mercredi 27 juin 2012

NOTRE-DAME du PERPÉTUEL SECOURS


NOTRE-DAME du PERPÉTUEL SECOURS

De style byzantin, peinte sur bois et à fond d'or, l'image de Notre-Dame du Perpétuel-Secours mesure environ 50 centimètres de haut. La Vierge y apparaît avec Son divin Enfant; sur leurs fronts brille une auréole d'or. Deux anges, l'un à droite et l'autre à gauche, présentent les instruments de la Passion à l'Enfant-Jésus effrayé, tandis que la Sainte Vierge regarde la scène pathétique avec une douleur calme et résignée.

Après avoir été longtemps vénérée en Crète, des habitants de cette île qui fuyaient une invasion turque à la fin du XIVe siècle, apportèrent l'image de Notre-Dame du Perpétuel-Secours à Rome. A l'invocation de Marie, sous le titre de Notre-Dame du Perpétuel-Secours, le navire qui transportait Sa sainte image fut sauvé d'une terrible tempête.

Le 27 mars 1499, après avoir parcouru triomphalement les rues de la ville éternelle, précédé du clergé de Rome et suivi du peuple, le portrait de la Vierge du Perpétuel-Secours fut placé au-dessus du maître-autel de l'église St-Matthieu, près de Ste-Marie-Majeure. Grâce aux soins des religieux augustins, la sainte image devint l'objet d'un culte très populaire que Dieu récompensa au cours de plusieurs siècles, par de nombreux miracles.

Pendant les troubles de la Révolution de 1789-1793, les troupes françaises qui occupaient Rome détruisirent l'église St-Matthieu. Un des religieux qui desservaient ce sanctuaire eut le temps de soustraire secrètement la Madone miraculeuse. Il la cacha avec tant de soin, que pendant soixante ans, on se demanda ce qu'était devenu la célèbre peinture.

Dieu permit qu'un concours de circonstances providentielles fit redécouvrir l'image vénérée. En 1865, afin de rendre la pieuse représentation aux mêmes lieux où on l'avait priée jadis, Pie IX ordonna de la rapporter sur l'Esquilin, dans l'église St-Alphonse-de-Liguori bâtie dans l'enceinte où se trouvait autrefois l'église St-Matthieu. Le 26 avril 1866, les Rédemptoristes intronisèrent solennellement Notre-Dame du Perpétuel-Secours en leur chapelle.

Depuis ce temps, grâce au zèle des fils de saint Alphonse et aux innombrables miracles obtenus dans leur pieux sanctuaire, la dévotion à Notre-Dame du Perpétuel-Secours a pris un essor extraordinaire. Le 23 juin 1867, afin de reconnaître et de perpétuer le souvenir de ces précieuses faveurs, le vénérable Chapitre du Vatican couronna la sainte image avec grande pompe.

En 1876, le pape Pie IX érigea une Archiconfrérie dans l'église St-Alphonse, sous le vocable de Notre-Dame du Perpétuel-Secours. Aujourd'hui, la Sainte Vierge est invoquée sous ce vocable dans la plupart des églises d'Occident.

Tirée de l'Abbé L. Jaud, édition 1950, p. 463-464 -- F.E.C. Edition 1932, p. 483

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/notre-dame_du_perpetuel_secours.html


L'icône de Notre Dame du Perpétuel Secours

Le Père Thévenon s'était intéressé très tôt à l'icône de Notre Dame de la Passion (du Perpétuel Secours), frappé à la fois par son contenu théologique et par le fait qu'elle est une des rares icônes honorée par les catholiques au même titre que par les orthodoxes dont on connaît l'attachement à cette forme d'art sacré. Il voyait-là un trait d'union dont le sens profond était le message même de l'icône : la Passion de Notre Seigneur. Message qu'il considérait extrêmement moderne en ceci qu'il résume toute l'œuvre du Christ en une sorte de catéchisme adapté aux sensibilités modernes et aux attentes de notre temps.

Il demanda à ses amis l'étude de cette icône et sa réalisation picturale. C'est le résultat de ce travail qui est présenté ici.

Les STRASTAÏAS ou Vierges des douleurs, apparaissent dès le XIIe siècle dans la peinture byzantine. Certains auteurs pensent qu'elles peuvent être encore plus anciennes (1). Elles se multiplient aux XIVe et au XVe siècle. Selon Egon SENDLER (2), au XVe siècle, un iconographe crétois Andrea RICCO (ou RITZOS), crée l'archétype d'une vierge douloureuse particulière qu'on appellera “Notre Dame de la Passion” ou “Notre Dame du perpétuel Secours” ou encore, en Russie, “Strastaïa", “Notre Dame du pressentiment de la Passion”, “Notre Dame de l'incarnation Rédemptrice” ou “Vision Terrible”.

Une icône universelle et traditionnelle

Tous s'accordent sur le point qu'elle serait arrivée à Rome venant de Crète. Mais était-ce l'original ou une copie ou encore un modèle, dessin de base des icônes que l'on se transmettait entre iconographes et que l'on regroupait dans des recueils, les "herménéia" dont on se servait en suite pour peindre ? La légende a certainement coloré l'histoire mais le fait est que l'icône de Notre Dame de la Passion se retrouve à Rome le 17 Mars 1499 en l'église Saint Matthieu (entre Sainte Marie Majeure et Saint Jean de Latran) ou de nombreux miracles sont confirmés tout au long des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Le fait notable est qu'elle apparaît en occident à l'aube des temps modernes. Sauvée de la furie napoléonienne par les Augustins, elle est récupérée plus tard par les Rédemptoristes qui la propageront largement dans le monde entier. Elle est fêtée le 27 juin en France et le 13 août chez les Orthodoxes.

En Orient, elle est peu connue dit-on en Grèce mais suffisamment toutefois pour que l'une de ses plus belles interprétation figure au musée d'Athènes. Elle est peinte en Russie à Nijni Novgorod. Elle opérera un miracle en cette ville sur une femme d'un village voisin. Elle sera alors transférée dans l'église de ce village puis, sur ordre du Tsar Alexei Mikhailovitch à Moscou où on construira une église en son honneur et, en 1654, un monastère de femmes du nom de Strastnoï. Elle deviendra ensuite célèbre en ce pays parmi les autres icônes de la Vierge que les Russes vénèrent.

La Vierge s'apparente à la famille des icônes "Odigitria" c'est à dire "qui montre le chemin", en ceci qu'elle porte l'Enfant sur son bras et le présente de sa main libre, Lui "qui est le chemin, la vérité et la vie". L'Enfant Jésus saisit de ses deux mains la main droite de sa Mère alors qu'il se retourne pour contempler la vision de la Croix. Cette dernière lui est présentée par l'Archange Gabriel à hauteur du visage de Marie, à sa gauche. À sa droite, au même niveau, se tient l'Archange Michel qui présente au Seigneur la lance et l'éponge imbibée de vinaigre au bout d'un roseau. Quelquefois, Saint Michel présente en outre la couronne d'épine et Saint Gabriel les clous. La tradition dit que Jésus se retourne vivement à la vue des instruments de sa Passion future et que dans ce mouvement de grande émotion, sa sandale se détache. Cette scène est parfois écrite en Slavon ou en Latin à hauteur du visage de Jésus, sous l'Archange Gabriel. En fait elle est manifestement inspirée par la contemplation du Saint Suaire où le pied droit ensanglanté du Christ a laissé une marque plus sombre associée à un filet de sang sinueux. L'artiste a-t-il naïvement considéré qu'il s'agissait de la marque d'une sandalette et de son lacet, ou, au contraire, avait-il une claire vision de la chose qu'il a voulu représenter ainsi dans une sorte de transcription iconographique mystique ? D'autre part s'agit-il de l'iconographe de là Strastaïa lui-même ou a-t-il reçu cet enseignement d'un ancien ou de la tradition commune à l'iconographie ? Une autre icône au moins représente ainsi la sandalette du Christ (une Vierge de tendresse au musée privé de Kölliken en Suisse). Faute de pouvoir identifier la plus ancienne, on peut penser que l'iconographe crétois a pu contempler personnellement le Saint Suaire qui entre dans sa période moderne à la fin du XVe siècle (En 1502 le pape Jules II fixe sa fête au 4 mai).

Il est maintenant prouvé que le Saint Suaire a inspiré profondément l'iconographie orientale (3). Sans doute est-ce la raison pour laquelle la tradition fixe sévèrement les canons à ne pas transgresser. Les premières icônes ont sans doute été directement inspirées du Suaire et il y a à cet égard une filiation naturelle et authentique de cette icône de création tardive avec les plus anciennes. Elle respecte sous d'autres aspects les canons traditionnels : La Vierge est vêtue d'une robe généralement bleue et revêtue du "maphorion" canonique d'un "pourpre" s'étalant de l'ocre rouge au rouge cerise en passant par des bruns ou des bordeaux (couleur vin) . Son front et ses épaules sont marqués d'une étoile. L'Enfant est vêtu d'une robe blanche. Il porte une large ceinture dont la couleur est variable. Il est généralement revêtu d'un pallium lui aussi de couleur variable (or ou rouge). Deux ou trois mèches sont visibles sur son front, autre signe tirant son origine du Suaire.

Repeinte en Italie par les "madonneri", les peintres d'images pieuses, ces derniers ne s'attachèrent guère aux canons orientaux qu'ils ne connaissaient pas et que leur fantaisie italienne ne poussait pas à explorer. C'est ainsi que Notre Dame de la Passion a été largement diffusée en Europe sous forme de reproductions photographiques avec une robe rouge, un maphorion bleu foncé ou noir et l'Enfant Jésus vêtu d'une robe verte. Le Père de Foucault l'a peinte et, comme Sainte Thérèse de Lisieux, l'invoque explicitement. Notons en cette occasion que la peinture d'icônes si typique de l'art religieux oriental est aussi dans l'histoire le fait d'occidentaux. Les "icônes des croisés" comme il est convenu aujourd'hui de les appeler représentent 8% des icônes du monastère Sainte Catherine au mont Sinaï, toutes peintes par des occidentaux (Français, Italiens, Anglais) au XIIe et XIIIe siècles (4).

Le symbolisme de l'icône

L‘origine des icônes remonte à l'aube du christianisme mais quelles qu'en soient les sources, la tradition nous dit que Saint Luc peignit la première icône de la Vierge. Il s'agit d'une “odigitria” (qui montre le chemin). Des textes très anciens l'affirment et permettent de ne pas la perdre de vue à partir du VIe siècle jusqu'à sa possible destruction par les Turcs au XVe siècle. Toutefois une tradition ancienne voit dans l'icône dite "Salus Populi Romani" de Sainte Marie Majeure l'icône peinte par Saint Luc. Les spécialistes la datent du IXe s. mais quoi qu'il en soit elle a été copiée dans le monde entier (Europe, Russie, Ethiopie, Chine) et répandue par les jésuites qui en éditèrent des images pieuses. Rome la considérait comme son palladium (5). Son influence sur l'iconographie de la Vierge Marie est certaine et elle partage avec Notre Dame de la Passion son universalité.

Sur les plus anciennes icônes de Notre Dame de la Passion, le Christ est vêtu d'une tunique blanche, le "chiton" qui devrait traditionnellement être orné du "clavi augusti", une bande ornementale dorée descendant de l'épaule, marque antique du monarque comme l'évoque Isaï (9/5) "l'insigne du pouvoir est sur son épaule". Mais le clavus porté habituellement sur les deux épaules n'est ordinairement visible que sur l'épaule droite que dégage le drapé du pallium. Sur cette icône, comme sur bien d'autres, le représenter sur l'épaule gauche est un heureux compromis auquel tous les iconographes n'ont pas adhéré. Le blanc est un symbole fulgurant de rayonnement agressif comme le fer chauffé à blanc et s'apparente en cela au rouge. Le paradoxe n'est qu'apparent car le métal soumis à l'épreuve du feu symbole, constant dans la Bible, de la purification passe par tous les rouges du plus sombre au plus vif avant de devenir d'un blanc éclatant. Sous ce regard on comprend mieux que les saints de l'Apocalypse soient revêtus de robes blanchies dans le sang de l'agneau "Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l'agneau." (Apo 7/14). Cet aspect est quelquefois accentué par des tracés dorés du drapé. Lors de la Transfiguration, le Christ est décrit vêtu de blanc "Son vêtement devint d'un blanc éblouissant" (Luc 9/29), alors que Moïse et Elie, comme les anges de l'icône, lui parlaient de "la mort qu'il allait connaître à Jérusalem" (Luc 9/31).

Il porte une large ceinture rouge, ou plutôt deux ceintures rouges superposées car il est écrit (Is 11/5), "la justice sera la ceinture de ses flancs et la fidélité sera la ceinture de ses reins". L'une des ceintures peut être d'or car (il était) "… ceint à la hauteur de la mamelle, d'une ceinture d'or." (Apo. 1/13). Ainsi se ceignaient il n'y a pas encore très longtemps les travailleurs de force et les soldats. La ceinture symbolise la totale maîtrise des reins siège des sentiments et de la vigueur physique. La Passion du Christ est un amour total de son Eglise. Cette Passion lui fait juguler les autres passions humaines jusqu'à l'ultime sacrifice. "Que vos reins restent ceins et vos lampes allumées" (Luc 12/35).

Il est revêtu enfin du pallium (6) porté par dessus la tunique et drapé deux fois en diagonale. Le pallium est de couleur or ou rouge car le Christ de la Passion était revêtu par dérision d'une robe rouge, symbole de la royauté dont il se réclamait. Le rouge est l'incandescence active comme le donne le maître iconographe Denys l'Aréopagite, il est aussi la couleur du sang. Le rouge accentue l'évocation de la Passion du Christ qui verse son sang pour ses amis mais aussi qui écrase ses ennemis "pourquoi ton vêtement est-il rouge, et tes habits sont-ils comme de qui foule le pressoir ? Au pressoir j'étais seul à fouler et des peuples aucun n'était avec moi, et je les ai foulés dans ma colère, piétinés dans ma fureur ; le jus en a jailli sur mes habits, et j'ai souillé tout mon vêtement." (Is 63/2,3). L'or est la couleur du soleil mais aussi le métal précieux et noble le plus symbolique du soleil. C'est pour cela que la dorure doit être faite à la feuille et non peinte, métal et couleur devant être associés. Le Christ, en effet, est le "Soleil levant, splendeur de la lumière éternelle et soleil de justice". C'est pour cette raison que l'auréole est traitée elle aussi à la feuille. Le drapé est souligné d'orange ou d'ocre rouge ou orangé afin de respecter l'harmonie.

La vierge est vêtue d'une robe bleue qui la couvre entièrement jusqu'aux poignets et au cou. La couleur bleue est le symbole de la profondeur infinie et immatérielle de l'Esprit. Par son “Fiat”, elle a été immédiatement inondée des vertus du Saint Esprit "l'Esprit Saint viendra sur toi et l'ombre de la puissance du Très Haut te couvrira" (Luc 1/35). Elle porte sur la tête un voile également bleu qui lui enveloppe les cheveux et est probablement noué derrière la nuque. Un galon or souligne la naissance du cou deux galons or parallèles encerclent le poignet. Nous avons vu plus haut le sens de la couleur et du métal or. Il est associé ici au chiffre 2 et à la main droite qui montre le Christ "Celui qui est le chemin". Le chiffre 2 évoque le dualisme, le combat entre le bien et le mal. Eve, séduite par le démon, avait cueilli de sa main droite le fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal qu'elle présenta à Adam, entraînant l'humanité dans la chute. Marie, image parfaite de l'Église, la nouvelle Eve, présente Jésus le fruit de la véritable et unique connaissance "Je suis la Vérité", fruit encore de l'arbre de vie "Je suis la Vie", qui descend victorieux de l'arbre de la Croix. Le dualisme s'éteint alors dans la rédemption, dans la Vérité retrouvée et accomplie et dans la vie éternelle. L'homme retrouve son créateur, l'esprit informe la matière dans l'ordre divin. Dans le Paradis retrouvé, le chiffre 2 signifie la rencontre de ce qui fut jadis divisé et désormais enfin réuni.

La Vierge est ensuite revêtue du “maphorion” sorte d'ample châle dont elle se couvre la tête, les épaules et le corps. Le maphorion est de couleur pourpre. En fait ce “pourpre” est plutôt une ocre rouge. Il symbolise la pénitence dont s'est revêtue la Vierge par amour de son Fils, alors qu'Immaculée Conception, elle était la seule créature humaine qui ne connaissait pas le péché. La nuance ocre du maphorion obtenue par des terres naturelles est proche de la couleur du vêtement des humbles ajoutant la pauvreté à l'évocation de la pénitence. Le maphorion est marqué des trois étoiles canoniques dans toutes les icônes de la Vierge. À l'origine la Vierge était représentée avec une croix sur le front (Salus Populi Romani, Sainte Marie Majeure, VIe siècle par exemple). La croix était portée ainsi par les chrétiennes syriennes des premiers temps, car il est dit "Attendez pour malmener la terre et la mer et les arbres, que nous ayons marqué au front les serviteurs de notre Dieu." (Apo 7/3). L'étoile est en fait une déformation de la croix enjolivée de rayons et de points d'or. Mais le fait qu'elle ne soit plus sur certaines icônes qu'un "X" enjolivé est une corruption. Pourquoi la croix frontale s'accompagne-t-elle de deux croix d'épaules ? Le symbole trinitaire est certain mais ce symbolisme est toujours utilisé dans la Bible dans des contextes précis et il convient de les retrouver. L'explication nous est donnée dans le livre de l'Exode (12/21,28), lorsque les Hébreux sont avertis qu'ils devront marquer leurs maisons pour échapper à l'ange exterminateur, "puis vous prendrez un bouquet d'hysope, vous le tremperez dans le sang que contient le bassin, et vous appliquerez de ce sang du bassin sur le linteau et les deux montants de la porte.". La Vierge, "Janua caeli" (porte du ciel) comme le proclament les litanies, parfaite image de l'Eglise, est marquée au front et sur les épaules. C'est seulement dans l'Eglise que l'on jouit de la vrai protection. Quand aux croix elles rappellent le sacrifice de l'agneau véritable qui, par son sang versé, nous obtient le salut.

Nous avons vu plus haut le symbolisme des auréoles. Le Christ a "le visage comme le soleil" (Apo 10/1), d'ailleurs n'est-il pas lui-même "Soleil de justice" (Antiennes "Grandes O" vêpres de l'Avent) . C'est le sens des auréoles ou nimbes utilisées régulièrement depuis l'antiquité chrétienne dans toutes les représentations de Jésus, de sa Mère et des saints. L'apocalypse dit de l'Église (et de Marie et des saints par conséquent) "le soleil l'enveloppe" (12/1). Mais pour marquer l'origine de la lumière, l'iconographie fixe comme règle intangible que l'auréole du Christ soit au dessus de celle de quiconque, c'est le cas ici.

Enfin, l'archange qui, derrière Jésus et à gauche de la Vierge, présente la croix à l'enfant est Gabriel. Certaines icônes portent son nom inscrit en slavon dans son abréviation traditionnelle : Il faut voir en effet dans cette icône l'épisode crucial, au vrai sens du terme, de l'Annonciation. Gabriel annonce à Marie sa maternité prochaine mais lui révèle ainsi le mystère de l'incarnation. C'est dans la même idée que certaines icônes portent à droite de la Vierge, sous le second archange (Saint Michel), la mention HAMOΛVNTOC, du Grec AMOΛVNTOΣ, l'Immaculée.

Saint Michel, quant à lui, porte la lance, instrument "militaire" de la Passion, comme il se doit car il est chef des milices célestes, auteur du cri de guerre "qui est comme Dieu ?" qui lui vaut son nom et patron des guerriers chrétiens auxquels il rappelle que Jésus est le vrai chef de guerre qui a été percé par le fer au terme de son victorieux combat. Comme le centurion romain, les soldats comprendront.

Les inscriptions canoniques communes à toutes les icônes de la Vierge à l'Enfant figurent bien entendu sur celle-ci.

Il s'agit de ICXC  pour Jésus Christ à hauteur du visage de Jésus, sous l'archange, de , abréviation de "Celui qui est", dans l'auréole du Christ et de abréviation de Mère de Dieu, à droite et à gauche de la Vierge dans les coins supérieurs de l'icône. Ces abréviations dérivent du slavon et du grec.

Un résumé du Plan de Dieu

Plus sans doute qu'aucune autre, l'icône de la Passion résume parfaitement l'"Économie du salut" comme disent les théologiens, ou plus simplement, le Mystère du plan de Dieu. Depuis l'Incarnation jusqu'à la Résurrection Glorieuse en passant par la mort sur la Croix, évoquant l'Eglise en la personne de la Vierge et son rôle salvateur de Fœderis Arca, autant que le dogme Trinitaire ou celui de l'Immaculée Conception, c'est l'icône de Noël, de Pâques, de la Pentecôte ou de la Transfiguration. C'est l'icône du peuple de Dieu en marche vers la Cité Céleste plus particulière en ces temps de détresse où la vision terrible qui s'offre à lui toujours plus précise, s'accompagne aussi de l'espérance indéfectible en la victoire de son Seigneur portée par l'amour infini qu'Il lui donne et le convie à Lui rendre.

Nahum

1. Gordana Banbié et Manolis Chatzidakis.

2. Jésuite spécialiste des icônes et lui-même iconographe. Auteur de différents ouvrages sur ce sujet.

3. D Raffard de Brienne – Le Saint Suaire dit vrai, 1992

4. Kurt Weissmann, Le icône, éditions Arnoldo Montadori, Milan 1981.

5. Objet sacré gage de la sauvegarde d'une cité, d'une nation.

6. Mot latin signifiant manteau. Il s'agit du pallium romain qui a donné naissance plus tard au pallium liturgique lequel est une bandelette tissée de laine blanche portée comme un collier par dessus la chasuble par le pape, les patriarches, les primats et les archevêques. Ce palliurn est orné de six croix en taffetas noir, quatre sur le cercle qui fait le tour du cou (rouges jusqu'au Xllle s). et deux sur les courtes bandes qui pendent l'une sur le dos l'autre sur la poitrine. Ces insignes sont confectionnés avec de la laine d'agneau blanc bénite par le Saint Père en la fêle de Sainte Agnès. (Glossaire, collection Zodiaque 1965).

Copyright 2009 Association Foederis Arca

SOURCE : http://www.fedarca.com/fr/page_62.html


PAROISSE - BASILIQUE

Notre Dame du Perpétuel Secours

55 Boulevard Ménilmontant 75011 Paris

L’icône de Notre Dame du Perpétuel Secours


LE MESSAGE DE L'ICÔNE

Cette icône bien-aimée peut paraître étrange aux yeux d'un occidental moderne. Elle ne dépeint pas Marie comme une délicate jeune fille aux yeux baissés. Son regard droit, ses traits vigoureux s'imposent à notre attention. Nous sommes frappés par les qualités irréalistes des silhouettes. Jésus a la taille d'un bambin, mais ses traits sont ceux d'un enfant plus âgé. Marie et Jésus ne sont pas dressés sur une scène, mais flottent sur un fond d'or.

Cette peinture fut peinte selon le style byzantin de l'Église Orientale. Le but de ce style artistique n'est pas de montrer une scène ou une personne ravissante, mais de transmettre un merveilleux message spirituel. Comme l'artiste s'efforce de communiquer quelque chose de plus glorieux que tout ce qui existe dans ce monde-ci, l'image n'est pas un portrait réaliste. Une peinture byzantine ressemble à une porte. Voir une belle porte, c'est charmant; mais qui veut bien se tenir simplement là, à regarder la porte? Nous voulons ouvrir la porte et la franchir. La porte pourrait être attrayante ou insignifiante, mais ce n'est qu'une porte; elle est là pour nous conduire vers un nouveau monde.

Voilà comment nous pouvons nous approcher de cette peinture. L'artiste, réalisant que personne sur terre ne saurait jamais ce dont Marie ou Jésus avaient l'air en réalité, et que leur sainteté ne pourrait jamais être dépeinte en termes purement humains, a exprimé leur beauté et leur message sous forme de symboles

Que voyez-vous quand vous regardez cette image?

En tout premier lieu, vous voyez Marie, car elle domine l'image et elle regarde droit vers vous; non pas vers Jésus, ni vers le ciel, ni vers les anges au-dessus de sa tête. C'est vous qu'elle regarde, comme si elle avait quelque chose de très important à vous dire. Ses yeux semblent être sérieux, voire même tristes, mais ils commandent l'attention.

C'est une femme exceptionnelle, une femme de pouvoir et de détermination. Elle repose sur un fond d'or, symbole du ciel au Moyen-Âge.

Elle porte des robes d'un bleu sombre, assorties d'une bordure verte et d'une tunique rouge. Le bleu, le vert et le rouge sont les couleurs de la royauté.

Seule l'impératrice était autorisée à porter ces couleurs.

L'étoile à huit branches, déposée sur son front, fut probablement ajoutée par un artiste postérieur pour représenter l'idée orientale que Marie est l'étoile qui nous guide vers Jésus. Pour renforcer le symbolisme, se trouve une croix ornementale à quatre bras, à gauche de l'étoile, sur son voile.

Les lettres au-dessus de sa tête la proclament Mère de Dieu (en grec).

En regardant la peinture, nous savons qu'elle a le pouvoir d'intercéder pour nous au ciel.

Le regard de Marie est fixé sur nous, mais ses bras portent Jésus. Dans les icônes byzantines, Marie n'est jamais montrée sans Jésus, car Jésus est le coeur de la foi. Jésus porte, lui aussi, des vêtements royaux. Seul un empereur pouvait porter la tunique verte, l'écharpe rouge et le brocard d'or tels que dépeints sur l'image. Les initiales grecques à droite de l'enfant et son halo décoré par une croix proclament qu'il est "Jésus Christ".

Jésus ne nous regarde pas, ni Marie, ni les anges. Bien qu'il se cramponne à sa mère, il regarde au loin, vers quelque chose que nous ne pouvons pas voir - quelque chose qui l'a fait courir si vite vers sa mère qu'une de ses sandales a failli tomber par terre, quelque chose qui le porte à s'accrocher à elle pour y quêter protection et amour..

Qu'est-ce qui peut effrayer à ce point un petit garçon, voire même le Fils de Dieu?

Les personnages qui voltigent de chaque côté de Jésus et de Marie - les lettres grecques placées au-dessus d'eux les identifient comme les archanges Gabriel et Michel - nous en donnent la réponse. Plutôt que de brandir des harpes ou des trompettes de louange, ils portent les instruments de la Passion du Christ.

A gauche, Michel tient une urne remplie de vinaigre que les soldats offrirent à Jésus sur la croix, la lance qui a transpercé son côté et le roseau muni de l'éponge. A droite,

Gabriel porte la croix et les quatre clous

Jésus a entrevu une partie de sa destinée - la souffrance et la mort qu'il devait endurer. Bien qu'il soit Dieu, il est également humain et éprouve de la frayeur à la vue de son terrifiant avenir. Il est accouru vers sa mère qui le tient collé sur elle en ce moment de panique, de la même façon qu'elle se tiendra à son côté au cours de sa vie et à l'heure de sa mort. Bien qu'elle ne puisse lui épargner sa souffrance, elle peut l'aimer et le réconforter.

Et alors, pourquoi Marie nous regarde-t-elle si intensément plutôt que de jeter les yeux sur son fils dans la détresse? Son regard nous emporte dans l'histoire, nous fait prendre part à la peinture et à la douleur. Son regard nous dit que, tout comme Jésus accourt vers sa mère pour y trouver refuge, ainsi nous pouvons accourir vers Marie.

Sa main ne serre pas les mains de son fils effrayé dans une attitude d'étreinte protectrice, mais demeure ouverte, nous invitant à placer nos mains dans les siennes et à nous joindre à Jésus.

Marie sait qu'il y a dans nos vies beaucoup de choses périlleuses et terrifiantes, et que nous avons besoin de quelqu'un à qui nous confier dans les moments de souffrance et d'effroi. Elle nous offre le même réconfort et le même amour qu'elle a donnés à Jésus. Elle nous dit de courir vers elle aussi vite que Jésus, si vite que nous ne devons même pas penser à ce que nous portons, ou comment nous y allons; nous arrivons tout simplement.

Qu'est-ce que nous attendons?



Notre Dame du Perpétuel Secours

Sous ce titre glorieux, on vénère à Rome une image byzantine de la Sainte Vierge Marie, datant du XIIIème ou du XIVème siècle. Conservée autrefois en l’église saint Matthieu sur l’Esquilin, l’image miraculeuse était peu à peu tombée dans l’oubli, quand en 1866, le pape Pie IX la confia aux rédemptoristes, qui célébraient sa fête. Notre-Dame du Perpétuel Secours est invoquée aujourd’hui dans la plupart des églises d’Occident.

Textes de la messe ‘Pro aliquibus Locis’ que tout prêtre peut prendre en ce jour selon le code des rubriques de 1962 [*].

[*]

PROPRIUM SANCTORUM PRO ALIQUIBUS LOCIS

nfrascriptae Missae de Mysterio vel Sancto elogium in Martyrologio eo die habente, dici possunt ut festivae ubicumque, ad libitum sacerdotis, iuxta rubricas. Similiter huiusmodi Missae dici possunt etiam ut votivae, nisi aliqua expresse excipiatur.

PROPRE DES SAINTS POUR CERTAINS LIEUX

¶ Les Messes données ici d’un Mystère ou d’un saint qui a le jour-même une mention au Martyrologe, peuvent être dites comme festives partout, selon la volonté du prêtre et les rubriques. De la même manière, les Messes peuvent être dites comme votives sauf si c’est indiqué expressément.

die 27 iunii

B. MARIÆ VIRG. A PERPETUO SUCCURSU

Ant. ad Introitum.

Gaudeámus omnes in Dómino, diem festum celebrántes sub honóre beátæ Maríæ Vírginis, de cuius solemnitáte gaudent Angeli et colláudant Fílium Dei. (T.P. Allelúia, allelúia.)

Ps. 44, 2.

Eructávit cor meum verbum bonum ; dico ego opéra mea Regi.

V/. Glória Patri.

Oratio.

Dómine Iesu Christe, qui Genetrícem tuam Maríam, cuius insígnem venerámur imáginem, Matrem nobis dedísti perpétuo succúrrere parátam : concéde, quǽsumus ; ut nos, matérnam eius opem assídue implorántes, redemptiónis tuæ fructum perpétuo experíri mereámur : Qui vivis.

Léctio libri Sapiéntiæ.

Eccli. 24, 23-31.

Ego quasi vitis fructificávi suavitátem odóris : et flores mei fructus honóris et honestátis. Ego mater pulchræ dilectiónis et timóris et agnitiónis et sanctæ spei. In me grátia omnis viæ et veritátis : in me omnis spes vitæ et virtútis. Transíte ad me, omnes qui concupíscitis me, et a generatiónibus meis implémini. Spíritus enim meus super mel dulcis, et heréditas mea super mel et favum. Memória mea in generatiónes sæculórum. Qui edunt me, adhuc esúrient : et qui bibunt me, adhuc sítient. Qui audit me, non confundétur : et qui operántur in me, non peccábunt. Qui elúcidant me, vitam ætérnam habébunt.

Graduale. Cant. 6, 3 et 9.

Tota formósa et suávis es, fília Sion, pulchra ut luna, elécta ut sol, terríbilis ut castrórum acies ordináta.

V/. Iudith 13,22. Benedíxit te Dóminus in virtúte sua, quia per te ad níhilum redégit inimícos nostros.

Allelúia, allelúia. V/. Luc. 1, 28. Ave, María, grátia plena ; Dóminus tecum : benedícta tu in muliéribus. Allelúia.

¶ In missis votivis post Septuagesimam, ommissis Allelúia et versu sequenti, dicitur

Tractus. Prov. 8,17-19.

Ego diligéntes me díligo : et qui mane vígilant ad me, invénient me.

V/. Mecum sunt divítiæ et glória, opes supérbæ et iustítia.

V/. Mélior est enim fructus meus auro et lápide pretióso, et genímina mea argénto elécto.

Tempore paschali omittitur graduale, et eius loco dicitur :

Allelúia, allelúia. V/. Luc. 1, 28. Ave, María, grátia plena ; Dóminus tecum : benedícta tu in muliéribus.

Allelúia. V/. Prov. 8, 34. Beátus homo, qui audit me, et qui vígilat ad fores meas cotídie, et obsérvat ad postes óstii mei. Allelúia.

+ Sequéntia sancti Evangélii secundum Joánnem.

Joann. 19, 25-27.

In illo témpore : Stabant iuxta Crucem Iesu Mater eius, et soror Matris eius, María Cléophæ, et María Magdaléne. Cum vidísset ergo Iesus Matrem, et discípulum stantem, quem diligébat, dicit Matri suæ : Múlier, ecce fílius tuus. Deinde dicit discípulo : Ecce Mater tua. Et ex illa hora accépit eam discípulus in sua.

Ant. ad Offertorium. Ier. 18, 20.

Recordáre, Virgo Mater, in conspéctu Dei, ut loquáris pro nobis bona, et ut avértat indignatiónem suam a nobis. (T.P. Allelúia.)

Secreta

Tua, Dómine, propitiatióne, et beátæ Vírginis et Matris Maríæ intercessióne, ad perpétuam atque præséntem hæc oblátio nobis profíciat prosperitátem et pacem. Per Dóminum.

Præfatio de B. Maria Virg. Et te in Festivitáte.

Ant. ad Communionem.

Regina mundi digníssima, María, Virgo perpétua, intercéde pro nostra pace et salúte, quæ genuísti Christum Dóminum, Salvatórem ómnium. (T.P. Allelúia.)

Postcommunio

le 27 juin

NOTRE-DAME DU PERPÉTUEL SECOURS

Introït

Réjouissons-nous ensemble dans le Seigneur, car la fête que nous célébrons aujourd’hui est celle de la bienheureuse Vierge Marie. Cette solennité réjouit les Anges et tous en chœur louent le Fils de Dieu. (T.P. Alléluia, alléluia.)

De mon cœur a jailli une parole excellente, c’est que je consacre mes œuvres à mon Roi.

Collecte

Seigneur Jésus-Christ, en Marie, votre Mère, dont nous vénérons l’insigne image, vous nous avez donné une Mère prête à nous secourir perpétuellement : faites, nous vous en prions, qu’implorant assidûment son assistance maternelle, nous méritions de goûter perpétuellement le fruit de votre rédemption.

Lecture du Livre de la Sagesse.

©AEL 1964 [1]

Je suis comme une vigne aux pampres odorants ; mes fleurs font une moisson de gloire et de richesse. Je suis la mère du bel amour, de la crainte, de la connaissance, et de la sainte espérance. En moi est toute grâce de doctrine et de vérité, en moi est tout espoir de vie et de force. Venez à moi vous tous qui me désirez, et de mes fruits rassasiez-vous ! Mon esprit est plus doux que le miel, et mon héritage, plus qu’un rayon de miel. Mon souvenir demeure pour la suite des âges. Qui me mange, a encore faim ; qui me boit a encore soif ; qui m’écoute, n’aura point de honte ; qui agit avec moi, ne péchera point ; qui cherche ma lumière, aura la vie éternelle.

Graduel

Tu es belle et pleine de charmes, fille de Sion, belle comme la lune, redoutable comme une armée rangée en bataille.

V/. Le Seigneur t’a bénie dans sa puissance, puisque par toi il a réduit à néant nos ennemis.

Allelúia, allelúia. V/. Je vous salue, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous : vous êtes bénie entre les femmes. Alléluia.

¶ Aux messes votives après la Septuagésime, on omet l’Alléluia et son verset et on dit :

Trait

Moi, j’aime ceux qui m’aime, et ceux qui dès le matin veillent pour moi me trouveront.

V/. Avec moi sont les richesses et la gloire, des biens superbes, et la justice.

V/. Car mieux vaut mon fruit que l’or et les pierres précieuses et mes produits que l’argent le meilleur.

Pendant le temps pascal, on omet le graduel et à sa place on dit :

Allelúia, allelúia. V/. Je vous salue, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous : vous êtes bénie entre les femmes.

Allelúia. V/. Bienheureux l’homme qui m’écoute et qui veille tous les jours à l’entrée de ma demeure, et se tient en observation auprès de ma porte.

Suite du Saint Évangile selon saint Jean.

©AEL 1964 [2]

En ce temps-là, près de la croix de Jésus, se tenait sa mère, ainsi que la sœur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Alors, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, Jésus dit à sa mère : « Femme, voici ton fils ». Puis il dit au disciple : « Voici ta mère ». Et depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

Offertoire

Souvenez-vous, ô Vierge Mère, de parler en bien de nous devant la face de Dieu, qu’il détourne de nous son indignation. (T.P. Alléluia.)

Secrète

En nous étant propice, Seigneur, et grâce à l’intercession de la bienheureuse Marie toujours Vierge et Mère, faites que cette oblation nous procure pour l’éternité et pour la vie présente le bonheur et la paix.

Préface de la bienheureuse Vierge Marie Et en cette Fête.

Communion

O Marie, très digne Reine du monde, Vierge perpétuelle, intercédez pour notre paix et notre salut, vous qui avez mis au monde le Christ Seigneur, Sauveur de tous. (T.P. Alléluia.)

Postcommunion

Nous vous en prions, Seigneur, que l’intercession vénérable de Marie, votre Mère Immaculée et toujours Vierge, nous vienne en aide : que sa piété fasse régner la concorde parmi ceux qu’elle a comblés de bienfaits perpétuels et délivrés de tous les périls.

[1] Cf. Motu proprio Summorum Pontificum : Art. 6. Dans les Messes selon le Missel du B. Jean XXIII célébrées avec le peuple, les lectures peuvent aussi être proclamées en langue vernaculaire, utilisant des éditions reconnues par le Siège apostolique.

[2] Cf. la note à l’Épître.



Our Lady of Perpetual Succour

(Or OUR LADY OF PERPETUAL HELP.)

The picture of Our Lady of Perpetual Succour is painted on wood, with background of gold. It is Byzantine in style and is supposed to have been painted in the thirteenth century. It represents the Mother of God holding the Divine Child while the Archangels Michael and Gabriel present before Him the instruments of His Passion. Over the figures in the picture are some Greek letters which form the abbreviated words Mother of God, Jesus Christ, Archangel Michael, and Archangel Gabriel respectively. It was brought to Rome towards the end of the fifteenth century by a pious merchant, who, dying there, ordered by his will that the picture should be exposed in a church for public veneration. It was exposed in the church of San Matteo, Via Merulana, between St. Mary Major and St. John Lateran. Crowds flocked to this church, and for nearly three hundred years many graceswere obtained through the intercession of the Blessed Virgin. The picture was then popularly called the Madonna di San Matteo. The church was served for a time by the Hermits of St. Augustine, who had sheltered their Irish brethren in their distress. These Augustinians were still in charge when the French invaded Rome(1812) and destroyed the church. The picture disappeared; it remained hidden and neglected for over forty years, but a series of providential circumstances between 1863 and 1865 led to its discovery in an oratory of the Augustinian Fathers at Santa Maria in Posterula.


The pope, Pius IX, who as a boy had prayed before the picture in San Matteo, became interested in the discovery and in a letter dated 11 Dec., 1865 to Father General Mauron, C.SS.R., ordered that Our Lady of Perpetual Succour should be again publicly venerated in Via Merulana, and this time at the new church of St. Alphonsus. The ruins of San Matteo were in the grounds of the Redemptorist Convent. This was but the first favour of the Holy Father towards the picture. He approved of the solemn translation of the picture (26 April, 1866), and its coronation by the Vatican Chapter (23 June, 1867). He fixed the feast as duplex secundae classis, on the Sunday before the Feast of the Nativity of St. John the Baptist, and by a decree dated May, 1876, approved of a special office and Mass for the Congregation of the Most Holy Redeemer. This favour later on was also granted to others. Learning that the devotion to Our Lady under this title had spread far and wide, Pius IX raised a confraternity of Our Lady of Perpetual Succour and St. Alphonsus, which had been erected in Rome, to the rank of an arch-confraternity and enriched it with many privileges and indulgences. He was amongst the first to visit the picture in its new home, and his name is the first in the register of the arch-confraternity. Two thousand three hundred facsimiles of the Holy Picture have been sent from St. Alphonsus's church in Rome to every part of the world. At the present day not only altars, but churches and dioceses (e.g. in England, Leeds and Middlesborough; in the United States Savannah) are dedicated to Our Lady of Perpetual Succour. In some places, as in the United States the title has been translated Our Lady of Perpetual Help.

Sources

Beata Virgo de Perpetuo Succursu, id est, de antiqua et prodigiosa Imagine in Ecclesia S. Alphonsi de Urbe Cultui reddita, necnon de Archisodalitate sub titulo B.M.V. de Perpetuo Succursu et S. Alphonsi M. de Liguorio canonice erecta (Rome, 1876).


"Mother of Perpetual Help"

The history of the title given to the Blessed Virgin Mary as "Mother of Perpetual Help", has a rich tradition found in the history of the picture itself. Tradition tells us that in the 15th Century a merchant brought to Rome the original icon which we now call "Mother of Perpetual Help", that he had stolen from a Church on the island of Crete. Upon his death, the picture was passed on to a local Roman family, with the promise that the picture would be given to a church where it could be rightfully honored. However, the family did not keep their promise and instead held on to it.

Taking matters into her own hands, the Blessed Virgin appeared to one of the children of the family that had possession of the picture. Calling herself "Holy Mary of Perpetual Help", the Blessed Mother made a request to the girl that she tell her parents to take the picture to St. Matthew's Church in Rome. In the year 1499, the picture was finally placed inside St. Matthew's of Rome. It stayed there for more than three-hundred years, and experienced great devotion with many miracles attributed to its veneration. However, during the Roman wars of 1798, it was placed in a nearby monastery chapel so as to preserve it from the destruction that inevitably claimed the Church of St. Matthew. The picture fell into obscurity over the years that followed, hidden away

In the mid-1800's, the Redemptorist Missionaries purchased the land on which once stood the Church of St. Matthew. They erected a new Church there in honor of their founder, Saint Alphonsus Liguori. While doing research on the history of the area, they discovered writings which made reference to an icon of "The Virgin of Perpetual Help".

Upon locating the picture in the nearby monastery, the Redemptorists petitioned Pope Pius IX to entrust the icon to their guardianship so that they could place it in their new Church which stood on the original location of St. Matthew's, so as to fulfill as best as possible the Virgin's original request. In 1866, the picture was moved in solemn procession to the Redemptorist Church of Saint Alphonsus Liguori, accompanied by a verbal command from Pope Pius IX that the Redemptorists should, "make her known throughout the world!"

Since that time, the Redemptorist Priests and Brothers have devoutly followed the command of Pope Pius IX. They have distributed throughout the world millions of copies of the original miraculous picture of Our Mother of Perpetual Help -- the picture of "a Mother who always helps!"


Our Lady of Perpetual Help

The History of the Icon

Many names have been given to me. I have been called the "Virgin of the Passion". "the Golden Madonna", "the Mother of the Redemptorist Missionaries", "the Mother of Catholic homes".

The name of my own choosing is "Mother of Perpetual Help". It is also the name by which Pope Pius IX requested the Redemptorist Missionaries to make me known.

My story is of how Heaven hallows human happenings for purposes divine. It is a history that appears complicated and adventurous, but seen 'from above" it is a simple, straight line drawn through human history.

It is the story of an unknown artist, a repentant thief, a curious little girl, an abandoned church, an old religious and a Pope.

And above all, it is the story of my presence in the apostolic life of the Missionaries of the Congregation of the Most Holy Redeemer.

The Merchant Who Stole "Our Lady"

There is a tradition from the 16th century that tells us about a merchant from the isle of Crete who stole a miraculous picture from one of its churches. He hid it among his wares and set out westward. It was only through Divine Providence that he survived a wild tempest and landed on solid ground. After about a year, he arrived in Rome with his stolen picture.

It was there that he became mortally ill and looked for a friend to care for him. At his hour of death, he revealed his secret of the picture and begged his friend to return it to a church. His friend promised to fulfill this wish, but because his wife did not want to relinquish such a beautiful treasure, the friend also died without fulfilling the promise.

At last, the Blessed Virgin appeared to the six year old daughter of this Roman family and told her to tell her mother and grandmother that the picture of Holy Mary of Perpetual Help should be placed in the Church of St. Matthew the Apostle, located between the basilicas of St. Mary Major and St. John Lateran.

The tradition relates how, after many doubts and difficulties, "the mother obeyed and after consulting with the clergy in charge of the church, the picture of the Virgin was placed in St. Matthew's, on the 27th of March, 1499". There it would be venerated during the next 300 years. Thus began the second stage of the history of the icon, and devotion to Our Mother of Perpetual Help began to spread throughout the city of Rome.

Three Centuries in the Church of St. Matthew

St. Matthew's Church was not grand but it possessed an enormous treasure that attracted the faithful: the icon of Our Mother of Perpetual Help. From 1739 to 1798, the church and adjacent monastery were under the care of the Irish Augustinians who had been unjustly exiled from their country and used the monastery as a formation center for their Roman Province. The young students found an asylum of peace in the presence of the Virgin of Perpetual Help while they prepared themselves for priesthood, the apostolate and martyrdom.

In 1798, war raged in Rome and the monastery and church were almost totally destroyed. Several Augustinians remained there for a few more years but eventually they, too, had to leave. Some returned to Ireland, others to new foundations in America, while the majority moved to a nearby monastery. This last group brought with them the picture of Our Lady of Perpetual Help. Thus began the third stage of her history, the "Hidden Years".

In 1819, the Irish Augustinians moved to the Church of St. Mary in Posterula, near the "Umberto I" bridge that crosses the Tiber River. With them went the "Virgin of St. Matthew's". But as "Our Lady of Grace" was already venerated in this church, the newly arrived picture was placed in a private chapel in the monastery where it remained, all but forgotten, but for Brother Augustine Orsetti, one of the original young friars from St. Matthew's.

The Old Religious and the Young Altar Boy

The years passed and it seemed that the picture that had been saved from the war that destroyed St. Matthew's Church, was about to be lost in oblivion.

A young altar boy named Michael Marchi often visited the Church of Sancta Maria in Posterula and became friends with Brother Augustine. Much later, as Father Michael, he would write:

"This good brother used to tell me with a certain air of mystery and anxiety, especially during the years 1850 and 1851, these precise words.- 'Make sure you know, my son, that the image of the Virgin of St. Matthew is upstairs in the chapel: don't ever forget it... do you understand? It is a miraculous picture. 'At that time the brother was almost totally blind "What I can say about the venerable picture of the 'Virgin of St. Matthew' also called ' Perpetual Help, ' is that from my childhood until I entered the Congregation (of the Redemptorists) I had always seen it above the altar of the house chapel of the Augustinian Fathers of the Irish Province at St. Mary in Posterula... there was no devotion to it, no decorations, not even a lamp to acknowledge its presence... it remained covered with dust and practically abandoned. Many were the times, when I served Mass there, that I would stare at it with great attention. "

Brother Augustine died in 1853 at the venerable age of 86, without seeing fulfilled his desire that the Virgin of Perpetual Help be once again exposed for public veneration. His prayers and boundless confidence in the Virgin Mary seemed to have gone unanswered.

The Rediscovery of the Icon

In January of 1855, the Redemptorist Missionaries purchased "Villa Caserta" in Rome, converting it into the general house for their missionary congregation that had spread to western Europe and North America . On this same property along the Via Merulana, were the ruins of the Church and Monastery of St. Matthew. Without realizing it at the time, they had acquired the land that, many years previously, had been chosen by the Virgin as her Sanctuary between St. Mary Major and St. John Lateran.

Four months later, construction was begun on a church in honor of the Most Holy Redeemer and dedicated to Saint Alphonsus Liguori, founder of the Congregation. On December 24, 1855, a group of young men began their novitiate in the new house. One of them was Michael Marchi.

The Redemptorists were extremely interested in the history of their new property. But more so, when on February, 7th, 1863, they were puzzled by the questioning from a sermon given by the famous Jesuit preacher, Father Francesco Blosi, about an icon of Mary that "had been in the Church of St. Matthew on Via Merulana and was known as The Virgin of St. Matthew, or more correctly as The Virgin of Perpetual Help. "

On another occasion, the chronicler of the Redemptorist community "examining some authors who had written about Roman antiquities, found references made to the Church of St. Matthew. Among them there was a particular citation mentioning that in the church (which had been situated within the garden area of the community) there had been an ancient icon of the Mother of God that enjoyed 'great veneration and fame for its miracles.'" Then "having told all this to the community, a dialogue began as to where they could locate the picture. Father Marchi remembered all that he had heard from old Brother Augustine Orsetti and told his confreres that he had often seen the icon and knew very well where it could be found."

The Reception of the Icon by the Redemptorists

With this new information, interest grew among the Redemptorists to know more about the icon and to retrieve it for their church. The Superior General, Father Nicholas Mauron, presented a letter to Pope Pius IX in which he petitioned the Holy See to grant them the icon of Perpetual Help and that it be placed in the newly built Church of the Most Holy Redeemer and St. Alphonsus, which was located near the site where the old Church of St. Matthew had stood. The Pope granted the request and on the back of the petition, in his own handwriting he noted:

"December 11, 1865: The Cardinal Prefect of Propaganda will call the Superior of the community of Sancta Maria in Posterula and will tell him that it is Our desire that the image of Most Holy Mary, referred to in this petition, be again placed between Saint John and St. Mary Major; the Redemptorists shall replace it with another adequate picture."

According to tradition, this was when Pope Pius IX told the Redemptorist Superior General: "Make Her known throughout the world!" In January, 1866, Fathers Michael Marchi and Ernest Bresciani went to St. Mary's in Posterula to receive the picture from the Augustinians.

Then began the process of cleaning and retouching the icon. The task was entrusted to the Polish artist, Leopold Nowotny. Finally, on April 26th, 1866, the image was again presented for public veneration in the Church of St. Alphonsus on the Via Merulana.

With this event, the fourth stage of her history began: the spread of the icon throughout the world.

The Latest Restoration of the Icon

In 1990, the picture of Our Mother of Perpetual Help was taken down from above the main altar to satisfy the many requests for new photographs of the icon. It was then that the serious state of deterioration of the image was discovered; the wood, as well as the paint, had suffered from environmental changes and prior attempts at restoration. The General Government of the Redemptorists decided to contract the technical services of the Vatican Museum to bring about a general restoration of the icon that would deal with the cracks and fungus that threatened irreparable damage.

The first part of the restoration consisted of a series of X-rays, infra-red images, qualitative and quantitative analyses of the paint, and other infra-red and ultra-violet tests. The results of these analyses, especially a Carbon-14 test, indicate that the wood of the icon of Perpetual Help could safely be dated from the years 1325-1480.

The second stage of the restoration consisted of the physical work of filling the cracks and perforations in the wood, cleaning the paint and retouching the affected sections, strengthening the structure that sustains the icon, etc. This physical intervention was limited to the absolute minimum because all restorative work, somewhat like bodily surgery, always provokes some trauma. An artistic analysis situated the pigmentation of the paint at a later date (after the 17th century); this would explain why the icon offers a synthesis of oriental and Occidental elements, especially in its facial aspects.