dimanche 26 février 2012

Sainte MECHTILDE de HACKEBORN (de HEFTA), vierge bénédictine, abbesse et mystique


Sainte Mechtilde de Helfta

Moniale en Allemagne ( v. 1298)

Apparentée aux Hohenstauffen, elle appartenait à une famille puissante. Sa sœur aînée était abbesse du monastère des cisterciennes de Rodersdorf qui, plus tard, sera transférée à Helfta. C'est donc tout naturellement que la petite Mechtilde, lorsqu'elle eut 7 ans, fut confiée à sa sœur pour son éducation. Elle ne quittera plus le monastère. Bien plus tard, on lui remit la charge de la formation des jeunes élèves: l'alumnat. Elle dirigeait le chant monastique et sainte Gertrude fut parmi ses élèves. C'est à elle qu'elle dévoilera une partie de son extraordinaire vie spirituelle dans "Le Livre de la grâce spéciale", vie spirituelle qui s'enracine dans la liturgie et la pratique de la "Lectio Divina", insistant plus sur la figure du Christ glorieux que sur la figure du Serviteur souffrant. Elle recevra des visions du Sacré-Cœur, non point comme un amour méconnu, mais comme un amour victorieux. Une sainte de la sérénité et de l'optimisme.

Sainte Mathilde de Hackeborn 
(1241/2-1298), grande figure du monastère allemand de Helfta, a été le sujet de la catéchèse du Saint-Père le 29 septembre 2010:

Mathilde, fille des barons de Hackeborn, entra très jeune au monastère de Helfta où sa sœur, sainte Gertrude fut abbesse pendant quarante ans. Gertrude donna "une empreinte particulière à la spiritualité du monastère le portant à un épanouissement extraordinaire comme centre de mystique et de culture, école de formation scientifique et théologique". Les religieuses de Helfta bénéficiaient d'une instruction de haut niveau intellectuel leur permettant de cultiver une spiritualité fondée sur les Saintes Ecritures, la liturgie, la tradition patristique et sur la règle et la spiritualité cisterciennes".

C'est le livre écrit par sa sœur et intitulé "Le livre des grâces", qui nous permet principalement de connaître la vie de Mathilde et la décrit comme dotée de grandes qualités naturelles et spirituelles telles que "sa science, son intelligence, sa connaissance des lettres humaines et sa voix d'une douceur merveilleuse".

Mathilde bien que très jeune devint directrice de l'école du monastère de Helfta  puis directrice du chœur et maîtresse des novices. La sainte possédait également "le don divin de la contemplation mystique" et était "une maîtresse de fidèle doctrine et grande humilité, conseillère, consolatrice et guide dans le discernement". C'est pourquoi "de nombreuses personnes, non seulement du monastère mais aussi venant de l'extérieur...attestaient qu'elle les avait libérées de leur peine et qu'elles n'avaient jamais éprouvé autant de consolation qu'auprès d'elle", observa le Saint-Père.

"Dans sa longue vie passée au monastère, Mathilde a été affligée de souffrances intenses et continues auxquelles elle choisit d'ajouter de dures pénitences pour la conversion des pécheurs. Elle participa ainsi à la passion du Seigneur jusqu'à la fin de sa vie".

"La prière et la contemplation furent au centre de son existence -a ajouté le Pape-. Ses révélations, ses enseignements, son service envers le prochain, son chemin dans la foi et l'amour trouvent ici leur origine... Dans la prière liturgique, Mathilde donne une importance particulière aux heures canoniques, à la célébration de la messe et surtout à la communion.... Ses visions, ses enseignements et les évènements de son existence sont décrits avec des expressions du langage liturgique et biblique. On mesure ainsi sa profonde connaissance des Saintes Écritures qui étaient son pain quotidien".

La sainte "en se laissant guider par les Saintes Écritures et nourrir du Pain eucharistique, parcourut un chemin d'intime communion avec le Seigneur, toujours fidèle à l'Église. Voilà pour nous aussi -a conclu le Saint-Père- une belle invitation à intensifier notre amitié avec le Seigneur, surtout à travers la prière quotidienne et une participation attentive, fidèle et active à la messe. La liturgie est une grande école de spiritualité". (source: VIS 20100929 460)

Au monastère d’Helfta en Saxe, vers 1298, sainte Mechtilde, vierge, qui fut une femme d’une doctrine et d’une humilité excellentes, jointes au don de contemplation mystique.
Martyrologe romain
Je considère, par delà ses plaies, le cœur blessé et rompu par son excès d’amour

Sainte Mechtilde





SAINTE MECHTILDE de HACKEBORN

Vierge, Bénédictine

(1240-1298)

Sainte Mechtilde et Sainte Gertrude sa soeur, comtesses de Hackeborn, et proches parentes de l'empereur Frédéric II, naquirent à Isèble dans la Haute-Saxe. Mechtilde fut élevée chez les bénédictines de Rédaresdorff ou Rodersdorff, au diocèse de Halberstad. Elle montra, dès ses premières années, une grande innocence de moeurs et un grand dédain pour les vanités mondaines. Son obéissance charmait ses supérieures; on la voyait toujours exécuter avec autant de joie que de ponctualité ce qui lui avait été prescrit. Son amour pour la mortification frappait toutes les personnes qui vivaient avec elle. Jamais elle ne flattait son corps et quoiqu'elle fût d'une complexion très délicate, elle s'interdisait l'usage de la viande et du vin. Son humilité lui faisait éviter tout ce qui aurait pu sentir l'ostentation: elle mettait même autant de soin à cacher ses vertus, que les autres en mettent d'ordinaire à cacher leurs vices.

Elle ne voulut point sortir de la solitude, et quand elle fut en âge de se consacrer à Dieu par des voeux, elle fit profession dans le monastère de Rodersdorff. Quelque temps après, on l'envoya à Diessen, en Bavière, où elle devint supérieure du monastère de ce nom.

Elle y introduisit bientôt la pratique des plus sublimes vertus. Persuadée qu'on ne peut atteindre à la perfection monastique sans une exacte observation de tous les points de la règle, elle exhortait ses soeurs à s'y conformer avec promptitude, et à anticiper plutôt sur le temps marqué pour chaque exercice, que de se permettre le moindre retard par négligence.

Le monastère d'Ottilsteten ou d'Edelstetin, en Souabe, était alors tombé dans un grand relâchement. Les évêques du pays, voulant y introduire la réforme, ordonnèrent à Mechtilde de s'y retirer et de se charger de cette bonne oeuvre: mais la sainte employa diverses raisons pour s'en dispenser; elle eut même recours aux larmes et aux prières. Tout fut inutile, il fallut obéir. Elle se rendit à sa nouvelle communauté et y rétablit en peu de temps l'esprit d'une parfaite régularité. Personne ne peut résister à la force réunie de sa douceur et de ses exemples. Austère pour elle-même, elle était pleine de bonté pour les autres. Elle savait faire aimer la règle en la faisant observer, et tenir ce juste milieu qui consiste à ménager la faiblesse humaine, sans élargir les voies évangéliques. Ses instructions étaient toujours accompagnées de cet esprit de charité et d'insinuation qui rend la vertu aimable. Elle obligeait ses soeurs à la plus exacte clôture, et les tenait éloignées de tout commerce avec les gens du monde: les préservant ainsi de la dissipation dont l'effet ordinaire est de refroidir la charité et d'éteindre la ferveur.

Son lit était un peu de paille, sa nourriture fort grossière, encore ne mangeait-elle que pour soutenir son corps. Elle partageait tous ses moments entre la prière, la lecture et le travail des mains. Elle observait le silence le plus rigoureux. L'esprit de componction dont elle était animée fournissait à ses yeux une source continuelle de larmes. Elle ne se crut jamais dispensée de la règle, pas même à la cour de l'empereur, où elle avait été obligée d'aller pour les affaires de son monastère. Lorsque la maladie la forçait à garder le lit, sa plus grande douleur était de ne pouvoir assister, avec les autres soeurs, à la prière et à l'office de la nuit. Elle mourut à Diessen le 29 mars, quelque temps après l'an 1300, et avant sainte Gertrude, sa soeur. Son nom n'a jamais été inséré dans le martyrologe romain; mais on le trouve dans plusieurs calendriers sous le 10 avril, le 29 mars et le 30 mai.

M. L'Abbé Jacquet, L'Année Chrétienne, La Vie d'un saint pour chaque jour, Tome I, p. 409-410

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/sainte_mechtilde_de_hackeborn.html


BENOÎT XVI



AUDIENCE GÉNÉRALE



Place Saint-Pierre



Mercredi 29 septembre 2010


Sainte Mathilde de Hackeborn


Chers frères et sœurs,

Je voudrais vous parler aujourd’hui de sainte Mathilde de Hackeborn, l’une des grandes figures du monastère de Helfta, ayant vécu au XIIIe siècle. Sa consœur, sainte Gertrude la Grande, dans le vie livre de l’œuvre Liber specialis gratiae (le livre de la grâce spéciale), dans lequel sont relatées les grâces spéciales que Dieu a données à sainte Mathilde, affirme: «Ce que nous avons écrit est bien peu au regard de ce que nous avons omis. Nous publions ces choses uniquement pour la gloire de Dieu et au bénéfice de notre prochain, car il nous semblerait injuste de garder le silence sur les si nombreuses grâces que Mathilde reçut de Dieu, moins pour elle-même, à notre avis, que pour nous et pour ceux qui viendront après nous» (Mathilde de Hackeborn, Liber specialis gratiae, VI, 1).

Cette œuvre a été rédigée par sainte Gertrude et par une autre consœur de Helfta et possède une histoire singulière. A l’âge de cinquante ans, Mathilde traversait une grave crise spirituelle unie à des souffrances physiques. C’est dans cette situation qu’elle confia à deux consœurs amies les grâces spéciales à travers lesquelles Dieu l’avait guidée depuis son enfance, mais elle ne savait pas que celles-ci notaient tout. Lorsqu’elle l’apprit, elle en fut profondément angoissée et troublée. Toutefois, le Seigneur la rassura en lui faisant comprendre que ce qui était écrit l’était pour la gloire de Dieu et le bénéfice de son prochain (cf. ibid., II, 25, v. 20). Ainsi, cette œuvre est la source principale à laquelle nous pouvons puiser les informations sur la vie et la spiritualité de notre sainte.

A travers elle, nous sommes introduits dans la famille du baron de Hackeborn, l’une des plus nobles, riches et puissantes de Thuringe, apparentée à l’empereur Frédéric II, et nous entrons dans le monastère de Helfta à l’époque la plus glorieuse de son histoire. Le baron avait déjà donné au monastère une fille, Gertrude de Hackeborn (1231/1232-1291/1292), dotée d’une forte personnalité, abbesse pendant quarante ans, capable de conférer une empreinte particulière à la spiritualité du monastère, le conduisant à une floraison extraordinaire comme centre de mystique et de culture, école de formation scientifique et théologique. Gertrude offrit aux moniales une instruction intellectuelle de haut niveau, qui leur permettait de cultiver une spiritualité fondée sur l’Ecriture Sainte, sur la liturgie sur la tradition patristique, sur la Règle et la spiritualité cistercienne, avec une prédilection particulière pour saint Bernard de Clairvaux et Guillaume de Saint-Thierry. Elle fut une véritable maîtresse, exemplaire en tout, dans la radicalité évangélique et dans le zèle apostolique. Dès son enfance, Mathilde accueillit et goûta le climat spirituel et culturel créé par sa sœur, en apportant ensuite sa marque personnelle.

Mathilde naquit en 1241 ou 1242 dans le château de Helfta; elle était la troisième fille du baron. A l’âge de sept ans, avec sa mère, elle rendit visite à sa sœur Gertrude dans le monastère de Rodersdorf. Elle fut si fascinée par ce milieu qu’elle désira ardemment en faire partie. Elle y entra comme écolière, et en 1258, devint religieuse dans le couvent, se transférant entre temps à Helfta, dans le domaine des Hackeborn. Elle se distinguait par son humilité, sa ferveur, son amabilité, la transparence et l’innocence de sa vie, la familiarité et l’intensité avec lesquelles elle vivait la relation avec Dieu, la Vierge et les saints. Dotée de qualités naturelles et spirituelles élevées, comme «la science, l’intelligence, la connaissance des lettres humaines, la voix d’une merveilleuse douceur: tout la rendait apte à être pour le monastère un véritable trésor sous tous les aspects» (ibid., préambule). Aussi, «le rossignol de Dieu» — comme elle était appelée — encore très jeune, devint directrice de l’école du monastère, directrice du chœur, et maître des novices, fonctions qu’elle accomplit avec talent et un zèle inlassable, non seulement au bénéfice des moniales, mais de quiconque désirait puiser à sa sagesse et sa bonté.

Illuminée par le don divin de la contemplation mystique, Mathilde composa de nombreuses prières. C’est une maîtresse de doctrine fidèle et de grande humilité, conseillère, consolatrice, guide dans le discernement: «Elle distribuait — lit-on — la doctrine avec une abondance telle que l’on n’avait jamais vue dans le monastère, et nous avons hélas! la grande crainte que l’on ne verra plus jamais rien de semblable. Les sœurs se réunissaient autour d’elle pour entendre la parole de Dieu, comme autour d’un prédicateur. Elle était le refuge et le réconfort de tous, et elle avait, par un don singulier de Dieu, la grâce de révéler librement les secrets du cœur de chacun. De nombreuses personnes, pas seulement dans le monastère, mais aussi des étrangers, des religieux et des laïcs, venus de loin, attestaient que cette sainte vierge les avait libérés de leur peine et qu’ils n’avaient jamais éprouvé autant de réconfort qu’auprès d’elle. En outre, elle composa et elle enseigna de nombreuses prières qui, si elles étaient réunies, dépasseraient le volume d’un psautier» (ibid., VI, 1).

En 1261, une petite fille de cinq ans du nom de Gertrude arrive au couvent: elle est confiée aux soins de Mathilde, qui a à peine vingt ans, qui l’éduque et la guide dans la vie spirituelle jusqu’à en faire non seulement une excellente disciple, mais sa confidente. En 1271 ou 1272, Mathilde de Megdeburg entre elle aussi au monastère. Le lieu accueille ainsi quatre grandes femmes — deux Gertrude et deux Mathilde —, gloire du monachisme germanique. Au cours de sa longue vie passée au monastère, Mathilde est frappée par d’incessantes et intenses souffrances auxquelles elle ajoute les très dures pénitences choisies pour la conversion des pécheurs. De cette manière, elle participe à la passion du Seigneur jusqu’à la fin de sa vie (cf. ibid., VI, 2). La prière et la contemplation sont l’humus vital de son existence: les révélations, ses enseignements, son service au prochain, son chemin dans la foi et dans l’amour ont ici leur racine et leur contexte. Dans le premier livre de l’œuvre Liber specialis gratiae, les rédactrices recueillent les confidences de Mathilde effectuées lors des fêtes du Seigneur, des saints et, de manière particulière, de la Bienheureuse Vierge Marie. La capacité que cette sainte possède de vivre la liturgie dans ses différents éléments, même les plus simples, en la portant dans la vie quotidienne monastique, est impressionnante. Certaines images, expressions, actions sont parfois éloignées de notre sensibilité, mais, si l’on considère la vie monastique et sa tâche de maîtresse et de directrice de chœur, on saisit sa capacité particulière d’éducatrice et de formatrice, qui aide ses consœurs à vivre intensément, en partant de la liturgie, chaque moment de la vie monastique.

Dans la prière liturgique, Mathilde accorde une importance particulière aux heures canoniques, à la célébration de la Messe, en particulier à la communion. Là, elle est souvent ravie en extase dans une profonde intimité avec le Seigneur dans son cœur très ardent et très doux, dans un dialogue merveilleux, où elle demande des lumières intérieures, alors qu’elle intercède de manière particulière pour sa communauté et ses consœurs. Au centre, se trouvent les mystères du Christ vers lesquels la Vierge Marie renvoie constamment pour marcher sur la voie de la sainteté: «Si tu désires la véritable sainteté, reste près de mon Fils; Il est la sainteté même qui sanctifie toute chose» (ibid., I, 40). Dans son intimité avec Dieu est présent le monde entier, l’Eglise, les bienfaiteurs, les pécheurs. Pour elle, le ciel et la terre s’unissent.

Ses visions, ses enseignements, les épisodes de son existence sont décrits avec des expressions qui évoquent le langage liturgique et biblique. On saisit ainsi sa profonde connaissance des Saintes Ecritures, qui étaient son pain quotidien. Elle y a constamment recours, que ce soit pour mettre en valeur les textes bibliques lus pendant la liturgie, ou en y puisant des symboles, des termes, des paysages, des images, des personnages. Sa préférence va à l'Evangile: «Les paroles de l'Evangile étaient pour elle une nourriture merveilleuse et suscitaient dans son cœur des sentiments d'une telle douceur que souvent, prise par son enthousiasme, elle ne pouvait en terminer la lecture... La manière dont elle lisait ces mots étaient si fervente qu'elle suscitait chez tous la dévotion. De même, lorsqu'elle chantait dans le chœur, elle était tout absorbée en Dieu, transportée par une telle ardeur qu'elle manifestait parfois ses sentiments avec des gestes... D'autres fois, comme ravie en extase, elle n'entendait pas ceux qui l'appelaient ou la secouaient et elle avait beaucoup de difficultés à reprendre conscience des choses extérieures» (ibid., VI, 1). Dans l'une de ses visions, c'est Jésus lui-même qui lui recommande l'Evangile; en lui ouvrant la plaie de son cœur très doux, il lui dit: «Vois combien mon amour est grand: si tu veux bien le connaître, tu ne le trouveras nulle part ailleurs mieux exprimé que dans l'Evangile. Personne n'a jamais entendu exprimer des sentiments plus forts et plus tendres que ceux-ci: Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés (Jean XV, 9)» (ibid., I, 22).

Chers amis, la prière personnelle et liturgique, notamment la liturgie des Heures et la Messe sont à la racine de l'expérience spirituelle de sainte Mathilde de Hackeborn. En se laissant guider par les Saintes Ecritures et nourrir du Pain eucharistique. Elle a parcouru un chemin d'intime union avec le Seigneur, toujours dans la pleine fidélité à l'Eglise. Cela est également pour nous une puissante invitation à intensifier notre amitié avec le Seigneur, surtout à travers la prière quotidienne et la participation attentive, fidèle et active à la Messe. La liturgie est une grande école de spiritualité.

La disciple Gertrude décrit avec des expressions intenses les derniers moments de la vie de sainte Mathilde de Hackeborn, très difficiles, mais éclairés par la présence de la Bienheureuse Trinité, du Seigneur, de la Vierge Marie, de tous les saints, ainsi que de sa sœur de sang Gertrude. Lorsque arriva l'heure où le Seigneur voulut l'appeler à Lui, elle lui demanda de pouvoir encore vivre dans la souffrance pour le salut des âmes et Jésus se complut de cette marque d'amour supplémentaire.

Mathilde avait 58 ans. Elle parcourut la fin de sa route marquée par huit ans de graves maladies. Son œuvre et sa renommée de sainteté se répandirent rapidement. Lorsque son heure vint, «le Dieu de Majesté... unique douceur de l'âme qui l'aime.., lui chanta: Venite vos, benedicti Patris mei... Venez, ô vous qui êtes bénis par mon Père, venez recevoir le royaume... et il l'associa à sa gloire» (ibid., VI, 8).

Sainte Mathilde de Hackeborn nous confie au Sacré Cœur de Jésus et à la Vierge. Elle invite à louer le Fils avec le Cœur de la Mère et à louer Marie avec le Cœur du Fils: «Je vous salue, ô Vierge très vénérée, dans cette douce rosée qui, du Cœur de la Très sainte Trinité, se répand en vous; je vous salue dans la gloire et dans la joie avec laquelle vous vous réjouissez à présent dans l'éternité, vous qui la première d'entre toutes les créatures de la terre et du ciel, fûtes élue avant même la création du monde! Amen» (ibid., I, 45).

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Je suis heureux d’accueillir ce matin les francophones présents, en particulier ceux venus d’Haïti. Je continue à porter les Haïtiens dans ma prière suppliant Dieu de soulager leur misère. Que votre pèlerinage à Rome, chers pèlerins, soit pour vous tous l’occasion d’approfondir votre relation personnelle avec le Christ. Que Dieu vous bénisse!

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APPEL DU SAINT-PÈRE

Mes pensées vont à présent à la grave crise humanitaire qui a récemment frappé le Nord du Nigeria, où près de deux millions de personnes ont été contraintes de quitter leurs maisons à cause de violentes inondations. A toutes les personnes concernées, j'exprime ma proximité spirituelle et je les assure de mes prières.

© Copyright 2010 - Libreria Editrice Vaticana

SOURCE : http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/audiences/2010/documents/hf_ben-xvi_aud_20100929_fr.html



Sainte Mechthild von Hackeborn

Moniale et mystique allemande

Mechthild von Hackeborn naît en 1241, au château de Helfta, dans une famille noble et puissante. Sa sœur aînée étant abbesse au monastère des cisterciennes de Rodersdorf, la petite fille lui fut confiée, dès l'âge de sept ans, pour son éducation. Très vite Mechthild se distingua par son humilité, sa ferveur, son amabilité et l'intensité de sa foi.

Devenue religieuse, elle se verra confier la charge de chantre et de maîtresse des novices. Surnommée « le rossignol de Dieu », les sœurs se réunissaient autour d'elle pour entendre la Parole de Dieu, comme autour d'un prédicateur. De nombreuses personnes extérieures au monastère sollicitaient son aide et ses sages conseils.

Parmi ses élèves, une moniale particulièrement douée se signalera : sainte Gertrude la Grande (fêtée le 16 novembre). La vie spirituelle de Mechthild, d'une richesse rare, s'enracinera dans la Lectio Divina et la contemplation du Christ Glorieux.

Elle bénéficiera de nombreuses visions du Sacré-Cœur de Jésus comme amour victorieux et exercera une profonde influence sur la spiritualité catholique. Dans l'une de ses visions, Mechthild entendit le Seigneur Jésus lui dire : « Vois combien Mon Amour est grand : si tu veux bien le connaître, tu ne le trouveras nulle part ailleurs mieux exprimé que dans l'Évangile. Personne n'a jamais entendu exprimer des sentiments plus forts et plus tendres que ceux-ci : Comme le Père M'a aimé, Moi aussi Je vous ai aimés ». (Saint Jean 15, 9). (Liber specialis gratiae VI, 1).

C'est à l'âge de 58 ans que Mechthild, dans le monastère d'Helfta, s'endormit dans la paix du Seigneur, le 19 novembre 1299.


et, plus encore : >>>  Mechthild de Hackerborn


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SOURCE : http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20171119&id=13820&fd=0



Le Notre Père de Sainte Mechtilde pour les âmes du purgatoire

A chaque fois que Sainte Mechtilde récitait cette prière, elle voyait des légions d'âmes du Purgatoire monter au Ciel !

« Notre Père qui êtes aux cieux »

Je vous en prie, ô Père Céleste, pardonnez aux âmes du Purgatoire, car elles ne vous ont pas aimé ni rendu tout l'honneur qui vous est dû, à vous, leur Seigneur et Père, qui par pure grâce, les avez adoptées comme vos enfants; mais au contraire, elles vous ont, à cause de leurs péchés, chassé de leur cœur où vous vouliez pourtant toujours habiter. En réparation de ces fautes, je vous offre l'amour et la vénération que votre Fils incarné vous a témoignés tout au long de sa vie terrestre, et je vous offre toutes les actions de pénitence et de satisfaction qu'Il a accomplies et par lesquelles Il a effacé et expié les péchés des hommes. Ainsi soit-il.

« Que votre Nom soit sanctifié »

Je vous supplie, ô Père très bon, pardonnez aux âmes du Purgatoire, car elles n'ont pas toujours honoré dignement votre saint nom, mais elles l'ont souvent prononcé en vain et elles se sont rendues indignes du nom de chrétien par leur vie de péchés. En réparation de ces fautes qu’elles ont commises, je vous offre tout l'honneur que votre Fils bien-aimé a rendu à votre Nom par ses paroles et par ses actes, tout au long de sa vie terrestre. Ainsi soit-il.

« Que votre Règne arrive »

Je vous en prie, ô Père très bon, pardonnez aux âmes du Purgatoire, car elles n'ont pas toujours recherché ni désiré votre Royaume avec assez de ferveur et d'application, ce Royaume qui est le seul lieu où règnent le véritable repos et l'éternelle paix. En réparation de leur indifférence à faire le bien, je vous offre le très saint désir de votre divin Fils par lequel Il souhaite ardemment qu'elles deviennent, elles aussi, héritières de son Royaume. Ainsi soit-il.

« Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel »

Je vous en prie, ô Père très bon, pardonnez aux âmes du Purgatoire, car elles n'ont pas toujours soumis leur volonté à la vôtre, elles n'ont pas cherché à accomplir votre volonté en toute chose, et même elles ont souvent vécu et agi en ne faisant que leur volonté. En réparation de leur désobéissance, je vous offre la parfaite conformité du cœur plein d'amour de votre divin Fils avec votre sainte volonté et la soumission la plus profonde qu'Il vous témoigna en vous obéissant jusqu'à sa mort sur la croix. Ainsi soit-il.

« Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien »

Je vous en prie, ô Père très bon, pardonnez aux âmes du Purgatoire, car elles n'ont pas toujours reçu le saint Sacrement de l'Eucharistie avec assez de désir, mais elles l'ont souvent reçu sans recueillement ni amour, ou même indignement, ou encore elles ont même négligé de le recevoir. En réparation de toutes ces fautes qu'elles ont commises, je vous offre l'éminente sainteté et le grand recueillement de Notre-Seigneur Jésus-Christ, votre divin fils, ainsi que l'ardent amour avec lesquels Il nous a fait cet incomparable don. Ainsi soit-il.

« Pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés »

Je vous en prie, ô Père très bon, pardonnez aux âmes du Purgatoire toutes les fautes dont elles se sont rendu coupables en succombant aux sept péchés capitaux, et aussi en n'ayant pas voulu, ni aimer, ni pardonner à leurs ennemis. En réparation de tous ces péchés, je vous offre la prière pleine d'amour que votre divin Fils vous a adressée en faveur de ses ennemis lorsqu'il était sur la croix. Ainsi soit-il.

« Et ne nous laissez pas succomber à la tentation »

Je vous en prie, ô Père très bon, pardonnez aux âmes du Purgatoire, car trop souvent elles n'ont pas résisté aux tentations et aux passions, mais elles ont suivi l'ennemi de tout bien et se sont abandonnées aux convoitises de la chair. En réparation de tous ces péchés aux multiples formes, dont elles se sont rendues coupables, je vous offre la glorieuse victoire que Notre-Seigneur Jésus-Christ a remportée sur le monde ainsi que sa vie très sainte, son travail et ses peines, sa souffrance et sa mort très cruelle. Ainsi soit-il.

« Mais délivrez-nous du mal… »

…et de tous châtiments en vertu des mérites de votre Fils bien-aimé et conduisez-nous, ainsi que les âmes du Purgatoire, dans votre Royaume de gloire éternelle qui s'identifie à vous. Ainsi soit-il.

SOURCE : http://notredamedesneiges.over-blog.com/article-4402997.html



MECHTILDE DE HACKEBORN

Mystique, Sainte

1241-1298
Remarque préalable
Sainte Mechtilde est une moniale allemande du XIII ème siècle, époque que l'on a appelée l'âge d'or de la mystique médiévale (1250-1350). Il est impos-sible de parler de sainte Mechtilde, sans citer sainte Gertrude. En effet, Mech-tilde de Hackeborn et Gertrude d’Helfta furent si proches l’une de l’autre au monastère d’Helfta, qu'on ne peut les séparer. Tout les unissait: la vie com-mune, leur amitié spirituelle, leur amour de Jésus, et surtout leurs révélations mystiques. Mechtilde de Hackeborn bénéficia de grâces très spéciales. Elle fut contrainte par ses supérieurs de les partager à quelques religieuses, ses confidentes, dont Gertrude d'Helfta, qui les notèrent soigneusement pour, ensuite, rédiger un livre: Le Livre de la Grâce spéciale. La fin du Livre de la Grâce spéciale, à partir du chapitre XXII de la cinquième partie, a été écrit après la mort de sainte Mechtilde par sainte Gertrude d’Helfta, qui insiste beaucoup sur la véracité de ce Livre, écrit à la demande expresse du Seigneur, pour le bien et le salut de ceux qui le liront.
La vie de sainte Mechtilde
Mechtilde de Hackeborn naquit en 1241. À peine âgée de sept ans elle accompagnait sa mère dans une visite au monastère de Rodarsdorf, près d’Halberstadt, où se trouvait une de ses sœurs aînées, Gertrude de Hackeborn, de neuf ans plus âgée qu’elle. L’enfant demanda et obtint de rester avec les moniales.  
Dix ans plus tard, en 1258, Mechtilde suivit sa sœur, devenue Abbesse en 1251, à Helfta, en Saxe, dans un domaine familial. 
Le préambule historique du Livre de la Grâce spéciale nous apprend "que Dieu commença, dès sa tendre enfance, à traiter familièrement avec Mechtilde et à lui révéler beaucoup de ses mystères cachés... Cependant le très doux Seigneur la tenait aussi sous les coups d’une épreuve continuelle: elle souffrait presque toujours de la tête, ou des douleurs de la pierre, ou d’une inflammation du foie." 
Mechtilde fut élevée avec soin par sa sœur, l’Abbesse. On croit savoir qu’elle devint une aide précieuse pour Gertrude, sa sœur Abbesse, qui lui confia les écoles de chant et l’alumnat. Mechtilde devait instruire "dans les sciences divines et humaines les petites filles élevées parmi les moniales. C’est à cette maîtresse prudente et sage que Dieu confia, en 1261, une fillette de cinq ans qui devait devenir sainte Gertrude la grande." Mechtilde avait alors vingt ans, et elle était la Dame chantre de son monastère.
Nous savons que sainte Mechtilde bénéficia de grâces très spéciales: ainsi elle pouvait lire dans les cœurs. Des personnes lui confiaient leurs recommandations à porter auprès de Dieu, et, ensuite, Mechtilde révélait à toutes ces personnes les désirs de leurs cœurs. Et plus d’une rendit, avec joie, des actions de grâces au Seigneur. (Livre de la Grâce spéciale, deuxième partie, Ch. XXVI, 23) Cependant l’humilité de Mechtilde et aussi le mystère dont le Seigneur aimait voiler ses dons, firent que le secret des communications du ciel fut caché jusqu’à la cinquantième année de notre sainte Mechtilde. 
En 1291 Mechtilde fut si malade qu’elle ne put assister à la mort de l’Abbesse Gertrude, sa sœur. Sa solitude fut grande et Dieu permit alors qu’elle manifestât ce que le Seigneur opérait en elle. Deux moniales reçurent ses confidences et les mirent par écrit à l’insu de Mechtilde. L’une de ces deux moniales était sainte Gertrude. Mechtilde ne se remit jamais de cette maladie et demeura dans un grand état de faiblesse. Deux ans avant sa mort les douleurs redoublèrent. Le Livre de la Grâce spéciale, (deuxième partie, chapitre XXVI, 23) raconte: “l’avant dernier dimanche après la Pentecôte 1298, la malade comprenant que Dieu allait l’appeler à lui, commença à se préparer au moyen des exercices composés à cette intention par sainte Gertrude.” C’est pendant cette maladie que mourut sa sœur l’Abbesse, Gertrude de Hackeborn, mais Mechtilde eut la consolation de voir sa sœur au ciel: “L’esprit de Mechtilde fut ravi dans le ciel où elle vit le Seigneur assis à l’orient, et sa sœur, d’heureuse mémoire, la dame Abbesse, entourée de tous les membres de la congrégation tant morts que vivants."  
Mais bientôt Mechtilde allait rejoindre son Seigneur bien-aimé. Celle qui deviendra sainte Gertrude d'Helfta assistait Mechtilde mourante. Nous sommes le 19 novembre 1298. Gertrude fut l’heureux témoin des faveurs prodiguées par le Seigneur à son épouse bien-aimée. "Elle vit s’accomplir à l’heure suprême, l’engagement contracté autrefois par Mechtilde avec le Seigneur, lorsque celui-ci lui donna son Cœur en gage. Maintenant, l’Époux divin lui redemanda son Cœur, et Mechtilde le lui ayant fidèlement rendu, fut aussitôt appelée à entrer dans les joies de son Seigneur pour y goûter les délices de l’éternité." C'était le jour de la fête de sainte Élisabeth de Thuringe.  
Mechtilde fit-elle des miracles? Le Livre de la Grâce spéciale n'en parle pas. Notons toutefois qu’à une époque de grande sécheresse, sur ses prières instantes, le Seigneur, un soir, et contre toute attente, envoya une abondante pluie qui vint redonner vie à la nature exsangue. Cependant, la caractéristique de sainte Mechtilde était la louange divine. Première chantre du monastère Mechtilde chantait avec amour et enthousiasme, les louanges de Dieu. 
Nous sommes très conscient de l'insuffisance de cet enregistrement concernant une si grande mystique. Mais ce sont les obligations de la radio…  Aussi, si vous souhaitez en savoir davantage sur la vie spirituelle et mystique de sainte Mechtilde, et profiter de quelques textes du Livre de la Grâce spéciale, nous vous invitons à aller sur le site consacré à la Nouvelle évangélisation.
Là vous trouverez aisément Mechtilde en vous rendant soit dans la rubriqueLittérature spirituelle, soit dans le sanctoral, index des saints et bienheureux. 
Pour ceux qui peuvent lire ce texte, il vous suffira de cliquer sur le lien ci-dessous: 
Paulette Leblanc
SOURCE : http://nouvl.evangelisation.free.fr/leblanc_mechtilde_de_hackeborn.htm



La vie de Sainte Mechtilde
3-La vie de Sainte Mechtilde
Sainte Mechtilde de Hackeborn et Gertrude d’Helfta furent si proches l’une de l’autre dans le cloître d’Helfta, qu’il est impossible de les séparer. Tout les unit: la vie commune, leur amitié spirituelle, leur amour de Jésus, et surtout leurs révélations mystiques.
Mechtilde de Hackeborn naquit en 1241. À peine âgée de sept ans elle accompagnait sa mère dans une visite au Monastère de Rodarsdorf, près d’Halberstadt, où se trouvait une de ses sœurs aînées, Gertrude de Hackeborn, de neuf ans plus âgée qu’elle.
L’enfant demanda et obtint de rester avec les Moniales.
Dix ans plus tard, en 1258, Mechtilde suivit sa sœur, devenue Abbesse en 1251, à Helfta, en Saxe, dans un domaine familial.
3-1-Présentation : extraits du Prologue du Livre de la Grâce spéciale. [1] La naissance et la tendre enfance
Il y eut une vierge que Dieu prévint à tel point des bénédictions de sa douceur, qu’au moment où elle venait de naître, comme elle semblait prête  à expirer, on la porta en grande hâte pour la faire baptiser par un prêtre, homme de sainteté et de vertu, qui se disposait à célébrer la messe. Après le baptême il prononça ces paroles qui ont été réputées prophétiques: 
— Que craignez-vous? Cette enfant ne va pas mourir; elle deviendra une personne sainte et religieuse, en qui Dieu opérera beaucoup de merveilles, et elle terminera ses jours dans la vieillesse. 
Le Christ révéla plus tard pourquoi le Baptême lui avait été si tôt conféré: il voulait sans aucun retard consacrer son âme à Dieu comme un temple...
Le préambule historique du Livre de la Grâce spéciale nous apprend que Dieu commença, dès sa tendre enfance, à traiter familièrement avec elle et à lui révéler beaucoup de ses mystères cachés... 
Cependant le très doux Seigneur la tenait aussi sous les coups d’une épreuve continuelle: elle souffrait presque toujours de la tête, ou des douleurs de la pierre, ou d’une inflammation du foie.
3-2-Les grandes étapes de la vie de Mechtilde
3-2-1-L’adolescence
Mechtilde fut élevée avec soin par sa sœur, l’Abbesse. On raconte qu’elle “se distinguait par son humilité, sa ferveur, et une extrême amabilité qui la faisait rechercher de toutes.” Il semble qu’elle devint très vite une aide précieuse pour Gertrude, sa sœur Abbesse, qui lui confia les écoles de chant et l’alumnat. Elle instruisait dans les sciences divines et humaines et formait à la pratique de toutes les vertus les enfants élevées parmi les moniales.
C’est à cette maîtresse prudente et sage que Dieu confia, en 1261, une petite fille de cinq ans qui devait devenir Sainte Gertrude la grande. Mechtilde avait alors vingt ans. La beauté de sa voix et sa compétence la désignèrent pour les fonctions de Dame chantre.
3-2-2-La maîtresse
Les dons naturels de Mechtilde et ses grandes vertus ne la signalaient pas seulement aux yeux de ses Sœurs; sa renommée, appuyée en quelque sorte sur celle de l’abbesse Gertrude, s’étendait au loin et attirait à elle, en grand nombre, les âmes avides de lumières ou de consolations.
En effet, Sainte Mechtilde bénéficia de grâces très spéciales; ainsi elle pouvait lire dans les cœurs.
On raconte qu’un jour, pendant qu’elle se trouvait dans de grandes souffrances, Le Seigneur la réjouissait par sa douce présence à tel point que ne pouvant cacher sa sainte ivresse, elle manifestait, même aux hôtes et aux étrangers, cette grâce intérieure qu’elle avait tenue si longtemps cachée.
Il en advint plusieurs qui lui donnèrent leurs recommandations à porter auprès de Dieu, et, selon que Dieu avait daigné le lui montrer, elle révélait à toutes ces personnes les désirs de leurs cœurs.
Plus d’une en rendit avec joie ses actions de grâces au Seigneur. (Livre de la Grâce spéciale, deuxième partie, Ch. XXVI, 23)
Des savants Religieux de l’Ordre de Saint Dominique étaient heureux de l’écouter, et nous savons que Sainte Gertrude, au début de sa vie surnaturelle, s’adressa à elle pour en recevoir l’assurance que les faveurs dont elle était l’objet procédaient bien de Dieu.
Est-ce à cause de cette réputation que Mechtilde, afin de garder sa liberté, cacha si longtemps et avec tant de soin, les grâces extraordinaires dont le récit compose Le Livre de la Grâce spéciale?
On peut le supposer. Quoi qu’il en soit, l’humilité de Mechtilde et aussi le mystère dont Le Seigneur aime le plus souvent à voiler ses dons, conspirèrent ensemble pour garder dans le secret les communications du ciel jusqu’à la cinquantième année de la sainte.
3-3-Les révélations
En 1291 Mechtilde fut si malade qu’elle ne put assister à la mort de l’Abbesse Gertrude, sa sœur. Sa solitude fut grande et Dieu permit alors qu’elle manifestât ce que Le Seigneur opérait en elle.
Deux Moniales reçurent ses confidences et les mirent par écrit à l’insu de Mechtilde. L’une de ces deux Moniales était Sainte Gertrude. [2]
Mechtilde ne se remit jamais de cette maladie et demeura dans un grand état de faiblesse. Deux ans avant sa mort les douleurs redoublèrent et “l’avant dernier Dimanche après la Pentecôte (1298), la malade comprenant que Dieu allait l’appeler à lui, commença à se préparer au moyen des exercices composés à cette intention par Sainte Gertrude.”
C’est pendant cette maladie que mourut sa sœur l’Abbesse, Gertrude de Hackeborn.
D’abord très affectée, Mechtilde eut bientôt la consolation de voir sa sœur au Ciel: “L’esprit de celle-ci (Mechtilde) fut ravi dans le Ciel où elle vit Le Seigneur assis à l’orient et sa sœur, d’heureuse mémoire, la dame Abbesse, entourée de tous les membres de la Congrégation tant morts que vivants. 
(Le Livre de la Grâce spéciale, deuxième partie, chapitre XXVI, 23)
3-4-Quelques miracles
Le Livre de la Grâce spéciale parle très peu des miracles opérés par Mechtilde. Notons toutefois qu’à une époque de grande sécheresse, sur ses prières instantes, le Seigneur donna la pluie: “Aujourd’hui, dit Le Seigneur, je vous donnerai de la pluie.”
Compte tenu de la sérénité du Ciel, Mechtilde eut quelques doutes, mais le soir, contre toute attente, une abondante pluie vint redonner vie à la nature exsangue. (Le Livre de la Grâce spéciale, quatrième partie, chapitre X, 10)
À une autre époque, en 1294, pendant la guerre que menait l’empereur Adolphe contre les fils d’Albert de Saxe, comme les Religieuses redoutaient beaucoup la présence du roi qui se trouvait à peu de distance du Monastère, Mechtilde pria le Seigneur pour qu’il daignât... les protéger contre les dommages que pourraient leur causer l’armée du prince.
Le Seigneur lui dit: “Tu ne verras pas un seul soldat de cette armée... Pas un seul n’approchera de vos murs, et moi je vous défendrai avec tendresse contre tous.” 
Et c’est ce qui arriva, quoique beaucoup d’autres Monastères aient été attaqués. (Livre de la Grâce spéciale, quatrième partie, chapitre XI, 11)
3-5-La louange du Seigneur
Cependant, la caractéristique de Sainte Mechtilde semble être la louange Divine. Il convenait que celle qui fut toute sa vie la première chantre du Monastère et que Le Seigneur salua à son entrée dans le Ciel, du titre de sa bien-aimée Philomène, fût établie la prophétesse de la louange Divine...
Cette louange est répétée par Mechtilde avec amour et enthousiasme.
Non contente de se dévouer à cette noble tâche et d’y dépenser ses forces, elle en inspire le zèle à ses Sœurs par ses révélations et ses écrits; elle en répand même la pratique et l’amour parmi les fidèles.
Mechtilde, en effet, avait à peine quitté la Terre, que son livre se répandit rapidement sous le titre de Louange de la dame Mechtilde.  La ville de Florence fut une des premières à le recevoir, sans doute par l’entremise des Frères Prêcheurs...
3-6-La mort de Mechtilde
Le jour de la Fête de Sainte Élisabeth de Thuringe Gertrude assistait Mechtilde. Elle fut l’heureux témoin des faveurs prodiguées par Le Seigneur à son épouse bien-aimée. Elle vit comment les paroles de l’office étaient appliquées par les anges et par Dieu lui-même à la sainte mourante; elle vit aussi s’accomplir à l’heure suprême l’engagement contracté autrefois par Mechtilde avec Le Seigneur, lorsque celui-ci lui donna son Cœur en gage.
À cette heure donc, l’Époux divin lui redemanda son Cœur en gage, et Mechtilde le lui ayant fidèlement rendu, fut aussitôt appelée à entrer dans les Joies de Son Seigneur pour y goûter les délices de l’éternité.
C’était le 19 Novembre 1298.

Prière de Sainte Mechtilde de Hackeborn
Voici la Prière du matin « Ô mon Unique, je t'offre mon cœur comme une rose printanière » de Sainte Mechtilde (Mathilde) de Hackeborn (1241-1298), Bénédictine allemande du XIII siècle qui vécut à Helfta, surnommée « le rossignol de Dieu ».

La Prière de Sainte Mechtilde de Hackeborn « Ô mon Unique, je t'offre mon cœur comme une rose printanière » :
« Ô mon Unique, je t'offre mon cœur comme une rose printanière ; que sa grâce, tout le jour, charme tes yeux, que son parfum ravisse ton Cœur divin.
Je t'offre mon cœur, pour que tu en uses comme d'une coupe, où tu pourras goûter ta propre douceur en tout ce que tu daignerais opérer en moi pendant cette journée.
Je t'offre mon cœur comme une grenade exquise, digne de ta table royale. Veuille le prendre entièrement et que lui-même, à son tour, se délecte en toi seul.
Fais, je t'en supplie, qu'aujourd'hui toutes mes pensées, toutes mes paroles, toutes mes actions et ma volonté même se règlent sur le bon plaisir de ta bénigne volonté. Ainsi soit-il. » 
Sainte Mathilde de Hackeborn (1241-1298)
Voir également sur Sainte Mathilde de Hackeborn : 
Les 5 « Ave Maria » de Sainte Mathilde de Hackeborn
SALUTATION DES SAINTES PLAIES
à Sainte Mechtilde
Jésus enseigna aussi des prières à Sainte Mechtilde pour saluer ses Saintes Plaies. Il lui dit :
« si vous voulez honorer chacune de Mes Plaies dites cinq fois, chaque jour, pendant trois ans, la salutation suivante » :

-Gloire vous soit rendue, ô très suave, ô très douce, ô très généreuse, ô souveraine, ô excellente, ô radieuse et toujours immuable Trinité, pour ces roses du divin Amour, pour les plaies de Jésus Christ, de Jésus l’unique ami, l’unique élu de mon cœur. 
Amen !

Ajoutez, après ces salutations, la Prière suivante :
-Mon Seigneur Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant, recevez cette prière, dans ce suprême et ineffable Amour avec lequel vous avez supporté les plaies de votre saint Corps : ayez pitié de moi, de tous les pécheurs, de tous les fidèles vivants et morts ; accordez-nous tous une part dans Vos grâces et Vos miséricordes, la rémission de nos péchés et la vie éternelle. 
Amen !

La bienheureuse Gertrude, ayant récité pendant trois ans cette prière pour saluer chacune des plaies du corps adorable du Christ souffrant, vit Jésus lui apparaître, ayant sur chacune de Ses Plaies une fleur qui brillait de l’éclat de l’or.
Il lui dit :
« C’est en ce ravissant état que je t’apparaîtrai à l’heure de la mort, c’est de cette gloire dont tu as revêtu Mes Plaies, en les saluant, que je couvrirai toutes les souillures de tes péchés et que je les effacerai. »
L'Ave Maria (Ste Mechtilde)
Sainte Mechtilde, désirant savoir par quel moyen elle pourrait mieux témoigner la tendresse de sa dévotion à la Mère de Dieu, fut ravie en esprit; et sur cette pensée, la Sainte Vierge lui apparut portant sur son sein la Salutation angélique écrite en lettres d'or et lui dit:
"Sachez, ma fille, que personne ne peut m'honorer par un salut plus agréable que celui que m'a fait présenter la très adorable Trinité et par lequel elle m'a élevée à la dignité de Mère de Dieu.

Par le mot "Ave", qui est le nom d'Eve, Eva, j'appris que Dieu, par sa toute-puissance, m'avait préservée de tout péché et des misères auxquelles la première femme fut sujette.

Le nom de "Marie", qui signifie dame de lumières, marque que Dieu m'a remplie de sagesse et de lumière, comme un astre brillant, pour éclairer le ciel et la terre.

Ces mots: "pleine de grâces", me représentent que le Saint-Esprit m'a comblée de tant de grâces que je puis en faire part abondamment à ceux qui en demandent par ma médiation.

En disant: "Le Seigneur est avec vous", on me renouvelle la Joie ineffable que je ressentis lorsque le Verbe éternel s'incarna dans mon sein.

Quand on me dit: "vous êtes Bénie entre toutes les femmes", je loue la Divine Miséricorde qui m'a élevée à ce haut degré de Bonheur.

A ces paroles: "Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni", tout le Ciel se réjouit avec moi de voir Jésus mon Fils adoré et glorifié pour avoir sauvé les hommes".
Saint Louis-Marie de Montfort, Le Secret du Très Saint Rosaire § 48
La dévotion des Trois "Ave Maria"
Jésus disait: "Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il vient à perdre son âme?..." Saint Ignace de Loyola répéta ces mots à maintes reprises, en rappelant que l'affaire la plus importante est donc le Salut éternel.

Voulez-vous vous sauver? Ayez une dévotion à la Vierge Marie. Sans son intervention auprès de Jésus personne ne se sauve.
Demandez-lui protection en récitant tous les jours les trois "Ave Maria".

La Mère de Dieu révéla elle-même cette brève et simple dévotion à Sainte Mechtilde et la fit connaître à Sainte Gertrude, montrant que toutes les fois que les Chrétiens réciteront les trois "Ave Maria" pour rappeler les privilèges qu'elle reçut de la Sainte Trinité (le Pouvoir que lui concéda le Père, la Sagesse que lui communiqua le Fils et la Miséricorde par laquelle l'enrichit l'Esprit Saint), le pouvoir, la sagesse et l'Amour inonderont, de son Cœur Immaculé, les âmes de ceux qui l'honoreront et invoqueront.
Ainsi ils seront assurés de sa protection leur vie durant et de son assistance particulière à l'heure de la mort.

C'est pour cela que Saint Alphonse Marie de Liguori recommanda la prière des trois "Ave Maria"; Saint Léonard de Port Maurice prêcha avec ferveur cette dévotion en disant:
"Oh! Comme il est saint, cet exercice de piété!
C'est un moyen très efficace d'assurer votre Salut." Et le vénérable serviteur de Dieu, Louis Marie Baudoin, écrivit, à son tour:
"Récitez chaque jour les trois "Ave Maria"; si vous rendez fidèlement ce tribut d'hommage à Marie, je vous promets le Paradis."

Réciter le matin et le soir:
1. Marie, ma Mère, délivre-moi de tomber en état de péché mortel!
Par le pouvoir que vous concéda le Père Eternel. Ave Maria...
2. Par la sagesse que vous concéda le Fils. Ave Maria...
3. Par l'Amour que vous concéda l'Esprit Saint. Ave Maria...

Propagez cette dévotion, car "qui sauve une âme, sauve la sienne". (Saint Augustin.)
300 jours d'indulgences.



BENEDICT XVI

GENERAL AUDIENCE

Saint Peter's Square

Wednesday, 29 September 2010

Saint Matilda of Hackeborn


Dear Brothers and Sisters,

Today I want to talk to you about St Matilda of Hackeborn, one of the great figures of the convent of Helfta, who lived in the 13th century. Her sister, St Gertrude the Great, tells of the special graces that God granted to St Matilda in the sixth book of Liber Specialis Gratiae (Book of Special Grace), which states : "What we have written is very little in comparison with what we have omitted. We are publishing these things solely for the glory of God and the usefulness of our neighbour, for it would seem wrong to us to keep quiet about the many graces that Matilda received from God, not so much for herself, in our opinion, but for us and for those who will come after us" (Mechthild von Hackeborn, Liber specialis gratiae, vi, 1).

This work was written by St Gertrude and by another sister of Helfta and has a unique story. At the age of 50, Matilda went through a grave spiritual crisis, as well as physical suffering. In this condition she confided to two of her sisters who were friends the special graces with which God had guided her since childhood. However, she did not know that they were writing it all down. When she found out she was deeply upset and distressed. However, the Lord reassured her, making her realize that all that had been written was for the glory of God and for the benefit of her neighbour (cf. ibid., II, 25; V, 20). This work, therefore, is the principal source to refer to for information on the life and spirituality of our Saint.

With her we are introduced into the family of Baron von Hackeborn, one of the noblest, richest and most powerful barons of Thuringia, related to the Emperor Frederick ii, and we enter the convent of Helfta in the most glorious period of its history. The Baron had already given one daughter to the convent, Gertrude of Hackeborn (1231/1232 - 1291/1292). She was gifted with an outstanding personality. She was Abbess for 40 years, capable of giving the spirituality of the convent a particular hallmark and of bringing it to an extraordinary flourishing as the centre of mysticism and culture, a school for scientific and theological training. Gertrude offered the nuns an intellectual training of a high standard that enabled them to cultivate a spirituality founded on Sacred Scripture, on the Liturgy, on the Patristic tradition, on the Cistercian Rule and spirituality, with a particular love for St Bernard of Clairvaux and William of Saint-Thierry. She was a real teacher, exemplary in all things, in evangelical radicalism and in apostolic zeal. Matilda, from childhood, accepted and enjoyed the spiritual and cultural atmosphere created by her sister, later giving it her own personal hallmark.

Matilda was born in 1241 or 1242 in the Castle of Helfta. She was the Baron's third daughter. When she was seven she went with her mother to visit her sister Gertrude in the convent of Rodersdorf. She was so enchanted by this environment that she ardently desired to belong to it. She entered as a schoolgirl and in 1258 became a nun at the convent, which in the meantime had moved to Helfta, to the property of the Hackeborns. She was distinguished by her humility, her fervour, her friendliness, the clarity and the innocence of her life and by the familiarity and intensity with which she lived her relationship with God, the Virgin and the Saints. She was endowed with lofty natural and spiritual qualities such as knowledge, intelligence, familiarity with the humanities and a marvellously sweet voice: everything suited her to being a true treasure for the convent from every point of view (ibid, Proem.). Thus when "God's nightingale", as she was called, was still very young she became the principal of the convent's school, choir mistress and novice mistress, offices that she fulfilled with talent and unflagging zeal, not only for the benefit of the nuns but for anyone who wanted to draw on her wisdom and goodness.

Illumined by the divine gift of mystic contemplation, Matilda wrote many prayers. She was a teacher of faithful doctrine and deep humility, a counsellor, comforter and guide in discernment. We read: "she distributed doctrine in an abundance never previously seen at the convent, and alas, we are rather afraid that nothing like it will ever be seen again. The sisters would cluster round her to hear the word of God, as if she were a preacher. "She was the refuge and consoler of all and, by a unique gift of God, was endowed with the grace of being able to reveal freely the secrets of the heart of each one. Many people, not only in the convent but also outsiders, religious and lay people, who came from afar, testified that this holy virgin had freed them from their afflictions and that they had never known such comfort as they found near her. "Furthermore, she composed and taught so many prayers that if they were gathered together they would make a book larger than a Psalter" (ibid., VI, 1).

In 1261 a five year old girl came to the convent. Her name was Gertrude: She was entrusted to the care of Matilda, just 20 years of age, who taught her and guided her in the spiritual life until she not only made her into an excellent disciple but also her confidant. In 1271 or 1272, Matilda of Magdeburg also entered the convent. So it was that this place took in four great women two Gertrudes and two Matildas the glory of German monasticism. During her long life which she spent in the convent, Matilda was afflicted with continuous and intense bouts of suffering, to which she added the very harsh penances chosen for the conversion of sinners. In this manner she participated in the Lord's Passion until the end of her life (cf. ibid., VI, 2). Prayer and contemplation were the life-giving humus of her existence: her revelations, her teachings, her service to her neighbour, her journey in faith and in love have their root and their context here. In the first book of the work, Liber Specialis Gratiae, the nuns wrote down Matilda's confidences pronounced on the Feasts of the Lord, the Saints and, especially, of the Blessed Virgin. This Saint had a striking capacity for living the various elements of the Liturgy, even the simplest, and bringing it into the daily life of the convent. Some of her images, expressions and applications are at times distant from our sensibility today, but, if we were to consider monastic life and her task as mistress and choir mistress, we should grasp her rare ability as a teacher and educator who, starting from the Liturgy, helped her sisters to live intensely every moment of monastic life.

Matilda gave an emphasis in liturgical prayer to the canonical hours, to the celebrations of Holy Mass and, especially, to Holy Communion. Here she was often rapt in ecstasy in profound intimacy with the Lord in his most ardent and sweetest Heart, carrying on a marvellous conversation in which she asked for inner illumination, while interceding in a special way for her community and her sisters. At the centre are the mysteries of Christ which the Virgin Mary constantly recommends to people so that they may walk on the path of holiness: "If you want true holiness, be close to my Son; he is holiness itself that sanctifies all things" (ibid., I, 40). The whole world, the Church, benefactors and sinners were present in her intimacy with God. For her, Heaven and earth were united.

Her visions, her teachings, the events of her life are described in words reminiscent of liturgical and biblical language. In this way it is possible to comprehend her deep knowledge of Sacred Scripture, which was her daily bread. She had constant recourse to the Scriptures, making the most of the biblical texts read in the Liturgy, and drawing from them symbols, terms, countryside, images and famous figures. She had a special love for the Gospel: "The words of the Gospel were a marvellous nourishment for her and in her heart stirred feelings of such sweetness that, because of her enthusiasm, she was often unable to finish reading it.... The way in which she read those words was so fervent that it inspired devotion in everyone. "Thus when she was singing in the choir, she was completely absorbed in God, uplifted by such ardour that she sometimes expressed her feelings in gestures.... "On other occasions, since she was rapt in ecstasy, she did not hear those who were calling or touching her and came back with difficulty to the reality of the things around her" (ibid., VI, 1). In one of her visions, Jesus himself recommended the Gospel to her; opening the wound in his most gentle Heart, he said to her: "consider the immensity of my love: if you want to know it well, nowhere will you find it more clearly expressed than in the Gospel. No one has ever heard expressed stronger or more tender sentiments than these: "As my father has loved me, so I have loved you (Jn 15: 9)'" (ibid., I, 22).

Dear friends, personal and liturgical prayer, especially the Liturgy of the Hours and Holy Mass are at the root of St Matilda of Hackeborn's spiritual experience. In letting herself be guided by Sacred Scripture and nourished by the Bread of the Eucharist, she followed a path of close union with the Lord, ever in full fidelity to the Church. This is also a strong invitation to us to intensify our friendship with the Lord, especially through daily prayer and attentive, faithful and active participation in Holy Mass. The Liturgy is a great school of spirituality.

Her disciple Gertrude gives a vivid pictures of St Matilda of Hackeborn's last moments. They were very difficult but illumined by the presence of the Blessed Trinity, of the Lord, of the Virgin Mary and of all the Saints, even Gertrude's sister by blood. When the time came in which the Lord chose to gather her to him, she asked him let her live longer in suffering for the salvation of souls, and Jesus was pleased with this further sign of her love.

Matilda was 58 years old. The last leg of her journey was marked by eight years of serious illness. Her work and the fame of her holiness spread far and wide. When her time came, "the God of majesty... the one delight of the soul that loves him... sang to her:Venite vos, benedicti Patris mei.... Venite, o voi che siete i benedetti dal Padre mio, venite a ricevere il regno... and he united her with his glory" (ibid., VI, 8).

May St Matilda of Hackeborn commend us to the Sacred Heart of Jesus and to the Virgin Mary. She invites us to praise the Son with the Heart of the Mother, and to praise Mary with the Heart of the Son: "I greet you, O most deeply venerated Virgin, in that sweetest of dews which from the Heart of the Blessed Trinity spread within you; I greet you in the glory and joy in which you now rejoice for ever, you who were chosen in preference to all the creatures of the earth and of Heaven even before the world's creation! Amen" (ibid., I, 45).



To special groups

Dear Brothers and Sisters,

I am pleased to greet the seminarians and staff from the Venerable English College and the new students and staff from the Pontifical Irish College, and I offer prayerful good wishes for their studies. I also welcome the members of the Christ Child Society from the Diocese of Toledo, Ohio, accompanied by Bishop Leonard Blair. Upon all the English-speaking visitors present at today's audience, especially the pilgrim groups from Britain, Ireland, Denmark, Nigeria, Oceania, the Philippines, and North America, I invoke God's abundant blessings.

I also greet those taking part in the Youth Pilgrimage of the Focolare Movement, organized on the occasion of the Beatification of Chiara Badano, and I ask them, after the example of the new Blessed, to persevere in their commitment to adherence to Christ and to the proclamation of the Gospel.

Lastly, I greet the young people, the sick and the newlyweds. May today's Feast of the Archangels Michael, Gabriel and Raphael and the upcoming Feast of the Holy Guardian Angels, spur us to think of the provident concern with which God cares for every human person. May you feel the presence of the Angels beside you, dear young people, and let yourselves be guided by them so that your whole life may be illuminated by the word of God. Dear sick people, helped by your Guardian Angels, join your sufferings to those of Christ for the spiritual renewal of human society. And may you, dear newlyweds, have frequent recourse to the help of your Guardian Angels, so that you may grow in the constant witness to authentic love.

APPEAL

My thoughts also turn to the grave humanitarian crisis which has recently struck Northern Nigeria, where some two million people have been forced to flee their homes because of severe flooding. To all those affected I express my spiritual closeness and I assure them of my prayers.

© Copyright 2010 - Libreria Editrice Vaticana

SOURCE : http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/en/audiences/2010/documents/hf_ben-xvi_aud_20100929.html



St. MECHTILDE

(MATILDA VON HACKEBORN-WIPPRA).

Benedictine; born in 1240 or 1241 at the ancestral castle of Helfta, near Eisleben, Saxony; died in the monasteryof Helfta, 19 November, 1298. She belonged to one of the noblest and most powerful Thuringian families, while her sister was the saintly and illustrious Abbess Gertrude von Hackeborn. Some writers have considered that Mechtilde von Hackeborn and Mechtilde von Wippra were two distinct persons, but, as the Barons of Hackebornwere also Lords of Wippra, it was customary for members of that family to take their name indifferently from either, or both of these estates. So fragile was she at birth, that the attendants, fearing she might die unbaptized, hurried her off to the priest who was just then preparing to say Mass. He was a man of great sanctity, and after baptizing the child, uttered these prophetic words: "What do you fear? This child mostcertainly will not die, but she will become a saintly religious in whom God will work many wonders, and she willend her days in a good old age." When she was seven years old, having been taken by her mother on a visit to her elder sister Gertrude, then a nun in the monastery of Rodardsdorf, she became so enamoured of the cloisterthat her pious parents yielded to her entreaties and, acknowledging the workings of grace, allowed her to enter the alumnate. Here, being highly gifted in mind as well as in body, she made remarkable progress in virtue and learning.


Ten years later (1258) she followed her sister, who, now abbess, had transferred the monastery to an estate at Helfta given her by her brothers Louis and Albert. As a nun, Mechtilde was soon distinguished for her humility, her fervour, and that extreme amiability which had characterized her from childhood and which, like piety, seemed hereditary in her race. While still very young, she became a valuable helpmate to Abbess Gertrude, who entrusted to her direction the alumnate and the choir. Mechtilde was fully equipped for her task when, in 1261,God committed to her prudent care a child of five who was destined to shed lustre upon the monastery of Helfta. This was that Gertrude who in later generations became known as St. Gertrude the Great. Gifted with a beautiful voice, Mechtilde also possessed a special talent for rendering the solemn and sacred music over which she presided as domna cantrix. All her life she held this office and trained the choir with indefatigable zeal. Indeed, Divine praise was the keynote of her life as it is of her book; in this she never tired, despite her continual and severe physical sufferings, so that in His revelations Christ was wont to call her His "nightingale". Richlyendowed, naturally and supernaturally, ever gracious, beloved of all who came within the radius of her saintlyand charming personality, there is little wonder that this cloistered virgin should strive to keep hidden her wondrous life. Souls thirsting for consolation or groping for light sought her advice; learned Dominicans consulted her on spiritual matters. At the beginning of her own mystic life it was from St. Mechtilde that St. Gertrude the Great learnt that the marvellous gifts lavished upon her were from God.

Only in her fiftieth year did St. Mechtilde learn that the two nuns in whom she had especially confided had noted down the favours granted her, and, moreover, that St. Gertrude had nearly finished a book on the subject. Much troubled at this, she, as usual, first had recourse to prayer. She had a vision of Christ holding in His hand the book of her revelations, and saying: "All this has been committed to writing by my will and inspiration; and, therefore you have no cause to be troubled about it." He also told her that, as He had been so generous towards her, she must make Him a like return, and that the diffusion of the revelations would cause many to increase in His love; moreover, He wished this book to be called "The Book of Special Grace", because it would prove such to many. When the saint understood that the book would tend to God's glory, she ceased to be troubled, and even corrected the manuscript herself. Immediately after her death it was made public, and copies were rapidly multiplied, owing chiefly to the widespread influence of the Friars Preachers. Boccaccio tells how, a few years after the death of Mechtilde, the book of her revelations was brought to Florence and popularized under the title of "La Laude di donna Matelda". It is related that the Florentines were accustomed to repeat daily before theirsacred images the praises learned from St. Mechtilde's book. St. Gertrude, to whose devotedness we owe the "Liber Specialis Gratiae" exclaims: "Never has there arisen one like to her in our monastery; nor, alas! I fear, willthere ever arise another such!" — little dreaming that her own name would be inseparably linked with that of Mechtilde. With that of St. Gertrude, the body of St. Mechtilde most probably still reposes at Old Helfta thought the exact spot is unknown. Her feast is kept 26 or 27 February in different congregations and monasteries of her order, by special permission of the Holy See. (For an account of the general life at Helfta and the estimate of the writings of St. Mechtilde, see GERTRUDE OF HACKEBORN; SAINT GERTRUDE THE GREAT.)

There is another honour, inferior certainly to that of sanctity, yet great in itself and worthy of mention here: the homage of a transcendent genius was to be laid at the feet of St. Mechtilde. Critics have long been perplexed as to one of the characters introduced by Dante in his "Purgatorio" under the name of Matelda. After ascendingseven terraces of a mountain, on each of which the process of purification is carried on, Dante, in Canto xxvii, hears a voice singing: "Venite, benedicti patris mei"; then later, in Canto xxviii, there appears to him on the opposite bank of the mysterious stream a lady, solitary, beautiful, and gracious. To her Dante addresses himself; she it is who initiates him into secrets, which it is not given to Virgil to penetrate, and it is to her that Beatricerefers Dante in the words: "Entreat Matilda that she teach thee this." Most commentators have identified Matildawith the warrior-Countess of Tuscany, the spiritual daughter and dauntless champion of St. Gregory VII, but all agree that beyond the name the two have little or nothing in common. She is no Amazon who, at Dante's prayerthat she may draw nearer to let him understand her song, turns towards him "not otherwise than a virgin that droppeth her modest eyes". In more places than one the revelations granted to the mystics of Helfta seem in turn to have become the inspirations of the Florentine poet. All writers on Dante recognize his indebtedness toSt. Augustine, the Pseudo-Dionysius, St. Bernard, and Richard of St. Victor. These are precisely the writers whose doctrines had been most assimilated by the mystics of Helfta, and thus they would the more appeal to the sympathies of the poet. The city of Florence was among the first to welcome St. Mechtilde's book. Now Dante, like all true poets, was a child of his age, and could not have been a stranger to a book which was so popular among his fellow-citizens. The "Purgatorio" was finished between 1314 and 1318, or 1319 — just about the timewhen St. Mechtilde's book was popular. This interpretation is supported by the fact that St. Mechtilde in her "Book of Special Grace" (pt. I, c. xiii) describes the place of purification under the same figure of a seven-terraced mountain. The coincidence of the simile and of the name, Matelda, can scarcely be accidental. For another among many points of resemblance between the two writers compare "Purgatorio", Canto xxxi, whereDante is drawn by Matelda through the mysterious stream with pt. II, c. ii. of the "Liber Specialis Gratiae". The serene atmosphere which seems to cling about the gracious and beautiful songstress, her virgin modesty and simple dignity, all seem to point to the recluse of Helfta rather than to the stern heroine of Canossa, whose hand was thrice bestowed in marriage. Besides, in politics Dante, as an ardent Ghibelline, supported the imperial pretensions and he would have been little inclined to sing the praises of the Tuscan Countess. The conclusion may therefore be hazarded that this "Donna Matelda" of the "Purgatorio" personifies St. Mechtilde as representing mystic theology.

Sources

ST. MECHTILDIS, Liber specialis gratiae; ST. GERTRUDIS, Legatus divine pictatis; Preface to Revelationes Gertrudianae ac Mechtildinae, I, II (Paris and Poitiers, 1875); LEDOS, Ste. Gertrude (Paris, 1907); ZIEGELBAUER, Hist. Lit. Bened. (Vienna, 1754); PREGER, Gesch. Deutsch. Mystik. I (Leipzig, 1874); Révélations de S. Mechtilde (Paris and Poitiers, 1909).

Casanova, Gertrude. "St. Mechtilde." The Catholic Encyclopedia. Vol. 10. New York: Robert Appleton Company, 1911. 9 Apr. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/10105b.htm>.


Transcription. This article was transcribed for New Advent by Thomas M. Barrett. Dedicated to Sister Christine Kean, O.S.B.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. October 1, 1911. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/10105b.htm




B. Mechtildes, Virgin and Abbess

THE TWO holy sisters, SS. Gertrude and Mechtildes, were countesses of Hackuborn, cousins to the Emperor Frederic II. and born at Islebe, in Upper Saxony. From seven years of age Mechtildes had her education in the Benedictin monastery of Redaresdorff, or Rodersdorff, in the bishopric of Halberstade, secularized and yielded to the elector of Brandenbourg at the peace of Westphalia in 1648. She lived always a stranger to the vices and vanities of the world, and from her infancy practised obedience with such cheerfulness, that she was always ready to perform every command of her superior. Though often sick, she denied herself the use of flesh-meat and wine, and studied to retrench every superfluity. She endeavoured to conceal her virtues as industriously as others labour to hide their most heinous sins. She made her religious vows in the same house, and while yet young was removed to Diessen near the lake Ambre in Bavaria, where she was appointed superior of the monastery of that name, which seems to have been, at that time, of the Order of St. Benedict, though it has long been a house of regular canonesses of St. Austin’s Order. It was founded in 1132 by Bertkold, Count of Andechs, and afterwards endowed with great revenues by St. Otho, bishop of Bamberg. This monastery Mechtildes rendered a perfect school of all virtues, and knowing that a strict discipline and a steady observance of rules are the means by which religious persons are to attain to the sanctification of their souls in their state, she taught all her sisters rather to anticipate by diligence every monastic duty, than by coming one moment too late to give signs of the least sloth in the service of their heavenly king. The noble monastery of Ottilsteten, or Edelstetin in Suabia, situated between Ausburg and Ulm, being fallen into great remissness, in order to restore becoming discipline therein, Mechtildes was commanded by the bishops of the country to repair thither, and to take upon her the direction of that house. She urged that it was enough for her to stand arraigned at the bar of Christ for the neglect of her own vineyard. But neither her tears nor those of her dear sisters could prevail. In this new situation she laboured to sanctify her own soul, as if she had hitherto done nothing towards the subduing of her body in order thereto: and the happy effects of her humble endeavours and sighs for others appeared by the perfect regularity and exemplary piety which began soon to be evident in that community. None could resist the charms of her sweetness and example; for her virtue was mild to others, though austere to herself. She neither screwed up the strings of government too high, nor let them drop too low. She did not mollify the severity of the maxims of the gospel, nor the obligations of a religious state: but the manner in which she inculcated them, rendered them light and easy by the charity with which she seasoned her commands.—She prohibited the enclosure of her house to secular visitants, and by her abhorrence of worldly news and discourse, banished out of her community that dangerous spirit which introduces the world into the solitude of the recluse. Her bed was a little straw, her diet most austere and slender, and her employment manual labour, prayer, and pious reading. For one superfluous word which she spoke to a sister, she immediately burst into tears, condemning herself on account of an unnecessary breach of silence; for which she punished herself with fasts and watching for several days. The perpetual fountains of her tears were nourished by the deep compunction of her heart. In the court of the emperor, to which she happened to be called on account of the affairs of her monastery, she observed all the rules of her house. Once when confined to her bed by sickness she complained to her Redeemer, that, like an excommunicated person and altogether unworthy, she was excluded from joining her voice with her sisters in singing his praises at the midnight office: but he in a vision assured her that he was more glorified by her desire and obedience to his will than by any other sacrifice she could offer him. Some time before her death, which she foresaw, she returned to her dear monastery of Diessen, in which she departed to our Lord on the 29th of March, some time after the year 1300, before her sister St. Gertrude, who in her writings mentions the death of St. Mechtildes. Her name has never been inserted in the Roman Martyrology; but occurs in several particular calendars both on this day, on the 30th of May, and on the 29th of March. See her life compiled by Engelhard, an abbot who was acquainted with her, in Canisius, Lect. Antiq. Chatelain’s Martyrologe Universel on the 30th of May. 1

Note 1. Trithemius mentions another holy virgin called Mechtildes, who coming from St. Alban’s to Spanheim, lived there a recluse, and died in great reputation for sanctity in 1154. See Trithem. in Chron. Hirsaug. ad an. 1154. ed. Freher. p. 136. Also the same Trithem. in Chron. Spanheim. on the same year. Fabricius (Bibl. Med. et infirmæ ætatis, l. 12. p. 193.) and some others confound Mechtildes of Spanheim with St. Mechtildes of Diessen. Though   the latter was born several years after the death of the former, not to mention other repugnances. 


Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume IV: April. The Lives of the Saints. 1866.


SOURCE : http://www.bartleby.com/210/4/102.html

Mechtilde, O.Cist. V (AC)

Died 1298; feast day formerly on November 19.



"When you awake in the morning, let your first act be to salute My Heart, and to offer Me your own. . . . Whoever shall breathe a sigh toward Me from the bottom of his heart when he awakes in the morning and shall ask Me to work all his works in him throughout the day, will draw Me to him . . . For never does a man breathe a sigh of longing aspiration toward Me without drawing Me nearer to him than I was before." --Our Lord to Saint Mechtilde.

Saint Mechtilde, sister of abbess Gertrude of Hackeborn, was the mistress of novices of the Cistercian convent at Helfta Castle in Saxony. In this capacity she played an important role in the spiritual formation of Saint Gertrude the Great. Like her spiritual daughter, Mechtilde was blessed with many mystical experiences that were recorded by Saint Gertrude in the Book of Special Grace. Mechtilde and the younger Gertrude together wrote a series of prayers that became very popular (Benedictines, Delaney, Martindale).

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/1116.shtml



BENEDETTO XVI

UDIENZA GENERALE

Piazza San Pietro 

Mercoledì, 29 settembre 2010

Santa Matilde di Hackeborn


Cari fratelli e sorelle,

oggi vorrei parlarvi di santa Matilde di Hackeborn, una della grandi figure del monastero di Helfta, vissuta nel XIII secolo. La sua consorella santa Gertrude la Grande, nel VI libro dell’opera Liber specialis gratiae (Il libro della grazia speciale), in cui vengono narrate le grazie speciali che Dio ha donato a santa Matilde, così afferma: “Ciò che abbiamo scritto è ben poco in confronto di quello che abbiamo omesso. Unicamente per gloria di Dio ed utilità del prossimo pubblichiamo queste cose, perché ci sembrerebbe ingiusto serbare il silenzio, sopra tante grazie che Matilde ricevette da Dio non tanto per lei medesima, a nostro avviso, ma per noi e per quelli che verranno dopo di noi” (Mechthild von Hackeborn, Liber specialis gratiae, VI, 1).

Quest’opera è stata redatta da santa Gertrude e da un’altra consorella di Helfta ed ha una storia singolare. Matilde, all’età di cinquant’anni, attraversava una grave crisi spirituale, unita a sofferenze fisiche. In questa condizione confidò a due consorelle amiche le grazie singolari con cui Dio l’aveva guidata fin dall’infanzia, ma non sapeva che esse annotavano tutto. Quando lo venne a conoscere, ne fu profondamente angosciata e turbata. Il Signore, però, la rassicurò, facendole comprendere che quanto veniva scritto era per la gloria di Dio e il vantaggio del prossimo (cfr ibid., II,25; V,20). Così, quest’opera è la fonte principale a cui attingere le informazioni sulla vita e spiritualità della nostra Santa.

Con Lei siamo introdotti nella famiglia del Barone di Hackeborn, una delle più nobili, ricche e potenti della Turingia, imparentata con l’imperatore Federico II, ed entriamo nel monastero di Helfta nel periodo più glorioso della sua storia. Il Barone aveva già dato al monastero una figlia, Gertrude di Hackeborn (1231/1232 - 1291/1292), dotata di una spiccata personalità, Badessa per quarant’anni, capace di dare un’impronta peculiare alla spiritualità del monastero, portandolo ad una fioritura straordinaria quale centro di mistica e di cultura, scuola di formazione scientifica e teologica. Gertrude offrì alle monache un’elevata istruzione intellettuale, che permetteva loro di coltivare una spiritualità fondata sulla Sacra Scrittura, sulla Liturgia, sulla tradizione Patristica, sulla Regola e spiritualità cistercense, con particolare predilezione per san Bernardo di Chiaravalle e Guglielmo di St-Thierry. Fu una vera maestra, esemplare in tutto, nella radicalità evangelica e nello zelo apostolico. Matilde, fin dalla fanciullezza, accolse e gustò il clima spirituale e culturale creato dalla sorella, offrendo poi la sua personale impronta.

Matilde nasce nel 1241 o 1242 nel castello di Helfta; è la terza figlia del Barone. A sette anni con la madre fa visita alla sorella Gertrude nel monastero di Rodersdorf. È così affascinata da quell’ambiente che desidera ardentemente farne parte. Vi entra come educanda e nel 1258 diventa monaca nel convento trasferitosi, nel frattempo, ad Helfta, nella tenuta degli Hackeborn. Si distingue per umiltà, fervore, amabilità, limpidezza e innocenza di vita, familiarità e intensità con cui vive il rapporto con Dio, la Vergine, i Santi. È dotata di elevate qualità naturali e spirituali, quali “la scienza, l’intelligenza, la conoscenza delle lettere umane, la voce di una meravigliosa soavità: tutto la rendeva adatta ad essere per il monastero un vero tesoro sotto ogni aspetto” (Ibid., Proemio). Così, “l’usignolo di Dio” – come viene chiamata – ancora molto giovane, diventa direttrice della scuola del monastero, direttrice del coro, maestra delle novizie, servizi che svolge con talento e infaticabile zelo, non solo a vantaggio delle monache, ma di chiunque desiderava attingere alla sua sapienza e bontà.

Illuminata dal dono divino della contemplazione mistica, Matilde compone numerose preghiere. È maestra di fedele dottrina e di grande umiltà, consigliera, consolatrice, guida nel discernimento: “Ella - si legge - distribuiva la dottrina con tanta abbondanza che non si è mai visto nel monastero, ed abbiamo, ahimé! gran timore, che non si vedrà mai più nulla di simile. Le suore si riunivano intorno a lei per sentire la parola di Dio, come presso un predicatore. Era il rifugio e la consolatrice di tutti, ed aveva, per dono singolare di Dio, la grazia di rivelare liberamente i segreti del cuore di ciascuno. Molte persone, non solo nel Monastero, ma anche estranei, religiosi e secolari, venuti da lontano, attestavano che questa santa vergine li aveva liberati dalle loro pene e che non avevano mai provato tanta consolazione come presso di lei. Compose inoltre ed insegnò tante orazioni che se venissero riunite, eccederebbero il volume di un salterio” (Ibid., VI,1).

Nel 1261 giunge al convento una bambina di cinque anni di nome Gertrude: è affidata alle cure di Matilde, appena ventenne, che la educa e la guida nella vita spirituale fino a farne non solo la discepola eccellente, ma la sua confidente. Nel 1271 o 1272 entra in monastero anche Matilde di Magdeburgo. Il luogo accoglie, così, quattro grandi donne - due Gertrude e due Matilde –, gloria del monachesimo germanico. Nella lunga vita trascorsa in monastero, Matilde è afflitta da continue e intense sofferenze a cui aggiunge le durissime penitenze scelte per la conversione dei peccatori. In questo modo partecipa alla passione del Signore fino alla fine della vita (cfr ibid., VI, 2). La preghiera e la contemplazione sono l’humus vitale della sua esistenza: le rivelazioni, i suoi insegnamenti, il suo servizio al prossimo, il suo cammino nella fede e nell’amore hanno qui la loro radice e il loro contesto. Nel primo libro dell’opera Liber specialis gratiae, le redattrici raccolgono le confidenze di Matilde scandite nelle feste del Signore, dei Santi e, in modo speciale, della Beata Vergine. E’ impressionante la capacità che questa Santa ha di vivere la Liturgia nelle sue varie componenti, anche quelle più semplici, portandola nella vita quotidiana monastica. Alcune immagini, espressioni, applicazioni talvolta sono lontane della nostra sensibilità, ma, se si considera la vita monastica e il suo compito di maestra e direttrice di coro, si coglie la sua singolare capacità di educatrice e formatrice, che aiuta le consorelle a vivere intensamente, partendo dalla Liturgia, ogni momento della vita monastica.

Nella preghiera liturgica Matilde dà particolare risalto alle ore canoniche, alla celebrazione della santa Messa, soprattutto alla santa Comunione. Qui è spesso rapita in estasi in una intimità profonda con il Signore nel suo ardentissimo e dolcissimo Cuore, in un dialogo stupendo, nel quale chiede lumi interiori, mentre intercede in modo speciale per la sua comunità e le sue consorelle. Al centro vi sono i misteri di Cristo verso i quali la Vergine Maria rimanda costantemente per camminare sulla via della santità: “Se tu desideri la vera santità, sta’ vicino al Figlio mio; Egli è la santità medesima che santifica ogni cosa” (Ibid., I,40). In questa sua intimità con Dio è presente il mondo intero, la Chiesa, i benefattori, i peccatori. Per lei Cielo e terra si uniscono.

Le sue visioni, i suoi insegnamenti, le vicende della sua esistenza sono descritti con espressioni che evocano il linguaggio liturgico e biblico. Si coglie così la sua profonda conoscenza della Sacra Scrittura, che era il suo pane quotidiano. Vi ricorre continuamente, sia valorizzando i testi biblici letti nella liturgia, sia attingendo simboli, termini, paesaggi, immagini, personaggi.  La sua predilezione è per il Vangelo: “Le parole del Vangelo erano per lei un alimento meraviglioso e suscitavano nel suo cuore sentimenti di tale dolcezza che sovente per l'entusiasmo non poteva terminarne la lettura … Il modo con cui leggeva quelle parole era così fervente che in tutti suscitava la devozione. Così pure, quando cantava in coro, era tutta assorta in Dio, trasportata da tale ardore che talvolta manifestava i suoi sentimenti con i gesti ... Altre volte, come rapita in estasi, non sentiva quelli che la chiamavano o la muovevano ed a mala pena riprendeva il senso delle cose esteriori” (Ibid., VI, 1). In una delle visioni, è Gesù stesso a raccomandarle il Vangelo; aprendole la piaga del suo dolcissimo Cuore, le dice: “Considera quanto sia immenso il mio amore: se vorrai conoscerlo bene, in nessun luogo lo troverai espresso più chiaramente che nel Vangelo. Nessuno ha mai sentito esprimere sentimenti più forti e più teneri di questi: Come mi ha amato mio Padre, cosi io vi ho amati (Joan. XV, 9)”(Ibid., I,22).

Cari amici, la preghiera personale e liturgica, specialmente la Liturgia delle Ore e la Santa Messa sono alla radice dell’esperienza spirituale di santa Matilde di Hackeborn. Lasciandosi guidare dalla Sacra Scrittura e nutrire dal Pane eucaristico, Ella ha percorso un cammino di intima unione con il Signore, sempre nella piena fedeltà alla Chiesa. E’ questo anche per noi un forte invito ad intensificare la nostra amicizia con il Signore, soprattutto attraverso la preghiera quotidiana e la partecipazione attenta, fedele e attiva alla Santa Messa. La Liturgia è una grande scuola di spiritualità.
La discepola Gertrude descrive con espressioni intense gli ultimi momenti della vita di santa Matilde di Hackeborn, durissimi, ma illuminati dalla presenza della Beatissima Trinità, del Signore, della Vergine Maria, di tutti i Santi, anche della sorella di sangue Gertrude. Quando giunse l’ora in cui il Signore volle attirarla a Sé, ella Gli chiese di poter ancora vivere nella sofferenza per la salvezza delle anime e Gesù si compiacque di questo ulteriore segno di amore.

Matilde aveva 58 anni. Percorse l’ultimo tratto di strada caratterizzato da otto anni di gravi malattie. La sua opera e la sua fama di santità si diffusero ampiamente. Al compimento della sua ora, “il Dio di Maestà … unica soavità dell'anima che lo ama … le cantò:Venite vos, benedicti Patris mei ... Venite, o voi che siete i benedetti dal Padre mio, venite a ricevere il regno … e l'associò alla sua gloria” (Ibid., VI,8).

Santa Matilde di Hackeborn ci affida al Sacro Cuore di Gesù e alla Vergine Maria. Invita a rendere lode al Figlio con il Cuore della Madre e a rendere lode a Maria con il Cuore del Figlio: “Vi saluto, o Vergine veneratissima, in quella dolcissima rugiada, che dal Cuore della santissima Trinità si diffuse in voi; vi saluto nella gloria e nel gaudio con cui ora vi rallegrate in eterno, voi che di preferenza a tutte le creature della terra e del cielo, foste eletta prima ancora della creazione del mondo! Amen” (Ibid., I, 45).



Saluti:

Je suis heureux d’accueillir ce matin les francophones présents, en particulier ceux venus d’Haïti. Je continue à porter les Haïtiens dans ma prière suppliant Dieu de soulager leur misère. Que votre pèlerinage à Rome, chers pèlerins, soit pour vous tous l’occasion d’approfondir votre relation personnelle avec le Christ. Que Dieu vous bénisse!

I am pleased to greet the seminarians and staff from the Venerable English College and the new students and staff from the Pontifical Irish College, and I offer prayerful good wishes for their studies. I also welcome the members of the Christ Child Society from the Diocese of Toledo, Ohio, accompanied by Bishop Leonard Blair. Upon all the English-speaking visitors present at today’s audience, especially the pilgrim groups from Britain, Ireland, Denmark, Nigeria, Oceania, the Philippines, and North America, I invoke God’s abundant blessings.

Ganz herzlich grüße ich die Pilger deutscher Sprache, besonders die Wallfahrer des Malteserhilfsdienstes aus Österreich. Herzlich willkommen! Mögen euch viele schöne Stunden hier in Rom geschenkt sein, die ihr als innere Gabe und Kraft nach Hause mitnehmt! Zudem ist aus den Niederlanden heute eine große Pilgergruppe des Bistums Rotterdam mit ihrem Bischof Adrian van Luyn zugegen. Herzlich willkommen! Die hl. Mechthild will uns ein Vorbild sein, im Gebet mit Gott verbunden zu bleiben und so den Alltag zu heiligen. Der Herr begleite euch auf allen euren Wegen
Saludo a los peregrinos de lengua española, en particular a la Delegación de la Junta de Castilla y León, de España, y a la de la Escuela de Carabineros, de Santiago de Chile, así como a los demás grupos provenientes de España, México, Panamá, y demás países latinoamericanos. Que el ejemplo de Santa Matilde nos mueva a todos a considerar la Liturgia como una gran escuela de espiritualidad. 
Muchas gracias.


Saúdo, com fraterna amizade, os peregrinos vindos de Portugal e de demais países de língua portuguesa, cuja romagem se detém hoje junto do túmulo de São Pedro e nesta Audiência com o seu Sucessor: Obrigado pela vossa presença e oração! Peço a Cristo Senhor que guarde no seu Coração Sagrado as vossas famílias e comunidades cristãs, abençoando a todos com a sua paz e o seu amor.

Saluto in lingua lituana:

Nuoširdžiai sveikinu ministrantus iš Lietuvos. Sekdami šventojo Tarcizijaus pavyzdžiu dosniai tarnaukite Jėzui, esančiam Eucharistijoje.

Traduzione italiana:

Saluto con affetto i ministranti provenienti dalla Lituania. Sull’esempio di san Tarcisio, servite con generosità Gesù, presente nell’Eucaristia.

Saluto in lingua ceca:

Upřímně vítám poutníky z farnosti svaté Ludmily v Praze!

Včera jsme oslavili patrona české církve, mučedníka svatého Václava. Zůstaňte vždy věrni duchovnímu odkazu tohoto velikána dějin vaší vlasti! 

Srdečně vám žehnám.

Chvála Kristu!

Traduzione italiana:

Un cordiale benvenuto ai pellegrini della parrocchia di Santa Ludmilla, di Praga!

Ieri abbiamo festeggiato il Patrono della Chiesa Ceca, San Venceslao, martire. Rimanete sempre fedeli all'eredità spirituale di questo gigante della storia della vostra Patria!

 Di cuore vi benedico.

Sia lodato Gesù Cristo!


Saluto in lingua slovacca:

Srdečne pozdravujem slovenských pútnikov zo Širokého a Košíc ako aj ďakovnú púť študentov a pedagógov Grécko-katolíckeho gymnázia svätého Jána Krstiteľa z Trebišova. 

Bratia a sestry, pozajtra sa začína mariánsky mesiac október. Pozývam vás do školy Panny z Nazareta. Učte sa od nej byť stále ochotní plniť Božiu vôľu. S láskou žehnám vás i vašich drahých.
Pochválený buď Ježiš Kristus!


Traduzione italiana :

Saluto cordialmente i pellegrini slovacchi provenienti da Široké e Košice come pure il pellegrinaggio di ringraziamento degli studenti e docenti del Ginnasio greco-cattolico San Giovanni Battista di Trebišov.

Fratelli e sorelle, dopodomani inizia il mese mariano di ottobre. Vi invito a mettervi alla scuola della Vergine di Nazaret. Imparate da Lei ad essere sempre disponibili a compiere la volontà di Dio. Con affetto benedico voi ed i vostri cari.

Sia lodato Gesù Cristo!


Saluto in lingua romena:

Adresez un cordial salut pelerinilor provenind din România. Iubţi prieteni, urez ca vizita voastră la mormintele Apostolilor să suscite în voi o angajare tot mai generoasă de mărturie creştină în Patria voastră. Invoc peste voi şi familiile voastre binecuvântarea mea apostolică. Lăudat să fie Isus Cristos!

Traduzione italiana:

Rivolgo un cordiale saluto ai pellegrini provenienti dalla Romania. Cari amici, auguro che la visita alle tombe degli Apostoli susciti in voi un sempre più generoso impegno di testimonianza cristiana nella vostra Patria. Invoco su di voi e sulle vostre famiglie la mia benedizione apostolica. Sia lodato Gesù Cristo!

Saluto in lingua ucraina:

Щиро вітаю українських прочан. Дорогі друзі, бажаю, щоб кожний із вас відчув живу присутність Бога у своїй Церкві. Від щирого вас благословлю. Слава Ісусу Христу!

Traduzione italiana:

Rivolgo un cordiale saluto ai pellegrini ucraini. Cari amici, auguro che ciascuno di voi possa fare l’esperienza della presenza viva del Signore nella sua Chiesa. Di cuore vi benedico. Sia lodato Gesù Cristo!

Saluto in lingua ungherese:

Isten hozta a magyar híveket, különösen is azokat, akik Pécsről érkeztek. Kedves Testvéreim, Szent Mihály, Gábor és Ráfáel Arkangyalok közbenjárását kérve szívesen adom apostoli áldásomat Rátok és családjaitokra.

Dicsértessék a Jézus Krisztus!


Traduzione italiana:

Saluto con affetto i fedeli ungheresi, specialmente quelli che sono arrivati da Pécs.

Cari fratelli e sorelle, mentre chiedo l'intercessione dei Santi Arcangeli Michele, Gabriele e Raffaele, volentieri imparto la Benedizione Apostolica a tutti voi e alle vostre famiglie.

Sia lodato Gesù Cristo!


Saluto in lingua polacca:

Słowo pozdrowienia kieruję do Polaków, a zwłaszcza do przedstawicielek Zgromadzenia Sióstr Zmartwychwstania Pańskiego, które gromadzą się na kapitule generalnej. Niech modlitwa i refleksja przyniesie obfite owoce duchowe. Wszystkich tu obecnych polecam opiece Archaniołów Michała, Gabriela i Rafała, patronów dnia dzisiejszego, i z serca błogosławię. Niech będzie pochwalony Jezus Chrystus!

Traduzione italiana:

Una parola di saluto rivolgo ai polacchi qui presenti, e in particolare alle rappresentanti della Congregazione della Suore della Risurrezione del Signore che si radunano per il Capitolo Generale. La preghiera e la riflessione portino abbondanti frutti spirituali. Raccomando tutti alla protezione degli Arcangeli Michele, Gabriele e Raffaele, patroni del giorno, vi benedico di cuore. Sia lodato Gesù Cristo!

Saluto in lingua croata:

Upućujem srdačan pozdrav svim hrvatskim hodočasnicima, a na poseban način vjernicima iz župe Svetog Luke iz Zagreba. Po zagovoru svetih Arkanđela koje danas slavimo, obdario Gospodin vas i vaše obitelji mirom i svakim nebeskim blagoslovom.  Hvaljen Isus i Marija!

Traduzione italiana:

Rivolgo un cordiale saluto a tutti i pellegrini croati, e in modo particolare ai fedeli della parrocchia di San Luca di Zagabria. Con l’intercessione dei santi Arcangeli che oggi celebriamo, il Signore doni a voi e alle vostre famiglie la pace e ogni benedizione celeste. Siano lodati Gesù e Maria!

* * *

Rivolgo un cordiale pensiero ai pellegrini di lingua italiana. In particolare saluto con affetto i fedeli della diocesi di Belluno-Feltre, accompagnati dal loro Pastore, Mons. Giuseppe Andrich, e convenuti a Roma per pregare sulla tomba del Servo di Dio Giovanni Paolo I in occasione dell’anniversario della sua morte. Saluto gli alunni del Pontificio Collegio Internazionale “Maria Mater Ecclesiae”di Roma,  assicurando per ciascuno un ricordo nella preghiera, perché il Signore li ricolmi sempre dei suoi doni di grazia. Saluto, inoltre, i partecipanti al pellegrinaggio dei Giovani del Movimento dei Focolari, promosso in occasione della beatificazione di Chiara Badano e li invito, sull'esempio della nuova Beata, a proseguire nell'impegno di adesione a Cristo e di testimonianza evangelica.

Saluto infine i giovani, gli ammalati e gli sposi novelli. L'odierna festa degli Arcangeli Michele, Gabriele e Raffaele e quella imminente dei santi Angeli Custodi, ci spingono a pensare alla provvida premura con cui Dio si occupa di ogni persona umana. Sentite accanto a voi, cari giovani, la presenza degli Angeli e lasciatevi guidare da loro, affinché tutta la vostra vita sia illuminata dalla Parola di Dio. Voi, cari ammalati, aiutati dai vostri Angeli Custodi, unite le vostre sofferenze a quelle di Cristo per il rinnovamento spirituale dell'umana società. E voi, cari sposi novelli, ricorrete sovente all'aiuto dei vostri Angeli Custodi, affinché possiate crescere nella costante testimonianza di un amore autentico.

APPELLO DEL SANTO PADRE
My thoughts also turn to the grave humanitarian crisis which has recently struck Northern Nigeria, where some two million people have been forced to flee their homes because of severe flooding. To all those affected I express my spiritual closeness and I assure them of my prayers.

© Copyright - Libreria Editrice Vaticana




Santa Matilde di Hackeborn (o di Helfta) Monaca


Sec. XIII

Nasce attorno al 1240 nel castello di Helfta, in Sassonia, da una delle più delle più nobili e potenti famiglie della Turingia, i von Hackeborn. La sorella maggiore, Gertrude, è badessa nel convento di Helfta. All'età di sette anni Matilde viene accolta come educanda nel monastero benedettino di Rodardsdorf. Qui la sua vocazione cresce e la giovane decide di indossare il velo. Nel 1258 raggiunge la sorella maggiore a Helfta dove, tre anni più tardi, le viene affidata la cura di una giovane monaca che resterà nella storia con il nome di santa Gertrude la Grande. Proprio a quest'ultima Matilde confesserà le proprie visioni mistiche. Da queste confidenze nascerà poi uno dei libri più noti della mistica medievale: il Libro della grazia speciale. Matilde, particolarmente dotata nel canto, cura e dirige il coro del monastero e per questa sua qualità sembra che lo stesso Dante si sia ispirato a lei per la figura di Matelda nel Purgatorio. Muore nel monastero di Helfta nel 1298. (Avvenire)

Etimologia: Matilde = forte in guerra, dal tedesco

Martirologio Romano: Nel monastero di Helfta nella Sassonia in Germania, santa Mectilde, vergine, che fu donna di squisita dottrina e umiltà, illuminata dal dono divino della contemplazione mistica.

NOME

Essendo il nome della monaca di Helfta in tedesco Mechthild o, latinizzato Mechtildis, la prima edizione italiana delle sue visioni reca il nome di Mettilde (1588) e l'ultima (1939) Metilde. Comunemente nelle lingue italiana, spagnola e francese prevalse la forma Matelda (Dante), Mathilde, Matilda.

VITA

Nata nel 1241 dai nobili di Hackeborn Matilde, una delle sorelle minori di Gertrude di Hackeborn, fece con la madre una visita al monastero di Rodersdorf, diocesi di Halberstadt, dove Gertrude era già monaca. La bimba settenne fu tanto attratta dal sacro ambiente che non volle allontanarsene e chiese di esservi ammessa; le fu consentito. Dal 1251 fino al 1292 Gertrude fu badessa della comunità, che si trasferì nel 1258 a Helfta presso Eisleben. Gertrude, premurosa della formazione monastica, letteraria e spirituale delle sue figlie, ebbe nella sua capacissima sorella Matilde un grande e saggio aiuto. Matilde si distinse per la profonda umiltà, per l'innocenza e l'amabilità tanto da divenire per le consorelle e per altra gente consigliera ricercata. I Domenicani del convento di Halle avevano allora la direzione spirituale del monastero e tra loro, specialmente, il padre lettore fra Enrico di Halle, morto prima del 1294.

Per le sue doti intellettuali e artistiche, Matilde ebbe la direzione della scuola del monastero e fu nominata «cantora». La sua bella voce e il fervore nel canto le meritarono il nome di «usignuolo di Cristo». La lode di Dio era per lei l'occupazione primaria della sua Vita e l'espressione più profonda ed alta della sua  esistenza. Nella recita e nel canto del divino ufficio tutta la sua anima religiosamente vibrava. Le parole fluivano dolci dalle sue labbra e spesso, durante l'ufficiatura, veniva rapita in estasi. Tutto il suo raccoglimento, la sua pietà e la sua devozione convergevano verso la liturgia, donde essa ricavava ampi lumi di contemplazione e ardente amore divino. Con diligente cura custodiva i suoi sensi infliggendosi dure penitenze e con coraggio mortificava il suo delicato corpo per compensare generosamente, dinanzi alla maestà divina, il male commesso dai peccatori.

Nonostante l'applicazione all'esercizio di tutte le virtù e nonostante i favori ricevuti dal Signore, che la portavano alle alte vette della contemplazione e della perfezione, essa si accusava talvolta di pigrizia e di tristezza. Soffriva di atroci mal di testa, che negli ultimi anni (dal 1290 e più ancora dal 1295) si aggravarono, unitamente ad altre infermità, sottoponendola a un vero martirio. Ricevette l'Estrema Unzione il 18 ottobre1299 e morì «offrendo il suo cuore al Salvatore e immergendolo in quello di lui» il 19 novembre 1299.

SCRITTI

Gli scritti di proprio pugno di Matilde sono soltanto alcune lettere ad una matrona. Dal 1291 in poi i racconti occasionali sulle sue esperienze spirituali furono raccolti da due consorelle, per ordine della badessa Sofia di Querfurt 1292-1303). Una di queste religiose era Gertrude (non la sorella della santa, ma una discepola di Matilde a Helfta, e anch'ella futura santa).

Quando Matilde seppe che alcune sue discepole avevano assiduamente notato tutto quello che da lei avevano appreso sui favori e sugli insegnamenti ricevuti da Dio, rimase confusa e inconsolabile; ma il Signore le assicurò che molte grazie sarebbero state elargite a quanti avessero letto quelle pagine. Allora Matilde si applicò con molta cura a rivedere il manoscritto. Lo stile di Matilde rivela una fantasia pura, feconda, capace di nobilitare ogni cosa. Anche nei fatti ordinari e negli eventi d'ogni giorno Matilde sa trovare riferimenti al «Diletto della sua anima». Lo scritto che tratta principalmente delle sue esperienze mistiche, Liber specialis gratiae, contiene, in cinque libri, la descrizione delle visioni e delle grazie ottenute durante la contemplazione. In esso sono riportati anche alcuni colloqui con il Salvatore, molte considerazioni stimolanti all'amore e alla dedizione totale a lui e squarci escatologici. Il domenicano Teodorico d'Apolda stimò grandemente il Liber specialis gratiae e lo approvò.

Ordinate secondo il ciclo dell'anno liturgico, le esposizioni matildiane rispecchiano uno spirito trinitario e cristocentrico. Un rilievo particolare meritano le preghiere e le pratiche della devozione al Sacro Cuore di Gesù e al Cuore purissimo di Maria. Il Liber specialis gratiae, redatto probabilmente in latino, documenta l'alto grado di cultura letteraria e teologica delle monache di Helfta. L'autografo di Helfta non è conservato; sulla tradizione del testo latino e di quello olandese medievale ha trattato minuziosamente R. Bromberg.

SPIRITUALITÀ

La spiritualità matildiana presenta in una fusione ardente e fantasiosa elementi di molteplice origine: elementi provenienti dalla regola benedettina, elementi domenicani per l'influsso dei direttori spirituali e altri, tratti dalle letture bernardine e francescane. Sopra questi vari elementi domina, come una novità nella storia della spiritualità, la «mistica di sposa» che prima di Matilde non si trova nei documenti del passato, ma che si ritroverà in seguito nelle esperienze e nelle Vitae di sante religiose fino a s. Teresa, anzi fino ai giorni nostri.

Dio ricolmò Matilde, già negli anni più teneri, di grazie segnalatissime. La familiare e fiduciosa conversazione con il Signore tuttavia non fu mai interrotta. Matilde sperimentò anche stati di desolazione che le parvero simili a pene dell'inferno. Soltanto in occasione di un'atroce sofferenza al capo che l'afflisse verso i cinquant'anni, essa parlò delle sue esperienze spirituali. Accanto all'alta contemplazione Matilde fu tentata da molteplici distrazioni e da altre debolezze. Per liberarsene ricorse a Maria S.ma mentre nei patimenti fisici, essa fu consolata dal Signore. Il solo pensiero che nella solitudine dei patimenti essa poteva darsi più tranquillamente alla preghiera era per lei un sollievo. Il suo spirito si concentrò tutto sulla lode e sull'amore di Dio: l'abbandono alla volontà di Dio è - secondo la parola di Cristo a lei diretta - la condizione per l'ineffabile letizia che riempie l'anima quando essa diventa una con Dio. Matilde paragona questa unione - come altri mistici all'assorbimento di una goccia d'acqua in un barile di vino. Nell'attiva e sentita celebrazione dell'Ufficio divino e nell'assistenza al sacrificio eucaristico, Matilde si esibiva nel canto della laus Dei.

Le visioni di Matilde si riferiscono alla S.ma Trinità, alla persona del Salvatore, alla beata Vergine Madre Maria, agli angeli e ai santi: fra questi ad Alberto Magno e a Tommaso d'Aquino, alle anime beate e del purgatorio e a quelle dannate. Di solito quando un'immagine sorgeva in lei, essa la guardava attentamente e ne ricavava una verità o una dottrina; nei casi invece di visioni intellettuali, le mancò la possibilità di esprimersi. Una meravigliosa dolcezza legata ai misteri descritti - dunque oggettiva - riempie senza turbamenti il mondo spirituale matildiano.

Nelle preghiere di petizione Matilde abbracciava - con un largo cuore - i bisogni del mondo visibile e invisibile, riunendo insieme ecclesiastici e reggitori di stato, popoli e singoli, peccatori, carcerati e anime del purgatorio. Spesso applicava l'aggettivo «augusto» a Cristo o a Maria o alle cose celesti, segno chiaro che l'idea dell'impero terreno nel suo spirito si congiungeva, viva e amorosa, con l'ordine ecclesiastico, religioso e spirituale.

Un ruolo particolare spetta a Matilde nella storia del culto al Sacro Cuore. Infatti, non solo era devotissima al Sacro Cuore, dal quale otteneva speciali grazie (donde il titolo Liber specialis gratiae), ma lei stessa divenne lo strumento provvidenziale che attrasse s. Gertrude e le altre consorelle alla devozione al Sacro Cuore. CosI tale devozione per merito di Matilde e Gertrude si manifesta per la prima volta in piena luce sul finire del sec. XIII, per avere una nuova fioritura, nel sec. XVI. I temi del Cuore di Gesti, dei suoi dolori, delle sue piaghe, della sua pena di morte e della trafittura trovarono il loro pieno coronamento nel concetto del Cuore del Salvatore glorioso, che siede alla destra del Padre, mediatore universale presso la S.ma Trinità.

Questi pensieri dalla liturgia monastica fluivano nella spiritualità matildiana e il S. Cuore concretizza per Matilde la formula liturgica Per Dominum nostrum lesum Christum: dal Sacro Cuore sgorga e prende moto la vita morale e mistica. Nella storia mariana Matilde spicca per la devozione al cuore purissimo di Maria. S. Pietro Canisio (m. nel 1597) possedeva un libriccino contenente preghiere matildiane al Sacro Cuore di Gesti. Martino da Cochem pubblicò nel 1668 un libro di preghiere delle ss. Gertrude e  Matilde con aggiunta un'istruzione sulla preghiera orale.

Il Brornberg mostra la ricchezza della spiritualità matildiana particolareggiando la presentazione in suggestivi paragrafi: cioè, 1) influssi, fonti e carattere; 2) devozione al S. Cuore; 3) devozione all'umanità di Cristo; 4) la mistica di sposa; 5) la devozione alla S.ma Trinità; 6) l'Eucaristia; 7) la devozione a Maria S.ma; 8) la dottrina delle virtù; 9) la santificazione; 10) il peccato e la confessione; 11) la devozione agli angeli.

ICONOGRAFIA

Matilde è rappresentata per lo più nell'abito dell'ordine dei cistercensi e reca tra le mani un libro (probabilmente la sua opera: Buch besonderer Gnade) come nella paia di altare nella chiesa di S. Gertrude di Mauterndorf (1750) e la statua nel convento di Engelszell (1759).

CULTO

Benché non sia stata mai canonizzata, Matilde è stata venerata come santa in vari monasteri osservanti la regola di s. Benedetto. La sua festa è indicata nei martirologi il 16 febbraio e il 19 novembre.

Autore: Angelo Walz


SAINTE MECHTILDE. LE LIVRE DE LA GRÂCE SPÉCIALE. RÉVÉLATIONS de SAINTE MECHTILDE VIERGE DE L'ORDRE DE SAINT-BENOIT traduites de l'édition latine des Pères dominicains de Solesmes, Maison Alfred Mame et Fils, Tours & Paris 1921 : http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Ste_Mechtilde/table.htm

Voir aussi : http://voiemystique.free.fr/mechtilde_hackerborn_index.htm

http://www.radio-silence.org/Sons/2012/LSM/pdf/lsm20121119.pdf

http://www.radio-silence.org/Sons/2012/LSM/pdf/Sainte-Mechtilde.pdf