lundi 27 février 2017

Bienheureuse MARÍA CARIDAD BRADER DEL ESPÍRITU SANTO (MARIA JOSEFA KAROLINA BRADER ZANHER), vierge religieuse et fondatrice de la Congregación Franciscana de María Inmaculada (Congrégation des Soeurs franciscaines de Marie Immaculée)

Bienheureuse Marie de la Charité du Saint-Esprit

Fondatrice de la Congrégation des Sœurs franciscaines de Marie Immaculée (+ 1943)

Marie de la Charité du Saint-Esprit, née en 1860 en Suisse Marie-Josèphe-Caroline Brader.

"Au cours de l'histoire, de nombreux hommes  et  femmes ont annoncé le Royaume de Dieu. Parmi ceux-ci, il faut mentionner Mère Caridad Brader, Fondatrice des Sœurs franciscaines de Marie Immaculée.

Un jour, la nouvelle bienheureuse quitta son intense vie religieuse dans le couvent de Maria Hilf, dans sa patrie suisse, afin de se consacrer entièrement, tout d'abord en Équateur puis en Colombie, à la mission ad gentes. Avec une confiance illimitée dans la Divine Providence, elle fonda des écoles et des instituts, en particulier dans les quartiers pauvres, et elle diffusa ainsi une profonde dévotion eucharistique.

Sur le point de mourir, elle dit à ses sœurs: 'N'abandonnez pas les bonnes œuvres de la Congrégation, les aumônes et une grande charité à l'égard des pauvres, une grande charité entre les sœurs, une profonde adhésion aux évêques et aux prêtres'. Quelle belle leçon d'une vie missionnaire au service de Dieu et des hommes!"

Béatifiée le 23 mars 2003 par Jean-Paul II - homélie

María Caridad Brader (1860-1943) biographie en anglais

À Pasto en Colombie, l’an 1943, la bienheureuse Marie de la Charité du Saint-Esprit (Marie-Josèphe-Caroline Brader), vierge, qui mit le plus grand soin à joindre à une vie contemplative une activité missionnaire, et pour cela fonda la Congrégation des Sœurs franciscaines de Marie Immaculée pour la promotion du peuple grâce à une formation chrétienne.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/11488/Bienheureuse-Marie-de-la-Charite-du-Saint-Esprit.html

Maria Caridad Brader (1860-1943)

Elle naquit le 14 août 1860 à Kalt-brunn, Saint-Gall (Suisse). Dotée d'une intelligence hors du commun, elle entra à 20 ans à Alstätten au couvent franciscain de clôture "Maria Hilf" et, en 1882, émit ses voeux, recevant le nom de Marie Charité de l'Amour du Saint-Esprit, et fut destinée à l'enseignement. Répondant à la demande de l'Evêque de Portoviejo (Equateur), qui cherchait des volontaires pour travailler comme missionnaires en Equateur, elle partit en 1888 avec ses compagnes vers Chone. 

En 1893, après avoir catéchisé d'innombrables groupes d'enfants, elle fut destinée à la fondation à Túquerres, en Colombie, où elle manifesta son ardeur missionnaire auprès des autochtones, en particulier des pauvres et des marginaux. 

En 1894, elle fonda la Congrégation des Franciscaines de Marie Immaculée, composée de religieuses suisses et colombiennes. Dans son activité apostolique, qui se déroula principalement dans le domaine de l'éducation, elle sut mêler la contemplation et l'action et exhorta ses filles à une préparation académique efficace, unie à un esprit de sainte oraison et dévotion. Ame eucharistique, elle trouva en Jésus Sacrement les valeurs spirituelles qui l'encouragèrent toute sa vie, et s'engagea à obtenir le privilège de l'Adoration perpétuelle diurne et nocturne, qu'elle laissa en héritage à sa communauté. Elle vécut constamment en présence de Dieu et sa devise était:  "Il le veut". 

En tant que Supérieure générale, elle fut guide spirituelle de sa Congrégation de 1893 à 1919 et de 1928 à 1940. 

En 1933, elle reçut l'approbation pontificale de sa Congrégation. 

Elle mourut le 27 février 1943.

SOURCE : http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20030323_brader_fr.html

Bse María Caridad Brader

Religieuse et fondatrice des : ‘Sœurs franciscaines de Marie Immaculée’

María Caridad, dans le siècle Marie-Josèphe-Caroline, fille de Joseph Sebastien Brader et de Marie-Caroline Zahaner, naît le 14 août 1860 à Kalt-brunn, Saint-Gall (Suisse).

Dotée d'une intelligence hors du commun, elle entra à 20 ans à Alstätten au couvent franciscain de clôture "Maria Hilf" et, en 1882, émit ses vœux, recevant le nom de Marie Charité de l'Amour du Saint-Esprit, et fut destinée à l'enseignement.

Répondant à la demande de l'Évêque de Portoviejo (Equateur), qui cherchait des volontaires pour travailler comme missionnaires en Equateur, elle partit en 1888 avec ses compagnes vers Chone.  

En 1893, après avoir catéchisé d'innombrables groupes d'enfants, elle fut destinée à la fondation à Túquerres, en Colombie, où elle manifesta son ardeur missionnaire auprès des autochtones, en particulier, des pauvres et des marginaux. 

En 1894, elle fonda la Congrégation des Franciscaines de Marie Immaculée, composée de religieuses suisses et colombiennes. Dans son activité apostolique, qui se déroula principalement dans le domaine de l'éducation, elle sut mêler la contemplation et l'action et exhorta ses filles à une préparation académique efficace, unie à un esprit de sainte oraison et dévotion.

Âme eucharistique, elle trouva en Jésus Sacrement les valeurs spirituelles qui l'encouragèrent toute sa vie, et s'engagea à obtenir le privilège de l'Adoration perpétuelle diurne et nocturne, qu'elle laissa en héritage à sa communauté. Elle vécut constamment en présence de Dieu et sa devise était : « Il le veut ». 

En tant que Supérieure générale, elle fut guide spirituelle de sa Congrégation de 1893 à 1919 et de 1928 à 1940.  

En 1933, elle reçut l'approbation pontificale de sa Congrégation. 

Sur le point de mourir, elle dit à ses sœurs: « N'abandonnez pas les bonnes œuvres de la Congrégation, les aumônes et une grande charité à l'égard des pauvres, une grande charité entre les sœurs, une profonde adhésion aux évêques et aux prêtres ». 

Quelle belle leçon d'une vie missionnaire au service de Dieu et des hommes!

Le 27 février 1943 elle quitte sa demeure terrestre, pour la rencontre avec Dieu, en disant : « Jésus…je meurs ».

María Caridad Brader a été béatifiée le 23 mars 2003, avec Pierre Bonhomme, prêtre, fondateur de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame du Calvaire; María Dolores Rodríguez Sopeña, vierge, fondatrice de l'Institut catéchétique « Dolores Sopeña »; Juana María Condesa Lluch, fondatrice de la Congrégation des Servantes de Marie Immaculée ; László Batthyány-Strattmann, laïc, père de famille, sur la Place Saint Pierre de Rome, par Saint Jean-Paul II (>>> Homélie du pape).

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).   

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SOURCE : http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20170227&id=14698&fd=0

CHAPELLE PAPALE POUR LA BÉATIFICATION DE 5 SERVITEURS DE DIEU

HOMÉLIE DU PAPE JEAN-PAUL II

III Dimanche du Carême - 23 mars 2003


Dans la matinée du dimanche 23 mars 2003, le Pape Jean-Paul II a présidé, sur la Place Saint-Pierre, une célébration eucharistique au cours de laquelle il a élevé à la gloire des autels cinq nouveaux bienheureux. Il s'agit de:  Pierre Bonhomme, prêtre, fondateur de la Congrégation des Soeurs de Notre-Dame du Calvaire; María Dolores Rodríguez Sopeña, vierge, fondatrice de l'Institut catéchétique "Dolores Sopeña"; María Caridad Brader, vierge, fondatrice de la Congrégation des Soeurs franciscaines de Marie Immaculée; Juana María Condesa Lluch, fondatrice de la Congrégation des Servantes de Marie Immaculée; László Batthyány-Stratt-mann, laïc, père de famille. 

1. "Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle" (Chant à l'Evangile cf. Jn 3, 16). Ces paroles de la Liturgie d'aujourd'hui, troisième dimanche de Carême, nous invitent à contempler, avec les yeux de la foi, le grand Mystère que nous célébrerons à Pâques. Il s'agit du don total et définitif de l'amour de Dieu réalisé à travers la mort et la résurrection de Jésus.

Le Mystère de la rédemption, auquel tous les fidèles sont appelés à participer, a été vécu de façon singulière par les nouveaux bienheureux, que j'ai la joie d'élever aujourd'hui à la gloire des autels:  Pierre Bonhomme, prêtre, fondateur de la Congrégation des Soeurs de Notre-Dame du Calvaire; María Dolores Rodríguez Sopeña, vierge, fondatrice de l'Institut catéchétique "Dolores Sopeña"; María Caridad Brader, vierge, fondatrice de la Congrégation des Soeurs franciscaines de Marie Immaculée; Juana María Condesa Lluch, fondatrice de la Congrégation des Servantes de Marie Immaculée; László Batthyány-Strattmann, laïc, père de famille.

Le bienheureux Pierre Bonhomme

2. "Le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard" (Ps 18, 10). Cela s'applique naturellement au Père Pierre Bonhomme, qui trouva dans l'écoute de la Parole de Dieu, notamment des Béatitudes et des récits de la Passion du Seigneur, l'orientation pour vivre en intimité avec le Christ et pour l'imiter, guidé par Marie. La méditation de l'Ecriture fut la source incomparable de son activité pastorale, en particulier de son attention aux pauvres, aux malades, aux sourds-muets et aux personnes handicapées, pour lesquels il fonda l'Institut des "Soeurs de Notre-Dame du Calvaire". A l'exemple du nouveau bienheureux, nous pouvons redire:  "Mon modèle ce sera Jésus-Christ, on se plaît à ressembler à celui qu'on aime". Puisse le Père Bonhomme nous encourager à devenir des familiers de l'Ecriture, pour aimer le Sauveur et pour être ses inlassables témoins par leur parole et par leur vie!

La bienheureuse María Dolores Rodriguez Sopeña

3. "Je suis Yahvé, ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Egypte, de la maison de servitude" (Ex 20, 1). La grande révélation du Sinaï nous montre Dieu qui rachète et libère de tout esclavage, portant ensuite ce dessein à sa plénitude dans le mystère rédempteur de son Fils unique, Jésus-Christ. Comment ne pas faire parvenir ce message sublime en particulier à ceux qui ne l'entendent pas dans leur coeur parce qu'ils ignorent l'Evangile?

Dolores Rodríguez Sopeña ressentit cette nécessité et désira répondre au défi d'apporter la rédemption du Christ dans le monde du travail. C'est pourquoi elle se proposa comme objectif "de faire de tous les hommes une seule famille en Jésus-Christ" (Constitutions de 1907).

Cet esprit se concrétisa dans les trois oeuvres fondées par la nouvelle bienheureuse:  le Mouvement de Laïcs "Sopeña", l'Institut des Dames catéchistes, appelées aujourd'hui "Catéchistes Sopeña", et l'Oeuvre sociale et culturelle "Sopeña". A travers elles, en Espagne et en Amérique latine, se poursuit une spiritualité qui promeut l'édification d'un monde plus juste, en annonçant le message de salut de Jésus-Christ.

La bienheureuse Juana María Condesa Lluch

4. "Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage; mais le septième jour est un sabbat pour Yahvé ton Dieu" (Ex 20, 9.10). La lecture de l'Exode que nous venons d'entendre nous rappelle le devoir de travailler, afin de collaborer par nos efforts à l'oeuvre du Créateur et édifier ainsi un monde meilleur et plus humain. Toutefois, au XIX siècle, l'insertion de la femme dans le monde du travail rémunéré en dehors du foyer domestique mit en difficultés sa vie de foi et sa dignité humaine. C'est ce dont se rendit compte la bienheureuse Juana Condesa Lluch, guidée par son extrême sensibilité religieuse. Dans sa jeunesse, elle fut profondément chrétienne:  elle assistait chaque jour à la messe dans l'église du patriarche, renforçant sa foi par une prière assidue. Elle se prépara ainsi à se consacrer entièrement à l'amour de Dieu, en fondant la Congrégation des Servantes de Marie Immaculée qui, fidèle à son charisme, poursuit son engagement pour la promotion de la femme qui travaille.

La bienheureuse María Caridad Brader

5. "Nous proclamons, nous, un Christ crucifié... puissance de Dieu et sagesse de Dieu" (1 Co 1, 23.24). Dans la deuxième lecture d'aujourd'hui, saint Paul rapporte comment il annonçait Jésus-Christ, y compris à ceux qui attendaient plutôt des prodiges ou de la sagesse humaine. Le chrétien doit toujours annoncer son Seigneur, sans se décourager face aux difficultés, aussi grandes soient elles.

Au cours de l'histoire, de nombreux hommes  et  femmes ont annoncé le Royaume de Dieu. Parmi ceux-ci, il faut mentionner Mère Caridad Brader, Fondatrice des Soeurs franciscaines de Marie Immaculée.

Un jour, la nouvelle bienheureuse quitta son intense vie religieuse dans le couvent de Maria Hilf, dans sa patrie suisse, afin de se consacrer entièrement, tout d'abord en Equateur puis en Colombie, à la mission ad gentes. Avec une confiance illimitée dans la Divine Providence, elle fonda des écoles et des instituts, en particulier dans les quartiers pauvres, et elle diffusa ainsi une profonde dévotion eucharistique.

Sur le point de mourir, elle dit à ses soeurs:  "N'abandonnez pas les bonnes oeuvres de la Congrégation, les aumônes et une grande charité à l'égard des pauvres, une grande charité entre les soeurs, une profonde adhésion aux évêques et aux prêtres". Quelle belle leçon d'une vie missionnaire au service de Dieu et des hommes!

Le bienheureux Lászlo Batthyány-Strattmann

6. "Ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes" (1 Co 1, 25). Ces paroles du saint Apôtre Paul reflètent la dévotion et le style de vie du bienheureux Lászlo Batthyány-Stratt-mann, qui fut père de famille et médecin. Il utilisa le riche héritage de ses nobles ancêtres pour soigner gratuitement les pauvres et pour construire deux hôpitaux. Son intérêt le plus grand n'étaient pas les bien matériels, et le succès et la carrière ne furent pas non plus les objectifs de sa vie. Il enseigna et vécut tout cela au sein de sa famille, devenant ainsi le meilleur témoin de la foi pour ses enfants. Tirant sa force spirituelle de l'Eucharistie, il montra à ceux que la Divine Providence conduisait à lui la source de sa vie et de sa mission.

Le bienheureux László Batthyány-Strattmann ne plaça jamais les richesses de la terre avant le vrai bien qui est dans les cieux. Que son exemple de vie familiale et de généreuse solidarité chrétienne soit un encouragement pour tous les fidèles à suivre fidèlement l'Evangile.

7. La sainteté des nouveaux bienheureux nous incite à tendre nous aussi à la perfection évangélique, en mettant en pratique toutes les paroles de Jésus. Il s'agit certainement d'un itinéraire ascétique exigeant, mais possible pour tous.

Que la Vierge Marie, Reine de tous les saints, nous soutienne par son intercession maternelle.

Que ces nouveaux bienheureux soient nos guides sûrs vers la sainteté. Amen!

© Copyright 2003 - Libreria Editrice Vaticana

Copyright © Dicastère pour la Communication

Le Saint-Siège

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/homilies/2003/documents/hf_jp-ii_hom_20030323_beatif.html


 Beata Maria Carità dello Spirito Santo

Foto de la  María Caridad Brader, fundadora de la Congregación Franciscana de María Inmaculada, ubicada en la Escuela Normal Superior Santa Clara

Photo of Mother Caridad Brader, founder of the Franciscan Congregation of Mary Immaculate, located in the Santa Clara Normal Superior School


Blessed Maria Caridad Brader

Also known as

Caritas Brader

Karolina Brader Zahner

Maria Josefa Carolina Brader

Mary Charity of the Love of the Holy Spirit

Mary Josephine Caroline

María Caridad of the Holy Spirit

María Charitas of the Holy Spirit

Mother Caritas

Memorial

27 February

Profile

The only child of Joseph Sebastian Brader and Maria Anna Carolina Zahner. Raised in a pious family, she was known as a highly intelligent child, and received the best education her parents could provide. There were high expectations for the girl’s future, but instead of continued study she felt a call to the religious life. Mary Josephine joined the Franciscan convent at Maria Hilf, Alstatten 1 October 1880, taking the name Mary Charity of the Love of the Holy Spirit, and making her final vows on 22 August 1882.

She was initially assigned as a teacher. When it became possible for cloistered nuns to work as missionaries, Sister Caritas volunteered to be one of the first six sisters to work in Chone, Ecuador in 1888. She worked for five years as a teacher and children‘s catechist. In 1893 she was transferred to Tùquerres, Colombia where conditions were rough but where she taught the faith to the poor and outcast.

To prepare additional missionaries she founded the Congregation of the Franciscan Sisters of Mary Immaculate in Tuquerres, Colombia on 31 March 1893. Initially composes of young Swiss girls with a call to missionary work, they were soon joined by Colombian and other local women. Caritas served as Superior General for the Congregation from 1893 to 1919, and again from 1928 to 1940. The Sisters emphasized good education for themselves and their charges, and deep prayer lives for everyone. They received papal approval in 1933, and today work in Central and South America, Mexico, Switzerland, Mali, Romania and the United States.

Born

14 August 1860 in Kaltbrunn, Switzerland as Maria Josefa Carolina Brader at Kaltbrunn, Saint Gallen, Switzerland

Died

27 February 1943 in Pasto, Colombia of natural causes

her grave immediately became a site for pilgrimage and popular devotion

Venerated

29 June 1999 by Pope John Paul II

Beatified

23 March 2003 by Pope John Paul II

Patronage

Franciscan Sisters of Mary Immaculate

Additional Information

other sites in english

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L’Osservatore Romano

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webseiten auf deutsch

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L’Osservatore Romano

Martirologio Romano, 2001 edición

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fonti in italiano

Cathopedia

Dicastero delle Cause dei Santi

L’Osservatore Romano

Santi e Beati

Wikipedia

Readings

It is His will – Blessed Caritas

The better educated, the greater the skills the educator possesses, the more she will be able to do for our holy religion and the glory of God, especially when virtue is the vanguard of her knowledge. The more intense and visible her external activity, the deeper and more fervent her interior life must be. – Blessed Caritas

See God‘s will in everything, and to do His will with joy, out of love of Him. – Blessed Caritas

MLA Citation

“Blessed Maria Caridad Brader“. CatholicSaints.Info. 7 July 2023. Web. 5 September 2026. <https://catholicsaints.info/blessed-maria-caridad-brader/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-maria-caridad-brader/

CAPPELLA PAPALE FOR THE BEATIFICATION OF FIVE SERVANTS OF GOD

HOMILY OF JOHN PAUL II

III Sunday of Lent, 23 March 2003


1. "God so loved the world that he gave his only begotten Son; whoever believes in him has eternal life" (chant before the Gospel, cf. Jn 3,16). These words of the liturgy of the Third Sunday of Lent invite us to contemplate with the eyes of faith the great mystery which we will celebrate at Easter. It is the full and definitive gift of the love of God realized in the death and resurrection of Jesus.

The mystery of redemption in which the faithful are called to participate was lived in an exceptional way by the new Blesseds whom today I have had the joy of elevating to the glory of the altars:  Pierre Bonhomme, priest, founder of the Sisters of Our Lady of Calvary; María Dolores Rodríguez Sopeña, virgin, foundress of the Sopeña Catechetical Institute; María Caritas Brader, virgin, foundress of the Congregation of the Franciscan Sisters of Mary Immaculate; Juana María Condesa Lluch, foundress of the Congregation of the Handmaids of Mary Immaculate; Ladislaus (László) Batthyány-Strattmann, layman, father of a family.

2. "The commandment of the Lord is pure, enlightening the eyes" (Ps 18 [19],10). This naturally applies to Fr Pierre Bonhomme, who in listening to the Word of God, notably the Beatitudes and the accounts of the Passion of the Lord, with Mary's guidance, found the way to live in intimacy with Christ and imitate him. The meditation of the Scripture was the incomparable source of all his pastoral activity, especially of his dedication to the poor, the sick, deaf-mutes and the disabled for whom he founded the Institute of the "Sisters of Our Lady of Calvary". Following the example of the new Blessed, we can repeat, "My model will be Jesus Christ; I am delighted to be like him whom I love". May Fr Bonhomme encourage us to become familiar with Scripture, to love our Saviour in order to be his untiring witnesses by our words and our life.

3. "I am the Lord, your God, who brought you out of the land of Egypt, out of the house of slavery" (Ex 20,1). The great revelation of Sinai shows us God who redeems and frees from every slavery, then bringing his plan to fulfilment in the redeeming mystery of his only begotten Son, Jesus Christ. How can we fail to make this sublime message reach especially those who do not experience it in their hearts on account of their ignorance of the Gospel?

Dolores Rodríguez Sopeña felt this necessity and wished to respond to the challenge of making the redemption of Christ present in the world of work. For this reason, her goal was "to make all persons one sole family in Christ Jesus" (Constitutions of 1907).

This spirit is crystallized in the three foundations of the new Blessed:  the Sopeña Lay Movement, the Institute of Women Catechists, called today Sopeña Catechists, and the Sopeña Social and Cultural Work. By means of these works, in Spain and in South America, a spirituality continues that fosters the building of a more just world proclaiming the saving message of Jesus Christ.

4. "Six days you shall labour and do all your work, the seventh day is a day of rest dedicated to the Lord" (Ex 20,9.10). The reading of Exodus that we have heard reminds us of the duty of work. We must collaborate in the work of the Creator with our endeavour and in this way make the world better and more human. However, in the 19th century, the introduction of the woman into salaried work outside the home increased the risks for her life of faith and for her human dignity.

Blessed Juana Condesa Lluch, guided by her exquisite religious sensitivity, realized this. She lived a profoundly Christian youth:  assisted at daily Mass in the church of the Patriarch, united her faith to an assiduous prayer. In this way she was prepared to dedicate herself totally to the love of God, founding the Congregation of the Handmaids of Mary Immaculate who, faithful to her charism, continue to be involved in the advancement of working women.

5. "We preach Christ crucified ... the power of God and the wisdom of God" (I Cor 1,23.24).

In today's second reading, St Paul reports how he proclaimed Jesus Christ, even to those who were rather hoping for miracles or human wisdom. The Christian must always proclaim the Lord without pulling back before difficulties, no matter how great they are.

In the course of history numberless men and women have proclaimed the Kingdom of God in the whole world. Among them must be counted Mother Caritas Brader, the foundress of the Franciscan Sisters of Mary Immaculate.

From the contemplative life of the enclosed convent of Maria Hilf in her Swiss homeland, one day the new blessed set out, first in Ecuador and then in Colombia, to consecrate herself entirely to the Mission ad gentes (to the nations). With unlimited confidence in divine Providence, she founded schools and homes, above all in poor areas, and in this way spread a deep Eucharistic devotion.

At the moment of death, she said to her sisters, "Do not abandon the good works of the Congregation, the alms and great charity for the poor, great charity among the sisters, allegiance to the bishops and priests". Beautiful lesson of a missionary life dedicated to the service of God and of neighbour.

6. "The weakness of God is stronger than men" (I Cor 1,25). These words of the holy Apostle Paul also reflect the devotion and life style of Blessed Ladislaus Batthyány-Strattmann, father of a family and doctor. He used the rich inheritance of his noble family to give free care to the poor and to build two hospitals. His greatest interest was not material goods; nor even less were success and career the goals of his life. He taught and lived this in his family and so he was the best teacher of the faith for his children. Drawing his spiritual energy from the Eucharist, he showed as many, as divine Providence led to him, the source of his life and mission.

Blessed László Batthyány-Strattmann never placed earthly riches before our true good which is in heaven. May his example of family life and of generous Christian solidarity be an encouragement for all to follow the Gospel faithfully.

7. The holiness of the new Blesseds inspires us in turn to tend toward evangelical perfection, putting into practice all the words of Jesus. Here is an ascetical way of life that certainly is demanding, and yet possible for all.

May the Virgin Mary, Queen of all saints, support us with her maternal intercession. May the new Blesseds be our sure guides towards holiness. Amen.

© Copyright 2003 - Libreria Editrice Vaticana

Copyright © Dicastery for Communication

The Holy See

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/en/homilies/2003/documents/hf_jp-ii_hom_20030323_beatif.html

Bl. Maria Caridad Brader

Feastday: February 27

Birth: 1860

Death: 1943

Beatified: Pope John Paul II

Caritas Brader (Mary Josephine Caroline) (1860-1943), Foundress of the Congregation of the Franciscan Sisters of Mary Immaculate. Mary Josephine Caroline was born in Kaltbrunn, St Gallen, Switzerland, on 14 August 1860 and was baptized the next day.

She was an unusually intelligent child. Her mother raised this child with loving care, giving her a sound Christian faith. She received an intense love for Jesus Christ and devotion to Our Lady. Aware of her daughter's talents and ability, her mother took pains to give her a good education. At school in Kaltbrunn she shone in the elementary grades. At the Maria Hilf Institute in Alstätten, run by Sisters of the Third Order Regular of St Francis, she was the first of the intermediate classes.
When all the world lay at her feet, to entice her, she followed Christ's call and decided to embrace the religious life. At first, her mother predictably opposed this decision, since she was a widow and Mary Josephine was her only child.

On 1 October 1880 she entered the enclosed Franciscan convent of Maria Hilf. On 1 March 1881 she was clothed with the Franciscan habit and was given the name of "Mary Charity of the Love of the Holy Spirit". On 22 August 1882, she professed her religious vows. Because of the high standard of her education, she was designated to teach at the convent school.

At the end of the 19th century, it became possible for cloistered nuns to engage in apostolic activity outside their monastery so that they could undertake missionary work. Missionary bishops visited convents in search of sisters who felt called to work in mission lands.

Bishop Pietro Schumacher of Portoviejo, Ecuador, a zealous missionary of St Vincent de Paul, wrote to the religious of Maria Hilf, asking for volunteers to work as missionaries in his diocese. The religious replied enthusiastically, and one of those most eager to be a missionary was Sr Caritas Brader. Blessed Maria Bernarda Bütler, superior of the convent, who was to head the group of six missionaries, chose Sr Caritas as one of them, saying: "Sr Caritas will go to the missionary foundation; she is supremely generous, shows no reluctance to any sacrifice, and with her extraordinary practical sense and education will be able to render great services to the mission".

On 19 June 1888 Sr Caritas and her companions set out for Chone, Ecuador. In 1893, after catechizing countless groups of children, she was sent to the foundation in Tùquerres, Colombia.
There she showed her missionary zeal: she loved the locals and spared no efforts to reach them, braving the wild breakers of the ocean, the tangled undergrowth of the jungle, and the intense cold of the high plateaux. Her zeal knew no bounds. She was concerned above all with the poor, the outcast and those who did not yet know the Gospel.

To face the urgent need for more missionaries in the vast field of the apostolate, with the backing of the Geman Fr Reinaldo Herbrand, she founded the Congregation of the Franciscan Sisters of Mary Immaculate. The Congregation was first made up of young Swiss girls who followed the example of Mother Caritas. They were immediately joined by local vocations, above all from Colombia, who swelled the ranks of the new Congregation and allowed it to spread to several countries.

In her apostolic activity, Mother Caritas took care to combine contemplation and action. She encouraged her daughters to acquire effective academic qualifications, but without permitting the spirit of holy prayer and devotion to be extinguished, "Do not forget", she told them, "that the better educated, the greater the skills the educator possesses, the more she will be able to do for our holy religion and the glory of God, especially when virtue is the vanguard of her knowledge. The more intense and visible her external activity, the deeper and more fervent her interior life must be".

She focused the apostolate mainly on the education of the poor and the marginalized, wherever need called.

Her great love for Jesus in the Eucharist prompted her to ask and obtain permission for Perpetual Adoration of the Blessed Sacrament in the convent. She left this most sacred treasure to the Congregation along with great respect for priests. During adoration, Mother Caritas received light and strength for the apostolate. She taught the sisters to "see God's will in everything, and to do His will with joy, out of love of Him", hence the motto of her life : "It is His will".

She was Superior General of the Congregation from 1893-1919 and from 1928-1940. In 1933, she had the joy of receiving pontifical approval of the Congregation.

On 27 February 1943, she died in Pasto, Colombia. As soon as her death became known, people streamed to venerate her mortal remains, asking for her intercession and hoping for some relic. Her grave has become the destination of constant pilgrimages. The most precious relic she left to her daughters was Franciscan poverty, a constant in her governance. As a missionary in Chone, she lived the same poverty as the people she had gone there to evangelize and instruct. Indeed, she was determined that the Congregation always preserve this poverty and trust in divine providence.

Biography Provided By: The Vatican

SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=7424 et https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20030323_brader_en.html

Beata Maria Carità dello Spirito Santo (Carolina Brader) Vergine e fondatrice

Festa: 27 febbraio

Kaltbrunn, Svizzera, 14 agosto 1860 - Pasto, Colombia, 27 febbraio 1943

Nata a Kaltbrunn, nel cantone svizzero di San Gallo il 14 agosto 1860, a vent'anni Maria Giuseppa Carolina Brader entrò nel convento francescano di clausura «Maria Hilf» di Alstãtten. Ma alla vita contemplativa affiancò, ben presto, l'azione: nel 1888, accogliendo l'invito del vescovo missionario, Pietro Schumacher, insieme a cinque consorelle partì per l'Ecuador per dedicarsi all'evangelizzazione. L'anno dopo venne destinata ad una nuova comunità in Colombia. Per meglio rispondere a questa sfida nel 1894 fondò la Congregazione delle Francescane di Maria Immacolata. Il suo carisma specifico fu l'incontro tra l'azione e la contemplazione: come eredità alla comunità lasciò la cura dell'Adorazione perpetua diurna e notturna. Morì il 27 febbraio 1943. Giovanni Paolo II l'ha proclamata beata il 23 marzo 2003.

Martirologio Romano: A Pasto in Colombia, beata Maria Carità dello Spirito Santo (Carolina) Brader, vergine, che con ogni sforzo cercò di unire la vita contemplativa con l’impegno missionario e istituì le Suore Francescane di Maria Immacolata per il progresso del popolo attraverso l’educazione cristiana.

Carità Brader, figlia di Giuseppe Sebastiano Brader e di Maria Carolina Zahaner, nacque il 14 agosto 1860 a Kaltbrunn, St. Gallen (Svizzera). Fu battezzata il giorno dopo con il nome di Maria Giuseppa Carolina.

Dotata di un'intelligenza fuori dal comune e guidata per le vie del sapere e della virtù da una madre affettuosa e premurosa, la piccola Carolina crebbe con una solida formazione cristiana, un intenso amore a Gesù Cristo ed un'affettuosa devozione alla Vergine Maria.

Conoscendo il talento e le capacità di sua figlia, la madre si preoccupò di darle una accurata educazione. Nella scuola di Kaltbrunn fece gli studi primari, gli studi medi poi all'istituto di Maria Hilf di Altstätten, diretto da una comunità di religiose del Terzo Ordine Regolare di San Francesco.

Intanto la voce di Cristo cominciò a farsi sentire nel suo cuore e Maria Caridad decise di abbracciare la vita consacrata. Questa scelta di vita provocò in un primo momento l'opposizione di sua madre, che era rimasta vedova e con questa unica figlia.

Il primo ottobre 1880 entrò ad Altstätten nel convento francescano di clausura “Maria Hilf”. Il primo marzo 1881 vestì l'abito francescano ricevendo il nome di Maria Carità dell'Amore dello Spirito Santo. Il 22 agosto dell'anno dopo emise i voti religiosi. Grazie alla sua preparazione pedagogica fu destinata all'insegnamento nel collegio unito al monastero.

Aperta alle religiose di clausura la possibilità di lasciare il monastero e di collaborare all'estensione del Regno di Dio, i Vescovi missionari, alla fine del XIX secolo, si recarono nei conventi in cerca di suore disposte a lavorare nei territori di missione.

Monsignor Pietro Schumacher, missionario di San Vincenzo de' Paoli e Vescovo di Portoviejo (Ecuador), scrisse una lettera alle religiose di Maria Hilf, chiedendo volontarie per lavorare come missionarie nella sua diocesi.

Le religiose risposero con entusiasmo a questo invito. Una delle più entusiaste ad andare in missione fu Madre Carità Brader. La beata Maria Bernarda Bütler, superiora del convento che guiderà il gruppo delle sei missionarie, la scelse tra le volontarie dicendo: «Alla fondazione missionaria va madre Carità, generosa in sommo grado, che non retrocede dinanzi a nessun sacrificio e con il suo straordinario saper fare e la sua pedagogia potrà dare alla missione grandi servizi».

Il 19 giugno 1888 Madre Carità e le sue compagne intrapresero il viaggio verso Chone, in Ecuador. Nel 1893, dopo un duro lavoro a Chone e dopo aver catechizzato tanti gruppi di bambini, Madre Carità fu destinata alla fondazione in Túquerres, Colombia. Lì manifestò il suo ardore missionario: amava gli indigeni e non risparmiava alcuno sforzo per andare da loro, sfidando la furia delle onde dell'oceano, le intricate selve e il freddo intenso degli altipiani. Il suo zelo non conosceva riposo. La preoccupavano soprattutto i più poveri, gli emarginati, coloro che ancora non conoscevano il Vangelo.

Di fronte all'urgente necessità di trovare più missionarie per un così vasto campo di apostolato, appoggiata dal Padre tedesco Reinaldo Herbrand, fondò nel 1894 la Congregazione delle Francescane di Maria Immacolata. Presto alla Congregazione, composta all'inizio da giovani, si unirono le vocazioni autoctone, soprattutto della Colombia.

Madre Carità, nella sua attività apostolica, seppe unire molto bene la contemplazione e l'azione. Esortava le sue figlie ad una preparazione accademica efficiente, ma «senza che si spegnesse lo spirito della santa orazione e devozione». «Non dimenticate - diceva loro - che quanta più istruzione e capacità possiede l'educatrice, tanto più potrà fare in favore della santa religione a gloria di Dio, soprattutto quando la virtù è l'avanguardia del sapere. Quanto più intensa e visibile è l'attività esterna, più profonda e fervorosa deve essere la vita interiore».

Indirizzò il suo apostolato principalmente verso l'educazione, soprattutto negli ambienti poveri ed emarginati.

Anima eucaristica, per eccellenza, trovò in Gesù Sacramentato i valori spirituali che dettero calore e senso alla sua vita. Mise tutto il suo impegno nell'ottenere il privilegio dell'Adorazione Perpetua diurna e notturna che lasciò come il patrimonio più stimato alla sua comunità, insieme con l'amore e la venerazione ai sacerdoti come ministri di Dio.

Amante della vita interiore, visse in continua presenza di Dio. Per questo vedeva in tutti gli avvenimenti la sua mano provvidente e misericordiosa. «Egli lo vuole», fu il programma della sua vita.

Come superiora generale fu la guida spirituale della sua Congregazione dal 1893 al 1919 e dal 1928 al 1940. Nel 1933 ebbe la gioia di ricevere l'approvazione pontificia della sua Congregazione.

A 82 anni, presentendo la propria morte, esortava le sue figlie: «Me ne vado. Non lasciate le buone opere che ha nelle mani la Congregazione, l'elemosina e la molta carità verso i poveri, la grandissima carità tra le Suore, l'adesione ai Vescovi e ai sacerdoti».

Il 27 febbraio 1943, senza sospettare che quello fosse l'ultimo giorno della sua vita, disse all'infermiera: «Gesù, ... muoio». Furono le ultime parole con le quali consegnò la sua anima al Signore.

Appena si diffuse la notizia della sua morte, cominciò a passare davanti ai suoi resti mortali un'interminabile processione di devoti che chiedevano reliquie e si raccomandavano alla sua intercessione. I funerali ebbero luogo il 2 marzo 1943 alla presenza delle autorità ecclesiastiche e civili e di una moltitudine di fedeli, che dicevano: «È morta una santa».

Dopo la sua morte, la sua tomba è stata costante meta di devoti che l'invocano per le loro necessità.

Le virtù che praticò si coniugano ammirevolmente con le caratteristiche che sua Santità Giovanni Paolo II fa risaltare nella sua Enciclica «Redemptoris Missio» e che devono identificare l'autentico missionario. Tra queste parole, come diceva Gesù ai suoi apostoli: «la povertà, la mansuetudine e l'accettazione delle sofferenze».

Madre Carità praticò la povertà secondo lo spirito di San Francesco e mantenne durante tutta la vita un distacco totale. Come missionaria a Chone, sperimentò la gioia di sentirsi autenticamente povera, allo stesso livello della gente che era andata a istruire e a evangelizzare. Tra i valori evangelici che come fondatrice si sforzò di mantenere nella Congregazione, la povertà occupava un posto di rilievo.

L'accettazione delle sofferenze, secondo il Papa, è segno distintivo del vero missionario. Quanto ben realizzato troviamo questo aspetto nella vita spirituale di Madre Carità! La sua vita scorse giorno dopo giorno sotto l'austera ombra della croce. La sofferenza fu un'inseparabile compagna ed ella sopportò con ammirevole pazienza fino alla morte.

Un altro aspetto della vita missionaria che il Papa evidenzia è la gioia interiore che nasce dalla fede. Anche Madre Carità visse intensamente questa gioia all'interno della sua vita austera. Era allegra d'animo e voleva che tutte le sue figlie fossero contente e confidassero nel Signore.

Queste e molte altre virtù furono riconosciute dalla Congregazione delle Cause dei Santi e approvate come primo passo per giungere alla Beatificazione. Si dirà che Dio ha voluto ratificare la santità di Madre Carità con un mirabile miracolo concesso per sua intercessione in favore della bambina Giovanna Mercedes Melo Díaz. Una encefalite acuta aveva prodotto un danno cerebrale che le impediva il linguaggio e la deambulazione. Al termine di una novena che sua madre fece con una fede viva e con profonda devozione, la bambina pronunciò le prime parole chiamando sua madre e cominciò a camminare spontaneamente, acquistando in poco tempo la normalità. Oggi è qui per ringraziare la Madre Carità in occasione della sua solenne Beatificazione.
Papa Giovanni Paolo II l'ha proclamata beata il 23 marzo 2003.

Fonte: Santa Sede

Ci sono persone intelligentissime che usano il proprio talento ricevuto in dono alla nascita pensando solo a se stessi oppure per recare il male al prossimo. Ci sono individui intelligentissimi che, invece, si mettono al servizio degli altri, dei più fragili, degli emarginati.

Questa è la storia di una bambina nata nel 1860 in Svizzera, a Kaltbrunn, St. Gallen. Si chiama Maria Giuseppa Carolina Braider. È figlia unica di due agricoltori. Il padre parte per l’America in cerca di fortuna, ma in quel Paese lontano trova la morte. La mamma si accorge dell’eccezionale intelligenza della figlia e così la fa studiare. Diventata una ragazza, Maria non si sente attratta come le sue coetanee dai divertimenti e dal matrimonio. Vuole farsi suora. La madre non è contenta. Ha solo lei, ma non può andare contro la volontà della figlia che entra in convento con il nome di Madre Carità.

La religiosa è un’insegnante bravissima e così viene incaricata di educare le bambine. Il Signore, però, destina Madre Carità ad altre grandi missioni. Le propongono di partire per l’America Latina per divulgare il Vangelo tra le povere popolazioni indigene, dove i bambini non vanno a scuola. Madre Carità accetta con entusiasmo. Arriva in Ecuador (Chone) nel 1888 e, poi, si trasferisce in Colombia (Tùquerres) dove fonda la Congregazione delle Francescane di Maria Immacolata. Sempre allegra e gioiosa, organizza scuole, insegna il catechismo e assiste i più poveri. Attraversa le montagne delle Ande e le foreste, affronta l’oceano e temperature molto fredde, dialetti sconosciuti, condizioni di vita al limite della sopportazione con poco cibo.

Madre Carità, come San Francesco, abbraccia la povertà con amore perché vuole essere uguale a coloro che aiuta. Durante la Guerra dei mille giorni (guerra civile colombiana 1899-1902) non esita a sospendere le lezioni per accogliere nei collegi i soldati feriti. Madre Carità è instancabile e ogni giorno prega. Per lei preghiera e azione sono indivisibili. Altre religiose svizzere si aggiungono a Madre Carità e in Colombia ragazze del posto rispondono all’appello della suora. Madre Carità muore nel 1943 in Colombia, all’età di 82 anni. Subito dopo avviene un miracolo. Una mamma offre una “novena” (una preghiera recitata per nove giorni) a Madre Carità per chiedere la guarigione della figlioletta malata che non parla e non si muove. Alla fine dei nove giorni la piccola migliora e riprende la sua vita normale.

Autore: Mariella Lentini

SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/91478

CAPPELLA PAPALE PER LA BEATIFICAZIONE DI CINQUE SERVI DI DIO

OMELIA DI GIOVANNI PAOLO II

III Domenica di Quaresima, 23 marzo 2003


1. " Dio ha tanto amato il mondo da dare il suo Figlio unigenito; chi crede in lui ha la vita eterna" ( Canto al Vangelo cfr Gv 3,16). Queste parole della Liturgia dell'odierna terza domenica di Quaresima ci invitano a contemplare, con gli occhi della fede, il grande Mistero che celebreremo a Pasqua. E' il dono pieno e definitivo dell'amore di Dio realizzato nella morte e nella risurrezione di Gesù.

Il Mistero della redenzione, al quale tutti i fedeli sono chiamati a partecipare, è stato vissuto in modo singolare dai nuovi Beati, che ho la gioia di elevare oggi alla gloria degli altari: Pierre Bonhomme, presbitero, fondatore della Congregazione delle Suore di Nostra Signora del Calvario; María Dolores Rodríguez Sopeña, vergine, fondatrice dell'Istituto Catechista Dolores Sopeña; María Caridad Brader, vergine, fondatrice della Congregazione delle Suore Francescane di Maria Immacolata; Juana María Condesa Lluch, fondatrice della Congregazione delle Ancelle di Maria Immacolata; László Batthyány-Strattmann, laico, padre di famiglia.

2. "I comandi del Signore sono limpidi, danno luce agli occhi" (Sal 18, 9). Ciò si applica in modo naturale a Padre Pierre Bonhomme, che trovò nell'ascolto della Parola di Dio, in particolare delle Beatitudini e dei racconti della Passione del Signore, l'orientamento per vivere in intimità con Cristo e per imitarlo, guidato da Maria. La meditazione della Scrittura fu la fonte ineguagliabile della sua attività pastorale, soprattutto della sua attenzione verso i poveri, i malati, i sordomuti e le persone disabili, per i quali fondò l'Istituto delle "Suore di Nostra Signora del Calvario". Sull'esempio del nuovo Beato, possiamo ripetere:  "Il mio modello sarà Gesù Cristo, ci si compiace di rassomigliare a colui che si ama". Possa Padre Bonhomme incoraggiarci a conoscere a fondo la Scrittura, per amare il Salvatore e per essere suoi instancabili testimoni attraverso la parola e la vita!

3. "Io sono il Signore, tuo Dio, che ti ho fatto uscire dal paese d'Egitto, dalla condizione di schiavitù" (Es 20, 2). La grande rivelazione del Sinai ci mostra Dio che riscatta e libera da ogni schiavitù, portando poi alla pienezza questo disegno nel mistero redentore del suo Figlio Unigenito, Gesù Cristo. Come non far giungere questo sublime messaggio soprattutto a quanti non lo sentono nel proprio cuore perché ignorano il Vangelo?

Dolores Rodríguez Sopeña percepì questo bisogno e volle rispondere alla sfida di rendere presente la redenzione di Cristo nel mondo del lavoro. Per questo si propose come meta "fare di tutti gli uomini una sola famiglia in Cristo Gesù" (Costituzioni del 1907).

Questo spirito si cristallizzò nelle tre entità fondate dalla nuova Beata:  Il Movimento dei Laici Sopeña, l'Istituto delle Dame Catechiste e l'Opera Sociale e Culturale Sopeña. Attraverso di esse, in Spagna e in America Latina, si prosegue una spiritualità che promuove l'edificazione di un mondo più giusto, annunciando il messaggio salvifico di Gesù Cristo.

4. "Sei giorni faticherai e farai ogni tuo lavoro; ma il settimo giorno è il sabato in onore del Signore, tuo Dio" (Es 20, 9-10). La lettura dell'Esodo che abbiamo ascoltato ci ricorda il dovere di lavorare, per collaborare con il nostro sforzo all'opera del Creatore e costruire così un mondo migliore e più umano. Tuttavia, nel XIX secolo, l'inserimento della donna nel mondo del lavoro retribuito al di fuori del focolare domestico fece aumentare i rischi per la sua vita di fede e per la sua dignità umana. Di ciò si rese conto la Beata Juana Condesa Lluch, mossa dalla sua squisita sensibilità religiosa. Nella sua gioventù fu profondamente cristiana:  assisteva alla Messa ogni giorno nella chiesa del Patriarca e rafforzava la sua fede con la preghiera assidua. Così si preparò a dedicarsi completamente all'amore di Dio, fondando la Congregazione delle Ancelle di Maria Immacolata che, fedele al suo carisma, continua a impegnarsi nella promozione della donna lavoratrice.

5. "Noi predichiamo Cristo crocifisso... potenza di Dio e sapienza di Dio" (1 Cor 23-24). Nella seconda lettura di oggi, san Paolo racconta come annunciava Gesù Cristo, anche dinanzi a quanti si aspettavano piuttosto prodigi o sapienza umana. Il cristiano deve annunciare sempre il suo Signore, senza fermarsi di fronte alle difficoltà, per quanto grandi siano.

Nel corso della storia molti uomini e donne hanno annunciato il Regno di Dio in tutto il mondo. Tra questi occorre menzionare Madre Caridad Brader, fondatrice delle Suore Francescane di Maria Immacolata.

Dall'intensa vita religiosa nel convento di Maria Hilf, nella sua patria svizzera, un giorno la nuova Beata partì per dedicarsi, prima in Ecuador e poi in Colombia, interamente alla missione ad gentes. Con illimitata fiducia nella Divina Provvidenza, fondò scuole e istituti, soprattutto nei quartieri poveri, e diffuse così una profonda devozione eucaristica.

Sul punto di morire disse alle sue consorelle:  "Non abbandonate le buone opere della Congregazione, le elemosine e molta carità verso i poveri, molta carità fra le sorelle, adesione ai Vescovi e ai sacerdoti". Bella lezione di una vita missionaria al servizio di Dio e degli uomini!

6. "Ciò che è debolezza è più forte degli uomini" (1 Cor 1, 25). Queste parole del Santo Apostolo Paolo rispecchiano la devozione e lo stile di vita del Beato Lázló Batthyány-Strattmann, che fu padre di famiglia e medico. Egli utilizzò la ricca eredità dei suoi nobili antenati per curare gratuitamente i poveri e per costruire due ospedali. Il suo interesse più grande non erano i beni materiali, né tanto meno il successo e la carriera furono gli obiettivi della sua vita. Insegnò e visse tutto ciò nella sua famiglia divenendo  così  il  miglior  testimone  della  fede per  i  suoi  figli.  Traendo  la sua forza spirituale dall'Eucaristia, mostrò a quanti la Divina Provvidenza portava a lui la fonte della sua vita e della sua missione.

Il Beato László Batthyány-Strattmann mai antepose le ricchezze della terra al vero bene che è nei cieli. Il suo esempio di vita familiare e di generosa solidarietà cristiana sia incoraggiamento per tutti a seguire fedelmente il Vangelo.

7. La santità dei nuovi Beati ci stimola a tendere anche noi alla perfezione evangelica, mettendo in pratica tutte le parole di Gesù. Si tratta certamente di un itinerario ascetico impegnativo, ma possibile per tutti.

La Vergine Maria, Regina di tutti i Santi, ci sostenga con la sua materna intercessione.
Questi nuovi Beati siano nostre guide sicure verso la santità. Amen!

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Copyright © Dicastero per la Comunicazione

La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/it/homilies/2003/documents/hf_jp-ii_hom_20030323_beatif.html

María Caridad Brader

(1860-1943)

Beatificazione:

- 23 marzo 2003

- Papa  Giovanni Paolo II

 Celebrazione

Memoria Liturgica:
- 27 febbraio

Vergine, che con ogni sforzo cercò di unire la vita contemplativa con l’impegno missionario e istituì le Suore Francescane di Maria Immacolata per il progresso del popolo attraverso l’educazione cristiana

"Egli lo vuole"

Maria Josefa Karolina Brader Zahner, figlia di Giuseppe Sebastiano Brader e di Maria Carolina Zahaner, nacque il 14 agosto 1860 a Kaltbrunn, St. Gallen (Svizzera).

Dotata di un'intelligenza fuori dal comune e guidata per le vie del sapere e della virtù da una madre affettuosa e premurosa, la piccola Carolina modellava il suo cuore con una solida formazione cristiana, un intenso amore a Gesù Cristo ed un'affettuosa devozione alla Vergine Maria.

Conoscendo il talento e le capacità di sua figlia, la madre si preoccupò di darle una accurata educazione. Nella scuola di Kaltbrunn fece, con grande profitto, gli studi primari e gli studi medi nell'istituto di Maria Hilf di Altstätten, diretto da una comunità di religiose del Terzo Ordine Regolare di San Francesco.

Quando il mondo rifulgeva davanti a lei attraendola con tutte le sue lusinghe, la voce di Cristo cominciò a farsi sentire nel suo cuore e decise di abbracciare la vita consacrata. Questa scelta di vita, come era prevedibile, provocò in un primo momento l'opposizione di sua madre, dato che questa era rimasta vedova e Carolina era la sua unica figlia.

Il primo ottobre 1880 entrò ad Altstätten nel convento francescano di clausura «Maria Hilf» che dirigeva un collegio come servizio necessario alla Chiesa cattolica della Svizzera.

Il primo marzo 1881 vestì l'abito francescano, ricevendo il nome di Maria Carità dell'Amore dello Spirito Santo. Il 22 agosto del seguente anno emise i voti religiosi. Grazie alla sua preparazione pedagogica fu destinata all'insegnamento nel collegio unito al monastero.

Aperta la possibilità perché le religiose di clausura potessero lasciare il monastero e collaborare all'estensione del Regno di Dio, i Vescovi missionari, alla fine del XIX secolo, si recarono nei conventi in cerca di suore disposte a lavorare nei territori di missione.

Monsignor Pietro Schumacher, zelante missionario di San Vincenzo de' Paoli e Vescovo di Portoviejo (Ecuador), scrisse una lettera alle religiose di Maria Hilf, chiedendo volontarie per lavorare come missionarie nella sua diocesi.

Le religiose risposero con entusiasmo a questo invito. Una delle più entusiaste ad andare in missione fu Madre Carità Brader. La beata Maria Bernarda Bütler, superiora del convento che guiderà il gruppo delle sei missionarie, la scelse tra le volontarie dicendo: «Alla fondazione missionaria va madre Carità, generosa in sommo grado, che non retrocede dinanzi a nessun sacrificio e con il suo straordinario saper fare e la sua pedagogia potrà dare alla missione grandi servizi».

Il 19 giugno 1888 Madre Carità e le sue compagne intrapresero il viaggio verso Chone, Ecuador. Nel 1893, dopo un duro lavoro a Chone e dopo aver catechizzato innumerevoli gruppi di bambini, Madre Carità fu destinata alla fondazione in Túquerres, Colombia. Lì manifestò il suo ardore missionario: amava gli indigeni e non lesinava alcuno sforzo per giungere verso di essi, sfidando la furia delle onde dell'oceano, le intricate selve ed il freddo intenso degli altipiani. Il suo zelo non conosceva riposo. La preoccupavano soprattutto i più poveri, gli emarginati, coloro che ancora non conoscevano il vangelo.

Di fronte all'urgente necessità di trovare più missionarie per un così vasto campo di apostolato, appoggiata dal Padre tedesco Reinaldo Herbrand, fondò nel 1894 la Congregazione delle Francescane di Maria Immacolata. La Congregazione si fornì all'inizio di giovani svizzere che, guidate dallo zelo missionario, seguirono l'esempio di Madre Carità. A quelle si unirono subito le vocazioni autoctone, soprattutto della Colombia, che ingrossarono le fila della nascente Congregazione e si estesero in vari paesi.

Madre Carità, nella sua attività apostolica, seppe amalgamare molto bene la contemplazione e l'azione. Esortava le sue figlie ad una preparazione accademica efficiente ma «senza che si spegnesse lo spirito della santa orazione e devozione». «Non dimenticate — diceva loro — che quanta più istruzione e capacità possiede l'educatrice, tanto più potrà fare in favore della santa religione a gloria di Dio, soprattutto quando la virtù è l'avanguardia del sapere. Quanto più intensa e visibile è l'attività esterna, più profonda e fervorosa deve essere la vita interiore».

Indirizzò il suo apostolato principalmente verso l'educazione, soprattutto negli ambienti poveri ed emarginati. Le fondazioni si susseguirono ovunque la necessità lo richiedeva. Quando si trattava di colmare una necessità o di seminare il seme della Buona Novella, non esistevano per lei frontiere né alcun ostacolo.

Anima eucaristica, per eccellenza, trovò in Gesù Sacramentato i valori spirituali che dettero calore e senso alla sua vita. Portata da questo amore a Gesù Eucaristia, mise tutto il suo impegno nell'ottenere il privilegio dell'Adorazione Perpetua diurna e notturna, che lasciò come il patrimonio più stimato alla sua comunità, insieme con l'amore e la venerazione ai sacerdoti come ministri di Dio.

Amante della vita interiore, visse in continua presenza di Dio. Per questo vedeva in tutti gli avvenimenti la sua mano provvidente e misericordiosa ed esortava gli altri a «Vedere in tutto il beneplacito di Dio e per amore a Lui compiere gioiosamente la sua volontà». Da qui il suo motto: «Egli lo vuole», che fu il programma della sua vita.

Come superiora generale fu la guida spirituale della sua Congregazione dal 1893 al 1919 e dal 1928 al 1940, anno in cui manifestò, in forma irrevocabile, la sua decisione di non accettare una nuova rielezione. Alla superiora generale eletta promise filiale obbedienza e venerazione. Nel 1933 ebbe la gioia di ricevere l'approvazione pontificia della sua Congregazione.

Ad 82 anni, presentendo la sua morte, esortava le sue figlie: «Me ne vado; non lasciate le buone opere che ha nelle mani la Congregazione, l'elemosina e la molta carità verso i poveri, grandissima carità tra le Suore, l'adesione ai Vescovi ed ai sacerdoti».

Il 27 febbraio 1943, senza sospettare che quello fosse l'ultimo giorno della sua vita, disse all'infermiera: «Gesù, ... muoio». Furono le ultime parole con le quali consegnò la sua anima al Signore.

SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/maria-caridad-brader.html

María Caridad Brader (1860-1943)

Charitas Brader, Tochter des Ehepaares Sebastian Brader und Maria Karolina Zahner, erblickte das Licht der Welt am 14. August 1860 in Kaltbrunn, Sankt Gallen, Schweiz. Am folgenden Tag wurde sie auf den Namen Maria Josefa Karolina getauft.

Sie war mit einer außerordentlichen Begabung gesegnet. Unter der Obhut ihrer frommen Mutteer wuchs im Herzen der kleinen Karolina eine tiefe Liebe zu Jesus und eine zärtliche Andacht zur Mutter Gottes heran.

Die Mutter bemühte sich, ihrer talentierten Tochter eine ausgezeichnete Ausbildung zu geben. In Kaltbrunn besuchte die aufgeweckte Karolina die Primarschule, die Sekundärschule im Institut Maria Hilf, Altstätten, geführt von Schwestern des Dritten Ordens des Heiligen Franziskus. Weitere Studien absolvierte sie bei den Benediktinerinnen in Sarnen und in der französisch-sprachigen Schweiz, im Internat der Schwestern von der Heimsuchung in Fribourg.

Als sich ihr die Welt mit ihren Verlockungen auftat, vernahm sie in ihrem Herzen den Ruf Christi, und sie entschied sich für das geweihte Leben. Diese Wahl stieß, wie zu erwarten war, anfänglich auf Widerstand von Seiten der Mutter, die Witwe und deren einzige Tochter Karolina war.

Am 1. Oktober 1880 trat Karolina in Altstätten ins geschlossene Franziskanerinnen-Kloster Maria Hilf ein. Die Schwestern führten dort ein Institut, als notwendigen Beitrag für die Kirche in der Schweiz.

Am 1. März 1881 erhielt sie bei der Einkleidung den Namen Maria Charitas von der Liebe des Heiligen Geistes. Am 22. August des folgenden Jahres legte sie die Ewigen Gelübde ab. Dank ihrer pädagogischen Fähigkeiten wurde sie im klostereigenen Institut als geschätzte Erzieherin eingesetzt, nachdem sie das staatliche Lehrerinnendiplom erlangt hatte.

Als die Kirche den beschaulichen Ordensfrauen erlaubte, die Klausur zu verlassen, um sich für die Verbreitung des Reiches Gottes einzusetzen, begannen die Bischöfe Ende des XIX. Jahrhunderts, sich an die geschlossenen Klöster zu wenden, um für Schwestern zu werben, die bereit waren, in den Missionen zu wirken.

Monsignore Peter Schumacher, eifriger Missionar vom Hl. Vinzenz von Paul und Bischof von Portoviejo in Ecuador, bat in einem Schreiben an das Kloster Maria Hilf in Altstätten um freiwillige Schwestern für die Missionsarbeit in seiner Diözese.

Die Schwestern reagierten freudig auf diese Einladung. Eine der begeistertsten für das Leben in den Missionen war Schwester Charitas Brader. Die selige Maria Bernarda Bütler, Oberin des Konvents, welche die Gruppe der sechs freiwilligen Schwestern anführte, wählte ihre Vikarin mit folgenden Worten aus: »In die Missionsgründung geht Schwester Charitas, extrem großherzig, die vor keinem Opfer zurückweicht. Mit ihrer außerordentlichen Ausstrahlung und ihren pädagogischen Kenntnissen wird sie der Mission große Dienste leisten können«.

Am 19. Juni 1888 traten Schwester Charitas und ihre Begleiterinnen ihre Reise nach Chone, Ecuador, an. Nach harter Arbeit und unermüdlichen Religions‑Unterrichtstunden wurde Schwester Charitas 1893 ausgewählt, in Tüquerres, Kolumbien, eine Niederlassung zu gründen.

Dort entfaltete sie ihren brennenden Missionsgeist. Sie liebte die Eingeborenen und scheute keine Mühe, um zu ihnen zu gelangen. Sie trotzte den gefährlichen Stürmen des Ozeans, den Tücken des Urwalds und der extremen Kälte der Andenbergwelt. Ihr Eifer kannte keine Ruhepause. Am meisten war sie um die Ärmsten besorgt, um die Ausgegrenzten der Gesellschaft, um diejenigen, die das Evangelium noch nicht kannten.

Angesichts der dringenden Notwendigkeit, mehr Missionarinnen zu bekommen für das weitläufige Apostolat, und ermuntert durch den deutschen Priester Reinald Herbrand, gründete sie 1894 die Gemeinschaft der Franziskanerinnen von Maria Immaculata. Die Kongregation setzte sich in ihren Anfängen aus Schwestern aus der Schweiz, Deutschland und Österreich zusammen, die sich den Idealen von Mutter Charitas anschlossen. Ihnen folgten bald einheimische Berufe aus allen Teilen Kolumbiens, die sich in die Reihen der jungen Kongregation eingliederten, welche sich rasch in verschiedenen Ländern ausbreitete.

Mutter Charitas verstand vortrefflich, ihre apostolische Tätigkeit mit der Kontemplation zu vereinbaren. Sie spornte ihre geistlichen Töchter zu einer effizienten pädagogischen Ausbildung an, jedoch »ohne den Geist des Gebetes und der Andacht auszulöschen. Vergesst nie — sagte sie oft — je besser die Ausbildung und die Kenntnisse der Lehrerin sind, desto mehr wird sie für die Jugend auf dem religiösen Gebiet zur Ehre Gottes wirken können, besonders wenn die Tugend mit dem Wissen im Einklang steht. Je intensiver die öffentliche Berufstätigkeit ist, desto tiefer und inbrünstiger muss unser geistiges Leben sein«.

Sie orientierte ihr Apostolat in erster Linie auf die Erziehungsarbeit hin, besonders in armen und abgelegenen Regionen. Die Gründungen vermehrten sich, wo immer eine Notwendigkeit herrschte. Wenn es galt, eine Notlage zu beheben oder den Samen der Guten Nachricht auszustreuen, gab es für sie weder Grenzen noch Hindernisse.

Ihre Seele fand im eucharistischen Heiland die geistigen Werte, die ihrem Leben Sinn und Wärme gaben. Erfüllt von dieser Liebe zu Jesus im Altarssakrament, setzte sie sich unermüdlich ein, um das Privileg der Ewigen Anbetung zu erlangen. Am 22. August 1928 wurde es ihr von Seiner Heiligkeit Papst Pius XI. gewährt und das erfüllte sie mit unsäglicher Freude und Dankbarkeit. Dieses Vermächtnis hinterließ sie ihrer Kongregation, zusammen mit der Liebe und Ehrfurcht für die Priester als Stellvertreter Gottes.

Vom beschaulichen Leben angetan, lebte sie in beständiger Gottverbundenheit. Darum sah sie in allen Situationen Gottes vorsehende und barmherzige Vaterhand und ermunterte ihre Schwestern, »in allem die Zulassung Gottes zu sehen und aus Liebe zu Ihm gerne seinen Willen zu erfüllen«. Daher ihr Leitwort: »Er will es«, das zum Programm ihres Lebens geworden war.

Als Generaloberin war sie die geistige Leiterin ihrer Kongregation von 1893 bis 1919 und von 1928 bis 1940. In diesem Jahr erklärte sie, definitiv keine weitere Wiederwahl anzunehmen. Der neugewählten Generaloberin gelobte sie kindlichen Gehorsam und Ehrfurcht. Im Jahre 1933 erlebte sie die Freude der päpstlichen Approbation ihrer Kongregation.

In ihrem 82. Lebensjahr, als sie das Herannahen ihres Heimgangs ahnte, rief sie ihre Schwestern auf: »Ich gehe, vernachlässigt die guten Werke nicht, die unsere Kongregation pflegt, das Almosen und die Liebe zu den Armen, große Liebe untereinander, Treue zu den Bischöfen und Priestern«.

Am 27. Februar 1943, als niemand ahnte, dass ihr letzter Tag angebrochen war, sagte sie zur Krankenschwester: »Jesus... Ich sterbe«. Es waren die letzten Worte, mit denen sie ihre Seele dem Schöpfer zurückgab.

Kaum hatte sich die Nachricht ihres Todes verbreitet, begann eine endlose Prozession von Gläubigen an ihren Sarg zu pilgern, die um eine Reliquie baten und sich ihrer Fürbitte anvertrauten.

An den Begräbnisfeierlichkeiten in der Kathedrale von Pasto beteiligten sich Bischöfe, Priester und eine enorme Menge von Gläubigen, die sagten: »Es ist eine Heilige gestorben«.

Nach ihrem Tod wurde ihr Grab beständing zu einer Stätte für Menschen, die sie in ihren Anliegen anrufen.

Die Tugenden, die sie pflegte, stimmen vortrefflich überein mit den Eigenschaften, die eine echte Missionarin auszeichnen müssen. Papst Johannes Paul II. hob sie hervor in seinem Hirtenschreiben »Redemptoris Missio«. Darunter, wie Jesus seine Apostel lehrte: Armut, Sanftmut und Opferbereitschaft.

Mutter Charitas pflegte die Armut nach dem Vorbild des heiligen Franziskus und übte die Selbstlosigkeit ihr ganzes Leben lang. Als Missionarin in Chone hatte sie die Genugtuung, im wahren Sinne des Wortes arm zu sein, gemeinsam mit den Menschen, für die sie gekommen war, um sie zu unterrichten und zu evangelisieren. Unter den evangelischen Werten, die sie als Gründerin in der Kongregation pflegen wollte, besaß die Armut einen bevorzugten Platz.

Die Annahme der Leiden, ist nach Aussage des Papstes ein weiteres Merkmal des echten Missionars. Wie gut finden wir diesen Aspekt erfüllt im geistlichen Leben von Mutter Charitas! Ihr Dasein floss täglich unter dem strengen Schatten des Kreuzes dahin. Das Leiden war ihr treuer Weggefährte und sie ertrug es mit bewunderungswürdiger Geduld bis zum Tod.

Ein weiteres Merkmal der Missionarin, das der Papst hervorhebt, ist die innere Freude, die ihren Ursprung im Glauben hat. Mutter Charitas pflegte diese tiefe Freude inmitten ihres strengen, selbstlosen Lebens. Sie zeigte sich fröhlich und wollte, dass alle ihre Töchter fröhlich und zufrieden seien im Vertrauen auf Gott.

Diese und viele weitere Tugenden wurden von der Kongregation für die Seilig- und Heiligsprechungsprozesse anerkannt und approbiert als erster Schritt zur Seligsprechung. Es scheint, Gott habe die Heiligkeit von Mutter Charitas bestätigen wollen durch ein prächtiges Wunder, das durch ihre Fürbitte an dem Kind Johanna Mercedes Melo Diaz geschehen ist. Eine schwere Enzephalitis hatte einen Hirnschaden verursacht, der dem Kind das Sprechen und das Gehen verunmöglichte. Am letzten Tag der Novene, die seine Mutter inbrünstig am Grab von Mutter Charitas gebetet hatte, sprach Johanna Mercedes die ersten Worte, indem sie ihre Mutter rief und spontan zu gehen begann, um in kurzer Zeit die volle Normalität zu erlangen.

SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20030323_brader_ge.html

EUCHARISTIEFEIER ANLÄßLICH DER SELIGSPRECHUNG VON 5 DIENERN GOTTES

PREDIGT VON JOHANNES PAUL II.

III. Fastensonntag, 23. März 2003


1. »So sehr hat Gott die Welt geliebt, daß er seinen einzigen Sohn hingab, damit jeder, der glaubt, in ihm das ewige Leben hat« (Ruf vor dem Evangelium; vgl. Joh 3, 16). Diese Worte der Liturgie am heutigen dritten Fastensonntag laden uns ein, das große Geheimnis, das wir an Ostern feiern werden, mit den Augen des Glaubens zu betrachten. Es ist das vollkommene und endgültige Geschenk der Liebe Gottes, das sich im Tod und in der Auferstehung Jesu verwirklicht. 

Das Geheimnis der Erlösung, zu deren Teilhabe alle Gläubigen aufgerufen sind, wurde von den neuen Seligen, die ich heute zu meiner großen Freude zur Ehre der Altäre erheben darf, auf einzigartige Weise gelebt: Pierre Bonhomme, Priester und Gründer der Schwesternkongregation von »Notre Dame du Calvaire«; María Dolores Rodríguez Sopeña, Jungfrau und Gründerin des Katechisteninstituts »Dolores Sopeña«; Maria Charitas Brader, Jungfrau und Gründerin der Kongregation von den Missionsfranziskanerinnen der Maria Immaculata; Juana María Condesa Lluch, Gründerin der Kongregation der »Esclavas de María Inmaculada«, Ladislaus Batthyány-Strattmann, Laie und Familienvater. [Nach den einleitenden Worten auf italienisch sagte der Papst auf französisch:]

2. »Das Gebot des Herrn ist lauter, es erleuchtet die Augen« (Ps 19, 9). Dies gilt in besonderer Weise für Pater Pierre Bonhomme, der im Hören des Wortes Gottes – vor allem der Seligpreisungen und der Berichte über das Leiden des Herrn – die nötige Orientierung fand, um in enger Verbindung zu Christus leben und Ihm unter der Leitung Marias nachfolgen zu können. Die Meditation der Heiligen Schrift war die wichtigste Quelle seiner seelsorgerischen Tätigkeit und seiner Fürsorge gegenüber den Armen, den Kranken, den Taubstummen und Behinderten, für die er das Institut der Schwestern von »Notre-Dame du Calvaire« gründete. Nach dem Beispiel des neuen Seligen können auch wir ausrufen: »Mein Vorbild wird Jesus Christus sein, denn man gleicht gerne demjenigen, den man liebt.« Pierre Bonhomme möge uns zu einer größeren Vertrautheit mit der Heiligen Schrift ermutigen, um den Erlöser zu lieben und um durch unser Wort und Leben zu seinen unermüdlichen Zeugen zu werden! [Johannes Paul II. ging zur spanischen Sprache über:]

3. »Ich bin Jahwe, dein Gott, der dich aus Ägypten geführt hat; aus dem Sklavenhaus« (Ex 20, 1). Die große Offenbarung vom Sinai zeigt uns Gott, der von jeder Form der Sklaverei loskauft und befreit und dann diesen Plan im Erlösungsgeheimnis seines eingeborenen Sohnes Jesus Christus zur Erfüllung bringt. Wie könnte man diese erhabene Botschaft nicht vor allem jenen verkünden, die sie in ihrem Herzen nicht vernehmen, weil sie das Evangelium nicht kennen? 

Dolores Rodríguez Sopeña erkannte diese Notwendigkeit und wollte die Herausforderung, die Erlösung Christi in der Welt der Arbeit zu vergegenwärtigen, aufnehmen. Daher setzte sie sich das Ziel, »alle Menschen zu einer einzigen Familie in Jesus Christus zu vereinen« (vgl. Konstitutionen von 1907). 

Diese Gesinnung nahm Gestalt an in den drei Gründungen der neuen Seligen: die Laienbewegung »Sopeña«, das Institut der Katechistinnen, die heute »Sopeña-Katechistinnen« genannt werden, sowie die soziale und kulturelle Einrichtung »Sopeña«. Durch sie setzt sich in Spanien und Lateinamerika eine Spiritualität fort, die durch die Verkündigung der Heilsbotschaft Jesu Christi den Aufbau einer gerechteren Welt fördert. 

4. »Sechs Tage darfst du schaffen und jede Arbeit tun. Der siebte Tag ist ein Ruhetag, dem Herrn, deinem Gott, geweiht« (Ex 20, 9-10). Die Lesung aus dem Buch Exodus, die wir soeben gehört haben, erinnert uns an die Verpflichtung zur Arbeit, um durch unsere Mühen zum Werk des Schöpfers beizutragen und auf diese Weise eine bessere und menschlichere Welt aufzubauen. Im 19. Jahrhundert jedoch führte die Eingliederung der Frauen in die Welt der Lohnarbeit außerhalb des Haushalts zu einer Zunahme der Gefahren für ihr Glaubensleben und ihre Menschenwürde. Zu dieser Überzeugung gelangte die sel. Juana Condesa Lluch durch ihr außerordentliches religiöses Feingefühl. Sie durchlebte eine tief christlich geprägte Jugend: Jeden Tag besuchte sie die Messe in der Kirche des Patriarchen und stärkte ihren Glauben durch das häufige Gebet. So bereitete sie sich darauf vor, sich völlig der Liebe Gottes zu weihen; schließlich gründete sie die Kongregation der »Esclavas de María Inmaculada«, die getreu ihrem Gründungscharisma auch weiterhin den arbeitenden Frauen ihre Unterstützung zukommen lassen. 

5. »Wir dagegen verkündigen Christus als den Gekreuzigten […] Gottes Kraft und Gottes Weisheit« (1 Kor 1, 23-24). In der Zweiten Lesung des heutigen Tages berichtet der hl. Paulus, wie er Jesus Christus all jenen verkündete, die eher Wundertaten oder menschliche Weisheit erwarteten. Der Christ muß stets seinen Herrn verkünden, ohne vor den Schwierigkeiten stehenzubleiben, wie groß auch immer sie sein mögen. [Der Papst fuhr auf deutsch fort:]

Im Laufe der Geschichte haben unzählige Männer und Frauen das Reich Gottes auf der ganzen Welt verkündet. Unter ihnen muß Maria Charitas Brader, die Gründerin der Missionsfranziskanerinnen der Maria Immaculata, erwähnt werden. 

Aus dem beschaulichen Ordensleben des Klosters Maria Hilf in ihrer Schweizer Heimat brach die neue Selige eines Tages auf, um sich zunächst in Ecuador und dann in Kolumbien ganz der Mission »ad gentes« zu widmen. Mit unbegrenztem Vertrauen in die göttliche Vorsehung gründete sie Schulen und Heime, vor allem in Armenvierteln, und verbreitete dabei eine tiefe eucharistische Frömmigkeit. [Der Papst sagte erneut auf spanisch:]

Auf dem Sterbebett sagte sie zu ihren Schwestern: »Haltet fest an den guten Werken der Kongregation, am Almosengeben, an der großen Liebe zu den Armen, an der großen Liebe unter den Schwestern und an eurer Treue gegenüber den Bischöfen und Priestern.« Welch schöne Lektion eines missionarischen Lebens im Dienste Gottes und der Menschen! [Zur deutschen Sprache zurückkehrend, sagte Johannes Paul II.:]

6. »Das Schwache an Gott ist stärker als die Menschen« (1 Kor 1, 25). Diese Worte des heiligen Apostels Paulus spiegeln die Frömmigkeit und den Lebensstil des sel. Ladislaus Batthyány-Strattmann wider, der Familienvater und Arzt war. Das reiche Erbe seiner adeligen Vorfahren verwendete er, um die Armen unentgeltlich zu behandeln und zwei Krankenhäuser zu errichten. Sein größtes Interesse galt nicht materiellen Gütern; ebenso wenig waren der Erfolg und die Karriere Ziele seines Lebens. Dies lehrte und lebte er in seiner Familie und wurde so der beste Glaubenskünder für seine Kinder. Indem er seine geistliche Kraft aus der Eucharistie schöpfte, zeigte er jenen, welche die göttliche Vorsehung ihm zuführte, die Quelle seines Lebens und seiner Sendung. [Der Papst sprach dann folgende Worte auf ungarisch:]

Der sel. Ladislaus Batthyány-Strattmann zog die irdischen Reichtümer niemals jenem wahren Gut vor, das im Himmel ist. Sein Beispiel des Familienlebens und der großherzigen christlichen Solidarität sei allen eine Ermutigung, dem Evangelium treu zu folgen. [Johannes Paul II. schloß auf italienisch:]

7. Die Heiligkeit der neuen Seligen spornt auch uns an, nach der Vollkommenheit des Evangeliums zu streben, indem wir alle Worte Jesu in die Tat umsetzen. Es handelt sich dabei gewiß um einen anspruchsvollen asketischen Weg, der aber allen zugänglich ist. 

Die Jungfrau Maria, Königin aller Heiligen, stehe uns mit ihrer mütterlichen Fürsprache zur Seite. Die neuen Seligen seien unsere sicheren Führer zur Heiligkeit. Amen!

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Der Heilige Stuhl

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/de/homilies/2003/documents/hf_jp-ii_hom_20030323_beatif.html

María Caridad Brader (1860-1943)

Caridad Brader, hija de Joseph Sebastián Brader y de María Carolina Zahner, nació el 14 de agosto de 1860 en Kaltbrunn, St. Gallen (Suiza). Fue bautizada al día siguiente con el nombre de María Josefa Carolina.

Dotada de una inteligencia poco común y guiada por las sendas del saber y la virtud por una madre tierna y solícita, la pequeña Carolina moldeaba su corazón mediante una sólida formación cristiana, un intenso amor a Jesucristo y una tierna devoción a la Virgen María. 

Conocedora del talento y aptitudes de su hija, su madre procuró darle una esmerada educación. En la escuela de Kaltbrunn hizo, con gran aprovechamiento, los estudios de la enseñanza primaria; y en el instituto de María Hilf de Altstätten, dirigido por una comunidad de religiosas de la Tercera Orden Regular de san Francisco, los de enseñanza media.

Cuando el mundo se abría ante ella atrayéndola con todos sus halagos, la voz de Cristo empezó a hacer eco en su corazón y decidió abrazar la vida consagrada. Esta elección de vida, como era previsible, provocó en primera instancia la oposición de su madre, dado que ésta era viuda y Carolina su única hija. 

El 1 de octubre de 1880 ingresó en el convento franciscano de clausura «María Hilf», en Altstätten,  que regentaba un colegio como servicio necesario a la Iglesia católica de Suiza.

El primero de marzo de 1881 vistió el hábito de Franciscana, recibiendo el nombre de María Caridad del Amor del Espíritu Santo. El 22 de agosto del siguiente año emitió los votos religiosos. Dada su preparación pedagógica, fue destinada a la enseñanza en el colegio adosado al monasterio. 

Abierta la posibilidad para que las religiosas de clausura pudieran dejar el monasterio y colaborar en la extensión del Reino de Dios, los obispos misioneros, a finales del siglo XIX, se acercaron a los conventos en busca de monjas dispuestas a trabajar en los territorios de misión. 

Monseñor Pedro Schumacher, celoso misionero de san Vicente de Paúl y Obispo de Portoviejo (Ecuador) escribió una carta a las religiosas de María Hilf, pidiendo voluntarias para trabajar como misioneras en su diócesis.

Las religiosas respondieron con entusiasmo a esta invitación. Una de las más entusiastas para marchar a las misiones era la Madre Caridad Brader. La beata María Bernarda Bütler, superiora del convento que encabezará el grupo de las seis misioneras, la eligió entre las voluntarias diciendo: «A la fundación misionera va la madre Caridad, generosa en sumo grado, que no retrocede ante ningún sacrificio y, con su extraordinario don de gentes y su pedagogía podrá prestar a la misión grandes servicios».

El 19 de junio de 1888 la Madre Caridad y sus compañeras emprendieron el viaje hacia Chone, Ecuador. En 1893, después de duro trabajo en Chone y de haber catequizado a innumerables grupos de niños, la Madre Caridad fue destinada para una fundación en Túquerres, Colombia.

Allí desplegó su ardor misionero: amaba a los indígenas y no escatimaba esfuerzo alguno para llegar hasta ellos, desafiando las embravecidas olas del océano, las intrincadas selvas y el frío intenso de los páramos. Su celo no conocía descanso. Le preocupaban sobre todo los más pobres, los marginados, los que no conocían todavía el evangelio. 

Ante la urgente necesidad de encontrar más misioneras para tan vasto campo de apostolado, apoyada por el padre alemán Reinaldo Herbrand, fundó en 1894 la Congregación de Franciscanas de María Inmaculada. La Congregación se surtió al inicio de jóvenes suizas que, llevadas por el celo misionero, seguían el ejemplo de la Madre Caridad. A ellas se unieron pronto las vocaciones autóctonas, sobre todo de Colombia, que engrosaron las filas de la naciente Congregación y se extendieron por varios países. 

La Madre Caridad, en su actividad apostólica, supo compaginar muy bien la contemplación y la acción. Exhortaba a sus hijas a una preparación académica eficiente pero «sin que se apague el espíritu de la santa oración y devoción». «No olviden —les decía— que cuanto más instrucción y capacidad tenga la educadora, tanto más podrá hacer a favor de la santa religión y gloria de Dios, sobre todo cuando la virtud va por delante del saber. Cuanto más intensa y visible es la actividad externa, más profunda y fervorosa debe ser la vida interior».

Encauzó su apostolado principalmente hacia la educación, sobre todo en ambientes pobres y marginados. Las fundaciones se sucedían donde quiera que la necesidad lo requería. Cuando se trataba de cubrir una necesidad o de sembrar la semilla de la Buena Nueva, no existían para ella fronteras ni obstáculo alguno.

Alma eucarística por excelencia, halló en Jesús Sacramentado los valores espirituales que dieron calor y sentido a su vida. Llevada por ese amor a Jesús Eucaristía, puso todo su empeño en obtener el privilegio de la Adoración Perpetua diurna y nocturna, que dejó como el patrimonio más estimado a su comunidad, junto con el amor y veneración a los sacerdotes como ministro de Dios.

Amante de la vida interior, vivía en continua presencia de Dios. Por eso veía en todos los acontecimientos su mano providente y misericordiosa y exhortaba a los demás a «Ver en todo la permisión de Dios, y por amor a Él, cumplir gustosamente su voluntad». De ahí su lema: «Él lo quiere», que fue el programa de su vida.

Como superiora general, fue la guía espiritual de su Congregación desde 1893 hasta el 1919 y de 1928 hasta el 1940, año en el que manifestó, en forma irrevocable, su decisión de no aceptar una nueva reelección. A la superiora general elegida le prometió filial obediencia y veneración. En 1933 tuvo la alegría de recibir la aprobación pontificia de su Congregación. 

A los 82 años de vida, presintiendo su muerte, exhortaba a sus hijas: «Me voy; no dejen las buenas obras que tiene entre manos la Congregación, la limosna y mucha caridad con los pobres, grandísima caridad entre las Hermanas, la adhesión a los obispos y sacerdotes».

El 27 de febrero de 1943, sin que se sospechara que era el último día de su vida, dijo a la enfermera: «Jesús, ...Me muero». Fueron las últimas palabras con las que entregó su alma al Señor. 

Apenas se divulgó la noticia de su fallecimiento, comenzó a pasar ante sus restos mortales una interminable procesión de devotos que pedían reliquias y se encomendaban a su intercesión.

Los funerales tuvieron lugar el 2 de marzo de 1943, con la asistencia de autoridades eclesiásticas y civiles y de una gran multitud de fieles, que decían: «ha muerto una santa».

Después de su muerte, su tumba ha sido meta constante de devotos que la invocan en sus necesidades.

Las virtudes que practicó se conjugan admirablemente con las características que su Santidad Juan Pablo II destaca en su Encíclica «Redemptoris Missio» y que deben identificar al auténtico misionero. Entre ellas, como decía Jesús a sus apóstoles: «la pobreza, la mansedumbre y la aceptación de los sufrimientos».

La Madre Caridad practicó la pobreza según el espíritu de san Francisco y mantuvo durante toda la vida un desprendimiento total. Como misionera en Chone, experimentó el consuelo de sentirse auténticamente pobre, al nivel de la gente que había ido a instruir y evangelizar. Entre los valores evangélicos que como fundadora se esforzó por mantener en la Congregación, la pobreza ocupaba un lugar destacado.

La aceptación de los sufrimientos, según el Papa, son un distintivo del verdadero misionero. !Qué bien encontramos realizado este aspecto en la vida espiritual de la Madre Caridad! Su vida se deslizó día tras día bajo la austera sombra de la cruz. El sufrimiento fue su inseparable compañero y lo soportó con admirable paciencia hasta la muerte.

Otro aspecto de la vida misionera que destaca el Papa es la alegría interior que nace de la fe. También la Madre Caridad vivió intensamente esa alegría en medio de su vida austera. Era alegre de ánimo y quería que todas su hijas estuvieran contentas y confiaran en el Señor.

Estas y muchas otras virtudes fueron reconocidas por la Congregación de las Causas de los Santos y aprobadas como primer paso para llegar a la Beatificación. Se diría que Dios ha querido ratificar la santidad de la Madre Caridad con un admirable milagro concedido por su intercesión en favor de la niña Johana Mercedes Melo Díaz. Una encefalitis aguda había producido un daño cerebral que le impedía el habla y la deambulación. Al término de una novena que hizo su madre con fe viva y profunda devoción, la niña pronunció las primeras palabras llamando a su madre y comenzó a caminar espontáneamente, adquiriendo en poco tiempo la normalidad. Hoy, está aquí para agradecer a la Madre Caridad en su solemne Beatificación.

SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20030323_brader_sp.html

BEATIFICACIÓN DE 5 SIERVOS DE DIOS

HOMILÍA DEL SANTO PADRE JUAN PABLO II

Domingo 23 de marzo de 2003

1. "Tanto amó Dios al mundo, que entregó a su Hijo único. Todo el que cree en él tiene vida eterna" (Aleluya; cf. Jn 3, 16). Estas palabras de la liturgia de este tercer domingo de Cuaresma nos invitan a contemplar, con los ojos de la fe, el gran misterio que celebraremos en Pascua. Es el don pleno y definitivo del amor de Dios realizado en la muerte y en la resurrección de Jesús.

El misterio de la redención, en el que todos los fieles están llamados a participar, fue vivido de modo singular por los nuevos beatos, a quienes tengo la alegría de elevar hoy a la gloria de los altares:  Pedro Bonhomme, presbítero, fundador de la congregación de las Religiosas de Nuestra Señora del Calvario; María Dolores Rodríguez Sopeña, virgen, fundadora del Instituto Catequista Dolores Sopeña; María Caridad Brader, virgen, fundadora de la congregación de las Religiosas Franciscanas de María Inmaculada; Juana María Condesa Lluch, virgen, fundadora de la congregación de las Esclavas de María Inmaculada; y Ladislao Batthyány-Strattmann, laico, padre de familia.

2. "La norma del Señor es límpida y da luz a los ojos" (Sal 18, 10). Esto se aplica naturalmente al padre Pedro Bonhomme, que encontró en la escucha de la palabra de Dios, sobre todo de las bienaventuranzas y de los relatos de la pasión del Señor, la orientación para vivir en intimidad con Cristo y para imitarlo, guiado por María. La meditación de la Escritura fue la fuente incomparable de su actividad pastoral, en particular de su atención a los pobres, a los enfermos, a los sordomudos y a las personas discapacitadas, para las que fundó el instituto de las "Religiosas de Nuestra Señora del Calvario". Siguiendo el ejemplo del nuevo beato, podemos afirmar:  "Mi modelo será Jesucristo. Cada uno trata de parecerse a aquel a quien ama". Que el padre Bonhomme nos impulse a familiarizarnos con la Escritura, para amar al Salvador y ser sus testigos incansables con la palabra y con la vida.

3. "Yo soy el Señor, tu Dios, que te saqué de Egipto, de la esclavitud" (Ex 20, 1). La gran revelación del Sinaí nos muestra a Dios que rescata y libera de toda esclavitud, llevando después a plenitud ese designio en el misterio redentor de su Hijo unigénito, Jesucristo. ¿Cómo no hacer llegar ese sublime mensaje, sobre todo, a los que no lo sienten en su corazón por ignorancia del Evangelio?

Dolores Rodríguez Sopeña palpó esta necesidad y quiso responder al reto de hacer presente la redención de Cristo en el mundo del trabajo. Por eso, ella se propuso como meta "hacer de todos los hombres una sola familia en Cristo Jesús" (Constituciones de 1907).

Este espíritu se cristalizó en las tres entidades fundadas por la nueva beata:  el Movimiento de laicos Sopeña, el Instituto de Damas Catequistas, llamadas hoy Catequistas Sopeña, y la Obra social y cultural Sopeña. A través de ellas, en España y Latinoamérica, se continúa una espiritualidad que fomenta la construcción de un mundo más justo, anunciando el mensaje salvador de Jesucristo.

4. "Durante seis días trabaja y haz tus tareas, pero el día séptimo es un día de descanso  dedicado al Señor"  (Ex 20, 9-10). La lectura del Éxodo que hemos escuchado nos recuerda el deber de trabajar, para colaborar con nuestro esfuerzo en la obra del Creador y hacer así un mundo mejor y más humano. Sin embargo, en el siglo XIX la incorporación de la mujer al trabajo asalariado fuera del hogar incrementó los riesgos para su vida de fe y su dignidad humana. De ello se percató la beata Juana Condesa Lluch, movida por su exquisita sensibilidad religiosa. Ella tuvo una juventud profundamente cristiana:  asistía a misa diariamente en la iglesia del Patriarca; afianzaba su fe con la oración asidua. Así se preparó para entregarse totalmente al amor de Dios, fundando la congregación de las Esclavas de María Inmaculada que, fiel a su carisma, sigue comprometida en la promoción de la mujer trabajadora.

5. "Nosotros predicamos a Cristo crucificado (...), fuerza de Dios y sabiduría de Dios" (1 Co 1, 23-24) En la segunda lectura de hoy, san Pablo relata cómo anunciaba a Jesucristo, incluso ante quienes esperaban más bien portentos o sabiduría humana. El cristiano debe anunciar siempre a su Señor, sin detenerse ante las dificultades, por grandes que estas sean.

A lo largo de la historia, innumerables hombres y mujeres han anunciado el reino de Dios en todo el mundo. Entre estos se encuentra la madre Caridad Brader, fundadora de las Misioneras Franciscanas de María Inmaculada.

De la intensa vida contemplativa en el convento de María Hilf, en Suiza, su patria, partió un día la nueva beata para dedicarse completamente a la misión ad gentes, primero en Ecuador y después en Colombia. Con ilimitada confianza en la divina Providencia fundó escuelas y asilos, sobre todo en barrios pobres, y difundió en ellos una profunda devoción eucarística.

A punto de morir, decía a sus hermanas:  "No abandonéis las buenas obras de la Congregación, las limosnas y mucha caridad con los pobres, mucha caridad entre las hermanas, adhesión a los obispos y sacerdotes". ¡Hermosa lección de una vida misionera al servicio de Dios y de los hombres!

6. "Lo débil de Dios es más fuerte que la fuerza de los hombres" (1 Co 1, 25). Estas palabras del apóstol san Pablo reflejan la devoción y el estilo de vida del beato Ladislao Batthyány-Strattmann, que fue padre de familia y médico. Utilizó la rica herencia de sus nobles antepasados para curar gratuitamente a los pobres y construir dos hospitales. Su mayor interés no eran los bienes materiales; en su vida no buscó el éxito y la carrera. Eso fue lo que enseñó y vivió en su familia, convirtiéndose así en el mejor testigo de la fe para sus hijos. Sacando su fuerza espiritual de la Eucaristía, mostró a cuantos la divina Providencia ponía en su camino la fuente de su vida y de su misión.

El beato Ladislao Batthyány-Strattmann  jamás  antepuso  las  riquezas  de la tierra al verdadero bien, que está en los cielos. Que su ejemplo de vida familiar y de generosa solidaridad cristiana anime a todos a seguir fielmente el Evangelio.

7. La santidad de los nuevos beatos nos estimula a tender también nosotros a la perfección evangélica, poniendo en práctica todas las palabras de Jesús. Se trata, ciertamente, de un itinerario ascético arduo, pero posible para todos.

La Virgen María, Reina de todos los santos, nos sostenga con su intercesión materna.

Que estos nuevos beatos sean nuestros guías seguros hacia la santidad. Amén.

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La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/es/homilies/2003/documents/hf_jp-ii_hom_20030323_beatif.html

SANTA MISSA PARA A DE BEATIFICAÇÃO DE CINCO SERVOS DE DEUS

HOMILIA DO PAPA JOÃO PAULO II

Domingo, 23 de Março de 2003


1. "Deus amou de tal modo o mundo, que lhe deu o seu único Filho; quem nele crer, terá a vida eterna" (Aclamação ao Evangelho, cf. Jo 3, 16). Estas palavras da Liturgia de hoje, terceiro domingo da Quaresma, convidam-nos a contemplar, com os olhos da fé, o grande Mistério que celebraremos na Páscoa. É o dom pleno e definitivo de Deus, realizado na morte e na ressurreição de Jesus.

O Mistério da redenção, em que todos os fiéis são chamados a participar, foi vivido de maneira singular pelos novos Beatos que, hoje, tenho a alegria de elevar à glória dos altares: Pedro Bonhomme, presbítero, fundador da Congregação das Irmãs de Nossa Senhora do Calvário; Maria Dolores Rodríguez Sopeña, virgem, fundadora do Instituto Catequético "Dolores Sopeña"; Maria Caridade Brader, virgem, fundadora da Congregação das Irmãs Franciscanas de Maria Imaculada; Joana Maria Condesa Lluch, fundadora da Congregação das Servas de Maria Imaculada; e Ladislau Batthyány-Strattmann, leigo, pai de família.

Pedro Bonhomme

2. "O mandamento do Senhor é transparente, é luz para os olhos" (Sl 19 [18], 9). Naturalmente, isto aplica-se ao padre Pedro Bonhomme, que encontrou na escuta da Palavra de Deus, de maneira especial nas Bem-Aventuranças e nas narrações da Paixão do Senhor, a orientação para viver na intimidade com Cristo e para O imitar, guiado por Maria. A meditação da Escritura foi a fonte incomparável da sua actividade pastoral, em particular da sua atenção aos pobres, aos doentes, aos surdos-mudos e às pessoas portadoras de deficiência, para os quais ele fundou o Instituto das "Irmãs de Nossa Senhora do Calvário". A exemplo do novo Beato, nós podemos repetir: "O meu modelo será Jesus Cristo; é agradável assemelhar-se àquele que se ama". Possa o padre Pedro Bonhomme encorajar-nos a ter familiaridade com a Escritura, para amarmos o Salvador e sermos as suas testemunhas incansáveis, com a palavra e a vida!

Maria Dolores Rodríguez Sopeña

3. "Eu sou o Senhor, teu Deus, que te fez sair da terra do Egipto, da casa da escravidão" (Êx 20, 1). A grande revelação do Sinai mostra-nos Deus que resgata e liberta de toda a escravidão, levando depois à plenitude este desígnio no mistério redentor do seu único Filho, Jesus Cristo. Como deixar de fazer chegar esta sublime mensagem, sobretudo aos que não O sentem no seu coração, porque não conhecem o Evangelho?

Maria Dolores Rodríguez Sopeña sentiu esta necessidade e quis enfrentar o desafio de tornar presente a redenção de Cristo no mundo do trabalho. Por isso, propôs-se como meta "fazer de todos os homens uma só família em Jesus Cristo" (Constituições de 1907).

Este espírito cristalizou-se nas três entidades fundadas pela nova Beata: o Movimento dos Leigos Sopeña, o Instituto de Damas Catequistas, hoje chamadas Catequistas Sopeña, e a Obra Social e Cultural Sopeña. Através delas, na Espanha e na América Latina, tem continuidade uma espiritualidade que fomenta a construção de um mundo mais justo, anunciando a mensagem salvífica de Jesus Cristo.

Joana Maria Condesa Lluch

4. "Trabalha durante seis dias e faz todas as tuas tarefas. Porém, o sétimo dia é o sábado dedicado ao Senhor, teu Deus" (Êx 20, 9-10). A leitura do Êxodo, que acábamos de escutar, recorda-nos o dever de trabalhar, para colaborar com o nosso esforço na obra do Criador e, assim, construir um mundo melhor e mais humano. Contudo, no século XIX a inserção da mulher no trabalho assalariado, fora do lar, aumentou os perigos para a sua vida de fé e a sua dignidade humana. Deu-se conta disto a Beata Joana Maria Condesa Lluch, impelida pela sua extraordinária sensibilidade religiosa. Ela teve uma juventude profundamente cristã: participava na missa todos os dias, na igreja do Patriarca, revigorando a sua fé com a oração assídua. Assim, preparava-se para se entregar totalmente ao amor de Deus, fundando a Congregação das Servas de Maria Imaculada que, fiel ao seu carisma, continua a comprometer-se na promoção da mulher trabalhadora.

Maria Caridade Brader

5. "Nós, porém, anunciamos Cristo crucificado... poder de Deus e sabedoria de Deus" (1 Cor 1, 23-24). Na segunda leitura de hoje, São Paulo narra como anunciava Jesus Cristo, inclusivamente àqueles que esperavam sobretudo o poder ou a sabedoria humana. O cristão deve anunciar sempre o seu Senhor, sem se deter perante as dificuldades, por maiores que elas sejam.
Ao longo da história, muitos homens e mulheres anunciaram o Reino de Deus no mundo inteiro. Entre eles, é necessário mencionar a Madre Maria Caridade Brader, fundadora da Congregação das Irmãs Franciscanas de Maria Imaculada.

Da intensa vida religiosa no convento de "Maria Hilf", na sua pátria suíça, um dia a nova Beata partiu para se dedicar, primeiro no Equador e depois na Colômbia, inteiramente à missão ad gentes. Com confiança incondicional na Providência Divina, fundou escolas e institutos, sobretudo nos bairros pobres, difundindo assim uma profunda devoção eucarística.

Quando estava prestes a morrer, disse às suas Irmãs: "Não abandoneis as boas obras da Congregação, as esmolas e muita caridade aos pobres e entre as irmãs, bem como a adesão aos bispos e sacerdotes". Que bonita lição de vida missionária, ao serviço de Deus e dos homens!

Ladislau Batthyány-Strattmann

6. "A fraqueza de Deus é mais forte do que os homens" (1 Cor 1, 25). Estas palavras do Santo Apóstolo Paulo reflectem a devoção e o estilo de vida do Beato Ladislau Batthyány-Strattmann, pai de família e médico. Ele utilizou a rica herança dos seus nobres antepassados, para curar gratuitamente os pobres e para construir dois hospitais. O seu maior interesse não eram os bens materiais, e tão-pouco o sucesso e a carreira foram os objectivos da sua vida. Ele ensinou e viveu tudo isto na sua família, tornando-se desta maneira a melhor testemunha da fé para os seus filhos. Tirando a sua força espiritual da Eucaristia, mostrou a quantos a Providência Divina lhe enviava, a fonte da sua vida e da sua missão.

O Beato Ladislau Batthyány-Strattmann nunca antepôs as riquezas da terra ao verdadeiro bem que está nos céus. O seu exemplo de vida familiar e de generosa solidariedade cristã seja um encorajamento para todos seguirem fielmente o Evangelho.

7. A santidade dos novos Beatos estimula-nos a tender, também nós, para a perfeição evangélica, pondo em prática todas as palavras de Jesus. Sem dúvida, trata-se de um itinerário ascético comprometedor, mas possível para todos.

A Virgem Maria, Rainha de todos os Santos, nos ajude com a sua intercessão maternal.

Estes novos Beatos sejam os nossos guias seguros rumo à santidade. Amen!

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A Santa Sé

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/pt/homilies/2003/documents/hf_jp-ii_hom_20030323_beatif.html