vendredi 1 juin 2012

Saint PAMPHILE de CÉSARÉE, prêtre et martyr


SAINT PAMPHILE

Prêtre et Martyr

(308)

Pamphile était né à Béryte, en Phénicie, de l'une des premières familles de la province. Devenu prêtre de l'Église de Césarée, après de brillantes et profondes études aux écoles d'Alexandrie, il fut l'un des beaux modèles de l'alliance de la philosophie avec le dogme chrétien. Nul ne sut mieux unir l'amour de la science à ces vertus évangéliques qui font le caractère des vrais disciples de Jésus-Christ.

Pamphile s'était formé une immense bibliothèque composée des meilleurs auteurs, surtout ecclésiastiques; il n'avait pour but de ses études que la défense de la foi. On doit à cet homme illustre la correction de la version de la Sainte Écriture dite des Septante; c'est de sa bibliothèque précieuse que l'historien Eusèbe, son disciple, tira tous les documents dont il se servit pour écrire son histoire des premiers siècles.

A tous ses travaux intellectuels, Pamphile ajoutait les exercices de la piété et de la pénitence. Son seul bien, c'étaient ses livres; il avait distribué aux pauvres tout son riche patrimoine et vivait dans la solitude, se reposant du poids du jour par les prières de la nuit.

Le pieux savant était préparé aux saints combats du Christ. Arrêté comme l'un des principaux docteurs chrétiens, au temps de la persécution de l'empereur Maximin Daïa, il comparut devant le gouverneur. Les promesses et les séductions n'ayant aucun succès, il fallut en venir aux menaces et aux tortures. Pamphile fut inébranlable. On lui déchire les côtes avec des ongles de fer; il est flagelle si affreusement, qu'on est obligé de le transporter, épuisé de sang et demi-mort, dans sa prison. Le gouverneur attendait que les plaies du martyr fussent fermées pour renouveler le supplice, quand il devint lui-même victime de la férocité de l'empereur, qui le condamna à mort: juste châtiment de ses crimes et de ses débauches, qui l'avaient rendu odieux à tous.

Sous le nouveau gouverneur, Pamphile demeura quelques temps oublié dans sa prison, et il en profita pour écrire de savants ouvrages. Il y avait deux ans qu'il souffrait pour la foi, quand il fut condamné avec plusieurs autres chrétiens. L'exécution eut lieu sur le soir, et le corps resta toute la nuit exposé à l'endroit même du supplice. Mais aucun animal ne s'étant approché pendant la nuit pour le dévorer, les fidèles purent lui donner une sépulture honorable. C'est en l'an 308 que le philosophe chrétien, émule de saint Justin, de saint Lucien et de tant d'autres, consomma son martyre.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/saint_pamphile.html


Saint Pamphile

Pamphile est né au Liban dans la ville de Beyrouth vers l'an 250 de notre ère. A cette époque Beyrouth était la seule ville après Rome à posséder une célèbre école publique de droit, c'est à dire une école financée par l'administration romaine pour former les hauts fonctionnaires de l'Empire. Elle était aussi un centre culturel important. Les parents de Pamphile comme tous les parents Libanais d'aujourd'hui, donnèrent à leur fils une éducation soignée d'autant plus qu'il avait un fort attrait pour la recherche de la vérité et des dispositions exceptionnelles pour les sciences et les lettres. Il apprit rapidement toutes les règles de la rhétorique et approfondit tous les systèmes philosophiques de son temps. L'historien Eusèbe dit de lui qu'il était un "homme très éloquent". Très jeune il devint un magistrat important de la ville de Beyrouth mais il ne tarda pas à comprendre la vanité de la gloire de ce monde et décida de tout quitter pour suivre le Christ.

Sous le règne de l'empereur Dioclétien, comme à toutes les époques, les idées chrétiennes étaient mal vues du pouvoir politique. "Les premiers seront les derniers... Bienheureux les pauvres... Malheur à vous les riches.. etc." ne sont pas des idées pour plaire à ceux qui ont tous donné, jusqu'à leur âme, pour avoir, gloire, puissance et fortune.

Dans sa quête de la vérité, le jeune Pamphile parti en l'an 275 à Alexandrie où Piérius connu pour son éloquence et qui vivait dans une pauvreté volontaire, enseignait la théologie naissante du christianisme. Alexandrie était alors la capitale philosophique de l'Empire Romain où toutes les philosophies de l'antiquité faisaient école. Disciple de Piérius qui l'ordonna prêtre, Pamphile revint à Beyrouth où il distribua tous ses biens aux pauvres, ce qui excita la colère de ses parents, de ses anciens collègues et surtout du sous-préfet romain. Il partit alors s'installer à Césarée, un port florissant, ouvert sur le monde méditerranéen où le souvenir du passage du prisonnier Paul, était encore vivace.

En ce temps là, Césarée était le centre administratif oriental de l'empire romain. Très vite son savoir et son éloquence lui attirèrent beaucoup de disciples, Pamphile aimait surtout prêter ou même donner aux fidèles les livres dont ils pouvaient avoir besoin. On comprendra la grandeur de ce sacrifice à cette époque, où, l'imprimerie n'existant pas encore, les livres étaient des objets rares et de grande valeur. Non content de fournir des manuscrits, il se dépouillait encore de tout ce qu'il pouvait, afin de venir en aide aux pauvres. C'est grâce à Pamphile que les oeuvres d'Origène purent parvenir à Saint Jérome. Pamphile approfondit tous les traités d'Origène sur les Saintes Ecritures et en copia une grande partie de sa propre main, entre autres les vingt-cinq volumes de commentaires sur les douze petits prophètes que posséda plus tard saint Jérôme. Il fit exécuter de nombreuses copies de la Bible sur les Hexaples, afin d'en faire cadeau à tous ceux qui les demanderaient, et non seulement aux hommes, mais encore aux femmes en qui il voyait du goût pour la lecture. Aussi, dit saint Jérôme, dans toute la Palestine et l'Egypte, on lisait dans les églises les exemplaires de l'Ecriture Sainte commentée par Origène et publiés par Pamphile.

Non content de répandre l'usage de la lecture parmi ses contemporains, Pamphile voulut encore développer la riche bibliothèque créée par Origène à Césarée. Il y mit un soin délicat et y rassembla un grand nombre d'auteurs ecclésiastiques qu'il faisait rechercher dans le monde entier. Cette précieuse bibliothèque eut à souffrir durant la persécution de Dioclétien, qui avait donné l'ordre de brûler impitoyablement tous les livres de prières et de lectures des chrétiens. Néanmoins, elle put être en partie soustraite aux recherches des émissaires impériaux, puisque saint Jérôme l'avait visitée. On y voyait, entre autres, l'Evangile de saint Matthieu en hébreu et d'autres manuscrits très rares.

A côté de sa bibliothèque, Pamphile fonda encore une école pour les fidèles qui désiraient s'instruire, ainsi qu'une sorte d'Académie, ouverte aux chrétiens instruits et soucieux de parfaire leurs connaissances. Tous ces savants habitaient la même maison et consacraient leur temps à la prière et à l'étude des sciences divines. C'est ainsi que la ville de Césarée au IIIe siècle était devenue un centre des plus importants de culture chrétienne. Plusieurs de ces hommes illustres confessèrent généreusement leur foi à l'exemple de leur maître et moururent martyrs.

Telle était néanmoins la modestie de Pamphile que, malgré sa science, son éloquence, les livres et les amis fidèles dont il était entouré, il refusa toujours de composer et de signer un ouvrage. La célébrité ne le tentait pas. Il se contentait d'écrire quelques lettres.

Une vie si belle méritait de se terminer avec la couronne du martyre. La persécution de Maximin faisait alors de nombreuses victimes, en Palestine surtout. Le gouverneur de cette province, nommé Urbain, appliquait les décrets impériaux dans toute leur rigueur.

Pamphile fut arrêté en novembre 307, et jeté en prison.

Urbain tenta de l'éprouver d'abord dans les connaissances littéraires et les sciences .philosophiques; puis, il en vient à le contraindre à sacrifier aux idoles. Ce gouverneur cruel, voyant que Pamphile refuse et qu'il ne tient pas du tout compte des menaces, exaspéré au plus haut point, donne l'ordre de le faire souffrir par des tortures plus cruelles. On lui inflige des coups terribles au moyen des ongles de fer appliqués aux flancs avec une persévérance féroce, en vain. Cependant, Urbain, malgré son zèle contre les chrétiens, était tombé en disgrâce auprès de l'empereur Maximin qui le priva de ses dignités et le chassa honteusement du palais.

Firmilien, le successeur d'Urbain comme gouverneur de Césarée, voyant la ville presque entièrement peuplée de chrétiens, ne voulut pas se les aliéner dès le début de ses fonctions par une obéissance aveugle aux ordres impériaux. Il préféra attendre et Pamphile fut presque oublié dans sa prison et ses amis eurent la faculté durant deux ans de venir le visiter comme bon leur semblait. On dit qu'aidé d'Eusèbe, qui partageait sa cap¬tivité, il employa ses loisirs à composer cinq livres de l'Apo¬logie d'Origène. Mais Firmilien attendait une occasion propice pour terroriser les chrétiens de Césarée. L'occasion lui fit donnée quand cinq fonctionnaires de l'empire se convertir publiquement au christianisme. Firmilien fit appelé Pamphile, le vieux Valens qui connaissait la parfaitement Bible et Paul un jeune chrétien plein de fougue. Firmilien commençà son interrogatoire avec Paul pensant qu'il pourrait le faire renier le Christ, mais Paul résista héroiquement même aux fers rouges. Ayant échoué avec le Paul, Firmilien savait qu'il n'avait aucune chanse de pouvoir contraindre Pamphile et Valens à renier le Christ alors il les codamna à mort et ils furent exécuter le soir même.

Le souvenir de Pamphile a totalement disparu du Proche-Orient, y compris de sa ville natale Beyrouth, mais en Occident, son souvenir n'a pas totalement disparu. Au Québec, il existe même une petite ville qui porte le nom de Saint Pamphile...

SOURCE : http://orient.chretien.free.fr/pamphile.htm

Saint Pamphile de Césarée

Martyr à Césarée de Palestine (✝ 309)

Martyr à Césarée de Palestine (fêté le 1er juin).

Un savant qui étudia à Alexandrie et enseigna à l'école fondée par Origène à Césarée. Il y réunit une extraordinaire bibliothèque pour l'époque, avec plusieurs milliers de livres où Eusèbe viendra puiser pour son "Histoire ecclésiastique". Arrêté, il fut oublié en prison pendant deux ans, ce qui lui permit d'écrire une "apologie" d'Origène. Eusèbe, qui raconte son martyre, avait une telle vénération pour lui qu'il accola le nom de Pamphile au sien.

Saint Pamphile et ses compagnons, Porphyre, Valens, Paul et Séleucus, martyrs en Palestine (fêtés le 16 février).

Originaire de Béryte, l'actuelle Beyrouth, Pamphile vient à Alexandrie pour étudier les Saintes Ecritures. Devenu prêtre à Césarée de Palestine, il y dirige l'école théologique locale, créée par Origène. Parmi ses élèves se trouve Eusèbe de Césarée, futur historien de l'Eglise. En 310, éclate la persécution de Maximin Daïa. Pamphile est arrête. On tente en vain de lui faire renier sa foi, en lui faisant subir divers sévices. Pendant deux ans, il demeure en prison. Eusèbe vient visiter son maître; ils parlent de théologie. A cette époque, la pensée de leur maître Origène commence à être suspectée d'hérésie. Pamphile et Eusèbe rédigent une défense de la théologie d'Origène, dans laquelle ils montrent qu'on a durci et déformé des hypothèses formulées comme hypothèses par le théologien alexandrin du siècle précédent. Cependant Pamphile refuse toujours de sacrifier aux idoles. Il finit par être supplicié avec plusieurs compagnons.


Saint Pamphile de Césarée

Écrivain ecclésiastique

Fête le 1er juin

Beyrouth, Liban, 240 – † Césarée de Palestine 309 ou 310

Groupe « Pamphile, Paul de Jamnia, Valens et Séleucus »

Autre graphie : Pamphilius

Originaire de Béryte, près de l’actuelle Beyrouth, il fut décapité à Césarée de Palestine avec Paul de Jamnia, Valens et Séleucus, pour avoir refusé d’apostasier ; d’autres chrétiens qui leur avaient exprimé leur sympathie furent également exécutés.

Natif de Berytos en Phénicie (anc. Colonia Julia Augusta Berytus, puis Antoniana, auj. ruines près de Beyrouth), il vint à Alexandrie pour y étudier les Saintes Écritures ; devenu prêtre à Césarée de Palestine, il y fonda une école de théologie, qui diffusa les œuvres et la pensée d’Origène (185-253). Parmi ses élèves se trouvait Eusèbe de Césarée, futur historien de l’Église (260-340). En 310 éclata la persécution de Maximin Daia. Pamphile fut arrêté et pendant deux ans il demeura en prison. On tenta en vain de lui faire renier sa foi, en lui faisant subir divers sévices. Cependant, Pamphile refusa toujours de sacrifier aux idoles. Il finit par être supplicié avec plusieurs compagnons.

Saint Pamphile est le patron des cordonniers. Saint Pamphile de Césarée est fêté en Occident le 1er juin et en Orient le 16 février.


St. Pamphilus of Cæsarea

Martyred 309. Eusebius's life of Pamphilus is lost, but from his "Martyrs of Palestine" we learn that Pamphilus belonged to a noble family of Beirut (in Phœnicia), where he received a good education, and that he quitted his native land after selling all his property and giving the proceeds to the poor. He attached himself to the "perfectmen". From Photius (cod. 118), who took his information from Pamphilus's "Apology for Origen", we learn that he went to Alexandria where his teacher was Pierius, then the head of the famous Catechetical School. He eventually settled in Cæsarea where he was ordained priest, collected his famous library, and established aschool for theological study (Eusebius, Church History VII.32.25). He devoted himself chiefly to producing accurate copies of the Holy Scripture. Testimonies to his zeal and care in this work are to be found in the colophons of Biblical manuscripts (for examples see EUSEBIUS OF CÆSAREA). St. Jerome (De Vir. Ill., lxxv) says thatPamphilus "transcribed the greater part of the works of Origen with his own hand", and that "these are still preserved in the library of Cæsarea." He himself was a possessor of "twenty-five volumes of commentaries ofOrigen", copied out by Pamphilus, which he looked upon as a most precious relic of the martyr. Eusebius (Church History VI.32) speaks of the catalogue of the library contained in his life of Pamphilus. A passage from the lostlife, quoted by St. Jerome (Adv. Rufin., I, ix), describes how Pamphilus supplied poor scholars wtih the necessaries of life, and, not merely lent, but gave them copies of the Scriptures, of which he kept a large supply. He likewise bestowed copies on women devoted to study. The great treasure of the library at Cæsarea was Origen's own copy of the Hexapla, probably the only complete copy ever made. It was consulted by St. Jerome("In Psalmos comm.", ed. Morin, pp. 5, 21; "In Epist. ad Tit."). The library was certainly in existence in the sixth century, but probably did not long survive the capture of Cæsarea by the Saracens in 638 (Swete, "Introd. to O.T. in Greek", 74-5).


The Diocletian persecution began in 303. In 306 a young man named Apphianus—a disciple of Pamphilus "while no one was aware; he even concealed it from us who were even in the same house" (Eusebius, "Martyrs of Palestine")—interrupted the governor in the act of offering sacrifice, and paid for his boldness with a terriblemartyrdom. His brother Ædesius, also a disciple of Pamphilus, suffered martyrdom about the same time atAlexandria under similar circumstances (ibid.). Pamphilus's turn came in November, 307. He was brought before the governor and, on refusing to sacrifice, was cruelly tortured, and then relegated to prison. In prison he continued copying and correcting manuscripts (see EUSEBIUS OF CÆSAREA). He also composed, in collaboration withEusebius, an "Apology for Origen" in five books (Eusebius afterwards added a sixth). Pamphilus and other members of his household, men "in the full vigour of mind and body", were without further torture sentenced to be beheaded in Feb., 309. While sentence was being given a youth named Porphyrius—"the slave of Pamphilus", "the beloved disciple of Pamphilus", who "had been instructed in literature and writing"—demanded the bodies of the confessors for burial. He was cruelly tortured and put to death, the news of his martyrdom being brought toPamphilus before his own execution.

Of the "Apology for Origen" only the first book is extant, and that in a Latin version made by Rufinus. It begins with describing the extravagant bitterness of the feeling against Origen. He was a man of deep humility, of great authority in the Church of his day, and honoured with the priesthood. He was above all things anxious to keep to the rule of faith that had come down from the Apostles. The soundness of his doctrine concerning the Trinity and the Incarnation is then vindicated by copious extracts from his writings. Then nine charges against his teaching are confronted with passages from his works. St. Jerome stated in his "De Viris illustribus" that there were two apologies—one by Pamphilus and another by Eusebius. He discovered his mistake when Rufinus's translation appeared in the height of the Origenistic controversy, and rushed to the conclusion that Eusebius was the sole author. He charged Rufinus, among other things, with palming off under the name of the martyr what was really the work of the heterodox Eusebius, and with suppressing unorthodox passages. As to the first accusation there is abundant evidence that the "Apology" was the joint work of Pamphilus and Eusebius. Against the second may be set the negative testimony of Photius who had read the original; "Photius, who was severe to excess towards the slightest semblance of Arianism, remarked no such taint in the Apology of Origen which he had read in Greek" (Ceillier). The Canons of the alleged Council of the Apostles at Antioch were ascribed by their compiler (late fourth century) to Pamphilus (Harnack, "Spread of Christianity", I, 86-101). The ascription to Pamphilus, by Gemmadius, of a treatise "Contra mathematicos" was a blunder due to a misunderstanding of Rufinus's preface to the "Apology". A Summary of the Acts of the Apostles among the writings associated with Euthalius bears in its inscription the name of Pamphilus (P.G., LXXXIX, 619 sqq.).

Sources

BARDENHEWER, Gesch. der altkirch. Lit., II, 242 sqq.; HARNACK, Altchrist. Lit., 543 sqq.; CEILLIER, Hist. des aut., III, 435 sqq.; TILLEMONT, Hist. ecclés., V, 418 sqq.; ROUTH, Relig. sac., III, 258 sqq.; RUFINUS's Translation of the Apology for Origen will be found in editions of the works of Origen.

Bacchus, Francis Joseph. "St. Pamphilus of Cæsarea." The Catholic Encyclopedia. Vol. 11. New York: Robert Appleton Company, 1911. 11 Apr. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/11436b.htm>.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/11436b.htm


St. Pamphilus, Priest and Martyr

From Eusebius, St. Jerom, &c. See Ceillier, t. 3, p. 435

A.D. 309.

LEARNING is truly valuable when sanctified by piety, and consecrated to the divine honour, to which St. Pamphilus devoted himself and all his labours. He was of a rich and honourable family, and a native of Berytus; in which city, at that time famous for its schools, he in his youth ran through the whole circle of the sciences, and was afterwards honoured with the first employments of the magistracy. After he began to know Christ, he could relish no other study but that of salvation, and renounced every thing else that he might apply himself wholly to the exercises of virtue, and the studies of the holy scriptures. This accomplished master in profane sciences, and this renowned magistrate, was not ashamed to become the humble scholar of Pierius, the successor of Origen in the great catechetical school of Alexandria. He afterwards made Cæsarea in Palestine his residence, where, at his private expense, he collected a great library, which he bestowed on the church of that city. St. Isidore of Seville reckons that it contained near thirty thousand volumes. Almost all the works of the ancients were found in it. The saint established there also a public school of sacred literature, and to his labours the church was indebted for a most correct edition of the holy Bible, which, with infinite care, he transcribed himself; many copies whereof he distributed gratis; for he was of all men the most communicative and beneficent, especially in encouraging sacred learning. 1 He set a great value on the works of Origen, many of which he copied with his own hand. During his imprisonment, he, with Eusebius, composed an Apology for Origen in five books; of which the first, in Rufinus’s Latin translation, is extant among the works of St. Jerom, and is a finished piece. 2 But nothing was more remarkable in this saint than his extraordinary humility, as Eusebius often observes; which the saint himself feelingly expresses in his preface to an abridgment of the Acts of the Apostles. His paternal estate he at length distributed among the poor: towards his slaves and domestics his behaviour was always that of a brother or tender father. He led a most austere life, sequestered from the world and its company; and was indefatigable in labour. Such a virtue was his apprenticeship to the grace of martyrdom.

In the year 307, Urbanus, the cruel governor of Palestine, caused him to be apprehended, and after hearing an essay of his eloquence and erudition, commanded him to be most inhumanly tormented. But the iron hooks which tore the martyr’s sides, served only to cover the judge with confusion. After this the saint remained almost two years in prison, with several fellow-confessors, of whom two, who were only catechumens, were at the same time purified and crowned by the baptism of fire. Soon after the torturing of St. Pamphilus, Urbanus the governor was himself beheaded by an order of the Emperor Maximinus; but was succeeded by Firmilian, a man not less barbarous than bigoted and superstitious. After several butcheries, he caused St. Pamphilus and Valens, deacon of the church of Jerusalem, a venerable old man, who could repeat the whole Bible by heart, and Paul of Jamnia, a man of extraordinary zeal and fervour, to be brought before him; and finding them still firm in their faith, without putting them again to the rack, passed sentence of death upon them; yet several others suffered before them; for one Porphyrius, a virtuous slave of St. Pamphilus, whom the saint had always treated as a son, and who, out of humility, concealed his abilities, and his skill in writing, asked the judge’s leave to bury their bodies when they should have undergone their punishment. Firmilian, more like a tiger than a man, inquired if he was a Christian, and upon his confessing it, ordered the executioners to torment him with their utmost strength. But though his flesh was torn off to the very bones, and his naked bowels exposed to view, and the torments were continued a long time without intermission, he never once opened his mouth so much as to fetch one groan. He finished his martyrdom by a slow fire, and died invoking Jesus the Son of God. Thus, though he entered the lists after the rest, he arrived first at the crown. Seleucus, a Cappadocian, for carrying the news of the triumph of Porphyrius to St. Pamphilus, and for applauding the martyr’s constancy, was condemned to be beheaded with the rest. He had formerly borne several employments in the army, and had been scourged for the faith in 298; after which time he had lived a father and protector of the poor. Firmilian had in his family a servant, named Theodulus, whom he loved above all the rest of his domestics, for his probity and virtue; but being informed that he was a Christian, and had embraced one of the martyrs, he condemned him to be crucified on the same day. Julian, a zealous Cappadocian catechumen, for embracing the dead bodies of the martyrs in the evening, was burnt at a slow fire, as Porphyrius had been. St. Pamphilus, with his companions above named, was beheaded on the 16th of February, 309; the others here mentioned all suffered on the same day. The bodies of these martyrs were left exposed to be devoured by wild beasts; but were not touched by them, and after four days, were taken away and decently buried. Eusebius of Cæsarea, the church historian, who had been fellow-prisoner with St. Pamphilus, out of respect to his memory, took the surname of Pamphili. Besides what he has said of this martyr in his history, he compiled three books of his life, which are much commended by St. Jerom, who calls them elegant, and says, that in them he excellently set forth the virtues, especially the extraordinary humility of St. Pamphilus. But this work is now lost, though Metaphrastes seems to have borrowed from it his account of this saint.

A cloud of witnesses, a noble army of martyrs by which we are encompassed, teach us by their constancy to suffer wrong with patience, and strenuously to resist evil. Yet so far are we from bearing the crown which is purchased by patience and constancy, and so slothful in watching over ourselves, that we every day suffer the least dust of flies to ruffle our souls and rob us of our treasure. The daily trials we meet with from others or from ourselves, are always sent us by God, who sometimes, like a tender parent, trains us up by strict discipline to virtue and glory; sometimes throws difficulties into our way on purpose to reward our conquest; and sometimes, like a wise physician, restores us to our health by bitter potions. If he at any time punishes our contempt of his love and mercy by severity and chastisements, even these he inflicts in mercy to awake us from our dangerous spiritual lethargy, and to procure us many other spiritual advantages.

Note 1. Montfaucon has published (Biblioth. Coislin. pp. 78, 79, 80, 81, 82,) a short exposition of the Acts of the Apostles, made by St. Pamphilus, who employed almost his whole life in writing and adorning the books of the holy scriptures. See ib. c. 20, an account of a copy of the epistles of St. Paul, written in the fifth or sixth century, (kept among the Greek MSS. of the Coislinian library, comprised in that of the abbey of S. Germain-des-Prez at Paris,) collated with a copy of St. Paul’s epistles in the hand-writing of St. Pamphilus, kept in the fifth age in the library of Cæsarea. [back]

Note 2. St. Jerom sometimes ascribes this Apology for Origin to Eusebius, sometimes to others, being persuaded that St. Pamphilus had no share in it. But Eusebius, Socrates, Photius, &c., assure us that St. Pamphilus was the principal author of this piece, though Eusebius had some share with him in it whilst his fellow-prisoner; which is demonstrated by Dom Charles Vincent Le Rue, in his preliminary remarks on his accurate new edition of the first book of this Apology, (Op. Origenis, t. 4, part 2, p. 13,) the other five being lost. Of these, only the last was composed by Eusebius, after the martyrdom of St. Pamphilus, as Photius assures us. See Huet, Origeniana, l. 2, quæst. 14, c. 3, and Ch. Vinc. Le Rue, ib. p. 257. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume VI: June. The Lives of the Saints.  1866.


SOURCE : http://www.bartleby.com/210/6/012.html