dimanche 10 mai 2026

Bienheureux IVAN MERZ, philologue, enseignant, promoteur du mouvement liturgique en CROATIE et organisateur de l'Action catholique



Bienheureux Ivan Merz

Jeune laïc croate (+ 1928)

Béatifié le 22 juin 2003 par Jean-Paul II à Banja Luka lors de son voyage apostolique en Bosnie et Herzégovine.

"Jeune homme brillant, il sut multiplier les riches talents naturels dont il était doté et il obtint de nombreux succès humains:  sa vie peut être qualifiée de vie bien réussie. Mais la raison pour laquelle il est aujourd'hui inscrit dans l'Album des bienheureux n'est pas celle-ci. Ce qui l'introduit dans le chœur des bienheureux est son succès devant Dieu. La grande aspiration de toute sa vie, en effet, a été celle de 'ne jamais oublier Dieu, de toujours désirer s'unir à Lui'. Dans chacune de ses activités, il rechercha 'l'aspect sublime de la connaissance du Christ Jésus' et il se laissa 'conquérir' par Lui (cf. Ph 3, 8.12)."
(Homélie)

"Sa vie a été définie comme 'un fruit spirituel spontané', car il accomplit seul sa première formation spirituelle sans passer par le noviciat ou le séminaire, sans guide spirituel stable, trouvant lui-même la voie de la sainteté. Il fut le promoteur du mouvement liturgique en Croatie et le pionnier de l'Action catholique selon les directives de Pie XI, créant également un mouvement pour les jeunes, qu'il anima jusqu'à sa mort. Dans sa personnalité se retrouvent d'un point de vue ethnique et culturel des éléments des diverses nations européennes, fondus dans un ensemble harmonieux, parfaitement soudés par la religion catholique.

Ivan Merz peut servir de modèle pour les citoyens d'une future Europe unie par ses racines chrétiennes communes."

(Ivan Merz, 1896-1928, apôtre des jeunes d'aujourd'hui)

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/10952/Bienheureux-Ivan-Merz.html

IVAN MERZ (1896-1928)

Ivan Merz, apôtre des jeunes d'aujourd'hui

Ivan Merz fut un jeune laïc croate qui vécut au cours d'une période historique marquée par de profonds changements politiques qui transformèrent le visage de l'Europe.

Il naquit le 16 décembre 1896 à Banja Luka, occupée par l'empire austro-hongrois dans une famille libérale. Il suivit tout d'abord des études à l'Académie militaire de Wiener Neustadt, qu'il abandonna rapidement en raison de la corruption qui y régnait, pour entreprendre des études universitaires à Vienne. Mais, en 1916, il fut enrôlé dans l'armée et envoyé au front, où il passa la majeure partie des années 1917 et 1918.

A la fin de la Première Guerre mondiale, il se trouve à Banja Luka, où il assiste à la naissance du nouvel Etat yougoslave.

En 1919-20, il se rend à nouveau à Vienne où il étudie la philosophie, puis, en octobre 1920, il part pour Paris où il suit des cours à la Sorbonne, puis à l'Institut catholique, préparant son doctorat sur l'"Influence de la liturgie sur les écrivains français", qu'il présente à l'Université de philosophie de Zagreb en 1920. Il passe ensuite l'examen lui permettant d'enseigner la langue et la littérature française et allemande, devenant professeur au Collège archiépiscopal de Zagreb, jusqu'à sa mort en 1928.

Sa vie a été définie comme "un fruit spirituel spontané", car il accomplit seul sa première formation spirituelle sans passer par le noviciat ou le séminaire, sans guide spirituel stable, trouvant lui-même la voie de la sainteté. Il fut le promoteur du mouvement liturgique en Croatie et le pionnier de l'Action catholique selon les directives de Pie XI, créant également un mouvement pour les jeunes, qu'il anima jusqu'à sa mort. Dans sa personnalité se retrouvent d'un point de vue ethnique et culturel des éléments des diverses nations européennes, fondus dans un ensemble harmonieux, parfaitement soudés par la religion catholique.

Ivan Merz peut servir de modèle pour les citoyens d'une future Europe unie par ses racines chrétiennes communes.

SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20030622_merz_fr.html

VOYAGE APOSTOLIQUE
DE SA SAINTETÉ JEAN-PAUL II
EN BOSNIE ET HERZÉGOVINE 

BÉATIFICATION DU SERVITEUR DE DIEU IVAN MERZ

HOMÉLIE DU PAPE JEAN-PAUL II

Banja Luka

Dimanche 22 juin 2003

1. "Vous êtes la lumière du monde". Très chers frères et soeurs, Jésus répète aujourd'hui pour nous cette affirmation, au cours de notre assemblée liturgique.  Il  ne  s'agit pas d'une simple exhortation morale. C'est une constatation, qui exprime une exigence irrépressible dérivant du Baptême que nous avons reçu.

En effet, en vertu de ce Sacrement, l'être humain est inséré dans le Corps mystique du Christ (cf. Rm 6, 3-5). L'Apôtre Paul affirme:  "Vous tous en effet, baptisé dans le Christ, vous avez revêtu le Christ" (Ga 3, 27). C'est donc à juste titre qu'Augustin s'exclamait:  "Réjouissons-nous et rendons grâce:  nous sommes devenus non seulement chrétiens, mais le Christ. Emerveillez-vous et réjouissez-vous:  nous sommes devenus le Christ" (In Ioann. Evang. tract., 21, 8:  CCL 36, 216).

Mais le Christ est "la lumière véritable qui éclaire tout homme" (Jn 1, 9). Le chrétien est donc appelé à devenir à son tour le reflet de cette Lumière, en suivant et en imitant Jésus. C'est pourquoi il écoutera et il méditera sa parole, il participera de façon consciente et active à la vie liturgique et sacramentelle de l'Eglise, il pratiquera le commandement de l'amour en servant ses frères, en particulier les plus petits, les pauvres et ceux qui souffrent.

2. Je salue avec affection l'Evêque de Banja Luka et Président de la Conférence épiscopale, Mgr Franjo Komarica, et je le remercie des paroles cordiales qu'il m'a adressées au début de cette célébration eucharistique. Ma pensée pleine de respect s'adresse ensuite aux autres évêques de Bosnie et Herzégovine, en particulier au Cardinal Vinko Puljic, Archevêque de Vrhbosna et originaire de ce diocèse, ainsi qu'aux autres cardinaux et évêques qui nous accompagnent. J'adresse un salut dans le Seigneur à tous les pèlerins venus ici de diverses régions du pays et des nations voisines.

J'adresse un salut fraternel à Sa Béatitude le Patriarche Pavle et aux membres du Saint-Synode de l'Eglise orthodoxe serbe. La nouvelle vigueur que, à une époque récente, notre cheminement vers la compréhension mutuelle, le respect réciproque et la solidarité fraternelle a acquis, constitue un motif de joie et d'espérance pour cette région.

Ma pensée s'adresse également aux fidèles des autres communautés ecclésiales de Bosnie et Herzégovine, ainsi qu'aux fidèles de la Communauté juive et de la Communauté islamique.

Je salue Messieurs les Membres de la Présidence de Bosnie et Herzégovine et toutes les autres Autorités civiles et militaires. J'apprécie beaucoup votre présence et je vous remercie de ce que vous avez accompli pour organiser ma visite sur votre terre.

Quant à vous, bien-aimés fils de cette Eglise en pèlerinage en Bosnie et Herzégovine, j'ouvre mes bras pour vous y accueillir et vous dire que vous occupez une place importante dans le coeur du Pape. Il porte constamment dans sa prière au Seigneur la souffrance qui rend votre chemin encore difficile et il partage avec vous, dans l'espérance, l'attente de jours meilleurs.

De cette ville, marquée au cours de l'histoire par tant de souffrance et de sang, j'implore le Seigneur tout-puissant afin qu'il fasse preuve de miséricorde à l'égard des fautes commises contre l'homme, sa dignité et sa liberté, également par des fils de l'Eglise catholique, et qu'il inspire à tous le désir du pardon réciproque. Ce n'est que dans une atmosphère de réconciliation véritable que la mémoire de tant de victimes innocentes et leur sacrifice ne seront pas vains, ils nous encourageront à édifier de nouvelles relations de fraternité et de compréhension.

3. Très chers frères et soeurs, que le juste, inondé par la lumière divine, devienne à son tour la flamme qui resplendit et qui réchauffe. C'est ce que nous enseigne aujourd'hui la figure du nouveau bienheureux Ivan Merz.

Jeune homme brillant, il sut multiplier les riches talents naturels dont il était doté et il obtint de nombreux succès humains:  sa vie peut être qualifiée de vie bien réussie. Mais la raison pour laquelle il est aujourd'hui inscrit dans l'Album des bienheureux n'est pas celle-ci. Ce qui l'introduit dans le choeur des bienheureux est son succès devant Dieu. La grande aspiration de toute sa vie, en effet, a été celle de "ne jamais oublier Dieu, de toujours désirer s'unir à Lui". Dans chacune de ses activités, il rechercha "l'aspect sublime de la connaissance du Christ Jésus" et il se laissa "conquérir" par Lui (cf. Ph 3, 8.12).

4. Ivan Merz grandit à l'école de la liturgie, source et sommet de la vie de l'Eglise (cf. Sacrosanctum Concilium, n. 10), jusqu'à la plénitude de la maturité chrétienne et il devint l'un des promoteurs du renouveau liturgique dans sa patrie.

En participant à la Messe, en se nourrissant du Corps du Christ et de la Parole de Dieu, il trouva l'impulsion pour devenir l'apôtre des jeunes. Ce n'est pas un hasard s'il choisit pour devise "Sacrifice-Eucharistie-Apostolat". Conscient de la vocation reçu dans le Baptême, il fit de son existence une course vers la sainteté, "mesure élevée" de la vie chrétienne (cf. Novo millennio ineunte, n. 31). C'est pourquoi, comme l'affirme la première lecture:  "Son souvenir ne s'effacera pas, son nom vivra de génération en génération" (Si 39, 9).

5. Le nom d'Ivan Merz a représenté un programme de vie et d'action pour toute une génération de jeunes catholiques. Il doit continuer à l'être aujourd'hui! Très chers jeunes, votre patrie et votre Eglise ont vécu des moments difficiles et à présent il faut oeuvrer afin que la vie reprenne pleinement à tous les niveaux. Je m'adresse donc à chacun de vous, en vous invitant à ne pas faire marche arrière, à ne pas céder à la tentation du découragement, mais à multiplier les initiatives afin que la Bosnie et Herzégovine redevienne une terre de réconciliation, de rencontre et de paix.

L'avenir de ces régions dépend également de vous! Ne cherchez pas ailleurs une vie plus aisée, ne fuyez pas vos responsabilités en attendant que d'autres résolvent les problèmes, mais remédiez de façon résolue au mal par la force du bien.

Comme le bienheureux Ivan, recherchez la rencontre personnelle avec le Christ qui éclaire la vie d'une lumière nouvelle. Que l'Evangile soit le premier critère qui guide vos orientations et vos choix! Vous deviendrez ainsi missionnaires à travers vos gestes et vos paroles et vous serez les signes de l'amour de Dieu, des témoins crédibles de la présence miséricordieuse du Christ. N'oubliez pas:  "On n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau" (Mt 5, 15).

6. Chers frères et soeurs qui participez avec tant de ferveur à cette célébration, que la paix de Dieu le Père, qui surpasse tout sentiment, garde votre coeur et votre esprit dans la connaissance et dans l'amour de Dieu et de son Fils, notre Seigneur Jésus-Christ!

C'est la prière et le souhait que, par l'intercession du bienheureux Ivan Merz, le Pape élève aujourd'hui pour vous et pour tous les peuples de la Bosnie et Herzégovine.

Copyright © Dicastère pour la Communication

Le Saint-Siège

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/homilies/2003/documents/hf_jp-ii_hom_20030622_banja-luka.html




Esquisse biographique

Ivan Merz naquit le 16 décembre 1896 à Banja Luka en Bosnie, dans une famille dont l’appartenance à la religion catholique était de pure tradition et toute extérieure. Il fut élevé dans un milieu libéral. Après avoir terminé ses études secondaires en 1914, il passe trois mois à l’Académie militaire de Vienne. Il la quitte en 1915 et commence des études de droit et de philosophie à l’université de Vienne. La Première Guerre mondiale a déjà éclaté. Il est mobilisé et envoyé au front ou il connaît toutes les horreurs de la guerre. Celle-ci terminée, il poursuit des études de lettres à Vienne (1919-1920) puis à Paris (1920-1922), à la Sorbonne et à l’Institut catholique, en tant que boursier du Comité catholique des amitiés françaises à l’étranger. De Paris il écrit à sa mère: “La foi catholique est ma vocation dans la vie.” Après ses études, Ivan réalisa cette vocation à l’admiration de tous ceux qui le connurent.

En 1922, il rentre en Croatie ou il devient, à Zagreb, professeur de langue et de littérature françaises au gymnase classique archiépiscopal, (Petit séminaire), établissement secondaire pour la formation des futurs prêtres. Il obtient le doctorat à l’université de Zagreb, avec une thèse écrite en français et intitulée: L’influence de la liturgie sur les écrivains français, de Chateaubriand à nos jours.

Il admirait beaucoup et vénérait la culture et la spiritualité françaises. La spiritualité des auteurs français marqua toute sa vie religieuse ainsi que son activité comme professeur et comme apôtre de la jeunesse croate. Son attachement à la France et à ses écrivains fut grand. 

Merz a beaucoup contribué à répandre les valeurs culturelles et spirituelles de la France en Croatie, et cela aussi bien par la parole que par ses écrits, comme cela fut bien mis en valeur par E.Beaupin dans un article commémoratif publié dans la revue des Amitiés catholiques françaises (15 juin 1928, p. 2).
Après les épreuves de la guerre, sa réflexion personelle, ses études, ses contacts avec des intellectuels et avec des convertis français ainsi que l’expriénce de Lourdes, conduisent Ivan Merz à être convaincu de la vérité de la foi chrétienne. Il se donne complètement au Christ en faisant, comme laic, à l’âge de vingt-sept ans, le voeu de chasteté perpétuelle. Il consacre tout son temps libre à l’éducation de la jeunesse croate, dans l’organisation catholique des Aigles, à laquelle il donne la devise “Sacrifice – Eucharistie – Apostolat”. Il a emprunté cette devise à la Croisade eucharistique française, aujourd’hui Mouvement eucharistique des jeunes (MEJ), organisation catholique française qu’il admirait et qu’il s’efforçait d’implanter en Croatie. Son projet fut réalisé après sa mort, lorsque l’association des Aigles (supprimée en 1929 par la dictature serbe) continue d’exister en prenant pour nouveau nom celui choisi par Ivan Merz Kri`ari (Croisés), devenant ensuite la plus grande organisation des jeunes catholiques en Croatie.

En tant qu’intellectuel catholique, c’est par la parole, par des conférences et par ses écrits, qu’Ivan Merz suscite auprès des jeunes et des adultes l’enthousiasme pour le Christ et pour l’Eglise. Passionnément intéressé par la liturgie, il est l’un des initiateurs du mouvement liturgique en Croatie. C’est également lui qui introduit systématiquement dans les milieux ecclésiastiques de Croatie les idées de Pie XI concernant l’Action catholique.

Sa pensée est caractérisée par l’amour et par la fidélité à l’Eglise, à Rome et au Pape. Bien qu’il soit jeune et laic, il est considéré comme un pilier de l’Eglise en Croatie. Avec son travail apostolique et son activité très étendue dans la presse catholique, il laisse un héritage spirituel précieux, devenu source d’inspiration pour les générations qui l’ont suivi.

Ivan Merz était un homme à la foi vivante. Homme de prière, d’adoration, de sacrifice et d’abandon à Dieu dans la souffrance, il recevait quotidiennement l’eucharistie. Il avait une vaste culture, était très proche des hommes et savait témoigner à chacun un amour charitable. Pour beaucoup de jeunes catholiques, son nom évoquait – et évoque toujours – un programme de vie et d’action.

Il avait l’intention de fonder un institut séculier – une communauté de laics – qui travaillerait pour le Christ et pour l’Eglise. Après sa mort, cette idée fut partiellement réalisée par sa collaboratrice Marica Stankovic, fondatrice de la Communauté des Auxiliatrices du Christ Roi.

Après le Concile Vatican II, qui a mis en lumière le rôle et la place des laics dans la vie de l’Eglise et dans son action envers le monde, la personnalité et l’oeuvre d’Ivan Merz devaient acquérir une signification particulière. Les mérites qu’il acquit dans son travail pour l’Eglise lui valent en Croatie une reconnaissance profonde.

Ivan Merz mourut en odeur de sainteté, le 10 mai 1928 à Zagreb, dans sa trente-deuxième année. En 1958, on ouvrit un procès diocésain en vue de sa béatification, procès qui se poursuit au Vatican, auprès de la Congrégation pour les causes des saints. En 1977, son corps a été transféré dans la basilique du Sacré Coeur à Zagreb, église centrale des jésuites croates ou, durant les six dernières années de sa vie, il avait l’habitude de prier et d’assister quotidiennement à la messe.

A plusieurs reprises, le pape Jean Paul II a parlé aux jeunes Croates d’Ivan Merz en leur proposant la vie chrétienne de celui-ci comme un exemple. Les grâces et les faveurs obtenues par l’intercession d’Ivan Merz ne cessent de se multiplier.

Après l’établissement de la démocratie en Croatie, on renouvela l’organisation catholique des jeunes dénommée Krizari (Croisés). Cet important héritage spirituel d’Ivan Merz continue d’exercer son influence bienfaisante et éducative sur la jeunesse croate.

Plusieurs biographies et un grand nombre d’articles et d’études ont été consacrés à la vie d’Ivan Merz. Dans les universités pontificales à Rome, on a soutenu deux thèses de doctorat sur la vie et l’oeuvre d’Ivan Merz. La première, datant de 1975 et ayant pour auteur l’abbé Marin [karica, est intitulée Ivan Merz, promoteur du renouveau liturgique en Croatie; la seconde, achevée en 1978 par le p.Bozidar Nagy SJ, port le titre Ivan Merz, homme de foi et éducateur à la foi

. A l’occasion du centenaire de la naissance d’Ivan Merz, célébré en 1996 dans sa patrie croate ainsi qu’à Paris ou il fut étudiant, on a entrepris la publication de ses Oeuvres complètes qui comprendront en tout dix volumes. Le premier de ceux-ci est la présente oeuvre, sa thèse de doctorat.

Nous terminerons cette courte biographie d’Ivan Merz en citant un article commémoratif publié deux semaines après sa mort dans le journal La Croix du 23 mai 1928: “Comme professeur de langue française au Petit séminaire de Zagreb, il répandait parmi ses élèves, prêtres de demain, l’amour de la France et sa culture catholique… Cette mort prématurée a brisé de grands espoirs, mais il reste aux catholiques croates une consolation: c’est qu’Ivan Merz est mort comme un saint après avoir vécu comme un saint.”

Pour toutes informations complementaires sur le Serviteur de Dieu Ivan Merz, on pourra s’adresser à

POSTULATURA IVANA MERZA,Jordanovac 110, pp. 169 HR-10000 ZAGREB, Croatie
telephone: 00385-98-546.806, e-mail: postulatura@ivanmerz.hr, www.ivanmerz.hr

VICE-POSTULATION, 8 rue Emil Cordon, F – 93400 SAINT-OUEN (France), tél. et fax 01 40 12 57 36, international +33 1 40 12 57 36 ou à

SOURCE : https://ivanmerz.hr/esquisse-biographique/

IVAN MERZ (1896-1928) - APÔTRE DE LA JEUNESSE À DIMENSION EUROPEENNE

Ivan Merz est un jeune laïc originaire de Croatie. Il a vécu lors d’une période historique de grands changements politiques qui ont modifié la face de l’Europe et se sont également répercutés sur sa courte vie (1896-1928).

Il naît le 16 décembre 1896 à Banja Luka, en Bosnie (région alors occupée par l’Autriche-Hongrie), dans une famille libérale; il fait ses études secondaires dans l’ambiance multiethnique et multi-religieuse de sa ville natale et les termine au moment de l’assassinat du prince héritier François-Ferdinand à Sarajevo (28 juin 1914). Il entre à l’Académie Militaire de Wiener Neustadt, non par choix personnel, mais pour obéir à ses parents; il la quitte au bout de trois mois, dégoûté par la corruption qui s’y vit. En 1915, il commence ses études universitaires à Vienne, mais dès 1916 il est enrôlé dans l’armée, puis envoyé au front où il passe la majeure partie des années 1917 et 1918. La fin de la Première Guerre Mondiale le trouve à Banja Luka, et c’est là qu’il vit le bouleversement politique et la naissance du nouvel Etat yougoslave. Il retourne à Vienne et y passe les années 1919 et 1920 comme étudiant à la Faculté de Philosophie. En octobre 1920, il part pour Paris où il fréquente les cours de la Sorbonne et de l’Institut Catholique; pendant ce temps, il prépare sa thèse de doctorat sur «L’influence de la liturgie sur les écrivains français», qu’il présente à la Faculté de Philosophie de l’Université de Zagreb (1923). Ayant également réussi l’examen d’Etat, il est habilité à enseigner la langue et la littérature françaises et allemandes. Jusqu’à sa mort (10 mai 1928), il sera professeur au Lycée Archiépiscopal de Zagreb.

Une vie apparemment ordinaire et simple -mise à part la période passée au front-, et pourtant déjà entrée dans l’histoire du catholicisme croate. Jusqu’ici peu connue hors des frontières de sa patrie, la figure d’Ivan Merz, dont la cause de canonisation est en cours, fascine celui qui la connaît: une figure d’étudiant et de soldat catholique, puis d’intellectuel laïc à la vaste culture qui, pour l’amour de Dieu, met toutes ses énergies au service du prochain dans l’éducation de la jeunesse croate.

Mais ce qui frappe chez Ivan Merz, c’est son itinéraire spirituel vraiment singulier, spécialement lors de sa première phase (de formation): sans famille, sans noviciat, sans séminaire, sans guide spirituel stable, il trouve tout seul la voie qui conduit à la sainteté, de sorte que  quelqu’un l’a défini “un fruit spirituel spontané”, où la présence de la Grâce apparaît vécue de façon expérimentale. Rares sont les saints -et on ne sait pas s’il s’en trouve un parmi les laïcs- dont on peut suivre le développement intérieur d’aussi près que dans le cas d’Ivan Merz, et cela grâce à son journal intime qu’il commence à écrire adolescent, et  qu’il continue à l’armée, sur le front et pendant ses études universitaires. Ce journal révèle, non pas un “saint né”, mais un jeune qui mène un combat en faveur du bien et en sort vainqueur; c’est pourquoi il entraîne par son exemple quiconque s’efforce de réaliser l’idéal chrétien de la perfection.

Il est tourmenté par le problème de l’amour, puis de la douleur et de la mort; il le résout dans la lumière de la Foi. Dans son journal de guerre, on sent toute la profondeur de cette âme dans laquelle se reflètent et s’entrelacent les misères matérielles et morales de la vie militaire et les lumières de la Grâce. «Il n’y a pas la sainte Eucharistie -écrit-il le 9 septembre 1917-. Je vis ici comme un païen ou comme une bête féroce, comme si l’Agnus n’était plus au centre du cosmos, comme s’il n’existait absolument pas. O Dieu Consolateur, viens pénétrer ma nature par des atomes d’éternité, afin que -plus semblable à Toi- je comprenne le cours de l’existence. L’Etat moderne se soucie de rhum, et la sainte Eucharistie est une chose secondaire. Où sont les aumôniers militaires? Pourquoi abandonnent-ils leur troupeau au moment précis où il a le plus besoin de Dieu?!» – «O Dieu, la chose la meilleure serait que je sois déjà près de Toi, brûle donc par la flamme de ta Miséricorde tous les parasites du péché qui se sont introduits dans mon âme, afin que je puisse me présenter bon et saint devant Toi; ou, au moins, afin qu’au cours de ma vie je puisse être inspiré par la joie sainte et une volonté surhumaine» (13 juillet 1918).

Même au front, Ivan jeûne: «Memento mori – le lard est là et il me tente! Celui qui dit que le jeûne est une sottise ne sait rien. Sans jeûne, il n’y a pas de vraie vie spirituelle… O Dieu, donne-moi une volonté forte, dussé-je être nu de la tête aux pieds!…» (23 août 1918). – L’athlète de l’esprit sort plus fort des ruines morales de la guerre. «Ne jamais oublier Dieu! Toujours désirer s’unir à Lui. Chaque jour -de préférence à l’aube- s’adonner à la méditation, à la prière, si possible près de l’Eucharistie ou pendant la sainte Messe… C’est à cette heure-là qu’on fait les projets pour la journée qui commence, qu’on examine ses propres défauts et qu’on demande la grâce de surmonter toutes ses faiblesses. Ce serait terrible si cette guerre n’était pour moi d’aucune utilité!… Je dois commencer une vie régénérée dans l’esprit de la nouvelle connaissance du catholicisme. Que le Seigneur seul m’aide, car l’homme ne peut rien faire de lui-même» (5 février 1918). Merz sort de la guerre mûr au plan humain et au plan chrétien; c’est comme tel qu’il reprend ses études à Vienne et les continue en France, en s’engageant de plus en plus dans le Mouvement catholique croate. De retour à Zagreb, il donne une nouvelle orientation au mouvement de jeunes des Aigles, d’après les principes de l’Action Catholique.

Par sa maturité au plan humain, il devient un exemple d’apôtre et, comme tel, il est un modèle, même pour chaque prêtre et religieux. Enfin, Merz est l’«homme catholique» par excellence: son cœur bat à l’unisson du cœur de l’Eglise, pour laquelle il n’y a pas de frontières nationales ou politiques – du cœur de l’Eglise qui est Corps mystique du Christ, rassemblée autour du Christ réellement présent dans l’Eucharistie, représenté par son Vicaire sur la terre, le Pape. L’Eglise, l’Eucharistie, le Pape: trois amours, ou mieux un unique amour chez Merz, qu’il cherche de toutes ses forces à instiller dans la jeunesse catholique croate.

Il se fait promoteur -lui, laïc- du mouvement liturgique en Croatie et pionnier de l’Action Catholique suivant les directives de Pie XI, avec le dessein de former une élite d’apôtres qui travailleront au “renouvellement de toutes choses dans le Christ”. Pendant un peu plus de cinq ans il peine, combat, souffre pour que le règne de Dieu s’affermisse et se renforce dans sa patrie. Dans ce but, il devient l’âme du mouvement de jeunes des Aigles, pour lequel il offre sa vie sur son lit de mort. Sa vaste culture, son expérience de vie multiforme et son profond sens catholique font d’Ivan Merz un “saint européen” – proche des mondes germanique, latin et slave. Soixante-dix ans après sa mort, il n’a rien perdu de son actualité, qui s’est même accrue d’un certain point de vue dans la mesure où, pendant ce temps, le monde est devenu encore plus sécularisé et a davantage besoin de témoins du “surnaturel”.

Le 10 mai 1928, Merz disparaît de la scène de ce monde, laissant l’exemple de la manière dont on vit, combat et souffre pour la cause de Dieu. Merz s’est efforcé de donner à son existence sa “pleine dimension” par la recherche de la sainteté, et toute son oeuvre éducative oriente sa vie vers la formation d’apôtres de la sainteté. La réputation de sainteté dont il jouit rapidement fait introduire sa cause en 1958 en vue de sa canonisation; elle est actuellement en cours à la Congrégation pour la Cause des Saints au Vatican.

Quelques pensées d’Ivan Merz

Etudiant à Paris, il écrit à sa mère: “Tu dois savoir que la vie universitaire à Vienne, la guerre, les études et enfin Lourdes m’ont intimement convaincu de la véracité de la foi catholique. Et c’est pour cela que toute ma vie tourne autour du Christ Seigneur.”

La foi catholique est ma vocation.

Pourquoi est-ce que j’aime l’Eglise Catholique et le Saint-Père? Parce que c’est dans l’Eglise que je vois clairement l’image de mon bien-aimé Sauveur, l’homme-Dieu, le Christ Jésus, avec toutes ses perfections; et sous les traits du Pape, je vois mon Dieu et mon Seigneur.

Si je ne croyais pas, je cesserais d’exister.

A la racine de tout apostolat doit se trouver la lutte contre le péché.

La souffrance fait plus pour le Règne du Christ qu’un long travail, de doctes discussions, de splendides discours ou articles.

Le testament d’Ivan Merz

(dernières lignes écrites par lui avant de mourir)

Mort dans la paix de la foi catholique. C’est le Christ qui a été ma vie et la mort est un gain. J’attends la miséricorde du Seigneur et la possession indivisible, complète et éternelle du Très Saint Cœur de Jésus. Heureux dans la joie et dans la paix. Mon âme atteindra le but pour lequel elle a été créée.

Ce texte se trouve aujourd’hui inscrit comme épitaphe sur la tombe d’Ivan Merz, dans la Basilique du Sacré-cœur à Zagreb.

Pour tous renseignements sur la figure du Serviteur de Dieu Ivan Merz, s’adresser à:

Postulation de la cause de canonisation d’Ivan Merz

POSTULATURA IVANA MERZA
Jordanovac 110, pp. 169 HR-10000 ZAGREB, Croatie
telephone: 00385-98-546.806

e-mail: postulatura@ivanmerz.hr

www.ivanmerz.hr

SOURCE : https://ivanmerz.hr/ivan-merz-apotre-de-la-jeunesse-a-dimension-europeenne/

IVAN MERZ : PROMOTEUR DU RENOUVEAU LITURGIQUE EN CROATIE

par Marin Škarica

Traduit du croate par Josipa Matošin

Professeur à l’institut liturgique papal et à la Faculté de Théologie Propagande fide  de Rome, alors qu’il découvrait la vie et l’œuvre d’Ivan Merz, le docteur Tommaso Federici, admiratif et enthousiaste, écrivit ceci :

“La personnalité et l’œuvre d’Ivan Merz suscitent une indicible surprise chez celui qui les abordent. La Culture européenne, principalement fondée sur un axe – quoique ramifié –

Paris-Berlin, ignore tout d’Ivan Merz, de ce qu’il a représenté pour sa patrie, la Croatie, en matière de religion, spiritualité et liturgie… Disserter sur Ivan Merz n’est qu’enchantement. C’est se retrouver au sein d’un échange fondamental, auquel il est difficile d’échapper, à propos duquel il est impensable de ne pas tirer quelque enseignement. Sans avoir bénéficié d’une aide quelconque, ce jeune laïc a allié un génie hors du commun à un savoir étendu. Son don est intuition qui le guide au cœur des questions fondamentales de l’âme, de la société et de l’avenir : c’est ainsi qu’il anticipât en grande partie, quarante ans à l’avance, ce qui, concernant le plein renouveau de la vie chrétienne, fut sanctionné mais également encouragé par le Concile de Vatican II. Laïc et chrétien, promoteur du renouveau, il est, à ce titre, digne d’admiration et de bienveillance…    

On cerne approximativement, dans la vie d’Ivan Merz, trois centres d’intérêt :

–     en premier lieu, l’étude et l’assimilation intégrale de la foi chrétienne, en quoi il surpasse ses contemporains en Europe. La liturgie, objet de son attention la plus vive, sera le centre de son étude, l’instrument privilégié du plein renouveau dans l’Eglise.

–     en second lieu, la vie, vécue au travers de résolutions renouvelées et toujours plus absolues en quête de sainteté, résolutions prises sans compromission. Au sein de ces résolutions, la vie liturgique est toujours la preuve de l’amour et de la communion de Dieu dans la célébration de la communauté.

–     En troisième et dernier lieu, l’apostolat parmi les jeunes, auquel Ivan Merz a réellement consacré sa vie et auquel il impose la liturgie pour but… Tout ceci est comme cimenté à sa foi, qui jamais ne s’affaiblit, foi en l’Eglise, au Pape, dans les évêques… Son enseignement, son action animée par l’”Action catholique”, indépendante de toute politique, est le modèle de la vérité, de la réalité, de la lucidité, de l’actualité… duquel l’auteur de ces quelques lignes a su tirer de précieuses leçons… Nous, professeurs à l’Institut liturgique papal, sommes pleins d’admiration pour l’enseignement liturgique d’Ivan Merz…”

Ainsi écrivait Tommaso Federici, laïc et Italien. Nous nous apercevons que la personnalité et l’œuvre d’Ivan Merz sont peu à peu découvertes par delà les frontières de notre pays, et sous leur véritable lumière. Une connaissance aussi profonde, aussi juste d’Ivan Merz n’existe malheureusement pas encore chez nous. Aussi sommes-nous véritablement heureux de la tenue de ce symposium sur Ivan Merz, symposium qui contribuera certainement beaucoup à une meilleue et plus juste connaissance de sa personnalité et de son œuvre.

       Cet exposé s’attachera à présenter Ivan Merz comme précurseur du renouveau liturgique. Pour des raisons évidentes de temps, celui-ci ne peut-être que sommaire.

1-    Le mûrissement religieux et liturgique d’Ivan Merz

Le chemin parcouru par Ivan Merz est à tout le moins singulier et unique. Sa famille se considérait catholique, mais il n’y reçu pas une véritable et profonde éducation religieuse. Un moment décisif et un tournant critique eut lieu pour lui avec la mort tragique d’une jeune fille, Grete Teschner, dont il était amoureux. Cet événement le transforma complètement, le fit comme renaître, comme il le dit lui-même, et il commence, de ce jour, à rejeter la superficialité de l’existence pour ne plus voir toute chose que sous l’angle de l’éternité. Ljubomir Marakovic a joué un rôle important dans ce nouveau tournant de sa vie en lui donnant à lire la revue catholique viennoise Gral. Cette lecture eut une influence très positive sur Merz, car il y découvrit les idéaux qui jalonnèrent sa  vie : l’Eucharistie, la Vierge Marie, l’Eglise – Jésus dans l’Eucharistie, dans l’Eglise à travers Marie.

Merz est méditatif et subtil, aussi ne sait-il jamais contenté de la médiocrité,  bien au contraire, il fut inlassablement à la recherche de la vérité. C’est pourquoi son mûrissement religieux, qui débuta au cours de sa dernière année au lycée, progressa visiblement  et de façon surprenante dans le cadre de l’Académie militaire; il est vrai que la lecture de l’ouvrage Die Kunst Zubak beten (L’art de la prière), conseillée par Marakovic, y contribua sensiblement. Cette lecture a renforcé sa foi et lui a enseigné la prière, choses que dès lors il chérit. A l’époque, il écrivait déjà que prier signifie la foi, et que la foi sans la prière est chose morte, sans vie. Durant la guerre, Merz a approfondi sa foi et sa vie intérieure d’une façon particulière. Observant les horreurs et les souffrances, il en retient, par la prière et la réflexion, que seule la foi peut donner un sens rédempteur à toutes ces souffrances, que seuls les principes chrétiens ont valeurs absolue, et qu’eux seuls donnent la force nécessaire pour résister à la tragédie de la guerre. Cela l’incita à réfléchir sur le sens de la vie, sur la valeur rédemptrice de la souffrance, sur le mystère de l’Eucharistie, sur la force et le sens de la prière.

Mais ce qui nous importe plus que tout, ici, c’est le chemin, l’orientation liturgique de Merz. Une question se pose à nous : qu’est-ce qui a influencé Merz, qu’est-ce qui l’a acheminé pleinement vers la liturgie ? Nous pensons que la solution à cette question tient dans l’amour profond et instinctif de Merz envers l’Eglise, envers le Christ vivant dans l’Eglise – et donc en l’Eglise – envers le corps mystique du Christ. Merz s’est immergé dans le mystère de l’Eglise. Dusan Zanko écrit ceci : “Je ne sais s’il est possible d’imaginer la physionomie, le caractère religieux du docteur Merz en dehors d’un cercle lumineux dans lequel irradie l’idée la plus profonde, la plus mystique  de l’Eglise. Il a tant physiquement, spirituellement porté l’Eglise dans son être, qu’il sentait en être un élément vivant, comme la main ou la jambe peut l’être de l’organisme vivant de l’homme. Toute son âme était amour pour l’Eglise, amour dans l’Eglise.”

On peut presque dire que Merz était ivre de l’idée de l’Eglise. Il entendait être un fils véritable pour l’Eglise, il voulait vivre instinctivement, profondément d’en l’Eglise et avec l’Eglise. Et il était conscient et convaincu que la vie dans et avec l’Eglise se réalise éminemment mieux dans la liturgie, et que nous ne pouvons être véritables fils et membres de l’Eglise si nous ne sommes pas des hommes de prière, si par la liturgie nous ne vivons pas avec l’Eglise ses mystères. Il n’ignorait pas qu’il n’y a pas de véritables liturgie et prière si notre amour pour l’Eglise n’est pas instinctif, si nous ne sommes pas dans une alliance ardente, un amour ardent avec l’Eglise. C’est  la clef qui nous révèle le secret de l’âme d’Ivan Merz, la clef qui nous permet de comprendre pourquoi il a si ardemment et filialement aimé l’Eglise, et pourquoi il a, d’une manière si profonde, vécu et éprouvé les mystères de l’Eglise selon précisément la liturgie. Il a parfaitement compris que par la liturgie seule il s’immergera le plus rapidement et le mieux dans la vie divine de la grâce.

La conférence, tenue par Georges Goyau, sur la communauté des saints a eu une ascendance particulière sur la compréhension juste et profonde de Merz de la valeur de la  prière liturgique. Il a  alors pleinement et profondément compris l’Eglise, la splendeur et l’essence de sa prière, qui unit l’Eglise dans la communauté mystique sur la terre, dans le purgatoire et aux cieux. Peu après cette conférence, il écrivit : “J’ai compris ici la puissance de la  prière chrétienne”. Dusan Zanko conclut alors :”A partir de cet instant, l’âme de Merz… a uni sa prière avec celle de l’Eglise toute entière et est devenu entièrement et pleinement liturgique.”

C’est ainsi que Merz a atteint la certitude que seule la liturgie lui permet, pleinement et profondément, de s’unir avec l’Eglise toute entière dans le chant des louanges à la Sainte Trinité, aux cieux. Aussi, son infatigable empressement à entraîner les autres avec lui, dans le champ de la prière  et de la liturgie, de l’âme et la mystique, nous apparaît-il  maintenant évident. Aussi comprenons-nous également son apostolat liturgique et sa certitude que c’est au travers de la liturgie qu’l renouvellera pleinement  et profondément la vie spirituelle des jeunes  catholiques de Croatie.

Là aussi, il nous apparaît évident pourquoi, lors de ses études d’après-guerre  à Vienne, et particulièrement lors de son séjour à paris, il usa de tout son temps libre et de toute son application pour approfondir sa foi et explorer la compréhension et l’essence de la liturgie. De la même manière, nous comprenons pourquoi il s’est si souvent rendu à San Gabriel près de Mödling, où se trouvait une importante école de missionnaires et où se tenait des cérémonies liturgiques. C’est là que Merz, durant la semaine sainte en  1920, a effectué une retraite spirituelle et liturgique, parmi d’autres étudiants, retraite guidée par le professeur Wilhelm Schmidt, ethnologue réputé. Le professeur Schmidt était un grand érudit, mais également un homme d’une foi profonde, qui éprouvait chaque jour  sa foi du plus profond de son âme, vivant dans la liturgie avec l’Eglise. C’est pourquoi il pouvait parler de la liturgie avec enthousiasme et amour, parce qu’il n’exprimait pas seulement ce qu’il percevait par la raison, mais avant tout ce qu’il éprouvait profondément en son for interne. La conviction religieuse de cet homme érudit et réputé et son amour pour la liturgie ont eu une influence majeure sur tous ceux qui effectuaient cette retraite spirituelle et liturgique, et particulièrement sur Ivan Merz.

Le docteur Avelin Cepulic écrit à ce propos : “Ces retraites spirituelles et liturgiques, à San Gabriel près de Mödling, ont par la suite été décisives pour la vie spirituelle de Merz… Ces retraites ont laissé dans la vie spirituelle de Merz les empreintes du puissant sceau liturgique…L’Eglise en sa liturgie louait la gloire dans une âme en particulier : celle d’Ivan Merz. A partir de là, il commença, de plus en plus, à approfondir et à apprécier les splendeurs de la liturgie.”C’est ce que confirme Dusan Zanko en disant : “Au cours de ces retraites spirituelles à San Gabriel, le docteur Merz a découvert la grandeur de la liturgie, et à partir de cet instant  il est devenu son disciple et son apôtre le plus fervent. Lorsqu’il écrit à propos de la liturgie, son style se revêt d’un charme artistique.”

Dès lors, la vie d’Ivan Merz prend un profond caractère liturgique, la liturgie devient pour lui de plus en plus la vie, la vie avec le Christ et l’Eglise, elle l’aide en fait à réaliser sa communion avec le Christ et l’Eglise.

L’enthousiasme de Merz pour la liturgie s’est renforcé lors de son séjour à Paris, où il a exploité toutes les occasions pour saisir l’âme et la richesse de la liturgie. Sa participation quotidienne à la messe, à la communion et aux cérémonies liturgiques, dans les plus grands centres de la vie  liturgique à Paris, y a pour beaucoup contribué. C’est ainsi que Mme Michaut, chez laquelle il habitait, rappelle qu’il se rendait tous les jours à la messe et à la communion chez les bénédictins  de la rue Monsieur, ou chez les lazaristes de la rue de Sèvres. Merz lui-même énumère différents lieux de dévotion et de liturgie où se rendaient fréquemment les Parisiens : les missionnaires de la rue du Bac; parmi les églises, celle de Saint-Sèverin, de Saint-Sulpice, Notre-Dame, Montmartre et Clermonte? Tous ces lieux ont assurément joué un grand rôle dans la formation liturgique de Merz.

La chapelle bénédictine de la rue Monsieur a très certainement tenu un rôle particulier et unique. Cette chapelle a, par ailleurs, particulièrement compté pour la formation liturgique de nombreux autres gens, principalement des intellectuels, français et étrangers. Ainsi participèrent aux cérémonies liturgiques, et parmi tant d’autres, F.Coppée, F.Brunetière, J.K.Huysmans, ainsi que le néerlandais M. Von der Meer de Walcheren. Sous l’influence de la liturgie, les intellectuels André de Bavier et M. Lucien Puel de Lobel y se sont ainsi convertis. De grands écrivains ont décrit dans leurs romans l’importance de cette chapelle, tel Huysmans dans En route et oblat ou M. Von der Meer de Xalcheren dans Journal d’un converti.

Merz se rendait le plus souvent à cette chapelle et y puisait les splendeurs et le sens de la liturgie. Il ne se contentait pas d’assister aux cérémonies liturgiques, il y participait activement  et les vivaient intensément de l’intérieur. En témoigne sa description de la prise de voile d’une novice bénédictine, fille de général, à laquelle il assista rue Monsieur. Il s’immergea totalement dans cette cérémonie, et la vécut de façon intense en son for interne.

Pour Merz, cette période d’études à Paris a contribué à l’approfondissement de sa foi et de  son acheminement liturgique toujours plus fort. Son étude de la vie des écrivains français lui fut d’une grande importance, en particulier celle de ceux qui se convertirent, ainsi que l’étude de l’influence de la liturgie sur ces écrivains. Merz souhaitait comprendre fondamentalement l’esprit de la liturgie, c’est pourquoi il étudia l’influence de la liturgie sur les écrivains français. Il en fit ainsi le sujet de sa thèse : “L’influence de la liturgie sur les écrivains  français de Chateaubriand à nos jours”.

Nous sommes d’avis que, pour Merz, la rédaction de ce travail a contribué à une connaissance réellement plus profonde de la liturgie, de sa signification, de son esprit et pardessus tout des rôles qu’elle tient dans la formation du chrétien; et nous pensons que ce travail a constitué la dernière étape du mûrissement liturgique de Merz et de son  orientation pleinement liturgique. Cette réflexion est confirmée par Jure Radic qui dit : “La rédaction de cette étude liturgique a été l’ultime étape de son orientation et de sa formation liturgique”. De même, D. Zanko le confirme en disant qu’”il semble que Paris ait exercé sur lui (Merz) l’influence la plus intense”, et que Merz “au travers d’une France liturgico-poètique a composé son caractère liturgique et sacré jusqu’à la perfection”.

Nous avons ainsi rendu compte du parcours particulier de Merz dans son mûrissement et son orientation liturgico-spirituelle, qui sont le fondement et la source de son travail apostolique et de renouveau et de sa vie liturgique.   

La vie et l’action liturgique d’Ivan Merz

Comme tous les promoteurs de mouvement liturgique moderne dans le monde, Ivan Merz a vécu avec l’Eglise au travers de la liturgie : quotidiennement, durant quarante-cinq minutes, il méditait les textes de la messe du jour; chaque jour, il participait à la messe, le missel en main, communiait, récitait le rosaire, et les dernières années le bréviaire, adorait le Saint-Sacrement, se consacrait à des lectures spirituelles…il vivait ainsi intensément les mystères de l’Eglise durant l’année liturgique, s’enrichissait de l’esprit miséricordieux de Dieu, et s’immergea très vite et intensément dans l’esprit de  Dieu. De tout cela, il est évident qu’il était sous l’influence particulière de la grâce de Dieu. Et c’est véritablement une chose extraordinaire si l’on considère qu’il s’agissait d’un laïc très jeune.

Ainsi, Merz est-il “devenu un grand de l’esprit, mais à genoux, là où l’homme est le plus proche de Dieu, et par là le plus grand, le plus fort… C’est à genoux que la grandeur de Merz commence, puis croît… A genoux dans sa chambre et  dans l’Eglise, plongé dans sa prière, Merz parle avec Dieu, et c’est là que sont prises les plus grandes décisions, quand l’être tout entier en est bouleversé : programmes et directions qu’il réalisera grâce à sa puissante volonté et l’aide sans limite obtenue du ciel par la prière. A genoux, Merz s’abreuve de la puissance céleste à l’intarissable source de la vie et de l’Eucharistie.

Ainsi, il nous apparaît évident comment Merz est parvenu à la conviction que la liturgie est le meilleur et le plus sûr moyen de parvenir à la renaissance spirituelle et à la vie en Dieu. Il a érigé la liturgie et la vie avec l’Eglise comme fondement de tout son apostolat du renouveau spirituel parmi les jeunes catholiques de Croatie. Toute l’action qui fut la sienne se fondait sur les principes et les directives de l’Eglise, donc du Pape. Merz a consacré toute sa courte vie et ses hautes qualités à l’éducation de la jeunesse catholique croate dans l’esprit liturgique et de l’Eglise. Avec ses articles, ses brochures, ses cours, ses entretiens, et ses nombreuses rencontres et avec tous les autres moyens possibles, avec enthousiasme et amour, et plus que tout par son exemple, Merz essaya d’éveiller et d’encourager ses interlocuteurs à la vie authentique, liturgique et de l’Eglise. Les succès de ses actions ont été énormes, seule sa mort, prématurée, l’aura empêché de faire plus encore.

La pensée liturgique d’Ivan Merz

C’est au travers de ses écrits que l’on découvre le mieux Merz, or il a beaucoup écrit. Son journal est de grande importance, qu’il a malheureusement  peu tenu entre ses études à Paris et la fin de sa vie. De même, sa thèse de doctorat, “L’influence de la liturgie sur les écrivains français de Chateaubriand  à nos jours”, est une œuvre de grande valeur. Il rédigea également sept petits ouvrages et plus de cent articles, parmi eux vingt-cinq traitant de la thématique liturgique.

La thèse doctorale de Merz sur l’influence de la liturgie sur les écrivains français est très peu connue. Il serait utile et intéressant de l’analyser lors d’une conférence particulière. On ne peut ici en parler de façon détaillée. Disons cependant que Merz l’a divisé en trois parties : les  “écrivains liturgiques”, les “écrivains antiliturgiques” et les “écrivains indifférents”. Il y analyse près de cinq cents œuvres de soixante écrivains célèbres. Pour rédiger une telle thèse, il était indispensables d’y consacrer de grands efforts, et Merz y démontre une connaissance étendue des écrivains français en particulier, et du mouvement du renouveau liturgique en France de Guéranger jusqu’à l’époque contemporaine de Merz. Merz constate que de nombreux écrivains se sont convertis sous l’influence de la liturgie et que la liturgie fait partie du patrimoine national du peuple français; il souligne l’influence des bénédictins, et particulièrement de don Guéranger, sur le renouveau de la vie liturgique en France. Merz motive toutes ses affirmations par des citations tirées des œuvres analysées. 

Dans l’introduction du “Katolicki list” (Le Quotidien catholique), il est écrit : “La caractéristique de cette thèse étayée est qu’elle est devenue, sans le prétendre, une apologie de la liturgie. Il faut particulièrement souligner que l’importance des chants grégoriens y est mis en avant”. D. Zanko rappelle que Merz, avec cette étude considérable, a pris sa place parmi les meilleurs spécialistes de la  question;  les Français sauraient par ailleurs se montrer reconnaissants s’il pouvaient imprimer un exemplaire de cette thèse étayée de nombreux éléments sur leur vaste et importante littérature.

Des très nombreux articles rédigés par Merz, ainsi que des différents thèmes qu’il y aborda, je ne retiendrais ici que ses écrits sur la liturgie et ne donnerais qu’une présentation sommaire des idées liturgiques les plus importantes, qu’il a promût et représenté.

Bien que Merz n’ait jamais systématiquement étudié la théologie, il est cependant parvenu à maîtriser, avec une assurance extraordinaire, de façon juste et peut-on dire prophétique, conceptions et connaissances liturgiques et théologiques. Il était par nature un esthète, aussi, du moinns au début, étudie-t-il la liturgie comme un art admirable, et ce sous l’influence des écrivains français. Il a rapidement mûri, et la liturgie devient bientôt pour lui la seule et véritable vie de l’Eglise. Il met en valeur également le rôle social et les caractéristiques de la liturgie : la diffusion de la paix, de l’égalité et de la fraternité, les intérêts individuels au service de la communauté, l’union des hommes entre eux et avec les cieux.

Pie X avait établi son programme liturgique sur la base du renouveau du tout en Jésus Christ. De même, Merz pose la liturgie comme fondement de tout  son apostolat du  renouveau, parce qu’il pense que la  liturgie est l’expression la plus puissante du renouveau du tout en Jésus-Christ. Afin que ce renouveau soit le plus profond, le plus fécond, il recommande ceci  :

– une solide connaissance de la foi pour une compréhension de la richesse du missel et de la liturgie;

– un recueillement quotidien sur les textes de la messe du jour qui doivent être lus la veille;

– ce recueillement doit avoir lieu  avant la messe, en découlant des décisions concrètes et non pas communes;

– la messe doit être prièe;

– il faut participer activement  à la liturgie avec attention et dans la joie, et non passivement et machinalement.

Si l’on participe ainsi à la liturgie, on saisit le mieux le  mystère du Christ et de l’Eglise, et c’est ce qui rend possible le renouveau, la renaissance dans le Christ.

Merz a saisit avec justesse l’importance de la liturgie pour la rencontre de chacun avec Dieu et pour toute la renaissance spirituelle. Il était convaincu que la messe est le cœur de la liturgie, et que sans messe il ne peut y avoir de véritable vie liturgique. Aussi, a-t-il justement le plus écrit, et parlé avec le plus d’enthousiasme à propos de la messe, de la participation active, du missel, de la communion et des chants grégoriens. Tout ce qu’il a dit et écrit à ce propos, il l’a confirmé par sa vie, car il a participé, chaque jour, le missel en main, à la messe, et à la communion. Il met en valeur la messe qui doit être le cœur de chacun de nos jours, et le fait qu’au cours de la messe, nous devons nous séparer de toute préoccupation et souci de la vie. Il affirme que la messe est l’événement le plus important dans l’Eglise et que les plus grands mystères en ce monde ont lieu à l’autel. Un véritable événement social a lieu au cours de la messe : la prière et le sacrifice pour tous les hommes et au nom de tous les hommes. Les prières de la messe sont des chefs-d’œuvre de littérature et de musique.

La messe chantée est pour lui la messe idéale, parce que Jésus lors de la cène a célébré la messe en chantant. De même, durant les premiers siècles de la chrétienté, peuple et prêtre chantaient alternativement la messe. D’autre part, la messe solennelle chantée convient mieux à la dignité de la cérémonie, le chant unit nos voix avec les chants à la louange et à la gloire de Dieu, le chant à l’unisson nous enrichit et nous unit.

Merz souligne que le chant n’atteindra son but que s’il est liturgique, c’est alors qu’il s’accorde avec les différents éléments de la messe, aux temps liturgiques et à la solennité du jour. Il reprend à son compte et souvent cite la réponse de Pie X à celui qui lui demandait ce qui serait chanté durant la messe : “Fils, on ne chante pas durant la messe, on chante la messe”. C’est pour cela que Merz réclame que ne soient  pas chantés durant la messe ces chants populaires qui n’ont rien de commun avec cet office. Ne peuvent être chantés que les chants dont la forme et le contenu sont faits pour la gloire de Dieu, et ceux qui ne troublent pas l’attention de chacun durant la messe. Merz observe avec tristesse que nombreux sont ceux qui sont loin de cet idéal.

Durant les conférences qu’il donne, dans les articles qu’il rédige, il avertit sans relâche et encourage le fait, que l’on doit participer activement à la messe, munit du missel, en priant et suivant  l’office avec le prêtre, et non pas en récitant d’autres prières. Aussi, dans son article intitulé Considérations sur le missel romain, il salue avec enthousiasme la première édition du “Missel romain” du professeur Kniewald, et invite tous les croyants et particulièrement les jeunes à adopter le missel avec toute leur âme, à l’emporter à l’école et à l’église, sur le terrain de sport, et en chemin, et à en apprendre  par cœur certaines parties. Il est persuadé que le missel, couramment utilisé, contribuera au renouveau religieux, moral et liturgique du peuple croate. De la même façon, il écrivit beaucoup à propos de la beauté du bréviaire.

Dans son article Jésus, ami des tout petits, il raconte comment cerains écrivains se sont enthousiasmés à la lecture de certaines des plus belles pages du missel et du bréviaire. Dans de nombreux numéro de Posestrimstvo, courrier des “Aigles” (NdT : organisation catholique de jeunes gens), dans la colonne “Liturgie”, il écrivit à propos de l’utilisation du missel et encouragea les écrivains et tous les croyants à se munir du missel à chaque messe, seule façon de vivre pleinement la messe et la liturgie. Le missel, en réalité, aide et permet que l’on vive l’année de l’Eglise selon justement la liturgie. Aussi, préconise-t-il la communion lors de la messe, car la messe sans la communion est d’une certaine manière “incomplète”, malgré toute participation. La communion est le summum de la liturgie, elle doit être le centre de la vie de chaque croyant; toute notre journée doit être centrée sur le Christ, c’est à dire amenée vers la communion. Les premiers chrétiens, dit-il, étaient conscients de cela.

Merz exige que les “Aigles” communient une fois par mois, et même si possible chaque semaine, la communion devant être le fondement, la racine et la source de leur organisation. Inlassablement, il insiste sur le fait que toutes nos prières devraient être liturgiques et non pas sentimentales. Il dit à ce propos : “Notre dévotion sera fondée et efficace si liturgiquement, elle es tjuste et pure. Notre piété doit vivre avec l’Eglise, elle sera la plus pure, la plus belle lorsqu’elle s’en tiendra aux formes déterminées et consacrées par l’Eglise comme étant les formes de la prière et de la vie spirituelle”. La prière individuelle, lorsqu’elle est liturgique, est en même temps universelle et sociale, mais la prière liturgique collective est plus conseillée encore, car elle développe chez chacun d’entre nous cette conscience qui dit que nous sommes frères et sœurs, et enfants d’un même Père.

Merz a également abondamment écrit sur le renouveau du chant d’église. Il écrit à ce propos que l’Eglise a toujours chanté, à l’époque des catacombes comme après. Là où le chant d’église est négligé, négligée l’est également la grande et sainte tradition. Si nous désirons renouveler la vie chrétienne, nous devons renouveler les rites et les traditions, et par conséquence le chant d’église. Merz apprécie par dessus tout le chant grégorien et lui donne priorité, mais il apprécie également les polyphonies vocales. Il a traduit et commenté l’introduction et certaines parties du Motu proprio – de musica sacra. Tra le sollecitudini. Il a commenté également la lettre de Pie X De musice sacrae instauratione. Et, il a écrit de la même façon sur le chant grégorien, l’a défendu, et a rendu compte de la beauté et de la signification de ce chant.

Merz dit également qu’il faut maintenir la tradition des chants populaires, car ils sont aussi l’expression de la richesse du génie populaire, mais il leur consacre une place en dehors des fonctions liturgiques, sauf pour ceux qui, de par leur esprit et leur forme, conviennent à la liturgie.

Il s’oppose aux concerts dans l’église, très à la mode à l’époque, s’ils ne sont pas organisés dans un esprit liturgique.

Il a également écrit à propos de l’année liturgique, de façon méditative et incitative et ce surtout dans Posestrimstvo, et  à propos de la beauté de l’année liturgique dans Zivot (NdT : La Vie).

Lorsque Merz était jeune, il privilégiait le slavon (NdT : langue vieux-slave) dans la liturgie et pensait qu’il faut garder et introduire en liturgie les éléments nationaux et les particularités de chaque nation, et même la langue nationale, et ce afin que la liturgie se rapproche des mentalités et coutumes de ces nations. Il dit, en outre, que les nations slaves entreront, dans l’avenir, dans l’unité de l’Eglise et l’enrichiront de leurs valeurs spécifiques, et , de cette façon, contribueront à son évolution. Les coutumes et particularités de chacune de ces nations, qui se distingueront de plus en plus dans l’Eglise, aideront et, à la fois, contribueront au fait que des  vérités séparées soient à l’avenir éclairées par une seule et vrai lumière et comprises dans leur véritable dimension. Tout ceci a valeur œcuménique; cependant, plus tard, sous l’influence de don Guéranger, Merz soutiendra que seul le latin est langue de l’Eglise.

Il écrivit également abondamment  à propos de nombreux autres thèmes moins importants; tous ces écrits révèlent cependant une connaissance profonde de l’esprit de la liturgie.

Ivan Merz  dans la lumière du Concile de Vatican II et des dispositions du Concile 

Merz a été sous la grande influence de don Guéranger, il a soutenu certaines de se idées nouvelles, qui ne pouvaient être maintenues après le Concile de Vatican II et les dispositions du Concile.

a) Les positions de Merz que l’on ne peut retenir 

Nous mentionnerons ce thème très rapidement. Nous avons vu que Merz, dans sa jeunesse, privilégiait le slavon, puis il a soutenu l’idée que l’Eglise devrait rapprocher la liturgie des mentalités et coutumes de chaque  nation et garder dans la liturgie la langue nationale et d’autres éléments et habitudes nationales; la liturgie, de cette façon, attirerait plus les gens, ce qui ne pourrait que contribuer au renouveau liturgique. Il était convaincu que viendrait le jour où tout ceci se réalisera dans la liturgie.

Les idées prophétiques et profondes de Merz commencent  à se réaliser avec le Concile de Vatican II, avec l’introduction de la langue nationale et la décision de, tout à la fois, respecter, conserver et promouvoir les qualités, particularités et diversités spirituelles de chaque nation et race, et de les introduire dans la liturgie, si elles s’accordent avec l’esprit liturgique.

Malheureusement, Merz, par la suite, sous l’influence de Guéranger, n’est  pas resté fidèle à ses positions personnelles; aussi son idée ultérieure, faisant du latin, de tout temps, l’unique langue de la liturgie, ne peut aujourd’hui être acceptée.

On ne saurait également et totalement accepter son analyse de la liturgie comme un art, car ce serait aujourd’hui d’une certaine manière un archaïsme. Cependant, on peut concevoir que, pour les personnes particulièrement douées artistiquement, envisager la liturgie sous cet angle peut aider à pénétrer intensément l’esprit et l’acceptation de la liturgie. Ainsi était Merz. Mais , bien vite, chez lui, cette conception artistique de la liturgie a fait place à une autre conception : celle de la vie et de l’offrande.

Merz acceptait la méditation durant la messe jusqu’à la consécration, et ce  si l’on ne disposait pas d’autre moment pour la méditation, bien qu’il précisait qu’il fallait cependant l’éviter. Aujourd’hui, c’est une chose qu’on ne peut admettre.

On ne peut non plus se contenter de ses textes, totalement méditatifs, sur l’année liturgique. Il existe encore un certain nombre de ces idées, de moindre importance, qui ne peuvent non plus aujourd’hui être admises.

b) Les positions de Merz  qui ont valeur durable

La majorité des idées de Merz, et en fait les plus importantes et essentielles, sur lesquelles il a fondé tout son apostolat, est totalement en accord avec la doctrine et les propositions du Concile de Vatican II, aussi ont-elles valeur durable.

Merz dit que dans l’Eglise, corps mystique du Christ, se poursuit l’œuvre de la célébration de Dieu et du salut des hommes, et cela se réalise dans la liturgie, par les sacrements, les rites et les prières. Tous les membres de l’Eglise y ont leur rôle, car chacun doit à sa façon prêcher et témoigner de la parole du Christ. Le Saint-Esprit nous aide en cela. Ces mêmes idées et conceptions se trouvent dans la Constitution du Concile sur la liturgie (SC2,5,6 et 7).

D’après Merz, l’Eglise est le meilleur enseignant du renouveau et de la renaissance spirituels, l’Eglise nous l’enseigne selon la liturgie et sous l’influence du Saint-Esprit. La liturgie est le dialogue entre la “promise”, l’Eglise et  le “promis”, le Christ, dialogue toujours présent dans l’Eglise, particulièrement dans la liturgie, où il se consacre avec nous. C’est ainsi que, dans la liturgie, nous nous inclinons avec le Christ devant le Père dans l’Esprit et la Vérité, au nom de tous les hommes, en cela nous nous sanctifions. La Constution du Concile dit la même chose, l’œuvre de salut qui se poursuit dans l’Eglise, se réalise dans la liturgie, dans le Christ Jésus avec la force du Saint-Esprit, parce que le Christ est toujours présent dans l’Eglise, particulièrement dans les faits liturgiques, par lesquels on donne à Dieu la gloire parfaite et par lesquels les hommes s’inclinent (SC 6 et 7).

Merz dit qu’avec la liturgie nous commençons, sur terre, à chanter la gloire de Dieu, ce qui nous procure une joie immense; de cette manière, nous anticipons la liturgie céleste. Cette même idée se trouve dans la Constitution (SC 8). Merz est persuadé que le renouveau religieux ne peut se réaliser sans une vie dans l’Eglise selon la liturgie. Pour lui, la liturgie est la vie de l’Eglise, véritable, objective, attrayante, magnifique et universelle, l’expression de l’esprit de l’Eglise. La messe et la communion sont le centre et le summum de la vie et de la liturgie, l’Eucharistie est le fondement du renouveau et de la source de la vie. Le Concile emploie les mots : “La liturgie est le summum vers lequel tendent toutes les œuvres de l’Eglise, et en même temps la source d’où elle tire toute sa force” (SC 10).  Le Concile dit plus loin que la liturgie, et particulièrement l’Eucharistie, est la source de la grâce, de la sanctification et de la célébration de Dieu dans le Christ (SC 10). 

Nous avons vu que Merz tient à ce que la prière soit réfléchie, consciente, qu’elle vienne du cœur, qu’elle soit une profonde résolution. Il donne la priorité à la prière liturgique devant la prière individuelle, mais il n’exclut pas pour autant cette prière, au contraire il l’encourage, mais exige qu’elle soit liturgiquement vraie. Lorsque la prière individuelle respecte l’esprit de la liturgie, elle devient universelle et liturgique. Il avertit que la valeur de la prière ne dépend pas de sa longueur, et que la religion sans la prière n’est rien, car la prière est le dialogue avec Dieu et la reconnaissance de Dieu. La Constitution parle également de la nécessité des prières individuelles, qui doivent être en accord avec les temps liturgiques et la liturgie, et inspirées de la liturgie (SC 11, 12 et 13).

Merz relève la nécessité d’une éducation liturgique du prêtre, des membres des organisations catholiques et de tous les croyants, afin qu’ils puissent  vivre avec l’Eglise selon la liturgie. Cela a été le programme de son travail et de son action. On trouve des directives semblables sur l’éducation et la formation liturgiques dans la Constitution liturgique (SC 14-19). Merz relève également l’importance de l’Ancien Testament dans les rites liturgiques. Il encourage le fait que chacun, dans la liturgie, pratique ce qui lui tient à cœur, que chacun soit actif. Il met en évidence le fait que la vie religieuse et liturgique dans le diocèse dépend de l’évêque, de la paroisse, et du prêtre. Il donne également de l’importance à l’harmonie et à la beauté de la cérémonie. Tout ceci se trouve dans la Constitution du Concile (SC 24; 27-30; 34-35; 41-42).

Merz a également démontré les caractéristiques sociales de la liturgie : elle diffuse la paix, l’égalité et la fraternité, les intérêts individuels sont assujettis aux intérêts collectifs, elle unie les hommes entre eux et les relie aux cieux. Cependant tout ceci a une grande valeur, et la Constitution dit que, dans la liturgie, il ne doit pas y avoir de différences de traitement ni entre les personnes, ni entre les classes sociales, les prières ne se récitent qu’au nom du peuple entier (SC 32, 33).

Chez don Guéranger, l’aspect pastoral de la liturgie était assez mal développé, à la différence de Merz qui accorda beaucoup d’attention au pastoral liturgique. La Constitution du Concile accorde de même beaucoup d’importance à l’aspect pastoral de la liturgie (SC 43-46).

L’Eucharistie est pour Merz le centre de la liturgie et de la vie liturgique, aussi le mystère eucharistique prend-il la place principale dans sa vie et dans son apostomat. C’est pourquoi il dit que la messe doit être le cœur de la journée et prendre la place principale dans la vie de chaque croyant, car c’est elle qui rend éternel le sacrifice du Christ pour les hommes et au nom de tous les hommes. Les “fruits” de la messe sont l’unité, l’amour, l’alliance, et l’âme s’y emplit de grâce. Le summum, le centre de la messe est la consécration et la communion. La Constitution du Concile emploie des formules identiques (SC 47).

Nous avons vu combien Merz pouvait recommander la messe chantée, car elle nous élève, en quelque sorte, vers les cieux liturgiques, nous unit les uns aux autres et à Dieu; mais il insitait sur le fait que le chant doit  être liturgique, et si possible grégorien. La Constitution du Concile (SC 112-113) aborde en des termes très semblables la noblesse, l’importance de la musique et du chant dans la liturgie.

Nous sommes d’avis que la principale préoccupation de Merz était d’enseigner à la jeunesse catholique et aux croyants, en les encourageant, à participer activement et consciemment à la messe  munis du missel, car sans cette participation active  il ne peut y avoir de renouveau religieux. S’ils prient avec le missel, ils vivent l’année liturgique de l’Eglise dans l’esprit liturgique, et avec le prêtre ils apportent le sacrifice au Père, pour tous les hommes et au nom de tous. Toutes les idées de Merz ont valeur durable et sont clairement évoquées dans la Constitution du Concile (SC 48), à la différence que Merz les soutenait quarante ans avant l’adoption de la Constitution.

Etant donné que Merz était entièrement tourné vers la liturgie, il est compréhensible qu’il ait conclu que la messe sans la communion n’est pas complète quant à notre participation. En fait dit Merz, pendant la messe nous nous offrons en portant le Christ en nous, et cette offrande ne saurait être entière que si elle s’accompagne de la communion. Elle doit être le centre et le summum de la journée d’un croyant, car elle est, elle aussi, le summum de la liturgie. La Constitution dit également que la participation la plus achevée à la messe s’exprime “lorsque les croyants, après la communion du prêtre, communient le corps du Seigneur en ce même sacrifice” (SC 55).

Merz décrit la beauté et la richesse du bréviaire et son importance pour la vie liturgique, et admire l’Eglise qui dans le bréviaire chante la gloire de Dieu. Il prie le bréviaire chaque jour et encourage à le faire. De même la Constitution du Concile dit que l’Eglise, dans le bréviaire, a toujours loué le Seigneur et prié pour le salut du monde et que le bréviaire est la source de la dévotion. Aussi encourage-t-elle les croyants à le prier (SC 83).

Nous avons déjà mentionné que Merz donnait une importance particulière au chant d’église. Il faut que dans l’Eglise l’on ressente la joie et l’espoir, ce qu’apporte le chant dont l’Eglise a toujours pris soin. Pour que le chant corresponde à son rôle, il doit s’harmoniser avec les rites et les périodes liturgiques, il doit donc être associé à la liturgie. La Constitution aborde la question en des termes identiques (SC 112-114). Merz accordait une place spéciale à la chorale, ce sur quoi l’Eglise insistait auparavant, le Concile le confirme également (SC 116). Le Concile n’exclut cependant pas la polyphonie, ni toute autre forme de chant, pour peu qu’ils correspondent à l’esprit du fait liturgique (SC 116). Merz en parlait de la même manière et écrivit à ce sujet.

Merz bataillait contre les chansons populaires qui ne s’harmonisent pas avec l’esprit liturgique; elles furent pourtant introduites dans la liturgie. Il encourageait et s’engageait cependant en faveur de la préservation des chants populaires traditionnels  religieux, car ils sont l’expression du génie populaire religieux. Le Concile préconise également “que l’on préserve soigneusement le chant populaire religieux”, conformément à l’usage pieux et saint, mais il ne peut être introduit dans la liturgie que s’il s’harmonise avec l’esprit du fait liturgique (SC 118).

Merz s’engageait en faveur du renouveau du chant d’église selon les directives de Pie X, et encourageait à le faire tous les croyants, et particulièrement les membres des différents mouvements catholique, des séminaires, des diverses écoles religieuses et les rédacteurs de la revue Sainte Cécile. La Constitution dit à ce propos : “Il faut estimer grandement l’enseignement et la pratique de la musique dans les séminaires, les noviciats des ordres masculins et féminins, dans les cités scolaires, comme dans les institutions et écoles catholiques” (SC 115).

Il faut, dit Merz, maintenir dans la liturgie les éléments nationaux et les richesses des différentes nations, mais il faut éloigner de l’Eglise les images et les statues qui n’ont aucune valeur artistique, celles dont la valeur artistique est évidente doivent être conservées. Les fleurs artificielles n’ont pas non plus leur place dans l’église, les autels doivent être décorés avec peu de fleurs et peu de cierges. Plus loin, il recommande, lors de la fabrication des aubes et autres vêtements sacerdotaux, l’adaptation des ornements artistiques inspirés de motifs nationaux, ainsi la décoration des églises obtiendrait un style national. La Constitution du Concile adopte des dispositions similaires à ce propos (SC 122).

Après tous ces développements, nous pouvons conclure de droit que la majorité des idées, pensées, conclusions de Merz ont valeur durable, et notamment parmi elles les plus essentielles, celles sur lesquelles repose tout son apostolat, pleinement en accord avec la doctrine et les propositions de Vatican II. Il faut cependant mentionner qu’il les a diffusé quarante ans avant le Concile. Ainsi Merz se révèle être un homme clairvoyant, annonciateur des temps nouveaux dans l’Eglise, dans la liturgie et dans la vie chrétienne, temps qui trouvent leur confirmation et leur inspiration dans le synode de Vatican II, et leur réalisation à notre époque actuelle. 

l est évident que Merz est une personnalité unique dans le mouvement moderne catholique et liturgique. Les promoteurs de ces renouveaux dans les autres pays étaient le plus souvent de grands moines ou des personnalités cléricales célèbres. Il s’agit cependant ici d’un très jeune laïc catholique. Il développa son immense apostolat durant six années, sans école, sans enseignement académique théologique et liturgique. Et malgrè tout, nous découvrons chez lui des idées et des pensées originales, capitales et inattendues à cette époque, semblant souvent révolutionnaires, qui furent proclamées et réglementées par Vaticant II, et se trouvent dans les textes du Concile en tant que normes du renouveau et de la vie chrétienne authentique. Aussi, pouvons-nous dire que Merz est un grand homme, un homme de mérite, qui a conçu des visions prophétiques propres au Concile et qui a contribué à ce que se développe une vie chrétienne authentique chez de nombreux catholiques croates.

S’il a accompli tout cela, c’est parce qu’il savait aller de l’avant, défendre et diffuser courageusement ses idées et ses opinions, même lorsque cela n’était pas facile, lorsqu’il rencontrait des obstacles, des incompréhensions, des oppositions, mais il réussit à vaincre tout cela, en faisant abnégation. C’est pour cela que le succès devait arriver, et il vint… au moins comme un commencement.

Enfin, terminons avec les paroles du professeur Tommaso Federici qui disait : “Ainsi, en tant que laïc, seul parmi les promoteurs des mouvements liturgiques et de renouveau des temps modernes, Ivan Merz est digne d’être appelé le fils aimé et chéri de l’Eglise, une âme choisie, l’élu de Dieu, et d’être proposé comme exemple de sainteté moderne, réelle et vivante.”

Tout ce que nous avons pu exposer témoigne de la valeur et de la grandeur d’Ivan Merz. Dans son entièreté, il est pour nous un homme, un apôtre, un promoteur de la liturgie, un saint, dont on doit suivre l’œuvre et l’enseignement.

SOURCE : https://ivanmerz.hr/marin-skarica-ivan-merz-promoteur-du-renouveau-liturgigue-en-croatie%ef%bf%bc/

Relics of Popes Relics of Ivan Merz Tu Es PETRUS Tour of Papal Relics, 2017 (SM City Baliwag) Ivan Merz (1896-1928) The Solemn Exhibit and Veneration of the Sacred Relics and Memorabilia of the Popes from Saint Peter to Pope Francis an Apostolate of the Cause of Canonization of Blessed Ivan Merz, the Apostle of the Youth Patron Saint of Students and Teachers in the Philippines, since October 1, 2003, by Archbishop Giuseppe Pinto Apostolic Nuncio to the Philippines SM City Baliuag in Barangay Pagala

Relics of Popes Relics of Ivan Merz Tu Es PETRUS Tour of Papal Relics, 2017 (SM City Baliwag) Ivan Merz (1896-1928) The Solemn Exhibit and Veneration of the Sacred Relics and Memorabilia of the Popes from Saint Peter to Pope Francis an Apostolate of the Cause of Canonization of Blessed Ivan Merz, the Apostle of the Youth Patron Saint of Students and Teachers in the Philippines, since October 1, 2003, by Archbishop Giuseppe Pinto Apostolic Nuncio to the Philippines SM City Baliuag in Barangay Pagala


Blessed Ivan Merz

Also known as

John Merz

Memorial

10 May

Profile

Educated in Banja Luka, briefly in a military academy, and in ViennaAustriaFought on the Italian front of World War I. After the war he studied again in Vienna, in ParisFrance, and then taught French language and literature at the University of Zagreb, from which he received his Ph.D. in philosophy.

Though he decided to remain a layman in the world, Ivan took a vow of celibacy, and devoted his free time to the Church. He taught young Croatians, and spoke and wrote to evangelize all Croats. He worked for liturgical revival, and helped institute Catholic Action in Croatia.

Born

16 December 1896 in Banja Luka, Bosnia and Herzegovina

Died

10 May 1928 in Zagreb, Croatia of natural causes

relics transferred to the Shrine of the Holy Heart in Zagreb on 16 December 1977

Venerated

5 July 2002 by Pope John Paul II (decree of heroic virtues)

Beatified

22 June 2003 by Pope John Paul II in Bosnia and Herzegovina

Additional Information

other sites in english

Catholic Online

Hagiography Circle

L’Osservatore Romano

Wikipedia

images

HagiograFaith

Santi e Beati

Wikimedia Commons

sitios en español

Martirologio Romano2001 edición

web stranice na hrvatskom jeziku

Ivan Merz.Hr

L’Osservatore Romano

fonti in italiano

Dicastero delle Cause dei Santi

L’Osservatore Romano

Santi e Beati

sites em português

L’Osservatore Romano

Readings

Catholic faith is my life vocation. – Blessed Ivan

Why do I love the Church and the Holy Father? Because in the Church I see the clear picture of my beloved Saviour and God Jesus in all His perfection, and in the Holy Father I see the human image of my God and my Lord. – Blessed Ivan

Died in the peace of the Catholic faith. My life had been Christ, and death was my gain. I am expecting the mercy of the Lord and undivided, complete, eternal possession of the most Holy Heart of Jesus. Happy in peace and joy. My soul is reaching the goal for which it had been created. – Blessed Ivan in a testament he wrote just before his death; today it serves as the epitaph on his tomb

MLA Citation

‘Blessed Ivan Merz‘. CatholicSaints.Info. 9 May 2024. Web. 9 May 2026. <https://catholicsaints.info/blessed-ivan-merz/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-ivan-merz/

Bl. Ivan Merz

Feastday: May 10

Patron: of Croatian youth, youth as a whole, World Youth Day celebrations

Birth: 1896

Death: 1928

Beatified: Pope John Paul II

Blessed Ivan Merz (1896-1928 in Zagreb) was a Bosnian-Croatian lay academic, beatified by Pope John Paul II on a visit at Banja Luka, Bosnia and Herzegovina on June 23, 2003. Ivan Merz promoted the liturgical movement in Croatia and together with Ivo Protulipac created a movement for the young people, “The Croatian union of the Eagles” (“Hrvatski orlovski savez)”, inspired by the “Eucharistic Crusade,” which he had encountered in France.

SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=7250

APOSTOLIC VOYAGE
OF HIS HOLINESS JOHN PAUL II
TO BOSNIA AND HERZEGOVINA

MASS AND BEATIFICATION OF THE SERVANT OF GOD IVAN MERZ

HOMILY OF JOHN PAUL II

Banja Luka

Sunday, 22 June 2003

1. "You are the light of the world". Jesus today repeats these words for us, dear brothers and sisters, for our liturgical assembly. They are not simply a moral exhortation. They are a statement of fact which expresses an essential requirement flowing from the reception of Baptism.

By virtue of this sacrament human beings become members of the Mystical Body of Christ (cf. Rom 6:3-5). The Apostle Paul states: "As many of you as were baptized into Christ have put on Christ" (Gal 3:27). Saint Augustine rightly exclaimed: "Let us rejoice and give thanks: we have become not only Christians but Christ himself… Marvel and rejoice, for we have become Christ" (In Ioann. Evang. Tract. 21:8, CCL 36:216).

Christ is "the true light that enlightens every man" (Jn 1:9). Christians for their part are called to become a reflection of this Light by following and imitating Jesus. For this reason they will listen to and meditate on Christ’s word, take conscious and active part in the Church’s liturgical and sacramental life, and carry out the commandment of love by serving their brothers and sisters, especially the helpless, the poor and the suffering.

2. I greet with affection the Bishop of Banja Luka and President of the Episcopal Conference, the Most Reverend Franjo Komarica, and I thank him for his cordial words of greeting at the beginning of this Eucharistic celebration. My respectful greeting also goes to the other Bishops of Bosnia-Hercegovina, and in particular to Cardinal Vinko Pulijć, the Archbishop of Vhrbosna and a native of this Diocese, and to the other Cardinals and Bishops who join us. I greet in the Lord all the pilgrims who have gathered here from different parts of this country and from neighbouring nations.

I send a fraternal greeting to His Beatitude Patriarch Pavle and the Members of the Holy Synod of the Serbian Orthodox Church. The new vitality recently gained in our journey towards mutual understanding, reciprocal respect and fraternal solidarity is a cause for joy and hope for this region.

My greetings go also to the members of the other Ecclesial Communities of Bosnia-Herzegovina, and to the members of the Jewish community and the Islamic community.

I greet the Honourable Members of the Presidency of Bosnia-Hercegovina and all the other civil and military Authorities. I very much appreciate your presence and I thank you for all that you have contributed to the organization of my visit to your country.

Finally to you, the beloved sons and daughters of this pilgrim Church in Bosnia-Hercegovina, I open wide my arms in order to embrace you and tell you that you have an important place in the Pope’s heart. He constantly brings before the Lord in prayer the sufferings which still burden your journey and he shares with you in hope the expectation of better days.

From this city, marked in the course of history by so much suffering and bloodshed, I ask Almighty God to have mercy on the sins committed against humanity, human dignity and freedom also by children of the Catholic Church, and to foster in all the desire for mutual forgiveness. Only in a climate of true reconciliation will the memory of so many innocent victims and their sacrifice not be in vain, but encourage everyone to build new relationships of fraternity and understanding.

3. Dear brothers and sisters, the just man, surrounded by divine light, becomes in turn a lamp which radiates light and gives warmth. This is what we learn today from the figure of Ivan Merz.

A gifted young man, he made a good return on his rich natural talents and obtained great human success: it can be said that he had a very successful life. But that is not the reason why he is today declared Blessed. What makes him one of the choir of the Beati is his success in God’s eyes. The great aspiration of his whole life was "never to forget God, to desire always to be one with him". In all his activities Ivan Merz sought "the surpassing worth of knowing Christ Jesus" and he allowed Christ to make him his own (cf. Phil 3:8,12).

4. At the school of the liturgy, the source and summit of the Church’s life (cf. Sacrosanctum Concilium, 10), Ivan Merz grew to the fullness of Christian maturity and became one of the principal promotors of the liturgical renewal in his country.

Taking part in Mass and drawing nourishment from the Body of Christ and the Word of God, he drew the inspiration to become an apostle of young people. It was not by chance that he chose as his motto "Sacrifice – Eucharist – Apostolate". Conscious of the vocation he had received in Baptism, he made his whole life a "race" towards holiness, the "high standard" of Christian life (cf. Novo Millennio Ineunte, 31). For this reason, as the First Reading says, "his memory will not disappear, and his name will live through all generations" (Sir 39:9).

5. The name of Ivan Merz has meant in the past a programme of life and of activity for an entire generation of young Catholics. Today too it must do the same! Your country and your Church, dear young people, have experienced difficult times and now there is a need to work together so that life on all levels will fully return to normal. I therefore appeal to each of you; I invite you not to step back, not to yield to the temptation to become discouraged, but to multiply initiatives which will make Bosnia-Hercegovina once more a land of reconciliation, encounter and peace.

The future of this land depends also on you! Do not seek a more comfortable life elsewhere, do not flee from your responsibilities and expect others to resolve problems, but resolutely counter evil with the power of good.

Like Blessed Ivan, strive for a personal encounter with Christ which sheds new light on life. May the Gospel be the great ideal guiding your approaches and your decisions! Thus you will become missionaries in word and deed, signs of God’s love and credible witnesses of the merciful presence of Christ. Never forget: "one does not light a lamp and put it under a bushel" (cf. Mt 5:15).

6. Dear brothers and sisters who take part with such fervour in this celebration, may the peace of God, which transcends all understanding, keep your heart and your spirit in the knowledge and love of God and of his Son, our Lord Jesus Christ!

This is the prayer and the wish which, through the intercession of Blessed Ivan Merz, the Pope today offers for you and for all the peoples of Bosnia-Hercegovina.

Copyright © Dicastery for Communication

The Holy See

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/en/homilies/2003/documents/hf_jp-ii_hom_20030622_banja-luka.html

IVAN MERZ (1896-1928)

Ivan Merz was born in Banja Luka, Bosnia, on 16 December 1896, and was baptized on 2 February 1897. He attended elementary and middle school in Banja Luka and, after a brief period of education at the military academy of Wiener Noustadt, he enrolled in 1915 at the University of Vienna, with the dream of teaching young people in Bosnia; thus, he would be following the example of his professor, Ljubomir Marakovic, who helped Ivan to discover the richness of the Catholic faith.

In March 1916, Ivan was enlisted in the army and shipped to the Italian battle front, where he spent the greater part of two years beginning in 1917. The war experience and its horrors marked a turning point in Ivan's young life and contributed greatly to his spiritual growth, prompting him to abandon his future into God's hands and to strive with all his might towards the goal of Christian perfection.

On 5 February 1918, he wrote in his diary: "Never forget God! Always desire to be united with Him. Begin each day in the first place with meditation and prayer, possibly close to the Blessed Sacrament or during Mass. During this time, plans for the day are made, one's defects are put under examination and grace is implored for the strength to overcome all weakness. It would be something terrible if this war had no meaning for me!... I must begin a life regenerated in the spirit of this new understanding of Catholicism. The Lord alone can help me, as man can do nothing on his own". At this time, Ivan also made a private vow of perpetual chastity.

After the war, he continued his studies at Vienna (1919-20), and then in Paris (1920-22). In 1923 he obtained a degree in philosophy. His thesis was entitled "The influence of the Liturgy on the French authors". He then became a professor of language and French literature and was exemplary in his dedication to the students and to his responsibilities as a teacher.

In his spare time he studied philosophy and theology and deepened his knowledge of the documents of the Magisterium of the Church.

Ivan was especially noted for his interest in young people and concern for their growth in faith and holiness. He started the "League of Young Croatian Catholics" and the "Croatian League of Eagles" within the Croatian Catholic Action Movement. Their motto was: "Sacrifice Eucharist Apostolate".

For Ivan, the purpose of this organization was to form a group of front-line apostles whose goal was holiness. This scope of this goal also flowed over into liturgical renewal, of which Ivan was one of the first promoters in Croatia.

As a Catholic intellectual, Ivan was able to guide young people and adults to Christ and His Church through his writings and organized gatherings. He also sought to teach them love and obedience to the Vicar of Christ and the Church of Rome.

In the face of any misunderstandings and difficulties, Ivan always had an admirable patience and calm, the fruit of his continual union with God in prayer. Those who knew him well described him as a person who had his "mind and heart immersed in the supernatural". Convinced that the most effective way to save souls was through efficacious suffering, he offered to God all his physical and moral sufferings, particularly for the intention of the success of his apostolic endeavours.

Shortly before his death, he offered his life for the youth of Croatia. In short, the young man believed that his vocation was very simply "the Catholic faith".

Ivan Merz died on 10 May 1928 in Zagreb. He was 32 years old.

SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20030622_merz_en.html

Blessed John (Ivan) Merz

The distinguished layman in testifying the Gospel’, was how Pope John Paul II described Ivan Merz on September 10, 1994, in the Zagreb cathedral.  The process of beatification and canonization of Ivan Merz began in Zagreb in 1958 and was continued in 1986 in Rome.

Aware of the fact that he would die young, at his deathbed Ivan Merz offered his life to God as a sacrifice for the Croatian youth. To what extent this sacrifice pleased God was seen in the years that followed: he became a role model and ideal of Christian life for thousands of young people.

Ivan Merz was born on December 16, 1896 in Banja Luka. He grew up in a liberal environment. The merit for his religious orientation already visible towards the end of his grammar school days was to be given to teacher Ljubomir Maraković, an exemplary Catholic layman.  Through literature and art, Maraković steered him towards moral and religious values. At a ripe age, Merz wrote about him:  ‘A Catholic layman saved me for eternity.’

Throughout his life, Ivan Merz kept an especially interesting and educational diary. He completed his literary studies in Paris and upon the return to Zagreb, he became a French and German teacher at the Archdiocesan Classical Gymnasium. 
He was especially interested in liturgy. Merz once said: ‘It is a meeting with God, it is the peak of artistic achievement.’ 

Without any prejudice and limitations, he embraced the faith of the Church in the real Christ’s presence in the Eucharist, and in his diary, he wrote: ‘The Eucharist is the source of life’. And this is why sacrifice, Eucharist, and apostolate are the three words carved on his tombstone.  The Blessed Virgin Mary had an important role in Ivan’s life as she was the one he addressed his honest and touching prayers.

Ivan Merz became a moral leader of the Catholic youth and presented the public with a new way of thinking, feeling, and judging through spiritual values. His educational work, particularly his work in the last couple of years of his life, was dedicated to moral problems.

He studied everything that the Church’s theologians, the Pope, and bishops all over the world wrote and taught about. He devoted himself to instilling proper concepts and perceptions of love, marriage, purity, and sexuality in youth.

He died on May 10, 1928. The news of his death spread quickly all over Zagreb and then Croatia.

He left an indelible imprint of which many books, articles, and nicknames testify. ‘the light at the Mountain’, ‘the knight of God’, ‘the brother knight’, ‘the angel consoler’, ‘the knight of Christ the King’, ‘the Pope’s man’, and ‘the God’s man’ are just some of them.

His remains are kept in Zagreb, in the Basilica of the Sacred Heart of Jesus on Palmotićeva Street.

SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-ivan-merz/

Tableau à la basilique du Sacré-Cœur de Zagreb.

Slika Ivana Merza u Bazilici Srca Isusova u Zagrebu


Beato Ivan Merz Laico della Croazia

Festa: 10 maggio

Banja Luka, Bosnia, 1896 - Zagabria, Croazia, 10 maggio 1928

Nato a Banja Luka nel 1896, si configura come un esempio emblematico di laico cristiano impegnato nella società del primo Novecento. La sua esistenza, breve ma intensa, si dipana come un affascinante romanzo di formazione, in cui la fede cattolica diviene bussola in un'epoca di profondi sconvolgimenti. Cresciuto in una famiglia borghese non particolarmente religiosa, Ivan trova la sua strada verso la santità grazie all'incontro con un insegnante del ginnasio e all'esperienza della Prima Guerra Mondiale, che forgia il suo carattere e lo avvicina a Dio. Laureato in filosofia e letteratura francese, Merz si dedica con fervore all'apostolato tra i giovani, fondando le "Aquile" (Orlovi) nell'ambito dell'Azione Cattolica e diffondendo in Croazia i principi del movimento liturgico. Intellettuale cattolico di rara sensibilità, egli anima e orienta la gioventù verso Cristo e la Chiesa, ponendosi come modello di vita esemplare. La sua prematura scomparsa quando ha soli 32 anni.

Martirologio Romano: A Zagabria in Croazia, beato Ivan Merz, che, dedito agli studi umanistici e all’insegnamento, diede ai giovani un fulgido esempio di educatore radicato nella fede in Cristo e di laico cristiano impegnato per il progresso della società.

Lo definiscono un “frutto spirituale spontaneo”, perché alle spalle non ha una famiglia di solidi princìpi cristiani, non un seminario e neppure una guida spirituale stabile. Trova da solo la “sua” strada verso la santità e, inoltre, gli riesce di essere guida e modello per molti altri. Nasce a Banja Luka (in Bosnia Erzegovina) nel 1896, in una famiglia liberale e borghese. E’ un giovane brillante, elegante e moderno, che va in bicicletta, pattina, gioca a calcio e a scacchi. E’ ammirato e anche un po’ invidiato quando gioca – anche piuttosto bene - a tennis con i generali dell’esercito austriaco, ex colleghi di suo padre. Studia in privato l’inglese, il pianoforte, il violino. Ha dunque tutte le carte in regola per entrare nella buona società, lasciarsi avvolgere dal lusso e abbandonarsi ad una spensierata leggerezza. Ha una fede debole, vissuta con leggerezza, in perfetta linea con il clima respirato in famiglia. Ad avvicinarlo alla fede, quella autentica e matura vissuta con intensità e coerenza, è uno dei suoi insegnanti del ginnasio, al quale sarà sempre riconoscente. A 16 anni il primo amore, il primo ballo, il primo bacio, ma Greta muore poco dopo in modo tragico, lasciandogli un rimpianto dentro che lo accompagnerà a lungo. I genitori lo vogliono all’accademia militare, ma ne esce dopo appena tre mesi, nauseato dalla corruzione dell’ambiente. Si iscrive all’università di Vienna e comincia a camminare sulla strada della perfezione, migliorando ogni giorno, rispettando un rigido programma di vita che si è dato, pregando tanto e ricevendo spesso la comunione. Nel 1916 parte per la guerra e ad inizio 1918 lo troviamo sul fronte italiano: guarda la morte in faccia e ripudia ancor di più la guerra, che ha già sempre contestato. Ma la guerra lo forgia, lo plasma e gli insegna molte cose: quando torna a casa ha superato tutte le crisi e le lotte spirituali, è diventato maturo, è sempre più saldo nella fede. Va a studiare a Parigi la letteratura francese, grazie ad una borsa di studio e comincia a preparare la tesi di laurea sull’influsso della liturgia sugli scrittori francesi: si sta infatti innamorando della liturgia e vuole che se ne innamorino i giovani, per i quali inizia un intenso apostolato, fatto soprattutto di testimonianza. Tutti sono d’accordo nel dire che da lui emana una luce e una forza che hanno radice nella sua vita di preghiera e di penitenza. Scopre che “la fede cattolica è la mia vocazione di vita” e poiché la fede senza le opere è morta, eccolo impegnato in squisiti gesti di carità, di bontà e di accoglienza che stupiscono e commuovono. Fedelissimo al Papa e innamorato della Chiesa, si forza di far assorbire all’associazionismo cattolico croato i princìpi dell’Azione Cattolica, enunciati da Pio XI nell’enciclica del 1922. Muore a Zagabria dopo appena alcuni mesi di malattia il 10 maggio 1928, a soli 32 anni, offrendo la vita per la Chiesa e per i “suoi” giovani. Giovanni Paolo II°, il 22 giugno 2003, nel suo viaggio in Bosnia eleva agli onori degli altari il primo bosniaco, proclamando beato Ivan Merz, il giovane in “formato europeo” che può essere patrono e modello dei cittadini di un’Europa unita dalle comuni radici cristiane.

Autore: Gianpiero Pettiti

Ivan Merz e nato a Banja Luka in Bosnia il 16 dicembre 1896. Lì riceve un'educazione piuttosto liberale. Finisce gli studi ginnasiali nella sua città natale. Conseguito il diploma liceale nel 1914, frequenta per tre mesi l'accademia militare di Vienna e poi comincia gli studi universitari. A causa della Prima guerra mondiale deve interrompere gli studi e viene arruolato; sperimenta sul fronte tutte le atrocita della guerra. Finita la guerra, riprende gli studi di letteratura a Vienna e li termina a Parigi. Nel 1922, ritorna a Zagreb (Croazia) dove diventa professore di letteratura e lingua francese. Infine nel 1923, si laurea in filosofia all'Università di Zagabria con la tesi: "L'influenza della liturgia sugli scrittori francesi".

Privatamente si dedica ai studi di filosofia, teologia e approfondisce i documenti del Magistero della Chiesa. Attraverso la meditazione, ma soprattutto grazie all'esperienza acquisita durante la guerra, raggiunge il vero significato della vita nella fede cristiana. Si dona completamente a Cristo e fa da laico il voto di castità perpetua. Dedica tutto il suo tempo libero all'educazione della gioventù croata, nell'organizzazione delle "Aquile" (Orlovi), nell'ambito dell'Azione Cattolica e crea per questa il motto "Sacrificio-Eucaristia-Apostolato". Come intellettuale cattolico, attraverso scritti e incontri, anima e orienta giovani e adulti verso Cristo e verso la Chiesa. Diffonde sistematicamente in Croazia l'Azione Cattolica. I cattolici croati lo considerano uno dei massimi iniziatori del movimento liturgico. Come intellettuale cattolico si distingue per l'amore e la devozione verso la Chiesa di Roma e verso il Vicario di Cristo; i due sentimenti che cerca di inculcare in tutte le persone con le quali viene a contatto. Anche se giovane laico, è considerato come uno dei pilastri della Chiesa croata. Con la sua vita cristiana esemplare, con l'apostolato e le voluminose opere scritte, ha lasciato nella Chiesa croata una preziosa eredità spirituale che è diventata fonte di ispirazione per le future generazioni.

Desiderava fondare una comunità di laici al servizio di Cristo e della Chiesa. Questo suo progetto, dopo la sua morte, si e concretizzato in parte per opera di Marica Stankovic, che ha fondato il primo Istituto secolare femminile in Croazia: "La Comunità delle collaboratrici di Cristo Re". Il nome di Ivan Merz ha significato e significa tuttora un programma di vita e di lavoro.

Ivan è stato un uomo di fede autentica, di viva preghiera, di tenace abnegazione. Riceveva la Comunione tutti i giorni e partecipava all'adorazione eucaristica. Fu un uomo di vasta cultura, era vicino ai suoi simili, manifestava a ciascuno tutto il suo amore cristiano.

Ivan è morto a Zagabria a soli 32 anni, il 10 maggio 1928 in odore di santità. In punto di morte ha offerto a Dio la sua vita per la gioventù croata.

I suoi resti mortali si trovano nella Basilica del Sacro Cuore a Zagabria, dove negli ultimi sei anni della sua vita era solito partecipare alla messa quotidianamente. Nel 1958 è iniziato il processo diocesano per la sua beatificazione, conclusosi nel 1986. Fu poi trasferito a Roma presso la Congregazione per le cause dei santi, dove adesso prosegue.

Su Ivan Merz sono pubblicati parecchi scritti, prevalentemente in lingua croata. A Roma, sull'Anselmianum (1975) et sul Salesianum (1978) sono state scritte in italiano e pubblicate due tesi di laurea su Ivan Merz. In occasione del Sinodo dei Vescovi sui laici in Vaticano il 10 ottobre 1987 fu tenuto a Roma nella Curia Generalizia dei Gesuiti un simposio su Ivan Merz. La figura di Ivan Merz fu presentata anche nel Colloquio internazionale sulle comuni radici cristiane delle nazioni europee tenutosi in Vaticano nel novembre 1981. Nel 1998 la Libreria Editrice Vaticana ha publicato il volume di Mons. Fabijan Veraja "Ivan Merz pioniere dell'Azione Cattolica in Croazia" di 1104 pagine che serve anche come documento base per il suo processo di beatificazione.

Nella personalità di Ivan Merz confluiscono dal punto di vista etnico e culturale, elementi di varie nazioni europee, in un insieme armonico, perfettamente saldato dalla religione cattolica. In questo senso Ivan Merz puo servire da modello per i cittadini di una futura Europa unita sulle comuni radici cristiane.

PENSIERI DI IVAN MERZ

Devi sapere che la vita universitaria a Vienna, la guerra, gli studi e, alla fine Lourdes mi hanno convinto fino in fondo sulla veridicità della fede cattolica. Ed e per questo che tutta la mia vita ruota intorno a Cristo Signore (lettera alla madre da Parigi nel 1921).

La fede cattolica è la mia vocazione di vita.

Perchè amo la Chiesa Cattolica e il Santo Padre?

Perchè nella Chiesa vedo la chiara immagine dell'amatissimo Salvatore, l'uomo-Dio Cristo Gesù, con tutte le sue perfezioni, e nelle sembianze del Papa vedo il mio Dio e il mio Signore.

Se non credessi cesserei di esistere.

Alla radice di ogni apostolato deve esserci la lotta contro il peccato.

Il testamento di Ivan

Morto nella pace della fede cattolica. La mia vita fu Cristo e la morte un guadagno. Aspetto la misericordia del Signore e l'indivisibile, completo, eterno possesso del Santissimo Cuore di Gesù. Felice nella gioia e nella pace. La mia anima raggiungerà lo scopo per il quale è stata creata.

Questo testo Ivan Merz I'ha composto da solo poco prima di morire. Oggi si trova come epitafio sulla sua tomba nella Basilica del Sacro Cuore a Zagabria.
Autore: Bozidar Nagy

SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/52820

Cathedral of Varaždin, Croatia - Blessed Ivan Merz statue

Varaždinska katedrala, Hrvatska - kip bl. Ivana Merza


SANTA MESSA E BEATIFICAZIONE DEL SERVO DI DIO IVAN MERZ

OMELIA DI GIOVANNI PAOLO II

Banja Luka

Domenica, 22 giugno 2003

1. "Voi siete la luce del mondo". Questa affermazione, carissimi Fratelli e Sorelle, Gesù la ripete oggi per noi, nella nostra assemblea liturgica. Non è una semplice esortazione morale. E' una constatazione, che esprime un'insopprimibile esigenza derivante dal Battesimo ricevuto.

In virtù di questo Sacramento, infatti, l'essere umano è inserito nel Corpo mistico di Cristo (cfr Rm 6,3-5). L'apostolo Paolo afferma: "Quanti siete stati battezzati in Cristo vi siete rivestiti di Cristo" (Gal 3,27). Giustamente pertanto Agostino esclamava: "Rallegriamoci e ringraziamo: siamo diventati non solo cristiani, ma Cristo... Stupite e gioite: Cristo siamo diventati" (In Ioann. Evang. tract., 21, 8: CCL 36, 216).

Ma Cristo è "la luce vera, quella che illumina ogni uomo" (Gv 1,9). Il cristiano perciò è chiamato a diventare a sua volta riflesso di questa Luce, seguendo e imitando Gesù. Per questo egli ascolterà e mediterà la sua parola, parteciperà in modo consapevole e attivo alla vita liturgica e sacramentale della Chiesa, praticherà il comandamento dell'amore servendo i fratelli, specialmente se piccoli, poveri e sofferenti.

2. Saluto con affetto il Vescovo di Banja Luka e Presidente della Conferenza Episcopale, Mons. Franjo Komarica, e lo ringrazio per le cordiali parole che mi ha rivolto all'inizio di questa Celebrazione eucaristica. Il mio deferente pensiero va, poi, agli altri Vescovi della Bosnia ed Erzegovina, in particolare al Signor Cardinale Vinko Pulijć, Arcivescovo di Vrhbosna e originario di questa diocesi, ed agli altri Cardinali e Vescovi che ci accompagnano. Un saluto nel Signore a tutti i pellegrini qui convenuti dalle diverse parti del Paese e dalle Nazioni vicine.

Un fraterno saluto invio a Sua Beatitudine il Patriarca Pavle e ai Membri del Santo Sinodo della Chiesa Ortodossa serba. Il nuovo vigore che, in tempi recenti, ha acquistato il nostro cammino verso la mutua comprensione, il reciproco rispetto e la fraterna solidarietà sono motivo di gioia e di speranza per questa regione.

Il mio pensiero si rivolge anche ai fedeli delle altre Comunità ecclesiali di Bosnia ed Erzegovina, come pure ai fedeli della Comunità ebraica e della Comunità islamica.

Saluto i Signori Membri della Presidenza della Bosnia ed Erzegovina e tutte le altre Autorità civili e militari. Apprezzo molto la vostra presenza e vi ringrazio per quanto avete fatto per l'organizzazione di questa mia visita alla vostra Terra.

E quindi a voi, amati figli di questa Chiesa pellegrina in Bosnia ed Erzegovina, spalanco le mie braccia per accogliervi e dirvi che occupate un posto importante nel cuore del Papa. Egli porta costantemente nella preghiera davanti al Signore la sofferenza che ancora rende pesante il vostro cammino e condivide con voi nella speranza l'attesa di giorni migliori.

Da questa città, segnata nel corso della storia da tanta sofferenza e tanto sangue, imploro il Signore Onnipotente affinché abbia misericordia per le colpe commesse contro l’uomo, la sua dignità e la sua libertà anche da figli della Chiesa cattolica e infonda in tutti il desiderio del reciproco perdono. Soltanto in un clima di vera riconciliazione, la memoria di tante vittime innocenti e il loro sacrificio non saranno vani, ci incoraggeranno a costruire rapporti nuovi di fraternità e di comprensione.

3. Carissimi Fratelli e Sorelle, il giusto, inondato dalla luce divina, diventa a sua volta fiaccola che risplende e riscalda. E' quanto ci insegna oggi la figura del nuovo Beato Ivan Merz.

Giovane brillante, seppe moltiplicare i ricchi talenti naturali di cui era dotato ed ottenne numerosi successi umani: si può parlare della sua come di una vita ben riuscita. Ma la ragione per cui egli viene oggi ascritto all'albo dei Beati non è quella. Ciò che lo introduce nel coro dei Beati è il suo successo davanti a Dio. La grande aspirazione di tutta la sua vita, infatti, è stata quella di "mai dimenticare Dio, desiderare sempre di unirsi a Lui". In ogni sua attività, egli ricercò "la sublimità della conoscenza di Cristo Gesù" e si lasciò "conquistare" da Lui (cfr Fil 3,8.12).

4. Alla scuola della liturgia, fonte e culmine della vita della Chiesa (cfr Sacrosanctum Concilium, 10), Ivan Merz crebbe fino alla pienezza della maturità cristiana e divenne uno dei promotori del rinnovamento liturgico nella sua Patria.

Partecipando alla Messa, nutrendosi del Corpo di Cristo e della Parola di Dio, egli trasse la spinta a farsi apostolo dei giovani. Non a caso scelse come il motto "Sacrificio - Eucaristia - Apostolato". Cosciente della vocazione ricevuta nel Battesimo, fece della sua esistenza una corsa verso la santità, "misura alta" della vita cristiana (cfr Novo millennio ineunte, 31). Per questo, come afferma la prima lettura, "non scomparirà il suo ricordo, il suo nome vivrà di generazione in generazione" (Sir 39,9).

5. Il nome di Ivan Merz ha significato un programma di vita e di azione per tutta una generazione di giovani cattolici. Deve continuare ad esserlo anche oggi! La vostra Patria e la vostra Chiesa, carissimi giovani, hanno vissuto momenti difficili ed ora occorre lavorare perché la vita riprenda pienamente ad ogni livello. Mi rivolgo, pertanto, a ciascuno di voi, invitandovi a non tirarvi indietro, a non cedere alla tentazione dello scoraggiamento, ma a moltiplicare le iniziative perché la Bosnia ed Erzegovina torni ad essere terra di riconciliazione, di incontro e di pace.

Il futuro di queste contrade dipende anche da voi! Non cercate altrove una vita più comoda, non fuggite le vostre responsabilità aspettando che altri risolvano i problemi, ma ponete risolutamente rimedio al male con la forza del bene.

Come il Beato Ivan, ricercate l'incontro personale con Cristo che illumina di luce nuova la vita. Il Vangelo sia il grande criterio che guida i vostri orientamenti e le vostre scelte! Diventerete così missionari con i gesti e le parole e sarete segni dell'amore di Dio, testimoni credibili della presenza misericordiosa di Cristo. Non dimenticate: "Non si accende una lucerna per metterla sotto il moggio" (Mt 5,15).

6. Cari Fratelli e Sorelle che partecipate con tanto fervore a questa Celebrazione, la pace di Dio Padre, che sorpassa ogni sentimento, custodisca il vostro cuore e il vostro spirito nella conoscenza e nell'amore di Dio e del suo Figlio, il Signore nostro Gesù Cristo!

E' la preghiera e l'augurio che, per intercessione del Beato Ivan Merz, il Papa eleva oggi per voi e per tutti i Popoli della Bosnia ed Erzegovina.

***

Cari giovani, al termine di questa solenne liturgia nella quale ho proclamato beato Ivan Merz, un giovane della vostra terra, desidero consegnarvi la croce venerata presso l'altare durante questa celebrazione eucaristica. Il beato Ivan ha posto al centro del suo studio, del suo insegnamento, del suo apostolato il mistero pasquale che viene celebrato nella liturgia, fonte e culmine della vita della Chiesa. Accogliete nella vostra vita la croce gloriosa di Cristo! Sull'esempio del beato Ivan siate i testimoni della bellezza del culto cristiano ed esprimete nella vita quanto avete ricevuto nella fede. Nel vostro pellegrinaggio verso il Regno la croce vi sia sempre luce e guida. Andate nella gioia del Signore.

Copyright © Dicastero per la Comunicazione

La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/it/homilies/2003/documents/hf_jp-ii_hom_20030622_banja-luka.html

IVAN MERZ (1896-1928)

Il venerabile Servo di Dio Ivan Merz nacque a Banja Luka il 16 dicembre 1896 ed ivi ricevette il battesimo il 2 febbraio 1897. Qui frequentò le scuole elementare e media. Dopo un breve periodo trascorso presso l'Accademia militare di Wiener Neustadt, nel 1915 si iscrisse all'Università di Vienna, aspirando a diventare professore per potersi dedicare all'istruzione e all'educazione dei giovani in Bosnia, sull'esempio del suo professore Ljubomir Maraković, al quale era sempre grato per averlo aiutato a scoprire le ricchezze della fede cattolica.

Nel marzo 1916 fu arruolato nell'esercito per essere poi mandato al fronte italiano, dove passò la maggior parte del 1917 e del 1918. L'esperienza della guerra contribuì ad una più rapida maturazione spirituale del giovane, il quale, indignato per gli orrori di cui fu testimone, rimettendo il suo destino nelle mani di Dio, si proponeva di tendere con tutte le forze alla perfezione cristiana. «Mai dimenticare Dio! Desiderare sempre di unirsi a Lui... Sarebbe una cosa terribile se questa guerra non avesse alcuna utilità per me!... Devo cominciare una vita rigenerata nello spirito della nuova conoscenza del cattolicesimo. Soltanto il Signore mi aiuti, perché l'uomo non può fare nulla da se stesso». Così scriveva nel Diario, il 5 febbraio 1918, mentre era sul fronte. 

Dopo la guerra, tornò a Vienna per continuare gli studi (1919-1920) e, successivamente, si trasferì a Parigi (1920-1922), dove preparò la sua dissertazione dottorale intitolata: «L'influence de la liturgie sur les écrivains français de Chateaubriand à nos jours», con la quale all'Università di Zagabria ottenne il titolo di dottore in filosofia. Per il resto della sua breve vita fu professore di lingua e letteratura francese al Ginnasio arcivescovile di Zagabria, adempiendo con esemplare dedizione i suoi doveri di stato.

Il Servo di Dio divenne noto soprattutto quale apostolo dei giovani, prima nella «Lega dei giovani cattolici croati», poi nella «Lega croata delle Aquile», di cui fu spiritus movens e con la quale inaugurò in Croazia l'Azione Cattolica voluta da papa Pio XI. Per lui, però, l'Organizzazione doveva anzitutto contribuire a formare una élite di apostoli della santità. A tale fine doveva servire anche il rinnovamento liturgico di cui egli fu uno dei primi promotori in Croazia, anticipando di quattro decenni le idee direttrici del Concilio Ecumenico Vaticano II in materia.

Nel suo lavoro non gli mancarono incomprensioni e difficoltà di vario genere, che egli affrontava con una calma ammirevole, frutto della sua continua unione con Dio nella preghiera. A giudizio di chi lo conosceva bene, egli era «con la mente e con il cuore immerso nel soprannaturale». Convinto che il mezzo più potente per la salvezza delle anime è la sofferenza offerta al Signore, offriva le sue pene fisiche e morali per ottenere la benedizione sulle sue imprese apostoliche e, prossimo a morire, offrì anche la sua giovane vita per le sue Aquile. Morì a Zagabria il 10 maggio 1928, all'età di 32 anni, lasciando dietro a sé un'autentica fama di santità. 

***

Ben presto si pensò all'introduzione della causa della sua canonizzazione. Il Processo Informativo sulla sua fama di santità fu promosso ed istruito presso la Curia arcidiocesana di Zagabria negli anni 1958-1986. La Congregazione per le Cause dei Santi, poi, fece preparare la Positio super vita, virtutibus et fama sanctitatis, che fu discussa dai teologi il 19 aprile 2002 e dai Cardinali e Vescovi il 5 maggio seguente. Nell'accogliere il giudizio della Congregazione, Vostra Santità ha fatto promulgare il Decreto sull'eroicità delle virtù del Servo di Dio il 5 luglio 2002.

Fu quindi sottoposto all'esame della Congregazione il caso di una guarigione prodigiosa, avvenuta nel 1930 sulla tomba di Ivan Merz. Avendo i periti tecnici dichiarato la guarigione scientificamente inspiegabile, i teologi e i Cardinali e Vescovi del Dicastero ritennero che essa andava attribuita all'intercessione del Servo di Dio. Il 20 dicembre 2002, quindi, alla presenza di Vostra Santità veniva promulgato il relativo Decreto sul miracolo. Si è aperta così la via all'elevazione all'onore degli altari del venerabile Servo di Dio Ivan Merz.

SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20030622_merz_it.html

Ivan Merz

(1896-1928)

Beatificazione:

- 22 giugno 2003

- Papa  Giovanni Paolo II

 Celebrazione

Memoria Liturgica:
- 10 maggio

Laico che, dedito agli studi umanistici e all’insegnamento, diede ai giovani un fulgido esempio di educatore radicato nella fede in Cristo e di laico cristiano impegnato per il progresso della società

"Tutta la mia vita ruota intorno a Cristo Signore"

Ivan Merz nacque a Banja Luka il 16 dicembre 1896 ed ivi ricevette il battesimo il 2 febbraio 1897. Qui frequentò le scuole elementare e media. Dopo un breve periodo trascorso presso l'Accademia militare di Wiener Neustadt, nel 1915 si iscrisse all'Università di Vienna, aspirando a diventare professore per potersi dedicare all'istruzione e all'educazione dei giovani in Bosnia, sull'esempio del suo professore Ljubomir Maraković, al quale era sempre grato per averlo aiutato a scoprire le ricchezze della fede cattolica.

Nel marzo 1916 fu arruolato nell'esercito per essere poi mandato al fronte italiano, dove passò la maggior parte del 1917 e del 1918. L'esperienza della guerra contribuì ad una più rapida maturazione spirituale del giovane, il quale, indignato per gli orrori di cui fu testimone, rimettendo il suo destino nelle mani di Dio, si proponeva di tendere con tutte le forze alla perfezione cristiana. «Mai dimenticare Dio! Desiderare sempre di unirsi a Lui... Sarebbe una cosa terribile se questa guerra non avesse alcuna utilità per me!... Devo cominciare una vita rigenerata nello spirito della nuova conoscenza del cattolicesimo. Soltanto il Signore mi aiuti, perché l'uomo non può fare nulla da se stesso». Così scriveva nel Diario, il 5 febbraio 1918, mentre era sul fronte. 

Dopo la guerra, tornò a Vienna per continuare gli studi (1919-1920) e, successivamente, si trasferì a Parigi (1920-1922), dove preparò la sua dissertazione dottorale intitolata: «L'influence de la liturgie sur les écrivains français de Chateaubriand à nos jours», con la quale all'Università di Zagabria ottenne il titolo di dottore in filosofia. Per il resto della sua breve vita fu professore di lingua e letteratura francese al Ginnasio arcivescovile di Zagabria, adempiendo con esemplare dedizione i suoi doveri di stato.

Il Servo di Dio divenne noto soprattutto quale apostolo dei giovani, prima nella «Lega dei giovani cattolici croati», poi nella «Lega croata delle Aquile», di cui fu spiritus movens e con la quale inaugurò in Croazia l'Azione Cattolica voluta da papa Pio XI. Per lui, però, l'Organizzazione doveva anzitutto contribuire a formare una élite di apostoli della santità. A tale fine doveva servire anche il rinnovamento liturgico di cui egli fu uno dei primi promotori in Croazia, anticipando di quattro decenni le idee direttrici del Concilio Ecumenico Vaticano II in materia.

Nel suo lavoro non gli mancarono incomprensioni e difficoltà di vario genere, che egli affrontava con una calma ammirevole, frutto della sua continua unione con Dio nella preghiera. A giudizio di chi lo conosceva bene, egli era «con la mente e con il cuore immerso nel soprannaturale». Convinto che il mezzo più potente per la salvezza delle anime è la sofferenza offerta al Signore, offriva le sue pene fisiche e morali per ottenere la benedizione sulle sue imprese apostoliche e, prossimo a morire, offrì anche la sua giovane vita per le sue Aquile. Morì a Zagabria il 10 maggio 1928, all'età di 32 anni, lasciando dietro a sé un'autentica fama di santità. 

SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/ivan-merz.html

IL MIRACOLO

Ben presto si pensò all'introduzione della causa della sua canonizzazione. Il Processo Informativo sulla sua fama di santità fu promosso ed istruito presso la Curia arcidiocesana di Zagabria negli anni 1958-1986. La Congregazione per le Cause dei Santi, poi, fece preparare la Positio super vita, virtutibus et fama sanctitatis, che fu discussa dai teologi il 19 aprile 2002 e dai Cardinali e Vescovi il 5 maggio seguente. Nell'accogliere il giudizio della Congregazione, Vostra Santità ha fatto promulgare il Decreto sull'eroicità delle virtù del Servo di Dio il 5 luglio 2002.

Fu quindi sottoposto all'esame della Congregazione il caso di una guarigione prodigiosa, avvenuta nel 1930 sulla tomba di Ivan Merz. Avendo i periti tecnici dichiarato la guarigione scientificamente inspiegabile, i teologi e i Cardinali e Vescovi del Dicastero ritennero che essa andava attribuita all'intercessione del Servo di Dio. Il 20 dicembre 2002, quindi, alla presenza di Vostra Santità veniva promulgato il relativo Decreto sul miracolo. Si è aperta così la via all'elevazione all'onore degli altari del venerabile Servo di Dio Ivan Merz.

SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/ivan-merz.html

Relics of Popes Relics of Ivan Merz Tu Es PETRUS Tour of Papal Relics, 2017 (SM City Baliwag) Ivan Merz (1896-1928) The Solemn Exhibit and Veneration of the Sacred Relics and Memorabilia of the Popes from Saint Peter to Pope Francis an Apostolate of the Cause of Canonization of Blessed Ivan Merz, the Apostle of the Youth Patron Saint of Students and Teachers in the Philippines, since October 1, 2003, by Archbishop Giuseppe Pinto Apostolic Nuncio to the Philippines SM City Baliuag in Barangay Pagala


APOSTOLISCHE REISE
VON PAPST JOHANNES PAUL II.
NACH BOSNIEN UND HERZEGOWINA

HL. MESSE MIT SELIGSPRECHUNG VON IVAN MERZ

PREDIGT VON JOHANNES PAUL II.

Banja Luka

Sonntag, 22. Juni 2003

1. »Ihr seid das Licht der Welt.« Jesus wiederholt diese Worte heute für uns, liebe Brüder und Schwestern, in unserer liturgischen Versammlung. Es ist keine rein moralische Aussage. Es ist eine Feststellung mit einem unaufhebbaren Anspruch, der aus der empfangenen Taufe erwächst.

In der Tat wird der Mensch durch dieses Sakrament in den mystischen Leib Christi eingegliedert (vgl. Röm 6,3–5). Der Apostel Paulus betont: »Denn ihr alle, die ihr auf Christus getauft seid, habt Christus (als Gewand) angelegt« (Gal 3,27). Deshalb ruft Augustinus zu Recht aus: »Laßt uns jubeln und danken: Wir sind nicht nur Christen, sondern Christus geworden … Staunt und freut euch: Wir sind Christus geworden« (In Joann. Evang. tract., 21, 8: CCL 36,216).

Aber Christus ist »das wahre Licht, das jeden Menschen erleuchtet« (Joh 1,9). Der Christ ist deshalb berufen, selbst Widerschein dieses Lichtes zu werden, indem er Jesus nachfolgt und ihm ähnlich wird. Dazu wird er sein Wort hören und darüber meditieren; er wird bewußt und aktiv am liturgischen und sakramentalen Leben der Kirche teilhaben; er wird das Liebesgebot üben, indem er den Brüdern und Schwestern dient, besonders den Geringen, den Armen und den Leidenden.

2. Ich grüße voll Liebe den Bischof von Banja Luka und Präsidenten der Bischofskonferenz, Msgr. Franjo Komarica, und danke ihm für die herzlichen Worte, die er zu Beginn dieser Eucharistiefeier an mich gerichtet hat. Mein achtungsvoller Gruß richtet sich dann an die übrigen Bischöfe von Bosnien und Herzegowina, insbesondere an Kardinal Vinko Pulijc´, den Erzbischof von Vrhbosna, der auch gebürtig ist aus dieser Diözese, sowie an die übrigen Kardinäle und Bischöfe, die uns begleiten. Ich grüße im Herrn alle Pilger, die aus den verschiedenen Teilen des Landes und aus den benachbarten Nationen hierhergekommen sind.

Einen brüderlichen Gruß übermittle ich Seiner Seligkeit Patriarch Pavle und den Mitgliedern des Heiligen Synods der Serbischen Orthodoxen Kirche. Die neue Tatkraft, mit der wir unseren Weg der gegenseitigen Verständigung in jüngster Zeit fortsetzen, die gegenseitige Achtung und die brüderliche Solidarität sind Grund zur Freude und Hoffnung für diese Region.

Mein Gruß richtet sich auch an die Gläubigen der kirchlichen Gemeinschaften in Bosnien und Herzegowina sowie an die Gläubigen der jüdischen Gemeinschaft und der islamischen Gemeinschaft.

Ich grüße die Mitglieder des Präsidiums von Bosnien und Herzegowina sowie die übrigen bürgerlichen und militärischen Obrigkeiten. Ich schätze eure Anwesenheit sehr und danke euch für das, was ihr zur Organisation meines Besuches in eurem Land getan habt.

Und euch, geliebte Söhne und Töchter dieser pilgernden Kirche in Bosnien und Herzegowina, schließe ich in meine Arme, um euch zu sagen, daß ihr einen wichtigen Platz im Herzen des Papstes einnehmt. Er trägt ständig das Leiden vor den Herrn, das euren Weg noch beschwert, und er teilt mit euch voll Hoffnung das Warten auf bessere Tage.

Von dieser Stadt aus, die im Laufe der Geschichte von so viel Leid und Blut gezeichnet ist, bitte ich den allmächtigen Herrn, er möge Erbarmen haben angesichts der Sünden, die auch von Söhnen der katholischen Kirche gegen den Menschen, seine Würde und seine Freiheit begangen wurden, und er möge allen den Wunsch nach gegenseitiger Vergebung einflößen. Nur in einer Atmosphäre wahrer Versöhnung werden das Gedenken an so viele unschuldige Opfer und ihr Tod nicht umsonst gewesen sein; sie werden uns ermutigen, neue Beziehungen der Brüderlichkeit und des Verständnisses aufzubauen.

3. Liebe Brüder und Schwestern, der vom göttlichen Licht durchströmte Gerechte wird selbst zu einer Fackel, die leuchtet und wärmt. Das lehrt uns heute die Gestalt des neuen Seligen Ivan Merz.

Er war ein brillanter junger Mann und verstand es, seine vielen natürlichen Talente, mit denen er begabt war, zu entfalten; er hatte großen menschlichen Erfolg. Man kann von ihm sagen, daß sein Leben gut gelungen war. Aber das ist nicht der Grund, weshalb er heute in das Verzeichnis der Seligen eingetragen wird. Was ihn in den Chor der Seligen einreiht, ist sein Erfolg vor Gott. In der Tat war er sein ganzes Leben lang bemüht, »Gott nie zu vergessen, immer mit ihm vereint zu sein«. In allen seinen Tätigkeiten suchte er »die Erhabenheit der Erkenntnis Christi Jesu« und ließ sich von ihm »ergreifen« (vgl. Phil 3,8.12).

4. In der Schule der Liturgie, der Quelle und dem Höhepunkt des Lebens der Kirche (vgl. Sacrosanctum Concilium, 10), reifte Ivan Merz bis zur Fülle der christlichen Reife heran und wurde einer der Initiatoren der liturgischen Erneuerung in seinem Land.

Indem er am Meßopfer teilhatte und sich vom Leib Christi und vom Wort Gottes nährte, erhielt er den Ansporn, Apostel der Jugend zu werden. Nicht zufällig wählte er als Leitwort: »Opfer – Eucharistie – Apostolat.« Im Bewußtsein der in der Taufe empfangenen Berufung machte er sein Dasein zu einem Lauf zur Heiligkeit, zum »hohen Maßstab« des christlichen Lebens (vgl. Novo millennio ineunte, 31). Wie es in der Ersten Lesung heißt, wird »sein Andenken nicht schwinden, sein Name fortleben bis in ferne Geschlechter« (Sir 39,9).

5. Der Name von Ivan Merz war für eine ganze Generation von jungen Katholiken ein Programm. Diese Bedeutung soll er auch heute haben! Euer Land und eure Kirche, liebe Jugendliche, haben schwere Momente durchlebt, und jetzt ist es notwendig, sich einzusetzen, damit das Leben auf allen Ebenen wieder in vollen Schwung kommt. Ich wende mich deshalb an jeden einzelnen von euch und lade euch ein, nicht abseits zu stehen, nicht der Versuchung zur Entmutigung nachzugeben, sondern die Initiativen zu verstärken, damit Bosnien und Herzegowina wieder das Land der Versöhnung, der Begegnung und des Friedens wird.

Die Zukunft dieser Region hängt auch von euch ab! Sucht nicht anderswo ein bequemeres Leben, flieht nicht vor euren Verantwortlichkeiten, indem ihr wartet, daß die anderen eure Probleme lösen, sondern helft entschlossen dem Übel ab durch die Kraft des Guten.

Sucht wie der sel. Ivan die persönliche Begegnung mit Christus, der das Leben mit neuem Licht erhellt. Das Evangelium sei das Hauptkriterium, das eure Ausrichtungen und eure Entscheidungen leitet! So werdet ihr durch die Gesten und Worte zu Missionaren werden und zu Zeichen der Liebe Gottes und glaubwürdigen Zeugen der barmherzigen Gegenwart Christi. Vergeßt nicht: »Man zündet auch nicht ein Licht an und stülpt ein Gefäß darüber« (Mt 5,15).

6. Liebe Brüder und Schwestern, die ihr mit soviel Eifer an dieser Eucharistiefeier teilnehmt: Der Friede Gottes, des Vaters, der alles Empfinden übersteigt, bewahre euer Herz und euren Geist in der Erkenntnis und in der Liebe Gottes und seines Sohnes, unseres Herrn Jesus Christus!

Diese Bitte und diesen Wunsch auf die Fürsprache des sel. Ivan Merz erhebt heute der Papst für euch und für alle Völker von Bosnien und Herzegowina.

Copyright © Dikasterium für Kommunikation

Der Heilige Stuhl

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/de/homilies/2003/documents/hf_jp-ii_hom_20030622_banja-luka.html

Merz, Ivan (Hans) (1896–1928), Romanist und Lehrer

Merz Ivan (Hans), Romanist und Lehrer. Geb. Banja Luka (BIH), 16. 12. 1896; gest. Zagreb, Königreich der Serben, Kroaten und Slowenen (HR), 10. 5. 1928; röm.-kath. Sohn des aus Pilsen stammenden Offiziers und Bahnbeamten Moriz (Mavro) Merz und seiner aus Nagy Kanisza gebürtigen Frau Theresa Merz. – M. genoss eine bürgerlich-liberale Erziehung. Er besuchte ab 1906 das Gymnasium, wo er besonders durch den später als Literaturkritiker bekannt gewordenen Ljubomir Maraković geprägt wurde. Nach der Matura 1914 trat M. auf Wunsch der Eltern in die Theresianische Militärakademie in Wiener Neustadt ein, die er jedoch nach nur drei Monaten wieder verließ. Anfang 1915 übersiedelte er nach Wien, um dort Jus zu studieren. Während der Vorbereitungszeit auf seine Lateinprüfung schrieb er sich als ao. Hörer an der philosophischen Fakultät ein und besuchte Vorlesungen u. a. aus Psychologie, Pädagogik, Slawistik, Romanistik und Germanistik sowie Kunstgeschichte. Nach Absolvierung des Latinums in Sarajewo im Herbst des Jahres nahm er sein Jusstudium wieder auf, wurde jedoch bald zum Kriegsdienst eingezogen. Um diese Zeit legte er auch ein lebenslanges Keuschheitsgelübde ab. M. absolvierte eine militärische Grundausbildung in Graz bzw. Windisch-Feistritz und anschließend einen Offizierskurs in Mürzzuschlag. Nach kurzen Aufenthalten in Wien und im steirischen Seekirchen wurde M. Anfang 1917 schließlich an die Südfront abkommandiert, wo er bis Kriegsende Dienst leistete. Die Erfahrungen des Kriegs prägten ihn stark und festigten ihn in seinem Glauben. Im September 1919 übersiedelte er mit den Eltern von Banja Luka nach Zagreb, kehrte danach nach Wien zurück und studierte 1919/20 an der philosophischen Fakultät. In dieser Zeit war er in der kroatischen katholischen akademischen Vereinigung Hrvatska aktiv. Auf Vermittlung des Jesuiten Miroslav Vanino erhielt er ein Paris-Stipendium und studierte ab Oktober 1920 an der Sorbonne und am Institut Catholique Literatur. Dieser Aufenthalt stellte für M. eine große kulturelle und spirituelle Bereicherung dar, nicht zuletzt, weil er viele katholische Intellektuelle persönlich kennenlernte. In Paris bildete sich auch seine tiefe Verbundenheit mit dem Marienwallfahrtsort Lourdes heraus. Nach der Rückkehr nach Kroatien im Sommer 1922 unterrichtete M. Französisch und Deutsch am Erzbischöflichen Gymnasium in Zagreb. Im folgenden Jahr erwarb er ein Doktorat an der philosophischen Fakultät der Universität Zagreb mit einer Dissertation über den Einfluss der Liturgie auf die französischen Literaten („Lʼinfluence de la liturgie sur les ecrivains français“, kroatisch 2013 als „Utjecaj Liturgije na francuske pisce od Chateaubrianda do naših dana 1700.-1923.“). In den folgenden Jahren entfaltete M. eine reiche apostolische Tätigkeit in Zagreb und darüber hinaus, insbesondere im Hinblick auf die katholische Jugend. 1922 wurde er zum Vorsitzenden des Jugendverbands Hrvatski katolički omladinski savez ernannt, der im Folgejahr mit der sogenannten Adlerbewegung zur Jugendvereinigung Hrvatski Orlovski Savez fusionierte. Unter den Leitbegriffen „Opfer – Eucharistie – Apostolat“ sollte diese der Bildung in Glaubens-, intellektuellen und moralischen Fragen dienen, wobei der körperlichen Ertüchtigung ebenfalls eine wichtige Rolle zukam. Dank M.ʼ Bemühungen hatte die Organisation einerseits ein klares religiös-kulturelles Profil, andererseits fügte sie sich in die Vorstellung der Katholischen Aktion ein, wie sie von Papst Pius XI. entworfen worden war. M., dessen Spiritualität v. a. eucharistisch und marianisch geprägt war und für den die Treue zu Papst und Kirche von essenzieller Bedeutung war, galt als charismatische Leitfigur der katholischen Jugendbewegung in Kroatien, was ihm posthum den Ruf eines „Apostels der kroatischen Jugend“ eintrug. Nachdem er jung an den Folgen einer misslungenen Operation verstorben war, verbreitete sich seine „fama sanctitatis“ und 1958 wurde ein Seligsprechungsprozess in Gang gesetzt, dessen Abschluss die Beatifikation von M. im Juni 2003 in Banja Luka durch Papst Johannes Paul II. bildete.

Weitere W.: Sabrana djela, ed. B. Nagy, 6 Bde., 2011−15.

L.: D. Kniewald, Sluga Božji Dr. I. M., 2. Aufl. 1988; F. Veraja, I. M. Pionere dellʼAzione Cattolica in Croazia (1896–1928), 1998.

(M. Trogrlić)   

Zuletzt aktualisiert: 20.12.2021  

PUBLIKATION: ÖBL Online-Edition, Lfg. 10 (20.12.2021)

SOURCE : https://www.biographien.ac.at/oebl/oebl_M/Merz_Ivan_1896_1928.xml

Vitraj blaženog Ivana Merza u crkvi Gospe Lurdske, Rijeka


SANTA MISA DE BEATIFICACIÓN DEL SIERVO DE DIOS IVÁN MERZ

HOMILÍA DEL SANTO PADRE

Banja Luka

Domingo 22 de junio de 2003

1. "Vosotros sois la luz del mundo". Esta afirmación, amadísimos hermanos y hermanas, nos la repite hoy Jesús a nosotros, en nuestra asamblea litúrgica. No es una simple exhortación moral. Es una constatación, que expresa una exigencia imperiosa, pues deriva del bautismo recibido.

En efecto, en virtud de este sacramento, el ser humano se injerta en el Cuerpo místico de Cristo (cf. Rm 6, 3-5). El apóstol san Pablo afirma:  "Todos los bautizados en Cristo os habéis revestido de Cristo" (Ga 3, 27). Por tanto, con razón san Agustín exclamaba:  "Alegrémonos y demos gracias:  no sólo nos hemos convertido en cristianos, sino también en Cristo. (...) Asombraos y regocijaos:  nos hemos convertido en Cristo" (In Ioannis Evangelium tractatus 21, 8:  CCL 36, 216).

Cristo es "la luz verdadera que ilumina a todo hombre" (Jn 1, 9). Por eso, el cristiano está llamado a ser, a su vez, reflejo de esta luz, siguiendo e imitando a Jesús. Por tanto, ha de escuchar y meditar su palabra, participar de modo consciente y activo en la vida litúrgica y sacramental de la Iglesia, y practicar el mandamiento del amor, sirviendo a los hermanos, especialmente a los humildes, a los pobres y a los que sufren.

2. Saludo con afecto al obispo de Banja Luka y presidente de la Conferencia episcopal, monseñor Franjo Komarica, y le agradezco las cordiales palabras que me ha dirigido al inicio de esta celebración eucarística. Mi deferente saludo va, asimismo, a los demás obispos de Bosnia y Herzegovina, en particular al señor cardenal Vinko Puljic, arzobispo de Vrhbosna y originario de esta diócesis, y a los demás cardenales y obispos que nos acompañan. Un saludo en el Señor a todos los peregrinos que han venido aquí de las diversas partes del país y de las naciones vecinas.

Envío un saludo fraterno a Su Beatitud el Patriarca Pavle y a los miembros del Santo Sínodo de la Iglesia ortodoxa serbia. El nuevo vigor que, en tiempos recientes, ha cobrado nuestro camino hacia la comprensión muta, el respeto recíproco y la solidaridad fraterna son motivo de alegría y esperanza para esta región.

Mi saludo va también a los fieles de las demás comunidades eclesiales de Bosnia y Herzegovina, así como a los fieles de la comunidad judía y de la comunidad islámica.

Saludo a los señores miembros de la Presidencia de Bosnia y Herzegovina y a todas las demás autoridades civiles y militares. Aprecio mucho vuestra presencia y os agradezco cuanto habéis hecho con vistas a la organización de mi visita a vuestra tierra.

Por último, a vosotros, amados hijos de esta Iglesia peregrina en Bosnia y Herzegovina, os abro mis brazos para acogeros y deciros que ocupáis un lugar importante en el corazón del Papa, el cual presenta constantemente en la oración ante el Señor el sufrimiento que aún hace pesado vuestro camino, y comparte vuestra esperanza de que vengan días mejores.

Desde esta ciudad, marcada a lo largo de la historia por tantos sufrimientos y tanta sangre, suplico al Señor omnipotente que tenga misericordia de las culpas cometidas contra el hombre, contra su dignidad y libertad, también por hijos de la Iglesia católica, e infunda en todos el deseo del perdón recíproco. Solamente en un clima de verdadera reconciliación, el recuerdo de tantas víctimas inocentes y de su sacrificio no será vano y nos impulsará a construir relaciones nuevas de fraternidad y comprensión.

3. Amadísimos hermanos y hermanas, el justo, inundado por la luz divina, se convierte a su vez en una antorcha que alumbra y da calor. Es lo que nos enseña hoy la figura del nuevo beato Iván Merz.

Joven brillante, supo multiplicar los ricos talentos naturales de que estaba dotado y obtuvo numerosos éxitos humanos:  se puede hablar de su vida como de una vida realizada plenamente. Pero no es esta la razón por la que hoy es inscrito en el catálogo de los beatos. Lo que lo introduce en el coro de los beatos es su éxito ante Dios. En efecto, la gran aspiración de toda su vida consistió en "no olvidar jamás a Dios y desear siempre unirse a él". En todas sus actividades puso de manifiesto "la sublimidad del conocimiento de Jesucristo", y se dejó "conquistar" por él (cf. Flp 3, 8. 12).

4. En la escuela de la liturgia, fuente y cumbre de la vida de la Iglesia (cf. Sacrosanctum Concilium, 10), Iván Merz creció hasta la plenitud de la madurez cristiana, y se convirtió en uno de los promotores de la renovación litúrgica en su patria.

Participando en la misa y alimentándose del Cuerpo de Cristo y de la palabra de Dios, recibió la fuerza para ser apóstol de los jóvenes. No por casualidad eligió como lema:  "Sacrificio, Eucaristía y apostolado". Consciente de la vocación recibida en el bautismo, hizo de su existencia una carrera hacia la santidad, "alto grado" de la vida cristiana (cf. Novo millennio ineunte, 31). Por eso, como afirma la primera lectura, "no desaparecerá su recuerdo, su nombre vivirá de generación en generación" (Si 39, 9).

5. El nombre de Iván Merz ha significado un programa de vida y de acción para toda una generación de jóvenes católicos. Debe seguir siéndolo también hoy. Vuestra patria y vuestra Iglesia, amadísimos jóvenes, han vivido momentos difíciles, y ahora es necesario trabajar para que la vida se reanude plenamente en todos los niveles. Por tanto, me dirijo a cada uno de vosotros, invitándoos a ser valientes, a no ceder a la tentación del desaliento, sino a multiplicar las iniciativas, para que Bosnia y Herzegovina vuelva a ser tierra de reconciliación, de encuentro y de paz.

El futuro de estas comarcas depende también de vosotros. No busquéis en otros lugares una vida más cómoda; no huyáis de vuestras responsabilidades, esperando que otros resuelvan los problemas; al contrario, venced decididamente al mal con la fuerza del bien.

Como el beato Iván, buscad el encuentro personal con Cristo, que ilumina la vida con una luz nueva. Que el Evangelio sea el gran criterio que guíe vuestras orientaciones y vuestras opciones. Así os convertiréis en misioneros con gestos y palabras y seréis signos del amor de Dios, testigos creíbles de la presencia misericordiosa de Cristo. No lo olvidéis:  "No se enciende una lámpara para ponerla debajo del celemín" (Mt 5, 15).

6. Queridos hermanos y hermanas que participáis con tanto fervor en esta celebración:  la paz de Dios Padre, que supera todo sentimiento, conserve vuestro corazón y vuestro espíritu en el conocimiento y en el amor de Dios y de su Hijo, nuestro Señor Jesucristo.

Esta es la oración y este es el deseo que, por intercesión del beato Iván Merz, el Papa eleva hoy por vosotros y por todos los pueblos de Bosnia y Herzegovina.

* * *

Después de la bendición apostólica, el Papa entregó a los jóvenes la cruz con una reliquia del nuevo beato. El Santo Padre les dijo: 

Queridos jóvenes, al final de esta solemne liturgia en la que he proclamado beato a Iván Merz, un joven de vuestra tierra, deseo entregaros la cruz venerada en el altar durante esta celebración eucarística. El beato Iván puso en el centro de su estudio, de su enseñanza y de su apostolado el misterio pascual que se celebra en la liturgia, fuente y culmen de la vida de la Iglesia. Acoged en vuestra vida la cruz gloriosa de Cristo. A ejemplo del beato Iván sed los testigos de la belleza del culto cristiano y expresad en la vida cuanto habéis recibido en la fe. Que en vuestra peregrinación hacia el reino la cruz sea siempre para vosotros luz y guía. Marchad con la alegría del Señor.

Copyright © Dicasterio para la Comunicación

La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/es/homilies/2003/documents/hf_jp-ii_hom_20030622_banja-luka.html

Painting of the blessed Ivan Merz and the Holy Eucharist.

Slika bl. Ivana Merza i izložen Presveti Oltarski Sakrament uoči proslave spomendana, u svibnju 2024.


22 DE JUNHO DE 2003

CONCELEBRAÇÃO EUCARÍSTICA PARA
A BEATIFICAÇÃO DO SERVO DE DEUS IVAN MERZ

HOMILIA DO SANTO PADRE

Banja Luka

 Domingo, 22 de Junho de 2003

1. "Vós sois a luz do mundo". Caríssimos Irmãos e Irmãs, Jesus repete hoje esta afirmação para nós, na nossa assembleia litúrgica. Não é uma simples exortação moral. É uma constatação, que exprime uma exigência insuprimível que deriva do Baptismo recebido.

Com efeito, em virtude deste Sacramento, o ser humano está inserido no Corpo místico de Cristo (cf. Rm 6, 3-5). O apóstolo Paulo afirma: "todos os que fostes baptizados em Cristo, vos revestistes de Cristo" (Gl 3, 27). Justamente por isso, Santo Agostinho exclamava: "Alegremo-nos e agradeçamos: tornámo-nos não só cristãos, mas Cristo... Enchei-vos de alegria e rejubilai: tornámo-nos Cristo" (In Ioann. Evang. tract., 21, 8: CCL 36, 216).

Mas Cristo "é a luz verdadeira, que a todo o homem ilumina" (Jo 1, 9). Por isso, o cristão é chamado a tornar-se por sua vez reflexo desta Luz, seguindo e imitando Jesus. Por isso ele escutará e meditará a sua palavra, participará de maneira consciente e activa na vida litúrgica e sacramental da Igreja, praticará o mandamento do amor servindo os irmãos, sobretudo se são pequeninos, pobres e se sofrem.

2. Saúdo com afecto o Bispo de Banja Luka e Presidente da Conferência Episcopal, D. Franjo Komarica, e agradeço-lhe as palavras cordiais que me dirigiu no começo desta Celebração eucarística. O meu pensamento deferente dirige-se, depois, para os outros Bispos da Bósnia e Herzegovina, sobretudo ao Senhor Cardeal Vinko Puljic, Arcebispo de Vrhbosna e originário desta diocese, e aos outros Cardeais e Bispos que nos acompanham. Dirijo uma saudação no Senhor a todos os peregrinos aqui reunidos das diversas partes do País e das Nações vizinhas.

Envio uma saudação fraterna a Sua Beatitude o Patriarca Pavle e aos Membros do Santo Sínodo da Igreja Ortodoxa sérvia. O novo vigor que, em tempos recentes, o nosso caminho para a mútua compreensão, o respeito recíproco e a solidariedade fraterna adquiriu são motivo de alegria e de esperança para esta região.

O meu pensamento dirige-se também para os fiéis das outras comunidades eclesiais da Bósnia e Herzegovina, assim como para os fiéis da Comunidade hebraica e da Comunidade islâmica.

Saúdo os Senhores Membros da Presidência da Bósnia e Herzegovina e todas as outras Autoridades civis e militares. Aprecio muito a vossa presença e agradeço-vos pelo que fizestes para a organização desta minha visita à vossa Terra.

E depois, a vós, amados filhos desta Igreja peregrina na Bósnia e Herzegovina, abro os meus braços para vos estreitar e dizer-vos que ocupais um lugar importante no coração do Papa. Ele leva constantemente na oração diante do Senhor o sofrimento que ainda torna difícil o vosso caminho e partilha convosco na esperança a expectativa de dias melhores.

Desta cidade, marcada no curso da história por tanto sofrimento e por tanto sangue, peço ao Senhor Omnipotente que tenha misericórdia para as culpas cometidas contra o homem, contra a sua dignidade e a sua liberdade, até por filhos da Igreja católica, e infunda em todos o desejo do perdão recíproco. Só num clima de verdadeira reconciliação, a memória de tantas vítimas inocentes e o seu sacrifício não serão vãos, e encorajar-nos-ão a construir relações novas de fraternidade e de compreensão.

3. Caríssimos Irmãos e Irmãs, o justo, inundado pela luz divina, torna-se por sua vez chama que resplandece e aquece. É o que nos ensina hoje a figura do novo Beato Ivan Merz.

Jovem brilhante, soube multiplicar os ricos talentos naturais dos quais era dotado e obteve numerosos sucessos humanos: pode-se falar da sua vida como de uma vida com bom êxito. Mas a razão pela qual hoje ele é inscrito no álbum dos Beatos não é essa. O que o introduz no coro dos Beatos é o seu sucesso diante de Deus. De facto, a grande aspiração de toda a sua vida foi "nunca esquecer Deus, desejar sempre estar unido a Ele". Em todas as suas actividades, ele procurou "a sublimidade do conhecimento de Jesus Cristo" e deixou-se "conquistar" por Ele (cf. Fl 3, 8.12).

4. Na escola da liturgia, fonte e auge da vida da Igreja (cf. Sacrosanctum Concilium, 10), Ivan Merz acreditou até à plenitude da maturidade cristã e tornou-se um dos promotores da renovação litúrgica na sua Pátria.

Participando na Missa, alimentando-se do Corpo de Cristo e da Palavra de Deus, ele tirou o estímulo para se fazer apóstolo dos jovens. Não foi por acaso que escolheu como mote "Sacrifício Eucaristia Apostolado". Consciente da vocação recebida no Baptismo, fez da sua existência uma corrida para a santidade, "medida alta" da vida cristã (cf. Novo millennio ineunte, 31). Por isso, como afirma a primeira leitura, "não desaparecerá a sua recordação, o seu nome viverá de geração em geração" (Sir 39, 9).

5. O nome de Ivan Merz significou um programa de vida e de acção para toda uma geração de jovens católicos. Também hoje deve continuar a sê-lo! A vossa Pátria e a vossa Igreja, caríssimos jovens, viveram momentos difíceis e agora é necessário trabalhar para que a vida recomece plenamente a todos os níveis. Por conseguinte, dirijo-me a cada um de vós, convidando-vos a não desistir, a não ceder à tentação do desencorajamento, mas a multiplicar as iniciativas para que a Bósnia e Herzegovina volte a ser terra de reconciliação, de encontro e de paz.

O futuro destas terras depende também de vós! Não procureis noutras partes uma vida mais fácil, não fujais das vossas responsabilidades esperando que outros resolvam os problemas, mas ponde resolutamente remédio ao mal com a força do bem.

Como o Beato Ivan, procurai o encontro pessoal com Cristo que enche a nossa vida de nova luz. O Evangelho seja o grande critério que guia as vossas orientações e as vossas opções! Desta forma, tornar-vos-eis missionários com os gestos e com as palavras e sereis sinais do amor de Deus, testemunhas credíveis da presença misericordiosa de Cristo. Não esqueçais que não "se acende a candeia para a colocar debaixo do alqueire" (Mt 5, 15).

6. Queridos Irmãos e Irmãs que participais com tanto fervor nesta Celebração, a paz de Deus Pai, que está acima de qualquer sentimento, guarde o vosso coração e o vosso espírito no conhecimento e no amor de Deus e de seu Filho, nosso Senhor Jesus Cristo!

É a oração e os votos que, por intercessão do Beato Ivan Merz, o Papa eleva hoje por vós e por todas as populações da Bósnia e Herzegovina.

Copyright © Dicastério para a Comunicação

A Santa Sé

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/pt/homilies/2003/documents/hf_jp-ii_hom_20030622_banja-luka.html

IVAN MERZ (1896-1928)

Ivan Merz nasceu em Banja Luka (Bósnia e Herzegovina), a 16 de Dezembro de 1896.

Frequentou o liceu nessa localidade e, após um breve período na Academia Militar de Wiener Noustadt (Áustria), em 1915 inscreveu-se na Universidade de Viena, aspirando a tornar-se professor, para poder dedicar-se à educação dos jovens na sua terra.

Em 1916 alistou-se no Exército e, em seguida, foi enviado para a frente italiana, onde passou a maior parte dos anos de 1917-18. A experiência da guerra contribuiu para o seu rápido amadurecimento espiritual; indignado por todos os horrores de que foi testemunha, pôs o seu destino inteiramente nas mãos de Deus, fazendo o propósito de tender para a perfeição cristã:

"Nunca se esquecer de Deus! Desejar unir-se sempre a Ele. Todos os dias, de preferência na aurora, dedicar-se à meditação e à oração, possivelmente acompanhada da Eucaristia, ou durante a Santa Missa... É nestes momentos que se devem fazer os projectos para o dia que desponta, e que se devem examinar os defeitos pessoais e pedir a Deus a graça para superar todas as fraquezas. Seria terrível se esta guerra não tivesse uma utilidade para mim! [...] Devo começar uma vida regenerada no espírito do novo conhecimento do catolicismo. Só o Senhor me ajuda, porque o homem sozinho nada pode". Assim escrevia Ivan Merz no seu Diário.

Continuou os estudos em Viena e Paris, obtendo o Doutoramento em Filosofia em Zagrábia e foi professor de língua e literatura francesas em Zagrábia.

O Servo de Deus tornou-se conhecido como apóstolo da juventude, na "Liga dos Jovens Católicos Croatas" e na "Liga Croata das Águias", de que constituía o spiritus movens e com que inaugurou na Croácia a Acção Católica, desejada pelo Papa Pio XI. A Organização devia contribuir sobretudo para formar apóstolos da santidade. Com esta finalidade, devia servir também a renovação litúrgica, de que foi um dos primeiros promotores na Croácia, antecipando as ideias-chave do Concílio Vaticano II.

No seu trabalho, não lhe faltaram incompreensões de vários tipos, que ele conseguia enfrentar com calma admirável, um dos frutos da sua união contínua com Deus na oração. Vivia "mergulhado, com o coração e a mente, no sobrenatural". Convencido de que o meio mais poderoso para a salvação das almas era o sofrimento oferecido ao Senhor, entregou-lhe as suas provas físicas e morais para alcançar a bênção sobre os seus empreendimentos apostólicos e, quando a morte se aproximava, deu a sua jovem vida pelas "Águias". Faleceu em Zagrábia, no dia 10 de Maio de 1928, com 32 anos de idade, deixando atrás de si uma autêntica fama de santidade, cujo Processo Informativo foi instruído em Zagrábia, em 1958-1986. Depois, a Congregação para as Causas dos Santos preparou a Positio super vita virtutibus et fama sanctitatis. Em 5 de Julho de 2002, João Paulo II promulgou o Decreto da heroicidade das virtudes do Servo de Deus. Em seguida, foi submetido ao exame da Congregação o caso de uma cura milagrosa, ocorrida em 1930, junto do túmulo de Ivan Merz, julgada cientificamente inexplicável. Assim, a 20 de Dezembro de 2002, na presença do Papa, foi promulgado o Decreto sobre esse milagre, abrindo o caminho para a Beatificação de Ivan Merz.

SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20030622_merz_po.html

Chapelle avec les reliques du Bx Ivan Merz, basilique du Sacré-CœurZagreb.

Sacred Heart Basilica, Zagreb


Chapelle avec les reliques du Bx Ivan Merz, basilique du Sacré-CœurZagreb.

Sacred Heart Basilica, Zagreb


VIAGGIO APOSTOLICO
DI SUA SANTITÀ GIOVANNI PAOLO II
IN BOSNIA ED ERZEGOVINA

SANTA MESSA E BEATIFICAZIONE DEL SERVO DI DIO IVAN MERZ

OMELIA DI GIOVANNI PAOLO II

Banja Luka

Domenica, 22 giugno 2003

1. »Vi ste svjetlost svijeta«. Ovu tvrdnju, draga braćo i sestre, Isus danas ponavlja i nama, na ovome našem bogoslužnom skupu. I nije to nekakav puki ćudoredni nagovor, nego tvrdnja, koja očituje neuništiv zahtjev što proizlazi iz primljenoga krštenja.

Naime, ljudsko je biće snagom toga sakramenta ucijepljeno u Otajstveno Tijelo Kristovo (usp. Rm 6, 3-5). Apostol Pavao veli: »Doista, koji ste god u Krista kršteni, Kristom se zaodjenuste« (Gal 3, 27). Opravdano, dakle, sveti Augustin kliče: »Radujmo se i zahvaljujmo: postali smo ne samo kršćani, već Krist… Divite se i kličite: postali smo Krist« (In Ioann. Evang. tract., 21, 8: CCL 36, 216).

Ali Krist je »svjetlo istinsko, koje prosvjetljuje svakoga čovjeka« (Iv 1, 9). Kršćanin je zbog toga pozvan postati, sa svoje strane, odsjev te Svjetlosti, nasljedujući Isusa i u Nj se ugledajući. Kako bi to ostvario, slušat će Njegovu riječ i o njoj će razmišljati, sudjelovat će svjesno i djelatno u bogoslužnome i sakramentalnome životu Crkve, izvršavat će zapovijed ljubavi služeći braći, navlastito malenima, siromašnima i onima koji pate.

2. S ljubavlju pozdravljam banjolučkog biskupa i predsjednika Biskupske konferencije Franju Komaricu te mu zahvaljujem na srdačnim riječima, koje mi je upravio na početku ovoga euharistijskog slavlja. Moje misli pune poštovanja lete i ostalim biskupima Bosne i Hercegovine, osobito vrhbosanskome nadbiskupu metropolitu kardinalu Vinku Puljiću, koji je rodom iz ove biskupije, te ostalim kardinalima i biskupima, koji nas prate. Pozdrav u Gospodinu svim hodočasnicima, koji dođoše ovamo iz različitih krajeva zemlje te iz susjednih država.

Bratski pozdrav upućujem Njegovu Blaženstvu patrijarhu Pavlu i članovima Svete Sinode Srpske Pravoslavne Crkve. Novi polet, što ga je u novije doba zadobio naš put k uzajamnome razumijevanju, međusobnome poštivanju i bratskoj solidarnosti, razlog je radosti i nade za ovaj kraj.

Pozdravljam također vjernike drugih crkvenih zajednica Bosne i Hercegovine, te vjernike Židovske općine i Islamske zajednice.

Pozdravljam gospodu članove Predsjedništva Bosne i Hercegovine i sve ostale građanske i vojne vlasti. Posebno cijenim vašu nazočnost te vam zahvaljujem za sve što ste učinili za pripremu i ostvarenje mojega pohoda vašoj zemlji.

I vama, evo, ljubljeni sinovi i kćeri ove Crkve hodočasnice u Bosni i Hercegovini, dolazim raširenih ruku kako bih vas zagrlio i priopćio vam da zauzimate posebno mjesto u Papinu srcu. Papa neprestano u molitvi prikazuje Gospodinu patnju, koja još uvijek otežava vaš hod naprijed, te se s vama zajedno nada i čeka bolje dane.

Iz ovoga grada, koji je tijekom povijesti obilježen tolikom patnjom i tolikom krvlju, molim Svemogućega Gospodina da bude milosrdan za krivnje počinjene protiv čovjeka, njegova dostojanstva i njegove slobode, pa i sa strane nekih sinova Katoličke Crkve. Neka On u svima pobudi želju za uzajamnim oprostom. Jedino u ozračju istinske pomirbe spomen na tolike nevine žrtve i njihove patnje ne će biti uzaludan i poticat će nas graditi nove odnose bratstva i razumijevanja.

3. Predraga braćo i sestre, pravednik, posve uronjen u božansku svjetlost, postaje svojevrsna baklja, što svijetli i grije. To je pouka što nam je danas nudi lik novoga blaženika, Ivana Merza.

Ivan Merz je bio vrstan mladić, koji je znao povećati bogate prirodne darove, što ih je posjedovao, pa je postigao mnoge ljudske uspjehe. O njegovu se životu tako može govoriti kao o uspješnome životu. Međutim, to nije razlog zbog kojega je njegovo ime danas unijeto u popis blaženih. Ono, naime, zbog čega je on danas pribrojen zboru blaženika jest njegov uspjeh pred Bogom. Velika je, naime, čežnja cijeloga njegova života bila »nikada ne zaboraviti Boga i stalno željeti biti s Njim sjedinjen«. U svemu onome što je radio tražio je »ono najizvrsnije, spoznaju Isusa Krista«, te je dopustio da ga On »zahvati« (usp. Fil 3, 8. 12).

4. Ivan Merz je u školi bogoslužja, koje je vrelo i vrhunac života Crkve (usp. Sacrosanctum Concilium, 10), stasao do punine kršćanske zrelosti i postao je jedan od promicatelja bogoslužne obnove u svojoj domovini.

Sudjelujući u misi te hraneći se tijelom Kristovim i riječju Božjom, nalazio je poticaj da bude apostol mladeži. Nije slučajno izabrao za geslo: »Žrtva – euharistija – apostolat«.

Svjestan poziva, što ga je primio na krštenju, svoj je život učinio trkom prema svetosti, toj »velikoj mjeri« kršćanskoga života (cfr. Novo millennio ineunte, 31). Zbog toga, kako veli prvo čitanje, »nikad neće u zaborav pasti, niti će mu spomen ikada propasti, nego će mu ime živjeti od pokoljena do pokoljenja« (Sir 39, 9).

5. Ime je Ivana Merza za čitavi jedan naraštaj mladih katolika značilo raspored života i djelovanja. Ono to mora biti i danas! Vaša domovina i vaša Crkva, draga mladeži, doživjele su teške trenutke i sada valja raditi kako bi se život ponovno u potpunosti pokrenuo na svim područjima. Obraćam se zato svima vama te vas pozivam da se ne povlačite nazad, da ne popuštate pred napašću malodušnosti, nego da povećate podhvate kako bi Bosna i Hercegovina ponovno postala zemlja pomirbe, susreta i mira.

Budućnost ovih krajeva ovisi i o vama. Ne tražite drugdje udobniji život, ne bježite od svoje odgovornosti čekajući da vam netko drugi riješi teškoće, nego zlo odlučno priječite snagom dobra.

I vi poput blaženoga Ivana tražite osobni susret s Kristom, koji rasvjetljuje život novom svjetlošću. Neka Evanđelje bude ono veliko mjerilo, koje će ravnati vašim sklonostima i vašim opredjeljenjima! Postat ćete tako misionari djelima i riječima te ćete biti znak Božje ljubavi, vjerodostojni svjedoci milosrdne Kristove nazočnosti. Ne zaboravite: »Ne užiže se svjetiljka da se stavi pod posudu« (Mt 5,15).

6. Braćo i sestre, koji tolikom revnošću sudjelujete u ovome slavlju, neka mir Boga Oca, koji nadilazi svaki osjećaj, čuva vaše srce i vaš duh u spoznaji i ljubavi Boga i Sina njegova, Gospodina našega Isusa Krista!

Ovo je molitva i želja, koju Papa danas – po zagovoru blaženoga Ivana Merza – uzdiže za vas i za sve narode Bosne i Hercegovine.

Copyright © Dicastery for Communication

The Holy See

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/hr/homilies/2003/documents/hf_jp-ii_hom_20030622_banja-luka.html

Bienheureux IVAN MERZ *Banja Luka, 16 décembre 1896 +Zagreb, 10 mai 1928 : https://ivanmerz.hr/francais/

Blaženi Ivan Merz : https://www.youtube.com/@blazeniivanmerz7572 et https://www.youtube.com/watch?v=t2TKKQmYXrI