samedi 10 mars 2012

Sainte MARIE EUGÉNIE de JÉSUS, religieuse et fondatrice



Sainte Marie-Eugénie Milleret de Brou, religieuse

Née à Metz le 25 août 1817, comblée dans une famille incrédule dont le père voltairien est un haut-fonctionnaire et la mère, excellente éducatrice, ne pratique que le formalisme religieux, elle connaîtra une véritable rencontre mystique avec Jésus-Christ au jour de sa première communion. Ses parents se séparent en 1831 et elle vient à Paris avec sa mère qui y meurt l’année suivante. L'adolescente connaît alors le désarroi et la solitude. Durant le carême 1835, elle retrouve la lumière en entendant l'abbé Lacordaire prêcher à Notre-Dame. Elle se passionne alors pour le renouveau du christianisme de Lamennais, de Montalembert et de ses amis. A partir de 1839, l'abbé Combalot l’accompagne dans la fondation d’une congrégation dédiée à Notre-Dame de l'Assomption, pour former les jeunes filles des milieux dirigeants, irréligieux pour la plupart. Puis elle rencontre l'abbé d'Alzon qui fondera les Pères de l'Assomption en 1845. Les fondations se multiplient à travers le monde. Les «Constitutions» de la Congrégation de l'Assomption seront définitivement approuvées en 1888. Quand elle découvre l'impuissance de la vieillesse, «un état où ne reste plus que l'amour», elle s'efface peu à peu. «Je n'ai plus qu'à être bonne.» Sa santé s'altère. Vaincue par la paralysie en 1897, elle n'aura plus que son regard pour le dire. Elle meurt le 10 mars 1898, à Paris.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/03/10/5515/-/sainte-marie-eugenie-milleret-de-brou-religieuse

BIENHEUREUSE MARIE EUGENIE DE JESUS

(1817 - 1898)

La bienheureuse Marie-Eugénie de Jésus Milleret naquit à Metz le 26 août 1817, elle partagea son enfance entre l'hôtel particulier des Milleret de Brou et la vaste propriété de Preisch, aux frontières du Luxembourg, de l'Allemagne et de la France. Comblée, dans une famille non-croyante dont le père voltairien est un haut-fonctionnaire et la mère, excellente éducatrice, ne pratique que le formalisme religieux, elle connaîtra une véritable rencontre mystique avec Jésus Christ le jour de sa première communion, à Noël, en 1829.

Après 1830, son père, ruiné, doit vendre la propriété de Preisch, puis l'hôtel de Metz. Ses parents se séparent; elle va à Paris avec sa mère qui sera emportée brutalement par le choléra en 1832. Elle est recueillie dans une riche famille d'amis, à Châlons. L'adolescente de 17 ans connaît alors le désarroi et la solitude dans les mondanités qui l'entourent: "Je passai quelques années à me questionner sur la base et l'effet des croyances que je n'avais pas comprises... Mon ignorance de l'enseignement de l'Eglise était inconcevable et pourtant j'avais reçu les instructions communes du catéchisme" (Lettre à Lacordaire - 1841)

Son père la fait revenir à Paris. Durant le carême 1836, elle retrouve la lumière en entendant l'abbé Lacordaire prêcher à Notre-Dame. "Votre parole me donnait une foi que rien ne devait plus faire vaciller". "Ma vocation date de Notre-Dame" dira-t-elle plus tard. Elle se passionne alors pour le renouveau du christianisme de Lamenais, de Montalembert et de ses amis.

Parmi eux, l'abbé Combalot dont elle entend les prédications à Saint-Sulpice en mars 1837. C'est à Saint-Eustache qu'elle le rencontre pour la première fois. Il rêvait de fonder une congrégation dédiée à Notre-Dame de l'Assomption, pour former les jeunes filles des milieux dirigeants, non-croyants pour la plupart. Elle rêvait de réaliser une vocation religieuse mais elle hésite d'abord à le suivre, puis elle accepte.

Il l'envoie en formation chez les Visitandines de la Côte Saint-André (Isère) qui la marquent de l'esprit et de la spiritualité de saint François de Sales. En octobre 1838, c'est la rencontre avec l'abbé d'Alzon qui fondera les Pères de l'Assomption en 1845. Cette grande amitié durera 40 ans. Elle a déjà, précises dans son esprit, les bases de sa pédagogie: elle récuse une éducation mondaine où l'instruction profane est au rabais; elle veut un christianisme authentique et non un vernis superficiel; elle entend donner aux jeunes filles une formation de tout l'être à la lumière du Christ. En avril 1839, elles sont deux jeunes filles à se réunir dans ce but, dans un petit appartement, rue Férou, à Paris; en octobre, elles se retrouvent bientôt à quatre dans une maison de la rue de Vaugirard, étudiant la théologie, l'Ecriture Sainte et les sciences profanes. Kate O'Neill, une irlandaise, est déjà là, elle qui prendra le nom religieux de Thérèse-Emmanuel; sa forte personnalité accompagnera Marie-Eugénie de Jésus de son amitié et de son aide durant toute sa vie. Les sœurs se séparent définitivement de l'abbé Combalot en mai 1841. Sa direction fantasque et son manque de mesure vis-à-vis de l'Archevêque de Paris risquaient de tout compromettre. Mgr Affre leur offre l'appui de son Vicaire général, Mgr Gros. C'est une libération. Les sœurs reprennent leurs études et font leur profession religieuse le 14 août 1841.

Leur pauvreté est grande et la communauté ne se développe pas. Ce qui n'empêche pas sœur Marie-Eugénie, d'ouvrir une première école, au printemps 1842, impasse des Vignes. Puis elle s'installe à Chaillot, car la communauté grandit, toujours plus internationale. Elle se plaint parfois des prêtres et des laïcs trop repliés sur leur piété: "Leur cœur ne bat pour rien de large".

Sa relation avec l'Abbé d'Alzon s'approfondit. Pétri des idées de Lamennais, fort de Jésus Christ, attaché à l'Eglise, il l'entraîne; elle le modère. Il est combatif; elle le nuance.

Les fondations se multiplient à travers le monde. Rome reconnaît la Congrégation des Religieuses de l'Assomption en 1867. Les "Constitutions" seront définitivement approuvées le 11 avril 1888. La mort du P. d'Alzon, en 1880, est l'annonce du dépouillement qu'elle avait reconnu nécessaire en 1854: "Dieu veut que tout tombe autour de moi". Sœur Thérèse-Emmanuel disparaît à son tour le 3 mai 1888, et sa solitude se creuse davantage. La croissance de la Congrégation est une lourde charge pour elle. Entre 1854 et 1895, de nouvelles communautés naissent en France, puis des fondations en Angleterre, en Espagne, en Nouvelle-Calédonie, en Italie, en Amérique latine et aux Philippines. Elle enchaîne voyages, constructions, consultations, décisions...

Les religieuses seront des enseignantes s'adaptant aux besoins devant lesquels les place l'évolution de la vie et de l'Eglise, sans pour autant se départir des observances monastiques.

Quand elle découvre l'impuissance de la vieillesse, "un état où ne reste plus que l'amour", elle s'efface peu à peu. "Je n'ai plus qu'à être bonne". Sa santé s'altère. Vaincue par la paralysie en 1897, elle n'aura plus que son regard pour le dire. Le 10 mars 1898, elle rejoint le Christ ressuscité qui, sur terre, était son unique passion.

Elle a été béatifiée le 9 février 1975, à Rome, par le Pape Paul VI.


Le 18 décembre 2006, le Pape Benoît XVI reconnait l'authenticité d'un miracle dû à son intercession: cette reconnaissance ouvre la voie à sa canonisation qui est accordée le vendredi 23 février 2007, au cours d'un consistoire public de Cardinaux. le Pape Benoît XVI canonisera Marie-Eugénie Milleret de Brou le 3 juin 2007, en la Basilique Saint Pierre, à Rome, en même temps que 3 Prêtres: Simon de Lipnica (+ en 1483), Charles de Saint Andrew (+ en 1893), et Gorgio Preca (+ en 1962).

Sainte Marie-Eugénie Milleret

Fondatrice des Religieuses de l'Assomption ( 1898)

Née à Metz le 25 août 1817, elle partagea son enfance entre l'hôtel particulier des Milleret de Brou et la vaste propriété de Preisch, aux frontières du Luxembourg, de l'Allemagne et de la France. Comblée dans une famille incrédule dont le père voltairien est un haut-fonctionnaire et la mère, excellente éducatrice, ne pratique que le formalisme religieux, elle connaîtra une véritable rencontre mystique avec Jésus-Christ au jour de sa première communion: «Je ne l'ai jamais oublié.» 


En 1830, son père ruiné doit vendre la manoir de Preisch puis l'hôtel de Metz. Ses parents se séparent en 1831 et elle vient à Paris avec sa mère qui sera emportée brutalement par le choléra en 1832. Elle est recueillie dans une riche famille amie, à Châlons. L'adolescente de 17 ans connaît alors le désarroi et la solitude dans les mondanités qui l'entourent: «Je passai quelques années à me questionner sur la base et l'effet des croyances que je n'avais pas comprises... Mon ignorance de l'enseignement de l'Eglise était inconcevable et pourtant j'avais reçu les instructions communes du catéchisme.» (Lettre à Lacordaire - 1841) 

Son père la fait revenir à Paris. Durant le carême 1835, elle retrouve la lumière en entendant l'abbé Lacordaire prêcher à Notre-Dame. «Votre parole me donnait une foi que rien ne devait plus faire vaciller.» «Ma vocation date de Notre-Dame» dira-t-elle plus tard. Elle se passionne alors pour le renouveau du christianisme de Lamennais, de Montalembert et de ses amis. Parmi eux, l'abbé Combalot dont elle entend les prédications à Saint-Eustache en mars 1837. Il rêvait de fonder une congrégation dédiée à Notre-Dame de l'Assomption, pour former les jeunes filles des milieux dirigeants, irréligieux pour la plupart. Elle rêvait de réaliser une vocation religieuse. Elle hésite d'abord à le suivre, puis elle acquiesce.

En avril 1839, elles sont deux à se réunir pour cela rue Férou dont le changement de numérotation rend difficile la localisation et se retrouvent bientôt quatre dans un appartement, 104 rue de Vaugirard, étudiant la la théologie, l'Ecriture Sainte et les sciences profanes. Kat O'Neill, une irlandaise, est déjà là qui prendra le nom religieuse de Thérèse-Emmanuel et dont la forte personnalité l'accompagnera toute sa vie de son amitié. Et c'est la rencontre avec l'abbé d'Alzon qui fondera les Pères de l'Assomption en 1845. Cette grande amitié durera 40 ans. Pétri des idées de Lamennais, force de Jésus-Christ, attaché à l'Eglise, il l'entraîne; elle le modère. Il est combatif; elle le nuance. Les fondations ne se comptent plus à travers le monde.

Rome reconnaît cette nouvelle congrégation en 1867. Les «Constitutions» de la Congrégation de l'Assomption seront définitivement approuvées le 11 avril 1888. Quand elle découvre l'impuissance de la vieillesse, «un état où ne reste plus que l'amour», elle s'efface peu à peu. «Je n'ai plus qu'à être bonne.» Sa santé s'altère. Vaincue par la paralysie en 1897, elle n'aura plus que son regard pour le dire. Le 10 mars 1898, à Paris, elle rejoint le Christ ressuscité, qui, sur terre, était son unique passion. 


- A Rome, le samedi 16 décembre 2006, le Pape Benoît XVI a autorisé la Congrégation des Causes des Saints à promulguer le Décret relatif au miracle attribué par l’intercession de la Bienheureuse Marie-Eugénie de Jésus (Anne-Eugénie Milleret de Brou) fondatrice des Religieuses de l’Assomption.


- Sainte Marie-Eugénie Milleret (1817-1898) Fondatrice des Religieuses de l'Assomption à 21 ans, cette pédagogue engagée dans l'éducation des jeunes filles a été canonisée par Benoît XVI le 3 juin 2007.


- Anne-Eugénie Milleret est née à Metz, le 25 août 1817, de Jacques Milleret et d’Eugénie de Brou. Elle fut baptisée dans la chapelle du château de Preisch (paroisse de Basse-Rentgen). Après la mort de ses parents, elle se rendit à Paris. Le 30 avril 1839, elle fonda la première communauté de l’Assomption et, au printemps 1842, le premier pensionnat. Elle devint alors Mère Marie-Eugénie de Jésus. (Dossier de presse - Canonisation de Marie-Eugénie de Jésus (Anne-Eugénie Milleret de Brou) - Fondatrice des Religieuses de l'Assomption - 1817 (Metz) – 1898 (Paris) - 3 juin 2007 à Rome - diocèse de Metz)






À Paris, en 1898, sainte Marie-Eugénie de Jésus (Anne-Eugénie Milleret de Brou), vierge, fondatrice de la Congrégation des Sœurs de l’Assomption, pour l’éducation chrétienne des jeunes filles.

Martyrologe romain

La vieillesse, un état où il ne reste plus que l’amour. Je n’ai plus qu’à être bonne.
Sainte Marie Eugénie Milleret


Sainte Marie-Eugénie Milleret (1817-1898)

Former l'intelligence avec l'éclairage de la foi

Fondatrice des Religieuses de l'Assomption à 21 ans, cette pédagogue engagée dans l'éducation des jeunes filles a été canonisée par Benoît XVI le 3 juin 2007.
Elévation de la Sainte Vierge au ciel après sa mort.

À chaque époque de l'histoire, et particulièrement pendant les périodes de crises et de mutations, l'Esprit Saint suscite des réponses neuves aux questions qui se posent et inspire des initiatives apostoliques pour répondre aux défis posés.
En relisant la vie de Marie-Eugénie Milleret, fondatrice à 21 ans des Religieuses de l'Assomption, récemment canonisée à Rome, nous découvrons un personnage étonnamment moderne dont l'itinéraire semble tracé au gré des « inattendus de Dieu ». Issue d'une famille bourgeoise non pratiquante et profondément marquée par la philosophie des Lumières, elle vit au milieu du XIXe siècle ce que bien des jeunes vivent de nos jours : un père souvent absent, des parents qui se séparent... Après la disparition de sa mère emportée par le choléra, elle traverse une période sombre où se mêlent souffrance, sentiment de solitude, soif de vérité et recherche du sens de l'existence.
Dans le contexte relativement hostile, voire anticlérical, qui règne alors à Paris, c'est en écoutant Lacordaire prêcher une conférence de carême à Notre-Dame qu'elle se convertit. Bien avant qu'on ne parle de féminisme, Marie-Eugénie ressent l'urgence de donner la priorité à l'éducation des femmes, si négligée à son époque. Elle s'engage donc dans l'éducation des jeunes filles de la haute société avec un principe essentiel : former l'intelligence avec l'éclairage de la foi. Il s'agit pour elle de transformer la société en transformant la mentalité des jeunes filles de son époque. L'Évangile a cette capacité : plus nous nous laissons pétrir par les valeurs évangéliques, plus nous devenons ferments de transformation autour de nous.
Marie-Eugénie étonne par sa vision novatrice de la pédagogie : elle souhaite que les enseignants s'adaptent à la personnalité de chaque élève, elle organise des groupes d'élèves chargés d'aider les autres ou de s'occuper d'œuvres charitables... Innovante, elle est aussi consciente qu'il faut puiser dans les richesses spirituelles de l'Église : « Il faut aimer l'Église dans son enseignement, dans tous ses usages, dans son histoire, dans ses traditions, dans ses dévotions ; il faut l'aimer dans tout ce qu'elle nous propose, dans ce qu'elle a été, dans ce qu'elle est aujourd'hui. » Un conseil à méditer !

Mgr Jean-Yves Nahmias
Évêque auxiliaire de Paris
St Marie Eugenie was a remarkable woman. From its foundation in 1839, she led the Assumption for fifty five years. Her story is that of a woman who, springing from an irreligious background, came to understand that each one of us is called by God to a unique way of service, and that hers was to inspire countless others to strive for the building of the Kingdom of God through education. Her life is marked by her three great loves – for Jesus Christ, for Mary the Mother of Jesus and our mother and for the Church.

A first call

Anne Eugenie Milleret, later to become Sr. Marie Eugenie of Jesus foundress of the Religious of the Assumption, was born in Metz in northern France in 1817. Her family was privileged, wealthy, politically involved, and irreligious. She was baptised, however, and her first communion at the age of twelve was an extraordinary spiritual experience.

As she returned from the altar rails, worried that she would not find her mother in the crowd, she heard a voice within her saying: you will lose your mother, but I shall be for you more than a mother. A day will come when you will leave everything you love in order to glorify me and serve this Church that you do not know.

And that was how it was. When she was thirteen a reversal in family fortunes saw her father’s bankruptcy, the separation of her parents and the departure of Anne Eugenie to Paris with her mother. Two years later her mother died of cholera after only a few hours of illness and at the age of fifteen Anne Eugenie was alone. She was boarded out with different families and although outwardly she was happy enough, inwardly she was miserable.

"Each one of us has a mission on earth.”

Then God intervened. It was the custom to attend special sermons during Lent and she chose to go to the cathedral of Notre Dame, where the young and already famous Lacordaire was preaching. He spoke to her heart. She realised that she must give her life to God. As she said later, my vocation dates from Notre Dame. What was she to do? She wrote to Lacordaire: Each one of us has a mission on earth. But what was hers? He advised patience, reading and prayer. It was only the next year that chance – or the hand of God – brought her into contact with Fr. Combalot. And the rest, as they say, is history.

Two great friendships

She was helped by two great friendships. The first was with one of the very first sisters, Kate O’Neill, who as Sr. Therese Emmanuel, co-foundress of the Congregation, was her constant help and support.

The second was a priest, Emmanuel d’Alzon, just a few years older than her. Marie Eugenie had been introduced to him by Combalot before the Congregation started. So when the relationship with Combalot became very difficult, she was able to turn to him for help. To the extent of the possible – he lived 500 miles away – he agreed to help and support her and thus began a friendship and partnership that was to last until his death nearly 40 years later. In the beginning it was he who supported her, but as time went on she would be just as likely to be giving him advice. She encouraged him to found a Congregation of men: the Augustinians of the Assumption. But above all they helped each other to become holy. As he said of her: “If I have given anything, I have also received a great deal”. And when he died in 1880 she wrote to her sisters: “What I shall see eternally in Father d’Alzon is his love for Jesus Christ, his devotion to the Church, his zeal for souls.”

I am looking at my Lord. It is in looking at Him that we learn how to love.”

Marie Eugenie led the Assumption for fifty-five years. Her life was full. Her first priority was for her sisters: their happiness, their formation, their work. She was concerned for their health – more than two hundred sisters were to die before she did, often young and of tuberculosis.

She was constantly travelling from community to community, encouraging, consoling and challenging. As the Congregation became known, she was invited to start more and more communities. She saw her work as being always in and for the Church, and her loyalty to it was absolute.

The last few years of her life were spent in increasing retirement. Gradually her health failed. Her legs refused to carry her and her speech also slowed, so that at the end she could only occasionally say a few words. Those around her were struck by her gentleness and patience. One day she managed to say: I am looking at my Lord. It is in looking at Him that we learn how to love. She died, surrounded by her sisters, on the 10th March 1898.