mercredi 29 février 2012

Saint GRÉGOIRE de NAREK, moine et Docteur de l'Église



Ce saint moine vécut de 944 à 1010 environ au monastère de Narek sur la rive sud du lac de Van (actuellement en Turquie).

Son père, veuf, était devenu évêque alors que Grégoire et ses frères étaient encore dans leur très jeune âge.
Ils furent donc confiés aux soins du monastère où ils vécurent, semble-t-il, toute leur vie.

On ne connaît guère de détails de la vie de saint Grégoire.

Il devint prêtre et peut-être higoumène de son monastère.

Il eut, d’après le synaxaire arménien une grande influence comme réformateur de son monastère ce qui lui valut quelques ennuis avec les autorités allant jusqu’à le faire soupçonner d’hérésie comme le montre cette gracieuse légende :

Les évêques et les princes envoyèrent une délégation d’hommes sûrs auprès de Grégoire afin qu’ils l’amènent à leur tribunal pour être interrogé sur sa foi.

Les délégués arrivés à Narek, Grégoire comprit immédiatement leurs intentions.


Il leur dit : « Mettons-nous d’abord à table, avant de prendre la route. »

Il fait rôtir deux pigeons et les place devant ses hôtes.

Or c’était un vendredi. Ceux-ci, scandalisés, furent plus convaincus que jamais que ce qu’on rapportait de Grégoire était vrai.

Ils lui dirent donc : « Maître n’est-ce pas vendredi aujourd’hui ? »

Le Saint, comme s’il l’ignorait, leur répond : « Excusez-moi, mes frères. »

Et se tournant vers les pigeons : « Levez-vous, dit-il, retournez à votre volière, car aujourd’hui c’est jour d’abstinence. »

Et les oiseaux, retrouvant vie et plumes, s’envolèrent.

A ce spectacle, les envoyés tombèrent aux pieds du saint pour lui demander pardon.

Et ils s’en furent raconter le prodige à ceux qui les avaient délégués
.

L’oeuvre complète de saint Grégoire de Narek a été éditée à Venise en 1840 par les Pères Méchitaristes.

Outre le Livre des Elégies Sacrées il faut noter :

Les Hymnes : une vingtaine en tout pour toutes les fêtes liturgiques

Commentaire sur le Cantique des cantiques

Histoire de la Croix d’Aparanq : sur la demande de l’évêque de Mokq Grégoire a raconté l’Histoire du transfert de la relique de la Vraie Croix de Constantinople en Arménie en 983.

Trois discours en forme de litanies

Panégyrique des saints apôtres et des 70 disciples

Panégyrique de Saint Jacques de Nisibe

Le Livre des Elégies Sacrées, composé en l’an 1002, fut sans doute le dernier ouvrage de saint Grégoire.

Un colloque international a célébré en 2002 le Millénaire de ce texte.

Nous présentons ici les deux dernières élégies, il s’agit certainement de son testament spirituel.

SOURCE : http://eocf.free.fr/text_elegies_narek.htm


Grégoire de Narek, moine et hymnographe (env. 945-1010), est fêté le 27 février. Selon les anciens synaxaires arméniens, à cette date était célébrée la mémoire de Grégoire de Narek, moine et hymnographe qui vécut entre le Xe et le Xle siècle.


Né probablement dans le village actuel de Narek, aux alentours du lac de Van, en Arménie, vers 945, Grégoire demeura vite orphelin de mère. Confié par son père au monastère local, Grégoire y passera toute sa vie.
Il reçut là une très riche formation grâce à l’higoumène Anania, qui lui permit de lire toutes les grandes œuvres patristiques, tant grecques qu’orientales, et de nourrir sa méditation quotidienne d’un immense trésor de lectures spirituelles.
Dans une incessante alternance de travail et de prière, Grégoire se mit à manifester un fort penchant à réélaborer la tradition qu’il avait reçue, la formulant dans un langage poétique parmi les plus élevés de l’histoire chrétienne. Il composa ainsi, pour tous ceux qui le lui demandaient, des hymnes, des traités, des commentaires de la Sainte Écriture, des panégyriques ; il fut donc un prédicateur aimé et apprécié par les gens les plus savants comme par les plus simples. Son Livre de prières est l’un des plus grands chefs-d’œuvre de la littérature chrétienne Nersès de Lambron donnera de lui cette définition: «un ange revêtu d un corps».
L’Église d’Arménie fait mémoire de Grégoire avec les «saints traducteurs», la première moitié du mois d’octobre.
Livre de prières de Grégoire de Narek
Tu es ce chant admirable où nous puisons notre souffle, au cœur de ta musique les formes se dessinent. Tu es la pensée secrète et par elle tout n’est que mouvement d’ensemble, toute beauté en toi se trouve réunie comme dans l’amphore s’harmonisent les flûtes. Tu es le doigt du cyprès qui indique le chemin et tes sourcils sont réunis en un seul arc. Dieu de midi qui a domination sur les astres.


Prières de repentir

J'ai péché à ta grande bonté, moi, le vil, j'ai péché ;
j'ai péché à toi, source des rayons, moi ténèbres, j'ai péché ;
j'ai péché à ta grâce infinie, en vérité j'ai péché ;
j'ai péché à ta haute charité, ouvertement j'ai péché ;
j'ai péché à toi qui m'as créé du néant, réellement j'ai péché ;
j'ai péché à ton sein de suprême tendresse, immensément j'ai péché ;
j'ai péché à ta douce et intarissable lumière, moi, le perfide, j'ai péché.
Et tel un homme violemment bouleversé par une interminable et torturante agitation dans la mer aux vagues périlleuses tourmentées par le vent,
 et qui serait entraîné et roulé en un torrent sauvage, remuant ça et là les doigts des mains dans le courant impétueux grossi par les pluies du printemps,
emporté malgré lui en une lamentable dégringolade, avalant l'eau trouble et étrangleuse,
poussé en des douleurs mortelles dans la vase fétide, moussue et embroussaillée,
où il se noierait écrasé sous les flots :
Tel moi, misérable, on me parle et je ne comprends plus ;
on me crie, et je n'entends plus ;
on m'appelle, et je ne me réveille plus ;
on sonne, et je ne reviens plus à moi-même ;
je suis blessé, et je ne sens plus.
Et je n'ai pas cueilli le fruit prématuré,
et je n'ai pu arriver aux cueilles du renouveau,
et voici que je demeure les mains vides de biens ;
je n'ai pas la fleur de pureté ni l'huile de charité,
et les ténèbres de la nuit sont sans aucune lueur ;
 je dors du sommeil de la mort,
et la frayeur de la trompette du jugement me persécute ;
 je me suis encore une fois dépouillé de la parure nuptiale,
et j'ai perdu de nouveau l'onction de sainteté,
et voici que se ferme devant moi la porte de la maison de l'époux.

Traduction : Archag Tchobanian. Poésie arménienne – Anthologie - Sous la direction de Rouben Mélik. Paris 1973


***

Prière à la Mère de Dieu - Saint Grégoire de Narek (951-1003)

Toi qui à été fortifiée et protégée par le Père très haut, préparée et consacrée par l’Esprit Saint qui s’est reposé sur toi, embellie par le fils qui habita en toi. Accueille cette prière et présente la à Dieu.
Ainsi par toi toujours secouru et comblé de tes bienfaits, aillant trouvé refuge et lumière près de toi, je vivrai pour le Christ, ton fils et Seigneur.
Sois mon avocate, demande et supplie ; comme je crois à ton indicible pureté, je crois au bon accueil qui est fait à ta parole.
Il en sera ainsi, ô Mère du Seigneur,
si dans ma recherche incertaine tu m’accueilles, ô toi toute disponible,
si dans mon agitation tu me tranquillises, ô toi qui es repos,
si le trouble de mes passions tu le changes en paix, ô Pacificatrice,
si mes amertumes tu les adoucis, ô toi qui es douceur,
si mes impuretés, tu les enlèves, ô toi qui as surmonté toute corruption,
si mes sanglots, tu les arrêtes, ô Allégresse.
Je te le demandes, Mère du Très Haut Seigneur Jésus, lui que tu as enfanté Homme et Dieu à la fois,
Lui qui aujourd’hui glorifié par le Père et le Saint Esprit, Lui qui est tout et en toutes choses.
A Lui soit la Gloire, dans les siècles des siècles
Amen.

SOURCE :


Grégoire de Narek (950-1003)

• Né dans la région d'Andzévatsiats, dans la province de Vaspourakan (Arménie historique). Il fut éduqué par son père, Khosrov Andzévatsi, puis par son oncle, Anania Narékatsi, au monastère de Narek. Ils eurent une position critique envers les méthodes de l'église arménienne de l'époque et développèrent l'idée d'un contact direct avec Dieu.

• De Grigor Narékatsi nous sont parvenus vingt-cinq poèmes choisis, un grand poème (le Livre des Lamentations), quelques panégyriques, des odes et des chants didactiques. D'un riche savoir, d'un grand pouvoir créateur et d'une liberté sociale sans entraves, il fut le plus grand poète du Moyen Age arménien.

• Narékatsi retrouve actuellement dans la littérature arménienne. et mondiale, la place qu'il mérite : celle du représentant de la Renaissance arménienne, antique prélude à la Renaissance européenne. Son influence se fit sentir sur la poésie des époques qui suivirent, jusque et y compris la nôtre.

• Rouben Mélik (Paris)


Saint Grégoire de Narek.

C'est l'un des grands poètes spirituels de la littérature universelle. Son oeuvre principale "Le Livre des Prières" est un ouvrage d'environ 20 000 vers, composé vers l'an mille.

Grégoire naquit en Arménie, près du Lac de Van en 944. Tout petit, il perd sa mère et son père, entre dans un couvent. Grégoire sera élevé par un oncle maternel au monastère de Narek ; il y passera toute sa vie. Le jeune moine est passionné par l'étude des Pères de l'Eglise, tant Arméniens que Grecs. Reconnu comme maitre spirituel, il est chargé de former les novices de son couvent et chose délicate ! de réformer les monastères voisins.

Des moines jaloux de son influence et de ses qualités vont le dénoncer coupable d'hérésie ; il est mis à l'écart et rejeté dans l'ombre. On lui rendra quand même justice, à cause de son humilité. Saint Grégoire de Narek reprendra son oeuvre d'écrivain en de nombreux ouvrages. Il entre dans la Vision de Dieu en 1010. Ses Elégies sacrées (poèmes lyriques), où s'exprime son expérience mystique, constitue encore de nos jours le principal Livres de prières de l'Eglise Arménienne.

Le pape Jean Paul II a rendu hommage à ce grand mystique le 2 février 2001 à l'occasion du 1700ème anniversaire du baptême du peuple arménien : "Parmi les figures illlustres, je désire rappeler ici saint Grégoire de Narek, qui a sondé les profondeurs ténébreuses du désespoir humain et qui a entrevu la lumière fulgurante de la grâce qui en celui-ci resplendit également pour le croyant, et saint Nerses Shnorhali, le Catholicos qui allia un amour extraordinaire pour son peuple et pour sa tradition, à une ouverture clairvoyante aux autres Eglises, dans un effort exemplaire de recherche de la communion dans la pleine unité."

Rédacteur : Frère Bernard Pineau, OP

SOURCE : http://www.lejourduseigneur.com/Web-TV/Saints/Gregoire-de-Narek

Saint Grégoire de Narek

Moine au monastère de Narek, en Arménie ( v. 1005)

Né en Arménie près du lac de Van, le jeune Grégoire perd sa mère; son père décide alors d'entrer au couvent, confiant son fils au monastère de Narek, où il est élevé par son grand-oncle. Passionné pour l'étude, le jeune moine lit les Pères de l'Église arménienne ainsi que les traductions des Pères grecs. Des jaloux l'accusent d'hérésie. Pour lui tendre un piège, on lui apporte un pâté, un jour de jeûne. Il rend la liberté aux oiseaux cuits et ceux-ci s'envolent emportant avec eux sa réputation d'hérétique. Sa renommée se répand. On lui demande de nombreux écrits. Actuellement encore, ses 'Élégies sacrées' où s'exprime son expérience mystique, constituent le principal livre de prière de l'Église arménienne.

- Un moine arménien bientôt docteur de l'Eglise (Radio Vatican 23 février 2015)

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Grégoire de Narek, moine et prêtre arménien du Xe siècle, mort vers 1005, recevra prochainement le titre de Père de l'Eglise (VIS)

Au monastère de Narets en Arménie, vers 1005, saint Grégoire, moine, docteur des Arméniens, illustre par sa doctrine, ses écrits et sa connaissance mystique.

Martyrologe romain

Un moine arménien bientôt docteur de l'Église
(RV) Saint Grégoire de Narek sera prochainement déclaré docteur de l’Eglise universelle. Le Pape François a donné son approbation samedi matin, au cours d’une audience accordée au préfet de la Congrégation pour la Cause des saints. Ce moine arménien est né vers 950 et mort vers 1005 dans une région qui faisait alors partie de l’Arménie et qui se trouve aujourd’hui en territoire turc, sur la rive sud du lac de Van. - See more at: http://www.news.va/fr/news/un-moine-armenien-bientot-docteur-de-leglise#sthash.YidEzIS8.dpuf
Grand auteur mystique, Grégoire de Narek est surtout connu pour son recueil de prières, d’environ 20 000 vers, composé en l’an 1000 et utilisé dans la liturgie arménienne. Les thèmes principaux de l’œuvre de Saint Grégoire, appréciée pour son expression poétique vigoureuse, sont la solidarité dans le péché, la confiance en la Miséricorde divine malgré la nécessité absolue du combat spirituel et l’amour de la vie mystique. Passionné par l’étude des Pères de l’Eglise, Saint Grégoire a passé presque toute sa vie au monastère de Narek.

Hommage de saint Jean-Paul II

En 2001, à l’occasion du 17° centenaire du baptême du peuple arménien, Jean-Paul II avait rendu hommage à ce grand poète spirituel « qui a sondé les profondeurs ténébreuses du désespoir humain et qui a entrevu la lumière fulgurante de la grâce ».

L’annonce de sa proclamation comme docteur de l’Eglise intervient à deux mois des commémorations du centenaire du massacre des arméniens par les Turcs, le 24 avril 1915, question ultra-sensible qui complique les rapports entre Ankara et une vingtaine de pays qui ont officiellement reconnu le génocide arménien. Aujourd’hui encore les blessures ne sont pas refermées. Le 23 avril, les victimes de ce massacre seront béatifiées à Etchmiadzine, ville où le se trouve le siège de l’Eglise apostolique arménienne. A Rome, le Pape François célèbrera une messe pour les fidèles arméniens le 12 avril prochain, en la fête de la divine Miséricorde, dans la basilique Saint-Pierre.

L’Arménien Grégoire de Narek sera proclamé docteur de l’Église

Recevant samedi 21 février le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation des causes des saints, le pape François a validé la prochaine proclamation de saint Grégoire de Narek, mystique arménien du Xe  siècle, comme docteur de l’Église.

23/2/15 - 17 H 00

Qui est saint Grégoire de Narek ?

Né vers 950, orphelin de mère très jeune, Grégoire de Narek est éduqué par son père évêque avant d’entrer au monastère de Narek dirigé par son oncle. Prêtre en 977, il enseigne ensuite à l’école du monastère avant d’être écarté par des moines jaloux qui l’accusent d’être trop proche des thèses byzantines. Il meurt vers 1003, laissant une abondante œuvre, notamment un Commentaire du Cantique des Cantiques et de nombreux poèmes et hymnes et odes. Mais son chef-d’œuvre demeure le Livre des Lamentations (achevé vers 1003), monument de la langue arménienne classique et pièce majeure de la littérature mystique, qu’il décrivait comme une série de « conversations avec Dieu venues des profondeurs du cœur ».

Qu’est-ce qu’un docteur de l’Église ?

L’Église catholique attribue le titre de docteur de l’Église à ceux dont elle reconnaît une autorité théologique exceptionnelle en raison de la profondeur de leur foi, de la sûreté de leur doctrine et de la sainteté de leur vie, conférant ainsi une place particulière à leurs enseignements. Attribué à 35 reprises, il l’a été pour la première fois en 1295 par Boniface VIII (saints Augustin, Ambroise, Jérôme et Grégoire le Grand) et pour la dernière fois en 2012 (saint Jean d’Avila et sainte Hildegarde de Bingen). Seuls quatre femmes ont été honorées du titre (les premières étant saintes Thérèse d’Avila et Catherine de Sienne, en 1970) et huit orientaux (le dernier étant saint Éphrem le syrien, hymnographe de langue syriaque, en 1920). Actuellement, la cause de saint Bernardin de Sienne serait en bonne voie, tandis que les évêques de France poussent celle de saint Jean Eudes.

Pourquoi proclamer Grégoire de Narek docteur de l’Église ?

Reconnu saint dans l’Église arménienne (où il est fêté le 9 octobre), Grégoire de Narek l’est aussi chez les catholiques, dans l’Église arménienne-catholique comme dans l’Église latine – il y est célébré le 27 février – où son œuvre, connue depuis le XVIIe  siècle, a eu un fort retentissement. Sa mystique, fondée sur l’aspiration de l’homme à combler l’abîme qui le sépare de Dieu, exprime aussi la possibilité pour le croyant de ressentir la proximité immédiate de Dieu, la nature humaine pouvant aller jusqu’à s’unir à la nature divine. Il dessine aussi l’idée d’un cheminement personnel avec Dieu fondé sur l’humilité, tout à fait en phase avec la spiritualité dessinée par l’Église depuis Vatican II.

L’annonce faite hier par le Saint-Siège intervient aussi au moment du centenaire du génocide arménien – au cours duquel le monastère de Narek fut d’ailleurs entièrement détruit – que le pape marquera lui-même le 12 avril prochain lors d’une messe place Saint-Pierre en mémoire du 1,5 million de victimes. De son côté, le 23 avril, le catholicos arménien Karekin II canonisera toutes les victimes du génocide, tuées « pour la foi et pour le pays ».

Nicolas Senèze

Pope Francis declares Armenian saint Doctor of the Church

(Vatican Radio) Pope Francis has declared Armenian poet and monk, Saint Gregory of Narek, a Doctor of the Universal Church.  Meeting with Cardinal Angelo Amato, Prefect of the Congregation for the Cause of Saints on Saturday ahead of his departure for Aricca on Lenten retreat, the Pope confirmed the proposal put forward by the Plenary Session of the Congregation to confer the title of Doctor of the Universal Church on the 10th century saint.


St. Gregory of Narek is widely revered as one of the greatest figures of medieval Armenian religious thought and literature. Born in the city of Narek in about 950 A.D., St. Gregory came from a line of scholars and churchmen.

St. Gregory received his education under the guidance of his father, Bishop Khosrov, author of the earliest commentary on the Divine Liturgy, and from Anania Vartabed, abbotof Narek Monastery. He and his two brothers entered monastic life at an early age, and St. Gregory soon began to excel in music, astronomy, geometry, mathematics, literature, and theology.

He became a priest at the age of 25 and dedicated himself to God. He lived most of his life in the monastery of Narek, where he taught at the monastic school. St. Gregory began his writings with a commentary on the “Song of Songs,” which was commissioned by an Armenian prince. Despite his reservations that he was too young for the task, the commentary became famous for its clarity of thought and language and its excellence of theological presentation.

He also wrote a number of famous letters, sharagans, treasures, odes, melodies, and discourses. Many of his prayers are included in the Divine Liturgy celebrated each Sunday in Armenian Churches around the world.

St. Gregory’s masterpiece is considered to be his Book of Lamentations. Also known as Narek, it is comprised of 95 prayers, each of which is titled “Conversation with God from the depth of the heart.” A central theme is man’s separation from God, and his quest to reunite with Him. St. Gregory described the work this way: “Its letters like my body, its message like my soul.” He called his book an “encyclopedia of prayer for all nations.” It was his hope that it would serve as a guide to prayer for people all over the world. After the advent of movable type, the book was published in Marseille in 1673, and has been translated into at least 30 languages.

St. Gregory of Narek is remembered by the Armenian Church in October of each year.

(Emer McCarthy)




St. Gregory of Narek

Accept with sweetness almighty Lord my bitter prayers.

Look with pity upon my mournful face.

Dispel, all-bestowing God, my shameful sadness.

Lift, merciful God, my unbearable burden.

For you are glorified by all creation, forever and ever. Amen.

St. Gregory of Narek is widely revered as one of the greatest figures of medieval Armenian religious thought and literature. Born in the city of Narek in about 950 A.D., St. Gregory came from a line of scholars and churchmen.

St. Gregory received his education under the guidance of his father, Bishop Khosrov, author of the earliest commentary on the Divine Liturgy, and from Anania Vartabed, abbot of Narek Monastery. He and his two brothers entered monastic life at an early age, and St. Gregory soon began to excel in music, astronomy, geometry, mathematics, literature, and theology.

He became a priest at the age of 25 and dedicated himself to God. He lived most of his life in the monastery of Narek, where he taught at the monastic school. St. Gregory began his writings with a commentary on the “Song of Songs,” which was commissioned by an Armenian prince. Despite his reservations that he was too young for the task, the commentary became famous for its clarity of thought and language and its excellence of theological presentation.

He also wrote a number of famous letters, sharagans, treasures, odes, melodies, and discourses. Many of his prayers are included in the Divine Liturgy celebrated each Sunday in Armenian Churches around the world.

St. Gregory’s masterpiece is considered to be his Book of Lamentations. Also known as Narek, it is comprised of 95 prayers, each of which is titled “Conversation with God from the depth of the heart.” A central theme is man’s separation from God, and his quest to reunite with Him. St. Gregory described the work this way: “Its letters like my body, its message like my soul.” He called his book an “encyclopedia of prayer for all nations.” It was his hope that it would serve as a guide to prayer for people all over the world. After the advent of movable type, the book was published in Marseille in 1673, and has been translated into at least 30 languages.

St. Gregory of Narek is remembered by the Armenian Church in October of each year.


Grigor Narekatsi (or Krikor, Grigor Naregatsi, (951-1003) is a cannonized saint. He was an Armenian monk, poet, mystical philosopher and theologian, born into a family of writers. His father, Khosrov, was an archbishop. He lost his mother very early, so he was educated by his cousin, Anania of Narek, who was the founder of the monastery and school of the village. Almost all of his life he lived in the monasteries of Narek (in Greater Armenia, now Turkey) where he taught at the monastic school.

He is the author of mystical interpretation on the Song of Songs (977) and numerous poetic writings. Narekatsi's poetry is deeply biblical and is penetrated with images, themes and realities of sacred history, distinguished with intimate, personal character. The mystical poem "Book of Lamentations" (published in 1673 in Marseille) has been translated into many languages and has played a significant role in the development of the Armenian literary language.

For Narekatsi, peoples' absolute goal in life should be to reach to God, and to reach wherever human nature would unite with godly nature, thus erasing the differences between God and men. As a result, the difficulties of earthly life would disappear. According to him, mankind's assimilation with God is possible not by logic, but by feelings.

Numerous miracles and traditions have been attributed to the saint and perhaps that is why he is referred to as "the watchful angel in human form".

Numerous miracles and traditions have been attributed to the saint and perhaps that is why he is referred to as "the watchful angel in human form".

Written shortly before the first millennium of Christianity, the prayers of St. Gregory of Narek have long been recognized as gems of Christian literature. St. Gregory called his book an "encyclopedia of prayer for all nations." It was his hope that it would serve as a guide to prayer by people of all stations around the world.

A leader of the well-developed school of Armenian mysticism at Narek Monastery, at the request of his brethren he set out to find an answer to an imponderable question: what can one offer to God, our creator, who already has everything and knows everything better than we could ever express it? To this question, posed by the prophets, psalmist, apostles and saints, he gives a humble answer - the sighs of the heart - expressed in his Book of Prayer, also called the Book of Lamentations.

In 95 grace-filled prayers St. Gregory draws on the exquisite potential of the Classical Armenian language to translate the pure sighs of the broken and contrite heart into an offering of words pleasing to God. The result is an edifice of faith for the ages, unique in Christian literature for its rich imagery, its subtle theology, its Biblical erudition, and the sincere immediacy of its communication with God.


Marian Prayer of St. Gregory of Narek


Assist me by the wings of your prayers,

O you who are called the Mother of the living,

so that on my exit from this valley of tears

I may be able to advance without torment

to the dwelling of life

that has been prepared for us

to lighten the end of a life burdened by my iniquity.

Healer of the sorrows of Eve,

change my day of anguish into a feast of gladness.

Be my Advocate,

ask and supplicate.

For as I believe in your inexpressible purity,

so do I also believe in

the good reception that is given to your word.

O you who are blessed among women,

help me with your tears

for I am in danger.

Bend the knee to obtain my reconciliation,

O Mother of God.

Be solicitous for me for I am miserable,

O Tabernacle of the Most High.

Hold out your hand to me as I fall,

O heavenly Temple.

Glorify your Son in you:

may he be pleased to operate Divinely in me

the miracle of forgiveness and mercy.

Handmaid and Mother of God,

may your honour be exalted by me,

and may my salvation be manifested through you.

Amen.

SOURCE : http://praycatholic.wordpress.com/marian/marian-prayer-of-st-gregory-of-narek/

San Gregorio di Narek Monaco e Dottore della Chiesa


Andzevatsik, Turchia, circa 950 - Narek, Turchia circa 1005

Il monaco Gregorio di Narek fu un insigne teologo, poeta e scrittore religioso armeno. Tra le sue opere si annoverano un commentario al Cantico dei Cantici, numerosi panegerici (tra i quali uno in onore alla Madonna) ed una raccolta di 95 preghiere in forma poetica dette “Narek” dal nome del monastero ove visse. La sua teologia presenta importanti aspetti di mariologia, tra cui il preannuncio del dogma dell’Immacolata Concezione, proclamato oltre ottocento anni dopo.Il 12 aprile 2015 Papa Francesco lo ha dichiarato “Dottore della Chiesa universale” con la Lettera apostolica “quibus sanctus Gregorius Narecensis Doctor Ecclesiae universalis renuntiatur”.

Martirologio Romano: Nel monastero di Narek in Armenia, san Gregorio, monaco, dottore degli Armeni, insigne per la dottrina, gli scritti e la scienza mistica.

La vita

San Gregorio nacque molto probabilmente intorno all’anno 950 ad Andzevatsik in Armenia, oggi territorio turco, da una famiglia di scrittori.
Fu dunque proprio il clima domestico a favorire la sua formazione intellettuale. Era inoltre nipote del fratello di Anania Narekatsi, padre del monastero di Narek, uno dei dottori più celebri dell’epoca, soprannominato “filosofo”. La madre di Gregorio morì mentre egli era ancora in tenera età e suo padre Khosrov, divenuto in seguito arcivescovo, decise di affidarlo insieme al fratello Giovanni proprio ad Anania. Presso il monastero di Narek, città anch’essa oggi parte della Turchia, esisteva una celebre scuola di Sacra Scrittura e di Patristica.

A quel tempo, l’Armenia viveva in relativa tranquillità. Non c’erano state le invasioni mongoliche e turche che mutarono la fisionomia del paese ed era un’epoca di creatività e pace, cosa che permise alla nazione una fioritura delle arti — letteratura, pittura, architettura, teologia —, nella quale Gregorio svolse un ruolo importantissimo.

Gregorio trascorse nel monastero tutta la sua vita: ben presto fu ordinato sacerdote e venne eletto abate del monastero alla morte di Anania, conducendo sempre una vita piena di umiltà e carità, impregnata di lavoro e di preghiera, animato da un ardente amore per Cristo e la sua Madre Santissima. La vita monastica gli fu indubbiamente di aiuto nel raggiungere le vette della santità e dell’esperienza mistica, dando dimostrazione della sua sapienza in vari scritti teologici e divenendo uno dei più importanti poeti della letteratura armena.

Siccome la sua fama di santità passò dal monastero di Narek ai monasteri delle vicinanze, San Gregorio divenne un riformatore di monaci. Tuttavia, la sua radicale fedeltà all’osservanza delle regole monastiche contrastava con il rilassamento di alcuni novizi. Questi, mossi inoltre dall’invidia, promossero contro di lui un’infame persecuzione, accusandolo di disseminare eresie nei suoi insegnamenti. Di conseguenza, fu deposto dai suoi incarichi.

La Provvidenza non tardò a venire in aiuto del suo fedele servitore. Delle cronache antiche raccontano che i vescovi designarono due monaci saggi per interrogare il santo abate riguardo alle sue presunte eresie. Questi, però, ritennero più efficace sottoporlo a una prova. Si presentarono nella sua cella, nel periodo quaresimale di astinenza dalla carne prescritto dalla regola, e gli offrirono un delizioso paté di piccioni come se si trattasse di pesce. Non appena entrarono, Gregorio interruppe la preghiera, aprì la finestra, cominciò a battere le mani e a gridare agli uccelli che lì intorno cinguettavano: “Venite, uccellini, a giocare con il pesce che si mangia oggi”. I due monaci intesero che quella facilità a scoprire e a liberarsi del tranello era una testimonianza eloquente della santità di Gregorio e, pertanto, dell’ortodossia della sua dottrina.

Entro le mura di un monastero, nelle misteriose terre orientali dell’antica Armenia, questo monaco scelse la parte migliore: imparò a conversare, nel tempo, con il Signore delle Altezzee, per godere della sua compagnia in eterno.

Già in vita, fu circondato da fama di santità e gli si attribuirono alcuni miracoli. Morì nel 1005, nel Monastero di Narek, dove venne sepolto.

Il Libro delle Lamentazioni

Nel 1003 Gregorio terminò la sua opera più famosa: il Libro delle Lamentazioni, chiamato anche Narek. Era il frutto di non poche fatiche durante una dolorosa malattia, come rivela in una delle sue preghiere: “Abbattuto dai miei crimini, sul letto delle mie malattie e il letamaio dei miei peccati, non sono niente più che un cadavere vivente, un morto che ancora parla. [...] Allora, come al giovane chiamato alla vita per lenire il dolore di sua madre, Tu ridammi la mia anima peccatrice rinnovata come la sua”. Libro unico nel suo genere, è composto in forma di invocazioni, soliloqui, colloqui con Dio che evocano, raccontano, piangono il dramma dell’itinerario spirituale, la tragedia dell’esistenza, dell’esserci in questo mondo proteso verso qualcosa che non è di questo mondo. Gregorio considerava questo suo capolavoro come un vero e proprio testamento spirituale ed espresse il desiderio ardente che le preghiere in esso contenute facessero sentire la sua presenza dopo la morte: “Che invece di me, al posto della mia voce, questo libro risuoni come un altro me stesso”.

Il Narek si compone di 95 “capitoli”, di dimensioni molto varie, che l’autore chiama ban, termine corrispondente al greco logos di cui esprime tutte le sfumature. “Dal profondo del cuore colloquio con Dio”: queste sono le parole poste all’inizio del primo ban, quasi un’antifona che si ripeterà, ampliata pressoché in tutti i ban successivi.

Gregorio di Narek, formidabile interprete dell’animo umano, sembrò pronunciare parole profetiche: “Io mi sono volontariamente caricato di tutte le colpe, da quelle del primo padre fino a quello dell’ultimo dei suoi discendenti, e me ne sono considerato responsabile” (Libro delle Lamentazioni, LXXII). Colpisce questo suo sentimento di universale solidarietà ed è facile sentirsi piccoli di fronte alla grandezza delle sue invocazioni: “Ricordati, [Signore,] … di quelli che nella stirpe umana sono nostri nemici, ma per il loro bene: compi in loro perdono e misericordia (...) Non sterminare coloro che mi mordono: trasformali! Estirpa la viziosa condotta terrena e radica quella buona in me e in loro” (ibid., LXXXIII).

Preannunci del dogma dell’Immacolata Concezione

Secondo una tradizione armena trasmessa di generazione in generazione, durante un lungo periodo della sua vita, Gregorio pianse implorando a Dio la grazia di vedere con i suoi propri occhi la Vergine Maria con il Bambino Gesù in braccio, almeno per una volta sola. Una notte, mentre era nella sua cella, vide scendere dal Cielo una luce che incideva su una piccola isola nel Lago di Van. Una lieve brezza si fece sentire e Maria Santissima apparve con Gesù in braccio. Non appena la vide, esclamò: “Ora, Signore, accogli la mia anima, perché ho già ottenuto quello che tanto desideravo”. La visione scomparve, ma l’isola passò a chiamarsi Aṙter — Aṙ Tēr significa “Signore, accogli”, in armeno —, e questo fatto memorabile fu riprodotto in molte miniature.

L’amore a Maria Santissima è una caratteristica dominante della sua spiritualità. A lei si riferisce come: “Questa Madre, che mi ama come un figlio, è spirituale, celeste e luminosa”. Una così grande devozione fu manifestata in modo particolare nell’orazione 80, intitolata Alla Madre di Dio, nella quale presenta importanti aspetti di mariologia, tra cui il preannuncio del dogma dell’Immacolata Concezione, proclamato oltre ottocento anni dopo.

Riportiamo i suoi bei passi iniziali: “Ecco che Ti supplico, Santa Madre di Dio, Angelo e figlia degli uomini, Cherubino apparso in forma corporea, Sovrana celeste, sincera come l’aria, pura come la luce, senza macchia che si alza come la stella del mattino, più santa della dimora inviolabile del Tempio, luogo di beate promesse, Eden dotato del soffio divino, albero della vita eterna, custodita da una spada di fuoco! Il sublime potere del Padre Ti ha ricoperto con la sua ombra e lo Spirito Santo, riposando in Te, Ti ha ornato con la sua santità; il Figlio, facendo in Te la sua dimora, Ti ha preparato come un tabernacolo; l’Unigenito del Padre è il tuo Primogenito, tuo Figlio per nascita, tuo Signore, poiché Ti ha creato. Niente macchia la tua purezza, niente macchia la tua bontà; Tu sei la santa immacolata, la cui intercessione ci protegge”.

Il suo rapporto con la Madre di Dio, molto allo stile orientale, esprime la dottrina in forma di panegirico e lode, a differenza degli occidentali, in particolare i latini, che formulano invece canoni e definizioni dogmatiche.

Il culto

Venerato da subito come santo, la sua tomba divenne meta di pellegrinaggio da parte dei fedeli e la sua memoria rimase in grande onore e venerazione presso tutto il popolo, anche dopo la conquista dell’Armenia da parte dei turchi nel 1071. Durante il genocidio degli anni 1915-1916, furono distrutti sia il monastero che la tomba del santo.

La Chiesa Armena lo annovera tra i Santi nel calendario liturgico quale Dottore. La Chiesa latina, pur non avendolo mai formalmente canonizzato, anch’essa riconosce la santità del Doctor Armenorum definendolo “insigne per la dottrina, gli scritti e la scienza mistica”, come recita il Martirologio Romano ricordando il suo nome il 27 febbraio.

Il 21 febbraio 2015 il Santo Padre Francesco ha confermato la sentenza affermativa della Sessione Plenaria dei Cardinali e Vescovi, Membri della Congregazione delle Cause dei Santi, circa il titolo di Dottore della Chiesa Universale da conferirsi a San Gregorio di Narek. Durante una solenne celebrazione eucaristica nella Basilica di San Pietro, domenica 12 aprile 2015, Papa Francesco ha ufficializzato la proclamazione, unitamente alla pubblicazione della Lettera apostolica “quibus sanctus Gregorius Narecensis Doctor Ecclesiae universalis renuntiatur”. Il santo armeno è divenuto così il trentaseiesimo Dottore riconosciuto dalla Chiesa cattolica.

Nello stesso giorno il Pontefice ha rivolto un Messaggio agli Armeni, in cui ha affermato: “San Gregorio di Narek, monaco del X secolo, più di ogni altro ha saputo esprimere la sensibilità del vostro popolo, dando voce al grido, che diventa preghiera, di un’umanità dolente e peccatrice, oppressa dall’angoscia della propria impotenza ma illuminata dallo splendore dell’amore di Dio e aperta alla speranza del suo intervento salvifico, capace di trasformare ogni cosa. «In virtù della sua potenza, io credo con una speranza che non tentenna, in sicura attesa, rifugiandomi nelle mani del Potente ... di vedere Lui stesso, nella sua misericordia e tenerezza e nell’eredità dei Cieli» (San Gregorio di Narek, Libro delle Lamentazioni, XII)”.

Ha poi concluso il suo Messaggio affidando alla Madre di Dio le sue intenzioni con le parole di San Gregorio di Narek:

«O purezza delle Vergini, corifea dei beati,
Madre dell’edificio incrollabile della Chiesa,
Genitrice del Verbo immacolato di Dio,
(…)
rifugiandoci sotto le ali sconfinate di difesa della tua intercessione,
innalziamo le nostre mani verso di te,
e con indubitata speranza crediamo di essere salvati
».

(Panegirico alla Vergine)

Autore:
Fabio Arduino