jeudi 1 mars 2012

Saint AUBIN d'ANGERS, évêque


Saint Aubin ou Albin, évêque

Originaire de la région de Vannes, Aubin fut d'abord moine près de Redon, près de Guérande, et en Poitou. En 504, il est élu abbé de Nantilly, près de Saumur. Il devint évêque d'Angers en 529, dont il est le saint patron. Rayonnant de charité dans un monde barbare et cruel, particulièrement dévoué pour les pauvres, les veuves et les orphelins, il rachète aussi plusieurs esclaves pour leur rendre la liberté. Il fut l'un des principaux promoteurs du troisième Concile d'Orléans, qui réforma l'Eglise franque avec une grande fermeté. Il sut se dresser devant l'injustice pour adoucir le sort des prisonniers et des malheureux et imposer le respect du mariage aux grands seigneurs qui, à l'époque mérovingienne, n'hésitaient pas à le profaner par des unions consanguines ou même incestueuses. Il meurt en 550.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/03/01/13131/-/saint-aubin-ou-albin-eveque

SAINT AUBIN

Évêque d'Angers

(470-550)

Saint Aubin naquit au diocèse de Vannes. Son enfance, prévenue de toutes les grâces du Seigneur, fit présager sa sainteté future; il ne connut du jeune âge ni la légèreté, ni les défauts, et dès qu'il put marcher, ce fut pour aller à Dieu et Le prier à l'écart, loin du bruit, dans la compagnie des Anges.

De tels débuts montraient assez que le pieux Aubin n'était point fait pour le monde; au grand désespoir de sa noble famille, on le vit un jour quitter le foyer paternel et prendre le chemin du monastère. Là, ses veilles, ses jeûnes, ses oraisons l'élevèrent bientôt à une telle perfection, qu'il dépassait de beaucoup les plus anciens et les plus fervents religieux.

On admirait surtout son recueillement continuel. Ses yeux ne s'ouvraient que pour Dieu; dans le monastère, il ignorait ce qui se passait autour de lui, et au dehors, quand il devait sortir, il se faisait dans son coeur une délicieuse retraite, où il continuait ses entretiens célestes.

Un jour, l'abbé du monastère l'envoya dans un village voisin. Pendant qu'il s'acquittait de sa mission, il tomba, sur la maison où il était venu, une telle quantité de pluie, que le toit s'entr'ouvrit et que toutes les personnes présentes furent trempées: Aubin seul, à l'admiration de tous, fut épargné; il ne tomba pas sur lui une goutte d'eau.

Abbé du monastère à trente-cinq ans, il fit revivre parmi ses frères la ferveur des premiers temps et les amena, par sa douceur et son exemple, à une perfection rare, même dans les plus austères couvents.
Mais l'évêque d'Angers étant venu à mourir, le clergé et le peuple de ce diocèse, auxquels était parvenu le renom de la sainteté d'Aubin, l'élurent unanimement, et il dut courber ses épaules sous le lourd fardeau de l'épiscopat.

S'il était possible de connaître, parmi tant de vertus qu'il pratiqua dans sa vie nouvelle, quelle était sa vertu dominante, on dirait que ce fut la charité. Elle était, en effet, sans bornes pour les malheureux, pour les prisonniers, pour les malades, pour les pauvres, et souvent Dieu la récompensa par les plus frappants miracles. En voici un exemple: Le charitable pasteur se rendit un jour aux prisons de la ville pour en retirer une pauvre dame, poursuivie par ses créanciers. Devant le Saint, les gardiens s'écartent pour lui laisser passage; un seul veut lui refuser obstinément l'entrée; mais le Pontife souffle sur le visage de cet insolent, qui tombe mort à ses pieds; puis il va délivrer la prisonnière et payer ses dettes.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.


Saint Aubin

Évêque d’Angers (470-550)

Saint Aubin naquit au diocèse de Vannes. Son enfance, prévenue de toutes les grâces du Seigneur, fit présager sa sainteté future ; il ne connut du jeune âge ni la légèreté, ni les défauts, et dès qu’il put marcher, ce fut pour aller à Dieu et Le prier à l’écart, loin du bruit, dans la compagnie des Anges.

De tels débuts montraient assez que le pieux Aubin n’était point fait pour le monde ; au grand désespoir de sa noble famille, on le vit un jour quitter le foyer paternel et prendre le chemin du monastère. Là, ses veilles, ses jeûnes, ses oraisons l’élevèrent bientôt à une telle perfection, qu’il dépassait de beaucoup les plus anciens et les plus fervents religieux.

On admirait surtout son recueillement continuel. Ses yeux ne s’ouvraient que pour Dieu ; dans le monastère, il ignorait ce qui se passait autour de lui, et au dehors, quand il devait sortir, il se faisait dans son coeur une délicieuse retraite, où il continuait ses entretiens célestes.

Un jour, l’abbé du monastère l’envoya dans un village voisin. Pendant qu’il s’acquittait de sa mission, il tomba, sur la maison où il était venu, une telle quantité de pluie, que le toit s’entr’ouvrit et que toutes les personnes présentes furent trempées : Aubin seul, à l’admiration de tous, fut épargné ; il ne tomba pas sur lui une goutte d’eau.

Abbé du monastère à trente-cinq ans, il fit revivre parmi ses frères la ferveur des premiers temps et les amena, par sa douceur et son exemple, à une perfection rare, même dans les plus austères couvents.

Mais l’évêque d’Angers étant venu à mourir, le clergé et le peuple de ce diocèse, auxquels était parvenu le renom de la sainteté d’Aubin, l’élurent unanimement, et il dut courber ses épaules sous le lourd fardeau de l’épiscopat.

S’il était possible de connaître, parmi tant de vertus qu’il pratiqua dans sa vie nouvelle, quelle était sa vertu dominante, on dirait que ce fut la charité. Elle était, en effet, sans bornes pour les malheureux, pour les prisonniers, pour les malades, pour les pauvres, et souvent Dieu la récompensa par les plus frappants miracles. En voici un exemple :

Le charitable pasteur se rendit un jour aux prisons de la ville pour en retirer une pauvre dame, poursuivie par ses créanciers. Devant le Saint, les gardiens s’écartent pour lui laisser passage ; un seul veut lui refuser obstinément l’entrée ; mais le Pontife souffle sur le visage de cet insolent, qui tombe mort à ses pieds ; puis il va délivrer la prisonnière et payer ses dettes.



Saint Aubin d'Angers

Abbé de Tincillac puis évêque (✝ 550)

ou Albin.

Évêque et confesseur. Originaire de Vannes, en Bretagne, il fut d'abord abbé de Nantilly, près de Saumur. Il devint évêque d'Angers dont il est le patron céleste. Rayonnant de charité dans un monde barbare et cruel, il fut l'un des principaux promoteurs du troisième Concile d'Orléans, qui réforma l'Église franque avec une grande fermeté. Il sut se dresser devant l'injustice pour adoucir le sort des prisonniers et des malheureux. Il sut imposer le respect du mariage aux grands seigneurs qui, à l'époque mérovingienne, n'hésitaient pas à épouser leur sœur ou leur fille. Beaucoup d'évêques se taisaient par crainte. Il protesta et obtint gain de cause au Concile d'Orléans.

..."S'il était possible de connaître, parmi tant de vertus qu'il pratiqua dans sa vie nouvelle, quelle était sa vertu dominante, on dirait que ce fut la charité. Elle était, en effet, sans bornes pour les malheureux, pour les prisonniers, pour les malades, pour les pauvres, et souvent Dieu la récompensa par les plus frappants miracles. En voici un exemple: Le charitable pasteur se rendit un jour aux prisons de la ville pour en retirer une pauvre dame, poursuivie par ses créanciers. Devant le Saint, les gardiens s'écartent pour lui laisser passage; un seul veut lui refuser obstinément l'entrée; mais le Pontife souffle sur le visage de cet insolent, qui tombe mort à ses pieds; puis il va délivrer la prisonnière et payer ses dettes. (diocèse de Soissons, Laon et Saint-Quentin)

Un internaute nous signale: La collégiale de Guérande lui est dédiée, suite à l'apparition de saint Aubin, en cavalier blanc, qui mit en fuite les Normands.

...Notre ville garde une mémoire vivante de St Aubin avec l’épisode de l’invasion normande au Xe s. Prêts à capituler les guérandais invoquent St Aubin comme dernier secours. C’est ce que relate un des vitraux du XVIe... ici même, où St Aubin enverra un jeune cavalier blanc qui prendra la tête des troupes guérandaises, et mettra les normands en déroute... (Homélie du Père Bugel à l’occasion de la Saint Aubin)

À Angers, vers 550, saint Aubin, évêque. D’une grande austérité, il stigmatisa avec énergie les mariages incestueux, fréquents chez les nobles, et promut le troisième concile d’Orléans pour la rénovation de l’Église en Gaule.

Martyrologe romain



Saint Albinus, Bishop of Angers, Confessor

He was of an ancient and noble family in Brittany, and from his childhood was fervent in every exercise of piety. He ardently sighed after the happiness which a devout soul finds in being perfectly disengaged from all earthly things. Having embraced the monastic state at Cincillac, called afterwards Tintillant, a place somewhere near Angers, he shone a perfect model of virtue, especially of prayer, watching, universal mortification of the senses, and obedience, living as if in all things he had been without any will of his own, and his soul seemed so perfectly governed by the Spirit of Christ as to live only for him. At the age of thirty-five years, he was chosen abbot, in 504, and twenty-five years afterwards, bishop of Angers. He everywhere restored discipline, being inflamed with a holy zeal for the honor of God. His dignity seemed to make no alteration either in his mortifications, or in the constant recollection of his soul. Honored by all the world, even by kings, he was never affected with vanity. Powerful in works and miracles, he looked upon himself as the most unworthy and most unprofitable among the servants of God, and had no other ambition than to appear such in the eyes of others, as he was in those of his own humility. By his courage in maintaining the law of God and the canons of the church, he showed that true greatness of soul is founded in the most sincere humility. In the third council of Orleans, in 538, he procured the thirtieth canon of the council of Epaoue to be revived, by which those are declared excommunicated who presume to contract incestuous marriages in the first or second degree of consanguinity or affinity. He died on the 1st of March, in 549. His relics were taken up and enshrined by Saint Germanus of Paris, and a council of bishops, with Eutropius, the saint’s successor, at Angers, in 556; and the most considerable part still remains in the church of the famous abbey of Saint Albinus at Angers, built upon the spot where he was buried, by king Childebert, a little before his relics were enshrined. Many churches in France, and several monasteries and villages, bear his name. He was honored by many miracles, both in his life-time and after his death. Several are related in his life written by Fortunatus, bishop of Poitiers, who came to Angers to celebrate his festival seven years after his decease; also by Saint Gregory of Tours.

Father Alban Butler. “Siant Albinus, Bishop of Angers, Confessor”. Lives of the Fathers, Martyrs, and Principal Saints, 1866. Saints.SQPN.com. 30 July 2012. Web. 1 March 2013. http://saints.sqpn.com/butlers-lives-of-the-saints-saint-albinus-bishop-of-angers-confessor/


Here followeth the Life of Saint Albine.

Saint Albine was born of noble lineage in the parts of Italy.

In his childhood he loved and served God ententively and with so great will that he left both his father and his mother, his parents and friends, land, and all worldly riches, and became a monk in an abbey, called in Latin Tincillacensis Monasterium, where he ne did show of his noblesse, but only the good conditions. He was humble and serviceable unto all, and was ever in continual prayers and replenished with all virtues, ready and apparelled to flee and eschew all vices. When Saint Albine came to the age of thirty years he was made abbot of the same abbey, which he governed both temporally and spiritually by the space of five-and-twenty years, so that our Lord was at all times well and devoutly served, and all goods temporal daily grew there. The bishop of Angers died that time, and then this holy Saint Albine, by the grace and will of our Lord, and by the common and concordable assent of all the chapter, was promoted to the dignity of bishop there, whereas he was afterwards known so perfect and so charitable that doubtless his promotion was cause of the salvation of many souls.

A woman there was in the city of Angiers which had her hands as lame and counterfeited for cause of a sickness that men called the gout, wherewith she was sore vexed. And she made her prayer and demanded help of the saint, and soon she was holpen and relieved from that sickness only by that he handled three times her hands.

And on a time as Saint Albine went through a town within his diocese, he saw the father and mother weeping over their child dead, took on them pity, made his prayer unto our Lord, and suddenly their child was raised to life. Item a blind man demanded help of Saint Albine, and the Albine holy bishop made the sign of the cross over him, and anon he was enlumined again. Item as Saint Albine did pass on a time before the prison house at Angers, the prisoners cried and besought him for help. The holy bishop having on them great compassion went unto the bailey and prayed him for them, but nought availed there his prayer, wherefore he went to his church, and soon after, his prayer made to God, kneeling before the high altar, a great part of the prison wall fell down and so escaped every prisoner there.

A woman vexed with a wicked spirit was brought before this holy bishop, and as soon as the enemy perceived the holy man, he put himself into the woman’s eye in form of a little whelk, red as any blood, to whom Saint Albine, making the sign of the cross said: Thou wicked spirit, thou shalt not destroy the eye which thou madest not nor canst make. And anon the same little whelk began to bleed as one had slimed it. The enemy then went from her, which in good health was left and of her wit restored.

After our English tongue, Albinus is as much for to say as primo: as he was white, quia albinus dicitur quasi albus, and thus this holy saint was all white by purity of clean living. Secundo: as he that in himself hath bounty or goodness: sic albinus dicitur quasi bonus, and verily this holy bishop was good. Tercio: as he that by vigour or force flyeth to the spiritually: sic albinus dicitur alias binas habens, that is to wit, hope and faith, therewith this holy saint was replenished.

It is read that Saint Albine had two wives, that is to wit two nurses, which did nourish him, whereof the process or tale is such. Saint Albine Iying in his cradle was left alone, doubting none inconvenience, in a garden, and a she-wolf came and ravished the child and bare it into the fields. Tvvo maidens then passed that way, perceived the child, and came thither as he lay on the earth, and having pity on him, one of them said: Would to God I had milk to foster thee withal, and these words thus said, she saw her paps that grew, rose up and were filled with milk. She then took the child and gave him suck. Semblably said and prayed the other maid, and anon she had milk as her fellow had, and so they two nourished the holy child Albine.

It happed on a time that the Normans in great number of men of arms came into the country where the holy corpse of Saint Albine rested, and the people there, so sore they travailled that they,ne wist where to become and flee. And a man armed all in white came among the said people and said: Why doubt you to saute and befight your enemy so that ye have Saint Albine to your help and defence? And that said he vanished away. Wherefore the people took courage and armed them and went against their enemies and discomfited them. S Albine was buried at Angers, and when his successor would have translated him into a greater chapel in the presence of Saint Germain and many other more, came thither four men counterfaited and lame in all their members, also two blind men which all six were there by the merits of S Albine relieved into their good health, that is to wit, the counterfaited redressed of their members, and the blind enlumined. This holy saint Albine was bishop of Angers by the space of twenty years and six months, whose soul took his siege in paradise the year of his nativity four score, thereas by the merits of him may lead us the Father the Son and the Holy Ghost. Amen.