Fresque représentant
saint Bernard Tolomei à l'abbaye de
Mont-Olivet.
Fresco
with St. Bernard Tolomei, at Monte Oliveto Maggiore Abbey
Affresco cinquecentesco
nell'abbazia di Monte Oliveto Maggiore
Saint Bernard Tolomei
Abbé à Sienne, fondateur
de la Congrégation de Sainte-Marie du Mont Oliveto de l'Ordre de saint
Benoît (+ 1348)
Brillant juriste qui, vers l'âge de quarante ans, se retira dans la solitudes des Apennins. Sa sainteté lui attira des disciples qu'il regroupa dans le monastère de Mont Olivet, origine de la Congrégation bénédictine des Olivétains. Il meurt à Sienne.
Canonisé par Benoît XVI le 26 avril 2009.
Dominicain né à Sienne en Toscane, il connut une adolescence libertine, dans l'impureté et le sacrilège. Sa conversion le rendit exigeant pour lui-même et ses rudes pénitences furent à la mesure de son repentir. Lors de la peste de Sienne, il soigna les pestiférés. Contaminé à son tour, il mourut de la peste en rendant grâce à Dieu.
À Sienne en Toscane, l'an 1348, le trépas de Bernard Tolomei, abbé de
Mont-Olivet. Fondateur de la Congrégation Olivétaine sous la Règle de saint
Benoît, il s'appliqua grandement à la discipline monastique et, alors que la
peste noire ravageait l'Italie, il mourut auprès des moines de Sienne exposés à
la contagion.
Martyrologe romain
"De l'exemple de ce
saint, nous vient l'invitation à traduire notre foi en une vie consacrée à Dieu
dans la prière et prodiguée au service du prochain sous l'impulsion d'une
charité également prête au sacrifice suprême". Benoît XVI
SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/1710/Saint-Bernard-Tolomei.html
HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT
XVI
Chers frères et sœurs,
En ce troisième dimanche
du temps pascal, la liturgie place encore une fois au centre de notre attention
le mystère du Christ ressuscité. Victorieux sur le mal et sur la mort, l'Auteur
de la vie, qui s'est immolé en tant que victime d'expiation pour nos péchés,
"continue à s'offrir pour nous et intercède comme notre avocat; sacrifié
sur la croix, il ne meurt plus et, avec les signes de la passion, il vit
immortel" (cf. Préface pascale 3). Laissons-nous intérieurement
inonder par la lumière pascale qui émane de ce grand mystère, et avec le Psaume
responsorial prions: "Que resplendisse sur nous, Seigneur, la
lumière de ton visage".
La lumière du visage du
Christ ressuscité resplendit aujourd'hui sur nous, en particulier à travers les
traits évangéliques des cinq bienheureux qui sont inscrits dans l'album des
saints au cours de cette célébration: Arcangelo Tadini, Bernardo Tolomei,
Nuno de Santa Maria Alvares Pereira, Gertrude Comensoli et Caterina Volpicelli.
Je m'unis volontiers à l'hommage que leur rendent les pèlerins, venus ici de
divers pays, à qui j'adresse un salut cordial avec une grande affection. Les
différents itinéraires humains et spirituels de ces nouveaux saints nous
montrent le renouveau profond qu'accomplit dans le cœur de l'homme le mystère
de la résurrection du Christ; un mystère fondamental qui oriente et guide toute
l'histoire du salut. C'est donc à juste titre que l'Eglise nous invite
toujours, et encore davantage en ce temps pascal, à tourner nos regards vers le
Christ ressuscité, réellement présent dans le Sacrement de l'Eucharistie.
Dans la page évangélique,
saint Luc rapporte l'une des apparitions de Jésus ressuscité (24, 35-48).
Précisément au début du passage, l'évangéliste note que les deux disciples
d'Emmaus, revenus en hâte à Jérusalem, racontèrent aux Onze comment ils
l'avaient reconnu "quand il avait rompu le pain" (v. 35). Et
pendant qu'ils racontaient l'expérience extraordinaire de leur rencontre avec
le Seigneur, Celui-ci "lui-même était là au milieu d'eux" (v. 36). A
cause de son apparition soudaine, les Apôtres furent frappés de stupeur et de
crainte, au point que Jésus, pour les rassurer et vaincre toute réticence et
doute, leur demande de le toucher - ce n'était pas un fantôme, mais un homme en
chair et en os - et demanda ensuite quelque chose à manger. Encore une fois,
comme cela avait eu lieu pour les deux pèlerins d'Emmaus, c'est à table, alors
qu'il mange avec les siens, que le Christ ressuscité se manifeste aux
disciples, les aidant à comprendre l'Ecriture et à relire les événements du
salut à la lumière de la Pâque. "Il fallait que s'accomplisse - dit-il -
tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les
Psaumes" (v. 44). Et il les invite à regarder vers l'avenir:
"la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les
nations" (v. 47).
Chaque communauté revit
cette même expérience dans la célébration eucharistique, en particulier la
célébration dominicale. L'Eucharistie, le lieu privilégié où l'Eglise reconnaît
"l'auteur de la vie" (cf. Ac 3, 15), est "la fraction
du pain", comme elle est appelée dans les Actes des Apôtres. Dans
celle-ci, grâce à la foi, nous entrons en communion avec le Christ, qui est
"autel, victime et prêtre" (cf. Préface pascale 5) et qui est
parmi nous. Nous nous rassemblons autour de Lui pour faire mémoire de ses
paroles et des événements contenus dans l'Ecriture; nous revivons sa passion,
sa mort et sa résurrection. En célébrant l'Eucharistie, nous communiquons avec
le Christ, victime d'expiation, et nous puisons en Lui le pardon et la vie. Que
serait notre vie de chrétiens sans l'Eucharistie? L'Eucharistie est l'héritage
perpétuel et vivant que nous a laissé le Seigneur dans le Sacrement de son
Corps et de son Sang, que nous devons constamment repenser et approfondir afin
que, comme l'affirmait le vénéré Pape Paul vi, il puisse "imprimer
son efficacité inépuisable sur tous les jours de notre vie mortelle" (Insegnamenti,
v [1967], p. 779). Nourris par le pain eucharistique, les saints que nous
vénérons aujourd'hui ont mené à bien leur mission d'amour évangélique dans les
divers domaines où ils ont œuvré avec leurs charismes spécifiques.
Saint Arcangelo Tadini
passait de longues heures en prière devant l'Eucharistie, lui qui, ayant
toujours à l'esprit dans son ministère pastoral la personne humaine dans sa
totalité, aidait ses paroissiens à croître humainement et spirituellement. Ce
saint prêtre, ce saint curé, un homme entièrement donné à Dieu, prêt en chaque
circonstance à se laisser guider par l'Esprit Saint, était dans le même temps
disponible à accueillir les urgences du moment et à y trouver un remède. C'est
pourquoi il prit de nombreuses initiatives concrètes et courageuses, comme
l'organisation de la "Société ouvrière catholique du secours mutuel",
la construction de la filature et de la maison d'accueil pour les ouvrières,
ainsi que la fondation, en 1900, de la "Congrégation des Sœurs ouvrières
de la Sainte Maison de Nazareth", dans le but d'évangéliser le monde du
travail à travers le partage des fatigues, sur l'exemple de la Sainte Famille
de Nazareth. Combien fut prophétique l'intuition de Don Tadini et combien son exemple
reste actuel aujourd'hui aussi, à une époque de grave crise économique! Il nous
rappelle que ce n'est qu'en cultivant une relation constante et profonde avec
le Seigneur, en particulier dans le Sacrement de l'Eucharistie, que nous
pouvons ensuite être en mesure d'apporter le ferment de l'Evangile dans les
différentes activités de travail et dans chaque milieu de notre société.
Chez saint Bernardo
Tolomei, initiateur d'un mouvement monastique bénédictin, ressort également
l'amour pour la prière et pour le travail manuel. Son existence fut une
existence eucharistique, entièrement consacrée à la contemplation, qui se
traduisait en un humble service du prochain. En raison de son esprit d'humilité
et d'accueil fraternel particulier, il fut réélu abbé par les moines vingt-sept
années de suite, jusqu'à sa mort. En outre, pour assurer l'avenir de son œuvre,
il obtint de Clément vi, le 21 janvier 1344, l'approbation pontificale de la
nouvelle Congrégation bénédictine, dite de "S. Maria di Monte
Oliveto". A l'occasion de la grande peste de 1348, il quitta la solitude
de Monte Oliveto pour se rendre dans le monastère Saint-Benoît à Porta Tufi, à
Sienne, afin d'assister ses moines frappés par le mal, et il mourut lui-même
victime de la maladie comme un authentique martyr de la charité. De l'exemple
de ce saint, nous vient l'invitation à traduire notre foi en une vie consacrée
à Dieu dans la prière et prodiguée au service du prochain sous l'impulsion
d'une charité également prête au sacrifice suprême.
"Sachez que le
Seigneur a mis à part son fidèle, le Seigneur entend quand je crie vers
lui" (Ps 4, 4). Ces paroles du Psaume responsorial expriment le secret de
la vie du bienheureux Nuno de Santa María, héros et saint du Portugal. Les
soixante-dix années de sa vie se déroulèrent pendant la deuxième moitié du xiv
siècle et la première du xv siècle, qui virent ce pays consolider son
indépendance de la Castille, puis s'étendre au-delà de l'océan - non sans un
dessein particulier de Dieu -, en ouvrant de nouvelles routes qui devaient
favoriser l'avènement de l'Evangile du Christ jusqu'aux extrémités de la terre.
Saint Nuno se sentait l'instrument de ce dessein supérieur et enrôlé dans
la militia Christi c'est-à-dire dans le service de témoignage que
chaque chrétien est appelé à rendre dans le monde. Ce qui le caractérisait
était une intense vie de prière et la confiance absolue dans l'aide divine.
Bien qu'il soit un excellent militaire et un grand chef, il ne permit jamais à
ces dons naturels de prévaloir sur l'action suprême qui provient de Dieu. Saint
Nuno s'efforçait de ne placer aucun obstacle à l'action de Dieu dans sa vie, en
imitant la Sainte Vierge, pour laquelle il éprouvait une grande dévotion et à
laquelle il attribuait publiquement ses victoires. Au terme de sa vie, il se retira
dans le couvent de carmes dont il avait ordonné la construction. Je suis
heureux de présenter à toute l'Eglise cette figure exemplaire, en particulier
en raison d'une vie de foi et de prière dans des situations en apparence
défavorables, apportant la preuve que dans toute situation, même à caractère
militaire et de conflit, il est possible d'agir et de mettre en œuvre les
valeurs et les principes de la vie chrétienne, en particulier si celle-ci est
placée au service du bien commun et de la gloire de Dieu.
Dès son enfance, sainte
Gertrude Comensoli ressentit une attraction particulière pour Jésus.
L'adoration du Christ eucharistique devint le but principal de sa vie, nous
pourrions presque dire la condition habituelle de son existence. Ce fut en
effet devant l'Eucharistie que sainte Gertrude comprit sa vocation et sa
mission dans l'Eglise: celle de se consacrer sans réserves à l'action
apostolique et missionnaire, en particulier en faveur de la jeunesse. C'est
ainsi que naquit, en obéissance au Pape Léon XIII, son Institut qui visait à
traduire la "charité contemplée" en Christ eucharistique, en
"charité vécue" en se consacrant à son prochain dans le besoin. Dans
une société égarée et souvent blessée, comme la nôtre, à une jeunesse, comme
celle de notre époque, à la recherche de valeurs et d'un sens à donner à sa
propre existence, sainte Gertrude indique comme solide point de référence le
Dieu qui, dans l'Eucharistie, s'est fait notre compagnon de voyage. Elle nous
rappelle que "l'adoration doit prévaloir sur toutes les œuvres de
charité" car c'est de l'amour pour le Christ mort et ressuscité,
réellement présent dans le Sacrement eucharistique, que naît cette charité
évangélique qui nous pousse à considérer tous les hommes comme nos frères.
Sainte Caterina
Volpicelli fut également un témoin de l'amour divin, qui s'efforça d'"être
du Christ, pour conduire au Christ" ceux qu'elle rencontra dans la ville
de Naples à la fin du xix siècle, à une époque de crise spirituelle et sociale.
Pour elle aussi, le secret fut l'Eucharistie. Elle recommandait à ses premières
collaboratrices de cultiver une intense vie spirituelle dans la prière et,
surtout, le contact vital avec Jésus Eucharistie. Telle est également
aujourd'hui la condition pour poursuivre l'œuvre et la mission qu'elle a
commencées et laissées en héritage aux "Servantes du Sacré-Cœur".
Pour être d'authentiques éducatrices de la foi, désireuses de transmettre aux
nouvelles générations les valeurs de la culture chrétienne, il est indispensable,
comme elle aimait à le répéter, de libérer Dieu des prisons dans lesquelles les
hommes l'ont enfermé. Ce n'est en effet que dans le cœur du Christ que
l'humanité peut trouver sa "demeure stable". Sainte Caterina montre à
ses filles spirituelles et à nous tous, le chemin exigeant d'une conversion qui
change le cœur à sa racine et qui se traduit en actions cohérentes avec
l'Evangile. Il est ainsi possible de poser les bases pour construire une
société ouverte à la justice et à la solidarité, en surmontant le déséquilibre
économique et culturel qui continue à subsister dans une grande partie de notre
monde.
Chers frères et sœurs, nous rendons grâce au Seigneur pour le don de la sainteté, qui aujourd'hui resplendit dans l'Eglise avec une beauté singulière chez Arcangelo Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno de Santa Maria Alvares Pereira, Gertrude Comensoli et Caterina Volpicelli. Laissons-nous attirer par leurs exemples, laissons-nous guider par leurs enseignements, afin que notre existence aussi devienne un cantique de louange à Dieu, sur les traces de Jésus, adoré avec foi dans le mystère eucharistique et servi avec générosité chez notre prochain. Que l'intercession maternelle de Marie, Reine des saints, et de ces cinq nouveaux lumineux exemples de sainteté, que nous vénérons aujourd'hui avec joie, nous permette de réaliser cette mission évangélique. Amen!
© Copyright 2009 -
Libreria Editrice Vaticana
Copyright © Dicastère
pour la Communication
Saint Bernard Tolomei.
Originaire de Sienne, Bernard est Baptisé sous le nom de Jean (Giovanni) mais il change son prénom en hommage à Bernard de Clairvaux, à qui il vous une grande admiration.
Éduqué par son oncle Christophe Tolorneo, qui est Dominicain, il poursuit des
études de droit et de théologie avant de s’engager comme soldat dans l’armée de
l’empereur Rudolf de Habsbourg.
De retour à Sienne, il est nommé gouverneur de la ville, mais bientôt sa vue se
dégrade au point où il devient aveugle.
Grâce à une intervention de la Vierge Marie, il recouvre miraculeusement la
vue. Il décide alors de changer de vie et se retire comme Ermite dans un
endroit isolé des environs de Sienne, et où il vit dans la plus grande
austérité.
Sa réputation se répand rapidement et il attire de nombreux disciples. Accusé
d’hérésie, il doit se rendre en Avignon pour se défendre et il est lavé de tout
soupçon.
De retour chez lui, il fonde la Congrégation Sainte Marie du Mont Olivet (les Olivétains), pour laquelle il rédige une Règle basée sur celle de Saint-Benoît.
Quelque temps après, lorsque survient une épidémie de peste dans la région
d’Arezzo, Bernard et ses Moines se dévouent pour le soin des malades
(1272-1348).
Also
known as
Bernard Ptolomei
Bernard Tolomeo
Giovanni Tolomeo
Profile
Giovannni early changed
his name to Bernard from admiration for Bernard
of Clairvaux. Educated by
his Dominican uncle.
His father prevented
Bernard from entering religious
life. Lawyer. Theologian. Soldier. Politician and
government official.
Struck blind,
Bernardo recovered his sight through
the intervention of the Blessed Virgin
Mary, after which he gave up worldly life to become a hermit.
Accused of heresy,
Bernard soon cleared his name. Priest.
Founder of the Benedictine Congregation
of the Blessed Virgin of Monte Oliveto (Olivetan Congregation; Olivetans).
During a bout of the plague,
Bernard and his monks cared
for any who needed it; none of the brothers became sick.
Born
10 May 1272 at Siena, Tuscany as Giovanni
Tolomei
20 August 1348 in Siena, Italy of
natural causes
24
November 1664 by Pope Alexander
VII (cultus
confirmed)
26 April 2009 Pope Benedict
XVI
Additional
Information
Book
of Saints, by the Monks of
Ramsgate
Lives
of the Saints, by Father Alban
Butler
Saints
and Their Symbols, by E A Greene
books
Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints
Saints
and Their Attributes, by Helen Roeder
other
sites in english
images
fonti
in italiano
Dicastero delle Cause dei Santi
MLA
Citation
“Saint Bernardo
Tolomei“. CatholicSaints.Info. 7 March 2024. Web. 20 August 2026.
<https://catholicsaints.info/saint-bernardo-tolomei/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-bernardo-tolomei/
HOLY MASS FOR THE
CANONIZATION OF FIVE NEW SAINTS
HOMILY OF HIS HOLINESS
BENEDICT XVI
Dear Brothers and
Sisters,
On this Third Sunday in
the Easter Season, the liturgy once again focuses our attention on the mystery
of the Risen Christ. Victorious over evil and over death, the Author of life
who sacrificed himself as a victim of expiation for our sins, "is still
our priest, our advocate who always pleads our cause. Christ is the victim who
dies no more, the Lamb, once slain, who lives for ever" (Easter Preface
III). Let us allow ourselves to be bathed in the radiance of Easter that shines
from this great mystery and with the Responsorial Psalm let us pray: "O
Lord, let the light of your countenance shine upon us".
The light of the face of
the Risen Christ shines upon us today especially through the Gospel features of
the five Blesseds who during this celebration are enrolled in the Roll of
Saints: Arcangelo
Tadini, Bernardo
Tolomei, Nuno
de Santa Maria Álvares Pereira, Geltrude
Comensoli and Caterina
Volpicelli. I willingly join in the homage that the pilgrims are paying to
them, gathered here from various nations and to whom I address a cordial
greeting with great affection. The various human and spiritual experiences of
these new Saints show us the profound renewal that the mystery of Christ's
Resurrection brings about in the human heart; it is a fundamental mystery that
orients and guides the entire history of salvation. The Church therefore,
especially in this Easter Season, rightly invites us to direct our gaze to the
Risen Christ, who is really present in the Sacrament of the Eucharist.
In the Gospel passage, St
Luke mentions one of the appearances of the Risen Jesus (24: 35-48). At the
very beginning of the passage the Evangelist notes that the two disciples of
Emmaus, who hurried back to Jerusalem, had told the Eleven how they recognized
him in "the breaking of the bread" (v. 35). And while they were
recounting the extraordinary experience of their encounter with the Lord, he
"himself stood among them" (v. 36). His sudden appearance frightened
the Apostles. They were fearful to the point that Jesus, in order to reassure
them and to overcome every hesitation and doubt, asked them to touch him he was
not a ghost but a man of flesh and bone and then asked them for something to
eat. Once again, as had happened for the two at Emmaus, it is at table while
eating with his own that the Risen Christ reveals himself to the disciples,
helping them to understand the Scriptures and to reinterpret the events of
salvation in the light of Easter. "Everything written about me", he
says, "in the law of Moses and the Prophets and the Psalms must be
fulfilled" (v. 44). And he invites them to look to the future:
"repentance and forgiveness of sins [shall] be preached in his name to all
nations" (cf. v. 47).
This very experience of
repentance and forgiveness is relived in every community in the Eucharistic
celebration, especially on Sundays. The Eucharist, the privileged place in
which the Church recognizes "the Author of life" (Acts 3: 15) is "the
breaking of the bread", as it is called in the Acts of the Apostles. In
it, through faith, we enter into communion with Christ, who is "the
priest, the altar, and the lamb of sacrifice" (cf. Preface for Easter, 5)
and is among us. Let us gather round him to cherish the memory of his words and
of the events contained in Scripture; let us relive his Passion, death and
Resurrection. In celebrating the Eucharist we communicate with Christ, the
victim of expiation, and from him we draw forgiveness and life. What would our
lives as Christians be without the Eucharist? The Eucharist is the perpetual,
living inheritance which the Lord has bequeathed to us in the Sacrament of his
Body and his Blood and which we must constantly rethink and deepen so that, as
venerable Pope Paul vi said, it may "impress its inexhaustible
effectiveness on all the days of our earthly life" (Insegnamenti, V
[1967], p. 779). Nourished with the Eucharistic Bread, the Saints we are
venerating today brought their mission of evangelical love to completion with
their own special charisms in the various areas in which they worked.
St
Arcangelo Tadini spent long hours in prayer before the Eucharist.
Always focusing his pastoral ministry on the totality of the human person, he
encouraged the human and spiritual growth of his parishioners. This holy
priest, this holy parish priest, a man who belonged entirely to God ready in
every circumstance to let himself be guided by the Holy Spirit, was at the same
time prepared to face the urgent needs of the moment and find a remedy for
them. For this reason he undertook on many practical and courageous initiatives
such as the organization of the "Catholic Workers Mutual Aid
Association", the construction of a spinning mill and a residence for the
workers and, in 1900, the foundation of the "Congregation of Worker
Sisters of the Holy House of Nazareth" to evangelize the working world by
sharing in the common efforts after the example of the Holy Family of Nazareth.
How prophetic the charismatic intuition of Fr Tadini was and how timely his
example remains today in an epoch of serious financial crisis! He reminds us
that only by cultivating a constant and profound relationship with the Lord,
especially in the Sacrament of the Eucharist, can we bring the Gospel leaven to
the various fields of work and to every area of our society.
Love for prayer and for
manual labour also distinguished St Bernardo Tolomei, the initiator of a unique
Benedictine monastic movement. His was a Eucharistic life, entirely dedicated
to contemplation, expressed in humble service to neighbour. Because of his rare
spirit of humility and brotherly acceptance, he was re-elected abbot for 27
years, until his death. Moreover, in order to guarantee the future of his
foundation, on 21 January 1344 he obtained from Clement vi papal approval of
the new Benedictine Congregation called "Our Lady of Monte Oliveto".
During the epidemic of the Black Death in 1348, he left the solitude of Monte
Oliveto for the monastery of S. Benedetto at Porta Tufi, Siena, to attend to
his monks stricken with the plague, and died, himself a victim, as an authentic
martyr of love. The example of this Saint invites us to express our faith in a
life dedicated to God in prayer and spent at the service of our neighbour,
impelled by a love that is also ready to make the supreme sacrifice.
"Know that the Lord
has set apart the godly for himself; the Lord hears when I call to him"
(Ps 4: 3). These words of the Responsorial Psalm express the secret of the life
of Bl. Nuno de Santa María, a hero and saint of Portugal. The 70 years of his
life belong to the second half of the 14th century and the first half of the
15th, which saw this nation consolidate its independence from Castille and
expand beyond the ocean not without a special plan of God opening new routes
that were to favour the transit of Christ's Gospel to the ends of the earth. St
Nuno felt he was an instrument of this lofty design and enrolled in the militia
Christi, that is, in the service of witness that every Christian is called
to bear in the world. He was characterized by an intense life of prayer and
absolute trust in divine help. Although he was an excellent soldier and a great
leader, he never permitted these personal talents to prevail over the supreme
action that comes from God. St Nuno allowed no obstacle to come in the way of
God's action in his life, imitating Our Lady, to whom he was deeply devoted and
to whom he publicly attributed his victories. At the end of his life, he
retired to the Carmelite convent whose building he had commissioned. I am glad
to point this exemplary figure out to the whole Church particularly because he
exercised his life of faith and prayer in contexts apparently unfavourable to
it, as proof that in any situation, even military or in war time, it is
possible to act and to put into practice the values and principles of Christian
life, especially if they are placed at the service of the common good and the
glory of God.
Since childhood, Geltrude
Comensoli felt a special attraction for Jesus present in the
Eucharist. Adoration of Christ in the Eucharist became the principal aim of her
life, we could almost say the habitual condition of her existence. Indeed, it
was in the presence of the Eucharist that St Geltrude realized what her
vocation and mission in the Church was to be: to dedicate herself without
reserve to apostolic and missionary action, especially for youth. Thus, in
obedience to Pope
Leo XIII, her Institute came into being which endeavoured to translate the
"charity contemplated" in the Eucharistic Christ, into "charity
lived", in dedication to one's needy neighbour. In a bewildered and all
too often wounded society like ours, to a youth, like that of our day in search
of values and a meaning for their lives, as a sound reference point St Geltrude
points to God who, in the Eucharist, has made himself our travelling companion.
She reminds us that "adoration must prevail over all the other charitable
works", for it is from love for Christ who died and rose and who is really
present in the Eucharistic Sacrament, that Gospel charity flows which impels us
to see all human beings as our brothers and sisters.
St
Caterina Volpicelli was also a witness of divine love. She strove
"to belong to Christ in order to bring to Christ" those whom she met
in Naples at the end of the 19th century, in a period of spiritual and social
crisis. For her too the secret was the Eucharist. She recommended that her
first collaborators cultivate an intense spiritual life in prayer and,
especially, in vital contact with Jesus in the Eucharist. Today this is still
the condition for continuing the work and mission which she began and which she
bequeathed as a legacy to the "Servants of the Sacred Heart". In
order to be authentic teachers of faith, desirous of passing on to the new
generations the values of Christian culture, it is indispensable, as she liked
to repeat, to release God from the prisons in which human beings have confined
him. In fact, only in the Heart of Christ can humanity find its "permanent
dwelling place". St Caterina shows to her spiritual daughters and to all
of us the demanding journey of a conversion that radically changes the heart,
and is expressed in actions consistent with the Gospel. It is thus possible to
lay the foundations for building a society open to justice and solidarity,
overcoming that economic and cultural imbalance which continues to exist in a
large part of our planet.
Dear brothers and
sisters, let us thank the Lord for the gift of holiness that shines out in the
Church with rare beauty today in Arcangelo
Tadini, Bernardo
Tolomei, Nuno
de Santa Maria Álvares Pereira, Geltrude
Comensoli and Caterina
Volpicelli. Let us be attracted by their examples, let us be guided by
their teachings, so that our existence too may become a hymn of praise to God,
in the footsteps of Jesus, worshipped with faith in the mystery of the
Eucharist and served generously in our neighbour. May the maternal intercession
of Mary, Queen of Saints and of these five new luminous examples of holiness
whom we venerate joyfully today, obtain for us that we may carry out this
evangelical mission. Amen!
© Copyright 2009 - Libreria Editrice Vaticana
© Copyright © Dicastery for Communication
St. Bernard Tolomeo
Founder of the
congregation of the Blessed Virgin of Monte Oliveto, born at Siena in Tuscany in 1272;
died in 1348. He received at baptism the name of
Giovanni, but took that of Bernard out of admiration for the saintly Abbot of Clairvaux.
He was educated by
his uncle, Christopher Tolorneo, a Dominican, and desired
to enter the religious
life, but his father's opposition
prevented, and he continued his studies in secular surroundings. After a course
in philosophy and
mathematics he devoted himself to the study of civil and canon law, and
of theology. For
a time Bernard served in the armies of Rudolph of Hapsburg. After his return
to Siena he
was appointed by his fellow citizens to the highest positions in the town
government. While thus occupied he was struck with blindness. Having recovered
his sight through the intervention of the Blessed Virgin he retired (1313) to a
solitary spot about ten miles from Siena, where he led a
life of the greatest austerity.
The fame of his virtues
soon attracted many visitors, and Bernard was accused of heresy. He went to Avignon and cleared
himself of this charge before John XXII without
difficulty. Upon his return he founded the congregation of the Blessed Virgin
of Monte Oliveto, giving it the Rule of St. Benedict.
The purpose of the new religious institute was a special devotion to the Blessed
Virgin. Guido, Bishop of Arezzo, within whose
diocese the congregation was formed, confirmed its constitution, (1319), and
many favours were granted by Popes John XXII, Clement VI (1344),
and Gregory XI.
Upon the appearance of the pest in the district of Arezzo, Bernard and
his monks devoted
themselves to the care of the sick without any personal ill effects After
having ruled the religious body he had founded for twenty-seven years Bernard
died, at the age of seventy-six. His death was followed by many miracles and the
congregation became a nursery of saints. In 1634 the
Congregation of Rites declared that the Blessed Bernard Tolomeo was deserving
of veneration among the saints. In the Roman
Martyrology he is commemorated on 21 August.
Sources
CUPER, in Acta SS
(1739) Aug. IV. 464-75: MARÉCHAUX, Vie du bienheureux Bernard Tolomei
(Paris, 1898).
Fournet, Pierre
Auguste. "St. Bernard Tolomeo." The Catholic Encyclopedia. Vol.
2. New York: Robert Appleton Company, 1907. <https://www.newadvent.org/cathen/02504b.htm>.
Transcription. This
article was transcribed for New Advent by Bob Mathewson.
Ecclesiastical
approbation. Nihil Obstat. 1907. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John
M. Farley, Archbishop of New York.
Copyright © 2026 by New Advent LLC.
Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.
SOURCE : https://www.newadvent.org/cathen/02504b.htm
Bernardo
Tolomei au pied de la Croix, tableau dans l'abbatiale du
Mont-Olivet.
A
painting of Saint Bernardo Tolomei founder of the Benedictine Abbey of
Monte-Oliveto (Tuscany, Italy)
Monte
Oliveto maggiore, chiesa, interno, cappella del sacramento, crocifisso del
1300-50 ca. che parlò a Bernardo Tolomei.
San Bernardo Tolomei Fondatore
degli Olivetani
Festa: 20 agosto
Siena, 1272 - 20 agosto
1348
Giovanni (questo il nome
di battesimo) si unisce ai Disciplinanti di Santa Maria, sodalizio di laici
dediti alla preghiera e alla carità. Sui 40 anni la svolta: lascia tutto e si
ritira fuori città, ad Accona, campagna deserta e incolta tra collinette di
creta. Qui lui e alcuni amici si scavano grotte per vivere da eremiti.
Dopo qualche anno, gli eremiti decidono di unirsi, vivendo in comunità
sull’altura di Monte Oliveto, presso Buonconvento, a sudest di Siena. Qui nasce
nel 1319 il monastero di Santa Maria, con la Regola benedettina. Bernardo fa
eleggere come primo abate il suo amico Patrizio Patrizi, ma poi dovrà obbedire
ai monaci, che vogliono lui per capo fino alla morte. Intanto è chiamato a
fondare una decina di altri monasteri. E così si ritrova inaspettatamente
fondatore e capo di un Ordine religioso, coi suoi “monaci bianchi”, presenti
sempre a Monte Oliveto anche all’inizio del Terzo Millennio, fedeli alla Regola
benedettina del pregare e lavorare, coltivando una spiritualità mariana che
orienterà anche altre famiglie religiose, e impegnati in un’attività culturale
di vasta influenza in Italia e in Europa.
Martirologio
Romano: A Siena, transito del beato Bernardo Tolomei, abate, che,
fondatore della Congregazione Olivetana sotto la regola di san Benedetto, si
applicò con premura all’osservanza della disciplina monastica e, durante una
epidemia di peste diffusasi in tutta l’Italia, morì presso i monaci di Siena
che ne erano stati colpiti.
Ha aspettato 661 anni per
vedersi proclamare santo: vicende storiche e l’incessante scorrere dei secoli
hanno pesato sulla sua causa di canonizzazione, al punto che solo domenica 26
aprile il Papa ha potuto dichiarare santo Giovanni Bernardo Tolomei, il
fondatore degli Olivetani. Nasce il 10 maggio 1272 a Siena e viene battezzato
con il nome di Giovanni; la sua è una delle famiglie più nobili e potenti della
città, e questo potrebbe fare la differenza tra noi e lui; ma la crisi
politica, economica e morale che caratterizza il periodo in cui vive lo rende
straordinariamente nostro contemporaneo, a dimostrazione che nulla di nuovo
avviene sotto il sole e, soprattutto, che in qualsiasi momento si può fare
della nostra vita un capolavoro d’amore. Un brillante percorso scolastico e una
memoria prodigiosa fanno di lui, ancora giovanissimo, uno dei docenti di
Giurisprudenza nella prestigiosa università senese. Sono stati invece i
domenicani della città a trasfondergli una fede autentica, una carità operosa e
un grande amore per la preghiera: virtù che non lo abbandonano, anche quando si
lascia avvolgere dai fasti di una vita spensierata e gaudente. In età matura
attraversa una crisi religiosa, dalla quale emerge con fatica. Tutto inizia con
una misteriosa malattia agli occhi, che peggiora al punto da portarlo alla
completa cecità; unico barlume di speranza, in questo periodo buio dentro e
fuori di lui, resta quello che ha imparato dai Domenicani e che lo porta a
promettere di donarsi interamente a Dio se solo potrà recuperare la vista. Che
prodigiosamente ritorna, almeno in quantità tale da permettergli una vita
autonoma e da consentirgli, alla soglia dei 40 anni, di adempiere il suo voto.
Ma non dai Domenicani (ai quali pure deve tanta riconoscenza) e neppure in una
delle congregazioni già esistenti: le tante crisi che agitano il Trecento e
forse anche il ricordo dei suoi recenti anni troppo gaudenti, gli impongono di
cercare Dio nella solitudine, nella preghiera e nella contemplazione. È così
che, insieme ad un paio di amici, nobili e ricchi come lui, e come lui
desiderosi di incontrare Dio, si rifugia in una proprietà della sua famiglia,
ricca di rovi e di vecchi ulivi, da dissodare e disboscare. Quei giovanotti,
con le mani ben curate e senza calli, faticano ad adattarsi a quei lavori
manuali, ma compiono progressi straordinari sulla strada che porta a Dio. E
sono contagiosi, perché attirano, con il loro esempio e con la loro vita
austera, tanti altri. La comunità cresce, arricchita da “nobili e ignobili”,
come dicono le cronache del tempo: cioè dai figli delle famiglie nobili come da
quelli delle famiglie proletarie: vivono in fraternità, secondo lo spirito
delle prime comunità cristiane, mettendo tutto in comune e lavorando per
vivere; come cella non hanno altro che le grotte di cui la zona è ricca. La
gelosia finisce anche per lambire questa straordinaria comunità penitente e
orante, facendo circolare voci malevoli. Arrivano i legati di papa Giovanni XXII,
mandati a controllare cosa ci sia di vero, e devono ammettere che tutto
funziona; solo si raccomandano che la nuova comunità, viste le proporzioni che
sta assumendo, si dia una regola, scegliendola tra quelle esistenti e già
approvate dalla Chiesa. Nasce così la congregazione e il monastero di Santa
Maria del Monte Oliveto: la Regola cui si rifanno è quella di San Benedetto, il
loro abito è di colore bianco in onore della Madonna e Giovanni Tolomei sceglie
il nome di Bernardo, in onore dell’abate di Chiaravalle, anch’ egli innamorato
di Maria. Non accetterà mai di essere ordinato prete giudicandosene indegno e
accontentandosi di essere semplice diacono; come non accetterà per lungo tempo
di essere abate del monastero che ha fondato: ufficialmente, dice, per i suoi
problemi di vista e per le sue incapacità; in realtà, per l’umiltà che gli
impone di essere l’ultimo di tutti e al servizio di tutti. Quando capisce che
l’essere abate è il modo vero per mettersi a completo servizio dei confratelli,
accetta anche questa nomina, diventando il modello dei monaci. Che crescono di
numero, come i monasteri che bisogna aprire ovunque, e che in quella carica lo
riconfermano, ogni anno, per 26 anni, praticamente fino alla morte. La peste
nera del 1348 mette alla prova la coerenza e la carità di Fra Bernardo e dei
suoi monaci: non solo li manda a curare gli appestati, ma lui stesso scende a
Siena per incoraggiarli e sostenerli. Muoiono a decine (almeno 80) e anche Fra
Bernardo ne è contagiato. Muore di peste il 20 agosto, vittima dell’amore che
non solo ha insegnato, ma concretamente esercitato. Fino al dono completo di
sé.
Autore: Gianpiero Pettiti
Figlio di Mino della nobile famiglia dei Tolomei, Giovanni che in seguito cambierà il nome in Bernardo, nacque a Siena nel 1272; la sua biografia è tratta dalla ricerca del domenicano Gregorio Lombardelli (†1613) anche se non tutta documentata.
La madre Fulvia Tancredi ebbe una visione prima della nascita; da giovane avrebbe studiato nel convento domenicano di s. Domenico in Siena, proseguendo gli studi fino a diventare maestro di diritto nell’Università della città e cavaliere dell’Impero.
In preda a crisi religiosa, ottenne, per intercessione della Madonna, la guarigione da una malattia agli occhi, questo lo portò ad abbandonare la città e la sua vita mondana; seguendo l’ispirazione nel 1313, anno di nuove cruente lotte fra le fazioni cittadine, Bernardo Tolomei con due concittadini i nobili Patrizio Patrizi e Ambrogio Piccolomini, lasciarono Siena ritirandosi ad Accona una proprietà dei Tolomei a 15 km dalla città.
Deposti gli abiti signorili, li sostituirono con più modesti, cambiati i nomi, si dedicarono ad una vita di preghiera, di penitenza e solitudine eremitica; sono ancora conservate le grotte di questo periodo, compresa una piccola cappella che il Tolomei si era fatto costruire.
Ma la loro vita ascetica, richiamò presso di loro molti uomini, nobili e plebei, desiderosi di associarsi alla loro vita. Bernardo che si riteneva responsabile di tutti, si rivolse al vescovo di Arezzo nella cui giurisdizione era il luogo prescelto, per avere l’autorizzazione canonica alla sua posizione e a quella di tutti gli altri.
Il 26 marzo 1319, il vescovo d’Arezzo Guido Tarlati, rilasciò a Bernardo Tolomei e Patrizio Patrizi, convenuti nell’episcopio, la ‘Charta fundations’ del nascente monastero di S. Maria di Monte Oliveto, sotto la Regola di s. Benedetto. Fu scelto un abito bianco con l’intento di onorare la Vergine Maria a cui era devotissimo Bernardo e la cui devozione mariana rimarrà in eredità alla spiritualità della Congregazione.
Nello stesso 1319 il monastero di Accona diventò di Monte Oliveto con in seguito l’aggiunta di Maggiore, per distinguerlo dagli altri che verranno, Bernardo e i suoi compagni, fanno nello stesso anno la professione religiosa, ricevendo l’abito monastico dalle mani del delegato del vescovo.
Lasciato lo stile di vita eremitica, presero a professare la Regola Benedettina arricchita dalla precedente esperienza ascetica, però stabilirono che l’abate fosse eletto per un solo anno. I monaci lo elessero come primo abate, ma Bernardo adducendo il fatto delle difficoltà visive, non accettò e così fu eletto Patrizio Patrizi; ma nel 1321 non poté più rifiutarsi e divenne abate del suo monastero; la prova della sua eccezionale personalità, la si ebbe quando i monaci, anno dopo anno, lo elessero per 27 volte abate, praticamente fino alla morte, dandogli ogni facoltà di decisione senza rendere conto a loro.
Cercò per almeno due volte di lasciare l’incarico, nel 1326 e 1342, facendo presente le sue difficoltà di vista e il fatto che non era sacerdote, avendo ricevuto soltanto gli ordini minori, ma i giuristi ed i legati pontifici, ribadirono la sua legittimità canonica. Ancora in vita Bernardo, si aggiunsero alla prima abbazia perlomeno altri undici monasteri, l’abate ottenne anche dal papa Clemente VI, residente ad Avignone, il 21 gennaio 1344, l’approvazione pontificia.
Il misticismo di Bernardo ci è raccontato dalla tradizione dei suoi colloqui con il Crocifisso e altre apparizioni di santi. Nel 1348 imperversò la grande peste e l’abate scese da Monte Oliveto per recarsi nel monastero di S. Benedetto colpito dal morbo, come tutta Siena; numerose furono le vittime anche fra i monaci; dopo aver aiutato e confortato i propri figli e fratelli nella fede, proprio nel 1348 Bernardo morì colpito anche lui dalla peste, secondo la tradizione il 20 agosto e sepolto nel monastero cittadino.
Purtroppo delle sue reliquie si sono perse le tracce, dopo la distruzione del monastero di Siena nel 1554, durante la guerra fra Carlo V e la Repubblica Senese.
La Congregazione Olivetana ha sempre portata avanti la causa di beatificazione del suo fondatore, considerandolo beato sin dal secolo XV, se ne ha la prova nel ‘diario’ di papa Pio II (Piccolomini), che visitò il monastero di Monte Oliveto nel 1462.
Il suo culto comunque fu confermato come beato con decreto della Congregazione dei Riti del 24 novembre 1644. Nel 1680 la festa religiosa del 20 agosto fu spostata al 21 agosto a causa della concomitanza della festa del grande s. Bernardo di Chiaravalle.
Per lo scompiglio portato dalle persecuzioni contro gli Ordini religiosi, specie nel Regno di Napoli e in Toscana, la causa è stata interrotta e solo nell’ottobre 1968 è stata ripresa in esame dalla Congregazione dei Riti. E’ esistente un’enorme mole di biografie che lo riguardano, in contrasto con l’assenza di suoi scritti.
Cicli di affreschi pittorici che lo raffigurano sono un po’ in tutti i monasteri e chiese olivetane e nei palazzi delle Istituzioni di Siena.
Papa Benedetto XVI lo ha canonizzato il 26 aprile 2009.
Oggi il suo culto è stato fissato dal Martyrologium Romanum al 20 agosto, mentre la Congregazione Benedettina Olivetana di Monte Oliveto Maggiore festeggia il Santo il 19 agosto.
Autore: Antonio Borrelli
SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/90955
Bernardo Tolomei (1272-1348)
BERNARDO TOLOMEI
nacque a Siena il 10 maggio 1272. Ricevette al battesimo il nome di
Giovanni. Fu educato dai Frati Predicatori, nel Collegio di S. Domenico di
Camporeggio, in Siena; fu promosso cavaliere (miles) dall’imperatore Rodolfo I
d’Asburgo († 1291). Studiò materie giuridiche nella sua città di origine,
dove fece anche parte della Confraternita dei Disciplinati di Santa Maria della
Notte, attivi nell’ospedale della Scala al servizio dei ricoverati. Una
progressiva quasi totale cecità provocò la rinuncia ad una carriera pubblica.
In un’epoca di lotte fra
le fazioni cittadine, per realizzare in modo più assoluto il proprio ideale
cristiano ed ascetico, nel 1313, ormai quarantenne, insieme a due concittadini
impegnati nella mercatura e nel commercio (il Beato Patrizio Patrizi † 1347 e
il Beato Ambrogio Piccolomini † 1338), nobili senesi anch’essi appartenenti
alla predetta Confraternita, allontanandosi da Siena, si ritirò nella
solitudine di Accona, a circa 30 km. a sud-est della città. In quella regione
Giovanni (che nel frattempo aveva assunto il nome di Bernardo, per venerazione
nei confronti del santo abate cistercense), insieme con i suoi compagni
condusse vita eremitica in alcune grotte scavate nel tufo. La vita penitente di
questi laici eremiti era caratterizzata dalla preghiera, dalla lectio
divina, dal lavoro manuale e dal silenzio. Altri compagni venuti da Siena, da
Firenze e dalle regioni circostanti, si unirono presto a loro; il loro modello
era la forma di vita degli Apostoli e dei primi monaci della Tebaide.
Verso la fine del 1318 o
all’inizio del 1319, mentre un giorno era immerso nella preghiera, egli ebbe
la percezione oculare di una scala sulla quale vide salire, aiutato dagli
angeli, monaci vestiti di bianco, attesi da Gesù e Maria. Questa reminiscenza
biblica costituisce un tema noto nella tradizione monastica, ma il cronista
olivetano Antonio da Barga (nel 1450 ca.) assicura che Bernardo chiamò gli
altri fratelli ed essi pure videro il segno della volontà divina nei loro riguardi,
nella visione della “scala di Giacobbe”. Non erano sacerdoti, tuttavia, in
base alla testimonianza di Antonio da Barga, “essi facevano celebrare i divini
misteri da presbiteri devoti da loro conosciuti”.
Il cardinale Bertrando di
Poyet, legato di Giovanni XXII allora residente in Avignone, venne a
controllare l’osservanza del gruppo (tra il 1316 e il 1319). In ottemperanza
alla Costituzione 13 del IV Concilio Lateranense (1315) che proibiva la
fondazione di nuovi Ordini religiosi fino ad allora non approvati, per
consolidare la posizione giuridica del nuovo gruppo, Bernardo, con Patrizio
Patrizi, si recò dal vescovo di Arezzo Guido Tarlati di Pietramala, nella cui
giurisdizione si trovava in quel tempo Accona. Ne ottenne un decreto di
erezione per il futuro monastero di S. Maria di Monte Oliveto, da istituire “sub
regula sancti Benedicti” (26 marzo 1319), con alcuni privilegi ed esenzioni;
il vescovo accolse, tramite un legato (il presbitero Restauro, affiliato alla
Confraternita dei Fustigati presso la chiesa della SS. Trinità in Arezzo), la
loro professione monastica. Scegliendo la Regola di S. Benedetto, Bernardo
dovette temperare la primitiva scelta eremitica, con l’adozione del
cenobitismo benedettino; per il desiderio di onorare la Madonna, i fondatori
indossarono un abito bianco: questa devozione mariana rimase in eredità alla
spiritualità della Congregazione.
Il 1 aprile 1319 nacque
dunque il monastero di Santa Maria di Monte Oliveto Maggiore, con la posa della
prima pietra della chiesa, evento registrato da regolare documento steso dal
notaio senese Giovanni del fu Ventura: il deserto di Accona era diventato “Monte Oliveto”, a ricordo del Monte degli Ulivi, su cui il Signore amava
ritirarsi con i suoi discepoli e dove pregò prima della sua passione, e sito
tradizionale dell’Ascensione. Gli eremiti divennero monaci secondo lo spirito
della Regola di S. Benedetto, pur con alcuni mutamenti istituzionali, in
un’epoca di relativa decadenza dell’Ordine monastico. L’elemento più
caratteristico dell’evoluzione istituzionale fu la temporaneità della carica
di abate: all’abate che doveva durare per sempre (semel abbas, semper abbas),
il Capitolo Generale deliberò che il governo dell’abate dovesse durare solo un
anno; inoltre l’eletto doveva essere confermato dal vescovo di Arezzo
(documento del vescovo, 28 marzo 1324). Quando fu necessario eleggere un abate,
Bernardo riuscì ad allontanare da sé la scelta dei monaci a causa della propria
infermità visiva; pertanto fu eletto Patrizio Patrizi il 1° settembre 1319. Per
altre due volte una scelta analoga fu ripetuta con l’elezione di Ambrogio
Piccolomini, il 1° settembre 1320, e il 1° settembre 1321 con quella di Simone
di Tura, da Siena († 1348). Il 1° settembre 1322, Bernardo non poté opporsi al
desiderio dei suoi confratelli e divenne abate del monastero di cui era
fondatore, funzione di governo che ricoprì fino alla morte. Un atto del 24
dicembre 1326 attesta che il Cardinale Giovanni Caetani Orsini († 1339),
legato della Sede Apostolica, dispensò dal difetto visivo l’abate Bernardo,
eletto nel 1322 a succedere a Simone di Tura.
Da Avignone, Clemente VI
approvò la Congregazione allora formata da 10 monasteri, con due bolle (Vacantibus
sub religionis: approvazione formale e canonica del nuovo Istituto; Sollicitudinis
pastoralis officium: facoltà di erigere nuovi monasteri in Italia) del 21
gennaio 1344; per quella necessità, Bernardo non si era recato personalmente in
Avignone, ma vi aveva inviato i monaci Simone Tendi e Michele Tani. Le direttive
pontificie, emanate dalla bolla Summi magistri (20 giugno 1336) dal
papa cistercense Benedetto XII, per riformare i monasteri benedettini, furono
pienamente recepite dai Capitoli Generali olivetani.
Una prova significativa
della eccezionale personalità spirituale di Bernardo consiste nel fatto che i
monaci, pur avendo stabilito di non rieleggere l’abate al termine del suo
mandato annuale, misero da parte tale disposizione, e per ventisette anni
consecutivi fino alla morte, lo vollero nell’ufficio abbaziale, rieleggendolo
alla scadenza di ogni anno: anzi, un atto estremo di fiducia nella paternità
abbaziale si ebbe nel Capitolo Generale del 4 maggio 1347, quando i monaci gli
concessero ampia facoltà di disporre di tutto senza dover previamente consultare
il Capitolo e i fratelli, confidando nella sua santità che avrebbe disposto
tutto in conformità alla volontà di Dio e per la salvezza di tutti. Ormai il
cenobio di S. Maria di Monte Oliveto era diventato il centro di una
Congregazione monastica guidata da un solo abate, mentre i singoli monasteri
stavano sotto l’autorità di un prior. Bernardo tentò almeno due volte di
lasciare l’ufficio abbaziale, nel 1326 e nel 1342, dichiarando al legato
pontificio e ad esperti di diritto (Giovanni di Andrea e Arnoldo da Siena, poi
Paolo de Hazariis, Andrea de Guarnariis e l’arcivescovo di Pisa, Dino da
Radicofani) di non essere sacerdote per aver ricevuto soltanto gli Ordini
minori, e adducendo inoltre l’avvenuta dispensa - per svolgere la funzione
abbaziale - motivata da una persistente infermità visiva; ma il suo governo fu
dichiarato pienamente legittimo anche secondo le norme canoniche di allora. Il
suo misticismo ci è raccontato dalla tradizione dei suoi colloqui con il
Crocifisso e da apparizioni di santi (per esempio San Michele).
Durante il suo abbaziato
molti accorsero nel nuovo monastero da varie città. Il numero crescente dei
monaci permise di accogliere le richieste di vescovi e di laici che volevano
questi monaci bianchi nelle loro città e contadi, per cui Bernardo poté fondare
altri dieci monasteri, strettamente legati all’abbazia principale, dalla quale
ripetevano il nome, e retti da un priore. Per assicurare l’avvenire alla sua
opera, Bernardo ottenne dal papa Clemente VI, il 21 gennaio 1344, l’approvazione
pontificia di una nuova Congregazione benedettina, detta “S. Maria di Monte
Oliveto”. In questo modo, Bernardo è l’iniziatore di un movimento monastico
benedettino.
Bernardo lasciò ai suoi
monaci un esempio di vita santa, di pratica delle virtù in grado eroico e
un’esistenza dedita al servizio degli altri e alla contemplazione. Durante la
Grande Peste del 1348, Bernardo lasciò la solitudine di Monte Oliveto per
recarsi nel monastero di S. Benedetto a Porta Tufi, in Siena. Qui, assistendo i
suoi concittadini e i monaci colpiti dall’infezione altamente contagiosa, morì
egli stesso vittima della peste, con 82 monaci, in una data che la tradizione
fissò al 20 agosto 1348. Questo eroe di penitenza e martire di carità non passò
inosservato, come constatò Pio XII in una Lettera inviata all’Abate Generale
D. Romualdo M. Zilianti l’11 aprile 1948, in occasione dell’imminente sesto
centenario della morte del Beato. Da giovane, Bernardo aveva servito gli
infermi in un ospedale di Siena; da anziano, a 76 anni, aiutò gli appestati
senza temere un contagio che si rivelò fatale: una tale generosità non si
improvvisa. Il venerato abate fu sepolto nelle vicinanze della chiesa del
monastero senese. Tutti i cadaveri degli appestati furono deposti in fosse
comuni, nella calce viva, fuori della chiesa; gli scavi successivi non hanno
consentito di identificare le reliquie di Bernardo.
Di Bernardo rimangono
frammenti di 48 lettere e una omelia. Le lettere emanano la fragranza di una
sapienza letteraria e spirituale, rivelano il suo temperamento e lo definiscono
implicitamente un uomo che della regola di S. Benedetto si era fatto seguace
sincero; consentono di percepire la sua umiltà, la sua sensibilità, il suo
spirito ecclesiale e comunitario, e di valutare la sua conoscenza della Sacra
Scrittura.
Della sua devozione
mariana sono segno la dedicazione alla Natività di Maria Vergine della
chiesa di Monte Oliveto Maggiore e l’abito bianco.
Le soppressioni degli
Ordini religiosi, nella Repubblica veneta nel 1771, poi nel Granducato di
Toscana e nel regno di Napoli, e in seguito nella nuova Repubblica cisalpina
nel 1808 e nel Regno d’Italia (periodo napoleonico, 1797-1814), e altrove nel
secolo XIX, non consentirono di condurre a termine il Processo di
canonizzazione. La restaurazione della Congregazione olivetana, dalla seconda
metà del secolo XIX, culminò in un nuovo sviluppo e nella ripresa della Causa
nel secolo XX.
SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/2009/ns_lit_doc_20090426_tolomei_it.html
OMELIA DEL SANTO PADRE
BENEDETTO XVI
Cari fratelli e sorelle,
in questa terza domenica
del tempo pasquale, al centro della nostra attenzione la liturgia pone ancora
una volta il mistero di Cristo risorto. Vittorioso sul male e sulla morte,
l’Autore della vita, che si è immolato quale vittima di espiazione per i nostri
peccati, “continua ad offrirsi per noi ed intercede come nostro avvocato;
sacrificato sulla croce più non muore e con i segni della passione vive
immortale” (cfr Prefazio pasquale 3). Lasciamoci interiormente inondare dal
fulgore pasquale che promana da questo grande mistero, e con il Salmo
responsoriale preghiamo: “Risplenda su di noi, Signore, la luce del tuo volto”.
La luce del volto di
Cristo risorto risplende oggi su di noi particolarmente attraverso i tratti
evangelici dei cinque Beati che in questa celebrazione vengono iscritti
nell’albo dei Santi: Arcangelo
Tadini, Bernardo
Tolomei, Nuno
de Santa Maria Alvares Pereira, Gertrude
Comensoli e Caterina
Volpicelli. Mi unisco volentieri all’omaggio che a loro rendono i pellegrini,
qui convenuti da varie nazioni, ai quali con grande affetto rivolgo un cordiale
saluto. Le diverse vicende umane e spirituali di questi nuovi Santi stanno a
mostrarci il rinnovamento profondo che nel cuore dell’uomo opera il mistero
della risurrezione di Cristo; mistero fondamentale che orienta e guida tutta la
storia della salvezza. Giustamente pertanto la Chiesa sempre, ed ancor più in
questo tempo pasquale, ci invita a dirigere i nostri sguardi verso Cristo
risorto, realmente presente nel Sacramento dell’Eucaristia.
Nella pagina evangelica,
san Luca riferisce una delle apparizioni di Gesù risorto (24,35-48). Proprio
all’inizio del brano, l’evangelista annota che i due discepoli di Emmaus,
tornati in fretta a Gerusalemme, raccontarono agli Undici come lo avevano
riconosciuto “nello spezzare il pane” (v. 35). E mentre essi stavano narrando
la straordinaria esperienza del loro incontro con il Signore, Egli “in persona
stette in mezzo a loro” (v. 36). A causa di questa sua improvvisa apparizione
gli Apostoli restarono intimoriti e spaventati, al punto che Gesù, per
rassicurarli e vincere ogni titubanza e dubbio, chiese loro di toccarlo – non
era un fantasma, ma un uomo in carne ed ossa - e domandò poi qualcosa da
mangiare. Ancora una volta, come era avvenuto per i due di Emmaus, è a tavola,
mentre mangia con i suoi, che il Cristo risorto si manifesta ai discepoli,
aiutandoli a comprendere le Scritture e a rileggere gli eventi della salvezza
alla luce della Pasqua. “Bisogna che si compiano – egli dice – tutte le cose
scritte su di me nella Legge di Mosè, nei Profeti e nei Salmi” (v. 44). E li
invita a guardare al futuro: “nel suo nome saranno predicati a tutti i popoli
la conversione e il perdono dei peccati” (v. 47).
Questa stessa esperienza,
ogni comunità la rivive nella celebrazione eucaristica, specialmente in quella
domenicale. L’Eucaristia, il luogo privilegiato in cui la Chiesa riconosce
“l’autore della vita” (cfr At 3,15), è “la frazione del pane”, come
viene chiamata negli Atti degli Apostoli. In essa, mediante la fede, entriamo
in comunione con Cristo, che è “altare, vittima e sacerdote” (cfr Prefazio
pasquale 5). Ci raduniamo intorno a Lui per far memoria delle sue parole e
degli eventi contenuti nella Scrittura; riviviamo la sua passione, morte e risurrezione.
Celebrando l’Eucaristia comunichiamo con Cristo, vittima di espiazione, e da
Lui attingiamo perdono e vita. Cosa sarebbe la nostra vita di cristiani senza
l’Eucaristia? L’Eucaristia è la perpetua e vivente eredità lasciataci dal
Signore nel Sacramento del suo Corpo e del suo Sangue, che dobbiamo
costantemente ripensare ed approfondire perché, come
affermava il venerato Papa Paolo VI, possa “imprimere la sua inesauribile
efficacia su tutti i giorni della nostra vita mortale” (Insegnamenti, V [1967],
p. 779). Nutriti del Pane eucaristico, i santi che oggi veneriamo, hanno
portato a compimento la loro missione di amore evangelico nei diversi campi, in
cui hanno operato con i loro peculiari carismi.
Lunghe ore trascorreva in
preghiera davanti all’Eucaristia sant’Arcangelo
Tadini, che, avendo sempre di vista nel suo ministero pastorale la persona
umana nella sua totalità, aiutava i suoi parrocchiani a crescere umanamente e
spiritualmente. Questo santo sacerdote, uomo tutto di Dio, pronto in ogni
circostanza a lasciarsi guidare dallo Spirito Santo, era allo stesso tempo
disponibile a cogliere le urgenze del momento e a trovarvi rimedio. Assunse per
questo non poche iniziative concrete e coraggiose, come l’organizzazione della
“Società Operaia Cattolica di Mutuo Soccorso”, la costruzione della filanda e
del convitto per le operaie e la fondazione, nel 1900, della “Congregazione
delle Suore Operaie della Santa Casa di Nazareth”, allo scopo di evangelizzare
il mondo del lavoro attraverso la condivisione della fatica, sull’esempio della
Santa Famiglia di Nazareth. Quanto profetica fu l’intuizione carismatica di Don
Tadini e quanto attuale resta il suo esempio anche oggi, in un’epoca di grave
crisi economica! Egli ci ricorda che solo coltivando un costante e profondo
rapporto con il Signore, specialmente nel Sacramento dell’Eucaristia, possiamo
poi essere in grado di recare il fermento del Vangelo nelle varie attività
lavorative e in ogni ambito della nostra società.
Anche in san Bernardo
Tolomei, iniziatore di un singolare movimento monastico benedettino, spicca
l’amore per la preghiera e per il lavoro manuale. La sua fu un’esistenza
eucaristica, tutta dedita alla contemplazione, che si traduceva in umile
servizio del prossimo. Per il suo singolare spirito di umiltà e di accoglienza
fraterna, fu dai monaci rieletto abate per ventisette anni consecutivi, fino
alla morte. Inoltre, per assicurare l’avvenire della sua opera, egli ottenne da
Clemente VI, il 21 gennaio 1344, l’approvazione pontificia della nuova
Congregazione benedettina, detta di “S. Maria di Monte Oliveto”. In occasione
della grande peste del 1348, lasciò la solitudine di Monte Oliveto per recarsi
nel monastero di S. Benedetto a Porta Tufi, in Siena, ad assistere i suoi
monaci colpiti dal male, e morì egli stesso vittima del morbo come autentico
martire della carità. Dall’esempio di questo Santo viene a noi l’invito a
tradurre la nostra fede in una vita dedicata a Dio nella preghiera e spesa al
servizio del prossimo sotto la spinta di una carità pronta anche al sacrificio
supremo.
«Sabei que o Senhor me
fez maravilhas. Ele me ouve, quando eu o chamo» (Sal 4,4). Estas palavras
do Salmo Responsorial exprimem o segredo da vida do bem-aventurado Nuno de
Santa Maria, herói e santo de Portugal. Os setenta anos da sua vida situam-se
na segunda metade do século XIV [catorze] e primeira do século XV [quinze], que
viram aquela nação consolidar a sua independência de Castela e estender-se
depois pelos Oceanos – não sem um desígnio particular de Deus –, abrindo novas
rotas que haviam de propiciar a chegada do Evangelho de Cristo até aos confins
da terra. São Nuno sente-se instrumento deste desígnio superior e alistado
na militia Christi, ou seja, no serviço de testemunho que cada cristão é
chamado a dar no mundo. Características dele são uma intensa vida de oração e
absoluta confiança no auxílio divino. Embora fosse um óptimo militar e um
grande chefe, nunca deixou os dotes pessoais sobreporem-se à acção suprema que
vem de Deus. São Nuno esforçava-se por não pôr obstáculos à acção de Deus na
sua vida, imitando Nossa Senhora, de Quem era devotíssimo e a Quem atribuía
publicamente as suas vitórias. No ocaso da sua vida, retirou-se para o convento
do Carmo por ele mandado construir. Sinto-me feliz por apontar à Igreja inteira
esta figura exemplar nomeadamente pela presença duma vida de fé e oração em
contextos aparentemente pouco favoráveis à mesma, sendo a prova de que em
qualquer situação, mesmo de carácter militar e bélica, é possível actuar e
realizar os valores e princípios da vida cristã, sobretudo se esta é colocada
ao serviço do bem comum e da glória de Deus.
Una particolare
attrazione per Gesù presente nell’Eucaristia avvertì sin da bambina santa Gertrude
Comensoli. L’adorazione del Cristo eucaristico diventò lo scopo principale
della sua vita, potremmo quasi dire la condizione abituale della sua esistenza.
Fu infatti davanti all’Eucarestia che santa Gertrude comprese la sua vocazione
e missione nella Chiesa: quella di dedicarsi senza riserve all’azione
apostolica e missionaria, specialmente a favore della gioventù. Nacque così, in
obbedienza a Papa Leone
XIII, il suo Istituto che mirava a tradurre la “carità contemplata” nel
Cristo eucaristico, in “carità vissuta” nel dedicarsi al prossimo bisognoso. In
una società smarrita e spesso ferita, come è la nostra, ad una gioventù, come
quella dei nostri tempi, in cerca di valori e di un senso da dare al proprio
esistere, santa Gertrude indica come saldo punto di riferimento il Dio che
nell’Eucaristia si è fatto nostro compagno di viaggio. Ci ricorda che
“l’adorazione deve prevalere sopra tutte le opere di carità” perché è
dall’amore per Cristo morto e risorto, realmente presente nel Sacramento
eucaristico, che scaturisce quella carità evangelica che ci spinge a
considerare fratelli tutti gli uomini.
Testimone dell’amore
divino fu anche santa Caterina
Volpicelli, che si sforzò di “ essere di Cristo, per portare a Cristo”
quanti ebbe ad incontrare nella Napoli di fine Ottocento, in un tempo di crisi
spirituale e sociale. Anche per lei il segreto fu l’Eucaristia. Alle sue prime
collaboratrici raccomandava di coltivare una intensa vita spirituale nella
preghiera e, soprattutto, il contatto vitale con Gesù eucaristico. E’ questa
anche oggi la condizione per proseguire l’opera e la missione da lei iniziate e
lasciate in eredità alle “Ancelle del Sacro Cuore”. Per essere autentiche
educatrici della fede, desiderose di trasmettere alle nuove generazioni i
valori della cultura cristiana, è indispensabile, come amava ripetere, liberare
Dio dalle prigioni in cui lo hanno confinato gli uomini. Solo infatti nel Cuore
di Cristo l’umanità può trovare la sua ‘stabile dimora”. Santa Caterina mostra
alle sue figlie spirituali e a tutti noi, il cammino esigente di una
conversione che cambi in radice il cuore, e si traduca in azioni coerenti con
il Vangelo. E’ possibile così porre le basi per costruire una società aperta
alla giustizia e alla solidarietà, superando quello squilibrio economico e
culturale che continua a sussistere in gran parte del nostro pianeta.
Cari fratelli e sorelle,
rendiamo grazie al Signore per il dono della santità, che quest’oggi rifulge
nella Chiesa con singolare bellezza in Arcangelo
Tadini, Bernardo
Tolomei, Nuno
de Santa Maria Alvares Pereira, Gertrude
Comensoli e Caterina
Volpicelli. Lasciamoci attrarre dai loro esempi, lasciamoci guidare dai
loro insegnamenti, perché anche la nostra esistenza diventi un cantico di lode
a Dio, sulle orme di Gesù, adorato con fede nel mistero eucaristico e servito
con generosità nel nostro prossimo. Ci ottenga di realizzare questa missione
evangelica la materna intercessione di Maria, Regina dei Santi, e di questi
nuovi cinque luminosi esempi di santità, che oggi con gioia veneriamo. Amen!
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la Comunicazione
PREDIGT VON BENEDIKT XVI.
Liebe Brüder und
Schwestern!
An diesem dritten Sonntag
der Osterzeit stellt die Liturgie noch einmal das Geheimnis des auferstandenen
Christus in den Mittelpunkt unserer Aufmerksamkeit. Das Böse und den Tod
besiegend bringt sich der Urheber des Lebens, der sich als Sühneopfer für unsere
Sünden hingegeben hat, »allzeit für uns dar und steht vor dir als unser Anwalt.
Denn einmal geopfert, stirbt er nicht wieder, sondern lebt auf ewig als das
Lamm, das geschlachtet ist« (vgl. Präfation für die Osterzeit III). Lassen wir
uns innerlich von der österlichen Fülle überströmen, die aus diesem großen
Geheimnis hervorgeht, und beten wir mit dem Antwortpsalm: »Laß dein Angesicht
über uns leuchten, o Herr!«
Das Licht vom Angesicht
des auferstandenen Christus leuchtet heute in besonderer Weise über uns durch
die vom Evangelium geprägten Züge der fünf Seligen, die während dieser Feier in
das Buch der Heiligen eingeschrieben werden. Arcangelo Tadini, Bernardo
Tolomei, Nuno de Santa Maria Álvares Pereira, Geltrude Comensoli und Caterina
Volpicelli. Gerne schließe ich mich der Verehrung an, die ihnen die hier aus
verschiedenen Nationen zusammengekommenen Pilger erweisen, die ich mit großer
Zuneigung herzlich grüße. Die unterschiedlichen menschlichen und geistlichen
Geschicke dieser neuen Heiligen zeigen uns die tiefe Erneuerung, die das
Geheimnis der Auferstehung Christi im Herzen des Menschen wirkt: das
grundlegende Geheimnis, das die gesamte Heilsgeschichte lenkt und leitet. Zu
Recht lädt uns die Kirche daher stets – und noch mehr in dieser österlichen Zeit
– dazu ein, unseren Blick auf den auferstandenen Christus zu richten, der im
Sakrament der Eucharistie wirklich gegenwärtig ist.
Im heutigen Evangelium
berichtet der hl. Lukas von einer der Erscheinungen des auferstandenen Jesus
(24,35–48). Gerade zu Beginn des Abschnittes merkt der Evangelist an, daß die
beiden Jünger von Emmaus eilig nach Jerusalem zurückkehrten und dann den Elf
erzählten, wie sie ihn erkannt hatten, »als er das Brot brach« (V. 35). Und
während sie von der außergewöhnlichen Erfahrung ihrer Begegnung mit dem Herrn
erzählten, »trat er selbst in ihre Mitte« (V. 36). Aufgrund seiner
unvermittelten Erscheinung erschraken die Apostel und hatten große Angst, so
daß Jesus, um sie zu beruhigen und jedes Zaudern und allen Zweifel zu
überwinden, sie aufforderte, ihn anzufassen – er war kein Gespenst, sondern ein
Mensch aus Fleisch und Blut – und sie dann bat, ihm etwas zu essen zu geben. So
wie es den Jüngern von Emmaus geschehen war, geschieht es wieder bei Tisch,
während er mit den Seinen ißt, daß sich der auferstandene Christus den Jüngern
offenbart und ihnen so hilft, die Heilige Schrift zu verstehen und die
Heilsereignisse im Licht von Ostern neu zu lesen. »Alles muß in Erfüllung
gehen«, sagt er, »was im Gesetz des Mose, bei den Propheten und in den Psalmen
über mich gesagt ist« (V. 44). Und er fordert sie auf, den Blick auf die
Zukunft zu richten: »In seinem Namen wird man allen Völkern […] verkünden, sie
sollen umkehren, damit ihre Sünden vergeben werden« (V. 47).
Dieselbe Erfahrung lebt
jede Gemeinschaft erneut bei der Feier der Eucharistie, besonders am Sonntag.
Die Eucharistie, der bevorzugte Ort, an dem die Kirche den »Urheber des Lebens«
(vgl. Apg 3,15) erkennt, ist das »Brechen des Brotes«, wie sie in der
Apostelgeschichte genannt wird. In ihr treten wir durch den Glauben in die
Gemeinschaft mit Christus ein, der »Priester, Altar und Opferlamm« (vgl. Präfation
für die Osterzeit V) und mitten unter uns ist. Wir versammeln uns um ihn,
um seiner Worte und der Ereignisse zu gedenken, die in der Heiligen Schrift
enthalten sind; wir erleben neu sein Leiden, seinen Tod und seine Auferstehung.
Wenn wir Eucharistie feiern, haben wir Gemeinschaft mit Christus, dem
Sühneopfer, und aus ihm schöpfen wir Vergebung und Leben. Was wäre unser Leben
als Christen ohne die Eucharistie? Die Eucharistie ist das ewige und lebendige,
uns vom Herrn im Sakrament seines Leibes und Blutes hinterlassene Erbe, das wir
ständig neu durchdenken und vertiefen müssen, damit es, wie der verehrte Papst
Paul VI. sagte, »seine unerschöpfliche Wirksamkeit allen Tagen unseres
sterblichen Lebens einprägen « kann (vgl. Insegnamenti, V [1967], S. 779).
Genährt vom eucharistischen Brot haben die Heiligen, die wir heute verehren,
ihre Sendung der dem Evangelium entsprechenden Liebe in den verschiedenen
Bereichen zur Vollendung gebracht, in denen sie mit ihren besonderen Charismen
gewirkt haben.
Viele Stunden verbrachte
der hl. Arcangelo Tadini vor der Eucharistie, er hatte in seinem pastoralen
Dienst stets die menschliche Person in ihrer Ganzheit vor Augen und half so
seinen Pfarreimitgliedern, menschlich und geistlich zu wachsen. Dieser heilige
Priester, dieser heilige Pfarrer gehörte ganz Gott, er war bereit, sich in
jedem Umstand vom Heiligen Geist führen zu lassen und zugleich auch die
Dringlichkeiten des Augenblicks zu erfassen und Abhilfe zu finden. Daher
unternahm er nicht wenige konkrete und mutige Initiativen wie die Organisation
der »Katholischen Arbeitergesellschaft zur gegenseitigen Hilfe«, den Bau der
Spinnerei und eines Heims für Arbeiterinnen und im Jahr 1900 die Gründung der
»Kongregation der Arbeiterinnen- Schwestern vom Heiligen Haus von Nazaret«,
dies mit dem Ziel, die Welt der Arbeit nach dem Vorbild der Heiligen Familie
von Nazaret durch das gemeinsame Teilen der Mühen zu evangelisieren. Wie
prophetisch war die charismatische Intuition von Don Tadini, und wie aktuell
bleibt sein Beispiel auch heute, in einer Zeit der schweren Wirtschafskrise! Er
erinnert uns, daß wir den Sauerteig des Evangeliums nur dann, wenn wir eine dauerhafte
und tiefe Beziehung mit dem Herrn besonders im Sakrament der Eucharistie
pflegen, in die verschiedenen Arbeitstätigkeiten und in jeden Bereich unserer
Gesellschaft einbringen können.
Auch im hl. Bernardo
Tolomei, dem Gründer einer einzigartigen monastischen benediktinischen
Bewegung, tritt die Liebe zum Gebet und zur Arbeit mit den Händen besonders
hervor. Sein Dasein war ein eucharistisches, ganz der Kontemplation geweihtes
Leben, die sich in einen demütigen Dienst am Nächsten umsetzte. Aufgrund seines
einzigartigen Geistes der Demut und Brüderlichkeit wurde er bis zu seinem Tod
von den Mönchen für 27 aufeinanderfolgende Jahre zum Abt gewählt. Um dann die
Zukunft seines Werkes zu sichern, erhielt er von Papst Clemens VI. am 21.
Januar 1344 die päpstliche Anerkennung der neuen benediktinischen Kongregation
unter dem Namen »Santa Maria di Monte Oliveto«. Anläßlich der großen Pest des
Jahres 1348 verließ er die Einsamkeit von Monte Oliveto, um sich in das Kloster
des hl. Benedikt in Porta Tufi bei Siena zu begeben und seinen von der
Krankheit betroffenen Mönchen beizustehen, und er selbst starb an der Krankheit
als echter Märtyrer der Nächstenliebe. Das Vorbild dieses Heiligen lädt uns
ein, unseren Glauben umzusetzen in ein Leben für Gott im Gebet und es
hinzugeben im Dienst am Nächsten, gedrängt von einer Nächstenliebe, die auch
zum höchsten Opfer bereit ist.
... auf
portugiesisch: »Erkennt doch: Wunderbar handelt der Herr an den Frommen; / der
Herr erhört mich, wenn ich zu ihm rufe« (Ps 4,4). Diese Worte des
Antwortpsalms bringen das Geheimnis des Lebens des hl. Nuno de Santa Maria zum
Ausdruck, eines Helden und Heiligen Portugals. Die 70 Jahre seines Lebens
liegen in der zweiten Hälfte des 14. Jahrhunderts und dem Anfang des 15.
Jahrhunderts. In dieser Zeit festigte diese Nation ihre Unabhängigkeit von
Kastilien und breitete sich über die Ozeane hinweg aus – nicht ohne einen
besonderen göttlichen Plan –, um so neue Ruten zu eröffnen, die die Ankunft des
Evangeliums Christi bis an die äußersten Grenzen der Welt begünstigen sollten.
Der hl. Nuno fühlte sich als Werkzeug dieses höheren Planes und als Teil der »militia
Christi«, das heißt im Dienst des Zeugnisses, das in der Welt zu geben jeder
Christ berufen ist. Bezeichnend waren sein intensives Gebetsleben und absolutes
Vertrauen in Gottes Beistand. Obwohl er ein hervorragender Soldat und großer
Anführer war, gestattete er es nie, daß diese persönlichen Begabungen gegenüber
dem höchsten Wirken den Vorrang hatten, das von Gott stammt. Der hl. Nuno
bemühte sich, dem Handeln Gottes in seinem Leben keine Hindernisse
entgegenzusetzen und ahmte so die Gottesmutter nach, die er sehr verehrte und
der er öffentlich seine Siege zuschrieb. Am Ende seines Lebens zog er sich in
den Karmeliterkonvent zurück, zu dessen Errichtung er den Auftrag gegeben
hatte. Es freut mich, der ganzen Kirche diese beispielhafte Gestalt zu zeigen,
dies insbesondere aufgrund des Gegebenseins eines Lebens aus dem Glauben und
dem Gebet in Kontexten, die diesem dem Anschein nach wenig förderlich waren,
als Beweis dafür, daß es möglich ist, in jeder Lage, auch als Soldat und im
Krieg, die Werte und Prinzipien des christlichen Lebens umzusetzen und zu
verwirklichen, vor allem wenn dies im Dienst am Gemeinwohl und zur Ehre Gottes
geschieht.
... auf italienisch:
Eine besondere Anziehungskraft des in der Eucharistie gegenwärtigen Jesus
verspürte von Kindheit an die hl. Geltrude Comensoli. Die Anbetung des
eucharistischen Christus wurde zum Hauptziel ihres Lebens, wir könnten fast
sagen: zum gewöhnlichen Zustand ihres Daseins. Im Angesicht der Eucharistie
nämlich verstand Geltrude ihre Berufung und Sendung in der Kirche: die
Berufung, sich vorbehaltlos dem apostolischen und missionarischen Wirken zu
widmen, vor allem zugunsten der Jugend. So entstand im Gehorsam gegenüber
Papst Leo XIII. ihr
Institut, das es sich zur Aufgabe machte, die im eucharistischen Christus
»betrachtete Liebe« in »gelebte Liebe« in der Hingabe an den bedürftigen Nächsten
umzusetzen. In einer orientierungslosen und oft verwundeten Gesellschaft wie
der unsrigen zeigt die hl. Geltrude einer Jugend, die wie in unserer Zeit auf
der Suche nach Werten und einem Sinn für das eigene Leben ist, als festen
Anhaltspunkt den Gott, der in der Eucharistie zu unserem Wegbegleiter geworden
ist. Sie ruft uns in Erinnerung, daß »die Anbetung vor allen Werken der
Nächstenliebe den Vorrang haben muß«; denn aus der Liebe zum gestorbenen und
auferstandenen Christus, der wahrhaft im eucharistischen Sakrament gegenwärtig
ist, entspringt jene evangeliumsgemäße Liebe, die uns dazu drängt, alle
Menschen als Brüder und Schwestern zu betrachten.
Eine Zeugin der
göttlichen Liebe war auch die hl. Caterina Volpicelli, die sich bemühte,
»Christus zu gehören, um all jene zu Christus zu bringen «, denen sie im Neapel
des ausgehenden 19. Jahrhunderts begegnete, in einer Zeit der geistlichen und
sozialen Krise. Auch ihr Geheimnis war die Eucharistie. Ihren ersten
Mitarbeiterinnen legte sie ans Herz, ein intensives geistliches Leben im Gebet
und vor allem im lebensnotwendigen Kontakt mit dem eucharistischen Jesus zu
pflegen. Dies ist auch heute die Bedingung, um das von ihr begonnene Werk und
die Sendung fortzuführen, die sie den »Ancillae Cordis Iesu« (»Mägden vom
Herzen Jesu«) hinterlassen hat. Um wahre Erzieherinnen im Glauben zu sein, die
es anstreben, den jungen Generationen die Werte der christlichen Kultur zu
übermitteln, ist es unerläßlich, wie sie gerne wiederholte, Gott aus den
Gefängnissen zu befreien, in die ihn die Menschen verbannt haben. Allein im
Herzen Christi nämlich kann die Menschheit ihre »feste Wohnstatt« finden. Die
hl. Caterina zeigt ihren geistlichen Töchtern und uns allen den anspruchsvollen
Weg der Umkehr, der das Herz an der Wurzel verändert und sich in mit dem
Evangelium übereinstimmende Handlungsweisen umsetzt. So ist es möglich, die
Grundlagen zu schaffen, um eine Gesellschaft aufzubauen, die offen ist für
Gerechtigkeit und Solidarität und dabei das wirtschaftliche und kulturelle Ungleichgewicht
überwindet, das in großen Teilen unseres Planeten weiterhin gegeben ist.
Liebe Brüder und
Schwestern, danken wir dem Herrn für das Geschenk der Heiligkeit, das heute in
der Kirche in einzigartiger Schönheit in Arcangelo Tadini, Bernardo Tolomei,
Nuno de Santa Maria Álvares Pereira, Geltrude Comensoli und Caterina Volpicelli
aufstrahlt. Lassen wir uns von ihrem Vorbild anziehen, lassen wir uns von ihren
Lehren leiten, damit auch unser Dasein zu einem Lobgesang Gottes werde, auf den
Spuren Jesu, den wir gläubig im Geheimnis der Eucharistie anbeten und dem wir
großherzig in unserem Nächsten dienen. Die Verwirklichung dieser dem Evangelium
gemäßen Sendung erlange uns die Fürsprache Mariens, Königin der Heiligen, und
die Fürsprache dieser fünf neuen, lichtvollen Vorbilder an Heiligkeit, die wir
heute voll Freude verehren. Amen!
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für Kommunikation
MISA DE CANONIZACIÓN DE
LOS BEATOS
HOMILÍA DEL SANTO PADRE
BENEDICTO XVI
Queridos hermanos y
hermanas:
En este tercer domingo
del tiempo pascual, la liturgia pone una vez más en el centro de nuestra
atención el misterio de Cristo resucitado. Victorioso sobre el mal y sobre la
muerte, el Autor de la vida, que se inmoló como víctima de expiación por
nuestros pecados, "no cesa de ofrecerse por nosotros, de interceder por
todos; inmolado, ya no vuelve a morir; sacrificado, vive para siempre" (Prefacio
pascual,III). Dejemos que nos inunde interiormente el resplandor pascual que
irradia este gran misterio y, con el salmo responsorial, imploremos: "Haz
brillar sobre nosotros el resplandor de tu rostro".
La luz del rostro de
Cristo resucitado resplandece hoy sobre nosotros particularmente a través de
los rasgos evangélicos de los cincos beatos que en esta celebración son
inscritos en el catálogo de los santos: Arcángel Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno
de Santa María Álvares Pereira, Gertrudis Comensoli y Catalina Volpicelli. De
buen grado me uno al homenaje que les rinden los peregrinos de varias naciones
aquí reunidos, a los que dirijo un cordial saludo. Las diversas vicisitudes
humanas y espirituales de estos nuevos santos nos muestran la renovación
profunda que realiza en el corazón del hombre el misterio de la resurrección de
Cristo; misterio fundamental que orienta y guía toda la historia de la
salvación. Por tanto, con razón, la Iglesia nos invita siempre, y de modo
especial en este tiempo pascual, a dirigir nuestra mirada a Cristo resucitado,
realmente presente en el sacramento de la Eucaristía.
En la página evangélica,
san Lucas refiere una de las apariciones de Jesús resucitado (cf. Lc 24,
35-48). Precisamente al inicio del pasaje, el evangelista comenta que los dos
discípulos de Emaús, habiendo vuelto de prisa a Jerusalén, contaron a los Once
cómo lo habían reconocido "al partir el pan" (Lc 24, 35). Y,
mientras estaban contando la extraordinaria experiencia de su encuentro con el
Señor, él "se presentó en medio de ellos" (v. 36). A causa de esta
repentina aparición, los Apóstoles se atemorizaron y asustaron hasta tal punto
que Jesús, para tranquilizarlos y vencer cualquier titubeo y duda, les pidió
que lo tocaran —no era una fantasma, sino un hombre de carne y hueso—, y
después les pidió algo para comer.
Una vez más, como había
sucedido con los dos discípulos de Emaús, Cristo resucitado se manifiesta a los
discípulos en la mesa, mientras come con los suyos, ayudándoles a comprender
las Escrituras y a releer los acontecimientos de la salvación a la luz de la
Pascua. Les dice: "Es necesario que se cumpla todo lo escrito en la ley de
Moisés y en los profetas y salmos acerca de mí" (v. 44). Y los invita a
mirar al futuro: "En su nombre se predicará la conversión y el perdón de
los pecados a todos los pueblos" (v. 47).
Toda comunidad revive
esta misma experiencia en la celebración eucarística, especialmente en la
dominical. La Eucaristía, lugar privilegiado en el que la Iglesia reconoce
"al autor de la vida" (cf. Hch 3, 15), es "la fracción
del pan", como se llama en los Hechos de los Apóstoles. En ella, mediante
la fe, entramos en comunión con Cristo, que es "sacerdote, víctima y
altar" (cf. Prefacio pascual v) y está en medio de nosotros. En
torno a él nos reunimos para recordar sus palabras y los acontecimientos
contenidos en la Escritura; revivimos su pasión, muerte y resurrección. Al
celebrar la Eucaristía, comulgamos a Cristo, víctima de expiación, y de él
recibimos perdón y vida.
¿Qué sería de nuestra
vida de cristianos sin la Eucaristía? La Eucaristía es la herencia perpetua y
viva que nos dejó el Señor en el sacramento de su Cuerpo y su Sangre, en el que
debemos reflexionar y profundizar constantemente para que, como afirmó el
venerado Papa Pablo VI, pueda "imprimir su inagotable eficacia en todos los
días de nuestra vida mortal" (Insegnamenti, V, 1967, p. 779). Los
santos a los que hoy veneramos, alimentados con el Pan eucarístico, cumplieron
su misión de amor evangélico en los diversos campos en los que actuaron con sus
carismas peculiares.
Pasaba largas horas en oración ante la Eucaristía san Arcángel Tadini, quien,
teniendo siempre en cuenta en su ministerio pastoral a la persona humana en su
totalidad, ayudaba a sus parroquianos a crecer humana y espiritualmente. Este
santo sacerdote, este santo párroco, hombre totalmente de Dios, dispuesto en
toda circunstancia a dejarse guiar por el Espíritu Santo, al mismo tiempo
estaba atento a descubrir las necesidades del momento y a encontrarles remedio.
Con este fin puso en marcha muchas iniciativas concretas y valientes, como la
organización de la "Sociedad obrera católica de socorro mutuo", la
construcción de la hilandería y de la casa de acogida para las obreras, y la
fundación, en 1900, de la "congregación de las Religiosas Obreras de la
Santa Casa de Nazaret", con la finalidad de evangelizar el mundo del
trabajo compartiendo la fatiga, siguiendo el ejemplo de la Sagrada Familia de
Nazaret.
¡Qué profética fue la
intuición carismática de don Tadini y qué actual sigue siendo su ejemplo
también hoy, en una época de grave crisis económica! Él nos recuerda que sólo
cultivando una constante y profunda relación con el Señor, especialmente en el
sacramento de la Eucaristía, podemos ser capaces de llevar después el fermento
del Evangelio a las diversas actividades laborales y a todos los ámbitos de
nuestra sociedad.
También en san Bernardo
Tolomei, iniciador de un singular movimiento monástico benedictino, destaca el
amor a la oración y al trabajo manual. Vivió una existencia eucarística,
dedicada totalmente a la contemplación, que se traducía en servicio humilde al
prójimo. Por su singular espíritu de humildad y de acogida fraterna, los monjes
lo reeligieron abad durante veintisiete años consecutivos, hasta su muerte.
Además, para garantizar el futuro de su obra, obtuvo de Clemente VI, el 21 de
enero de 1344, la aprobación pontificia de la nueva congregación benedictina,
llamada de "Santa María de Monte Oliveto".
Con ocasión de la gran
epidemia de peste de 1348, dejó la soledad de Monte Oliveto para ir al
monasterio de San Benito en Porta Tufi, en Siena, a fin de asistir a sus monjes
contagiados por la enfermedad, y él mismo murió víctima del contagio, como
auténtico mártir de la caridad. El ejemplo de este santo nos invita a traducir
nuestra fe en una vida dedicada a Dios en la oración y entregada al servicio
del prójimo con el impulso de una caridad dispuesta incluso al sacrificio
supremo.
"Sabedlo: el Señor
hizo milagros en mi favor, y el Señor me escuchará cuando lo invoque" (Sal 4,
4). Estas palabras del Salmo responsorial expresan el secreto de la vida del
bienaventurado Nuno de Santa María, héroe y santo de Portugal. Los setenta años
de su vida se enmarcan en la segunda mitad del siglo XIV y la primera del siglo
XV, cuando esa nación consolidó su independencia de Castilla y se extendió
después a los océanos —no sin un designio particular de Dios—, abriendo nuevas
rutas para favorecer la llegada del Evangelio de Cristo hasta los confines de
la tierra.
San Nuno se sintió
instrumento de este designio superior y se enroló en la militia Christi, o
sea, en el servicio de testimonio que todo cristiano está llamado a dar en el
mundo. Sus características fueron una intensa vida de oración y una confianza
absoluta en el auxilio divino. Aunque era un óptimo militar y un gran jefe, nunca
permitió que sus dotes personales se sobrepusieran a la acción suprema que
venía de Dios.
San Nuno se esforzaba por
no poner obstáculos a la acción de Dios en su vida, imitando a la Virgen, de la
que era muy devoto y a la que atribuía públicamente sus victorias. En el ocaso
de su vida, se retiró al convento del Carmen, que él mismo había mandado
construir. Me siento feliz de señalar a toda la Iglesia esta figura ejemplar,
especialmente por una vida de fe y de oración en contextos aparentemente poco favorables
a ella, lo cual prueba que en cualquier situación, incluso de carácter militar
y bélico, es posible actuar y realizar los valores y los principios de la vida
cristiana, sobre todo si esta se pone al servicio del bien común y de la gloria
de Dios.
Santa Gertrudis Comensoli
sintió desde la niñez una atracción particular por Jesús presente en la
Eucaristía. Adorar a Cristo Eucaristía se convirtió en el fin principal de su
vida; casi podríamos decir que fue la condición habitual de su existencia. Ante
la Eucaristía santa Gertrudis comprendió su vocación y su misión en la Iglesia:
dedicarse sin reservas a la acción apostólica y misionera, especialmente en
favor de la juventud. Así, nació, por obediencia al Papa León XIII, su
instituto, para traducir la "caridad contemplada" en Cristo
Eucaristía en "caridad vivida" dedicándose al prójimo necesitado.
En una sociedad
desorientada y a menudo herida, como la nuestra, a una juventud como la de
nuestros tiempos, que busca valores y un sentido para su existencia, santa
Gertrudis indica como punto firme de referencia al Dios que en la Eucaristía se
ha hecho nuestro compañero de viaje. Nos recuerda que "la adoración debe
prevalecer sobre todas las obras de caridad", porque del amor a Cristo
muerto y resucitado, realmente presente en el sacramento de la Eucaristía,
brota la caridad evangélica que nos impulsa a considerar hermanos a todos los
hombres.
También fue testigo del
amor divino Catalina Volpicelli, que se esforzó por "ser de Cristo, para
llevar a Cristo" a cuantos encontró en Nápoles a fines del siglo XIX, en
un tiempo de crisis espiritual y social. También para ella el secreto fue la
Eucaristía. A sus primeras colaboradoras les recomendaba cultivar una intensa
vida espiritual en la oración y, sobre todo, el contacto vital con Jesús
Eucaristía. Esta es también hoy la condición para proseguir la obra y la misión
que inició y dejó como legado a las "Esclavas del Sagrado Corazón".
Para ser auténticas
educadoras en la fe, deseosas de transmitir a las nuevas generaciones los
valores de la cultura cristiana —solía repetir—, es indispensable liberar a
Dios de las prisiones en las que lo han confinado los hombres. Sólo en el
Corazón de Cristo la humanidad puede encontrar su "morada estable".
Santa Catalina muestra a sus hijas espirituales, y a todos nosotros, el camino
exigente de una conversión que cambie radicalmente el corazón y se traduzca en
acciones coherentes con el Evangelio. Así es posible poner las bases para
construir una sociedad abierta a la justicia y a la solidaridad, superando el
desequilibrio económico y cultural que sigue existiendo en gran parte de
nuestro planeta.
Queridos hermanos y hermanas,
demos gracias al Señor por el don de la santidad, que hoy resplandece en la
Iglesia con singular belleza en Arcángel Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno de
Santa María Álvares Pereira, Gertrudis Comensoli y Catalina Volpicelli.
Dejémonos atraer por sus ejemplos, dejémonos guiar por sus enseñanzas, para que
también nuestra existencia se convierta en un canto de alabanza a Dios, a
ejemplo de Jesús, adorado con fe en el misterio eucarístico y servido con
generosidad en nuestro prójimo. Que nos obtenga cumplir esta misión evangélica
la intercesión materna de María, Reina de los santos, y de estos nuevos cinco
luminosos ejemplos de santidad, que hoy veneramos con alegría. Amén.
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HOMILIA DO PAPA BENTO XVI
Queridos irmãos e irmãs!
Neste terceiro domingo do
tempo pascal, a liturgia traz mais uma vez ao centro da nossa atenção o
mistério de Cristo ressuscitado. Vitorioso sobre o mal e sobre a morte, o Autor
da vida, que se imolou como vítima de expiação pelos nossos pecados,
"continua a oferecer-se por nós e intercede como nosso advogado; sacrificado
na cruz não volta a morrer e vive imortal com os sinais da paixão" (cf.
Prefácio pascal, 3). Deixemo-nos inundar interiormente pelo esplendor pascal
que promana deste grande mistério, e como Salmo responsorial rezemos:
"Resplandeça sobre nós, ó Senhor, a luz do teu rosto".
A luz do rosto de Cristo
ressuscitado resplandece sobre nós particularmente através das características
evangélicas dos cinco Beatos que nesta celebração são inscritos no álbum dos
Santos: Arcangelo Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno de Santa Maria Álvares
Pereira, Geltrude Comensoli e Caterina Volpicelli. Uno-me de bom grado à
homenagem que lhes prestam os peregrinos de várias nações, aqui reunidos, aos
quais dirijo com grande afecto uma cordial saudação. As diversas vicissitudes
humanas e espirituais destes novos Santos mostram a renovação profunda que o
mistério da ressurreição de Cristo realiza no coração do homem; mistério
fundamental que orienta e guia toda a história da salvação. Justamente portanto
a Igreja nos convida sempre, e ainda mais neste tempo pascal, a dirigir os
nossos olhares para Cristo ressuscitado, realmente presente no Sacramento da
Eucaristia.
Na página evangélica, São
Lucas narra uma das aparições de Jesus ressuscitado (24, 35-48). Precisamente
no início do trecho, o evangelista escreve que os dois discípulos de Emaús,
regressando à pressa a Jerusalém, contaram aos Onze como o tinham reconhecido
"ao partir do pão" (v. 35). E enquanto eles estavam a narrar a
extraordinária experiência do seu encontro com o Senhor, Ele "esteve
pessoalmente no meio deles" (v. 36). Por causa desta sua improvisa
aparição os Apóstolos permaneceram amedrontados e assustados, a ponto que
Jesus, para os tranquilizar e vencer qualquer hesitação e dúvida, disse-lhes
que lhe tocassem não era um fantasma, – mas um homem de carne e
osso – e em seguida pediu de comer. Mais uma vez, como tinha
acontecido com os dois de Emaús, é enquanto está à mesa e come com os seus, que
Cristo ressuscitado se manifesta aos discípulos, ajudando-os a compreender as
Escrituras e a reler os acontecimentos da salvação à luz da Páscoa. "É
preciso que se cumpram – diz ele – todas as coisas escritas
sobre mim na Lei de Moisés, nos Profetas e nos Salmos" (v. 44). E
convida-os a olhar para o futuro: "em seu nome serão pregados a todos os
povos a conversão e o perdão dos pecados" (v. 47).
Cada comunidade revive
esta mesma experiência na celebração eucarística, sobretudo na dominical. A
Eucaristia, o lugar privilegiado no qual a Igreja reconhece "o autor da
vida" (cf. Act 3, 15), é "a fracção do pão", como é
chamada nos Actos dos Apóstolos. Nela, mediante a fé, entramos em comunhão com
Cristo, que é "altar, vítima e sacerdote" (cf. Prefácio pascal, 5) e
está no meio de nós. Reunimo-nos em volta d'Ele para fazer memória das suas
palavras e dos acontecimentos contidos na Escritura; revivemos a sua paixão,
morte e ressurreição. Celebrando a Eucaristia comunicamos com Cristo, vítima de
expiação, e d'Ele obtemos perdão e vida. O que seria a nossa vida de cristãos
sem a Eucaristia? A Eucaristia é a herança perpétua e viva que o Senhor nos
deixou no Sacramento do seu Corpo e do seu Sangue, que devemos constantemente
reconsiderar e aprofundar para que, como afirmava o venerado Papa Paulo VI, possa
"imprimir a sua inexaurível eficácia sobre todos os dias da nossa vida
mortal" (Insegnamenti, v [1967], p. 779). Alimentados pelo Pão
eucarístico, os santos que hoje veneramos, cumpriram a sua missão de amor
evangélico nos diversos campos, nos quais empregaram os seus peculiares
carismas.
Transcorria longas horas
em oração diante da Eucaristia o Santo Arcangelo Tadini, o qual, tendo sempre
como finalidade no seu ministério pastoral a pessoa humana na sua totalidade,
ajudava os seus paroquianos a crescer humana e espiritualmente. Este santo sacerdote,
este santo pároco, homem totalmente de Deus, pronto em todas as circunstâncias
a deixar-se guiar pelo Espírito Santo, estava ao mesmo tempo disponível para
acolher as urgências do momento e para lhes encontrar a solução. Por isso,
assumiu muitas iniciativas concretas e corajosas, como a organização da
"Sociedade Operária Católica de Mútuo Socorro", a construção da
fiação e do internato para as operárias e a fundação, em 1900, da
"Congregação das Irmãs Operárias da Santa Casa de Nazaré", com a finalidade
de evangelizar o mundo do trabalho através da partilha da fadiga, a exemplo da
Sagrada Família de Nazaré. Como foi profética a intuição carismática do Pe.
Tadini e como permanece actual o seu exemplo também hoje, numa época de grave
crise económica! Ele recorda-nos que só cultivando uma relação constante e
profunda com o Senhor, especialmente no Sacramento da Eucaristia, podemos ser
depois capazes de levar o fermento do Evangelho às várias actividades
laborativas e em todos os âmbitos da nossa sociedade.
Também em São Bernardo
Tolomei, iniciador de um singular movimento monástico beneditino, sobressai o
amor pela oração e pelo trabalho manual. A sua existência foi eucarística, toda
dedicada à contemplação, que se traduzia em serviço humilde ao próximo. Devido
ao seu singular espírito de humildade e de acolhimento fraterno, os monges
reelegeram-no abade por vinte e sete anos consecutivos, até à morte. Além,
disso, para garantir o futuro da sua obra, obteve de Clemente VI, a 21 de
Janeiro de 1344, a aprovação pontifícia da nova Congregação beneditina, chamada
"Santa Maria de Monte Oliveto". Por ocasião da grande peste de 1348,
deixou a solidão de Monte Oliveto para ir ao mosteiro de São Bento em Porta
Tufi, em Sena, a fim de assistir os seus monges atingidos pelo mal, e morreu
ele mesmo vítima da doença como autêntico mártir da caridade. Do exemplo deste
Santo chega até nós o convite para traduzir a nossa fé numa vida dedicada a
Deus na oração e ao serviço do próximo sob o estímulo de uma caridade pronta também
para o sacrifício supremo.
"Sabei que o Senhor
me fez maravilhas. Ele me ouve, quando eu o chamo" (Sl 4, 4). Estas
palavras do Salmo Responsorial exprimem o segredo da vida do bem-aventurado
Nuno de Santa Maria, herói e santo de Portugal. Os setenta anos da sua vida
situam-se na segunda metade do século XIV e primeira do século XV, que viram
aquela nação consolidar a sua independência de Castela e estender-se depois
pelos Oceanos – não sem um desígnio particular de Deus – abrindo
novas rotas que haviam de propiciar a chegada do Evangelho de Cristo até aos
confins da terra. São Nuno sente-se instrumento deste desígnio superior e
alistado na militia Christi, ou seja, no serviço de testemunho que
cada cristão é chamado a dar no mundo. Características dele são uma intensa
vida de oração e absoluta confiança no auxílio divino. Embora fosse um óptimo
militar e um grande chefe, nunca deixou os dotes pessoais sobreporem-se à acção
suprema que vem de Deus. São Nuno esforçava-se por não pôr obstáculos à acção de
Deus na sua vida, imitando Nossa Senhora, de Quem era devotíssimo e a Quem
atribuía publicamente as suas vitórias. No ocaso da sua vida, retirou-se para o
Convento do Carmo por ele mandado construir. Sinto-me feliz por apontar à
Igreja inteira esta figura exemplar nomeadamente pela presença duma vida de fé
e oração em contextos aparentemente pouco favoráveis à mesma, sendo a prova de
que em qualquer situação, mesmo de carácter militar e bélico, é possível actuar
e realizar os valores e princípios da vida cristã, sobretudo se esta é colocada
ao serviço do bem comum e da glória de Deus.
Uma particular atracção
por Jesus presente na Eucaristia sentiu desde menina Santa Geltrude Comensoli.
A adoração de Cristo eucarístico tornou-se a finalidade principal da sua vida,
poderíamos quase dizer a condição habitual da sua existência. De facto, foi
diante da Eucaristia que Santa Geltrude compreendeu a sua vocação e missão na
Igreja: a de se dedicar sem reservas à acção apostólica e missionária,
sobretudo a favor da juventude. Nasceu assim, em obediência ao Papa Leão XIII,
o seu Instituto que se propunha transformar a "caridade contemplada"
no Cristo eucarístico, em "caridade vivida" na dedicação ao próximo
necessitado. Numa sociedade desorientada e muitas vezes ferida, como a nossa, a
uma juventude, como a dos nossos tempos, em busca de valores e de um sentido
para a própria existência, Santa Geltrude indica como firme ponto de referência
o Deus que na Eucaristia se fez nosso companheiro de viagem. Recorda-nos que "a
adoração deve prevalecer acima de todas as obras de caridade" porque é do
amor a Cristo morto e ressuscitado, realmente presente no Sacramento
eucarístico, que brota aquela caridade evangélica que nos impele a considerar
todos os homens nossos irmãos.
Testemunha do amor divino
foi também Santa Caterina Volpicelli, que se esforçou por "ser de Cristo,
para conduzir a Cristo" quantos teve a ventura de encontrar na Nápoles nos
finais do séc. XIX, num tempo de crise espiritual e social. Também para ela o
segredo foi a Eucaristia. Recomendava às suas primeiras colaboradoras que
cultivassem uma intensa vida espiritual na oração e, sobretudo, o contacto
vital com Jesus eucarístico. Esta é também hoje a condição para prosseguir a
obra e a missão por ela iniciada e deixada em herança às "Servas do
Sagrado Coração". Para ser autênticas educadoras da fé, desejosas de
transmitir às novas gerações os valores da cultura cristã, é indispensável,
como gostava de repetir, libertar Deus das prisões nas quais os homens o
colocaram. De facto, só no Coração de Cristo a humanidade pode encontrar a sua
"morada permanente". Santa Caterina mostra às suas filhas espirituais
e a todos nós, o caminho exigente de uma conversão que mude radicalmente o
coração, e se transforme em acções coerentes com o Evangelho. Assim é possível
lançar as bases para construir uma sociedade aberta à justiça e à
solidariedade, superando aquele desequilíbrio económico e cultural que continua
a subsistir em grande parte do nosso planeta.
Amados irmãos e irmãs,
demos graças ao Senhor pelo dom da santidade, que hoje resplandece na Igreja
com singular beleza em Arcangelo Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno de Santa Maria
Álvares Pereira, Geltrude Comensoli e Caterina Volpicelli. Deixemo-nos atrair
pelos seus exemplos, deixemo-nos guiar pelos seus ensinamentos, a fim de que
também a nossa existência se torne um cântico de louvor a Deus, nas pegadas de
Jesus, adorado com fé no mistério eucarístico e servido com generosidade no
nosso próximo. Que nos obtenha a realização desta missão evangélica a materna
intercessão de Maria, Rainha dos Santos, e destes novos cinco luminosos
exemplos de santidade, que hoje com alegria veneramos. Amém!
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