Bienheureuse Marie de la
Charité du Saint-Esprit
Fondatrice de la
Congrégation des Sœurs franciscaines de Marie Immaculée (+ 1943)
Marie de la Charité du
Saint-Esprit, née en 1860 en Suisse Marie-Josèphe-Caroline Brader.
"Au cours de
l'histoire, de nombreux hommes et femmes ont annoncé le Royaume de
Dieu. Parmi ceux-ci, il faut mentionner Mère Caridad Brader, Fondatrice des
Sœurs franciscaines de Marie Immaculée.
Un jour, la nouvelle
bienheureuse quitta son intense vie religieuse dans le couvent de Maria Hilf,
dans sa patrie suisse, afin de se consacrer entièrement, tout d'abord en
Équateur puis en Colombie, à la mission ad gentes. Avec une confiance illimitée
dans la Divine Providence, elle fonda des écoles et des instituts, en
particulier dans les quartiers pauvres, et elle diffusa ainsi une profonde
dévotion eucharistique.
Sur le point de mourir,
elle dit à ses sœurs: 'N'abandonnez pas les bonnes œuvres de la Congrégation,
les aumônes et une grande charité à l'égard des pauvres, une grande charité
entre les sœurs, une profonde adhésion aux évêques et aux prêtres'. Quelle belle
leçon d'une vie missionnaire au service de Dieu et des hommes!"
Béatifiée le 23 mars 2003
par Jean-Paul II - homélie
María Caridad Brader
(1860-1943) biographie
en anglais
À Pasto en Colombie, l’an
1943, la bienheureuse Marie de la Charité du Saint-Esprit
(Marie-Josèphe-Caroline Brader), vierge, qui mit le plus grand soin à joindre à
une vie contemplative une activité missionnaire, et pour cela fonda la
Congrégation des Sœurs franciscaines de Marie Immaculée pour la promotion du
peuple grâce à une formation chrétienne.
Martyrologe romain
SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/11488/Bienheureuse-Marie-de-la-Charite-du-Saint-Esprit.html
Maria Caridad Brader (1860-1943)
Elle naquit le 14 août
1860 à Kalt-brunn, Saint-Gall (Suisse). Dotée d'une intelligence hors du
commun, elle entra à 20 ans à Alstätten au couvent franciscain de clôture
"Maria Hilf" et, en 1882, émit ses voeux, recevant le nom de Marie
Charité de l'Amour du Saint-Esprit, et fut destinée à l'enseignement. Répondant
à la demande de l'Evêque de Portoviejo (Equateur), qui cherchait des
volontaires pour travailler comme missionnaires en Equateur, elle partit en
1888 avec ses compagnes vers Chone.
En 1893, après avoir
catéchisé d'innombrables groupes d'enfants, elle fut destinée à la fondation à
Túquerres, en Colombie, où elle manifesta son ardeur missionnaire auprès des
autochtones, en particulier des pauvres et des marginaux.
En 1894, elle fonda la
Congrégation des Franciscaines de Marie Immaculée, composée de religieuses
suisses et colombiennes. Dans son activité apostolique, qui se déroula
principalement dans le domaine de l'éducation, elle sut mêler la contemplation
et l'action et exhorta ses filles à une préparation académique efficace, unie à
un esprit de sainte oraison et dévotion. Ame eucharistique, elle trouva en
Jésus Sacrement les valeurs spirituelles qui l'encouragèrent toute sa vie, et
s'engagea à obtenir le privilège de l'Adoration perpétuelle diurne et nocturne,
qu'elle laissa en héritage à sa communauté. Elle vécut constamment en présence
de Dieu et sa devise était: "Il le veut".
En tant que Supérieure
générale, elle fut guide spirituelle de sa Congrégation de 1893 à 1919 et de
1928 à 1940.
En 1933, elle reçut
l'approbation pontificale de sa Congrégation.
Elle mourut le 27 février
1943.
SOURCE : http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20030323_brader_fr.html
Bse María Caridad Brader
Religieuse et fondatrice des : ‘Sœurs franciscaines de Marie Immaculée’
María Caridad, dans le
siècle Marie-Josèphe-Caroline, fille de Joseph Sebastien Brader et de
Marie-Caroline Zahaner, naît le 14 août 1860 à Kalt-brunn, Saint-Gall (Suisse).
Dotée d'une intelligence
hors du commun, elle entra à 20 ans à Alstätten au couvent franciscain de
clôture "Maria Hilf" et, en 1882, émit ses vœux, recevant le nom de
Marie Charité de l'Amour du Saint-Esprit, et fut destinée à l'enseignement.
Répondant à la demande de l'Évêque de Portoviejo (Equateur), qui cherchait des volontaires pour travailler comme missionnaires en Equateur, elle partit en 1888 avec ses compagnes vers Chone.
En 1893, après avoir catéchisé d'innombrables groupes d'enfants, elle fut
destinée à la fondation à Túquerres, en Colombie, où elle manifesta son ardeur
missionnaire auprès des autochtones, en particulier, des pauvres et des
marginaux.
En 1894, elle fonda
la Congrégation des Franciscaines de Marie Immaculée, composée de
religieuses suisses et colombiennes. Dans son activité apostolique, qui se
déroula principalement dans le domaine de l'éducation, elle sut mêler la
contemplation et l'action et exhorta ses filles à une préparation académique
efficace, unie à un esprit de sainte oraison et dévotion.
Âme eucharistique, elle trouva en Jésus Sacrement les valeurs spirituelles qui l'encouragèrent toute sa vie, et s'engagea à obtenir le privilège de l'Adoration perpétuelle diurne et nocturne, qu'elle laissa en héritage à sa communauté. Elle vécut constamment en présence de Dieu et sa devise était : « Il le veut ».
En tant que Supérieure générale, elle fut guide spirituelle de sa Congrégation de 1893 à 1919 et de 1928 à 1940.
En 1933, elle reçut l'approbation pontificale de sa Congrégation.
Sur le point de mourir, elle dit à ses sœurs: « N'abandonnez pas les bonnes œuvres de la Congrégation, les aumônes et une grande charité à l'égard des pauvres, une grande charité entre les sœurs, une profonde adhésion aux évêques et aux prêtres ».
Quelle belle leçon d'une vie missionnaire au service de Dieu et des hommes!
Le 27 février 1943 elle quitte sa demeure terrestre, pour la rencontre avec
Dieu, en disant : « Jésus…je meurs ».
María Caridad Brader a été béatifiée le 23 mars 2003, avec Pierre Bonhomme, prêtre, fondateur de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame du Calvaire; María Dolores Rodríguez Sopeña, vierge, fondatrice de l'Institut catéchétique « Dolores Sopeña »; Juana María Condesa Lluch, fondatrice de la Congrégation des Servantes de Marie Immaculée ; László Batthyány-Strattmann, laïc, père de famille, sur la Place Saint Pierre de Rome, par Saint Jean-Paul II (>>> Homélie du pape).
Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).
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CHAPELLE PAPALE POUR LA
BÉATIFICATION DE 5 SERVITEURS DE DIEU
HOMÉLIE DU PAPE JEAN-PAUL
II
III Dimanche du Carême -
23 mars 2003
Dans la matinée du
dimanche 23 mars 2003, le Pape Jean-Paul II a présidé, sur la Place
Saint-Pierre, une célébration eucharistique au cours de laquelle il a élevé à
la gloire des autels cinq nouveaux bienheureux. Il s'agit de: Pierre
Bonhomme, prêtre, fondateur de la Congrégation des Soeurs de Notre-Dame du
Calvaire; María Dolores Rodríguez Sopeña, vierge, fondatrice de l'Institut
catéchétique "Dolores Sopeña"; María Caridad Brader, vierge,
fondatrice de la Congrégation des Soeurs franciscaines de Marie Immaculée;
Juana María Condesa Lluch, fondatrice de la Congrégation des Servantes de Marie
Immaculée; László Batthyány-Stratt-mann, laïc, père de famille.
1. "Dieu a tant
aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui
ait la vie éternelle" (Chant à l'Evangile cf. Jn 3,
16). Ces paroles de la Liturgie d'aujourd'hui, troisième dimanche de Carême,
nous invitent à contempler, avec les yeux de la foi, le grand Mystère que nous
célébrerons à Pâques. Il s'agit du don total et définitif de l'amour de Dieu
réalisé à travers la mort et la résurrection de Jésus.
Le Mystère de la
rédemption, auquel tous les fidèles sont appelés à participer, a été vécu de
façon singulière par les nouveaux bienheureux, que j'ai la joie d'élever
aujourd'hui à la gloire des autels: Pierre
Bonhomme, prêtre, fondateur de la Congrégation des Soeurs de Notre-Dame du
Calvaire; María
Dolores Rodríguez Sopeña, vierge, fondatrice de l'Institut catéchétique
"Dolores Sopeña"; María
Caridad Brader, vierge, fondatrice de la Congrégation des Soeurs
franciscaines de Marie Immaculée; Juana
María Condesa Lluch, fondatrice de la Congrégation des Servantes de Marie
Immaculée; László
Batthyány-Strattmann, laïc, père de famille.
Le bienheureux Pierre
Bonhomme
2. "Le
commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard" (Ps 18,
10). Cela s'applique naturellement au Père Pierre Bonhomme, qui trouva dans
l'écoute de la Parole de Dieu, notamment des Béatitudes et des récits de la
Passion du Seigneur, l'orientation pour vivre en intimité avec le Christ et
pour l'imiter, guidé par Marie. La méditation de l'Ecriture fut la source
incomparable de son activité pastorale, en particulier de son attention aux
pauvres, aux malades, aux sourds-muets et aux personnes handicapées, pour
lesquels il fonda l'Institut des "Soeurs de Notre-Dame du Calvaire".
A l'exemple du nouveau bienheureux, nous pouvons redire: "Mon modèle
ce sera Jésus-Christ, on se plaît à ressembler à celui qu'on aime". Puisse
le Père Bonhomme nous encourager à devenir des familiers de l'Ecriture, pour
aimer le Sauveur et pour être ses inlassables témoins par leur parole et par
leur vie!
La bienheureuse María
Dolores Rodriguez Sopeña
3. "Je suis
Yahvé, ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Egypte, de la maison de
servitude" (Ex 20, 1). La grande révélation du Sinaï nous montre
Dieu qui rachète et libère de tout esclavage, portant ensuite ce dessein à sa
plénitude dans le mystère rédempteur de son Fils unique, Jésus-Christ. Comment
ne pas faire parvenir ce message sublime en particulier à ceux qui ne
l'entendent pas dans leur coeur parce qu'ils ignorent l'Evangile?
Dolores Rodríguez Sopeña
ressentit cette nécessité et désira répondre au défi d'apporter la rédemption
du Christ dans le monde du travail. C'est pourquoi elle se proposa comme
objectif "de faire de tous les hommes une seule famille en
Jésus-Christ" (Constitutions de 1907).
Cet esprit se concrétisa
dans les trois oeuvres fondées par la nouvelle bienheureuse: le Mouvement
de Laïcs "Sopeña", l'Institut des Dames catéchistes, appelées
aujourd'hui "Catéchistes Sopeña", et l'Oeuvre sociale et culturelle
"Sopeña". A travers elles, en Espagne et en Amérique latine, se
poursuit une spiritualité qui promeut l'édification d'un monde plus juste, en
annonçant le message de salut de Jésus-Christ.
La bienheureuse Juana
María Condesa Lluch
4. "Pendant six
jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage; mais le septième jour est
un sabbat pour Yahvé ton Dieu" (Ex 20, 9.10). La lecture de
l'Exode que nous venons d'entendre nous rappelle le devoir de travailler, afin
de collaborer par nos efforts à l'oeuvre du Créateur et édifier ainsi un monde
meilleur et plus humain. Toutefois, au XIX siècle, l'insertion de la femme dans
le monde du travail rémunéré en dehors du foyer domestique mit en difficultés
sa vie de foi et sa dignité humaine. C'est ce dont se rendit compte la
bienheureuse Juana Condesa Lluch, guidée par son extrême sensibilité
religieuse. Dans sa jeunesse, elle fut profondément chrétienne: elle
assistait chaque jour à la messe dans l'église du patriarche, renforçant sa foi
par une prière assidue. Elle se prépara ainsi à se consacrer entièrement à
l'amour de Dieu, en fondant la Congrégation des Servantes de Marie Immaculée
qui, fidèle à son charisme, poursuit son engagement pour la promotion de la
femme qui travaille.
La bienheureuse María
Caridad Brader
5. "Nous
proclamons, nous, un Christ crucifié... puissance de Dieu et sagesse de
Dieu" (1 Co 1, 23.24). Dans la deuxième lecture
d'aujourd'hui, saint Paul rapporte comment il annonçait Jésus-Christ, y compris
à ceux qui attendaient plutôt des prodiges ou de la sagesse humaine. Le
chrétien doit toujours annoncer son Seigneur, sans se décourager face aux
difficultés, aussi grandes soient elles.
Au cours de l'histoire,
de nombreux hommes et femmes ont annoncé le Royaume de Dieu. Parmi
ceux-ci, il faut mentionner Mère Caridad Brader, Fondatrice des Soeurs
franciscaines de Marie Immaculée.
Un jour, la nouvelle
bienheureuse quitta son intense vie religieuse dans le couvent de Maria Hilf,
dans sa patrie suisse, afin de se consacrer entièrement, tout d'abord en
Equateur puis en Colombie, à la mission ad gentes. Avec une confiance
illimitée dans la Divine Providence, elle fonda des écoles et des instituts, en
particulier dans les quartiers pauvres, et elle diffusa ainsi une profonde
dévotion eucharistique.
Sur le point de mourir,
elle dit à ses soeurs: "N'abandonnez pas les bonnes oeuvres de la
Congrégation, les aumônes et une grande charité à l'égard des pauvres, une
grande charité entre les soeurs, une profonde adhésion aux évêques et aux
prêtres". Quelle belle leçon d'une vie missionnaire au service de Dieu et
des hommes!
Le bienheureux Lászlo
Batthyány-Strattmann
6. "Ce qui est
faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes" (1 Co 1,
25). Ces paroles du saint Apôtre Paul reflètent la dévotion et le style de vie
du bienheureux Lászlo Batthyány-Stratt-mann, qui fut père de famille et médecin.
Il utilisa le riche héritage de ses nobles ancêtres pour soigner gratuitement
les pauvres et pour construire deux hôpitaux. Son intérêt le plus grand
n'étaient pas les bien matériels, et le succès et la carrière ne furent pas non
plus les objectifs de sa vie. Il enseigna et vécut tout cela au sein de sa
famille, devenant ainsi le meilleur témoin de la foi pour ses enfants. Tirant
sa force spirituelle de l'Eucharistie, il montra à ceux que la Divine
Providence conduisait à lui la source de sa vie et de sa mission.
Le bienheureux László
Batthyány-Strattmann ne plaça jamais les richesses de la terre avant le vrai
bien qui est dans les cieux. Que son exemple de vie familiale et de généreuse
solidarité chrétienne soit un encouragement pour tous les fidèles à suivre
fidèlement l'Evangile.
7. La sainteté des
nouveaux bienheureux nous incite à tendre nous aussi à la perfection
évangélique, en mettant en pratique toutes les paroles de Jésus. Il s'agit
certainement d'un itinéraire ascétique exigeant, mais possible pour tous.
Que la Vierge Marie,
Reine de tous les saints, nous soutienne par son intercession maternelle.
Que ces nouveaux
bienheureux soient nos guides sûrs vers la sainteté. Amen!
© Copyright 2003 -
Libreria Editrice Vaticana
Copyright © Dicastère
pour la Communication
Beata Maria Carità dello Spirito
Santo
Foto
de la María
Caridad Brader, fundadora de la Congregación Franciscana de María
Inmaculada, ubicada en la Escuela Normal Superior Santa
Clara
Photo
of Mother Caridad Brader, founder of the Franciscan Congregation of Mary
Immaculate, located in the Santa Clara Normal Superior School
Also
known as
Caritas Brader
Karolina Brader Zahner
Maria Josefa Carolina
Brader
Mary Charity of the Love
of the Holy Spirit
Mary Josephine Caroline
María Caridad of the Holy
Spirit
María Charitas of the
Holy Spirit
Mother Caritas
Profile
The only child of
Joseph Sebastian Brader and Maria Anna Carolina Zahner. Raised in a pious
family, she was known as a highly intelligent child,
and received the best education her
parents could provide. There were high expectations for the girl’s future, but
instead of continued study she
felt a call to the religious
life. Mary Josephine joined the Franciscan convent at
Maria Hilf, Alstatten 1
October 1880,
taking the name Mary Charity of the Love of the Holy Spirit, and making
her final vows on 22
August 1882.
She was initially
assigned as a teacher.
When it became possible for cloistered nuns to
work as missionaries,
Sister Caritas volunteered to be one of the first six sisters to work in
Chone, Ecuador in 1888.
She worked for five years as a teacher and children‘s catechist.
In 1893 she
was transferred to Tùquerres, Colombia where
conditions were rough but where she taught the faith to
the poor and
outcast.
To prepare
additional missionaries she
founded the Congregation of the Franciscan Sisters
of Mary Immaculate in Tuquerres, Colombia on 31
March 1893.
Initially composes of young Swiss girls with
a call to missionary work,
they were soon joined by Colombian and
other local women. Caritas served as Superior General for
the Congregation from 1893 to 1919,
and again from 1928 to 1940.
The Sisters emphasized good education for
themselves and their charges, and deep prayer lives
for everyone. They received papal approval
in 1933,
and today work in Central and South
America, Mexico, Switzerland,
Mali, Romania and
the United
States.
Born
14
August 1860 in
Kaltbrunn, Switzerland as Maria
Josefa Carolina Brader at Kaltbrunn, Saint Gallen, Switzerland
27
February 1943 in
Pasto, Colombia of
natural causes
her grave immediately
became a site for pilgrimage and
popular devotion
29 June 1999 by Pope John
Paul II
23
March 2003 by Pope John
Paul II
Franciscan
Sisters of Mary Immaculate
Additional
Information
other
sites in english
webseiten
auf deutsch
sitios
en español
Martirologio Romano, 2001 edición
fonti
in italiano
Dicastero delle Cause dei Santi
Readings
It is His
will – Blessed Caritas
The better educated, the
greater the skills the educator possesses, the more she will be able to do for
our holy religion and the glory of God, especially when virtue is the vanguard
of her knowledge. The more intense and visible her external activity, the deeper
and more fervent her interior life must be. – Blessed Caritas
See God‘s
will in everything, and to do His will with joy, out of love of
Him. – Blessed Caritas
MLA
Citation
“Blessed Maria Caridad
Brader“. CatholicSaints.Info. 7 July 2023. Web. 5 September 2026.
<https://catholicsaints.info/blessed-maria-caridad-brader/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-maria-caridad-brader/
CAPPELLA PAPALE FOR THE
BEATIFICATION OF FIVE SERVANTS OF GOD
HOMILY OF JOHN
PAUL II
III Sunday of Lent, 23
March 2003
1. "God so
loved the world that he gave his only begotten Son; whoever believes in him has
eternal life" (chant before the Gospel, cf. Jn 3,16). These words of
the liturgy of the Third Sunday of Lent invite us to contemplate with the eyes
of faith the great mystery which we will celebrate at Easter. It is the full
and definitive gift of the love of God realized in the death and resurrection
of Jesus.
The mystery of redemption
in which the faithful are called to participate was lived in an exceptional way
by the new Blesseds whom today I have had the joy of elevating to the glory of
the altars: Pierre
Bonhomme, priest, founder of the Sisters of Our Lady of Calvary; María
Dolores Rodríguez Sopeña, virgin, foundress of the Sopeña Catechetical
Institute; María
Caritas Brader, virgin, foundress of the Congregation of the Franciscan
Sisters of Mary Immaculate; Juana
María Condesa Lluch, foundress of the Congregation of the Handmaids of Mary
Immaculate; Ladislaus
(László) Batthyány-Strattmann, layman, father of a family.
2. "The commandment
of the Lord is pure, enlightening the eyes" (Ps 18 [19],10). This
naturally applies to Fr Pierre Bonhomme, who in listening to the Word of God,
notably the Beatitudes and the accounts of the Passion of the Lord, with Mary's
guidance, found the way to live in intimacy with Christ and imitate him. The
meditation of the Scripture was the incomparable source of all his pastoral
activity, especially of his dedication to the poor, the sick, deaf-mutes and
the disabled for whom he founded the Institute of the "Sisters of Our Lady
of Calvary". Following the example of the new Blessed, we can repeat,
"My model will be Jesus Christ; I am delighted to be like him whom I
love". May Fr Bonhomme encourage us to become familiar with
Scripture, to love our Saviour in order to be his untiring witnesses by our
words and our life.
3. "I am the Lord,
your God, who brought you out of the land of Egypt, out of the house of
slavery" (Ex 20,1). The great revelation of Sinai shows us God who
redeems and frees from every slavery, then bringing his plan to fulfilment in
the redeeming mystery of his only begotten Son, Jesus Christ. How can we fail
to make this sublime message reach especially those who do not experience it in
their hearts on account of their ignorance of the Gospel?
Dolores Rodríguez Sopeña
felt this necessity and wished to respond to the challenge of making the
redemption of Christ present in the world of work. For this reason, her goal
was "to make all persons one sole family in Christ Jesus" (Constitutions
of 1907).
This spirit is
crystallized in the three foundations of the new Blessed: the Sopeña Lay
Movement, the Institute of Women Catechists, called today Sopeña Catechists,
and the Sopeña Social and Cultural Work. By means of these works, in Spain and
in South America, a spirituality continues that fosters the building of a more
just world proclaiming the saving message of Jesus Christ.
4. "Six days
you shall labour and do all your work, the seventh day is a day of rest
dedicated to the Lord" (Ex 20,9.10). The reading of Exodus that we
have heard reminds us of the duty of work. We must collaborate in the work of
the Creator with our endeavour and in this way make the world better and more
human. However, in the 19th century, the introduction of the woman into
salaried work outside the home increased the risks for her life of faith and
for her human dignity.
Blessed Juana Condesa
Lluch, guided by her exquisite religious sensitivity, realized this. She lived
a profoundly Christian youth: assisted at daily Mass in the church of the
Patriarch, united her faith to an assiduous prayer. In this way she was
prepared to dedicate herself totally to the love of God, founding the
Congregation of the Handmaids of Mary Immaculate who, faithful to her charism,
continue to be involved in the advancement of working women.
5. "We preach Christ
crucified ... the power of God and the wisdom of God" (I Cor
1,23.24).
In today's second
reading, St Paul reports how he proclaimed Jesus Christ, even to those who were
rather hoping for miracles or human wisdom. The Christian must always proclaim
the Lord without pulling back before difficulties, no matter how great they
are.
In the course of history
numberless men and women have proclaimed the Kingdom of God in the whole world.
Among them must be counted Mother Caritas Brader, the foundress of the
Franciscan Sisters of Mary Immaculate.
From the contemplative
life of the enclosed convent of Maria Hilf in her Swiss homeland, one day the
new blessed set out, first in Ecuador and then in Colombia, to consecrate
herself entirely to the Mission ad gentes (to the nations). With unlimited
confidence in divine Providence, she founded schools and homes, above all in
poor areas, and in this way spread a deep Eucharistic devotion.
At the moment of death,
she said to her sisters, "Do not abandon the good works of the
Congregation, the alms and great charity for the poor, great charity among the
sisters, allegiance to the bishops and priests". Beautiful lesson of
a missionary life dedicated to the service of God and of neighbour.
6. "The weakness of
God is stronger than men" (I Cor 1,25). These words of the holy
Apostle Paul also reflect the devotion and life style of Blessed Ladislaus
Batthyány-Strattmann, father of a family and doctor. He used the rich
inheritance of his noble family to give free care to the poor and to build two
hospitals. His greatest interest was not material goods; nor even less were
success and career the goals of his life. He taught and lived this in his
family and so he was the best teacher of the faith for his children. Drawing
his spiritual energy from the Eucharist, he showed as many, as divine
Providence led to him, the source of his life and mission.
Blessed László
Batthyány-Strattmann never placed earthly riches before our true good which is
in heaven. May his example of family life and of generous Christian solidarity
be an encouragement for all to follow the Gospel faithfully.
7. The holiness of the
new Blesseds inspires us in turn to tend toward evangelical perfection, putting
into practice all the words of Jesus. Here is an ascetical way of life that
certainly is demanding, and yet possible for all.
May the Virgin Mary,
Queen of all saints, support us with her maternal intercession. May the new
Blesseds be our sure guides towards holiness. Amen.
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Libreria Editrice Vaticana
Copyright © Dicastery for
Communication
Bl. Maria Caridad Brader
Feastday: February 27
Birth: 1860
Death: 1943
Beatified: Pope John Paul II
Caritas Brader (Mary
Josephine Caroline) (1860-1943), Foundress of the Congregation of the
Franciscan Sisters of Mary Immaculate. Mary Josephine Caroline was born in
Kaltbrunn, St Gallen, Switzerland, on 14 August 1860 and was baptized the next
day.
She was an unusually
intelligent child. Her mother raised this child with loving care, giving her a
sound Christian faith. She received an intense love for Jesus Christ and
devotion to Our Lady. Aware of her daughter's talents and ability, her mother
took pains to give her a good education. At school in Kaltbrunn she shone in
the elementary grades. At the Maria Hilf Institute in Alstätten, run by Sisters
of the Third Order Regular of St Francis, she was the first of the intermediate
classes.
When all the world lay at her feet, to entice her, she followed Christ's call
and decided to embrace the religious life. At first, her mother predictably
opposed this decision, since she was a widow and Mary Josephine was her only
child.
On 1 October 1880 she
entered the enclosed Franciscan convent of Maria Hilf. On 1 March 1881 she was
clothed with the Franciscan habit and was given the name of "Mary Charity
of the Love of the Holy Spirit". On 22 August 1882, she professed her
religious vows. Because of the high standard of her education, she was
designated to teach at the convent school.
At the end of the 19th
century, it became possible for cloistered nuns to engage in apostolic activity
outside their monastery so that they could undertake missionary work.
Missionary bishops visited convents in search of sisters who felt called to
work in mission lands.
Bishop Pietro Schumacher
of Portoviejo, Ecuador, a zealous missionary of St Vincent de Paul, wrote to
the religious of Maria Hilf, asking for volunteers to work as missionaries in
his diocese. The religious replied enthusiastically, and one of those most
eager to be a missionary was Sr Caritas Brader. Blessed Maria Bernarda Bütler,
superior of the convent, who was to head the group of six missionaries, chose
Sr Caritas as one of them, saying: "Sr Caritas will go to the missionary
foundation; she is supremely generous, shows no reluctance to any sacrifice,
and with her extraordinary practical sense and education will be able to render
great services to the mission".
On 19 June 1888 Sr
Caritas and her companions set out for Chone, Ecuador. In 1893, after
catechizing countless groups of children, she was sent to the foundation in
Tùquerres, Colombia.
There she showed her missionary zeal: she loved the locals and spared no
efforts to reach them, braving the wild breakers of the ocean, the tangled
undergrowth of the jungle, and the intense cold of the high plateaux. Her zeal
knew no bounds. She was concerned above all with the poor, the outcast and
those who did not yet know the Gospel.
To face the urgent need
for more missionaries in the vast field of the apostolate, with the backing of
the Geman Fr Reinaldo Herbrand, she founded the Congregation of the Franciscan
Sisters of Mary Immaculate. The Congregation was first made up of young Swiss
girls who followed the example of Mother Caritas. They were immediately joined
by local vocations, above all from Colombia, who swelled the ranks of the new Congregation
and allowed it to spread to several countries.
In her apostolic
activity, Mother Caritas took care to combine contemplation and action. She
encouraged her daughters to acquire effective academic qualifications, but
without permitting the spirit of holy prayer and devotion to be extinguished,
"Do not forget", she told them, "that the better educated, the
greater the skills the educator possesses, the more she will be able to do for
our holy religion and the glory of God, especially when virtue is the vanguard
of her knowledge. The more intense and visible her external activity, the
deeper and more fervent her interior life must be".
She focused the
apostolate mainly on the education of the poor and the marginalized, wherever
need called.
Her great love for Jesus
in the Eucharist prompted her to ask and obtain permission for Perpetual
Adoration of the Blessed Sacrament in the convent. She left this most sacred
treasure to the Congregation along with great respect for priests. During
adoration, Mother Caritas received light and strength for the apostolate. She
taught the sisters to "see God's will in everything, and to do His will
with joy, out of love of Him", hence the motto of her life : "It is
His will".
She was Superior General
of the Congregation from 1893-1919 and from 1928-1940. In 1933, she had the joy
of receiving pontifical approval of the Congregation.
On 27 February 1943, she
died in Pasto, Colombia. As soon as her death became known, people streamed to
venerate her mortal remains, asking for her intercession and hoping for some
relic. Her grave has become the destination of constant pilgrimages. The most
precious relic she left to her daughters was Franciscan poverty, a constant in
her governance. As a missionary in Chone, she lived the same poverty as the
people she had gone there to evangelize and instruct. Indeed, she was
determined that the Congregation always preserve this poverty and trust in
divine providence.
Biography Provided
By: The Vatican
SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=7424
et https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20030323_brader_en.html
Beata Maria Carità
dello Spirito Santo (Carolina Brader) Vergine e fondatrice
Festa: 27 febbraio
Kaltbrunn, Svizzera, 14 agosto
1860 - Pasto, Colombia, 27 febbraio 1943
Nata a Kaltbrunn, nel
cantone svizzero di San Gallo il 14 agosto 1860, a vent'anni Maria Giuseppa
Carolina Brader entrò nel convento francescano di clausura «Maria Hilf» di
Alstãtten. Ma alla vita contemplativa affiancò, ben presto, l'azione: nel 1888,
accogliendo l'invito del vescovo missionario, Pietro Schumacher, insieme a
cinque consorelle partì per l'Ecuador per dedicarsi all'evangelizzazione.
L'anno dopo venne destinata ad una nuova comunità in Colombia. Per meglio
rispondere a questa sfida nel 1894 fondò la Congregazione delle Francescane di
Maria Immacolata. Il suo carisma specifico fu l'incontro tra l'azione e la
contemplazione: come eredità alla comunità lasciò la cura dell'Adorazione
perpetua diurna e notturna. Morì il 27 febbraio 1943. Giovanni Paolo II l'ha
proclamata beata il 23 marzo 2003.
Martirologio
Romano: A Pasto in Colombia, beata Maria Carità dello Spirito Santo
(Carolina) Brader, vergine, che con ogni sforzo cercò di unire la vita
contemplativa con l’impegno missionario e istituì le Suore Francescane di Maria
Immacolata per il progresso del popolo attraverso l’educazione cristiana.
Carità Brader, figlia di Giuseppe Sebastiano Brader e di Maria Carolina Zahaner, nacque il 14 agosto 1860 a Kaltbrunn, St. Gallen (Svizzera). Fu battezzata il giorno dopo con il nome di Maria Giuseppa Carolina.
Dotata di un'intelligenza fuori dal comune e guidata per le vie del sapere e della virtù da una madre affettuosa e premurosa, la piccola Carolina crebbe con una solida formazione cristiana, un intenso amore a Gesù Cristo ed un'affettuosa devozione alla Vergine Maria.
Conoscendo il talento e le capacità di sua figlia, la madre si preoccupò di darle una accurata educazione. Nella scuola di Kaltbrunn fece gli studi primari, gli studi medi poi all'istituto di Maria Hilf di Altstätten, diretto da una comunità di religiose del Terzo Ordine Regolare di San Francesco.
Intanto la voce di Cristo cominciò a farsi sentire nel suo cuore e Maria Caridad decise di abbracciare la vita consacrata. Questa scelta di vita provocò in un primo momento l'opposizione di sua madre, che era rimasta vedova e con questa unica figlia.
Il primo ottobre 1880 entrò ad Altstätten nel convento francescano di clausura “Maria Hilf”. Il primo marzo 1881 vestì l'abito francescano ricevendo il nome di Maria Carità dell'Amore dello Spirito Santo. Il 22 agosto dell'anno dopo emise i voti religiosi. Grazie alla sua preparazione pedagogica fu destinata all'insegnamento nel collegio unito al monastero.
Aperta alle religiose di clausura la possibilità di lasciare il monastero e di collaborare all'estensione del Regno di Dio, i Vescovi missionari, alla fine del XIX secolo, si recarono nei conventi in cerca di suore disposte a lavorare nei territori di missione.
Monsignor Pietro Schumacher, missionario di San Vincenzo de' Paoli e Vescovo di Portoviejo (Ecuador), scrisse una lettera alle religiose di Maria Hilf, chiedendo volontarie per lavorare come missionarie nella sua diocesi.
Le religiose risposero con entusiasmo a questo invito. Una delle più entusiaste ad andare in missione fu Madre Carità Brader. La beata Maria Bernarda Bütler, superiora del convento che guiderà il gruppo delle sei missionarie, la scelse tra le volontarie dicendo: «Alla fondazione missionaria va madre Carità, generosa in sommo grado, che non retrocede dinanzi a nessun sacrificio e con il suo straordinario saper fare e la sua pedagogia potrà dare alla missione grandi servizi».
Il 19 giugno 1888 Madre Carità e le sue compagne intrapresero il viaggio verso Chone, in Ecuador. Nel 1893, dopo un duro lavoro a Chone e dopo aver catechizzato tanti gruppi di bambini, Madre Carità fu destinata alla fondazione in Túquerres, Colombia. Lì manifestò il suo ardore missionario: amava gli indigeni e non risparmiava alcuno sforzo per andare da loro, sfidando la furia delle onde dell'oceano, le intricate selve e il freddo intenso degli altipiani. Il suo zelo non conosceva riposo. La preoccupavano soprattutto i più poveri, gli emarginati, coloro che ancora non conoscevano il Vangelo.
Di fronte all'urgente necessità di trovare più missionarie per un così vasto campo di apostolato, appoggiata dal Padre tedesco Reinaldo Herbrand, fondò nel 1894 la Congregazione delle Francescane di Maria Immacolata. Presto alla Congregazione, composta all'inizio da giovani, si unirono le vocazioni autoctone, soprattutto della Colombia.
Madre Carità, nella sua attività apostolica, seppe unire molto bene la contemplazione e l'azione. Esortava le sue figlie ad una preparazione accademica efficiente, ma «senza che si spegnesse lo spirito della santa orazione e devozione». «Non dimenticate - diceva loro - che quanta più istruzione e capacità possiede l'educatrice, tanto più potrà fare in favore della santa religione a gloria di Dio, soprattutto quando la virtù è l'avanguardia del sapere. Quanto più intensa e visibile è l'attività esterna, più profonda e fervorosa deve essere la vita interiore».
Indirizzò il suo apostolato principalmente verso l'educazione, soprattutto negli ambienti poveri ed emarginati.
Anima eucaristica, per eccellenza, trovò in Gesù Sacramentato i valori spirituali che dettero calore e senso alla sua vita. Mise tutto il suo impegno nell'ottenere il privilegio dell'Adorazione Perpetua diurna e notturna che lasciò come il patrimonio più stimato alla sua comunità, insieme con l'amore e la venerazione ai sacerdoti come ministri di Dio.
Amante della vita interiore, visse in continua presenza di Dio. Per questo vedeva in tutti gli avvenimenti la sua mano provvidente e misericordiosa. «Egli lo vuole», fu il programma della sua vita.
Come superiora generale fu la guida spirituale della sua Congregazione dal 1893 al 1919 e dal 1928 al 1940. Nel 1933 ebbe la gioia di ricevere l'approvazione pontificia della sua Congregazione.
A 82 anni, presentendo la propria morte, esortava le sue figlie: «Me ne vado. Non lasciate le buone opere che ha nelle mani la Congregazione, l'elemosina e la molta carità verso i poveri, la grandissima carità tra le Suore, l'adesione ai Vescovi e ai sacerdoti».
Il 27 febbraio 1943, senza sospettare che quello fosse l'ultimo giorno della sua vita, disse all'infermiera: «Gesù, ... muoio». Furono le ultime parole con le quali consegnò la sua anima al Signore.
Appena si diffuse la notizia della sua morte, cominciò a passare davanti ai suoi resti mortali un'interminabile processione di devoti che chiedevano reliquie e si raccomandavano alla sua intercessione. I funerali ebbero luogo il 2 marzo 1943 alla presenza delle autorità ecclesiastiche e civili e di una moltitudine di fedeli, che dicevano: «È morta una santa».
Dopo la sua morte, la sua tomba è stata costante meta di devoti che l'invocano per le loro necessità.
Le virtù che praticò si coniugano ammirevolmente con le caratteristiche che sua Santità Giovanni Paolo II fa risaltare nella sua Enciclica «Redemptoris Missio» e che devono identificare l'autentico missionario. Tra queste parole, come diceva Gesù ai suoi apostoli: «la povertà, la mansuetudine e l'accettazione delle sofferenze».
Madre Carità praticò la povertà secondo lo spirito di San Francesco e mantenne durante tutta la vita un distacco totale. Come missionaria a Chone, sperimentò la gioia di sentirsi autenticamente povera, allo stesso livello della gente che era andata a istruire e a evangelizzare. Tra i valori evangelici che come fondatrice si sforzò di mantenere nella Congregazione, la povertà occupava un posto di rilievo.
L'accettazione delle sofferenze, secondo il Papa, è segno distintivo del vero missionario. Quanto ben realizzato troviamo questo aspetto nella vita spirituale di Madre Carità! La sua vita scorse giorno dopo giorno sotto l'austera ombra della croce. La sofferenza fu un'inseparabile compagna ed ella sopportò con ammirevole pazienza fino alla morte.
Un altro aspetto della vita missionaria che il Papa evidenzia è la gioia interiore che nasce dalla fede. Anche Madre Carità visse intensamente questa gioia all'interno della sua vita austera. Era allegra d'animo e voleva che tutte le sue figlie fossero contente e confidassero nel Signore.
Queste e molte altre virtù furono riconosciute dalla Congregazione delle Cause
dei Santi e approvate come primo passo per giungere alla Beatificazione. Si
dirà che Dio ha voluto ratificare la santità di Madre Carità con un mirabile
miracolo concesso per sua intercessione in favore della bambina Giovanna
Mercedes Melo Díaz. Una encefalite acuta aveva prodotto un danno cerebrale che
le impediva il linguaggio e la deambulazione. Al termine di una novena che sua
madre fece con una fede viva e con profonda devozione, la bambina pronunciò le
prime parole chiamando sua madre e cominciò a camminare spontaneamente,
acquistando in poco tempo la normalità. Oggi è qui per ringraziare la Madre
Carità in occasione della sua solenne Beatificazione.
Papa Giovanni Paolo II l'ha proclamata beata il 23 marzo 2003.
Fonte: Santa Sede
Ci sono persone intelligentissime che usano il proprio talento ricevuto in dono alla nascita pensando solo a se stessi oppure per recare il male al prossimo. Ci sono individui intelligentissimi che, invece, si mettono al servizio degli altri, dei più fragili, degli emarginati.
Questa è la storia di una bambina nata nel 1860 in Svizzera, a Kaltbrunn, St. Gallen. Si chiama Maria Giuseppa Carolina Braider. È figlia unica di due agricoltori. Il padre parte per l’America in cerca di fortuna, ma in quel Paese lontano trova la morte. La mamma si accorge dell’eccezionale intelligenza della figlia e così la fa studiare. Diventata una ragazza, Maria non si sente attratta come le sue coetanee dai divertimenti e dal matrimonio. Vuole farsi suora. La madre non è contenta. Ha solo lei, ma non può andare contro la volontà della figlia che entra in convento con il nome di Madre Carità.
La religiosa è un’insegnante bravissima e così viene incaricata di educare le bambine. Il Signore, però, destina Madre Carità ad altre grandi missioni. Le propongono di partire per l’America Latina per divulgare il Vangelo tra le povere popolazioni indigene, dove i bambini non vanno a scuola. Madre Carità accetta con entusiasmo. Arriva in Ecuador (Chone) nel 1888 e, poi, si trasferisce in Colombia (Tùquerres) dove fonda la Congregazione delle Francescane di Maria Immacolata. Sempre allegra e gioiosa, organizza scuole, insegna il catechismo e assiste i più poveri. Attraversa le montagne delle Ande e le foreste, affronta l’oceano e temperature molto fredde, dialetti sconosciuti, condizioni di vita al limite della sopportazione con poco cibo.
Madre Carità, come San Francesco, abbraccia la povertà con amore perché vuole essere uguale a coloro che aiuta. Durante la Guerra dei mille giorni (guerra civile colombiana 1899-1902) non esita a sospendere le lezioni per accogliere nei collegi i soldati feriti. Madre Carità è instancabile e ogni giorno prega. Per lei preghiera e azione sono indivisibili. Altre religiose svizzere si aggiungono a Madre Carità e in Colombia ragazze del posto rispondono all’appello della suora. Madre Carità muore nel 1943 in Colombia, all’età di 82 anni. Subito dopo avviene un miracolo. Una mamma offre una “novena” (una preghiera recitata per nove giorni) a Madre Carità per chiedere la guarigione della figlioletta malata che non parla e non si muove. Alla fine dei nove giorni la piccola migliora e riprende la sua vita normale.
Autore: Mariella Lentini
SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/91478
CAPPELLA PAPALE PER LA
BEATIFICAZIONE DI CINQUE SERVI DI DIO
OMELIA DI GIOVANNI PAOLO
II
III Domenica di Quaresima, 23 marzo 2003
1. " Dio ha tanto
amato il mondo da dare il suo Figlio unigenito; chi crede in lui ha la vita
eterna" ( Canto al Vangelo cfr Gv 3,16). Queste parole della Liturgia
dell'odierna terza domenica di Quaresima ci invitano a contemplare, con gli
occhi della fede, il grande Mistero che celebreremo a Pasqua. E' il dono pieno
e definitivo dell'amore di Dio realizzato nella morte e nella risurrezione di
Gesù.
Il Mistero della
redenzione, al quale tutti i fedeli sono chiamati a partecipare, è stato
vissuto in modo singolare dai nuovi Beati, che ho la gioia di elevare oggi alla
gloria degli altari: Pierre
Bonhomme, presbitero, fondatore della Congregazione delle Suore di Nostra
Signora del Calvario; María
Dolores Rodríguez Sopeña, vergine, fondatrice dell'Istituto Catechista
Dolores Sopeña; María
Caridad Brader, vergine, fondatrice della Congregazione delle Suore
Francescane di Maria Immacolata; Juana
María Condesa Lluch, fondatrice della Congregazione delle Ancelle di Maria
Immacolata; László
Batthyány-Strattmann, laico, padre di famiglia.
2. "I comandi del
Signore sono limpidi, danno luce agli occhi" (Sal 18, 9). Ciò si applica
in modo naturale a Padre Pierre
Bonhomme, che trovò nell'ascolto della Parola di Dio, in particolare delle
Beatitudini e dei racconti della Passione del Signore, l'orientamento per
vivere in intimità con Cristo e per imitarlo, guidato da Maria. La meditazione
della Scrittura fu la fonte ineguagliabile della sua attività pastorale,
soprattutto della sua attenzione verso i poveri, i malati, i sordomuti e le
persone disabili, per i quali fondò l'Istituto delle "Suore di Nostra
Signora del Calvario". Sull'esempio del nuovo Beato, possiamo
ripetere: "Il mio modello sarà Gesù Cristo, ci si compiace di
rassomigliare a colui che si ama". Possa Padre
Bonhomme incoraggiarci a conoscere a fondo la Scrittura, per amare il
Salvatore e per essere suoi instancabili testimoni attraverso la parola e la
vita!
3. "Io sono il
Signore, tuo Dio, che ti ho fatto uscire dal paese d'Egitto, dalla condizione
di schiavitù" (Es 20, 2). La grande rivelazione del Sinai ci mostra Dio
che riscatta e libera da ogni schiavitù, portando poi alla pienezza questo
disegno nel mistero redentore del suo Figlio Unigenito, Gesù Cristo. Come non
far giungere questo sublime messaggio soprattutto a quanti non lo sentono nel
proprio cuore perché ignorano il Vangelo?
Dolores
Rodríguez Sopeña percepì questo bisogno e volle rispondere alla sfida
di rendere presente la redenzione di Cristo nel mondo del lavoro. Per questo si
propose come meta "fare di tutti gli uomini una sola famiglia in Cristo
Gesù" (Costituzioni del 1907).
Questo spirito si
cristallizzò nelle tre entità fondate dalla nuova Beata: Il Movimento dei
Laici Sopeña, l'Istituto delle Dame Catechiste e l'Opera Sociale e Culturale
Sopeña. Attraverso di esse, in Spagna e in America Latina, si prosegue una
spiritualità che promuove l'edificazione di un mondo più giusto, annunciando il
messaggio salvifico di Gesù Cristo.
4. "Sei giorni
faticherai e farai ogni tuo lavoro; ma il settimo giorno è il sabato in onore
del Signore, tuo Dio" (Es 20, 9-10). La lettura dell'Esodo che abbiamo
ascoltato ci ricorda il dovere di lavorare, per collaborare con il nostro
sforzo all'opera del Creatore e costruire così un mondo migliore e più umano.
Tuttavia, nel XIX secolo, l'inserimento della donna nel mondo del lavoro
retribuito al di fuori del focolare domestico fece aumentare i rischi per la
sua vita di fede e per la sua dignità umana. Di ciò si rese conto la
Beata Juana
Condesa Lluch, mossa dalla sua squisita sensibilità religiosa. Nella sua
gioventù fu profondamente cristiana: assisteva alla Messa ogni giorno
nella chiesa del Patriarca e rafforzava la sua fede con la preghiera assidua.
Così si preparò a dedicarsi completamente all'amore di Dio, fondando la
Congregazione delle Ancelle di Maria Immacolata che, fedele al suo carisma,
continua a impegnarsi nella promozione della donna lavoratrice.
5. "Noi predichiamo
Cristo crocifisso... potenza di Dio e sapienza di Dio" (1 Cor 23-24).
Nella seconda lettura di oggi, san Paolo racconta come annunciava Gesù Cristo,
anche dinanzi a quanti si aspettavano piuttosto prodigi o sapienza umana. Il
cristiano deve annunciare sempre il suo Signore, senza fermarsi di fronte alle
difficoltà, per quanto grandi siano.
Nel corso della storia
molti uomini e donne hanno annunciato il Regno di Dio in tutto il mondo. Tra
questi occorre menzionare Madre
Caridad Brader, fondatrice delle Suore Francescane di Maria
Immacolata.
Dall'intensa vita
religiosa nel convento di Maria Hilf, nella sua patria svizzera, un giorno la
nuova Beata partì per dedicarsi, prima in Ecuador e poi in Colombia,
interamente alla missione ad gentes. Con illimitata fiducia nella Divina
Provvidenza, fondò scuole e istituti, soprattutto nei quartieri poveri, e
diffuse così una profonda devozione eucaristica.
Sul punto di morire disse
alle sue consorelle: "Non abbandonate le buone opere della
Congregazione, le elemosine e molta carità verso i poveri, molta carità fra le
sorelle, adesione ai Vescovi e ai sacerdoti". Bella lezione di una vita missionaria
al servizio di Dio e degli uomini!
6. "Ciò che è
debolezza è più forte degli uomini" (1 Cor 1, 25). Queste parole del Santo
Apostolo Paolo rispecchiano la devozione e lo stile di vita del Beato Lázló
Batthyány-Strattmann, che fu padre di famiglia e medico. Egli utilizzò la
ricca eredità dei suoi nobili antenati per curare gratuitamente i poveri e per
costruire due ospedali. Il suo interesse più grande non erano i beni materiali,
né tanto meno il successo e la carriera furono gli obiettivi della sua vita.
Insegnò e visse tutto ciò nella sua famiglia divenendo così il
miglior testimone della fede per i suoi
figli. Traendo la sua forza spirituale dall'Eucaristia,
mostrò a quanti la Divina Provvidenza portava a lui la fonte della sua vita e
della sua missione.
Il Beato László
Batthyány-Strattmann mai antepose le ricchezze della terra al vero
bene che è nei cieli. Il suo esempio di vita familiare e di generosa
solidarietà cristiana sia incoraggiamento per tutti a seguire fedelmente il
Vangelo.
7. La santità dei nuovi
Beati ci stimola a tendere anche noi alla perfezione evangelica, mettendo in
pratica tutte le parole di Gesù. Si tratta certamente di un itinerario ascetico
impegnativo, ma possibile per tutti.
La Vergine Maria, Regina
di tutti i Santi, ci sostenga con la sua materna intercessione.
Questi nuovi Beati siano nostre guide sicure verso la santità. Amen!
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Libreria Editrice Vaticana
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la Comunicazione
María Caridad Brader
(1860-1943)
Beatificazione:
- 23 marzo 2003
- Papa Giovanni
Paolo II
Memoria Liturgica:
- 27 febbraio
Vergine, che con ogni
sforzo cercò di unire la vita contemplativa con l’impegno missionario e istituì
le Suore Francescane di Maria Immacolata per il progresso del popolo attraverso
l’educazione cristiana
"Egli lo vuole"
Maria Josefa Karolina
Brader Zahner, figlia di Giuseppe Sebastiano Brader e di Maria Carolina
Zahaner, nacque il 14 agosto 1860 a Kaltbrunn, St. Gallen (Svizzera).
Dotata di un'intelligenza
fuori dal comune e guidata per le vie del sapere e della virtù da una madre
affettuosa e premurosa, la piccola Carolina modellava il suo cuore con una
solida formazione cristiana, un intenso amore a Gesù Cristo ed un'affettuosa
devozione alla Vergine Maria.
Conoscendo il talento e
le capacità di sua figlia, la madre si preoccupò di darle una accurata educazione.
Nella scuola di Kaltbrunn fece, con grande profitto, gli studi primari e gli
studi medi nell'istituto di Maria Hilf di Altstätten, diretto da una comunità
di religiose del Terzo Ordine Regolare di San Francesco.
Quando il mondo rifulgeva
davanti a lei attraendola con tutte le sue lusinghe, la voce di Cristo cominciò
a farsi sentire nel suo cuore e decise di abbracciare la vita consacrata.
Questa scelta di vita, come era prevedibile, provocò in un primo momento
l'opposizione di sua madre, dato che questa era rimasta vedova e Carolina era
la sua unica figlia.
Il primo ottobre 1880
entrò ad Altstätten nel convento francescano di clausura «Maria Hilf» che
dirigeva un collegio come servizio necessario alla Chiesa cattolica della
Svizzera.
Il primo marzo 1881 vestì
l'abito francescano, ricevendo il nome di Maria Carità dell'Amore dello Spirito
Santo. Il 22 agosto del seguente anno emise i voti religiosi. Grazie alla sua
preparazione pedagogica fu destinata all'insegnamento nel collegio unito al
monastero.
Aperta la possibilità
perché le religiose di clausura potessero lasciare il monastero e collaborare
all'estensione del Regno di Dio, i Vescovi missionari, alla fine del XIX
secolo, si recarono nei conventi in cerca di suore disposte a lavorare nei
territori di missione.
Monsignor Pietro
Schumacher, zelante missionario di San Vincenzo de' Paoli e Vescovo di
Portoviejo (Ecuador), scrisse una lettera alle religiose di Maria Hilf,
chiedendo volontarie per lavorare come missionarie nella sua diocesi.
Le religiose risposero
con entusiasmo a questo invito. Una delle più entusiaste ad andare in missione
fu Madre Carità Brader. La beata Maria Bernarda Bütler, superiora del convento
che guiderà il gruppo delle sei missionarie, la scelse tra le volontarie
dicendo: «Alla fondazione missionaria va madre Carità, generosa in sommo grado,
che non retrocede dinanzi a nessun sacrificio e con il suo straordinario saper
fare e la sua pedagogia potrà dare alla missione grandi servizi».
Il 19 giugno 1888 Madre
Carità e le sue compagne intrapresero il viaggio verso Chone, Ecuador. Nel
1893, dopo un duro lavoro a Chone e dopo aver catechizzato innumerevoli gruppi
di bambini, Madre Carità fu destinata alla fondazione in Túquerres, Colombia.
Lì manifestò il suo ardore missionario: amava gli indigeni e non lesinava
alcuno sforzo per giungere verso di essi, sfidando la furia delle onde
dell'oceano, le intricate selve ed il freddo intenso degli altipiani. Il suo
zelo non conosceva riposo. La preoccupavano soprattutto i più poveri, gli emarginati,
coloro che ancora non conoscevano il vangelo.
Di fronte all'urgente
necessità di trovare più missionarie per un così vasto campo di apostolato,
appoggiata dal Padre tedesco Reinaldo Herbrand, fondò nel 1894 la Congregazione
delle Francescane di Maria Immacolata. La Congregazione si fornì all'inizio di
giovani svizzere che, guidate dallo zelo missionario, seguirono l'esempio di
Madre Carità. A quelle si unirono subito le vocazioni autoctone, soprattutto
della Colombia, che ingrossarono le fila della nascente Congregazione e si
estesero in vari paesi.
Madre Carità, nella sua
attività apostolica, seppe amalgamare molto bene la contemplazione e l'azione.
Esortava le sue figlie ad una preparazione accademica efficiente ma «senza che
si spegnesse lo spirito della santa orazione e devozione». «Non dimenticate —
diceva loro — che quanta più istruzione e capacità possiede l'educatrice, tanto
più potrà fare in favore della santa religione a gloria di Dio, soprattutto
quando la virtù è l'avanguardia del sapere. Quanto più intensa e visibile è
l'attività esterna, più profonda e fervorosa deve essere la vita interiore».
Indirizzò il suo
apostolato principalmente verso l'educazione, soprattutto negli ambienti poveri
ed emarginati. Le fondazioni si susseguirono ovunque la necessità lo
richiedeva. Quando si trattava di colmare una necessità o di seminare il seme
della Buona Novella, non esistevano per lei frontiere né alcun ostacolo.
Anima eucaristica, per
eccellenza, trovò in Gesù Sacramentato i valori spirituali che dettero calore e
senso alla sua vita. Portata da questo amore a Gesù Eucaristia, mise tutto il
suo impegno nell'ottenere il privilegio dell'Adorazione Perpetua diurna e
notturna, che lasciò come il patrimonio più stimato alla sua comunità, insieme
con l'amore e la venerazione ai sacerdoti come ministri di Dio.
Amante della vita
interiore, visse in continua presenza di Dio. Per questo vedeva in tutti gli
avvenimenti la sua mano provvidente e misericordiosa ed esortava gli altri a
«Vedere in tutto il beneplacito di Dio e per amore a Lui compiere gioiosamente
la sua volontà». Da qui il suo motto: «Egli lo vuole», che fu il programma
della sua vita.
Come superiora generale
fu la guida spirituale della sua Congregazione dal 1893 al 1919 e dal 1928 al
1940, anno in cui manifestò, in forma irrevocabile, la sua decisione di non
accettare una nuova rielezione. Alla superiora generale eletta promise filiale
obbedienza e venerazione. Nel 1933 ebbe la gioia di ricevere l'approvazione
pontificia della sua Congregazione.
Ad 82 anni, presentendo
la sua morte, esortava le sue figlie: «Me ne vado; non lasciate le buone opere
che ha nelle mani la Congregazione, l'elemosina e la molta carità verso i
poveri, grandissima carità tra le Suore, l'adesione ai Vescovi ed ai sacerdoti».
Il 27 febbraio 1943,
senza sospettare che quello fosse l'ultimo giorno della sua vita, disse
all'infermiera: «Gesù, ... muoio». Furono le ultime parole con le quali
consegnò la sua anima al Signore.
SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/maria-caridad-brader.html
María Caridad Brader
(1860-1943)
Charitas Brader, Tochter
des Ehepaares Sebastian Brader und Maria Karolina Zahner, erblickte das Licht
der Welt am 14. August 1860 in Kaltbrunn, Sankt Gallen, Schweiz. Am folgenden
Tag wurde sie auf den Namen Maria Josefa Karolina getauft.
Sie war mit einer
außerordentlichen Begabung gesegnet. Unter der Obhut ihrer frommen Mutteer
wuchs im Herzen der kleinen Karolina eine tiefe Liebe zu Jesus und eine
zärtliche Andacht zur Mutter Gottes heran.
Die Mutter bemühte sich,
ihrer talentierten Tochter eine ausgezeichnete Ausbildung zu geben. In
Kaltbrunn besuchte die aufgeweckte Karolina die Primarschule, die
Sekundärschule im Institut Maria Hilf, Altstätten, geführt von Schwestern des
Dritten Ordens des Heiligen Franziskus. Weitere Studien absolvierte sie bei den
Benediktinerinnen in Sarnen und in der französisch-sprachigen Schweiz, im
Internat der Schwestern von der Heimsuchung in Fribourg.
Als sich ihr die Welt mit
ihren Verlockungen auftat, vernahm sie in ihrem Herzen den Ruf Christi, und sie
entschied sich für das geweihte Leben. Diese Wahl stieß, wie zu erwarten war,
anfänglich auf Widerstand von Seiten der Mutter, die Witwe und deren einzige
Tochter Karolina war.
Am 1. Oktober 1880 trat
Karolina in Altstätten ins geschlossene Franziskanerinnen-Kloster Maria Hilf
ein. Die Schwestern führten dort ein Institut, als notwendigen Beitrag für die
Kirche in der Schweiz.
Am 1. März 1881 erhielt
sie bei der Einkleidung den Namen Maria Charitas von der Liebe des Heiligen
Geistes. Am 22. August des folgenden Jahres legte sie die Ewigen Gelübde ab.
Dank ihrer pädagogischen Fähigkeiten wurde sie im klostereigenen Institut als
geschätzte Erzieherin eingesetzt, nachdem sie das staatliche Lehrerinnendiplom
erlangt hatte.
Als die Kirche den
beschaulichen Ordensfrauen erlaubte, die Klausur zu verlassen, um sich für die
Verbreitung des Reiches Gottes einzusetzen, begannen die Bischöfe Ende des XIX.
Jahrhunderts, sich an die geschlossenen Klöster zu wenden, um für Schwestern zu
werben, die bereit waren, in den Missionen zu wirken.
Monsignore Peter Schumacher,
eifriger Missionar vom Hl. Vinzenz von Paul und Bischof von Portoviejo in
Ecuador, bat in einem Schreiben an das Kloster Maria Hilf in Altstätten um
freiwillige Schwestern für die Missionsarbeit in seiner Diözese.
Die Schwestern reagierten
freudig auf diese Einladung. Eine der begeistertsten für das Leben in den
Missionen war Schwester Charitas Brader. Die selige Maria Bernarda Bütler,
Oberin des Konvents, welche die Gruppe der sechs freiwilligen Schwestern
anführte, wählte ihre Vikarin mit folgenden Worten aus: »In die
Missionsgründung geht Schwester Charitas, extrem großherzig, die vor keinem
Opfer zurückweicht. Mit ihrer außerordentlichen Ausstrahlung und ihren
pädagogischen Kenntnissen wird sie der Mission große Dienste leisten können«.
Am 19. Juni 1888 traten
Schwester Charitas und ihre Begleiterinnen ihre Reise nach Chone, Ecuador, an.
Nach harter Arbeit und unermüdlichen Religions‑Unterrichtstunden wurde
Schwester Charitas 1893 ausgewählt, in Tüquerres, Kolumbien, eine Niederlassung
zu gründen.
Dort entfaltete sie ihren
brennenden Missionsgeist. Sie liebte die Eingeborenen und scheute keine Mühe,
um zu ihnen zu gelangen. Sie trotzte den gefährlichen Stürmen des Ozeans, den
Tücken des Urwalds und der extremen Kälte der Andenbergwelt. Ihr Eifer kannte
keine Ruhepause. Am meisten war sie um die Ärmsten besorgt, um die
Ausgegrenzten der Gesellschaft, um diejenigen, die das Evangelium noch nicht
kannten.
Angesichts der dringenden
Notwendigkeit, mehr Missionarinnen zu bekommen für das weitläufige Apostolat,
und ermuntert durch den deutschen Priester Reinald Herbrand, gründete sie 1894
die Gemeinschaft der Franziskanerinnen von Maria Immaculata. Die Kongregation
setzte sich in ihren Anfängen aus Schwestern aus der Schweiz, Deutschland und
Österreich zusammen, die sich den Idealen von Mutter Charitas anschlossen.
Ihnen folgten bald einheimische Berufe aus allen Teilen Kolumbiens, die sich in
die Reihen der jungen Kongregation eingliederten, welche sich rasch in
verschiedenen Ländern ausbreitete.
Mutter Charitas verstand
vortrefflich, ihre apostolische Tätigkeit mit der Kontemplation zu vereinbaren.
Sie spornte ihre geistlichen Töchter zu einer effizienten pädagogischen
Ausbildung an, jedoch »ohne den Geist des Gebetes und der Andacht auszulöschen.
Vergesst nie — sagte sie oft — je besser die Ausbildung und die Kenntnisse der
Lehrerin sind, desto mehr wird sie für die Jugend auf dem religiösen Gebiet zur
Ehre Gottes wirken können, besonders wenn die Tugend mit dem Wissen im Einklang
steht. Je intensiver die öffentliche Berufstätigkeit ist, desto tiefer und
inbrünstiger muss unser geistiges Leben sein«.
Sie orientierte ihr
Apostolat in erster Linie auf die Erziehungsarbeit hin, besonders in armen und
abgelegenen Regionen. Die Gründungen vermehrten sich, wo immer eine
Notwendigkeit herrschte. Wenn es galt, eine Notlage zu beheben oder den Samen
der Guten Nachricht auszustreuen, gab es für sie weder Grenzen noch
Hindernisse.
Ihre Seele fand im
eucharistischen Heiland die geistigen Werte, die ihrem Leben Sinn und Wärme
gaben. Erfüllt von dieser Liebe zu Jesus im Altarssakrament, setzte sie sich
unermüdlich ein, um das Privileg der Ewigen Anbetung zu erlangen. Am 22. August
1928 wurde es ihr von Seiner Heiligkeit Papst Pius XI. gewährt und das erfüllte
sie mit unsäglicher Freude und Dankbarkeit. Dieses Vermächtnis hinterließ sie
ihrer Kongregation, zusammen mit der Liebe und Ehrfurcht für die Priester als
Stellvertreter Gottes.
Vom beschaulichen Leben
angetan, lebte sie in beständiger Gottverbundenheit. Darum sah sie in allen
Situationen Gottes vorsehende und barmherzige Vaterhand und ermunterte ihre
Schwestern, »in allem die Zulassung Gottes zu sehen und aus Liebe zu Ihm gerne
seinen Willen zu erfüllen«. Daher ihr Leitwort: »Er will es«, das zum Programm
ihres Lebens geworden war.
Als Generaloberin war sie
die geistige Leiterin ihrer Kongregation von 1893 bis 1919 und von 1928 bis
1940. In diesem Jahr erklärte sie, definitiv keine weitere Wiederwahl
anzunehmen. Der neugewählten Generaloberin gelobte sie kindlichen Gehorsam und
Ehrfurcht. Im Jahre 1933 erlebte sie die Freude der päpstlichen Approbation
ihrer Kongregation.
In ihrem 82. Lebensjahr,
als sie das Herannahen ihres Heimgangs ahnte, rief sie ihre Schwestern auf:
»Ich gehe, vernachlässigt die guten Werke nicht, die unsere Kongregation
pflegt, das Almosen und die Liebe zu den Armen, große Liebe untereinander,
Treue zu den Bischöfen und Priestern«.
Am 27. Februar 1943, als
niemand ahnte, dass ihr letzter Tag angebrochen war, sagte sie zur
Krankenschwester: »Jesus... Ich sterbe«. Es waren die letzten Worte, mit denen
sie ihre Seele dem Schöpfer zurückgab.
Kaum hatte sich die
Nachricht ihres Todes verbreitet, begann eine endlose Prozession von Gläubigen
an ihren Sarg zu pilgern, die um eine Reliquie baten und sich ihrer Fürbitte
anvertrauten.
An den
Begräbnisfeierlichkeiten in der Kathedrale von Pasto beteiligten sich Bischöfe,
Priester und eine enorme Menge von Gläubigen, die sagten: »Es ist eine Heilige
gestorben«.
Nach ihrem Tod wurde ihr
Grab beständing zu einer Stätte für Menschen, die sie in ihren Anliegen
anrufen.
Die Tugenden, die sie
pflegte, stimmen vortrefflich überein mit den Eigenschaften, die eine echte
Missionarin auszeichnen müssen. Papst Johannes Paul II. hob sie hervor in
seinem Hirtenschreiben »Redemptoris Missio«. Darunter, wie Jesus seine Apostel
lehrte: Armut, Sanftmut und Opferbereitschaft.
Mutter Charitas pflegte
die Armut nach dem Vorbild des heiligen Franziskus und übte die Selbstlosigkeit
ihr ganzes Leben lang. Als Missionarin in Chone hatte sie die Genugtuung, im
wahren Sinne des Wortes arm zu sein, gemeinsam mit den Menschen, für die sie
gekommen war, um sie zu unterrichten und zu evangelisieren. Unter den
evangelischen Werten, die sie als Gründerin in der Kongregation pflegen wollte,
besaß die Armut einen bevorzugten Platz.
Die Annahme der Leiden,
ist nach Aussage des Papstes ein weiteres Merkmal des echten Missionars. Wie
gut finden wir diesen Aspekt erfüllt im geistlichen Leben von Mutter Charitas!
Ihr Dasein floss täglich unter dem strengen Schatten des Kreuzes dahin. Das
Leiden war ihr treuer Weggefährte und sie ertrug es mit bewunderungswürdiger
Geduld bis zum Tod.
Ein weiteres Merkmal der
Missionarin, das der Papst hervorhebt, ist die innere Freude, die ihren
Ursprung im Glauben hat. Mutter Charitas pflegte diese tiefe Freude inmitten
ihres strengen, selbstlosen Lebens. Sie zeigte sich fröhlich und wollte, dass
alle ihre Töchter fröhlich und zufrieden seien im Vertrauen auf Gott.
Diese und viele weitere
Tugenden wurden von der Kongregation für die Seilig- und
Heiligsprechungsprozesse anerkannt und approbiert als erster Schritt zur
Seligsprechung. Es scheint, Gott habe die Heiligkeit von Mutter Charitas
bestätigen wollen durch ein prächtiges Wunder, das durch ihre Fürbitte an dem
Kind Johanna Mercedes Melo Diaz geschehen ist. Eine schwere Enzephalitis hatte
einen Hirnschaden verursacht, der dem Kind das Sprechen und das Gehen
verunmöglichte. Am letzten Tag der Novene, die seine Mutter inbrünstig am Grab
von Mutter Charitas gebetet hatte, sprach Johanna Mercedes die ersten Worte,
indem sie ihre Mutter rief und spontan zu gehen begann, um in kurzer Zeit die
volle Normalität zu erlangen.
SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20030323_brader_ge.html
EUCHARISTIEFEIER
ANLÄßLICH DER SELIGSPRECHUNG VON 5 DIENERN GOTTES
PREDIGT VON JOHANNES
PAUL II.
III. Fastensonntag, 23.
März 2003
1. »So sehr hat Gott die
Welt geliebt, daß er seinen einzigen Sohn hingab, damit jeder, der glaubt, in
ihm das ewige Leben hat« (Ruf vor dem Evangelium; vgl. Joh 3, 16).
Diese Worte der Liturgie am heutigen dritten Fastensonntag laden uns ein, das
große Geheimnis, das wir an Ostern feiern werden, mit den Augen des Glaubens zu
betrachten. Es ist das vollkommene und endgültige Geschenk der Liebe Gottes,
das sich im Tod und in der Auferstehung Jesu verwirklicht.
Das Geheimnis der
Erlösung, zu deren Teilhabe alle Gläubigen aufgerufen sind, wurde von den neuen
Seligen, die ich heute zu meiner großen Freude zur Ehre der Altäre erheben
darf, auf einzigartige Weise gelebt: Pierre
Bonhomme, Priester und Gründer der Schwesternkongregation von »Notre Dame
du Calvaire«; María
Dolores Rodríguez Sopeña, Jungfrau und Gründerin des Katechisteninstituts
»Dolores Sopeña«; Maria
Charitas Brader, Jungfrau und Gründerin der Kongregation von den
Missionsfranziskanerinnen der Maria Immaculata; Juana
María Condesa Lluch, Gründerin der Kongregation der »Esclavas de María
Inmaculada«, Ladislaus
Batthyány-Strattmann, Laie und Familienvater. [Nach den einleitenden Worten
auf italienisch sagte der Papst auf französisch:]
2. »Das Gebot des Herrn
ist lauter, es erleuchtet die Augen« (Ps 19, 9). Dies gilt in besonderer
Weise für Pater Pierre
Bonhomme, der im Hören des Wortes Gottes – vor allem der Seligpreisungen
und der Berichte über das Leiden des Herrn – die nötige Orientierung fand, um
in enger Verbindung zu Christus leben und Ihm unter der Leitung Marias
nachfolgen zu können. Die Meditation der Heiligen Schrift war die wichtigste
Quelle seiner seelsorgerischen Tätigkeit und seiner Fürsorge gegenüber den
Armen, den Kranken, den Taubstummen und Behinderten, für die er das Institut der
Schwestern von »Notre-Dame du Calvaire« gründete. Nach dem Beispiel des neuen
Seligen können auch wir ausrufen: »Mein Vorbild wird Jesus Christus sein, denn
man gleicht gerne demjenigen, den man liebt.« Pierre Bonhomme möge
uns zu einer größeren Vertrautheit mit der Heiligen Schrift ermutigen, um den
Erlöser zu lieben und um durch unser Wort und Leben zu seinen unermüdlichen
Zeugen zu werden! [Johannes Paul II. ging zur spanischen Sprache über:]
3. »Ich bin Jahwe, dein
Gott, der dich aus Ägypten geführt hat; aus dem Sklavenhaus« (Ex 20, 1).
Die große Offenbarung vom Sinai zeigt uns Gott, der von jeder Form der
Sklaverei loskauft und befreit und dann diesen Plan im Erlösungsgeheimnis
seines eingeborenen Sohnes Jesus Christus zur Erfüllung bringt. Wie könnte man
diese erhabene Botschaft nicht vor allem jenen verkünden, die sie in ihrem
Herzen nicht vernehmen, weil sie das Evangelium nicht kennen?
Dolores
Rodríguez Sopeña erkannte diese Notwendigkeit und wollte die
Herausforderung, die Erlösung Christi in der Welt der Arbeit zu
vergegenwärtigen, aufnehmen. Daher setzte sie sich das Ziel, »alle Menschen zu
einer einzigen Familie in Jesus Christus zu vereinen« (vgl. Konstitutionen
von 1907).
Diese Gesinnung nahm
Gestalt an in den drei Gründungen der neuen Seligen: die Laienbewegung
»Sopeña«, das Institut der Katechistinnen, die heute »Sopeña-Katechistinnen«
genannt werden, sowie die soziale und kulturelle Einrichtung »Sopeña«. Durch
sie setzt sich in Spanien und Lateinamerika eine Spiritualität fort, die durch
die Verkündigung der Heilsbotschaft Jesu Christi den Aufbau einer gerechteren
Welt fördert.
4. »Sechs Tage darfst du
schaffen und jede Arbeit tun. Der siebte Tag ist ein Ruhetag, dem Herrn, deinem
Gott, geweiht« (Ex 20, 9-10). Die Lesung aus dem Buch Exodus, die wir
soeben gehört haben, erinnert uns an die Verpflichtung zur Arbeit, um durch
unsere Mühen zum Werk des Schöpfers beizutragen und auf diese Weise eine
bessere und menschlichere Welt aufzubauen. Im 19. Jahrhundert jedoch führte die
Eingliederung der Frauen in die Welt der Lohnarbeit außerhalb des Haushalts zu
einer Zunahme der Gefahren für ihr Glaubensleben und ihre Menschenwürde. Zu
dieser Überzeugung gelangte die sel. Juana
Condesa Lluch durch ihr außerordentliches religiöses Feingefühl. Sie
durchlebte eine tief christlich geprägte Jugend: Jeden Tag besuchte sie die
Messe in der Kirche des Patriarchen und stärkte ihren Glauben durch das häufige
Gebet. So bereitete sie sich darauf vor, sich völlig der Liebe Gottes zu
weihen; schließlich gründete sie die Kongregation der »Esclavas de María Inmaculada«,
die getreu ihrem Gründungscharisma auch weiterhin den arbeitenden Frauen ihre
Unterstützung zukommen lassen.
5. »Wir dagegen
verkündigen Christus als den Gekreuzigten […] Gottes Kraft und Gottes Weisheit«
(1 Kor 1, 23-24). In der Zweiten Lesung des heutigen Tages berichtet
der hl. Paulus, wie er Jesus Christus all jenen verkündete, die eher
Wundertaten oder menschliche Weisheit erwarteten. Der Christ muß stets seinen
Herrn verkünden, ohne vor den Schwierigkeiten stehenzubleiben, wie groß auch
immer sie sein mögen. [Der Papst fuhr auf deutsch fort:]
Im Laufe der Geschichte
haben unzählige Männer und Frauen das Reich Gottes auf der ganzen Welt
verkündet. Unter ihnen muß Maria
Charitas Brader, die Gründerin der Missionsfranziskanerinnen der Maria
Immaculata, erwähnt werden.
Aus dem beschaulichen
Ordensleben des Klosters Maria Hilf in ihrer Schweizer Heimat brach die neue
Selige eines Tages auf, um sich zunächst in Ecuador und dann in Kolumbien ganz
der Mission »ad gentes« zu widmen. Mit unbegrenztem Vertrauen in die göttliche
Vorsehung gründete sie Schulen und Heime, vor allem in Armenvierteln, und
verbreitete dabei eine tiefe eucharistische Frömmigkeit. [Der Papst sagte
erneut auf spanisch:]
Auf dem Sterbebett sagte
sie zu ihren Schwestern: »Haltet fest an den guten Werken der Kongregation, am
Almosengeben, an der großen Liebe zu den Armen, an der großen Liebe unter den
Schwestern und an eurer Treue gegenüber den Bischöfen und Priestern.« Welch
schöne Lektion eines missionarischen Lebens im Dienste Gottes und der Menschen!
[Zur deutschen Sprache zurückkehrend, sagte Johannes Paul II.:]
6. »Das Schwache an Gott
ist stärker als die Menschen« (1 Kor 1, 25). Diese Worte des heiligen
Apostels Paulus spiegeln die Frömmigkeit und den Lebensstil des sel. Ladislaus
Batthyány-Strattmann wider, der Familienvater und Arzt war. Das reiche
Erbe seiner adeligen Vorfahren verwendete er, um die Armen unentgeltlich zu
behandeln und zwei Krankenhäuser zu errichten. Sein größtes Interesse galt
nicht materiellen Gütern; ebenso wenig waren der Erfolg und die Karriere Ziele
seines Lebens. Dies lehrte und lebte er in seiner Familie und wurde so der
beste Glaubenskünder für seine Kinder. Indem er seine geistliche Kraft aus der
Eucharistie schöpfte, zeigte er jenen, welche die göttliche Vorsehung ihm
zuführte, die Quelle seines Lebens und seiner Sendung. [Der Papst sprach dann
folgende Worte auf ungarisch:]
Der sel. Ladislaus
Batthyány-Strattmann zog die irdischen Reichtümer niemals jenem wahren
Gut vor, das im Himmel ist. Sein Beispiel des Familienlebens und der
großherzigen christlichen Solidarität sei allen eine Ermutigung, dem Evangelium
treu zu folgen. [Johannes Paul II. schloß auf italienisch:]
7. Die Heiligkeit der
neuen Seligen spornt auch uns an, nach der Vollkommenheit des Evangeliums zu
streben, indem wir alle Worte Jesu in die Tat umsetzen. Es handelt sich dabei
gewiß um einen anspruchsvollen asketischen Weg, der aber allen zugänglich
ist.
Die Jungfrau Maria,
Königin aller Heiligen, stehe uns mit ihrer mütterlichen Fürsprache zur Seite.
Die neuen Seligen seien unsere sicheren Führer zur Heiligkeit. Amen!
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María Caridad Brader
(1860-1943)
Caridad Brader, hija de
Joseph Sebastián Brader y de María Carolina Zahner, nació el 14 de agosto de
1860 en Kaltbrunn, St. Gallen (Suiza). Fue bautizada al día siguiente con el
nombre de María Josefa Carolina.
Dotada de una
inteligencia poco común y guiada por las sendas del saber y la virtud por una
madre tierna y solícita, la pequeña Carolina moldeaba su corazón mediante una
sólida formación cristiana, un intenso amor a Jesucristo y una tierna devoción
a la Virgen María.
Conocedora del talento y
aptitudes de su hija, su madre procuró darle una esmerada educación. En la
escuela de Kaltbrunn hizo, con gran aprovechamiento, los estudios de la
enseñanza primaria; y en el instituto de María Hilf de Altstätten, dirigido por
una comunidad de religiosas de la Tercera Orden Regular de san Francisco, los
de enseñanza media.
Cuando el mundo se abría
ante ella atrayéndola con todos sus halagos, la voz de Cristo empezó a hacer
eco en su corazón y decidió abrazar la vida consagrada. Esta elección de vida,
como era previsible, provocó en primera instancia la oposición de su madre,
dado que ésta era viuda y Carolina su única hija.
El 1 de octubre de 1880
ingresó en el convento franciscano de clausura «María Hilf», en
Altstätten, que regentaba un colegio como servicio necesario a la Iglesia
católica de Suiza.
El primero de marzo de
1881 vistió el hábito de Franciscana, recibiendo el nombre de María Caridad del
Amor del Espíritu Santo. El 22 de agosto del siguiente año emitió los votos
religiosos. Dada su preparación pedagógica, fue destinada a la enseñanza en el
colegio adosado al monasterio.
Abierta la posibilidad
para que las religiosas de clausura pudieran dejar el monasterio y colaborar en
la extensión del Reino de Dios, los obispos misioneros, a finales del siglo
XIX, se acercaron a los conventos en busca de monjas dispuestas a trabajar en
los territorios de misión.
Monseñor Pedro
Schumacher, celoso misionero de san Vicente de Paúl y Obispo de Portoviejo
(Ecuador) escribió una carta a las religiosas de María Hilf, pidiendo
voluntarias para trabajar como misioneras en su diócesis.
Las religiosas
respondieron con entusiasmo a esta invitación. Una de las más entusiastas para
marchar a las misiones era la Madre Caridad Brader. La beata María Bernarda
Bütler, superiora del convento que encabezará el grupo de las seis misioneras,
la eligió entre las voluntarias diciendo: «A la fundación misionera va la madre
Caridad, generosa en sumo grado, que no retrocede ante ningún sacrificio y, con
su extraordinario don de gentes y su pedagogía podrá prestar a la misión
grandes servicios».
El 19 de junio de 1888 la
Madre Caridad y sus compañeras emprendieron el viaje hacia Chone, Ecuador. En
1893, después de duro trabajo en Chone y de haber catequizado a innumerables
grupos de niños, la Madre Caridad fue destinada para una fundación en
Túquerres, Colombia.
Allí desplegó su ardor
misionero: amaba a los indígenas y no escatimaba esfuerzo alguno para llegar
hasta ellos, desafiando las embravecidas olas del océano, las intrincadas
selvas y el frío intenso de los páramos. Su celo no conocía descanso. Le
preocupaban sobre todo los más pobres, los marginados, los que no conocían
todavía el evangelio.
Ante la urgente necesidad
de encontrar más misioneras para tan vasto campo de apostolado, apoyada por el
padre alemán Reinaldo Herbrand, fundó en 1894 la Congregación de Franciscanas
de María Inmaculada. La Congregación se surtió al inicio de jóvenes suizas que,
llevadas por el celo misionero, seguían el ejemplo de la Madre Caridad. A ellas
se unieron pronto las vocaciones autóctonas, sobre todo de Colombia, que
engrosaron las filas de la naciente Congregación y se extendieron por varios
países.
La Madre Caridad, en su
actividad apostólica, supo compaginar muy bien la contemplación y la acción.
Exhortaba a sus hijas a una preparación académica eficiente pero «sin que se
apague el espíritu de la santa oración y devoción». «No olviden —les decía—
que cuanto más instrucción y capacidad tenga la educadora, tanto más podrá
hacer a favor de la santa religión y gloria de Dios, sobre todo cuando la
virtud va por delante del saber. Cuanto más intensa y visible es la actividad
externa, más profunda y fervorosa debe ser la vida interior».
Encauzó su apostolado
principalmente hacia la educación, sobre todo en ambientes pobres y marginados.
Las fundaciones se sucedían donde quiera que la necesidad lo requería. Cuando
se trataba de cubrir una necesidad o de sembrar la semilla de la Buena Nueva,
no existían para ella fronteras ni obstáculo alguno.
Alma eucarística por
excelencia, halló en Jesús Sacramentado los valores espirituales que dieron
calor y sentido a su vida. Llevada por ese amor a Jesús Eucaristía, puso todo
su empeño en obtener el privilegio de la Adoración Perpetua diurna y nocturna,
que dejó como el patrimonio más estimado a su comunidad, junto con el amor y
veneración a los sacerdotes como ministro de Dios.
Amante de la vida
interior, vivía en continua presencia de Dios. Por eso veía en todos los
acontecimientos su mano providente y misericordiosa y exhortaba a los demás a
«Ver en todo la permisión de Dios, y por amor a Él, cumplir gustosamente su
voluntad». De ahí su lema: «Él lo quiere», que fue el programa de su vida.
Como superiora general,
fue la guía espiritual de su Congregación desde 1893 hasta el 1919 y de 1928
hasta el 1940, año en el que manifestó, en forma irrevocable, su decisión de no
aceptar una nueva reelección. A la superiora general elegida le prometió filial
obediencia y veneración. En 1933 tuvo la alegría de recibir la aprobación
pontificia de su Congregación.
A los 82 años de vida,
presintiendo su muerte, exhortaba a sus hijas: «Me voy; no dejen las buenas
obras que tiene entre manos la Congregación, la limosna y mucha caridad con los
pobres, grandísima caridad entre las Hermanas, la adhesión a los obispos y
sacerdotes».
El 27 de febrero de 1943,
sin que se sospechara que era el último día de su vida, dijo a la enfermera:
«Jesús, ...Me muero». Fueron las últimas palabras con las que entregó su alma
al Señor.
Apenas se divulgó la
noticia de su fallecimiento, comenzó a pasar ante sus restos mortales una
interminable procesión de devotos que pedían reliquias y se encomendaban a su
intercesión.
Los funerales tuvieron
lugar el 2 de marzo de 1943, con la asistencia de autoridades eclesiásticas y
civiles y de una gran multitud de fieles, que decían: «ha muerto una santa».
Después de su muerte, su
tumba ha sido meta constante de devotos que la invocan en sus necesidades.
Las virtudes que practicó
se conjugan admirablemente con las características que su Santidad Juan Pablo
II destaca en su Encíclica «Redemptoris
Missio» y que deben identificar al auténtico misionero. Entre ellas, como decía
Jesús a sus apóstoles: «la pobreza, la mansedumbre y la aceptación de los
sufrimientos».
La Madre Caridad practicó
la pobreza según el espíritu de san Francisco y mantuvo durante toda la vida un
desprendimiento total. Como misionera en Chone, experimentó el consuelo de
sentirse auténticamente pobre, al nivel de la gente que había ido a instruir y
evangelizar. Entre los valores evangélicos que como fundadora se esforzó por
mantener en la Congregación, la pobreza ocupaba un lugar destacado.
La aceptación de los
sufrimientos, según el Papa, son un distintivo del verdadero misionero. !Qué
bien encontramos realizado este aspecto en la vida espiritual de la Madre
Caridad! Su vida se deslizó día tras día bajo la austera sombra de la cruz. El
sufrimiento fue su inseparable compañero y lo soportó con admirable paciencia
hasta la muerte.
Otro aspecto de la vida
misionera que destaca el Papa es la alegría interior que nace de la fe. También
la Madre Caridad vivió intensamente esa alegría en medio de su vida austera.
Era alegre de ánimo y quería que todas su hijas estuvieran contentas y
confiaran en el Señor.
Estas y muchas otras
virtudes fueron reconocidas por la Congregación de las Causas de los Santos y
aprobadas como primer paso para llegar a la Beatificación. Se diría que Dios ha
querido ratificar la santidad de la Madre Caridad con un admirable milagro
concedido por su intercesión en favor de la niña Johana Mercedes Melo Díaz. Una
encefalitis aguda había producido un daño cerebral que le impedía el habla y la
deambulación. Al término de una novena que hizo su madre con fe viva y profunda
devoción, la niña pronunció las primeras palabras llamando a su madre y comenzó
a caminar espontáneamente, adquiriendo en poco tiempo la normalidad. Hoy, está
aquí para agradecer a la Madre Caridad en su solemne Beatificación.
SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20030323_brader_sp.html
BEATIFICACIÓN DE 5
SIERVOS DE DIOS
1. "Tanto amó
Dios al mundo, que entregó a su Hijo único. Todo el que cree en él tiene vida
eterna" (Aleluya; cf. Jn 3, 16). Estas palabras de la liturgia
de este tercer domingo de Cuaresma nos invitan a contemplar, con los ojos de la
fe, el gran misterio que celebraremos en Pascua. Es el don pleno y definitivo
del amor de Dios realizado en la muerte y en la resurrección de Jesús.
El misterio de la
redención, en el que todos los fieles están llamados a participar, fue vivido
de modo singular por los nuevos beatos, a quienes tengo la alegría de elevar
hoy a la gloria de los altares: Pedro
Bonhomme, presbítero, fundador de la congregación de las Religiosas de
Nuestra Señora del Calvario; María
Dolores Rodríguez Sopeña, virgen, fundadora del Instituto Catequista
Dolores Sopeña; María
Caridad Brader, virgen, fundadora de la congregación de las Religiosas
Franciscanas de María Inmaculada; Juana
María Condesa Lluch, virgen, fundadora de la congregación de las Esclavas
de María Inmaculada; y Ladislao
Batthyány-Strattmann, laico, padre de familia.
2. "La norma
del Señor es límpida y da luz a los ojos" (Sal 18, 10). Esto se aplica
naturalmente al padre Pedro Bonhomme, que encontró en la escucha de la palabra
de Dios, sobre todo de las bienaventuranzas y de los relatos de la pasión del
Señor, la orientación para vivir en intimidad con Cristo y para imitarlo,
guiado por María. La meditación de la Escritura fue la fuente incomparable de
su actividad pastoral, en particular de su atención a los pobres, a los
enfermos, a los sordomudos y a las personas discapacitadas, para las que fundó
el instituto de las "Religiosas de Nuestra Señora del Calvario".
Siguiendo el ejemplo del nuevo beato, podemos afirmar: "Mi modelo
será Jesucristo. Cada uno trata de parecerse a aquel a quien ama". Que el
padre Bonhomme nos impulse a familiarizarnos con la Escritura, para amar al
Salvador y ser sus testigos incansables con la palabra y con la vida.
3. "Yo soy el
Señor, tu Dios, que te saqué de Egipto, de la esclavitud" (Ex 20, 1).
La gran revelación del Sinaí nos muestra a Dios que rescata y libera de toda
esclavitud, llevando después a plenitud ese designio en el misterio redentor de
su Hijo unigénito, Jesucristo. ¿Cómo no hacer llegar ese sublime mensaje, sobre
todo, a los que no lo sienten en su corazón por ignorancia del Evangelio?
Dolores Rodríguez Sopeña
palpó esta necesidad y quiso responder al reto de hacer presente la redención
de Cristo en el mundo del trabajo. Por eso, ella se propuso como meta
"hacer de todos los hombres una sola familia en Cristo Jesús" (Constituciones
de 1907).
Este espíritu se
cristalizó en las tres entidades fundadas por la nueva beata: el
Movimiento de laicos Sopeña, el Instituto de Damas Catequistas, llamadas hoy
Catequistas Sopeña, y la Obra social y cultural Sopeña. A través de ellas, en
España y Latinoamérica, se continúa una espiritualidad que fomenta la construcción
de un mundo más justo, anunciando el mensaje salvador de Jesucristo.
4. "Durante
seis días trabaja y haz tus tareas, pero el día séptimo es un día de descanso
dedicado al Señor" (Ex 20, 9-10). La lectura del Éxodo
que hemos escuchado nos recuerda el deber de trabajar, para colaborar con
nuestro esfuerzo en la obra del Creador y hacer así un mundo mejor y más
humano. Sin embargo, en el siglo XIX la incorporación de la mujer al trabajo
asalariado fuera del hogar incrementó los riesgos para su vida de fe y su
dignidad humana. De ello se percató la beata Juana Condesa Lluch, movida por su
exquisita sensibilidad religiosa. Ella tuvo una juventud profundamente
cristiana: asistía a misa diariamente en la iglesia del Patriarca;
afianzaba su fe con la oración asidua. Así se preparó para entregarse
totalmente al amor de Dios, fundando la congregación de las Esclavas de María
Inmaculada que, fiel a su carisma, sigue comprometida en la promoción de la
mujer trabajadora.
5. "Nosotros
predicamos a Cristo crucificado (...), fuerza de Dios y sabiduría de Dios"
(1 Co 1, 23-24) En la segunda lectura de hoy, san Pablo relata cómo
anunciaba a Jesucristo, incluso ante quienes esperaban más bien portentos o
sabiduría humana. El cristiano debe anunciar siempre a su Señor, sin detenerse
ante las dificultades, por grandes que estas sean.
A lo largo de la
historia, innumerables hombres y mujeres han anunciado el reino de Dios en todo
el mundo. Entre estos se encuentra la madre Caridad Brader, fundadora de las
Misioneras Franciscanas de María Inmaculada.
De la intensa vida
contemplativa en el convento de María Hilf, en Suiza, su patria, partió un día
la nueva beata para dedicarse completamente a la misión ad gentes, primero
en Ecuador y después en Colombia. Con ilimitada confianza en la divina
Providencia fundó escuelas y asilos, sobre todo en barrios pobres, y difundió
en ellos una profunda devoción eucarística.
A punto de morir, decía a
sus hermanas: "No abandonéis las buenas obras de la Congregación,
las limosnas y mucha caridad con los pobres, mucha caridad entre las hermanas,
adhesión a los obispos y sacerdotes". ¡Hermosa lección de una vida
misionera al servicio de Dios y de los hombres!
6. "Lo débil de
Dios es más fuerte que la fuerza de los hombres" (1 Co 1, 25). Estas
palabras del apóstol san Pablo reflejan la devoción y el estilo de vida
del beato Ladislao Batthyány-Strattmann, que fue padre de
familia y médico. Utilizó la rica herencia de sus nobles antepasados para curar
gratuitamente a los pobres y construir dos hospitales. Su mayor interés no eran
los bienes materiales; en su vida no buscó el éxito y la carrera. Eso fue lo
que enseñó y vivió en su familia, convirtiéndose así en el mejor testigo de la
fe para sus hijos. Sacando su fuerza espiritual de la Eucaristía, mostró a
cuantos la divina Providencia ponía en su camino la fuente de su vida y de su
misión.
El beato Ladislao
Batthyány-Strattmann jamás antepuso las riquezas
de la tierra al verdadero bien, que está en los cielos. Que su ejemplo de
vida familiar y de generosa solidaridad cristiana anime a todos a seguir
fielmente el Evangelio.
7. La santidad de
los nuevos beatos nos estimula a tender también nosotros a la perfección
evangélica, poniendo en práctica todas las palabras de Jesús. Se trata,
ciertamente, de un itinerario ascético arduo, pero posible para todos.
La Virgen María, Reina de
todos los santos, nos sostenga con su intercesión materna.
Que estos nuevos beatos
sean nuestros guías seguros hacia la santidad. Amén.
Copyright © Dicasterio
para la Comunicación
SANTA MISSA PARA A DE
BEATIFICAÇÃO DE CINCO SERVOS DE DEUS
HOMILIA DO PAPA JOÃO
PAULO II
Domingo, 23 de Março de
2003
1. "Deus amou
de tal modo o mundo, que lhe deu o seu único Filho; quem nele crer, terá a vida
eterna" (Aclamação ao Evangelho, cf. Jo 3, 16). Estas
palavras da Liturgia de hoje, terceiro domingo da Quaresma, convidam-nos a
contemplar, com os olhos da fé, o grande Mistério que celebraremos na Páscoa. É
o dom pleno e definitivo de Deus, realizado na morte e na ressurreição de
Jesus.
O Mistério da redenção,
em que todos os fiéis são chamados a participar, foi vivido de maneira singular
pelos novos Beatos que, hoje, tenho a alegria de elevar à glória dos altares:
Pedro Bonhomme, presbítero, fundador da Congregação das Irmãs de Nossa Senhora
do Calvário; Maria Dolores Rodríguez Sopeña, virgem, fundadora do Instituto
Catequético "Dolores Sopeña"; Maria Caridade Brader, virgem,
fundadora da Congregação das Irmãs Franciscanas de Maria Imaculada; Joana Maria
Condesa Lluch, fundadora da Congregação das Servas de Maria Imaculada; e
Ladislau Batthyány-Strattmann, leigo, pai de família.
2. "O mandamento do
Senhor é transparente, é luz para os olhos" (Sl 19 [18], 9).
Naturalmente, isto aplica-se ao padre Pedro Bonhomme, que encontrou na escuta
da Palavra de Deus, de maneira especial nas Bem-Aventuranças e nas narrações da
Paixão do Senhor, a orientação para viver na intimidade com Cristo e para O
imitar, guiado por Maria. A meditação da Escritura foi a fonte incomparável da
sua actividade pastoral, em particular da sua atenção aos pobres, aos doentes,
aos surdos-mudos e às pessoas portadoras de deficiência, para os quais ele
fundou o Instituto das "Irmãs de Nossa Senhora do Calvário". A
exemplo do novo Beato, nós podemos repetir: "O meu modelo será Jesus
Cristo; é agradável assemelhar-se àquele que se ama". Possa o padre
Pedro Bonhomme encorajar-nos a ter familiaridade com a Escritura, para amarmos
o Salvador e sermos as suas testemunhas incansáveis, com a palavra e a vida!
Maria
Dolores Rodríguez Sopeña
3. "Eu sou o Senhor,
teu Deus, que te fez sair da terra do Egipto, da casa da escravidão" (Êx
20, 1). A grande revelação do Sinai mostra-nos Deus que resgata e liberta de
toda a escravidão, levando depois à plenitude este desígnio no mistério
redentor do seu único Filho, Jesus Cristo. Como deixar de fazer chegar esta
sublime mensagem, sobretudo aos que não O sentem no seu coração, porque não
conhecem o Evangelho?
Maria Dolores Rodríguez
Sopeña sentiu esta necessidade e quis enfrentar o desafio de tornar presente a
redenção de Cristo no mundo do trabalho. Por isso, propôs-se como meta "fazer
de todos os homens uma só família em Jesus Cristo" (Constituições de
1907).
Este espírito
cristalizou-se nas três entidades fundadas pela nova Beata: o Movimento dos
Leigos Sopeña, o Instituto de Damas Catequistas, hoje chamadas Catequistas
Sopeña, e a Obra Social e Cultural Sopeña. Através delas, na Espanha e na
América Latina, tem continuidade uma espiritualidade que fomenta a construção
de um mundo mais justo, anunciando a mensagem salvífica de Jesus Cristo.
4. "Trabalha
durante seis dias e faz todas as tuas tarefas. Porém, o sétimo dia é o sábado
dedicado ao Senhor, teu Deus" (Êx 20, 9-10). A leitura do Êxodo,
que acábamos de escutar, recorda-nos o dever de trabalhar, para colaborar com o
nosso esforço na obra do Criador e, assim, construir um mundo melhor e mais
humano. Contudo, no século XIX a inserção da mulher no trabalho assalariado,
fora do lar, aumentou os perigos para a sua vida de fé e a sua dignidade
humana. Deu-se conta disto a Beata Joana Maria Condesa Lluch, impelida pela sua
extraordinária sensibilidade religiosa. Ela teve uma juventude profundamente
cristã: participava na missa todos os dias, na igreja do Patriarca, revigorando
a sua fé com a oração assídua. Assim, preparava-se para se entregar totalmente
ao amor de Deus, fundando a Congregação das Servas de Maria Imaculada que, fiel
ao seu carisma, continua a comprometer-se na promoção da mulher trabalhadora.
5. "Nós, porém,
anunciamos Cristo crucificado... poder de Deus e sabedoria de Deus" (1
Cor 1, 23-24). Na segunda leitura de hoje, São Paulo narra como anunciava
Jesus Cristo, inclusivamente àqueles que esperavam sobretudo o poder ou a
sabedoria humana. O cristão deve anunciar sempre o seu Senhor, sem se deter
perante as dificuldades, por maiores que elas sejam.
Ao longo da história, muitos homens e mulheres anunciaram o Reino de Deus no
mundo inteiro. Entre eles, é necessário mencionar a Madre Maria Caridade
Brader, fundadora da Congregação das Irmãs Franciscanas de Maria Imaculada.
Da intensa vida religiosa
no convento de "Maria Hilf", na sua pátria suíça, um dia a nova Beata
partiu para se dedicar, primeiro no Equador e depois na Colômbia, inteiramente
à missão ad gentes. Com confiança incondicional na Providência
Divina, fundou escolas e institutos, sobretudo nos bairros pobres, difundindo
assim uma profunda devoção eucarística.
Quando estava prestes a
morrer, disse às suas Irmãs: "Não abandoneis as boas obras da
Congregação, as esmolas e muita caridade aos pobres e entre as irmãs, bem como
a adesão aos bispos e sacerdotes". Que bonita lição de vida
missionária, ao serviço de Deus e dos homens!
6. "A fraqueza
de Deus é mais forte do que os homens" (1 Cor 1, 25). Estas
palavras do Santo Apóstolo Paulo reflectem a devoção e o estilo de vida do
Beato Ladislau Batthyány-Strattmann, pai de família e médico. Ele utilizou a
rica herança dos seus nobres antepassados, para curar gratuitamente os pobres e
para construir dois hospitais. O seu maior interesse não eram os bens
materiais, e tão-pouco o sucesso e a carreira foram os objectivos da sua vida.
Ele ensinou e viveu tudo isto na sua família, tornando-se desta maneira a
melhor testemunha da fé para os seus filhos. Tirando a sua força espiritual da
Eucaristia, mostrou a quantos a Providência Divina lhe enviava, a fonte da sua
vida e da sua missão.
O Beato Ladislau Batthyány-Strattmann
nunca antepôs as riquezas da terra ao verdadeiro bem que está nos céus. O seu
exemplo de vida familiar e de generosa solidariedade cristã seja um
encorajamento para todos seguirem fielmente o Evangelho.
7. A santidade dos novos
Beatos estimula-nos a tender, também nós, para a perfeição evangélica, pondo em
prática todas as palavras de Jesus. Sem dúvida, trata-se de um itinerário
ascético comprometedor, mas possível para todos.
A Virgem Maria, Rainha de
todos os Santos, nos ajude com a sua intercessão maternal.
Estes novos Beatos sejam
os nossos guias seguros rumo à santidade. Amen!
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