samedi 18 février 2017

Saint FLAVIEN, patriarche de CONSTANTINOPLE et martyr

San Flaviano di Costantinopoli

Saint Flavian the Confessor the Patriarch of Constantinople, as depicted in the 11th century, Menologion of Basil II

Флавиан исповедник, патриарх Константинопольский. Константинополь. 985 г. Миниатюра Минология Василия II. Ватиканская библиотека. Рим.


Saint Flavien de Constantinople

Patriarche, malmené lors du brigandage d'Ephèse (+ 449)

que les Eglises d'Orient fêtent quelques jours plus tôt. 

Il fut victime de son zèle pour l'Orthodoxie en luttant contre l'hérésie monophysite d'Eutychès. Alors qu'il assistait au concile convoqué par l'empereur Théodose II, le 8 août 449, dans une église d'Ephèse, une foule de soldats, de matelots et de moines exaltés envahirent l'église et rouèrent de coups les Pères conciliaires hostiles à Eutychès. Ce furent ces gaillards qui, ce jour-là, décidèrent qu'il n'y avait qu'une seule nature en Jésus-Christ. Ils s'acharnèrent sur saint Flavien qui fut jeté en prison et mourut peu de jours après des coups reçus, parce qu'il restait attaché à la foi de l'Église. Le Pape saint Léon approuva la conduite de Flavien qui fut réhabilité par le concile œcuménique de Chalcédoine en 451 qui le proclama saint et martyr.

Lorsque l'empereur Théodose lui demanda une offrande en or, il lui envoya les vases sacrés de la Grande Eglise Saint Sophie avec ces paroles :" En fait d'or, nous avons ces vases sacrés qui sont la propriété de Dieu." Théodose retira son exigence. Quand Eutychès refusa les décisions du concile de 448 et écrivit au pape de Rome pour lui donner sa version, Flavien écrivit également au pape dont la réponse est restée célèbre sous le nom de ‘tome à Flavien" et fut lue au concile de Chalcédoine en 451. Quelques années plus tard, Eutychès intrigua auprès de l'empereur et, lors d'un pseudo-concile, connu sous le nom de "brigandage d'Ephèse", il obtint que saint Flavien soit destitué, les légats du pape renvoyés. Comme saint Jean Chrysostome, saint Flavien mourut sur le chemin de l'exil en raison des mauvais traitements et des coups qu'il avait reçus.

Commémoraison de saint Flavien, évêque de Constantinople. Pour avoir défendu la foi catholique à Éphèse, il fut déposé, frappé à coups de poing et de pied par les partisans de l’impie Dioscore et mourut peu après, sur la route de l’exil, en 449.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/663/Saint-Flavien-de-Constantinople.html

Flavien de Constantinople

Archevêque, Saint

(+449)

Nous ne connaissons que très peu de choses concernant saint Flavien, qui fut Archevêque de Constantinople, de 447 (ou 446) à 449. On ne connaît rien de sa famille, rien de sa naissance ni de sa formation. On sait seulement qu'il était prêtre en 446 (ou 447) lors de son élection au patriarcat de Constantinople, lorsqu'il succéda à saint Proclos. Malheureusement cette élection déplut à Chrysaphius, chambellan et ministre de l'empereur Théodose le Jeune ou Théodose II; or Chrysaphius était le filleul de l'archimandrite Eutychès favorable au monophysisme; aussi décida-t-il de perdre Flavien. Mais qui était Eutychès?

En 448, une plainte formulée par Eusèbe de Dorylée, évêque en Asie Mineure, réussit à faire condamner Eutychès pour monophysisme, car Eutychès, prêtre et abbé d'une abbaye de trois cents moines, près de Constantinople, prétendait que le Christ n'avait qu'une nature divine, et non pas deux natures, une nature humaine et une nature divine. Un concile convoqué par Flavien condamna Eutychès qui, soutenu par l'empereur Théodose II, fit appel de la décision. Flavien, déjà affaibli dans son autorité d'évêque dut assister au procès en révision de la condamnation d'Eutychès. Mais le pape, Léon le Grand soutint Flavien en précisant les points de doctrine sur lesquels Flavien et Eutychès s'opposaient: contre le monophysisme d'Eutychès, le pape approuva le dyophysisme de Flavien, en affirmant que le Christ était une seule personne; cependant deux natures existaient en Lui, deux natures unies et conservant leurs propriétés propres, l'une divine et l'autre humaine.

Puis, bientôt, l'archevêque Flavien dut assister au concile convoqué par l'empereur Théodose II, le 8 août 449, dans une église d'Éphèse. Ce concile d'Éphèse de 449, est connu, dans l'histoire ecclésiastique, sous le nom de "brigandage d'Éphèse". Euthychès fut déclaré orthodoxe et réhabilité. De plus, on réussit à accuser Flavien d’avoir enfreint un canon du concile de Nicée. Et après de longues discussions, Flavien et Eusèbe de Dorylée furent déposés. Les légats du pape saint Léon protestèrent contre cette sentence, mais en vain, car la lettre du pape destinée à soutenir Flavien ne fut pas lue, tandis que les débats étaient verrouillés par les partisans de Théodose et d'Eutychès.

Et voici que soudain, des soldats et des moines armés et exaltés firent irruption dans l'église où se tenait le concile. Ils rouèrent de coups les Pères conciliaires hostiles à Eutychès. Flavien fut arrêté, jeté en prison et atrocement battu parce qu'il restait attaché à la foi de l'Église. Saint Flavien serait mort des suites de ses blessures, quelques jours plus tard, le 11 août 449. Certains documents disent que Flavien mourut à Hypèpe, en Asie Mineure.

Petites précisions: parmi ceux qui s'acharnèrent contre Flavien il y avait un dénommé Dioscore, patriarche d'Alexandrie, et l'archimandrite Barsumas, qui, soutenus par deux évêques égyptiens, eurent l'audace d'excommunier le pape saint Léon. Mais Dieu ne permit pas que l'injustice durât longtemps. L'empereur ayant enfin ouvert les yeux, Chrysaphius fut disgracié, puis condamné à mort. Flavien, décédé, fut remplacé à la tête du patriarcat de Constantinople par un diacre égyptien, Anatole. Le Pape saint Léon ayant approuvé la conduite de Flavien le réhabilita lors du concile œcuménique de Chalcédoine en 451; Flavien fut proclamé saint et martyr. Les orthodoxes fêtent saint Flavien le 16 février. Saint Flavien est le patron de deux villes italiennes: Giulianova dans les Abruzzes et Conversano dans les Pouilles. Saint Flavien de Constantinople est commémoré le 17 février dans le Martyrologe Romain.

Paulette Leblanc

SOURCE : http://nova.evangelisation.free.fr/leblanc_flavien_de_constantinople.htm

Flavien de Constantinople

Archevêque, Saint

+ 449

Flavien, prêtre et trésorier de l'Eglise de Constantinople, en fut élu archevêque en 447, après la mort de S. Procle. Cette élection, déplut à l'eunuque Chrysaphius, chambellan de l'empereur Théodose le Jeune. Ce ministre, prévenu contre Flavien, conçut dès lors le dessein de le perdre. Il engagea le faible empereur, do l'esprit duquel il s'était absolument rendu maître, à lui demander quelque présent pour son ordination. Le saint pasteur, conformément à ce qui se pratiquait alors dans l'Eglise, envoya an prince des eulogies ou pains bénits, en signe de paix et de communion. Chrysaphius, qui avait ses vues, lui fit dire qu'il devait envoyer un présent d'une autre espèce. Flavien, ennemi déclaré de tout ce qui avait même l'apparence de la simonie, répondis avec fermeté que les revenus de l'Eglise étaient destinés à d'autres} usages, et qu'ils devaient être uniquement employés à la gloire de Dieu et au soulagement des pauvres. L'énuque, irrité d'une réponse aussi généreuse, résolut de ne plus garder de mesures, et de remuer tous les ressorts imaginables pour faire déposer Flavien; mais comme il le savait protégé de Pulchérie, sœur de l'empereur, qui avait toute l'autorité, il travailla d'abord à éloigner cette princesse des affaires. Il persuada ensuite à Théodose, par le moyen de l'impératrice Eudoxie, d'exiger.de l'archevêque, qu'il ordonnât Pulchérie diaconesse. Le refus que fit Flavien de se prêter à leurs intrigues parut un crime aux ennemis qu'il avait à la cour, et ils ne manquèrent pas de le peindre avec les plus noires couleurs. Notre saint ayant ensuite condamné les erreurs d'Eutychès, parent de Chrysaphius, ce dernier devint furieux, et se porta à tous les excès où peut tomber un homme qui suit les mouvements de la haine la plus implacable.

Eutychès était prêtre et abbé de trois cents moines près de Constantinople. Il s'était fait une sorte de réputation par une vie réglée; mais dans le fond ce n'était qu'un ignorant, et un orgueilleux fort entêté de ses propres idées. Un zèle outré contre Nestorius, qui niait l'unité de personne en Jésus-Christ, le jeta dans l'erreur opposée, et il en vint jusqu'à enseigner qu'il n'y avait en Jésus-Christ qu'une seule nature. Eusèbe de Dorylée, autrefois son ami, l'accusa dans un concile assemblé par Flavien en 449. Les Pères de ce concile firent à l'accusé plusieurs citations auxquelles il ne répondit point. Il comparut cependant à la fin; mais il entra suivi de deux officiers de la cour, et d'une troupe de soldats. Les évêques lui ayant demandé compte de sa foi sur le point dont il était question, il déclara qu'il ne reconnaissait qu'une nature en Jésus-Christ; et comme on voulait lui montrer l'impiété de sa doctrine, il répondit qu'il n'était point venu pour disputer, mais seulement pour rendre compte de sa foi. Le concile lui dit aussitôt anathème, et le déposa. Flavien prononça la sentence, qui fut souscrite par trente-trois évêques, et par vingt-trois abbés, dont dix-huit étaient prêtres. Eutychès, se voyant condamné, dit tout bas à ses gardes qu'il en appelait aux évêques de Rome, de Jérusalem et d'Egypte. Il écrivit en même temps une lettre captieuse au pape S. Léon, pour le prévenir contre le concile de Constantinople; mais cette lettre ne produisit pas l'effet qu'il en attendait. S. Léon ne donna point dans le piégé. Il fut instruit du véritable état des choses par Flavien, qui lui envoya une relation exacte de tout ce qui s'était passé. Il écrivit ensuite à notre saint une fort belle lettre, où il expliquait avec autant de clarté que de solidité le dogme combattu par le nouvel hérésiarque. Cette lettre fut insérée depuis dans les Actes du concile de Chalcédoine, qui proscrivit solennellement les erreurs d'Eutychès.

Cependant l'empereur, sollicité par Chrysaphius, ordonna la révision des Actes du concile assemblé par Flavien à Constantinople, et il se tint pour cet effet un synode au mois d'avril de l'année suivante. Il fut composé de trente évêques, dont dix avaient assisté au concile de Constantinople. Thalassius de Césarée y présida, attendu que Flavien aurait été regardé comme juge et partie. L'examen que l'on fit tourna à la confusion d’Eutychès, et ne servit qu'à mettre dans un plus grand jour la justice des procédés de l'archevêque de Constantinople. Ce dernier ayant été ensuite accusé par ses ennemis de favoriser le nestorianisme, se justifia pleinement, en présentant à l'empereur une profession de foi, où il condamnait la doctrine impie de Nestorius et d'Eutychès. Chrysaphius, dont les projets avaient été déconcertés, ne se rebuta point; il fit jouer d'autres ressorts pour parvenir à ses fins. Il écrivit à Dioscore, patriarche d'Alexandrie, homme d'un caractère impétueux et violent, pour lui promettre son amitié et sa protection, s'il voulait prendre la défense d'Eutychès, et se liguer avec lui contre Flavien et Eusèbe de Dorylée. Lorsqu'il se fût assuré du patriarche, il travailla à gagner l'impératrice Eudoxie ; et il y réussit d'autant plus aisément, que cette princesse était charmée d'avoir une occasion de mortifier Pulchérie, qu'elle savait attachée au saint archevêque. L'intrigue étant bien nouée, on persuada à l'empereur de faire assembler un concile à Ephèse, afin, disait-on, de terminer toutes les disputes. Théodose, séduit, ne pensa plus qu'à la convocation de ce concile, dont on lui avait exagéré la prétendue nécessité. Il manda à Dioscore de venir y présider, et d'amener avec lui dix métropolitains de sa dépendance, dix autres évêques, et l'archimandrite Barsumas, qui était entièrement dévoué aux ennemis de Flavien. Les autres patriarches et le pape S. Léon furent aussi invités au concile; mais ce dernier ne reçut que fort tard la lettre de l'empereur. Il envoya toutefois quatre légats pour le représenter. Ces légats étaient Jules, évêque de Pouzzoles; René, prêtre, qui mourut en chemin; Hilaire, diacre, et Dulcitius, notaire. Ils étaient porteurs d'une lettre à Flavien, dans laquelle S. Léon démontrait l'ignorance d'Eutychès, et établissait la doctrine catholique de la manière la plus solide et la plus lumineuse.

Ce fut le 8 d'août de l'année 449 que se fit l'ouverture du concile d'Ephèse, connue dans l'histoire ecclésiastique sous le nom de brigandage, à cause des violences qui s'y commirent. Il s'y trouva cent trente évêques d'Egypte et d'Orient. Eutychès vint aussi à Ephèse avec deux officiers de l'empereur et une troupe de soldats. Il fut aisé de voir, dès le commencement du concile, que tout s'y ferait par cabale, et qu'Eutychès y avait un parti puissant. Les légats du pape n'eurent pas même la liberté de lire les lettres dont ils étaient porteurs. Enfin, après de longues contestations, Dioscore prononça une sentence de déposition contre Flavien et Eusèbe de Dorylée. Les légats de S. Léon protestèrent contre cette sentence, et le diacre Hilaire entre autres dit à haute voix : Contradicitur : On fait opposition. Ce mot latin fut inséré dans les Actes du concile. Lorsque Dioscore commença à lire la sentence, plusieurs évêques se jetèrent à ses pieds, et le conjurèrent dans les termes les plus pressants de ne point passer outre ; mais, loin de se laisser fléchir, il se leva de son siège, et appela les commissaires de l'empereur. Les portes ayant été aussitôt ouvertes, Procle, proconsul d'Asie, entra avec une compagnie de soldats qui tenaient des chaînes, des bâtons et des épées. La plupart des évêques, effrayés à la vue d'un tel spectacle, souscrivirent tout ce que Dioscore et ceux de son parti voulurent. Il n'y eut que les légats du pape qui, toujours inébranlables, protestèrent jusqu'à la fin contre ces violences inouïes. Un d'entre eux fut mis en prison ; le diacre Hilaire, après s'être sauvé avec beaucoup de peine, prit la route de l'Occident, et arriva enfin à Rome. Pour Flavien, il appela au saint Siège de la sentence prononcée contre lui, et remit l'acte de son appel aux légats du pape. Dioscore en fut si irrité qu'il se jeta sur le saint avec Barsumas et plusieurs autres personnes de son parti 2. Ils le renversèrent par terre, et le maltraitèrent si rudement à coups de pieds, qu'il en mourut peu de temps après à Epipe, où il avait été exilé.

L'impie Dioscore ne s'en tint pas là; il eut encore l'insolence, de concert avec deux évêques d'Egypte, d'excommunier le pape S. Léon. Mais Dieu ne permit pas que le triomphe de l'injustice durât longtemps. L'empereur ayant enfin ouvert les yeux, Chrysaphius, l'auteur de tant de maux, fut disgracié, puis condamné à mort. Eudoxie fut elle-même obligée de se retirer à Jérusalem. Le rappel de Pulchérie à la cour produisit cette heureuse révolution. L'année suivante, cette princesse étant montée sur le trône après la mort de Théodose *, ordonna que le corps de notre saint fût solennellement transféré à Constantinople, et enterré avec les archevêques ses prédécesseurs. S. Léon, informé de tout ce qui s'était passé à Ephèse, avait écrit à Flavien pour le consoler ; mais il était mort quand la lettre arriva. Il avait aussi écrit en sa faveur à Théodose, à Pulchérie et au clergé de Constantinople. Le concile général tenu à Chalcédoine en 451 mit Flavien au nombre des saints et des martyrs, et rendit de grands honneurs à sa mémoire. Il rétablit aussi Eusèbe de Dorylée sur son siège c. Le pape Hilaire, qui avait été légat de S. Léon à Ephèse, avait une telle vénération pour le saint archevêque de Constantinople, qu'il fit représenter son martyre dans l'église qu'il fonda en l'honneur de la croix du Sauveur.

Qu'il est glorieux à S. Flavien d'être mort pour la défense de l'incarnation du Verbe ! 11 savait que ce mystère est le fondement de notre foi, et que par conséquent il doit nous intéresser d'une manière toute spéciale. Nous le croyons tous, ce mystère; mais, hélas! c'est d'une foi stérile, qui ne remue point notre cœur, et qui le laisse dans son insensibilité. Avons-nous jamais réfléchi que c'est surtout dans l'incarnation que Dieu fait éclater la grandeur ineffable de sa puissance, de sa sagesse, de sa miséricorde? Ah! si nous avions soin de pénétrer notre esprit de ces grandes vérités, on nous verrait plus remplis d'amour et de reconnaissance pour Dieu, plus zélés pour la gloire de Jésus-Christ, plus fidèles à l'accomplissement des maximes de l'Evangile, en un mot, meilleurs Chrétiens. Le Sauveur de nos âmes est aujourd'hui plus que jamais outragé par les blasphèmes des impies et des libertins. Il nous invite à l'en dédommager, au moins par notre amour ; jusqu'à quand' le lui refuserons-nous ? Mais comme l'incarnation est le mystère d'un Dieu humilié, anéanti, nous ne pouvons l'honorer véritablement, que nous ne guérissions notre cœur de l'enflure de l'orgueil. Ce vice corrompt les meilleures actions, et précipite ceux qui s'y livrent dans les plus grands malheurs. Eutychès ne fit naufrage dans la foi, et ne mourut dans l'impénitence, que parce qu'il était orgueilleux. Quoi de plus propre que son exemple à nous porter à l'humilité, et à nous entretenir dans la pratique de cette vertu.

SOURCE : Alban Butler : Vie des Pères, Martyrs et autres principaux Saints… – Traduction : Jean-François Godescard.

SOURCE : http://alexandrina.balasar.free.fr/flavien_de_constantinople.htm


Saint Flavien de Constantinople

Évêque de Constantinople et martyr (+ 449)

Fête le 18 février.

Àla mort de saint Proclus qui avait occupé avec beaucoup d’éclat le siège épiscopal de Constantinople, l’ambitieux Chrysaphius, le grand-chambellan, qui de fait gouvernait l’empire d’Orient depuis cinq ans à la place de Théodose le Jeune, voulut qu’on mît à sa place le supérieur d’un monastère de la ville l’archimandrite Eutychès. Ce religieux l’avait tenu sur les fonts baptismaux ; il était déjà célèbre et il le devint encore plus par son hérésie. Au contraire le clergé et le peuple, meilleurs juges, donnèrent leurs suffrages au vénérable prêtre Flavien, chargé de garder les vases sacrés et les reliques de l’église cathédrale.

De la vie de Flavien, nous ne savons rien avant son épiscopat ; toute son histoire tient en trois années, de juillet 446, date de sa nomination, au mois d’août 449, date de sa mort. Mais les éloges qui lui sont donnés et sa glorieuse attitude devant les persécuteurs de l’Eglise témoignent assez combien il s’était préparé à la rude mission que Dieu lui confiait. L’évêque Théodoret, lui aussi grand lutteur pour la foi, le compare à un flambeau donné par Dieu à son Eglise, pour changer les ténèbres qui couvraient l’univers en une très vive lumière. L’historien saint Théophane l’appelle un homme plein de vertu, en qui tout honorait le ministère sacré. Enfin, le Pape saint Léon le Grand, son ami, dit qu’il dut à sa modestie et à son humilité d’être élevé jusqu’à la gloire du martyre.

Un évêque qui déplaît à un ministre.

La nomination de Flavien, faite malgré Chrysaphius et contre son candidat préféré, avait exaspéré le grand-chambellan, qui prit dès lors l’évêque en aversion et mit tout en œuvre pour le perdre. Il réussit tout de suite à le brouiller avec l’empereur. Dès le lendemain du sacre, le tout-puissant ministre faisait demander à Flavien les présents que les nouveaux élus avaient coutume d’offrir au souverain ; l’évêque envoya des fruits et des gâteaux qu’il avait lui-même bénis. Son offrande fut rejetée par Chrysaphius, qui dit à l’envoyé : « Faites savoir à l’évêque que l’empereur a besoin d’or et non de pain. » La réponse du prélat fut très courageuse : « Les biens de l’Eglise sont la propriété des pauvres. Si l’empereur veut un souvenir de ma consécration, je lui enverrai les vases sacrés qui ont servi aux saints mystères ; qu’il les fasse fondre. »

Chrysaphius, irrité, ne poussa cependant pas plus loin et réserva à plus tard le temps de sa vengeance.

Un autre jour, voulant écarter du pouvoir sainte Pulchérie, sœur du faible souverain et protectrice du vertueux évêque, le grand chambellan enjoignit à Flavien d’ordonner Pulchérie en qualité de diaconesse. Se sentant dans l’impuissance matérielle d’opposer un refus, le prélat prévint secrètement la princesse de lui faire interdire l’accès de sa maison, « parce que, lui mandait-il, je serais contraint de faire une chose qui vous serait fâcheuse ». La princesse comprit l’avis et se retira dans un palais impérial, où elle se condamna à la plus sévère retraite. Une fois de plus, les projets du ministre avaient échoué, ce qui ne fît que l’indisposer davantage encore contre l’évêque.

Les erreurs de l’archimandrite Eutychès.

Pendant que ces incidents se passaient à la cour, au dehors tous les esprits étaient préoccupés par de nouvelles controverses théologiques. Plusieurs personnes, conduites par un sentiment de vanité beaucoup plus que par le zèle de la vérité et par la vraie science, prenaient sur elles de réfuter les propositions erronées de Nestorius, que le Concile d’Ephèse avait condamnées en l’année 431 et que le peuple de Constantinople n’avait jamais voulu admettre. Ce zèle indiscret devait entraîner les docteurs importuns dans de fâcheuses erreurs.

Eutychès était du nombre. Dans son grand couvent, où plus de trois cents moines vivaient sous sa discipline, il dissertait longuement sur les questions les plus difficiles de la théologie, tout en les ignorant profondément. C’est ainsi que, sous prétexte de conserver l’unité de personne en Jésus-Christ, il en vint à contester que l’humanité du Christ fût une humanité comme la nôtre. De pareils propos sur les lèvres de ce vénérable vieillard, qui avait lutté contre l’hérésie de Nestorius et qui depuis l’an 440 était le chef moral des moines de la capitale, pouvaient avoir des conséquences redoutables, surtout si l’on se souvient qu’Eutychès était le parrain et le directeur spirituel de Chrysaphius, premier ministre de l’empire.

Aussi, en dépit de sa monstrueuse hérésie, le crédit tout-puissant d’Eutychès à la cour faisait que personne n’osait l’attaquer en face. Toutefois, l’évêque de Cyr, dans la Haute-Syrie, Théodoret, qui était l’homme le plus savant de son temps, eut ce courage et, dans un livre paru en 447, il réfuta les erreurs de l’archimandrite byzantin. C’en fut assez pour que la cour prît ouvertement fait et cause pour Eutychès, et des mesures qui attentaient à la liberté de l’Eglise ne tardèrent pas à être employées contre certains évêques, amis de Théodoret. Saint Flavien, obligé par sa situation officielle à une grande circonspection, attendait l’occasion favorable d’intervenir ; elle ne tarda pas à se présenter.

L’évêque Eusèbe de Dorylée et l’archimandrite.

A ce moment était de passage à Constantinople l’évêque de Dorylée, aujourd’hui Eski-Chéir, en Asie Mineure, celui-là même qui, étant simple laïque, avait démasqué l’hérésie du patriarche Nestorius et avait réussi à le faire déposer de son siège. Ce prélat, très instruit et fort soucieux de tout ce qui touchait à la foi, était lié d’une vieille amitié avec l’archimandrite Eutychès. Il se fit un devoir de lui rendre de fréquentes visites et ne tarda pas à remarquer avec tristesse que les opinions de son ami s’écartaient fort de la vérité catholique. Sous prétexte de mieux réfuter l’hérésie de Nestorius, Eutychès était tombé dans une autre hérésie non moins préjudiciable à la foi que la précédente. L’évêque de Dorylée l’en avertit charitablement, comptant le ramener vite dans la voie de la véritable doctrine, et il multiplia, à cette fin, ses visites auprès de lui. Hélas ! il s’aperçut bientôt que le mal était plus profond qu’il ne pensait. Eutychès défendait ses opinions erronées avec une obstination qui ne cédait devant aucune considération ; il trouvait un peu partout, dans les monastères de la capitale, des amis ou des flatteurs qui se faisaient un devoir de les accréditer auprès des religieux. L’heure était venue de rechercher un autre remède.

Voyant que l’amitié n’obtenait rien contre cet entêtement, l’évêque de Dorylée recourut à des conférences plus solennelles et il finit par amener avec lui trois évêques, qui lui servirent de témoins dans ses discussions avec le vieil archimandrite. Tout fut inutile. Eutychès ne voulut rien abandonner de son système théologique. Force était donc à Eusèbe de rompre avec lui et d’en référer au supérieur hiérarchique du moine. Sa conscience était de celles qui ne reculent ni devant les intérêts d’une longue amitié, ni devant les autres considérations humaines.

Le Concile de Constantinople contre Eutychès.

Un Concile d’une vingtaine d’évêques devait se réunir à Constantinople, en novembre 448, pour régler des différends de mince importance. Eusèbe de Dorylée y assista. Quand les affaires qui avaient motivé la tenue du Concile furent terminées, il porta plainte officielle contre l’archimandrite et lut un long mémoire juridique contre Eutychès, se plaignant d’avoir été accusé par lui de nestorianisme, alors qu’il se faisait fort de prouver qu’Eutychès portait indûment le nom de catholique et ne professait plus la doctrine traditionnelle. Comme cette affaire ne figurait pas à l’ordre du jour et qu’il redoutait les colères toujours à craindre de la cour impériale, saint Flavien aurait désiré que l’on procédât avec plus de lenteur, ignorant encore que l’accusateur avait recouru déjà à tous les moyens recommandés par Notre-Seigneur lui-même pour fléchir l’obstination des égarés. Devant le récit détaillé des tentatives qu’avait déjà faites Eusèbe de Dorylée et devant la sommation que celui-ci adressait au Concile de faire comparaître Eutychès devant lui, il dut s’incliner. En conséquence, une invitation fut envoyée à l’archimandrite d’avoir à se présenter, quatre jours plus tard, devant les Pères du Concile.

Dans les séances suivantes on ne vit point paraître Eutychès. Le moine rusé alléguait toutes sortes de prétextes qui l’empêchaient de sortir de son couvent ; son vœu de réclusion qui le tenait confiné chez lui, son grand âge, une fièvre violente qui, jour et nuit, l’empêchait de dormir, etc. Enfin, après quatorze jours de visites, de discussions, de refus absolus ou conditionnels, devant la ferme volonté du Concile de le mettre hors de la communion de l’Eglise s’il ne se présentait pas, l’inculpé se décida à comparaître.

Mais il n’était pas seul. Quand il entra le 22 novembre 448 dans la salle du Concile, il avait laissé devant la porte une grande foule de fonctionnaires, de soldats, de moines et de serviteurs du préfet du prétoire qui avaient tenu à l’escorter ; de plus, un important fonctionnaire de la cour était chargé par une lettre de l’empereur d’assister aux débats. Ce déploiement de forces en faveur de l’inculpé montrait bien quel haut personnage se cachait derrière lui et combien il était difficile à Byzance de régler une fois pour toutes les controverses dogmatiques, alors que le pouvoir civil s’immisçait constamment dans les affaires de l’Eglise.

Malgré toutes les objurgations et toutes les instances, le Concile ne réussit point à obtenir d’Eutychès une profession de foi orthodoxe, non plus qu’à lui faire rétracter les propositions hérétiques qu’on lui attribuait. S’il rejetait dans une phrase les mots suspects, il ne manquait pas, dans la phrase suivante, de les rappeler sous une autre forme, et les menaces comme les épanchements les plus affectueux se brisaient contre l’entêtement de ce vieillard. Le président de l’assemblée, saint Flavien, montra à son égard une condescendance admirable, essayant par tous les moyens de l’amener à une rétractation ou à des aveux qui dispenseraient d’aller plus loin ; rien n’y fit.

Le Concile ne réussit pas davantage à lui faire approuver le Symbole de foi de son évêque qui résumait admirablement la doctrine de l’Eglise sur le point controversé en s’exprimant de la sorte :

Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, est vrai Dieu et vrai homme, composé d’une âme raisonnable et d’un corps ; quant à sa divinité, il est engendré du Père avant tous les temps et sans commencement ; quant à son humanité, au contraire, il est né de la Vierge Marie, dans les derniers temps, pour nous et pour notre salut ; de même substance que le Père pour la divinité, de même substance que sa mère pour l’humanité. Nous professons qu’après l’Incarnation le Christ se compose de deux natures, en une seule hypostase et en une seule personne, un seul Christ, un seul Fils et un seul Seigneur. Quiconque pense autrement est exclu par nous du clergé et de l’Eglise.

Eutychès pensait autrement puisqu’il se refusa, après plusieurs heures de supplication, à donner la profession de foi que ses supérieurs légitimes, les évêques, exigeaient de lui ; il fut donc, par la voix de saint Flavien, « privé de tout rang sacerdotal, exclu de la communion de l’Eglise et déposé du gouvernement de son monastère ». Tous ceux qui, avertis, lui parleraient et le fréquenteraient à l’avenir, tombaient sous le coup de la même peine.

Il semblait qu’avec cette sentence d’excommunication tout allait rentrer dans l’ordre. En réalité, une ère de troubles, qui dura plus de cent ans, commençait pour l’Eglise, et, pour le pieux évêque, qui avait ainsi défendu la foi menacée, les tribulations et la mort étaient proches.

Complot contre saint Flavien.

La séance était terminée, quand Eutychès annonça au représentant de l’empereur, lequel en avertit Flavien, qu’il déférait la sentence aux Conciles de Rome, d’Alexandrie, de Jérusalem et de Thessalonique. Flavien ne considéra pas cela comme un appel en forme, ni surtout comme un appel qui suspendait les effets de la sentence portée contre l’archimandrite ; les supérieurs des monastères furent donc requis d’accepter la condamnation d’Eutychès. Ils le firent d’assez bonne grâce ; cependant, dans son propre monastère, Eutychès fut soutenu avec énergie par ses religieux, et il protesta par des affiches contre son excommunication.

Ce moine hérétique, d’ailleurs, ne restait pas inactif, et, d’accord avec son filleul, le chambellan Chrysaphius, il persuada à l’empereur qu’un nouveau Concile œcuménique était nécessaire pour la révision du procès. On le ferait présider par le patriarche d’Alexandrie en Egypte, qui, étant l’ennemi-né de l’évêque de Constantinople, ne manquerait pas de se prononcer en faveur de l’accusé. On le tiendrait dans la ville d’Ephèse, où saint Cyrille d’Alexandrie avait déjà fait condamner Nestorius de Constantinople ; et Eutychès, qui se donnait pour le disciple de saint Cyrille, y remporterait un triomphe analogue sur le successeur de Nestorius.

Tel était le plan imaginé par les deux complices et dans lequel entra, sans même s’en rendre compte, le trop faible souverain. Celui-ci défendit, sur les indications d’Eutychès, à bon nombre d’évêques qu’on savait courageux et inaccessibles à la corruption, de se rendre au Concile, alors que les hommes faibles et surtout les ennemis de saint Flavien recevaient l’injonction de s’y transporter. Tout était bien combiné pour la victoire de l’erreur.

La cour prend ouvertement parti contre saint Flavien.

Il fallait pourtant obtenir l’autorisation du Pape pour la réunion de ce Concile universel qui ne paraissait pas s’imposer. On dépeignit à saint Léon Ier la situation sous des couleurs si noires, qu’il donna son consentement. Mais quand il eut sous les yeux les documents le Pontife n’eut pas de peine à reconnaître que l’évêque de Constantinople avait bien jugé et que la doctrine d’Eutychès était inadmissible. Néanmoins, par amour de la paix, il autorisa la réunion du Concile à Ephèse, à condition que l’assemblée fut présidée par ses légats, et, à cet effet, il leur remit toute une série de lettres pour les empereurs, pour Flavien, pour le Concile, pour les moines.

Par deux fois l’évêque avait déjà envoyé à saint Léon le compte rendu détaillé de ce qui s’était passé au Concile de Constantinople, mais ses messages, interceptés par les agents de la cour, n’étaient point arrivés à destination. Il fallut qu’il en envoyât un troisième.

Ce retard explique pourquoi le Pape, dans la lettre destinée à Flavien, s’étonne que celui-ci ne l’ait pas mis plus tôt au courant des événements. Cette lettre du Pape, qui est avant tout un traité sur le mystère de l’Incarnation, passe à bon droit pour le document dogmatique le plus important du Ve siècle. Le IVe Concile de Chalcédoine l’a mise sur le même pied que le Symbole des Apôtres, et toute l’antiquité ecclésiastique l’a entourée d’une auréole d’admiration et de respect. Or, elle n’est que le développement de la pensée de Flavien, qui dut encore la préciser, quelques semaines avant l’ouverture du Concile, dans une profession de foi exigée de lui par le gouvernement impérial.

Celui-ci se prononçait de plus en plus contre l’évêque de Constantinople. Dans une lettre adressée aux deux fonctionnaires qui avaient la mission de représenter le souverain au futur Concile, il est déclaré que les évêques, qui avaient jugé Eutychès à Constantinople, pourraient assister aux discussions, mais sans avoir voix délibérative, parce que leur propre jugement allait être révisé. Dans sa lettre au Concile, l’empereur dit qu’il avait prié Flavien, à plusieurs reprises, de mettre fin au conflit, mais que l’évêque s’était refusé à laisser tomber la question ; c’est pourquoi le souverain avait jugé indispensable la réunion d’un Concile général qui examinerait tout ce qui avait été déjà fait dans cette affaire.

Ainsi, par la volonté d’un ministre, la question était déplacée. L’accusé devenait accusateur, et le juge dans la foi, l’évêque, avait à se défendre lui-même devant un tribunal qui n’était nullement qualifié pour le juger.

Le « brigandage d’Ephèse ».

Ce Concile qui, dans la pensée, du Pape, devait terminer le conflit, s’ouvrit au mois d’août 449. Il viola toutes les règles du droit, de sorte que saint Léon Ier, en apprenant ce qui s’y était passé, le qualifia de « brigandage », flétrissure qui lui est restée dans l’histoire, et qui ne fut jamais mieux méritée.

Tout d’abord, on n’accorda pas aux légats du Saint-Siège la présidence de l’assemblée, alors qu’ils avaient droit à la première place et que le Pape l’avait revendiquée pour eux. Les lettres de saint Léon, qui condamnaient la doctrine d’Eutychès et l’archimandrite lui-même, s’il ne se rétractait pas, ne furent pas lues ; bien plus, on s’appliqua aussitôt à réhabiliter Eutychès et à destituer de l’épiscopat tant Flavien qu’Eusèbe de Dorylée et tous ceux qui avaient contredit l’archimandrite.

L’hérésiarque, introduit devant le Concile, triomphait. Sa profession de foi fut hautement approuvée comme la seule catholique, et lui-même se vit rétablir dans sa dignité de prêtre et sa charge de supérieur. Après avoir absous le condamné, il ne restait plus qu’à condamner les juges. On s’y prit d’une manière fort habile. On fit lire des extraits du précédent Concile d’Ephèse, où il était interdit, sous peine de déposition, d’enseigner un autre Symbole que celui de Nicée, et tout le monde souscrivit ce document. Alors, le parti gagné à Eutychès s’écria que Flavien et Eusèbe, avec leur formule des deux natures en Jésus-Christ, avaient contrevenu à cette règle et mérité la déposition.

Il y avait là une insigne mauvaise foi, une confusion voulue du Symbole liturgique avec les développements théologiques que les controverses nécessitaient au cours du temps. Si l’on avait admis pareille doctrine, les apologistes chrétiens et les théologiens n’auraient jamais pu défendre la vérité. Les évêques vraiment orthodoxes protestèrent contre cette interprétation et supplièrent le président Dioscore, patriarche d’Alexandrie, de ne pas donner suite à son projet. Celui-ci feignit alors de voir dans leur attitude une menace pour sa vie, et il donna aux soldats qui stationnaient devant la porte l’ordre d’entrer dans la salle du Concile. Ils accoururent aussitôt avec des armes et des chaînes pour les récalcitrants.

Déposition et mort de saint Flavien.

Ce fut le triomphe de la force. Quelques membres de l’assemblée réussirent à fuir ; d’autres, un peu maltraités, regagnèrent leurs places ; tous ceux qui restaient durent, de gré ou de force, apposer leur signature au bas d’un papier blanc, sur lequel on inscrivit ensuite la condamnation et la déposition de Flavien.

Celui-ci, qui avait gardé jusque-là un calme parfait, s’efforça à la vue des soldats de se réfugier vers l’autel et de s’y cramponner ; mais les soldats, l’entourant, s’opposèrent à son dessein et voulurent le traîner hors de l’église. Il fut bousculé et meurtri, poursuivi de cris de mort, et c’est à grand’peine qu’il parvint un moment à leur échapper. Il se hâta alors de rédiger pour le Pape un appel en règle, qui fut remis aux légats et dans lequel il donne tous ces détails. Dans la suite, on ajouta que Dioscore lui-même et les personnes de sa suite s’étaient portés sur lui à de telles voies de fait qu’ils l’avaient laissé à demi mort sur place.

Il est difficile aujourd’hui de préciser ce qui se passa à ce moment. Ce qui est sûr, c’est qu’à la suite des brutalités commises sur lui, Flavien mourut quelques jours après, probablement le 11 août, à Hypæpa, aujourd’hui Tapou, sur le chemin de l’exil, et que l’Eglise l’a toujours considéré comme un martyr.

Deux ans après, le Concile général de Chalcédoine, après avoir condamné les meurtriers de l’évêque, réhabilitait sa mémoire et l’inscrivait au rang des Saints. Enfin, peu après, par les soins de l’impératrice sainte Pulchérie, les restes du vaillant évêque furent rapportés à Constantinople et déposés avec honneur près des reliques de saint Jean Chrysostome, dans la basilique des Saints-Apôtres. De là, divers fragments ont été transportés en plusieurs villes d’Italie. Sa fête a été fixée au 18 février dès le VIe siècle.

François Delmas. Sources consultées. – Acta Sanctorum (t. III de février, p. 72–80). – Héfélé, Histoire des Conciles. – Adolphe Régnier, Saint Léon le Grand (Collection Les Saints).

SOURCE : https://laportelatine.org/spiritualite/vies-de-saints/saint-flavien

San Flaviano di Costantinopoli

San Flaviano, patriarca di Costantinopoli e martire, in abiti di tradizione bizantina


Saint Flavian of Constantinople

Also known as

Flavian of Ricina

Flaviano…

Memorial

17 February

24 November (Giulianova and Barisciano, Italy)

16 February on some calendars

18 February on some calendars

Profile

Patriarch of Constantinople c.446. He condemned Eutyches, who began the heresy of Monophysitism. He refused to bribe Emperor Theodosius II in order to hold his see, and, against Theodosius’s wishes, he made the emperor’s sister Pulcherius a deaconess. Theodosius had him deposed and exiled. When Flavian tried to appeal Pope Leo the Great to hold his seat, the emperor had him beaten so badly that he died three days later from his wounds.

Died

449

Canonized

451 by the Council of Chalcedon

Patronage

in Italy

Barisciano

Basciano

Capitignano

Conversano

Giulianova

Recanati, city of

Recanati, diocese of

Torano Nuovo

Additional Information

Book of Saints, by the Monks of Ramsgate

Catholic Encyclopedia

Lives of the Saints, by Father Alban Butler

New Catholic Dictionary

Pictorial Lives of the Saints

Saints of the Day, by Katherine Rabenstein

Short Lives of the Saints, by Eleanor Cecilia Donnelly

books

Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints

other sites in english

Catholic Lane

Catholic News Agency

Catholic Online

John Dillon

Regina Magazine

Walther’s Saints of the Week

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Santi e Beati

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Svetniki

MLA Citation

“Saint Flavian of Constantinople“. CatholicSaints.Info. 12 January 2024. Web. 4 September 2026. <https://catholicsaints.info/saint-flavian-of-constantinople/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-flavian-of-constantinople/

San Flaviano di Costantinopoli

Antica incisione raffigurante San Flaviano in abiti patriarcali bizantini. Il motto espilica la sua difesa della duplice natura umana e divina insita in Cristo e che difese con la morte nel 449 durante il secondo concilio di Efeso. Sotto è indicato quale protettore della città e della diocesi di Recanati.


Book of Saints – Flavian of Constantinople

Article

(Saint) (February 18) Bishop Martyr (5th century) The brave Prelate who succeeded Saint Proclus at Constantinople. In A.D. 447 he enraged Chrysaphius, favourite of the Emperor Theodosius, by refusing him the customary bribe on his accession to the See, and much more by strenuously denouncing the heresy of Eutyches, the favourite’s kinsman. Saint Flavian was by the intrigues and violence of the followers of the latter maltreated and banished at the false Council of Ephesus (A.D. 449), dying a short time later of the ill-usage he had received. The Emperor Martian with the Empress Saint Pulcheria caused his relics to be brought back solemnly to Constantinople, and the Fathers of Chalcedon formally proclaimed his sanctitv (A.D. 451).

MLA Citation

Monks of Ramsgate. “Flavian of Constantinople”. Book of Saints, 1921. CatholicSaints.Info. 28 April 2013. Web. 4 September 2026. <https://catholicsaints.info/book-of-saints-flavian-of-constantinople/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-flavian-of-constantinople/

FLAVIAN, PATRIARCH OF CONSTANTINOPLE, ST.

Reigned 446 to 449; d. Hypaepa, Lydia. A priest of Constantinople known for his moderation, Flavian succeeded proclus as bishop of that see. Eusebius of Doryleum in a session of the permanent Synod of Constantinople on Nov. 8, 448, forced Flavian to take cognizance of the heretical expressions used by the archimandrite eutyches, godfather of the imperially powerful eunuch Chrysaphius, and Flavian had to accede to his condemnation and deposition (November 22). Upon the appeal of Eutyches to the emperor and the greater Churches of the East and Rome, Pope leo i complained against Flavian's failure to refer the matter to him for judgment. When he did receive the acts of the synod, Leo supported the bishop of Constantinople's position in his famous Tome to Flavian. In preparation for the Council of Ephesus in 449, convoked by the emperor to vindicate Eutyches, Flavian's synod of 448 was investigated, and he was forced to present a profession of his faith. The council itself was conducted by dioscorus of alexandria, who managed it in such fashion that Flavian was condemned, deposed, and exiled on Aug. 8, 449. He died soon after, but not before sending an appeal to the pope, who responded by branding Dioscorus's council Illud latrocinium —the Robber Synod. Upon the accession of Marcian and pulcheria in 451, the bones of Flavian were buried with honor in the Church of the Apostles in Constantinople, and he was exonerated at the Council of chalcedon. Three of his letters are preserved among the works of St. Leo (Patrologia Latina, ed. J. P. Migne 54:723, 743).

Feast: Feb. 18.

Bibliography: Acta conciliorum oecumenicorum (Berlin 1914–) 2.2.1:77–79. P. Batiffol, Le Siège apostolique (Paris 1924). T. G. Jalland, The Life and Times of St. Leo the Great (London 1941). F. X. Murphy, Peter Speaks Through Leo (Washington 1952). A. Grillmeier, A. Grillmeier and H. Bacht, Das Konzil vom Chalkedon: Geschichte und Gegenwart (Würzburg 1951–54) 1:195–198. P. Galtier, ibid., 350–353. H. Chadwick, "The Exile and Death of Flavian of Constantinople," Journal of Theological Studies 6 (1955) 16–34.

[P. T. Camelot]

New Catholic Encyclopedia

SOURCE : https://www.encyclopedia.com/religion/encyclopedias-almanacs-transcripts-and-maps/flavian-patriarch-constantinople-st

Flavian of Constantinople BM (RM)

Died in Hypepe, Lydia, 449. Appointed patriarch of Constantinople to succeed Saint Proclus in 447, Flavian incurred the enmity of Chrysaphius, chancellor of Emperor Theodosius III, by withholding the customary bribe on his accession to the see and that of the emperor himself by refusing to make his sister, Pulcheria, a deaconess. It was not long before Flavian crowned these political nightmares by denouncing the heresy of Eutyches, abbot of a nearby monastery and a favorite of the imperial court (he was godfather to Chrysaphius). Flavian maintained that Jesus was fully human against those like Eutyches who taught that he had only a divine nature. The condemnation was repeated by Eusebius of Dorylaeum at a synod called by Flavian in 448, and Eutyches was deposed and excommunicated. In this Flavian was supported by Pope Leo the Great who sent Flavian a letter, which we now call the 'Tome of Leo,' asserting that in Jesus Christ 'there was born true God in the entire and perfect nature of true man.'

Chrysaphius persuaded Theodosius to convene a council at Ephesus (the 'Robber Synod') in 449. Dioscorus of Alexandria presided, and in meetings characterized by violence and intimidation, the emperor's soldiers refused to allow Leo's letter to be read. Eusebius and Flavian were deposed and Dioscorus was declared patriarch. The order was enforced by the soldiers who required each bishop present to sign the deposition order. Flavian was so badly beaten that he died three days later in prison.

The acts of this 'robber synod' were reversed when Theodosius died in 450 and the Council of Chalcedon in 451 reinstated Eusebius, deposed and exiled Dioscoros, and proclaimed Flavian a saint and a martyr. Upon his accession to the throne in 451, Emperor Marcian had Chrysaphius executed (Attwater, Benedictines, Bentley, Delaney, Encyclopedia)

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0218.shtml

San Flaviano di Costantinopoli

Facciata della chiesa di San Flaviano all'Aquila.


St. Flavian

Bishop of Constantinople, date of birth unknown; d. at Hypæpa in Lydia, August, 449. Nothing is known of him before his elevation to the episcopate save that he was a presbyter and skeuophylax or sacristan, of the Church of Constantinople, and noted for the holiness of his life. His succession to St. Proclus as bishop was in opposition to the wishes of the eunuch Chrysaphius minister of Emperor Theodosius, who sought to bring him into imperial disfavour. He persuaded the emperor to require of the new bishop certain eulogiae on the occasion of his appointment, but scornfully rejected the proffered blessed bread on the plea that the emperor desired gifts of gold. Flavian's intrepid refusal, on the ground of the impropriety of thus disposing of church the treasures, aroused considerable enmity against him. Pulcheria, the emperor's sister, being Flavian's staunch advocate Chrysaphius secured the support of the Empress Eudocia. Although their first efforts to involve St. Flavian in disgrace miscarried, an opportunity soon presented itself. At a council of bishops convened at Constantinople by Flavian, 8 Nov., 448, to settle a dispute which had arisen among his clergy, the archimandrite Eutyches, who was a relation of Chrysaphius was accused of heresy by Eusebius of Dorylaeum. (For the proceedings of the council see EUSEBIUS OF DORYLAEUM; EUTYCHES.) Flavian exercised clemency and urged moderation, but in the end the refusal of Eutyches to make an orthodox declaration on the two natures of Christ forced Flavian to pronounce the sentence of degradation and excommunication. He forwarded a full report of the council to Pope Leo I, who in turn gave his approval to Flavian's decision (21 May, 449) and the following month (13 June) sent him his famous "Dogmatic Letter". Eutyches' complaint that justice had been violated in the council and that the Acts had been tampered with resulted in an imperial order for the revision of Acts, executed (8 and 27 April, 449). No materior could be established, and Flavian was justified.

The long-standing rivalry between Alexandria and Constantinoble now became a strong factor in the dissensions. It had been none the less keen since the See of Constantinoble had been officially declared next in dignity to Rome, and Dioscurus, Bishop of Alexandria, was quite ready to join forces with Eutyches against Flavian. Even before the revision of the Acts of Flavian's council, Chrysaphius had persuaded the emperor of the necessity for an oecumenical council to adjust matters, and the decree went forth that one should convene at Ephesus under the presidency of Dioscurus, who also controlled the attendance of bishops, Flavian and six bishops who had assisted at the previous synod were allowed no voice, being, as it were, on trial. (For a full account of the proceedings see ROBBER COUNCIL OF EPHESUS). Eutyches was absolved of heresy, and despite the protest of the papal legate Hilary (later pope), who by his Contradicitur annulled the decisions of the council, Flavian was condemned and deposed. In the violent scenes which ensued he was so ill-used that three days later he died in his place of exile. Anatolius, a partisan of Dioscurus, was appointed to succeed him.

St. Flavian was repeatedly vindicated by Pope Leo, whose epistle of commendation failed to reach him before his death. The pope also wrote in his favour to Theodosius, Pulcheria, and the clergy of Constantinople, besides convening a council at Rome, wherein he designated the Council of Ephesus Ephecinum non judicium sed latrocinium. At the council of Chalcedon (451) the Acts of the Robber Council were annulled and Flavian eulogized as a martyr for the Faith. Pope Hilary had Flavian's death represented pictorially in a Roman church erected by him. On Pulcheria's accession to power, after the death of Theodosius, she brought the remains of her friend to Constantinople where they were received in triumph and interred with those of his predecessors in the see. In the Greek Menology and the Roman Martyrology his feast is entered 18 February, the anniversary of the translation of his body. Relics of St. Flavian are honoured in Italy.

St. Flavian's appeal to Pope Leo against the Robber Council has been published by Amelli in his work "S. Leone Magno e l'Oriente" (Monte Cassino, 1890), also by Lacey (Cambridge, 1903). Two other (Greek and Latin) letters to Leo are preserved in Migne, P.L. (LIV, 723-32, 743-51), and one to Emperor Theodosius also in Migne, P.G. (LXV, 889-92).

Rudge, F.M. "St. Flavian." The Catholic Encyclopedia. Vol. 6. New York: Robert Appleton Company, 1909. 18 Feb. 2017 <http://www.newadvent.org/cathen/06098c.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Joseph P. Thomas.

Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. September 1, 1909. Remy Lafort, Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.

Copyright © 2026 by New Advent LLC. Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/06098c.htm

San Flaviano di Costantinopoli

Saint Flavien appréhendé par les soldats.


February 17

St. Flavian, Archbishop of Constantinople, Martyr

From the councils, and Historians Cedrenus, Evagrius, Theophanes, &c. See Baronius, Henschenius, t. 3. Feb. p. 71. Fleury, l. 27, 28. Quesnel, in his edition of the works of St. Leo, t. 2. diss. 1. and F. Cacciari, t. 3. Exercit. in opera St. Leonis, Romæ, an. 1755. Dissert. 4 de Eutychiana Hær. l. 1. c. 2. p. 322. c. 8. p. 383. c. 9. p. 393. c. 11. p. 432.


ST. FLAVIAN was a priest of distinguished merit, and treasurer of the church of Constantinople, when he succeeded St. Proclus in the archiepiscopal dignity in 447. The eunuch Chrysaphius, chamberlain to the emperor Theodosius the Younger, and a particular favourite, suggested to his master, a weak prince, to require of him a present, out of gratitude to the emperor for his promotion. The holy bishop sent him some blessed bread, according to the custom of the church at that time, as a benediction and symbol of communion. Chrysaphius let him know that it was a present of a very different kind that was expected from him. St. Flavian, an enemy to simony, answered resolutely that the revenues, and treasure of the church were designed for other uses, namely, the honour of God and the relief of his poor. The eunuch, highly provoked at the bishop’s refusal, from that moment resolved to contrive his ruin. Wherefore, with a view to his expulsion, he persuaded the emperor, by the means of his wife Eudoxia, to order the bishop to make Pulcheria, sister to Theodosius, a deaconess of his church. The saint’s refusal was a second offence in the eyes of the sycophants of the court. The next year Chrysaphius was still more grievously offended with our saint for his condemning the errors of his kinsman Eutyches, abbot of a monastery of three hundred monks, near the city, who had acquired a reputation for virtue, but in effect was no better than an ignorant, proud, and obstinate man. His intemperate zeal against Nestorius, for asserting two distinct persons in Christ, threw him into the opposite error, that of denying two distinct natures after the incarnation.

In a council, held by St. Flavian, in 448, Eutyches was accused of this error by Eusebius of Dorylæum, his former friend, and it was there condemned as heretical, and the author was cited to appear to give an account of his faith. On the day appointed in the last summons he appeared before the council, but attended by two of the principal officers of the court, and a troop of the imperial guards. Being admitted and interrogated on the point in question, that is, his faith concerning the incarnation; he declared that he acknowledged indeed two natures before the union, but after it only one. To all reasonings and authority produced against his tenet, his reply was, that he did not come thither to dispute, but to satisfy the assembly what his faith was. The council, upon this, anathematized and deposed him, and St. Flavian pronounced the sentence, which was subscribed.by thirty-two bishops and twenty-three abbots, of which last, eighteen were priests. Eutyches said privately to his guards, that he appealed to the bishops of Rome, Egypt, and Jerusalem; and in a letter he wrote to St. Leo to complain of his usage in the council, he endeavoured to impose on the pope. But his Holiness being informed of the state of the affair by St. Flavian, wrote to him an ample declaration of the orthodox faith upon the point, which was afterwards read, and inserted in the acts of the council of Chalcedon, in which the errors of Eutyches were solemnly condemned. Chrysaphius, however, had interest enough with the weak emperor to obtain an order for a re-examination of the cause between St. Flavian and Eutyches in another council. This met in April, 449, consisting of about thirty bishops, one third whereof had assisted at the late council. St. Flavian being looked on as a party, Thalassius, bishop of Cæsarea, presided in his room. After the strictest scrutiny into every particular, the impiety of Eutyches, and the justice of our saint’s proceedings, clearly appeared. St. Flavian presented to the emperor a profession of his faith, wherein he condemned the errors of both Eutyches and Nestorius, his adversaries pretending that he favoured the latter

Chrysaphius, though baffled in his attempts, was still bent on the ruin of the holy bishop, and employed all his craft and power to save Eutyches and destroy Flavian. With this view he wrote to Dioscorus, a man of a violent temper, who had succeeded St. Cyril in the patriarchal see of Alexandria, promising him his friendship and favour in all his designs, if he would undertake the defence of the deposed abbot against Flavian and Eusebius. Dioscorus came into his measures; and, by their joint interest with the empress Eudoxia, glad of an opportunity to mortify Pulcheria, who had a high esteem for our saint, they prevailed with the emperor to order a council to be called at Ephesus, to determine the dispute. Dioscorus was invited by the emperor to come and preside in it, accompanied with ten metropolitans and other bishops, together with the archimandrite, or abbot Barsumas, a man strongly attached to Eutyches and Dioscorus. The like directions were sent to the other patriarchs. St. Leo, who was invited, though late, sent as legates to act in his name, Julius, bishop of Puteoli, Renatus, a priest, who died on the road, Hilarius, a deacon, and Dulcitius, a notary. He sent by them a learned letter to St. Flavian, in which he taxes the ignorance of Eutyches in the holy scriptures, and explains the Catholic doctrine against that heresiarch, which he also did by other letters.

The false council of Ephesus, for the violences therein used commonly called the Latrocinale, was opened on the 8th of August, in 449, and consisted of one hundred and thirty bishops, or their deputies, from Egypt and the East. Eutyches was there, and two officers from the emperor with a great number of soldiers. Everything was carried on, by violence and open faction, in favour of Eutyches, by those officers and bishops who had espoused his party and formed a cabal. The pope’s legates were never suffered to read his letters to the council. The final result of the proceedings was, to pronounce sentence of deposition against St. Flavian and Eusebius. The pope’s legates protested against the sentence. Hilarius, the deacon, cried out aloud, “contradicitur,” opposition is made; which Latin word was inserted in the Greek acts of the synod. And Dioscorus no sooner began to read the sentence, but he was interrupted by several of the bishops, who, prostrating themselves before him, besought him in the most submissive terms, to proceed no further in so unwarrantable an affair. Upon this he starts up, and calls aloud for the imperial commissioners, Elpidius and Eulogius, who, without more ado, ordered the church doors to be set open; upon which Proclus, the proconsul of Asia, entered, surrounded with a band of soldiers, and followed by a confused multitude with chains, clubs, and swords. This struck such a terror into the whole assembly, that when the bishops were required by Dioscorus and his creatures to subscribe, few or none had the courage to withstand his threats, the pope’s legates excepted, who protested aloud against these violent proceedings; one of whom was imprisoned; the other, Hilarius, got off with much difficulty, and came safe to Rome. St. Flavian, on hearing the sentence read by Dioscorus, appealed from him to the holy see, and delivered his acts of appeal in writing to the pope’s legates, then present. This so provoked Dioscorus, 1 that, together with Barsumas and others of their party, 2 after throwing the holy bishop on the ground, they so kicked and bruised him, that he died within a few days, in 449, not at Ephesus, as some have said by mistake, but in his exile at Epipus, two days’ journey from that city, situated near Sardes, in Lydia, as Marcellinus testifies in his chronicle.

The council being over, Dioscorus, with two of his Egyptian bishops had the insolence to excommunicate St. Leo. But violence and injustice did not triumph long; for the emperor’s eyes being opened on his sister Pulcheria’s return to court, whom the ambition of Chrysaphius had found means to remove in the beginning of these disturbances, the enuch was disgraced, and soon after put to death; and the empress Eudoxia obliged to retire to Jerusalem. The next year the emperor died, as Cedrenus says, penitent; and Pulcheria, ascending the throne in 450, ordered Saint Flavian’s body to be brought with great honour to Constantinople, and there magnificently interred, among his predecessors, in that see. St. Leo had, upon the first news of these proceedings, written to him to comfort him, as also to Theodosius, Pulcheria, and the clergy of Constantinople in his defence. The general council of Chalcedon declared him a saint and martyr, and paid great honours to his memory, in 451. The same council honourably restored Eusebius of Dorylæum to his see. Pope Hilarius, who had been St. Leo’s legate at Ephesus, had so great a veneration for the saint, that he caused his martyrdom to be represented in Mosaic work, in the church which he built in honour of the holy Cross. The wicked Dioscorus was condemned by the council of Chalcedon, in 451, and died obstinate and impenitent, in the Eutychian heresy, and his other crimes, in his banishment at Gangres, in 454.

It was the glory of St. Flavian to die a martyr of the mystery of the incarnation of the Son of God. This is the fundamental article of the Christian religion, and, above all other mysteries, challenges our most profound homage and constant devotion. In it hath God displayed, in the most incomprehensible manner, the astonishing immensity of his power, mercy, wisdom, and love, the contemplation of which will be the sweet occupation of angels and saints to all eternity. The servants of God on earth find their greatest delight in meditating on this great mystery, and in profound adoration and transports of love, honouring, praising, and glorifying their divine Saviour, and studying to put on his spirit by the constant union in mind and heart, or of their thoughts and affections, with him. Is it possible that we who believe in this God, who annihilated himself, and died for us most miserable and ungrateful sinners, should not die of love for him? At least, how is it possible we should not always have him present to our minds, and prostrate ourselves at his feet a thousand times a-day to return him our most humble thanks, and to pay him the homage of our adoration, love, and praise? The more he is insulted in this mystery of goodness itself, by the blasphemies of unbelievers and heretics, the greater ought to be our zeal and fervour in honouring it. But as the incarnation is the mystery of the unfathomed humility of a God to heal the wound of our pride, it is only by humility, and the annihilation of creatures in our hearts, that we can be disposed to contemplate or honour it with fruit. The dreadful fall and impenitence of Eutyches, after he had renounced the world with a view to give himself to God, were owing to the fatal sin of a secret pride.

Note 1. Evag. l. xi. c. 11. [back]

Note 2. Conc. Chalced. act. 4. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73). Volume I: January. The Lives of the Saints. 1866.

SOURCE : https://www.bartleby.com/lit-hub/lives-of-the-saints/volume-ii-february/st-flavian-archbishop-of-constantinople-martyr

San Flaviano di Costantinopoli

Martyrdom of Saint Flavian. This picture depicts the martyrdom of Flavian, Archbishop of Constantinople, by Dioscorus and Barsumas during the Synod of Ephesus I. Little Pictorial Lives of the Saints, 1894


Pictorial Lives of the Saints – Saint Flavian, Bishop, Martyr

Flavian was elected Patriarch of Constantinople in 447. His short episcopate of two years was a time of conflict and persecution from the first. Chrysaphius, the emperor’s favorite, tried to extort a large sum of money from him on occasion of his consecration. His fidelity in refusing this simoniacal betrayal of his trust brought on him the enmity of the most powerful man in the empire. A graver trouble soon arose. In 448 Flavian had to condemn the rising heresy of the monk Eutyches, who obstinately denied that Our Lord was in two perfect natures after His Incarnation. Eutyches drew to his cause all the bad elements which so early gathered about the Byzantine court. His intrigues were long baffled by the vigilance of Flavian; but at last he obtained from the emperor the assembly of a counsel at Ephesus, in August, 449, presided over by his friend Dioscorus, Patriarch of Alexandria. In this “robber council,” as it is called, Eutyches entered, surrounded by soldiers. The Roman legates could not even read the Pope’s letters; and at the first sign of resistance to the condemnation of Flavian, fresh troops entered with drawn swords, and, in spite of the protests of the legates, terrified most of the bishops into acquiescence.

The fury of Dioscorus reached its height when Flavian appealed to the Holy See. Then it was that he so forgot his apostolic office as to lay violent hands on his adversary. Saint Flavian was set upon by Dioscorus and others, thrown down, beaten, kicked, and finally carried into banishment. Let us contrast their ends. Flavian clung to the teaching of the Roman Pontiff, and sealed his faith with his blood. Dioscorus excommunicated the Vicar of Christ, and died obstinate and impenitent in the heresy of Eutyches.

Reflection – By his unswerving loyalty to the Vicar of Christ, Flavian held fast to_the truth and gained the martyr’s crown. Let us learn from him to turn instinctively to that one True Guide in all matters concerning our salvation.

SOURCE : https://catholicsaints.info/pictorial-lives-of-the-saints-saint-flavian-bishop-martyr/

Saint of the Day – 18 February – St Flavian of Constantinople (Died 449) Martyr

Saint of the Day – 18 February – St Flavian (Died 449) Archbishop of Constantinople, Martyr, Confessor, Defender of the Christ’s two natures, both divine and human.

St Flavian endured condemnation and severe beatings during a fifth-century dispute about the humanity and divinity of Jesus Christ.   Though he died from his injuries, his stand against heresy was later vindicated at the Church’s fourth ecumenical council in 451.

St Flavian is closely associated with St Pope Leo the Great (400-461), who also upheld the truth about Christ’s divine and human natures during the controversy.   The Pope’s best-known contribution to the fourth council – a letter known as the “Tome of Leo” – was originally addressed to St Flavian, though it did not reach him during his lifetime.

Flavian’s date of birth is unknown, as are most of his biographical details.   He was highly-regarded as a priest during the reign of the Eastern Roman Emperor Theodosius II (which lasted from 408 to 450) and he became Archbishop of Constantinople following the death of Saint Proclus in approximately 447.

Early in his reign, Flavian angered a state official named Chrysaphius by refusing to offer a bribe to the emperor.   The ruler’s wife Eudocia joined the resulting conspiracy which Chrysaphius hatched against Flavian, a plot that would come to fruition in an illegitimate Church council and the patriarch’s death.

As head of the Church in Constantinople, Flavian had inherited a theological controversy about the relationship between deity and humanity in the person of Jesus Christ.   In an occurrence that was not uncommon for the time, the doctrinal issue became entangled with personal and political rivalries.   Flavian’s stand for orthodoxy gave his high-ranking court opponents a chance to act against him by encouraging the proponents of doctrinal error and manipulating the emperor in their favour.

The theological issue had arisen after the Council of Ephesus, which in 431 had confirmed the personal unity of Christ and condemned the error (known as Nestorianism) that said He was a composite being made up of a divine person and a human person.   But questions persisted:  Were Jesus’ eternal divinity and His assumed humanity, two distinct and complete natures fully united in one person?   Or did the person of Christ have only one hybrid nature, made up in some manner of both humanity and divinity?

The Church would eventually confirm that the Lord’s incarnation involved both a divine and a human nature, at all times.   When God took on a human nature at the incarnation, in the words of St Leo the Great, “the proper character of both natures was maintained and came together in a single person,” and “each nature kept its proper character without loss.”

During Flavian’s reign, however, the doctrine of Christ’s two natures had not been fully and explicitly defined.   Thus, controversy came up regarding the doctrine of a monk named Eutyches, who insisted that Christ had only “one nature.”   Flavian understood the “monophysite” doctrine as contrary to faith in Christ’s full humanity and he condemned it at a local council in November of 448.   He excommunicated Eutyches and sent his decision to Pope Leo, who gave his approval in May 449.

Chrysaphius, who knew Eutyches personally, proceeded to use the monk as his instrument against the patriarch who had angered him.   He convinced the emperor that a Church council should be convened to consider Eutyches’ doctrine again.   The resulting council, held in August 449 and led by Dioscorus of Alexandria, was completely illegitimate and later formally condemned.   But it pronounced against Flavian and declared him deposed from the patriarchate.

During this same illicit gathering, known to history as the “Robber Council,” a mob of monks beat St Flavian so aggressively that he died from his injuries three days later.   Chrysaphius seemed, for the moment, to have triumphed over the Archbishop.

But the state official’s ambitions soon collapsed.   Chrysaphius fell out of favour with Theodosius II shortly before the emperor’s death in July 450 and he was executed early in the reign of his successor Marcian.

St Flavian, meanwhile, was Canonised by the Fourth Ecumenical Council in 451.   Its participants gave strong acclamation to the “Tome of Leo” – in which the Pope confirmed St Flavian’s condemnation of Eutyches and affirmed the truth about Christ’s two natures, both divine and human.

We bless you, holy St Flavian, pray for us, Amen!

Author: AnaStpaul

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SOURCE : https://anastpaul.com/2019/02/18/saint-of-the-day-18-february-st-flavian-of-constantinople-died-449-martyr/

San Flaviano di Costantinopoli

Патриарх Флавиан, византийская икона

Patriarche Flavien, icône byzantine


Memory of Saint Flavian, Patriarch of Constantinople

The Orthodox Church commemorates today Saint Martyr Pamphilus and Saint Flavian, Patriarch of Constantinople.

Saint Flavian lived during the 5th century AD. and initially served the Church as a presbyter and skeuophylax (meaning “keeper of the vessels”) of the Hagia Sophia. In 447 AD he succeeded to the patriarchal throne Saint Proclus and distinguished himself with his morals, virtue and devotion to the Orthodox Faith.

Just a year after his enthronement, he convened a local council in Constantinople and condemned monophysitist Archimandrite Eftychis, who preached that Christ had only one nature, the divine one because the human nature was completely absorbed by the divine.

Saint Flavian paid dearly for his steadfastness in the Orthodox faith as he was humiliated and suffered torture during the so-called Robber Council of 449 AD, also known as Latrocinium, when Archimandrite Eftychis, who was backed by Dioscurus of Alexandria, provoked an insurgence.

The saint died three days after the end of the synod and he became a martyr after having remained steadfast in the Orthodox faith.

Source: Church of Cyprus

SOURCE : https://orthodoxtimes.com/memory-of-saint-flavian-patriarch-of-constantinople/

Saint Flavian the Confessor, Patriarch of Constantinople

Commemorated on February 18

Troparion & Kontakion

Saint Flavian the Confessor, Patriarch of Constantinople, occupied the patriarchal throne of Constantinople under the holy Emperor Theodosius the Younger (408-450) and his sister the holy Empress Pulcheria (September 10).

At first he was a presbyter and caretaker of church-vessels in the cathedral. He became Patriarch after the death of holy Patriarch Proclus (November 20). During this time, various disturbances and heresies threatened church unity.

In the year 448, Saint Flavian convened a local Council at Constantinople to examine the heresy of Eutyches, which admitted only one nature (the divine) in the Lord Jesus Christ. Persisting in his error, the heretic Eutyches was excommunicated from the Church and deprived of dignity, but Eutyches had a powerful patron in the person of Chrysathios, a eunuch close to the emperor.

Through intrigue Chrysathios brought Bishop Dioscorus of Alexandria over to the side of Eutyches, and obtained permission from the emperor to convene a church council at Ephesus, afterwards known as the “Robber Council.”

Dioscorus presided at this council, gaining the acquittal of Eutyches and the condemnation of Patriarch Flavian by threats and force. Saint Flavian was fiercely beaten up during the sessions of this council by impudent monks led by a certain Barsumas.

Even the impious president of the Robber Council, the heretic Dioscorus, took part in these beatings. After this heavy chains were put upon Saint Flavian, and he was sentenced to banishment at Ephesus. The Lord, however, ended his further suffering, by sending him his death (+ August 449). The holy Empress Pulcheria withdrew from the imperial court. Soon the intrigues of Chrysathios were revealed. The emperor dismissed him, and restored his sister Saint Pulcheria. Through her efforts, the relics of holy Patriarch Flavian were reverently transferred from Ephesus to Constantinople.

SOURCE : https://www.oca.org/saints/lives/2011/02/18/100556-saint-flavian-the-confessor-patriarch-of-constantinople

San Flaviano di Costantinopoli

La statua del 600 raffigurante San Flaviano di Coatntinopoli conservata nel duomo di Giulianova, prima del restauro. La statua di san Flaviano benedicente nel Duomo di Giulianova. Il Patriarca è raffigurato nei paramenti della liturgia latina. L'immagine mostra l'opera prima del restauro, senza ferula e palma del martirio. Ai piedi del Santo, l'urna rinascimentale che conserva le sue spoglie


San Flaviano Patriarca di Costantinopoli

Festa: 17 febbraio

m. Lidia (Asia Minore), 449/450

Fu ordinato sacerdote a Costantinopoli, città della quale, nel 446, diventò poi il patriarca. Due anni dopo, si trovò in mezzo a un'aspra lotta dottrinale. Nel 431 il Concilio di Efeso aveva chiuso la controversia provocata da Nestorio con la dottrina sulle due «nature divise» in Gesù Cristo: quella divina e quella umana. A poco più di 15 anni di distanza un altro conflitto si accese per opera dell'anziano monaco Eutiche, superiore di un monastero presso Costantinopoli, che all'opposto attribuì a Gesù Cristo una sola natura: era il monofisismo. Per Flaviano opporsi a Eutiche poteva essere pericoloso. Il monaco, infatti fu appoggiato da diversi vescovi autorevoli, oltre che dall'imperatore Teodosio II. La condanna di Flaviano, però, arrivò senza esitazione. L'imperatore Teodosio volle allora un nuovo Concilio, che si riunì ancora a Efeso nel 449. Vi intervennero, però, soltanto i sostenitori di Eutiche: Flaviano venne destituito ed esiliato in Lidia, dove morì poche settimane dopo. Venne riabilitato l'anno successivo e fu venerato come martire. (Avvenire)

Etimologia: Flaviano = dai capelli biondi, dal latino

Martirologio Romano: Commemorazione di san Flaviano, vescovo di Costantinopoli, che, per aver difeso ad Efeso la fede cattolica, fu percosso a pugni e calci dai seguaci dell’empio Dióscoro e, condannato all’esilio, finì poco dopo la sua vita.

Lo conosciamo soprattutto per le sue disgrazie, ignorando data e luogo della sua nascita. Ma sappiamo che è stato ordinato sacerdote a Costantinopoli; e che nell’anno 446 ne è diventato il patriarca, cioè il capo della più importante sede episcopale dell’Impero romano d’Oriente. Due anni dopo, eccolo nella bufera, per uno dei più rudi conflitti dottrinali che all’epoca dividono tra loro vescovi, preti, monaci e fedeli.

Non molto tempo prima, nel 431, il Concilio di Efeso aveva chiuso la controversia provocata da Nestorio (allora patriarca di Costantinopoli) con la sua dottrina sulle due “nature divise” in Gesù Cristo: quella divina e quella umana. E ora un altro conflitto si accende per opera dell’anziano monaco Eutiche, superiore di un monastero presso Costantinopoli. Il quale sbanda nell’altro senso, perché attribuisce a Gesù Cristo una sola natura. Questa è la dottrina del “monofisismo”, che va contro il concilio di Efeso e divide un’altra volta le comunità cristiane d’Oriente. Per il patriarca Flaviano la situazione è piena di rischi. Non può e non deve tollerare la spaccatura; ma opporsi a Eutiche può essere pericoloso, perché vescovi autorevoli sono dalla sua parte; perché l’imperatore Teodosio II lo sostiene; e perché un personaggio potentissimo a corte, l’eunuco Crisafio, è suo figlioccio. E questi due sarebbero ben lieti di immischiarsi nel conflitto. I pericoli sono grossi, ma Flaviano fa il suo dovere e condanna le dottrine di Eutiche, qualunque cosa possa poi accadere.

E accade di tutto. L’imperatore Teodosio convoca un nuovo Concilio, che si riunisce ancora a Efeso nel 449, in agosto. Ma lì parlano soltanto i sostenitori di Eutiche. Giungono da Roma i delegati del papa Leone I, e si impedisce loro di leggere il suo messaggio in difesa della dottrina e del patriarca Flaviano. Il quale viene poi destituito da patriarca, e infine aggredito pure fisicamente, prima di essere avviato all’esilio in Lidia, lontano da Costantinopoli, ma sotto controllo. Ci rimane poco, però: dopo qualche settimana è già morto. Nel 450 c’è un cambiamento sul trono di Costantinopoli: morto Teodosio II, sua sorella Pulcheria si sposa e fa proclamare imperatore il senatore Marciano, e subito ordina di riportare nella capitale il corpo di Flaviano, che trova poi sepoltura nella chiesa dei Santi Apostoli. Nel 451 si riunisce un nuovo Concilio sempre in terra imperiale, a Calcedonia. Qui i legati pontifici leggono infine il messaggio di papa Leone I, che era stato “censurato” a Efeso. E i padri conciliari lo applaudono dicendo: «Pietro ha parlato per bocca di Leone». E per voce di tutto il Concilio, infine, si cancellano le accuse lanciate a Efeso contro Flaviano, che viene onorato come santo e martire.

Autore: Domenico Agasso

SOURE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/41550

San Flaviano di Costantinopoli

Duomo di San Llaviano Giulianova

San Flaviano di Costantinopoli

Duomo di San Llaviano Giulianova


FLAVIANO di Costantinopoli, Santo

di Mario Niccoli

Enciclopedia Italiana (1932)

Prete del patriarca di Costantinopoli, Proclo, morto questo, gli successe nel patriarcato (luglio 446) e subito si pose in urto con Crisafio, eunuco di Teodosio II. Nel novembre 448, su denuncia del vescovo Eusebio di Dorileo (v.), F. riunì a Costantinopoli un sinodo per giudicare la dottrina di Eutiche (v.). Questi fu deposto ma, spalleggiato dalla corte di Costantinopoli, fece ricorso a Leone Magno. Questi scrisse a F. dimostrandosi sorpreso della condanna di Eutiche e soprattutto di essere stato tenuto all'oscuro della faccenda. Mentre Teodosio II, sollecitato da Crisafio, convoca un concilio ad Efeso, Leone, messo al corrente dalle gesta del concilio di Costantinopoli nel frattempo pervenutegli, scrive (giugno 449) il famoso Tomo a Flaviano (in Patrol. Lat., LIV, col. 738) in cui approva la condanna di Eutiche e formula quella dottrina della duplice natura in Cristo che sarà consacrata dal concilio di Calcedonia (v.). L'8 agosto 449 si aprì il concilio convocato da Teodosio. Presieduto da Dioscoro (v.) il concilio (v. efeso: Il brigantaggio di Efeso, XIII, pp. 514-15), depose Eusebio di Dorileo e F. che fu esiliato e morì poco dopo, forse per le percosse ricevute, a Hypaepa in Lidia. La chiesa commemora F. il 18 febbraio.

Di F. oltre al Libellus appellationis spedito da F. a papa Leone immediatamente dopo la condanna di Eleso (vedine l'edizione negli scritti citati in bibl. di Grisar, Mommsen e Amelli) ci sono giunte altre due lettere a Leone Magno (Patrol. Lat., LIV, coll. 723-32 e 743-51) e una a Teodosio (Patrol. Graeca, LXV, coll. 889-92).

Bibl.: Oltre quella sotto calcedonia; duoscuro; eutiche; efeso; v.: Acta Sanct., Febbraio, III, Anversa 1658, pp. 71-79; J. Hefele e H. Leclerq, Hist. des conciles, ii, i, Parigi 1908, p. 517 segg.; H. Grisar, in Zeit. d. kath. Theolog., VII (1883), p. 191-196; Th. Mommsen, in Neues Archiv, XI (1886), pp. 362-364; A. Amelli, S. Leone Magno e l'Oriente, Montecassino 1920.

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SOURCE : https://www.treccani.it/enciclopedia/flaviano-di-costantinopoli-santo_(Enciclopedia-Italiana)/

Saint Flavien, Patriarche de Constantinople http://orthodoxievco.net/ecrits/vies/synaxair/fevrier/flavien.pdf