mercredi 12 septembre 2012

Le TRÈS SAINT NOM DE MARIE



Le saint nom de Marie

Mémoire

Célébrée à partir de 1513 en Espagne, cette fête fut étendue à l'Église universelle en 1684 en reconnaissance de la victoire de Vienne contre les Turcs.

«Marchons avec confiance sous la protection du Ciel et avec l’assistance de la Très Sainte Vierge.»
«Votre nom, ô Marie, dit
saint Ambroise, est un baume délicieux qui répand l’odeur de la grâce!» – Mais surtout le nom de Marie est un nom de salut. Saint Éphrem l’appelle la Clef du Ciel. «Le nom seul de Marie, dit saint Bernard, met en fuite tous les démons…» Ce n’est là qu’un faible écho de l’apologie du nom de Marie faite par les Saints.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.

Mémoire du saint Nom de Marie. Le Seigneur Dieu l’a bénie entre toutes les femmes et a exalté si haut son nom que sa louange ne s’effacera jamais de la bouche des fidèles.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/10396/Le-saint-nom-de-Marie.html

Le Saint Nom de Marie

La fête du saint Nom de Marie fut établie par le Pape Innocent XI, l'an 1683, en souvenir d'une mémorable victoire remportée par les chrétiens sur les Turcs, avec la protection visible de la Reine du Ciel. Cent cinquante mille Turcs s'étaient avancés jusque sous les murs de Vienne et menaçaient l'Europe entière. Sobieski, roi de Pologne, vint au secours de la ville assiégée dans le temps de l'octave de la Nativité de la Sainte Vierge, et se disposa à livrer une bataille générale. Ce religieux prince commença par faire célébrer la Messe, qu'il voulut servir lui-même, ayant les bras en croix. Après y avoir communié avec ferveur, il se leva à la fin du Sacrifice et s'écria: "Marchons avec confiance sous la protection du Ciel et avec l'assistance de la Très Sainte Vierge." Son espoir ne fut pas trompé: les Turcs, frappés d'une terreur panique, prirent la fuite en désordre. C'est depuis cette époque mémorable que la fête du saint Nom de Marie se célèbre dans l'octave de Sa Nativité.

Il était bien juste que le nom de Marie trouvât sa place, dans nos fêtes catholiques, à côté du nom de Jésus, le nom de Marie est un nom glorieux, un nom tout aimable, un nom salutaire. Les Saints se sont essayés à l'envi à retracer les merveilles du nom de Marie. La première gloire de ce nom béni, c'est qu'il fut inspiré par Dieu aux parents de la Vierge naissante et que l'archange Gabriel le prononça d'une voix pleine de respect; et depuis, toutes les générations chrétiennes le redisent à chaque instant du jour; le Ciel prononce à la terre ce nom si beau, et la terre en revoie au Ciel l'écho mélodieux: "Au nom de Marie, dit Pierre de Blois, l'Église fléchit le genou, les voeux et les prières des peuples retentissent de toutes parts."

"Que Votre nom est glorieux, ô sainte Mère de Dieu! s'écrie saint Bonaventure; qu'il est glorieux, ce nom qui a été la source de tant de merveilles!" – "O nom plein de suavité! s'écrie le bienheureux Henri Suzo. O Marie! Qui êtes-Vous donc Vous-même, si Votre nom seul est déjà si aimable et si rempli de charmes?" – "Votre nom, ô Marie, dit saint Ambroise, est un baume délicieux qui répand l'odeur de la grâce!" – Mais surtout le nom de Marie est un nom de salut. Saint Éphrem l'appelle la Clef du Ciel. "Le nom seul de Marie, dit saint Bernard, met en fuite tous les démons..." Ce n'est là qu'un faible écho de l'apologie du nom de Marie faite par les Saints.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/le_saint_nom_de_marie.html


Fête instituée par le Bhx Innocent XI en action de grâce pour la victoire des armées chrétiennes sur les Turcs à Vienne en 1683. Elle fut fixée au dimanche qui suivait la Nativité de la Ste Vierge. La réforme de Pie X, "libérant" les dimanches des fêtes de saints, l’a fixé au 12 septembre.

Leçons des Matines (avant 1960)

AU DEUXIÈME NOCTURNE.

Sermon de saint Bernard, Abbé.

Quatrième leçon. « Et le nom de la Vierge était Marie, » dit l’Évangile. Parlons aussi un peu de ce nom que l’on dit signifier étoile de la mer et qui convient parfaitement à la Vierge Mère. Celle-ci est fort à propos comparée à l’étoile ; car, de même que l’astre émet son rayon sans en éprouver aucune altération, ainsi la Vierge a enfanté un fils sans dommage pour sa virginité. Le rayon n’amoindrit pas l’éclat de l’astre et le fils de la Vierge n’ôte rien à l’intégrité de sa mère. Marie est donc l’illustre étoile qui s’est levée de Jacob et dont le rayonnement illumine tout l’univers ; sa splendeur brille dans les cieux et pénètre les abîmes, luit partout sur la terre fait sentir sa chaleur aux âmes plutôt qu’aux corps, favorise l’épanouissement des vertus et réduit les vices. Elle est, dis-je, la très brillante et remarquable étoile qu’il était nécessaire d’élever au-dessus cette mer profonde et vaste, étoile étincelante par ses mérites, lumineuse en ses exemples.

Cinquième leçon. Ô vous, qui que vous soyez, qui vous sentez ici-bas ballotté au milieu des orages et des tempêtes, et non placé sur une terre ferme, ne détournez point vos yeux de cet astre plein d’éclat, si vous ne voulez pas être englouti par les flots. Si le vent des tentations se lève, si vous touchez les écueils des tribulations, regardez l’étoile, invoquez Marie. Si vous êtes secoué par les vagues de l’orgueil, de l’ambition, de la médisance, de la jalousie, regardez l’étoile, invoquez Marie. Si la colère, ou l’avarice, ou les séductions de la chair agitent le frêle esquif de votre âme, jetez un regard vers Marie. Si, troublé par l’énormité de vos crimes, confus de la laideur de votre conscience, effrayé des sévérités du jugement, vous vous sentez entraîné dans le gouffre de la tristesse, dans l’abîme du désespoir, pensez à Marie.

Sixième leçon. Dans les périls, dans les angoisses, dans les perplexités, songez à Marie, invoquez Marie. Qu’elle soit constamment sur vos lèvres, qu’elle soit constamment dans votre cœur, et pour obtenir l’appui de ses prières, ne perdez jamais de vue les exemples de sa vie. En suivant Marie, on ne s’égare point ; en la priant, on ne tombe pas dans le désespoir ; en pensant à elle, on n’erre point. Si elle vous soutient, vous ne tomberez pas ; si elle vous protège, vous n’aurez rien à craindre ; si elle vous accompagne, vous ne connaîtrez pas la fatigue ; sa protection vous conduira au terme et vous expérimenterez ainsi en vous-même avec quelle vérité il a été dit : « Et le nom de la Vierge était Marie ». Ce nom vénérable était déjà honoré depuis longtemps par un culte spécial dans quelques parties du monde chrétien ; lorsqu’une insigne victoire fut remportée à Vienne en Autriche, par le secours de la sainte Vierge Marie, sur le cruel sultan des Turcs, qui menaçait avec insulte de soumettre les peuples chrétiens à sa tyrannie. Le Pape Innocent XI, voulant donc perpétuer la mémoire d’un tel bienfait, ordonna que cette Fête serait célébrée chaque année dans l’Église universelle.

AU TROISIÈME NOCTURNE.

Lecture du saint Évangile selon saint Luc.

En ce temps-là : L’Ange Gabriel fut envoyé de Dieu dans la ville de Galilée, appelée Nazareth, à une vierge qu’avait épousée un homme nommé Joseph, de la maison de David ; et le nom de la vierge était Marie. Et le reste.

Homélie de saint Pierre Chrysoloque.

Septième leçon. Aujourd’hui, frères bien-aimés, vous avez entendu un Ange traiter avec une femme de la réhabilitation de l’homme. Vous avez entendu qu’il s’agissait de ramener l’homme à la vie, par le même chemin qui l’avait conduit à la mort. C’est un Ange qui traite avec Marie du salut du genre humain, parce qu’un ange avait traité de sa perte avec Eve. Vous avez entendu cet Ange révéler le moyen ineffable de construire, du limon de notre chair, un temple à la divine Majesté. Vous avez entendu comment un mystère incompréhensible place Dieu sur la terre et l’homme dans le ciel. Vous avez entendu par quelle combinaison merveilleuse Dieu s’unit à l’homme dans un seul corps. Vous avez entendu comment la frêle nature de notre corps est affermie par l’exhortation d’un Ange, l’animant à porter toute la gloire de la divinité.

Huitième leçon. Enfin, de peur qu’en Marie le limon friable de notre corps ne s’affaissât sous le poids énorme du céleste édifice ; de peur que cette branche délicate qui devait porter le fruit de tout le genre humain ne se rompit, l’Ange a bientôt pris les devants et dit à la Vierge : « Ne craignez pas, Marie. » Avant d’énoncer le motif de sa mission, il lui fait entendre par ce nom, quelle est sa dignité. Car le mot hébreu de Marie, en latin Domina, signifie souveraine. L’Ange l’appelle souveraine, pour lui ôter la crainte qui appartient à la servitude, destinée qu’elle est à devenir la Mère du Dominateur, celui qu’elle doit enfanter ayant obtenu, par son autorité même, qu’elle naquît et fût appelée souveraine. « Ne craignez pas, Marie, car vous avez trouvé grâce. » C’est vrai : celui qui a trouvé grâce ne saurait craindre. Or, vous avez trouvé grâce.

Neuvième leçon. Bienheureuse celle qui, seule parmi les êtres humains et de préférence à tous, mérita d’entendre ces paroles : « Vous avez trouvé grâce. » Quel degré de grâce ? Une grâce aussi entière que le donne à entendre ce terme employé auparavant par l’Ange : « pleine. » Et vraiment elle était en sa plénitude, la grâce dont les flots abondants s’étaient versés sur cette créature, l’avaient pénétrée et remplie. « Vous avez trouvé grâce devant Dieu. » Disant ces choses, l’Ange lui-même s’étonne, ou de ce qu’une femme l’ait méritée seule, ou de ce que tous les hommes aient mérité la vie par une femme ; oui, l’Ange est comme frappé de stupeur, en voyant venir se renfermer tout entier dans les étroites bornes d’un sein virginal, le Dieu pour qui toutes les choses créées réunies ne sont que petitesse. C’est pourquoi l’Ange tarde à préciser le but de sa mission ; de là vient qu’il nomme la Vierge par ce qui exprime son mérite, et la salue en mentionnant la grâce. A celle qui l’écoute, il ne livre que peu à peu son message, sans doute afin d’en faire ressortir la signification ; c’est aussi peu à peu qu’il achève de calmer sa crainte prolongée.

SOURCE : http://www.introibo.fr/12-09-Le-Tres-Saint-Nom-de-Marie



12 septembre

Saint Nom de Marie


Oui, ô Marie ! votre nom sublime et admirable est sorti du trésor de la Divinité ; car c'est la sainte Trinité tout entière qui vous a donné ce nom au-dessus de tous les noms après celui de votre divin Fils, et qui l'a enrichi de tant de majesté et de puissance, qu'il faut que, par respect pour ce saint nom, dès qu'il est prononcé, tout genou fléchisse dans le ciel, sur la terre et aux enfers .
Richard de Saint-Laurent


La fête du Saint Nom de Marie, disparue aujourd'hui du calendrier liturgique, venait de la ville de Cuenca, en Espagne (Nouvelle-Castille), à qui elle fut concédée en 1513, sous le rite double. Un temps abrogée par saint Pie V (1570), la fête du Saint Nom de Marie fut rétablie par Sixte V (1585-1590) et assignée au 17 septembre. Réservée à Cuenca, au diocèse de Tolède, puis à toute l'Espagne, la fête du Saint Nom de Marie fut ensuite permise par Clément X au royaume de Naples (1671) ; le diocèse de Milan la célébra le 11 septembre et d'autres le 22 septembre. La fête du Saint Nom de Marie ne fut instituée à Rome qu'en 1683, par Innocent XI, en action de grâce pour la délivrance de Vienne assiégée par les Turcs (12 septembre 1683).

Tandis que la Hongrie se révoltait contre les Habsbourgs, les trois cent mille hommes des armées turques conduites par le grand vizir de Mehmed IV, Kara Mustapha Pacha, et guidées par le comte hongrois et protestant Tököly, bloquaient Vienne depuis le 14 juillet 1683. L'empereur Léopold I° (1640-1705) et son beau-frère, Charles de Lorraine, avaient déserté la ville où treize mille hommes attendaient sous le commandement du comte de Sarhenberg. Innocent XI qui eût voulu former une ligue catholique contre les Turcs, ne put compter que sur l'alliance de Jean III Sobieski  (1624-1696), roi de Pologne depuis 1674, que l'on joignit lors d'un pèlerinage à Chestokowa dont il partit le 15 août. Le dimanche 12 septembre 1683, Jean Sobieski servit la messe, communia, arma son fils chevalier et prit le commandement de l'armée catholique où, en plus de ses troupes polonaises, il y avait celles du duc de Lorraine et du prince de Waldeck ; « Aujourd'hui, s'écria-t-il, il y va tout ensemble de la délivrance de Vienne, de la conservation de la Pologne et du salut de la chrétienté entière ! » Puis, il se mit à la tête des coalisés et chargea en criant : « Non nobis, Domine, non nobis, sed nomini tuo da gloriam ! » Les Ottomans furent battus à Kahlenberg et, dans Vienne délivrée, Jean Sobieski vint se prosterner avec ses généraux devant la statue de Notre-Dame de Lorette vénérée dans l'église des Augustins où l'on chanta un Te Deum ; ce jour-là, on avait fait à Rome une grande procession suivie, malgré sa goutte,  par la pape ; le 24 septembre, le cardinal-vicaire prescrit des sonneries de cloches et des prières d'action de grâces et, le 25 novembre, un décret établissait la fête du Saint Nom de Marie et l'assignait au dimanche dans l'octave de la Nativité de la Bienheureuse Vierge.

Innocent XIII étendit la fête du Saint Nom de Marie à l'Eglise universelle en 1721. La fête du Saint Nom de Marie fut placée au 12 septembre par Pie X lors de la grande réforme du  Bréviaire romain[1]. La fête du Saint Nom de Marie a disparu lors de la réforme du calendrier par Paul VI (1969), mais lui a laissé une messe votive ce qu'a ratifié Jean-Paul II dans Les messes en l'honneur de la Vierge Marie, publié à Rome le 15 août 1986, où la vingt-et-unième messe est en l'honneur du saint Nom de Marie.

[1] Pie X : constitution apostolique « Divino afflatu », 1° novembre 1911.




La fête du Saint Nom de Marie, rétablie par le bienheureux Jean-Paul II
Un refuge dans les épreuves


12 septembre 2011Église catholique

ROME, Lundi 12 septembre 2011 (ZENIT.org) – L’Eglise fête le 12 septembre le saint Nom de Marie, une fête inscrite dans l’octave de celle de la Nativité de la Vierge : elle a été rétablie en 2002 par le bienheureux Jean-Paul II, pour des raisons spirituelles et historiques. Les saints ont invoqué le Nom de Marie, comme saint Bernard, comme un refuge dans les épreuves.

A peu près un siècle après la défaite de Lépante (1571), les Turcs tentèrent de passer en Europe occidentale par voie de terre en 1683. Mahomet IV avait remis l’étendard de Mahomet à Kara Mustapha au début de 1683, en lui faisant jurer de le défendre au prix de sa vie si nécessaire.

Le grand Vizir était fort de 150.00 ou 300.000 hommes, selon les estimations, et il se promettait de prendre Belgrade, Buda, Vienne, de déboucher en Italie et d’arriver à Rome, « à l’autel de saint Pierre ».

En août 1683, un capucin italien et grand mystique, le bienheureux Marco d’Aviano, béatifié par Jean-Paul II, était nommé grand aumônier de toutes les armées chrétiennes.

La petite histoire voit en lui l’inventeur du « capucino », mais la grande histoire retient qu’il redonna courage à Vienne et réussit à convaincre le roi de Pologne de venir secourir la ville avec ses 40.000 hommes.

La ville était assiégée depuis le 14 juillet et sa reddition était une question d’heures. Le rapport de force n’était pas en faveur des troupes chrétiennes, mais Vienne se confiait à l’intercession de la Vierge et l’image de la Vierge était sur tous les étendards.

<p>Sur le Kahlenberg qui domine la ville au nord, le P. Marco célébra la messe, servie par le roi Jan Sobieski devant l’armée disposée en demi-cercle. Le capucin prédit une victoire inouïe. Et au lieu de terminer en disant les paroles liturgiques : « Ite missa est », il cria : « Ioannes vinces ! » « Jan vaincra » !

Les troupes conduites par le roi de Pologne Jean III Sobieski et le duc Charles de Lorraine attaquèrent les Ottomans à l’aube du 11 septembre. Un soleil splendide éclairait les deux armées dont dépendait le sort de l’Europe. Les cloches de la ville sonnaient depuis le matin. Les femmes et les enfants priaient dans les églises, implorant l’aide de la Vierge Marie. Et le soir, l’étendard du grand vizir était tombé aux mains de Sobieski.

Le lendemain, il fit son entrée dans la ville en liesse, et vint assister à la messe et au Te Deum en l’église de la Vierge de Lorette à laquelle il attribuait la victoire.

Le pape Innocent XI aussi attribuait cette victoire à l’intercession de la Vierge. C’est en ex-voto qu’il institua alors la fête en l’honneur du Saint Nom de Marie.

La fête fut étendue à toute l’Eglise le 25 novembre 1683, et la Nativité de Marie fut fixée au dimanche suivant. C’est le pape saint Pie X qui a fixé la date au 12 septembre, jour anniversaire de célébration de la victoire.

La fête du Saint Nom de Marie avait disparu du calendrier romain en 1970 mais a été rétablie à cette date par le pape polonais, Jean-Paul II, dans l’Editio tertia du Missel Romain.

De nombreux saints ont honoré le Nom de Marie. Le grand saint Ambroise de Milan (+397) écrivait : « Votre nom, ô Marie, est un baume délicieux qui répand l’odeur de la grâce! »

Saint Bernard de Clairvaux (+1153 ) y voit un refuge dans le combat spirituel: « Le seul nom de Marie met en fuite tous les démons ».

Saint Bonaventure (+1274) prie ainsi la Vierge Marie : « Que Votre nom est glorieux, ô sainte Mère de Dieu ! Qu’il est glorieux, ce nom qui a été la source de tant de merveilles ! »

Et le bienheureux Henri Suzo (+1365) s’exclame : « O nom plein de suavité ! O Marie ! Qui êtes-Vous donc vous-même, si votre nom seul est déjà si aimable et si rempli de charmes ? »

Benoît XVI a recommandé l’invocation du Nom de Marie pour la conversion des baptisés lors de l’angélus du 12 septembre 2010 : « A la Vierge Marie, dont le Très Saint Nom est célébré aujourd’hui dans l’Eglise, nous confions notre chemin de conversion à Dieu ».

Le 12 septembre 2007, lors de l’audience du mercredi, le pape a souligné le lien de cette fête avec celle de la Nativité de Marie (le 8 septembre) en s’adressant spécialement aux jeunes : « Samedi dernier, nous avons célébré la fête de la Nativité de la Vierge, et aujourd’hui nous commémorons son saint Nom. Que la Céleste Mère de Dieu, qui nous accompagne tout au long de l’année liturgique, vous guide, chers jeunes, sur le chemin d’une adhésion à l’Evangile toujours plus parfaite ; qu’elle vous encourage, chers malades, à accueillir avec sérénité la volonté de Dieu ; qu’elle vous soutienne, chers jeunes mariés, dans la construction quotidienne de la cohabitation familiale, qui s’inspire du style de la maison de Nazareth ».

Anita S. Bourdin




In accordance with Jewish custom our Lady’s parents named her eight days after her birth, and were inspired to call her Mary. The feast of the Holy Name of Mary therefore follows that of her Birthday, as the Feast of the Holy Name of Jesus follows Christmas.

The feast originated in Spain and was approved by the Holy See in 1513; Innocent XI extended its observance to the whole Church in 1683 in thanksgiving to our Lady for the victory on September 12, 1683 by John Sobieski, king of Poland, over the Turks, who were besieging Vienna and threatening the West. This day was commemorated in Vienna by creating a new kind of pastry and shaping it in the form of the Turkish half-moon. It was eaten along with coffee which was part of the booty from the Turks.

The ancient Onomastica Sacra have preserved the meanings ascribed to Mary’s name by the early Christian writers and perpetuated by the Greek Fathers. “Bitter Sea,” “Myrrh of the Sea,” “The Light Giver,” “The Enlightened One,” “Lady,” “Seal of the Lord,” and “Mother of the Lord” are the principal interpretations. These etymologies suppose that the Hebrew form of the name is Maryãm, not Miryãm.

From the time of St. Jerome until the 16th century, preferred interpretations of Mary’s name in the West were “Lady,” “Bitter Sea,” “The Light Giver,” and especially “Star of the Sea.” Stella Maris was by far the favored interpretation. The revival of Hebraic studies, which accompanied the Renaissance, led to a more critical appraisal of the meanings assigned to Our Lady’s name. Miryãm has all the appearance of a genuine Hebrew name, and no solid reason has been discovered to warrant rejecting the Semitic origin of the word. The Hebrew name of Mary, Miryãm, (in Latin Domina) means lady or sovereign; this Mary is in virtue of her Son’s sovereign authority as Lord of the World. We call Mary our Lady as we call Jesus our Lord, and when we pronounce her name we affirm her power, implore her aid and place ourselves under her protection.

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/holy-name-of-mary-2/



Feast of the Holy Name of Mary

We venerate the name of Mary because it belongs to her who is the Mother of God, the holiest of creatures, the Queen of heaven and earth, the Mother of Mercy. The object of the feast is the Holy Virgin bearing the name of Mirjam (Mary); the feast commemorates all the privileges given to Mary by God and all the graces we have received through her intercession and mediation. It was instituted in 1513 at Cuenca in Spain, and assigned with proper Office to 15 Sept., the octave day of Mary's Nativity. After the reform of the Breviary by St. Pius V, by a Decree of Sixtus V (16 Jan., 1587), it was transferred to 17 Sept. In 1622 it was extended to the Archdiocese of Toledo by Gregory XV. After 1625 the Congregation of Rites hesitated for a while before authorizing its further spread (cf. the seven decrees "Analecta Juris Pontificii", LVIII, decr. 716 sqq.) But it was celebrated by the Spanish Trinitarians in 1640 (Ordo Hispan., 1640). On 15 Nov., 1658, the feast was granted to the Oratory of Cardinal Berulle under the title: Solemnitas Gloriosae Virginis, dupl. cum. oct., 17 Sept. Bearing the original title, SS. Nominis B.M.V., it was granted to all Spain and the Kingdom of Naples on 26 Jan., 1671. After the siege of Vienna and the glorious victory of Sobieski over the Turks (12 Sept., 1683), the feast was extended to the universal Church by Innocent XI, and assigned to the Sunday after the Nativity of Mary by a Decree of 25 Nov., 1683 (duplex majus); it was granted to Austria as d. 2. classis on 1 Aug., 1654. According to a Decree of 8 July, 1908, whenever this feast cannot be celebrated on its proper Sunday on account of the occurence of some feast of a higher rank, it must be kept on 12 Sept., the day on which the victory of Sobieski is commemorated in the Roman Martyrology. The Calendar of the Nuns of Perpetual Adoration, O.S.B., in France, of the year 1827, has the feast with a special Office on 25 Sept. The feast of the Holy Name of Mary, is the patronal feast of the Clerics Regular of the Pious Schools (Piarists) and of the Society of Mary (Marianists), in both cases with a proper office. In 1666 the Discalced Carmelites received the faculty to recite the Office of the Name of Mary four times a year (duplex). At Rome one of the twin churches at the Forum Trajani is dedicated to the Name of Mary. In the Ambrosian Calendar of Milan the feast of the Holy Name of Mary is assigned to 11 September.

Holweck, Frederick. "Feast of the Holy Name of Mary." The Catholic Encyclopedia. Vol. 10. New York: Robert Appleton Company, 1911. 12 Sept. 2017 <http://www.newadvent.org/cathen/10673b.htm>.


Transcription. This article was transcribed for New Advent by Joseph P. Thomas. Dedicated to Mary Thomas.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. October 1, 1911. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/10673b.htm



The Blessed Mother was named "Mary," a significant name in the ancient world.

After her birth (celebrated liturgically on September 8) the parents of the Blessed Virgin Mary decided to name their newborn child, “Mary” (her naming is celebrated on September 12). They did so cooperating in God’s divine plan, giving her a name that would be invoked for all eternity.

Similar to other biblical names, the name “Mary” is not without meaning and has a host of spiritual connections.

First of all the Hebrew form of Mary is miryam and some biblical scholars have seen in it the Hebrew words mar (bitter) and yam (sea). This first meaning can refer to Mary’s bitter suffering at the cross and her many tears of sorrow.

Another interpretation of the word mar renders Mary’s name to mean “drop of the sea” and St. Jerome rendered it in Latin as stilla maris, which was later changed to stella (star) maris. This accounts for a popular title for Mary as “Star of the Sea.” Mariners at the time were accustomed to looking at the stars to find guidance and to discern which direction they were going and so calling Mary stella maris referred to Mary’s ability to guide sinners along the path to Eternal Shores.

Yet another rendering of miryam focuses on the Hebrew word mari and sees in it the word “mistress” or “lady,” thus making Mary “Lady of the Sea.”

St. Bonaventure took all of these meanings and combined their symbolism, giving each one its own spiritual meaning.

This most holy, sweet and worthy name was eminently fitted to so holy, sweet and worthy a virgin. For Mary means a bitter sea, star of the sea, the illuminated or illuminatrix. Mary is interpreted [as] Lady. Mary is a bitter sea to the demons; to men she is the Star of the sea; to the Angels she is illuminatrix, and to all creatures she is Lady.

St. Thomas Aquinas also related similar symbolism, “Mary means Star of the Sea, for as mariners are guided to port by the ocean star, so Christians attain to glory through Mary’s maternal intercession.”
While the exact etymology is still debated among scholars, the Church has traditionally accepted these saintly interpretations and regards Mary as the “Star of the Sea,” to whom we all look up to and strive to follow during the tempest here below.

Below is an ancient hymn to Mary called Ave Maris Stella dating back to the 8th century — a perfect summation of Mary’s role according to the meaning of her name.

Hail bright star of ocean
God’s own Mother blest,
Ever sinless Virgin,
Gate of Heavenly rest.
Taking that sweet Ave,
Which from Gabriel came,
Peace confirm within us,
Changing Eva’s name.
Break the captive’s fetters,
Light on blindness pour;
All our ills expelling,
Every bliss implore.
Show thyself a Mother;
May the Word Divine,
Born for us thine Infant,
Hear our prayers through thine.
Virgin all excelling,
Mildest of the mild;
Freed from guilt, preserve us
Pure and undefiled.
Keep our life all spotless,
Make our way secure,
Till we find in Jesus,
Joy for evermore.
Through the highest Heaven
To the almighty Three,
Father, Son and Spirit
One same glory be. Amen.


Saint Bernard: Holy Name of Mary

September 12th


Second Nocturn of Matins


A homily of St. Bernard, Abbot & Doctor

iv

    "And the Virgin's name was Mary." Let us speak a little about this name, which is said to mean "star of the sea," and which so well befits the Virgin Mother. Rightly is she likened to a star. As a star emits a ray without being dimmed, so the Virgin b rought forth her Son without receiving any injury. The ray takes naught from the brightness of the star, nor the Son from His Mother's virginal integrity. This is the noble star risen out of Jacob, whose ray illumines the whole world, whose splendor shines in the heavens, penetrates the abyss, and, traversing the whole earth, gives warmth rather to souls than to bodies, cherishing virtues, withering vices. Mary is that bright and incomparable star, whom we need to see raised above this vast sea, shini ng by her merits, and giving us light by her example.

v

    "All of you, who see yourselves amid the tides of the world, tossed by storms and tempests rather than walking on the land, do not turn your eyes away from this shining star, unless you want to be overwhelmed by the hurricane. If temptation storms, or y ou fall upon the rocks of tribulation, look to the star: Call upon Mary! If you are tossed by the waves of pride or ambition, detraction or envy, look to the star, call upon Mary. If anger or avarice or the desires of the flesh dash against the ship o f your soul, turn your eyes to Mary. If troubled by the enormity of your crimes, ashamed of your guilty conscience, terrified by dread of the judgment, you begin to sink into the gulf of sadness or the abyss of despair, think of Mary. In dangers, in ang uish, in doubt, think of Mary, call upon Mary. Let her name be even on your lips, ever in your heart; and the better to obtain the help of her prayers, imitate the example of her life:   "Following her, thou strayest not; invoking her, thou despairest not; thinking of her, thou wanderest not; upheld by her, thou fallest not; shielded by her, thou fearest not; guided by her, thou growest not weary; favored by her, thou reachest the goal. And thus dost thou experience in thyself how good is that saying: 'And the Virgin's name was Mary.'"

vi

    The Church commemorates numerous occasions on which It invoked the name of Mary and received her heavenly protection. During the pontificate of Pope Innocent III, Saint Dominic Guzman established the Order of Preachers to combat the Albigensian heresy that all material things were evil. He trained his priests to live a holy life, to use their minds, and to pray the Rosary. On September 12th 1213, the Christian forces under Simon de Montfort won a decisive victory over the heretics at Muret in souther n France. Likewise, on the first Sunday of October, the Church recalls the victory of the Christian naval forces under Don Juan of Austria against the 300-odd ships of the Moslem Turk, Selim II, in 1571. Again on September 12th 1683, after a forced march begun in Poland on the August 15th feast of the Assumption, John Sobieski turned back the 300,000 Moslem invaders besieging Vienna. And, once again, on August 5th 1716, under the patronage of Mary, Our Lady of the Snows, Prince Eugene claimed her victo ry at Peterwardein; shortly thereafter raising the siege of Corfu and later reclaiming Belgrade. The feast of the Holy Name of Mary was inscribed in the calendar of the Universal Church by Pope Innocent XI "as a perpetual memorial of the great blessing of that signal victory won at Vienna in Austria over the cruel Turkish tyrant who had been grinding down the Christian people."

Prayer:

    Grant, we beseech Thee, almighty God, that Thy Faithful, calling upon the Name of the Virgin Mary and rejoicing in her protection, may, by her motherly intercession, be delivered from the evils of the earth and advance to the eternal happiness of heaven. Through Christ our Lord. Amen.
 
Our Lady of the Rosary, 144 North Federal Highway (US#1), Deerfield Beach, Florida 33441  954+428-2428

Authentic  Catholic Mass, Doctrine, and Moral Teaching -- Don't do without them -- 
Don't accept one without the others!

The Holy Name of Mary - The Power of Her Name

By St. Alphonsus de Liguori

Richard of St. Laurence states "there is not such powerful help in any name, nor is there any other name given to men, after that of Jesus, from which so much salvation is poured forth upon men as from the name of Mary." He continues, "that the devout invocation of this sweet and holy name leads to the acquisition of superabundant graces in this life, and a very high degree of glory in the next."

After the most sacred name of Jesus, the name of Mary is so rich in every good thing, that on earth and in heaven there is no other from which devout souls receive so much grace, hope, and sweetness.
Hence Richard of St. Laurence encourages sinners to have recourse to this great name, "because it alone will suffice to cure them of all their evils;" and "there is no disorder, however malignant, that does not immediately yield to the power of the name of Mary." The Blessed Raymond Jordano says, "that however hardened and diffident a heart may be, the name of this most Blessed Virgin has such efficacy, that if it is only pronounced that heart will be wonderfully softened." Moreover, it is well known, and is daily experienced by the clients of Mary, that her powerful name gives the particular strength necessary to overcome temptations against purity.

September 12th is the Feast Day of The Most Holy Name of Mary

In fine, "thy name, O Mother of God, is filled with divine graces and blessings," as St. Methodius says. So much so, that St. Bonaventure declares, "that thy name, O Mary, cannot be pronounced without bringing some grace to him who does so devoutly.". . grant, O Lady, that we may often remember to name thee with love and confidence; for this practice either shows the possession of divine grace, or else is a pledge that we shall soon recover it.

On the other hand, Thomas a Kempis affirms "that the devils fear the Queen of heaven to such a degree, that only on hearing her great name pronounced, they fly from him who does so as from a burning fire." The Blessed Virgin herself revealed to St. Bridget "that there is not on earth a sinner, however devoid he may be of the love of God, from whom the devil is not obliged immediately to fly, if he invokes her holy name with a determination to repent." On another occasion she repeated the same thing to the saint, saying, "that all the devils venerate and fear her name to such a degree, that on hearing it they immediately loosen the claws with which they hold the soul captive." Our Blessed Lady also told St. Bridget, "that in the same way as the rebel angels fly from sinners who invoke the name of Mary, so also do the good angels approach nearer to just souls who pronounce her name with devotion."

Promises

Consoling indeed are the promises of help made by Jesus Christ to those who have devotion to the name of Mary; for one day in the hearing of St. Bridget, He promised His Most Holy Mother that He would grant three special graces to those who invoke that holy name with confidence: first, that He would grant them perfect sorrow for their sins; secondly, that their crimes should be atoned for; and, thirdly, that He would give them strength to attain perfection, and at length the glory of paradise. And then our Divine Savior added: "For thy words, O My Mother, are so sweet and agreeable to Me, that I cannot deny what thou askest."

O amor mei nomen matris Dei -St. Anselm

(Translation) "Oh name of the mother of God, thou art my love."
.
St. Ephrem goes so far as to say, "that the name of Mary is the key of the gates of heaven," in the hands of those who devoutly invoke it. And thus it is not without reason that St. Bonaventure says "that Mary is the salvation of all who call upon her." "O most sweet name! O Mary, what must thou thyself be, since thy name alone is thus amiable and gracious," exclaims Blessed Henry Suso.

Let us, therefore, always take advantage of the beautiful advice given us by St. Bernard, in these words: "In dangers, in perplexities, in doubtful cases, think of Mary, call on Mary; let her not leave thy lips; let her not depart from thy heart."

Names of Jesus and Mary

In every danger of forfeiting divine grace, we should think of Mary, and invoke her name, together with that of Jesus; for these two names always go together. O, then, never let us permit these two most sweet names to leave our hearts, or be off our lips; for they will give us strength not only not to yield, but to conquer all our temptations.

"The invocation of the sacred names of Jesus and Mary," says Thomas a Kempis, "is a short prayer which is as sweet to the mind, and as powerful to protect those who use it against the enemies of their salvation, as it is easy to remember."

Hour of Death

Thus we see that the most holy name of Mary is sweet indeed to her clients during life, on account of the very great graces that she obtains for them. But sweeter still will it be to them in death, on account of the tranquil and holy end that it will insure them.

Let us then, O devout reader, beg God to grant us, that at death the name of Mary may be the last word on our lips. This was the prayer of St. Germanus: "May the last movement of my tongue be to pronounce the name of the Mother of God;" O sweet, O safe is that death which is accompanied and protected by so saying a name; for God only grants the grace of invoking it to those whom He is about to save.

Father Sertorius Caputo, of the Society of Jesus, exhorted all who assist the dying frequently to pronounce the name of Mary; for this name of life and hope, when repeated at the hour of death, suffices to put the devils to flight, and to comfort such persons in their sufferings.

The Most Holy Name of Mary said Devoutly is a Prayer

"Blessed is the man who loves thy name, O Mary," exclaims St. Bonaventure. "Yes, truly blessed is he who loves thy sweet name, O Mother of God! for," he continues, "thy name is so glorious and admirable, that no one who remembers it has any fears at the hour of death." Such is its power, that none of those who invoke it at the hour of death fear the assaults of their enemies. St. Camillus de Lellis urged the members of his community to remind the dying often to utter the holy names of Jesus and Mary. Such was his custom when assisting people in their last hour.

Oh, that we may end our lives as did the Capuchin Father, Fulgentius of Ascoli, who expired singing, "O Mary, O Mary, the most beautiful of creatures! let us depart together."

Let us conclude with the tender prayer of St. Bonaventure:

"I ask thee, O Mary, for the glory of thy name, to come and meet my soul when it is departing from this world, and to take it in thine arms." (End)

Maríæ

Excerpts from the Breviary for the Feast of the Most Holy Name of Mary (Sept. 12)

It is said: And the Virgin's name was Mary. Let us speak a few words upon this name, which signifieth, being interpreted, Star of the Sea, and suiteth very well the Maiden Mother, who may very meetly be likened unto a star. A star giveth forth her rays without any harm to herself, and the Virgin brought forth her Son without any hurt to her virginity. The light of a star taketh nothing away from the Virginity of Mary. She is that noble star which was to come out of Jacob, whose brightness still sheddeth lustre upon all the earth, whose rays are most brilliant in heaven, and shine even unto hell, lighting up earth midway, and warming souls rather than bodies, fostering good and scaring away evil. She, I say, is a clear and shining star, twinkling with excellencies, and resplendent with example, needfully set to look down upon the surface of this great and wide sea.

The Most Holy Name of Mary

O thou, whosoever thou art, that knowest thyself to be here not so much walking upon firm ground, as battered to and fro by the gales and storms of this life's ocean, if thou wouldest not be overwhelmed by the tempest, keep thine eyes fixed upon this star's clear shining. If the hurricanes of temptation rise against thee, or thou art running upon the rocks of trouble, look to the star, call on Mary. If the waves of pride, or ambition, or slander, or envy toss thee, look to the star, call on Mary. If the billows of anger or avarice, or the enticements of the flesh beat against thy soul's bark, look to Mary. If the enormity of thy sins trouble thee, if the foulness of thy conscience confound thee, if the dread of judgement appal thee, if thou begin to slip into the deep of despondency, into the pit of despair, think of Mary.

In danger, in difficulty, or in doubt, think on Mary, call on Mary. Let her not be away from thy mouth or from thine heart, and that thou mayest not lack the succour of her prayers, turn not aside from the example of her conversation. If thou follow her, thou wilt never go astray. If thou pray to her, thou wilt never have need to despair. If thou keep her in mind, thou wilt never fall. If she lead thee, thou wilt never be weary. If she help thee, thou wilt reach home safe at the last - and so thou wilt prove in thyself how meetly it is said: And the Virgin's name was Mary.



Santissimo Nome di Maria


- Memoria Facoltativa

La festa del santo nome di Maria fu concessa da Roma, nel 1513, ad una diocesi della Spagna, Cuenca. Soppressa da san Pio V, fu ripristinata da Sisto V e poi estesa nel 1671 al Regno di Napoli e a Milano. Il 12 settembre 1683, avendo Giovanni III Sobieski coi suoi Polacchi vinto i Turchi che assediavano Vienna e minacciavano la cristianità, il Beato Innocenzo XI, in rendimento di grazie, estese la festa alla Chiesa universale e la fissò alla domenica fra l'Ottava della Natività. Il santo Papa Pio X la riportò al 12 settembre.

Martirologio Romano: Santissimo Nome della beata Vergine Maria: in questo giorno si rievoca l’ineffabile amore della Madre di Dio verso il suo santissimo Figlio ed è proposta ai fedeli la figura della Madre del Redentore perché sia devotamente invocata.

Nella storia dell'esegesi ci sono state diverse interpretazioni del significato del nome di Maria:

1) "AMAREZZA"

questo significato e` stato dato da alcuni rabbini: fanno derivare il nome MIRYAM dalla radice MRR = in ebraico "essere amaro". Questi rabbini sotengono che Maria, sorella di Mose`, fu chiamata cosi` perche', quando nacque, il Faraone comincio` a rendere amara la vita degli Israeliti , e prese la decisione di uccidere i bambini ebrei.

Questa interpretazione puo` essere accettata da noi Cristiani pensando quanto dolore e quanta amarezza ha patito Maria nel corredimerci: 

[Lam. 1,12] Voi tutti che passate per la via, considerate e osservate se c'e` un dolore simile al mio dolore...

Inoltre il diavolo, di cui il Faraone e` figura, fa guerra alla stirpe della donna, rendendo amara la vita ai veri devoti di Maria, che, per altro, nulla temono, protetti dalla loro Regina.

2) "MAESTRA E SIGNORA DEL MARE"

Secondo questa interpretazione il nome di Maria deriverebbe da MOREH (ebr. Maestra-Signora) + YAM (= mare): come Maria, la sorella di Mose`, fu maestra delle donne ebree nel passaggio del Mar Rosso e Maestra nel canto di Vittoria (cf Es 15,20), cosi` "Maria e` la Maestra e la Signora del mare di questo secolo, che Ella ci fa attraversare conducendoci al cielo" (S.Ambrogio, Exhort. ad Virgines)
Altri autori antichi che suggeriscono questa interpretazione: Filone, S. Girolamo, S. Epifanio. 

Questo parallelo tipologico tra Maria sorella di Mose` e Maria, madre di Dio, e` ripreso da Ps. Agostino, che chiama Maria "tympanistria nostra" (Maria sorella di Mose` e la suonatrice di timpano degli Ebrei, Maria SS. e` la tympanistria nostra, cioe` dei Cristiani: il cantico di Mose` del N.T sarebbe il Magnificat, cantato appunto da Maria: questa interpretazione e` sostenuta oggi dal P. Le Deaut, uno dei piu` grandi conoscitori delle letteratura tergumica ed ebraica in genere: secondo questo autore, S. Luca avrebbe fatto volontariamente questo parallelismo.

3) "ILLUMINATRICE, STELLA DEL MARE"

Secondo questa interpretazione il nome di Maria deriverebbe da: prefisso nominale (o participiale) M + 'OR (ebr.= luce) + YAM (= mare): Cosi` S. Gregorio Taumaturgo, S. Isidoro, S. Girolamo (insieme alla precedente)

Alcuni autori ritengono che S. Girolamo in realta` non abbia interpretato il nome come "stella del mare", ma come "stilla maris", cioè: goccia del mare. 

La presenza della radice di "mare" nel nome di Maria, ha suggerito diverse interpretazioni e/paragoni di Maria con il "mare":

Pietro di Celles (+1183) Maria = "mare di grazie": di qui Montfort riprende: "Dio Padre ha radunato tutte le acque e le ha chiamate mare, ha radunato tutte le grazie e le ha chiamate Maria" (Vera Devozione, 23).

Qohelet 1,7: "tutti i fiumi entrano nel mare"; S. Bonaventura sostiene che tutte le grazie (= tutti i fiumi) che hanno avuto gli angeli, gli apostoli, i martiri, i confessori, le vergini, sono "confluite" in Maria, il mare di grazie.

S.Brigida: "ecco perche` il nome di Maria e` soave per gli angeli e terribile per i demoni"
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Ave maris stella, Dei Mater alma, atque semper virgo, felix coeli porta...

Questo inno sembra una meditazione sul nome di Maria, in rapporto a Maria sorella di Mosè: 

"Ave maris stella" (cf significato 3); "Dei Mater ALMA atque semper virgo": Maria, sorella di Mose`, viene chiamata in Es 2,8, `ALMAH = "vergine" e, etimologicamente "nascosta"; "felix coeli porta", cioe` "maestra del mare" di questo secolo che Ella ci fa attraversare (cf. significato 2)

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4) PIOGGIA STAGIONALE

Secondo questa interpretazione il nome di Maria deriverebbe da MOREH (ebr. PRIMA PIOGGIA STAGIONALE)

Maria e` considerata come Colei che manda dal cielo una "pioggia di grazia" e "pioggia di grazia essa stessa".

Questa interpretazione, che C. A Lapide attribuisce a Pagninus, viene in parte ripresa da S. Luigi di Montfort nella Preghiera Infuocata: commentando Ps. 67:10 "pluviam voluntariam elevasti Deus, hereditatem tuam laborantem tu confortasti" (Una pioggia abbondante o Dio mettesti da parte per la tua eredita`), il Montfort dice:

"[P.I. 20] Che cos'e`, Signore, questa pioggia abbondante che hai separata e scelta per rinvigorire la tua eredita` esausta? Non sono forse questi santi missionari, figli di Maria tua sposa, che tu devi scegliere e radunare per il bene della tua Chiesa cosi` indebolita e macchiata dai peccati dei suoi figli?" 

Maria, pioggia di grazie, formera` e mandera` sulla terra una pioggia di missionari

5) ALTEZZA

Secondo questa interpretazione il nome di Maria deriverebbe da MAROM (ebr. ALTEZZA, EXCELSIS): questa ipotesi e` sostenuta, tra gli antichi dal Caninius, e, tra i moderni, da VOGT, soprattutto in base alle recenti scoperte dei testi ugaritici, che hanno permesso la comprensione di molte radici ebraiche.

Luca 1:78 per viscera misericordiae Dei nostri in quibus visitavit nos oriens EX ALTO

questo versetto, in base al testo greco e alla retroversione in ebraico, puo` essere tradotto: 

ci ha visitati dall'alto un sole che sorge: Cristo e` il sole che sorge che viene dall'alto (il Padre)
oppure

ci ha visitati un sole che sorge "dall'alto" = da Maria

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Di tutti queste ipotesi, qual e` quella giusta? forse la Provvidenza ci ha lasciato nel dubbio perche' nel nome di Maria possiamo trovare nel contempo tutti i significati che l'analogia della fede ci suggerisce.

Autore:
Don Alfredo Morselli