dimanche 11 mars 2012

Saint EULOGE de CORDOUE, évêque et martyr




Saint Euloge de Cordoue, évêque et martyr

Fils d’un sénateur de Cordoue, très cultivé, saint Euloge, archevêque de Cordoue, composa une "Exhortation au martyre" pour encourager les chrétiens à affronter la menace de l'Islam. L'émir leur laissait la liberté d'exercer leur culte, mais les soumettait à de très lourds impôts. Las d'être traités en parias, beaucoup étaient tentés d’abjurer leur foi. Lui-même fut plusieurs fois arrêté et, alors qu’il venait d’être élu archevêque de Tolède, il le fut une dernière fois parce qu'il avait recueilli une jeune musulmane devenue chrétienne, et que ses parents maltraitaient pour cette raison. Il fut fouetté puis décapité en 859.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/03/11/13521/-/saint-euloge-de-cordoue-eveque-et-martyr

SAINT EULOGE DE CORDOUE,

MARTYR (+ 859) 16 janvier (translation) - 11 mars (martyre) – 1 juin (élévation)

Euloge, d'une des premières familles de Cordoue, fut confié dès sa jeunesse à la communauté des Prêtres de Saint-Zoïle et se forma sous leur direction à la piété et à la science sacrée. On remarqua en lui un vif attrait pour l'étude des Saints Livres; il s'appliqua à en pénétrer le sens et en fit l'objet préféré de ses méditations. Il se mit ensuite sous la conduite d'un pieux et savant Abbé, nommé Espérandieu, qui gouvernait le Monastère de Cutelar près Cordoue : c'est là qu'il connut son biographe Alvare, et se lia d'une étroite amitié avec lui. En sortant de cette école, Euloge parut comme un homme consommé en sagesse et exercé dans la pratique des vertus; son humilité surtout, puis sa douceur et sa charité lui concilièrent l'estime, le respect, l'affection de tous ceux qui le connurent. Il enseigna pendant quelque temps les lettres à Cordoue, fut élevé au diaconat et, bientôt après, au sacerdoce.

Attaché au service d'une église, il fut pour tous, Prêtres et fidèles, un modèle de continence, de piété, d'ascèse. Il dressa des règles pour ceux qui servent Dieu dans les communautés, vécut lui-même comme un vrai Moine dans le clergé, se montra un ecclésiastique parfait au milieu des Moines. Après avoir visité les monastères de son pays, il voulut voir ceux des provinces éloignées pour en confronter les constitutions avec les règles dressées par lui, et recueillir ce qu'il trouverait de meilleur. Il revint ensuite à Cordoue pour travailler avec une nouvelle ardeur à l'oeuvre de sa sanctification.

En 850, la vingtième année du règne d'Abdérame, les Maures, pris d'une fureur subite qu'on ne put s'expliquer, commencèrent à persécuter les Chrétiens. Un évêque d'Andalousie, nommé Récarède soit par apostasie, soit par faiblesse en face de là violence, se fit l'instrument de cette nouvelle persécution : il fit arrêter les Prêtres de Cordoue avec leur Evêque. Tous furent enfermés dans les prisons. Euloge était parmi eux : il employa le temps de sa détention à prier, à encourager ses frères. Il composa une exhortation au martyre pour deux Vierges, nommées Flore et Marie. Ces Saintes filles, dociles à ses instructions, souffrirent généreusement le martyre l'année suivante. Euloge et les autres prisonniers en rendirent grâces au Seigneur : quand ils sortirent de prison quelques jours après leur supplice, Euloge se hâta d'écrire l'histoire de ce supplice pour exciter les autres confesseurs à imiter leur exemple.

Profitant ensuite de la liberté qui lui était laissée, il travailla par ses prédications et ses écrits à instruire les fidèles. Son zèle fut couronné de succès; sous Mohammed, fils d'Abdérame, il empêcha beaucoup de Chrétiens faibles de renier Jésus-Christ, et il envoya au martyre des Moines, des ecclésiastiques, des personnes mariées. Il recueillit ensuite les Actes de ces Martyrs, en composa trois livres sous le titre de Mémorial; en même temps, dans une Apologétique, il justifiait la conduite de ces héros.

Lorsque vers la fin de 858, l'Archevêque de Tolède vint à mourir, le clergé et les fidèles donnèrent leurs suffrages à Euloge : c'est qu'en effet, il était considéré comme le premier homme de l'Église d'Espagne par sa doctrine, sa capacité, sa vertu, comme aussi par le courage avec lequel il avait confessé la Foi de Jésus-Christ devant les persécuteurs. Mais Dieu voulut le rappeler à Lui, avant qu'il pût être sacré. Il y avait à Cordoue une Vierge chrétienne, nommée Léocritie, convertie toute jeune à la Foi de Jésus-Christ par l'une de ses parentes.

Maltraitée par les siens demeurés païens ou mahométans, en danger d'apostasier, si elle cédait à leurs menaces, cette jeune fille vint chercher un refuge près d'Euloge qui la prit sous sa protection, la confia à sa soeur, l'instruisit plus amplement de ses devoirs, fortifia ses résolutions et la fit mettre en sûreté chez un ami. Les parents de Léocritie soupçonnèrent ce qui s'était passé, prétendirent qu'il y avait eu enlèvement de leur fille, et se firent autoriser par le magistrat à ouvrir une enquête. A cette occasion, beaucoup de personnes furent saisies et soumises à la question. Pendant ce temps, Euloge veillait sur sa protégée, la faisait passer secrètement d'une maison dans une autre, affermissait sa Foi et la préparait au martyre, car il lui était difficile d'y échapper. Il passait les nuits en prières pour elle dans l'église de Saint-Zoïle; de son côté, Léocritie veillait, jeûnait, couchait sur la cendre pour se préparer au combat.

A la fin, tous deux furent arrêtés; on les jeta en prison et on les traduisit devant le juge.

Euloge fut accusé d'avoir séduit Léocritie, de l'avoir détournée de l'obéissance qu'elle devait à ses parents; il répondit qu'un Prêtre ne pouvait refuser l'instruction aux personnes qui la lui demandaient, que selon les principes mêmes des persécuteurs, il avait eu raison de dire à Léocritie qu'elle devait dans la circonstance préférer Dieu à ses parents. Il alla même jusqu'à proposer au juge de lui montrer le chemin du Ciel, comme il l'avait fait pour cette jeune fille, de lui découvrir les impostures du faux prophète Mahomet et de lui prouver que Jésus-Christ est l'unique voie par laquelle on arrive au Salut éternel. Il n'avait pas enseigné autre chose à Léocritie.

Entendant cette proposition, le juge entra en fureur et fit fouetter Euloge : "Vous auriez plutôt fait, déclara celui-ci, de me condamner immédiatement à la mort, car de me faire changer vous n'y pouvez prétendre; je donnerais avec joie plusieurs vies, si je le pouvais, pour la défense de ma Foi." Le juge, à ces mots, fit conduire Euloge devant le conseil du roi. Cependant un des conseillers prit à part le Saint Confesseur; il lui déclara qu'on aurait égard à son mérite et qu'il serait épargné, s'il consentait à renier de bouche Jésus-Christ devant le tribunal; à cette condition on lui laisserait toute liberté de demeurer Chrétien. Indigné d'une telle proposition, Euloge répondit à ce conseiller : " Si tu pouvais seulement connaître les récompenses qui attendent ceux qui conservent notre Foi, tu renoncerais aussitôt à toute dignité temporelle pour les obtenir" . Amené devant le conseil du roi, Euloge parla comme devant son premier juge : il alla même jusqu'à exposer devant tout l'auditoire les vérités de l'Évangile : pour ne pas entendre cet enseignement, on le condamna aussitôt à être décapité.

Comme on le conduisait au supplice, un eunuque lui donna un soufflet. Euloge, sans se plaindre, lui présenta l'autre joue; l'infidèle eut l'insolence de la frapper encore. Arrivé au lieu de l'exécution, Euloge pria à genoux, étendit les mains vers le ciel, fit le Signe de la Croix sur tout son corps. Puis avec une fermeté admirable, il présenta la tête au bourreau et consomma ainsi son glorieux martyre, un samedi (11 mars 859). Léocritie fut décapitée le mercredi suivant, 15 mars. Le fouet qui est placé près d'Euloge dans l’iconographie, rappelle qu'avant son dernier supplice il fut cruellement flagellé.

Les écrits d'Euloge que nous avons énumérés Mémorial des Saints ou Actes des Martyrs de Cordoue en trois livres; Exhortation au martyre, adressée aux Vierges Flore et Marie; Apologétique des Martyrs, et un certain nombre de Lettres sont dans P. L., t. 115, col. 736.

Les fidèles de Cordoue rachetèrent au bourreau la tête d'Euloge et l'enterrèrent avec son corps dans l'église de Saint-Zoïle, au service de laquelle il avait été attaché comme Prêtre durant toute sa vie. Le 1er juin 860, on fit l'élévation de son corps, et parce que le 11 mars, date de sa naissance céleste était ordinairement en Carême, que, durant ce saint temps, l'Église mozarabe ne célébrait aucune fête, la mémoire des deux Martyrs Euloge et Léocritie fut célébrée solennellement le 1er juin à Cordoue.

En 883, les deux corps furent transférés de Cordoue à Oviédo, et on en fit l'anniversaire le 16 janvier. Une troisième translation fut exécutée par les papistes le 9 janvier 1300 à Camarasanta. Ainsi s'explique comment le nom d'Euloge reparaît à ces diverses dates. Des exemplaires du martyrologe d'Usuard marquent encore ce nom au 20 septembre.


Saint Euloge

Martyr à Cordoue (✝ 859)

et sainte Léocricia, martyrs.

Très cultivé, saint Euloge, archevêque de Cordoue, composa une "Exhortation au martyre" pour encourager les chrétiens à affronter l'Islam. L'émir leur laissait la liberté d'exercer leur culte, mais les soumettait à de très lourds impôts. Las d'être traités en parias, beaucoup étaient tentés de se convertir à l'Islam. Il fut arrêté parce qu'il avait recueilli Léocricia, une jeune musulmane, devenue chrétienne, et que ses parents maltraitaient pour cette raison. Il fut fouetté puis décapité. Léocricia montra autant d'intrépidité.

À Cordoue en Andalousie, l’an 859, saint Euloge, prêtre et martyr. Suivant les traces des saints martyrs de cette ville, dont il composa le mémorial, il fut décapité à cause de son éclatante confession du Christ.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/783/Saint-Euloge-de-Cordoue.html

Prêtre et Martyr

(859)

Euloge, né à Cordoue, appartenait à l'une des plus illustres familles de cette ville; mais sa principale noblesse était celle de la science et de la vertu.

Les Maures avaient envahi sa patrie et persécutaient le nom chrétien. Euloge, sans jamais faiblir, lutta avec persévérance contre leur influence perverse et contre les chrétiens traîtres et perfides qui cherchaient à entraîner leurs frères dans une honteuse apostasie. Que d'âmes durent à son zèle ardent, à ses éloquents écrits, à ses exhortations enflammées, de demeurer fidèles à Jésus-Christ!

C'est surtout grâce à lui que l'on vit une nouvelle et magnifique floraison de victimes immolées pour la foi, fleurs parfumées qui embaumèrent le jardin de l'Église et furent plus tard pour l'Espagne la source de grandes bénédictions. Euloge lui-même recueillit les noms et les actes de ces généreux martyrs. Mais il allait bientôt, lui aussi, se joindre à eux et conquérir la couronne glorieuse qu'il avait méritée à tant d'autres.

Le premier soin du savant prêtre, quand il comparut devant son juge, fut de lui exposer avec vigueur les impostures et les erreurs de Mahomet, et de l'engager à se faire lui-même disciple de Jésus-Christ, unique Sauveur du monde. Furieux d'une si sainte audace, le juge ordonne de le frapper à coups de fouets jusqu'à ce qu'il expire: "Vous auriez bien plus tôt fait, lui dit Euloge, de me condamner à mourir par le glaive, car sachez bien que je suis prêt à mourir plusieurs fois pour Jésus-Christ!"

Conduit devant le conseil du prince musulman, le vaillant prêtre se mit encore à prêcher hardiment l'Évangile avec tant de véhémence que, pour échapper à ses arguments victorieux, on se hâta de le condamner à avoir la tête tranchée. Comme on le conduisait au supplice, l'un des soldats lui donna un soufflet; Euloge, se souvenant des enseignements de son divin Maître, tendit l'autre joue sans se plaindre, et le misérable osa le frapper de nouveau.

Quand le Saint fut arrivé au lieu du supplice, il pria à genoux, étendit les mains vers le Ciel, fit le signe de la Croix et unit ses souffrances et son martyre aux souffrances et à la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ sur la Croix; puis il tendit sa tête au bourreau et consomma son sacrifice. Les fidèles rachetèrent du bourreau la tête de saint Euloge, et donnèrent à son corps une sépulture honorable.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/saint_euloge.html

Saint Euloge, né à Cordoue, au commencement du IXe siècle, appartenait à l’une des plus illustres familles de cette ville ; mais sa principale noblesse était celle de la science et de la vertu, et il fut, sans aucun doute, la première gloire de l’Espagne à cette époque.

Les Maures avaient envahi sa patrie et persécutaient le nom Chrétien. Saint Euloge, sans jamais faiblir, lutta avec persévérance contre leur influence perverse et contre les chrétiens traîtres et perfides qui cherchaient à entraîner leurs frères dans une honteuse apostasie.

Que d’âmes durent à son zèle ardent, à ses éloquents écrits, à ses exhortations enflammées, de demeurer fidèles à Jésus-Christ ! C’est surtout grâce à lui que l’on vit une nouvelle et magnifique floraison de victimes immolées pour la Foi, fleurs parfumées qui embaumèrent le jardin de l’Église et furent plus tard pour l’Espagne la source de grandes bénédictions.

Saint Euloge lui-même recueillit les noms et les actes de ces généreux Martyrs. Mais il allait bientôt, lui aussi, se joindre à eux et conquérir la couronne glorieuse qu’il avait méritée à tant d’autres. Le premier soin du savant prêtre, quand il comparut devant son juge, fut de lui exposer avec vigueur les impostures et les erreurs de Mahomet, et de l’engager à se faire lui-même disciple de Jésus-Christ, unique Sauveur du monde.

Furieux d’une si sainte audace, le juge ordonne de le frapper à coups de fouets jusqu’à ce qu’il expire : « Vous auriez bien plutôt fait, lui dit saint Euloge, de me condamner à mourir par le glaive, car sachez bien que je suis prêt à mourir plusieurs fois pour Jésus-Christ. »

Conduit devant le conseil du prince musulman, le vaillant prêtre se mit encore à prêcher hardiment l’Évangile avec tant de véhémence, que, pour échapper à ses arguments victorieux, on se hâta de le condamner à avoir la tête tranchée.

Comme on le conduisait au supplice, l’un des soldats lui donna un soufflet ; saint Euloge, se souvenant des enseignements de son divin Maître, tendit l’autre joue sans se plaindre, et le misérable osa le frapper de nouveau.

Quand le Saint fut arrivé au lieu du supplice, il pria à genoux, étendit les mains vers le Ciel, fit le signe de la croix et unit ses souffrances et son martyre aux souffrances et à la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ sur la croix ; puis il tendit sa tête au bourreau et consomma son sacrifice, le 11 mars 859, saint Nicolas Ier étant pape, Michel III l’Ivrogne empereur de Byzance et Charles le Chauve roi de France.

Les fidèles rachetèrent du bourreau la tête de saint Euloge, et donnèrent à son corps une sépulture honorable. Un ami du saint prêtre écrivit son histoire, qui demeure comme l’un des plus précieux monuments parmi tant d’autres qui rappellent l’héroïsme des Martyrs.

SOURCE : http://www.cassicia.com/FR/Vie-de-saint-Euloge-ne-a-Cordoue-vers-l-an-800-Fete-le-11-mars-Pretre-martyr-des-musulmans-No_1246.htm

Eulogius of Córdova M (RM)

Died 859. In 850, the Moors of Spain began a systematic persecution of the Christians, probably because of indiscreet attacks by Christians on Islam or attempted proselytism. Until that time extra tax had been paid by Christians for the freedom to worship, but the conversion of a Moor was punishable by death for the convert and those who helped him. Eulogius, a descendent of a wealthy family that had owned land near Córdova from the time of the Romans, was one of those arrested during the outbreak of persecution perhaps due to the injudicious words of Bishop Reccared of Andalusia.



Eulogius had been educated by Abbot Sperando and ordained. His younger brother became an important official in the local Islamic court. From the short biography written by his friend Alvarus we learn that Eulogius was renowned for his learning and knowledge of Scriptures, his candor and kindly disposition, and devotion. He was in the habit of visiting hospitals and monasteries, and, in fact, drew up the rules for many of the monasteries of Navarre and Pamplona. That Eulogius was a staunch Catholic, as well as a perceptive one, is evident from his Exhortation to Martyrdom addressed to two young ladies imprisoned with him, Saints Flora and Mary.

In it he urged, "They threaten to sell you as slaves and dishonor you, but be assured that they cannot injure the purity of your souls, whatever infamy they may inflict upon you. Cowardly Christians will tell you in order to shake your constancy that the churches are silent, deserted, and deprived of the sacrifice on account of your obstinacy. But be persuaded that for you the sacrifice most pleasing to God is contrition of heart, and that you can no longer draw back or renounce the truth you have confessed."

Flora and Mary were beheaded after receiving Eulogius's encouragement, but Eulogius and others were released a few days later. During the continued persecution the next seven years, Eulogius was tireless in bolstering the spirits of his fellow Christians. He collected a record, called the Memorial of the Saints, describing the sufferings of martyred saint to encourage the persecuted Christians. There had been a good deal of anti-Islamic agitation, and a church council in Córdova had warned Christians against deliberately provocative behavior. Saint Eulogius in an Apologia, defended martyrs who sought death by proclaiming their faith.

Eulogius was elected archbishop of Toledo, but never set foot within his see for Eulogius did not have to wait long for the destiny he urged on others. In 859, he was again arrested and was martyred for protecting Lucretia (Leocritia), a girl convert from Islam, whom the law condemned to death for apostasy. Eulogius attempted to evangelize the kadi before whom he was tried but to no avail. Sentence was immediately passed and he was beheaded. Lucretia was martyred four days later. After the translation of Eulogius's remains from Córdoba in 883, the bodies of Saints Lucretia and Eulogius rest together in the cathedral of Oviedo (Attwater, Benedictines, Delaney, Encyclopedia, Farmer).

In art, Saint Eulogius is a priest with a palm, book, sword in his breast, scimitar in his head, a Moor at his feet, and a missioner's cross. At times the picture may include (1) Saint Lucretia who was killed by the Moors with him; (2) Lucretia holding a palm and book with seven seals; (3) Eulogius holding a heart; (4) a whip; or (5) Saint Eulogius praying in the wilderness (Roeder). He is the patron of carpenters and coppersmiths (Roeder).


St. Eulogius of Cordova

Spanish martyr and writer who flourished during the reigns of the Cordovan Caliphs, Abd-er-Rahman II and Mohammed I (822-886). It is not certain on what date or in what year of the ninth century he was born; it must have been previous to 819, because in 848 he was a priest highly esteemed among the Christians of Catalonia and Navarre, and priesthood was then conferred only on men thirty years of age. The family of the saint was of the nobility and held land in Cordova from Roman times. The Mussulman rulers of Spain, at the beginning of the eighth century, tolerated the creed of the Christians and left them, with some restrictions, their civil rule, ecclesiastical hierarchy, monasteries, and property, but made them feel the burden of subjection in the shape of pecuniary exactions and military service. In the large cities like Toledo and Cordova, the civil rule of the Christians did not differ from that of the Visigothic epoch. The government was exercised by the comes (count), president of the council of senators, among whom we meet a similarly named ancestor of Eulogius. The saint, like his five brothers, received an excellent education in accord with his good birth and under the guardianship of his mother Isabel. The youngest of the brothers, Joseph, held a high office in the palace of Abd-er-Rahman II; two other brothers, Alvarus and Isidore, were merchants and traded on a large scale as far as Central Europe. Of his sisters, Niola and Anulona, the first remained with her mother; the second was educated from infancy in a monastery where she later became a nun.
After completing his studies in the monastery of St. Zoilus, Eulogius continued to live with his family the better to care for his mother; also, perhaps, to study with famous masters, one of whom was Abbot Speraindeo, an illustrious writer of that time. In the meantime he found a friend in the celebrated Alvarus Paulus, a fellow-student, and they cultivated together all branches of science, sacred and profane, within their reach. Their correspondence in prose and verse filled volumes; later they agreed to destroy it as too exuberant and lacking in polish. Alvarus married, but Eulogius preferred the ecclesiastical career, and was finally ordained a priest by Bishop Recared of Cordova. Alvarus has left us a portrait of his friend: "Devoted", he says, "from his infancy to the Scriptures, and growing daily in the practice of virtue, he quickly reached perfection, surpassed in knowledge all his contemporaries, and became the teacher even of his masters. Mature in intelligence, though in body a child, he excelled them all in science even more than they surpassed him in years. Fair in feature [clarus vultu], honest and honourable, he shone by his eloquence, and yet more by his works. What books escaped his avidity for reading? What works of Catholic writers, of heretics and Gentiles, chiefly philosophers? Poets, historians, rare writings, all kinds of books, especially sacred hymns, in the composition of which he was a master, were read and digested by him; his humility was none the less remarkable and he readily yielded to the judgment of others less learned than himself." This humility shone particularly on two occasions. In his youth he had decided to make a foot pilgrimage to Rome; notwithstanding his great fervour and his devotion to the sepulchre of the Prince of the Apostles (a notable proof of the union of the Mozarabic Church with the Holy See), he gave up his project, yielding to the advice of prudent friends. Again, during the Saracenic persecution, in 850, after reading a passage of the works of St. Epiphanius he decided to refrain for a time from saying Mass that he might better defend the cause of the martyrs; however, at the request of his bishop, Saul of Cordova, he put aside his scruples. His extant writings are proof that Alvarus did not exaggerate. They give an account of what is most important from 848 to 859 in Spanish Christianity, both without and within the Mussulman dominions, especially of the lives of the martyrs who suffered during the Saracenic persecution, quorum para ipse magna fuit. He was elected Archbishop of Toledo shortly before he was beheaded (11 March, 859). He left a perfect account of the orthodox doctrine which he defended, the intellectual culture which he propagated, the imprisonment and sufferings which he endured; in a word, his writings show that he followed to the letter the exhortation of St. Paul: Imitatores mei estote sicut et ego Christi. He is buried in the cathedral of Oviedo;

Sources
FUENTE, Hist. Ec.ca de España (1855), II, 124-26; FLOREZ, España Sagrada, X, 336-471; GAMS, Kirchengesch. Spaniens (1874), II, 229-38; MIGNE, P.L., CXV,704-966; SIMONET, Historia de los Mozárabes de España in Memorias de la Real Academia de la Historia, XIII, 357, 480 (Madrid, 1903); BAUDISSIN, Eulogius und Alvar (Leipzig, 1872); EBERT, Gesch. der lat. Litt. des Mittelalters (Leipzig, 1880), II, 300-05; BOURRET, Schola Cordubæ Christiana (Paris, 1858), 35-58.

Fita y Colomé, Fidel. "St. Eulogius of Cordova." The Catholic Encyclopedia. Vol. 5. New York: Robert Appleton Company,1909. 13 Sept. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/05604a.htm>.


Transcription. This article was transcribed for New Advent by WGKofron. In memory of Fr. John Hilkert, Akron, Ohio. Fidelis servus et prudens, quem constituit Dominus super familiam suam.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. May 1, 1909. Remy Lafort, Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.


Voir aussihttp://stmaterne.blogspot.com/2008/03/saint-euloge-de-cordoue-sceau-des.html