mercredi 15 février 2012

Saint CLAUDE LA COLOMBIÈRE, prêtre et confesseur


Saint Claude La Colombière, prêtre et confesseur

Né près de Lyon, Claude entre à 17 ans dans la Compagnie de Jésus. Dès sa profession solennelle en 1674, il est affecté au petit collège de Paray-le-Monial où il devient le confesseur du couvent de la Visitation et entre en relation avec sainte Marguerite-Marie, à qui le Christ lui-même l’avait annoncé : "Je t’enverrai mon fidèle serviteur et parfait ami". C’est ainsi que le jeune jésuite devint l’instrument par lequel le Christ va diffuser dans l’Eglise le culte de son Cœur transpercé, révélé à sainte Marguerite-Marie. Nommé en 1675 prédicateur de la duchesse d’York, il passe deux ans en Angleterre où il est emprisonné puis dont il est banni. Accablé par la tuberculose, il retourne à Paray-le-Monial. Marguerite-Marie l’a prévenu : "Notre-Seigneur m’a dit qu’il voulait le sacrifice de votre vie en ce pays." C’est là qu’il meurt à 41 ans, en 1682. Ses écrits expriment une belle harmonie entre la spiritualité de saint Ignace de Loyola et celle de saint François de Sales.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/02/15/5285/-/saint-claude-la-colombiere-pretre-et-confesseur

Claude La Colombière, troisième enfant du notaire Bertrand La Colombière et Marguerite Coindat, naquit le 2 février 1641 à St. Symphorien d'Ozon dans le Dauphiné.

La famille s'étant déplacée à Vienne (France), Claude y fit ses premières études, qu'il compléta ensuite à Lyon jusqu'aux classes de Rhétorique et de Philosophie.

C'est alors qu'il se sentit appelé à la vie religieuse dans la Compagnie de Jésus; mais nous ne connaissons pas les motifs de son choix et de sa décision. Par contre, dans ses écrits, il nous a livré cet aveu: "J'avais une horrible aversion pour la vie que je choisissais". Cette affirmation se comprend facilement pour qui connaît la vie de Claude, dont la nature, sensible au charme des relations familiales et aux amitiés, était portée vers l'art et la littérature et attirée par tout ce qu'il y avait de plus digne dans la vie de société. Mais il n'était pas homme à se laisser guider par le sentiment.

A 17 ans, il entre au Noviciat de la Compagnie de Jésus, installé à Avignon. C'est là qu'en 1660 il passe du Noviciat au Collège pour terminer ses études de philosophie. Il y émet aussi ses premiers voeux de religion. A la fin des cours, il est nommé professeur de Grammaire et de Littérature; tâche qu'il assumera pendant cinq ans dans ce Collège.

En 1666 il est envoyé à Paris pour étudier la Théologie au Collège de Clermont; il reçoit à la même époque une charge de haute responsabilité. Sa compétence notoire pour les études d'humanités, unie à des dons exquis de prudence et de finesse, amènent les Supérieurs à le choisir comme précepteur des fils de Colbert, Ministre des Finances de Louis XIV.

Ses études terminées et ordonné prêtre, il retourne de nouveau à Lyon: il y est professeur pendant quelque temps, et ensuite se consacre entièrement à la prédication et à la direction de la Congrégation Mariale.

La prédication de La Colombière se distingue surtout par sa solidité et sa profondeur; il ne se perdait pas en idées vagues, mais s'adressait avec à propos à un auditoire concret. Son inspiration évangélique avait le pouvoir de transmettre à tous sérénité et confiance en Dieu. La publication de ses sermons produisit dans les âmes, comme elle continue à le faire, de grands résultats spirituels; en effet, si l'on considère l'endroit où ils ont été prononcés et la brièveté de son ministère, ils semblent avoir moins vieilli que les textes d'orateurs plus célèbres.

L'année 1674 est décisive dans la vie de Claude. Il fait son Troisième an de probation à la "Maison Saint-Joseph" de Lyon et au cours du mois traditionnel d'Exercices Spirituels, le Seigneur le prépare à la mission qu'il lui avait destinée. Les notes spirituelles de cette époque nous permettent de suivre pas à pas les luttes et les triomphes de son caractère, singulièrement sensible aux attraits humains, mais aussi généreux envers Dieu.

Il fait le voeu d'observer toutes les Constitutions et les Règles de la Compagnie. Il ne s'agissait pas là comme but essentiel de se lier à une série d'observances minutieuses, mais de reproduire le vivant idéal apostolique décrit par saint Ignace. Puisque cet idéal lui paraissait magnifique, Claude l'adopta comme un programme de sainteté. Cela répondait à une invitation de Jésus Christ lui-même. La preuve en est qu'il fut ensuite pénétré d'un sentiment de libération et d'extension de son horizon apostolique, comme il en témoigne dans son journal spirituel.

Le 2 février 1675 il fait la Profession solennelle et est nommé Recteur du Collège de Paray-le-Monial. Certains s'étonnèrent qu'un homme si éminent fut envoyé dans un endroit aussi retiré que Paray. On en trouve l'explication dans le fait que les Supérieurs savaient qu'au Monastère de la Visitation, une humble religieuse, Marguerite Marie Alacoque, à laquelle le Seigneur révélait les trésors de son Coeur, vivait dans une angoissante incertitude; elle attendait que le Seigneur lui-même accomplisse sa promesse de lui envoyer son "fidèle serviteur et parfait ami", qui l'aurait aidée à réaliser la mission à laquelle il la destinait: manifester au monde les richesses insondables de son amour.

Dès que le P. La Colombière fut arrivé à destination, Marguerite Marie, après l'avoir rencontré plusieurs fois, lui manifesta toute son âme et les communications qu'elle croyait recevoir du Seigneur. Le Père, de son côté, l'approuva entièrement et lui suggéra de mettre par écrit tout ce qu'elle éprouvait dans son âme, l'orientant et l'encourageant dans l'accomplissement de la mission reçue. Lorsqu'il fut certain, à la lumière de la grâce divine manifestée dans la prière et le discernement, que le Christ désirait le culte de son Coeur, il s'y livra sans réserve, comme nous en avons le témoignage dans son engagement et ses notes spirituelles. On y voit clairement, que, déjà avant de recevoir les confidences de Marguerite Marie Alacoque, Claude, en suivant les directives de saint Ignace dans les Exercices Spirituels, était arrivé à contempler le Coeur du Christ comme symbole de son amour.

Après un an et demi de séjour à Paray, en 1676, le P. La Colombière part pour Londres, où il a été nommé prédicateur de la Duchesse d'York. Il s'agissait d'un ministère très délicat, étant donné les événements religieux qui à l'époque agitaient l'Angleterre. Avant la fin d'octobre de la même année, le Père occupait déjà l'appartement qui lui avait été réservé au palais de St. James. En plus des sermons qu'il prononce dans la chapelle et la direction spirituelle, orale et écrite, à laquelle il se livre, Claude peut consacrer du temps à instruire solidement dans la vraie foi plusieurs personnes qui avaient abandonné l'Eglise romaine. Même au coeur des plus grands dangers, il eut la consolation de voir plusieurs conversions, au point d'avouer, après un an: "Je pourrais écrire un livre sur la miséricorde dont Dieu m'a rendu témoin depuis que je suis ici".

Un travail si intense et un climat pernicieux eurent raison de sa santé; des symptômes d'une grave affection pulmonaire commencèrent à se manifester. Cependant Claude continua courageusement son genre de vie.
A la fin de 1678, il fut arrêté a l'improviste sous l'accusation calomnieuse de complot papiste. Après deux jours, on l'enferma dans la sinistre prison de King's Bench, où il resta trois semaines, en proie à de graves privations, jusqu'à ce qu'un décret royal lui signifiât son expulsion de l'Angleterre.Toutes ses souffrances rendirent encore plus précaire son état de santé, qui, avec des hauts et des bas, ne fit qu'empirer à son retour en France.

Pendant l'été 1681, déjà très gravement atteint, il fut renvoyé à Paray. Et le 15 février 1682, premier dimanche du Carême, à la soirée, il fut pris d'un crachement de sang qui mit fin à ses jours.Le Pape Pie XI a béatifié Claude La Colombière le 16 juin 1929. Son charisme, aux dires de S. Marguerite Marie Alacoque, fut d'élever les âmes à Dieu, en suivant le chemin de l'amour et de la miséricorde que le Christ nous révèle dans l'Evangile.

SOURCE : http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_19920531_la-colombiere_fr.html


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Un père jésuite, Claude La Colombière (1641 – 1682) arrive à Paray en 1675 comme supérieur de la communauté. Confesseur des religieuses du couvent de la Visitation, il rencontre alors Marguerite-Marie : il prend nettement position en faveur de la voyante et la soutient dans sa mission.

“Mon fidèle serviteur et parfait ami” : c’est par ces mots étonnants que Notre-Seigneur lui-même avait désigné Claude La Colombière à Marguerite-Marie. Et il était en effet bien préparé à comprendre le message de l’amour de Dieu. Bien avant de venir à Paray, il avait écrit dans son journal : “Je veux que mon cœur ne soit désormais que dans celui de Jésus et de Marie, ou que celui de Jésus et de Marie soient dans le mien afin qu’ils lui communiquent leurs mouvements, et qu’il ne s’agite et qu’il ne s’émeuve que conformément à l’impression qu’il recevra de ces Cœurs”. Quand la sœur Marguerite-Marie Alacoque lui ouvre sa conscience, Claude voit en elle l’œuvre de Dieu, la rassure et l’encourage.

Mais dès l’année suivante, il part pour Londres en qualité de “prédicateur de la duchesse d’York”. Bientôt éclate en Angleterre la “Terreur papiste” : Claude est calomnieusement accusé, jeté en prison pendant trois semaines, frôle le martyre et finalement est expulsé. Il revient en France phtisique et presque mourant. Il ne retournera à Paray que pour de brefs séjours qui lui permettront de réconforter Sœur Marguerite-Marie dont la vie mystique se heurte toujours au scepticisme de son entourage. Quand la tuberculose l’emporte, il n’a que 41 ans : mission accomplie.

Deux ans plus tard, paraît en librairie la Retraite spirituelle du Père Claude La Colombière : ce modeste opuscule va merveilleusement ouvrir les voies à la mission de Marguerite-Marie et au message du Cœur de Jésus.

La “dévotion au Sacré-Cœur” va se répandre dans toute la chrétienté et en 1899, le pape Léon XIII instituera la fête du Sacré-Cœur. Marguerite-Marie a été canonisée et Claude La Colombière l’a été à son tour en 1991 par Jean-Paul II. Une chapelle dédiée à Claude La Colombière a été construite en 1930.

SOURCE : http://www.jesuites.com/2012/01/paray-le-monial/


Claude La Colombière, S.I. (1641-1682)

Claude La Colombière, troisième enfant du notaire Bertrand La Colombière et Marguerite Coindat, naquit le 2 février 1641 à St. Symphorien d'Ozon dans le Dauphiné.

La famille s'étant déplacée à Vienne (France), Claude y fit ses premières études, qu'il compléta ensuite à Lyon jusqu'aux classes de Rhétorique et de Philosophie.

C'est alors qu'il se sentit appelé à la vie religieuse dans la Compagnie de Jésus; mais nous ne connaissons pas les motifs de son choix et de sa décision. Par contre, dans ses écrits, il nous a livré cet aveu: "J'avais une horrible aversion pour la vie que je choisissais". Cette affirmation se comprend facilement pour qui connaît la vie de Claude, dont la nature, sensible au charme des relations familiales et aux amitiés, était portée vers l'art et la littérature et attirée par tout ce qu'il y avait de plus digne dans la vie de société. Mais il n'était pas homme à se laisser guider par le sentiment.

A 17 ans, il entre au Noviciat de la Compagnie de Jésus, installé à Avignon. C'est là qu'en 1660 il passe du Noviciat au Collège pour terminer ses études de philosophie. Il y émet aussi ses premiers voeux de religion. A la fin des cours, il est nommé professeur de Grammaire et de Littérature; tâche qu'il assumera pendant cinq ans dans ce Collège.

En 1666 il est envoyé à Paris pour étudier la Théologie au Collège de Clermont; il reçoit à la même époque une charge de haute responsabilité. Sa compétence notoire pour les études d'humanités, unie à des dons exquis de prudence et de finesse, amènent les Supérieurs à le choisir comme précepteur des fils de Colbert, Ministre des Finances de Louis XIV.

Ses études terminées et ordonné prêtre, il retourne de nouveau à Lyon: il y est professeur pendant quelque temps, et ensuite se consacre entièrement à la prédication et à la direction de la Congrégation Mariale.

La prédication de La Colombière se distingue surtout par sa solidité et sa profondeur; il ne se perdait pas en idées vagues, mais s'adressait avec à propos à un auditoire concret. Son inspiration évangélique avait le pouvoir de transmettre à tous sérénité et confiance en Dieu. La publication de ses sermons produisit dans les âmes, comme elle continue à le faire, de grands résultats spirituels; en effet, si l'on considère l'endroit où ils ont été prononcés et la brièveté de son ministère, ils semblent avoir moins vieilli que les textes d'orateurs plus célèbres.

L'année 1674 est décisive dans la vie de Claude. Il fait son Troisième an de probation à la "Maison Saint-Joseph" de Lyon et au cours du mois traditionnel d'Exercices Spirituels, le Seigneur le prépare à la mission qu'il lui avait destinée. Les notes spirituelles de cette époque nous permettent de suivre pas à pas les luttes et les triomphes de son caractère, singulièrement sensible aux attraits humains, mais aussi généreux envers Dieu.

Il fait le voeu d'observer toutes les Constitutions et les Règles de la Compagnie. Il ne s'agissait pas là comme but essentiel de se lier à une série d'observances minutieuses, mais de reproduire le vivant idéal apostolique décrit par saint Ignace. Puisque cet idéal lui paraissait magnifique, Claude l'adopta comme un programme de sainteté. Cela répondait à une invitation de Jésus Christ lui-même. La preuve en est qu'il fut ensuite pénétré d'un sentiment de libération et d'extension de son horizon apostolique, comme il en témoigne dans son journal spirituel.

Le 2 février 1675 il fait la Profession solennelle et est nommé Recteur du Collège de Paray-le-Monial. Certains s'étonnèrent qu'un homme si éminent fut envoyé dans un endroit aussi retiré que Paray. On en trouve l'explication dans le fait que les Supérieurs savaient qu'au Monastère de la Visitation, une humble religieuse, Marguerite Marie Alacoque, à laquelle le Seigneur révélait les trésors de son Coeur, vivait dans une angoissante incertitude; elle attendait que le Seigneur lui-même accomplisse sa promesse de lui envoyer son "fidèle serviteur et parfait ami", qui l'aurait aidée à réaliser la mission à laquelle il la destinait: manifester au monde les richesses insondables de son amour.

Dès que le P. La Colombière fut arrivé à destination, Marguerite Marie, après l'avoir rencontré plusieurs fois, lui manifesta toute son âme et les communications qu'elle croyait recevoir du Seigneur. Le Père, de son côté, l'approuva entièrement et lui suggéra de mettre par écrit tout ce qu'elle éprouvait dans son âme, l'orientant et l'encourageant dans l'accomplissement de la mission reçue. Lorsqu'il fut certain, à la lumière de la grâce divine manifestée dans la prière et le discernement, que le Christ désirait le culte de son Coeur, il s'y livra sans réserve, comme nous en avons le témoignage dans son engagement et ses notes spirituelles. On y voit clairement, que, déjà avant de recevoir les confidences de Marguerite Marie Alacoque, Claude, en suivant les directives de saint Ignace dans les Exercices Spirituels, était arrivé à contempler le Coeur du Christ comme symbole de son amour.

Après un an et demi de séjour à Paray, en 1676, le P. La Colombière part pour Londres, où il a été nommé prédicateur de la Duchesse d'York. Il s'agissait d'un ministère très délicat, étant donné les événements religieux qui à l'époque agitaient l'Angleterre. Avant la fin d'octobre de la même année, le Père occupait déjà l'appartement qui lui avait été réservé au palais de St. James. En plus des sermons qu'il prononce dans la chapelle et la direction spirituelle, orale et écrite, à laquelle il se livre, Claude peut consacrer du temps à instruire solidement dans la vraie foi plusieurs personnes qui avaient abandonné l'Eglise romaine. Même au coeur des plus grands dangers, il eut la consolation de voir plusieurs conversions, au point d'avouer, après un an: "Je pourrais écrire un livre sur la miséricorde dont Dieu m'a rendu témoin depuis que je suis ici".

Un travail si intense et un climat pernicieux eurent raison de sa santé; des symptômes d'une grave affection pulmonaire commencèrent à se manifester. Cependant Claude continua courageusement son genre de vie.

A la fin de 1678, il fut arrêté a l'improviste sous l'accusation calomnieuse de complot papiste. Après deux jours, on l'enferma dans la sinistre prison de King's Bench, où il resta trois semaines, en proie à de graves privations, jusqu'à ce qu'un décret royal lui signifiât son expulsion de l'Angleterre.

Toutes ses souffrances rendirent encore plus précaire son état de santé, qui, avec des hauts et des bas, ne fit qu'empirer à son retour en France.

Pendant l'été 1681, déjà très gravement atteint, il fut renvoyé à Paray. Et le 15 février 1682, premier dimanche du Carême, à la soirée, il fut pris d'un crachement de sang qui mit fin à ses jours.

Le Pape Pie XI a béatifié Claude La Colombière le 16 juin 1929. Son charisme, aux dires de S. Marguerite Marie Alacoque, fut d'élever les âmes à Dieu, en suivant le chemin de l'amour et de la miséricorde que le Christ nous révèle dans l'Evangile.

SOURCE : http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_19920531_la-colombiere_fr.html

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CANONIZZAZIONE DI CLAUDE LA COLOMBIÈRE

OMELIA DI GIOVANNI PAOLO II

Basilica Vaticana - Domenica, 31 maggio 1992


“Perché l’amore con il quale mi hai amato sia in essi” (Io. 17, 26).

1. Cristo prega nel cenacolo. Prega nella sera, in cui ha istituito l’Eucaristia. Prega per gli Apostoli e per tutti coloro “che per la loro parola crederanno” (Ibid. 17, 20) lungo le generazioni e i secoli. Chiede al Padre che tutti “siano una cosa sola”, così come il Padre è col Figlio e il Figlio col Padre: “Siano anch’essi in noi una cosa sola” (Ibid. 17, 21).

Una cosa sola: l’unità della Divinità e l’unità di comunione delle Persone - unità del Padre col Figlio e del Figlio col Padre nello Spirito Santo. L’unità mediante l’Amore.

Cristo prega per l’amore: “Perché l’amore con il quale mi hai amato sia in essi e io in loro” (Ibid. 7, 26). Cristo rivela il segreto del suo Cuore. Proprio questo Cuore umano del Figlio di Dio è un ineffabile santuario che contiene tutti i tesori dell’amore: è un Cuore “traboccante di bontà e di amore” («Litaniae S. Cordis Iesus»).

2. La preghiera pronunciata da Cristo nel cenacolo continua nella Chiesa: di secolo in secolo, di generazione in generazione - essa costituisce una perenne “fonte di vita e di santità” (Ibid.). Ma nella storia ci sono momenti particolari, luoghi e persone prescelte che quasi di nuovo scopro no e di nuovo rivelano tale perenne ed intramontabile verità sull’amore.

L’uomo che la Chiesa oggi proclama santo - il Beato Claude La Colombière - è senz’altro una di queste persone.

3. En France, le dix-septième siècle a été appelé “le grand siècle des âmes”. C’est un temps de haute culture humaine, de développement des institutions de cette nation prestigieuse en Europe. Mais c’est aussi un temps de conflits cruels et de pauvreté du peuple. Le clergé et les ordres religieux sont souvent décadents; de ce fait, le peuple reste loin des lumières de la foi, des bienfaits de la vie spirituelle et de la communion ecclésiale. Cependant, depuis le Concile de Trente, depuis les fondateurs que furent saint François de Sales, Bérulle ou saint Vincent de Paul, un mouvement spirituel intense anime l’Église en France. On assiste à une grande activité réformatrice: le ministère sacerdotal est renouvelé, notamment avec la création des séminaires; les religieux reviennent à l’authenticité de leur vocation, de nouvelles fondations voient le jour; l’évangélisation des campagnes prend un nouvel élan avec les missions paroissiales; à la réflexion théologique s’associe une floraison mystique.

Au cœur de ce siècle, vit Claude La Colombière, entré jeune dans la Compagnie de Jésus. Celle-ci exerce sa mission à Paris comme en plusieurs provinces; elle a une influence notable par son effort intellectuel et, plus encore, par le dynamisme de vie chrétienne qu’elle sait communiquer.

4. Vrai compagnon de saint Ignace, Claude apprend à maîtriser sa forte sensibilité. Il garde humblement le sens de “sa misère” pour ne s’appuyer que sur son espérance en Dieu et sur sa confiance en la grâce. Il prend résolument la voie de la sainteté. Il adhère de tout son être aux Constitutions et aux Règles de l’institut, rejetant toute tiédeur. Fidélité et obéissance se traduisent, devant Dieu, par le “désir (. . .) de confiance, d’amour, de résignation et de sacrifice parfait” (CLAUDE LA COLOMBIÈRE, Retraites, n. 28).

Le Père Claude a forgé sa spiritualité à l’école des Exercices. Nous en avons gardé l’impressionnant journal. Il se consacre d’abord à “méditer beaucoup la vie de Jésus Christ qui est le modèle de la nôtre” (Ibid., n. 33). Contempler le Christ permet de vivre en familiarité avec lui pour lui appartenir totalement: “Je vois qu’il faut absolument que je sois à lui” (Ibid., n. 71). Et si Claude ose tendre à cette totale fidélité, c’est en vertu de son sens aigu de la puissance de la grâce qui le transforme. Il accède à la parfaite liberté de celui qui s’en remet sans réserve à la volonté de Dieu. “J’ai un cœur libre”, dit-il (Ibid., n. 12): épreuves ou sacrifices, il les accepte “en songeant que Dieu n’exige cela de nous que par amitié” (Ibid., n. 38). Tout son goût de l’amitié le conduit à répondre à l’amitié de Dieu, dans un élan d’amour chaque jour renouvelé.

Le Père La Colombière s’engage dans l’apostolat avec la conviction qu’il est l’instrument de l’œuvre de Dieu: “Pour faire beaucoup pour Dieu, il faut être tout à lui” (Ibid., n. 37). La prière, dit-il encore, est “l’unique moyen (. . .) de faire que Dieu s’unisse à nous pour faire quelque chose pour sa gloire” (Ibid., n. 52). Dans l’apostolat, les fruits et le succès viennent moins des facultés de la personne que de la fidélité à la volonté divine et de la transparence à son action.

5. Ce religieux au cœur pur et libre était préparé à comprendre et à prêcher le message que, dans le même temps, le Cœur de Jésus confiait à Sœur Marguerite-Marie Alacoque. Paray-le-Monial sera l’étape la plus féconde à nos yeux de l’itinéraire bien court de Claude La Colombière. Il arrive dans cette ville, depuis longtemps riche de sa tradition de vie religieuse, pour faire la rencontre providentielle de l’humble Visitandine entrée dans un dialogue constant avec son “divin Maître” qui lui promet “les délices de (son) pur amour”. Il découvre en elle une religieuse qui désire ardemment “la Croix toute pure” (CLAUDE LA COLOMBIÈRE, Mémoire, n. 49) et qui offre sa pénitence et ses peines sans réticence.

Le Père La Colombière, avec une grande sûreté de discernement, authentifie d’emblée l’expérience mystique de cette “disciple bien-aimée [du] sacré Cœur” (Ibid., n. 54), avec laquelle il connaîtra une belle fraternité spirituelle. D’elle, il recueille le message qui connaîtra un grand retentissement: “Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné, jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour” (EIUSDEM, Retraites, n. 135). Le Seigneur demande qu’une fête honore son Cœur, en lui faisant “réparation d’honneur” dans la communion eucharistique. Marguerite-Marie transmet au “serviteur fidèle et parfait ami”, qu’elle a reconnu dans le Père La Colombière, la mission d’“établir cette dévotion et donner ce plaisir à mon divin Cœur” (Ibid.). Claude, dans les années qui lui restent, intériorise les “richesses infinies”. Désormais sa vie spirituelle se développe dans la perspective de la “réparation” et de la “miséricorde infinie”, tant soulignées à Paray. Il est tout offert au Sacré Cœur “toujours brûlant d’amour”. Jusque dans l’épreuve, il pratique l’oubli de soi afin de parvenir à la pureté de l’amour et d’élever le monde à Dieu. Sentant sa faiblesse, il s’en remet à la puissance de la grâce: “Faites en moi votre volonté, Seigneur (. . .). C’est à vous à tout faire, divin Cœur de Jésus Christ” (Ibid.; EIUSDEM, Offrande, n. 152).

6. Les trois siècles passés nous permettent de mesurer l’importance du message confié à Claude La Colombière. Dans une période de contrastes entre la ferveur de certains et l’indifférence ou l’impiété de beaucoup, se présente une dévotion centrée sur l’humanité du Christ, sur sa présence, sur son amour de miséricorde et sur le pardon. L’appel à la “réparation”, caractéristique de Paray-le-Monial, pourra être diversement compris, mais, essentiellement, il s’agit pour les pécheurs que sont tous les hommes de revenir vers le Seigneur, touchés par son amour, et de lui offrir une plus vive fidélité pour l’avenir, une vie embrasée de charité. S’il y a solidarité dans le péché, il y a aussi solidarité dans le salut. L’offrande de chacun est faite pour le bien de tous. À l’exemple de Claude La Colombière, le fidèle comprend qu’une telle attitude spirituelle ne peut être que l’action du Christ en lui, manifestée par la communion eucharistique: accueillir en son cœur le Cœur du Christ et s’unir au sacrifice que lui seul peut offrir dignement au Père.

La dévotion au Cœur du Christ sera un facteur d’équilibre et d’affermissement spirituel pour les communautés chrétiennes bientôt affrontées à l’incroyance qui progressera dans les siècles suivants: une conception impersonnelle de Dieu se répandra; l’homme, s’éloignant de la rencontre personnelle du Christ et des sources de la grâce, voudra être seul maître de son histoire et se donner à lui-même sa loi, jusqu’à se montrer impitoyable pour servir ses ambitions. Le message de Paray, accessible aux humbles comme aux grands de ce monde, répond à de tels égarements en éclairant la relation de l’homme avec Dieu et de l’homme avec le monde par la lumière qui vient du Cœur de Dieu: conformément à la Tradition de l’Église, il oriente le regard vers la Croix du Rédempteur du monde, vers “Celui qu’ils ont transpercé” (Io. 19, 37).
7. Nous rendons grâce, aujourd’hui encore, pour le message confié aux saints de Paray et qui n’a cessé d’étendre son rayonnement. Au seuil de notre siècle, le Pape Léon XIII saluait “dans le Sacré Cœur de Jésus un symbole et une image claire de l’amour infini de Jésus Christ, amour qui nous pousse à nous aimer les uns les autres” (LEONIS XIII Annum Sacrum). Pie XI et Pie XII ont favorisé ce culte, y discernant une réponse spirituelle aux difficultés que rencontrent la foi et l’Église.

Certes, l’expression et la sensibilité évoluent, mais l’essentiel demeure. Lorsqu’on a découvert dans l’adoration eucharistique et la méditation le Cœur de Jésus “toujours brûlant d’amour pour les hommes” (CLAUDE LA COLOMBIÈRE, Retraites, n. 150), comment pourrait-on se laisser séduire par des formes de méditation qui replient sur soi sans accueillir la Présence du Seigneur? Comment pourrait-on être attiré par la prolifération de conceptions du sacré qui ne font que masquer un tragique vide spirituel?
Pour l’évangélisation d’aujourd’hui, il faut que le Cœur du Christ soit reconnu comme le cœur de l’Eglise: c’est Lui qui appelle à la conversion, à la réconciliation. C’est Lui qui entraîne sur les voies des Béatitudes les cœurs purs et les affamés de justice. C’est Lui qui réalise la communion chaleureuse des membres du Corps unique. C’est Lui qui permet d’adhérer à la Bonne Nouvelle et d’accueillir les promesses de la vie éternelle. C’est Lui qui envoie en mission. Le cœur à cœur avec Jésus élargit le cœur de l’homme aux dimensions du monde.

Puisse la canonisation de Claude La Colombière être pour toute l’Église un appel à vivre la consécration au Cœur du Christ, consécration qui est don de soi pour laisser la charité du Christ nous animer, nous pardonner et nous entraîner dans son ardent désir d’ouvrir à tous nos frères les voies de la vérité et de la vie !

8. “Padre giusto, il mondo non ti ha conosciuto, ma io ti ho conosciuto; questi sanno che tu mi hai mandato” (Io. 17, 25).

Questi: i santi - le sante - la Chiesa nelle sempre nuove epoche della storia.

Questi: Claude La Colombière - Maria Margherita Alacoque. La Chiesa.

Nel tempo pasquale la Chiesa rivive le teofanie del suo Redentore e Signore-Buon Pastore che “offre la vita per le pecore” (Cfr. ibid. 10, 15).

E la Chiesa fissa lo sguardo al cielo insieme col diacono Stefano, primo martire lapidato in Gerusalemme.

La Chiesa fissa lo sguardo al cielo come Stefano nel momento della sua morte da martire: “Ecco, io contemplo i cieli aperti e il Figlio del l’uomo che sta alla destra di Dio . . . Signore Gesù, accogli il mio spirito” (Act. 7, 56. 59).

Amen !

SOURCE : http://www.fjp2.com/fr/jean-paul-ii/bibliotheque-en-ligne/homelies/1712--canonization-of-claude-la-colombiere



Claude de la Colombière

Missionary and ascetical writer, born of noble parentage at Saint-Symphorien-d'Ozon, between Lyons andVienne, in 1641; died at Paray-le-Monial, 15 Feb., 1682. He entered the Society of Jesus in 1659. After fifteen years of religious life he made a vow, as a means of attaining the utmost possible perfection, to observefaithfully the rule and constitutions of his order under penalty of sin. Those who lived with him attested that this vow was kept with great exactitude. In 1674 Father de la Colombière was made superior at the Jesuithouse at Paray-le-Monial, where he became the spiritual director of Blessed Margaret Mary and was thereafter a zealous apostle of the devotion to the Sacred Heart of Jesus. In 1676 he was sent to England as preacher to the Duchess of York, afterwards Queen of Great Britain. He lived the life of a religious even in the Court of St. James and was as active a missionary in England as he had been in France. Although encountering many difficulties, he was able to guide Blessed Margaret Mary by letter. His zeal soon weakened his vitality and a throat and lung trouble seemed to threaten his work as a preacher. While awaiting his recall to France he was suddenly arrested and thrown into prison, denounced as a conspirator. Thanks to his title of preacher to the Duchess of York and to the protection of Louis XIV, whose subject he was, he escaped death but was condemned to exile (1679). The last two years of his life were spent at Lyons where he was spiritual directorto the young Jesuits, and at Paray-le-Monial, whither he repaired for his health. His principal works, including "Pious Reflections", "Meditations on the Passion", "Retreat and Spiritual Letters", were published under the title, "Oeuvres du R. P. Claude de la Colombière" (Avignon, 1832; Paris, 1864). His relics are preserved in themonastery of the Visitation nuns at Paray-le-Monial.

Sources

SEQUIN, Vie du P. de la Colombière (Paris, 1876), tr. in Quarterly Series (London, 1883); LUBEN, Der ehrwurdige Diener Gottes P. Claudius de la Colombière (Einsiedeln, 1884); LETIERCE, Le Sacre Coeur, ses apotres et ses sanctuaires (Nancy, 1886); Lettres inedites de la bienheureuse Marguerite Marie (Toulouse, 1890); CHARRIER, Histoire du V. P. Claude de la Colombière (Paris, 1894); BOUGAUD, Histoire de la bienheureuse Marguerite Marie (Toulouse, 1900); Oeuvres complètes du R. P. de la Colombière (Grenoble, 1901); HATTLER, Lebensbild der ehrwurdige P. Claudius de la Colombière (1903); POUPLARD, Notice sur le serviteur de Dieu, le R. P. Claude de la Colombière.

[Note: Claude de la Colombière was beatified in 1929, and canonized by Pope John Paul II in 1992.]

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/16026b.htm

Saint Claude De La Colombiere : An Act of Hope and Confidence in God

My God, I believe most firmly that Thou watchest over all who hope in Thee, and that we can want for nothing when we rely upon Thee in all things; therefore I am resolved for the future to have no anxieties, and to cast all my cares upon Thee.

People may deprive me of worldly goods and of honors; sickness may take from me my strength and the means of serving Thee; I may even lose Thy grace by sin; but my trust shall never leave me. I will preserve it to the last moment of my life, and the powers of hell shall seek in vain to wrestle it from me.

Let others seek happiness in their wealth, in their talents; let them trust to the purity of their lives, the severity of their mortifications, to the number of their good works, the fervor of their prayers; as for me, O my God, in my very confidence lies all my hope. "For Thou, O Lord, singularly has settled me in hope." This confidence can never be in vain. "No one has hoped in the Lord and has been confounded."

I am assured, therefore, of my eternal happiness, for I firmly hope for it, and all my hope is in Thee. "In Thee, O Lord, I have hoped; let me never be confounded."

I know, alas! I know but too well that I am frail and changable; I know the power of temptation against the strongest virtue. I have seen stars fall from heaven, and pillars of firmament totter; but these things alarm me not. While I hope in Thee I am sheltered from all misfortune, and I am sure that my trust shall endure, for I rely upon Thee to sustain this unfailing hope.

Finally, I know that my confidence cannot exceed Thy bounty, and that I shall never receive less than I have hoped for from Thee. Therefore I hope that Thou wilt sustain me against my evil inclinations; that Thou wilt protect me against the most furious assults of the evil one, and that Thou wilt cause my weakness to triumph over my most powerful enemies. I hope that Thou wilt never cease to love me, and that I shall love Thee unceasingly. "In Thee, O Lord, have I hoped; let me never be confounded."

SOURCE : http://www.catholic-forum.com/saints/stc28001.htm

St. Claude la Colombière


St. Claude de la Colombiere, SJ, promoted the devotion to the Sacred Heart of Jesus and was the confessor of St. Margaret Mary Alacoque.
Claude de la Colombiere was born of French noble parents in 1641. His young years were apparently happy ones, as he was close to his family and friends, leading an active social life. He entered the Jesuit novitiate at 17 and commenced a life of study and teaching. After his ordination he taught at the Jesuit college in Lyons, preached, and served as moderator for several Marian congregations.
In 1674, after 15 years of Jesuit life, Colombiere took a personal vow to observe the Rule and Constitutions of the Society of Jesus. He discovered in this program of sanctity an experience of inner liberation and a greater ability to open his heart to others in ministry.
In 1675 Claude was named rector at the Jesuit college at Paray-le-Monial, France. While in Paray, Colombiere became the spiritual advisor for Sr. Margaret Mary Alacoque. The Lord was revealing to Margaret Mary visions of his compassionate heart for the world.
Margaret Mary was filled with anxiety and uncertainty about what she was experiencing. The Lord instructed through Sr. Margaret Mary Alacoque that the world be devoted to his Sacred Heart. Colombiere assured Sr. Margaret Mary that her visions were authentic. He also instructed her to write down all that she had experienced. In accepting the authenticity of Margaret Mary’s visions, Claude de la Colombiere pledged himself to the mission of spreading the devotion to the Sacred Heart of Jesus.
In 1676 Claude became the appointed preacher for the Duchess of York (later Queen of England). He moved to London, where he worked to reconcile former Catholics with the Church. In 1678 he was caught in the web of lies spun by Titus Oates about an alleged plot by Jesuits to kill Charles II. Claude, in spite of failing health, was first thrown into prison and later exiled to France. In 1682 Colombiere died in Paray-le-Monial.
Claude de la Colombiere was declared a saint by Pope John Paul II in 1992.


Voir aussi : http://www.saintjosephduweb.com/Saint-Claude-la-Colombiere-apotre-du-Sacre-Coeur-1641-1682-fete-le-15-fevrier_a431.html
http://www.jesuites.com/2012/01/paray-le-monial/