samedi 15 septembre 2012

NOTRE-DAME des SEPT-DOULEURS


Notre-Dame des Sept-Douleurs

La fête de Notre-Dame des Sept-Douleurs a pour but de nous rappeler le martyre inouï qu'endura l'auguste Vierge en tant que co-rédemptrice du genre humain. L'Eglise honore en ce jour Ses incomparables douleurs, spécialement celles qu'Elle ressentit au pied de la croix au moment de la consommation du mystère de notre Rédemption. Après s'être concentré sur le déchirement de l'âme de Marie au jour de la Passion de Son Fils, jour où Ses souffrances atteignirent leur maximum d'intensité, la piété des fidèles s'est étendue à d'autres douleurs que la divine Mère éprouva à différentes occasions de Sa très sainte vie.

Pour illustrer les douleurs de la Vierge-Mère, les peintres représentent Son Coeur percé de sept glaives, symbole des sept principales douleurs de la Mère de Dieu, qui la couronnèrent Reine des martyrs. Voici la liste de ces sept douleurs dont le souvenir est cher aux vrais enfants de Marie:

1. La prophétie du saint vieillard Siméon.

2. La fuite en Egypte.

3. La disparition de Jésus au Temple pendant trois jours.

4. La rencontre de Jésus portant Sa croix et montant au Calvaire.

5. Marie debout au pied de la croix.

6. La descente de Jésus de la croix et la remise à Sa Mère.

7. L'ensevelissement de Jésus dans le sépulcre.

La très Sainte Vierge S'est plue à manifester au monde combien la dévotion à Ses douleurs infinies Lui était agréable et nous était salutaire. A plusieurs reprises, Elle est venue stimuler la foi et la piété des fidèles en apparaissant toute inondée de larmes, dans différents pays. Citons par exemple l'apparition de Notre-Dame de La Salette, en France, en 1846, la manifestation des larmes de la Vierge de Quito, en Equateur, celle de Notre-Dame des Sept-Douleurs de Campocavallo, à Osimo, en Italie, et en 1956, la touchante intervention de la Vierge de Syracuse, dans le port de Sicile, sur la côte est de l'Italie.

Contemplons dans les bras de Marie, l'Homme-Dieu crucifié pour nos iniquités et compatissons aux douleurs excessives de notre Mère du ciel. Joignons nos larmes aux Siennes et détestons nos péchés qui ayant provoqué la mort de Son divin Fils, ont également été la cause de Son intime martyre. Prions-La de nous obtenir du Sauveur les grâces nécessaires pour profiter de Ses exemples et imiter Ses vertus lorsqu'Il Lui plaira de nous faire part de Ses humiliations, de Ses douleurs et de Sa croix.

Résumé O.D.M.

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/notre-dame_des_sept-douleurs.html



Cette fête, à l’origine propre à l’Ordre des Servites, trouve son origine dans la dévotion du XVIIème siècle ; elle fut étendue à toute l’Église par le pape Pie VII en 1817, afin de rappeler les souffrances que venait de traverser l’Épouse du Christ, et d’abord célébrée comme fête mobile le 3ème dimanche de septembre, puis fixée au 15 septembre, jour octave de la Nativité de la Ste Vierge, par la réforme de Pie X en 1914.

(Leçons des Matines)

AU PREMIER NOCTURNE.

Du Prophète Jérémie.

Première leçon. Pleurant, elle a pleuré pendant la nuit, et ses larmes [coulent] sur ses joues ; et il n’est [personne] qui la console parmi ceux qui lui étaient chers ; tous ses amis l’ont méprisée et sont devenus ses ennemis. Voyez, Seigneur, que je suis dans la tribulation ; mes entrailles sont émues ; mon cœur est bouleversé au dedans de moi, parce que je suis remplie d’amertume ; au dehors le glaive tue ; au dedans, c’est la même mort. Ils ont appris que je gémis et qu’il n’y a [personne] qui me console.

R/. Siméon, homme juste et craignant Dieu, dit à Marie : * Un glaive traversera votre âme. V/. Ne m’appelez plus belle, mais amère, car le Tout-Puissant m’a remplie d’une grande amertume. * Un glaive.

Deuxième leçon. A qui te comparerai-je, où à qui t’assimilerai-je, fille de Jérusalem ? à qui t’égalerai-je pour te consoler, vierge, fille de Sion ? car grande est comme la mer, ta ruine ; qui t’apportera du remède ? Ils ont frappé des mains à ton sujet, tous ceux qui passaient par la voie ; ils ont sifflé et secoué la tête sur la fille de Jérusalem : Est-ce là, disaient-ils, cette ville d’une parfaite beauté, la joie de toute la terre ? Ils ont ouvert la bouche contre toi, tous tes ennemis ; ils ont sifflé et ils ont grincé des dents et ils ont dit : Nous la dévorerons.

R/. Lève-toi, prends l’enfant et sa mère, fuis en Egypte, * Et restes-y jusqu’à ce que je te parle. V/. J’ai rappelé mon fils de l’Egypte, pour que le salut vienne en Israël. * Et restes.

Troisième leçon. Le Seigneur a fait ce qu’il a résolu ; il a accompli la parole qu’il a décrétée, dès les jours anciens ; il a détruit et il n’a pas épargné ; il a réjoui ton adversaire à ton sujet, et il a exalté la corne de tes ennemis. Leur cœur a crié vers le Seigneur, sur les murs de la fille de Sion. Fais couler comme un torrent de larmes pendant le jour et pendant la nuit ; ne te donne pas de repos, et que la prunelle de ton œil ne se taise pas.

R/. Mon fils, pourquoi avez-vous agi ainsi avec nous ? * Voilà que votre père et moi, * Fort affligés, nous vous cherchions. V/. Pourquoi me cherchiez-vous ? Ignorez-vous qu’il faut que je sois aux choses qui regardent mon Père ? * Voilà. Gloire au Père. * Fort affligés.

AU DEUXIÈME NOCTURNE.

Sermon de saint Bernard, Abbé.

Quatrième leçon. Le martyre de la Vierge nous est révélé tant par la prophétie de Siméon que par l’histoire même de la passion du Seigneur. « Celui-ci, dit le saint vieillard, en parlant de l’enfant Jésus, a été établi en signe que l’on contredira ; et un glaive traversera votre âme, » ajoutait-il en s’adressant à Marie. Oui, ô bienheureuse Mère, un glaive a vraiment percé votre âme, car ce n’est qu’en passant par votre cœur, qu’il a pu pénétrer la chair de votre Fils. Et même, quand ce Jésus, qui est vôtre, eut rendu l’esprit, la lance cruelle n’atteignit pas son âme, c’est votre âme qu’elle traversa l’âme de Jésus n’était déjà plus là, mais la vôtre ne pouvait s’en détacher.

R/. Jésus portant sa croix, * Une troupe de femmes le suivaient, pleurant et se la mentant sur lui. V/. Filles de Jérusalem, pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants. * Une troupe.

Cinquième leçon. La violence de la douleur a donc transpercé votre âme, et ce n’est pas sans raison que nous vous proclamons plus que martyre, puisque le sentiment de la compassion a surpassé en vous toutes les souffrances que peut endurer le corps. Ne fut-elle pas pour vous plus qu’un glaive, cette parole qui traversa réellement votre âme et « atteignit jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit » : « Femme, voilà votre fils ? » Quel échange ! Jean vous est donné à la place de Jésus, le serviteur au lieu du Seigneur, le disciple au lieu du Maître, le fils de Zébédée pour le Fils de Dieu, un homme à la place du vrai Dieu ! À cette parole, comment votre âme si aimante n’aurait-elle pas été transpercée, quand son souvenir seul déchire nos cœurs, bien qu’ils soient de pierre et d’airain ?

R/. Lorsqu’ils furent arrivés au lieu qui est appelé Calvaire, ils le crucifièrent ; * Près de la croix de Jésus, sa Mère se tenait debout. V/. Alors un glaive de douleur transperça son âme bienheureuse. * Près de la Croix.

Sixième leçon. Ne soyez donc pas surpris, mes frères, d’entendre que Marie a été martyre dans son âme. Celui-là seul peut s’en étonner, qui ne se souvient pas d’avoir entendu Paul compter entre les plus grands crimes des Gentils d’avoir été « sans affection. » Un tel défaut est resté loin du cœur de Marie, qu’il soit loin de ses serviteurs. Mais quelqu’un dira peut-être : Marie ne savait-elle pas d’avance que son Fils devait mourir ? Elle le savait sans aucun doute. N’espérait-elle pas qu’il ressusciterait bientôt ? Elle l’espérait avec confiance. Et cependant elle a été affligée de le voir crucifier ? Oui, profondément affligée. Mais qui êtes-vous, mon frère, et à quelle source puisez-vous votre sagesse, pour vous étonner davantage de voir Marie compatir que de voir le Fils de Marie pâtir ? Il aurait pu mourir de la mort du corps, et elle n’aurait pu ressentir celle du cœur ? Jésus est mort par une charité qu’on ne surpasse pas : et le martyre de Marie a eu son principe dans cette charité qui, après celle de Jésus n’a point d’égale.

R/. Joseph d’Arimathie * demanda le corps de Jésus, qui fut détaché de la croix et que sa Mère reçut dans ses bras. V/. La Sunamite affligée tint contre son sein et sur ses genoux son fils mort. * Demanda. Gloire au Père. * Demanda.

AU TROISIÈME NOCTURNE.

Lecture du saint Évangile selon saint Jean.

En ce temps-là : Étaient debout près de la croix de Jésus, sa mère, et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie-Madeleine. Et le reste.

Homélie de saint Ambroise, Évêque.

Septième leçon. La Mère de Jésus était debout près de la croix ; et quand les hommes s’enfuyaient, elle restait là, intrépide. Voyez si la Mère de Jésus a pu devenir timide, n’ayant point changé de sentiments ? Ses yeux pleins de tendresse contemplaient les blessures de son Fils, qu’elle savait être la rédemption de tous. Elle n’était pas indigne d’assister à ce spectacle, cette Mère qui n’aurait pas craint pour sa propre vie. Le Fils était suspendu en croix, la Mère s’offrait aux bourreaux.

R/. Qu’avez-vous ressenti, ô Mère des douleurs, * Quand Joseph enveloppa votre Fils du suaire et le déposa dans le sépulcre ? V/. Prêtez attention et voyez s’il est une douleur comme ma douleur. * Quand.

Huitième leçon. En face de la croix de son Fils, Marie, la Mère du Seigneur, se tenait debout. De tous les Évangélistes, saint Jean est le seul à m’apprendre ce détail. Les autres nous ont raconté comment, durant la passion, la terre avait tremblé, le ciel s’était couvert de nuages, le larron avait obtenu le paradis après l’humble aveu de ses fautes. Mais Jean m’a enseigné ce que je ne trouve dans nul autre : la manière dont le Sauveur crucifié adressa la parole à Marie. Il semble attacher plus d’importance aux pieux devoirs que Jésus, vainqueur des supplices, rendait à sa Mère, qu’à la promesse même du royaume des cieux. Le pardon que reçut le larron doit, il est vrai, exciter notre piété, mais il y a encore une douceur plus abondante à contempler le Christ honorant sa Mère d’une si grande affection. R/. * , y. Afin. Gloire au Père. Afin.

R/. Que dans votre cœur ne cessent de retentir les gémissements de votre Mère, * Afin que, dans leur plénitude, vous receviez miséricorde et bénédiction. V/. Salut, Reine magnanime, première rose des Martyrs, ô vous, le lis des Vierges. * Afin. Gloire au Père. * Afin.

Neuvième leçon. « Voici, dit-il, ton fils ; voici ta mère. » Le Christ, du haut de la croix, faisait son testament ; il partageait entre sa mère et son disciple les devoirs de la piété. Le Seigneur établissait non seulement un testament général1, mais encore un testament dans sa propre famille et, ce testament, Jean le signait en digne témoin d’un tel testateur. Testament excellent, où il s’agit non d’argent, mais de vie éternelle ; testament écrit non avec de l’encre, mais par l’Esprit du Dieu vivant, qui dit : « Ma langue est celle d’un écrivain qui écrit avec rapidité. »

SOURCE : http://www.introibo.fr/15-09-Notre-Dame-des-Douleurs



Memorial of Our Lady of Sorrows

The seven founders of the Servite Order, in 1239, five years after they established themselves on Monte Senario, took up the sorrows of Mary, standing under the Cross, as the principal devotion of their order. The feast originate by a provincial synod of Cologne (1413) to expiate the crimes of the iconoclast Hussites; it was to be kept on the Friday after the third Sunday after Easter under the title: “Commemoratio angustix et doloris B. Marix V”. Its object was exclusively the sorrow of Mary during the Crucifixion and Death of Christ. Before the sixteenth century this feast was limited to the dioceses of North Germany, Scandinavia, and Scotland. Being termed “Compassio” or “Transfixio”, Commendatio, Lamentatio B.M.V.”, it was kept at a great variety of dates, mostly during Eastertide or shortly after Pentecost, or on some fixed day of a month. Dreves and Blume (Analecta hymnica) have published a large number of rhythmical offices, sequences and hymns for the feast of the Compassion, which show that from the end of the fifteenth century in several dioceses the scope of this feast was widened to commemorate either five dolours (sorrows), from the imprisonment to the burial of Christ, or seven dolours, extending over the entire life of Mary.

Towards the end of the end of the sixteenth century the feast spread over part of the south of Europe; in 1506 it was granted to the nuns of the Annunciation under the title “Spasmi B.M.V.”, Monday after Passion Sunday; in 1600 to the Servite nuns of Valencia, “B.M.V. sub pede Crucis”, Friday before Palm Sunday. After 1600 it became popular in France and was termed “Dominx N. de Pietate”, Friday before Palm Sunday. To this latter date the feast was assigned for the whole German Empire (1674). By a Decree of April 22, 1727, Benedict XIII extended it to the entire Latin Church, under the title “Septem dolorum B.M.V.”, although the Office and Mass retain the original character of the feast, the Compassion of Mary at the foot of the Cross. At both Mass and Office the “Stabat Mater” of Giacopone da Todi (1306) is sung (see words in Latin and English below).

A second feast was granted to the Servites, June 9 and September 15, 1668. Its object of the seven dolours of Mary (according to the responsories of Matins).

The sorrows:

• at the prophecy of Simeon;

• at the flight into Egypt;

• having lost the Holy Child at Jerusalem;

• meeting Jesus on his way to Calvary;

• standing at the foot of the Cross;

• Jesus being taken from the Cross;

• at the burial of Christ.

This feast was extended to Spain (1735); to Tuscany (1807). After his return from his exile in France Pius VII extended the feast to the Latin Church (September 18, 1814). A feast, “B.M.V. de pietate”, with a beautiful medieval office, is kept in honor of the sorrowful mother at Goa in India and Braga in Portugal, on the third Sunday of October; in the ecclesiastical province of Rio de Janeiro in Brazil, last Sunday of May, etc. A special form of devotion is practiced in Spanish-speaking countries under the term of “N.S. de la Soledad”, to commemorate the solitude of Mary on Holy Saturday. Its origin goes back to Queen Juana, lamenting the early death of her husband Philip I, King of Spain (1506).

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/lady-of-sorrows/

Voir aussihttp://leblogdumesnil.unblog.fr/2010/03/26/le-chapelet-des-sept-douleurs-de-notre-dame/