mercredi 28 mars 2012

Saint GONTRAN de BOURGOGNE, roi, moine et confesseur


Saint Gontran


Petit-fils de Clovis et roi de Bourgogne en 561, il connut cette époque féroce et cruelle où lui-même multiplia les crimes. Il tenta de se racheter par ses grandes libéralités envers les pauvres, qui le surnommèrent "le bon roi Gontran" et les églises. Reclus à la fin de sa vie au monastère Saint-Marcel de Chalon, il fut proclamé saint par son peuple. Saint Grégoire de Tours relate plusieurs miracles qu’il aurait opérés avant et après sa mort (en 593) et dont il fut lui-même témoin.


SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/03/28/14351/-/saint-gontran

Gontran, roi de Bourgogne

Né vers 525, fils du roi Clotaire Ier et petit-fils de Clovis, Gontran hérita du royaume de Burgondie en 561 ; son lot comprenait aussi l’Orléanais, le Berry, Arles et Marseille et sera augmenté, à la mort de son frère Caribert, en 567, de l’Avranchin, des villes de Saintes, Angoulême, Périgueux, Agen et Nantes, et encore d’une part de Paris… Ces partages ne pouvaient que susciter convoitises et violences. Le règne fut donc émaillé de luttes fratricides mais autant d’oeuvres charitables et pieuses. Gontran réunit plusieurs conciles à Lyon, Chalon, sa capitale et à Mâcon, se portant garant des canons (lois ecclésiastiques) édictés. Il remit Luxeuil à saint Colomban, donna de nombreux biens aux abbayes, fit construire diverses églises dont celle de Saint-Marcel où il fut enterré. Thaumaturge, c’est-à-dire qui guérit de façon miraculeuse, le « bon roi », ainsi que le surnomme son contemporain l’historiographe Grégoire, évêque de Tours, fut honoré comme un saint dans l’église chalonnaise et inscrit au calendrier liturgique jusqu’en 1765, à la date anniversaire de sa mort, le 28 mars 592.- MCB


Saint Gontran

Roi de Bourgogne ( 592)


Confesseur.

Petit-Fils de Clovis et roi de Bourgogne, il connut cette époque féroce et cruelle où la reine Frédégonde fit assassiner sa sœur, son beau-frère, son mari et l'évêque Prétextat. Clotaire II fit périr Brunehaut, reine d'Austrasie, en l'attachant à un cheval au galop. Lui-même, saint Gontran fit bien quelques écarts dans la fidélité conjugale, répudia sa femme, en vint à tuer son médecin, crimes qu'il ajoutait à bien d'autres. Et puis, il se convertit, pleura ses péchés pendant le reste de sa vie, racheta ses fautes par ses grandes libéralités envers les pauvres, qui le surnommèrent "le bon roi Gontran". Vers la fin de sa vie, il entra au monastère Saint Marcel de Chalon sur Saône. Peu après sa mort, il fut proclamé saint par son peuple.

À Chalon-sur-Saône, en 592, le trépas de saint Gontran, roi de Bourgogne, qui expia ses fautes dans la pénitence et la piété et multiplia les dons en faveur des pauvres, des églises et des monastères.

Martyrologe romain



Gontran ( mort en 592 )

Gontran est roi de Bourgogne (ou Burgonde) de 561 à 592 année de sa mort Il est le fils de Clotaire Ier et d'Ingonde. A la mort de son père, Gontran, est âgé de 30 ans environ, il reçoit en héritage l'ancien royaume Burgonde (que l'on commence à appeler la Bourgogne), augmenté au nord jusque Melun, du Berry, de l'Orléanais, quelques régions provençales : Arles et Marseille. Il fait d'Orléans sa capitale, qu'il transfère ensuite à Chalon-sur-Saône. Lors du décès de son frère Caribert, le 18 novembre 567, il peut acquérir Nantes, l'Avranchin et quelques cités d'Aquitaine, mais Paris reste dans l'indivision entre Sigebert Ier, Chilpéric Ier et lui. Gontran souffre de crises de violence soudaine ce qui explique peut-être son caractère instable (il tient tantôt avec l'un ou l'autre de ses frères). Mais il est considéré comme un bon roi et même le premier thaumaturge. Après l'assassinat de Galswinthe, il prend le parti de Sigebert contre Chilpéric. 571, nouvelle invasion Lombarde en Gaule. Le chef des armées de Gontran, Momble, les bat à Chamousse. 573, Gontran aide son frère Sigebert contre Chilpéric, lequel occupe les cités de Tours et de Poitiers, données à Sigebert lors du partage de 567. Chilpéric est battu. Gontran et Sigebert se fâchent. Gontran fait volte-face et se rapproche de Chilpéric qui reprend la lutte contre Sigebert, et réoccupe Tours et Poitiers. 575, Sigebert est tué, son fils Childebert, mineur, devient roi d'Austrasie, son oncle Gontran, dont les fils légitimes et illégitimes sont morts, décide de l'adopter et d'en faire son héritier. L'alliance entre l'oncle et le neveu a lieu en 577 à Pompierre, près de Neufchâteau. 579, Gontran et Childebert II réclament à nouveau à Chilpéric la restitution de l'Aquitaine, celui-ci fait la sourde oreille. L'alliance de l'oncle et du neveu ayant échouée, Childebert abandonne Gontran et se fait adopter par Chilpéric ! 582, Childebert réclame à Gontran la moitié de la ville de Marseille, qu'il lui a donnée à la mort de son père. Gontran la lui rend. 582, Chilpéric cherche à enlever à Gontran le Berry, après s'être déjà emparé de l'Agenais et du Périgord. 583, l'armée de Chilpéric et de Childebert attaque celle de Gontran à Châteaumeillant, mais est battue. 584, septembre, Chilpéric meurt en laissant un enfant de 4 mois, Clotaire, Frédégonde gouverne en son nom. Gontran reste seul, les autres fils de Clotaire étant morts, il peut agir en souverain surtout que Frédégonde, en automne est venue se mettre sous sa protection, Childebert, roi d'Austrasie, n'a que 14 ans. Gontran use de diplomatie pour sceller une alliance entre la Bourgogne et l'Austrasie, mais il doit s'opposer à Egidius (évêque de Reims) et au duc Gontran- Boson (duc austrasien au pouvoir, intrigant, ami de Mérovée, fils rebelle de Chilpéric. Il pousse Gondovald à mener une expédition contre la Gaule, puis l'abandonne. Il est hostile à Brunehaut et se réfugie auprès d'Agéricus, évêque de verdun. Il est condamné à mort.) Les Grands d'Austrasie essaient d'éliminer Gontran et proclament en décembre 584, un aventurier Gondovald qui se prétend le fils de Clotaire Ier ( il avait été recueilli par Caribert puis Sigebert, puis s'enfuit en Italie en 561). Gondovald s'empare de Périgueux, Angoulême, Toulouse et Bordeaux. 585, janvier, Gontran renouvelle avec son neveu Childebert II, qui vient d'avoir sa majorité, l'accord de Pompierre, l'incite à reconquérir son royaume aquitain contre Gondovald et l'exhorte à se débarrasser du parti austrasien. Gontran et Childebert battent Gondovald à Saint- Bertrand de Commines et l'exécutent. Ils envahissent la Septimanie afin de venger la mort de Herménégild. 587, l'armée de Gontran, dirigée par le chef Austrevald, échoue dans la lutte contre les Basques. Le 28 novembre Gontran et Childebert se rencontrent à Andelot, près de Chaumont, aux confins de la Bourgogne et de l'Austrasie, en présence de Brunehaut, les deux rois signent un traité par le quel, ils s'engagent à donne r leur royaume au survivant et une mutuelle assistance. 588 Lors de son expédition contre les Wisigoths d'Espagne, Gontran s'empare de Carcassonne, mais doit se retirer. La Septimanie reste aux Wisigoths. 592, le 28 mars, Gontran, roi de Bourgogne, meurt et suivant les accords d'Andelot, Childebert II hérite du royaume de son oncle. Il n'y a plus que deux royaumes : la Neustrie (gouvernée par Frédégonde), l'Austrasie et la Bourgogne réunis (gouvernés par Childebert II). Gontran est inhumé à l'abbaye de Saint Marcel, près de Chalon-sur-Saône.


Gontran était le petit-fils de Clovis et de Clotilde. Il hérite du royaume mérovingien qui, à partir d'Orléans, comprenait la Bourgogne, le Berry et une partie de la Provence. Dans les annales du 6e siècle, on trouve des pages très sombres, pleines de sang et de crimes. Les autres frères de Gontran étaient Charibert, Chilpéric et Sigebert, cruels et féroces ainsi que leurs épouses : il suffit de nommer Frédégonde. Dans ce milieu terrible, le roi Gontran montrait un coeur bon et généreux. Comme l'atteste l'historien réputé de cette époque Grégoire de Tours, il conserva toujours la pureté de sa foi. Il avait surtout à se préserver de ses proches : la politique de cette époque était celle de la "liquidation" réciproque !

Le "bon roi Gontran" réorganise son royaume en faisant de Chalon-sur-Saône sa capitale. Il contribue à la fondation de plusieurs monastères, dont l'abbaye de Luxeuil avec saint Colomban, et jusqu'en Suisse à Agaune dans le Valais. Gontran fut artisan de paix et de réconciliation, non seulement dans l'exercice difficile de la politique mais aussi dans le pardon héroïque ; ainsi envers ceux qui, pour le priver d'héritiers, avaient supprimé ses enfants au berceau. Plein de compassion pour les malheureux, le roi Gontran le manifeste notamment en 580, quand ses États furent ravagés par une dysenterie contagieuse appelée "feu de saint Antoine". Il s'impose alors des jeûnes rigoureux, fait le sacrifice de sa vie pour ses sujets et organise les secours. Il termina sa vie à Chalon le 28 mars 592. 

Gontran est un nom d'origine germanique ; il vient de gund = guerre et de Ans, nom d'une divinité teutonne.

Rédacteur: Frère Bernard Pineau, OP




Jean Fouquet (1420–1480). Entretien entre saint Gontran et Childebert II. Trahison de Mummol Grandes Chroniques de France, enluminées par Jean Fouquet, Tours, vers 1455-1460. Paris, BnF, département des Manuscrits, Français 6465, fol. 45v. (Quatrième Livre) Entretien entre saint Gontran et Childebert II Devant les dignitaires de sa cour, Gontran, sans héritier, s'adresse à son neveu Childebert qu'il vient de nommer son successeur. Trahison de Mummol (en arrière-plan) Lors du siège de Saint-Bertrand-de-Comminges par le roi Gontran, Mummol trahit et livre le prince franc Gondevald.

Gontran est à l’origine du diocèse de Maurienne. C’est sous son règne que sainte Thècle apporte les reliques de Saint Jean-Baptiste
Son histoire :
Né en 525, Gontran est le second fils de Clotaire Ier et donc le petit fils de Clovis et de sainte Clotilde. A la mort de Clotaire en 561, le royaume des Francs est partagé entre ses quatre fils ; Gontran reçoit la Bourgogne et plusieurs territoires dont la Savoie. Sa capitale est Chalon-sur-Saône.
Gontran a été mêlé à toutes les luttes d’influence entre ses frères, chacun voulant réunifier le domaine franc à son profit. Très généreux envers les évêchés et les monastères, il fait aussi d’importantes donations aux abbayes. D’après une veille tradition, lors d’un voyage à Rome, il trouve un trésor en vallée d’Aoste et s’en sert pour restaurer de nombreuses églises valdotaines détruites par les Barbares.
Mais surtout Gontran est à l’origine du diocèse de Maurienne. C’est sous son règne que sainte Thècle apporte les reliques de saint Jean Baptiste. A cette époque les Lombards ont pénétré en Italie ; ils occupent toute la plaine du Pô et menace la province cottienne (capitale Suse) dont fait partie la Maurienne. En 574, Gontran, victorieux des Lombards, rattache cette province à son royaume et fonde un évêché en Maurienne sur le versant français des Alpes plus facile à protéger contre les Lombards : le nouvel évêque est Felmase, qui porte le titre d’évêque de Suse et de Maurienne.
Son culte :
Grégoire de Tours (mort en 594) fait l’éloge de son contemporain le bon roi Gontran, généreux envers l’Eglise et envers les pauvres. Gontran meurt le 28 mars 592 ; enterré à Chalon-sur-Saône, il est vénéré très tôt, dès le VIIe siècle, comme un saint à qui on attribue de nombreux miracles. En vallée d’Aoste, il est mentionné dès le XIIIe siècle dans le martyrologe de la cathédrale, où il y a encore une belle statue ; sa fête était solennellement célébrée jusqu’en 1967.
La Maurienne lui voue un culte particulier. Saint Gontran est représenté sur un vitrail et sur un haut dossier des stalles de la cathédrale de Saint-Jean, qui possédait jusqu’à la Révolution un de ses bras. Dans le Bréviaire de 1512, la litanie des saints porte une invocation à saint Gontran. Supprimé à partir de la Révolution, la fête de saint Gontran est rétablie en 1858 par Mgr Vibert ; elle figure toujours au Propre des diocèses de Savoie à la date du 28 mars.
Autrefois, saint Gontran était vénéré à Villargondran par une fête solennelle, approuvée en 1721 par Mgr de Masin. Une vieille tradition prétendait que cette paroisse proche de Saint-Jean aurait été fondée par Gontran, qui avait donné son nom au village. En fait, l’éponyme de ce village est Gondran, nom assez répandu au moyen-âge, qui se retrouve en Maurienne dans un lieu-dit près de Saint-Jean et dans un hameau de La Chapelle. En Bretagne, une commune s’appelle Saint-Gondran ; aucun saint n’est appelé Gondran et son éponyme est Gordien (santus Gordianus dans les anciens cartulaires).
SOURCE : http://paroissecathedralemaurienne.com/Saint-Gontran

Guntramnus, King (RM)

(also known as Contran, Gontran, Gontram, Gunthrammus)

Died March 28, 592. Saint Guntramnus, son of King Clotaire and Saint Clothildis, was crowned king of Orléans and Burgundy in 561, while his brothers Charibert reigned in Paris and Sigebert at Metz. In general, his life was that of a peacemaker. He protected his nephews against the wickedness of the dowager queens, Sigebert's Brunehault and Chilperic's Fredegonde.

But he had a period of intemperance. He divorced his wife, Mercatrude, and hastily ordered the execution of his physician. He was overcome with remorse and lamented these sins for the rest of his life, both for himself and for his nation. In atonement, he fasted, prayed, wept, and offered himself to the God he had offended.

Throughout the balance of his prosperous reign he gave examples of how the maxims of the Gospel could be rendered into effective policy. He was the protector of the oppressed, care-giver to the sick, and the tender parent to his subjects. He was open-handed with his wealth, especially in times of plague and famine. He strictly and justly enforced the law without respect to person, yet was ever ready to forgive offenses against himself, including two attempted assassins.

Guntramnus munificently built and endowed many churches and monasteries. Saint Gregory of Tours relates many miracles performed by the king, both before and after his death, some of which he witnessed himself. At the time of his death, Guntramnus had reigned for 31 years. Almost immediately he was proclaimed a saint by his subjects. He was buried in the church of Saint Marcellus, which he had founded. The Huguenots, who scattered his ashes in the 16th century, left only his skull untouched in their fury. It is now kept there in a silver case (Attwater2, Benedictines, Husenbeth)

In art, Saint Guntramnus is depicted as a king finding treasure and giving it to the poor. Sometimes there may be three treasure chests before him, a globe, and cross on one (Roeder). 



March 28

St. Gontran, King and Confessor

HE was son of King Clotaire, and grandson of Clovis I. and St. Clotildis. Being the second son, whilst his brothers Charibert reigned at Paris, and Sigebert in Austrasia, residing at Metz, he was crowned King of Orleans and Burgundy in 561, making Challons on the Saone his capital. When compelled to take up arms against his ambitious brothers and the Lombards, he made no other use of his victories, under the conduct of a brave general called Mommol, than to give peace to his dominions. He protected his nephews against the practices of the wicked dowager queens, Brunehault of Sigebert, and Fredegonde of Chilperic, the firebrands of France. The putting to death the physicians of the queen at her request, on her death-bed, and the divorcing his wife Mercatrude, are crimes laid to his charge, in which the barbarous manners of his nation involved him: but these he effaced by tears of repentance. He governed his kingdom, studying rather to promote the temporal happiness of others than his own, a stranger to the passions of pride, jealousy, and ambition, and making piety the only rule of his policy. The prosperity of his reign, both in peace and war, condemns those who think that human policy cannot be modelled by the maxims of the gospel, whereas nothing can render a government more flourishing. He always treated the pastors of the church with respect and veneration, regarding them as his fathers, and honouring and consulting them as his masters. He was the protector of the oppressed, and the tender parent of his subjects, whom he treated as his children. He poured out his treasures among them with a holy profusion; especially in the time of a pestilence and famine. He gave the greatest attention to the care of the sick. He fasted, prayed, wept, and offered himself to God night and day, as a victim ready to be sacrificed on the altar of his justice, to avert his indignation, which he believed he himself had provoked, and drawn down upon his innocent people. He was a severe punisher of crimes in his officers and others, and, by many wholesome regulations, restrained the barbarous licentiousness of his troops; but no man was more ready to forgive offences against his own person. He contented himself with imprisoning a man who, through the instigation of Queen Fredegonde, had attempted to stab him, and he spared another assassin sent by the same wicked woman, because he had taken shelter in a church. With royal magnificence he built and endowed many churches and monasteries. St. Gregory of Tours relates many miracles performed by him, both before and after his death, to some of which he was an eye-witness. This good king, like another penitent David, having spent his life after his conversion, though on the throne, in the retirement and penance of a recluse, (as St. Hugh of Cluny says of him, exhorting King Philip I. to imitate his example,) died on the 28th of March, in 593, in the sixty-eighth year of his age, having reigned thirty-one and some months. He was buried in the church of St. Marcellus, which he had founded. The Huguenots scattered his ashes in the sixteenth century: only his skull escaped their fury, and is now kept there in a silver case. He is mentioned in the Roman Martyrology. See St. Gregory of Tours, Fredegarius, and Baillet.

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume III: March. The Lives of the Saints.  1866.


Voir aussi :