mercredi 8 février 2012

Soeur JOSÉPHINE BAKHITA, religieuse



Soeur Joséphine Bakhita (1869-1947)

Bakhita est née au Soudan vers 1869 dans le village Olgossa, près du Mont Agilerei, région de Darfur. Elle avait trois soeurs et deux frères. Son père était le frère du chef du village. Sa grande soeur Kishmet fut capturée par les négriers vers 1874. Sa famille ne la revit plus. Deux ans après la capture de sa grande soeur, Bakhita, âgée de cinq ou six ans, fut à son tour capturée par deux négriers. Elle ne se souvint plus de sa famille ni de son propre nom. Le nom Bakhita, donné par les négriers, est un nom arabe qui, curieusement, veut dire "la fortunée" ou "qui a de la chance."

Durant son parcours d'esclave, Bakhita perdit sa langue maternelle au profit de l'arabe et puis de l'italien. Sa langue maternelle était probablement celle de la tribu Dagin mais certains pensent que c'était plutot le kakwa et qu'elle aurait été capturée en République Démocratique du Congo, près de la frontière soudanaise. Sa capture eut lieu 20 ans après la condamnation de l'esclavage et la signature du Congrès de Paris en 1856.

Les deux négriers vendirent Bakhita à un marchand qui la garda pendant un mois dans une chambre sombre. C'est là qu'elle rencontra Binah, une autre esclave, à peine plus âgée qu'elle. Elles réussirent à s'évader, mais comme elles ne connaissaient pas le chemin de leur village, elles furent de nouveau capturées par un autre homme. Celui-ci les garda dans une bergerie avant de les vendre à un autre marchand qui les emmena au grand marché d'esclaves d'El Obeid, la capitale de Kordofan. Pour y arriver, elles durent faire une marche de plus de 300 kilomètres.

A El Obeid, Bakhita fut achetée par un chef arabe qui la mit au service de ses deux fillettes. Elle les servit de son mieux mais un jour elle cassa accidentellement un vase. Elle fut sérieusement battue puis vendue à un général turc. Là, pendant trois ans, elle dut subir un traitement des plus durs. Sa maîtresse lui fit subir le rite cruel du tatouage sur tout le corps. Pour obtenir de plus grosses cicatrices, on mit du sel dans ses plaies. A la question de savoir si elle déteste ses bourreaux, Bakhita dit: "Je n'ai jamais détesté personne. Qui sait, peut-être qu'il ne se rendaient pas compte du mal qu'ils faisaient ?"

En 1883, le général turc la ramena à Khartoum. C'est là que Callisto Legnani, le consul italien, la vit et décida de l'acheter. Bakhita dit: "Je n'étais pas encore libre mais les choses commençaient à changer: fini les fouets, les punitions, les insultes, bref, les dix ans de traitement inhumain."

En 1885, quand il fallut que le consul rentre définitivement en Italie, Bakhita le supplia de toutes ses forces de l'accompagner. Arrivée en Italie, elle fut donnée en cadeau à Madame Maria Turina Michieli qui la reçut avec beaucoup de joie.

Madame Turina se décida d'aller vivre en Afrique. Pendant qu'elle était partie pour préparer la place, elle confia sa petite fille Mimmina et Bakhita aux soeurs canossiennes à Venise. La soeur Maria (ou Marietta) Fabretti fut l'enseignante de Bakhita et l'aida à devenir chrétienne.

Une fois revenue, Madame Maria Turina alla récupérer Bakhita et Mimmina en vue de partir pour l'Afrique. Mais comme Bakhita s'intéressait à la vie des soeurs canossiennes, elle refusa l'appel de sa maîtresse. Celle-ci la traita d'ingrate et voulait à tout prix l'amener avec elle en Afrique. Elle passa par des personnes interposées pour l'arracher de l'institut. L'affaire prit même la forme d'un procès. Néanmoins, le 29 novembre 1889, le procureur déclara que Bakhita était libre de choisir là où elle voulait rester puisque l'esclavage n'existait pas en Italie.

Bakhita fut baptisée par le cardinal de Venise, D. Agostini, le 9 janvier 1890.

Elle reçut également la confirmation et la Sainte Cène le même jour. Après trois ans, elle demanda de devenir soeur, à l'âge de 24 ans. La soeur supérieure, Anna Previtali, lui dit: "Ni la couleur de la peau, ni la position sociale ne sont des obstacles pour devenir soeur." Ainsi, le 7 décembre 1893, Bakhita rejoignit le noviciat des Soeurs de la Charité à l'institut de catéchuménat de Venise.

En 1902, elle fut transférée à Schio. Là, en 1910, elle écrivit son histoire suite à la demande de sa supérieure, soeur Margherita Bonotto. Son expérience personnelle fit de Bakhita une soeur modèle. Sa simplicité, son humilité, sa grande charité, et sa compassion pour les nécessiteux fit d'elle la mère des Filles Canossiennes de la Charité,--un mouvement qui existe actuellement dans le monde entier grâce à son influence. L'un des grands désirs de Bakhita, aussi appelée la Mère Moretta, était de rencontrer les enfants et les jeunes pour qu'à travers l'enseignement de la catéchèse tous puissent connaître et aimer Jésus davantage. Le même désir avait animé son prédecesseur, la jeune marquise, Madeleine de Canossa, en 1808.

Bakhita mourut le 8 février 1947. Elle fut béatifiée par le pape Jean Paul II

le 17 mai 1992, puis proclamée sainte le 1er octobre 2000.

Yossa Way

Bibliographie:
Augusta Curreli, L'Histoire de Bakhita (Strasbourg: Ed. Du Signe, 2000).
Maria Luisa Dagnino, Bakhita Tells Her Story (Rome: General House,
Canossian Daughters of Charity, 1988).
Mutro Wuli Mure, tribu Kakwa, résident à Drimu (vers la frontière entre la RD du Congo et le Soudan), interview du 15 Août 2001.

Cet article, reçu en 2002, est le produit des recherches du Révérend Yossa Way. Celui-ci est professeur de théologie à l'Institut Supérieur Théologique Anglican (Bunia, Rép. Dém. du Congo) et récipiendaire de la bourse du Projet Luc.

Source : http://www.dacb.org/stories/sudan/f-josephine_bakhita.html

Sainte Joséphine Bakhita, religieuse

Giuseppina Bakhita, née au Soudan en 1869 dans la région du Darfour, elle fut enlevée toute jeune, vendue plusieurs fois à des marchands d’esclaves africains et subit une servitude cruelle. Enfin libérée, elle devint chrétienne puis religieuse à Venise chez les Filles de la Charité et passa le reste de sa vie dans le Christ à Schio, au pays de Vicence, en subvenant aux besoins de tous, et mourut en 1947.


Gravure de Julie Lonneman

Jean Paul II a déclaré: la vie de Joséphine Bakhita « inspire la détermination ferme de travailler de manière efficace pour libérer les personnes de l’oppression et de la violence »

Dans le discours adressé par le Pape Jean Paul II aux membres de la Conférence Épiscopale du Soudan, reçus à l’occasion de leur visite « ad limina » le 15 décembre 2003, le Saint-Père indiqua « deux témoins audacieux de la foi, deux personnes saintes » dont la vie a été liée intimement à la terre soudanaise :

Sainte Joséphine Bakhita, et Saint Daniel Comboni.

Sainte Joséphine Bakhita « a fait l’expérience de la cruauté et de la brutalité avec lesquelles l’homme peut traiter ses semblables. Enlevée et vendue comme esclave quand elle était encore enfant, elle a connu beaucoup trop la souffrance et ce que c’est que d’être réduit à l’état de victime, des maux qui affligent toujours d’innombrables hommes et femmes dans sa patrie, dans toute l’Afrique et dans le monde. Sa vie inspire la ferme détermination de travailler de manière efficace pour libérer les personnes de l’oppression et de la violence, en assurant que leur dignité soit respectée dans le plein exercice de leurs droits ». Le Pape Jean Paul II souligna en outre que la vie de Sainte Bakhita «montrait « clairement que le tribalisme et les formes de discrimination fondées sur l’origine ethnique, sur la langue et sur la culture, ne faisaient pas partie d’une société civile, et n’avaient absolument aucune place dans la communauté des croyants »

Joséphine Bakhita, d’esclave à première Sainte soudanaise, est citée comme exemple dans
l’encyclique « Spe Salvi » du Pape Benoît XVI

Joséphine Bakhita, la première Sainte du Soudan et la première femme africaine à être élevée à la gloire des autels sans être martyre, est citée comme exemple dans la deuxième Encyclique du Pape Benoît XVI « Spe Salvi » : « Pour nous qui vivons depuis toujours avec le concept chrétien de Dieu et qui nous y sommes habitués, la possession de l'espérance, qui provient de la rencontre réelle avec ce Dieu, n'est presque plus perceptible. L'exemple d'une sainte de notre temps peut en quelque manière nous aider à comprendre ce que signifie rencontrer ce Dieu, pour la première fois et réellement. Je pense à l'Africaine Joséphine Bakhita, canonisée par le Pape Jean-Paul II » (n° 3)

Biographie

Joséphine naît vers 1869. Elle vit au Soudan avec ses parents, 3 frères et 4 sœurs à Olgossa, un petit village du Darfour, près du Mont Agilerei. La première peine qu’éprouve Joséphine, c’est quand ceux qu’elle appelle « négriers », en réalité des membres de tribus arabes qui faisaient le trafic des esclaves, enlèvent sa sœur aînée : « Je me souviens encore, raconte-t-elle en 1910, combien Maman a pleuré, et combien nous avons pleuré nous aussi ». Un jour, entre 1876 et 1877, elle subit le même sort que sa sœur : on l’enlève et la porte au loin. « Je ne pensais qu’à ma famille, j’appelais Papa et Maman, avec une angoisse dans le cœur impossible à décrire. Mais personne, là-bas, ne m’écoutait ».

À son tour, alors qu'elle avait près de 9 ans, elle est la victime de négriers qui la vendent et la revendent plusieurs fois, sur les marchés d'El Obeid et de Khartoum, en lui infligeant de mauvais traitements. Le traumatisme est si grand qu'elle en oubliera son premier nom. C'est ainsi qu'on lui donne le nom de Bakhita, qui signifie la chanceuse.

Elle appartenait à un général turc qui lui avait fait subir de cruelles scarifications (tatouages) quand ce dernier décida de vendre toutes ses esclaves. Bakhita est alors acquise par le consul d'Italie à Khartoum, Calisto Legnani, en 1883. Sa vie change alors radicalement : «Le nouveau maître était assez bon et il se prit d'affection pour moi. Je n'eus plus de réprimandes, de coups, de châtiments, de sorte que, devant tout cela, j'hésitais encore à croire à tant de paix et de tranquillité »

En 1885, le consul Legnani doit quitter le Soudan à cause de la révolution mahdiste et Bakhita lui demande de l'emmener. Il accepte et ils s'embarquent avec une famille amie, les Michieli. Arrivés à Gênes, Madame Maria Turina Michieli demande à garder Bakhita à son service. Elle arrive ainsi à Ziagino, dans la province de Venise.

La découverte de la foi Madame Michieli ayant eu une petite fille, Mimmina, elle en confie la garde à Bakhita qui s'en occupe avec beaucoup de tendresse. C'est ensemble qu'elles retournent au Soudan, avant de revenir à nouveau en Italie. Là, Madame Michieli confie pour une brève période sa petite fille et Bakhita à l'institut des Catéchistes de Venise, tenu par les religieuses canossiennes. Et là, quand Madame Michieli veut la reprendre pour la ramener chez elle, elle demande à rester chez les religieuses, malgré sa tristesse de quitter Mimmina, ce qui fut accepté avec difficultés. Madame Michieli refusant de se séparer de Bakhita, elle tenta de faire intervenir diverses personnalités pour la sortir de l'Institut.

L'affaire alla jusqu'à un procès. Néanmoins, le 29 novembre 1889, le procureur déclara que Bakhita était libre de choisir là où elle voulait rester puisque l'esclavage n'existait pas en Italie.

« Les Sœurs firent mon instruction avec beaucoup de patience, dit-elle, et me firent connaître ce Dieu que tout enfant je sentais dans mon cœur sans savoir qui il était. Voyant le soleil, la lune et les étoiles, je me disais en moi-même : qui donc est le maître de ces belles choses ? Et j'éprouvais une grande envie de le voir, de le connaître et de lui rendre mes hommages ».

Le 9 janvier 1890, elle est baptisée par le cardinal de Venise, Monseigneur Agostini, et reçoit la Confirmation. Elle aimait à baiser les fonts baptismaux en disant : «Ici, je suis devenue fille de Dieu ».

Après trois ans, elle demanda de devenir religieuse, à l'âge de 24 ans. La sœur supérieure, Anna Previtali, lui dit: « Ni la couleur de la peau, ni la position sociale ne sont des obstacles pour devenir sœur. ». Le 7 décembre 1893, Bakhita rejoignit le noviciat des Sœurs de la Charité à l'institut de catéchuménat de Venise.

C'est le 8 décembre 1896, à Vérone, qu'elle prononce ses premiers vœux. En 1902, elle est transférée à Schio, province de Vicenza où, pendant plus de cinquante ans, elle s'occupe de la cuisine, de la lingerie, de la conciergerie.

En 1927, elle prononce ses vœux perpétuels. Aimée de tous, on lui donne le surnom de Petite Mère Noire (Madre Moretta). Elle disait : «Soyez bons, aimez le Seigneur, priez pour ceux qui ne le connaissent pas. Voyez comme est grande la grâce de connaître Dieu. ».

En 1910, elle écrivit son histoire suite à la demande de sa supérieure, sœur Margherita Bonotto.

Pendant la Seconde Guerre mondiale la ville de Schio est menacée de bombardements. Aux Sœurs qui l'invitent à se réfugier dans le souterrain de la maison, elle répond: « Non, je n'ai pas peur, je suis dans les mains de Dieu.

Il m'a libérée des mains des lions, des tigres et des panthères, ne voulez-vous pas qu'il me sauve aussi des bombes ? ».

Après une longue et douloureuse maladie, et une pénible agonie où elle revivait les jours de son esclavage en murmurant : « Lâchez mes chaînes, elles me font mal », elle s'éteint le 8 février 1947 en invoquant : « Notre Dame ! Notre Dame ! ». Immédiatement, les gens accourent sur sa tombe, et beaucoup de grâces y sont obtenues

La montée vers les autels

Le corps de Bakhita, d’après les témoignages recueillis à l’époque, reste tiède et souple jusqu’au moment de la fermeture du cercueil. Un père de famille, chômeur, demande, devant le cercueil d’avoir du travail : il retourne quelques heures plus tard, en racontant qu’il en avait trouvé. Les miracles commencent. En 1950, déjà, trois ans seulement après sa mort, le bulletin Canossien publie 6 pages de noms de personnes qui attestent qu’elles ont reçu des grâces par l’intercession de Bakhita.

Le procès ordinaire en vue de la Béatification se déroule à Vicence entre 1955 et 1957. Le procès apostolique se tient en 1968-1969. Au mois de septembre 1969 ; le corps de Bakhita est exhumé et transporté au cimetière de Schio, à l’Institut des Filles de Charité où elle avait vécu.

Jean Paul II signe de Décret sur l’héroïcité des vertus de Joséphine Bakhita le 1er décembre 1978, et, le 6 juillet 1991, le Décret de Béatification. Le 17 mai 1992, Joséphine Bakhita est proclamée Bienheureuse, et le dimanche 1er octobre 2000, Jean Paul II la canonise au cours d’une Messe solennelle célébrée sur la Place Saint-Pierre : elle est la première Sainte soudanaise.

Le Pape dira à cette occasion : « Cette sainte fille d'Afrique, montre qu'elle est véritablement une enfant de Dieu : l'amour et le pardon de Dieu sont des réalités tangibles qui transforment sa vie de façon extraordinaire ».

Mgr. Macram Max Gassis déclare: Bakhita est un signe éclatant pour l’Afrique

S. Exc. Mgr. Macram Max Gassis, Evêque de El Obeid au Soudan, à l’occasion de la Canonisation de Joséphine Bakhita le 1° octobre 2000, déclara à l’Agence Fides : « Bakhita est le symbole du fait que la femme est le pivot de la société, malgré ses tribulations et ses difficultés. La figure de Bakhita est celle d’une femme qui sait supporter les humiliations et la violence avec humilité, dignité et amour. C’est la démonstration qu’aucune souffrance n’humilie tellement une femme au point de la priver de l’amour de Dieu, au contraire, l’amour de Dieu précisément rachète la femme de toute souffrance.

Pour cela, Bakhita, libre de l’esclavage physique, choisit de se faire esclave de l’amour de Dieu qui libère. Bakhita est la première Sainte africaine non martyre. Cela veut dire que la sainteté n’est pas réservée seulement à l’homme africain, qui est, dans la partie Est du continent, la figure prédominante.

Même une femme qui suit fidèlement Jésus peut être Sainte. Cela a une valeur éclatante en Afrique ».

A propos du message de Bakhita pour le monde contemporain, Mgr Gassis souligna qu’il consistait « dans l’espérance d’être libérés de l’esclavage, dans tous les sens. Il y a un esclavage physique, dont la Sainte a été libérée. C’est le même esclavage que vivent de nombreux enfants et de femmes du Soudan. Mais Bakhita intercèdera pour les libérer d’autres esclavages. Et puis, il y a une autre espérance qui vient de Bakhita : l’espérance pour tous ceux qui abandonnent leur propre terre. Elle a vécu en Vénétie, où, aujourd’hui il y a de nombreux émigrés que vous appelez des extra communautaires. Bakhita a eu de la chance. Elle a trouvé là la liberté, la foi et l’amour. C’est une figure qui peut encourager les immigrés en Occident à ne jamais perdre l’espérance. De nombreux immigrés ont souffert et souffrent encore. Bakhita est pour eux un exemple d’espérance, parce que, après la Croix, il y a toujours la Résurrection ».

L'Encyclique ► "Spe Salvi" texte intégral
[Allemand, Anglais, Espagnol, Italien, Latin, Polonais, Portugais]
"Spe Salvi" en format Word
http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=0112074_bakhita



GIUSEPPINA BAKHITA (1869-1947)

Mère Giuseppina Bakhita naquit au Soudan en 1869 et mourutà Schio (Vicenza) en 1947.

Fleur d'Afrique, elle connut les angoisses de l'enlèvement et de l'esclavage, et s'ouvrit admirablement à la grâce en Italie, aux côtés des filles de Sainte Madeleine de Canossa.

La petite Mère Noire

A Schio (Vicenza) où elle vécut durant de nombreuses années, tous l'appellent encore «notre petite Mère noire».

Le procès pour la cause de canonisation commença douze ans après sa mort, et le 1er décembre 1978, l'Église publia le décret sur l'héroicité de ses vertus.

La divine Providence qui «prend soin des fleurs des champs et des oiseaux du ciel», a guidé cette esclave soudanaise, à travers d'innombrables souffrances, vers la liberté humaine et celle de la foi, jusqu'à la consécration de sa propre vie pour l'avènement du Royaume.

En esclavage

Bakhita n'est pas le prénom qu'elle reçut de ses parents à sa naissance. L'effroi éprouvé le jour où elle fut enlevée, provoqua quelques trous de mémoire.La terrible expérience lui avait fait également oublier son prénom.

Bakhita, qui signifie «fortunée», est le prénom qui lui fut donné par ses ravisseurs.

Vendue et revendue plusieurs fois sur les marchés de El Obeid et de Khartoum, elle connut les humiliations, les souffrances physiques et morales de l'esclavage.

Vers la liberté

Dans la capitale du Soudan, Bakhita fut rachetée par un Consul italien, Calliste Legnani. Pour la première fois, depuis le jour de son enlèvement, elle se rendit compte, avec une agréable surprise, que personne en lui donnant des ordres, n'utilisait plus le fouet, et qu'on la traitait même de façon affable et cordiale. Dans la maison du Consul, Bakhita connut la sérénité, l'affection et des moments de joie, peut-être même s'ils étaient encore voilés par la nostalgie de sa famille, perdue pour toujours.

Des événements politiques obligèrent le Consul à partir pour l'Italie. Bakhita demanda de partir avec lui et avec un de ses amis, Auguste Michieli.

En Italie

Arrivé à gênes, Monsieur Legnani, suivant les demandes de l'épouse d'Auguste Michieli, accepta que Bakhita restât avec eux. Elle suivit sa nouvelle «famille» dans leur domicile de Zianigo (dans la banlieue de Mirano Veneto) et, quand naquit leur fille Mimmina, Bakhita en devint l'éducatrice et l'amie.

L'acquisition puis la gestion d'un grand hôtel à Suakin, sur la Mer Rouge, contraignirent Mme Michieli à déménager dans cette localité pour aider son mari. Entre-temps, d'après un conseil de leur administrateur, Illuminato Checchini, Mimmina et Bakhita furent confiées aux Sœurs Canossiennes de l'Institut des catéchumènes de Venise. Et c'est là que Bakhita demanda et obtint de connaître ce Dieu que depuis son enfance «elle sentait dans son cœur sans savoir qui Il était».

«Voyant le soleil, la lune et les étoiles, je me disais en moi-même: Qui est donc le Maître de ces belles choses? Et j'éprouvais une grande envie de le voir, de le connaître et de lui rendre mes hommages».

Fille de Dieu

Après quelques mois de catéchuménat, Bakhita reçut le Sacrement de l'Initiation chrétienne et donc le nouveau nom de Giuseppina.C'était le 9 janvier 1890. Ce jour-là, elle ne savait pas comment exprimer sa joie. Ses grands yeux expressifs étincelaient, révélant une émotion intense. Ensuite on la vit souvent baiser les fonts baptismaux et dire: «Ici, je suis devenue fille de Dieu!».

Chaque nouvelle journée la rendait toujours plus consciente de la façon dont ce Dieu, qui maintenant la connaissait et l'aimait, l'avait conduite à lui par des chemins mystérieux, la tenant par la main.

Quand Madame Michieli revint d'Afrique pour reprendre sa fille et Bakhita, celle-ci, avec un esprit de décision et un courage insolites, manifesta sa volonté de rester avec les Mères Canossiennes et de servir ce Dieu qui lui avait donné tant de preuves de son amour.

La jeune africaine, désormais majeure, jouissait de la liberté d'action que la loi italienne lui assurait.

Fille de Madeleine

Bakhita demeura dans le catéchuménat, où se fit plus clair pour elle l'appel à se faire religieuse, à se donner entièrement au Seigneur dans l'Institut de Sainte Madeleine de Canossa.

Le 8 décembre 1896, Giuseppina Bakhita se consacra pour toujours à son Dieu qu'elle appelait, usant une douce expression: «Mon Maître!».

Durant plus de cinquante ans, cette humble Fille de la Charité, vrai témoin de l'amour de Dieu, vécut en s'adonnant à diverses occupations dans la maison de Schio: elle fut, en effet, cuisinière, lingère, brodeuse, concierge.

Lorsqu'elle se dédia à cette dernière tâche, ses mains se posaient avec douceur sur la tête des enfants qui fréquentaient chaque jour l'école de l'Institut. Sa voix aimable, qui rappelait les berceuses et les chants de sa terre natale, se faisait agréable pour les petits, réconfortante pour les pauvres et les souffrants, encourageante pour tous ceux qui frappaient à la porte de l'Institut.

Témoignage d'amour

Son humilité, sa simplicité et son sourire constant conquirent le cœur de tous les habitants de Schio. Les Sœurs l'estimaient pour sa douceur inaltérable, sa bonté exquise et son profond désir de faire connaître le Seigneur.

«Soyez bons, aimez le Seigneur, priez pour ceux qui ne le connaissent pas.Considérez cette grande grâce de connaître Dieu! Arriva la vieillesse, puis la maladie longue et douloureuse, mais Mère Bakhita continua à donner un témoignage de foi, de bonté et d'espérance chrétienne. À qui lui rendait visite et lui demandait comment elle se portait, elle répondait souriante: «Comme le veutle patron».

La dernière épreuve

Dans l'agonie, elle revécut les jours terribles de son esclavage, et, à maintes reprises, elle supplia l'infirmière qui l'assistait: «Lâchez un peu les chaînes... elles me font mal!».

Ce fut la très Sainte Vierge Marie qui la libéra de toute souffrance.Ses dernières paroles furent: «Notre Dame!Notre Dame!», tandis que son ultime sourire témoignait de sa rencontre avec la Mère du Seigneur.

Mère Bakhita s'est éteinte le 8 février 1947 dans la maison de Schio, entourée de la communauté en pleurs et en prières. Une foule accourut rapidement à la maison de l'Institut pour voir une dernière fois leur «petite Mère noire» et lui demander la protection du ciel.Sa réputation de sainteté s'est désormais répandue sur tous les continents.

Nombreuses sont les grâces obtenues par son intercession.

SOURCE : http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20001001_giuseppina-bakhita_fr.html


St. Josephine Bakhita

St. Josephine Bakhita was born to a wealthy family in Sudan in 1869. She could not recall the name given to her at birth by her parents after she suffered repeated terrible humiliation, both physical and moral, as a result of being kidnapped by slave traders at the age of 7 and sold and re-sold in the slave markets of El Obeid and of Khartoum. The kidnappers gave her the name of Bakhita, which means “the lucky one” – a terrible irony, at least at that point in her life. In the capital of Sudan, she was eventually bought by an Italian consul and unlike her previous experiences, was not lashed, but treated cordially during her time in his household. When political situations took the consul and his friend, a Mr. Augusto Michieli, back to Italy, Bakhita was brought too. Once in Italy, she stayed with Mr. Michieli and his wife, becoming both babysitter and friend to their new daughter, Mimmina.

When business required the Michielis to leave for Suakin, on the Red Sea, Mimmina and Bakhita were entrusted to the Canossian Sisters of the Institute of the Catechumens in Venice. Here Bakhita came to learn about God, whom she’d “had experienced in her heart without knowing who He was” since she was a young child. After several months, at the age of 21, Bakhita received the sacraments of Christian initiation and took the name Josephine. After this, she was often seen kissing the baptismal font and crying out “Here, I became a daughter of God!” When Mrs. Michieli returned for Mimmina, Josephine Bakhita chose to stay with the sisters. She eventually joined the Institute of Saint Magdalene of Canossa and was consecrated forever to God on December 8th, 1896.

For the next 50 years, Josephine lived in the community of Schio as a Daughter of Charity, engaging in cooking, sewing, embroidery and attending to the poor. Her gentle ways, humility, and constant smile were comforting to the poor who came to the Institute and she won the hearts of all the community citizens. In later years, as Josephine endured painful illness, she continued to witness to her Catholic faith and always smiled when asked how she was, replying “As the Master desires.” In her final days, she relived the agony of her time in slavery, begging the nurse who attended her to “loosen her chains.” She was freed finally from her suffering by Mary Most Holy, and smiled as she uttered her last words, “Our Lady! Our Lady!” Josephine Bakhita died February 8th, 1947 surrounded by the sisters of her community.

During his homily at her canonization Mass in St. Peter’s Square, Pope John Paul II said that in St. Josephine Bakhita, “We find a shining advocate of genuine emancipation. The history of her life inspires not passive acceptance but the firm resolve to work effectively to free girls and women from oppression and violence, and to return them to their dignity in the full exercise of their rights.”

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/saint-josephine-bakhita/


SAINT JOSEPHINE BAKHITA

Josephine was born to a wealthy Sudanese family, she was kidnapped by slave-traders at age 9, and given the name Bakhita by them. She was sold and resold in the markets at El Obeid and Khartoum, finally purchased in 1883 by Callisto Legnani, an Italian consul who planned to free her. She accompanied Legnani to Italy in 1885, and worked for the family of Augusto Michieli as a nanny. She was treated well in Italy, and grew to love the country. She was an adult convert, joining the Church on 9 January 1890. She took the name of Josephine as a symbol of her new life.

She entered the Institute of Canossian Daughters of Charity in Venice, Italy in 1893, taking her vows on 8 December 1896 in Verona, and serving as a Canossian Sister for the next fifty years. Her gentle presence, her warm, amiable voice, and her willingness to help with any menial task were a comfort to the poor and suffering people who came to the door of the Institute. After a biography of her was published in 1930, she became a noted and sought after speaker, raising funds to support missions.

Born: 1868 at Oglassa, Darfur, Sudan

Died: 8 February 1947 of natural causes in Italy

Name Meaning: The lucky one; fortunate ( = bakhita); whom the Lord adds (Joseph)

Beatified: 17 May 1992 by Pope John Paul II

Canonized: 1 October 2000 by Pope John Paul II at Saint Peter's Basilica, Rome, Italy; thought to be the only saint originally from Sudan

Readings:

O God, Father of mercy, you have given us Blessed Josephine Bakhita as a "universal sister", an evangelical model of humble faith and ardent charity. Grant also to us the will to believe and to love in the spirit of the gospel, and listen favorably to the prayers of those who ask for intercession. Through Christ our Lord. Amen.

Prayer for the canonization of Saint Josephine

O Holy Trinity, Father, Son and Holy Spirit, we thank you for the gifts of humility and charity which you bestowed on Saint Josephine Bakhita Deign to glorify her for her singular virtues and grant the prayers of those who invoke her, Amen

Prayer for the virtues of Saint Josephine

Seeing the sun, the moon and the stars, I said to myself, 'Who could be the Master of these beautiful things?' I felt a great desire to see him, to know him and to pay him homage.

I have given everything to my Master: He will take care of me… The best thing for us is not what we consider best, but what the Lord wants of us!

I received the Sacrament of Baptism with such joy that only angels could describe…

O Lord, if I could fly to my people and tell them of your Goodness at the top of my voice: oh, how many souls would be won!

If I were to meet the slave-traders who kidnapped me and even those who tortured me, I would kneel and kiss their hands, for if that did not happen, I would not be a Christian and Religious today…

The Lord has loved me so much: we must love everyone… we must be compassionate!

Mary protected me even before I knew her!

When a person loves another dearly, he desires strongly to be close to the other: therefore, why be afraid to die? Death brings us to God!

Assorted quotes by Saint Josephine Bakhita

One day I unwittingly made a mistake that incensed the master's son. He became furious, snatched me violently from my hiding place, and began to strike me ferociously with the lash and his feet. Finally he left me half dead, completely unconscious. Some slaves carried me away and lay me on a straw mat, where I remained for over a month.

A woman skilled in this cruel art [tattooing] came to the general's house...our mistress stood behind us, whip in hand. The woman had a dish of white flour, a dish of salt and a razor... When she had made her patterns; the woman took the razor and made incisions along the lines. Salt was poured into each of the wounds... My face was spared, but 6 patterns were designed on my breasts, and 60 more on my belly and arms. I thought I would die, especially when salt was poured in the wounds...it was by a miracle of God I didn't die. He had destined me for better things.

Saint Josephine Bakhita, describing some miseries during her time as a slave

Excerpts from Jones, Terry H. "St. Josephine Bakhita" Patron Saints Index

SOURCE : https://www.trinitystores.com/store/read-more/saint-josephine-bakhita

GIUSEPPINA BAKHITA (1869-1947)

vergine dell'Istituto delle Figlie della carità Canossiane

Giuseppina M. Bakhita nacque nel Sudan nel 1869 e morì a Schio (Vicenza) nel 1947.

Fiore africano, che conobbe le angosce del rapimento e della schiavitù, si aprì mirabilmente alla grazia in Italia, accanto alle Figlie di S. Maddalena di Canossa.

La Madre Moretta

A Schio (Vicenza), dove visse per molti anni, tutti la chiamano ancora «la nostra Madre Moretta».

Il processo per la causa di Canonizzazione iniziò dodici anni dopo la sua morte e il 1 dicembre 1978 la Chiesa emanò il decreto sull'eroicità delle sue virtù.

La divina Provvidenza che «ha cura dei fiori del campo e degli uccelli dell'aria», ha guidato questa schiava sudanese, attraverso innumerevoli e indicibili sofferenze, alla libertà umana e a quella della fede, fino alla consacrazione di tutta la propria vita a Dio per l'avvento del regno.

In schiavitù

Bakhita non è il nome ricevuto dai genitori alla sua nascita. La terribile esperienza le aveva fatto dimenticare anche il suo nome.

Bakhita, che significa «fortunata», è il nome datole dai suoi rapitori.

Venduta e rivenduta più volte sui mercati di El Obeid e di Khartoum conobbe le umiliazioni, le sofferenze fisiche e morali della schiavitù.

Verso la libertà

Nella capitale del Sudan, Bakhita venne comperata da un Console italiano, il signor Callisto Legnani. Per la prima volta dal giorno del suo rapimento si accorse, con piacevole sorpresa, che nessuno, nel darle comandi, usava più lo staffile; anzi la si trattava con maniere affabili e cordiali. Nella casa del Console, Bakhita conobbe la serenità, l'affetto e momenti di gioia, anche se sempre velati dalla nostalgia di una famiglia propria, perduta forse, per sempre.

Situazioni politiche costrinsero il Console a partire per l'Italia. Bakhita chiese ed ottenne di partire con lui e con un suo amico, un certo signor Augusto Michieli.

In Italia

Giunti a Genova, il Signor Legnani, su insistente richiesta della moglie del Michieli, accettò che Bakhita rimanesse con loro. Ella seguì la nuova «famiglia» nell'abitazione di Zianigo (frazione di Mirano Veneto) e, quando nacque la figlia Mimmina, Bakhita ne divenne la bambinaia e l'amica.

L'acquisto e la gestione di un grande hotel a Suakin, sul Mar Rosso, costrinsero la signora Michieli a trasferirsi in quella località per aiutare il marito. Nel frattempo, dietro avviso del loro amministratore, Illuminato Checchini, Mimmina e Bakhita vennero affidate alle Suore Canossiane dell'Istituto dei Catecumeni di Venezia. Ed è qui che Bakhita chiese ed ottenne di conoscere quel Dio che fin da bambina «sentiva in cuore senza sapere chi fosse».

«Vedendo il sole, la luna e le stelle, dicevo tra me: Chi è mai il Padrone di queste belle cose? E provavo una voglia grande di vederlo, di conoscerlo e di prestargli omaggio».

Figlia di Dio

Dopo alcuni mesi di catecumenato Bakhita ricevette i Sacramenti dell'Iniziazione cristiana e quindi il nome nuovo di Giuseppina. Era il 9 gennaio 1890. Quel giorno non sapeva come esprimere la sua gioia. I suoi occhi grandi ed espressivi sfavillavano, rivelando un'intensa commozione. In seguito la si vide spesso baciare il fonte battesimale e dire: «Qui sono diventata figlia di Dio!».

Ogni giorno nuovo la rendeva sempre più consapevole di come quel Dio, che ora conosceva ed amava, l'aveva condotta a sé per vie misteriose, tenendola per mano.

Quando la signora Michieli ritornò dall'Africa per riprendersi la figlia e Bakhita, quest'ultima, con decisione e coraggio insoliti, manifestò la sua volontà di rimanere con le Madri Canossiane e servire quel Dio che le aveva dato tante prove del suo amore.

La giovane africana, ormai maggiorenne, godeva della libertà di azione che la legge italiana le assicurava.

Figlia di Maddalena

Bakhita rimase nel catecumenato ove si chiarì in lei la chiamata a farsi religiosa, a donare tutta se stessa al Signore nell'Istituto di S. Maddalena di Canossa.

L'8 dicembre 1896 Giuseppina Bakhita si consacrava per sempre al suo Dio che lei chiamava, con espressione dolce, «el me Paron».

Per oltre cinquant'anni questa umile Figlia della Carità, vera testimone dell'amore di Dio, visse prestandosi in diverse occupazioni nella casa di Schio: fu infatti cuciniera, guardarobiera, ricamatrice, portinaia.

Quando si dedicò a quest'ultimo servizio, le sue mani si posavano dolci e carezzevoli sulle teste dei bambini che ogni giorno frequentavano le scuole dell'Istituto. La sua voce amabile, che aveva l'inflessione delle nenie e dei canti della sua terra, giungeva gradita ai piccoli, confortevole ai poveri e ai sofferenti, incoraggiante a quanti bussavano alla porta dell'Istituto.

Testimone dell'amore

La sua umiltà, la sua semplicità ed il suo costante sorriso conquistarono il cuore di tutti i cittadini scledensi. Le consorelle la stimavano per la sua dolcezza inalterabile, la sua squisita bontà e il suo profondo desiderio di far conoscere il Signore.

«Siate buoni, amate il Signore, pregate per quelli che non lo conoscono. Sapeste che grande grazia è conoscere Dio!».

Venne la vecchiaia, venne la malattia lunga e dolorosa, ma M. Bakhita continuò ad offrire testimonianza di fede, di bontà e di speranza cristiana. A chi la visitava e le chiedeva come stesse, rispondeva sorridendo: «Come vol el Paron».

L'ultima prova

Nell'agonia rivisse i terribili giorni della sua schiavitù e più volte supplicò l'infermiera che l'assisteva: «Mi allarghi le catene...pesano!».

Fu Maria Santissima a liberarla da ogni pena. Le sue ultime parole furono: «La Madonna! La Madonna!», mentre il suo ultimo sorriso testimoniava l'incontro con la Madre del Signore.

M. Bakhita si spense l'8 febbraio 1947 nella casa di Schio, circondata dalla comunità in pianto e in preghiera. Una folla si riversò ben presto nella casa dell'Istituto per vedere un'ultima volta la sua «Santa Madre Moretta» e chiederne la protezione dal cielo. La fama di santità si è ormai diffusa in tutti i continenti.

SOURCE : http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20001001_giuseppina-bakhita_it.html

Santa Giuseppina Bakhita Vergine


- Memoria Facoltativa

Oglassa, Darfur, Sudan, 1868 - Schio, Vicenza, 8 febbraio 1947

Nasce nel Sudan nel 1869, rapita all'età di sette anni, venduta più volte, conosce sofferenze fisiche e morali, che la lasciano senza un'identità. Sono i suoi rapitori a darle il nome di Bakhita («fortunata»). Nel 1882 viene comprata a Kartum dal console Italiano Calisto Legnani. Nel 1885 segue quest'ultimo in Italia dove, a Genova, viene affidata alla famiglia di Augusto Michieli e diventa la bambinaia della figlia. Quando la famiglia Michieli si sposta sul Mar Rosso, Bakhita resta con la loro bambina presso le Suore Canossiane di Venezia. Qui ha la possibilità di conoscere la fede cristiana e, il 9 gennaio 1890, chiede il battesimo prendendo il nome di Giuseppina. Nel 1893, dopo un intenso cammino, decide di farsi suora canossiana per servire Dio che le aveva dato tante prove del suo amore. Divenuta suora, nel 1896 è trasferita a Schio (Vicenza) dove muore l'8 febbraio del 1947. Per cinquant'anni ha ricoperto compiti umili e semplici offerti con generosità e semplicità. (Avv.)



Martirologio Romano: Santa Giuseppina Bakhita, vergine, che, nata nella regione del Darfur in Sudan, fu rapita bambina e, venduta più volte nei mercati africani di schiavi, patì una crudele schiavitù; resa, infine, libera, a Venezia divenne cristiana e religiosa presso le Figlie della Carità e passò il resto della sua vita in Cristo nella città di Schio nel territorio di Vicenza prodigandosi per tutti.

Esiste un manoscritto, redatto in italiano e custodito nell’archivio storico della Curia generalizia delle suore Canossiane di Roma, che raccoglie l’autobiografia di santa Bakhita, canonizzata in piazza San Pietro il 1° 2000 fra danze e ritmati canti africani. In questo manoscritto sono racchiuse le brutture a cui fu sottoposta Bakhita nei suoi tragici anni di schiavitù, la sua riacquistata libertà e infine la conversione al cattolicesimo.

“La mia famiglia abitava proprio nel centro dell’Africa, in un subborgo del Darfur, detto Olgrossa, vicino al monte Agilerei... Vivevo pienamente felice…

Avevo nove anni circa, quando un mattino…andai… a passeggio nei nostri campi… Ad un tratto [sbucano] da una siepe due brutti stranieri armati… Uno… estrae un grosso coltello dalla cintura, me lo punta sul fianco e con una voce imperiosa, “Se gridi, sei morta, avanti seguici!””.

Venduta a mercanti di schiavi, iniziò per Bakhita un’esistenza di privazioni, di frustate e di passaggi di padrone in padrone. Poi venne tatuata con rito crudele e tribale: 114 tagli di coltello lungo il corpo: “Mi pareva di morire ad ogni momento… Immersa in un lago di sangue, fui portata sul giaciglio, ove per più ore non seppi nulla di me… Per più di un mese [distesa] sulla stuoia… senza una pezzuola con cui asciugare l’acqua che continuamente usciva dalle piaghe semiaperte per il sale”.

Giunse finalmente la quinta ed ultima compra-vendita della giovane schiava sudanese. La acquistò un agente consolare italiano, Callisto Legnami.  Dieci anni di orrori e umiliazioni si chiudevano. E, per la prima volta, Bakhita indossa un vestito.

“Fui davvero fortunata; perché il nuovo padrone era assai buono e prese a volermi bene tanto”. Trascorrono più di due anni. L’incalzante rivoluzione mahdista fa decidere il funzionario italiano di lasciare Khartoum e tornare in patria. Allora “osai pregarlo di condurmi in Italia con sé”. Bakhita raggiunge la sconosciuta Italia, dove il console la regalerà ad una coppia di amici di Mirano Veneto e per tre anni diventerà la bambinaia di loro figlia, Alice.

Ed ecco l’incontro con Cristo. La mamma di Alice, Maria Turina Michieli, decide di mandare figlia e bambinaia in collegio dovendo raggiungere l’Africa per un certo periodo di tempo. La giovane viene ospitata nel Catecumenato diretto dalle Suore Canossiane di Venezia (1888). “Circa nove mesi dopo, la signora Turina venne a reclamare i suoi diritti su di me. Io mi rifiutai di seguirla in Africa… Ella montò sulle furie”. Nella questione intervennero il patriarca di Venezia Domenico Agostini e il procuratore del re, il quale  “mandò a dire che, essendo io in Italia, dove non si fa mercato di schiavi, restavo… libera”.

Il 9 gennaio 1890 riceve dal Patriarca di Venezia il battesimo, la cresima e la comunione e le viene imposto il nome di Giuseppina, Margherita, Fortunata, che in arabo si traduce Bakhita.

Nel 1893 entra nel noviziato delle Canossiane. “Pronunciate i santi voti senza timori. Gesù vi vuole, Gesù vi ama. Voi amatelo e servitelo sempre così”, le dirà il cardinal Giuseppe Sarto, nuovo Patriarca e futuro Pio X. Nel 1896 pronuncia i voti e si avvia ad un cammino di santità. Cuoca, sacrestana e portinaia saranno le sue umili mansioni, descritte e testimoniate dal recente e ben riuscito video prodotto dalla Nova-T, dal titolo “Le due valigie, S. Giuseppina Bakhita”, con la regia di Paolo Damosso, la fotografia di Antonio Moirabito e la recitazione di  Franco Giacobini e Angela Goodwin. Il titolo si rifà alle parole che Bakhita disse prima di morire: “Me ne vado, adagio adagio, verso l’eternità… Me ne vado con due valigie: una, contiene i miei peccati, l’altra, ben più pesante, i meriti infiniti di Gesù Cristo”.

Donna di preghiera e di misericordia, conquistò la gente di Schio, dove rimase per ben 45 anni. La suora di “cioccolato”,  che i bambini provavano a mangiare, catturava per la sua bontà, la sua gioia, la sua fede. Già in vita la chiamano santa e alla sua morte (8 febbraio 1947),  sopraggiunta a causa di una polmonite, Schio si vestì a lutto.

Aveva detto: “Se incontrassi quei negrieri che mi hanno rapita e anche quelli che mi hanno torturata, mi inginocchierei a baciare loro le mani, perché, se non fosse accaduto ciò, non sarei ora cristiana e religiosa…”.

La Chiesa la ricorda l'8 febbraio mentre nella diocesi di Milano la sua memoria si celebra il 9 febbraio.



Autore:
Cristina Siccardi


Document audio-visuel : http://www.ucatholic.com/videos/st-josephine-bakhita-story/