mardi 18 septembre 2012

Saint JOSEPH de CUPERTINO, frère mineur, conventuel, mystique et confesseur


Saint Joseph de Cupertino

Frère mineur, conventuel

(1603-1663)

Joseph, dit de Cupertino, petite ville des environs de Salente, diocèse de Nardo, naquit de parents pieux, l'an de grâce 1603. Prévenu de l'amour de Dieu, il passa son enfance et sa jeunesse dans une grande simplicité et innocence de moeurs.

Délivré d'une cruelle maladie, par sa bonne Mère du ciel, Joseph s'appliqua avec une nouvelle ardeur aux oeuvres de la piété et à la pratique des vertus; et, pour s'unir plus intimement à Dieu, qui l'appelait à une perfection plus élevée, il voulut revêtir les livrées du Séraphin d'Assise. Après bien des difficultés, il parvint enfin à la réalisation de ses désirs et entra chez les Pères Capucins, où, vu son ignorance des lettres humaines, il fut d'abord reçu parmi les Frères-lais. Toujours ravi en Dieu, il mettait un temps si considérable à exécuter des travaux de peu d'importance que les supérieurs, le jugeant incapable de rendre aucun service à la communauté, le renvoyèrent dans le siècle.

Il se trouva alors dans une bien triste position. Aucun de ses parents ne voulait lui donner asile, sa mère le maltraitait, et tous le considéraient comme un paresseux et un insensé. Enfin, sur les instances de sa mère, les Frères Mineurs Conventuels consentirent à lui donner l'habit de saint François, en le chargeant de soigner la mule du couvent.

Dans cet humble emploi, il se distingua tellement par la sainteté de sa vie, et par son zèle pour la conversion des pécheurs, que ses supérieurs s'aperçurent bientôt la valeur de cette âme extraordinaire. Ils conçurent pour lui la plus haute estime, et le reçurent enfin dans 1a communauté sous le nom de Frère Joseph.

Mais notre Saint n'était pas encore satisfait. Il ne lui suffisait pas d'être religieux, il aspirait au sacerdoce. Ambition étrange, et, selon toute apparence, présomptueuse et insensée! à peine savait-il lire, et de toute l'Écriture, il ne put jamais expliquer qu'un texte : l'Évangile des messes de la Sainte Vierge : heureuses entrailles qui Vous ont porté. Marie cependant, contente de l'amour de Son serviteur, le seconda dans ses desseins. Car, par une disposition merveilleuse de la Providence, dans tous ses examens, il ne fut jamais interrogé que sur cet évangile, qu'il avait si bien approfondi, et sur lequel il répondit de manière à satisfaire pleinement les examinateurs les plus exigeants.

Ordonné prêtre, au mois de mars 1628, Joseph se sépara complètement du monde. Il recherchait les emplois les plus humbles du couvent, il pratiquait des austérités inouïes, ne mangeait que tous les 3 ou 4 jours, et cela avec tant de modération, qu'il était facile de voir que son corps même vivait d'une nourriture cachée, que les hommes ne connaissaient pas. En effet, son corps, aussi bien que son âme, était soutenu par la sainte Eucharistie; et après la messe qu'il célébrait tous les jours, avec une grande dévotion, l'augmentation de force qu'il avait puisée dans la sainte communion se manifestait par l'animation de ses traits et la vigueur de sa démarche. Comme à saint François, les animaux lui obéissaient, les éléments étaient dociles à sa voix; à son attouchement, les malades étaient guéris. En un mot, la nature semblait n'avoir plus de lois en présence des désirs de Joseph.

Pour lui, les lois de la pesanteur étaient suspendues, ou plutôt le centre qui l'attirait, ce n'était pas, comme pour nous pauvres misérables, la terre, mais le ciel. Aussi était-il souvent élevé, à la vue de ses Frères, à une distance considérable au sol, et là, il demeurait en contemplation, tout absorbé en Dieu. Chaque fois qu'on récitait en sa présence les Litanies de la Sainte Vierge, il s'élevait en l'air et allait embrasser l'image de la Mère de Dieu.

Ces transports aériens, ces vols dans l'espace furent si habituels à notre Saint que les actes du procès de canonisation en rapportent plus de soixante-dix survenus dans le seul territoire de Cupertino, aussi peut-on affirmer sans crante, que durant la moitié peut-être de sa vie, ses pieds n'ont point touché le sol.

Il mourut à Osimo, d'une mort digne de sa vie, le 18 septembre 1663, à l'âge de 60 ans et fut canonisé par Clément XIII en 1766.

D'après Nos Saints, par un Frère Mineur, p. 221-222

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/saint_joseph_de_cupertino.html


Saint Joseph de Cupertino

La vie de Joseph de Cupertino est assurément l’une des plus extraordinaires et des plus déroutantes de l’hagiographie, mais que son procès de canonisation se soit déroulé sous les yeux des Lumières, suffit à garantir que l’Eglise s’est posé toutes les questions qu’on était en droit d’attendre en pareil cas.

Le père de Joseph Désa, un menuisier de grande vertu, avait si peu d’entendement dans les affaires que sa femme, pour se protéger des agents de justice, dut se cacher dans une étable où elle accoucha (17 juin 1603). L’enfant fut baptisé à Notre-Dame-des-Neiges de Cupertino (diocèse de Nardo), petite ville du royaume de Naples, entre Brindes et Otrante, où il vécut toute son enfance sous la conduite énergique de sa mère, Françoise Zanara. Si, comme le disent les actes de sa canonisation, dès sa plus tendre enfance, à l’âge de cinq ans, il donna de tels signes de sainteté que, pour être déjà vénéré comme un homme parfait, l’âge seul lui manquait, il n’en n’était pas moins extrêmement maladroit, manuellement et intellectuellement. Atteint d’une étrange maladie, il attribua sa guérison à la Sainte Vierge et, résolu à consacrer sa vie à Dieu, il s’imposa de grandes mortifications.

A dix-sept ans, comme deux de ses oncles étaient franciscains conventuels, il se présenta dans leur Ordre où il fut refusé pour insuffisance intellectuelle. Les Capucins l’acceptèrent comme frère convers mais, en extase continuelle, il se montra si malhabile dans les travaux qu’ils le congédiairent pour manque d’esprit, d’aptitude et de santé. Sa mère qui était fort humiliée et ne voulait plus s’occuper de lui, réussit à fléchir son frère, Jean Donato, qui était franciscain conventuel et l’on reçut Joseph, sous l’habit du Tiers-Ordre, au couvent de Grottella où il fut chargé de s’occuper de la mule. Or, Joseph, toujours joyeux, fit preuve de tant d’obéissance et d’humilité, de tant de piété et de pénitence, que ses supérieurs décidèrent de le recevoir comme clerc.

Au mois de juin 1625, à Altamura, il reçut l’habit de l’Ordre. Il arriva péniblement à lire et à mal écrire mais jamais à apprendre. Le 3 janvier 1627, l’évêque de Narto, Jérôme de Franchis, qui lui faisait passer l’examen d’admission aux ordres, ouvrit la Bible au hasard et lui fit expliquer le passage Beatus venter qui te portavit (heureux le sein qui t’a porté) ; à la surprise générale, Joseph fit un superbe commentaire et l’évêque, le jour même, lui conféra les ordres mineurs puis le sous-diaconat (27 février) et le diaconat (20 mars). L’année suvante, l’examen pour le sacerdoce, fait par le sévère évêque de Castro, Jean-Baptiste Deti, se passa à Bogiardo. Joseph était accompagné de jeunes moines savants dont les premiers firent si vive impression sur l’évêque qu’il admit indistinctement tous les candidats ; Joseph fut admis au sacerdoce qu’il reçut le 4 mars 1628, et devint ainsi le patron des candidats aux examens.

Lors d’un voyage qu’il fit sur l’ordre de ses supérieurs pour visiter les couvents du royaume de Naples, il se fit un peu trop remarquer par un vicaire général qui le dénonça à l’inquisition napolitaine. Déclaré innocent du crime d’imposture dont on l’accusait, il venait de célébrer la messe à Saint-Grégoire-l’Arménien, il fut ravi en extase. Les inquisiteurs l’envoyèrent à Rome, près du général de son Ordre qui, après avoir montré beaucoup de méfiance, fut si persuadé de sa sainteté qu’il voulut le présenter au pape Urbain VIII. Lorsque Joseph se prosterna pour baiser le pied du Pape, considérant qu’il était devant le vicaire du Christ, il entra en extase et fut transporté jusqu’au plafond de la salle d’audience ; Urbain VIII se tourna vers le père général et lui dit : Si frère Joseph mourait sous notre pontificat, nous voulons servir de témoin à son procés de canonisation pour déposer du prodige dont nous venons d’être témoin.

Joseph eut fort voulu qu’on le renvoyât dans son couvent de Grottella, mais on l’envoya au couvent d’Assise où il eut fort à souffrir du dédain du gardien (supérieur). Il perdit alors toutes les consolations divines qu’ils connaissaient depuis l’enfance et fut assailli de terribles tentations. Averti, le général de l’Ordre le fit revenir à Rome où il retrouva plus abondamment les consolations divines. Pour avoir assisté à une extase de Joseph, Jean-Frédéric, duc de Brunswick et de Hanovre, abjura le protestantisme. Au prince Casimir de Pologne, second fils de Sigismond III, qu’Innocent X avait fait cardinal et qui lui demandait s’il devait recevoir les ordres, Joseph répondit : Ne le faites pas, vous seriez obligé de rentrer dans le monde ; Dieu ne tardera pas à vous faire connaître sa volonté ; en effet, le frère aîné du prince mourut et Casimir fut élu roi de Pologne. De retour au couvent d’Assise où les esprits avaient changé, il fut reçu triomphalement par les religieux et les notables de la ville ; lorsqu’il entra dans l’église, voyant une image de la Vierge de Grottella, il s’écria : O ma Mère, vous m’avez accompagné jusqu’ici ! puis, en extase, il s’éleva jusqu’à l’image.

En 1653, on parvint à prévenir contre Joseph Innocent X qui chargea l’inquisiteur de Pérouse, Vincent-Marie Pellegrini de le tenir enfermé au couvent des capucins de Petra-Rubea, puis dans celui de Fossombre. Au matin du 7 janvier 1655, alors que les sacristains cherchaient les ornements sacerdotaux pour qu’il célébrât la messe, il leur commanda de prendre les ornements noirs car le Pape venait de mourir. Le nouveau pape, Alexandre VII Chigi le fit libérer et conduire au couvent d’Osimo, dans la Marche d’Ancône, où il mourut, un peu avant minuit, le mardi 18 septembre 1663. Il fut béatifié par Benoît XIV, en 1753, et canonisé par Clément XIII, le 16 juillet 1767.


Prière pour les examens

O bienheureux Joseph de Cupertino, qui aimez à vous montrer favorable envers vos dévoués serviteurs, je viens implorer votre aide pour cet examen que je dois subir. Malgré mon travail, ma bonne volonté, je crains de me laisser troubler et de ne pouvoir répondre convenablement.

Rappelez-vous que vous vous êtes trouvé dans la même difficulté et que par l’obéissance et la puissante protection de votre père spirituel vous en êtes sorti heureusement.

Faites de même à mon égard. Accordez-moi l’assurance dans mes réponses, donnez à mon intelligence la promptitude et la vivacité. Je vous le demande pour l’amour de Jésus, de Marie et de saint François dont vous fûtes l’enfant et le serviteur fidèle. En vous je me confie, très saint Patron des examens, et je suis convaincu que mon espoir ne sera pas trompé.


Prière

Je suis mort au monde et ma vie est cachée en Dieu avec le Christ.

Le Seigneur a conduit le juste par les voies droites

- Et lui a montré le royaume de Dieu.

O Dieu, qui avez voulu attirer toute chose à votre Fils unique, Jésus-Christ, faites que, par les mérites et à l’exemple de votre séraphique confesseur Joseph de Cupertino, nous élevant au-dessus de toutes les cupidités terrestres, nous mérition d’arriver à celui qui, avec vous et le Saint-Esprit, vit et règne dans les siècles des siècles. -

Amen.

SOURCE : http://missel.free.fr/Sanctoral/09/18.php


Franciscain né en 1603, mort en 1663. Canonisé en 1767, fête en 1769.

Leçons des Matines (avant 1960)

Quatrième leçon. Joseph naquit de parents pieux, l’an du salut mil six cent trois, à Cupertino, ville située sur le territoire de Salente, au diocèse de Nardo. Prévenu de bonne heure par l’amour de Dieu, il passa son enfance et son adolescence dans une parfaite simplicité et pureté de mœurs. Délivré par l’entremise de la Vierge Mère de Dieu, d’une longue et douloureuse maladie, qu’il avait supportée avec beaucoup de patience, il se donna tout entier aux pratiques de la piété et à la culture des vertus. Afin de s’unir plus étroitement à Dieu, qui l’appelait à de plus grandes choses, il résolut de s’enrôler dans l’Ordre séraphique. Après différentes péripéties, réalisant enfin son vœu, il entra chez les Mineurs conventuels, au couvent de la Grotella. Il fut mis d’abord au nombre des frères lais, à cause de son ignorance des lettres ; puis, par une disposition de la Providence, on le fit passer dans les rangs des Clercs. Admis à la prêtrise après ses vœux solennels, il se proposa de mener une vie plus parfaite. C’est pourquoi, renonçant sur le champ à toutes les affections mondaines et même aux choses temporelles presque nécessaires à la vie, il mortifia son corps par le cilice, la discipline, les chaînes, enfin par toutes sortes de rigueurs et de souffrances. En même temps, il nourrissait assidûment son âme du suave aliment de l’oraison et de la contemplation la plus sublime. Il en résulta que l’amour de Dieu, déjà répandu dans son cœur dès le premier âge, prit de jour en jour un éclat plus merveilleux et tout à fait extraordinaire.

Cinquième leçon. Son ardente charité parut surtout avec éclat dans les délicieuses extases qui le transportaient en Dieu et dans les ravissements extraordinaires qu’il éprouvait souvent. Et, chose digne de remarque, alors que son esprit avait abandonné ses sens, la seule obéissance suffisait à le rappeler immédiatement de l’extase. C’est qu’en effet, il s’attachait à cette vertu avec un très grand zèle, répétant habituellement qu’il se laissait aveuglément conduire par elle et qu’il préférerait mourir plutôt que de ne pas obéir. Il s’appliqua avec tant de soin à imiter la pauvreté du patriarche séraphique que, sur le point de mourir, il put en toute vérité affirmer à son supérieur qu’il n’avait rien à abandonner, suivant la coutume des religieux. C’est ainsi que, mort au monde et à lui-même, il manifestait la vie de Jésus dans sa chair, et tandis qu’il discernait chez quelques-uns la flétrissure du vice, son propre corps exhalait un parfum miraculeux, indice de sa très éclatante pureté. Malgré les tentations très violentes par lesquelles l’esprit immonde s’efforça longtemps, mais en vain, de ternir cette pureté, il sut la conserver sans tache, tant par la grande sévérité qu’il apportait à la garde de ses sens, qu’au moyen des macérations continuelles dont il affligeait son corps, et grâce à une protection spéciale de la très pure Vierge. Il avait, coutume d’appeler Marie sa mère, et il la vénérait en effet du plus profond de son cœur, comme une mère très tendre. Il désirait beaucoup la voir honorer par les autres, afin disait-il, que sa protection leur valût tous les biens.

Sixième leçon. Cette sollicitude du bienheureux Joseph avait sa source dans sa charité envers le prochain. Tel était le zèle dont il brûlait pour les âmes, qu’il travaillait très activement et de toutes manières à procurer le salut de tous. Étendant encore cette charité, il secourait, autant que cela était en son pouvoir, ceux qui étaient pauvres, infirmes, ou affligés de quelque autre épreuve. Il n’excluait point de son affection ceux même qui ne lui ménageaient pas les reproches, les outrages et toutes sortes d’injures. II acceptait tout cela avec la même patience, la même douceur et la même sérénité de visage, qu’il montra à supporter les vicissitudes si nombreuses et si pénibles qu’il traversa, lorsque, pour obéir aux supérieurs de l’Ordre, ou aux décisions de la sacrée Congrégation de l’Inquisition, il se vit obligé de changer plusieurs fois de résidence. Admiré, non seulement du peuple, mais même des grands, pour son éminente sainteté et les grâces qu’il recevait du ciel, il n’en conserva pas moins une telle humilité que, s’estimant un grand pécheur, il priait Dieu avec constance d’éloigner de lui les dons remarquables dont il le comblait, et demandait aux hommes de jeter son cadavre dans un lieu où son souvenir s’effaçât totalement. Mais Dieu, qui exalte les humbles et qui avait très libéralement enrichi son serviteur durant sa vie d’une sagesse toute céleste, des dons de prophétie, de pénétration des cœurs, de guérir, ainsi que d’autres encore, rendit sa mort précieuse aux yeux de ceux à qui il en avait prédit le lieu et le temps. Cette mort arriva la soixante et unième année de son âge, à Osimo, dans la Marche d’Ancône, et Dieu glorifia le lieu de sa sépulture. Enfin, comme après sa mort même, les miracles qu’il accomplit firent briller son nom, il fut inscrit par Benoît XIV au nombre des Bienheureux, et par Clément XIII au nombre des Saints. Clément XIV, qui faisait partie du même Ordre que lui, étendit son Office et sa Messe à toute l’Église.

SOURCE : http://www.introibo.fr/18-09-St-Joseph-de-Cupertino


Saint Joseph of Cupertino

Mystic, born 17 June, 1603; died at Osimo 18 September, 1663; feast, 18 September. Joseph received his surname from Cupertino, a small village in the Diocese of Nardò, lying between Brindisi and Otranto in theKingdom of Naples. His father Felice Desa, a poor carpenter, died before Joseph was born and left some debts, in consequence of which the creditors drove the mother, Francesca Panara, from her home, and she was obliged to give birth to her child in a stable. In his eighth year Joseph had an ecstatic vision while at school and this was renewed several times; so that the children, seeing him gape and stare on such occasions, lost to all things about him, gave him the sobriquet "Bocca Aperta". At the same time he had a hot and irascible temper which his strict mother strove hard to overcome. He was apprenticed to a shoemaker, but at the age of seventeen he tried to be admitted to the Friars Minor Conventuals and was refused on account of his ignorance. He then applied to theCapuchins at Martino near Tarento, where he was accepted as a lay-brother in 1620, but his continual ecstasiesunfitted him for work and he was dismissed. His mother and his uncles abused him as a good-for-nothing, butJoseph did not lose hope. By his continued prayers and tears he succeeded in obtaining permission to work in the stable as lay help or oblate at the Franciscan convent of La Grotella near Cupertino. He now gave evidence of great virtues, humility, obedience, and love of penance to such an extent that he was admitted to the clericalstate in 1625, and three years later, on 28 March he was raised to the priesthood. Joseph was but little versed inhuman knowledge, for his biographers relate that he was able to read but poorly, yet infused by knowledge andsupernatural light he not only surpassed all ordinary men in the learning of the schools but could solve the most intricate questions.


His life was now one long succession of visions and other heavenly favours. Everything that in any way had reference to God or holy things would bring on an ecstatic state: the sound of a bell or of church music, the mention of the name of God or of the Blessed Virgin or of a saint, any event in the life of Christ, the sacredPassion, a holy picture, the thought of the glory in heaven, all would put Joseph into contemplation. Neither dragging him about, buffeting, piercing with needles, nor even burning his flesh with candles would have any effect on him — only the voice of his superior would make him obey. These conditions would occur at any time or place, especially at Mass or during Divine Service. Frequently he would be raised from his feet and remain suspended in the air. Besides he would at times hear heavenly music. Since such occurrences in public causedmuch admiration and also disturbance in a community, Joseph for thirty-five years was not allowed to attendchoir, go to the common refectory, walk in procession or say Mass in church, but was ordered to remain in his room, where a private chapel was prepared for him. Evil-minded and envious men even brought him before theInquisition, and he was sent from one lonely house of the Capuchins or Franciscans to another, but Josephretained his resigned and joyous spirit, submitting confidently to Divine Providence. He practised mortificationand fasting to such a degree, that he kept seven Lents of forty days each year, and during many of them tasted no food except on Thursdays and Sundays. His body is in the church at Osimo. He was beatified by Benedict XIVin 1753, and canonized 16 July 1767 by Clement XIII; Clement XIV extended his office to the entire Church. His life was written by Robert Nuti (Palermo, 1678). Angelo Pastrovicchi wrote another in 1773, and this is used by the Bollandist "Acta SS.", V, Sept., 992.

Mershman, Francis. "St. Joseph of Cupertino." The Catholic Encyclopedia. Vol. 8. New York: Robert Appleton Company,1910. 6 Apr. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/08520b.htm>.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/08520b.htm


St. Joseph of Cupertino

St. Joseph of Cupertino was said to have been remarkably unclever, but prone to miraculous levitation and intense ecstatic visions. He is recognized as the patron saint of air travelers, aviators, astronauts, and people with a mental handicap, test takers, and weak students. He was canonized in the year 1767.
As a child, Joseph was slow witted. He loved God a lot and built an altar. This was where he prayed the rosary. He suffered from painful ulcers during his childhood. After a hermit applied oil from the lamp burning before a picture of Our Lady of Grace, Joseph was completely cured from his painful ulcers.
When he was 17, Joseph attempted to join the Friars Minor Conventuals, but his lack of education prevented him from gaining admittance. He was soon after admitted as a Capuchin, but removed from the order shortly thereafter when his constant fits of ecstasy proved him unsuitable.
Eventually, in his early twenties, he was admitted into a Franciscan friary near Cupertino. He had a learning disability. According to believers, Joseph could barely read or write, but continued to grow in holiness and wisdom, leading a life of poverty and prayer. He was unsuited for scholarship, but could answer intricate questions. He also performed menial tasks around the friary, such as gardening, looking after the animals, cleaning their stalls, and helping in the kitchen. Joseph was also often found wandering in a daze, winding up in different places in the friary unaware of how he got there.
When he was a candidate for deacon, the bishop at random asked Joseph to expound on the text “Blessed is the womb that bore thee.” He did well. Thus he was ordained deacon. When it was a question of the priesthood, the first candidates did so well that the remainder of the candidates, Joseph among them, were passed without examination and Joseph was ordained a priest in 1628.
On October 4, 1630, the town of Cupertino held a procession on the feast day of Saint Francis of Assisi. Joseph was assisting in the procession when he suddenly soared into the sky, where he remained hovering over the crowd. When he descended and realized what had happened, he became so embarrassed that he fled to his mother’s house and hid.
His flights continued and came with increasing frequency. His superiors, alarmed at his lack of control, forbade him from community exercises, believing he would cause too great a distraction for the friary. On hearing the names of Jesus or Mary, the singing of hymns, during the feast of St. Francis, or while praying at Mass, he would go into dazed state and soar into the air, remaining there until a superior commanded him to come down.
Joseph’s most famous flight allegedly occurred during a papal audience before Pope Urban VIII. When he bent down to kiss the Pope’s feet, he was suddenly filled with reverence for Christ’s Vicar on earth, and was lifted up into the air. Only when the Minister General of the Order, who was part of the audience, ordered him down was Joseph able to return to the floor.
Joseph gave off a sweet smell because he was pure. Joseph could also smell the bad odor of a sinful person. When they would come, sometimes he would tell them that they stank and that they should go wash themselves. By this, he meant for them to go to confession.
On August 10, 1663, Joseph became ill with a fever, but the experience filled him with joy. When asked to pray for his own healing he said, “No, God forbid” He experienced ecstasies and flights during his last mass which was on the Feast of the Assumption. In early September, Joseph could sense that the end was near, so he could be heard mumbling, “The jackass has now begun to climb the mountain!” The ‘jackass’ was his own body. After receiving the last sacraments, a papal blessing, and reciting the Litany of Our Lady, Joseph Desa of Cupertino died on the evening of September 18, 1663.
He was buried two days later in the chapel of the Immaculate Conception before great crowds of people. Joseph was canonized on July 16, 1767, by Pope Clement XIII. In 1781, a large marble altar in the Church of St. Francis in Osimo was erected so that St. Joseph’s body might be placed beneath it; it has remained there ever since.

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/saint-joseph-of-cupertino/

September 18


St. Joseph of Cupertino, Confessor


JOSEPH DESA was born the 17th of June, 1603, at Cupertino, a small village of the diocess of Nardo, between Brindisi and Otranto, six miles from the coast of the gulf of Tarento. His parents were poor, but virtuous. His mother brought him up in great sentiments of piety; but treated him with great severity, punishing him frequently for the least fault, to inure him to an austere and penitential life. From his infancy he gave signs of an extraordinary fervour, and every thing in him seemed to announce that he already tasted the sweets of heavenly consolations. He was very attentive to the divine service, and in an age when the love of pleasure is generally predominant, he wore a hair shirt, and mortified his body by divers austerities. He was bound apprentice to a shoemaker, which trade he applied himself to for some time.

When he was seventeen years of age he presented himself to be received amongst the Conventual Franciscans, where he had two uncles of distinction in the Order. He was, nevertheless, refused because he had not made his studies. All he could obtain was to be received amongst the Capuchins in quality of lay-brother; but after eight months he was dismissed as unequal to the duties of the Order. Far from being discouraged he persisted in his resolution of embracing a religious state. At length the Franciscans, moved with compassion, received him into their convent of Grotella, thus called from a subterraneous chapel dedicated to God under the invocation of the Blessed Virgin. This convent was situated near Cupertino. The saint having finished his novitiate with great fervour, he made his vows, and was received as lay-brother amongst the Oblates of the Third Order. Though employed in the meanest offices of the house, he performed them with the most perfect fidelity. He redoubled his fasts and austerities; he prayed continually, and slept only three hours every night. His humility, his sweetness, his love of mortification and penance, gained him so much veneration, that, in a provincial chapter held at Altamura in 1625, it was resolved he should be admitted amongst the Religious of the Choir, that he might thus qualify himself for holy orders.

Joseph begged to go through a second novitiate, after which he separated himself more than ever from the company of men, to unite himself more closely to God by prayer and contemplation. He looked upon himself as a great sinner, and imagined it was through mere charity that the religious habit was given him. His patience made him bear in silence and with joy the severest rebukes for faults which he had not committed; and his obedience was such that he executed without delay the most difficult duties enjoined him. So many virtues rendered him the object of universal admiration. Being ordained priest in 1628, he celebrated his first mass with inexpressible sentiments of faith, of love, and respect. He chose a retired cell that was dark and incommodious. He would often go to pray to the most unfrequented oratories, that he might give himself up more freely to contemplation. He divested himself of every thing that was allowed him by his rule; and when he saw himself thus naked, he cried out, prostrate before his crucifix: “Behold me, O Lord, bereft of all earthly things: be thou, I beseech thee, my only good; I look upon every other thing as a real danger and as a loss to my soul.”

After having received the priesthood he passed five years without tasting bread or wine; during which time he lived only on herbs and dry fruits; and even the herbs that he ate on Fridays were so distasteful that only himself could use them. His fast in Lent was so rigorous that for seven years he took no nourishment but on Thursdays and Sundays, except the holy eucharist, which he received every day. His countenance in the morning was extremely pale; but after the communion it became florid and lively. He had contracted such a habit of fasting, that his stomach could no longer bear any food. His desire of mortification made him invent different instruments of penance. During two years he suffered many interior trials which tormented him exceedingly; but to this storm a profound calm succeeded.

A report being spread that he had frequent raptures, and that many miracles were wrought by him, the people followed him in crowds as he was travelling through the province of Bari. A certain vicar-general was offended at it, and carried his complaints to the inquisitors of Naples. Joseph was ordered to appear; but the heads of his accusation being examined, he was declared innocent, and dismissed. He said mass at Naples, in the church of St. Gregory the Armenian, which belonged to a monastery of Religious. The holy sacrifice being finished, he fell into an ecstacy, as many eye-witnesses attested in the process of his canonization. 1 The inquisitors sent him to Rome to his general, who received him with harshness, and ordered him to retire to the convent of Assisium. Joseph was filled with joy at this news, on account of the great devotion he had to the holy founder of his Order. The guardian of Assisium treated him also with roughness; but his sanctity shone forth more and more, and persons of the highest distinction expressed an ardent desire to see him. He arrived at Assisium in 1639, and remained there thirteen years. At first he suffered many trials both interior and exterior. His superior often called him hypocrite, and treated him with great rigour. On the other hand, God seemed to have abandoned him; his religious exercises were accompanied with a spiritual dryness that afflicted him exceedingly; the impure phantoms which his imagination represented to him, joined to the most terrible temptations, cast him into so deep a melancholy, that he scarcely dare lift up his eyes. His general being informed of his situation, called him to Rome, and having kept him there three weeks, he sent him back to his convent of Assisium.

The saint, on his way to Rome, experienced a return of those heavenly consolations which had been withdrawn from him. At the name of God, of Jesus, or of Mary, he was, as it were, out of himself. He would often cry out: “Vouchsafe, O my God, to fill and possess all my heart. O that my soul was freed from the chains of the body, and united to Jesus Christ! Jesus, Jesus, draw me to yourself; I am not able to live any longer on the earth.” He was often heard to excite others to the love of God, and to say to them: “Love God; he in whom this love reigns, is rich although he does not perceive it.” His raptures were as frequent as extraordinary. He had many, even in public, to which a great number of persons of the first quality were eye-witnesses, and the truth of which they afterwards declared upon oath. Among those, John Frederick, duke of Brunswick and Hanover, was one. This prince, who was a Lutheran, was so struck with what he had seen, that he abjured his former tenets, and embraced the Catholic faith. Joseph had also a singular talent for converting the most obdurate sinners, and quieting the minds of such as laboured under any trouble. He used to say to some scrupulous persons who came to consult him: “I neither like scruples nor melancholy; let your intention be right, and fear not.” He explained the most profound mysteries of our faith with the greatest clearness; and this sublime knowledge he owed to the intimate communication he had with God in prayer.

His prudence, which was remarkable in the conduct of souls, drew to him a great concourse of people, and even of cardinals and princes. He foretold to John Casimir, son of Sigismund III., king of Poland, that he would one day reign for the good of the people, and the sanctification of souls, and advised him not to engage in any religious Order; but this prince having afterwards entered among the Jesuits, took the vows of the scholars of the society, and was made cardinal by Pope Innocent X. in 1646. Joseph dissuaded him from the resolution he had taken of receiving holy orders. What the saint foretold came to pass; for Uladislas, eldest son of Sigismund, dying in 1648, John Casimir was elected king of Poland; but after some time resigned his crown and retired into France, where he died in 1672. It was this prince who himself afterwards disclosed all the circumstances of the fact which we have here related.

His miracles were not less remarkable than the other extraordinary favours he received from God. Many sick owed their recovery to his prayers. The saint falling sick of a fever at Osimo, the 10th of August, 1663, foretold that his last hour was near at hand. The day before his death he received the holy viaticum, and after it the extreme unction. He was heard often to repeat those aspirations of a heart inflamed with the love of God: “Oh! that my soul was freed from the shackles of my body, to be reunited to Jesus Christ! Praise and thanksgiving be to God! The will of God be done. Jesus crucified, receive my heart, and kindle in it the fire of your holy love.” He died the 18th of September, 1663, at the age of sixty years and three months. His body was exposed in the church, and the whole town came to visit it with respect; he was afterwards buried in the chapel of the Conception. The heroism of his virtues being proved, and the truth of his miracles attested, he was beatified by Benedict XIV. in 1753, and canonized by Clement XIII. in 1767. Clement XIV. inserted his office in the Roman Breviary. See the Life of St. Joseph of Cupertino, written in Italian, by Count Dominic Bernini in 1722, and dedicated to Innocent XIII. Agelli has given an abridgment of it in 1753, with an account of twenty-two new miracles. We have another abridgment of the life of this saint by Pastrovicchi, also in 1753. See also F. Suysken, Comment. et Not. p. 992.

Note 1. Ex Process. Ord. Nerit. fol. 734, et Summ. p. 51, sect. 164, p. 103, sect. 227. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume IX: September. The Lives of the Saints.  1866.


SOURCE : http://www.bartleby.com/210/9/184.html

Voir aussi : http://www.dieu-parmi-nous.com/NIC/Saint.Joseph.de.Cupertino.pdf