jeudi 20 août 2026

Saint BERNARDO TOLOMEI, abbé bénédictin et fondateur de la Congrégation de Sainte Marie du Mont Oliveto de l'Ordre de Saint Benoît


Fresque représentant saint Bernard Tolomei à l'abbaye de Mont-Olivet.

Fresco with St. Bernard Tolomei, at Monte Oliveto Maggiore Abbey

Affresco cinquecentesco nell'abbazia di Monte Oliveto Maggiore


Saint Bernard Tolomei

Abbé à Sienne, fondateur de la Congrégation de Sainte-Marie du Mont Oliveto de l'Ordre de saint Benoît (+ 1348)

Brillant juriste qui, vers l'âge de quarante ans, se retira dans la solitudes des Apennins. Sa sainteté lui attira des disciples qu'il regroupa dans le monastère de Mont Olivet, origine de la Congrégation bénédictine des Olivétains. Il meurt à Sienne.

Canonisé par Benoît XVI le 26 avril 2009.

Dominicain né à Sienne en Toscane, il connut une adolescence libertine, dans l'impureté et le sacrilège. Sa conversion le rendit exigeant pour lui-même et ses rudes pénitences furent à la mesure de son repentir. Lors de la peste de Sienne, il soigna les pestiférés. Contaminé à son tour, il mourut de la peste en rendant grâce à Dieu.

À Sienne en Toscane, l'an 1348, le trépas de Bernard Tolomei, abbé de Mont-Olivet. Fondateur de la Congrégation Olivétaine sous la Règle de saint Benoît, il s'appliqua grandement à la discipline monastique et, alors que la peste noire ravageait l'Italie, il mourut auprès des moines de Sienne exposés à la contagion.

Martyrologe romain

"De l'exemple de ce saint, nous vient l'invitation à traduire notre foi en une vie consacrée à Dieu dans la prière et prodiguée au service du prochain sous l'impulsion d'une charité également prête au sacrifice suprême". Benoît XVI

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/1710/Saint-Bernard-Tolomei.html

CHAPELLE PAPALE
POUR LA CANONISATION DES BIENHEUREUX:

Arcangelo Tadini (1846-1912)

Bernardo Tolomei (1272-1348)

 Nuno de Santa Maria Alvares Pereira (1360-1431)

Gertrude Comensoli (1847-1903)

Caterina Volpicelli (1839-1894)  

HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI

Place Saint-Pierre

Dimanche, 26 avril 2009

Chers frères et sœurs,

En ce troisième dimanche du temps pascal, la liturgie place encore une fois au centre de notre attention le mystère du Christ ressuscité. Victorieux sur le mal et sur la mort, l'Auteur de la vie, qui s'est immolé en tant que victime d'expiation pour nos péchés, "continue à s'offrir pour nous et intercède comme notre avocat; sacrifié sur la croix, il ne meurt plus et, avec les signes de la passion, il vit immortel" (cf. Préface pascale 3). Laissons-nous intérieurement inonder par la lumière pascale qui émane de ce grand mystère, et avec le Psaume responsorial prions:  "Que resplendisse sur nous, Seigneur, la lumière de ton visage".

La lumière du visage du Christ ressuscité resplendit aujourd'hui sur nous, en particulier à travers les traits évangéliques des cinq bienheureux qui sont inscrits dans l'album des saints au cours de cette célébration:  Arcangelo Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno de Santa Maria Alvares Pereira, Gertrude Comensoli et Caterina Volpicelli. Je m'unis volontiers à l'hommage que leur rendent les pèlerins, venus ici de divers pays, à qui j'adresse un salut cordial avec une grande affection. Les différents itinéraires humains et spirituels de ces nouveaux saints nous montrent le renouveau profond qu'accomplit dans le cœur de l'homme le mystère de la résurrection du Christ; un mystère fondamental qui oriente et guide toute l'histoire du salut. C'est donc à juste titre que l'Eglise nous invite toujours, et encore davantage en ce temps pascal, à tourner nos regards vers le Christ ressuscité, réellement présent dans le Sacrement de l'Eucharistie.

Dans la page évangélique, saint Luc rapporte l'une des apparitions de Jésus ressuscité (24, 35-48). Précisément au début du passage, l'évangéliste note que les deux disciples d'Emmaus, revenus en hâte à Jérusalem, racontèrent aux Onze comment ils l'avaient reconnu "quand il avait rompu le pain" (v. 35). Et pendant qu'ils racontaient l'expérience extraordinaire de leur rencontre avec le Seigneur, Celui-ci "lui-même était là au milieu d'eux" (v. 36). A cause de son apparition soudaine, les Apôtres furent frappés de stupeur et de crainte, au point que Jésus, pour les rassurer et vaincre toute réticence et doute, leur demande de le toucher - ce n'était pas un fantôme, mais un homme en chair et en os - et demanda ensuite quelque chose à manger. Encore une fois, comme cela avait eu lieu pour les deux pèlerins d'Emmaus, c'est à table, alors qu'il mange avec les siens, que le Christ ressuscité se manifeste aux disciples, les aidant à comprendre l'Ecriture et à relire les événements du salut à la lumière de la Pâque. "Il fallait que s'accomplisse - dit-il - tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes" (v. 44). Et il les invite à regarder vers l'avenir:  "la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations" (v. 47).

Chaque communauté revit cette même expérience dans la célébration eucharistique, en particulier la célébration dominicale. L'Eucharistie, le lieu privilégié où l'Eglise reconnaît "l'auteur de la vie" (cf. Ac 3, 15), est "la fraction du pain", comme elle est appelée dans les Actes des Apôtres. Dans celle-ci, grâce à la foi, nous entrons en communion avec le Christ, qui est "autel, victime et prêtre" (cf. Préface pascale 5) et qui est parmi nous. Nous nous rassemblons autour de Lui pour faire mémoire de ses paroles et des événements contenus dans l'Ecriture; nous revivons sa passion, sa mort et sa résurrection. En célébrant l'Eucharistie, nous communiquons avec le Christ, victime d'expiation, et nous puisons en Lui le pardon et la vie. Que serait notre vie de chrétiens sans l'Eucharistie? L'Eucharistie est l'héritage perpétuel et vivant que nous a laissé le Seigneur dans le Sacrement de son Corps et de son Sang, que nous devons constamment repenser et approfondir afin que, comme l'affirmait le vénéré Pape Paul vi, il puisse "imprimer son efficacité inépuisable sur tous les jours de notre vie mortelle" (Insegnamenti, v [1967], p. 779). Nourris par le pain eucharistique, les saints que nous vénérons aujourd'hui ont mené à bien leur mission d'amour évangélique dans les divers domaines où ils ont œuvré avec leurs charismes spécifiques.

Saint Arcangelo Tadini passait de longues heures en prière devant l'Eucharistie, lui qui, ayant toujours à l'esprit dans son ministère pastoral la personne humaine dans sa totalité, aidait ses paroissiens à croître humainement et spirituellement. Ce saint prêtre, ce saint curé, un homme entièrement donné à Dieu, prêt en chaque circonstance à se laisser guider par l'Esprit Saint, était dans le même temps disponible à accueillir les urgences du moment et à y trouver un remède. C'est pourquoi il prit de nombreuses initiatives concrètes et courageuses, comme l'organisation de la "Société ouvrière catholique du secours mutuel", la construction de la filature et de la maison d'accueil pour les ouvrières, ainsi que la fondation, en 1900, de la "Congrégation des Sœurs ouvrières de la Sainte Maison de Nazareth", dans le but d'évangéliser le monde du travail à travers le partage des fatigues, sur l'exemple de la Sainte Famille de Nazareth. Combien fut prophétique l'intuition de Don Tadini et combien son exemple reste actuel aujourd'hui aussi, à une époque de grave crise économique! Il nous rappelle que ce n'est qu'en cultivant une relation constante et profonde avec le Seigneur, en particulier dans le Sacrement de l'Eucharistie, que nous pouvons ensuite être en mesure d'apporter le ferment de l'Evangile dans les différentes activités de travail et dans chaque milieu de notre société.

Chez saint Bernardo Tolomei, initiateur d'un mouvement monastique bénédictin, ressort également l'amour pour la prière et pour le travail manuel. Son existence fut une existence eucharistique, entièrement consacrée à la contemplation, qui se traduisait en un humble service du prochain. En raison de son esprit d'humilité et d'accueil fraternel particulier, il fut réélu abbé par les moines vingt-sept années de suite, jusqu'à sa mort. En outre, pour assurer l'avenir de son œuvre, il obtint de Clément vi, le 21 janvier 1344, l'approbation pontificale de la nouvelle Congrégation bénédictine, dite de "S. Maria di Monte Oliveto". A l'occasion de la grande peste de 1348, il quitta la solitude de Monte Oliveto pour se rendre dans le monastère Saint-Benoît à Porta Tufi, à Sienne, afin d'assister ses moines frappés par le mal, et il mourut lui-même victime de la maladie comme un authentique martyr de la charité. De l'exemple de ce saint, nous vient l'invitation à traduire notre foi en une vie consacrée à Dieu dans la prière et prodiguée au service du prochain sous l'impulsion d'une charité également prête au sacrifice suprême.

"Sachez que le Seigneur a mis à part son fidèle, le Seigneur entend quand je crie vers lui" (Ps 4, 4). Ces paroles du Psaume responsorial expriment le secret de la vie du bienheureux Nuno de Santa María, héros et saint du Portugal. Les soixante-dix années de sa vie se déroulèrent pendant la deuxième moitié du xiv siècle et la première du xv siècle, qui virent ce pays consolider son indépendance de la Castille, puis s'étendre au-delà de l'océan - non sans un dessein particulier de Dieu -, en ouvrant de nouvelles routes qui devaient favoriser l'avènement de l'Evangile du Christ jusqu'aux extrémités de la terre. Saint Nuno se sentait l'instrument de ce dessein supérieur et enrôlé dans la militia Christi c'est-à-dire dans le service de témoignage que chaque chrétien est appelé à rendre dans le monde. Ce qui le caractérisait était une intense vie de prière et la confiance absolue dans l'aide divine. Bien qu'il soit un excellent militaire et un grand chef, il ne permit jamais à ces dons naturels de prévaloir sur l'action suprême qui provient de Dieu. Saint Nuno s'efforçait de ne placer aucun obstacle à l'action de Dieu dans sa vie, en imitant la Sainte Vierge, pour laquelle il éprouvait une grande dévotion et à laquelle il attribuait publiquement ses victoires. Au terme de sa vie, il se retira dans le couvent de carmes dont il avait ordonné la construction. Je suis heureux de présenter à toute l'Eglise cette figure exemplaire, en particulier en raison d'une vie de foi et de prière dans des situations en apparence défavorables, apportant la preuve que dans toute situation, même à caractère militaire et de conflit, il est possible d'agir et de mettre en œuvre les valeurs et les principes de la vie chrétienne, en particulier si celle-ci est placée au service du bien commun et de la gloire de Dieu.

Dès son enfance, sainte Gertrude Comensoli ressentit une attraction particulière pour Jésus. L'adoration du Christ eucharistique devint le but principal de sa vie, nous pourrions presque dire la condition habituelle de son existence. Ce fut en effet devant l'Eucharistie que sainte Gertrude comprit sa vocation et sa mission dans l'Eglise:  celle de se consacrer sans réserves à l'action apostolique et missionnaire, en particulier en faveur de la jeunesse. C'est ainsi que naquit, en obéissance au Pape Léon XIII, son Institut qui visait à traduire la "charité contemplée" en Christ eucharistique, en "charité vécue" en se consacrant à son prochain dans le besoin. Dans une société égarée et souvent blessée, comme la nôtre, à une jeunesse, comme celle de notre époque, à la recherche de valeurs et d'un sens à donner à sa propre existence, sainte Gertrude indique comme solide point de référence le Dieu qui, dans l'Eucharistie, s'est fait notre compagnon de voyage. Elle nous rappelle que "l'adoration doit prévaloir sur toutes les œuvres de charité" car c'est de l'amour pour le Christ mort et ressuscité, réellement présent dans le Sacrement eucharistique, que naît cette charité évangélique qui nous pousse à considérer tous les hommes comme nos frères.

Sainte Caterina Volpicelli fut également un témoin de l'amour divin, qui s'efforça d'"être du Christ, pour conduire au Christ" ceux qu'elle rencontra dans la ville de Naples à la fin du xix siècle, à une époque de crise spirituelle et sociale. Pour elle aussi, le secret fut l'Eucharistie. Elle recommandait à ses premières collaboratrices de cultiver une intense vie spirituelle dans la prière et, surtout, le contact vital avec Jésus Eucharistie. Telle est également aujourd'hui la condition pour poursuivre l'œuvre et la mission qu'elle a commencées et laissées en héritage aux "Servantes du Sacré-Cœur". Pour être d'authentiques éducatrices de la foi, désireuses de transmettre aux nouvelles générations les valeurs de la culture chrétienne, il est indispensable, comme elle aimait à le répéter, de libérer Dieu des prisons dans lesquelles les hommes l'ont enfermé. Ce n'est en effet que dans le cœur du Christ que l'humanité peut trouver sa "demeure stable". Sainte Caterina montre à ses filles spirituelles et à nous tous, le chemin exigeant d'une conversion qui change le cœur à sa racine et qui se traduit en actions cohérentes avec l'Evangile. Il est ainsi possible de poser les bases pour construire une société ouverte à la justice et à la solidarité, en surmontant le déséquilibre économique et culturel qui continue à subsister dans une grande partie de notre monde.

Chers frères et sœurs, nous rendons grâce au Seigneur pour le don de la sainteté, qui aujourd'hui resplendit dans l'Eglise avec une beauté singulière chez Arcangelo Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno de Santa Maria Alvares Pereira, Gertrude Comensoli et Caterina Volpicelli. Laissons-nous attirer par leurs exemples, laissons-nous guider par leurs enseignements, afin que notre existence aussi devienne un cantique de louange à Dieu, sur les traces de Jésus, adoré avec foi dans le mystère eucharistique et servi avec générosité chez notre prochain. Que l'intercession maternelle de Marie, Reine des saints, et de ces cinq nouveaux lumineux exemples de sainteté, que nous vénérons aujourd'hui avec joie, nous permette de réaliser cette mission évangélique. Amen!

© Copyright 2009 - Libreria Editrice Vaticana

Copyright © Dicastère pour la Communication

Le Saint-Siège

SOURCE : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/homilies/2009/documents/hf_ben-xvi_hom_20090426_canonizzazioni.html

Saint Bernard Tolomei.

Originaire de Sienne, Bernard est Baptisé sous le nom de Jean (Giovanni) mais il change son prénom en hommage à Bernard de Clairvaux, à qui il vous une grande admiration.

Éduqué par son oncle Christophe Tolorneo, qui est Dominicain, il poursuit des études de droit et de théologie avant de s’engager comme soldat dans l’armée de l’empereur Rudolf de Habsbourg.

De retour à Sienne, il est nommé gouverneur de la ville, mais bientôt sa vue se dégrade au point où il devient aveugle.

Grâce à une intervention de la Vierge Marie, il recouvre miraculeusement la vue. Il décide alors de changer de vie et se retire comme Ermite dans un endroit isolé des environs de Sienne, et où il vit dans la plus grande austérité.

Sa réputation se répand rapidement et il attire de nombreux disciples. Accusé d’hérésie, il doit se rendre en Avignon pour se défendre et il est lavé de tout soupçon.

De retour chez lui, il fonde la Congrégation Sainte Marie du Mont Olivet (les Olivétains), pour laquelle il rédige une Règle basée sur celle de Saint-Benoît.

Quelque temps après, lorsque survient une épidémie de peste dans la région d’Arezzo, Bernard et ses Moines se dévouent pour le soin des malades (1272-1348).

SOURCE : https://www.reflexionchretienne.fr/pages/vie-des-saints/aout/saint-bernard-tolomei-abbe-a-sienne-fondateur-fete-le-20-aout.html

Saint Bernardo Tolomei

Also known as

Bernard Ptolomei

Bernard Tolomeo

Giovanni Tolomeo

Memorial

20 August

Profile

Giovannni early changed his name to Bernard from admiration for Bernard of ClairvauxEducated by his Dominican uncle. His father prevented Bernard from entering religious lifeLawyerTheologianSoldierPolitician and government official. Struck blind, Bernardo recovered his sight through the intervention of the Blessed Virgin Mary, after which he gave up worldly life to become a hermit. Accused of heresy, Bernard soon cleared his name. Priest. Founder of the Benedictine Congregation of the Blessed Virgin of Monte Oliveto (Olivetan Congregation; Olivetans). During a bout of the plague, Bernard and his monks cared for any who needed it; none of the brothers became sick.

Born

10 May 1272 at SienaTuscany as Giovanni Tolomei

Died

20 August 1348 in SienaItaly of natural causes

Beatified

24 November 1664 by Pope Alexander VII (cultus confirmed)

Canonized

26 April 2009 Pope Benedict XVI

Patronage

olive growers or farmers

Olivetans

SienaItaly

Additional Information

Book of Saints, by the Monks of Ramsgate

Catholic Encyclopedia

Lives of the Saints, by Father Alban Butler

Saints and Their Symbols, by E A Greene

books

Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints

Saints and Their Attributes, by Helen Roeder

other sites in english

Hagiography Circle

Novena to Saint Bernard

San Bernardo Tolomei

Vultus Christi

Wikipedia

images

Wikimedia Commons

fonti in italiano

Cathopedia

Dicastero delle Cause dei Santi

Santi e Beati

MLA Citation

“Saint Bernardo Tolomei“. CatholicSaints.Info. 7 March 2024. Web. 20 August 2026. <https://catholicsaints.info/saint-bernardo-tolomei/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-bernardo-tolomei/

HOLY MASS FOR THE CANONIZATION OF FIVE NEW SAINTS

Arcangelo Tadini (1846-1912)

Bernardo Tolomei (1272-1348)


Gertrude Comensoli (1847-1903)

HOMILY OF HIS HOLINESS BENEDICT XVI

St Peter's Square

Third Sunday of Easter, 26 April 2009

Dear Brothers and Sisters,

On this Third Sunday in the Easter Season, the liturgy once again focuses our attention on the mystery of the Risen Christ. Victorious over evil and over death, the Author of life who sacrificed himself as a victim of expiation for our sins, "is still our priest, our advocate who always pleads our cause. Christ is the victim who dies no more, the Lamb, once slain, who lives for ever" (Easter Preface III). Let us allow ourselves to be bathed in the radiance of Easter that shines from this great mystery and with the Responsorial Psalm let us pray: "O Lord, let the light of your countenance shine upon us".

The light of the face of the Risen Christ shines upon us today especially through the Gospel features of the five Blesseds who during this celebration are enrolled in the Roll of Saints: Arcangelo Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno de Santa Maria Álvares Pereira, Geltrude Comensoli and Caterina Volpicelli. I willingly join in the homage that the pilgrims are paying to them, gathered here from various nations and to whom I address a cordial greeting with great affection. The various human and spiritual experiences of these new Saints show us the profound renewal that the mystery of Christ's Resurrection brings about in the human heart; it is a fundamental mystery that orients and guides the entire history of salvation. The Church therefore, especially in this Easter Season, rightly invites us to direct our gaze to the Risen Christ, who is really present in the Sacrament of the Eucharist.

In the Gospel passage, St Luke mentions one of the appearances of the Risen Jesus (24: 35-48). At the very beginning of the passage the Evangelist notes that the two disciples of Emmaus, who hurried back to Jerusalem, had told the Eleven how they recognized him in "the breaking of the bread" (v. 35). And while they were recounting the extraordinary experience of their encounter with the Lord, he "himself stood among them" (v. 36). His sudden appearance frightened the Apostles. They were fearful to the point that Jesus, in order to reassure them and to overcome every hesitation and doubt, asked them to touch him he was not a ghost but a man of flesh and bone and then asked them for something to eat. Once again, as had happened for the two at Emmaus, it is at table while eating with his own that the Risen Christ reveals himself to the disciples, helping them to understand the Scriptures and to reinterpret the events of salvation in the light of Easter. "Everything written about me", he says, "in the law of Moses and the Prophets and the Psalms must be fulfilled" (v. 44). And he invites them to look to the future: "repentance and forgiveness of sins [shall] be preached in his name to all nations" (cf. v. 47).

This very experience of repentance and forgiveness is relived in every community in the Eucharistic celebration, especially on Sundays. The Eucharist, the privileged place in which the Church recognizes "the Author of life" (Acts 3: 15) is "the breaking of the bread", as it is called in the Acts of the Apostles. In it, through faith, we enter into communion with Christ, who is "the priest, the altar, and the lamb of sacrifice" (cf. Preface for Easter, 5) and is among us. Let us gather round him to cherish the memory of his words and of the events contained in Scripture; let us relive his Passion, death and Resurrection. In celebrating the Eucharist we communicate with Christ, the victim of expiation, and from him we draw forgiveness and life. What would our lives as Christians be without the Eucharist? The Eucharist is the perpetual, living inheritance which the Lord has bequeathed to us in the Sacrament of his Body and his Blood and which we must constantly rethink and deepen so that, as venerable Pope Paul vi said, it may "impress its inexhaustible effectiveness on all the days of our earthly life" (Insegnamenti, V [1967], p. 779). Nourished with the Eucharistic Bread, the Saints we are venerating today brought their mission of evangelical love to completion with their own special charisms in the various areas in which they worked.

St Arcangelo Tadini spent long hours in prayer before the Eucharist. Always focusing his pastoral ministry on the totality of the human person, he encouraged the human and spiritual growth of his parishioners. This holy priest, this holy parish priest, a man who belonged entirely to God ready in every circumstance to let himself be guided by the Holy Spirit, was at the same time prepared to face the urgent needs of the moment and find a remedy for them. For this reason he undertook on many practical and courageous initiatives such as the organization of the "Catholic Workers Mutual Aid Association", the construction of a spinning mill and a residence for the workers and, in 1900, the foundation of the "Congregation of Worker Sisters of the Holy House of Nazareth" to evangelize the working world by sharing in the common efforts after the example of the Holy Family of Nazareth. How prophetic the charismatic intuition of Fr Tadini was and how timely his example remains today in an epoch of serious financial crisis! He reminds us that only by cultivating a constant and profound relationship with the Lord, especially in the Sacrament of the Eucharist, can we bring the Gospel leaven to the various fields of work and to every area of our society.

Love for prayer and for manual labour also distinguished St Bernardo Tolomei, the initiator of a unique Benedictine monastic movement. His was a Eucharistic life, entirely dedicated to contemplation, expressed in humble service to neighbour. Because of his rare spirit of humility and brotherly acceptance, he was re-elected abbot for 27 years, until his death. Moreover, in order to guarantee the future of his foundation, on 21 January 1344 he obtained from Clement vi papal approval of the new Benedictine Congregation called "Our Lady of Monte Oliveto". During the epidemic of the Black Death in 1348, he left the solitude of Monte Oliveto for the monastery of S. Benedetto at Porta Tufi, Siena, to attend to his monks stricken with the plague, and died, himself a victim, as an authentic martyr of love. The example of this Saint invites us to express our faith in a life dedicated to God in prayer and spent at the service of our neighbour, impelled by a love that is also ready to make the supreme sacrifice.

"Know that the Lord has set apart the godly for himself; the Lord hears when I call to him" (Ps 4: 3). These words of the Responsorial Psalm express the secret of the life of Bl. Nuno de Santa María, a hero and saint of Portugal. The 70 years of his life belong to the second half of the 14th century and the first half of the 15th, which saw this nation consolidate its independence from Castille and expand beyond the ocean not without a special plan of God opening new routes that were to favour the transit of Christ's Gospel to the ends of the earth. St Nuno felt he was an instrument of this lofty design and enrolled in the militia Christi, that is, in the service of witness that every Christian is called to bear in the world. He was characterized by an intense life of prayer and absolute trust in divine help. Although he was an excellent soldier and a great leader, he never permitted these personal talents to prevail over the supreme action that comes from God. St Nuno allowed no obstacle to come in the way of God's action in his life, imitating Our Lady, to whom he was deeply devoted and to whom he publicly attributed his victories. At the end of his life, he retired to the Carmelite convent whose building he had commissioned. I am glad to point this exemplary figure out to the whole Church particularly because he exercised his life of faith and prayer in contexts apparently unfavourable to it, as proof that in any situation, even military or in war time, it is possible to act and to put into practice the values and principles of Christian life, especially if they are placed at the service of the common good and the glory of God.

Since childhood, Geltrude Comensoli felt a special attraction for Jesus present in the Eucharist. Adoration of Christ in the Eucharist became the principal aim of her life, we could almost say the habitual condition of her existence. Indeed, it was in the presence of the Eucharist that St Geltrude realized what her vocation and mission in the Church was to be: to dedicate herself without reserve to apostolic and missionary action, especially for youth. Thus, in obedience to Pope Leo XIII, her Institute came into being which endeavoured to translate the "charity contemplated" in the Eucharistic Christ, into "charity lived", in dedication to one's needy neighbour. In a bewildered and all too often wounded society like ours, to a youth, like that of our day in search of values and a meaning for their lives, as a sound reference point St Geltrude points to God who, in the Eucharist, has made himself our travelling companion. She reminds us that "adoration must prevail over all the other charitable works", for it is from love for Christ who died and rose and who is really present in the Eucharistic Sacrament, that Gospel charity flows which impels us to see all human beings as our brothers and sisters.

St Caterina Volpicelli was also a witness of divine love. She strove "to belong to Christ in order to bring to Christ" those whom she met in Naples at the end of the 19th century, in a period of spiritual and social crisis. For her too the secret was the Eucharist. She recommended that her first collaborators cultivate an intense spiritual life in prayer and, especially, in vital contact with Jesus in the Eucharist. Today this is still the condition for continuing the work and mission which she began and which she bequeathed as a legacy to the "Servants of the Sacred Heart". In order to be authentic teachers of faith, desirous of passing on to the new generations the values of Christian culture, it is indispensable, as she liked to repeat, to release God from the prisons in which human beings have confined him. In fact, only in the Heart of Christ can humanity find its "permanent dwelling place". St Caterina shows to her spiritual daughters and to all of us the demanding journey of a conversion that radically changes the heart, and is expressed in actions consistent with the Gospel. It is thus possible to lay the foundations for building a society open to justice and solidarity, overcoming that economic and cultural imbalance which continues to exist in a large part of our planet.

Dear brothers and sisters, let us thank the Lord for the gift of holiness that shines out in the Church with rare beauty today in Arcangelo Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno de Santa Maria Álvares Pereira, Geltrude Comensoli and Caterina Volpicelli. Let us be attracted by their examples, let us be guided by their teachings, so that our existence too may become a hymn of praise to God, in the footsteps of Jesus, worshipped with faith in the mystery of the Eucharist and served generously in our neighbour. May the maternal intercession of Mary, Queen of Saints and of these five new luminous examples of holiness whom we venerate joyfully today, obtain for us that we may carry out this evangelical mission. Amen!

© Copyright 2009 - Libreria Editrice Vaticana

© Copyright © Dicastery for Communication

The Holy See

SOURCE : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/en/homilies/2009/documents/hf_ben-xvi_hom_20090426_canonizzazioni.html

St. Bernard Tolomeo

Founder of the congregation of the Blessed Virgin of Monte Oliveto, born at Siena in Tuscany in 1272; died in 1348. He received at baptism the name of Giovanni, but took that of Bernard out of admiration for the saintly Abbot of Clairvaux. He was educated by his uncle, Christopher Tolorneo, a Dominican, and desired to enter the religious life, but his father's opposition prevented, and he continued his studies in secular surroundings. After a course in philosophy and mathematics he devoted himself to the study of civil and canon law, and of theology. For a time Bernard served in the armies of Rudolph of Hapsburg. After his return to Siena he was appointed by his fellow citizens to the highest positions in the town government. While thus occupied he was struck with blindness. Having recovered his sight through the intervention of the Blessed Virgin he retired (1313) to a solitary spot about ten miles from Siena, where he led a life of the greatest austerity.

The fame of his virtues soon attracted many visitors, and Bernard was accused of heresy. He went to Avignon and cleared himself of this charge before John XXII without difficulty. Upon his return he founded the congregation of the Blessed Virgin of Monte Oliveto, giving it the Rule of St. Benedict. The purpose of the new religious institute was a special devotion to the Blessed Virgin. Guido, Bishop of Arezzo, within whose diocese the congregation was formed, confirmed its constitution, (1319), and many favours were granted by Popes John XXII, Clement VI (1344), and Gregory XI. Upon the appearance of the pest in the district of Arezzo, Bernard and his monks devoted themselves to the care of the sick without any personal ill effects After having ruled the religious body he had founded for twenty-seven years Bernard died, at the age of seventy-six. His death was followed by many miracles and the congregation became a nursery of saints. In 1634 the Congregation of Rites declared that the Blessed Bernard Tolomeo was deserving of veneration among the saints. In the Roman Martyrology he is commemorated on 21 August.

Sources

CUPER, in Acta SS (1739) Aug. IV. 464-75: MARÉCHAUX, Vie du bienheureux Bernard Tolomei (Paris, 1898).

Fournet, Pierre Auguste. "St. Bernard Tolomeo." The Catholic Encyclopedia. Vol. 2. New York: Robert Appleton Company, 1907. <https://www.newadvent.org/cathen/02504b.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Bob Mathewson.

Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. 1907. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.

Copyright © 2026 by New Advent LLC. Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.

SOURCE : https://www.newadvent.org/cathen/02504b.htm

San Bernardo Tolomei

Bernardo Tolomei au pied de la Croix, tableau dans l'abbatiale du Mont-Olivet.

A painting of Saint Bernardo Tolomei founder of the Benedictine Abbey of Monte-Oliveto (Tuscany, Italy)

Monte Oliveto maggiore, chiesa, interno, cappella del sacramento, crocifisso del 1300-50 ca. che parlò a Bernardo Tolomei.


San Bernardo Tolomei Fondatore degli Olivetani

Festa: 20 agosto

Siena, 1272 - 20 agosto 1348

Giovanni (questo il nome di battesimo) si unisce ai Disciplinanti di Santa Maria, sodalizio di laici dediti alla preghiera e alla carità. Sui 40 anni la svolta: lascia tutto e si ritira fuori città, ad Accona, campagna deserta e incolta tra collinette di creta. Qui lui e alcuni amici si scavano grotte per vivere da eremiti.
Dopo qualche anno, gli eremiti decidono di unirsi, vivendo in comunità sull’altura di Monte Oliveto, presso Buonconvento, a sudest di Siena. Qui nasce nel 1319 il monastero di Santa Maria, con la Regola benedettina. Bernardo fa eleggere come primo abate il suo amico Patrizio Patrizi, ma poi dovrà obbedire ai monaci, che vogliono lui per capo fino alla morte. Intanto è chiamato a fondare una decina di altri monasteri. E così si ritrova inaspettatamente fondatore e capo di un Ordine religioso, coi suoi “monaci bianchi”, presenti sempre a Monte Oliveto anche all’inizio del Terzo Millennio, fedeli alla Regola benedettina del pregare e lavorare, coltivando una spiritualità mariana che orienterà anche altre famiglie religiose, e impegnati in un’attività culturale di vasta influenza in Italia e in Europa.

Martirologio Romano: A Siena, transito del beato Bernardo Tolomei, abate, che, fondatore della Congregazione Olivetana sotto la regola di san Benedetto, si applicò con premura all’osservanza della disciplina monastica e, durante una epidemia di peste diffusasi in tutta l’Italia, morì presso i monaci di Siena che ne erano stati colpiti.

Ha aspettato 661 anni per vedersi proclamare santo: vicende storiche e l’incessante scorrere dei secoli hanno pesato sulla sua causa di canonizzazione, al punto che solo domenica 26 aprile il Papa ha potuto dichiarare santo Giovanni Bernardo Tolomei, il fondatore degli Olivetani. Nasce il 10 maggio 1272 a Siena e viene battezzato con il nome di Giovanni; la sua è una delle famiglie più nobili e potenti della città, e questo potrebbe fare la differenza tra noi e lui; ma la crisi politica, economica e morale che caratterizza il periodo in cui vive lo rende straordinariamente nostro contemporaneo, a dimostrazione che nulla di nuovo avviene sotto il sole e, soprattutto, che in qualsiasi momento si può fare della nostra vita un capolavoro d’amore. Un brillante percorso scolastico e una memoria prodigiosa fanno di lui, ancora giovanissimo, uno dei docenti di Giurisprudenza nella prestigiosa università senese. Sono stati invece i domenicani della città a trasfondergli una fede autentica, una carità operosa e un grande amore per la preghiera: virtù che non lo abbandonano, anche quando si lascia avvolgere dai fasti di una vita spensierata e gaudente. In età matura attraversa una crisi religiosa, dalla quale emerge con fatica. Tutto inizia con una misteriosa malattia agli occhi, che peggiora al punto da portarlo alla completa cecità; unico barlume di speranza, in questo periodo buio dentro e fuori di lui, resta quello che ha imparato dai Domenicani e che lo porta a promettere di donarsi interamente a Dio se solo potrà recuperare la vista. Che prodigiosamente ritorna, almeno in quantità tale da permettergli una vita autonoma e da consentirgli, alla soglia dei 40 anni, di adempiere il suo voto. Ma non dai Domenicani (ai quali pure deve tanta riconoscenza) e neppure in una delle congregazioni già esistenti: le tante crisi che agitano il Trecento e forse anche il ricordo dei suoi recenti anni troppo gaudenti, gli impongono di cercare Dio nella solitudine, nella preghiera e nella contemplazione. È così che, insieme ad un paio di amici, nobili e ricchi come lui, e come lui desiderosi di incontrare Dio, si rifugia in una proprietà della sua famiglia, ricca di rovi e di vecchi ulivi, da dissodare e disboscare. Quei giovanotti, con le mani ben curate e senza calli, faticano ad adattarsi a quei lavori manuali, ma compiono progressi straordinari sulla strada che porta a Dio. E sono contagiosi, perché attirano, con il loro esempio e con la loro vita austera, tanti altri. La comunità cresce, arricchita da “nobili e ignobili”, come dicono le cronache del tempo: cioè dai figli delle famiglie nobili come da quelli delle famiglie proletarie: vivono in fraternità, secondo lo spirito delle prime comunità cristiane, mettendo tutto in comune e lavorando per vivere; come cella non hanno altro che le grotte di cui la zona è ricca. La gelosia finisce anche per lambire questa straordinaria comunità penitente e orante, facendo circolare voci malevoli. Arrivano i legati di papa Giovanni XXII, mandati a controllare cosa ci sia di vero, e devono ammettere che tutto funziona; solo si raccomandano che la nuova comunità, viste le proporzioni che sta assumendo, si dia una regola, scegliendola tra quelle esistenti e già approvate dalla Chiesa. Nasce così la congregazione e il monastero di Santa Maria del Monte Oliveto: la Regola cui si rifanno è quella di San Benedetto, il loro abito è di colore bianco in onore della Madonna e Giovanni Tolomei sceglie il nome di Bernardo, in onore dell’abate di Chiaravalle, anch’ egli innamorato di Maria. Non accetterà mai di essere ordinato prete giudicandosene indegno e accontentandosi di essere semplice diacono; come non accetterà per lungo tempo di essere abate del monastero che ha fondato: ufficialmente, dice, per i suoi problemi di vista e per le sue incapacità; in realtà, per l’umiltà che gli impone di essere l’ultimo di tutti e al servizio di tutti. Quando capisce che l’essere abate è il modo vero per mettersi a completo servizio dei confratelli, accetta anche questa nomina, diventando il modello dei monaci. Che crescono di numero, come i monasteri che bisogna aprire ovunque, e che in quella carica lo riconfermano, ogni anno, per 26 anni, praticamente fino alla morte. La peste nera del 1348 mette alla prova la coerenza e la carità di Fra Bernardo e dei suoi monaci: non solo li manda a curare gli appestati, ma lui stesso scende a Siena per incoraggiarli e sostenerli. Muoiono a decine (almeno 80) e anche Fra Bernardo ne è contagiato. Muore di peste il 20 agosto, vittima dell’amore che non solo ha insegnato, ma concretamente esercitato. Fino al dono completo di sé.

Autore: Gianpiero Pettiti

Figlio di Mino della nobile famiglia dei Tolomei, Giovanni che in seguito cambierà il nome in Bernardo, nacque a Siena nel 1272; la sua biografia è tratta dalla ricerca del domenicano Gregorio Lombardelli (†1613) anche se non tutta documentata.

La madre Fulvia Tancredi ebbe una visione prima della nascita; da giovane avrebbe studiato nel convento domenicano di s. Domenico in Siena, proseguendo gli studi fino a diventare maestro di diritto nell’Università della città e cavaliere dell’Impero.

In preda a crisi religiosa, ottenne, per intercessione della Madonna, la guarigione da una malattia agli occhi, questo lo portò ad abbandonare la città e la sua vita mondana; seguendo l’ispirazione nel 1313, anno di nuove cruente lotte fra le fazioni cittadine, Bernardo Tolomei con due concittadini i nobili Patrizio Patrizi e Ambrogio Piccolomini, lasciarono Siena ritirandosi ad Accona una proprietà dei Tolomei a 15 km dalla città.

Deposti gli abiti signorili, li sostituirono con più modesti, cambiati i nomi, si dedicarono ad una vita di preghiera, di penitenza e solitudine eremitica; sono ancora conservate le grotte di questo periodo, compresa una piccola cappella che il Tolomei si era fatto costruire.

Ma la loro vita ascetica, richiamò presso di loro molti uomini, nobili e plebei, desiderosi di associarsi alla loro vita. Bernardo che si riteneva responsabile di tutti, si rivolse al vescovo di Arezzo nella cui giurisdizione era il luogo prescelto, per avere l’autorizzazione canonica alla sua posizione e a quella di tutti gli altri.

Il 26 marzo 1319, il vescovo d’Arezzo Guido Tarlati, rilasciò a Bernardo Tolomei e Patrizio Patrizi, convenuti nell’episcopio, la ‘Charta fundations’ del nascente monastero di S. Maria di Monte Oliveto, sotto la Regola di s. Benedetto. Fu scelto un abito bianco con l’intento di onorare la Vergine Maria a cui era devotissimo Bernardo e la cui devozione mariana rimarrà in eredità alla spiritualità della Congregazione.

Nello stesso 1319 il monastero di Accona diventò di Monte Oliveto con in seguito l’aggiunta di Maggiore, per distinguerlo dagli altri che verranno, Bernardo e i suoi compagni, fanno nello stesso anno la professione religiosa, ricevendo l’abito monastico dalle mani del delegato del vescovo.

Lasciato lo stile di vita eremitica, presero a professare la Regola Benedettina arricchita dalla precedente esperienza ascetica, però stabilirono che l’abate fosse eletto per un solo anno. I monaci lo elessero come primo abate, ma Bernardo adducendo il fatto delle difficoltà visive, non accettò e così fu eletto Patrizio Patrizi; ma nel 1321 non poté più rifiutarsi e divenne abate del suo monastero; la prova della sua eccezionale personalità, la si ebbe quando i monaci, anno dopo anno, lo elessero per 27 volte abate, praticamente fino alla morte, dandogli ogni facoltà di decisione senza rendere conto a loro.

Cercò per almeno due volte di lasciare l’incarico, nel 1326 e 1342, facendo presente le sue difficoltà di vista e il fatto che non era sacerdote, avendo ricevuto soltanto gli ordini minori, ma i giuristi ed i legati pontifici, ribadirono la sua legittimità canonica. Ancora in vita Bernardo, si aggiunsero alla prima abbazia perlomeno altri undici monasteri, l’abate ottenne anche dal papa Clemente VI, residente ad Avignone, il 21 gennaio 1344, l’approvazione pontificia.

Il misticismo di Bernardo ci è raccontato dalla tradizione dei suoi colloqui con il Crocifisso e altre apparizioni di santi. Nel 1348 imperversò la grande peste e l’abate scese da Monte Oliveto per recarsi nel monastero di S. Benedetto colpito dal morbo, come tutta Siena; numerose furono le vittime anche fra i monaci; dopo aver aiutato e confortato i propri figli e fratelli nella fede, proprio nel 1348 Bernardo morì colpito anche lui dalla peste, secondo la tradizione il 20 agosto e sepolto nel monastero cittadino.

Purtroppo delle sue reliquie si sono perse le tracce, dopo la distruzione del monastero di Siena nel 1554, durante la guerra fra Carlo V e la Repubblica Senese.

La Congregazione Olivetana ha sempre portata avanti la causa di beatificazione del suo fondatore, considerandolo beato sin dal secolo XV, se ne ha la prova nel ‘diario’ di papa Pio II (Piccolomini), che visitò il monastero di Monte Oliveto nel 1462.

Il suo culto comunque fu confermato come beato con decreto della Congregazione dei Riti del 24 novembre 1644. Nel 1680 la festa religiosa del 20 agosto fu spostata al 21 agosto a causa della concomitanza della festa del grande s. Bernardo di Chiaravalle.

Per lo scompiglio portato dalle persecuzioni contro gli Ordini religiosi, specie nel Regno di Napoli e in Toscana, la causa è stata interrotta e solo nell’ottobre 1968 è stata ripresa in esame dalla Congregazione dei Riti. E’ esistente un’enorme mole di biografie che lo riguardano, in contrasto con l’assenza di suoi scritti.

Cicli di affreschi pittorici che lo raffigurano sono un po’ in tutti i monasteri e chiese olivetane e nei palazzi delle Istituzioni di Siena.

Papa Benedetto XVI lo ha canonizzato il 26 aprile 2009.

Oggi il suo culto è stato fissato dal Martyrologium Romanum al 20 agosto, mentre la Congregazione Benedettina Olivetana di Monte Oliveto Maggiore festeggia il Santo il 19 agosto.

Autore: Antonio Borrelli

SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/90955

Bernardo Tolomei (1272-1348)  

BERNARDO TOLOMEI  nacque a Siena  il 10 maggio 1272. Ricevette al battesimo il nome di Giovanni. Fu educato dai Frati Predicatori, nel Collegio di S. Domenico di Camporeggio, in Siena; fu promosso cavaliere (miles) dall’imperatore Rodolfo I d’Asburgo († 1291). Studiò materie giuridiche nella sua città di origine, dove fece anche parte della Confraternita dei Disciplinati di Santa Maria della Notte, attivi nell’ospedale della Scala al servizio dei ricoverati. Una progressiva quasi totale cecità provocò la rinuncia ad una carriera pubblica.

In un’epoca di lotte fra le fazioni cittadine, per realizzare in modo più assoluto il proprio ideale cristiano ed ascetico, nel 1313, ormai quarantenne, insieme a due concittadini impegnati nella mercatura e nel commercio (il Beato Patrizio Patrizi † 1347 e il Beato Ambrogio Piccolomini † 1338), nobili senesi anch’essi appartenenti alla predetta Confraternita, allontanandosi da Siena, si ritirò nella solitudine di Accona, a circa 30 km. a sud-est della città. In quella regione Giovanni (che nel frattempo aveva assunto il nome di Bernardo, per venerazione nei confronti del santo abate cistercense), insieme con i suoi compagni condusse vita eremitica in alcune grotte scavate nel tufo. La vita penitente di questi laici eremiti era caratterizzata dalla preghiera, dalla lectio divina, dal lavoro manuale e dal silenzio. Altri compagni venuti da Siena, da Firenze e dalle regioni circostanti, si unirono presto a loro; il loro modello era la forma di vita degli Apostoli e dei primi monaci della Tebaide.

Verso la fine del 1318 o all’inizio del 1319, mentre un giorno era immerso nella preghiera, egli ebbe la percezione oculare di una scala sulla quale vide salire, aiutato dagli angeli, monaci vestiti di bianco, attesi da Gesù e Maria. Questa reminiscenza biblica costituisce un tema noto nella tradizione monastica, ma il cronista olivetano Antonio da Barga (nel 1450 ca.) assicura che Bernardo chiamò gli altri fratelli ed essi pure videro il segno della volontà divina nei loro riguardi, nella visione della “scala di Giacobbe”. Non erano sacerdoti, tuttavia, in base alla testimonianza di Antonio da Barga, “essi facevano celebrare i divini misteri da presbiteri devoti da loro conosciuti”.

Il cardinale Bertrando di Poyet, legato di Giovanni XXII allora residente in Avignone, venne a controllare l’osservanza del gruppo (tra il 1316 e il 1319). In ottemperanza alla Costituzione 13 del IV Concilio Lateranense (1315) che proibiva la fondazione di nuovi Ordini religiosi fino ad allora non approvati, per consolidare la posizione giuridica del nuovo gruppo, Bernardo, con Patrizio Patrizi, si recò dal vescovo di Arezzo Guido Tarlati di Pietramala, nella cui giurisdizione si trovava in quel tempo Accona. Ne ottenne un decreto di erezione per il futuro monastero di S. Maria di Monte Oliveto, da istituire “sub regula sancti Benedicti” (26 marzo 1319), con alcuni privilegi ed esenzioni; il vescovo accolse, tramite un legato (il presbitero Restauro, affiliato alla Confraternita dei Fustigati presso la chiesa della SS. Trinità in Arezzo), la loro professione monastica. Scegliendo la Regola di S. Benedetto, Bernardo dovette temperare la primitiva scelta eremitica, con l’adozione del cenobitismo benedettino; per il desiderio di onorare la Madonna, i fondatori indossarono un abito bianco: questa devozione mariana rimase in eredità alla spiritualità della Congregazione.

Il 1 aprile 1319 nacque dunque il monastero di Santa Maria di Monte Oliveto Maggiore, con la posa della prima pietra della chiesa, evento registrato da regolare documento steso dal notaio senese Giovanni del fu Ventura: il deserto di Accona era diventato “Monte Oliveto”, a ricordo del Monte degli Ulivi, su cui il Signore amava ritirarsi con i suoi discepoli e dove pregò prima della sua passione, e sito tradizionale dell’Ascensione. Gli eremiti divennero monaci secondo lo spirito della Regola di S. Benedetto, pur con alcuni mutamenti istituzionali, in un’epoca di relativa decadenza dell’Ordine monastico. L’elemento più caratteristico dell’evoluzione istituzionale fu la temporaneità della carica di abate: all’abate che doveva durare per sempre (semel abbas, semper abbas), il Capitolo Generale deliberò che il governo dell’abate dovesse durare solo un anno; inoltre l’eletto doveva essere confermato dal vescovo di Arezzo (documento del vescovo, 28 marzo 1324). Quando fu necessario eleggere un abate, Bernardo riuscì ad allontanare da sé la scelta dei monaci a causa della propria infermità visiva; pertanto fu eletto Patrizio Patrizi il 1° settembre 1319. Per altre due volte una scelta analoga fu ripetuta con l’elezione di Ambrogio Piccolomini, il 1° settembre 1320, e il 1° settembre 1321 con quella di Simone di Tura, da Siena († 1348). Il 1° settembre 1322, Bernardo non poté opporsi al desiderio dei suoi confratelli e divenne abate del monastero di cui era fondatore, funzione di governo che ricoprì fino alla morte. Un atto del 24 dicembre 1326 attesta che il Cardinale Giovanni Caetani Orsini († 1339), legato della Sede Apostolica, dispensò dal difetto visivo l’abate Bernardo, eletto nel 1322 a succedere a Simone di Tura.

Da Avignone, Clemente VI approvò la Congregazione allora formata da 10 monasteri, con due bolle (Vacantibus sub religionis: approvazione formale e canonica del nuovo Istituto; Sollicitudinis pastoralis officium: facoltà di erigere nuovi monasteri in Italia) del 21 gennaio 1344; per quella necessità, Bernardo non si era recato personalmente in Avignone, ma vi aveva inviato i monaci Simone Tendi e Michele Tani. Le direttive pontificie, emanate dalla bolla Summi magistri (20 giugno 1336) dal papa cistercense Benedetto XII, per riformare i monasteri benedettini, furono pienamente recepite dai Capitoli Generali olivetani.

Una prova significativa della eccezionale personalità spirituale di Bernardo consiste nel fatto che i monaci, pur avendo stabilito di non rieleggere l’abate al termine del suo mandato annuale, misero da parte tale disposizione, e per ventisette anni consecutivi fino alla morte, lo vollero nell’ufficio abbaziale, rieleggendolo alla scadenza di ogni anno: anzi, un atto estremo di fiducia nella paternità abbaziale si ebbe nel Capitolo Generale del 4 maggio 1347, quando i monaci gli concessero ampia facoltà di disporre di tutto senza dover previamente consultare il Capitolo e i fratelli, confidando nella sua santità che avrebbe disposto tutto in conformità alla volontà di Dio e per la salvezza di tutti. Ormai il cenobio di S. Maria di Monte Oliveto era diventato il centro di una Congregazione monastica guidata da un solo abate, mentre i singoli monasteri stavano sotto l’autorità di un prior. Bernardo tentò almeno due volte di lasciare l’ufficio abbaziale, nel 1326 e nel 1342, dichiarando al legato pontificio e ad esperti di diritto (Giovanni di Andrea e Arnoldo da Siena, poi Paolo de Hazariis, Andrea de Guarnariis e l’arcivescovo di Pisa, Dino da Radicofani) di non essere sacerdote per aver ricevuto soltanto gli Ordini minori, e adducendo inoltre l’avvenuta dispensa - per svolgere la funzione abbaziale - motivata da una persistente infermità visiva; ma il suo governo fu dichiarato pienamente legittimo anche secondo le norme canoniche di allora. Il suo misticismo ci è raccontato dalla tradizione dei suoi colloqui con il Crocifisso e da apparizioni di santi (per esempio San Michele).

Durante il suo abbaziato molti accorsero nel nuovo monastero da varie città. Il numero crescente dei monaci permise di accogliere le richieste di vescovi e di laici che volevano questi monaci bianchi nelle loro città e contadi, per cui Bernardo poté fondare altri dieci monasteri, strettamente legati all’abbazia principale, dalla quale ripetevano il nome, e retti da un priore. Per assicurare l’avvenire alla sua opera, Bernardo ottenne dal papa Clemente VI, il 21 gennaio 1344, l’approvazione pontificia di una nuova Congregazione benedettina, detta “S. Maria di Monte Oliveto”. In questo modo, Bernardo è l’iniziatore di un movimento monastico benedettino.

Bernardo lasciò ai suoi monaci un esempio di vita santa, di pratica delle virtù in grado eroico e un’esistenza dedita al servizio degli altri e alla contemplazione. Durante la Grande Peste del 1348, Bernardo lasciò la solitudine di Monte Oliveto per recarsi nel monastero di S. Benedetto a Porta Tufi, in Siena. Qui, assistendo i suoi concittadini e i monaci colpiti dall’infezione altamente contagiosa, morì egli stesso vittima della peste, con 82 monaci, in una data che la tradizione fissò al 20 agosto 1348. Questo eroe di penitenza e martire di carità non passò inosservato, come constatò Pio XII in una Lettera inviata all’Abate Generale D. Romualdo M. Zilianti l’11 aprile 1948, in occasione dell’imminente sesto centenario della morte del Beato. Da giovane, Bernardo aveva servito gli infermi in un ospedale di Siena; da anziano, a 76 anni, aiutò gli appestati senza temere un contagio che si rivelò fatale: una tale generosità non si improvvisa. Il venerato abate fu sepolto nelle vicinanze della chiesa del monastero senese. Tutti i cadaveri degli appestati furono deposti in fosse comuni, nella calce viva, fuori della chiesa; gli scavi successivi non hanno consentito di identificare le reliquie di Bernardo.

Di Bernardo rimangono frammenti di 48 lettere e una omelia. Le lettere emanano la fragranza di una sapienza letteraria e spirituale, rivelano il suo temperamento e lo definiscono implicitamente un uomo che della regola di S. Benedetto si era fatto seguace sincero; consentono di percepire la sua umiltà, la sua sensibilità, il suo spirito ecclesiale e comunitario, e di valutare la sua conoscenza della Sacra Scrittura.

Della sua devozione mariana sono segno la dedicazione alla Natività di Maria Vergine della chiesa di Monte Oliveto Maggiore e l’abito bianco.

Le soppressioni degli Ordini religiosi, nella Repubblica veneta nel 1771, poi nel Granducato di Toscana e nel regno di Napoli, e in seguito nella nuova Repubblica cisalpina nel 1808 e nel Regno d’Italia (periodo napoleonico, 1797-1814), e altrove nel secolo XIX, non consentirono di condurre a termine il Processo di canonizzazione. La restaurazione della Congregazione olivetana, dalla seconda metà del secolo XIX, culminò in un nuovo sviluppo e nella ripresa della Causa nel secolo XX.  

SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/2009/ns_lit_doc_20090426_tolomei_it.html

Arcangelo Tadini (1846-1912)

Bernardo Tolomei (1272-1348)


Gertrude Comensoli (1847-1903)

Caterina Volpicelli (1839-1894)  

OMELIA DEL SANTO PADRE BENEDETTO XVI

Sagrato della Basilica Vaticana

Domenica, 26 aprile 2009

Cari fratelli e sorelle,

in questa terza domenica del tempo pasquale, al centro della nostra attenzione la liturgia pone ancora una volta il mistero di Cristo risorto. Vittorioso sul male e sulla morte, l’Autore della vita, che si è immolato quale vittima di espiazione per i nostri peccati, “continua ad offrirsi per noi ed intercede come nostro avvocato; sacrificato sulla croce più non muore e con i segni della passione vive immortale” (cfr Prefazio pasquale 3). Lasciamoci interiormente inondare dal fulgore pasquale che promana da questo grande mistero, e con il Salmo responsoriale preghiamo: “Risplenda su di noi, Signore, la luce del tuo volto”.

La luce del volto di Cristo risorto risplende oggi su di noi particolarmente attraverso i tratti evangelici dei cinque Beati che in questa celebrazione vengono iscritti nell’albo dei Santi: Arcangelo Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno de Santa Maria Alvares Pereira, Gertrude Comensoli e Caterina Volpicelli. Mi unisco volentieri all’omaggio che a loro rendono i pellegrini, qui convenuti da varie nazioni, ai quali con grande affetto rivolgo un cordiale saluto. Le diverse vicende umane e spirituali di questi nuovi Santi stanno a mostrarci il rinnovamento profondo che nel cuore dell’uomo opera il mistero della risurrezione di Cristo; mistero fondamentale che orienta e guida tutta la storia della salvezza. Giustamente pertanto la Chiesa sempre, ed ancor più in questo tempo pasquale, ci invita a dirigere i nostri sguardi verso Cristo risorto, realmente presente nel Sacramento dell’Eucaristia.

Nella pagina evangelica, san Luca riferisce una delle apparizioni di Gesù risorto (24,35-48). Proprio all’inizio del brano, l’evangelista annota che i due discepoli di Emmaus, tornati in fretta a Gerusalemme, raccontarono agli Undici come lo avevano riconosciuto “nello spezzare il pane” (v. 35). E mentre essi stavano narrando la straordinaria esperienza del loro incontro con il Signore, Egli “in persona stette in mezzo a loro” (v. 36). A causa di questa sua improvvisa apparizione gli Apostoli restarono intimoriti e spaventati, al punto che Gesù, per rassicurarli e vincere ogni titubanza e dubbio, chiese loro di toccarlo – non era un fantasma, ma un uomo in carne ed ossa - e domandò poi qualcosa da mangiare. Ancora una volta, come era avvenuto per i due di Emmaus, è a tavola, mentre mangia con i suoi, che il Cristo risorto si manifesta ai discepoli, aiutandoli a comprendere le Scritture e a rileggere gli eventi della salvezza alla luce della Pasqua. “Bisogna che si compiano – egli dice – tutte le cose scritte su di me nella Legge di Mosè, nei Profeti e nei Salmi” (v. 44). E li invita a guardare al futuro: “nel suo nome saranno predicati a tutti i popoli la conversione e il perdono dei peccati” (v. 47).

Questa stessa esperienza, ogni comunità la rivive nella celebrazione eucaristica, specialmente in quella domenicale. L’Eucaristia, il luogo privilegiato in cui la Chiesa riconosce “l’autore della vita” (cfr At 3,15), è “la frazione del pane”, come viene chiamata negli Atti degli Apostoli. In essa, mediante la fede, entriamo in comunione con Cristo, che è “altare, vittima e sacerdote” (cfr Prefazio pasquale 5). Ci raduniamo intorno a Lui per far memoria delle sue parole e degli eventi contenuti nella Scrittura; riviviamo la sua passione, morte e risurrezione. Celebrando l’Eucaristia comunichiamo con Cristo, vittima di espiazione, e da Lui attingiamo perdono e vita. Cosa sarebbe la nostra vita di cristiani senza l’Eucaristia? L’Eucaristia è la perpetua e vivente eredità lasciataci dal Signore nel Sacramento del suo Corpo e del suo Sangue, che dobbiamo costantemente ripensare ed approfondire perché, come affermava il venerato Papa Paolo VI, possa “imprimere la sua inesauribile efficacia su tutti i giorni della nostra vita mortale” (Insegnamenti, V [1967], p. 779). Nutriti del Pane eucaristico, i santi che oggi veneriamo, hanno portato a compimento la loro missione di amore evangelico nei diversi campi, in cui hanno operato con i loro peculiari carismi.

Lunghe ore trascorreva in preghiera davanti all’Eucaristia sant’Arcangelo Tadini, che, avendo sempre di vista nel suo ministero pastorale la persona umana nella sua totalità, aiutava i suoi parrocchiani a crescere umanamente e spiritualmente. Questo santo sacerdote, uomo tutto di Dio, pronto in ogni circostanza a lasciarsi guidare dallo Spirito Santo, era allo stesso tempo disponibile a cogliere le urgenze del momento e a trovarvi rimedio. Assunse per questo non poche iniziative concrete e coraggiose, come l’organizzazione della “Società Operaia Cattolica di Mutuo Soccorso”, la costruzione della filanda e del convitto per le operaie e la fondazione, nel 1900, della “Congregazione delle Suore Operaie della Santa Casa di Nazareth”, allo scopo di evangelizzare il mondo del lavoro attraverso la condivisione della fatica, sull’esempio della Santa Famiglia di Nazareth. Quanto profetica fu l’intuizione carismatica di Don Tadini e quanto attuale resta il suo esempio anche oggi, in un’epoca di grave crisi economica! Egli ci ricorda che solo coltivando un costante e profondo rapporto con il Signore, specialmente nel Sacramento dell’Eucaristia, possiamo poi essere in grado di recare il fermento del Vangelo nelle varie attività lavorative e in ogni ambito della nostra società.

Anche in san Bernardo Tolomei, iniziatore di un singolare movimento monastico benedettino, spicca l’amore per la preghiera e per il lavoro manuale. La sua fu un’esistenza eucaristica, tutta dedita alla contemplazione, che si traduceva in umile servizio del prossimo. Per il suo singolare spirito di umiltà e di accoglienza fraterna, fu dai monaci rieletto abate per ventisette anni consecutivi, fino alla morte. Inoltre, per assicurare l’avvenire della sua opera, egli ottenne da Clemente VI, il 21 gennaio 1344, l’approvazione pontificia della nuova Congregazione benedettina, detta di “S. Maria di Monte Oliveto”. In occasione della grande peste del 1348, lasciò la solitudine di Monte Oliveto per recarsi nel monastero di S. Benedetto a Porta Tufi, in Siena, ad assistere i suoi monaci colpiti dal male, e morì egli stesso vittima del morbo come autentico martire della carità. Dall’esempio di questo Santo viene a noi l’invito a tradurre la nostra fede in una vita dedicata a Dio nella preghiera e spesa al servizio del prossimo sotto la spinta di una carità pronta anche al sacrificio supremo.

«Sabei que o Senhor me fez maravilhas. Ele me ouve, quando eu o chamo» (Sal 4,4). Estas palavras do Salmo Responsorial exprimem o segredo da vida do bem-aventurado Nuno de Santa Maria, herói e santo de Portugal. Os setenta anos da sua vida situam-se na segunda metade do século XIV [catorze] e primeira do século XV [quinze], que viram aquela nação consolidar a sua independência de Castela e estender-se depois pelos Oceanos – não sem um desígnio particular de Deus –, abrindo novas rotas que haviam de propiciar a chegada do Evangelho de Cristo até aos confins da terra. São Nuno sente-se instrumento deste desígnio superior e alistado na militia Christi, ou seja, no serviço de testemunho que cada cristão é chamado a dar no mundo. Características dele são uma intensa vida de oração e absoluta confiança no auxílio divino. Embora fosse um óptimo militar e um grande chefe, nunca deixou os dotes pessoais sobreporem-se à acção suprema que vem de Deus. São Nuno esforçava-se por não pôr obstáculos à acção de Deus na sua vida, imitando Nossa Senhora, de Quem era devotíssimo e a Quem atribuía publicamente as suas vitórias. No ocaso da sua vida, retirou-se para o convento do Carmo por ele mandado construir. Sinto-me feliz por apontar à Igreja inteira esta figura exemplar nomeadamente pela presença duma vida de fé e oração em contextos aparentemente pouco favoráveis à mesma, sendo a prova de que em qualquer situação, mesmo de carácter militar e bélica, é possível actuar e realizar os valores e princípios da vida cristã, sobretudo se esta é colocada ao serviço do bem comum e da glória de Deus.

Una particolare attrazione per Gesù presente nell’Eucaristia avvertì sin da bambina santa Gertrude Comensoli. L’adorazione del Cristo eucaristico diventò lo scopo principale della sua vita, potremmo quasi dire la condizione abituale della sua esistenza. Fu infatti davanti all’Eucarestia che santa Gertrude comprese la sua vocazione e missione nella Chiesa: quella di dedicarsi senza riserve all’azione apostolica e missionaria, specialmente a favore della gioventù. Nacque così, in obbedienza a Papa Leone XIII, il suo Istituto che mirava a tradurre la “carità contemplata” nel Cristo eucaristico, in “carità vissuta” nel dedicarsi al prossimo bisognoso. In una società smarrita e spesso ferita, come è la nostra, ad una gioventù, come quella dei nostri tempi, in cerca di valori e di un senso da dare al proprio esistere, santa Gertrude indica come saldo punto di riferimento il Dio che nell’Eucaristia si è fatto nostro compagno di viaggio. Ci ricorda che “l’adorazione deve prevalere sopra tutte le opere di carità” perché è dall’amore per Cristo morto e risorto, realmente presente nel Sacramento eucaristico, che scaturisce quella carità evangelica che ci spinge a considerare fratelli tutti gli uomini.

Testimone dell’amore divino fu anche santa Caterina Volpicelli, che si sforzò di “ essere di Cristo, per portare a Cristo” quanti ebbe ad incontrare nella Napoli di fine Ottocento, in un tempo di crisi spirituale e sociale. Anche per lei il segreto fu l’Eucaristia. Alle sue prime collaboratrici raccomandava di coltivare una intensa vita spirituale nella preghiera e, soprattutto, il contatto vitale con Gesù eucaristico. E’ questa anche oggi la condizione per proseguire l’opera e la missione da lei iniziate e lasciate in eredità alle “Ancelle del Sacro Cuore”. Per essere autentiche educatrici della fede, desiderose di trasmettere alle nuove generazioni i valori della cultura cristiana, è indispensabile, come amava ripetere, liberare Dio dalle prigioni in cui lo hanno confinato gli uomini. Solo infatti nel Cuore di Cristo l’umanità può trovare la sua ‘stabile dimora”. Santa Caterina mostra alle sue figlie spirituali e a tutti noi, il cammino esigente di una conversione che cambi in radice il cuore, e si traduca in azioni coerenti con il Vangelo. E’ possibile così porre le basi per costruire una società aperta alla giustizia e alla solidarietà, superando quello squilibrio economico e culturale che continua a sussistere in gran parte del nostro pianeta.

Cari fratelli e sorelle, rendiamo grazie al Signore per il dono della santità, che quest’oggi rifulge nella Chiesa con singolare bellezza in Arcangelo Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno de Santa Maria Alvares Pereira, Gertrude Comensoli e Caterina Volpicelli. Lasciamoci attrarre dai loro esempi, lasciamoci guidare dai loro insegnamenti, perché anche la nostra esistenza diventi un cantico di lode a Dio, sulle orme di Gesù, adorato con fede nel mistero eucaristico e servito con generosità nel nostro prossimo. Ci ottenga di realizzare questa missione evangelica la materna intercessione di Maria, Regina dei Santi, e di questi nuovi cinque luminosi esempi di santità, che oggi con gioia veneriamo. Amen!

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HEILIGSPRECHUNG DER SELIGEN:

Arcangelo Tadini (1846-1912)

Bernardo Tolomei (1272-1348)

 Nuno de Santa Maria Alvares Pereira (1360-1431)

Gertrude Comensoli (1847-1903)

Caterina Volpicelli (1839-1894)

PREDIGT VON BENEDIKT XVI.

Petersplatz

Sonntag, 26. April 2009

Liebe Brüder und Schwestern!

An diesem dritten Sonntag der Osterzeit stellt die Liturgie noch einmal das Geheimnis des auferstandenen Christus in den Mittelpunkt unserer Aufmerksamkeit. Das Böse und den Tod besiegend bringt sich der Urheber des Lebens, der sich als Sühneopfer für unsere Sünden hingegeben hat, »allzeit für uns dar und steht vor dir als unser Anwalt. Denn einmal geopfert, stirbt er nicht wieder, sondern lebt auf ewig als das Lamm, das geschlachtet ist« (vgl. Präfation für die Osterzeit III). Lassen wir uns innerlich von der österlichen Fülle überströmen, die aus diesem großen Geheimnis hervorgeht, und beten wir mit dem Antwortpsalm: »Laß dein Angesicht über uns leuchten, o Herr!«

Das Licht vom Angesicht des auferstandenen Christus leuchtet heute in besonderer Weise über uns durch die vom Evangelium geprägten Züge der fünf Seligen, die während dieser Feier in das Buch der Heiligen eingeschrieben werden. Arcangelo Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno de Santa Maria Álvares Pereira, Geltrude Comensoli und Caterina Volpicelli. Gerne schließe ich mich der Verehrung an, die ihnen die hier aus verschiedenen Nationen zusammengekommenen Pilger erweisen, die ich mit großer Zuneigung herzlich grüße. Die unterschiedlichen menschlichen und geistlichen Geschicke dieser neuen Heiligen zeigen uns die tiefe Erneuerung, die das Geheimnis der Auferstehung Christi im Herzen des Menschen wirkt: das grundlegende Geheimnis, das die gesamte Heilsgeschichte lenkt und leitet. Zu Recht lädt uns die Kirche daher stets – und noch mehr in dieser österlichen Zeit – dazu ein, unseren Blick auf den auferstandenen Christus zu richten, der im Sakrament der Eucharistie wirklich gegenwärtig ist.

Im heutigen Evangelium berichtet der hl. Lukas von einer der Erscheinungen des auferstandenen Jesus (24,35–48). Gerade zu Beginn des Abschnittes merkt der Evangelist an, daß die beiden Jünger von Emmaus eilig nach Jerusalem zurückkehrten und dann den Elf erzählten, wie sie ihn erkannt hatten, »als er das Brot brach« (V. 35). Und während sie von der außergewöhnlichen Erfahrung ihrer Begegnung mit dem Herrn erzählten, »trat er selbst in ihre Mitte« (V. 36). Aufgrund seiner unvermittelten Erscheinung erschraken die Apostel und hatten große Angst, so daß Jesus, um sie zu beruhigen und jedes Zaudern und allen Zweifel zu überwinden, sie aufforderte, ihn anzufassen – er war kein Gespenst, sondern ein Mensch aus Fleisch und Blut – und sie dann bat, ihm etwas zu essen zu geben. So wie es den Jüngern von Emmaus geschehen war, geschieht es wieder bei Tisch, während er mit den Seinen ißt, daß sich der auferstandene Christus den Jüngern offenbart und ihnen so hilft, die Heilige Schrift zu verstehen und die Heilsereignisse im Licht von Ostern neu zu lesen. »Alles muß in Erfüllung gehen«, sagt er, »was im Gesetz des Mose, bei den Propheten und in den Psalmen über mich gesagt ist« (V. 44). Und er fordert sie auf, den Blick auf die Zukunft zu richten: »In seinem Namen wird man allen Völkern […] verkünden, sie sollen umkehren, damit ihre Sünden vergeben werden« (V. 47).

Dieselbe Erfahrung lebt jede Gemeinschaft erneut bei der Feier der Eucharistie, besonders am Sonntag. Die Eucharistie, der bevorzugte Ort, an dem die Kirche den »Urheber des Lebens« (vgl. Apg 3,15) erkennt, ist das »Brechen des Brotes«, wie sie in der Apostelgeschichte genannt wird. In ihr treten wir durch den Glauben in die Gemeinschaft mit Christus ein, der »Priester, Altar und Opferlamm« (vgl. Präfation für die Osterzeit V) und mitten unter uns ist. Wir versammeln uns um ihn, um seiner Worte und der Ereignisse zu gedenken, die in der Heiligen Schrift enthalten sind; wir erleben neu sein Leiden, seinen Tod und seine Auferstehung. Wenn wir Eucharistie feiern, haben wir Gemeinschaft mit Christus, dem Sühneopfer, und aus ihm schöpfen wir Vergebung und Leben. Was wäre unser Leben als Christen ohne die Eucharistie? Die Eucharistie ist das ewige und lebendige, uns vom Herrn im Sakrament seines Leibes und Blutes hinterlassene Erbe, das wir ständig neu durchdenken und vertiefen müssen, damit es, wie der verehrte Papst Paul VI. sagte, »seine unerschöpfliche Wirksamkeit allen Tagen unseres sterblichen Lebens einprägen « kann (vgl. Insegnamenti, V [1967], S. 779). Genährt vom eucharistischen Brot haben die Heiligen, die wir heute verehren, ihre Sendung der dem Evangelium entsprechenden Liebe in den verschiedenen Bereichen zur Vollendung gebracht, in denen sie mit ihren besonderen Charismen gewirkt haben.

Viele Stunden verbrachte der hl. Arcangelo Tadini vor der Eucharistie, er hatte in seinem pastoralen Dienst stets die menschliche Person in ihrer Ganzheit vor Augen und half so seinen Pfarreimitgliedern, menschlich und geistlich zu wachsen. Dieser heilige Priester, dieser heilige Pfarrer gehörte ganz Gott, er war bereit, sich in jedem Umstand vom Heiligen Geist führen zu lassen und zugleich auch die Dringlichkeiten des Augenblicks zu erfassen und Abhilfe zu finden. Daher unternahm er nicht wenige konkrete und mutige Initiativen wie die Organisation der »Katholischen Arbeitergesellschaft zur gegenseitigen Hilfe«, den Bau der Spinnerei und eines Heims für Arbeiterinnen und im Jahr 1900 die Gründung der »Kongregation der Arbeiterinnen- Schwestern vom Heiligen Haus von Nazaret«, dies mit dem Ziel, die Welt der Arbeit nach dem Vorbild der Heiligen Familie von Nazaret durch das gemeinsame Teilen der Mühen zu evangelisieren. Wie prophetisch war die charismatische Intuition von Don Tadini, und wie aktuell bleibt sein Beispiel auch heute, in einer Zeit der schweren Wirtschafskrise! Er erinnert uns, daß wir den Sauerteig des Evangeliums nur dann, wenn wir eine dauerhafte und tiefe Beziehung mit dem Herrn besonders im Sakrament der Eucharistie pflegen, in die verschiedenen Arbeitstätigkeiten und in jeden Bereich unserer Gesellschaft einbringen können.

Auch im hl. Bernardo Tolomei, dem Gründer einer einzigartigen monastischen benediktinischen Bewegung, tritt die Liebe zum Gebet und zur Arbeit mit den Händen besonders hervor. Sein Dasein war ein eucharistisches, ganz der Kontemplation geweihtes Leben, die sich in einen demütigen Dienst am Nächsten umsetzte. Aufgrund seines einzigartigen Geistes der Demut und Brüderlichkeit wurde er bis zu seinem Tod von den Mönchen für 27 aufeinanderfolgende Jahre zum Abt gewählt. Um dann die Zukunft seines Werkes zu sichern, erhielt er von Papst Clemens VI. am 21. Januar 1344 die päpstliche Anerkennung der neuen benediktinischen Kongregation unter dem Namen »Santa Maria di Monte Oliveto«. Anläßlich der großen Pest des Jahres 1348 verließ er die Einsamkeit von Monte Oliveto, um sich in das Kloster des hl. Benedikt in Porta Tufi bei Siena zu begeben und seinen von der Krankheit betroffenen Mönchen beizustehen, und er selbst starb an der Krankheit als echter Märtyrer der Nächstenliebe. Das Vorbild dieses Heiligen lädt uns ein, unseren Glauben umzusetzen in ein Leben für Gott im Gebet und es hinzugeben im Dienst am Nächsten, gedrängt von einer Nächstenliebe, die auch zum höchsten Opfer bereit ist.

... auf portugiesisch: »Erkennt doch: Wunderbar handelt der Herr an den Frommen; / der Herr erhört mich, wenn ich zu ihm rufe« (Ps 4,4). Diese Worte des Antwortpsalms bringen das Geheimnis des Lebens des hl. Nuno de Santa Maria zum Ausdruck, eines Helden und Heiligen Portugals. Die 70 Jahre seines Lebens liegen in der zweiten Hälfte des 14. Jahrhunderts und dem Anfang des 15. Jahrhunderts. In dieser Zeit festigte diese Nation ihre Unabhängigkeit von Kastilien und breitete sich über die Ozeane hinweg aus – nicht ohne einen besonderen göttlichen Plan –, um so neue Ruten zu eröffnen, die die Ankunft des Evangeliums Christi bis an die äußersten Grenzen der Welt begünstigen sollten. Der hl. Nuno fühlte sich als Werkzeug dieses höheren Planes und als Teil der »militia Christi«, das heißt im Dienst des Zeugnisses, das in der Welt zu geben jeder Christ berufen ist. Bezeichnend waren sein intensives Gebetsleben und absolutes Vertrauen in Gottes Beistand. Obwohl er ein hervorragender Soldat und großer Anführer war, gestattete er es nie, daß diese persönlichen Begabungen gegenüber dem höchsten Wirken den Vorrang hatten, das von Gott stammt. Der hl. Nuno bemühte sich, dem Handeln Gottes in seinem Leben keine Hindernisse entgegenzusetzen und ahmte so die Gottesmutter nach, die er sehr verehrte und der er öffentlich seine Siege zuschrieb. Am Ende seines Lebens zog er sich in den Karmeliterkonvent zurück, zu dessen Errichtung er den Auftrag gegeben hatte. Es freut mich, der ganzen Kirche diese beispielhafte Gestalt zu zeigen, dies insbesondere aufgrund des Gegebenseins eines Lebens aus dem Glauben und dem Gebet in Kontexten, die diesem dem Anschein nach wenig förderlich waren, als Beweis dafür, daß es möglich ist, in jeder Lage, auch als Soldat und im Krieg, die Werte und Prinzipien des christlichen Lebens umzusetzen und zu verwirklichen, vor allem wenn dies im Dienst am Gemeinwohl und zur Ehre Gottes geschieht.

... auf italienisch: Eine besondere Anziehungskraft des in der Eucharistie gegenwärtigen Jesus verspürte von Kindheit an die hl. Geltrude Comensoli. Die Anbetung des eucharistischen Christus wurde zum Hauptziel ihres Lebens, wir könnten fast sagen: zum gewöhnlichen Zustand ihres Daseins. Im Angesicht der Eucharistie nämlich verstand Geltrude ihre Berufung und Sendung in der Kirche: die Berufung, sich vorbehaltlos dem apostolischen und missionarischen Wirken zu widmen, vor allem zugunsten der Jugend. So entstand im Gehorsam gegenüber Papst Leo XIII. ihr Institut, das es sich zur Aufgabe machte, die im eucharistischen Christus »betrachtete Liebe« in »gelebte Liebe« in der Hingabe an den bedürftigen Nächsten umzusetzen. In einer orientierungslosen und oft verwundeten Gesellschaft wie der unsrigen zeigt die hl. Geltrude einer Jugend, die wie in unserer Zeit auf der Suche nach Werten und einem Sinn für das eigene Leben ist, als festen Anhaltspunkt den Gott, der in der Eucharistie zu unserem Wegbegleiter geworden ist. Sie ruft uns in Erinnerung, daß »die Anbetung vor allen Werken der Nächstenliebe den Vorrang haben muß«; denn aus der Liebe zum gestorbenen und auferstandenen Christus, der wahrhaft im eucharistischen Sakrament gegenwärtig ist, entspringt jene evangeliumsgemäße Liebe, die uns dazu drängt, alle Menschen als Brüder und Schwestern zu betrachten.

Eine Zeugin der göttlichen Liebe war auch die hl. Caterina Volpicelli, die sich bemühte, »Christus zu gehören, um all jene zu Christus zu bringen «, denen sie im Neapel des ausgehenden 19. Jahrhunderts begegnete, in einer Zeit der geistlichen und sozialen Krise. Auch ihr Geheimnis war die Eucharistie. Ihren ersten Mitarbeiterinnen legte sie ans Herz, ein intensives geistliches Leben im Gebet und vor allem im lebensnotwendigen Kontakt mit dem eucharistischen Jesus zu pflegen. Dies ist auch heute die Bedingung, um das von ihr begonnene Werk und die Sendung fortzuführen, die sie den »Ancillae Cordis Iesu« (»Mägden vom Herzen Jesu«) hinterlassen hat. Um wahre Erzieherinnen im Glauben zu sein, die es anstreben, den jungen Generationen die Werte der christlichen Kultur zu übermitteln, ist es unerläßlich, wie sie gerne wiederholte, Gott aus den Gefängnissen zu befreien, in die ihn die Menschen verbannt haben. Allein im Herzen Christi nämlich kann die Menschheit ihre »feste Wohnstatt« finden. Die hl. Caterina zeigt ihren geistlichen Töchtern und uns allen den anspruchsvollen Weg der Umkehr, der das Herz an der Wurzel verändert und sich in mit dem Evangelium übereinstimmende Handlungsweisen umsetzt. So ist es möglich, die Grundlagen zu schaffen, um eine Gesellschaft aufzubauen, die offen ist für Gerechtigkeit und Solidarität und dabei das wirtschaftliche und kulturelle Ungleichgewicht überwindet, das in großen Teilen unseres Planeten weiterhin gegeben ist.

Liebe Brüder und Schwestern, danken wir dem Herrn für das Geschenk der Heiligkeit, das heute in der Kirche in einzigartiger Schönheit in Arcangelo Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno de Santa Maria Álvares Pereira, Geltrude Comensoli und Caterina Volpicelli aufstrahlt. Lassen wir uns von ihrem Vorbild anziehen, lassen wir uns von ihren Lehren leiten, damit auch unser Dasein zu einem Lobgesang Gottes werde, auf den Spuren Jesu, den wir gläubig im Geheimnis der Eucharistie anbeten und dem wir großherzig in unserem Nächsten dienen. Die Verwirklichung dieser dem Evangelium gemäßen Sendung erlange uns die Fürsprache Mariens, Königin der Heiligen, und die Fürsprache dieser fünf neuen, lichtvollen Vorbilder an Heiligkeit, die wir heute voll Freude verehren. Amen!

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Der Heilige Stuhl

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MISA DE CANONIZACIÓN DE LOS BEATOS

Arcángel Tadini (1846-1912)

Bernardo Tolomei (1272-1348)



HOMILÍA DEL SANTO PADRE BENEDICTO XVI

Plaza de San Pedro

Domingo 26 de abril de 2009

Queridos hermanos y hermanas:

En este tercer domingo del tiempo pascual, la liturgia pone una vez más en el centro de nuestra atención el misterio de Cristo resucitado. Victorioso sobre el mal y sobre la muerte, el Autor de la vida, que se inmoló como víctima de expiación por nuestros pecados, "no cesa de ofrecerse por nosotros, de interceder por todos; inmolado, ya no vuelve a morir; sacrificado, vive para siempre" (Prefacio pascual,III). Dejemos que nos inunde interiormente el resplandor pascual que irradia este gran misterio y, con el salmo responsorial, imploremos: "Haz brillar sobre nosotros el resplandor de tu rostro".

La luz del rostro de Cristo resucitado resplandece hoy sobre nosotros particularmente a través de los rasgos evangélicos de los cincos beatos que en esta celebración son inscritos en el catálogo de los santos: Arcángel Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno de Santa María Álvares Pereira, Gertrudis Comensoli y Catalina Volpicelli. De buen grado me uno al homenaje que les rinden los peregrinos de varias naciones aquí reunidos, a los que dirijo un cordial saludo. Las diversas vicisitudes humanas y espirituales de estos nuevos santos nos muestran la renovación profunda que realiza en el corazón del hombre el misterio de la resurrección de Cristo; misterio fundamental que orienta y guía toda la historia de la salvación. Por tanto, con razón, la Iglesia nos invita siempre, y de modo especial en este tiempo pascual, a dirigir nuestra mirada a Cristo resucitado, realmente presente en el sacramento de la Eucaristía.

En la página evangélica, san Lucas refiere una de las apariciones de Jesús resucitado (cf. Lc 24, 35-48). Precisamente al inicio del pasaje, el evangelista comenta que los dos discípulos de Emaús, habiendo vuelto de prisa a Jerusalén, contaron a los Once cómo lo habían reconocido "al partir el pan" (Lc 24, 35). Y, mientras estaban contando la extraordinaria experiencia de su encuentro con el Señor, él "se presentó en medio de ellos" (v. 36). A causa de esta repentina aparición, los Apóstoles se atemorizaron y asustaron hasta tal punto que Jesús, para tranquilizarlos y vencer cualquier titubeo y duda, les pidió que lo tocaran —no era una fantasma, sino un hombre de carne y hueso—, y después les pidió algo para comer.

Una vez más, como había sucedido con los dos discípulos de Emaús, Cristo resucitado se manifiesta a los discípulos en la mesa, mientras come con los suyos, ayudándoles a comprender las Escrituras y a releer los acontecimientos de la salvación a la luz de la Pascua. Les dice: "Es necesario que se cumpla todo lo escrito en la ley de Moisés y en los profetas y salmos acerca de mí" (v. 44). Y los invita a mirar al futuro: "En su nombre se predicará la conversión y el perdón de los pecados a todos los pueblos" (v. 47).

Toda comunidad revive esta misma experiencia en la celebración eucarística, especialmente en la dominical. La Eucaristía, lugar privilegiado en el que la Iglesia reconoce "al autor de la vida" (cf. Hch 3, 15), es "la fracción del pan", como se llama en los Hechos de los Apóstoles. En ella, mediante la fe, entramos en comunión con Cristo, que es "sacerdote, víctima y altar" (cf. Prefacio pascual v) y está en medio de nosotros. En torno a él nos reunimos para recordar sus palabras y los acontecimientos contenidos en la Escritura; revivimos su pasión, muerte y resurrección. Al celebrar la Eucaristía, comulgamos a Cristo, víctima de expiación, y de él recibimos perdón y vida.

¿Qué sería de nuestra vida de cristianos sin la Eucaristía? La Eucaristía es la herencia perpetua y viva que nos dejó el Señor en el sacramento de su Cuerpo y su Sangre, en el que debemos reflexionar y profundizar constantemente para que, como afirmó el venerado Papa Pablo VI, pueda "imprimir su inagotable eficacia en todos los días de nuestra vida mortal" (Insegnamenti, V, 1967, p. 779). Los santos a los que hoy veneramos, alimentados con el Pan eucarístico, cumplieron su misión de amor evangélico en los diversos campos en los que actuaron con sus carismas peculiares.
Pasaba largas horas en oración ante la Eucaristía san Arcángel Tadini, quien, teniendo siempre en cuenta en su ministerio pastoral a la persona humana en su totalidad, ayudaba a sus parroquianos a crecer humana y espiritualmente. Este santo sacerdote, este santo párroco, hombre totalmente de Dios, dispuesto en toda circunstancia a dejarse guiar por el Espíritu Santo, al mismo tiempo estaba atento a descubrir las necesidades del momento y a encontrarles remedio. Con este fin puso en marcha muchas iniciativas concretas y valientes, como la organización de la "Sociedad obrera católica de socorro mutuo", la construcción de la hilandería y de la casa de acogida para las obreras, y la fundación, en 1900, de la "congregación de las Religiosas Obreras de la Santa Casa de Nazaret", con la finalidad de evangelizar el mundo del trabajo compartiendo la fatiga, siguiendo el ejemplo de la Sagrada Familia de Nazaret.

¡Qué profética fue la intuición carismática de don Tadini y qué actual sigue siendo su ejemplo también hoy, en una época de grave crisis económica! Él nos recuerda que sólo cultivando una constante y profunda relación con el Señor, especialmente en el sacramento de la Eucaristía, podemos ser capaces de llevar después el fermento del Evangelio a las diversas actividades laborales y a todos los ámbitos de nuestra sociedad.

También en san Bernardo Tolomei, iniciador de un singular movimiento monástico benedictino, destaca el amor a la oración y al trabajo manual. Vivió una existencia eucarística, dedicada totalmente a la contemplación, que se traducía en servicio humilde al prójimo. Por su singular espíritu de humildad y de acogida fraterna, los monjes lo reeligieron abad durante veintisiete años consecutivos, hasta su muerte. Además, para garantizar el futuro de su obra, obtuvo de Clemente VI, el 21 de enero de 1344, la aprobación pontificia de la nueva congregación benedictina, llamada de "Santa María de Monte Oliveto".

Con ocasión de la gran epidemia de peste de 1348, dejó la soledad de Monte Oliveto para ir al monasterio de San Benito en Porta Tufi, en Siena, a fin de asistir a sus monjes contagiados por la enfermedad, y él mismo murió víctima del contagio, como auténtico mártir de la caridad. El ejemplo de este santo nos invita a traducir nuestra fe en una vida dedicada a Dios en la oración y entregada al servicio del prójimo con el impulso de una caridad dispuesta incluso al sacrificio supremo.

"Sabedlo: el Señor hizo milagros en mi favor, y el Señor me escuchará cuando lo invoque" (Sal 4, 4). Estas palabras del Salmo responsorial expresan el secreto de la vida del bienaventurado Nuno de Santa María, héroe y santo de Portugal. Los setenta años de su vida se enmarcan en la segunda mitad del siglo XIV y la primera del siglo XV, cuando esa nación consolidó su independencia de Castilla y se extendió después a los océanos —no sin un designio particular de Dios—, abriendo nuevas rutas para favorecer la llegada del Evangelio de Cristo hasta los confines de la tierra.

San Nuno se sintió instrumento de este designio superior y se enroló en la militia Christi, o sea, en el servicio de testimonio que todo cristiano está llamado a dar en el mundo. Sus características fueron una intensa vida de oración y una confianza absoluta en el auxilio divino. Aunque era un óptimo militar y un gran jefe, nunca permitió que sus dotes personales se sobrepusieran a la acción suprema que venía de Dios.

San Nuno se esforzaba por no poner obstáculos a la acción de Dios en su vida, imitando a la Virgen, de la que era muy devoto y a la que atribuía públicamente sus victorias. En el ocaso de su vida, se retiró al convento del Carmen, que él mismo había mandado construir. Me siento feliz de señalar a toda la Iglesia esta figura ejemplar, especialmente por una vida de fe y de oración en contextos aparentemente poco favorables a ella, lo cual prueba que en cualquier situación, incluso de carácter militar y bélico, es posible actuar y realizar los valores y los principios de la vida cristiana, sobre todo si esta se pone al servicio del bien común y de la gloria de Dios.

Santa Gertrudis Comensoli sintió desde la niñez una atracción particular por Jesús presente en la Eucaristía. Adorar a Cristo Eucaristía se convirtió en el fin principal de su vida; casi podríamos decir que fue la condición habitual de su existencia. Ante la Eucaristía santa Gertrudis comprendió su vocación y su misión en la Iglesia: dedicarse sin reservas a la acción apostólica y misionera, especialmente en favor de la juventud. Así, nació, por obediencia al Papa León XIII, su instituto, para traducir la "caridad contemplada" en Cristo Eucaristía en "caridad vivida" dedicándose al prójimo necesitado.

En una sociedad desorientada y a menudo herida, como la nuestra, a una juventud como la de nuestros tiempos, que busca valores y un sentido para su existencia, santa Gertrudis indica como punto firme de referencia al Dios que en la Eucaristía se ha hecho nuestro compañero de viaje. Nos recuerda que "la adoración debe prevalecer sobre todas las obras de caridad", porque del amor a Cristo muerto y resucitado, realmente presente en el sacramento de la Eucaristía, brota la caridad evangélica que nos impulsa a considerar hermanos a todos los hombres.

También fue testigo del amor divino Catalina Volpicelli, que se esforzó por "ser de Cristo, para llevar a Cristo" a cuantos encontró en Nápoles a fines del siglo XIX, en un tiempo de crisis espiritual y social. También para ella el secreto fue la Eucaristía. A sus primeras colaboradoras les recomendaba cultivar una intensa vida espiritual en la oración y, sobre todo, el contacto vital con Jesús Eucaristía. Esta es también hoy la condición para proseguir la obra y la misión que inició y dejó como legado a las "Esclavas del Sagrado Corazón".

Para ser auténticas educadoras en la fe, deseosas de transmitir a las nuevas generaciones los valores de la cultura cristiana —solía repetir—, es indispensable liberar a Dios de las prisiones en las que lo han confinado los hombres. Sólo en el Corazón de Cristo la humanidad puede encontrar su "morada estable". Santa Catalina muestra a sus hijas espirituales, y a todos nosotros, el camino exigente de una conversión que cambie radicalmente el corazón y se traduzca en acciones coherentes con el Evangelio. Así es posible poner las bases para construir una sociedad abierta a la justicia y a la solidaridad, superando el desequilibrio económico y cultural que sigue existiendo en gran parte de nuestro planeta.

Queridos hermanos y hermanas, demos gracias al Señor por el don de la santidad, que hoy resplandece en la Iglesia con singular belleza en Arcángel Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno de Santa María Álvares Pereira, Gertrudis Comensoli y Catalina Volpicelli. Dejémonos atraer por sus ejemplos, dejémonos guiar por sus enseñanzas, para que también nuestra existencia se convierta en un canto de alabanza a Dios, a ejemplo de Jesús, adorado con fe en el misterio eucarístico y servido con generosidad en nuestro prójimo. Que nos obtenga cumplir esta misión evangélica la intercesión materna de María, Reina de los santos, y de estos nuevos cinco luminosos ejemplos de santidad, que hoy veneramos con alegría. Amén.

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La Santa Sede

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CAPELA PAPAL
PARA A CANONIZAÇÃO DOS BEATOS

Arcangelo Tadini (1846-1912)

Bernardo Tolomei (1272-1348)

Nuno de Santa Maria Alvares Pereira (1360-1431)

Geltrude Comensoli (1847-1903)

Caterina Volpicelli (1839-1894)

HOMILIA DO PAPA BENTO XVI

Praça de São Pedro

Domingo, 26 de Abril de 2009

Queridos irmãos e irmãs!

Neste terceiro domingo do tempo pascal, a liturgia traz mais uma vez ao centro da nossa atenção o mistério de Cristo ressuscitado. Vitorioso sobre o mal e sobre a morte, o Autor da vida, que se imolou como vítima de expiação pelos nossos pecados, "continua a oferecer-se por nós e intercede como nosso advogado; sacrificado na cruz não volta a morrer e vive imortal com os sinais da paixão" (cf. Prefácio pascal, 3). Deixemo-nos inundar interiormente pelo esplendor pascal que promana deste grande mistério, e como Salmo responsorial rezemos: "Resplandeça sobre nós, ó Senhor, a luz do teu rosto".

A luz do rosto de Cristo ressuscitado resplandece sobre nós particularmente através das características evangélicas dos cinco Beatos que nesta celebração são inscritos no álbum dos Santos: Arcangelo Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno de Santa Maria Álvares Pereira, Geltrude Comensoli e Caterina Volpicelli. Uno-me de bom grado à homenagem que lhes prestam os peregrinos de várias nações, aqui reunidos, aos quais dirijo com grande afecto uma cordial saudação. As diversas vicissitudes humanas e espirituais destes novos Santos mostram a renovação profunda que o mistério da ressurreição de Cristo realiza no coração do homem; mistério fundamental que orienta e guia toda a história da salvação. Justamente portanto a Igreja nos convida sempre, e ainda mais neste tempo pascal, a dirigir os nossos olhares para Cristo ressuscitado, realmente presente no Sacramento da Eucaristia.

Na página evangélica, São Lucas narra uma das aparições de Jesus ressuscitado (24, 35-48). Precisamente no início do trecho, o evangelista escreve que os dois discípulos de Emaús, regressando à pressa a Jerusalém, contaram aos Onze como o tinham reconhecido "ao partir do pão" (v. 35). E enquanto eles estavam a narrar a extraordinária experiência do seu encontro com o Senhor, Ele "esteve pessoalmente no meio deles" (v. 36). Por causa desta sua improvisa aparição os Apóstolos permaneceram amedrontados e assustados, a ponto que Jesus, para os tranquilizar e vencer qualquer hesitação e dúvida, disse-lhes que lhe tocassem não era um fantasma, – mas um homem de carne e osso – e em seguida pediu de comer. Mais uma vez, como tinha acontecido com os dois de Emaús, é enquanto está à mesa e come com os seus, que Cristo ressuscitado se manifesta aos discípulos, ajudando-os a compreender as Escrituras e a reler os acontecimentos da salvação à luz da Páscoa. "É preciso que se cumpram – diz ele – todas as coisas escritas sobre mim na Lei de Moisés, nos Profetas e nos Salmos" (v. 44). E convida-os a olhar para o futuro: "em seu nome serão pregados a todos os povos a conversão e o perdão dos pecados" (v. 47).

Cada comunidade revive esta mesma experiência na celebração eucarística, sobretudo na dominical. A Eucaristia, o lugar privilegiado no qual a Igreja reconhece "o autor da vida" (cf. Act 3, 15), é "a fracção do pão", como é chamada nos Actos dos Apóstolos. Nela, mediante a fé, entramos em comunhão com Cristo, que é "altar, vítima e sacerdote" (cf. Prefácio pascal, 5) e está no meio de nós. Reunimo-nos em volta d'Ele para fazer memória das suas palavras e dos acontecimentos contidos na Escritura; revivemos a sua paixão, morte e ressurreição. Celebrando a Eucaristia comunicamos com Cristo, vítima de expiação, e d'Ele obtemos perdão e vida. O que seria a nossa vida de cristãos sem a Eucaristia? A Eucaristia é a herança perpétua e viva que o Senhor nos deixou no Sacramento do seu Corpo e do seu Sangue, que devemos constantemente reconsiderar e aprofundar para que, como afirmava o venerado Papa Paulo VI, possa "imprimir a sua inexaurível eficácia sobre todos os dias da nossa vida mortal" (Insegnamenti, v [1967], p. 779). Alimentados pelo Pão eucarístico, os santos que hoje veneramos, cumpriram a sua missão de amor evangélico nos diversos campos, nos quais empregaram os seus peculiares carismas.

Transcorria longas horas em oração diante da Eucaristia o Santo Arcangelo Tadini, o qual, tendo sempre como finalidade no seu ministério pastoral a pessoa humana na sua totalidade, ajudava os seus paroquianos a crescer humana e espiritualmente. Este santo sacerdote, este santo pároco, homem totalmente de Deus, pronto em todas as circunstâncias a deixar-se guiar pelo Espírito Santo, estava ao mesmo tempo disponível para acolher as urgências do momento e para lhes encontrar a solução. Por isso, assumiu muitas iniciativas concretas e corajosas, como a organização da "Sociedade Operária Católica de Mútuo Socorro", a construção da fiação e do internato para as operárias e a fundação, em 1900, da "Congregação das Irmãs Operárias da Santa Casa de Nazaré", com a finalidade de evangelizar o mundo do trabalho através da partilha da fadiga, a exemplo da Sagrada Família de Nazaré. Como foi profética a intuição carismática do Pe. Tadini e como permanece actual o seu exemplo também hoje, numa época de grave crise económica! Ele recorda-nos que só cultivando uma relação constante e profunda com o Senhor, especialmente no Sacramento da Eucaristia, podemos ser depois capazes de levar o fermento do Evangelho às várias actividades laborativas e em todos os âmbitos da nossa sociedade.

Também em São Bernardo Tolomei, iniciador de um singular movimento monástico beneditino, sobressai o amor pela oração e pelo trabalho manual. A sua existência foi eucarística, toda dedicada à contemplação, que se traduzia em serviço humilde ao próximo. Devido ao seu singular espírito de humildade e de acolhimento fraterno, os monges reelegeram-no abade por vinte e sete anos consecutivos, até à morte. Além, disso, para garantir o futuro da sua obra, obteve de Clemente VI, a 21 de Janeiro de 1344, a aprovação pontifícia da nova Congregação beneditina, chamada "Santa Maria de Monte Oliveto". Por ocasião da grande peste de 1348, deixou a solidão de Monte Oliveto para ir ao mosteiro de São Bento em Porta Tufi, em Sena, a fim de assistir os seus monges atingidos pelo mal, e morreu ele mesmo vítima da doença como autêntico mártir da caridade. Do exemplo deste Santo chega até nós o convite para traduzir a nossa fé numa vida dedicada a Deus na oração e ao serviço do próximo sob o estímulo de uma caridade pronta também para o sacrifício supremo.

"Sabei que o Senhor me fez maravilhas. Ele me ouve, quando eu o chamo" (Sl 4, 4). Estas palavras do Salmo Responsorial exprimem o segredo da vida do bem-aventurado Nuno de Santa Maria, herói e santo de Portugal. Os setenta anos da sua vida situam-se na segunda metade do século XIV e primeira do século XV, que viram aquela nação consolidar a sua independência de Castela e estender-se depois pelos Oceanos – não sem um desígnio particular de Deus – abrindo novas rotas que haviam de propiciar a chegada do Evangelho de Cristo até aos confins da terra. São Nuno sente-se instrumento deste desígnio superior e alistado na militia Christi, ou seja, no serviço de testemunho que cada cristão é chamado a dar no mundo. Características dele são uma intensa vida de oração e absoluta confiança no auxílio divino. Embora fosse um óptimo militar e um grande chefe, nunca deixou os dotes pessoais sobreporem-se à acção suprema que vem de Deus. São Nuno esforçava-se por não pôr obstáculos à acção de Deus na sua vida, imitando Nossa Senhora, de Quem era devotíssimo e a Quem atribuía publicamente as suas vitórias. No ocaso da sua vida, retirou-se para o Convento do Carmo por ele mandado construir. Sinto-me feliz por apontar à Igreja inteira esta figura exemplar nomeadamente pela presença duma vida de fé e oração em contextos aparentemente pouco favoráveis à mesma, sendo a prova de que em qualquer situação, mesmo de carácter militar e bélico, é possível actuar e realizar os valores e princípios da vida cristã, sobretudo se esta é colocada ao serviço do bem comum e da glória de Deus.

Uma particular atracção por Jesus presente na Eucaristia sentiu desde menina Santa Geltrude Comensoli. A adoração de Cristo eucarístico tornou-se a finalidade principal da sua vida, poderíamos quase dizer a condição habitual da sua existência. De facto, foi diante da Eucaristia que Santa Geltrude compreendeu a sua vocação e missão na Igreja: a de se dedicar sem reservas à acção apostólica e missionária, sobretudo a favor da juventude. Nasceu assim, em obediência ao Papa Leão XIII, o seu Instituto que se propunha transformar a "caridade contemplada" no Cristo eucarístico, em "caridade vivida" na dedicação ao próximo necessitado. Numa sociedade desorientada e muitas vezes ferida, como a nossa, a uma juventude, como a dos nossos tempos, em busca de valores e de um sentido para a própria existência, Santa Geltrude indica como firme ponto de referência o Deus que na Eucaristia se fez nosso companheiro de viagem. Recorda-nos que "a adoração deve prevalecer acima de todas as obras de caridade" porque é do amor a Cristo morto e ressuscitado, realmente presente no Sacramento eucarístico, que brota aquela caridade evangélica que nos impele a considerar todos os homens nossos irmãos.

Testemunha do amor divino foi também Santa Caterina Volpicelli, que se esforçou por "ser de Cristo, para conduzir a Cristo" quantos teve a ventura de encontrar na Nápoles nos finais do séc. XIX, num tempo de crise espiritual e social. Também para ela o segredo foi a Eucaristia. Recomendava às suas primeiras colaboradoras que cultivassem uma intensa vida espiritual na oração e, sobretudo, o contacto vital com Jesus eucarístico. Esta é também hoje a condição para prosseguir a obra e a missão por ela iniciada e deixada em herança às "Servas do Sagrado Coração". Para ser autênticas educadoras da fé, desejosas de transmitir às novas gerações os valores da cultura cristã, é indispensável, como gostava de repetir, libertar Deus das prisões nas quais os homens o colocaram. De facto, só no Coração de Cristo a humanidade pode encontrar a sua "morada permanente". Santa Caterina mostra às suas filhas espirituais e a todos nós, o caminho exigente de uma conversão que mude radicalmente o coração, e se transforme em acções coerentes com o Evangelho. Assim é possível lançar as bases para construir uma sociedade aberta à justiça e à solidariedade, superando aquele desequilíbrio económico e cultural que continua a subsistir em grande parte do nosso planeta.

Amados irmãos e irmãs, demos graças ao Senhor pelo dom da santidade, que hoje resplandece na Igreja com singular beleza em Arcangelo Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno de Santa Maria Álvares Pereira, Geltrude Comensoli e Caterina Volpicelli. Deixemo-nos atrair pelos seus exemplos, deixemo-nos guiar pelos seus ensinamentos, a fim de que também a nossa existência se torne um cântico de louvor a Deus, nas pegadas de Jesus, adorado com fé no mistério eucarístico e servido com generosidade no nosso próximo. Que nos obtenha a realização desta missão evangélica a materna intercessão de Maria, Rainha dos Santos, e destes novos cinco luminosos exemplos de santidade, que hoje com alegria veneramos. Amém!

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SOURCE : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/pt/homilies/2009/documents/hf_ben-xvi_hom_20090426_canonizzazioni.html