samedi 31 décembre 2016

Sainte COLOMBE de SENS, vierge et martyre

Giovanni Baronzio, Scènes de la vie de Sainte Colombe : Colombe devant l’Empereur, 1340, tempera sur bois, 55 x 55, Pinacoteca di Brera


Sainte Colombe

Vierge et martyre à Sens (+ 274)

Une jeune fille espagnole venue dans la région de Sens en Bourgogne, qui mourut pour sa foi et dont la vie est toute résumée par ce don d'elle-même au Christ. Elle fut très honorée au Moyen Age à Paris. 

"Jeune fille originaire d’Espagne qui quitta son pays à cause des persécutions. Elle s’établit à Sens, où existait une forte et fervente communauté chrétienne à laquelle elle se joignit. Alors qu’elle était encore très jeune, elle résista courageusement aux autorités romaines qui voulaient la faire renoncer à sa foi, et subit le martyre à la sortie de Sens* (lieu dit: Fontaine d’Azon). Les chrétiens construisirent une église sur son tombeau et un monastère s’y établit.

Aujourd’hui un pèlerinage a lieu tous les ans au mois de juillet dans l’église qui se trouve sur son tombeau, à Saint-Denis-les-Sens. C’est là que se trouve sa statue." (source: diocèse de Sens-Auxerre)

"Née en Espagne de famille royale et de parents païens, Colombe consacre sa vie à Jésus Christ. Avec quelques fidèles, elle prend le chemin de la Gaule. Après avoir reçu le baptême à Vienne (en Dauphiné), elle se rend au pays de Sens où la religion est très florissante. Modèle de pureté et de courage, elle subit le martyre le 31 décembre 274, pour affirmer sa foi et conserver sa virginité. Dès le VIIe siècle, un monastère est fondé sur son tombeau." (source: Saint-Denis-lès-Sens)

* Un internaute nous écrit: Sainte Colombe subit le martyre à Saint-Clément - 89100. Au lieu de son supplice existent un calvaire et une source et des processions y sont toujours organisées.

À Sens, sainte Colombe, vierge et martyre.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/336/Sainte-Colombe.html

Giovanni Baronzio (–1362), Sainte-Colombe protégée par un ours de Barusas et des soldats, circa 1340, Pinacoteca di Brera


Sainte Colombe (+274)

Jeune chrétienne de 16 ans résidant dans la ville de Sens (Yonne), certains auteurs lui attribuent des origines espagnoles. Elle est condamnée par Aurélien à être violée dans l’amphithéâtre de la ville. Lorsque se présente l’homme chargé d’appliquer la sentence, une ourse surgit soudain dans l’arène et se jette sur lui pour l’immobiliser. Colombe lui assure qu’il sera laissé libre à la condition qu’il se convertisse, ce à quoi il consent. La bête relâche aussitôt son étreinte pour le libérer. Dans une nouvelle tentative, Colombe et l’ourse sont condamnées à périr dans les flammes, mais à ce moment se produit une averse qui éteint le brasier. Colombe est finalement conduite à l’extérieur de la ville afin d’y être décapitée.

SOURCE : http://www.peintre-icones.fr/PAGES/CALENDRIER/Decembre/31.html



Sainte Colombe

Troisième siècle

Colombe nait au pays d’Aragon, en Espagne, au sein d'une famille royale et païenne.

A seize ans elle quitte sa famille, à la recherche sans doute d'un idéal, loin du luxe et du paganisme de son enfance. Une petite troupe de fidèles la suit sur les routes.

C'est à Vienne, en Dauphiné, qu'elle découvre le christianisme et reçoit le baptême. Elle poursuit sa route et atteint Sens, où existait une forte et fervente communauté chrétienne à laquelle elle se joint avec ses compagnons.

Peu de temps après, en 274, arrive à Sens l'empereur Aurélien, ennemi déclaré des chrétiens. Colombe et sa suite sont alors dénoncés et traduits devant un tribunal romain.

Tandis que ses proches sont suppliciés et mis à mort, Colombe comparaît devant Aurélien qui la somme de renier son dieu. Elle résiste courageusement et est enfermée dans un sombre cachot, couverte de chaines. C'est alors qu'une ourse apparaît dans sa prison et la protège. L'empereur ordonne de mettre le feu, mais une pluie soudaine éteint les flammes.

Aurélien, fou de colère et de haine, la presse de révéler le secret de ces prodiges. Colombe répond qu'ils sont la manifestation de la bonté et de la puissance de son dieu.

C'est est trop et l'empereur commande de la mettre à mort. Elle est conduite en dehors de la ville de Sens, au lieu dit Fontaine d’Azon, et elle subit le martyre de la décapitation le 31 décembre 274. Son corps est abandonné aux bêtes sauvages, mais les miracles ne tardent pas à fleurir. Un romain se fait conduire sur les lieux du martyre. Etant aveugle, il se frotte les yeux avec le sang de la vierge et recouvre aussitôt la vue. En gage de reconnaissance, il fait ensevelir Colombe et fait élever un sanctuaire.

En 620, Clotaire II, roi de France, fonde en son honneur une abbaye à Saint-Denis-lès-Sens qui a traversé les siècles, non sans vicissitudes. Nombreux sont ceux qui se sont recueillis sur les reliques de la sainte, tels le pape Alexandre III ou l'évêque de Cantorbéry Thomas Becket.

Source : Les Saints de chez nous, abbé Th. Durant, Auxerre, 1941

Aujourd’hui un pèlerinage a lieu tous les ans au mois de juillet dans l’église qui se trouve sur son tombeau, à Saint-Denis-les-Sens. C’est là que se trouve sa statue, accompagnée de l'ourse.

SOURCE : https://www.yonne.catholique.fr/diocese/carte-didentite-du-diocese/histoire-du-diocese/personnages/sainte-colombe

Reliquaire principal de sainte Colombe de Sensdans la crypte de la nouvelle chapelle construite dans l'ancienne abbaye.Abbaye Sainte-Colombe de Saint-Denis-lès-Sens


Sainte-Colombe

Colombe nait vers 255 dans une famille noble de la région de Saragosse. A seize ans la jeune fille doit quitter son pays à cause des persécutions. L’Espagne est déjà sous le joug des Romains, et il n'est pas facile d'être chrétien au grand jour. Arrivée en Gaule, elle se fait baptiser à Vienne en Dauphiné, et poursuit son chemin jusqu'à Sens.

L'année 274 sera particulièrement cruelle pour les chrétiens. L'empereur Aurélien franchit les Alpes. C'est un tyran sanguinaire, adorateur du soleil, comme l'était avant lui Akhenaton en Égypte plusieurs siècles auparavant. Il pénètre à Sens le 8 des calendes de janvier 274 (1) alerté par le grand nombre de chrétiens qui s'y trouvait. Il ne tolère pas la religion chrétienne et fait exécuter tout ceux qui lui sont signalés. A l'époque le paganisme est roi et on dénombre plusieurs centaines de divinités régulièrement invoquées en Gaule (2).

Colombe et ses amis sont arrêtés et enfermés. Ils sont soumis à de nombreux interrogatoires, mais aucun ne reniera la religion chrétienne. Emmenés aux arènes pour y être mis à mort, elle sera la seule épargnée par Aurélien. L'empereur lui propose le mariage avec son propre fils, si elle renie sa foi. Elle refuse l'offre (3).

Elle est aussitôt enfermée dans les arènes de Sens. Colombe subit alors les avances de Barusas, un jeune mécréant de passage. Mais un ours échappé d'une cellule de l'amphithéâtre, s'interposa pour la défendre. L'empereur impressionné, ordonne alors de mettre le feu à la prison afin de faire périr Colombe et la bête. Une pluie torrentielle s'abat sur la ville et éteint l'incendie.

Colombe est emmenée à la Fontaine d'Azon pour y être exécutée le 31 décembre 274.. Les romains repartent en laissant le corps sur place. Pierre Glaizal (4) raconte : « un bœuf découvre le corps de la jeune fille décapitée sur ordre d'Aurélien et abandonné en plein champ. L'animal reste penché vers le sol, des cierges allumés sur ses deux cornes. Le propriétaire du champ, Aubertus, ayant touché le corps de la martyre eut ses mains couvertes de sang, les porta à ses yeux et recouvra la vue ».

Coïncidence de nom ou pas ? Aubertus est un général romain. C'est le premier de la liste des bienfaiteurs de la première église de Sainte-Colombe. Son nom figure sur une plaque murale dans la crypte en CCLXXIV (274).

Au VIIe siècle, Clotaire II, roi des Francs, fera construire une abbaye à l'endroit de son tombeau, non loin du lieux du martyre. Elle sera démolie à la révolution, puis reconstruite au XIXe siècle

Sainte-Colombe est fêtée le 31 décembre. Jusqu'à nos jours un pèlerinage a lieu chaque année. Pour des raison pratique, il a lieu au début juillet.

Aujourd'hui L’abbaye de Sainte-Colombe-les-Sens est un lieu dit de la commune de Saint-Denis-les Sens - 89100

Sources

(1) Abbé BRULLEE, Histoire de l'Abbaye Royale de Sainte-Colombe-lez-Sens précédée de la Vie de Sainte Colombe, vierge et martyre du pays Sénonais, Librairie archéologique Victor Didron, 1852

(2) Émile MALE, La Fin du paganisme en Gaule; et les plus anciennes basiliques chrétiennes, édition Flammarion, 1950

(3) Théodore TARBE, Recherches historiques et anecdotiques sur la ville de Sens, Imprimerie Tarbé, 1838
 
(4) Pierre GLAIZAL, « Trouvailles au fil des lignes », Bulletin de la Société de Mythologie Française, n°242 de mars 2011. Lui-même fait référence à une étude de Gilles PLATRET qui s'était intéressé au document « Vita Sanctae Colombae » issu de la chronique sénonaise de Pierre BARETEAU 1520, manuscrit latin 1176 feuillet 40 de la bibliothèque de Metz.

(5) Paul ALLARD, Histoire des persécutions, Librairie Victor Lecoffre à Paris, 1885

SOURCE : https://agendicum.over-blog.com/article-sainte-colombe-75576943.html

Reliquaire secondaire (de procession) de sainte Colombe de Sens contenant un os


Sainte Colombe

Vierge et martyre

(† 279)

Sainte Colombe, née en Espagne, de parents idolâtres qui la persécutaient, vint chercher un refuge dans les Gaules pour y embrasser le Christianisme. Ce fut à Vienne, en Dauphiné, qu’elle reçut le baptême là on voit encore dans l’église des bénédictines, une chapelle qui porte cette inscription: Baptisterium Sanctæ Columbæ. Si partant des Pyrénées pour se rendre à Sens, par Vienne, on suit les voies romaines, on y trouvera un grand nombre de localités du nom de Sainte-Colombe, par lesquelles la sainte a dû passer et où sa mémoire est en grande vénération.

Le martyre de la jeune chrétienne, qui eut lieu vers l’an 279, eut un grand retentissement; sa jeunesse, son origine, les circonstances merveilleuses qui accompagnèrent son triomphe étaient bien propres à exciter l’admiration des hommes. Colombe eut la tête tranchée sur le bord d’une source aujourd’hui célèbre, qu’on appelle Fontaine d’Azon. Elle est située entre les villages de Saint-Clément et de Saint-Denis, au diocèse de Sens.

Avant de terminer ce cycle festival, il est bon de dire un mot sur un usage dont nous avons cité de nombreux exemples. Déjà nous avons vu les fontaines de sainte Geneviève, de sainte Solange, de sainte Godelieve, de sainte Clotilde, de sainte Reine, etc.; mais si l’on parcourait la vie des saints et les coutumes religieuses particulières à chaque province, on ne tarderait pas à être frappé de cette multitude de sources et de fontaines placées sous la garde du saint patron de l’endroit, et auxquelles les populations attribuent des propriétés remarquables.

Dès la plus haute antiquité, nous remarquons ce privilège qu’ont eu certaines fontaines d’attirer la vénération des peuples. «Le culte de l’eau, dit Saint-Grégoire de Tours, était une partie essentielle de la religion des Celtes. Ce culte de l’eau subsista dans les Gaules longtemps même après que le christianisme y eut été établi.» On comprend, en effet, que ces eaux possédant pour la plupart des qualités bienfaisantes, l’Église dut prendre le sage parti de faire tourner à la gloire de Dieu, les pratiques mêmes de l’idolâtrie, en plaçant ces fontaines sous la protection d’un Saint. Il est incontestable que ces glorieux patrons se sont plu à témoigner que ce culte leur était agréable par les guérisons extraordinaires qui s’y sont maintes fois opérées.

C’est à la vierge Marie que le plus grand nombre de ces fontaines est consacré. Autrefois, on croyait que les anges chantaient eux-mêmes au bord des sources que sanctifiait l’image de leur Reine. Pour en revenir à la Fontaine d'Azon, nous voyons en 620, Clotaire élever en cet endroit le royal monastère de Sainte-Colombe-lez-Sens.

Au XIe siècle, On y éleva une superbe église qui reçut la consécration de la main du pape Alexandre II. Aujourd’hui encore, de nombreux pèlerins de la Bourgogne et de la Champagne accourent sur cette terre bénie, mais désolée; car le fanatisme protestant et le marteau révolutionnaire y ont fait de tristes ravages.

Déjà, au XVIIe siècle, la critique gallicane, «semblable, dit l’abbé Darras, au glaive du soldat romain, avait prétendu effacer le nom de sainte Colombe du souvenir des populations chrétiennes. Mais, grâce à Dieu, la reconnaissance publique a protesté contre le vandalisme d’une prétendue science, et le culte de sainte Colombe a survécu aux attaques des modernes dénicheurs de Saints.»

Une partie des reliques de sainte Colombe a été retrouvée, et leur translation a eu lieu le 31 août 1853, avec une pompe et une magnificence extraordinaires.

Elles furent portées au monastère d’où elles avaient été autrefois arrachées, et Mgr l'archevêque de Sens bénit la première pierre de l’église qui illustre aujourd’hui le tombeau de la patronne du pays Sénonais.

L’abbé V. G. Berthodmieu, Fêtes et dévotions populaires, Paris, Victor Sarlit, 1873

SOURCE : https://sanctoral.com/fr/saints/sainte_colombe.html



Sainte Colombe

Vierge et martyre à Sens (+ vers 273).

Fête le 31 décembre.

D’origine espagnole, la sainte martyre dont nous allons résumer la vie d’après des Actes rédigés au viiie siècle ne doit pas être confondue avec une autre Sainte du même nom, également vierge et martyre, très honorée à Cordoue en particulier et qui mourut en 853, c’est-à-dire près de six siècles plus tard. Le récit de la passion de la martyre sénonaise ne nous est pas parvenu dans son intégrité, ni surtout dans son texte primitif, qui offrait dans ses données plus d’exactitude. A la version ancienne se sont ajoutés des épisodes qui paraissent inspirés d’autres passions de martyrs. Ici encore nous rapportons la tradition, mais sans pouvoir affirmer la vérité historique de chacun des détails.

Sainte Colombe à l’école du Saint-Esprit.

Colombe naquit au me siècle, sous le ciel de l’Espagne, d’une famille noble, mais païenne. Néanmoins, le Saint-Esprit se choisit l’enfant comme une épouse de prédilection.

Dès sa naissance il la remplit de ses lumières et de son amour. Par un instinct divin, Colombe, encore au berceau, connut la vanité des idoles. Quand on voulait les lui faire adorer, elle manifestait sa répugnance par de tels cris et de tels gémissements qu’on n’osait point la contraindre. « C’est un caprice qui passera avec le temps », disait-on, et on le lui pardonnait volontiers.

Cependant, l’horreur que la jeune vierge ressentait pour les idoles croissait en elle avec l’âge. Elle fit même partager ses sentiments aux compagnons de ses jeux : Augustin, Sanctien, Béate, qui devaient être tous placés sur les autels et vénérés par l’Eglise de Sens à la date du 7 septembre.

Un jour, ils apprirent que le culte du vrai Dieu croissait dans les Gaules, au milieu de sanglantes persécutions. Pressés par la grâce, ils s’enfuirent secrètement, laissant pour jamais leurs richesses, leurs patrie, leurs parents.

Deux soifs apaisées.

Au cours de ce long voyage, pressés par la soif, ils s’étaient arrêtés à bout de forces. Colombe, à genoux, adresse une prière au Maître de la terre et des eaux. Elle ne s’était pas encore relevée qu’une source limpide jaillissait à ses pieds.

Mais les pieux voyageurs réclamaient avec plus d’avidité encore les eaux vives qui jaillissent jusqu’à la vie éternelle. Ce fut à Vienne, en Dauphiné, qu’ils purent s’y désaltérer. Ils furent donc instruits des mystères de la foi, puis baptisés, devenant ainsi les enfants du Christ et de l’Eglise.

Comment on se sanctifie et comment on devient apôtre.

Les néophytes, pour mieux comprendre la vérité sacrée, assujettissaient leurs corps par les jeûnes et les disciplines. Leurs âmes, délivrées par là du joug et des obscurités de la chair, persévéraient dans la contemplation bien avant dans la nuit. Aussi, leurs prières et leurs exemples avaient-ils affermi la chrétienté viennoise, lorsque Dieu les appela à d’autres travaux.

Colombe, toujours de plus en plus éprise de la vérité, apprit qu’elle s’était développée davantage dans la région sénonaise, et elle y entraîna ses compagnons.

A Sens, les jeunes voyageurs furent encore l’édification des fidèles. Ils s’adonnaient jour et nuit à la pénitence et à l’oraison. Ils allaient par des pèlerinages demander la vertu sur les tombeaux des martyrs.

La couronne du martyre est refusée à sainte Colombe.

A cette époque, l’empereur Aurélien visitait les Gaules et il s’arrêta à Sens. Pour mériter ses faveurs, les magistrats lui dénoncèrent Colombe et les siens comme les plus ardents prosélytes du christianisme. Le tyran manda les audacieux à sa barre et les condamna tous au dernier supplice. Cependant, par égard pour sa naissance et sa noblesse, il voulut sauver Colombe. Conduite avec ses compagnons hors des murs de la ville, la vierge les vit tous mourir, la joie sur le front, l’espérance au cœur, mais quand elle allait présenter à son tour sa tête aux bourreaux, elle fut enchaînée et conduite dans un cachot situé, d’après la tradition, à l’emplacement de l’église Sainte-Colombe-la-Petite, à l’angle de la Grande-Rue et de la rue de l’Ecrivain.

Ainsi la couronne du martyre lui échappait, quand elle croyait déjà la sentir sur son front ; à cette pensée des torrents de larmes s’échappaient des yeux de la jeune fille. Aurélien crut celle-ci ébranlée dans sa foi, et il se persuada qu’un peu de colère suffirait pour la vaincre. Il fit donc reparaître la vierge devant lui.

Sainte Colombe comparaît devant l’empereur.

Le dialogue qui s’engage entre le tyran et la jeune chrétienne ressemble à plusieurs autres qui se lisent dans les Actes des Martyrs. C’est toujours, d’un côté, le ton d’abord insinuant auquel va succéder la violence ; de l’autre côté, la fermeté, à la fois douce et inébranlable, résistant avec sérénité autant aux flatteries qu’aux menaces.

– Quel est ton nom ? dit l’empereur en jetant à Colombe un regard irrité.

Et celle-ci de répondre avec calme :

– Je m’appelle Colombe. Ta colère ne m’effraye pas, car l’amour du Christ me fortifie.

– Cet amour pour le Christ est ta condamnation, reprit Aurélien. Mais pourquoi te laisser abuser par de fausses croyances ?

– C’est votre religion qui est menteuse, tandis que ma foi repose sur la vérité. J’adore un seul Dieu qui nous a créés à son image. J’adore et je confesse Jésus-Christ, Fils éternel du Père, qui s’est fait homme pour nous sauver…

– Et c’est ainsi que tu respectes nos décrets, qui ordonnent de n’adorer que les dieux de l’empire ?

– Ces dieux sont l’ouvrage de vos mains. Ils périront et leurs adorateurs avec eux. Brûlez ces vains simulacres, inventions du démon, qui, par ce culte insensé, veut s’attacher vos cœurs. Pour moi, je rends tout honneur et toute gloire au Dieu de vérité, à Jésus-Christ, qui donne la vie éternelle.

– Mais, malheureuse enfant ! préférerez-vous ces illusions aux douces joies que peuvent vous procurer votre jeunesse et votre illustre naissance ? Devenez fidèle à nos dieux, et vous verrez les plus hauts dignitaires de ma cour se disputer votre main.

La vierge prudente ne voulut pas écouter davantage le serpent séducteur.

– Les exemples de mon Jésus m’apprennent à mépriser vos offres dangereuses, dit-elle à l’empereur. Pourrais-je quitter un époux divin pour en prendre un mortel ? Non, je ne serai pas assez folle pour échanger les joies de l’éternité contre un plaisir d’un jour. Vous qui voulez me séduire, vous souffrirez sans fin avec Satan, votre maître, si, avant de mourir, vous ne savez pas rendre témoignage à la vérité.

– Voilà trop de paroles ! Sacrifie aux dieux où je te fais déshonorer et périr dans les flammes.

– Dieu est bon et puissant ; il m’accordera d’aller, vierge encore, au martyre.

Un rire ironique accueillit ces paroles, et Colombe fut sur-le-champ enfermée dans une des cages de l’amphithéâtre. Ce lieu de spectacle, de forme elliptique, se trouvait à l’endroit appelé depuis « le Clos des Arènes ».

Un ours sert Dieu contre les impies.

Aurélien, cependant, avait abandonné la captive aux violences d’un jeune débauché. Colombe était en prière quand celui-ci entra dans la prison. La vierge l’arrêta d’un seul de ses regards, où brillait encore un rayon de la grandeur et de la majesté divines puisées dans l’oraison.

Revenu de sa stupeur, le coupable s’avance, mais Colombe se rejette en arrière en invoquant le nom de Jésus. Aussitôt, un ours apparaît entre la victime et son persécuteur ; l’animal terrasse ce dernier et lève son regard vers la prisonnière, comme pour la prier de fixer le sort de son bourreau.

– Au nom de celui qui t’a envoyé pour sauver ma virginité, lui dit la servante du Christ, épargne un instant ce coupable.

Puis, s’adressant au jeune homme :

– Comprenez la puissance et la bonté de Jésus-Christ, qui m’envoie cet animal pour m’arracher à vos outrages. Ouvrez les yeux à la vérité, dites sincèrement : « Je suis chrétien », sinon vous deviendrez la proie de cette bête féroce.

La crainte, le miracle, et sans doute aussi les vœux secrets de la vierge avaient changé l’âme du criminel.

– Je suis chrétien ! dit-il en implorant le pardon de Colombe ; je suis chrétien !

A peine délivré, il publie dans la ville ce qui lui est arrivé, et répète sans fin :

– Le Dieu des chrétiens est le seul et vrai Dieu.

Le prodige, loin d’apaiser Aurélien, ne fît que l’exaspérer davantage.

– Qu’on fasse périr cette magicienne dans les flammes ! s’écria-t-il en fureur.

On vint donc chercher Colombe pour la conduire au bûcher. Mais l’ours était là, couché devant la porte, prêt à bondir sur le premier qui entrerait dans le cachot.

Du reste, les exécuteurs de l’ordre impérial se réjouissaient de cet obstacle. Le visage de Colombe, si doux, si calme, si plein de majesté, les avait touchés, et la protection visible dont elle avait été entourée jusque-là leur faisait craindre d’attirer sur leur tête la colère du Dieu tout-puissant, qui mettait les bêtes féroces au service des siens.

Sainte Colombe dans sa prison est défendue par un ours qui terrasse son ennemi.



Sainte Colombe et l’ours dans les flammes.

On rapporta donc à l’empereur que l’ours défendait la condamnée, sans qu’il fût possible d’en approcher. Aurélien ne voulut rien entendre.

– Qu’elle meure, répondit-il, ou je saurai bien vous faire périr tous avec elle.

Les bourreaux se laissèrent effrayer par la menace d’un homme. Ils entourèrent de bois la cage où Colombe, à genoux, priait toujours, et bientôt ils y mirent le feu.

En voyant les flammes s’approcher et grandir, l’ours, effrayé, léchait les mains de Colombe, et semblait, par des cris, lui demander de l’arracher à la mort. D’un signe de croix, la vierge lui ouvre un passage au milieu du bûcher : l’animal s’y précipite, joyeux. La foule effarée le laisse passer et le voit s’enfoncer dans les forêts voisines.

Bientôt, d’un ciel pur et serein, descendent des torrents de pluie, et, comme autrefois Daniel et ses compagnons, Colombe, plus belle que jamais, reparaît, triomphante et sans blessure, au milieu de la fournaise éteinte.

Comment retracer la joie et l’enthousiasme du peuple en cet heureux moment ? « Je suis chrétien ! criait-on de toutes parts. Brisons nos faux dieux ! et mourons pour le Christ avec la bienheureuse Colombe ! »

Aurélien condamne à mort sainte Colombe.

Ceux qui connaissaient Aurélien savaient que, malgré tout, les chrétiens ne pourraient trouver grâce devant lui. En effet, à peine eut-il appris que Colombe avait échappé au feu, qu’il se la fit amener de nouveau.

– De quels artifices te sers-tu, lui cria-t-il, pour échapper à tous les châtiments qu’on te prépare ?

– Le bras victorieux de Jésus-Christ seul m’a protégée contre tes outrages et ta cruauté.

– Et tu pousses l’insolence jusqu’à insulter l’empereur ! mais cette fois rien ne saurait t’arracher de mes mains. Licteurs, déliez vos faisceaux. Flagellez cette impie, déchirez-la avec des ongles de fer, et quand son corps ne sera plus qu’une plaie, allez la décapiter.

Une céleste joie brilla dans les yeux de la vierge, mais par pitié pour son persécuteur elle lui laissa ces dernières paroles :

– Je ne crains pas la mort. Mais je tremble en pensant à la sentence qui frappera les maudits au dernier jour. Tu seras de ces maudits, si tu n’expies pas tes crimes dans la pénitence.

Mais Aurélien resta insensible. Bien des martyrs avaient déjà fait retentir de semblables menaces à ses oreilles, et il en était venu à les mépriser. Aussi la sentence ne fut-elle pas changée ; Colombe fut donc conduite au supplice.

Les joies du martyre.

On l’étendit sur le chevalet : on lui déchira les chairs avec des ongles de fer, on la flagella jusqu’au sang, mais la généreuse martyre n’était pas sur la terre, son esprit était fixé au ciel. Pas une plainte ne sortit de ses lèvres, pas une larme ne coula de ses yeux.

Cependant, las de frapper, les bourreaux entraînèrent leur victime hors des murs de Sens, au nord du village de Saint-Clément, jusqu’à la fontaine d’Azon. La prière de la vierge durait encore quand on y arriva. Colombe demanda quelques instants pour l’achever. Les exécuteurs les lui refusèrent d’abord. Ils avaient hâte d’en finir avec leur hideuse mission de meurtriers d’une innocente. Mais la cupidité leur fit vaincre cette répugnance. La vierge se dépouilla du riche manteau dont elle s’était parée pour aller à Jésus-Christ, son Epoux.

– Prenez, leur dit-elle, c’est tout ce qui me reste, mais laissez-moi du moins finir mon oraison.

Et, prosternée contre terre, elle invoqua une dernière fois Celui pour qui elle allait verser son sang, puis, se relevant, elle courut présenter elle-même sa tête au glaive des soldats, et elle disait :

– Mon Dieu, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu’ils font.

Le bruit du coup fatal se mêla à ces derniers mots. C’était le 31 décembre de l’an 273 ou 274.

Des brutes rendent à des Saints l’honneur que leur refusent les hommes.

Non content d’égorger les fidèles serviteurs du Christ, Aurélien s’attaquait encore à leurs cadavres. Il voulut donc que le corps de Colombe fût abandonné en pâture aux bêtes féroces.

Le terrain sur lequel la vierge avait été immolée était la propriété du noble Aubertus, chef de la légion sénonaise. Les yeux de son âme et ceux de son corps étaient fermés à la lumière, puisqu’il était à la fois aveugle et païen.

Un jour qu’on faisait paître ses troupeaux près de la fontaine d’Azon, les esclaves aperçurent un bœuf agenouillé auprès d’un buisson ; de ses cornes s’échappait une éclatante lumière. Surpris, ils accourent et trouvent les restes de Colombe. Ils se prosternent à leur tour devant ce chaste corps, puis ils vont en toute hâte raconter le prodige à leur maître.

Tandis qu’ils parlent, la grâce divine descend dans le cœur d’Aubertus. L’esprit de lumière lui révèle l’inanité des idoles et lui inspire un ardent amour pour l’Eglise du Christ. Le nouveau converti conçoit en même temps l’espoir de recouvrer la vue par les mérites de la généreuse Colombe. Conduit auprès des restes sacrés de la vierge, il s’incline vers eux afin de les toucher, et, sur-le-champ, ses yeux s’ouvrent et sont guéris.

En reconnaissance, il fît ensevelir honorablement le corps de la Sainte dans son propre palais. Au lieu même où avaient été abandonnés les restes de la martyre, il édifia une église contiguë à la fontaine d’Azon et donna pour son entretien une vaste prairie désignée dans les anciens documents sous le nom de « Pré-Aubert ».

Popularité du culte de sainte Colombe au Moyen Age.

L’affluence des pèlerins au tombeau de sainte Colombe était devenue trop forte pour que les prêtres séculiers, attachés à l’église fondée par Aubertus, puissent suffire à les recevoir. Clotaire II, roi des Francs, y érigea, en 620, un monastère, qu’il dota en lui cédant une terre de son domaine appelé Cuy. Saint Didier, évêque d’Auxerre, et surtout saint Loup, évêque de Troyes, augmentèrent par leurs largesses les revenus de l’abbaye. Leur exemple fut imité du roi Dagobert qui commit saint Eloi à l’administration des biens du monastère.

Vers le milieu du ixe siècle, les religieux, voulant employer à la gloire de Dieu une partie des richesses de l’abbaye, remplacèrent l’antique église d’Aubertus par une basilique spacieuse qui fut consacrée en 853 par Wénilon, archevêque de Sens, et placée sous le patronage commun de sainte Colombe, de saint Loup enterré à proximité, et de sainte Croix. Le lendemain, les corps de sainte Colombe et de saint Loup furent tirés de la crypte où ils étaient enfermés, pour être placés dans un lieu plus accessible. C’est dans cette abbaye que reçut une sépulture le dernier des compétiteurs de Charles le Simple, Raoul, duc de Bourgogne, mort à Auxerre en 936. Il lui avait fait don de sa propre couronne et l’avait enrichie de terres et de toutes sortes de présents.

Pendant son séjour dans la province de Sens, saint Pierre Damien († 1072) vint en pèlerinage au tombeau de sainte Colombe, et l’on relève dans ses œuvres le panégyrique de la Sainte qu’il prononça, sans doute, à cette occasion.

Au XIIe siècle, la basilique de Sainte-Colombe fut reconstruite pour la troisième fois et consacrée par le Pape Alexandre III le 26 avril 1164. L’affluence des pèlerins fut telle qu’on en compta ce jour-là trente mille. Arrivé à Sens à la fin septembre 1163, le Pontife y prolongea son séjour jusqu’en avril 1165. C’est à la même époque qu’on note la venue en ce lieu célèbre de saint Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry, obligé de se réfugier en France pour échapper aux coups du roi d’Angleterre, Henri II.

Comme tant d’autres reliques vénérées de nos ancêtres médiévaux, celles de sainte Colombe ont été dispersées au xvie siècle par la tourmente protestante. Néanmoins, le souvenir de la glorieuse victime d’Aurélien est toujours vivace non seulement à Sens, mais encore dans plus de trente paroisses de France qui l’ont choisie pour patronne. La fête se célèbre, le 28 juillet, à Sens, sous le rite double de deuxième classe, et le 31 décembre, à Meaux et à Lyon.

Dans les œuvres d’art populaire on donne pour attributs à sainte Colombe un ange, un bûcher, une colombe, une couronne, un ours.

A. L.

Sources consultées. – Mgr Paul Guérin, Les Petits Bollandistes (Paris, 1897). – Chanoine Blondel, Vie des Saints du diocèse de Sens et Auxerre (Sens et Auxerre, 1885). – (V. S. B. P., n° 203.)

SOURCE : https://laportelatine.org/spiritualite/vies-de-saints/sainte-colombe

Statue de Sainte Colombe (fin XIXe siècle), Abbaye Sainte-Colombe de Saint-Denis-lès-Sens


Saint Columba of Sens

Memorial

31 December

Profile

Born to the Spanish nobility. At age 16 she and other Christians fled Spain for Gaul (modern France) to escape the persecutions of Emperor Aurelian. They were located, however, and imprisoned. Legend says that while Columba was in prison, one of the jailers tried to rape her; a bear that was being used at a nearby amphitheatre attacked the guard and rescued her. However, she and the rest of the group were later martyred in the on-going persecutions of Aurelian.

Tradition says that almost immediately upon her death a blind man named Aubertus asked for her intervention and had his sight restored. His first act was to run to her execution site and give her body a decent burial. A chapel was soon built at the grave, followed later by the Abbey of Sens. Other churches in France have borne her name, and in times past she had a strong devotion. This inevitably led to her association with pious fictions and legend.

Born

c.257 in Spain

Died

beheaded in 273 at Sens, France near a fountain named d’Azon

relics were enshrined in Sens

relics destroyed by Huguenots in the 16th century

Canonized

Pre-Congregation

Patronage

for rain

doves

pigeons

Charvensod, Italy

Deerlijk, Belgium

Meaux, France

Sens, France

Representation

bound maiden standing on a funeral pyre with an angel

crowned maiden in chains

maiden being beheaded near a fountain

maiden holding a book and peacock feather

dove

palm

maiden with a bear on a chain

maiden with a dog on a chain

Additional Information

An Old English Martyrology, by George Herzfeld

Book of Saints, by the Monks of Ramsgate

Catholic Encyclopedia, by F M Capes

Lives of the Saints, by Father Alban Butler

Lives of the Saints, by Father Francis Xavier Weninger

Saints of the Day, by Katherine Rabenstein

books

Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints

Saints and Their Attributes, by Helen Roeder

other sites in english

Catholic Online

Saint Peter’s Basilica Info

Wikipedia

webseiten auf deutsch

Ökumenisches Heiligenlexikon

sitios en español

Martirologio Romano, 2001 edición

sites en français

La fête des prénoms

fonti in italiano

Martirologio Romano, 2005 edition

Santi e Beati

websites in nederlandse

Heiligen 3s

nettsteder i norsk

Den katolske kirke

MLA Citation

“Saint Columba of Sens“. CatholicSaints.Info. 16 December 2025. Web. 22 August 2026. <https://catholicsaints.info/saint-columba-of-sens/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-columba-of-sens/

Abbaye Sainte-Colombe de Saint-Denis-lès-Sens (Yonne, France)


Book of Saints – Columba – 31 December

Article

COLUMBA (Saint) Virgin Martyr (December 31) (3rd century) A Christian Virgin put to death at Sens in Burgundy under the Emperor Aurelian (A.D. 273). Terrible tortures, as in the case of so many Martyrs, were inflicted upon her before her head was struck off. Her relics, venerated at Sens, were scattered by the Huguenots in the sixteenth century.

MLA Citation

Monks of Ramsgate. “Columba”. Book of Saints, 1921. CatholicSaints.Info. 12 October 2012. Web. 22 August 2026. <http://catholicsaints.info/book-of-saints-columba-31-december/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-columba-31-december/

Santa Columba, Santa Coloma, Arceniega, Álava, Espagne


Columba of Sens, VM (RM)

Born in Spain; died in Meaux, France in 273. While the date and circumstances of Columba's martyrdom are undocumented except in a spurious passio, her legend says that she fled her homeland in order to avoid being denounced as a Christian. She and other Spanish believers migrated to France and all were martyred at Meaux under Aurelian. Formerly she was venerated throughout France; the historical monuments of Sens still testify to this devotion (Attwater, Benedictines, Encyclopedia). In art, Saint Columba is portrayed as a crowned maiden in chains. At times she may (1) have a dog or bear on a chain, (2) hold a book and a peacock's feather, (3) be with an angel on a funeral pyre, or (4) be beheaded (Roeder). 

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/1231.shtml


St. Columba of Sens

Feastday: December 31

Birth: 257

Death: 273

A Spanish martyr of noble descent. At sixteen she left Spain, fleeing imperial persecution. She and other Spanish Christians sought refuge in France, but they were martyred in the persecution instituted by Emperor Aurelian. Her shrine is in Sens, France.

SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=2708

St. Columba of Sens

Suffered towards the end of the third century, probably under the Emperor Aurelian. She is said to have been beheaded near a fountain called d'Azon; and the tradition is that her body was left by her murderers on the ground, until it was buried by a man called Aubertus, in thanksgiving for his restoration to sight on his invoking her. A chapel was afterwards built over her relics; and, later on, rose the Abbey of Sens, which at one time was a place of pilgrimage in her honour. She is also said to have been patroness of the parish church of Chevilly in the Diocese of Paris, but her whole history is somewhat legendary.

Capes, Florence. "St. Columba of Sens." The Catholic Encyclopedia. Vol. 4. New York: Robert Appleton Company, 1908. 31 Dec. 2016 <http://www.newadvent.org/cathen/04135b.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Joseph P. Thomas.

Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. Remy Lafort, Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.

Copyright © 2026 by New Advent LLC. Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/04135b.htm

Escultura de Comba de Sens, Santa Comba, Corunha, Galiza


December 31

St. Columba, Virgin and Martyr

THE NEW Paris Breviary fixes her death either in 258 or in 273. The latter date reduces it to the journey which Aurelian took into Gaul in that year, when he gained a great victory at Chalons. She suffered at Sens. Her relics were kept in the Benedictin abbey till they were dispersed by the Huguenots, together with those of many other saints kept there, as Baillet observes. St. Owen, in his life of St. Eligius, mentions a chapel which bore her name at Paris.

Rev. Alban Butler (1711–73). Volume XII: December. The Lives of the Saints. 1866.

SOURCE : https://www.bartleby.com/lit-hub/lives-of-the-saints/volume-xii-december/st-columba-virgin-and-martyr-2



40. St. Columba. The 140 Saints of the Colonnade

St. Columba of Sens - Virgin and Martyr

Died - c. Early 4th Century

Feastday - 31 December

Statue created -  c. 1667-1668
The statue is part of the group of 16 installed between May 1667 and July 1668

Sculptor - Andrea Baratta. He received payments from 1 August 1667 to the same month of the following year for four statues. This mediocre sculpture relates to the statues of St Theodosia (22) and St Pontian (41)

Height - 3.1 m. (10ft 4in) travertine

Her right hand holds the palm of martyrdom.

Columba was a virgin and martyr at Sens.  Though little historical information is known, popular devotion made her one of the most famous and revered martyrs in the Middle Ages.

SOURCE : https://stpetersbasilica.info/Exterior/Colonnades/Saints/St%20Columba-40/StColumba.htm

Vitrail, église Sainte-Colombe (Chevilly-Larue)


Weninger’s Lives of the Saints – Saint Anysius, Virgin and Martyr, and Saint Columba, Virgin and Martyr

Article

In the reign of Maximian, the cruel persecutor of the Christians, there lived at Thessalonica, a virgin, named Anysia, who was known and esteemed through the whole city on account of her virtues. She was born of Christian parents, and very piously educated. Inheriting great riches, after the early death of her parents, she feared to fall, by the misuse of them, into vice, and therefore she resolved to employ them only for the comfort of the poor, the sick and prisoners. Generous as was this resolution, she was faithful in carrying it into execution. She visited the sick and prisoners, and provided them with all they needed To the poor and suffering she gave until she had nothing left; and taking up her abode in a small house, she maintained herself by the labor of her hands. She spent her days in fasting and prayer, visiting the Church, devout reading and work, and passed the greater part of the night in singing psalms. Her bed was the floor, her sleep short, and her dress made of sack-cloth. She seldom prayed without shedding many tears, and her only wish was to be admitted soon into the presence of her beloved Spouse, to whom she had consecrated her virginity. But she desired to appear before Him only as a martyr. “Let me partake of Thy bitter sufferings,” she prayed to the Lord, “and do with me according to Thy holy will.” She feared to live long in the world amid so many dangers; hence she sighed for death, which would free her from all danger of offending God. An Angel appeared to her, and brought her the welcome message that her wish would soon be fulfilled; hence she prepared herself with great zeal, looking upon each day as her last on earth. Thus, filled with heavenly aspirations, she, one day, repaired to church, where she Was seen by one of the imperial soldiers, who, hastening to her, said: “Stay! whither are you going?” . The chaste virgin was at first startled at this unexpected question, but soon composing herself, she called on God, as the protector of her chastity, made the sign of the holy Cross upon her forehead, and passed on without answering the insolent man. Following her, he repeated his question: “Who are you and whither are you going?” “I am a handmaid of Jesus Christ,” said Anysia, “and am going to Church.” “I will not let you go, but take you with me to worship the gods,” said the soldier; and seizing the veil that covered the head of the holy virgin, he endeavored to take it away. Anysia defended herself with all her strength, spat in his face and said: “Away with you; the Lord will punish you.” Enraged at this he drew his sword, and, running it through her body, killed her on the spot. Thus was her wish fulfilled, and she went, as a chaste virgin and martyr, to her beloved Spouse, after whom she had sighed so fervently.

***

To this short biography, we add that of another holy virgin and martyr. This is Saint Columba, who was born in Spain, of rich but heathen parents. God bestowed on her, from her early youth, so strong an inclination to the Christian faith, that she could never be persuaded by her parents to worship the gods. As she found no opportunity, under her father’s roof, of being instructed in the faith, she fled from her home, and, accompanied by several companions, went to France, although she had hardly reached her sixteenth year. At Vienne, in France, she was instructed in the Christian faith, and baptized. From Vienne she went to Sens, where, entirely devoted to prayer, fasting and other good works, she converted many souls to God by her edifying life. The Emperor Aurelian, well known as an enemy to the Christians, came to Sens, searching for the faithful, either to force them to abandon their God, or to execute them, Columba and her companions were among the first who were brought before him.. He asked her, who she was, and whence she came. She fearlessly answered: “I am a Christian, as are also these, my companions; and neither flatteries, promises, menaces, nor the most painful death, will be able to make one of us forsake the faith of Christ.” The tyrant, enraged at this answer, ordered all of her companions to be beheaded before her eyes, hoping that this would alter her determination. For the same reason; he had her cast into a dungeon, until the following day, when she was again brought -before him. Speaking to her most kindly, he promised to mtike her the spouse of his own son, if she would obey him, and sacrifice to the gods. Columba replied: “I am already united with Christ, and neither honor, riches, torments, nor death itself, can make me faithless to Him. But thou, O Emperor! shalt not escape eternal torments, if you dost not’ repent and worship the only true God.” Such freedom of speech roused the tyrant’s wrath. He knew that nothing was more! painful to Christian virgins than the loss of their chastity; but. Columba, having called on God for aid, was protected from all, harm. An insolent youth, who had approached her, saw that she was surrounded by a bright light, and had not the courage to touch her, but, running away, he cried aloud: “Truly, the God whom Columba worships is the only true God.” When the tyrant was informed of this, he had the chaste virgin scourged, torn with iron combs, and then thrown upon a burning pyre. Finally, when a heavy rain had extinguished the flames, the Christian heroine was beheaded. Her holy body, by command of the Emperor, remained for a long time unburied, but was: afterwards interred, with great solemnity, by Count Albertus, whose sight had been restored by touching it. God has wrought many miracles through* the intercession of Saint Columba. Hence, many churches and convents have been erected in her honor, as at Vienne, in France, where she had been baptized, and at Sens, where she had dwelt. At Cologne, on the Rhine, the principal parish church is named after this holy virgin and martyr. Saint Eligius, bishop of Noyon, founded a chapel in her honor, at Paris, wherein her relics reposed in a silver casket, made by order of king Dagobert. The holy bishop Lupus daily visited her shrine, and desired to be buried at the feet of the holy martyr. Saint Thomas, Archbishop of Canterbury, when he, as was related yesterday, remained for some time in the monastery of Saint Columba, at Sens, passed also daily some time in prayer before her shrine. In so great esteem was the holy virgin and martyr held by these great men.

Practical Considerations

• Anysia and Columba, two holy virgins, are tempted to sin, but both resist courageously and earnestly. They spurn those who would incite them to evil, and remain unharmed. What I have told you several times during the year, I here repeat: learn from these two virgins how you should act when tempted to sin. Think first, how you ought to regard those who tempt you; they are devils, or tools of the devil. Hence you must treat them as you would treat the devil, were he to appear visibly before you. Would you receive him kindly, or allow him anything that is wrong? I do not think so. Therefore, act in the same manner towards those who tempt you to sin, because they are devils or tools of the devil. Secondly, both holy virgins never permitted themselves to be touched. In this they acted rightly, and you must follow their example; for, had they permitted it, they would surely have fallen into greater sin, and at last have been condemned. And this is what you must expect, if you permit what our holy virgins refused. “Whoever allows kissing,” says the venerable Bede, “knocks at the door of hell, and will soon fall into it, if he does not quickly draw back.” Thirdly, both holy virgins resisted with all their might, and so remained unharmed. You must act in the same manner. You must not show yourself weak, but strong and fearess; you must use all your strength. Spit upon such devils, though they be aristocratic devils; cry aloud for help and resist with all your force. The Angels honor such fights, and you will gain the respect of the whole world, besides the glory which will be prepared for you in heaven. Both our holy virgins now enjoy the honor of the world; and how great must be their happiness in heaven! Shame and dishonor will be your lot on earth, and eternal torments await you in hell, if you allow a devil in human shape to persuade and overcome you.

• Saint Anysia gave her rich, inheritance to the poor, the sick and prisoners, that she might not, by misusing it, fall into vice and thus perish. Saint Columba leaves her house and prefers to be poor in a foreign land and obtain heaven in the true faith, than remain at home and go to perdition. Behold the sacrifices the saints made to escape damnation and save their souls. What are you doing? What have you done during the past year to save your soul? Do you believe that, living as you have done and as you do, you will escape damnation and go to heaven? May I not say, with the very best reason, the same words that Saint Columba said to the wicked Emperor: “You will not escape the eternal pains, if you do not repent and do penance.” Yes, yes, I say to you, without any hesitation, if you will not do penance, change your life, and work with great zeal for your salvation, you will not escape the eternal torments. If you desire to escape them, do penance immediately, and without any delay; for, who knows whether you will live a year hence, and whether you will have then, as now, an opportunity to work out your salvation. Thousands will not, because death will call them into the other world. May not the same happen to you? “As we do not know,” writes Saint Augustine, “when we shall be called away from this world, let us go without delay, from the left to the right. We must neither trust to health nor to youth. Let us begin a better life, while we possess the means to do so.”

MLA Citation

Father Francis Xavier Weninger, DD, SJ. “Saint Anysius, Virgin and Martyr, and Saint Columba, Virgin and Martyr”. Lives of the Saints, 1876. CatholicSaints.Info. 4 June 2018. Web. 22 August 2026. <https://catholicsaints.info/weningers-lives-of-the-saints-saint-anysius-virgin-and-martyr-and-saint-columba-virgin-and-martyr/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/weningers-lives-of-the-saints-saint-anysius-virgin-and-martyr-and-saint-columba-virgin-and-martyr/

Reliquien in der Kathedrale in Pamplona


An Old English Martyrology – December 31 – Saint Columba

Article

When he entered the prison and approached her, there came in the beast called ursa, that is in our language a she-bear, and threw him down upon the earth and looked towards the holy woman whether she should let him live or kill him. The holy woman bade the she-bear lie at the door of the prison, and she began to teach the jester to believe in Christ, and he submitted to it and the she-bear let him go from the prison, and instantly he shouted all over the town and said: ‘the one god whom the woman Columba worships is the true god, and there is no other besides him.’

MLA Citation

George Herzfeld. “December 31 – Saint Columba”. An Old English Martyrology, 1900. CatholicSaints.Info. 14 May 2024. Web. 22 August 2026. <https://catholicsaints.info/an-old-english-martyrology-december-31-saint-columba/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/an-old-english-martyrology-december-31-saint-columba/

Escultura de Santa Comba, Vila Boa, Pontevedra, Galiza


Santa Colomba di Sens Vergine e martire

31 dicembre

† Sens, Gallia, III secolo

Titolare della Chiesa Cattedrale, santa Colomba proveniva da una famiglia pagana; dopo essere stata battezzata, si trasferì a Sens in Francia. Fu martirizzata per ordine dell'Imperatore Aureliano nella seconda metà del III secolo. Il culto di santa Colomba giunse a Rimini provvidenzialmente: alcuni mercanti di Sens, che veleggiavano nell'Adriatico, portando con sè una reliquia di santa Colomba, furono costretti ad approdare a Rimini, dove la reliquia, accolta da Stemnio, Vescovo di Rimini, fu posta nella Cattedrale.

Martirologio Romano: A Sens nella Gallia lugdunense, ora in Francia, santa Colomba, vergine e martire.

Santa Colomba di Sens, è stata una delle martiri più celebri di tutto il Medioevo e il suo culto ebbe una larga diffusione. Ciò nonostante, le notizie storiche che la riguardano, sono circondate dalla leggenda; la stessa 'Passio' è piena di luoghi comini, tipici della agiografia aurea dei primi martiri.

Colomba è presentata come appartenente a nobile ma pagana famiglia di Spagna e vissuta nel III secolo; per sottrarsi al culto degli dei, lasciò la famiglia e si recò in Gallia prima a Vienne dove ricevé il Battesimo, poi a Sens. Sembra che il suo vero nome fosse Eporita e che sarebbe stata poi chiamata Colomba per la sua innocenza.

A Sens, fu arrestata come cristiana a causa della persecuzione in atto in tutto l'Impero Romano; trovandosi in città l'imperatore Aureliano Lucio Domizio (270-275), fu condotta davanti a lui, che nel tentativo di farla rinunziare alla verginità cristiana, sarebbe giunto a proporle il matrimonio con suo figlio.

Ma poi irritato per il suo rifiuto, la condannò ad essere chiusa nell'anfiteatro in una 'cella meretricia'; ma quando si presentò un giovinastro per abusare di lei, un'orsa dell'anfiteatro intervenne a proteggerla, mettendo in fuga l'uomo.

Visto che nessuno dei soldati volle più intervenire, Aureliano infuriato, ordinò che sia la vergine, sia l'orsa fossero bruciate; ma una nube proveniente dall'Africa, procurò una provvidenziale pioggia, che spense il fuoco già preparato; mentre l'orsa scappò via nei campi. L'imperatore ostinato, allora condannò Colomba alla decapitazione, dopo un ultimo tentativo di farle cambiare fede.

La giovane, appena sedicenne, subì il martirio non lontano da Sens e fu sepolta da un tale, che invocandola aveva recuperata la vista; ciò avvenne nella seconda metà del III secolo, negli anni fra il 270 e il 275, facendo riferimento all'imperatore Aureliano, trovatosi a Sens per le sue guerre in Gallia.

Veneratissima nella Francia dell'epoca, il re Lotario III nel 620 fondò sul sepolcro della santa, la celebre abbazia reale di Sainte-Colombe-les-Sens. Nel 623 il vescovo di Sens, s. Lupo († 623) volle essere sepolto ai piedi della martire; nell'853 il vescovo Wessilone nel consacrare la nuova chiesa, trovò unite le reliquie dei due santi e le fece avvolgere in un prezioso sudario in tessuto orientale, i cui pezzi ritrovati nel XIX secolo, sono conservati nel tesoro della cattedrale.

La chiesa dell'abbazia fu costruita una terza volta e consacrata nel 1164 da papa Alessandro III, poi distrutta nel 1792 al tempo della Rivoluzione Francese.

I resti del complesso dell'abbazia e della chiesa, furono acquistati nel 1842, dalle religiose della Santa Infanzia di Gesù e Maria, che vi edificarono la loro Casa Madre, salvaguardando i resti dell'antica cripta; le reliquie di s. Colomba erano comunque già stata trasferite sin dal 1803 nella cattedrale di Sens.

Numerose sono le chiese dedicate alla santa martire, in Francia, Spagna, Fiandre, Germania e in Italia, dove il culto si diffuse particolarmente a Rimini. Secondo i racconti tradizionali locali, alcuni mercanti che navigavano nell'Adriatico, avevano con sé una reliquia del capo di santa Colomba, ma furono costretti ad approdare a Rimini, dove la reliquia fu accolta dal vescovo Stennio e posta nella cattedrale.

Nel 1581 mons. Castelli vescovo di Rimini, essendo nunzio apostolico in Francia, ottenne dai monaci dell'abbazia di Sens, le reliquie di una costola e due denti della martire, che dal secolo XVIII sono conservate in un busto reliquiario ora posto nel Tempio Malatestiano, la nuova cattedrale, che sostituì l'altra demolita nel 1815 dedicata alla SS. Trinità e a S. Colomba.

Si è parlato di una traslazione del corpo di Colomba a Bari nel sec. XVII, ma senza alcun serio fondamento.

A partire dal Martirologio Geronimiano, fino a quello Romano, la festa di s. Colomba è riportata al 31 dicembre. La popolarità del culto in Francia, andò poi lentamente scemando e fallì nel secolo XIV il tentativo di riportarlo in larga diffusione. A Sens, a causa di una festa locale, concomitante con l'ultimo dell'anno, la celebrazione fu spostata al 27 luglio più altre ricorrenze, come la traslazione delle reliquie e la dedicazione della sua chiesa.

Santa Colomba è invocata per ottenere la pioggia e i suoi attributi iconografici sono un'orsa incatenata ed una penna di pavone al posto della palma dei martiri.

Autore: Antonio Borrelli

SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/91596


Restos mortais preservados atribuídos a Santa Comba de Sens na Catedral de Saint-Sabin de Bari, Itália

Liegefigur in der Kathedrale in Bari


Santa Colomba: dalla Francia a Bari

Nella cripta della Cattedrale di Bari sul lato sinistro in una teca climatizzata,  sono conservate le reliquie di Santa Colomba di Sens che si festeggia il 31 dicembre l’ultimo giorno dell’anno . Dopo San Nicola la Santa  è molto venerata dai fedeli ortodossi, dai turisti (soprattutto francesi e spagnoli) e dai visitatori   che quotidianamente visitano la cripta. Tutti sono incuriositi della sua presenza e   interessati a conoscere la storia di questa misteriosa santa.

Ma chi era Santa Colomba e come si trovano a Bari le sue reliquie?

La vita e il culto

Colomba nacque in Spagna nel 257 e morì a Sens (Francia) nel lontano 273. Era una patrizia che si converti al cristianesimo e morì decapitata. Di famiglia nobile pagana si convertì al cristianesimo a 16 anni. Dopo aver ricevuto il battesimo scappò dalla Spagna insieme ad altri cristiani per sfuggire alle persecuzioni dell’imperatore Aureliano e  si trasferì a Sens. Fu rintracciata e rinchiusa in carcere. La leggenda narra che, mentre Colomba si trovava in carcere, una guardia cercò di violentarla e un orso, usato per gli spettacoli in un vicino anfiteatro arrivò in suo soccorso attaccando la guardia e liberando Colomba dal suo aggressore e dalla  sua cella. È narrato che Colomba dopo essere stata salvata dall’orso, sia stata destinata a perire sul rogo; tuttavia anche in questo caso fu salvata da un provvidenziale acquazzone che spense le fiamme Da ciò ha origine l’invocazione alla santa da parte dei fedeli per la tutela dal pericolo degli incendi. Fu martirizzata più tardi mediante decapitazione per volontà di Aureliano intorno al 273. Il martirio avvenne nella città di Sens vicino ad una fontana detta di Azon. La tradizione dice che un cieco di nome Aubertus riacquistò la vista dopo aver invocato Santa Colomba. In ringraziamento Aubertus avrebbe preso il corpo dal luogo, dove era stata giustiziata e le avrebbe dato una sepoltura dignitosa. Nel luogo della tomba fu costruita una cappella e, in seguito nel 620 circa Clotario II fondò una abbazia di Sainte Colombe lès Sens. In quel periodo la forte devozione verso questa martire è testimoniata anche dal fatto che altre chiese francesi le sono state dedicate. Il culto di Santa Colomba giunse in Italia a Rimini in maniera provvidenziale: si racconta che alcuni mercanti di Sens, che viaggiavano nell’Adriatico portando con sé una reliquia di santa Colomba, furono costretti ad approdare a Rimini. La reliquie fu accolta da Stemnio vescovo della città dal 313 circa, e fu posta nella cattedrale di Rimini dedicata poi alla stessa santa. Nell’alto medioevo il culto arrivò anche in Valle d’Aosta. Evidenze si trovano nel comune di Charvensod, dove la chiesa parrocchiale è titolata alla Santa. Anche ad  Atri sono conservate  alcune reliquie della Santa nel Museo Capitolare.

L’arrivo a Bari

Le reliquie a Bari di santa Colomba sarebbero arrivate intorno al XVIII secolo, portate da alcuni vincenziani francesi in fuga dagli Ugonotti. Le reliquie furono in un primo momento conservato nel palazzo della Missione dei Vincenziani (ex tribunale militare ubicato in Via San Francesco d’Assisi) dove ancora oggi esiste una cappella dedicata alla Santa e, successivamente traslate  in Cattedrale l’8 maggio del 1939 per volontà  dell’Arcivescovo di Bari Mons.  Marcello Mimmi. Quello che si vede nella teca , non è il corpo incorrotto della Santa come può apparire, ma si tratta di ossa ricomposte in un involucro di stoffa  e coperte  con un sontuoso abito da seta forse donato da Gioacchino Murat generale francese e Re di Napoli. La presenza di Santa Colomba a Bari ha fatto sì che la santa diventasse protettrice dei colombi, uccelli dei quali porta il nome: una leggenda vorrebbe che il suo corpo sia giunto in città portato in volo da molti di questi volatili. La Santa è  invocata anche per ottenere la pioggia e,  in questo momento in  Puglia c’è tanto   bisogno di acqua.

Michele Cassano

SOURCE : http://obiettivamente-bari.blogautore.repubblica.it/2017/12/30/santa-colomba-dalla-francia-a-bari/

Pellegrino da San Daniele (1467–1547) , Santa Colomba, Chiesa parocchiale di Osoppo (UD)


Studio su Santa Colomba a cura di Joseph-Gabriel Rivolin

Lo storico valdostano ci ha fatto dono di questo suo approfondito lavoro

Se oggi il nome di santa Colomba dice poco, nell'alto Medioevo il suo culto, promosso dai re merovingi, fu molto diffuso in tutto l'Occidente cristiano ed ebbe come centro l'abbazia reale di Sainte-Colombe-lès-Sens, fondata da Clotario II nel 620 circa attorno alla tomba della santa. Colomba rientra dunque a pieno titolo nel novero dei santi il cui culto, come notavano già monsignor Duc e l'abbé Henry, provenne dalla Gallia all'epoca in cui la Valle d'Aosta era parte integrante del regno dei Franchi.

Che si possa collocare la fondazione della chiesa di Charvensod in epoca merovingia e in connessione con una grande proprietà di origine gallo-romana, appare tanto più probabile, quanto più si conosca il progressivo radicamento della religione cristiana nel corso della tarda Antichità e dell’alto Medio Evo. Michel Aubrun, nel ricostruire le prime fasi della storia dell’istituto parrocchiale, descrive come si fosse passati dalle poche chiese battesimali extraurbane di epoca paleocristiana al fiorire di oratori privati, collocati appunto nell’ambito di grandi domaines appartenenti a proprietari laici, sin dalla fine del V secolo. Autorizzato formalmente dal concilio di Agde del 506, il culto in cappelle private, collegato alle esigenze religiose della famiglia del dominus e dai suoi servi, coloni e sottoposti, subì una naturale evoluzione verso la formazione di autonome parrocchie, la cui ufficializzazione avvenne progressivamente, adducendo ragioni di comodità, di sicurezza, di lontananza degli oratori dalle pievi originarie. Tale processo avvenne per l’appunto a partire dalla fine del V secolo e si protrasse sino all’epoca carolingia, in cui la parrocchia, diffusasi capillarmente mediante la disgregazione delle antiche e vaste plebanie di origine paleocristiana, divenne un vero e proprio instrumentum regni per l’inquadramento della popolazione, non soltanto sotto l’aspetto religioso.

Perché, quindi, propendere per una datazione del titulus di Santa Colomba di Charvensod all’epoca merovingia piuttosto che a quella carolingia? È presto detto: Colomba, il cui culto fu particolarmente in auge all’epoca di Clotario II (re dal 584 al 629), come si è ricordato, era una martire e si ricollegava quindi a una tradizione più antica, rispetto ai culti per i santi confessori e particolarmente per i santi locali: culti che si diffusero appunto in epoca carolingia, ma cui la Chiesa stentava ancora, all’epoca di Carlo Magno, a riconoscere piena legittimità, come dimostrano i canoni del concilio di Francoforte del 794, ostili all’introduzione di "nuovi" santi che non avessero subito la prova del martirio. Per reazione, il periodo successivo vide la moltiplicazione di chiese dedicate a santi locali, in genere confessori. Pur non costituendo un argomento decisivo, la qualità di martire della patrona della chiesa di Charvensod è dunque un elemento che rende più probabile l’ipotesi di un’intitolazione di essa in un’epoca successiva alla costruzione dell’abbazia di Sens, ma precedente la fine dell’ottavo secolo.

SOURCE : http://www.comune.charvensod.ao.it/charvensod/index.cfm/studio-su-santa-colomba-a-cura-di-joseph-gabriel-rivolin_1-27-111-0.html

Escultura de Santa Comba, Santa Columba de Gramanet, Catalunha


Den hellige Kolumba av Sens og hennes ledsagere ( -273)

Minnedag:

31. desember

Den hellige Kolumba ble født i Spania. Omstendighetene rundt hennes martyrdød kjenner vi kun fra en ikke helt pålitelig «passio». Legenden forteller at hun måtte flykte fra hjemlandet for å ungå å bli angitt som kristen. Hun og andre spanske troende drog så inn i Frakerike, der de led martyrdøden i Meaux. Det er minnemerker til hennes ære i Sens. Minnedag 31. desember.

Kilder: KIR - Sist oppdatert: 1998-12-10 22:50

SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/csens

 Statue de Sainte Colombe. Autel de l’Église Saint-Colombe, Hattstatt


Kolumba von Sens

französisch: Colombe

auch: Kolumba

Gedenktag katholisch: 31. Dezember

Hochfest in der Kathedrale in Rimini

gebotener Gedenktag im übrigen Bistum Rimini und im mozarabischen Ritus

in Sens: Übertragung der Gebeine: 28. Juli

Name bedeutet: die Taube (latein.)

Märtyrerin

* in Sens in Frankreich (oder in Saragossa in Spanien?)

† um 272 in Sens in Frankreich

Kolumba war nach den Legenden eine christliche Jungfrau in Sens oder vielleicht auch eine Fürstentochter aus Saragossa. Sie weigerte sich der Legende zufolge, den Sohn von Kaiser Aurelian zu heiraten, deshalb wurde sie zur ersten Märtyrerin unter diesem Kaiser. Eine Bärin schützte sie im Kerker gegen einen Mann, der sie vergewaltigen wollte, ein Wunder verhinderte ihren Feuertod. Nachdem man sie gefesselt und mit eisernen Haken blutig gerissen hatte, schlug man ihr das Haupt ab.

Schon im 6. Jahrhundert war der Kult der Kolumba verbreitet. Über ihrem Grab wurde im frühen 7. Jahrhundert von König Chlotar III. eine Basilika erbaut, das Grabmal darin schuf Bischof Eligius von Noyon. Das daneben bestehende Kloster Ste-Colombe erhielt 660 vom Bischof die Unabhängigkeit. Kolumbas Reliquien und das Kloster wurden 1792 zerstört.

Die in der Kathedrale in Bari verehrten, Kolumba zugeschriebenen Gebeine sind wohl nicht echt. Die in Santa Coloma bei Nájera als Columba von Córdoba Verehrte ist dagegen wohl tatsächlich Kolumba von Sens, denn das frühere, Columba geweihte Kloster in diesem Ort war von Mönchen aus Sens gegründet worden.

Attribute: Bärin
Patronin gegen Augenleiden und Regen

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Autor: Joachim Schäfer - zuletzt aktualisiert am 09.05.2023

Quellen:

• Vera Schauber, Hanns Michael Schindler: Heilige und Patrone im Jahreslauf. Pattloch, München 2001

• Lexikon für Theologie und Kirche, begr. von Michael Buchberger. Hrsg. von Walter Kasper, 3., völlig neu bearb. Aufl., Bd. 2. Herder, Freiburg im Breisgau 1994

• https://it.wikipedia.org/wiki/Cattedrale_di_San_Sabino - abgerufen am 09.05.2023

korrekt zitieren: Joachim Schäfer: Artikel Kolumba von Sens, aus dem Ökumenischen Heiligenlexikon - https://www.heiligenlexikon.de/BiographienK/Kolumba_von_Sens.htm, abgerufen am 22. 8. 2026
Die Deutsche Nationalbibliothek verzeichnet das Ökumenische Heiligenlexikon in der Deutschen Nationalbibliografie; detaillierte bibliografische Daten sind im Internet über https://d-nb.info/1175439177 und https://d-nb.info/969828497 abrufbar.

SOURCE : https://www.heiligenlexikon.de/BiographienK/Kolumba_von_Sens.htm

Gisant de cire agrémenté sur la poitrine d'un petit reliquaire sous forme de médaillon dans la crypte de la nouvelle chapelle construite dans l'ancienne abbaye. Abbaye Sainte-Colombe de Saint-Denis-lès-Sens


Columba van Sens, Meaux, Frankrijk; martelares; † 273.

Feest 31 december.

Zij was afkomstig uit Spanje. Omdat ze omwille van Christus maagd was gebleven, vreesde zij tijdens een christenvervolging onder keizer Aurelianus (270-275) bij de overheid aangegeven te zullen worden. Zo was zij haar geboorteland ontvlucht en had een veilig heenkomen gezocht in Frankrijk. Daar werd ze alsnog met andere vluchtelingen gearresteerd, ondervraagd en - toen zij niet van mening wilde veranderen - aan allerhande martelingen onderworpen. Volgens de legende bestond een van de folteringen erin dat ze werd ondergebracht in een bordeel, voor een christenvrouw, die bovendien maagd wilde blijven, wel het afschuwelijkste wat denkbaar was. Maar er kwam een beer, die zich opwierp als haar persoonlijke lijfwacht, en er was geen man die haar ook maar in de verte durfde te benaderen.

Een andere legende vertelt nog dat er brand werd gesticht in haar gevangenis. Maar de beer wierp zich op de vlammens, waarop ze doofden.

Uiteindelijk werd Columba met het zwaard onthoofd.

Verering & Cultuur

Haar relieken werden bijgezet in Sens en ze genoot verering in heel Frankrijk. Vanuit Luxeuil werd de aan haar toegewijde benedictijner abdij Ste-Colombe-lès-Sens gesticht; deze werd in 1792 tijdens de Franse Revolutie vernield. Alleen al in Normandië zijn er minstens ver kerken aan haar gewijd, waaronder die van Chef-du-Pont.

Zij is patrones tegen oogziekten; haar voorspraak wordt ingeroepen voor regen.

Afgebeeld

Zij wordt vaak afgebeeld met een beer (op basis van de legende).

Bronnen

[Lin;1999 Dries van den Akker s.j./2017.03.19]

© A. van den Akker s.j. / A.W. Gerritsen

SOURCE : https://heiligen-3s.nl/heiligen/12/31/12-31-0273-columba.php

Antoniazzo Romano (1430–1508), Jesus Cristo, São João Batista e São Pedro, São João, o Evangelista e Santa Comba (Santa Columba de Sens), 1495, Tríptico, 94 x 132, Museu do Prado, Madrid


Santa Colomba de Sens, Virgem e mártir - 31 de dezembro

Esta é uma das mais célebres mártires de toda a Idade Média e o seu culto teve uma grande difusão. Entretanto, as informações históricas relativas a ela estão repletas de legendas, inclusive a própria Passio. Santa Colomba (ou Comba) é venerada por ter sido martirizada em Sens, no tempo do Imperador Aureliano (270-275).

As suas Actas, escritas no século VIII, relatam que ela teve sempre grande horror aos ídolos. É apresentada como pertencente a uma nobre família pagã da Espanha, onde nasceu no século III. Para afastar-se do culto aos ídolos, deixou a família e entrou na França, inicialmente em Vienne, onde recebeu o Batismo, depois foi para Sens. Parece que seu verdadeiro nome era Eporita e que foi chamada Colomba devido sua inocência.

Ao passar por Sens, durante suas guerras na Gália, o imperador Aureliano Lucio Domicio deu ordem para ser cumprida naquela cidade a perseguição aos cristãos, lei em vigor em todo o Império Romano.

Colomba, por ser cristã, foi feita prisioneira e conduzida diante do imperador. A jovem de dezessete anos foi a única pessoa que encontrou graça a seus olhos, tal a nobreza de suas feições, reveladoras de ascendência ilustre. Foi em vão, porém, que ele tentou fazê-la renunciar ao seu voto de virgindade. Encolerizado, deu ordem que a aprisionassem em uma cela do anfiteatro, mas quando um libertino tentou violá-la, um urso do anfiteatro interveio para protegê-la, pondo em fuga os soldados.

Como nenhum dos soldados quisesse intervir, Aureliano, enfurecido, ordenou que tanto a virgem quanto o urso fossem queimados, mas uma chuva providencial apagou o fogo já preparado. Após o urso fugir para a floresta, o obstinado imperador condenou Colomba à decapitação.

O martírio ocorreu entre os anos 270 e 275. A mártir foi sepultada por um homem que havia recuperado a visão ao invocar sua intercessão.

Muitíssimo venerada na França, em 620 o rei Lotário III fundou a célebre abadia real de Santa Colombe-les-Sens sobre o túmulo da Santa mártir. Em 623 o bispo de Sens, São Lupo († 623), quis ser sepultado aos pés da mártir; em 853 o bispo Wessilone, ao consagrar a nova igreja, encontrou unidas as relíquias dos dois santos e mandou colocá-las em um precioso tecido, cujos fragmentos foram encontrados no século XIX e são conservados no tesouro da catedral.

A igreja da abadia foi construída uma terceira vez e consagrada, em 1164, pelo papa Alexandre III, depois destruída em 1792 pelos adeptos da abominável Revolução Francesa. As ruínas do complexo abacial e da igreja foram adquiridas, em 1842, pelas religiosas da Santa Infância de Jesus e Maria, que ali edificaram sua Casa-Mãe, salvaguardando os restos da antiga cripta. As relíquias de Santa Colomba já haviam sido transferidas para a Catedral de Sens em 1803.

São numerosas as igrejas dedicadas a esta Santa mártir na França, Espanha, Flandres, Alemanha e Itália, onde o culto se difundiu particularmente em Rimini.

No Martirologio Jeronimiano, bem como no Romano, a festa de Santa Colomba é celebrada no dia 31 de dezembro. Em Sens, devido a uma festa local que ocorre no último dia do ano, a sua celebração foi transferida para o dia 27 de julho, data da transladação das relíquias e da dedicação da sua igreja.

Santa Colomba é invocada para obter chuva e é representada com um urso e uma pena de pavão substituindo a palma dos mártires.

SOURCE : https://heroinasdacristandade.blogspot.com/2012/12/santa-colomba-de-sens-virgem-e-martir.html

Sainte Colombe de Sens, podcast "Marcher avec les saints" : https://prieraujourdhui.com/saints/1006325/

5.2.5. Giovanni Baronzio, Histoires de la vie de sainte Colombe (1345) :

http://www.encyclopedie.bseditions.fr/article.php?pArticleId=167&pChapitreId=32200&pSousChapitreId=32205&pArticleLib=Giovanni+Baronzio+%5BLes+%AB%A0Primitifs%A0%BB+italiens+(Histoire+de+l'art)-%3ELes+%AB%A0Primitifs%A0%BB+italiens%5D

L'empereur Aurélien martyrise Sainte Colombe en 274 : http://www.histoire-sens-senonais-yonne.com/pages/histoire-de-sens-et-du-senonais-en-images-a-travers-livres-et-documents/l-empereur-aurelien-martyrise-sainte-colombe-en-274.html