vendredi 10 février 2012

Sainte SCHOLASTIQUE, vierge et moniale bénédictine




Sainte Scholastique, vierge

Scholastique était la sœur de Saint Benoît, le législateur des moines d'Occident. Elle mena la vie consacrée au pied du Mont-Cassin, où Benoît avait fondé son célèbre monastère, et elle précéda de peu son frère dans la mort (547). C'est pourquoi les moniales bénédictines honorent Scholastique comme leur Mère spirituelle. Sainte Scholastique est la patronne de la ville du Mans depuis que saint Aygulphe ramena son corps du Mont-Cassin au VIIème siècle, en même temps que celui de son frère qui assura la réputation de l’abbaye Saint-Benoît-sur-Loire.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/02/10/4825/-/sainte-scholastique-vierge

Sainte Scholastique

Moniale, sœur de saint Benoît (+543)

Sainte Scholastique était la sœur de saint Benoît, patriarche des moines d'Occident. Jeune encore, elle fit, au foyer paternel, de grands progrès dans la vertu. Loin d'imiter les illusions des filles du siècle, elle méprisa la beauté, les richesses, l'alliance des plus grands princes pour s'allier à Jésus-Christ.

Suivre Benoît dans la solitude était son unique aspiration. Elle se consacra à Dieu dès sa plus tendre jeunesse, et elle se rapprocha de son frère, quand il se fut établi au Mont-Cassin, afin de profiter de ses leçons et de ses exemples.

Benoît ne consentait à voir sa sœur qu'une fois par an, avant le carême, et alors la sainte sortait de son cloître, et le frère, de son côté, allait au-devant de la sœur; ils se rejoignaient sur le flanc de la montagne, et on voit encore le petit sanctuaire érigé, croit-on, sur les ruines de la chaumière où saint Benoît et sainte Scholastique eurent leur suprême entretien resté si célèbre.

Le 9 février 543, Scolastique était allée visiter son frère, comme de coutume. La journée se passa dans de grandes conversations, et la nuit arriva sans qu'ils s'en aperçussent. "Il est trop tard pour vous retirer, dit la sainte à son frère ; parlons jusqu'à l'aurore des joies de la vie céleste. Que dites-vous là, ma sœur ? reprit Benoît ; je ne puis passer la nuit hors de mon couvent."

Scholastique, affligée de ce refus, se pencha sur la table, et, la tête entre ses mains, pria Dieu en versant d'abondantes larmes. Sa prière fut si promptement exaucée, que le tonnerre grondait déjà quand elle releva la tête, et que la pluie tombait par torrents, bien que le ciel fût auparavant serein et sans nuage : "Qu'avez-vous fait, ma sœur ? dit l'homme de Dieu. Je vous ai supplié, dit Scholastique, et vous n'avez pas voulu m'écouter ; j'ai invoqué Notre-Seigneur, et voilà qu'il m'exauce."

Dans l'impossibilité de sortir, Benoît resta par force ; les deux Saints veillèrent toute la nuit, s'entretenant du bonheur des élus. Le lendemain, la vierge retourna à son couvent, et, Benoît à son monastère ; mais le troisième jour, l'homme de Dieu, dans sa cellule, élevant les yeux en haut, vit l'âme de sa sœur s'envoler dans les airs sous la forme d'une colombe.

Benoît voulut faire déposer le corps de sa sœur dans le tombeau qu'il avait préparé pour lui, afin que leurs corps fussent unis dans la mort comme leurs âmes l'avaient été dans la vie.

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L'Histoire nous a laissé peu de détails sur la vie de sainte Scholastique Nous savons qu'elle sortait de la famille patricienne des Anicius. Son père se nommait Eutrope, et sa mère Abondantia. Celle-ci mourut en la mettant au monde le même jour que saint Benoît, son frère, à Nurcie, petite ville de l'Italie, en 480. Dieu les dédommagea d'une si grande privation, en inspirant à Eutrope tous les dévouements de l'affection la plus tendre. Ce père chrétien éleva ses enfants dans les délicatesses de la vertu et les sentiments de la foi la plus vive. Aux qualités du cœur, il voulut joindra la culture de l'esprit en rapport avec leur position de fortune et la noblesse de leur rang. Benoît fut envoyé, jeune encore, à Rome pour y faire ses études; sa nourrice l'y accompagna plutôt pour sauvegarder son innocence que pour lui donner les soins réclamés par son âge. Eutrope pensait, avec raison, qu'une conduite régulière est, pour un écolier, la meilleure garantie des progrès dans les sciences humaines.

Nourri des saintes et vigoureuses leçons du foyer domestique, Benoît voulut, avant tout, rester disciple de Jésus-Christ. Sa piété fut son salut. En ce temps-là, il est vrai, la science ne délirait point jusqu'à vouloir chasser Dieu de l'école; mais alors, comme toujours, il se trouvait dans cette bouillante jeunesse de trop nombreux partisans d'une vie sans règle et sans frein. C'est pourquoi Benoit, craignant l'entraînement de l'exemple, conçut le projet de quitter le monde. Il sortit de Rome à l'âge de seize ans, prit le chemin du désert et gagna les montagnes de Subiaco, où il passa trois années dans une caverne profonde, s'initiant à la vie monastique, dont il devait être bientôt, au Mont Cassin, une des gloires les plus pures et l'un des maîtres les plus célèbres.

Do son côté, Scholastique, justifiant son nom, qui vont dire écolière de Dieu, par une sagesse vraiment surnaturelle, comprit bien vite quo rien n'importe plus à l'homme ici-bas que de s'occuper de la grande affaire du salut éternel. La privation des caresses maternelles fit faire à ces idées un tel progrès dans son âme que les joies, les honneurs et les richesses lui apparurent de bonne heure comme de brillantes vanités. Elle songeait à se consacrer au Seigneur lorsque la détermination de son frère la rendit seule héritière d'une des plus grandes fortunes de cette époque. Dès lors, son éducation, ses rares qualités lui permettaient d'attendre la recherche des plus illustres patriciens. Mais, calme et le regard au ciel, ne voulant rien du monde et voulant tout de Dieu, elle se montra doublement soeur de saint Benoît en prenant Jésus-Christ pour son unique époux.

Quelques auteurs pensent que Scholastique demeura dans la maison paternelle aussi longtemps que la vieillesse d'Eutrope réclama les soins de sa piété filiale; et qu'elle s'y rendit de plus en plus digne de sa vocation par la pratique des oeuvres de miséricorde. D'autres, au contraire, affirment qu'Eutrope, quoi que éprouvé par la mort prématurée de son épouse, et sous le poids du sacrifice récent de son fils, donna a Dieu sans hésiter ses dernières espérances et son dernier soutien. Quoi qu'il en soit, cette noble vierge obéit aux inspirations de la grâce et subordonna sa détermination aux conseils du directeur de sa conscience. Aussitôt qu'elle put mener la vie solitaire, elle fit bâtir le couvent de Sainte Marie de Plombarioles, a six kilomètres de celui de son frère, et situé dans une de ces collines qui s'enfoncent dans les plis de l'horizon montagneux que domine la cime vaste et arrondie du Mont Cassin.

Plusieurs jeunes filles, dont elle avait été le modèle à Nurcie, la suivirent dans sa retraite. L'éclat de ses vertus en attira d'autres encore des pays voisins, de sorte que Scholastique se trouva, au bout de quelques années, à la tête d'une communauté nombreuse, qu'elle dirigea dans les voies de la plus haute perfection. Pour elle, c'était par les conseils de son bienheureux frère qu'elle se gouvernait. Afin de vivre dans une plus grande conformité d'esprit, ils se réunissaient une fois chaque année dans une petite métairie située à mi-chemin des deux couvents. Là, par de pieux entretiens, ils ravivaient dans jours coeurs l'amour de Dieu, le zèle pour la sanctification de leurs âmes et le dévouement pour celles dont ils étaient chargés. Et comme toute vie religieuse est essentiellement une vie de sacrifice, ils discouraient de préférence sur l'immolation de la nature par l'observance des moindres prescriptions de la règle. Ne savoir, comme l'apôtre saint Paul, que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié, telle était leur devise, tel était le but de leurs efforts. Aussi, l'efficacité de leur exemple, plus encore que l'autorité de leur parole, inspira aux moines du Mont Cassin et aux Vierges de Plombarioles un profond esprit de discipline, qui fit de ces deux communautés une grande école de moeurs chrétiennes pour les peuples à peine évangélisés. Le moment arriva où il plut au divin Sauveur de rappeler à lui sa fidèle épouse. Avertie par une révélation miraculeuse que l'heure de la récompense était proche, Scholastique voulut voir son frère une dernière fois. C'était le 7 février 543. A cette époque de l'année, sous le soleil d'Italie, la nature est en plein réveil, les fleurs exhalent leurs parfums et tout renaît â l'espérance. Dès le matin, Scholastique s'achemine lentement vers la sainte montagne, nourrissant son esprit de pieuses réflexions que lui suggèrent à chaque pas les merveilles de la création. Elle prépare ainsi son âme à la réfection spirituelle qu'elle va demander à son frère. De son côté, Benoit descend au-devant de sa soeur; ils se rencontrent au lieu accoutumé.

Ce dernier entretien est le seul épisode que nous connaissons de la vie de notre Sainte. Il a suffi néanmoins pour éterniser sa mémoire et révéler au monde la candeur de ses vertus. Les détails que nous en a laissés saint Grégoire le Grand sont du plus haut intérêt: écoulons ce touchant dialogue de l'amour fraternel aux prises avec l'austérité de la règle. « Ils avaient passé tout le jour à parler, non plus comme autrefois de la pénitence, mais de la gloire réservée aux Elus. Vers le soir, ils prenaient la collation en commun. Comme ils étaient encore à table, et que la nuit s'avançait, Scholastique dit : « De grâce, mon frère, ne me quittez point cette nuit, afin que nous nous entretenions du bonheur du ciel jusqu'à demain matin ». Benoit répondit: « Que dites-vous là, ma soeur? A aucun prix, je ne veux demeurer hors du monastère ». Or, le temps était alors fort serein; il n'y avait pas le moindre nuage dans le ciel. La Sainte, affligée de ce refus, met ses mains jointes sur la table, appuie sa tête dessus; puis, fondant en larmes, elle prie Dieu de s'intéresser en sa faveur. Sa prière à peine finie, survient une pluie d'orage, accompagnée d'éclairs et de gros coups de tonnerre, de sorte que ni Benoit, ni sa soeur ne purent quitter le toit qui les abritait. Le Saint s'en plaignit en disant: « Que Dieu vous le pardonne, ma soeur: qu'avez-vous fait? » « Eh bien, oui, répondit-elle, je vous ai prié et vous n'avez pas voulu m'entendre; j'ai prié mon Seigneur et il m'a exaucée. Maintenant, retournez dans votre monastère si vous le pouvez ». Voyant ce miracle évident, l'homme de Dieu comprit qu'il ne devait pas résister plus longtemps au pieux désirs de sa soeur; il continua donc à l'entretenir du bonheur du ciel.

Le lendemain, avant le lever du soleil, l'orage étant complètement passé, ils se quittèrent pour ne plus se revoir en ce monde. Trois jours après, sainte Scholastique assembla ses filles, leur recommanda, avec sa douceur ordinaire, de continuer à servir Dieu avec générosité; puis, bénissant le Seigneur dans l'effusion de son cœur, plein d'amour et d'allégresse, elle rendit sa belle âme à son Créateur, sans maladie et sans souffrance, le 10 février 518. Au même moment, saint Benoit qui priait à la fenêtre de sa cellule, aperçut cette âme bienheureuse monter au ciel sous la forme d'une colombe environnée d'une éblouissante lumière. Ravi de cette vision, il récita un cantique d'actions de grâces, puis envoya quelques-uns de ses disciples pour lever le corps de la Sainte; le fit placer dans le tombeau préparé pour lui-même, « afin, dit saint Grégoire, que le même sépulcre réunit les corps de ceux dont les âmes avaient été si intimement unies pendant leur vie ». Cette union dernière ne se fit pas longtemps attendre, car saint Benoit mourut quarante jours après sa soeur, le 21 mars 543.

Texte extrait de « Sainte Scholastique, son histoire, ses reliques et son pèlerinage à Juvigny-les-Dames, Abbé F.A Loison », 1881


Les Reliques de Saint Benoît et de Sainte Scholastique

Les reliques de Saint Benoît et de Sainte Scholastique furent transférée au IXe siècle en France. Pour mettre les reliques de Sainte Scholastique à l’abri des Normands, on en transféra une partie dans le diocèse de Verdun en 874, à Juvigny-les-Dames, aujourd’hui Juvigny-sur-Loison, dans l’abbaye de moniales fondée la même année 874 par la reine Richilde et son époux, Charles II le Chauve, petit-fils de Charlemagne.

Richilde, femme de Charles le Chauve fonde à Juvigny au 9e siècle un monastère de bénédictines en l’honneur de sainte Scholastique dont les reliques sont transférées le 6 juin 874 dans la nouvelle abbaye. En 1096, l’abbaye, soumise à l’autorité immédiate du Saint-Siège, appartenait au diocèse de Trèves mais au temporel, elle paraît avoir relevé quelque temps de l’évêché de Verdun.

L’abbaye souffrit beaucoup des guerres du 16e siècle: l’église abbatiale fut profanée et les bâtiments presque ruinés. L’abbesse Gabrielle de Livron fit réconcilier les autels et l’église en 1609. Un acte de 1624 prescrivit la clôture du couvent: il fallut pour s’y prêter tout reconstruire, ce que fit madame de Livron qui devait mourir en 1662.

Madame de Vassinhac d’Imécourt construisit un dernier bâtiment en 1746. En 1792, tous les bâtiments de l’abbaye, partagés en 14 lots, furent vendus à 3 acquéreurs qui les démolirent aussitôt. Il ne resta debout que le bâtiment des fours construit en 1746. En 1858, le comte Charles d’Imécourt racheta le bâtiment des fours et y installa un pensionnat des frères de la doctrine chrétienne. L’aile droite de l’actuelle cour d’honneur a été construite dans la 2e moitié du 19e siècle à l’identique du bâtiment des fours. Il a été incendié en 1903 et avec lui disparut le dernier vestige de l’abbaye. Les reliques sont toujours en l’église paroissiale.


Prière à Sainte Scholastique

Glorieuse sœur de saint Benoît, sainte Scholastique, vous qui avez généreusement échangé les joies du siècle et le luxe d'une condition brillante contre les austérités et les saintes tristesses de la pénitence, demandez pour nous à Dieu, que si nous n'avons pas, comme vous, le courage de renoncer au monde, et de nous enfermer dans un cloître, nous ayons au moins celui de ne pas nous attacher aux vanités, et de vivre chrétiennement dans la condition ou il à plu au Seigneur de nous placer.

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lire-article-83937-1737687-sainte_scholastique.html

Sainte Scholastique

Déposition vers 543-547 au Mont-Cassin. La première attestation de sa fête date du VIIIe siècle au Mont-Cassin. Puis son culte se diffusa pour atteindre une grande extension au XIe siècle. En France, ce fut la translation de ses reliques qui y apporta le culte en 865 ; une partie fut transportée à Juvigny-les-Dames (Juvigny-sur-Loison), au diocèse de Verdun en 874, on y fête toujours la Translation le 8 juin.

La fête entre au calendrier romain au XIe ou XIIe siècle. Elle est supprimée par Saint Pie V, et rétablie par Benoît XIII en 1729, sous le rite double.


Leçons des Matines avant 1960

Du second livre des Dialogues de saint Grégoire, Pape.

Quatrième leçon. Scholastique, sœur du vénérable Père Benoît, se consacra au Seigneur dès sa plus tendre enfance. Elle avait’ coutume de venir visiter son frère une fois chaque année, et l’homme de Dieu descendait pour la recevoir dans une propriété qui dépendait du monastère, et en était peu éloignée. Un jour, Scholastique étant venue selon sa coutume, son vénérable frère descendit vers elle avec quelques disciples ; ils passèrent tout le jour dans les louanges de Dieu et de pieux entretiens, et lorsque les ténèbres de la nuit commencèrent à couvrir la terre, ils prirent leur repas. Ils étaient encore à table où ils avaient prolongé leurs saints colloques, et comme il se faisait tard, la vierge consacrée au Seigneur adressa cette demande à son frère : « Je vous prie de ne pas m’abandonner cette nuit, afin que nous nous entretenions jusqu’au matin des joies de la vie céleste ». Le Saint lui répondit : « Que dites-vous, ma sœur ? Je ne puis en aucune façon demeurer hors du monastère ». Le ciel était alors si serein qu’aucun nuage n’apparaissait dans l’atmosphère. Quand la servante de Dieu entendit le refus de son frère, elle appuya sur la table ses mains jointes, et cacha son visage dans ses mains pour prier le Seigneur tout-puissant. Au moment où elle releva la tête, les éclairs brillèrent, le tonnerre éclata avec violence, la pluie tomba par torrents, au point que, ni le vénérable Benoît ni les frères qui étaient avec lui, ne purent mettre le pied hors du lieu où ils étaient.

Cinquième leçon. La Sainte, penchant sa tête entre ses mains, avait versé sur la table un torrent de larmes qui avait fait succéder la pluie à la sérénité de l’air. L’orage suivit immédiatement sa prière, et la coïncidence de ces deux choses fut si parfaite, que le tonnerre se mit à gronder à l’instant même où Scholastique relevait la tête de dessus la table : en sorte qu’un même instant vit la Sainte faire ce mouvement, et la pluie tomber du ciel. L’homme de Dieu, voyant que ces éclairs, ces coups de tonnerre, cette pluie diluvienne ne lui permettaient pas de rentrer au monastère, en fut contristé et commença à s’en plaindre, disant : « Que le Dieu tout-puissant vous pardonne, ma sœur ; que venez-vous de faire ? » Elle lui répondit : « Je vous ai adressé une demande et vous n’avez pas voulu m’écouter ; j’ai prié mon Dieu et il m’a exaucée. Sortez maintenant, si vous pouvez, laissez-moi et retournez à votre monastère ». Mais le Saint était dans l’impossibilité de sortir de la maison, et lui, qui n’avait pas voulu y rester spontanément, demeura contre son gré. C’est ainsi qu’il advint que les deux Saints veillèrent la nuit entière, et, en de pieux entre-liens sur la vie spirituelle, se rassasièrent à loisir par l’échange des sentiments qu’ils éprouvaient.

Sixième leçon. Le lendemain, la vénérable vierge retourna à son monastère et l’homme de Dieu reprit le chemin de son cloître. Trois jours après, étant dans sa cellule, et ayant levé les yeux au ciel, Benoît vit l’âme de sa sœur, sortie de son corps, pénétrer sous la forme d’une colombe les hauteurs mystérieuses des cieux. Ravi de joie à la vue de la grande gloire de cette âme, il rendit grâces au Dieu tout-puissant par des hymnes et des cantiques, et annonça aux frères la mort de Scholastique. Il les envoya aussitôt chercher le corps de la Sainte, afin qu’ils l’apportassent au monastère et qu’il fût déposé dans le tombeau qu’il s’était préparé pour lui-même. Il arriva ainsi qu’une même tombe réunit les corps de ceux dont les âmes avaient toujours été intimement unies en Dieu.


Dom Guéranger, l’Année Liturgique

La sœur du Patriarche des moines d’Occident vient nous réjouir aujourd’hui de sa douce présence ; la fille du cloître apparaît sur le Cycle à côté de la martyre ! Toutes deux épouses de Jésus, toutes deux couronnées, parce que toutes deux ont combattu et ont remporté la palme. L’une l’a cueillie au milieu des rudes assauts de l’ennemi, dans ces heures formidables où il fallait vaincre ou mourir ; l’autre a dû soutenir durant sa vie entière une lutte de chaque jour, qui s’est prolongée, pour ainsi dire, jusqu’à la dernière heure. Apolline et Scholastique sont sœurs ; elles sont unies à jamais dans le cœur de leur commun Époux.

Il fallait que la grande et austère figure de saint Benoît nous apparût adoucie par les traits angéliques de cette sœur que, dans sa profonde sagesse, la divine Providence avait placée près de lui pour être sa fidèle coopératrice. La vie des saints présente souvent de ces contrastes, comme si le Seigneur voulait nous faire entendre que bien au-dessus des régions de la chair et du sang, il est un lien pour les âmes, qui les unit et les rend fécondes, qui les tempère et les complète. Ainsi, dans la patrie céleste, les Anges des diverses hiérarchies s’unissent d’un amour mutuel dont le souverain Seigneur est le nœud, et goûtent éternellement les douceurs d’une tendresse fraternelle.

La vie de Scholastique s’est écoulée ici-bas, sans laisser d’autre trace que le gracieux souvenir de cette colombe qui, se dirigeant vers le ciel d’un vol innocent et rapide, avertit le frère que la sœur le devançait de quelques jours dans l’asile de l’éternelle félicité. C’est à peu près tout ce qui nous reste sur cette admirable Épouse du Sauveur, avec le touchant récit dans lequel saint Grégoire le Grand nous a retracé l’ineffable débat qui s’éleva entre le frère et la sœur, trois jours avant que celle-ci fût conviée aux noces du ciel. Mais que de merveilles cette scène incomparable ne nous révèle-t-elle pas ! Qui ne comprendra tout aussitôt l’âme de Scholastique à la tendre naïveté de ses désirs, à sa douce et ferme confiance envers Dieu, à l’aimable facilité avec laquelle elle triomphe de son frère, en appelant Dieu même à son secours ? Les anciens vantaient la mélodie des accents du cygne à sa dernière heure ; la colombe du cloître bénédictin, prête à s’envoler de cette terre, ne l’emporte-t-elle pas sur le cygne en charme et en douceur ?

Mais où donc la timide vierge puisa-t-elle cette force qui la rendit capable de résister au vœu de son frère, en qui elle révérait son maître et son oracle ? qui donc l’avertit que sa prière n’était pas téméraire, et qu’il pouvait y avoir en ce moment quelque chose de meilleur que la sévère fidélité de Benoît à la Règle sainte qu’il avait donnée, et qu’il devait soutenir par son exemple ? Saint Grégoire nous répondra. Ne nous étonnons pas, dit ce grand Docteur, qu’une sœur qui désirait voir plus longtemps son frère, ait eu en ce moment plus de pouvoir que lui-même sur le cœur de Dieu ; car, selon la parole de saint Jean, Dieu est amour, et il était juste que celle qui aimait davantage se montrât plus puissante que celui qui se trouva aimer moins. »

Sainte Scholastique sera donc, dans les jours où nous sommes, l’apôtre de la charité fraternelle. Elle nous animera à l’amour de nos semblables, que Dieu veut voir se réveiller en nous, en même temps que nous travaillons à revenir à lui. La solennité pascale nous conviera à un même banquet ; nous nous y nourrirons de la même victime de charité. Préparons d’avance notre robe nuptiale ; car celui qui nous invite veut nous voir habiter unanimes dans sa maison [1].

Nous placerons ici quelques pièces liturgiques de l’Office monastique en l’honneur de la sœur du grand Benoît.

RÉPONS ET ANTIENNES.

R/. L’illustre Scholastique fut la sœur du très saint Père Benoît : * Consacrée dès l’enfance au Seigneur tout-puissant, elle ne quitta jamais la voie de la justice.

V/. Louez le Seigneur, enfants, louez le Nom du Seigneur. * Consacrée dès l’enfance.

R/. Désirant se régler sur les exemples de la sainte vie de son frère, et selon la doctrine de ses sacrés enseignements, elle avait coutume de venir à lui une fois chaque année : * Et l’homme de Dieu l’instruisait de ses célestes leçons.

V/. Heureux qui écoute ses paroles et observe les règles qu’il a écrites. * Et l’homme de Dieu.

R/. La sainte vierge Scholastique était comme un jardin diligemment arrosé ; * La rosée des célestes grâces la rafraîchissait continuellement.

V/. Comme une source d’eau qui ne tarit jamais. * La rosée des célestes grâces.

R/. Le Seigneur lui accorda le désir de son cœur :* Elle obtint de lui ce qu’elle n’avait pu obtenir de son frère.

V/. Le Seigneur est bon envers tous ceux qui espèrent en lui, envers l’âme qui le cherche. * Elle obtint de lui.

R/. L’Époux tardant à paraître, Scholastique gémissait et disait : * Qui me donnera des ailes comme à la colombe, et je volerai et je me reposerait.

V/. Voici mon bien-aimé, il me dit : Lève-toi, mon amie, et viens * Qui me donnera.

R/. Scholastique parut sous la forme d’une colombe ; l’âme de son frère témoigna son allégresse par des hymnes et des cantiques : * Béni soit ce départ ! mais bien plus encore soit bénie cette entrée !

V/. Le vénérable Père Benoit demeura tout inondé d’une joie céleste. * Béni soit.

R/. L’âme de Scholastique sortit de l’arche de son corps, comme la colombe portant le rameau d’olivier, signe de paix et de grâce ; * Elle s’envola dans les cieux.

V/. Comme elle ne trouvait pas où reposer son pied, * Elle s’envola dans les cieux.

Ant. Que l’assemblée des fidèles tressaille d’allégresse pour la gloire de l’auguste vierge Scholastique ; que la troupe des vierges sacrées se livre à une joie plus grande encore, en célébrant la fête de celle qui par ses larmes fléchit le Seigneur, et fut plus puissante sur lui que son frère, parce qu’elle eut plus d’amour.

Ant. Aujourd’hui la sacrée vierge Scholastique monte au ciel toute joyeuse, sous la forme d’une colombe. Aujourd’hui elle jouit pour jamais avec son frère des délices de la vie céleste.

Nous terminerons par ces deux Hymnes empruntées au même Office bénédictin.

HYMNE

Heureuse épouse du ! Christ, Scholastique, colombe des vierges, les habitants du ciel te comblent de louanges ; nos cœurs te saluent en faisant monter vers toi l’hommage d’un joyeux concert.

Tu foulas aux pieds les honneurs du monde et ses couronnes ; dirigée par les enseignements de ton frère et les préceptes de sa Règle sainte, attirée par l’odeur des grâces célestes, tu appris de bonne heure à prendre le chemin de la patrie.

O force invincible de l’amour ! O victoire à jamais glorieuse, en ce jour où par la force de tes larmes tu fais descendre les pluies du ciel, et contrains le Patriarche de Nursie à continuer ses entretiens célestes.

Aujourd’hui tu brilles, au plus haut des cieux, de l’éclat de cette lumière vers laquelle tu soupirais ; les feux de la charité, les splendeurs de la grâce embellissent ton front ; unie à l’Époux, tu reposes au sein de la gloire.

Daigne donc maintenant écarter du cœur des fidèles les nuages d’ici-bas, afin que le Soleil éternel, versant sur nous sa splendeur sereine, nous comble des joies de la lumière sans fin.

Chantons gloire au Père et gloire au Fils unique ; hommage égal au Paraclet divin ; honneur éternel à celui qui créa les siècles et qui les gouverne.

Amen.

HYMNE.

Les ombres de la nuit disparaissent, le jour désiré se lève, auquel l’Epoux éternel s’unit à la vierge Scholastique.

Le temps des frimas est passé, les nuages pluvieux ont disparu, les plaines du ciel s’émaillent de fleurs éternelles.

A l’appel du Dieu qui est amour, la bien-aimée déploie ses ailes ; conviée au baiser mystique, la colombe s’élance d’un vol rapide.

Que tu es belle dans ta marche triomphante, fille chérie du grand Roi ! L’œil de ton frère contemple ton départ ; son cœur rend grâces au Dieu éternel.

De sa droite l’Époux la presse sur son sein ; elle recueille les couronnes qui lui sont dues ; plongée dans un fleuve de gloire, elle s’enivre des joies divines.

O Christ, fleur des vallons, que tous les siècles vous adorent, avec le Père et le Paraclet, dans toute l’étendue de cet univers. Amen.

Colombe chérie de l’Époux, que votre vol fut rapide, lorsque, quittant cette terre d’exil, vous prîtes votre essor vers lui ! L’œil de votre illustre frère, qui vous suivit un instant, vous perdit bientôt de vue ; mais toute la cour céleste tressaillit de joie à votre entrée. Vous êtes maintenant à la source de cet amour qui remplissait votre cœur, et rendait ses désirs tout-puissants sur celui de votre Époux. Désaltérez-vous éternellement à cette fontaine de vie ; et que votre suave blancheur devienne toujours plus pure et plus éclatante, dans la compagnie de ces autres colombes, vierges de l’Agneau comme vous, et qui forment un si noble essaim autour des lis du jardin céleste.

Souvenez-vous cependant de cette terre désolée qui a été pour vous, comme elle l’est pour nous, le lieu d’épreuve où vous avez mérité vos honneurs. Ici-bas, cachée dans le creux de la pierre, comme parle le divin Cantique, vous n’avez pas déployé vos ailes, parce que rien n’y était digne de ce trésor d’amour que Dieu lui-même avait versé dans votre cœur. Timide devant les hommes, simple et innocente, vous ignoriez à quel point vous aviez « blessé le cœur de l’Époux. » Vous traitiez avec lui dans l’humilité et la confiance d’une âme qu’aucun remords n’agita jamais, et il se rendait à vos désirs par une aimable condescendance ; et Benoit, chargé d’années et de mérites, Benoit accoutumé à voir la nature obéir à ses ordres, était vaincu par vous, dans une lutte où votre simplicité avait vu plus loin que sa profonde sagesse.

Qui donc vous avait révélé, ô Scholastique, ce sens sublime qui, en ce jour-là, vous fit paraître plus sage que le grand homme choisi de Dieu pour être la règle vivante des parfaits ? Ce fut celui-là même qui avait élu Benoît comme l’une des colonnes de la Religion, mais qui voulut montrer que la sainte tendresse d’une charité pure l’emporte encore à ses yeux sur la plus rigoureuse fidélité à des lois qui n’ont été faites que pour aider à conduire les hommes au but que votre cœur avait déjà atteint. Benoît, l’ami de Dieu, le comprit ; et bientôt, reprenant le cours de leur céleste entretien, vos deux âmes se confondirent dans la douceur de cet amour incréé qui venait de se révéler et de se glorifier lui-même avec tant d’éclat. Mais vous étiez mûre pour le ciel, ô Scholastique ; votre amour n’avait plus rien de terrestre ; il vous attirait en haut. Encore quelques heures, et la voix de l’Époux allait vous faire entendre ces paroles de l’immortel Cantique, que l’Esprit-Saint semble avoir dictées pour vous : « Lève-toi, ô mon amie, ma belle, et viens ; ma colombe, montre-moi ton visage ; que ta voix résonne à mon oreille ; car ta voix est douce, et ton visage est plein d’attraits [2]. » Dans votre départ de la terre, ne nous oubliez pas, ô Scholastique ! Nos âmes sont appelées à vous suivre, bien qu’elles n’aient pas les mêmes charmes aux yeux de l’Époux. Moins fortunées que la vôtre, il leur faut se purifier longtemps pour être admises dans le séjour où elles contempleront votre félicité. Votre prière força les nuées du ciel à envoyer leur pluie sur la terre ; qu’elle obtienne pour nous les larmes de la pénitence. Vos délices furent dans les entretiens sur la vie éternelle ; rompez nos conversations futiles et dangereuses ; faites-nous goûter ces discours du ciel, dans lesquels les âmes aspirent à s’unir à Dieu. Vous aviez trouvé le secret de cette charité fraternelle dont la tendresse même est un parfum de vertu qui réjouit le cœur de Dieu ; ouvrez nos cœurs à l’amour de nos frères ; chassez-en la froideur et l’indifférence, et faites-nous aimer comme Dieu veut que nous aimions.

Mais, ô colombe de la solitude, souvenez-vous de l’arbre sous les rameaux duquel s’est abritée votre vie. Le cloître bénédictin vous réclame, non seulement comme la sœur, mais encore comme la fille de son auguste Patriarche. Du haut du ciel, contemplez les débris de cet arbre autrefois si vigoureux et si fécond, à l’ombre duquel les nations de l’Occident se sont reposées durant tant de siècles. De toutes parts, la hache dévastatrice de l’impiété s’est plue à le frapper dans ses branches et dans ses racines. Ses ruines sont partout ; elles jonchent le sol de l’Europe entière. Cependant, nous savons qu’il doit revivre, qu’il poussera de nouveaux rameaux, et que votre divin Époux, ô Scholastique, a daigné enchaîner le sort de cet arbre antique aux destinées mêmes de l’Église. Priez pour que la sève première revive en lui ; protégez d’un soin maternel les faibles rejetons qu’il produit encore ; défendez-les de l’orage, bénissez-les, et rendez-les dignes de la confiance que l’Église daigne avoir en eux.

[1] Psalm. LXVII.

[2] Cant. II, 10.



Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

La fête de cette colombe de virginale pureté se trouve déjà dans l’Antiphonaire de la basilique vaticane du XIIe siècle, et doit certainement sa popularité à saint Grégoire le Grand, qui, dans le deuxième Livre des Dialogues, décrit les derniers instants de la sainte avec une candeur charmante. Au ixe siècle, du temps de Léon IV, tandis qu’à Subiaco les héritiers monastiques de la tradition bénédictine dédiaient à sainte Scholastique, sœur du patriarche saint Benoît, leur principal monastère, les Romains ne voulurent pas leur être inférieurs dans la dévotion envers leur sainte concitoyenne, et près de la diaconie de Saint-Vite sur l’Esquilin ils lui érigèrent un temple qui devint par la suite la propriété de l’abbaye de Saint-Érasme sur le Coelius.

Près des Thermes d’Agrippa s’élève encore un oratoire du XVIe siècle, dédié à saint Benoît et à sainte Scholastique.

La messe est celle du Commun des vierges, Dilexísti, sauf la première collecte qui mentionne la colombe, forme sous laquelle saint Benoît vit, de sa tour sur le mont Cassin, l’âme innocente de sa sœur prendre son vol vers le ciel.

Le répons-graduel, tiré du psaume 44, est le suivant : « Dans la splendeur et la gloire avancez et chevauchez pour la vérité et pour la justice, car votre droite vous fera voir des choses merveilleuses. ». La vierge est comparée ici à une guerrière parfaitement armée, qui combat la sainte bataille de la vérité et de la justice. Vérité et justice signifient ici la fidélité à Dieu dans l’accomplissement du vœu de chasteté, raison pour laquelle la vierge, aidée de la grâce divine, est supérieure au monde séducteur, au démon perfide, et même à la faiblesse de son sexe !

Voilà la splendide victoire que le Christ remporte au moyen de la Vierge, son épouse. Le psaume-trait, qui est comme un mystique chant nuptial, est tiré du psaume qui a fourni aussi le répons : « Écoutez, ma fille, regardez, prêtez l’oreille, car le roi s’est épris de votre beauté. Les riches du peuple vous honorent par des présents. Parmi ses bien-aimées, il y a des filles de rois. Après elles sont conduites au Roi les vierges ses amies ; elles se présentent dans la joie et l’allégresse, elles font leur entrée dans le palais du Roi. »

Le verset d’offertoire est emprunté au psaume 44, et il est en partie identique au trait : « Parmi ses bien-aimées sont des filles de rois. La reine siège à ta droite parée de l’or d’Ophir. » Cet or pur, qui orne les vêtements de la reine mystique, symbolise l’intention droite, grâce à laquelle les actions les plus indifférentes et les plus humbles de la vie quotidienne deviennent dignes de la vie éternelle quand elles sont dirigées à la plus grande gloire de Dieu.

Saint Grégoire le Grand, nous racontant le dernier colloque de sainte Scholastique avec son frère, dit qu’à cette occasion elle fut plus puissante que lui sur le cœur de Dieu, car, tandis que saint Benoît tenait pour la discipline et la justice, elle, au contraire, s’inspirait plus haut encore : de l’amour ; plus potuit, quia plus amavit. Retenons cette belle phrase de saint Grégoire, et utilisons-la dans notre vie spirituelle.



Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

Elle entra au ciel sous la forme d’une colombe.

Sainte Scholastique était la sœur chérie de saint Benoît, le Père des moines. Elle se consacra, comme son frère, au Seigneur, dès sa jeunesse. Nous n’avons que peu de détails sur la vie de cette sainte vierge. Le pape saint Grégoire le Grand nous a laissé, dans le deuxième livre de ses Dialogues, un récit charmant de la dernière entrevue du frère et de la sœur (voir Lectures de Matines, plus haut).

La messe. — La messe est du Commun des vierges Dilexísti. — C’est celle des messes du commun qui présente le plus d’unité, c’est une vraie messe de fiançailles. L’Église est l’Épouse sans tache du Seigneur, et elle se présente sous l’aspect de la vierge sainte que nous fêtons ; celle-ci, de son côté, est notre modèle. Cette image de l’Épouse se retrouve dans toutes les parties de la messe. A l’Introït, nous chantons le cantique nuptial. Notre marche vers l’église est un cortège nuptial, Scholastique marche en avant et nous la suivons. Représentons-nous l’entrée solennelle de l’Évêque se dirigeant, en habits pontificaux, vers l’autel. Pendant ce temps, chantons tout le Ps. 44, le cantique nuptial : le Christ est l’Époux royal, l’Église – Scholastique — est la royale Épouse. Dans l’Épître, tous les fidèles sont considérés comme la fiancée du Christ. Le Christ est un fiancé jaloux, il ne veut partager avec personne la possession de sa fiancée, qui doit lui être présentée comme une vierge pure. — Le chant nuptial se continue à travers les autres parties de la messe. Quand le diacre, dans ses ornements de fête, se rend processionnellement avec le livre l’Évangile (c’est-à-dire le Christ) vers l’ambon, nous avons, de nouveau, devant nos yeux, l’image du cortège nuptial. Puis, vient le chant de l’Évangile, avec la parabole significative des cinq vierges sages (les cinq vierges folles forment seulement une sombre antithèse). Ces vierges sages qui accompagnent l’Époux, nous représentent (les acolytes avec leurs cierges pendant le chant de l’Évangile nous facilitent cette représentation). A l’Offrande, nous allons, comme les vierges sages, à la rencontre de l’Époux. L’autel est le Christ, nos dons, nos lampes remplies d’huile, sont notre don total au divin Époux. Pendant l’offrande, on chante de nouveau le chant nuptial. Ce chant nous permet une nouvelle représentation. L’autel avec son riche antipendium (d’or et de couleurs variées) nous rappelle la royale Épouse, l’Église, que nous entourons au moment de l’Offrande. Au Saint-Sacrifice (à la Consécration), l’Époux divin paraît, et, au moment de la Communion, nous allons de nouveau, comme les vierges sages, « obviam Christo Domino — au-devant du Christ le Seigneur ». « Voici venir l’Époux » (Remarquons que les chants ne prennent tout leur sens qu’en union avec l’Action de la Messe). Nous chantons pour la quatrième fois le cantique nuptial. Rappelons-nous, toute la journée, que notre âme est l’Épouse du Christ et que les paroles de l’Épître retentissent à nos oreilles : « je suis jaloux pour vous de la jalousie de Dieu. »

Sous l’aspect d’une colombe, l’âme innocente de sainte Scholastique s’envola vers le ciel ; puissions-nous, nous aussi, vivre dans l’innocence et parvenir aux joies éternelles.

SOURCE : http://www.introibo.fr/10-02-Ste-Scholastique-vierge#nh2


Heureuse épouse du Christ, Scholastique, colombe des vierges, les habitants du Ciel te comblent de louanges ; nos cœurs te saluent en faisant monter vers toi l'hommage d'un joyeux concert.

Tu foulas aux pieds les honneurs du monde et ses couronnes ; dirigée par les enseignements de ton frère et les préceptes de sa Règle Sainte, attirée par l'odeur des Grâces Célestes, tu appris de bonne heure à prendre le chemin de la patrie.

Ô force invincible de l'amour ! Ô victoire à jamais glorieuse, en ce jour où, par la force de tes larmes, tu fais descendre les pluies du Ciel, et contrains le Patriarche de Nursie à continuer ses entretiens Célestes.

Aujourd'hui tu brilles, au plus haut des Cieux, de l'éclat de cette lumière vers laquelle tu soupirais ;

les feux de la charité, les splendeurs de la grâce embellissent ton front ; unie à l'Époux, tu reposes au sein de la gloire.

Daigne donc maintenant écarter du cœur des fidèles les nuages d'ici-bas, afin que le Soleil éternel, versant sur nous sa splendeur sereine, nous comble des joies de la Lumière sans fin.

Chantons Gloire au Père et Gloire au Fils unique ; hommage égal au Paraclet Divin ; Honneur éternel à celui qui créa les siècles et qui les gouverne.

Amen.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.


Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Trinité, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.


Sainte Marie, priez pour nous.

Sainte Vierge des vierges, priez pour nous.


Sainte Scholastique, priez pour nous.

Sainte Scholastique, sœur de saint Benoît, priez pour nous...

Sainte Scholastique, éternellement élue de Dieu,

Sainte Scholastique, prévenue dela grâce de Notre-Seigneur Jésus-Christ,

Sainte Scholastique, consacréeà Dieu dès l'enfance,

Sainte Scholastique, vierge toujours très pure,

Sainte Scholastique, fiancéeà Notre-Seigneur Jésus-Christ,

Sainte Scholastique, enseignée par le Saint-Esprit,

Sainte Scholastique, miroir d'innocence,

Sainte Scholastique, règle de perfection,

Sainte Scholastique, modèle de vertus,

Sainte Scholastique, ornement dela vie monastique,

Sainte Scholastique, patronne de vierges innombrables,

Sainte Scholastique, mère d'une infinité de religieuses,

Sainte Scholastique, imitatrice dela vie des Anges,

Sainte Scholastique, pleine de foi en Dieu,

Sainte Scholastique, remplie de l'espérance des biens du ciel,

Sainte Scholastique, brûlante d'amour pour l'Époux divin,

Sainte Scholastique, rayonnante d'humilité,

Sainte Scholastique, toujours enflammée de désirs célestes,

Sainte Scholastique, amie intime de Jésus-Christ,

Sainte Scholastique, animée envers le Seigneur d'une confiance toute filiale,

Sainte Scholastique, appliquée fréquemmentà l'oraison,

Sainte Scholastique, promptement exaucée,

Sainte Scholastique, comblée des grâces spirituelles,

Sainte Scholastique, honorée dela gloire dela persévérance,

Sainte Scholastique, pénétrant sousla forme d'une colombe dans le céleste sanctuaire,

Sainte Scholastique, qui habitez maintenant le paradis,

Sainte Scholastique, qui suivez l'Agneau partout où il va,

Sainte Scholastique, unie éternellement aux embrassements de l'Époux,

Sainte Scholastique, ornée dela couronne de gloire,

Sainte Scholastique, toute remplie dela divinité,

Sainte Scholastique, associée aux chœurs des Anges,

Sainte Scholastique, unie pour l'éternité aux joies de votre très saint frère,

Sainte Scholastique, avocate auprès de Dieu pour ceux qui vous invoquent,

Sainte Scholastique, patronne bienfaisante de ceux qui vous imitent,


Très sainte vierge Scholastique, pauvres pécheurs, nous vous eu supplions, exaucez-nous.


Daignez nous aider près de Dieu par vos très saintes et très puissantes prières,

Daignez nous admettre nous-mêmes au nombre de vos enfants,

Daignez exciter, développer et affermir notre dévotion envers vous,

Daignez, par vos prières, obtenir quela rosée des grâces célestes rafraîchisse l'aridité de notre cœur,

Daignez obtenir l'accomplissement de nos saints et pieux désirs,

Daignez, par votre intercession, nous réunir pour l'éternitéà Jésus-Christ, l'Époux de nos âmes,

Daignez nous faire entrer avec vous, comme de pures et innocentes colombes, dans le céleste sanctuaire,

Daignez nous faire parvenir aux joies éternelles, aux embrassements de l'Époux Jésus, Daignez nous exaucer, nous vous en supplions.


Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.


Seigneur, prenez pitié,

Jésus-Christ, prenez pitié,

Seigneur, prenez pitié.


Priez pour nous, bienheureuse Scholastique.

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.


Prions

O Dieu, qui, pour manifester l'innocence de votre Bienheureuse vierge Scholastique, avez fait entrer son âme dans le ciel sousla forme d'une colombe, accordez-nous, par ses mérites, de vivre nous-mêmes avec tant d'innocence que nous méritions de parvenir aux mêmes joies; par Jésus, le Christ notre Seigneur.


Union de prière

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse

ami de la Miséricorde

SOURCE : http://robert87300.centerblog.net/6582765-priere-a-sainte-scholastique-vierge


St. Scholastica

St. Scholastica (480-543), sister of St. Benedict, consecrated her life to God from her earliest youth. After her brother went to Monte Cassino, where he established his famous monastery, she took up her abode in the neighborhood at Plombariola, where she founded and governed a monastery of nuns, about five miles from that of St. Benedict, who, it appears, also directed his sister and her nuns.

She visited her brother once a year, and as she was not allowed to enter his monastery, he went in company with some of his brethren to meet her at a house some distance away. These visits were spent in conferring together on spiritual matters.

On one occasion they had passed the time as usual in prayer and pious conversation and in the evening they sat down to take their reflection. St. Scholastica begged her brother to remain until the next day. St. Benedict refused to spend the night outside his monastery. She had recourse to prayer and a furious thunderstorm burst so that neither St. Benedict nor any of his companions could return home. They spent the night in spiritual conferences. The next morning they parted to meet no more on earth.

Three days later St. Scholastica died, and her holy brother beheld her soul in a vision as it ascended into heaven. He sent his brethren to bring her body to his monastery and laid it in the tomb he had prepared for himself. She died about the year 543, and St. Benedict followed her soon after. Her feast day is February 10th.

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/saint-scholastica/

Scholastica, OSB V (RM)

Born in Nursia (Nurcia), Italy, c. 480 (?); died near Monte Cassino, Italy, c. 543. Almost everything we know about Saint Scholastica comes from the Dialogues of Saint Gregory the Great.


Saint Scholastica, twin sister of Saint Benedict of Nursia who founded of the Benedictine order, was consecrated to God at a very early age but probably continued to live in her parents' home. It is said that she was as devoted to Jesus as she was to her brother. So, when Benedict established his monastery at Monte Cassino, Scholastica founded a convent in nearby Plombariola, about five miles south of Monte Cassino. The convent is said to have been under the direction of her brother, thus she is regarded as the first Benedictine nun.

The siblings were quite close. The respective rules of their houses proscribed either entering the other's monastery. According to Saint Gregory, they met once a year at a house near Monte Cassino monastery to confer on spiritual matters, and were eventually buried together, probably in the same grave. Saint Gregory says, "so death did not separate the bodies of these two, whose minds had ever been united in the Lord."

Saint Gregory tells the charming story of the last meeting of the two saints on earth. Scholastica and Benedict had spent the day in the "mutual comfort of heavenly talk" and with nightfall approaching, Benedict prepared to leave. Scholastica, having a presentiment that it would be their last opportunity to see each other alive, asked him to spend the evening in conversation. Benedict sternly refused because he did not wish to break his own rule by spending a night away from Monte Cassino. Thereupon, Scholastica cried openly, laid her head upon the table, and prayed that God would intercede for her. As she did so, a sudden storm arose. The violent rain and hail came in such a torrential downpour that Benedict and his companions were unable to depart.

"May Almighty God forgive you, sister" said Benedict, "for what you have done."

"I asked a favor of you," Scholastica replied simply, "and you refused it. I asked it of God, and He has granted it!"

Just after his return to Monte Cassino, Benedict saw a vision of Scholastica's soul departing her body, ascending to heaven in the form of a dove. She died three days after their last meeting. He placed her body in the tomb he had prepared for himself, and arranged for his own to be placed there after his death. Her relics were alleged by the monk Adrevald to have been translated (July 11) to a rich silver shrine in Saint Peter's Church in Le Mans, France, which may have been when Benedict's were moved to Fleury. In 1562, this shrine was preserved from the Huguenots' plundering.

Some say that we should only petition God for momentously important matters. God's love, however, is so great that we wishes to give us every good thing. He is ever ready to hear our prayers: our prayers of praise and thanksgiving, and our prayers of petition, repentance, and intercession. Nothing is too great or too trivial to share with our Father. The dependent soul learns that everything we are and have is from His bountiful goodness; when we finally learn that lesson we turn to Him with all our hopes and dreams and needs. Saint Scholastica is obviously one of those who learned the lesson of her own helplessness (Attwater, Benedictines, Bentley, Delaney, Encyclopedia, Farmer, Husenbeth, Walsh, White).

Saint Scholastica is usually depicted in art as a habited nun, holding a crozier and crucifix, with her brother. Sometimes she may be shown (1) with Saint Justina of Padua, with whom she is confused though Justina was never a nun; (2) receiving her veil from Saint Benedict; (3) her soul departing her body like a dove; (4) with a dove at her feet or bosom; or kneeling before Saint Benedict's cell (Roeder, White).


She is the patroness of Monte Cassino and all Cassinese communities (Roeder). She is invoked against storms (White).