Giovanni Baronzio, Scènes de la vie de Sainte Colombe : Colombe devant l’Empereur, 1340, tempera sur bois, 55 x 55, Pinacoteca di Brera
Sainte Colombe
Vierge et martyre à
Sens (+ 274)
Une jeune fille espagnole
venue dans la région de Sens en Bourgogne, qui mourut pour sa foi et dont la
vie est toute résumée par ce don d'elle-même au Christ. Elle fut très honorée
au Moyen Age à Paris.
"Jeune fille
originaire d’Espagne qui quitta son pays à cause des persécutions. Elle
s’établit à Sens, où existait une forte et fervente communauté chrétienne à
laquelle elle se joignit. Alors qu’elle était encore très jeune, elle résista
courageusement aux autorités romaines qui voulaient la faire renoncer à sa foi,
et subit le martyre à la sortie de Sens* (lieu dit: Fontaine d’Azon). Les
chrétiens construisirent une église sur son tombeau et un monastère s’y
établit.
Aujourd’hui un pèlerinage
a lieu tous les ans au mois de juillet dans l’église qui se trouve sur son
tombeau, à Saint-Denis-les-Sens. C’est là que se trouve sa statue."
(source: diocèse
de Sens-Auxerre)
"Née en Espagne de
famille royale et de parents païens, Colombe consacre sa vie à Jésus Christ.
Avec quelques fidèles, elle prend le chemin de la Gaule. Après avoir reçu le
baptême à Vienne (en Dauphiné), elle se rend au pays de Sens où la religion est
très florissante. Modèle de pureté et de courage, elle subit le martyre le 31
décembre 274, pour affirmer sa foi et conserver sa virginité. Dès le VIIe
siècle, un monastère est fondé sur son tombeau." (source: Saint-Denis-lès-Sens)
* Un internaute nous
écrit: Sainte Colombe subit le martyre à Saint-Clément - 89100. Au lieu de son
supplice existent un calvaire et une source et des processions y sont toujours
organisées.
À Sens, sainte Colombe,
vierge et martyre.
Martyrologe romain
SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/336/Sainte-Colombe.html
Giovanni Baronzio (–1362), Sainte-Colombe protégée par un ours de Barusas et des soldats, circa 1340, Pinacoteca di Brera
Sainte Colombe (+274)
Jeune chrétienne de 16
ans résidant dans la ville de Sens (Yonne), certains auteurs lui attribuent des
origines espagnoles. Elle est condamnée par Aurélien à être violée dans
l’amphithéâtre de la ville. Lorsque se présente l’homme chargé d’appliquer la sentence,
une ourse surgit soudain dans l’arène et se jette sur lui pour l’immobiliser.
Colombe lui assure qu’il sera laissé libre à la condition qu’il se convertisse,
ce à quoi il consent. La bête relâche aussitôt son étreinte pour le libérer.
Dans une nouvelle tentative, Colombe et l’ourse sont condamnées à périr dans
les flammes, mais à ce moment se produit une averse qui éteint le brasier.
Colombe est finalement conduite à l’extérieur de la ville afin d’y être
décapitée.
SOURCE : http://www.peintre-icones.fr/PAGES/CALENDRIER/Decembre/31.html
Sainte Colombe
Troisième siècle
Colombe nait au pays
d’Aragon, en Espagne, au sein d'une famille royale et païenne.
A seize ans elle quitte
sa famille, à la recherche sans doute d'un idéal, loin du luxe et du paganisme
de son enfance. Une petite troupe de fidèles la suit sur les routes.
C'est à Vienne, en
Dauphiné, qu'elle découvre le christianisme et reçoit le baptême. Elle poursuit
sa route et atteint Sens, où existait une forte et fervente communauté
chrétienne à laquelle elle se joint avec ses compagnons.
Peu de temps après, en
274, arrive à Sens l'empereur Aurélien, ennemi déclaré des chrétiens. Colombe
et sa suite sont alors dénoncés et traduits devant un tribunal romain.
Tandis que ses proches
sont suppliciés et mis à mort, Colombe comparaît devant Aurélien qui la somme
de renier son dieu. Elle résiste courageusement et est enfermée dans un sombre
cachot, couverte de chaines. C'est alors qu'une ourse apparaît dans sa prison
et la protège. L'empereur ordonne de mettre le feu, mais une pluie soudaine
éteint les flammes.
Aurélien, fou de colère
et de haine, la presse de révéler le secret de ces prodiges. Colombe répond
qu'ils sont la manifestation de la bonté et de la puissance de son dieu.
C'est est trop et
l'empereur commande de la mettre à mort. Elle est conduite en dehors de la
ville de Sens, au lieu dit Fontaine d’Azon, et elle subit le martyre
de la décapitation le 31 décembre 274. Son corps est abandonné aux bêtes
sauvages, mais les miracles ne tardent pas à fleurir. Un romain se fait
conduire sur les lieux du martyre. Etant aveugle, il se frotte les yeux avec le
sang de la vierge et recouvre aussitôt la vue. En gage de reconnaissance, il
fait ensevelir Colombe et fait élever un sanctuaire.
En 620, Clotaire II, roi
de France, fonde en son honneur une abbaye à Saint-Denis-lès-Sens qui a
traversé les siècles, non sans vicissitudes. Nombreux sont ceux qui se sont
recueillis sur les reliques de la sainte, tels le pape Alexandre III ou
l'évêque de Cantorbéry Thomas Becket.
Source : Les Saints
de chez nous, abbé Th. Durant, Auxerre, 1941
Aujourd’hui un pèlerinage a
lieu tous les ans au mois de juillet dans l’église qui se trouve sur son
tombeau, à Saint-Denis-les-Sens. C’est là que se trouve sa statue,
accompagnée de l'ourse.
Reliquaire
principal de sainte Colombe
de Sensdans la crypte de la nouvelle chapelle construite dans l'ancienne
abbaye.Abbaye
Sainte-Colombe de Saint-Denis-lès-Sens
Sainte-Colombe
Colombe nait vers 255
dans une famille noble de la région de Saragosse. A seize ans la jeune fille
doit quitter son pays à cause des persécutions. L’Espagne est déjà sous le joug
des Romains, et il n'est pas facile d'être chrétien au grand jour. Arrivée en
Gaule, elle se fait baptiser à Vienne en Dauphiné, et poursuit son chemin
jusqu'à Sens.
L'année 274 sera particulièrement cruelle pour les chrétiens. L'empereur Aurélien franchit les Alpes. C'est un tyran sanguinaire, adorateur du soleil, comme l'était avant lui Akhenaton en Égypte plusieurs siècles auparavant. Il pénètre à Sens le 8 des calendes de janvier 274 (1) alerté par le grand nombre de chrétiens qui s'y trouvait. Il ne tolère pas la religion chrétienne et fait exécuter tout ceux qui lui sont signalés. A l'époque le paganisme est roi et on dénombre plusieurs centaines de divinités régulièrement invoquées en Gaule (2).
Colombe et ses amis sont
arrêtés et enfermés. Ils sont soumis à de nombreux interrogatoires, mais aucun
ne reniera la religion chrétienne. Emmenés aux arènes pour y être mis à mort,
elle sera la seule épargnée par Aurélien. L'empereur lui propose le mariage
avec son propre fils, si elle renie sa foi. Elle refuse l'offre (3).
Elle est aussitôt
enfermée dans les arènes de Sens. Colombe subit alors les avances de Barusas,
un jeune mécréant de passage. Mais un ours échappé d'une cellule de
l'amphithéâtre, s'interposa pour la défendre. L'empereur impressionné, ordonne
alors de mettre le feu à la prison afin de faire périr Colombe et la bête. Une
pluie torrentielle s'abat sur la ville et éteint l'incendie.
Colombe est emmenée à la
Fontaine d'Azon pour y être exécutée le 31 décembre 274.. Les romains repartent
en laissant le corps sur place. Pierre Glaizal (4) raconte : « un
bœuf découvre le corps de la jeune fille décapitée sur ordre d'Aurélien et
abandonné en plein champ. L'animal reste penché vers le sol, des cierges
allumés sur ses deux cornes. Le propriétaire du champ, Aubertus, ayant touché
le corps de la martyre eut ses mains couvertes de sang, les porta à ses yeux et
recouvra la vue ».
Coïncidence de nom ou
pas ? Aubertus est un général romain. C'est le premier de la liste des
bienfaiteurs de la première église de Sainte-Colombe. Son nom figure sur une
plaque murale dans la crypte en CCLXXIV (274).
Au VIIe siècle, Clotaire
II, roi des Francs, fera construire une abbaye à l'endroit de son tombeau, non
loin du lieux du martyre. Elle sera démolie à la révolution, puis reconstruite
au XIXe siècle
Sainte-Colombe est fêtée
le 31 décembre. Jusqu'à nos jours un pèlerinage a lieu chaque année. Pour des
raison pratique, il a lieu au début juillet.
Aujourd'hui L’abbaye de
Sainte-Colombe-les-Sens est un lieu dit de la commune de Saint-Denis-les Sens -
89100
Sources
(1) Abbé BRULLEE, Histoire de l'Abbaye Royale de Sainte-Colombe-lez-Sens précédée de la Vie de Sainte Colombe, vierge et martyre du pays Sénonais, Librairie archéologique Victor Didron, 1852
(2) Émile MALE, La Fin du paganisme en Gaule; et les plus anciennes basiliques chrétiennes, édition Flammarion, 1950
(3) Théodore TARBE, Recherches historiques et anecdotiques sur la ville
de Sens, Imprimerie Tarbé, 1838
(4) Pierre GLAIZAL, « Trouvailles au fil des lignes », Bulletin de la
Société de Mythologie Française, n°242 de mars 2011. Lui-même fait référence à
une étude de Gilles PLATRET qui s'était intéressé au document « Vita
Sanctae Colombae » issu de la chronique sénonaise de Pierre BARETEAU 1520,
manuscrit latin 1176 feuillet 40 de la bibliothèque de Metz.
(5) Paul ALLARD, Histoire des persécutions, Librairie Victor
Lecoffre à Paris, 1885
SOURCE : https://agendicum.over-blog.com/article-sainte-colombe-75576943.html
Reliquaire secondaire (de procession) de sainte Colombe de Sens contenant un os
Sainte Colombe
Vierge et martyre
(† 279)
Sainte Colombe, née en
Espagne, de parents idolâtres qui la persécutaient, vint chercher un refuge
dans les Gaules pour y embrasser le Christianisme. Ce fut à Vienne, en
Dauphiné, qu’elle reçut le baptême là on voit encore dans l’église des
bénédictines, une chapelle qui porte cette inscription: Baptisterium
Sanctæ Columbæ. Si partant des Pyrénées pour se rendre à Sens, par Vienne, on
suit les voies romaines, on y trouvera un grand nombre de localités du nom de
Sainte-Colombe, par lesquelles la sainte a dû passer et où sa mémoire est en
grande vénération.
Le martyre de la jeune
chrétienne, qui eut lieu vers l’an 279, eut un grand retentissement; sa
jeunesse, son origine, les circonstances merveilleuses qui accompagnèrent son
triomphe étaient bien propres à exciter l’admiration des hommes. Colombe eut la
tête tranchée sur le bord d’une source aujourd’hui célèbre, qu’on appelle
Fontaine d’Azon. Elle est située entre les villages de Saint-Clément et de
Saint-Denis, au diocèse de Sens.
Avant de terminer ce
cycle festival, il est bon de dire un mot sur un usage dont nous avons cité de
nombreux exemples. Déjà nous avons vu les fontaines de sainte Geneviève, de
sainte Solange, de sainte Godelieve, de sainte Clotilde, de sainte Reine, etc.;
mais si l’on parcourait la vie des saints et les coutumes religieuses
particulières à chaque province, on ne tarderait pas à être frappé de cette
multitude de sources et de fontaines placées sous la garde du saint patron de
l’endroit, et auxquelles les populations attribuent des propriétés
remarquables.
Dès la plus haute
antiquité, nous remarquons ce privilège qu’ont eu certaines fontaines d’attirer
la vénération des peuples. «Le culte de l’eau, dit Saint-Grégoire de Tours,
était une partie essentielle de la religion des Celtes. Ce culte de l’eau
subsista dans les Gaules longtemps même après que le christianisme y eut été
établi.» On comprend, en effet, que ces eaux possédant pour la plupart des
qualités bienfaisantes, l’Église dut prendre le sage parti de faire tourner à
la gloire de Dieu, les pratiques mêmes de l’idolâtrie, en plaçant ces fontaines
sous la protection d’un Saint. Il est incontestable que ces glorieux patrons se
sont plu à témoigner que ce culte leur était agréable par les guérisons
extraordinaires qui s’y sont maintes fois opérées.
C’est à la vierge Marie
que le plus grand nombre de ces fontaines est consacré. Autrefois, on croyait
que les anges chantaient eux-mêmes au bord des sources que sanctifiait l’image
de leur Reine. Pour en revenir à la Fontaine d'Azon, nous voyons en 620,
Clotaire élever en cet endroit le royal monastère de Sainte-Colombe-lez-Sens.
Au XIe siècle, On y éleva
une superbe église qui reçut la consécration de la main du pape Alexandre II.
Aujourd’hui encore, de nombreux pèlerins de la Bourgogne et de la Champagne
accourent sur cette terre bénie, mais désolée; car le fanatisme protestant et
le marteau révolutionnaire y ont fait de tristes ravages.
Déjà, au XVIIe siècle, la
critique gallicane, «semblable, dit l’abbé Darras, au glaive du soldat romain,
avait prétendu effacer le nom de sainte Colombe du souvenir des populations
chrétiennes. Mais, grâce à Dieu, la reconnaissance publique a protesté contre
le vandalisme d’une prétendue science, et le culte de sainte Colombe a survécu
aux attaques des modernes dénicheurs de Saints.»
Une partie des reliques
de sainte Colombe a été retrouvée, et leur translation a eu lieu le 31 août
1853, avec une pompe et une magnificence extraordinaires.
Elles furent portées au
monastère d’où elles avaient été autrefois arrachées, et Mgr l'archevêque de
Sens bénit la première pierre de l’église qui illustre aujourd’hui le tombeau
de la patronne du pays Sénonais.
L’abbé V. G.
Berthodmieu, Fêtes et dévotions populaires, Paris, Victor Sarlit, 1873
SOURCE : https://sanctoral.com/fr/saints/sainte_colombe.html
Sainte Colombe
Vierge et martyre à Sens
(+ vers 273).
Fête le 31 décembre.
D’origine espagnole, la
sainte martyre dont nous allons résumer la vie d’après des Actes rédigés au
viiie siècle ne doit pas être confondue avec une autre Sainte du même nom,
également vierge et martyre, très honorée à Cordoue en particulier et qui
mourut en 853, c’est-à-dire près de six siècles plus tard. Le récit de la
passion de la martyre sénonaise ne nous est pas parvenu dans son intégrité, ni
surtout dans son texte primitif, qui offrait dans ses données plus
d’exactitude. A la version ancienne se sont ajoutés des épisodes qui paraissent
inspirés d’autres passions de martyrs. Ici encore nous rapportons la tradition,
mais sans pouvoir affirmer la vérité historique de chacun des détails.
Sainte Colombe à l’école
du Saint-Esprit.
Colombe naquit au me siècle,
sous le ciel de l’Espagne, d’une famille noble, mais païenne. Néanmoins, le
Saint-Esprit se choisit l’enfant comme une épouse de prédilection.
Dès sa naissance il la
remplit de ses lumières et de son amour. Par un instinct divin, Colombe, encore
au berceau, connut la vanité des idoles. Quand on voulait les lui faire adorer,
elle manifestait sa répugnance par de tels cris et de tels gémissements qu’on
n’osait point la contraindre. « C’est un caprice qui passera avec le
temps », disait-on, et on le lui pardonnait volontiers.
Cependant, l’horreur que
la jeune vierge ressentait pour les idoles croissait en elle avec l’âge. Elle
fit même partager ses sentiments aux compagnons de ses jeux : Augustin,
Sanctien, Béate, qui devaient être tous placés sur les autels et vénérés par
l’Eglise de Sens à la date du 7 septembre.
Un jour, ils apprirent
que le culte du vrai Dieu croissait dans les Gaules, au milieu de sanglantes
persécutions. Pressés par la grâce, ils s’enfuirent secrètement, laissant pour
jamais leurs richesses, leurs patrie, leurs parents.
Deux soifs apaisées.
Au cours de ce long
voyage, pressés par la soif, ils s’étaient arrêtés à bout de forces. Colombe, à
genoux, adresse une prière au Maître de la terre et des eaux. Elle ne s’était
pas encore relevée qu’une source limpide jaillissait à ses pieds.
Mais les pieux voyageurs
réclamaient avec plus d’avidité encore les eaux vives qui jaillissent jusqu’à
la vie éternelle. Ce fut à Vienne, en Dauphiné, qu’ils purent s’y désaltérer.
Ils furent donc instruits des mystères de la foi, puis baptisés, devenant ainsi
les enfants du Christ et de l’Eglise.
Comment on se sanctifie
et comment on devient apôtre.
Les néophytes, pour mieux
comprendre la vérité sacrée, assujettissaient leurs corps par les jeûnes et les
disciplines. Leurs âmes, délivrées par là du joug et des obscurités de la
chair, persévéraient dans la contemplation bien avant dans la nuit. Aussi,
leurs prières et leurs exemples avaient-ils affermi la chrétienté viennoise,
lorsque Dieu les appela à d’autres travaux.
Colombe, toujours de plus
en plus éprise de la vérité, apprit qu’elle s’était développée davantage dans
la région sénonaise, et elle y entraîna ses compagnons.
A Sens, les jeunes
voyageurs furent encore l’édification des fidèles. Ils s’adonnaient jour et
nuit à la pénitence et à l’oraison. Ils allaient par des pèlerinages demander
la vertu sur les tombeaux des martyrs.
La couronne du martyre
est refusée à sainte Colombe.
A cette époque,
l’empereur Aurélien visitait les Gaules et il s’arrêta à Sens. Pour mériter ses
faveurs, les magistrats lui dénoncèrent Colombe et les siens comme les plus
ardents prosélytes du christianisme. Le tyran manda les audacieux à sa barre et
les condamna tous au dernier supplice. Cependant, par égard pour sa naissance
et sa noblesse, il voulut sauver Colombe. Conduite avec ses compagnons hors des
murs de la ville, la vierge les vit tous mourir, la joie sur le front,
l’espérance au cœur, mais quand elle allait présenter à son tour sa tête aux
bourreaux, elle fut enchaînée et conduite dans un cachot situé, d’après la
tradition, à l’emplacement de l’église Sainte-Colombe-la-Petite, à l’angle de
la Grande-Rue et de la rue de l’Ecrivain.
Ainsi la couronne du
martyre lui échappait, quand elle croyait déjà la sentir sur son front ; à
cette pensée des torrents de larmes s’échappaient des yeux de la jeune fille.
Aurélien crut celle-ci ébranlée dans sa foi, et il se persuada qu’un peu de
colère suffirait pour la vaincre. Il fit donc reparaître la vierge devant lui.
Sainte Colombe comparaît
devant l’empereur.
Le dialogue qui s’engage
entre le tyran et la jeune chrétienne ressemble à plusieurs autres qui se
lisent dans les Actes des Martyrs. C’est toujours, d’un côté, le ton d’abord
insinuant auquel va succéder la violence ; de l’autre côté, la fermeté, à
la fois douce et inébranlable, résistant avec sérénité autant aux flatteries
qu’aux menaces.
– Quel est ton nom ?
dit l’empereur en jetant à Colombe un regard irrité.
Et celle-ci de répondre
avec calme :
– Je m’appelle Colombe.
Ta colère ne m’effraye pas, car l’amour du Christ me fortifie.
– Cet amour pour le
Christ est ta condamnation, reprit Aurélien. Mais pourquoi te laisser abuser
par de fausses croyances ?
– C’est votre religion
qui est menteuse, tandis que ma foi repose sur la vérité. J’adore un seul Dieu
qui nous a créés à son image. J’adore et je confesse Jésus-Christ, Fils éternel
du Père, qui s’est fait homme pour nous sauver…
– Et c’est ainsi que tu
respectes nos décrets, qui ordonnent de n’adorer que les dieux de
l’empire ?
– Ces dieux sont
l’ouvrage de vos mains. Ils périront et leurs adorateurs avec eux. Brûlez ces
vains simulacres, inventions du démon, qui, par ce culte insensé, veut
s’attacher vos cœurs. Pour moi, je rends tout honneur et toute gloire au Dieu
de vérité, à Jésus-Christ, qui donne la vie éternelle.
– Mais, malheureuse
enfant ! préférerez-vous ces illusions aux douces joies que peuvent vous
procurer votre jeunesse et votre illustre naissance ? Devenez fidèle à nos
dieux, et vous verrez les plus hauts dignitaires de ma cour se disputer
votre main.
La vierge prudente ne
voulut pas écouter davantage le serpent séducteur.
– Les exemples de mon
Jésus m’apprennent à mépriser vos offres dangereuses, dit-elle à l’empereur.
Pourrais-je quitter un époux divin pour en prendre un mortel ? Non, je ne
serai pas assez folle pour échanger les joies de l’éternité contre un plaisir
d’un jour. Vous qui voulez me séduire, vous souffrirez sans fin avec Satan,
votre maître, si, avant de mourir, vous ne savez pas rendre témoignage à la
vérité.
– Voilà trop de
paroles ! Sacrifie aux dieux où je te fais déshonorer et périr dans les
flammes.
– Dieu est bon et
puissant ; il m’accordera d’aller, vierge encore, au martyre.
Un rire ironique
accueillit ces paroles, et Colombe fut sur-le-champ enfermée dans une des cages
de l’amphithéâtre. Ce lieu de spectacle, de forme elliptique, se trouvait à
l’endroit appelé depuis « le Clos des Arènes ».
Un ours sert Dieu contre
les impies.
Aurélien, cependant,
avait abandonné la captive aux violences d’un jeune débauché. Colombe était en
prière quand celui-ci entra dans la prison. La vierge l’arrêta d’un seul de ses
regards, où brillait encore un rayon de la grandeur et de la majesté divines
puisées dans l’oraison.
Revenu de sa stupeur, le
coupable s’avance, mais Colombe se rejette en arrière en invoquant le nom de
Jésus. Aussitôt, un ours apparaît entre la victime et son persécuteur ;
l’animal terrasse ce dernier et lève son regard vers la prisonnière, comme pour
la prier de fixer le sort de son bourreau.
– Au nom de celui qui t’a
envoyé pour sauver ma virginité, lui dit la servante du Christ, épargne un
instant ce coupable.
Puis, s’adressant au
jeune homme :
– Comprenez la puissance et
la bonté de Jésus-Christ, qui m’envoie cet animal pour m’arracher à vos
outrages. Ouvrez les yeux à la vérité, dites sincèrement : « Je suis
chrétien », sinon vous deviendrez la proie de cette bête féroce.
La crainte, le miracle,
et sans doute aussi les vœux secrets de la vierge avaient changé l’âme du
criminel.
– Je suis chrétien !
dit-il en implorant le pardon de Colombe ; je suis chrétien !
A peine délivré, il
publie dans la ville ce qui lui est arrivé, et répète sans fin :
– Le Dieu des chrétiens
est le seul et vrai Dieu.
Le prodige, loin
d’apaiser Aurélien, ne fît que l’exaspérer davantage.
– Qu’on fasse périr cette
magicienne dans les flammes ! s’écria-t-il en fureur.
On vint donc chercher
Colombe pour la conduire au bûcher. Mais l’ours était là, couché devant la
porte, prêt à bondir sur le premier qui entrerait dans le cachot.
Du reste, les exécuteurs
de l’ordre impérial se réjouissaient de cet obstacle. Le visage de Colombe, si
doux, si calme, si plein de majesté, les avait touchés, et la protection
visible dont elle avait été entourée jusque-là leur faisait craindre d’attirer
sur leur tête la colère du Dieu tout-puissant, qui mettait les bêtes féroces au
service des siens.
Sainte Colombe dans sa
prison est défendue par un ours qui terrasse son ennemi.
Sainte Colombe et l’ours
dans les flammes.
On rapporta donc à
l’empereur que l’ours défendait la condamnée, sans qu’il fût possible d’en
approcher. Aurélien ne voulut rien entendre.
– Qu’elle meure,
répondit-il, ou je saurai bien vous faire périr tous avec elle.
Les bourreaux se
laissèrent effrayer par la menace d’un homme. Ils entourèrent de bois la cage
où Colombe, à genoux, priait toujours, et bientôt ils y mirent le feu.
En voyant les flammes
s’approcher et grandir, l’ours, effrayé, léchait les mains de Colombe, et
semblait, par des cris, lui demander de l’arracher à la mort. D’un signe de
croix, la vierge lui ouvre un passage au milieu du bûcher : l’animal s’y
précipite, joyeux. La foule effarée le laisse passer et le voit s’enfoncer dans
les forêts voisines.
Bientôt, d’un ciel pur et
serein, descendent des torrents de pluie, et, comme autrefois Daniel et ses
compagnons, Colombe, plus belle que jamais, reparaît, triomphante et sans
blessure, au milieu de la fournaise éteinte.
Comment retracer la joie
et l’enthousiasme du peuple en cet heureux moment ? « Je suis
chrétien ! criait-on de toutes parts. Brisons nos faux dieux ! et
mourons pour le Christ avec la bienheureuse Colombe ! »
Aurélien condamne à mort
sainte Colombe.
Ceux qui connaissaient
Aurélien savaient que, malgré tout, les chrétiens ne pourraient trouver grâce
devant lui. En effet, à peine eut-il appris que Colombe avait échappé au feu,
qu’il se la fit amener de nouveau.
– De quels artifices te
sers-tu, lui cria-t-il, pour échapper à tous les châtiments qu’on te
prépare ?
– Le bras victorieux de
Jésus-Christ seul m’a protégée contre tes outrages et ta cruauté.
– Et tu pousses
l’insolence jusqu’à insulter l’empereur ! mais cette fois rien ne saurait
t’arracher de mes mains. Licteurs, déliez vos faisceaux. Flagellez cette impie,
déchirez-la avec des ongles de fer, et quand son corps ne sera plus qu’une
plaie, allez la décapiter.
Une céleste joie brilla
dans les yeux de la vierge, mais par pitié pour son persécuteur elle lui laissa
ces dernières paroles :
– Je ne crains pas la
mort. Mais je tremble en pensant à la sentence qui frappera les maudits au
dernier jour. Tu seras de ces maudits, si tu n’expies pas tes crimes dans la
pénitence.
Mais Aurélien resta
insensible. Bien des martyrs avaient déjà fait retentir de semblables menaces à
ses oreilles, et il en était venu à les mépriser. Aussi la sentence ne fut-elle
pas changée ; Colombe fut donc conduite au supplice.
Les joies du martyre.
On l’étendit sur le
chevalet : on lui déchira les chairs avec des ongles de fer, on la
flagella jusqu’au sang, mais la généreuse martyre n’était pas sur la terre, son
esprit était fixé au ciel. Pas une plainte ne sortit de ses lèvres, pas une
larme ne coula de ses yeux.
Cependant, las de
frapper, les bourreaux entraînèrent leur victime hors des murs de Sens, au nord
du village de Saint-Clément, jusqu’à la fontaine d’Azon. La prière de la vierge
durait encore quand on y arriva. Colombe demanda quelques instants pour
l’achever. Les exécuteurs les lui refusèrent d’abord. Ils avaient hâte d’en
finir avec leur hideuse mission de meurtriers d’une innocente. Mais la cupidité
leur fit vaincre cette répugnance. La vierge se dépouilla du riche manteau dont
elle s’était parée pour aller à Jésus-Christ, son Epoux.
– Prenez, leur dit-elle,
c’est tout ce qui me reste, mais laissez-moi du moins finir mon oraison.
Et, prosternée contre
terre, elle invoqua une dernière fois Celui pour qui elle allait verser son
sang, puis, se relevant, elle courut présenter elle-même sa tête au glaive des
soldats, et elle disait :
– Mon Dieu,
pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu’ils font.
Le bruit du coup fatal se
mêla à ces derniers mots. C’était le 31 décembre de l’an 273 ou 274.
Des brutes rendent à des
Saints l’honneur que leur refusent les hommes.
Non content d’égorger les
fidèles serviteurs du Christ, Aurélien s’attaquait encore à leurs cadavres. Il
voulut donc que le corps de Colombe fût abandonné en pâture aux bêtes féroces.
Le terrain sur lequel la
vierge avait été immolée était la propriété du noble Aubertus, chef de la légion
sénonaise. Les yeux de son âme et ceux de son corps étaient fermés à la
lumière, puisqu’il était à la fois aveugle et païen.
Un jour qu’on faisait
paître ses troupeaux près de la fontaine d’Azon, les esclaves aperçurent un
bœuf agenouillé auprès d’un buisson ; de ses cornes s’échappait une
éclatante lumière. Surpris, ils accourent et trouvent les restes de Colombe.
Ils se prosternent à leur tour devant ce chaste corps, puis ils vont en toute
hâte raconter le prodige à leur maître.
Tandis qu’ils parlent, la
grâce divine descend dans le cœur d’Aubertus. L’esprit de lumière lui révèle
l’inanité des idoles et lui inspire un ardent amour pour l’Eglise du Christ. Le
nouveau converti conçoit en même temps l’espoir de recouvrer la vue par les
mérites de la généreuse Colombe. Conduit auprès des restes sacrés de la vierge,
il s’incline vers eux afin de les toucher, et, sur-le-champ, ses yeux s’ouvrent
et sont guéris.
En reconnaissance, il fît
ensevelir honorablement le corps de la Sainte dans son propre palais. Au lieu
même où avaient été abandonnés les restes de la martyre, il édifia une église
contiguë à la fontaine d’Azon et donna pour son entretien une vaste prairie
désignée dans les anciens documents sous le nom de « Pré-Aubert ».
Popularité du culte de
sainte Colombe au Moyen Age.
L’affluence des pèlerins
au tombeau de sainte Colombe était devenue trop forte pour que les prêtres
séculiers, attachés à l’église fondée par Aubertus, puissent suffire à les
recevoir. Clotaire II, roi des Francs, y érigea, en 620, un monastère, qu’il
dota en lui cédant une terre de son domaine appelé Cuy. Saint Didier, évêque
d’Auxerre, et surtout saint Loup, évêque de Troyes, augmentèrent par leurs
largesses les revenus de l’abbaye. Leur exemple fut imité du roi Dagobert qui
commit saint Eloi à l’administration des biens du monastère.
Vers le milieu du ixe siècle,
les religieux, voulant employer à la gloire de Dieu une partie des richesses de
l’abbaye, remplacèrent l’antique église d’Aubertus par une basilique spacieuse
qui fut consacrée en 853 par Wénilon, archevêque de Sens, et placée sous le
patronage commun de sainte Colombe, de saint Loup enterré à proximité, et de
sainte Croix. Le lendemain, les corps de sainte Colombe et de saint Loup furent
tirés de la crypte où ils étaient enfermés, pour être placés dans un lieu plus
accessible. C’est dans cette abbaye que reçut une sépulture le dernier des
compétiteurs de Charles le Simple, Raoul, duc de Bourgogne, mort à Auxerre en
936. Il lui avait fait don de sa propre couronne et l’avait enrichie de terres
et de toutes sortes de présents.
Pendant son séjour dans
la province de Sens, saint Pierre Damien († 1072) vint en pèlerinage au tombeau
de sainte Colombe, et l’on relève dans ses œuvres le panégyrique de la Sainte
qu’il prononça, sans doute, à cette occasion.
Au XIIe siècle, la
basilique de Sainte-Colombe fut reconstruite pour la troisième fois et
consacrée par le Pape Alexandre III le 26 avril 1164. L’affluence des pèlerins
fut telle qu’on en compta ce jour-là trente mille. Arrivé à Sens à la fin
septembre 1163, le Pontife y prolongea son séjour jusqu’en avril 1165. C’est à
la même époque qu’on note la venue en ce lieu célèbre de saint Thomas Becket,
archevêque de Cantorbéry, obligé de se réfugier en France pour échapper aux
coups du roi d’Angleterre, Henri II.
Comme tant d’autres
reliques vénérées de nos ancêtres médiévaux, celles de sainte Colombe ont été
dispersées au xvie siècle par la tourmente protestante. Néanmoins, le
souvenir de la glorieuse victime d’Aurélien est toujours vivace non seulement à
Sens, mais encore dans plus de trente paroisses de France qui l’ont choisie
pour patronne. La fête se célèbre, le 28 juillet, à Sens, sous le rite double
de deuxième classe, et le 31 décembre, à Meaux et à Lyon.
Dans les œuvres d’art populaire
on donne pour attributs à sainte Colombe un ange, un bûcher, une colombe, une
couronne, un ours.
A. L.
Sources consultées. – Mgr
Paul Guérin, Les Petits Bollandistes (Paris, 1897). – Chanoine
Blondel, Vie des Saints du diocèse de Sens et Auxerre (Sens et
Auxerre, 1885). – (V. S. B. P., n° 203.)
SOURCE : https://laportelatine.org/spiritualite/vies-de-saints/sainte-colombe
Statue
de Sainte Colombe (fin XIXe siècle), Abbaye Sainte-Colombe de
Saint-Denis-lès-Sens
Profile
Born to the Spanish nobility.
At age 16 she and other Christians fled Spain for Gaul (modern France)
to escape the persecutions of
Emperor Aurelian.
They were located, however, and imprisoned.
Legend says that while Columba was in prison,
one of the jailers tried
to rape her;
a bear that
was being used at a nearby amphitheatre attacked the guard and
rescued her. However, she and the rest of the group were later martyred in
the on-going persecutions of Aurelian.
Tradition says that
almost immediately upon her death a blind man
named Aubertus asked for her intervention and had his sight restored. His first
act was to run to her execution site
and give her body a decent burial. A chapel was
soon built at the grave, followed later by the Abbey of
Sens. Other churches in France have
borne her name, and in times past she had a strong devotion. This inevitably
led to her association with pious fictions and legend.
Born
beheaded in 273 at
Sens, France near
a fountain named d’Azon
relics destroyed
by Huguenots in
the 16th
century
bound maiden standing on
a funeral pyre with
an angel
maiden being beheaded near
a fountain
maiden holding a book and peacock feather
Additional
Information
An
Old English Martyrology, by George Herzfeld
Book
of Saints, by the Monks of
Ramsgate
Catholic
Encyclopedia, by F M Capes
Lives
of the Saints, by Father Alban
Butler
Lives
of the Saints, by Father Francis
Xavier Weninger
Saints
of the Day, by Katherine Rabenstein
books
Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints
Saints
and Their Attributes, by Helen Roeder
other
sites in english
webseiten
auf deutsch
sitios
en español
Martirologio Romano, 2001 edición
sites
en français
fonti
in italiano
Martirologio Romano, 2005 edition
websites
in nederlandse
nettsteder
i norsk
MLA
Citation
“Saint Columba of
Sens“. CatholicSaints.Info. 16 December 2025. Web. 22 August 2026.
<https://catholicsaints.info/saint-columba-of-sens/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-columba-of-sens/
Abbaye Sainte-Colombe de Saint-Denis-lès-Sens (Yonne, France)
Book of Saints
– Columba – 31 December
Article
COLUMBA (Saint) Virgin
Martyr (December 31) (3rd century) A Christian Virgin put to death at Sens in
Burgundy under the Emperor Aurelian (A.D. 273). Terrible tortures, as in the
case of so many Martyrs, were inflicted upon her before her head was struck off.
Her relics, venerated at Sens, were scattered by the Huguenots in the sixteenth
century.
MLA
Citation
Monks of Ramsgate.
“Columba”. Book of Saints, 1921. CatholicSaints.Info. 12
October 2012.
Web. 22 August 2026. <http://catholicsaints.info/book-of-saints-columba-31-december/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-columba-31-december/
Santa Columba, Santa Coloma, Arceniega, Álava, Espagne
Columba of Sens, VM (RM)
Born in Spain; died in Meaux, France in 273. While the date and circumstances of Columba's martyrdom are undocumented except in a spurious passio, her legend says that she fled her homeland in order to avoid being denounced as a Christian. She and other Spanish believers migrated to France and all were martyred at Meaux under Aurelian. Formerly she was venerated throughout France; the historical monuments of Sens still testify to this devotion (Attwater, Benedictines, Encyclopedia). In art, Saint Columba is portrayed as a crowned maiden in chains. At times she may (1) have a dog or bear on a chain, (2) hold a book and a peacock's feather, (3) be with an angel on a funeral pyre, or (4) be beheaded (Roeder).
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/1231.shtml
Abbaye Sainte-Colombe
de Saint-Denis-lès-Sens (Yonne, France)
St. Columba of Sens
Feastday: December 31
Birth: 257
Death: 273
A Spanish martyr of
noble descent. At sixteen she left Spain, fleeing imperial persecution. She and
other Spanish Christians sought refuge in France, but they were martyred in
the persecution instituted
by Emperor Aurelian. Her shrine is in Sens, France.
SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=2708
St. Columba of Sens
Suffered towards the end
of the third century, probably under the Emperor
Aurelian. She is said to have been beheaded near a fountain called d'Azon;
and the tradition is that her body was left by her murderers on the
ground, until it was buried by
a man called Aubertus, in thanksgiving for his restoration to sight on his
invoking her. A chapel was
afterwards built over her relics;
and, later on, rose the Abbey of Sens, which at one time was a
place of pilgrimage in
her honour.
She is also said to have been patroness of
the parish church of
Chevilly in the Diocese of Paris, but her whole history is somewhat legendary.
Capes,
Florence. "St. Columba of Sens." The Catholic
Encyclopedia. Vol. 4. New York: Robert Appleton
Company, 1908. 31 Dec.
2016 <http://www.newadvent.org/cathen/04135b.htm>.
Transcription. This
article was transcribed for New Advent by Joseph P. Thomas.
Ecclesiastical
approbation. Nihil Obstat. Remy Lafort, Censor. Imprimatur. +John
M. Farley, Archbishop of New York.
Copyright © 2026 by New Advent LLC.
Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.
SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/04135b.htm
Escultura
de Comba de Sens, Santa Comba, Corunha, Galiza
December 31
St. Columba, Virgin and Martyr
THE NEW Paris Breviary fixes her death either in 258 or in 273. The
latter date reduces it to the journey which Aurelian took into Gaul in that
year, when he gained a great victory at Chalons. She suffered at Sens. Her
relics were kept in the Benedictin abbey till they were dispersed by the
Huguenots, together with those of many other saints kept there, as Baillet
observes. St. Owen, in his life of St. Eligius, mentions a chapel which bore
her name at Paris.
Rev. Alban Butler
(1711–73). Volume XII: December. The Lives of the Saints. 1866.
40. St. Columba. The 140 Saints of the Colonnade
St. Columba of Sens - Virgin and Martyr
Died - c. Early 4th Century
Feastday - 31 December
Statue created - c.
1667-1668
The statue is part of the group of 16 installed between May 1667 and July 1668
Sculptor - Andrea Baratta. He received payments from 1 August 1667 to the same month of the following year
for four statues. This mediocre sculpture relates to the statues of St
Theodosia (22) and St Pontian (41)
Height - 3.1 m. (10ft 4in) travertine
Her right hand holds the palm of martyrdom.
Columba was a virgin and
martyr at Sens. Though little historical information is known, popular
devotion made her one of the most famous and revered martyrs in the Middle
Ages.
SOURCE : https://stpetersbasilica.info/Exterior/Colonnades/Saints/St%20Columba-40/StColumba.htm
Vitrail, église Sainte-Colombe (Chevilly-Larue)
In the reign of Maximian,
the cruel persecutor of the Christians, there lived at Thessalonica, a virgin,
named Anysia, who was known and esteemed through the whole city on account of
her virtues. She was born of Christian parents, and very piously educated.
Inheriting great riches, after the early death of her parents, she feared to
fall, by the misuse of them, into vice, and therefore she resolved to employ
them only for the comfort of the poor, the sick and prisoners. Generous as was
this resolution, she was faithful in carrying it into execution. She visited
the sick and prisoners, and provided them with all they needed To the poor and
suffering she gave until she had nothing left; and taking up her abode in a
small house, she maintained herself by the labor of her hands. She spent her
days in fasting and prayer, visiting the Church, devout reading and work, and
passed the greater part of the night in singing psalms. Her bed was the floor,
her sleep short, and her dress made of sack-cloth. She seldom prayed without
shedding many tears, and her only wish was to be admitted soon into the
presence of her beloved Spouse, to whom she had consecrated her virginity. But
she desired to appear before Him only as a martyr. “Let me partake of Thy
bitter sufferings,” she prayed to the Lord, “and do with me according to Thy
holy will.” She feared to live long in the world amid so many dangers; hence
she sighed for death, which would free her from all danger of offending God. An
Angel appeared to her, and brought her the welcome message that her wish would
soon be fulfilled; hence she prepared herself with great zeal, looking upon
each day as her last on earth. Thus, filled with heavenly aspirations, she, one
day, repaired to church, where she Was seen by one of the imperial soldiers,
who, hastening to her, said: “Stay! whither are you going?” . The chaste virgin
was at first startled at this unexpected question, but soon composing herself,
she called on God, as the protector of her chastity, made the sign of the holy
Cross upon her forehead, and passed on without answering the insolent man.
Following her, he repeated his question: “Who are you and whither are you
going?” “I am a handmaid of Jesus Christ,” said Anysia, “and am going to
Church.” “I will not let you go, but take you with me to worship the gods,”
said the soldier; and seizing the veil that covered the head of the holy
virgin, he endeavored to take it away. Anysia defended herself with all her
strength, spat in his face and said: “Away with you; the Lord will punish you.”
Enraged at this he drew his sword, and, running it through her body, killed her
on the spot. Thus was her wish fulfilled, and she went, as a chaste virgin and
martyr, to her beloved Spouse, after whom she had sighed so fervently.
***
To this short biography,
we add that of another holy virgin and martyr. This is Saint Columba, who was
born in Spain, of rich but heathen parents. God bestowed on her, from her early
youth, so strong an inclination to the Christian faith, that she could never be
persuaded by her parents to worship the gods. As she found no opportunity,
under her father’s roof, of being instructed in the faith, she fled from her
home, and, accompanied by several companions, went to France, although she had
hardly reached her sixteenth year. At Vienne, in France, she was instructed in
the Christian faith, and baptized. From Vienne she went to Sens, where,
entirely devoted to prayer, fasting and other good works, she converted many
souls to God by her edifying life. The Emperor Aurelian, well known as an enemy
to the Christians, came to Sens, searching for the faithful, either to force
them to abandon their God, or to execute them, Columba and her companions were
among the first who were brought before him.. He asked her, who she was, and whence
she came. She fearlessly answered: “I am a Christian, as are also these, my
companions; and neither flatteries, promises, menaces, nor the most painful
death, will be able to make one of us forsake the faith of Christ.” The tyrant,
enraged at this answer, ordered all of her companions to be beheaded before her
eyes, hoping that this would alter her determination. For the same reason; he
had her cast into a dungeon, until the following day, when she was again
brought -before him. Speaking to her most kindly, he promised to mtike her the
spouse of his own son, if she would obey him, and sacrifice to the gods.
Columba replied: “I am already united with Christ, and neither honor, riches,
torments, nor death itself, can make me faithless to Him. But thou, O Emperor!
shalt not escape eternal torments, if you dost not’ repent and worship the only
true God.” Such freedom of speech roused the tyrant’s wrath. He knew that
nothing was more! painful to Christian virgins than the loss of their chastity;
but. Columba, having called on God for aid, was protected from all, harm. An
insolent youth, who had approached her, saw that she was surrounded by a bright
light, and had not the courage to touch her, but, running away, he cried aloud:
“Truly, the God whom Columba worships is the only true God.” When the tyrant
was informed of this, he had the chaste virgin scourged, torn with iron combs,
and then thrown upon a burning pyre. Finally, when a heavy rain had
extinguished the flames, the Christian heroine was beheaded. Her holy body, by
command of the Emperor, remained for a long time unburied, but was: afterwards
interred, with great solemnity, by Count Albertus, whose sight had been
restored by touching it. God has wrought many miracles through* the
intercession of Saint Columba. Hence, many churches and convents have been
erected in her honor, as at Vienne, in France, where she had been baptized, and
at Sens, where she had dwelt. At Cologne, on the Rhine, the principal parish
church is named after this holy virgin and martyr. Saint Eligius, bishop of
Noyon, founded a chapel in her honor, at Paris, wherein her relics reposed in a
silver casket, made by order of king Dagobert. The holy bishop Lupus daily
visited her shrine, and desired to be buried at the feet of the holy martyr.
Saint Thomas, Archbishop of Canterbury, when he, as was related yesterday,
remained for some time in the monastery of Saint Columba, at Sens, passed also
daily some time in prayer before her shrine. In so great esteem was the holy
virgin and martyr held by these great men.
Practical Considerations
• Anysia and Columba, two
holy virgins, are tempted to sin, but both resist courageously and earnestly.
They spurn those who would incite them to evil, and remain unharmed. What I
have told you several times during the year, I here repeat: learn from these
two virgins how you should act when tempted to sin. Think first, how you ought
to regard those who tempt you; they are devils, or tools of the devil. Hence
you must treat them as you would treat the devil, were he to appear visibly
before you. Would you receive him kindly, or allow him anything that is wrong?
I do not think so. Therefore, act in the same manner towards those who tempt
you to sin, because they are devils or tools of the devil. Secondly, both holy
virgins never permitted themselves to be touched. In this they acted rightly,
and you must follow their example; for, had they permitted it, they would
surely have fallen into greater sin, and at last have been condemned. And this
is what you must expect, if you permit what our holy virgins refused. “Whoever
allows kissing,” says the venerable Bede, “knocks at the door of hell, and will
soon fall into it, if he does not quickly draw back.” Thirdly, both holy
virgins resisted with all their might, and so remained unharmed. You must act
in the same manner. You must not show yourself weak, but strong and fearess;
you must use all your strength. Spit upon such devils, though they be
aristocratic devils; cry aloud for help and resist with all your force. The
Angels honor such fights, and you will gain the respect of the whole world,
besides the glory which will be prepared for you in heaven. Both our holy
virgins now enjoy the honor of the world; and how great must be their happiness
in heaven! Shame and dishonor will be your lot on earth, and eternal torments
await you in hell, if you allow a devil in human shape to persuade and overcome
you.
• Saint Anysia gave her
rich, inheritance to the poor, the sick and prisoners, that she might not, by
misusing it, fall into vice and thus perish. Saint Columba leaves her house and
prefers to be poor in a foreign land and obtain heaven in the true faith, than
remain at home and go to perdition. Behold the sacrifices the saints made to
escape damnation and save their souls. What are you doing? What have you done
during the past year to save your soul? Do you believe that, living as you have
done and as you do, you will escape damnation and go to heaven? May I not say,
with the very best reason, the same words that Saint Columba said to the wicked
Emperor: “You will not escape the eternal pains, if you do not repent and do
penance.” Yes, yes, I say to you, without any hesitation, if you will not do
penance, change your life, and work with great zeal for your salvation, you
will not escape the eternal torments. If you desire to escape them, do penance
immediately, and without any delay; for, who knows whether you will live a year
hence, and whether you will have then, as now, an opportunity to work out your
salvation. Thousands will not, because death will call them into the other
world. May not the same happen to you? “As we do not know,” writes Saint
Augustine, “when we shall be called away from this world, let us go without
delay, from the left to the right. We must neither trust to health nor to
youth. Let us begin a better life, while we possess the means to do so.”
MLA
Citation
Father Francis Xavier
Weninger, DD, SJ. “Saint Anysius, Virgin and Martyr, and Saint Columba, Virgin
and Martyr”. Lives of the Saints, 1876. CatholicSaints.Info.
4 June 2018. Web. 22 August 2026.
<https://catholicsaints.info/weningers-lives-of-the-saints-saint-anysius-virgin-and-martyr-and-saint-columba-virgin-and-martyr/>
Reliquien in
der Kathedrale in
Pamplona
An
Old English Martyrology – December 31 – Saint Columba
When he entered the
prison and approached her, there came in the beast called ursa, that is in
our language a she-bear, and threw him down upon the earth and looked towards
the holy woman whether she should let him live or kill him. The holy woman bade
the she-bear lie at the door of the prison, and she began to teach the jester
to believe in Christ, and he submitted to it and the she-bear let him go from
the prison, and instantly he shouted all over the town and said: ‘the one god
whom the woman Columba worships is the true god, and there is no other besides
him.’
MLA
Citation
George Herzfeld.
“December 31 – Saint Columba”. An Old English
Martyrology, 1900. CatholicSaints.Info.
14 May 2024. Web. 22 August 2026. <https://catholicsaints.info/an-old-english-martyrology-december-31-saint-columba/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/an-old-english-martyrology-december-31-saint-columba/
Escultura
de Santa Comba, Vila Boa, Pontevedra, Galiza
Santa Colomba di Sens Vergine
e martire
† Sens, Gallia, III
secolo
Titolare della Chiesa
Cattedrale, santa Colomba proveniva da una famiglia pagana; dopo essere stata
battezzata, si trasferì a Sens in Francia. Fu martirizzata per ordine
dell'Imperatore Aureliano nella seconda metà del III secolo. Il culto di santa
Colomba giunse a Rimini provvidenzialmente: alcuni mercanti di Sens, che
veleggiavano nell'Adriatico, portando con sè una reliquia di santa Colomba,
furono costretti ad approdare a Rimini, dove la reliquia, accolta da Stemnio,
Vescovo di Rimini, fu posta nella Cattedrale.
Martirologio Romano: A
Sens nella Gallia lugdunense, ora in Francia, santa Colomba, vergine e martire.
Santa Colomba di Sens, è
stata una delle martiri più celebri di tutto il Medioevo e il suo culto ebbe
una larga diffusione. Ciò nonostante, le notizie storiche che la riguardano,
sono circondate dalla leggenda; la stessa 'Passio' è piena di luoghi comini,
tipici della agiografia aurea dei primi martiri.
Colomba è presentata come
appartenente a nobile ma pagana famiglia di Spagna e vissuta nel III secolo;
per sottrarsi al culto degli dei, lasciò la famiglia e si recò in Gallia prima
a Vienne dove ricevé il Battesimo, poi a Sens. Sembra che il suo vero nome
fosse Eporita e che sarebbe stata poi chiamata Colomba per la sua innocenza.
A Sens, fu arrestata come
cristiana a causa della persecuzione in atto in tutto l'Impero Romano;
trovandosi in città l'imperatore Aureliano Lucio Domizio (270-275), fu condotta
davanti a lui, che nel tentativo di farla rinunziare alla verginità cristiana,
sarebbe giunto a proporle il matrimonio con suo figlio.
Ma poi irritato per il
suo rifiuto, la condannò ad essere chiusa nell'anfiteatro in una 'cella
meretricia'; ma quando si presentò un giovinastro per abusare di lei, un'orsa
dell'anfiteatro intervenne a proteggerla, mettendo in fuga l'uomo.
Visto che nessuno dei
soldati volle più intervenire, Aureliano infuriato, ordinò che sia la vergine,
sia l'orsa fossero bruciate; ma una nube proveniente dall'Africa, procurò una
provvidenziale pioggia, che spense il fuoco già preparato; mentre l'orsa scappò
via nei campi. L'imperatore ostinato, allora condannò Colomba alla
decapitazione, dopo un ultimo tentativo di farle cambiare fede.
La giovane, appena
sedicenne, subì il martirio non lontano da Sens e fu sepolta da un tale, che
invocandola aveva recuperata la vista; ciò avvenne nella seconda metà del III
secolo, negli anni fra il 270 e il 275, facendo riferimento all'imperatore Aureliano,
trovatosi a Sens per le sue guerre in Gallia.
Veneratissima nella
Francia dell'epoca, il re Lotario III nel 620 fondò sul sepolcro della santa,
la celebre abbazia reale di Sainte-Colombe-les-Sens. Nel 623 il vescovo di
Sens, s. Lupo († 623) volle essere sepolto ai piedi della martire; nell'853 il
vescovo Wessilone nel consacrare la nuova chiesa, trovò unite le reliquie dei
due santi e le fece avvolgere in un prezioso sudario in tessuto orientale, i
cui pezzi ritrovati nel XIX secolo, sono conservati nel tesoro della
cattedrale.
La chiesa dell'abbazia fu
costruita una terza volta e consacrata nel 1164 da papa Alessandro III, poi
distrutta nel 1792 al tempo della Rivoluzione Francese.
I resti del complesso
dell'abbazia e della chiesa, furono acquistati nel 1842, dalle religiose della
Santa Infanzia di Gesù e Maria, che vi edificarono la loro Casa Madre,
salvaguardando i resti dell'antica cripta; le reliquie di s. Colomba erano
comunque già stata trasferite sin dal 1803 nella cattedrale di Sens.
Numerose sono le chiese
dedicate alla santa martire, in Francia, Spagna, Fiandre, Germania e in Italia,
dove il culto si diffuse particolarmente a Rimini. Secondo i racconti
tradizionali locali, alcuni mercanti che navigavano nell'Adriatico, avevano con
sé una reliquia del capo di santa Colomba, ma furono costretti ad approdare a
Rimini, dove la reliquia fu accolta dal vescovo Stennio e posta nella
cattedrale.
Nel 1581 mons. Castelli
vescovo di Rimini, essendo nunzio apostolico in Francia, ottenne dai monaci
dell'abbazia di Sens, le reliquie di una costola e due denti della martire, che
dal secolo XVIII sono conservate in un busto reliquiario ora posto nel Tempio
Malatestiano, la nuova cattedrale, che sostituì l'altra demolita nel 1815
dedicata alla SS. Trinità e a S. Colomba.
Si è parlato di una
traslazione del corpo di Colomba a Bari nel sec. XVII, ma senza alcun serio
fondamento.
A partire dal
Martirologio Geronimiano, fino a quello Romano, la festa di s. Colomba è
riportata al 31 dicembre. La popolarità del culto in Francia, andò poi
lentamente scemando e fallì nel secolo XIV il tentativo di riportarlo in larga
diffusione. A Sens, a causa di una festa locale, concomitante con l'ultimo
dell'anno, la celebrazione fu spostata al 27 luglio più altre ricorrenze, come
la traslazione delle reliquie e la dedicazione della sua chiesa.
Santa Colomba è invocata
per ottenere la pioggia e i suoi attributi iconografici sono un'orsa incatenata
ed una penna di pavone al posto della palma dei martiri.
Autore: Antonio
Borrelli
SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/91596
Restos
mortais preservados atribuídos a Santa Comba de Sens na Catedral de Saint-Sabin
de Bari,
Itália
Liegefigur
in der Kathedrale in
Bari
Santa Colomba: dalla
Francia a Bari
Nella cripta della
Cattedrale di Bari sul lato sinistro in una teca climatizzata, sono
conservate le reliquie di Santa Colomba di Sens che si festeggia il 31 dicembre
l’ultimo giorno dell’anno . Dopo San Nicola la Santa è molto venerata dai
fedeli ortodossi, dai turisti (soprattutto francesi e spagnoli) e dai
visitatori che quotidianamente visitano la cripta. Tutti sono
incuriositi della sua presenza e interessati a conoscere la storia
di questa misteriosa santa.
Ma chi era Santa Colomba
e come si trovano a Bari le sue reliquie?
La vita e il culto
Colomba nacque in Spagna
nel 257 e morì a Sens (Francia) nel lontano 273. Era una patrizia che si
converti al cristianesimo e morì decapitata. Di famiglia nobile pagana si
convertì al cristianesimo a 16 anni. Dopo aver ricevuto il battesimo scappò
dalla Spagna insieme ad altri cristiani per sfuggire alle persecuzioni
dell’imperatore Aureliano e si trasferì a Sens. Fu rintracciata e
rinchiusa in carcere. La leggenda narra che, mentre Colomba si trovava in carcere,
una guardia cercò di violentarla e un orso, usato per gli spettacoli in un
vicino anfiteatro arrivò in suo soccorso attaccando la guardia e liberando
Colomba dal suo aggressore e dalla sua cella. È narrato che Colomba dopo
essere stata salvata dall’orso, sia stata destinata a perire sul rogo; tuttavia
anche in questo caso fu salvata da un provvidenziale acquazzone che spense le
fiamme Da ciò ha origine l’invocazione alla santa da parte dei fedeli per la
tutela dal pericolo degli incendi. Fu martirizzata più tardi mediante
decapitazione per volontà di Aureliano intorno al 273. Il martirio avvenne
nella città di Sens vicino ad una fontana detta di Azon. La tradizione dice che
un cieco di nome Aubertus riacquistò la vista dopo aver invocato Santa Colomba.
In ringraziamento Aubertus avrebbe preso il corpo dal luogo, dove era stata
giustiziata e le avrebbe dato una sepoltura dignitosa. Nel luogo della tomba fu
costruita una cappella e, in seguito nel 620 circa Clotario II fondò una
abbazia di Sainte Colombe lès Sens. In quel periodo la forte devozione verso
questa martire è testimoniata anche dal fatto che altre chiese francesi le sono
state dedicate. Il culto di Santa Colomba giunse in Italia a Rimini in maniera
provvidenziale: si racconta che alcuni mercanti di Sens, che viaggiavano
nell’Adriatico portando con sé una reliquia di santa Colomba, furono costretti
ad approdare a Rimini. La reliquie fu accolta da Stemnio vescovo della città
dal 313 circa, e fu posta nella cattedrale di Rimini dedicata poi alla stessa
santa. Nell’alto medioevo il culto arrivò anche in Valle d’Aosta. Evidenze si
trovano nel comune di Charvensod, dove la chiesa parrocchiale è titolata alla
Santa. Anche ad Atri sono conservate alcune reliquie della Santa
nel Museo Capitolare.
L’arrivo a Bari
Le reliquie a Bari di
santa Colomba sarebbero arrivate intorno al XVIII secolo, portate da alcuni
vincenziani francesi in fuga dagli Ugonotti. Le reliquie furono in un primo
momento conservato nel palazzo della Missione dei Vincenziani (ex tribunale
militare ubicato in Via San Francesco d’Assisi) dove ancora oggi esiste una
cappella dedicata alla Santa e, successivamente traslate in Cattedrale
l’8 maggio del 1939 per volontà dell’Arcivescovo di Bari Mons.
Marcello Mimmi. Quello che si vede nella teca , non è il corpo incorrotto della
Santa come può apparire, ma si tratta di ossa ricomposte in un involucro di
stoffa e coperte con un sontuoso abito da seta forse donato da
Gioacchino Murat generale francese e Re di Napoli. La presenza di Santa
Colomba a Bari ha fatto sì che la santa diventasse protettrice dei colombi,
uccelli dei quali porta il nome: una leggenda vorrebbe che il suo corpo sia
giunto in città portato in volo da molti di questi volatili. La Santa è
invocata anche per ottenere la pioggia e, in questo momento
in Puglia c’è tanto bisogno di acqua.
Michele Cassano
SOURCE : http://obiettivamente-bari.blogautore.repubblica.it/2017/12/30/santa-colomba-dalla-francia-a-bari/
Pellegrino da San Daniele (1467–1547) ,
Santa Colomba, Chiesa parocchiale di Osoppo (UD)
Studio su Santa Colomba a
cura di Joseph-Gabriel Rivolin
Lo storico valdostano ci
ha fatto dono di questo suo approfondito lavoro
Se oggi il nome di santa
Colomba dice poco, nell'alto Medioevo il suo culto, promosso dai re merovingi,
fu molto diffuso in tutto l'Occidente cristiano ed ebbe come centro l'abbazia
reale di Sainte-Colombe-lès-Sens, fondata da Clotario II nel 620 circa
attorno alla tomba della santa. Colomba rientra dunque a pieno titolo nel
novero dei santi il cui culto, come notavano già monsignor Duc e l'abbé Henry,
provenne dalla Gallia all'epoca in cui la Valle d'Aosta era parte
integrante del regno dei Franchi.
Che si possa collocare la
fondazione della chiesa di Charvensod in epoca merovingia e in
connessione con una grande proprietà di origine gallo-romana, appare tanto più
probabile, quanto più si conosca il progressivo radicamento della religione
cristiana nel corso della tarda Antichità e dell’alto Medio Evo. Michel Aubrun,
nel ricostruire le prime fasi della storia dell’istituto parrocchiale, descrive
come si fosse passati dalle poche chiese battesimali extraurbane di epoca
paleocristiana al fiorire di oratori privati, collocati appunto nell’ambito di
grandi domaines appartenenti a proprietari laici, sin dalla fine del V secolo.
Autorizzato formalmente dal concilio di Agde del 506, il culto in cappelle
private, collegato alle esigenze religiose della famiglia del dominus e
dai suoi servi, coloni e sottoposti, subì una naturale evoluzione verso la
formazione di autonome parrocchie, la cui ufficializzazione avvenne
progressivamente, adducendo ragioni di comodità, di sicurezza, di lontananza
degli oratori dalle pievi originarie. Tale processo avvenne per l’appunto a
partire dalla fine del V secolo e si protrasse sino all’epoca carolingia, in
cui la parrocchia, diffusasi capillarmente mediante la disgregazione delle
antiche e vaste plebanie di origine paleocristiana, divenne un vero e
proprio instrumentum regni per l’inquadramento della popolazione, non
soltanto sotto l’aspetto religioso.
Perché, quindi,
propendere per una datazione del titulus di Santa Colomba di
Charvensod all’epoca merovingia piuttosto che a quella carolingia? È presto
detto: Colomba, il cui culto fu particolarmente in auge all’epoca di Clotario
II (re dal 584 al 629), come si è ricordato, era una martire e si
ricollegava quindi a una tradizione più antica, rispetto ai culti per i santi
confessori e particolarmente per i santi locali: culti che si diffusero appunto
in epoca carolingia, ma cui la Chiesa stentava ancora, all’epoca di Carlo
Magno, a riconoscere piena legittimità, come dimostrano i canoni del concilio
di Francoforte del 794, ostili all’introduzione di "nuovi" santi che
non avessero subito la prova del martirio. Per reazione, il periodo successivo
vide la moltiplicazione di chiese dedicate a santi locali, in genere
confessori. Pur non costituendo un argomento decisivo, la qualità di
martire della patrona della chiesa di Charvensod è dunque un elemento che rende
più probabile l’ipotesi di un’intitolazione di essa in un’epoca successiva alla
costruzione dell’abbazia di Sens, ma precedente la fine dell’ottavo secolo.
Escultura
de Santa Comba, Santa Columba de Gramanet, Catalunha
Den hellige Kolumba av
Sens og hennes ledsagere ( -273)
Minnedag:
31. desember
Den hellige Kolumba ble
født i Spania. Omstendighetene rundt hennes martyrdød kjenner vi kun fra en
ikke helt pålitelig «passio». Legenden forteller at hun måtte flykte fra
hjemlandet for å ungå å bli angitt som kristen. Hun og andre spanske troende
drog så inn i Frakerike, der de led martyrdøden i Meaux. Det er minnemerker til
hennes ære i Sens. Minnedag 31. desember.
Kilder:
KIR - Sist oppdatert: 1998-12-10 22:50
SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/csens
Statue de Sainte Colombe. Autel de l’Église
Saint-Colombe, Hattstatt
Kolumba von Sens
französisch: Colombe
auch: Kolumba
Gedenktag katholisch: 31. Dezember
Hochfest in der Kathedrale in Rimini
gebotener Gedenktag im übrigen Bistum Rimini und im mozarabischen Ritus
in Sens: Übertragung der Gebeine: 28. Juli
Name bedeutet: die
Taube (latein.)
Märtyrerin
* in Sens in Frankreich (oder in Saragossa in Spanien?)
† um 272 in Sens in
Frankreich
Kolumba war nach den
Legenden eine christliche Jungfrau in Sens oder
vielleicht auch eine Fürstentochter aus Saragossa.
Sie weigerte sich der Legende zufolge, den Sohn von Kaiser Aurelian zu
heiraten, deshalb wurde sie zur ersten Märtyrerin unter diesem Kaiser. Eine
Bärin schützte sie im Kerker gegen einen Mann, der sie vergewaltigen wollte,
ein Wunder verhinderte ihren Feuertod. Nachdem man sie gefesselt und mit
eisernen Haken blutig gerissen hatte, schlug man ihr das Haupt ab.
Schon im 6. Jahrhundert
war der Kult der Kolumba verbreitet. Über ihrem Grab wurde im frühen 7.
Jahrhundert von König Chlotar III. eine Basilika erbaut,
das Grabmal darin schuf Bischof Eligius von
Noyon. Das daneben bestehende Kloster Ste-Colombe erhielt 660 vom Bischof
die Unabhängigkeit. Kolumbas Reliquien und
das Kloster wurden 1792 zerstört.
Die in der Kathedrale in
Bari verehrten, Kolumba zugeschriebenen Gebeine sind
wohl nicht echt. Die in Santa
Coloma bei Nájera als Columba
von Córdoba Verehrte ist dagegen wohl tatsächlich Kolumba von Sens,
denn das frühere, Columba geweihte Kloster in diesem Ort war von Mönchen
aus Sens gegründet
worden.
Attribute: Bärin
Patronin gegen Augenleiden und Regen
Seite
zum Ausdruck optimiertUnser Reise-Blog:
Reisen zu den Orten, an denen die
Heiligen lebten und verehrt werden.
Empfehlung an
Freunde senden
Artikel
kommentieren / Fehler melden
Fragen? -
unsere FAQs antworten!
Impressum - Datenschutzerklärung
Schauen Sie sich zufällige Biografien an:
Katharina
Thomas
Cerycus
Dominika
Vorra
Autor: Joachim
Schäfer - zuletzt aktualisiert am 09.05.2023
Quellen:
• Vera Schauber, Hanns Michael Schindler: Heilige und Patrone im Jahreslauf. Pattloch, München 2001
• Lexikon für Theologie und Kirche, begr. von Michael Buchberger. Hrsg. von Walter Kasper, 3., völlig neu bearb. Aufl., Bd. 2. Herder, Freiburg im Breisgau 1994
• https://it.wikipedia.org/wiki/Cattedrale_di_San_Sabino - abgerufen am
09.05.2023
korrekt zitieren: Joachim
Schäfer: Artikel Kolumba von Sens, aus dem Ökumenischen
Heiligenlexikon - https://www.heiligenlexikon.de/BiographienK/Kolumba_von_Sens.htm,
abgerufen am 22. 8. 2026
Die Deutsche Nationalbibliothek verzeichnet das Ökumenische
Heiligenlexikon in der Deutschen Nationalbibliografie; detaillierte
bibliografische Daten sind im Internet über https://d-nb.info/1175439177 und https://d-nb.info/969828497 abrufbar.
SOURCE : https://www.heiligenlexikon.de/BiographienK/Kolumba_von_Sens.htm
Gisant
de cire agrémenté sur la poitrine d'un petit reliquaire sous forme de médaillon
dans la crypte de la nouvelle chapelle construite dans l'ancienne abbaye. Abbaye
Sainte-Colombe de Saint-Denis-lès-Sens
Columba van Sens, Meaux, Frankrijk; martelares; † 273.
Feest 31 december.
Zij was afkomstig uit Spanje. Omdat ze omwille van Christus maagd was gebleven, vreesde zij tijdens een christenvervolging onder keizer Aurelianus (270-275) bij de overheid aangegeven te zullen worden. Zo was zij haar geboorteland ontvlucht en had een veilig heenkomen gezocht in Frankrijk. Daar werd ze alsnog met andere vluchtelingen gearresteerd, ondervraagd en - toen zij niet van mening wilde veranderen - aan allerhande martelingen onderworpen. Volgens de legende bestond een van de folteringen erin dat ze werd ondergebracht in een bordeel, voor een christenvrouw, die bovendien maagd wilde blijven, wel het afschuwelijkste wat denkbaar was. Maar er kwam een beer, die zich opwierp als haar persoonlijke lijfwacht, en er was geen man die haar ook maar in de verte durfde te benaderen.
Een andere legende vertelt nog dat er brand werd gesticht in haar gevangenis. Maar de beer wierp zich op de vlammens, waarop ze doofden.
Uiteindelijk werd Columba met het zwaard onthoofd.
Verering & Cultuur
Haar relieken werden bijgezet in Sens en ze genoot verering in heel Frankrijk. Vanuit Luxeuil werd de aan haar toegewijde benedictijner abdij Ste-Colombe-lès-Sens gesticht; deze werd in 1792 tijdens de Franse Revolutie vernield. Alleen al in Normandië zijn er minstens ver kerken aan haar gewijd, waaronder die van Chef-du-Pont.
Zij is patrones tegen oogziekten; haar voorspraak wordt ingeroepen voor regen.
Afgebeeld
Zij wordt vaak afgebeeld met een beer (op basis van de legende).
[Lin;1999 Dries van den Akker s.j./2017.03.19]
© A. van den Akker
s.j. / A.W. Gerritsen
SOURCE : https://heiligen-3s.nl/heiligen/12/31/12-31-0273-columba.php
Antoniazzo Romano (1430–1508), Jesus Cristo, São
João Batista e São Pedro, São João, o Evangelista e Santa Comba (Santa
Columba de Sens), 1495, Tríptico, 94
x 132, Museu do Prado, Madrid
Santa Colomba de Sens,
Virgem e mártir - 31 de dezembro
Esta é uma das mais
célebres mártires de toda a Idade Média e o seu culto teve uma grande difusão.
Entretanto, as informações históricas relativas a ela estão repletas de
legendas, inclusive a própria Passio. Santa Colomba (ou Comba) é venerada
por ter sido martirizada em Sens, no tempo do Imperador Aureliano (270-275).
As suas Actas,
escritas no século VIII, relatam que ela teve sempre grande horror aos ídolos.
É apresentada como pertencente a uma nobre família pagã da Espanha, onde nasceu
no século III. Para afastar-se do culto aos ídolos, deixou a família e entrou
na França, inicialmente em Vienne, onde recebeu o Batismo, depois foi para
Sens. Parece que seu verdadeiro nome era Eporita e que foi chamada Colomba
devido sua inocência.
Ao passar por Sens,
durante suas guerras na Gália, o imperador Aureliano Lucio Domicio deu ordem
para ser cumprida naquela cidade a perseguição aos cristãos, lei em vigor em
todo o Império Romano.
Colomba, por ser cristã,
foi feita prisioneira e conduzida diante do imperador. A jovem de dezessete
anos foi a única pessoa que encontrou graça a seus olhos, tal a nobreza de suas
feições, reveladoras de ascendência ilustre. Foi em vão, porém, que ele tentou
fazê-la renunciar ao seu voto de virgindade. Encolerizado, deu ordem que a
aprisionassem em uma cela do anfiteatro, mas quando um libertino tentou
violá-la, um urso do anfiteatro interveio para protegê-la, pondo em fuga os
soldados.
Como nenhum dos soldados
quisesse intervir, Aureliano, enfurecido, ordenou que tanto a virgem quanto o
urso fossem queimados, mas uma chuva providencial apagou o fogo já preparado.
Após o urso fugir para a floresta, o obstinado imperador condenou Colomba à
decapitação.
O martírio ocorreu entre
os anos 270 e 275. A mártir foi sepultada por um homem que havia recuperado a
visão ao invocar sua intercessão.
Muitíssimo venerada na
França, em 620 o rei Lotário III fundou a célebre abadia real de Santa
Colombe-les-Sens sobre o túmulo da Santa mártir. Em 623 o bispo de Sens, São
Lupo († 623), quis ser sepultado aos pés da mártir; em 853 o bispo Wessilone,
ao consagrar a nova igreja, encontrou unidas as relíquias dos dois santos e
mandou colocá-las em um precioso tecido, cujos fragmentos foram encontrados no
século XIX e são conservados no tesouro da catedral.
A igreja da abadia foi
construída uma terceira vez e consagrada, em 1164, pelo papa Alexandre III,
depois destruída em 1792 pelos adeptos da abominável Revolução Francesa. As
ruínas do complexo abacial e da igreja foram adquiridas, em 1842, pelas
religiosas da Santa Infância de Jesus e Maria, que ali edificaram sua Casa-Mãe,
salvaguardando os restos da antiga cripta. As relíquias de Santa Colomba já
haviam sido transferidas para a Catedral de Sens em 1803.
São numerosas as igrejas
dedicadas a esta Santa mártir na França, Espanha, Flandres, Alemanha e Itália,
onde o culto se difundiu particularmente em Rimini.
No Martirologio
Jeronimiano, bem como no Romano, a festa de Santa Colomba é celebrada no dia 31
de dezembro. Em Sens, devido a uma festa local que ocorre no último dia do ano,
a sua celebração foi transferida para o dia 27 de julho, data da transladação
das relíquias e da dedicação da sua igreja.
Santa Colomba é invocada
para obter chuva e é representada com um urso e uma pena de pavão substituindo
a palma dos mártires.
SOURCE : https://heroinasdacristandade.blogspot.com/2012/12/santa-colomba-de-sens-virgem-e-martir.html
Sainte Colombe de Sens, podcast
"Marcher avec les saints" : https://prieraujourdhui.com/saints/1006325/
5.2.5. Giovanni Baronzio,
Histoires de la vie de sainte Colombe (1345) :
L'empereur Aurélien martyrise Sainte Colombe en 274 : http://www.histoire-sens-senonais-yonne.com/pages/histoire-de-sens-et-du-senonais-en-images-a-travers-livres-et-documents/l-empereur-aurelien-martyrise-sainte-colombe-en-274.html