dimanche 12 février 2012

Sainte EULALIE de BARCELONE, vierge et martyre


Sainte Eulalie, vierge et martyre
Évoquée par saint Augustin, saint Venance Fortunat ou saint Grégoire de Tours, cette fillette de douze ans est la plus populaire des martyres espagnoles. Ayant peine des souffrances qu'elle voyait infligées aux chrétiens, elle n'hésita pas à le dire en face du gouverneur qui la fit arrêter et, sur le champ, mettre sur un bûcher et brûler vive. La nouvelle de ce crime perpétré en 304 se répandit très vite en Occident et la légende s’empara de son histoire la situant à Barcelone. Elle est encore l’héroïne du plus ancien poème en langue d'oïl, la "cantilène de sainte Eulalie" vers 881.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/02/12/4995/-/sainte-eulalie-vierge-et-martyre


Sainte Eulalie, vierge et martyre. 304.

A Barcelone, les parents de notre sainte étaient nobles et favorisés. Elle fut élevée dans le christianisme et dès l'âge de 14 ans elle était déjà versée dans tous les exercices de piété et de discipline qui conduisent les âmes fortes au Ciel.Des émissaires de l'empereur furent envoyés à Barcelone pour allumer la persécution contre le troupeu du Seigneur.Elle s'échappa un matin de la campagne où elle résidait avec ses parents et vint au tribunal reprocher sa conduite envers les chrétiens au juge Dacien.Dans un premier temps, notre sainte fut élevée sur les épaules d'un soldat et promenée par toute la ville. Puis, comme elle se refusait toujours à sacrifier aux idoles, elle fut mise sur le chevalet et torturée.

Enfin, on la laissa sur une sorte de croix où elle expira bientôt, le 12 février 304.

Sainte Eulalie est la patronne de Barcelone. On la représente avec une palme et une croix à la main ou en sautoir.

La cantilène de sainte Eulalie (IXe siècle) est le plus ancien poème de langue française que l’on ait conservé.Il s'agit du martyre de sainte Eulalie de Mérida, donc d'une sainte qui n'est pas celle que nous fêtons aujourd'hui et qui est fêtée au 10 décembre. Nous ne résistons pas néanmoins à reproduire ce qui suit car leur martyre furent proches tant par les moyens employés que par le caractère de ces saintes jeunes filles et par le temps et le lieu où elles vécurent.La Cantilène ou séquence de sainte Eulalie est un hymne religieux dont la musique est perdue et dont le texte nous est parvenu grâce au hasard de la conservation des textes.Les derniers feuillets restés blancs d’un recueil de sermons de Grégoire de Naziance ont en effet été utilisés après coup pour la copie de cinq chants. Parmi ceux-ci, trois chants liturgiques latins et, aux côtés de la Cantilène (folio 141 verso), transcrit par la même main, le Rithmus Teutonicus, l’un des premiers monuments de la langue germanique, célébrant la victoire de Louis III sur les Normands à Saucourt-en-Vimeu le 3 août 881.La Cantilène raconte comment, au cours de la persécution des Chrétiens ordonnée dans tout l’empire romain par Dioclétien, une jeune fille de treize ans appartenant à une riche famille de Mérida, refusa de renier sa foi. C’était aller au-devant du martyre qu’Eulalie subit avec un courage exemplaire. Au moment où Eulalie expira, on vit une colombe blanche sortir de la bouche de celle-ci et s’élever vers le ciel. C’est par cette image, suivie d’une prière, que s’achève le texte de la Cantilène.Depuis la découverte du texte en 1837 par le poète et philosophe allemand Hoffmann von Fallersleben, la Cantilène a soulevé de nombreux débats, le sens de son quinzième vers restant même énigmatique.On s’accorde aujourd’hui à dater le codex du début du IXe siècle et on l’attribue à un atelier lotharingien. Le volume s’inscrirait dans une campagne de reconstitution de la bibliothèque de l’abbaye de Saint-Amand entamée à la fin du IXe siècle, à la suite des invasions normandes qui ravagèrent celle-ci en 881 et 883.Quant à la transcription de la Cantilène, elle fut effectuée peu après 882, rien ne permettant de l’attribuer de manière certaine au scriptorium de Saint-Amand. L’oeuvre a sans doute été composée peu après l’invention à Barcelone, en 878, du tombeau de la sainte dont le culte est alors attesté à l’abbaye d’Elnone. Le texte y aurait été destiné à l’édification des hôtes laïcs “ francophones ” de l’abbaye :

Eulalie était une bonne jeune fille.
Elle avait le corps beau et l'âme plus belle encore.
Les ennemis de Dieu voulurent la vaincre ;
Ils voulurent lui faire servir le Diable.

Elle n'écoute pas les mauvais conseillers
qui lui demandent de renier Dieu qui demeure au ciel là-haut,

Ni pour de l'or, ni pour de l'argent, ni pour des bijoux
Ni par la menace ni par les prières du roi.
Rien ne put jamais la faire plier ni amener
La jeune fille à ne pas aimer toujours le service de Dieu.
Et pour cette raison elle fut présentée à Maximien

Qui était en ces temps-là le roi des païens .
Il lui ordonna, mais peu lui chaut,
De renoncer au titre de chrétienne.
Elle rassemble sa force.

Elle préfère subir la torture plutôt
Que de perdre sa virginité.

C'est pourquoi elle mourut avec un grand honneur.
Ils la jetèrent dans le feu pour qu'elle brûlât vite.
Elle n'avait pas commis de faute, aussi elle ne brûla point.

Le roi païen ne voulut pas accepter cela.
Avec une épée, il ordonna de lui couper la tête.
La jeune fille ne protesta pas contre cela.

Elle veut quitter le monde ; elle prie le Christ.

Sous la forme d'une colombe, elle s'envole au ciel.
Prions tous qu'elle daigne intercéder pour nous,
Afin que le Christ ait pitié de nous

Après la mort et nous laisse venir à lui

Par sa clémence.

Source : http://cathotextes.hautetfort.com/archive/2007/02/12/12-fevrier-sainte-eulalie.html





St. Eulalia of Barcelona

A Spanish martyr in the persecution of Diocletian (12 February, 304), patron of the cathedral and city ofBarcelona, also of sailors. The Acts of her life and martyrdom were copied early in the twelfth century, and with elegant conciseness, by the learned ecclesiastic Renallus Grammaticus (Bol. acad. hist., Madrid, 1902, XLI, 253-255). Their chief historical source is a Latin hymn of the middle of the seventh century by Quiricus, Bishop of Barcelona, friend and correspondent of St. Ildephonsus of Toledo and of Tajo, Bishop of Saragossa. This hymn, identical with that of Prudentius (Peridstephanon, III) for the feast of St. Eulalia of Mérida (10 December, 304), was preserved in the Visigothic Church and has reached us through the Mozarabic Liturgy.

There is no reason to doubt the existence of two distinct saints of this name, despite the over-hasty and hypercritical doubts of some. The aforesaid Quiricus of Barcelona and Oroncius of Mérida were present at the tenth council of Toledo (656). The latter had already founded (651) a convent of nuns close by the basilica of the celebrated martyr of his episcopal city, had written a rule for its guidance, and given it for abbess the noble ladyEugenia. Quiricus now did as much for the basilica and sepulchre of the martyr of Barcelona, close to whom he wished to be buried, as we read in the last lines of the hymn. The inscriptions on many Visigothic altars show that they contained relics of St. Eulalia; except in the context, however, they do not distinguish between themartyr of Barcelona and the one of Mérida. On an altar in the village of Morera, Province of Badajoz, we find enumerated consecutively Sts. Fructuosus and Augurius (Tarragona), St. Eulalia (Barcelona), St. Baudillius (Nimes, and St. Paulus (Narbonne). The Visigothic archeology of Eastern Spain has been hitherto poor inhagiological remains; nevertheless, a trans-Pyrenean inscription found at Montady near Béziers mentions abasilica dedicated to the martyrs Sts. Vincentius, Iñes, and Eulalia (of Barcelona). Until 23 November, 874, thebody of the Barcelona martyr reposed outside the walls of the city in the church of Santa Maria del Mar. On thatdate both the body and the tomb were transferred to his cathedral by Bishop Frodoinus. In memory of this act he set up an inscription yet preserved in the Muséo Provincial of Barcelona (no. 864); see also volume XX of Florez, "España Sagrada", for a reproduction of the same. Not long before this the martyr, St. Eulogius, having occasion to defend the martyrs of Cordova for their spontaneous confession of the Christian Faith before the Muslimmagistrates, quoted the example of St. Eulalia of Barcelona, and referred to the ancients Acts of her martyrdom. Her distinct personality is also confirmed by the existence of an ancient church and monastery in Cordova that bear the name of the Barcelona martyr; this important evidence is borne out by the Mozarabic calendars examined by the learned Dom Ferotin (below).


Sources

Acta SS.February 12, II, 576-80; FLOREZ, España Sagrada, XIII, XXIX; HÜBNER, Inscriptiones Hispaniae Christianae (Berlin, 1900), nos. 57, 80, 89, 178, 334, 374, 519; FEROTIN, Liber Ordinum in Mon. Eccl. Liturgica (Paris, 1904), V, 449-505, 767; FITA, Boletin de la Real Academia de la Historia (Madrid), 1900-03, XXV, 53-55; XXXVII, 347; XLI, 253; XLIII, 50, 250, 449; P.L., LX, 643; LXXXIX, 1033, 1100; Anonymi Libellus de vitis et miraculis patrum Emeritensium Paulo diacono Emeritensi vulgo inscriptus etc., ed. DE SMEDT in Hagiogr. Bolland. (Brussels, 1884); GAMS, Kircheng. Spaniens (1862), I, 306.

Fita y Colomé, Fidel. "St. Eulalia of Barcelona." The Catholic Encyclopedia. Vol. 5. New York: Robert Appleton Company,1909. 12 Dec. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/05603a.htm>.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. May 1, 1909. Remy Lafort, Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.



St. Eulalia of Barcelona

A Spanish martyr in the persecution of Diocletian (12 February, 304), patron of the cathedral and city of Barcelona, also of sailors. The Acts of her life and martyrdom were copied early in the twelfth century, and with elegant conciseness, by the learned ecclesiastic Renallus Grammaticus (Bol. acad. hist., Madrid, 1902, XLI, 253-255). Their chief historical source is a Latin hymn of the middle of the seventh century by Quiricus, Bishop of Barcelona, friend and correspondent of St. Ildephonsus of Toledo and of Tajo, Bishop of Saragossa. This hymn, identical with that of Prudentius (Peridstephanon, III) for the feast of St. Eulalia of Mérida (10 December, 304), was preserved in the Visigothic Church and has reached us through the Mozarabic Liturgy.
There is no reason to doubt the existence of two distinct saints of this name, despite the over-hasty and hypercritical doubts of some. The aforesaid Quiricus of Barcelona and Oroncius of Mérida were present at the tenth council of Toledo (656). The latter had already founded (651) a convent of nuns close by the basilica of the celebrated martyr of his episcopal city, had written a rule for its guidance, and given it for abbess the noble lady Eugenia. Quiricus now did as much for the basilica and sepulchre of the martyr of Barcelona, close to whom he wished to be buried, as we read in the last lines of the hymn. The inscriptions on many Visigothic altars show that they contained relics of St. Eulalia; except in the context, however, they do not distinguish between the martyr of Barcelona and the one of Mérida. On an altar in the village of Morera, Province of Badajoz, we find enumerated consecutively Sts. Fructuosus and Augurius (Tarragona), St. Eulalia (Barcelona), St. Baudillius (Nimes, and St. Paulus (Narbonne). The Visigothic archeology of Eastern Spain has been hitherto poor in hagiological remains; nevertheless, a trans-Pyrenean inscription found at Montady near Béziers mentions a basilicadedicated to the martyrs Sts. Vincentius, Iñes, and Eulalia (of Barcelona). Until 23 November, 874, the body of theBarcelona bartyr reposed outside the walls of the city in the church of Santa Maria del Mar. On that date both the body and the tomb were transferred to his cathedral by Bishop Frodoinus. In memory of this act hehe set up an inscription yet preserved in the Muséo Provincial of Barcelona (no. 864); see also volume XX of Florez, "España Sagrada", for a reproduction of the same. Not long before this the martyr, St. Eulogius, having occasion to defend the martyrs of Cordovafor their spontaneous confession of the Christian Faith before the Muslim magistrates, quoted the example of St. Eulalia of Barcelona, and referred to the ancients Acts of her martyrdom. Her distinct personality is also confirmed by the existence of an ancient church and monastery in Cordova that bear the name of the Barcelona martyr ; this important evidence is borne out by the Mozarabic calendars examined by the learned Dom Ferotin (below).





Eulalia of Barcelona VM (RM)
(also known as Aulaire, Aulazia, Ollala)

Born in Barcelona, Spain; died there in 304. Saint Eulalia was tortured and then crucified under Diocletian. Probably the same as Eulalia of Mérida, though the Catalonians stoutly deny it (Benedictines, Delaney, Encyclopedia). 


Saint Eulalia is represented in art as a maiden with a cross, stake, and dove. She is venerated in France and Spain (Roeder). Eulalia is invoked against miscarriage, for or against rain and for calm waters (Roeder).

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0212.shtml


Saint Eulalia of Barcelona


Also known as
  • Aulaire
  • Aulazia
  • Aulazie
  • Auzalie
  • Elalia
  • Eulalie
  • Eulària
  • Occille
  • Olacie
  • Olaia
  • Olaille
  • Olaire
  • Olalla
  • Ollala
Profile

Sanctified virgin, the forerunner of professed nun. Martyred at age 13 or 14 in the persecutions of Diocletian. Often confused with Saint Eulalia of Merida. Several villages in Guienne and Languedoc are named for her.

Born




Sant' Eulalia Vergine e martire in Spagna


sec. III-IV

È senz'altro la santa più famosa di Spagna. La tradizione identifica in Eulalia una martire bambina. La sua morte sarebbe infatti avvenuta all'età di soli dodici anni a Mérida, in Spagna appunto, durante la persecuzione di Diocleziano, nell'inverno del 304. Di famiglia cristiana, Eulalia era stata nascosta dai parenti in una casa lontana dalla città e dalla persecuzione. Ma, forte della sua fede, la fanciulla fuggì di casa, attraversò la campagna gelata a piedi scalzi, giunse in città e si presentò al tribunale, dove la sua unica parola fu: «Credo». Ai persecutori quella parola echeggiò come una bestemmia. Dopo essere stata a lungo torturata crudelmente e orribilmente mutilata, fu posta sopra un braciere. La tradizione narra che sul luogo della sepoltura sbocciarono dei fiori bianchi, nonostante fosse pieno inverno. (Avvenire)

Etimologia: Eulalia = donna eloquente, ben parlante, dal greco

Emblema: Giglio, Palma

Martirologio Romano: A Mérida in Spagna, santa Eulalia, vergine e martire, che, come si tramanda, ancor giovane, non esitò a offrire la propria vita per testimoniare la fede in Cristo. 

Possiamo udire i versi che un poeta moderno, Federico Garcia Lorca, ha dedicato alla Santa più celebre del giorno, Eulalia martire:

Nel gemere, la santa bambina 
Spezza il cristallo delle coppe. 
La ruota affila coltelli 
E uncini di curva acuta. 
Un flotto di vene verdi 
Sboccia dalla sua gola. 
Per terra, ormai senza guida, 
Soltanto le sue mani tagliate 
Che ancora possono incrociarsi . 
In tenue preghiera decapitata.

Ci voleva uno spagnolo, e un poeta come Garcia Lorca, per parlare con commosso affetto della Santa forse più popolare e più commovente della Spagna, il tenero fiore di Merida: un fiore bianco macchiato di rosso, bianco d'innocenza e rosso di sangue.

Il martirio di Sant'Eulalia avvenne a Mérida, in Spagna, durante la persecuzione di Diocleziano, nell'inverno del 304. Eulalia, la " santa bambina ", a cui la tradizione attribuisce l'età di dodici anni, era di famiglia cristiana, ed era stata nascosta dai parenti in una casa di campagna, lontana dalla città e dai pericoli della persecuzione.

Ma la fanciulla cristiana non accettò quella pavida sicurezza. Fuggì di casa, attraversò la campagna gelata, e a piedi scalzi, lacerati dal gelo, giunse in città e si presentò al tribunale. Eulalia, in greco, significava " dalla bella parola ". Ma le parole della fanciulla non furono varie né adorne. Pronunziò anzi una parola so. la, fermissima e definitiva: la parola " credo ". Nel tribunale dei persecutori, quella parola echeggiò come una bestemmia.

L'adolescente spagnola fu posta così alla più crudele delle torture. Il suo corpo, acerbo di anni e livido per il freddo, fu straziato con ferri e uncini. Il petto e i fianchi furono mutilati e tormentati, gli arti amputati. Sulla sua pelle di neve corsero rivoli di sangue.

Non sorprende che il racconto del suo martirio, sempre più colorito dal passare del tempo, abbia commosso, in Spagna, secoli di fedeli, e ispirato generazioni di poeti, dai più antichi ai contemporanei.


E questi raccontano come, alla morte di Eulalia, asfissiata su un braciere, dal rosso nido della sua bocca s'alzasse a volo una candida colomba, portando altissima l'anima immacolata della fanciulla.
E bianca sarà poi la neve che coprirà pietosa il corpo della Martire, gettato in abbandono; bianchi saranno i fiori che prodigiosamente, d'inverno, sbocceranno sulla sua sepoltura. Bianca, finalmente, sarà la chiesa che si leverà sulle sue reliquie.


Perciò, in Spagna, nella poetica e quasi sensuale fantasia del popolo devoto, Sant'Eulalia è restata la Martire tutta bianca, macchiata di rosso: due colori netti e insostituibili, quello della purezza e quello dell'amore, tra i tanti che compongono l'arcobaleno della santità.


Fonte:
Archivio Parrocchia


La Cantilene de sainte Eulalie : http://w3.restena.lu/cul/BABEL/T_CANTILENE.html