samedi 23 juin 2012

Bienheureuse CHRISTINE de STOMMELEN, pénitente et mystique



Bienheureuse CHRISTINE de STOMMELEN

(+ 1312)

Jour et nuit, la bienheureuse Christine elle méditait sur la Passion de Jésus-Christ, y trouvant tantôt d'amères douleurs, tantôt de douces consolations. Longtemps attaquée par le démon et éprouvée par l'étrange tentation du suicide, elle fut enfin délivrée de ces pénibles épreuves, et vécut encore vingt-quatre ans dans une paix parfaite et dans les joies de la contemplation divine. Elle mourut en 1312. Il ne faut pas la confondre avec sainte Christine l'Admirable (fête le 24 juillet), bien qu'on lui donne aussi ce qualificatif.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fran/06-23.htm

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Christine Bruzo, (ou Bruso) naquit en 1242, à Stommelen, près de Cologne.

Après avoir eue en 1247 — à l’âge de 5 ans — une vision de Jésus Enfant, Christine refusa, quelques années plus tard, un mariage arrangé et entra dans un couvent de Béguines ; elle avait alors 13 ans.

Le béguinage — qui avait eu son origine en Belgique, vers 1170 — était un ensemble de maisonnettes où étaient accueillies les béguines, lesquelles faisaient — temporairement — le vœu de pauvreté, de chasteté et d’obéissance. Certaines finissaient par sortir et par se marier. Toutefois, pendant leur séjour, elles menaient une vie bien réglée : prière, visites aux malades et assistance aux personnes âgées, n’ayant pas de famille.

Ces institutions étaient très nombreuses, au XIIIe siècle, non seulement en Belgique, mais aussi aux Pays-Bas, en Allemagne et en France, où on les retrouve assez nombreuses à Reims, par exemple.

A quinze ans elle reçut les stigmates sur les mains, les pieds et les marques — sur le front —, de la couronne d’épines.

Elle fut très souvent tentée et tourmentée par le démon qui lui suggérait le suicide.

C’était, lors de ses attaques violentes et sournoises de Satan, que Christine avait prit l’habitude d’adresser à Jésus cette belle prière :

"Seigneur Jésus, je vous en prie, par votre mort, par vos souffrances et par votre très doux Cœur broyé pour notre amour, si c'est votre bon plaisir que ces malins esprits me donnent la mort, recevez en paix mon cœur troublé et affligé, gardez-le miséricordieusement, dans votre très doux Cœur".

Les signes extérieurs de telles manifestations inquiétèrent fortement les béguines qui finirent par l’éloigner de leur maison.

Le 20 décembre 1267 elle fit la connaissance d’un jeune dominicain, Pierre de Dacia († 1289) — disciple d’Albert le Grand — lequel devint bientôt son guide spirituel, et avec lequel elle maintint une relation épistolaire régulière. Ce même dominicain écrivit une « Vie » de la bienheureuse qui s’arrête à 1286.

L’année de la mort de Pierre — 1289 —, les assauts du démon cessèrent et Christine vécut en paix jusqu’en 1312, tout en gardant toujours l’habit des béguines.

La grande mystique eut des extases et des apparitions et, depuis 1269 ses stigmates étaient visibles à certaines périodes de l’année.

Éprouvée par une vie de grandes souffrances, toujours supportées généreusement, les yeux fixés le Cœur aimant de Jésus et sur la Croix rédemptrice, elle rendit son âme à Dieu le 6 novembre 1312, à Stommelen, là où elle était née.

En 1342 — trente années après sa mort —, ses reliques furent transportées à Nideggen et, depuis 1568, celles-ci reposent dans l’église de Jülich.

Son culte fut approuvé par le pape Pie X, le 22 août 1908 et sa fête fixée au 6 novembre.

Alphonse Rocha


Sainte Christine de Stommeln

mystique allemande (✝ 1312)

A 13 ans elle quitta son village pour se rendre à Cologne dans l'espoir d'être admise chez des religieuses. Elle fut acceptée par des béguines. Elle connut alors une vie d'austérité qui la mit à rude épreuve, mais après avoir résisté aux tentations, elle connut vingt-quatre années de paix spirituelle. Ses reliques sont pieusement conservées à Juliers en Rhénanie.

A lire: La vie de Christine de Stommeln, suivi de Lettres de Pierre et de Christine - Pierre de Dacie : http://www.editions-william-blake-and-co.com/spip.php?article284103139

"Quelle providence a mis, un jour de 1267, sur le chemin d’un frère prêcheur suédois, étudiant au Studium Generale de Cologne, intelligence déliée, nature mélancolique, Christine, une jeune paysanne stigmatisée du bourg westphalien de Stommeln? De cette rencontre, que va suivre une nuit de veille “lumineuse comme le jour”, écrira Pierre citant le psaume 139, va naître une relation fascinée de vingt-deux ans, ponctuée de seize visites et d’une longue correspondance, qui ne s’achèvera qu’à la mort de Pierre en 1289. C’est donc ce que racontent les manuscrits conservés dans une église de Jülich en Westphalie, copiés en 1340, soumis à un toilettage philologique rigoureux en 1894, traduits pour le première fois en suédois en 1952, objets de la présente édition."

Près de Cologne en Allemagne, l’an 1312, la bienheureuse Christine de Stommeln, vierge, qui communia aux souffrances du Christ et vint merveilleusement à bout de toutes les tentations du monde.

Martyrologe romain


Blessed Christine of Stommeln

Born at Stommeln near Cologne, in 1242; died 6 November, 1312.

Stommeln, called in the fourteenth century Stumbeln, is situated about nine miles northwest of Cologne and about six miles west of the Rhine. Christine's father was a well-to-do peasant named Heinrich Bruso; the name of her mother was Hilla. When five years old Christine had visions of the Christ Child to whom she was mysticallymarried in her tenth year. When eleven years old she learned to read the Psalter, but could not write. When twelve her parents wished to give her in marriage, but she went to the convent of the Beguines at Cologne, where she led a life of severe penance, spent much time in prayer, and often fell into convulsions. In her fifteenth year she received the stigmata on her hands and feet and the marks of the Crown of Thorns on the head. She suffered many assaults of the devil, had many trials of her faith and was tempted to suicide. TheBeguines thought her crazy and treated her with contempt, so she went back home. As early as 1267 the parishpriest, Johannes, took Christine into his house, where she made the acquaintance of Peter of Dacia, a Dominican from Gotland who was at Cologne as a pupil of St. Albert the Great. A mystical bond of devotion, the object of which was God, was formed between the two. Peter visited Christine in 1270 on his way back from Paris to Gotland, and again in 1279; in his account of her he mentions altogether fifteen visits. Christine's brother followed Peter to Gotland and entered the Dominican Order. Peter became lector and in 1283 was prior in Gotland, where he died in 1288. In the same year the torments which Christine suffered through the devilceased, and she lived a peaceful life, wearing always the dress of the Beguines, until her death. Her body was first buried in the churchyard at Stommeln and then in the church itself; in 1342 her remains were carried to Niedeggen in the Eifel; a couple of centuries later, 22 June, 1569, they were transferred to Jülich, where a monument to her still exists. At Jülich are also to be seen the notes made by Peter of Dacia and the collection of her letters which the Bollandists have published under the date of 22 June (IV, 271-430). It is difficult to decidejust how much literal truth exists in Christine's visions and apparitions from Purgatory. But even Renan did notdoubt the purity of her life (Hist. litt. de la France, XXVII, 1-26). The veneration of the Church has not been granted to Christine; however, the anniversary of her death, 6 November, is observed in Jülich.


Meier, Gabriel. "Blessed Christine of Stommeln." The Catholic Encyclopedia. Vol. 3. New York: Robert Appleton Company,1908. 13 Mar. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/03724a.htm>.