lundi 3 septembre 2012

Saint PIE X, Pape



Saint Pie X

Pape

(1835-1914)

Le père de saint Pie X, Jean-Baptiste Sarto, exerçait le métier de facteur rural. Il avait épousé Margherita Sanson, un nom bien digne d'être honoré. L'aîné de ses dix enfants, Joseph, devenu saint Pie X, a proclamé bien haut tout ce qu'il devait à sa sainte mère. Cet enfant de prédilection grandit dans l'humble village de Riese. Le jour de sa première communion, il promit à Dieu de rester chaste et de se préparer à la prêtrise. Malgré l'obstacle de la pauvreté qui sévissait au foyer, l'enfant était prêt à tous les sacrifices pour réaliser cet idéal.

Ses études terminées au grand Séminaire de Padoue, la prêtrise lui fut conférée et il fut envoyé comme vicaire à Tombolo, puis curé à Salzano, en Vénétie. Là, le choléra ayant éclaté, l'abbé Sarto soigne ses paroissiens jour et nuit, les administre, les ensevelit.

Nommé évêque de Mantoue en 1884, il s'objecte d'abord à cette élévation à l'épiscopat, mais devant l'insistance des supérieurs, il se soumet à la décision des autorités ecclésiastiques. Mgr Sarto se propose d'être tout à tous: «Mon peuple me trouvera toujours ferme à mon poste, toujours doux et plein de charité.» Né pauvre, Mgr Sarto resta toujours pauvre et au service des pauvres. Vivant modèle du troupeau, il donne l'exemple d'une vie sainte et sacrifiée sans se démentir jamais.

Les degrés hiérarchiques qu'il ne cessa de gravir sont marqués par son entière soumission à la volonté de Dieu et une rare facilité d'adaptation. Il ne s'occupait pas du passé, de ses aspirations personnelles, de sa liberté, mais abandonnait tout à la divine Providence. En 1903, le souverain pontife Léon XIII expire et le cardinal Sarto est choisi pour le remplacer. Devant ce choix inattendu, celui qui avait toujours désiré demeurer simple curé de campagne, ne sut que balbutier la prière de l'agonie: «Que ce calice s'éloigne de moi... Que la volonté de Dieu soit faite...» Il dut prononcer à haute voix: «J'accepte.» Il termina plus bas: «In crucem,» c'est-à-dire: «jusqu'à la croix.»

La confusion régnait au sein de l'Eglise et de la société, la franc-maçonnerie lançait ses attaques sournoises et déguisées, les hérésies modernes élevaient prétentieusement la tête. On accusa saint Pie X d'opposer une barrière désuète au progrès. Mais rien n'ébranla le courage et les convictions du chef de la chrétienté qui condamna fermement toutes les erreurs qui tentaient de détruire subtilement la foi: «Nous réprouvons ces doctrines qui n'ont de la vraie philosophie que le nom et conduisent au scepticisme universel et à l'irréligion.» Possédant à un haut degré le don du discernement des esprits, saint Pie X s'est constamment signalé comme défenseur de l'intégrité de la foi en condamnant entre autres l'hérésie moderniste qu'il a qualifiée de «carrefour de toutes les hérésies.»

En 1914, ce saint pape écrivit à l'empereur d'Autriche pour le conjurer d'empêcher la déclaration de la guerre. Devant l'inutilité de ses efforts, il s'offre généreusement à Dieu en victime d'expiation pour le peuple chrétien et l'humanité toute entière. Le soir du 19 août 1914, le bourdon de St-Pierre sonnait le glas... «Un Saint est mort» proclamait le peuple. En 1954, Pie XII canonisait celui dont on avait dit: «L'histoire en fera un grand pape, l'Eglise en fera un grand Saint.» Saint Pie X a été surnommé le pape de l'Eucharistie, car c'est sous son heureux pontificat que les petits enfants furent appelés à communier dès l'âge de raison.

Résumé O.D.M.




Né en 1835, prêtre en 1858, évêque en 1884, cardinal en 1893, pape en 1903, mort en 1914. Canonisé en 1954, fête la même année.

Les antiennes de cette messe composée après la canonisation offrent la particularité de ne suivre ni le texte le de la Vulgate, ni celui de la Vetus Italica, version latine plus ancienne que la Vulgate, mais l’affreuse version latine du cardinal Béa, qui fut en usage sous le pontificat de Pie XII.

(Leçon des Matines (bréviaire 1960) Le Pape Pie X, nommé auparavant Joseph Sarto, naquit dans un village de Vénétie, appelé Riese. Il fut admis comme élève au séminaire de Padoue et ordonné prêtre ; vicaire à Tombolo, puis curé de Salzano, ensuite chanoine à Trévise et chancelier de la Curie épis-copale, il se distingua par une telle sainteté que Léon XIII le mit à la tête de l’Église de Mantoue. Ne négligeant aucun des devoirs du bon pasteur, il se préoccupa vivement de la bonne formation de la jeunesse appelée à l’héritage du Seigneur ; il favorisa la splendeur du culte divin et le développement des associations pieuses ; il soulagea l’indigence des pauvres par une charité débordante. Recommandé par tant de mérites, il fut mis au nombre des cardinaux et créé patriarche de Venise. Après la mort de Léon XIII, malgré une vaine résistance, il dut accepter, comme une croix, le Souverain Pontificat. Placé sur la chaire de saint Pierre, il ne changea rien à son genre de vie antérieur. Il resplendit surtout par l’humilité, la simplicité et la pauvreté. Il gouverna l’Église avec fermeté et la fortifia par des initiatives remarquables. Gardien très vigilant de la foi, il condamna et détruisit le modernisme, rendez-vous de toutes les hérésies ; ardent défenseur de la liberté de l’Église, il résista courageusement à ceux qui voulaient y porter atteinte ; il veilla à une solide formation du clergé ; il rassembla les lois de l’Église en un seul corps ; il développa beaucoup le culte de l’Eucharistie et la communion fréquente. Épuisé par les travaux et accablé de douleur à cause de la guerre qui avait éclaté en Europe, il s’envola vers la patrie céleste, le 20 août 1914. Pie XII le mit au nombre des saints.




BENOÎT XVI



AUDIENCE GÉNÉRALE



Palais pontifical de Castel Gandolfo



Mercredi 18 août 2010



Saint Pie X

Chers frères et sœurs!

Je voudrais m’arrêter aujourd’hui sur la figure de mon prédécesseur, saint Pie X, dont on célébrera samedi prochain la mémoire liturgique, en soulignant certains de ses traits qui peuvent être utiles également pour les pasteurs et les fidèles de notre époque.

Giuseppe Sarto, tel était son nom, né à Riese (Trévise, Italie) en 1835 dans une famille d’agriculteurs, fut ordonné prêtre à l’âge de 23 ans, après des études au séminaire de Padoue. Il fut d’abord vicaire de Tombolo, ensuite curé à Salzano, puis chanoine de la cathédrale de Trévise avec charge de chancelier épiscopal et de directeur spirituel du séminaire diocésain. Au cours de ces années de riche et généreuse expérience pastorale, le futur Souverain Pontife manifesta un profond amour pour le Christ et son Eglise, ainsi que l’humilité, la simplicité et la grande charité envers les personnes les plus indigentes, qui caractérisèrent toute sa vie. En 1884, il fut nommé évêque de Mantoue et en 1893 patriarche de Venise. Le 4 août 1903, il fut élu Pape, ministère qu’il accepta après quelques hésitations, car il ne se considérait pas à la hauteur d’une charge si élevée.

Le pontificat de saint Pie X a laissé une marque indélébile dans l’histoire de l’Eglise et fut caractérisé par un effort important de réforme, résumé dans la devise Instaurare omnia in Christo, «Renouveler toute chose dans le Christ». En effet, ses interventions bouleversèrent les divers milieux ecclésiaux. Dès le début, il se consacra à la réorganisation de la Curie Romaine; puis il lança les travaux de rédaction du Code de Droit canonique, promulgué par son successeur Benoît XV. Il promut ensuite la révision des études et de l’«iter» de formation des futurs prêtres, en fondant également divers séminaires régionaux, équipés de bibliothèques de qualité, et de professeurs bien préparés. Un autre domaine important fut celui de la formation doctrinale du Peuple de Dieu. Depuis les années où il était curé, il avait rédigé lui-même un catéchisme et au cours de son épiscopat à Mantoue, il avait travaillé afin que l’on parvienne à un catéchisme unique, sinon universel, tout au moins italien. En authentique pasteur, il avait compris que la situation de l’époque, notamment en raison du phénomène de l’émigration, rendait nécessaire un catéchisme auquel chaque fidèle puisse se référer indépendamment du lieu et des circonstances de vie. En tant que Souverain Pontife, il prépara un texte de doctrine chrétienne pour le diocèse de Rome, qui fut diffusé par la suite dans toute l’Italie et le monde. Ce catéchisme appelée «de Pie X» a été pour de nombreuses personnes un guide sûr pour apprendre les vérités de la foi en raison de son langage simple, clair et précis et de sa présentation concrète.

Il consacra une grande attention à la réforme de la Liturgie, en particulier de la musique sacrée, pour conduire les fidèles à une vie de prière plus profonde et à une participation plus pleine aux sacrements. Dans le Motu proprio Parmi les sollicitudes (1903), première année de son pontificat, il affirma que le véritable esprit chrétien a sa source première et indispensable dans la participation active aux sacro-saints mystères et à la prière publique et solennelle de l’Eglise (cf. AAS 36 [1903], 531). C’est pourquoi, il recommanda de s’approcher souvent des sacrements, encourageant la pratique quotidienne de la communion, bien préparés, et anticipant de manière opportune la première communion des enfants vers l’âge de sept ans, «lorsque l’enfant commence à raisonner» (cf. S. Congr. de Sacramentis, Decretum Quam singulari: AAS 2 [1910], 582).

Fidèle à la tâche de confirmer ses frères dans la foi, ssaint Pie X, face à certaines tendances qui se manifestèrent dans le domaine théologique à la fin du XIXe siècle et aux débuts du XXe siècle, intervint avec décision, condamnant le «Modernisme», pour défendre les fidèles de conceptions erronées et promouvoir un approfondissement scientifique de la Révélation, en harmonie avec la Tradition de l’Eglise. Le 7 mai 1909, avec la Lettre apostolique Vinea electa, il fonda l’Institut pontifical biblique. Les derniers mois de sa vie furent assombris par les grondements de la guerre. L’appel aux catholiques du monde, lancé le 2 août 1914 pour exprimer «la douleur aiguë» de l’heure présente, était le cri de souffrance d’un père qui voit ses fils se dresser l’un contre l’autre. Il mourut peu après, le 20 août, et sa réputation de sainteté commença à se diffuser immédiatement au sein du peuple chrétien.

Chers frères et sœurs, saint Pie X nous enseigne à tous qu’à la base de notre action apostolique, dans les différents domaines dans lesquels nous œuvrons, doit toujours se trouver une intime union personnelle avec le Christ, à cultiver et à accroître jour après jour. Ceci est le noyau de tout son enseignement, de tout son engagement pastoral. Ce n’est que si nous aimons le Seigneur, que nous serons capables de conduire les hommes à Dieu et de les ouvrir à son amour miséricordieux et ouvrir ainsi le monde à la miséricorde de Dieu.

* * *

Chers pèlerins francophones, je suis heureux de vous accueillir ce matin, ici à Castel Gandolfo! Je salue particulièrement le groupe des Sri-Lankais de Paris et la jeunesse franciscaine de Bitche. Que saint Pie X, dont nous célébrerons la fête cette semaine, vous aide à laisser grandir en vous l’union personnelle avec le Christ pour devenir capables de témoigner parmi vos frères et vos sœurs de l’amour miséricordieux de Dieu. Bon pèlerinage à tous!

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APPEL

Ma pensée va en ce moment aux chères populations du Pakistan, récemment frappées par de graves inondations, qui ont provoqué de très nombreuses victimes et laissé beaucoup de familles sans logement. Alors que je confie à la bonté miséricordieuse de Dieu ceux qui ont tragiquement disparu, j’exprime ma proximité spirituelle à leurs familles et à tous ceux qui souffrent à cause de cette catastrophe. Que notre solidarité et le soutien concret de la Communauté internationale ne manquent pas à nos frères si durement éprouvés!

© Copyright 2010 - Libreria Editrice Vaticana





Joseph Sarto

Pape (257e) - Mémoire


Giuseppe Sarto, tel était son nom, naît à Riese (Trévise, Italie) le 2 juin 1835 et baptisé à la paroisse Saint-Matthieu le lendemain. Après deux ans dans la petite école de Riese, il poursuit ses études primaires à Castelfranco de Vénitie. Il reçoit sa première communion à Riese, aux Pâques 1847 (6 avril).

Guiseppe Sarto entre au séminaire de Padoue, le 13 novembre 1850, où il reste neuf ans. Tonsuré à la cathédrale d'Asolo, le 20 septembre 1851, il reçoit les deux premiers ordres mineurs en novembre 1856 et les deux autres le 6 juin 1857.

Il est ordonné sous-diacre le 19 septembre 1857 et diacre le 27 février 1858.

Il reçoit l'ordination sacerdotale dans la cathédrale de Castelfranco le 18 septembre 1858 ; célèbre sa première messe, le lendemain, à Riese et, le 29 novembre 1858, prend son poste de vicaire à Tombolo.

Nommé curé de Salzano, le 21 mai 1867, don Giuseppe Sarto quitte sa paroisse le 16 septembre 1875 pour devenir chanoine de Trévise.

Directeur du séminaire et chancelier épiscopal (28 novembre 1875). Primicier de la cathédrale le 12 juin 1879, il est, à la mort de l'évêque, élu par le chapitre vicaire capitulaire (27 novembre 1879).

Nommé à l'évêché de Mantoue en septembre 1884, il est sacré à Rome, dans l'église Saint-Apollinaire, le 23 novembre 1884, et entre à Mantoue le 18 avril 1885.

Créé cardinal du titre de Saint-Bernard des Thermes au Consistoire secret du 12 juin 1893, il est trois jours après promu patriarche de Venise où il ne peut entrer que le 24 novembre 1894 puisque le gouvernent italien n'a donné son exequatur que le 5 septembre 1894.

Elu pape le 4 août 1903, il prend le nom de Pie X, il est couronné le 9 août 1903.

Pie X passa de la terre au ciel durant la nuit entre le 20 et 21 août 1914 ; sa dépouille est déposée dans les Grottes Vaticanes le 23 août 1914.

Pie X a été béatifié le 03 juin 1951 par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) et proclamé saint, le 29 mai 1954, par le même Pape.

Sources principales : missel.free.fr/ ; vatican.va  (« Rév. x gpm »).



Vierge très-sainte,
qui avez plu au Seigneur et êtes devenue sa Mère,
Vierge immaculée dans votre corps, dans votre âme,
dans votre foi et dans votre amour,
de grâce, regardez avec bienveillance les malheureux
qui implorent votre puissante protection.
Le serpent infernal,
contre lequel fut jetée la première malédiction,
continue, hélas ! à combattre et à tenter les pauvres fils d'Eve.
Ah ! vous, ô notre Mère bénie, notre Reine et notre Avocate,
vous qui avez écrasé la tête de l'ennemi
dès le premier instant de votre Conception, accueillez nos prières,
et, - nous vous en conjurons unis à vous en un seul coeur -
présentez-les devant le trône de Dieu,
afin que nous ne nous laissions jamais prendre aux embûches
qui nous sont tendues,
mais que nous arrivions tous au port du salut,
et qu'au milieu de tant de périls,
l'Eglise et la société chrétienne chantent encore une fois
l'hymne de la délivrance, de la victoire et de la paix.

Saint Pie X

SOURCE : http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20140821&id=11349&fd=

Saint Pie X

Pape (257 ème) de 1903 à 1914 ( 1914)

Giuseppe Merchiore Sarto

Enfant de la terre, né dans une humble famille de Vénétie, Joseph Sarto est le symbole de la simplicité et de la fermeté dogmatique suivant sa doctrine: "Tout rénover dans le Christ". Curé, puis évêque de Mantoue, patriarche de Venise, pape enfin en 1903. L'époque était difficile. Ce début du XXe siècle voit en France la séparation de l'Église et de l'État, la montée du modernisme, les rapports difficiles de la religion et du politique. Saint Pie X a la réputation d'avoir beaucoup condamné: les prêtres modernistes qui sapent les fondements de la foi au Christ, comme "Le Sillon" qui voulait assimiler le christianisme au système politique de la démocratie. Il veut garder le cap, sans déviance. On retiendra surtout de ce petit paysan devenu berger de l'Église, le renouvellement de la liturgie et de la catéchèse, la béatification du Curé d'Ars qui lui permet de rappeler le rôle pastoral du clergé, et surtout son appel à la communion fréquente à laquelle il appelle désormais les petits enfants, bouleversant ainsi plusieurs siècles marqués par le jansénisme et le rigorisme sacramentaire.

Canonisé par Pie XII en 1954.

- Redécouvrir la figure de Saint Pie X,
Radio Vatican, 20 août 2014.

- Pie X -
site du Vatican.

- Fondation Giuseppe Sarto -
musée et lieu de naissance de Saint Pie X.

En 2007, à l'occasion du 150ème anniversaire de la consécration sacerdotale de S. Pie X, la municipalité de Riese Pio X et la Fondazione Giuseppe Sarto ont édité le livre "Pie X, un pape de Venise" (en italien)

Mémoire de saint Pie X, pape. Successivement curé de paroisse, évêque de Mantoue, puis de Venise, enfin élu évêque de Rome, il se donna, comme règle de conduite et de gouvernement, de tout restaurer dans le Christ, ce qu’il accomplit avec simplicité d’âme, pauvreté et vigueur, en cherchant à développer parmi les fidèles la vie chrétienne au moyen de la participation à l’Eucharistie, de la dignité de la liturgie et de l’intégrité de la doctrine. Il mourut en 1914 et fut inhumé près de saint Pierre.

Martyrologe romain


Saint Pie X (1835-1914)

Issu d'une famille modeste et nombreuse (dix enfants), Joseph-Melchior Sarto est né à Riese (province de Trévise) le 2 juin 1835 et baptisé à la paroisse Saint-Matthieu le lendemain.

Humble prêtre issu d'une famille modeste

Après deux ans dans la petite école de Riese, il poursuit ses études primaires à Castelfranco de Vénitie. Il reçoit sa première communion à Riese, aux Pâques 1847 (6 avril). Il prend la soutane, le 19 septembre 1850, et entre au séminaire de Padoue, le 13 novembre 1850, où il reste neuf ans. 

Tonsuré à la cathédrale d'Asolo, le 20 septembre 1851, il reçoit les deux premiers ordres mineurs en novembre 1856 et les deux autres le 6 juin 1857 ; ordonné sous-diacre le 19 septembre 1857, diacre, le 27 février 1858, il reçoit l'ordination sacerdotale dans la cathédrale de Castelfranco le 18 septembre 1858, célèbre sa première messe, le lendemain, à Riese et, le 29 novembre 1858, prend son poste de vicaire à Tombolo. Nommé curé de Salzano le 21 mai 1867, il quitte sa paroisse le 16 septembre 1875 pour devenir chanoine de Trévise. Directeur du séminaire et chancelier épiscopal (28 novembre 1875).

Il deviendra le grand pape Pie X, canonisé l'année du dogme de l'Assomption de Marie

Primicier de la cathédrale le 12 juin 1879, il est, à la mort de l'évêque, élu par le chapitre vicaire capitulaire (27 novembre 1879). Nommé à l'évêché de Mantoue en septembre 1884, il est sacré à Rome, dans l'église Saint-Apollinaire, le 23 novembre 1884, et entre à Mantoue le 18 avril 1885. Créé cardinal du titre de Saint-Bernard des Thermes au Consistoire secret du 12 juin 1893, il est trois jours après promu patriarche de Venise où il ne peut entrer que le 24 novembre 1894 puisque le gouvernent italien n'a donné son exequatur que le 5 septembre 1894. 

Elu pape le 4 août 1903, il prend le nom de Pie X, il est couronné le 9 août 1903 ; Pie X meurt au Vatican le 20 août 1914, sa dépouille est déposée dans les Grottes Vaticanes le 23 août 1914. L'héroïcité de ses vertus fut proclamée le 3 septembre 1950, Pie XII le béatifie le 3 juin 1951 et le canonise le 29 mai 1954.

(Sources : missel.free)

Grand promoteur de la Vraie Dévotion à la Sainte Vierge selon l'esprit de saint Louis-Marie Grignion de Montfort

Pie X fut un grand pape réformateur et l'Eglise lui doit une oeuvre magistérielle considérable. Il fut tout d'abord le pape de la communion fréquente : constatant qu'un peu partout on retardait d'une façon abusive l'acte sacramentel de la première Communion, il décida que celle-ci se ferait désormais à l'âge de sept ans. 
Il écrivit aussi des Encycliques sur la Doctrine sociale de l'Eglise ; il fonda l'école d'Art Sacré par le motu proprio "Tra le solecitudini"...

Le cinquantième anniversaire de la proclamation du Dogme de l'Immaculée Conception fut pour lui un motif de plus de faire aimer la Vierge Marie. Avec l'Encyclique "Ad diem illum", du 2 février 1904 , il promut la vraie dévotion à Marie et exhorta tous les fidèles à implorer souvent sa protection, dans l'esprit de la spiritualité de saint Louis Marie Grignion de Montfort (1).
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(1) Lire : Encyclique "Tra le solecitudini", sur la dévotion à Marie


SOURCE : http://it.mariedenazareth.com/4461.0.html?&L=0



Pope Saint Pius X
Perhaps nowhere in the history of the Church is there a better example of a man possessed of so many of the saintly virtues—piety, charity, deep humility, pastoral zeal, and simplicity—than in one of the newest of God’s elect, St. Pius X. Yet the parish priest of Tombolo, who remained a country priest at heart throughout his life, faced the problems and evils of a strife-torn world with the spiritual fervor of a crusader. The inscription on his tomb in the crypt of the basilica of St. Peter’s gives the most eloquent testimony to a life spent in the service of God:
“Born poor and humble of heart,

Undaunted champion of the Catholic faith,

Zealous to restore all things in Christ,
Crowned a holy life with a holy death.”


St. Pius X was born Giuseppe Melchiorre Sarto on June 2, 1835 in the little Italian town of Riese, in the province of Treviso near Venice. His father was Giovanni Sarto, a cobbler by trade, who was also caretaker of the city hall and the town’s postmaster; his mother was Margherita Sanson, a seamstress. The family had few worldly goods and the early life of young Giuseppe, eldest of eight surviving children, was a difficult one. He attended the parish school and while there, his intelligence and high moral character attracted the notice of the pastor, who arranged a scholarship for the lad at the high school in Castelfranco, a larger town two miles from Riese. After completing the course of instruction at Castelfranco, he made known that he had felt the call to the priesthood for some time, but had considered the means of attaining this end beyond his grasp. However, his parents saw that the will of God was in their son’s calling, and they did all in their power to encourage him, while the pastor again came to the rescue by arranging another scholarship to the seminary at Padua. In November of 1850, young Sarto arrived at Padua and was immediately taken up with the life and studies of the seminary. The same high qualifications of intellect and spirit, later to blossom forth in his work as bishop and Pope, were much in evidence as a seminarian. Giuseppe worked hard and finally on September 18, 1858, Father Sarto was ordained at the cathedral in Castelfranco.
The young priest’s first assignment was as curate at Tombolo, a parish of 1500 souls in the Trentino district of Italy. Here, for eight years, Father Sarto labored among his favorite parishioners, the poor. He also organized a night school for the general education of adults, and trained the parish choir to a high degree of skill in Gregorian Chant. His pastor at Tombolo, Father Constantini, recognizing the worth of the young priest, wrote a prophetic summary of his assistant. “They have sent me as curate a young priest, with orders to mould him to the duties of pastor; in fact, however, the contrary is true. He is so zealous, so full of good sense, and other precious gifts that it is I who can learn much from him. Some day or other he will wear the mitre, of that I am sure. After that—who knows?”
In July of 1867, Father Sarto, then 32 years of age, was appointed pastor of Salzano, one of the most favored parishes in the diocese of Treviso. Soon his concern and help toward the poor became well known throughout the parish, and his two sisters, who acted as his housekeepers, were often at wit’s end as their brother gave away much of his own clothing and food to the needy. The new pastor arranged for the instruction of young and old in the fundamentals of Christian Doctrine. The firm conviction that devotion meant little if its meaning was not understood was later to be embodied in the encyclical <Acerbo nimis>, “On the Teaching of Christian Doctrine.” After nine years at Salzano, Father Sarto was rewarded for his labors by the appointment as Canon of the Cathedral at Treviso and as Chancellor of that diocese. In addition, he became Spiritual Director of the seminary. Canon Sarto took a deep interest in this work of forming Christ in the hearts of young priests. However, in spite of these many duties, he remained ever the teacher; he often journeyed from the seminary into the city to teach catechism to the children, and he organized Sunday classes for those children who attended public schools, where religion was banned. When the diocese of Mantua fell vacant in 1884, Pope Leo XIII named Canon Sarto as bishop of that diocese.
Bishop Sarto found a troubled diocese in which to begin his labors. There was a general opposition of the government to religion manifested in many ways—monasteries had been suppressed, many religious institutions were government-managed, and Church property was heavily taxed. All these political disturbances had a far-reaching effect on both the clergy and the laiety. The seminaries of Mantua were depleted and a general laxity among the younger priests was evident; dangerous errors of thought had crept into the clergy, and the faults of the shepherds had spread to the flock. In general, a pall of religious indifference and secularism had spread over the diocese. With characteristic energy and spiritual strength, Bishop Sarto set to work to put his see in order. He gave first attention to the seminary, where by his own example of zeal and teaching, he won back the clergy to full and faithful service. The laxity of the people was attributed to neglect of parish priests in the instruction of the catechism; Bishop Sarto often taught such classes himself, and in his pastoral visits and letters, he urged the establishment of the Confraternity of Christian Doctrine in all parishes. God blessed this work on behalf of all classes of His flock, and in 1893, His Holiness, Leo XIII, elevated Bishop Sarto to Cardinal and appointed him Patriarch of Venice.
As Patriarch of Venice, it was Tombolo, Salzano, and Mantua all over again, but on a widening scale—the same care for his clergy and for the seminaries, the ever-willing hand and heart given to the poor, the long hours spent in teaching young and old—only the red of his new office had replaced the purple and black of former days. Social and economic problems were of prime concern to the new cardinal, and any worthy social action organization was assured of his help. When the Workingmen’s Society was founded in Venice, the name of Cardinal Sarto was at the top of the list and he paid regular dues as a member! Once it seemed that an important diocesan newspaper would go into bankruptcy, and the cardinal declared, “I would rather sell my crozier and my robes of office than let that paper go under.”

On July 20, 1903, the reign of Leo XIII came to a close, and the world mourned the death of a great Pontiff. Cardinals from all over the world came to Rome for the conclave which would elect the new Pope, and it is again typical of Cardinal Sarto that, due to his many charities, he was short of funds necessary to make the trip; so sure was he that he would never be elected that the problem was solved by the purchase of a return ticket to Venice! With the conclave in solemn session, the voting began, and with each successive ballot, Cardinal Sarto gained more votes. As his cause continued to gain strength, he all the more strongly pleaded that he was neither worthy nor capable enough for the office. When it was finally announced that he had gained sufficient votes to be elected, he bent his head, broke into tears, and whispered, “Fiat voluntas tua” (Thy will be done). He accepted, took the name of Pius X, and on August 9, 1903, was crowned as Vicar of Christ on earth.

The world was now the parish of the new Pontiff, and in his first encyclical he announced the aim of his reign. It was his desire, in the words of St. Paul, “to restore all things in Christ.” (Eph 1:10). The prime means of accomplishing this restoration was dearly seen by Pius to be through the clergy, and throughout his reign, the Pope exhorted bishops to reorganize the seminaries and to obtain the best possible training for these men who would instill in others the knowledge of God. The Pontiff published an encyclical, “Exhortation to the Catholic Clergy,” in which he pointed out that only through a trained and disciplined clergy could a program of return to Christ be realized.
The religious instruction of young and old became the second most important means toward the Christian restoration, and in his encyclical <Acerbo nimis>, “On the Teaching of Christian Doctrine,” Pius X firmly stated his position. The evils of the world were traceable to an ignorance of God, he said, and it was necessary for priests to make the eternal truths available to all and in a language that all could understand. Ever an example, he himself gave Sunday instruction to the people in one of the Vatican courtyards. However, no reform of Pius’ was more widely acclaimed than the Decrees on Holy Communion, and Pius X is often called “the Pope of the Eucharist.” These decrees, issued from 1905 through 1910, allowed the reception of first Holy Communion at an earlier age than had formerly been required, encouraged the frequent reception of the Holy Eucharist by all Catholics, and relaxed the fast for the sick.
In the field of Christian social action the Pope had always been an ardent champion, and in 1905, he published <Il fermo proposito>, “On Catholic Social Action.” In this work, the Pontiff listed practical recommendations for the solution of the social problem; he reaffirmed the need and power of prayer, but said that society would not be Christianized by prayer alone. Action is needed, he pointed out, as had been shown in the lives of the Apostles and of saints like Francis Xavier. The Pope likewise vigorously promoted reforms within the liturgy of the Church, since he felt that these were long overdue. In his <Motu proprio on the Restoration of Church Music>, he listed the aims of such music to be sanctity, beauty of form, and universality. Gregorian Chant, the Pope felt, was the music best suited to attain those aims. However, he felt that an attempt to make all Church music Gregorian was an exaggerated fad, and modern compositions were always welcomed by the Pontiff as long as they fulfilled the prescribed norms. Pius also reformed the Breviary, and was founder of the Biblical Institute for the advancement of scholarship in the study of the Scriptures. Even more important for the internal structure of the Church, he initiated and closely supervised the construction of the Code of Canon Law.
The familiar notion of Pius X as the Teacher of Christian Truth and the firm guide and staunch foe of error was forceably illustrated in 1907 when he issued more than fourteen pronouncements against the growth of Modernism. This subtle philosophy, in which Pius saw the poison of all heresies, pretended to “modernize” the Church and to make it keep pace with the changing times. In reality, its end would have been the destructions of the foundation of faith. The crowning achievement of the Pontiff’s writings and pronouncements against this philosophy came in the encyclical, <Pascendi dominici gregis>, “On the Doctrines of the Modernists.” In this work, which was a death blow to Modernism, he gave a systematic exposition of the errors involved, their causes, and provisions for combatting the errors by definite preventive measures.
Pius X labored for the Master until the very last days of his life. His 79 years had not set too heavily upon him, but overwork and anxiety over the impending doom of a World War began to take their toll. Pius saw clearly the horrors of the coming conflict and felt helpless that he could not prevent it. A little more than a month after the outbreak of the war, the Pope was seized with an attack of influenza, and his weakened constitution could not combat the illness. The end for the Christ-like Pius came peacefully on August 20, 1914, and the world, though in the throes of a death struggle, paused to mourn the gentle and humble man whose last will and testament gave such an insight into his character. It read, in part, “I was born poor, I lived poor, I die poor.” Shortly after his death, the faithful began to make pilgrimages to his tomb, bringing flowers, prayers, and petitions for favors. Accounts of miraculous favors and cures, some even accomplished during his lifetime and granted through his intercession, were announced and given widespread acclaim. In 1923, the Church, always cautious in such matters, began inquiry into the life and virtues of Pius X, and in February of 1943, the first official step in his Cause was taken when the necessary decree was signed by the present Pontiff, Pius XII. In honor of the work which Pius X had accomplished in its behalf, the Confraternity of Christian Doctrine actively contributed in promoting the Cause for his beatification and canonization. On June 3, 1951, Pius X was declared Blessed, and finally on May 29, 1954, amid the traditional pealing of the bells in the great churches of Rome, Giuseppe Sarto, the humble parish priest of the world, was canonized a saint of God.


Pope Pius X

(Giuseppe Melchiorre Sarto).

Born 2 June, 1835, at Riese, Province of Treviso, in Venice. His parents were Giovanni Battista Sarto and Margarita (née Sanson); the former, a postman, died in 1852, but Margarita lived to see her son a cardinal. After finishing his elements, Giuseppe at first received private lessons in Latin from the arch-priest of his town, Don Tito Fusaroni, after which he studied for four years at the gymnasium of Castelfranco Veneto, walking to and fro every day. In 1850 he received the tonsure from the Bishop of Treviso, and was given a scholarship of the Diocese of Treviso in the seminary of Padua, where he finished his classical, philosophical, and theological studies with distinction. He was ordained in 1858, and for nine years was chaplain at Tombolo, having to assume most of the functions of parish priest, as the pastor was old and an invalid. He sought to perfect his knowledge of theology by assiduously studying Saint Thomas and canon law; at the same time he established a night school for adult students, and devoted himself of the ministry of preaching in other towns to which he was called. In 1867 he was named arch-priest of Salzano, a large borough of the Diocese of Treviso, where he restored the church, and provided for the enlargement and maintenance of the hospital by his own means, consistently with his habitual generosity to the poor; he especially distinguished himself by his abnegation during the cholera. He showed great solicitude for the religious instruction of adults. In 1875 he was made a canon of the cathedral of Treviso, and filled several offices, among them those of spiritual director and rector of the seminary, examiner of the clergy, and vicar-general; moreover, he made it possible for the students of the public schools to receive religious instruction. In 1878, on the death of Bishop Zanelli, he was elected vicar-capitular. On 10 November, 1884, he was named Bishop of Mantua, then a very troublesome see, and consecrated on 20 November. His chief care in his new position was for the formation of the clergy at the seminary, where, for several years, he himself taught dogmatic theology, and for another year moral theology. He wished the doctrine and method of St. Thomas to be followed, and to many of the poorer students he gave copies of the "Summa theologica"; at the same time he cultivated the Gregorian Chant in company with the seminarians. The temporal administration of his see imposed great sacrifices upon him. In 1887 he held a diocesan synod. By his attendance at the confessional, he gave the example of pastoral zeal. The Catholic organization of Italy, then known as the "Opera dei Congressi", found in him a zealous propagandist from the time of his ministry at Salzano.

At the secret consistory of June, 1893, Leo XIII created him a cardinal under the title of San Bernardo alle Terme; and in the public consistory, three days later, he was preconized Patriarch of Venice, retaining meanwhile the title of Apostolic Administrator of Mantua. Cardinal Sarto was obliged to wait eighteen months before he was able to take possession of his new diocese, because the Italian government refused its exequatur, claiming the right of nomination as it had been exercised by the Emperor of Austria. This matter was discussed with bitterness in the newspapers and in pamphlets; the Government, by way of reprisal, refused its exequatur to the other bishops who were appointed in the meantime, so that the number of vacant sees grew to thirty. Finally, the minister Crispi having returned to power, and the Holy See having raised the mission of Eritrea to the rank of an Apostolic Prefecture in favour of the Italian Capuchins, the Government withdrew from its position. Its opposition had not been caused by any objection to Sarto personally. At Venice the cardinal found a much better condition of things than he had found at Mantua. There, also, he paid great attention to the seminary, where he obtained the establishment of the faculty of canon law. In 1898 he held the diocesan synod. He promoted the use of the Gregorian Chant, and was a great patron of Lorenzo Perosi; he favoured social works, especially the rural parochial banks; he discerned and energetically opposed the dangers of certain doctrines and the conduct of certain Christian-Democrats. The international Eucharistic Congress of 1897, the centenary of St. Gerard Sagredo (1900), and the blessing of the corner-stone of the new belfry of St. Mark's, also of the commemorative chapel of Mt. Grappa (1901), were events that left a deep impression on him and his people. Meanwhile, Leo XIII having died, the cardinals entered into conclave and after several ballots Giuseppe Sarto was elected on 4 August by a vote of 55 out of a possible 60 votes. His coronation took place on the following Sunday, 9 August, 1903.

In his first Encyclical, wishing to develop his programme to some extent, he said that the motto of his pontificate would be "instaurare omnia in Christo" (Ephesians 1:10). Accordingly, his greatest care always turned to the direct interests of the Church. Before all else his efforts were directed to the promotion of piety among the faithful, and he advised all (Decr. S. Congr. Concil., 20 Dec., 1905) to receive Holy Communion frequently and, if possible, daily, dispensing the sick from the obligation of fasting to the extent of enabling them to receive Holy Communion twice each month, and even oftener (Decr. S. Congr. Rit., 7 Dec., 1906). Finally, by the Decree "Quam Singulari" (15 Aug., 1910), he recommended that the first Communion of children should not be deferred too long after they had reached the age of discretion. It was by his desire that the Eucharistic Congress of 1905 was held at Rome, while he enhanced the solemnity of subsequent Eucharistic congresses by sending to them cardinal legates. The fiftieth anniversary of the proclamation of the dogma of the Immaculate Conception was an occasion of which he took advantage to enjoin devotion to Mary (Encyclical "Ad illum diem", 2 February, 1904); and the Marian Congress, together with the coronation of the image of the Immaculate Conception in the choir of St. Peter's, was a worthy culmination of the solemnity. As a simple chaplain, a bishop, and a patriarch, Giuseppe Sarto was a promoter of sacred music; as pope, he published, 22 November, 1903, a Motu Proprio on sacred music in churches, and at the same time ordered the authentic Gregorian Chant to be used everywhere, while he caused the choir books to be printed with the Vatican font of type under the supervision of a special commission. In the Encyclical "Acerbo nimis" (15 April, 1905) he treated of the necessity of catechismal instruction, not only for children, but also for adults, giving detailed rules, especially in relation to suitable schools for the religious instruction of students of the public schools, and even of the universities. He caused a new catechism to be published for the Diocese of Rome.

As bishop, his chief care had been for the formation of the clergy, and in harmony with this purpose, an Encyclical to the Italian episcopate (28 July, 1906) enjoined the greatest caution in the ordination of priests, calling the attention of the bishops to the fact that there was frequently manifested among the younger clergy a spirit of independence that was a menace to ecclesiastical discipline. In the interest of Italian seminaries, he order them to be visited by the bishops, and promulgated a new order of studies, which had been in use for several years at the Roman Seminary. On the other hand, as the dioceses of Central and of Southern Italy were so small that their respective seminaries could not prosper, Pius X established the regional seminary which is common to the sees of a given region; and, as a consequence, many small, deficient seminaries were closed. For the more efficient guidance of souls, by a Decree of the Sacred Congregation of the Consistory (20 August, 1910), instructions were given concerning the removal of parish priests, as administrative acts, when such procedure was required by grave circumstances that might not constitute a canonical cause for the removal. At the time of the jubilee in honour of his ordination as a priest, he addressed a letter full of affection and wise council to all the clergy. By a recent Decree (18 Nov., 1910), the clergy have been barred from the temporal administration of social organizations, which was often a cause of grave difficulties.

The pope has at heart above all things the purity of the faith. On various occasions, as in the Encyclical regarding the centenary of Saint Gregory the Great, Pius X had pointed out the dangers of certain new theological methods, which, based upon Agnosticism and upon Immanentism, necessarily divest the doctrine of the faith of its teachings of objective, absolute, and immutable truth, and all the more, when those methods are associated with subversive criticism of the Holy Scripture and of the origins of Christianity. Wherefore, in 1907, he caused the publication of the Decree "Lamentabili" (called also the Syllabus of Pius X), in which sixty-five propositions are condemned. The greater number of these propositions concern the Holy Scripture, their inspiration, and the doctrine of Jesus and of the Apostles, while others relate to dogma, the sacraments, and the primacy of the Bishop of Rome. Soon after that, on 8 Sept., 1907, there appeared the famous Encyclical "Pascendi", which expounds and condemns the system of Modernism. It points out the danger of Modernism in relation to philosophy, apologetics, exegesis, history, liturgy, and discipline, and shows the contradiction between that innovation and the ancient faith; and, finally, it establishes rules by which to combat efficiently the pernicious doctrines in question. Among the means suggested mention should be made of the establishment of an official body of "censors" of books and the creation of a "Committee of Vigilance".

Subsequently, by the Motu Proprio "Sacrorum Antistitum", Pius X called attention to the injunctions of the Encyclical and also to the provisions that had already been established under Leo XIII on preaching, and proscribed that all those who exercised the holy ministry or who taught in ecclesiastical institutions, as well as canons, the superiors of the regular clergy, and those serving in ecclesiastical bureaux should take an oath, binding themselves to reject the errors that are denounced in the Encyclical or in the Decree "Lamentabili". Pius X reverted to this vital subject on other occasions, especially in those Encyclicals that were written in commemoration of St. Anselm (21 April, 1909) and of St. Charles Borromeo (23 June, 1910), in the latter of which Reformist Modernism was especially condemned. As the study of the Bible is both the most important and the most dangerous study in theology, Pius X wished to found at Rome a centre for these studies, to give assurance at once of unquestioned orthodoxy and scientific worth; and so, with the assistance of the whole Catholic world, there was established at Rome the Biblical Institute, under the direction of the Jesuits.

A need that had been felt for a long time was that of the codification of the Canon Law, and with a view to effecting it, Pius X, on 19 March, 1904, created a special congregation of cardinals, of which Mgr Gasparri, now a cardinal, became the secretary. The most eminent authorities on canon law, throughout the world, are collaborating in the formation of the new code, some of the provisions of which have already been published, as, for example, that modifying the law of the Council of Trent on secret marriages, the new rules for diocesan relations and for episcopal visits ad limina, and the new organization of the Roman Curia (Constitution "Sapienti Consilio", 29 June, 1908). Prior to that time, the Congregations for Relics and Indulgences and of Discipline had been suppressed, while the Secretariate of Briefs had been united to the Secretariate of State. The characteristic of the new rule is the complete separation of the judicial from the administrative; while the functions of the various bureaux have been more precisely determined, and their work more equalized. The offices of the Curia are divided into Tribunals (3), Congregations (11), and Offices (5). With regard to the first, the Tribunal of the Signature (consisting of cardinals only) and that of the Rota were revived; to the Tribunal of the Penitentiary were left only the cases of the internal forum (conscience). The Congregations remained almost as they were at first, with the exceptions that a special section was added to that of the Holy Office of the Inquisition, for indulgences; the Congregation of Bishops and Regulars received the name of Congregation of the Religious, and has to deal only with the affairs of religious congregations, while the affairs of the secular clergy are to be referred to the Congregation of the Consistory or of that of the Council; from the latter were taken the matrimonial cases, which are now sent to the tribunals or to the newly-created Congregation of the Sacraments. The Congregation of the Consistory has increased greatly in importance, since it has to decide questions of competence between the various other Congregations. The Congregation of Propaganda lost much of its territory in Europe and in America, where religious conditions have become regular. At the same time were published the rules and regulations for employees and those for the various bureaux. Another recent Constitution relates to the suburbicarian sees.

The Catholic hierarchy has greatly increased in numbers during these first years of the pontificate of Pius X, in which twenty-eight new dioceses have been created, mostly in the United States Brazil, and the Philippine Islands; also one abbey nullius, 16 vicariates Apostolic, and 15 prefectures Apostolic.

Leo XIII brought the social question within the range of ecclesiastical activity, Pius X, also, wishes the Church to co-operate, or rather to play a leading part in the solution of the social question; his views on this subject were formulated in a syllabus of nineteen propositions, taken from different Encyclicals and other Acts of Leo XIII, and published in a Motu Proprio (18 Dec., 1903), especially for the guidance of Italy, where the social question was a thorny one at the beginning of his pontificate. He sought especially to repress certain tendencies leaning towards Socialism and promoting a spirit of insubordination to ecclesiastical authority. As a result of ever increasing divergences, the "Opera die Congressi", the great association of the Catholics of Italy, was dissolved. At once, however, the Encyclical "Il fermo proposito" (11 June, 1905) brought about the formation of a new organization consisting of three great unions, the Popolare, the Economica, and the Elettorale. The firmness of Pius X obtained the elimination of, at least, the most quarrelsome elements, making it possible now for Catholic social action to prosper, although some friction still remains. The desire of Pius X is for the economical work to be avowedly Catholic, as he expressed it in a memorable letter to Count Medolago-Albani. In France, also, the Sillon, after promising well, had taken a turn that was little reassuring to orthodoxy; and dangers in this connection were made manifest in the Encyclical "Notre charge apostolique" (15 Aug., 1910), in which the Sillonists were ordered to place their organizations under the authority of the bishops.

In its relations with Governments, the pontificate of Pius X has had to carry on painful struggles. In France the pope had inherited quarrels and menaces. The "Nobis nominavit" question was settled through the condescension of the pope; but the matter of the appointment of bishops proposed by the Government, the visit of the president to the King of Italy, with the subsequent note of protestation, and the resignation of two French bishops, which was desired by the Holy See, became pretexts for the Government at Paris to break off diplomatic relations with the Court of Rome. Meanwhile the law of Separation had been already prepared, despoiling the Church of France, and also prescribing for the Church a constitution which, if not openly contrary to her nature, was at least full of danger to her. Pius X, paying no attention to the counsels of short-sighted opportunism, firmly refused his consent to the formation of the associations cultuelles. The separation brought some freedom to the French Church, especially in the matter of the selection of its pastors. Pius X, not looking for reprisals, still recognizes the French right of protectorate over Catholics in the East. Some phrases of the Encyclical "Editæ Sæpe", written on the occasion of the centenary of St. Charles, were misinterpreted by Protestants, especially in Germany, and Pius X made a declaration in refutation of them, without belittling the authority of his high office. At present (Dec., 1910) complications are feared in Spain, as, also, separation and persecution in Portugal; Pius X has already taken opportune measures. The new Government of Turkey has sent an ambassador to the Pope. The relations of the Holy See with the republics of Latin America are good. The delegations to Chile and to the Argentine Republic were raised to the rank of internuntiatures, and an Apostolic Delegate was sent to Central America.

Naturally, the solicitude of Pius X extends to his own habitation, and he has done a great deal of work of restoration in the Vatican, for example, in the quarters of the cardinal-secretary of State, the new palace for employees, the new picture-gallery, the Specola, etc. Finally, we must not forget his generous charity in public misfortunes: during the great earthquakes of Calabria, he asked for the assistance of Catholics throughout the world, with the result that they contributed, at the time of the last earthquake, nearly 7,000,000 francs, which served to supply the wants of those in need, and to build churches, schools, etc. His charity was proportionately no less on the occasion of the eruption of Vesuvius, and of other disasters outside of Italy (Portugal and Ireland). In few years Pius X has secured great, practical, and lasting results in the interest of Catholic doctrine and discipline, and that in the face of great difficulties of all kinds. Even non-Catholics recognize his apostolic spirit, his strength of character, the precision of his decisions, and his pursuit of a clear and explicit programme.


Benigni, Umberto. "Pope Pius X." The Catholic Encyclopedia. Vol. 12. New York: Robert Appleton Company, 1911. 21 Aug. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/12137a.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by David M. Cheney. Dedicated to Ceil Holman (1907-1996), my grandmother.

Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. June 1, 1911. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/12137a.htm



San Pio X (Giuseppe Sarto) Papa


Riese, Treviso, 2 giugno 1835 - Roma, 21 agosto 1914

(Papa dal 09/08/1903 al 20/08/1914)

Giuseppe Sarto nacque a Riese, nella diocesi di Treviso, il 2 giugno 1835. Dopo l’ordinazione sacerdotale fu inviato come cappellano nella parrocchia di Tombolo, dove rimase per nove anni; per altri otto svolse il ministero di parroco a Salzano, e successivamente fu nominato canonico e cancelliere della curia vescovile. Nel 1884 venne eletto vescovo della nostra diocesi. Con la sua intensa azione pastorale anticipò, a Mantova, alcune delle linee che avrebbe adottato in seguito come pastore della Chiesa universale: promosse la vita del seminario, la pratica dei sacramenti, il canto liturgico e l’insegnamento del catechismo. Nel 1888 convocò il Sinodo diocesano. Il 5 giugno 1892 fu chiamato alla sede patriarcale di Venezia e il 3 agosto 1903 fu eletto alla cattedra di Pietro, assumendo il nome di Pio X.

E’ il pontefice che nel Motu proprio “Tra le sollecitudini” (1903) affermò che la partecipazione ai santi misteri è la fonte prima e indispensabile della vita cristiana. Difese con forza l’integrità della fede cattolica, propose e incoraggiò la comunione eucaristica anche dei fanciulli, avviò la riforma della legislazione ecclesiastica, si occupò positivamente della questione romana e dell’Azione Cattolica, curò la formazione dei sacerdoti, fece elaborare un nuovo catechismo, favorì il movimento biblico, promosse la riforma liturgica e il canto sacro.
Morì il 21 agosto 1914. Pio XII lo beatificò nel 1951 e lo canonizzò nel 1954.

Il suo corpo è venerato nella basilica Vaticana.

Etimologia: Pio = devoto, religioso, pietoso (signif. Intuitivo)

Martirologio Romano: Memoria di san Pio X, papa, che fu dapprima sacerdote in parrocchia e poi vescovo di Mantova e patriarca di Venezia. Eletto, infine, Pontefice di Roma, si propose come programma di governo di ricapitolare tutto in Cristo e lo realizzò in semplicità di animo, povertà e fortezza, promuovendo tra i fedeli la vita cristiana con la partecipazione all’Eucaristia, la dignità della sacra liturgia e l’integrità della dottrina.

(20 agosto: A Roma, anniversario della morte di san Pio X, papa, la cui memoria si celebra domani).

Le ragioni della profonda crisi della Fede e della Chiesa, che con costernazione molti cattolici osservano e vivono oggi, sono quelle individuate con logica e realismo da san Pio X, il grande Pontefice riformatore e restauratore che guidò la Chiesa nel primo Novecento fino allo scoppio della prima Guerra mondiale. Il centenario del suo dies natalis, 20 agosto 1914 – 20 agosto 2014, viene così a cadere in un tempo in cui l’obiettivo del suo Magistero, Instaurare omnia in Christo, diventa di sorprendente attualità: come allora Papa Sarto, di fronte agli assalti secolarizzanti del liberalismo e del modernismo, vide come unico rimedio la necessità di ricapitolare ogni cosa in Cristo, così oggi le parole di San Paolo diventano insegnamento di urgente attuazione per difendere la Chiesa da quei mali fotografati, esaminati e analizzati nell’enciclica Pascendi Dominici Gregis che San Pio X scrisse nel 1907 e che resta, nel Magistero petrino, uno dei documenti più importanti e più celebri di tutti i tempi.

San Pio X avviò un piano santamente ambizioso e di riforma generale poiché non solo le forze nemiche, liberali e massoniche, minacciavano la Chiesa, e i semi avvelenati del liberalismo e del modernismo (termine presente per la prima volta nella Pascendi) avevano ormai attecchito con successo in alcuni ambienti “cattolici”, sia nel clero, sia fra i laici; ma si era andato formando, in particolare sotto il Pontificato di Leone XIII, un clima di stanchezza e di apatia nei Seminari, nelle parrocchie e persino nelle celebrazioni delle Santa Messe, dove erano entrati addirittura canti profani, bande musicali, arie di opere liriche… fra le azioni di Papa Sarto ci fu anche la Riforma della musica sacra: avvalendosi della consulenza di un eccellente esperto e compositore come Lorenzo Perosi (1872-1956), diede al canto gregoriano la preminenza assoluta nella Liturgia.

Il Modernismo, definito nella Pascendi, «sintesi di tutte le eresie», tentava di coniugare Vangelo e positivismo, Chiesa e mondo, filosofia moderna e teologia cattolica; esso aveva visto i suoi albori in Francia, dove si era consumata la Rivoluzione che aveva abolito il diritto divino, incoronando la «dea ragione». Il motto «liberté, egalité, fraternité», che aveva prodotto il testo giuridico della Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (26 agosto 1789), divenne, lungo i decenni, il lite motive di molti pensatori cristiani che decisero di inchinarsi al mondo, senza più condannare gli errori e senza più preservare l’integrità della dottrina della Fede. Fu proprio contro questa mentalità che San Pio X decise di combattere al fine di tutelare gli interessi di Dio e della Sposa di Cristo.

Profonda Fede, amore immenso per la Chiesa, grande umiltà e grande sensibilità. Uomo dalle poche parole e dai molti fatti, era sempre teso a compiere la volontà di Dio, anche quando, chiamato ad alte mansioni, sentiva tutto il peso gravoso delle responsabilità; ma una volta accolto l’impegno, la sua preoccupazione era quella di rispettare e far rispettare leggi e principi divini, senza distrazioni verso il rispetto umano e il consenso delle opinioni del mondo. Non cercò mai i riflettori, ma soltanto la difesa dei diritti del Creatore e la salvezza delle anime.

Dal campanile di Riese, dove nacque il 2 giugno 1935, passò a quelli di Salzano e di Treviso per poi arrivare a quello di San Marco a Venezia e approdare a quello di San Pietro a Roma, tuttavia rimase sempre identico a se stesso: libero da ogni passione terrena, continuò a voler vivere in povertà, come lasciò scritto nel suo Testamento: «Nato povero, vissuto povero e sicuro di morir poverissimo». Povertà per sé, ma non per Dio: non lesinava mai corredi e paramenti nella Sacra Liturgia.

San Pio X si caratterizza per la sua formazione tomista, per il suo sano e disincantato realismo, per la sua tangibile pastoralità (vicina ai reali e non demagogici problemi), per il suo attaccamento alla Fede e non all’ideologia, per il suo tenere le distanze dalla politica; ma proprio per questo suo atteggiamento di pastore-missionario fu sempre stimato e rispettato in vita. Questo Pontefice, seppure con discrezione ed umiltà, come era di sua natura, è diventato interprete determinato e determinate della Chiesa militante e continua, senza rumore, ma nel proficuo e fertile silenzio di Dio, a fare scuola.

Diede vita ad un’immensa opera di restaurazione con l’obiettivo di Instaurare omnia in Christo, come ebbe a scrivere nella sua enciclica programmatica E Supremi Apostolatus del 4 ottobre 1903:

«Le ragioni di Dio sono le ragioni Nostre; è stabilito che ad esse saranno votate tutte le Nostre forze e la vita stessa. Perciò se qualcuno chiederà quale motto sia l’espressione della Nostra volontà, risponderemo che esso sarà sempre uno solo: “Rinnovare tutte le cose in Cristo».

Agì su due fronti: da un lato riformò e dall’altro condannò.

Riformare per restaurare. Dirà lo spagnolo Cardinale Rafael Merry del Val, non solo Segretario di Stato di San Pio X, ma suo braccio destro, suo confidente, suo amico d’anima:

«La riforma della curia romana, la fondazione dell’istituto Biblico, l’erezione dei seminari centrali e la legislazione per una migliore formazione del clero, la nuova disciplina per la prima – per la frequente – comunione, la restaurazione della musica sacra, il suo poderoso atteggiamento contro i fatali errori del cosiddetto modernismo e la sua energica difesa della libertà della Chiesa in Francia, in Germania, in Portogallo, in Russia e altrove – per non parlare di molti atri atti di governo – basterebbero indubbiamente per additare Pio X come un grande pontefice e un eccezionale condottiero di uomini. Posso attestare che tutto questo enorme lavoro fu dovuto principalmente, e spesso elusivamente, al suo progetto e alla sua iniziativa personale. La storia non si limiterà a proclamarlo semplicemente un papa la cui “bontà” nessuno sarebbe capace di mettere in questione».
Quel suo passato da cappellano a Tombolo (1858-1867); da parroco a Salzano (1867-1875); da canonico, da Direttore di Seminario, da cancelliere, da Vicario capitolare a Treviso (1875-1884); da Vescovo di Mantova (1884-1893); da Cardinale e Patriarca di Venezia (1893-1903), fu basilare per il gigantesco piano riformatore che mise in moto durante il suo Pontificato, che durò 11 anni, dal 1903 al 1914.

Quando Giuseppe Sarto divenne sacerdote (18 settembre 1858), si dedicò subito e con particolare attenzione all’istruzione catechistica, considerando l’ignoranza religiosa il primo grave problema che un ministro di Dio deve affrontare. «Frequentare la Messa», diceva, «e ignorare le verità della fede sono cose che si elidono a vicenda, perché non è possibile accettare verità che non si conoscono». Diede così vita al Catechismo Maggiore (1905) e al Catechismo della dottrina cristiana (1912), maggiormente divulgato.

Diede anche avvio alla formulazione di un Codice di Diritto canonico, il Codex iuris canonici, mai esistito nella Chiesa. Era un’esigenza viva e sentita da Vescovi e canonisti. E finalmente volle dare rimedio al caos delle norme, alla poca chiarezza di molte di esse, alla contraddittorietà delle une e delle altre che andavano spesso a elidersi a vicenda e alla difficoltà del reperimento di fonti certe, tanto che molte erano persino sconosciute a chi avrebbe dovuto servirsene.

Il Codex, dove sono presenti spirito di Fede, intransigenza sui principi e profonda pietà, è risultato essere un grande strumento di utilità pastorale, sovvenendo così alle nuove ed inedite necessità organizzative e funzionali che si sono presentate alla Chiesa del XX secolo e, allo stesso tempo, si inserisce a pieno titolo nel programma di restaurazione cattolica che caratterizza il Pontificato di San Pio X.

L’Eucaristia fu un asse portante della dottrina pastorale di Giuseppe Sarto. Già Patriarca egli raccomandava vivamente la Santa Messa quotidiana. Il decreto Sacra Tridentina Synodus (1905) verte sulla comunione frequente, mentre il decreto Quam singulari (1910) sull’anticipazione «all’età dell’uso della ragione» (7 anni) della prima comunione. Atti molto innovativi, che mettevano al centro della vita di ogni fedele, come della stessa Chiesa, Gesù Eucaristico. La ragione per cui volle anticipare la prima comunione era per rispondere all’esigenza di preservare il più possibile l’innocenza nei bambini, quell’innocenza che oggi la civiltà laica e senza Cristo fa di tutto per violare ed infrangere.

Né si può tralasciare la sua ampia azione di denuncia contro le leggi anticristiane della Francia. Ricordiamo, in particolare, la Lettera all’episcopato francese Notre charge apostolique (1910), contro la concezione secolarizzata della democrazia.

Uomo di profonda e riflessiva intelligenza, non aveva difficoltà alcuna a parlare con tutti, ad ascoltare tutti, ad avere un atteggiamento di carità concreta (i suoi agiografi ne hanno registrato l’immensa portata, oltre che descrivere grazie e miracoli ottenuti per sua intercessione e ancora in vita) e intellettuale con ogni individuo: traboccante di umiltà, non fu mai né altero, né superbo, neppure quando venne avviato il piano repressivo nei confronti dei modernisti; il suo cuore rimase sempre generosamente evangelico, seppure fieramente dalla parte di Cristo. Spirito né settario, né fanatico, egli fu realmente cattolico e la sua intransigenza in materia di Fede non si trasformò mai in zelo amaro. Rimase sempre padre misericordioso e curato d’anime.

Sapienza e fecondità sono presenti nelle sue sedici encicliche, documenti sentiti, partecipati, vissuti e supportati da una Fede adamantina che esige di essere applicata. In esse si coglie la gioia della Buona Novella dell’uomo di Dio che dai tetti annuncia la rivelazione del Salvatore a tutte le genti e trasmette un unico insegnamento, quello di Gesù Cristo, a dispetto di chi vorrebbe silenziarlo, oppure profanarlo, oppure cambiarne il significato a proprio piacimento.

Autore: Cristina Siccardi


Tomba di San Pio X, nella basilica di San Pietro in Vaticano

Fu il primo papa dell’età contemporanea a provenire dal ceto contadino e popolare, seguito 65 anni dopo da papa Giovanni XXIII anch’egli di origini contadine, ma fu senz’altro uno dei primi pontefici ad aver percorso tutte le tappe del ministero pastorale, da cappellano a papa.

Giuseppe Melchiorre Sarto nacque a Riese (Treviso), oggi Riese Pio X, il 2 giugno 1835, secondo dei 10 figli di Giovanni Battista Sarto e Margherita Sanson; il padre era messo comunale e nel tempo libero coltivava un piccolo appezzamento di terreno.

Sin da ragazzo dimostrò forza di carattere e tenace volontà; serenamente sopportava i sacrifici imposti dalla condizione povera della famiglia, percorse per anni ogni giorno a piedi, spesso scalzo, la strada che conduce da Riese a Castelfranco per poter frequentare la scuola.

Dotato di predisposizione allo studio, fu aiutato da alcuni sacerdoti e poi dal patriarca di Venezia, anch’egli originario di Riese, che gli offrì un posto gratuito nel Seminario di Padova, a quell’epoca uno dei migliori d’Italia e anche qui ben presto si notò la ricchezza della sua indole, dotata di notevole equilibrio.

Quando aveva 17 anni, nel 1852, morì il padre e gli amministratori del piccolo Municipio di Riese, per aiutare la numerosa famiglia, offrirono al giovane Giuseppe l’impiego occupato dal padre.

Ma l’eroica madre Margherita, rifiutò l’offerta, perché il ‘Bepi’ doveva seguire la sua vocazione sacerdotale; avrebbe pensato lei con il suo lavoro di sarta, a portare avanti la famiglia, lavorando notte e giorno.

Fu ordinato sacerdote a 23 anni (settembre 1858) e subito nominato cappellano a Tombolo (Padova) piccola parrocchia di campagna, dove giunse il 29 novembre 1858, qui profuse le giovani forze nell’apostolato e nel ministero sacerdotale per ben nove anni.

Essendo risultato primo al concorso, fu nominato nel 1867 parroco a Salzano, grosso borgo della provincia veneziana, dove rimase per circa nove anni.

Dotato di una salute di ferro, di un’energia che non conosceva debolezza e di una sorprendente capacità di rapportarsi con gli altri, egli si diede anima e corpo all’attività parrocchiale, suscitando l’ammirazione dei parrocchiani e dei confratelli sacerdoti.

Nel novembre 1875 il vescovo di Treviso lo chiamò presso di sé nominandolo Canonico della Cattedrale, Cancelliere della Curia Vescovile, Direttore spirituale del Seminario; incarichi di prestigio per il giovane sacerdote Giuseppe Sarto (aveva 40 anni), il quale trascorreva la mattina al vescovado e il pomeriggio in Seminario.

Adempiva ai suoi compiti con dedizione e competenza, la sua sollecitudine gli faceva portare a casa le pratiche non ancora evase che sbrigava anche nelle ore notturne, la sua buona salute gli consentiva di recuperare le forze con appena 4-5 ore di sonno.

Il suo modo di agire, pieno di comprensione verso gli altri e il suo amore particolare per i poveri, gli guadagnarono l’affetto e la stima di tutti, cosicché nessuno si meravigliò quando nel settembre 1884, papa Leone XIII lo nominò vescovo di Mantova.

La diocesi mantovana attraversava un periodo particolarmente difficile, sia al suo interno, sia con il potere civile, ma il modesto prete Giuseppe Sarto, conosciuto per la fama di oratore brillante e per la sua grande carità, si rivelò un capo, con uno spirito realistico, pronto a cogliere il nodo dei problemi e a trovarne le soluzioni pratiche, con una bonarietà sorridente ma che all’occorrenza sapeva accompagnarla con una fermezza innata.

Seppe pacificare gli animi e avviò un profondo rinnovamento della vita cristiana in tutta la diocesi; incoraggiò l’affermarsi delle cooperative operaie; formatosi sotto papa Pio IX e nel clima reazionario della monarchia asburgica, alla quale il Veneto fino al 1866 era soggetto, mons. Sarto era considerato un “intransigente”, che condannava il liberalismo e lo spirito di apertura alla mentalità moderna.

Erano problemi che agitavano la Chiesa del post Stato Pontificio e la ventata di modernismo proveniente da tanti settori della società, vedeva nelle diocesi italiane il contrapporsi di ideologie, con vescovi permissivi e altri intransigenti alle aperture.

Papa Leone XIII apprezzando il suo operato, lo elevò alla dignità cardinalizia il 12 giugno 1893 con il titolo di San Bernardo alle Terme e il 15 giugno lo destinava alla sede patriarcale di Venezia, anch’essa in una situazione particolarmente difficile. 

Ma il suo ingresso poté avvenire solo il 24 novembre 1894, perché mancava il beneplacito del Governo Italiano; il re d’Italia Umberto I°, sosteneva di avere il diritto di scelta del patriarca per un antico privilegio della Repubblica Veneta, ma alla fine dopo 17 mesi si addivenne ad un compromesso.

Pur avendo conservato un certo attaccamento sentimentale per Francesco Giuseppe, il sovrano austriaco dei suoi primi trent’anni, al contrario dell’ambiente di curia, il patriarca Sarto manifestò verso la Casa Savoia e il giovane Regno d’Italia un atteggiamento più conciliante, ormai convinto che indietro non si sarebbe più ritornati.

Riteneva necessario preparare un progressivo riavvicinamento tra la nuova Italia e la Santa Sede, risolvendo la ‘Questione Romana’ e salvaguardando tutto ciò che vi era di essenziale sotto l’aspetto spirituale, ma abbandonando ciò che era transitorio nelle posizioni prese da papa Pio IX, dopo l’occupazione dello Stato Pontificio e perseguite anche da papa Leone XIII.

Incurante delle critiche e dello stupore di alcuni, non esitò ad indurre i cattolici veneziani ad allearsi con i liberali moderati, per far cadere l’amministrazione comunale massonica, che aveva soppresso il catechismo nelle scuole e fatto togliere il crocifisso negli ospedali.

Mobilitò i parroci e i gruppi di Azione Cattolica, moltiplicò le riunioni dei comitati, governò la stampa cattolica; il suo avvicinamento all’Italia ufficiale, era dettato da un realismo pastorale e non per simpatia all’ideologia liberale e modernista che personalmente rifiutò sempre.

A Venezia ci fu una fioritura della vita religiosa, gli adulti venivano istruiti nella fede e organizzati in Associazioni religiose; i bambini venivano preparati alla Prima Comunione e Cresima con particolare impegno, le celebrazioni liturgiche presero nuovo decoro con la solennità dei canti sacri.

In questo periodo conobbe il giovane Lorenzo Perosi, ne ammirò il talento musicale, lo aiutò e incoraggiò a diventare sacerdote, gli affidò la riforma del canto liturgico prima a Venezia e poi a Roma.

Amò i poveri, ai quali donava tutto quello che possedeva, giunto a Venezia non volle una porpora cardinalizia nuova, ma fece riadattare dalle sue sorelle che l’avevano seguito, quella vecchia del suo predecessore, donando ai poveri la somma equivalente per una nuova. 

Pur essendo ostile al socialismo e al liberalismo, non mancò, come a Mantova, di preoccuparsi di tutto quanto potesse migliorare le condizioni di vita degli operai, incoraggiò le Casse Operaie parrocchiali, le Società di Mutuo Soccorso, gli uffici di collocamento popolare e per indirizzare il clero in questa direzione, istituì nel 1895 una cattedra di scienze economiche e sociali nel Seminario.

A Venezia amò tutti ed era amato da tutti; il 15 ottobre 1893 il cardinale era al capezzale dell’anziana madre morente, la quale aveva espresso il desiderio prima di morire di vedere il figlio vestito dei suoi abiti cardinalizi e lui volle accontentarla, si presentò all’improvviso quel mattino e la madre vedendolo esclamò con stupore: “Ah Bepi, sè tutto rosso!…” e lui: “E vu mare, sè tutta bianca!”.

Il 20 luglio 1903 ad oltre 93 anni, morì papa Leone XIII, che aveva governato la Chiesa oltre 25 anni e il patriarca di Venezia card. Sarto partì alla volta di Roma, alla stazione ferroviaria una gran folla lo circondò per salutarlo ed egli commosso rassicurò loro “Vivo o morto ritornerò”, del resto il biglietto per il treno che gli era stato offerto, era di andata e ritorno.

Quelle parole furono profetiche, perché il patriarca Sarto non tornò più a Venezia perché eletto papa; ma un suo successore, papa Giovanni XXIII, anch’egli patriarca della città lagunare, autorizzò il ritorno dell’urna con il corpo dell’ormai santo Pio X, che avvenne trionfalmente il 12 aprile 1959; l’urna esposta nella Basilica di San Marco, rimase a Venezia per un mese fino al 10 maggio, a ricevere il saluto e la venerazione dei suoi veneziani.

Il Conclave che seguì fu uno dei più drammatici, perché fu l’ultimo in cui venne esercitata “l’esclusiva” di un governo cattolico nei confronti di un papabile sgradito.

Il candidato più autorevole a succedere a Leone XIII era il suo Segretario di Stato card. Mariano Rampolla del Tindaro, ritenuto dal governo asburgico un continuatore della politica di sostegno dei cristiano-sociali in Austria e Ungheria e favorevole alle aspirazioni indipendentiste degli Slavi nei Balcani; il cardinale di Cracovia si fece portatore del veto imperiale contro Rampolla, fra le proteste del Decano del Sacro Collegio Cardinalizio e di altri cardinali, per l’ingerenza del potere civile.

Ad ogni modo il conclave durato quattro giorni designò il 3 agosto 1903, il patriarca di Venezia nuovo pontefice, nonostante le sue implorazioni a non votarlo, il quale alla fine accettò prendendo il nome di Pio X.

Il suo pontificato durò 11 anni, rompendo la sua personale cadenza negli incarichi ricevuti che furono stranamente sempre di nove anni; 9 anni in Seminario, 9 come cappellano a Tombolo, 9 anni come parroco a Salzano, 9 come canonico e direttore del Seminario a Treviso, 9 come vescovo di Mantova e 9 come patriarca di Venezia.

Aveva 68 anni quando salì al Soglio Pontificio instaurando una linea di condotta per certi versi di continuità con i due lunghissimi pontificati di Pio IX e Leone XIII che l’avevano preceduto, specie in campo politico, ma anche di rottura con certi schemi ormai consolidati, ad esempio, sebbene di umili origini egli rifiutò sempre di elargire benefici alla famiglia, come critica verso certi nepotismi e favoritismi più o meno evidenti, fino allora praticati.

Suo Segretario di Stato fu il card. Merry del Val, con il quale si dedicò ad una riaffermazione ben chiara dei diritti della Chiesa e ad una strategia ad ampio raggio per ristabilire l’ordine sociale secondo il volere di Dio.

Davanti ai grandi progressi di un liberalismo prevalentemente antireligioso, di un socialismo prevalentemente materialista e di uno scientismo presuntuoso, Pio X avvertì la necessità di erigere il papato contro la modernità, spezzando ogni tentativo di avviare un compromesso efficace tra i cattolici e la nuova cultura.

Con l’enciclica “Pascendi” del 1907 condannò il ‘modernismo’; in campo politico riprese la linea intransigente di Pio IX, egli considerava la separazione della Chiesa dallo Stato come un sacrilegio, gravemente ingiuriosa nei confronti di Dio al quale bisogna rendere non solo un culto privato ma anche uno pubblico.

La riaffermazione del potere papale, dopo le vicissitudini della caduta dello Stato Pontificio, portarono con il pensiero di Pio X ad identificare l’istituzione papale con la Chiesa intera, la Santa Sede con il popolo di Dio.

Non si può qui fare una completa panoramica del suo pontificato, vissuto alla vigilia della Prima Guerra Mondiale e del sorgere della Rivoluzione Russa, e in pieno affermarsi dei nuovi movimenti di pensiero come il modernismo, il liberalismo, infiltrati di materialismo e spirito antireligioso, con una Massoneria dilagante.

Centinaia di libri sono stati scritti su quel vivace periodo, ne citiamo uno: “Crisi modernista e rinnovamento cattolico in Italia” di Pietro Scoppola, Bologna, 1961.

Il 20 gennaio 1904 papa Pio X reduce dal drammatico conclave che l’aveva eletto, stabilì che nessun potere laico esterno, potesse opporre un veto nell’elezione del pontefice e fulminò con scomunica quei cardinali che si prestassero a fare da portavoce, anche del semplice desiderio o indicazione di uno Stato.

Pio X che amava presentarsi come un “buon parroco di campagna” aveva in realtà notevoli doti e non era affatto sprovvisto di cultura, leggeva numerose opere, parlava e leggeva il francese, possedeva un gusto artistico e protesse i tesori d’arte della Chiesa; cultore della musica, amò il canto liturgico.

Uomo di grandezza morale, viveva in Dio e di Dio, esercitava le virtù cristiane fino all’eroismo, con una umiltà diventata la sua seconda natura senza la minima ostentazione; una effettiva povertà e un atteggiamento di distacco di fronte a se stesso che non abbandonava mai; una fede e una fiducia nella Provvidenza origine di quella serenità interiore che si poteva ammirare in lui; inoltre una carità che destava la meraviglia dei dignitari del Vaticano.

“Instaurare omnia in Christo” era il motto di papa Pio X e con la forza e la costanza che gli erano proprie, cercò di attuare in tutti campi questa restaurazione della società cristiana a partire dalla Chiesa; riformò profondamente la Curia Romana e le varie Congregazioni, fece redigere un nuovo Codice di Diritto Canonico; applicò le norme per la Comunione frequente e per i bambini; riformò la Liturgia togliendo dal Messale molte cose inutili, riportò al ciclo delle domeniche, il posto che era stato usurpato dal ciclo dei Santi; sollecitò il canto e la musica nelle funzioni sacre; istituì l’obbligo del catechismo a piccoli e grandi e che da lui si chiamò “Catechismo di Pio X”.

Verso la fine del suo pontificato, sull’Europa si addensavano nubi minacciose di guerra, che coinvolgevano molti Stati cattolici in contrasto fra loro.

Dopo l’attentato di Sarajevo all’arciduca ereditario Francesco Ferdinando, seguì il 28 luglio 1914 l’attacco dell’Austria alla Serbia e man mano il conflitto si estese a tutta l’Europa; per papa Pio X, già da tempo sofferente di gotta e quasi ottantenne, fu l’inizio della fine, il suo stato di salute e il deperimento fisico si accentuò e dopo una bronchite trasformatosi bruscamente in polmonite acuta, il pontefice morì nella notte tra il 20 e il 21 agosto 1914; fu sepolto nelle Grotte Vaticane.

In vita era indicato come un “Papa Santo”, perché correva voce di guarigioni avvenute toccando i suoi abiti, ma lui sorridendo correggeva: “Mi chiamo Sarto non Santo”. Fu beatificato il 3 giugno 1951 da papa Pio XII e proclamato santo dallo stesso pontefice il 29 maggio 1954; la sua urna si venera nella Basilica di S. Pietro.

Autore: Antonio Borrelli




Fu Papa dal 9 agosto 1903 al 20 agosto 1914: morì un mese dopo lo scoppio della prima guerra mondiale. Il suo nome è legato soprattutto al nuovo catechismo (gli stava molto a cuore la formazione di chi si professa cristiano). Lottò contro il modernismo, ma allentò il non expedit (che teneva lontani i cattolici dalla vita socio-politica del Paese). E sdoganò il tango (condannato dai vescovi francesi). La figura di  Giuseppe Melchiorre Sarto, diventato papa Pio X, è interessante e poliedrica. Controversa, anche. Ma appassionata e appassionante.

Giuseppe Melchiorre Sarto nacque a Riese, comune che dal 1952 ha assunto la denominazione di Riese Pio X, in provincia di Treviso, secondo di dieci figli in una famiglia modesta. Suo padre Giovanni Battista (1792-1852) era fattore e sua madre, Margherita Sanson (1813-1894), sarta. Egli si distinse da molti suoi predecessori e successori proprio per il fatto che il suo cursus honorum fu esclusivamente pastorale senza alcun impegno presso la curia o nell'attività diplomatica della Santa Sede. Fu ordinato prete nel 1858 dal vescovo di Treviso, Giovanni Antonio Farina, e divenne cappellano della parrocchia di Tombolo. Nel 1867 fu promosso arciprete di Salzano e poi, nel 1875, canonico della cattedrale di Treviso, cancelliere vescovile e fungendo nel contempo da direttore spirituale nel seminario diocesano, esperienza della quale serberà sempre un ottimo ricordo.

Il 10 novembre 1884 fu nominato vescovo di Mantova e in questa veste partecipò al primo Congresso catechistico nazionale tenutosi a Piacenza tra il 24 e il 26 settembre 1889 invocando «un catechismo popolare storico-dogmatico-morale redatto in domande brevi e risposte brevissime» comune per tutta Italia poiché riteneva che il catechismo del Bellarmino «tornasse molto difficile alle menti rozze non solo dei bambini, ma anche degli adulti che in questa parte sono quasi geniti infantes».

Successivamente ricoprì la carica di patriarca di Venezia. Il governo italiano rifiutò peraltro inizialmente il proprio avallo, detto exequatur, asserendo che la nomina del patriarca di Venezia spettava al Re e che, inoltre, Sarto era stato scelto su pressione del governo dell'Impero austro-ungarico. Giuseppe Sarto dovette quindi attendere ben 18 mesi prima di poter assumere la guida pastorale del patriarcato di Venezia. Con la nomina a patriarca egli ricevette pure la berretta cardinalizia nel concistoro del 12 giugno 1893. 

Tempo dieci anni e nel 1903, alla morte di Leone XIII, il cardinale Sarto fu eletto Papa.
Il candidato più probabile al soglio di Pietro, in realtà, era considerato il Segretario di Stato Rampolla. All'apertura del conclave il 1º agosto 1903, la sorpresa: il cardinale Puzyna, arcivescovo di Cracovia, disse che l'imperatore d'Austria-Ungheria Francesco Giuseppe, usando un suo antico privilegio quale sovrano di un impero cattolico, poneva il veto all'elezione del cardinale Rampolla. I motivi del veto sarebbero stati non soltanto politici, in particolare la vicinanza del Rampolla alla Francia e le sue idee più aperte, ma anche personali; il Rampolla quale Segretario di Stato avrebbe infatti cercato di influenzare Leone XIII a negare una sepoltura cristiana all'arciduca Rodolfo d'Asburgo-Lorena, suicidatosi durante i cosiddetti Fatti di Mayerling. Nonostante l'indignazione di molti cardinali il conclave decise comunque di obbedire alla volontà dell'imperatore, così la candidatura di Rampolla sfumò e i suffragi si orientarono sul patriarca di Venezia, che fu eletto il 4 agosto e incoronato il 9. Prese il nome di Pio X in onore dei suoi immediati predecessori Pio VI, Pio VII, Pio VIII e Pio IX. Scelse come motto del suo pontificato Instaurare omnia in Christo (Efesini 1,10) e lo attuò con coraggio e fermezza.

Una delle prime decisioni di Pio X fu proprio l'abolizione (con la costituzione apostolica Commissum nobis) del cosiddetto veto laicale, che spettava ad alcuni sovrani cattolici e a causa del quale egli era divenuto Pontefice. Il nuovo Papa, consapevole di non avere alcuna esperienza diplomatica né una vera e propria formazione universitaria, seppe scegliere dei collaboratori competenti come il giovane cardinale Rafael Merry del Val y Zulueta, di soli 38 anni, poliglotta e direttore della Pontificia accademia ecclesiastica, che fu nominato segretario di Stato. Stante la propria inesperienza, Pio X lasciò a Merry del Val sostanzialmente campo libero nella conduzione della diplomazia vaticana. Papa Pio X rimase sempre semplice e umile e in Vaticano visse parcamente, assistito dalle sorelle, in un appartamento fatto allestire appositamente.
Caratteristico e storicamente importante fu l'indirizzo teologico che diede alla Chiesa cattolica durante tutto il suo pontificato, la cui linea può essere definita sinteticamente come tradizionalista, in particolare per la lotta ingaggiata contro il modernismo attraverso l'enciclica Pascendi Dominici Gregis e il decreto Lamentabili Sane Exitu, a cui seguì l'approvazione personale del Sodalitium Pianum, una rete di informazione che indagava su teologi e docenti sospettati di modernismo. Si stava infatti diffondendo all'interno del mondo cattolico e in ampi settori della stessa gerarchia ecclesiale, una sorta di rivisitazione filosofica della teologia cattolica sotto l'effetto dello scientismo di fine Ottocento. In risposta al modernismo teologico, Pio X introdusse dal 1º settembre 1910 il giuramento della fede per tutti i membri del clero.

Pio X avviò anche la riforma del diritto canonico, che culminerà nel 1917 con la promulgazione del Codice di diritto canonico, e a redigere il Catechismo che porta il suo nome (Catechismo di Pio X, 1905). Anche sul piano della gestione patrimoniale fu lui a unificare i redditi dell'obolo di San Pietro e quelli del patrimonio del Vaticano. Ma, soprattutto, riformò la Curia romana con la costituzione Sapienti consilio del 29 giugno 1908, sopprimendo vari dicasteri divenuti inutili.  Il nome di Pio X è legato anche alla riforma del canto gregoriano. Con il Motu proprio Tra le sollecitudini (22 novembre 1903)[2], il pontefice impose il canto gregoriano nella liturgia e fornì precise istruzioni circa l'uso della musica nelle cerimonie religiose. Pio X creò il primo cardinale sudamericano della storia della Chiesa. L'11 dicembre 1905 elevò a questa dignità ecclesiastica il vescovo brasiliano Joaquim Arcoverde Cavalcanti.

L'8 agosto 1910 il Pontefice emanò il decreto Quam singulari Christus amore con il quale ripristinò l'età della Prima comunione e della Prima confessione dei bambini all'età dell'uso della ragione, cioè intorno ai sette anni. Tale età era stata fissata dai concili Lateranense IV (1215) e Tridentino (13a Sessione, 1551-1552); successivamente era stata modificata per influsso del giansenismo.

Si occupò anche di ballo.  Ai primi del Novecento il tango,  importato dall'Argentina, cominciava a sottrarre spazio in Europa al valzer e alla polka. Di fronte alle interdizioni richieste dalle autorità ecclesiastiche parigine, perché eccessivamente sensuale, si narra che Pio X desse disposizioni affinché una coppia di ballerini di tango gli fornisse un'idea precisa del nuovo ballo, per valutarne direttamente, di persona, gli aspetti scandalosi. Avvenuta l'esibizione riservata di danza, il sommo Pontefice avrebbe detto: « Mi me pàr che sia più bèo el bàeo a 'ea furlana; ma no vedo che gran pecài ghe sia in stò novo bàeo!» (A me sembra che sia più bello il ballo della furlana; ma non vedo che grandi peccati vi siano in questo nuovo ballo!). Dispose perciò la revoca della sanzione ecclesiastica prevista per chi lo avesse praticato. L'episodio ha ispirato anche una nota poesia (Tango e Furlana) di Trilussa.

Con l'enciclica Il Fermo Proposito dell'11 giugno 1905 Pio X allentò le restrizioni del Non expedit (ossia il fermo divieto per tutti i cattolici italiani di partecipare alla vita politica) di papa Pio IX. Gli storici sostengono che lo fece soprattutto per arginare i consensi verso le forze socialiste. Pio X, nel testo dell'enciclica, elargisce la "benigna concessione" di dispensarli da tale divieto, specialmente nei "casi particolari" in cui essi ne riconoscano "la stretta necessità pel bene delle anime e per la salvezza delle loro chiese"; e li invita anzi a perseguire la seria attività "già lodevolmente spiegata dai cattolici per prepararsi con una buona organizzazione elettorale alla vita amministrativa dei Comuni e dei Consigli provinciali", così da favorire e promuovere "quelle istituzioni che si propongono di ben disciplinare le moltitudini contro l'invadenza predominante del socialismo".

Proprio nei primi giorni della prima guerra mondiale, Pio X morì per una cardiopatia (probabilmente di pericardite) il 20 agosto 1914. Fu beatificato il 3 giugno 1951 e canonizzato il 29 maggio 1954 durante il pontificato di Pio XII. La festa fu originariamente fissata al 3 settembre. Il calendario del Novus Ordo Missae la prevede il 21 agosto.  La sua salma è tumulata all'interno della Basilica di San Pietro in Vaticano. È il patrono della Fraternità Sacerdotale San Pio X ed è anche compatrono secondario della città di Venezia in ricordo di quegli anni trascorsi come Patriarca.