dimanche 19 avril 2026

Fray PEDRO DE GANTE, religieux missionnaire franciscain, compositeur et fondateur

Portrait of Fray Pedro de Gante (ca. 1540)


 Fray Pedro de Gante

Franciscain missionnaire au Mexique (+ 1572)

Pieter van der Moere, Fray Pedro de Gante (Pierre de Gand), né en 1480 à Idegem, près de Grammont (Belgique), et mort le 19 avril 1572 à Mexico est un franciscain flamand, missionnaire au Mexique. Il fut parmi les premiers missionnaires chrétiens du Nouveau Monde, et y a fondé la première école de type européen. Il est connu au Mexique sous le nom de Pedro de Gante.

Il fut l'un des trois franciscains de la première mission envoyée au Mexique avec Johann van den Auwera et Johann Dekkers (Juan de Tecto et Juan de Ayora), peu avant l'envoi de douze franciscains en mission apostolique.

À Texcoco, Pedro de Gante a fondé la première école coloniale d'Amérique en utilisant du matériel illustré pour enseigner aux Indiens; à côté du couvent San Francisco, il fonda l'école San José del Belén de los Naturales, une école-atelier placée sous la protection de Saint Joseph, charpentier et père adoptif. Il la dirigea jusqu'à sa mort en 1572. L'enseignement qui y était dispensé, éducation primaire et arts mécaniques, était complété au Colégio Santa Cruz de Tlateloco...

Livres:

Messe de Saint Grégoire: Oeuvre anonyme, Mexique XVI siècle

El Catecismo en pictogramas de Fray Pedro de Gante

En italien:

podcast VaticanNews, Pedro de Gante

En espagnol:

San José de Belén de Naturales: Fray Pedro de Gante, primer constructor de los templos Católicos en México.

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/13450/Fray-Pedro-de-Gante.html

Pieter van der Moere, le franciscain gantois qui a baptisé saint Juan Diego

De Francesca Pollio Fenton sur CNA :

 9 décembre 2025

Nombreux sont ceux qui connaissent l'histoire de saint Juan Diego, dont la fête est célébrée le 9 décembre dans l'Église universelle. Cependant, l'histoire du frère franciscain qui baptisa ce saint vénéré est moins connue.

En 1521, le conquistador espagnol Hernán Cortés vainquit l'empire aztèque, détruisit les temples païens et y construisit des églises catholiques. Les Franciscains furent les premiers missionnaires à arriver dans la région et commencèrent leur œuvre d'évangélisation auprès des populations autochtones en 1524.

L'un des trois premiers missionnaires franciscains arrivés au Mexique fut le frère Pedro de Gante, également connu sous le nom de Pieter van der Moere. Originaire de Gand, en Flandre (actuelle Belgique), Gante avait reçu une formation musicale chorale dans les pays du Benelux (Pays-Bas, Belgique et Luxembourg). Il apporta cette base musicale au Mexique où il forma les chanteurs indigènes qui officiaient à la cathédrale de Mexico.

Gante était convaincu que l'éducation et la religion devaient faire partie intégrante de la vie quotidienne. Il étudia la langue des peuples autochtones et put leur enseigner aussi bien dans leur dialecte qu'en espagnol.

Durant cette période, Juan Diego, membre de la tribu Chichimèque vivant dans une région faisant partie du vaste empire aztèque, et son épouse commencèrent à fréquenter l'église Saint-Diego. En 1525, à l'âge de 50 ans, ils furent baptisés par Gante et prirent les noms de Juan Diego et Maria Lucia. Ils sont considérés comme l'un des premiers couples autochtones baptisés au Mexique.

En 1526, Gante fonda San José de los Naturales pour enseigner aux garçons indigènes la lecture, l'écriture, la musique et la foi catholique. L'école leur enseignait également les techniques artisanales espagnoles, ce qui permit à de nombreux peintres et sculpteurs de contribuer à la décoration des nombreuses églises construites à cette époque.

Le frère publia « La doctrine chrétienne en langue mexicaine » en nahuatl, la langue aztèque, en 1528.

Gante ne fut jamais ordonné prêtre et resta frère toute sa vie, mourant le 19 avril 1572 à Mexico.

SOURCE : http://www.belgicatho.be/archive/2025/12/09/pieter-van-der-moere-le-franciscain-gantois-qui-a-baptise-sa-6573951.html

Pedro de Gante

Des Européens dans un « Nouveau Monde »

En 1523, un moine quitte Gand pour se rendre à Tenochtitlan, l’actuelle ville de Mexico. Il s’appelle Pieter van der Moere, parfois francisé en Pierre de Gand, même si la postérité a retenu de lui son nom espagnol Pedro de Gante. Il compte parmi les tout premiers témoins flamands des ravages causés par les colonisateurs européens sur le continent américain.

Après un séjour de 15 ans comme frère laïc dans un monastère franciscain de Gand, Pieter van der Moere, que l’on dit originaire d’Idegem (qui fait aujourd’hui partie de la commune de Grammont), traverse l’Atlantique. Il voyage dans le sillage du conquistador espagnol Hernán Cortés et souhaite convertir au christianisme les Aztèques, la population indigène de l’actuel Mexique. Pour lui, la supériorité de la civilisation chrétienne est incontestable. C’est aussi pour cette raison qu’il est profondément choqué par les ravages causés par les Européens qui exploitent sans vergogne la population locale. Il dénonce ces abus dans des lettres adressées à Charles Quint et à son successeur Philippe II.

SOURCE : https://www.canonvanvlaanderen.be/fr/events/pedro-de-gante/

Pedro de Gante, Mexico

Friar Pedro de Gante : https://www.hmdb.org/m.asp?m=125401


GANTE, PEDRO DE

Franciscan missionary, founder of the first school in Mexico; b. Ayghem-Saint-Pierre, Gante, Flanders, 1486;d. Mexico City, April 1572. He studied first with the Brothers of the Common Life (whose emphasis on broad humanistic principles probably strongly influenced his own pedagogical principles), and later studied also at the University of Louvain before he entered the Franciscans as a brother. He stammered, and this defect may have restrained him from becoming a priest. However, while his fellow friars claimed they could not understand him in either Spanish or Nahuatl, the indigenous people never had that difficulty. Hence Pedro often served as an interpreter and frequently, on Sundays when a priest was not available, preached to the natives in their own language. His special realm was that of teacher, and modern authors have called him the "first teacher of the Americas." The revolutionary regime of modern Mexico, planning its program to teach the indigenous people to read and write, restudied Pedro's methods and applied them to modern circumstances.

Fray Pedro arrived in Veracruz, New Spain, Aug. 13, 1523, with the Franciscan friars Juan Dekkers and Juan Van der Auwera. He established his Colegio de San José (called also Colegio de San Francisco) in Texcoco. Late in 1526 or early in 1527 it was transferred to a site next to the Convento de San Francisco in Mexico City. At the time it was customary to have a doctrinal school in each Franciscan friary in Mexico. This particular school was a school of doctrine, but from the beginning it was something much more for the 800 to 1,000 students it housed and fed. In the mornings the pupils were taught reading, writing, and singing. The afternoons were devoted to learning Christian doctrine and to rehearsals of the sermons, songs, or plays that selected young men would present on the following Sunday or feast day in a neighboring pueblo. Because of the shortage of priests, Pedro had selected about 50 of the students to act as catechists. Whenever he heard that the pagans were to have a festival, he prepared songs or a tableau on Christian themes, trained his students, and led the group to the fiesta to counteract pagan influences and to arouse interest in the Catholic faith.

By 1529 Pedro wrote that he had built more than 100 churches in the environs of Mexico City. To build, ornament, and staff them, he expanded his curriculum. Latin was added, as was instrumental music, to supply the chanters and musicians needed for Church services. Painting, sculpture, and embroidery were introduced to supply the vestments and images; and among other crafts, carpentry, iron working, leather working, and stonecutting were taught. By 1533 there were at least 13 courses being taught successfully to more than 1,000 natives. A hospital had been added in which natives could be trained in European medical practices while refining the use of their older medicinal herbs. The chapel these students built for their school—Capilla de San José de los Naturales—was for many decades the largest and best in Mexico. Even though it was the parish church of the natives, the Spaniards liked to use it for their greater festivals.

After the death of Archbishop Zumárraga, Pedro de Gante wrote in one of his letters that he was tempted to return to Europe to prepare for death. The affection of the native people drove away this idea, and he remained with them as their friend and protector. Archbishop Montúfar, Zumárraga's successor, once exclaimed: "I am not the archbishop of Mexico; Fray Pedro de Gante is." He is buried in San Francisco church; his statue is in the monument to Columbus on the Paseo de la Reforma.

Bibliography: V. M. Gracia, Fray Pedro de Gante, primer maestro del continente iberoamericano (Valencia 1989). P. R. Vázquez, Fray Pedro de Gante: El primero y más grande maestro de la Nueva España (Mexico 1995). J. C. Castellanos, El catecismo en pictogramas de fray Pedro de Gante: Estudio introductorio y desciframiento del Ms. Vit. 26-9 de la Biblioteca Nacional de Madrid (Madrid 1987). R. C. Carvajal, La obra educativa de Pedro de Gante en Tezcoco (Tezcoco 1986). Cartas, compiladas de diversas obras, ed. F. de J. Chauvet (Mexico City 1951). E. A. Chavez, El ambiente geográfico, histórico y social de fray Pedro de Gante, hasta el año 1523 (Mexico City 1943); El primero de los grandes educadores de la América, fray Pedro de Gante (2d ed. Mexico City 1943).

[L. Campos]

New Catholic Encyclopedia

SOURCE : https://www.encyclopedia.com/religion/encyclopedias-almanacs-transcripts-and-maps/gante-pedro-de

La Sainte Trinité expliquée par rébus dans le catéchisme de Pierre de Gand.Catecismo para los indígenas.

Testeriano (pictographic catechism) made for Mexican natives by Pedro de Gante, 1520

Explicación de la Santísima Trinidad en el catecismo en pictogramas hecho por Pedro de Gante

Sabine Dedenbach-Salazar Sáenz: ‘ … por decir Dios Trino y Uno, dijo Dios tres y uno son cuatro’: the Christian Trinity and the multiplicity of Andean Deities: indigenous beliefs and the instruction of the Christian doctrine in Quechua. In: Colonial Latin American Review 25 (2016), no. 4, pp. 414–444.[1], fig. 1 (p. 416).

Gante, Pedro de (c. 1480–1572)

Pedro de Gante (b. ca. 1480; d. 1572), Franciscan missionary and educational pioneer in Mexico. Gante was originally from Ghent, Belgium, where he absorbed the refined choral style of the Low Countries. One of the first three Franciscans (all Flemish-born) to arrive in Mexico in 1523, he brought this musical foundation with him, later training the Indian singers employed by the cathedral in Mexico City. Although Gante never took holy orders, remaining a lay brother, his accomplishments and example did much to shape the Franciscan missionary enterprise. Like other early friars, Gante combined Christian fervor with Renaissance humanism. He assumed the inferiority of the indigenous cultures but believed the Indians fully capable of mastering European learning, and he made native education his life's work.

In 1526, Gante founded San José de los Naturales to teach Indian boys reading, writing, music, and basic Catholic doctrine. In addition, the school instructed Indians in Spanish artisanal skills, producing a generation of painters and sculptors who embellished the rapidly proliferating Christian churches (many of them built under Gante's supervision), and trained Indian catechists to aid the Franciscans' Christianization efforts. This institution became a model for the Colegio de Santa Cruz de Tlatelolco, whose goal (later abandoned) was to create a native priesthood.

A superb linguist, Gante composed an early and influential Christian doctrine in Nahuatl (1528), the Aztec language. Gante also wrote regularly to the crown, condemning Spanish abuses and advocating reforms to benefit the Indians. Among other things, he successfully urged Charles V to found an Indian hospital in Mexico City.

BIBLIOGRAPHY

Robert Ricard, The Spiritual Conquest of Mexico: An Essay on the Apostolate and the Evangelizing Methods of the Mendicant Orders in New Spain: 1523–1572, translated by Lesley Byrd Simpson (1966).

Peggy K. Liss, Mexico Under Spain, 1521–1556: Society and the Origins of Nationality (1975), esp. pp. 69-94.

Lino Gómez Canedo, La educación de los marginados durante la época colonial: Escuelas y colegios para índios y mestizos en la Nueva España (1982); La música de México, edited by Julio Estrada, vol. 1, pt. 1, Período prehispánico (Mexico City, 1984).

Additional Bibliography

Edgerton, Samuel Y. Theaters of Conversion: Religious Architecture and Indian Artisans in Colonial Mexico. Albuquerque: University of New Mexico Press, 2001.

Ramírez Vázquez, Pedro. Fray Pedro de Gante: El primero y más grande maestro de la Nueva España. México: M.A. Porrúa Grupo Editorial, 1995.

R. Douglas Cope

Encyclopedia of Latin American History and Culture

SOURCE : https://www.encyclopedia.com/humanities/encyclopedias-almanacs-transcripts-and-maps/gante-pedro-de-c-1480-1572

Anonymous 17th-century painting of Fray Pedro de Gante in the Museo Nacional de Historia (Castillo de Chapultepec). Oil on canvas, 281.5 x 253


Pedro de Gante

ein Flame initiiert die christliche Mission Zentralmexikos

Text und Fotos:  Jelle Haemers (Gent)

November 2008

versión español

Pedro de Gante wurde ca. 1480 in der Stadt Gent (in Flandern, im heutigen Belgien) geboren. Historiker gehen davon aus, dass sein tatsächlicher Name Pieter de Muer oder Pieter von der Moeren lautete. Im ersten Jahrzehnt des 16. Jahrhunderts waren mehrere Studenten mit dem Eintrag "Petrus de Gandavo" in der Universität Leuven immatrikuliert, und der spätere Mönch ist wahrscheinlich einer von ihnen gewesen. Wann er in das Franziskanerkloster von Gent eintrat, ist nicht bekannt, doch es ist sicher, daß er von dort aufbrach, als er seine Heimatstadt 1522 verließ. Dem päpstlichen Aufruf Leos X. (Bulle "Alias Felicis") vom 25. April 1521 Folge leistend reiste er zusammen mit zwei Mitbrüdern (Joannes de Aora und Joannes de Tecto) nach Spanien und überquerte mit ihnen in einer stürmischen Überfahrt den Atlantik: Mai 1523 Sevilla - August des gleichen Jahres Vera Cruz.

Franziskanerkloster in Gent

Die drei flämischen Mönche waren - abgesehen von den Feldgeistlichen unter Cortés - die ersten Missionare im "heidnischen" Neuspanien. Zunächst beschränkten sie sich darauf, die jungen indianischen Fürstensöhne zu unterweisen und die zentralmexikanischen Hauptsprachen zu erlernen. Nach der Ankunft der ersten spanischen Frailes (der "Doze") begann das eigentliche Missionswerk. Pedro de Gante gründete ein Konvent in Texcoco. Seine beiden Mitbrüder starben früh, möglicherweise auf dem Hondurasfeldzug des Hernán Cortés um 1525. Pedro de Gantes Missionstätigkeit hingegen war zunehmend erfolgreich, was auch die Aufmerksamkeit des Cortés erregte. Er rief Pedro de Gante nach Mexiko-Stadt, damit er dort ein Netzwerk von Schulen errichte. Zusammen mit den neu aus Spanien angekommenen Mönchen ermöglichte  Fray Pedro eine sich schnell ausbreitende Evangelisierung in Neuspanien. Seines und das seiner Mitbrüder religionspolitische Zentrum wurde die offene Kapelle San José de Belén in Mexiko-Stadt. Dort wurden ein Konvent, mehrere Schulen, ein Hospital und eine Bibliothek errichtet. Nach diesem Muster gründeten die Franziskaner in den 1520er und 1530er Jahren mehrere Kirchen und weitere Konvente auch außerhalb der Stadt Mexiko. Hier wurden nicht nur das Wort Gottes verbreitet, sondern ebenso verschiedene europäische Handwerkskünste. Gante rief darüber hinaus eine Reihe von Brüderschaften und halbreligiösen Vereinigungen ins Leben, so wie sie in den Niederlanden (d.h. den späteren "Spanischen Niederlanden", zu denen auch Flandern gehörte) und in Spanien bestanden. Diese Verbünde dienten dazu, die sozialen und politischen Aktivitäten der Einheimischen wie auch der neu angekommenen Europäer in kontrollierbare Bahnen zu lenken. Vor diesem Hintergrund ist die Bedeutung Pedro de Gantes für die Missionierung Neuspaniens kaum zu überschätzen.

Während seines späteren Lebens wurden seine politische und religiöse Bedeutung in Mexiko angefochten. Möglicherweise hatte er die politischen und militärischen Vorgehensweisen der Conquistadoren kritisiert, wie zahlreiche Briefe von ihm an Kaiser Karl V. andeuten. In diesen Briefen prangerte er die Grausamkeiten der Conquistadoren an und bewertet sie als seinen Evangelisierungsbestrebungen hinderlich. In den 1560er Jahren mußte er die Stadt Mexiko verlassen, kehrte jedoch kurz darauf wieder zurück. 1569 wurde er allerdings krank  und starb im April 1572. Sein Grab befand sich in der Kapelle von San José, die heute zerstört ist. Lediglich die "Calle de Gante" stellt vor Ort noch eine bescheidene Erinnerung an ihn dar.

Weitere Zeugnisse seiner Evangelisierungstätigkeiten in Neuspanien sind mehrere Werke, die Pedro de Gante während seines Lebens als Missionar verfaßte - z.B. der "Catecismo de la doctrina cristiana", die "Doctrina cristiana en lengua mexicana" und zahlreiche Briefe, in denen von seinen missionarischen Aktivitäten berichtet wird.

Drei Portraits von ihm sind tradiert, und einige Straßen in Mexiko tragen seinen Namen. In seiner Geburtsstadt Gent wird seiner seit 1947 in Form einer Gedenktafel erinnert. Das Franziskanerkloster, in dem er lebte bevor er Gent 1522 verließ, wurde nach der französischen Besetzung Frankreichs zerstört und abgerissen. In den 1940er Jahren diente er als "leuchtendes Beispiel" für die Missionare in Belgisch-Kongo, doch die Erinnerung an ihn verblaßte infolge der Säkularisierung in der zweiten Hälfte des 20. Jahrhunderts. In der Fernsehshow "Bedeutendster Belgier" von 2001 kam Fray Pedro auf den 99. von 100 Plätzen ..

SOURCE : http://www.motecuhzoma.de/Gante-deu.html

Pedro de Gante

Europeanen in een ‘Nieuwe Wereld’

In 1523 reisde een monnik van Gent naar Tenochtitlan, het huidige Mexico-Stad. Hij heette Pieter van der Moere, maar bleef bekend onder zijn Spaanse naam Pedro de Gante. Op het Amerikaanse continent was hij een van de eerste Vlaamse getuigen van de verwoestingen aangericht door de Europese kolonisatoren.

Na een verblijf van vijftien jaar als lekenbroeder in een Gents franciscanenklooster stak Pieter van der Moere, die afkomstig zou zijn van Idegem (vandaag een deelgemeente van Geraardsbergen), de Atlantische Oceaan over. Hij reisde in het spoor van de Spaanse veroveraar Hernán Cortés en wilde de Azteken, de inheemse bevolking van het huidige Mexico, tot het christendom bekeren. De superioriteit van de christelijke beschaving was voor hem onaantastbaar. Mede daardoor was hij geschokt door de verwoestingen die Europeanen aanrichtten en door de meedogenloze uitbuiting van de lokale bevolking. Hij klaagde de misstanden aan in brieven aan Karel V en aan diens opvolger Filips II.

SOURCE : https://www.canonvanvlaanderen.be/events/pedro-de-gante/

Herdenkingsplaat van Pedro de Gante - kerk van Idegem


Fray Pedro de Gante, primer maestro y civilizador de América

Jaime Septién - publicado el 06/08/21

A 500 años de la caída de Tenochtitlán repasamos la historia de los hombres y mujeres que cambiaron la historia del Nuevo Mundo

Era tartamudo, flamenco y franciscano. Supo en hora temprana, de labios de Carlos V, de las tierras recién conquistadas por Hernán Cortés. Sus defectos de habla, su desconocimiento del nuevo mundo, del idioma y de las costumbres de los naturales no le fueron impedimento alguno para pedir, encarecidamente, que lo enviaran a tierras ignotas.

Se trata de Pieter van der Moere (Geraardsbergen, Bélgica, 1480 – Ciudad de México, 1572) conocido como fray Pedro de Gante o Pedro de Mura, humilde lego del Convento de Gante quien llegó a la Nueva España en 1523 –apenas dos años después de la caída de México Tenochtitlán—junto con los frailes también flamencos Juan de Tecto y Juan de Aora, los “tres lirios de Flandes” como les apodó Artemio del Valle Arizpe.

El de Tecto y el de Aora murieron en el trayecto de una misión llevada a cabo por Hernán Cortés hacia lo que actualmente es el territorio de Honduras. Fray Pedro se quedó en la Nueva España y por espacio de casi medio siglo fue un evangelizador de tiempo completo y, al mismo tiempo, el primer gran educador de los indígenas que habitaban el corazón de lo que fue el dominio de los aztecas.

Principios de misión

La huella imborrable de Fray Pedro de Gante empezó a plasmarse muy poco tiempo después de haber llegado a la Nueva España. Cortés –quien había asentado su gobierno en la zona de Coyoacán (al sur de la Ciudad de México)—pidió que los tres frailes flamencos fueran a vivir a la cercana ciudad de Texcoco.

En este lugar, inmortalizado por la presencia del huey tlatoani Nezahualcóyotl, el célebre rey-poeta de la antigüedad náhuatl, Fray Pedro conoció los usos y costumbres locales al tiempo que empezó, con tesón y celo apostólico, a aprender el idioma de los aztecas, el náhuatl; un idioma complejo, cargado de difrasismos y sin ninguna raíz que pudiera emparentarse no ya al flamenco, sino al castellano mismo.

Con la llegada, el 13 de mayo de 1524, de doce frailes franciscanos españoles, encabezados por Fray Martín de Valencia y quienes posteriormente fueron denominados como "los doce apóstoles", los objetivos de evangelización y enseñanza de la religión y de la cultura cristiana a los indígenas empezaban a consolidarse.

Enseñar y vivir la fe

Una vez trasladados de Texcoco a la Ciudad de México, en 1524, los misioneros franciscanos se dieron a la tarea de fundar el convento de San Francisco y de montar la primera de las escuelas de la Nueva España (quizá la primera de las escuelas de territorio firme de América): San José de Belén de los Naturales.

Escuela y convento formaron el complejo de enseñanza y evangelización más grande de la Nueva España y por medio siglo Fray Pedro dedicó sus empeños a la evangelización pero también a la educación de los naturales. En San José de Belén se enseñaba el Evangelio, pero también canto, artesanía, pintura, carpintería, talla…

De ahí egresaron los grandes maestros indígenas del siglo XVI que combinaron su habilidad con los constructores de las órdenes religiosas para erigir la Ciudad de México, la famosa Ciudad de los Palacios, cuyo esplendor dura hasta ahora mismo, y la zona de conventos e iglesias de Puebla, Tlaxcala, Morelos….

Fray Pedro fue querido por los naturales por su inagotable labor. Desde la primera hasta la última luz del día daba lecciones y se convertiría, al paso de los años, en uno con ellos.

Protector y predicador

Una de las cualidades de Fray Pedro de Gante (más tarde repetida por varios cientos de misioneros que realizaron la “otra conquista” de la Nueva España, la “conquista espiritual”) fue la de combinar la enseñanza de las Escrituras Sagradas, de los oficios desconocidos por los indígenas, con la defensa de sus derechos y la protección de su dignidad ante los abusos de que eran objeto.

Cercano a Carlos V, Fray Pedro de Gante le escribió:

“Aviso, como siervo de Vuestra Majestad, que si no provee en que tributen (los indígenas) como en España de lo que tienen y no más, y que sus personas no sean esclavas y sirvan (a los españoles recién llegados), la tierra se perderá…”.

Sin embargo, nunca dejó atrás su misión: “Cada vez que salgo a predicar, tengo sobrado qué hacer en destruir ídolos y alzar templos al Dios verdadero”.

Fray Gerónimo de Mendieta en su Historia Eclesiástica Indiana, dejó escrito de este fraile colosal en su humildad:

“El muy siervo de Dios y famoso lego, Fray Pedro de Gante, primero y principal maestro e industrioso adiestrador de los indios”, les enseñaba “todo género de oficios, no solo los que pertenecen al servicio de la Iglesia, más también de los que sirven al uso de los seglares”.

Un retrato completo

Mendieta agregó algo fundamental de la labor de enseñanza de Fray Pedro: “No contentándose con tener grande escuela de niños que se enseñaren en la doctrina cristiana, y a leer, a escribir y cantar, procuró que los mozos grandecillos se aplicasen a aprender los oficios y artes de los españoles que sus padres y abuelos no supieron, y en los que antes usaban se perfeccionasen”

Finalmente “les hacía ejercitar primeramente en los oficios más comunes como sastres, zapateros, carpinteros y otros semejantes, y después en los de mayor sutileza”.

Un verdadero maestro cristiano; un fraile entregado a la misión de ganar almas para el Cielo. En alguna ocasión se le propuso ser arzobispo de México. Lo rechazó. Prefirió seguir su labor callada. Murió el 19 de abril de 1572.

El sabio mexicano Ezequiel A. Chávez, en su semblanza sobre Fray Pedro de Gante, en pleno siglo XX, escribió: “… no solo vive un hombre bueno con la vida natural suya, que se le desgasta viviéndola, sino con la que da a cuantos, por eso lo aman. Por eso sigue viviendo en nosotros Fray Pedro”.

SOURCE : https://es.aleteia.org/2021/08/06/fray-pedro-de-gante-primer-maestro-y-civilizador-de-america/

Photo of the 1553 manuscript of Doctrina Christiana by Pedro de Gante kept at Benson Latin American Collection, University of Texas, Austin.


Pedro de Gante

un Flamenco empieza la evangelización del México central

texto y fotos:  Jelle Haemers (Gante)

noviembre 2008

deutscher Text

Pedro de Gante nació alrededor de 1480 en la ciudad de Gante (condado de Flandes, actualmente Bélgica). Los historiadores creen que su verdadero nombre era ‘Pieter de Muer’ o ‘Pieter van der Moeren’. Existen varios  ‘Petrus de Gandavo’ que se registraron como estudiantes en la universidad de Leuven durante la primer década del siglo XVI, tal vez el futuro fraile era uno de ellos. No se sabe cuándo entro en el convento de los frailes Franciscanos en Gante, pero es seguro que ya formaba parte de el cuando dejó su ciudad natal en 1522. Obedenciendo la orden del papa Leo X (‘Alias Felicis’), el 25 de Abril de 1521 Pedro de Gante junto otros dos frailes (Joannes de Aora y Joannes de Tecto) viajaron a España en 1522. Luego de un turbulento viaje, cruzaron el océáno en 1523 (Sevilla, Mayo de 1523 – Vera Cruz, Agosto 1523).

Los tres frailes Flamencos eran los primeros misioneros en las tierras ‘paganas’ de la Nueva España. En un principio, limitaron sus acciones a la educación de jovenes príncipes y a aprender las principales lenguas de los Indios. Después de la llegada de los frailes españoles fué que comenzó el verdadero trabajo misional. En Tezcoco Pedro de Gante fundó un nuevo convento, pero sus dos compañeros probablemente murieron en la campaña militar con Cortés en Honduras en 1525. Las actividades de Pedro de Gante en la conversión fueron siendo mas exitosas, lo que llamó la atención de Cortés mismo. Hizo traer a Pedro de Gante a la ciudad de México para desarrollar una red de escuelas. Junto con los recién llegados frailes de España, Pedro de Gante contribuyó a la rápida expansión de la evangelización en la Nueva España.

El centro político y religioso de las actividades de Pedro de Gante y sus compañeros misioneros fue la recién construída iglesia de San José de Belen en la Ciudad de México. El convento, varias escuelas, un hospital y una librería también fueron construídos. Muchas iglesias y conventos fueron establecidos en los 1520s y 1530s, siguiendo el ejemplo de la Ciudad de México. En estas escuelas no solo se enseñaba la palabra de Cristo, los Indios también eran instruídos en actividades artísticas. Pedro de Gante también fundo muchas confraternidades y grupos semi-religiosos, como existía en los Países Bajos y en España. Estas agrupaciones deberían controla las actividades sociales y políticas de los nativos y de los recientemente llegados Europeos. La influencia de Pedro de Gante en la evangelización de la Nueva España es dificil de subestimar.

Mas tarde, el poder político y religioso de Pedro de Gante fue cuestionado. Probablemente había criticado las estrategias políticas y militares de los conquistadores, como es conocido por cartas de él al Emperador Carlos V. En esas cartas acumuló críticas sobre las crueldades de los conquistarodes, que él consideraba actos perniciosos para sus actividades de evangelización. Tuvo que dejar la ciudad hacia los 1560s, pero regresó poco tiempo después. Posteriormente cayó enfermo en 1569, murió en Abril de 1572. Fué  sepultado en la iglesia de San José, que fué destruída poco después. La ‘Calle de Gante’ es un recuerdo silencioso de este lugar.

También varios libros que Pedro de Gante escribió acerca de su vida como misionero son testigos importantes de la evangelización de la Nueva España, como por eljemplo el ‘Catecismo de la doctrina cristiana’, la ‘Doctrina Cristiana en lengua Mexicana’, y varias ‘Cartas’, en donde sus actividades religiosas son reportadas. Tres retratos permanecen, asi como muchas calles y edificios en México que llevan su nombre.

Fué recordado en su ciudad natal con una placa conmemorativa en 1947, que aún se puede ver. El convento Franciscano en el qu estuvo antes de dejar Gante en 1522 fue demolido después de la ocupación Francesa de Bélgica. Durante los 1940s y 1950s fué un brillante ejemplo para los misioneros Belgas en el Congo Belga, pero su conmemoración desaparició con la secularización en la segunda mitad del siglo XX. En el show de televisión ‘Greatest Belgian’ en 2001 fue el 99 de 100 participantes..

SOURCE : http://www.motecuhzoma.de/Gante-es.html

  Pedro de Gante - Gent


DIRECTORIO FRANCISCANO

ENCICLOPEDIA FRANCISCANA 

PEDRO DE GANTE (1490-1572)

por Francisco Morales, o.f.m El franciscano flamenco fray Pedro de Mura o de Gante está entre los grandes misioneros que evangelizaron el continente americano. Fue un hermano lego que sobresalió como apóstol de los mexicanos desde 1523, defensor de ese pueblo conquistado y gran enamorado de la cultura indígena.

El 27 de abril de 1522, tres frailes franciscanos de origen flamenco, fray Juan de Tecto, fray Juan de Aora y fray Pedro de Mura, salían del convento de San Francisco de la ciudad de Gante, en Bélgica, rumbo a España. De hecho, el destino final de su viaje no era la península Ibérica sino unas tierras, en parte desconocidas, en parte novedosas, de las que mucha gente empezaba a hablar en Europa, debido a unas cartas que un conquistador español, don Hernán Cortés, enviaba al Emperador Carlos V, natural de la ciudad de donde partían estos frailes, y lejanamente emparentado con uno de ellos, fray Pedro de Mura, mejor conocido como fray Pedro de Gante. El 21 de abril de 1519, día de Viernes Santo, Cortés desembarcó en México, en el lugar que hoy se llama Veracruz, acompañado de fray Bartolomé de Olmedo, religioso mercedario.

Fue fray Pedro uno de los misioneros más notables de México durante el siglo XVI, época de oro de las misiones franciscanas en América. Nacido hacia 1490 en una ciudad que él mismo llama Iguen, en Bélgica, entró a la Orden franciscana para el estado de hermano lego, profesión que nunca quiso dejar ni siquiera cuando, años más tarde, el Emperador lo quiso nombrar arzobispo de México. Estimado por su saber y virtud, lo escogió fray Juan Glapión, también flamenco, catedrático de la Universidad de París y confesor de Carlos V, para la primera misión que se organizó hacia la Nueva España. Junto con los dos franciscanos antes mencionados, tras una estancia aproximada de un año en España, partió para México el 31 de mayo de 1523, desembarcando en las costas de Veracruz el 13 de agosto del mismo año.

Entre gente de «bonísima complexión y natural»

Impresionante debió ser para este religioso su primer contacto con la nueva tierra. Escribe a sus hermanos de religión, en la primera carta que les envía, seis años después de su llegada: esta tierra parece un paraíso y «aventaja a todas las demás del mundo, porque no es fría ni caliente en demasía». Descripción que entiende bien quien ha vivido en países de Europa, como Bélgica, con temperaturas extremas, días de escaso sol y en gran parte brumosos. Pero, desde luego, no es la tierra lo que más llamó la atención de fray Pedro de Gante, sino su gente, a la que iba a dedicar con cariño y comprensión el resto de su vida: «Los nacidos en esta tierra -añade en su carta- son de bonísima complexión y natural, aptos para todo y más para recibir nuestra fe».

Esto escribía el 27 de junio de 1529, cuando empezaba a ver los primeros frutos de sus desvelos en las multitudes que venían a pedirle el bautismo, a veces tan numerosas que él mismo había perdido la cuenta. Pero al principio no fue así.

Pedro de Gante llegó a México con sus compañeros en los meses en los que se trataba de levantar de las ruinas de la destrucción a un nuevo pueblo. Escribía acerca de estos años un misionero llegado poco tiempo después de fray Pedro: «Quedó destruida la tierra de las revueltas y plagas ya dichas que quedaron muchas casas (destruidas) del todo y ninguna hubo en donde no cupiese parte del dolor y llanto».

Fray Pedro y sus compañeros no pudieron quedarse por este motivo en la ciudad de México-Tenochtitlan. A sugerencia de Hernán Cortés, se dirigieron a la ciudad de Texcoco en donde se hospedaron en los palacios de Hernando Ixtlixochitl, gobernador de la ciudad, cristiano y fiel aliado de Cortés. Allí, al año siguiente, los doce franciscanos que también se dirigían a la ciudad de México, los encontraron estudiando lo que fray Juan de Tecto llamaba «la teología que de todo punto ignoró san Agustín», significando -comenta un misionero contemporáneo- «el idioma de los indios». Tarea que se hacía no sólo difícil, sino casi humanamente imposible, pues en esos primeros años se enfrentaban a una lengua prácticamente sin escrituras y sin caracteres.

Maestro y formador de misioneros

En estas circunstancias es donde aparece el rico espíritu misionero de Pedro de Gante. En medio de un mundo totalmente ajeno a su cultura, sin medios para comprenderlo, privado de sus compañeros flamencos fray Juan de Tecto y fray Juan de Aora, muertos hacia 1525 en la desventurada expedición a Honduras, e inclusive tentado de regresar a su patria como lo deja entrever en su primera carta, se sobrepone a esta situación adversa y con una dedicación ejemplar se entrega al estudio y conocimiento del medio indígena.

Entremezclando ideas educativas de Europa con las de la cultura prehispánica, y aprovechando el ingenio e inteligencia de los indígenas así como sus elementos artísticos más sobresalientes (pintura, música, danza, drama), fray Pedro de Gante fijó, quizá sin pretenderlo, un sistema misional-educativo que se extenderá por toda América.

Con interés especial en la educación de los niños, ya desde su llegada en 1523, junto con sus compañeros pidió a Cortés que le enviase a Texcoco a los hijos de la nobleza indígena para educarlos cristianamente. Poco después de la llegada de los «doce franciscanos» en 1524, y una vez establecido el convento de San Francisco de México, Pedro de Gante se trasladó a esta ciudad en donde, ya con más experiencia, organizó una escuela con doble objeto: instruir en la fe cristiana a los niños más sobresalientes de la sociedad indígena, y formar con ellos un grupo misionero que tomara la delantera en la evangelización, ya que algunos misioneros se sentían aún carecer de la facilidad en el manejo del idioma para predicar en esos primeros años a una lista, que parecía interminable, de pueblos.

Pedro de Gante lo explica de esta forma: «He escogido unos cincuenta (niños) de los más avisados, y cada semana les enseño a uno por uno lo que toca decir o predicar la domínica siguiente; lo cual no me es corto trabajo, atento día y noche a este negocio para componerles y concordarles sus sermones». Encontramos así a Pedro de Gante dedicado a la enseñanza y predicación día y noche: «En el día enseño a leer, escribir y cantar; en la noche, doctrina cristiana y sermones».

Defensor del pueblo conquistado

Poco después, Pedro de Gante añadiría un objetivo más a su escuela: la enseñanza de artes manuales. Su intención en este caso era abrir las puertas a la sociedad indígena no sólo a las artesanías, que aún vemos en muchos pueblos, sino a la libertad de trabajo y noble sustentamiento, luchando por desterrar la ignominia de la servidumbre. Con palabras claras lo dice al Emperador: «Aviso, como siervo de Vuestra Magestad, que si no provee en que (los indios) tributen como en España (los españoles) de lo que tienen y no más, y que sus personas no sean esclavos y sirvan, la tierra se perderá...». Pide, por lo mismo, que los indios sean «personas libres y que... no sirvan, pues los españoles nunca sirvieron». Enérgico reclamo exigiendo el mismo tratamiento para españoles e indios.

Se ha insistido poco en esta voz de protesta de fray Pedro de Gante, una de las más vigorosas de su época. Su cercanía al Emperador y la conciencia de ser uno de los misioneros que mejor conocía la situación del indio, por convivir con ellos, lo lleva a exponer y defender con valentía los derechos del pueblo conquistado, pues, en su expresión, «no fueron descubiertos sino para buscalles su salvación... Vasallos de Vuestra Magestad son, la sangre de Cristo costaron, sus haciendas las han tomado, razón será que (Vuestra Magestad) se duela dellos; y pues están desposeídos de sus tierras, que en pago les ganen ánimas».

Verdadero grito cristiano en favor del desposeído. Lo pudo haber más impetuoso, pero quizá no más sincero, pues éste provenía del fraile que renuncia a las dignidades para seguir trabajando por un pueblo al que se entrega en tal forma que incluso llega a olvidar su lengua nativa: «Grande estorbo (para escribir a su patria) fue... haber olvidado del todo mi lengua nativa». Así les pide a sus hermanos religiosos de Flandes «que por amor de Dios (se tomen) el trabajo de traducir esta carta (27 de septiembre, 1529) en lengua flamenca o alemana y la envíen a mis parientes, que a lo menos sepan de mí algo cierto y favorable, como que vivo estoy y bueno».

Un enamorado de su nuevo pueblo

De la escuela de México de fray Pedro de Gante salieron, además de misioneros, los primeros artesanos: pintores, canteros, carpinteros. Con ellos se edifican los primeros templos, a veces capillas sencillas con techos de enramada; otras, iglesias solemnes, como la de San José de los naturales, de la ciudad de México, a cuya sombra la entonces iglesia de San Francisco parecía humilde y pequeña, nos dice un misionero contemporáneo. Fruto de la escuela fueron también un buen número de pinturas, imágenes y retablos que adornaron los primeros templos del lugar, sin contar las artesanías de los herreros, sastres, zapateros y otros oficiales que aprendieron su profesión allí.

Pedro de Gante dejó otros testimonios del amor a su nuevo pueblo: catecismos hermosamente pintados en escritura ideográfica como lo hacían los indios en sus códices prehispánicos, doctrinas amplísimas en lengua náhuatl, escritas en caracteres latinos.

Los indios, por su parte, correspondieron crecidamente al amor de su maestro. Ningún documento más elocuente que aquel canto en náhuatl que todavía en vida de fray Pedro entonaban los indios: «Libro de colores es tu corazón, padre Pedro; los que son tus cantos, que a Jesucristo entonamos, tú los haces llegar a San Francisco, el que vino a vivir en la tierra».

Libro de colores fue el corazón de Pedro de Gante para los indios: como los libros de su antigua cultura, irradiando sabiduría y amor.

Francisco Morales, OFM, Fray Pedro de Gante. «Libro de colores es tu corazón», en R. Ballán, Misioneros de la primera hora. Grandes evangelizadores del Nuevo Mundo. Lima 1991, pp. 75-81.

SOURCE : https://www.franciscanos.org/enciclopedia/pgante.html

San José de Belén de Naturales: Fray Pedro de Gante, primer constructor de los templos Católicos en México.

Sigo inmerso en el mudo de los templos, los templos virreinales, los templos coloniales, los templos novohispanos que a lo largo de tres siglos se construyeron en México y, más específicamente, en la capital de la Nueva España, en la ciudad de México y encuentro a un personaje que es la clave en esta fiebre constructora de recintos sacros: Peter Van der Moere, al que conocemos mejor por su nombre castellanizado: fray Pedro de Gante, personaje del cual, habíamos visto ya una de sus obras, la realizada en Tezcoco, la Capilla de la Enseñanza.

Capilla de San José de Belén de Naturales.- Mucho nos falta por aprender sobre la vida de Gante en México, lo que hoy nos ocupa es su afán, su vocación por construir templos: "En esta provincia de México hemos bautizado yo y otro fraile mi compañero, más de doscientos mil, y aun tantos, que yo mismo no sé el número. Con frecuencia nos acontece bautizar en un día catorce mil personas; a veces diez, a veces ocho mil. Cada provincia pueblo y parroquia tiene su iglesia o capilla, con imágenes de pincel, cruces y estandartes, que atestiguan gran amor y devoción a Dios Nuestro Señor. Todas las iglesias son granes: unas de doscientos pies de largo, otras e trescientos." (...) "...nosotros con ellos vamos a la redonda destruyendo ídolos y templos por una parte, mientras ellos hacen lo mismo en otra, y levantamos iglesias al Dios verdadero". (...) "Yo por la misericordia de Dios y para gloria y honra suya, en esta provincia de México donde moro, que es otra Roma, con mi industria y el favor divino, he construido más e cien casas consagradas al Señor, entre iglesias y capillas, algunas de las cuales son templos tan magníficos como propios para el culto divino, no menores de trescientos pies y otras de doscientos. Cada vez que salgo a predicar tengo sobrado que hacer en destruir ídolos y alzar templos al Dios Verdadero". (1)

Y fue en la ciudad de México, en los primeros años de la colonia en donde esa vocación de fray Pedro de Gante lo llevó a levantar un sitio que bien lo podremos catalogar como emblemático, sito, por cierto ya desaparecido según lo iremos viendo: "En esta ciudad de México, dentro del patio de San Francisco, hay una capilla que se dice San Joseph, que fue la primera iglesia que en esto los religiosos de San Francisco han trabajado, procúranlo indios, de los frailes de San Francisco, e yo he trabajado con ellos de día y de noche más de treinta años, estando continuamente con ellos en una escuela que está junto con esta capilla, donde les he enseñado cantar y tañer, y enseñado la doctrina, y siempre he tenido cargo particular y cuenta con ellos. Y esta capilla de San Jospeh, la han hecho de nueva buena y bien labrada, para celebrar con toda solemnidad los oficios divinos, donde al presente se celebran y los confiesan y les predican y les baptizan... (2)

El nombre del recinto va cambiando, primero aparece como una capilla, dedicada a San José, luego, como el mismo Gante lo menciona, se volvió una solemne y suntuosa capilla, llegó a ser más importante aun que el propio templo que los franciscanos habían levantado a su patrono: "En México hizo edificar la sumptuosa y solemne capilla de San José, a las espaldas de la humilde y pequeña iglesia de San Francisco; donde se juntan los naturales para oír la palabra de Dios y los oficios divinos y enseñarse en la doctrina cristiana, los domingos y fiestas. (...). Edificó muchas iglesias, algunas en la ciudad de México y otras en los pueblos de la comarca." (3). Y son dos de los grandes cronistas que nos dejaron memoria de las grandezas que hubo en la ciudad de México los que nos cuentan cómo fue este sitio construido por Gante, el cual paso a ser, como lo acabamos de mencionar, la Capilla de San José, a San José de Belén de los Naturales a quedarse en la memoria simplemente como San José de Naturales. Icazbalceta y Marroquí dicen:

"Es tan bello el cuadro que e los trabajos que este varón venerable trazó la diestra mano del señor D. Joaquín García Icazbalceta que no puedo resistir a la tentación de copiarle; dice así: "No fue el fundador del Colegio de San Juan de Letrán, como generalmente se afirma, sino de la gran escuela de San Francisco de México, que rigió durante medio siglo. Hallábase edificada según costumbre, detrás de la iglesia del convento, alargándose hacia el Norte, y contigua a la famosa capilla de San José de Belén de Naturales: la mejor iglesia de México, incluso la Catedral antigua. Reunió allí nuestro lego hasta mil niños, a quienes daba educación religiosa y civil. Añadió después el estudio del latín, e la música y del canto, con lo que fue de grande utilidad a los religiosos, porque de allí salían músicos y cantores para todas las iglesias. No satisfecho con eso reunió también adultos, con los que estableció una escuela de bellas artes y de oficios. Proveía a las iglesias de imágenes de pincel o de bulto; de ornamentos bordados, a veces de obras de plumería, en que tanto se distinguían los indios; de cruces, de ciriales, y de otros muchos objetos necesarios para el culto, no menos que de operarios para la fábrica de las iglesias mismas, pues tenía en aquella casa pintores, escultores, talladores, canteros, carpinteros, bordadores, sastres, zapateros, y otros oficiales. 

"A todos atendía y de todos era maestro. Causan profunda admiración los gigantescos esfuerzos de aquel lego inmortal, que sin más recursos que su indomable energía, hija de su ardiente caridad, levantaba de cimientos y sostenía tantos años una magnífica iglesia, un hospital, y un gran establecimiento que era al mismo tiempo escuela de primeras letras, colegio de instrucción superior y de propaganda, academia de bellas artes y escuela de oficios: un centro, en fin, de civilización." (4)

1.- Carta de fray Pedro de Gante a los padres y hermanos de la provincia de Flandes, del 27 de junio de 1529. En Fray Pedro de Gante, maestro y civilizador de América. De la Torre Villar, Ernesto. Estudios de Historia Novohispana. UNAM-IIH. Volumen V. México, 1974. pp.50-53.

2.- Carta de fray Pedro de Gante al emperador don Carlos V, exponiéndole el sensible estado a que tenía reducidos a los indios el servicio personal, del 15 de febrero de 1552. Ibid. pp.56-64.

3.- Carta de fray Pedro de Gante al rey don Felipe II, 13 e junio de 1558. Ibid. pp.64-69. 

4.- Marroquí, José María. La ciudad de México. Tomo II. México. pp.475

SOURCE : https://vamonosalbable.blogspot.com/2014/11/san-jose-de-belen-de-naturalesfray.html

Pedro de Gante

Gante, Pedro de. Yguen (Bélgica), c. 1486 – Ciudad de México (México), 20.IV.1572. Misionero franciscano (OFM) de México, educador.

Biografía

Éste es el nombre españolizado de uno de los más célebres misioneros de México, considerado como el máximo educador de la América española del siglo xvi. A pesar de ello, son pocos los datos biográficos seguros que se conocen acerca de él con anterioridad a su incardinación en la evangelización mexicana en 1523.

Él mismo afirma en 1529 que había nacido en “la ciudad de Yguen, situada en la provincia de Burdadae”, es decir, en una pedanía de Gante, identificada por algunos con la aldea de Sint-Pieters-Aaiguem, aun cuando en ocasiones afirme también, para hacerse comprender mejor y a imitación de otros muchos personajes de su tiempo, que había nacido en la misma ciudad de Gante, versión que él mismo terminó haciendo suya definitivamente y que es la que desde 1523 se ha generalizado.

El año de su nacimiento parece haber sido 1486.

Por lo que se refiere a su familia, él mismo se autodenominó también en alguna ocasión Pieter de Mura, apellido latinizado que posiblemente correspondiera a los flamencos de Muer o Van den Moeren.

Se sabe que nació en el seno de una familia noble emparentada con el emperador Carlos V, del que algunos lo consideran hijo, mientras que otros lo hacen descender de Felipe el Hermoso o de de Maximiliano I, archiduque de Austria, mientras que unos terceros solamente lo consideran primo del Emperador.

Se sabe también que era “por naturaleza” tartamudo, hasta el punto de que, una vez en México, sus compañeros no lo entendían ni en castellano ni en náhuatl.

En virtud de esta nobleza de origen, con anterioridad a su ingreso en la Orden franciscana empleó su juventud, como él mismo dice, “en cosas tocantes al servicio de la Corona real”.

El hecho de que no llegara a ser sacerdote más el dato de que el historiador Jerónimo de Mendieta, compañero suyo, lo catalogue en una ocasión entre los religiosos “pobres y sin letras” ha inducido a más de un biógrafo a opinar que su preparación intelectual debió ser más bien escasa.

Esta opinión no se conjuga con el hecho de que el mismo Mendieta afirme en otro pasaje que “aunque por su suficiencia pudiera ser del coro, no quiso sino ser lego, por su mucha caridad y maciza cristiandad”, razón que otros hacen consistir en su humildad o en su tendencia a padecer escrúpulos o problemas de conciencia.

Para otros, en cambio, esa formación intelectual debió ser esmerada si se tienen en cuenta su alcurnia, el desempeño de altos cargos en la Corte, las variadas y poderosas presiones que se le hicieron para que se ordenara de sacerdote y el dato aun más fundamental de que dominaba el latín, puesto que escribió cartas en ese idioma.

Siendo ya franciscano, Carlos V recibió una carta de Hernán Cortés en la que le informaba de la conquista de Tenochtitlan y le pedía que enviara misioneros para la evangelización de la futura Nueva España, a la que el Emperador accedió enviándole, “como primicia de su imperio”, a tres voluntarios franciscanos residentes en Gante: Johann Dekkers (españolizado, Juan de Tecto), superior de la casa, confesor del Emperador y exprofesor de la Sorbona; Johannn van der Awera (Juan de Aora), y el propio fray Pedro de Gante, quienes desembarcaron en Veracruz en agosto de 1523.

La circunstancia de que emprendieran este viaje seleccionados y autorizados únicamente por Carlos V, sin intervención del Papa o de algún superior de la Orden, hizo que muchos puristas de entonces no los consideraran como los primeros evangelizadores de México por carecer de la denominada “misión canónica”, aunque en realidad sí lo fueron.

A partir de su llegada a México, su actividad evangelizadora consistió, según el historiador Jerónimo de Mendieta, compañero suyo, en desarrollar su especialísima capacidad docente, en interesarse por el culto religioso y en dedicarse a la construcción de iglesias, de manera que “en estas obras y otras semejantes se ocupó los cincuenta años que vivió en esta tierra con grandísimo ejemplo y honestidad de su persona y con una libertad apostólica sin pretender otro interés más que la gloria y honra de Dios y la edificación de las almas mediante la cual fueron sin número las que ganó para Cristo”.

Tanto él como sus otros dos compañeros comenzaron estableciéndose de momento en Texcoco, pero con la diferencia de que mientras sus dos compañeros murieron en 1523 en el curso de la expedición que Hernán Cortés realizó a Las Hibueras (Honduras), él permaneció en esta ciudad tres años y medio, dedicado a aprender el castellano y el náhuatl.

Este aprendizaje lo tomó con tanto empeño que en 1527 envió ya a Flandes un catecismo escrito por él en náhuatl que fue editado en 1528, gesto al que en 1529 añadió la confesión propia de que solamente hablaba el náhuatl y el castellano, olvidado totalmente del flamenco, y comenzó muy pronto a evangelizar tanto en Texcoco como en Tlaxcala, así como a alfabetizar a los niños en la escuela elemental que fundó en la primera de esas dos ciudades.

Su estancia en Tlaxcala, adonde se desplazó por orden de sus superiores, fue breve pero lo suficiente para que al abandonar la ciudad muchos de sus habitantes salieran a recibirlo en la laguna grande de Texcoco “con una hermosa flota de canoas, haciéndole una hermosa fiesta, a manera de guerra naval, con sumo regocijo”.

Una vez destinado a la ciudad de México, hizo construir junto a la iglesia y convento franciscanos la tan célebre como “suntuosa y solemne” capilla de San José, con capacidad para casi cien mil personas, la cual estuvo a su cargo y le sirvió de modelo para levantar otro centenar de ellas en diversos lugares.

Al lado también de este mismo convento de San Francisco, fundó un hospital con capacidad para cuatrocientos enfermos, inducido no sólo por razones de caridad, sino también porque la práctica de esta virtud “ayuda —dice él— a la conversión”.

Al mismo tiempo, fundó también otra “gran” escuela de primera enseñanza para la alfabetización y cristianización de los niños, tanto en español como en latín, así como para iniciarlos en el canto, en régimen de internado.

No satisfecho con ello, levantó junto a la capilla de San José una serie de “aposentos” o locales destinados a que los jóvenes aprendieran o se perfeccionaran en los oficios “más comunes”, como eran los de cantero, sastre, zapatero, carpintero y pintor, e incluso otros de “mayor sutileza” que sin él y por diversas circunstancias nunca hubieran aprendido o terminarían olvidando si es que alguna vez los habían practicado.

Debido al doble hecho de que estos oficios resultaban económicamente provechosos y al de que los indígenas eran tan despiertos “como monas”, los indios no sólo los aprendían rápidamente, sino que se los “hurtaban” a los profesionales que llegaban de España en la creencia de que en México no encontrarían competidores.

Por añadidura, junto a esta escuela de artes y oficios, hizo edificar una habitación para él “recogerse a ratos entre día y allí se daba a la oración y lección y a otros ejercicios espirituales y a ratos salía a ver lo que los indios hacían”.

Por lo que se refiere al canto, el mismo Mendieta especifica que, una vez que aprendieron a escribir, los niños “comenzaron a pautar y apuntar así en canto llano como canto de órgano, y de ambos cantos hicieron gentiles libros y salterios de letra grande para los coros de los frailes y para sus coros de ellos con sus letras grandes muy iluminadas”.

En su entusiasmo por estos hechos, el mismo Mendieta añade que lo más notable de todo esto era que esos alumnos no necesitaban de nadie para que, por ejemplo, les encuadernase esos libros porque ellos mismos aprendieron a encuadernarlos.

Finalmente y respondiendo a las burlas que al tercer año de este aprendizaje hacían los españoles sobre la incapacidad de los nativos para el canto, reconoce que los indígenas no podían tener voces “tan recias ni tan suaves” como los españoles porque andaban descalzos, mal vestidos y desnutridos, pero que aun así no faltaban tampoco buenos cantores entre ellos.

En lo que se refiere al apostolado popular, es decir, entre los españoles, a pesar de que no era sacerdote se preocupaba personalmente de examinar a los que se disponían a contraer matrimonio (prueba irrefutable de su buena preparación intelectual) y de prepararlos para que se confesasen y comulgasen antes de recibir ese sacramento.

Incluso predicaba en la iglesia cuando, por la razón que fuera, no había ningún religioso que dominase el náhutal, dándose la (¿sospechosa?) “maravilla” de que, a diferencia de sus compañeros, “los indios lo entendían en su lengua como si fuera uno de ellos”.

En este mismo orden de cosas, él fue también el fundador de numerosas cofradías o hermandades entre los indios, se preocupó siempre por todos los aspectos del culto, como la debida actuación de los cantores y ministriles, la conservación y limpieza de los ornamentos para la celebración de las funciones religiosas en la capilla de San José, así como de las andas, cruces y ciriales necesarios para las procesiones.

En cuanto al apostolado ente los indígenas, él mismo afirma en 1529 que durante el día enseñaba a leer y a cantar, mientras que durante la noche enseñaba el catecismo y predicaba, a lo que en otra carta de ese mismo año añadía (con cifras más bien ponderativas) que él, junto con sus compañeros, habían bautizado en la provincia de México a más de doscientos mil indígenas, reconociendo expresamente que eran tantos que resultaba muy difícil determinar su número exacto.

A continuación, añadía que muchas veces bautizaban en un solo día a catorce mil y, en otros, a diez mil u ocho mil nativos.

Este apostolado no siempre lo realizaba él solo, sino que muchas veces lo hacía acompañado de los niños de su escuela.

En palabras suyas, también de 1529, en la ciudad de México tenía a su cargo a más de quinientos niños, de entre los cuales escogía a los cincuenta más capaces, a los que durante la semana ejercitaba en el sermón que ellos mismos debían pronunciar el domingo siguiente, ya que todos los domingos salían estos niños a predicar a lugares situados a “cuatro, ocho, diez y aun veinte o treinta leguas” de distancia de la capital, en las que, además de predicar, preparaban también a los nativos para el bautismo.

Refiriéndose a estos mismos niños, el obispo de México, fray Juan de Zumárraga, también franciscano, comunicaba en 1531 al Capítulo General de la Orden que se estaba celebrando en Toulouse (Francia) que “muchos de estos niños y otros mayores, saben bien leer, escribir, cantar y hacer punto de canto.

Y con grande alegría predican la palabra de Dios a sus padres, industriados para ello por los religiosos. Levántanse a media noche a los maitines y dicen el oficio entero de Nuestra Señora. Acechan con mucho cuidado donde tienen sus padres escondidos los ídolos y se los hurtan, y con fidelidad los traen a nuestros religiosos, por lo cual algunos han sido muertos inhumanamente por sus propios padres. Cada convento de los nuestros tiene [a iniciativa de Gante] otra casa junto para enseñar en ella a los niños, donde hay escuela, dormitorio, refectorio y su devota capilla”.

En otra ocasión añade que eran también los que informaban “a los mozos y mozas que se han de casar en las cosas de nuestra santa fe cristiana y cómo se han de haber en el santo matrimonio”.

Las esperanzas del propio Zumárraga en este sistema de educación las revela el hecho de que él mismo, cuando aún no existía la imprenta que él llegó a fomentar, encargó en 1538 a un profesional de Alcalá la impresión de doce mil cartillas.

A pesar de las muchas presiones que recibió para que se ordenara de sacerdote, nadie consiguió convencerlo, aunque entre quienes intervinieron en ello figuraron el papa Pablo III; el superior general de la Orden franciscana, Vicente Lunel, y el nuncio pontificio en España, mientras que Carlos V se proponía que, una vez ordenado, el Papa lo nombrara arzobispo.

Firme en su humilde estado de hermano lego pero amado y admirado por los indígenas, falleció en la ciudad de México en 1572.

Todavía viviendo él, el arzobispo de México, Alonso de Montúfar, lo definió diciendo: “Yo no soy arzobispo de México, sino Fr. Pedro de Gante, lego de San Francisco”.

Como escritor, fue autor, además de varias cartas ya publicadas, de una Doctrina cristiana en lengua mexicana, editada en México en 1553, calificada por Mendieta de “copiosa doctrina”, aunque él era hermano lego, más una Cartilla para enseñar a leer nuevamente enmendada y quitadas todas las abreviaturas que antes tenía (sorprendente en un flamenco), unos Versos religiosos en mexicano, que permanecen inéditos, y sobre todo el celebérrimo Catecismo en pictogramas (hasta hace poco denominado Catecismo en jeroglíficos) del que de conservan dos ejemplares en Madrid, uno de los cuales está integrado por 88 páginas de 8 por 7,5 centímetros y un total de 1162 figuras, mientras que el otro lo integran 1102.

En ambos se representan los principales aspectos del cristianismo, como la señal de la cruz, los mandamientos, los sacramentos, las obras de misericordia, varias oraciones y un brevísimo resumen de la doctrina cristiana por preguntas y respuestas.

Obras

Cartas de fray Pedro de Gante (ed. F. de J. Chauvet, México, C.E.H. Fr. Bernardino de Sahagún, 1951)

Doctrina christiana en lengua mexicana, México, 1553 (ed. facs. de E. de la Torre Villar, México, C. E. H., Fr. Bernardino de Sahagún, 1982)

Cartilla para enseñar a leer, nuevamente enmendada y quitadas todas las abreviaturas que antes tenía, México, 1569

El catecismo en pictogramas de fray Pedro de Gante (ed. de J. Cortés Cabanillas, Madrid, Fundación Universitaria Española, 1987)

Versos religiosos en mexicano (inéd.).

Bibliografía

E. Chávez, Fray Pedro de Gante. El ambiente geográfico, histórico y social de su vida y su obra, México, Jus, 1943

M. Rodríguez Pazos, “Los franciscanos y la educación literaria de los indios mejicanos”, en Archivo Ibero-Americano, (Madrid), 13 (1953), págs. 1-59

Fray Pedro de Gante y la evangelización de los indios, México, Jus, 1962

“Los misioneros franciscanos de Méjico y la enseñanza técnica que dieron a los niños”, en Archivo Ibero-Americano (AIA) (Madrid), 33 (1973), págs. 149-190

E. de la Torre Villar, Fr. Pedro de Gante, maestro y civilizador de América, México, Seminario de Cultura Mexicana, 1973

V. Martínez Gracia, Fr. Pedro de Gante, primer maestro del continente iberoamericano, Valencia, Unión Misional Franciscana, 1989

J. González Rodríguez, “Los franciscanos y la cultura en México”, en Archivo Ibero-Americano (Madrid), 52 (2002), págs. 1-224.

Autor/es

Pedro Borges Morán

SOURCE : https://historia-hispanica.rah.es/biografias/18469-pedro-de-gante

Fray Pedro de Gante, primer maestro, EspañaenlaHistoria ORG : https://www.youtube.com/watch?v=ztlP8zlbAes

 Ricard Robert, « Ernesto de la Torre Villar, Fray Pedro de Gante, Maestro y civilizador de América [compte-rendu] », Bulletin hispanique  Année 1975  77-1-2  p. 239 : https://www.persee.fr/doc/hispa_0007-4640_1975_num_77_1_4177_t1_0239_0000_2

Ernesto DE LA TORRE VILLAR, FRAY PEDRO DE GANTE,MAESTRO Y CIVILIZADOR DE AMÉRICA : https://novohispana.historicas.unam.mx/index.php/ehn/article/view/3252/2807

CONFERENCIA Fray Pedro de Gante 500 años de su llegada, Benemérita Sociedad de Geografía y Estadística del Estado de Jalisco : https://www.youtube.com/watch?v=BNAaDtEZhR8

Sarah M. Burns. Fray Pedro De Gante and Early E o De Gante and Early Education in New Spain, Loyola University Chicago, 1937 : https://ecommons.luc.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=4455&context=luc_theses

Luz María Silva, Fray Pedro de Gante : https://www.youtube.com/watch?v=4aeuJ_seaX8

Heréndira Téllez, Las otras estatuas: Fray Pedro de Gante contra Colón, octubre 14, 2021 : https://cultura.nexos.com.mx/las-otras-estatuas-fray-pedro-de-gante-contra-colon/