esempio del suo professore Ljubomir Maraković, al quale era sempre grato
per averlo aiutato a scoprire le ricchezze della fede cattolica.
Nel marzo 1916 fu
arruolato nell'esercito per essere poi mandato al fronte italiano, dove passò
la maggior parte del 1917 e del 1918. L'esperienza della guerra contribuì ad
una più rapida maturazione spirituale del giovane, il quale, indignato per gli
orrori di cui fu testimone, rimettendo il suo destino nelle mani di Dio, si
proponeva di tendere con tutte le forze alla perfezione cristiana. «Mai
dimenticare Dio! Desiderare sempre di unirsi a Lui... Sarebbe una cosa
terribile se questa guerra non avesse alcuna utilità per me!... Devo cominciare
una vita rigenerata nello spirito della nuova conoscenza del cattolicesimo.
Soltanto il Signore mi aiuti, perché l'uomo non può fare nulla da se stesso».
Così scriveva nel Diario, il 5 febbraio 1918, mentre era sul fronte.
Dopo la guerra, tornò a
Vienna per continuare gli studi (1919-1920) e, successivamente, si trasferì a
Parigi (1920-1922), dove preparò la sua dissertazione dottorale intitolata:
«L'influence de la liturgie sur les écrivains français de Chateaubriand à nos
jours», con la quale all'Università di Zagabria ottenne il titolo di dottore in
filosofia. Per il resto della sua breve vita fu professore di lingua e
letteratura francese al Ginnasio arcivescovile di Zagabria, adempiendo con
esemplare dedizione i suoi doveri di stato.
Il Servo di Dio divenne
noto soprattutto quale apostolo dei giovani, prima nella «Lega dei giovani
cattolici croati», poi nella «Lega croata delle Aquile», di cui fu spiritus
movens e con la quale inaugurò in Croazia l'Azione Cattolica voluta da
papa Pio XI. Per lui, però, l'Organizzazione doveva anzitutto contribuire a
formare una élite di apostoli della santità. A tale fine doveva servire anche
il rinnovamento liturgico di cui egli fu uno dei primi promotori in Croazia,
anticipando di quattro decenni le idee direttrici del Concilio Ecumenico
Vaticano II in materia.
Nel suo lavoro non gli
mancarono incomprensioni e difficoltà di vario genere, che egli affrontava con
una calma ammirevole, frutto della sua continua unione con Dio nella preghiera.
A giudizio di chi lo conosceva bene, egli era «con la mente e con il cuore
immerso nel soprannaturale». Convinto che il mezzo più potente per la salvezza
delle anime è la sofferenza offerta al Signore, offriva le sue pene fisiche e
morali per ottenere la benedizione sulle sue imprese apostoliche e, prossimo a
morire, offrì anche la sua giovane vita per le sue Aquile. Morì a Zagabria il
10 maggio 1928, all'età di 32 anni, lasciando dietro a sé un'autentica fama di
santità.
***
Ben presto si pensò
all'introduzione della causa della sua canonizzazione. Il Processo Informativo
sulla sua fama di santità fu promosso ed istruito presso la Curia arcidiocesana
di Zagabria negli anni 1958-1986. La Congregazione per le Cause dei Santi, poi,
fece preparare la Positio super vita, virtutibus et fama sanctitatis, che
fu discussa dai teologi il 19 aprile 2002 e dai Cardinali e Vescovi il 5 maggio
seguente. Nell'accogliere il giudizio della Congregazione, Vostra Santità ha
fatto promulgare il Decreto sull'eroicità delle virtù del Servo di Dio il 5
luglio 2002.
Fu quindi sottoposto
all'esame della Congregazione il caso di una guarigione prodigiosa, avvenuta
nel 1930 sulla tomba di Ivan Merz. Avendo i periti tecnici dichiarato la
guarigione scientificamente inspiegabile, i teologi e i Cardinali e Vescovi del
Dicastero ritennero che essa andava attribuita all'intercessione del Servo di
Dio. Il 20 dicembre 2002, quindi, alla presenza di Vostra Santità veniva
promulgato il relativo Decreto sul miracolo. Si è aperta così la via
all'elevazione all'onore degli altari del venerabile Servo di Dio Ivan Merz.
SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20030622_merz_it.html
Ivan Merz
(1896-1928)
Beatificazione:
- 22 giugno 2003
- Papa Giovanni
Paolo II
Memoria Liturgica:
- 10 maggio
Laico che,
dedito agli studi umanistici e all’insegnamento, diede ai giovani un
fulgido esempio di educatore radicato nella fede in Cristo e di laico
cristiano impegnato per il progresso della società
"Tutta la mia vita
ruota intorno a Cristo Signore"
Ivan Merz nacque a Banja
Luka il 16 dicembre 1896 ed ivi ricevette il battesimo il 2 febbraio 1897. Qui
frequentò le scuole elementare e media. Dopo un breve periodo trascorso presso
l'Accademia militare di Wiener Neustadt, nel 1915 si iscrisse all'Università di
Vienna, aspirando a diventare professore per potersi dedicare all'istruzione e
all'educazione dei giovani in Bosnia, sull'esempio del suo professore Ljubomir
Maraković, al quale era sempre grato per averlo aiutato a scoprire le ricchezze
della fede cattolica.
Nel marzo 1916 fu
arruolato nell'esercito per essere poi mandato al fronte italiano, dove passò
la maggior parte del 1917 e del 1918. L'esperienza della guerra contribuì ad
una più rapida maturazione spirituale del giovane, il quale, indignato per gli
orrori di cui fu testimone, rimettendo il suo destino nelle mani di Dio, si
proponeva di tendere con tutte le forze alla perfezione cristiana. «Mai
dimenticare Dio! Desiderare sempre di unirsi a Lui... Sarebbe una cosa
terribile se questa guerra non avesse alcuna utilità per me!... Devo cominciare
una vita rigenerata nello spirito della nuova conoscenza del cattolicesimo.
Soltanto il Signore mi aiuti, perché l'uomo non può fare nulla da se stesso».
Così scriveva nel Diario, il 5 febbraio 1918, mentre era sul fronte.
Dopo la guerra, tornò a
Vienna per continuare gli studi (1919-1920) e, successivamente, si trasferì a
Parigi (1920-1922), dove preparò la sua dissertazione dottorale intitolata:
«L'influence de la liturgie sur les écrivains français de Chateaubriand à nos
jours», con la quale all'Università di Zagabria ottenne il titolo di dottore in
filosofia. Per il resto della sua breve vita fu professore di lingua e
letteratura francese al Ginnasio arcivescovile di Zagabria, adempiendo con
esemplare dedizione i suoi doveri di stato.
Il Servo di Dio divenne
noto soprattutto quale apostolo dei giovani, prima nella «Lega dei giovani
cattolici croati», poi nella «Lega croata delle Aquile», di cui fu spiritus
movens e con la quale inaugurò in Croazia l'Azione Cattolica voluta da
papa Pio XI. Per lui, però, l'Organizzazione doveva anzitutto contribuire a
formare una élite di apostoli della santità. A tale fine doveva servire anche
il rinnovamento liturgico di cui egli fu uno dei primi promotori in Croazia,
anticipando di quattro decenni le idee direttrici del Concilio Ecumenico
Vaticano II in materia.
Nel suo lavoro non gli
mancarono incomprensioni e difficoltà di vario genere, che egli affrontava con
una calma ammirevole, frutto della sua continua unione con Dio nella preghiera.
A giudizio di chi lo conosceva bene, egli era «con la mente e con il cuore
immerso nel soprannaturale». Convinto che il mezzo più potente per la salvezza
delle anime è la sofferenza offerta al Signore, offriva le sue pene fisiche e
morali per ottenere la benedizione sulle sue imprese apostoliche e, prossimo a
morire, offrì anche la sua giovane vita per le sue Aquile. Morì a Zagabria il
10 maggio 1928, all'età di 32 anni, lasciando dietro a sé un'autentica fama di
santità.
SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/ivan-merz.html
IL MIRACOLO
Ben presto si pensò
all'introduzione della causa della sua canonizzazione. Il Processo Informativo
sulla sua fama di santità fu promosso ed istruito presso la Curia arcidiocesana
di Zagabria negli anni 1958-1986. La Congregazione per le Cause dei Santi, poi,
fece preparare la Positio super vita, virtutibus et fama
sanctitatis, che fu discussa dai teologi il 19 aprile 2002 e dai Cardinali
e Vescovi il 5 maggio seguente. Nell'accogliere il giudizio della
Congregazione, Vostra Santità ha fatto promulgare il Decreto sull'eroicità
delle virtù del Servo di Dio il 5 luglio 2002.
Fu quindi sottoposto
all'esame della Congregazione il caso di una guarigione prodigiosa, avvenuta
nel 1930 sulla tomba di Ivan Merz. Avendo i periti tecnici dichiarato la
guarigione scientificamente inspiegabile, i teologi e i Cardinali e Vescovi del
Dicastero ritennero che essa andava attribuita all'intercessione del Servo di
Dio. Il 20 dicembre 2002, quindi, alla presenza di Vostra Santità veniva
promulgato il relativo Decreto sul miracolo. Si è aperta così la via
all'elevazione all'onore degli altari del venerabile Servo di Dio Ivan Merz.
SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/ivan-merz.html
Relics
of Popes Relics of Ivan Merz Tu Es PETRUS Tour of Papal Relics, 2017 (SM City
Baliwag) Ivan Merz (1896-1928) The
Solemn Exhibit and Veneration of the Sacred Relics and Memorabilia
of the Popes from Saint
Peter to Pope Francis an Apostolate of the Cause of Canonization
of Blessed
Ivan Merz, the Apostle of the Youth Patron Saint of Students and Teachers
in the Philippines, since October 1, 2003, by Archbishop Giuseppe Pinto
Apostolic Nuncio to the Philippines SM City Baliuag in Barangay Pagala
HL. MESSE MIT
SELIGSPRECHUNG VON IVAN MERZ
PREDIGT VON JOHANNES
PAUL II.
1. »Ihr seid das Licht
der Welt.« Jesus wiederholt diese Worte heute für uns, liebe Brüder und
Schwestern, in unserer liturgischen Versammlung. Es ist keine rein moralische
Aussage. Es ist eine Feststellung mit einem unaufhebbaren
Anspruch, der aus der empfangenen Taufe erwächst.
In der Tat wird der
Mensch durch dieses Sakrament in den mystischen Leib Christi eingegliedert
(vgl. Röm 6,3–5). Der Apostel Paulus betont: »Denn ihr alle, die ihr
auf Christus getauft seid, habt Christus (als Gewand) angelegt«
(Gal 3,27). Deshalb ruft Augustinus zu Recht aus: »Laßt uns jubeln und
danken: Wir sind nicht nur Christen, sondern Christus geworden … Staunt und
freut euch: Wir sind Christus geworden« (In Joann. Evang. tract., 21,
8: CCL 36,216).
Aber Christus ist »das
wahre Licht, das jeden Menschen erleuchtet« (Joh 1,9). Der Christ ist
deshalb berufen, selbst Widerschein dieses Lichtes zu werden, indem
er Jesus nachfolgt und ihm ähnlich wird. Dazu wird er sein Wort hören und
darüber meditieren; er wird bewußt und aktiv am liturgischen und sakramentalen
Leben der Kirche teilhaben; er wird das Liebesgebot üben, indem er den Brüdern
und Schwestern dient, besonders den Geringen, den Armen und den Leidenden.
2. Ich grüße voll Liebe
den Bischof von Banja Luka und Präsidenten der Bischofskonferenz, Msgr. Franjo
Komarica, und danke ihm für die herzlichen Worte, die er zu Beginn dieser
Eucharistiefeier an mich gerichtet hat. Mein achtungsvoller Gruß richtet sich
dann an die übrigen Bischöfe von Bosnien und Herzegowina, insbesondere an
Kardinal Vinko Pulijc´, den Erzbischof von Vrhbosna, der auch gebürtig ist aus
dieser Diözese, sowie an die übrigen Kardinäle und Bischöfe, die uns begleiten.
Ich grüße im Herrn alle Pilger, die aus den verschiedenen Teilen des Landes und
aus den benachbarten Nationen hierhergekommen sind.
Einen brüderlichen Gruß
übermittle ich Seiner Seligkeit Patriarch Pavle und den Mitgliedern des
Heiligen Synods der Serbischen Orthodoxen Kirche. Die neue Tatkraft, mit der
wir unseren Weg der gegenseitigen Verständigung in jüngster Zeit fortsetzen,
die gegenseitige Achtung und die brüderliche Solidarität sind Grund zur Freude
und Hoffnung für diese Region.
Mein Gruß richtet sich
auch an die Gläubigen der kirchlichen Gemeinschaften in Bosnien und Herzegowina
sowie an die Gläubigen der jüdischen Gemeinschaft und der islamischen
Gemeinschaft.
Ich grüße die Mitglieder
des Präsidiums von Bosnien und Herzegowina sowie die übrigen bürgerlichen und
militärischen Obrigkeiten. Ich schätze eure Anwesenheit sehr und danke euch für
das, was ihr zur Organisation meines Besuches in eurem Land getan habt.
Und euch, geliebte
Söhne und Töchter dieser pilgernden Kirche in Bosnien und
Herzegowina, schließe ich in meine Arme, um euch zu sagen, daß ihr einen
wichtigen Platz im Herzen des Papstes einnehmt. Er trägt ständig das Leiden vor
den Herrn, das euren Weg noch beschwert, und er teilt mit euch voll Hoffnung
das Warten auf bessere Tage.
Von dieser Stadt aus, die
im Laufe der Geschichte von so viel Leid und Blut gezeichnet ist, bitte ich den
allmächtigen Herrn, er möge Erbarmen haben angesichts der Sünden, die auch von
Söhnen der katholischen Kirche gegen den Menschen, seine Würde und seine
Freiheit begangen wurden, und er möge allen den Wunsch nach gegenseitiger
Vergebung einflößen. Nur in einer Atmosphäre wahrer Versöhnung werden das
Gedenken an so viele unschuldige Opfer und ihr Tod nicht umsonst gewesen sein;
sie werden uns ermutigen, neue Beziehungen der Brüderlichkeit und des
Verständnisses aufzubauen.
3. Liebe Brüder und
Schwestern, der vom göttlichen Licht durchströmte Gerechte wird
selbst zu einer Fackel, die leuchtet und wärmt. Das lehrt uns
heute die Gestalt des neuen Seligen Ivan
Merz.
Er war ein brillanter
junger Mann und verstand es, seine vielen natürlichen Talente, mit denen er
begabt war, zu entfalten; er hatte großen menschlichen Erfolg. Man kann
von ihm sagen, daß sein Leben gut gelungen war. Aber das ist nicht der Grund,
weshalb er heute in das Verzeichnis der Seligen eingetragen wird. Was ihn in
den Chor der Seligen einreiht, ist sein Erfolg vor Gott. In der Tat war er
sein ganzes Leben lang bemüht, »Gott nie zu vergessen, immer mit ihm vereint zu
sein«. In allen seinen Tätigkeiten suchte er »die Erhabenheit der Erkenntnis
Christi Jesu« und ließ sich von ihm »ergreifen« (vgl. Phil 3,8.12).
4. In der Schule der
Liturgie, der Quelle und dem Höhepunkt des Lebens der Kirche
(vgl. Sacrosanctum Concilium, 10), reifte Ivan
Merz bis zur Fülle der christlichen Reife heran und wurde
einer der Initiatoren der liturgischen Erneuerung in seinem Land.
Indem er am Meßopfer
teilhatte und sich vom Leib Christi und vom Wort Gottes nährte, erhielt er den
Ansporn, Apostel der Jugend zu werden. Nicht zufällig wählte er als Leitwort:
»Opfer – Eucharistie – Apostolat.« Im Bewußtsein der in der Taufe empfangenen
Berufung machte er sein Dasein zu einem Lauf zur Heiligkeit, zum »hohen
Maßstab« des christlichen Lebens (vgl. Novo
millennio ineunte, 31). Wie es in der Ersten Lesung heißt, wird »sein
Andenken nicht schwinden, sein Name fortleben bis in ferne Geschlechter«
(Sir 39,9).
5. Der Name von Ivan Merz
war für eine ganze Generation von jungen Katholiken ein Programm.
Diese Bedeutung soll er auch heute haben! Euer Land und eure Kirche, liebe
Jugendliche, haben schwere Momente durchlebt, und jetzt ist es notwendig, sich
einzusetzen, damit das Leben auf allen Ebenen wieder in vollen
Schwung kommt. Ich wende mich deshalb an jeden einzelnen von euch und lade euch
ein, nicht abseits zu stehen, nicht der Versuchung zur Entmutigung
nachzugeben, sondern die Initiativen zu verstärken, damit Bosnien und
Herzegowina wieder das Land der Versöhnung, der Begegnung und des Friedens
wird.
Die Zukunft dieser Region
hängt auch von euch ab! Sucht nicht anderswo ein bequemeres Leben, flieht nicht
vor euren Verantwortlichkeiten, indem ihr wartet, daß die anderen eure Probleme
lösen, sondern helft entschlossen dem Übel ab durch die Kraft des Guten.
Sucht wie der sel. Ivan die persönliche
Begegnung mit Christus, der das Leben mit neuem Licht erhellt. Das Evangelium
sei das Hauptkriterium, das eure Ausrichtungen und eure Entscheidungen leitet!
So werdet ihr durch die Gesten und Worte zu Missionaren werden und zu Zeichen
der Liebe Gottes und glaubwürdigen Zeugen der barmherzigen Gegenwart Christi.
Vergeßt nicht: »Man zündet auch nicht ein Licht an und stülpt ein Gefäß
darüber« (Mt 5,15).
6. Liebe Brüder und
Schwestern, die ihr mit soviel Eifer an dieser Eucharistiefeier teilnehmt: Der
Friede Gottes, des Vaters, der alles Empfinden übersteigt, bewahre euer Herz
und euren Geist in der Erkenntnis und in der Liebe Gottes und seines Sohnes,
unseres Herrn Jesus Christus!
Diese Bitte und diesen
Wunsch auf die Fürsprache des sel. Ivan Merz erhebt heute der Papst für euch
und für alle Völker von Bosnien und Herzegowina.
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Merz, Ivan
(Hans) (1896–1928), Romanist und Lehrer
Merz Ivan (Hans),
Romanist und Lehrer. Geb. Banja
Luka (BIH), 16. 12. 1896; gest. Zagreb,
Königreich der Serben, Kroaten und Slowenen (HR), 10. 5. 1928; röm.-kath. Sohn
des aus Pilsen stammenden Offiziers und Bahnbeamten Moriz (Mavro) Merz und
seiner aus Nagy Kanisza gebürtigen Frau Theresa Merz. – M. genoss eine
bürgerlich-liberale Erziehung. Er besuchte ab 1906 das Gymnasium, wo er
besonders durch den später als Literaturkritiker bekannt gewordenen Ljubomir
Maraković geprägt wurde. Nach der Matura 1914 trat M. auf Wunsch der Eltern in
die Theresianische Militärakademie in Wiener Neustadt ein, die er jedoch nach
nur drei Monaten wieder verließ. Anfang 1915 übersiedelte er nach Wien, um dort
Jus zu studieren. Während der Vorbereitungszeit auf seine Lateinprüfung schrieb
er sich als ao. Hörer an der philosophischen Fakultät ein und besuchte
Vorlesungen u. a. aus Psychologie, Pädagogik, Slawistik, Romanistik und
Germanistik sowie Kunstgeschichte. Nach Absolvierung des Latinums in Sarajewo
im Herbst des Jahres nahm er sein Jusstudium wieder auf, wurde jedoch bald zum
Kriegsdienst eingezogen. Um diese Zeit legte er auch ein lebenslanges
Keuschheitsgelübde ab. M. absolvierte eine militärische Grundausbildung in Graz
bzw. Windisch-Feistritz und anschließend einen Offizierskurs in Mürzzuschlag.
Nach kurzen Aufenthalten in Wien und im steirischen Seekirchen wurde M. Anfang 1917
schließlich an die Südfront abkommandiert, wo er bis Kriegsende Dienst
leistete. Die Erfahrungen des Kriegs prägten ihn stark und festigten ihn in
seinem Glauben. Im September 1919 übersiedelte er mit den Eltern von Banja Luka
nach Zagreb, kehrte danach nach Wien zurück und studierte 1919/20 an der
philosophischen Fakultät. In dieser Zeit war er in der kroatischen katholischen
akademischen Vereinigung Hrvatska aktiv. Auf Vermittlung des Jesuiten Miroslav
Vanino erhielt er ein Paris-Stipendium und studierte ab Oktober 1920 an der
Sorbonne und am Institut Catholique Literatur. Dieser Aufenthalt stellte für M.
eine große kulturelle und spirituelle Bereicherung dar, nicht zuletzt, weil er
viele katholische Intellektuelle persönlich kennenlernte. In Paris bildete sich
auch seine tiefe Verbundenheit mit dem Marienwallfahrtsort Lourdes heraus. Nach
der Rückkehr nach Kroatien im Sommer 1922 unterrichtete M. Französisch und
Deutsch am Erzbischöflichen Gymnasium in Zagreb. Im folgenden Jahr erwarb er
ein Doktorat an der philosophischen Fakultät der Universität Zagreb mit einer
Dissertation über den Einfluss der Liturgie auf die französischen Literaten
(„Lʼinfluence de la liturgie sur les ecrivains français“, kroatisch 2013 als
„Utjecaj Liturgije na francuske pisce od Chateaubrianda do naših dana
1700.-1923.“). In den folgenden Jahren entfaltete M. eine reiche apostolische
Tätigkeit in Zagreb und darüber hinaus, insbesondere im Hinblick auf die
katholische Jugend. 1922 wurde er zum Vorsitzenden des Jugendverbands Hrvatski
katolički omladinski savez ernannt, der im Folgejahr mit der sogenannten
Adlerbewegung zur Jugendvereinigung Hrvatski Orlovski Savez fusionierte. Unter
den Leitbegriffen „Opfer – Eucharistie – Apostolat“ sollte diese der Bildung in
Glaubens-, intellektuellen und moralischen Fragen dienen, wobei der
körperlichen Ertüchtigung ebenfalls eine wichtige Rolle zukam. Dank M.ʼ
Bemühungen hatte die Organisation einerseits ein klares religiös-kulturelles
Profil, andererseits fügte sie sich in die Vorstellung der Katholischen Aktion
ein, wie sie von Papst Pius XI. entworfen worden war. M., dessen Spiritualität
v. a. eucharistisch und marianisch geprägt war und für den die Treue zu Papst
und Kirche von essenzieller Bedeutung war, galt als charismatische Leitfigur der
katholischen Jugendbewegung in Kroatien, was ihm posthum den Ruf eines
„Apostels der kroatischen Jugend“ eintrug. Nachdem er jung an den Folgen einer
misslungenen Operation verstorben war, verbreitete sich seine „fama
sanctitatis“ und 1958 wurde ein Seligsprechungsprozess in Gang gesetzt, dessen
Abschluss die Beatifikation von M. im Juni 2003 in Banja Luka durch Papst
Johannes Paul II. bildete.
Weitere W.: Sabrana
djela, ed. B. Nagy, 6 Bde., 2011−15.
L.: D. Kniewald, Sluga
Božji Dr. I. M., 2. Aufl. 1988; F. Veraja, I. M. Pionere dellʼAzione Cattolica
in Croazia (1896–1928), 1998.
(M. Trogrlić)
Zuletzt aktualisiert:
20.12.2021
PUBLIKATION: ÖBL
Online-Edition, Lfg. 10 (20.12.2021)
SOURCE : https://www.biographien.ac.at/oebl/oebl_M/Merz_Ivan_1896_1928.xml
Vitraj
blaženog Ivana Merza u crkvi Gospe Lurdske, Rijeka
SANTA MISA DE
BEATIFICACIÓN DEL SIERVO DE DIOS IVÁN
MERZ
HOMILÍA DEL SANTO
PADRE
1. "Vosotros
sois la luz del mundo". Esta afirmación, amadísimos hermanos y hermanas,
nos la repite hoy Jesús a nosotros, en nuestra asamblea litúrgica. No es una
simple exhortación moral. Es una constatación, que expresa una
exigencia imperiosa, pues deriva del bautismo recibido.
En efecto, en virtud de
este sacramento, el ser humano se injerta en el Cuerpo místico de Cristo
(cf. Rm 6, 3-5). El apóstol san Pablo afirma: "Todos
los bautizados en Cristo os habéis revestido de Cristo" (Ga 3, 27).
Por tanto, con razón san Agustín exclamaba: "Alegrémonos y demos
gracias: no sólo nos hemos convertido en cristianos, sino también en
Cristo. (...) Asombraos y regocijaos: nos hemos convertido en
Cristo" (In Ioannis Evangelium tractatus 21,
8: CCL 36, 216).
Cristo es "la luz
verdadera que ilumina a todo hombre" (Jn 1, 9). Por eso, el cristiano
está llamado a ser, a su vez, reflejo de esta luz, siguiendo e imitando a
Jesús. Por tanto, ha de escuchar y meditar su palabra, participar de modo
consciente y activo en la vida litúrgica y sacramental de la Iglesia, y
practicar el mandamiento del amor, sirviendo a los hermanos, especialmente a
los humildes, a los pobres y a los que sufren.
2. Saludo con afecto
al obispo de Banja Luka y presidente de la Conferencia episcopal, monseñor
Franjo Komarica, y le agradezco las cordiales palabras que me ha dirigido al
inicio de esta celebración eucarística. Mi deferente saludo va, asimismo, a los
demás obispos de Bosnia y Herzegovina, en particular al señor cardenal Vinko
Puljic, arzobispo de Vrhbosna y originario de esta diócesis, y a los demás
cardenales y obispos que nos acompañan. Un saludo en el Señor a todos los
peregrinos que han venido aquí de las diversas partes del país y de las
naciones vecinas.
Envío un saludo fraterno
a Su Beatitud el Patriarca Pavle y a los miembros del Santo Sínodo de la
Iglesia ortodoxa serbia. El nuevo vigor que, en tiempos recientes, ha cobrado
nuestro camino hacia la comprensión muta, el respeto recíproco y la solidaridad
fraterna son motivo de alegría y esperanza para esta región.
Mi saludo va también a
los fieles de las demás comunidades eclesiales de Bosnia y Herzegovina, así
como a los fieles de la comunidad judía y de la comunidad islámica.
Saludo a los señores
miembros de la Presidencia de Bosnia y Herzegovina y a todas las demás
autoridades civiles y militares. Aprecio mucho vuestra presencia y os agradezco
cuanto habéis hecho con vistas a la organización de mi visita a vuestra tierra.
Por último, a
vosotros, amados hijos de esta Iglesia peregrina en Bosnia y
Herzegovina, os abro mis brazos para acogeros y deciros que ocupáis
un lugar importante en el corazón del Papa, el cual presenta constantemente en
la oración ante el Señor el sufrimiento que aún hace pesado vuestro camino, y
comparte vuestra esperanza de que vengan días mejores.
Desde esta ciudad,
marcada a lo largo de la historia por tantos sufrimientos y tanta sangre,
suplico al Señor omnipotente que tenga misericordia de las culpas cometidas
contra el hombre, contra su dignidad y libertad, también por hijos de la
Iglesia católica, e infunda en todos el deseo del perdón recíproco. Solamente
en un clima de verdadera reconciliación, el recuerdo de tantas víctimas
inocentes y de su sacrificio no será vano y nos impulsará a construir
relaciones nuevas de fraternidad y comprensión.
3. Amadísimos
hermanos y hermanas, el justo, inundado por la luz divina, se convierte a
su vez en una antorcha que alumbra y da calor. Es lo que nos enseña
hoy la figura del nuevo beato Iván Merz.
Joven brillante, supo
multiplicar los ricos talentos naturales de que estaba dotado y
obtuvo numerosos éxitos humanos: se puede hablar de su vida como
de una vida realizada plenamente. Pero no es esta la razón por la que
hoy es inscrito en el catálogo de los beatos. Lo que lo introduce en el coro de
los beatos es su éxito ante Dios. En efecto, la gran aspiración de
toda su vida consistió en "no olvidar jamás a Dios y desear siempre unirse
a él". En todas sus actividades puso de manifiesto "la sublimidad del
conocimiento de Jesucristo", y se dejó "conquistar" por él
(cf. Flp 3, 8. 12).
4. En la escuela de
la liturgia, fuente y cumbre de la vida de la Iglesia (cf. Sacrosanctum
Concilium, 10), Iván Merz creció hasta la plenitud de la madurez
cristiana, y se convirtió en uno de los promotores de la renovación
litúrgica en su patria.
Participando en la misa y
alimentándose del Cuerpo de Cristo y de la palabra de Dios, recibió la fuerza
para ser apóstol de los jóvenes. No por casualidad eligió como lema:
"Sacrificio, Eucaristía y apostolado". Consciente de la vocación
recibida en el bautismo, hizo de su existencia una carrera hacia la
santidad, "alto grado" de la vida cristiana (cf. Novo
millennio ineunte, 31). Por eso, como afirma la primera lectura, "no
desaparecerá su recuerdo, su nombre vivirá de generación en generación"
(Si 39, 9).
5. El nombre de Iván
Merz ha significado un programa de vida y de acción para toda una
generación de jóvenes católicos. Debe seguir siéndolo también hoy. Vuestra
patria y vuestra Iglesia, amadísimos jóvenes, han vivido momentos difíciles, y
ahora es necesario trabajar para que la vida se reanude plenamente en
todos los niveles. Por tanto, me dirijo a cada uno de vosotros, invitándoos a
ser valientes, a no ceder a la tentación del desaliento, sino a
multiplicar las iniciativas, para que Bosnia y Herzegovina vuelva a ser tierra
de reconciliación, de encuentro y de paz.
El futuro de estas
comarcas depende también de vosotros. No busquéis en otros lugares una vida más
cómoda; no huyáis de vuestras responsabilidades, esperando que otros resuelvan
los problemas; al contrario, venced decididamente al mal con la fuerza del
bien.
Como el beato Iván,
buscad el encuentro personal con Cristo, que ilumina la vida con una luz
nueva. Que el Evangelio sea el gran criterio que guíe vuestras orientaciones y
vuestras opciones. Así os convertiréis en misioneros con gestos y palabras y
seréis signos del amor de Dios, testigos creíbles de la presencia
misericordiosa de Cristo. No lo olvidéis: "No se enciende una
lámpara para ponerla debajo del celemín" (Mt 5, 15).
6. Queridos hermanos
y hermanas que participáis con tanto fervor en esta celebración: la paz
de Dios Padre, que supera todo sentimiento, conserve vuestro corazón y vuestro
espíritu en el conocimiento y en el amor de Dios y de su Hijo, nuestro Señor
Jesucristo.
Esta es la oración y este es el deseo que, por intercesión del beato Iván Merz, el Papa eleva hoy por vosotros y por todos los pueblos de Bosnia y Herzegovina.
* * *
Después de la bendición
apostólica, el Papa entregó a los jóvenes la cruz con una reliquia del nuevo
beato. El Santo Padre les dijo:
Queridos jóvenes, al
final de esta solemne liturgia en la que he proclamado beato a Iván Merz, un
joven de vuestra tierra, deseo entregaros la cruz venerada en el altar durante
esta celebración eucarística. El beato Iván puso en el centro de su estudio, de
su enseñanza y de su apostolado el misterio pascual que se celebra en la
liturgia, fuente y culmen de la vida de la Iglesia. Acoged en vuestra vida la
cruz gloriosa de Cristo. A ejemplo del beato Iván sed los testigos de la
belleza del culto cristiano y expresad en la vida cuanto habéis recibido en la
fe. Que en vuestra peregrinación hacia el reino la cruz sea siempre para
vosotros luz y guía. Marchad con la alegría del Señor.
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Painting
of the blessed Ivan Merz and the Holy Eucharist.
Slika
bl. Ivana Merza i izložen Presveti Oltarski Sakrament uoči proslave spomendana,
u svibnju 2024.
HOMILIA DO SANTO PADRE
1. "Vós sois a luz
do mundo". Caríssimos Irmãos e Irmãs, Jesus repete hoje esta
afirmação para nós, na nossa assembleia litúrgica. Não é uma simples exortação
moral. É uma constatação, que exprime uma exigência
insuprimível que deriva do Baptismo recebido.
Com efeito, em virtude
deste Sacramento, o ser humano está inserido no Corpo místico de Cristo
(cf. Rm 6, 3-5). O apóstolo Paulo afirma: "todos os que fostes
baptizados em Cristo, vos revestistes de Cristo" (Gl 3, 27).
Justamente por isso, Santo Agostinho exclamava: "Alegremo-nos e
agradeçamos: tornámo-nos não só cristãos, mas Cristo... Enchei-vos de alegria e
rejubilai: tornámo-nos Cristo" (In Ioann. Evang. tract., 21,
8: CCL 36, 216).
Mas Cristo "é a luz
verdadeira, que a todo o homem ilumina" (Jo 1, 9). Por isso, o
cristão é chamado a tornar-se por sua vez reflexo desta Luz, seguindo e
imitando Jesus. Por isso ele escutará e meditará a sua palavra, participará de
maneira consciente e activa na vida litúrgica e sacramental da Igreja,
praticará o mandamento do amor servindo os irmãos, sobretudo se são pequeninos,
pobres e se sofrem.
2. Saúdo com afecto o
Bispo de Banja Luka e Presidente da Conferência Episcopal, D. Franjo Komarica,
e agradeço-lhe as palavras cordiais que me dirigiu no começo desta Celebração
eucarística. O meu pensamento deferente dirige-se, depois, para os outros
Bispos da Bósnia e Herzegovina, sobretudo ao Senhor Cardeal Vinko Puljic,
Arcebispo de Vrhbosna e originário desta diocese, e aos outros Cardeais e
Bispos que nos acompanham. Dirijo uma saudação no Senhor a todos os peregrinos
aqui reunidos das diversas partes do País e das Nações vizinhas.
Envio uma saudação
fraterna a Sua Beatitude o Patriarca Pavle e aos Membros do Santo Sínodo da
Igreja Ortodoxa sérvia. O novo vigor que, em tempos recentes, o nosso caminho
para a mútua compreensão, o respeito recíproco e a solidariedade fraterna
adquiriu são motivo de alegria e de esperança para esta região.
O meu pensamento
dirige-se também para os fiéis das outras comunidades eclesiais da Bósnia e
Herzegovina, assim como para os fiéis da Comunidade hebraica e da Comunidade
islâmica.
Saúdo os Senhores Membros
da Presidência da Bósnia e Herzegovina e todas as outras Autoridades civis e
militares. Aprecio muito a vossa presença e agradeço-vos pelo que fizestes para
a organização desta minha visita à vossa Terra.
E depois, a
vós, amados filhos desta Igreja peregrina na Bósnia e
Herzegovina, abro os meus braços para vos estreitar e dizer-vos que
ocupais um lugar importante no coração do Papa. Ele leva constantemente na
oração diante do Senhor o sofrimento que ainda torna difícil o vosso caminho e
partilha convosco na esperança a expectativa de dias melhores.
Desta cidade, marcada no
curso da história por tanto sofrimento e por tanto sangue, peço ao Senhor
Omnipotente que tenha misericórdia para as culpas cometidas contra o homem,
contra a sua dignidade e a sua liberdade, até por filhos da Igreja católica, e
infunda em todos o desejo do perdão recíproco. Só num clima de verdadeira
reconciliação, a memória de tantas vítimas inocentes e o seu sacrifício não
serão vãos, e encorajar-nos-ão a construir relações novas de fraternidade e de
compreensão.
3. Caríssimos Irmãos e
Irmãs, o justo, inundado pela luz divina, torna-se por sua
vez chama que resplandece e aquece. É o que nos ensina hoje a
figura do novo Beato Ivan
Merz.
Jovem brilhante, soube
multiplicar os ricos talentos naturais dos quais era dotado e obteve numerosos
sucessos humanos: pode-se falar da sua vida como de uma vida com bom êxito. Mas
a razão pela qual hoje ele é inscrito no álbum dos Beatos não é essa. O que o
introduz no coro dos Beatos é o seu sucesso diante de Deus. De facto,
a grande aspiração de toda a sua vida foi "nunca esquecer Deus, desejar
sempre estar unido a Ele". Em todas as suas actividades, ele procurou
"a sublimidade do conhecimento de Jesus Cristo" e deixou-se
"conquistar" por Ele (cf. Fl 3, 8.12).
4. Na escola da liturgia,
fonte e auge da vida da Igreja (cf. Sacrosanctum
Concilium, 10), Ivan
Merz acreditou até à plenitude da maturidade cristã e
tornou-se um dos promotores da renovação litúrgica na sua Pátria.
Participando na Missa,
alimentando-se do Corpo de Cristo e da Palavra de Deus, ele tirou o estímulo
para se fazer apóstolo dos jovens. Não foi por acaso que escolheu como mote
"Sacrifício Eucaristia Apostolado". Consciente da vocação recebida no
Baptismo, fez da sua existência uma corrida para a
santidade, "medida alta" da vida cristã (cf. Novo
millennio ineunte, 31). Por isso, como afirma a primeira leitura,
"não desaparecerá a sua recordação, o seu nome viverá de geração em
geração" (Sir 39, 9).
5. O nome de Ivan
Merz significou um programa de vida e de acção para toda uma
geração de jovens católicos. Também hoje deve continuar a sê-lo! A vossa
Pátria e a vossa Igreja, caríssimos jovens, viveram momentos difíceis e agora é
necessário trabalhar para que a vida recomece plenamente a todos os
níveis. Por conseguinte, dirijo-me a cada um de vós, convidando-vos a não
desistir, a não ceder à tentação do desencorajamento, mas a
multiplicar as iniciativas para que a Bósnia e Herzegovina volte a ser terra de
reconciliação, de encontro e de paz.
O futuro destas terras
depende também de vós! Não procureis noutras partes uma vida mais fácil,
não fujais das vossas responsabilidades esperando que outros resolvam os
problemas, mas ponde resolutamente remédio ao mal com a força do bem.
Como o Beato Ivan,
procurai o encontro pessoal com Cristo que enche a nossa vida de nova
luz. O Evangelho seja o grande critério que guia as vossas orientações e as
vossas opções! Desta forma, tornar-vos-eis missionários com os gestos e com as
palavras e sereis sinais do amor de Deus, testemunhas credíveis da presença
misericordiosa de Cristo. Não esqueçais que não "se acende a candeia para
a colocar debaixo do alqueire" (Mt 5, 15).
6. Queridos Irmãos e
Irmãs que participais com tanto fervor nesta Celebração, a paz de Deus Pai, que
está acima de qualquer sentimento, guarde o vosso coração e o vosso espírito no
conhecimento e no amor de Deus e de seu Filho, nosso Senhor Jesus Cristo!
É a oração e os votos
que, por intercessão do Beato Ivan
Merz, o Papa eleva hoje por vós e por todas as populações da Bósnia e
Herzegovina.
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IVAN MERZ (1896-1928)
Ivan Merz nasceu em Banja
Luka (Bósnia e Herzegovina), a 16 de Dezembro de 1896.
Frequentou o liceu nessa
localidade e, após um breve período na Academia Militar de Wiener Noustadt
(Áustria), em 1915 inscreveu-se na Universidade de Viena, aspirando a tornar-se
professor, para poder dedicar-se à educação dos jovens na sua terra.
Em 1916 alistou-se no
Exército e, em seguida, foi enviado para a frente italiana, onde passou a maior
parte dos anos de 1917-18. A experiência da guerra contribuiu para o seu rápido
amadurecimento espiritual; indignado por todos os horrores de que foi testemunha,
pôs o seu destino inteiramente nas mãos de Deus, fazendo o propósito de tender
para a perfeição cristã:
"Nunca se esquecer
de Deus! Desejar unir-se sempre a Ele. Todos os dias, de preferência na aurora,
dedicar-se à meditação e à oração, possivelmente acompanhada da Eucaristia, ou
durante a Santa Missa... É nestes momentos que se devem fazer os projectos para
o dia que desponta, e que se devem examinar os defeitos pessoais e pedir a Deus
a graça para superar todas as fraquezas. Seria terrível se esta guerra não
tivesse uma utilidade para mim! [...] Devo começar uma vida regenerada no
espírito do novo conhecimento do catolicismo. Só o Senhor me ajuda, porque o
homem sozinho nada pode". Assim escrevia Ivan Merz no seu Diário.
Continuou os estudos em
Viena e Paris, obtendo o Doutoramento em Filosofia em Zagrábia e foi professor
de língua e literatura francesas em Zagrábia.
O Servo de Deus tornou-se
conhecido como apóstolo da juventude, na "Liga dos Jovens Católicos
Croatas" e na "Liga Croata das Águias", de que constituía
o spiritus movens e com que inaugurou na Croácia a Acção Católica,
desejada pelo Papa Pio XI. A Organização devia contribuir sobretudo para formar
apóstolos da santidade. Com esta finalidade, devia servir também a renovação
litúrgica, de que foi um dos primeiros promotores na Croácia, antecipando as
ideias-chave do Concílio Vaticano II.
No seu trabalho, não lhe
faltaram incompreensões de vários tipos, que ele conseguia enfrentar com calma
admirável, um dos frutos da sua união contínua com Deus na oração. Vivia
"mergulhado, com o coração e a mente, no sobrenatural". Convencido de
que o meio mais poderoso para a salvação das almas era o sofrimento oferecido
ao Senhor, entregou-lhe as suas provas físicas e morais para alcançar a bênção
sobre os seus empreendimentos apostólicos e, quando a morte se aproximava, deu
a sua jovem vida pelas "Águias". Faleceu em Zagrábia, no dia 10 de
Maio de 1928, com 32 anos de idade, deixando atrás de si uma autêntica fama de
santidade, cujo Processo Informativo foi instruído em Zagrábia, em 1958-1986.
Depois, a Congregação para as Causas dos Santos preparou a Positio super
vita virtutibus et fama sanctitatis. Em 5 de Julho de 2002, João Paulo II
promulgou o Decreto da heroicidade das virtudes do Servo de Deus. Em seguida,
foi submetido ao exame da Congregação o caso de uma cura milagrosa, ocorrida em
1930, junto do túmulo de Ivan Merz, julgada cientificamente inexplicável.
Assim, a 20 de Dezembro de 2002, na presença do Papa, foi promulgado o Decreto
sobre esse milagre, abrindo o caminho para a Beatificação de Ivan Merz.
SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20030622_merz_po.html
Chapelle
avec les reliques du Bx Ivan Merz, basilique du Sacré-Cœur, Zagreb.
Sacred
Heart Basilica, Zagreb
Sacred
Heart Basilica, Zagreb
SANTA MESSA E
BEATIFICAZIONE DEL SERVO DI DIO IVAN MERZ
OMELIA DI GIOVANNI PAOLO
II
1. »Vi ste svjetlost
svijeta«. Ovu tvrdnju, draga braćo i sestre, Isus danas ponavlja i nama, na
ovome našem bogoslužnom skupu. I nije to nekakav puki ćudoredni nagovor,
nego tvrdnja, koja očituje neuništiv zahtjev što proizlazi iz
primljenoga krštenja.
Naime, ljudsko je biće
snagom toga sakramenta ucijepljeno u Otajstveno Tijelo Kristovo
(usp. Rm 6, 3-5). Apostol Pavao veli: »Doista, koji ste god u Krista
kršteni, Kristom se zaodjenuste« (Gal 3, 27). Opravdano, dakle, sveti
Augustin kliče: »Radujmo se i zahvaljujmo: postali smo ne samo kršćani, već
Krist… Divite se i kličite: postali smo Krist« (In Ioann. Evang.
tract., 21, 8: CCL 36, 216).
Ali Krist je »svjetlo
istinsko, koje prosvjetljuje svakoga čovjeka« (Iv 1, 9). Kršćanin je zbog
toga pozvan postati, sa svoje strane, odsjev te Svjetlosti, nasljedujući
Isusa i u Nj se ugledajući. Kako bi to ostvario, slušat će Njegovu riječ i o
njoj će razmišljati, sudjelovat će svjesno i djelatno u bogoslužnome i
sakramentalnome životu Crkve, izvršavat će zapovijed ljubavi služeći braći,
navlastito malenima, siromašnima i onima koji pate.
2. S ljubavlju
pozdravljam banjolučkog biskupa i predsjednika Biskupske konferencije Franju
Komaricu te mu zahvaljujem na srdačnim riječima, koje mi je upravio na početku
ovoga euharistijskog slavlja. Moje misli pune poštovanja lete i ostalim
biskupima Bosne i Hercegovine, osobito vrhbosanskome nadbiskupu metropolitu
kardinalu Vinku Puljiću, koji je rodom iz ove biskupije, te ostalim kardinalima
i biskupima, koji nas prate. Pozdrav u Gospodinu svim hodočasnicima, koji
dođoše ovamo iz različitih krajeva zemlje te iz susjednih država.
Bratski pozdrav upućujem
Njegovu Blaženstvu patrijarhu Pavlu i članovima Svete Sinode Srpske Pravoslavne
Crkve. Novi polet, što ga je u novije doba zadobio naš put k uzajamnome
razumijevanju, međusobnome poštivanju i bratskoj solidarnosti, razlog je
radosti i nade za ovaj kraj.
Pozdravljam također
vjernike drugih crkvenih zajednica Bosne i Hercegovine, te vjernike Židovske
općine i Islamske zajednice.
Pozdravljam gospodu
članove Predsjedništva Bosne i Hercegovine i sve ostale građanske i vojne
vlasti. Posebno cijenim vašu nazočnost te vam zahvaljujem za sve što ste
učinili za pripremu i ostvarenje mojega pohoda vašoj zemlji.
I vama,
evo, ljubljeni sinovi i kćeri ove Crkve hodočasnice u Bosni i
Hercegovini, dolazim raširenih ruku kako bih vas zagrlio i priopćio
vam da zauzimate posebno mjesto u Papinu srcu. Papa neprestano u molitvi
prikazuje Gospodinu patnju, koja još uvijek otežava vaš hod naprijed, te se s
vama zajedno nada i čeka bolje dane.
Iz ovoga grada, koji je
tijekom povijesti obilježen tolikom patnjom i tolikom krvlju, molim Svemogućega
Gospodina da bude milosrdan za krivnje počinjene protiv čovjeka, njegova
dostojanstva i njegove slobode, pa i sa strane nekih sinova Katoličke Crkve.
Neka On u svima pobudi želju za uzajamnim oprostom. Jedino u ozračju istinske
pomirbe spomen na tolike nevine žrtve i njihove patnje ne će biti uzaludan i
poticat će nas graditi nove odnose bratstva i razumijevanja.
3. Predraga braćo i
sestre, pravednik, posve uronjen u božansku svjetlost, postaje
svojevrsna baklja, što svijetli i grije. To je pouka što nam je danas
nudi lik novoga blaženika, Ivana Merza.
Ivan Merz je bio vrstan
mladić, koji je znao povećati bogate prirodne darove, što ih je posjedovao, pa
je postigao mnoge ljudske uspjehe. O njegovu se životu tako može
govoriti kao o uspješnome životu. Međutim, to nije razlog zbog kojega je
njegovo ime danas unijeto u popis blaženih. Ono, naime, zbog čega je on danas
pribrojen zboru blaženika jest njegov uspjeh pred Bogom. Velika je, naime,
čežnja cijeloga njegova života bila »nikada ne zaboraviti Boga i stalno željeti
biti s Njim sjedinjen«. U svemu onome što je radio tražio je »ono najizvrsnije,
spoznaju Isusa Krista«, te je dopustio da ga On »zahvati«
(usp. Fil 3, 8. 12).
4. Ivan
Merz je u školi bogoslužja, koje je vrelo i vrhunac života Crkve
(usp. Sacrosanctum Concilium, 10), stasao do punine kršćanske
zrelosti i postao je jedan od promicatelja bogoslužne obnove u
svojoj domovini.
Sudjelujući u misi te
hraneći se tijelom Kristovim i riječju Božjom, nalazio je poticaj da bude
apostol mladeži. Nije slučajno izabrao za geslo: »Žrtva – euharistija –
apostolat«.
Svjestan poziva, što ga
je primio na krštenju, svoj je život učinio trkom prema svetosti, toj
»velikoj mjeri« kršćanskoga života (cfr. Novo millennio ineunte, 31).
Zbog toga, kako veli prvo čitanje, »nikad neće u zaborav pasti, niti će mu
spomen ikada propasti, nego će mu ime živjeti od pokoljena do pokoljenja«
(Sir 39, 9).
5. Ime je Ivana
Merza za čitavi jedan naraštaj mladih katolika značilo raspored
života i djelovanja. Ono to mora biti i danas! Vaša domovina i vaša Crkva,
draga mladeži, doživjele su teške trenutke i sada valja raditi kako bi
se život ponovno u potpunosti pokrenuo na svim područjima. Obraćam se zato
svima vama te vas pozivam da se ne povlačite nazad, da ne popuštate pred
napašću malodušnosti, nego da povećate podhvate kako bi Bosna i Hercegovina
ponovno postala zemlja pomirbe, susreta i mira.
Budućnost ovih krajeva
ovisi i o vama. Ne tražite drugdje udobniji život, ne bježite od svoje
odgovornosti čekajući da vam netko drugi riješi teškoće, nego zlo odlučno
priječite snagom dobra.
I vi poput blaženoga
Ivana tražite osobni susret s Kristom, koji rasvjetljuje život novom
svjetlošću. Neka Evanđelje bude ono veliko mjerilo, koje će ravnati vašim
sklonostima i vašim opredjeljenjima! Postat ćete tako misionari djelima i
riječima te ćete biti znak Božje ljubavi, vjerodostojni svjedoci milosrdne
Kristove nazočnosti. Ne zaboravite: »Ne užiže se svjetiljka da se stavi pod
posudu« (Mt 5,15).
6. Braćo i sestre, koji
tolikom revnošću sudjelujete u ovome slavlju, neka mir Boga Oca, koji nadilazi
svaki osjećaj, čuva vaše srce i vaš duh u spoznaji i ljubavi Boga i Sina
njegova, Gospodina našega Isusa Krista!
Ovo je molitva i želja,
koju Papa danas – po zagovoru blaženoga Ivana
Merza – uzdiže za vas i za sve narode Bosne i Hercegovine.
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Bienheureux IVAN MERZ *Banja Luka, 16 décembre 1896 +Zagreb, 10 mai 1928 : https://ivanmerz.hr/francais/
Blaženi Ivan Merz : https://www.youtube.com/@blazeniivanmerz7572 et https://www.youtube.com/watch?v=t2TKKQmYXrI
