dimanche 26 février 2012

Sainte MECHTILDE de HACKEBORN, vierge bénédictine, abbesse et mystique


Vierge, Bénédictine

(1240-1298)

Sainte Mechtilde et Sainte Gertrude sa soeur, comtesses de Hackeborn, et proches parentes de l'empereur Frédéric II, naquirent à Isèble dans la Haute-Saxe. Mechtilde fut élevée chez les bénédictines de Rédaresdorff ou Rodersdorff, au diocèse de Halberstad. Elle montra, dès ses premières années, une grande innocence de moeurs et un grand dédain pour les vanités mondaines. Son obéissance charmait ses supérieures; on la voyait toujours exécuter avec autant de joie que de ponctualité ce qui lui avait été prescrit. Son amour pour la mortification frappait toutes les personnes qui vivaient avec elle. Jamais elle ne flattait son corps et quoiqu'elle fût d'une complexion très délicate, elle s'interdisait l'usage de la viande et du vin. Son humilité lui faisait éviter tout ce qui aurait pu sentir l'ostentation: elle mettait même autant de soin à cacher ses vertus, que les autres en mettent d'ordinaire à cacher leurs vices.

Elle ne voulut point sortir de la solitude, et quand elle fut en âge de se consacrer à Dieu par des voeux, elle fit profession dans le monastère de Rodersdorff. Quelque temps après, on l'envoya à Diessen, en Bavière, où elle devint supérieure du monastère de ce nom.

Elle y introduisit bientôt la pratique des plus sublimes vertus. Persuadée qu'on ne peut atteindre à la perfection monastique sans une exacte observation de tous les points de la règle, elle exhortait ses soeurs à s'y conformer avec promptitude, et à anticiper plutôt sur le temps marqué pour chaque exercice, que de se permettre le moindre retard par négligence.

Le monastère d'Ottilsteten ou d'Edelstetin, en Souabe, était alors tombé dans un grand relâchement. Les évêques du pays, voulant y introduire la réforme, ordonnèrent à Mechtilde de s'y retirer et de se charger de cette bonne oeuvre: mais la sainte employa diverses raisons pour s'en dispenser; elle eut même recours aux larmes et aux prières. Tout fut inutile, il fallut obéir. Elle se rendit à sa nouvelle communauté et y rétablit en peu de temps l'esprit d'une parfaite régularité. Personne ne peut résister à la force réunie de sa douceur et de ses exemples. Austère pour elle-même, elle était pleine de bonté pour les autres. Elle savait faire aimer la règle en la faisant observer, et tenir ce juste milieu qui consiste à ménager la faiblesse humaine, sans élargir les voies évangéliques. Ses instructions étaient toujours accompagnées de cet esprit de charité et d'insinuation qui rend la vertu aimable. Elle obligeait ses soeurs à la plus exacte clôture, et les tenait éloignées de tout commerce avec les gens du monde: les préservant ainsi de la dissipation dont l'effet ordinaire est de refroidir la charité et d'éteindre la ferveur.

Son lit était un peu de paille, sa nourriture fort grossière, encore ne mangeait-elle que pour soutenir son corps. Elle partageait tous ses moments entre la prière, la lecture et le travail des mains. Elle observait le silence le plus rigoureux. L'esprit de componction dont elle était animée fournissait à ses yeux une source continuelle de larmes. Elle ne se crut jamais dispensée de la règle, pas même à la cour de l'empereur, où elle avait été obligée d'aller pour les affaires de son monastère. Lorsque la maladie la forçait à garder le lit, sa plus grande douleur était de ne pouvoir assister, avec les autres soeurs, à la prière et à l'office de la nuit. Elle mourut à Diessen le 29 mars, quelque temps après l'an 1300, et avant sainte Gertrude, sa soeur. Son nom n'a jamais été inséré dans le martyrologe romain; mais on le trouve dans plusieurs calendriers sous le 10 avril, le 29 mars et le 30 mai.

M. L'Abbé Jacquet, L'Année Chrétienne, La Vie d'un saint pour chaque jour, Tome I, p. 409-410

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/sainte_mechtilde_de_hackeborn.html


BENOÎT XVI



AUDIENCE GÉNÉRALE



Place Saint-Pierre



Mercredi 29 septembre 2010


Sainte Mathilde de Hackeborn


Chers frères et sœurs,

Je voudrais vous parler aujourd’hui de sainte Mathilde de Hackeborn, l’une des grandes figures du monastère de Helfta, ayant vécu au XIIIe siècle. Sa consœur, sainte Gertrude la Grande, dans le vie livre de l’œuvre Liber specialis gratiae (le livre de la grâce spéciale), dans lequel sont relatées les grâces spéciales que Dieu a données à sainte Mathilde, affirme: «Ce que nous avons écrit est bien peu au regard de ce que nous avons omis. Nous publions ces choses uniquement pour la gloire de Dieu et au bénéfice de notre prochain, car il nous semblerait injuste de garder le silence sur les si nombreuses grâces que Mathilde reçut de Dieu, moins pour elle-même, à notre avis, que pour nous et pour ceux qui viendront après nous» (Mathilde de Hackeborn, Liber specialis gratiae, VI, 1).

Cette œuvre a été rédigée par sainte Gertrude et par une autre consœur de Helfta et possède une histoire singulière. A l’âge de cinquante ans, Mathilde traversait une grave crise spirituelle unie à des souffrances physiques. C’est dans cette situation qu’elle confia à deux consœurs amies les grâces spéciales à travers lesquelles Dieu l’avait guidée depuis son enfance, mais elle ne savait pas que celles-ci notaient tout. Lorsqu’elle l’apprit, elle en fut profondément angoissée et troublée. Toutefois, le Seigneur la rassura en lui faisant comprendre que ce qui était écrit l’était pour la gloire de Dieu et le bénéfice de son prochain (cf. ibid., II, 25, v. 20). Ainsi, cette œuvre est la source principale à laquelle nous pouvons puiser les informations sur la vie et la spiritualité de notre sainte.

A travers elle, nous sommes introduits dans la famille du baron de Hackeborn, l’une des plus nobles, riches et puissantes de Thuringe, apparentée à l’empereur Frédéric II, et nous entrons dans le monastère de Helfta à l’époque la plus glorieuse de son histoire. Le baron avait déjà donné au monastère une fille, Gertrude de Hackeborn (1231/1232-1291/1292), dotée d’une forte personnalité, abbesse pendant quarante ans, capable de conférer une empreinte particulière à la spiritualité du monastère, le conduisant à une floraison extraordinaire comme centre de mystique et de culture, école de formation scientifique et théologique. Gertrude offrit aux moniales une instruction intellectuelle de haut niveau, qui leur permettait de cultiver une spiritualité fondée sur l’Ecriture Sainte, sur la liturgie sur la tradition patristique, sur la Règle et la spiritualité cistercienne, avec une prédilection particulière pour saint Bernard de Clairvaux et Guillaume de Saint-Thierry. Elle fut une véritable maîtresse, exemplaire en tout, dans la radicalité évangélique et dans le zèle apostolique. Dès son enfance, Mathilde accueillit et goûta le climat spirituel et culturel créé par sa sœur, en apportant ensuite sa marque personnelle.

Mathilde naquit en 1241 ou 1242 dans le château de Helfta; elle était la troisième fille du baron. A l’âge de sept ans, avec sa mère, elle rendit visite à sa sœur Gertrude dans le monastère de Rodersdorf. Elle fut si fascinée par ce milieu qu’elle désira ardemment en faire partie. Elle y entra comme écolière, et en 1258, devint religieuse dans le couvent, se transférant entre temps à Helfta, dans le domaine des Hackeborn. Elle se distinguait par son humilité, sa ferveur, son amabilité, la transparence et l’innocence de sa vie, la familiarité et l’intensité avec lesquelles elle vivait la relation avec Dieu, la Vierge et les saints. Dotée de qualités naturelles et spirituelles élevées, comme «la science, l’intelligence, la connaissance des lettres humaines, la voix d’une merveilleuse douceur: tout la rendait apte à être pour le monastère un véritable trésor sous tous les aspects» (ibid., préambule). Aussi, «le rossignol de Dieu» — comme elle était appelée — encore très jeune, devint directrice de l’école du monastère, directrice du chœur, et maître des novices, fonctions qu’elle accomplit avec talent et un zèle inlassable, non seulement au bénéfice des moniales, mais de quiconque désirait puiser à sa sagesse et sa bonté.

Illuminée par le don divin de la contemplation mystique, Mathilde composa de nombreuses prières. C’est une maîtresse de doctrine fidèle et de grande humilité, conseillère, consolatrice, guide dans le discernement: «Elle distribuait — lit-on — la doctrine avec une abondance telle que l’on n’avait jamais vue dans le monastère, et nous avons hélas! la grande crainte que l’on ne verra plus jamais rien de semblable. Les sœurs se réunissaient autour d’elle pour entendre la parole de Dieu, comme autour d’un prédicateur. Elle était le refuge et le réconfort de tous, et elle avait, par un don singulier de Dieu, la grâce de révéler librement les secrets du cœur de chacun. De nombreuses personnes, pas seulement dans le monastère, mais aussi des étrangers, des religieux et des laïcs, venus de loin, attestaient que cette sainte vierge les avait libérés de leur peine et qu’ils n’avaient jamais éprouvé autant de réconfort qu’auprès d’elle. En outre, elle composa et elle enseigna de nombreuses prières qui, si elles étaient réunies, dépasseraient le volume d’un psautier» (ibid., VI, 1).

En 1261, une petite fille de cinq ans du nom de Gertrude arrive au couvent: elle est confiée aux soins de Mathilde, qui a à peine vingt ans, qui l’éduque et la guide dans la vie spirituelle jusqu’à en faire non seulement une excellente disciple, mais sa confidente. En 1271 ou 1272, Mathilde de Megdeburg entre elle aussi au monastère. Le lieu accueille ainsi quatre grandes femmes — deux Gertrude et deux Mathilde —, gloire du monachisme germanique. Au cours de sa longue vie passée au monastère, Mathilde est frappée par d’incessantes et intenses souffrances auxquelles elle ajoute les très dures pénitences choisies pour la conversion des pécheurs. De cette manière, elle participe à la passion du Seigneur jusqu’à la fin de sa vie (cf. ibid., VI, 2). La prière et la contemplation sont l’humus vital de son existence: les révélations, ses enseignements, son service au prochain, son chemin dans la foi et dans l’amour ont ici leur racine et leur contexte. Dans le premier livre de l’œuvre Liber specialis gratiae, les rédactrices recueillent les confidences de Mathilde effectuées lors des fêtes du Seigneur, des saints et, de manière particulière, de la Bienheureuse Vierge Marie. La capacité que cette sainte possède de vivre la liturgie dans ses différents éléments, même les plus simples, en la portant dans la vie quotidienne monastique, est impressionnante. Certaines images, expressions, actions sont parfois éloignées de notre sensibilité, mais, si l’on considère la vie monastique et sa tâche de maîtresse et de directrice de chœur, on saisit sa capacité particulière d’éducatrice et de formatrice, qui aide ses consœurs à vivre intensément, en partant de la liturgie, chaque moment de la vie monastique.

Dans la prière liturgique, Mathilde accorde une importance particulière aux heures canoniques, à la célébration de la Messe, en particulier à la communion. Là, elle est souvent ravie en extase dans une profonde intimité avec le Seigneur dans son cœur très ardent et très doux, dans un dialogue merveilleux, où elle demande des lumières intérieures, alors qu’elle intercède de manière particulière pour sa communauté et ses consœurs. Au centre, se trouvent les mystères du Christ vers lesquels la Vierge Marie renvoie constamment pour marcher sur la voie de la sainteté: «Si tu désires la véritable sainteté, reste près de mon Fils; Il est la sainteté même qui sanctifie toute chose» (ibid., I, 40). Dans son intimité avec Dieu est présent le monde entier, l’Eglise, les bienfaiteurs, les pécheurs. Pour elle, le ciel et la terre s’unissent.

Ses visions, ses enseignements, les épisodes de son existence sont décrits avec des expressions qui évoquent le langage liturgique et biblique. On saisit ainsi sa profonde connaissance des Saintes Ecritures, qui étaient son pain quotidien. Elle y a constamment recours, que ce soit pour mettre en valeur les textes bibliques lus pendant la liturgie, ou en y puisant des symboles, des termes, des paysages, des images, des personnages. Sa préférence va à l'Evangile: «Les paroles de l'Evangile étaient pour elle une nourriture merveilleuse et suscitaient dans son cœur des sentiments d'une telle douceur que souvent, prise par son enthousiasme, elle ne pouvait en terminer la lecture... La manière dont elle lisait ces mots étaient si fervente qu'elle suscitait chez tous la dévotion. De même, lorsqu'elle chantait dans le chœur, elle était tout absorbée en Dieu, transportée par une telle ardeur qu'elle manifestait parfois ses sentiments avec des gestes... D'autres fois, comme ravie en extase, elle n'entendait pas ceux qui l'appelaient ou la secouaient et elle avait beaucoup de difficultés à reprendre conscience des choses extérieures» (ibid., VI, 1). Dans l'une de ses visions, c'est Jésus lui-même qui lui recommande l'Evangile; en lui ouvrant la plaie de son cœur très doux, il lui dit: «Vois combien mon amour est grand: si tu veux bien le connaître, tu ne le trouveras nulle part ailleurs mieux exprimé que dans l'Evangile. Personne n'a jamais entendu exprimer des sentiments plus forts et plus tendres que ceux-ci: Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés (Jean XV, 9)» (ibid., I, 22).

Chers amis, la prière personnelle et liturgique, notamment la liturgie des Heures et la Messe sont à la racine de l'expérience spirituelle de sainte Mathilde de Hackeborn. En se laissant guider par les Saintes Ecritures et nourrir du Pain eucharistique. Elle a parcouru un chemin d'intime union avec le Seigneur, toujours dans la pleine fidélité à l'Eglise. Cela est également pour nous une puissante invitation à intensifier notre amitié avec le Seigneur, surtout à travers la prière quotidienne et la participation attentive, fidèle et active à la Messe. La liturgie est une grande école de spiritualité.

La disciple Gertrude décrit avec des expressions intenses les derniers moments de la vie de sainte Mathilde de Hackeborn, très difficiles, mais éclairés par la présence de la Bienheureuse Trinité, du Seigneur, de la Vierge Marie, de tous les saints, ainsi que de sa sœur de sang Gertrude. Lorsque arriva l'heure où le Seigneur voulut l'appeler à Lui, elle lui demanda de pouvoir encore vivre dans la souffrance pour le salut des âmes et Jésus se complut de cette marque d'amour supplémentaire.

Mathilde avait 58 ans. Elle parcourut la fin de sa route marquée par huit ans de graves maladies. Son œuvre et sa renommée de sainteté se répandirent rapidement. Lorsque son heure vint, «le Dieu de Majesté... unique douceur de l'âme qui l'aime.., lui chanta: Venite vos, benedicti Patris mei... Venez, ô vous qui êtes bénis par mon Père, venez recevoir le royaume... et il l'associa à sa gloire» (ibid., VI, 8).

Sainte Mathilde de Hackeborn nous confie au Sacré Cœur de Jésus et à la Vierge. Elle invite à louer le Fils avec le Cœur de la Mère et à louer Marie avec le Cœur du Fils: «Je vous salue, ô Vierge très vénérée, dans cette douce rosée qui, du Cœur de la Très sainte Trinité, se répand en vous; je vous salue dans la gloire et dans la joie avec laquelle vous vous réjouissez à présent dans l'éternité, vous qui la première d'entre toutes les créatures de la terre et du ciel, fûtes élue avant même la création du monde! Amen» (ibid., I, 45).

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Je suis heureux d’accueillir ce matin les francophones présents, en particulier ceux venus d’Haïti. Je continue à porter les Haïtiens dans ma prière suppliant Dieu de soulager leur misère. Que votre pèlerinage à Rome, chers pèlerins, soit pour vous tous l’occasion d’approfondir votre relation personnelle avec le Christ. Que Dieu vous bénisse!

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APPEL DU SAINT-PÈRE

Mes pensées vont à présent à la grave crise humanitaire qui a récemment frappé le Nord du Nigeria, où près de deux millions de personnes ont été contraintes de quitter leurs maisons à cause de violentes inondations. A toutes les personnes concernées, j'exprime ma proximité spirituelle et je les assure de mes prières.

© Copyright 2010 - Libreria Editrice Vaticana

SOURCE : http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/audiences/2010/documents/hf_ben-xvi_aud_20100929_fr.html



Le Notre Père de Sainte Mechtilde pour les âmes du purgatoire

A chaque fois que Sainte Mechtilde récitait cette prière, elle voyait des légions d'âmes du Purgatoire monter au Ciel !

« Notre Père qui êtes aux cieux »

Je vous en prie, ô Père Céleste, pardonnez aux âmes du Purgatoire, car elles ne vous ont pas aimé ni rendu tout l'honneur qui vous est dû, à vous, leur Seigneur et Père, qui par pure grâce, les avez adoptées comme vos enfants; mais au contraire, elles vous ont, à cause de leurs péchés, chassé de leur cœur où vous vouliez pourtant toujours habiter. En réparation de ces fautes, je vous offre l'amour et la vénération que votre Fils incarné vous a témoignés tout au long de sa vie terrestre, et je vous offre toutes les actions de pénitence et de satisfaction qu'Il a accomplies et par lesquelles Il a effacé et expié les péchés des hommes. Ainsi soit-il.

« Que votre Nom soit sanctifié »

Je vous supplie, ô Père très bon, pardonnez aux âmes du Purgatoire, car elles n'ont pas toujours honoré dignement votre saint nom, mais elles l'ont souvent prononcé en vain et elles se sont rendues indignes du nom de chrétien par leur vie de péchés. En réparation de ces fautes qu’elles ont commises, je vous offre tout l'honneur que votre Fils bien-aimé a rendu à votre Nom par ses paroles et par ses actes, tout au long de sa vie terrestre. Ainsi soit-il.

« Que votre Règne arrive »

Je vous en prie, ô Père très bon, pardonnez aux âmes du Purgatoire, car elles n'ont pas toujours recherché ni désiré votre Royaume avec assez de ferveur et d'application, ce Royaume qui est le seul lieu où règnent le véritable repos et l'éternelle paix. En réparation de leur indifférence à faire le bien, je vous offre le très saint désir de votre divin Fils par lequel Il souhaite ardemment qu'elles deviennent, elles aussi, héritières de son Royaume. Ainsi soit-il.

« Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel »

Je vous en prie, ô Père très bon, pardonnez aux âmes du Purgatoire, car elles n'ont pas toujours soumis leur volonté à la vôtre, elles n'ont pas cherché à accomplir votre volonté en toute chose, et même elles ont souvent vécu et agi en ne faisant que leur volonté. En réparation de leur désobéissance, je vous offre la parfaite conformité du cœur plein d'amour de votre divin Fils avec votre sainte volonté et la soumission la plus profonde qu'Il vous témoigna en vous obéissant jusqu'à sa mort sur la croix. Ainsi soit-il.

« Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien »

Je vous en prie, ô Père très bon, pardonnez aux âmes du Purgatoire, car elles n'ont pas toujours reçu le saint Sacrement de l'Eucharistie avec assez de désir, mais elles l'ont souvent reçu sans recueillement ni amour, ou même indignement, ou encore elles ont même négligé de le recevoir. En réparation de toutes ces fautes qu'elles ont commises, je vous offre l'éminente sainteté et le grand recueillement de Notre-Seigneur Jésus-Christ, votre divin fils, ainsi que l'ardent amour avec lesquels Il nous a fait cet incomparable don. Ainsi soit-il.

« Pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés »

Je vous en prie, ô Père très bon, pardonnez aux âmes du Purgatoire toutes les fautes dont elles se sont rendu coupables en succombant aux sept péchés capitaux, et aussi en n'ayant pas voulu, ni aimer, ni pardonner à leurs ennemis. En réparation de tous ces péchés, je vous offre la prière pleine d'amour que votre divin Fils vous a adressée en faveur de ses ennemis lorsqu'il était sur la croix. Ainsi soit-il.

« Et ne nous laissez pas succomber à la tentation »

Je vous en prie, ô Père très bon, pardonnez aux âmes du Purgatoire, car trop souvent elles n'ont pas résisté aux tentations et aux passions, mais elles ont suivi l'ennemi de tout bien et se sont abandonnées aux convoitises de la chair. En réparation de tous ces péchés aux multiples formes, dont elles se sont rendues coupables, je vous offre la glorieuse victoire que Notre-Seigneur Jésus-Christ a remportée sur le monde ainsi que sa vie très sainte, son travail et ses peines, sa souffrance et sa mort très cruelle. Ainsi soit-il.

« Mais délivrez-nous du mal… »

…et de tous châtiments en vertu des mérites de votre Fils bien-aimé et conduisez-nous, ainsi que les âmes du Purgatoire, dans votre Royaume de gloire éternelle qui s'identifie à vous. Ainsi soit-il.


St. MECHTILDE

(MATILDA VON HACKEBORN-WIPPRA).

Benedictine; born in 1240 or 1241 at the ancestral castle of Helfta, near Eisleben, Saxony; died in the monasteryof Helfta, 19 November, 1298. She belonged to one of the noblest and most powerful Thuringian families, while her sister was the saintly and illustrious Abbess Gertrude von Hackeborn. Some writers have considered that Mechtilde von Hackeborn and Mechtilde von Wippra were two distinct persons, but, as the Barons of Hackebornwere also Lords of Wippra, it was customary for members of that family to take their name indifferently from either, or both of these estates. So fragile was she at birth, that the attendants, fearing she might die unbaptized, hurried her off to the priest who was just then preparing to say Mass. He was a man of great sanctity, and after baptizing the child, uttered these prophetic words: "What do you fear? This child mostcertainly will not die, but she will become a saintly religious in whom God will work many wonders, and she willend her days in a good old age." When she was seven years old, having been taken by her mother on a visit to her elder sister Gertrude, then a nun in the monastery of Rodardsdorf, she became so enamoured of the cloisterthat her pious parents yielded to her entreaties and, acknowledging the workings of grace, allowed her to enter the alumnate. Here, being highly gifted in mind as well as in body, she made remarkable progress in virtue and learning.


Ten years later (1258) she followed her sister, who, now abbess, had transferred the monastery to an estate at Helfta given her by her brothers Louis and Albert. As a nun, Mechtilde was soon distinguished for her humility, her fervour, and that extreme amiability which had characterized her from childhood and which, like piety, seemed hereditary in her race. While still very young, she became a valuable helpmate to Abbess Gertrude, who entrusted to her direction the alumnate and the choir. Mechtilde was fully equipped for her task when, in 1261,God committed to her prudent care a child of five who was destined to shed lustre upon the monastery of Helfta. This was that Gertrude who in later generations became known as St. Gertrude the Great. Gifted with a beautiful voice, Mechtilde also possessed a special talent for rendering the solemn and sacred music over which she presided as domna cantrix. All her life she held this office and trained the choir with indefatigable zeal. Indeed, Divine praise was the keynote of her life as it is of her book; in this she never tired, despite her continual and severe physical sufferings, so that in His revelations Christ was wont to call her His "nightingale". Richlyendowed, naturally and supernaturally, ever gracious, beloved of all who came within the radius of her saintlyand charming personality, there is little wonder that this cloistered virgin should strive to keep hidden her wondrous life. Souls thirsting for consolation or groping for light sought her advice; learned Dominicans consulted her on spiritual matters. At the beginning of her own mystic life it was from St. Mechtilde that St. Gertrude the Great learnt that the marvellous gifts lavished upon her were from God.

Only in her fiftieth year did St. Mechtilde learn that the two nuns in whom she had especially confided had noted down the favours granted her, and, moreover, that St. Gertrude had nearly finished a book on the subject. Much troubled at this, she, as usual, first had recourse to prayer. She had a vision of Christ holding in His hand the book of her revelations, and saying: "All this has been committed to writing by my will and inspiration; and, therefore you have no cause to be troubled about it." He also told her that, as He had been so generous towards her, she must make Him a like return, and that the diffusion of the revelations would cause many to increase in His love; moreover, He wished this book to be called "The Book of Special Grace", because it would prove such to many. When the saint understood that the book would tend to God's glory, she ceased to be troubled, and even corrected the manuscript herself. Immediately after her death it was made public, and copies were rapidly multiplied, owing chiefly to the widespread influence of the Friars Preachers. Boccaccio tells how, a few years after the death of Mechtilde, the book of her revelations was brought to Florence and popularized under the title of "La Laude di donna Matelda". It is related that the Florentines were accustomed to repeat daily before theirsacred images the praises learned from St. Mechtilde's book. St. Gertrude, to whose devotedness we owe the "Liber Specialis Gratiae" exclaims: "Never has there arisen one like to her in our monastery; nor, alas! I fear, willthere ever arise another such!" — little dreaming that her own name would be inseparably linked with that of Mechtilde. With that of St. Gertrude, the body of St. Mechtilde most probably still reposes at Old Helfta thought the exact spot is unknown. Her feast is kept 26 or 27 February in different congregations and monasteries of her order, by special permission of the Holy See. (For an account of the general life at Helfta and the estimate of the writings of St. Mechtilde, see GERTRUDE OF HACKEBORN; SAINT GERTRUDE THE GREAT.)

There is another honour, inferior certainly to that of sanctity, yet great in itself and worthy of mention here: the homage of a transcendent genius was to be laid at the feet of St. Mechtilde. Critics have long been perplexed as to one of the characters introduced by Dante in his "Purgatorio" under the name of Matelda. After ascendingseven terraces of a mountain, on each of which the process of purification is carried on, Dante, in Canto xxvii, hears a voice singing: "Venite, benedicti patris mei"; then later, in Canto xxviii, there appears to him on the opposite bank of the mysterious stream a lady, solitary, beautiful, and gracious. To her Dante addresses himself; she it is who initiates him into secrets, which it is not given to Virgil to penetrate, and it is to her that Beatricerefers Dante in the words: "Entreat Matilda that she teach thee this." Most commentators have identified Matildawith the warrior-Countess of Tuscany, the spiritual daughter and dauntless champion of St. Gregory VII, but all agree that beyond the name the two have little or nothing in common. She is no Amazon who, at Dante's prayerthat she may draw nearer to let him understand her song, turns towards him "not otherwise than a virgin that droppeth her modest eyes". In more places than one the revelations granted to the mystics of Helfta seem in turn to have become the inspirations of the Florentine poet. All writers on Dante recognize his indebtedness toSt. Augustine, the Pseudo-Dionysius, St. Bernard, and Richard of St. Victor. These are precisely the writers whose doctrines had been most assimilated by the mystics of Helfta, and thus they would the more appeal to the sympathies of the poet. The city of Florence was among the first to welcome St. Mechtilde's book. Now Dante, like all true poets, was a child of his age, and could not have been a stranger to a book which was so popular among his fellow-citizens. The "Purgatorio" was finished between 1314 and 1318, or 1319 — just about the timewhen St. Mechtilde's book was popular. This interpretation is supported by the fact that St. Mechtilde in her "Book of Special Grace" (pt. I, c. xiii) describes the place of purification under the same figure of a seven-terraced mountain. The coincidence of the simile and of the name, Matelda, can scarcely be accidental. For another among many points of resemblance between the two writers compare "Purgatorio", Canto xxxi, whereDante is drawn by Matelda through the mysterious stream with pt. II, c. ii. of the "Liber Specialis Gratiae". The serene atmosphere which seems to cling about the gracious and beautiful songstress, her virgin modesty and simple dignity, all seem to point to the recluse of Helfta rather than to the stern heroine of Canossa, whose hand was thrice bestowed in marriage. Besides, in politics Dante, as an ardent Ghibelline, supported the imperial pretensions and he would have been little inclined to sing the praises of the Tuscan Countess. The conclusion may therefore be hazarded that this "Donna Matelda" of the "Purgatorio" personifies St. Mechtilde as representing mystic theology.

Sources

ST. MECHTILDIS, Liber specialis gratiae; ST. GERTRUDIS, Legatus divine pictatis; Preface to Revelationes Gertrudianae ac Mechtildinae, I, II (Paris and Poitiers, 1875); LEDOS, Ste. Gertrude (Paris, 1907); ZIEGELBAUER, Hist. Lit. Bened. (Vienna, 1754); PREGER, Gesch. Deutsch. Mystik. I (Leipzig, 1874); Révélations de S. Mechtilde (Paris and Poitiers, 1909).

Casanova, Gertrude. "St. Mechtilde." The Catholic Encyclopedia. Vol. 10. New York: Robert Appleton Company, 1911. 9 Apr. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/10105b.htm>.


Transcription. This article was transcribed for New Advent by Thomas M. Barrett. Dedicated to Sister Christine Kean, O.S.B.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. October 1, 1911. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/10105b.htm




B. Mechtildes, Virgin and Abbess

THE TWO holy sisters, SS. Gertrude and Mechtildes, were countesses of Hackuborn, cousins to the Emperor Frederic II. and born at Islebe, in Upper Saxony. From seven years of age Mechtildes had her education in the Benedictin monastery of Redaresdorff, or Rodersdorff, in the bishopric of Halberstade, secularized and yielded to the elector of Brandenbourg at the peace of Westphalia in 1648. She lived always a stranger to the vices and vanities of the world, and from her infancy practised obedience with such cheerfulness, that she was always ready to perform every command of her superior. Though often sick, she denied herself the use of flesh-meat and wine, and studied to retrench every superfluity. She endeavoured to conceal her virtues as industriously as others labour to hide their most heinous sins. She made her religious vows in the same house, and while yet young was removed to Diessen near the lake Ambre in Bavaria, where she was appointed superior of the monastery of that name, which seems to have been, at that time, of the Order of St. Benedict, though it has long been a house of regular canonesses of St. Austin’s Order. It was founded in 1132 by Bertkold, Count of Andechs, and afterwards endowed with great revenues by St. Otho, bishop of Bamberg. This monastery Mechtildes rendered a perfect school of all virtues, and knowing that a strict discipline and a steady observance of rules are the means by which religious persons are to attain to the sanctification of their souls in their state, she taught all her sisters rather to anticipate by diligence every monastic duty, than by coming one moment too late to give signs of the least sloth in the service of their heavenly king. The noble monastery of Ottilsteten, or Edelstetin in Suabia, situated between Ausburg and Ulm, being fallen into great remissness, in order to restore becoming discipline therein, Mechtildes was commanded by the bishops of the country to repair thither, and to take upon her the direction of that house. She urged that it was enough for her to stand arraigned at the bar of Christ for the neglect of her own vineyard. But neither her tears nor those of her dear sisters could prevail. In this new situation she laboured to sanctify her own soul, as if she had hitherto done nothing towards the subduing of her body in order thereto: and the happy effects of her humble endeavours and sighs for others appeared by the perfect regularity and exemplary piety which began soon to be evident in that community. None could resist the charms of her sweetness and example; for her virtue was mild to others, though austere to herself. She neither screwed up the strings of government too high, nor let them drop too low. She did not mollify the severity of the maxims of the gospel, nor the obligations of a religious state: but the manner in which she inculcated them, rendered them light and easy by the charity with which she seasoned her commands.—She prohibited the enclosure of her house to secular visitants, and by her abhorrence of worldly news and discourse, banished out of her community that dangerous spirit which introduces the world into the solitude of the recluse. Her bed was a little straw, her diet most austere and slender, and her employment manual labour, prayer, and pious reading. For one superfluous word which she spoke to a sister, she immediately burst into tears, condemning herself on account of an unnecessary breach of silence; for which she punished herself with fasts and watching for several days. The perpetual fountains of her tears were nourished by the deep compunction of her heart. In the court of the emperor, to which she happened to be called on account of the affairs of her monastery, she observed all the rules of her house. Once when confined to her bed by sickness she complained to her Redeemer, that, like an excommunicated person and altogether unworthy, she was excluded from joining her voice with her sisters in singing his praises at the midnight office: but he in a vision assured her that he was more glorified by her desire and obedience to his will than by any other sacrifice she could offer him. Some time before her death, which she foresaw, she returned to her dear monastery of Diessen, in which she departed to our Lord on the 29th of March, some time after the year 1300, before her sister St. Gertrude, who in her writings mentions the death of St. Mechtildes. Her name has never been inserted in the Roman Martyrology; but occurs in several particular calendars both on this day, on the 30th of May, and on the 29th of March. See her life compiled by Engelhard, an abbot who was acquainted with her, in Canisius, Lect. Antiq. Chatelain’s Martyrologe Universel on the 30th of May. 1

Note 1. Trithemius mentions another holy virgin called Mechtildes, who coming from St. Alban’s to Spanheim, lived there a recluse, and died in great reputation for sanctity in 1154. See Trithem. in Chron. Hirsaug. ad an. 1154. ed. Freher. p. 136. Also the same Trithem. in Chron. Spanheim. on the same year. Fabricius (Bibl. Med. et infirmæ ætatis, l. 12. p. 193.) and some others confound Mechtildes of Spanheim with St. Mechtildes of Diessen. Though   the latter was born several years after the death of the former, not to mention other repugnances. 


Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume IV: April. The Lives of the Saints. 1866.


SOURCE : http://www.bartleby.com/210/4/102.html

Mechtilde, O.Cist. V (AC)

Died 1298; feast day formerly on November 19.



"When you awake in the morning, let your first act be to salute My Heart, and to offer Me your own. . . . Whoever shall breathe a sigh toward Me from the bottom of his heart when he awakes in the morning and shall ask Me to work all his works in him throughout the day, will draw Me to him . . . For never does a man breathe a sigh of longing aspiration toward Me without drawing Me nearer to him than I was before." --Our Lord to Saint Mechtilde.

Saint Mechtilde, sister of abbess Gertrude of Hackeborn, was the mistress of novices of the Cistercian convent at Helfta Castle in Saxony. In this capacity she played an important role in the spiritual formation of Saint Gertrude the Great. Like her spiritual daughter, Mechtilde was blessed with many mystical experiences that were recorded by Saint Gertrude in the Book of Special Grace. Mechtilde and the younger Gertrude together wrote a series of prayers that became very popular (Benedictines, Delaney, Martindale).

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/1116.shtml

Santa Matilde di Hackeborn (o di Helfta) Monaca


Sec. XIII

Nasce attorno al 1240 nel castello di Helfta, in Sassonia, da una delle più delle più nobili e potenti famiglie della Turingia, i von Hackeborn. La sorella maggiore, Gertrude, è badessa nel convento di Helfta. All'età di sette anni Matilde viene accolta come educanda nel monastero benedettino di Rodardsdorf. Qui la sua vocazione cresce e la giovane decide di indossare il velo. Nel 1258 raggiunge la sorella maggiore a Helfta dove, tre anni più tardi, le viene affidata la cura di una giovane monaca che resterà nella storia con il nome di santa Gertrude la Grande. Proprio a quest'ultima Matilde confesserà le proprie visioni mistiche. Da queste confidenze nascerà poi uno dei libri più noti della mistica medievale: il Libro della grazia speciale. Matilde, particolarmente dotata nel canto, cura e dirige il coro del monastero e per questa sua qualità sembra che lo stesso Dante si sia ispirato a lei per la figura di Matelda nel Purgatorio. Muore nel monastero di Helfta nel 1298. (Avvenire)

Etimologia: Matilde = forte in guerra, dal tedesco

Martirologio Romano: Nel monastero di Helfta nella Sassonia in Germania, santa Mectilde, vergine, che fu donna di squisita dottrina e umiltà, illuminata dal dono divino della contemplazione mistica.

NOME

Essendo il nome della monaca di Helfta in tedesco Mechthild o, latinizzato Mechtildis, la prima edizione italiana delle sue visioni reca il nome di Mettilde (1588) e l'ultima (1939) Metilde. Comunemente nelle lingue italiana, spagnola e francese prevalse la forma Matelda (Dante), Mathilde, Matilda.

VITA

Nata nel 1241 dai nobili di Hackeborn Matilde, una delle sorelle minori di Gertrude di Hackeborn, fece con la madre una visita al monastero di Rodersdorf, diocesi di Halberstadt, dove Gertrude era già monaca. La bimba settenne fu tanto attratta dal sacro ambiente che non volle allontanarsene e chiese di esservi ammessa; le fu consentito. Dal 1251 fino al 1292 Gertrude fu badessa della comunità, che si trasferì nel 1258 a Helfta presso Eisleben. Gertrude, premurosa della formazione monastica, letteraria e spirituale delle sue figlie, ebbe nella sua capacissima sorella Matilde un grande e saggio aiuto. Matilde si distinse per la profonda umiltà, per l'innocenza e l'amabilità tanto da divenire per le consorelle e per altra gente consigliera ricercata. I Domenicani del convento di Halle avevano allora la direzione spirituale del monastero e tra loro, specialmente, il padre lettore fra Enrico di Halle, morto prima del 1294.

Per le sue doti intellettuali e artistiche, Matilde ebbe la direzione della scuola del monastero e fu nominata «cantora». La sua bella voce e il fervore nel canto le meritarono il nome di «usignuolo di Cristo». La lode di Dio era per lei l'occupazione primaria della sua Vita e l'espressione più profonda ed alta della sua  esistenza. Nella recita e nel canto del divino ufficio tutta la sua anima religiosamente vibrava. Le parole fluivano dolci dalle sue labbra e spesso, durante l'ufficiatura, veniva rapita in estasi. Tutto il suo raccoglimento, la sua pietà e la sua devozione convergevano verso la liturgia, donde essa ricavava ampi lumi di contemplazione e ardente amore divino. Con diligente cura custodiva i suoi sensi infliggendosi dure penitenze e con coraggio mortificava il suo delicato corpo per compensare generosamente, dinanzi alla maestà divina, il male commesso dai peccatori.

Nonostante l'applicazione all'esercizio di tutte le virtù e nonostante i favori ricevuti dal Signore, che la portavano alle alte vette della contemplazione e della perfezione, essa si accusava talvolta di pigrizia e di tristezza. Soffriva di atroci mal di testa, che negli ultimi anni (dal 1290 e più ancora dal 1295) si aggravarono, unitamente ad altre infermità, sottoponendola a un vero martirio. Ricevette l'Estrema Unzione il 18 ottobre1299 e morì «offrendo il suo cuore al Salvatore e immergendolo in quello di lui» il 19 novembre 1299.

SCRITTI

Gli scritti di proprio pugno di Matilde sono soltanto alcune lettere ad una matrona. Dal 1291 in poi i racconti occasionali sulle sue esperienze spirituali furono raccolti da due consorelle, per ordine della badessa Sofia di Querfurt 1292-1303). Una di queste religiose era Gertrude (non la sorella della santa, ma una discepola di Matilde a Helfta, e anch'ella futura santa).

Quando Matilde seppe che alcune sue discepole avevano assiduamente notato tutto quello che da lei avevano appreso sui favori e sugli insegnamenti ricevuti da Dio, rimase confusa e inconsolabile; ma il Signore le assicurò che molte grazie sarebbero state elargite a quanti avessero letto quelle pagine. Allora Matilde si applicò con molta cura a rivedere il manoscritto. Lo stile di Matilde rivela una fantasia pura, feconda, capace di nobilitare ogni cosa. Anche nei fatti ordinari e negli eventi d'ogni giorno Matilde sa trovare riferimenti al «Diletto della sua anima». Lo scritto che tratta principalmente delle sue esperienze mistiche, Liber specialis gratiae, contiene, in cinque libri, la descrizione delle visioni e delle grazie ottenute durante la contemplazione. In esso sono riportati anche alcuni colloqui con il Salvatore, molte considerazioni stimolanti all'amore e alla dedizione totale a lui e squarci escatologici. Il domenicano Teodorico d'Apolda stimò grandemente il Liber specialis gratiae e lo approvò.

Ordinate secondo il ciclo dell'anno liturgico, le esposizioni matildiane rispecchiano uno spirito trinitario e cristocentrico. Un rilievo particolare meritano le preghiere e le pratiche della devozione al Sacro Cuore di Gesù e al Cuore purissimo di Maria. Il Liber specialis gratiae, redatto probabilmente in latino, documenta l'alto grado di cultura letteraria e teologica delle monache di Helfta. L'autografo di Helfta non è conservato; sulla tradizione del testo latino e di quello olandese medievale ha trattato minuziosamente R. Bromberg.

SPIRITUALITÀ

La spiritualità matildiana presenta in una fusione ardente e fantasiosa elementi di molteplice origine: elementi provenienti dalla regola benedettina, elementi domenicani per l'influsso dei direttori spirituali e altri, tratti dalle letture bernardine e francescane. Sopra questi vari elementi domina, come una novità nella storia della spiritualità, la «mistica di sposa» che prima di Matilde non si trova nei documenti del passato, ma che si ritroverà in seguito nelle esperienze e nelle Vitae di sante religiose fino a s. Teresa, anzi fino ai giorni nostri.

Dio ricolmò Matilde, già negli anni più teneri, di grazie segnalatissime. La familiare e fiduciosa conversazione con il Signore tuttavia non fu mai interrotta. Matilde sperimentò anche stati di desolazione che le parvero simili a pene dell'inferno. Soltanto in occasione di un'atroce sofferenza al capo che l'afflisse verso i cinquant'anni, essa parlò delle sue esperienze spirituali. Accanto all'alta contemplazione Matilde fu tentata da molteplici distrazioni e da altre debolezze. Per liberarsene ricorse a Maria S.ma mentre nei patimenti fisici, essa fu consolata dal Signore. Il solo pensiero che nella solitudine dei patimenti essa poteva darsi più tranquillamente alla preghiera era per lei un sollievo. Il suo spirito si concentrò tutto sulla lode e sull'amore di Dio: l'abbandono alla volontà di Dio è - secondo la parola di Cristo a lei diretta - la condizione per l'ineffabile letizia che riempie l'anima quando essa diventa una con Dio. Matilde paragona questa unione - come altri mistici all'assorbimento di una goccia d'acqua in un barile di vino. Nell'attiva e sentita celebrazione dell'Ufficio divino e nell'assistenza al sacrificio eucaristico, Matilde si esibiva nel canto della laus Dei.

Le visioni di Matilde si riferiscono alla S.ma Trinità, alla persona del Salvatore, alla beata Vergine Madre Maria, agli angeli e ai santi: fra questi ad Alberto Magno e a Tommaso d'Aquino, alle anime beate e del purgatorio e a quelle dannate. Di solito quando un'immagine sorgeva in lei, essa la guardava attentamente e ne ricavava una verità o una dottrina; nei casi invece di visioni intellettuali, le mancò la possibilità di esprimersi. Una meravigliosa dolcezza legata ai misteri descritti - dunque oggettiva - riempie senza turbamenti il mondo spirituale matildiano.

Nelle preghiere di petizione Matilde abbracciava - con un largo cuore - i bisogni del mondo visibile e invisibile, riunendo insieme ecclesiastici e reggitori di stato, popoli e singoli, peccatori, carcerati e anime del purgatorio. Spesso applicava l'aggettivo «augusto» a Cristo o a Maria o alle cose celesti, segno chiaro che l'idea dell'impero terreno nel suo spirito si congiungeva, viva e amorosa, con l'ordine ecclesiastico, religioso e spirituale.

Un ruolo particolare spetta a Matilde nella storia del culto al Sacro Cuore. Infatti, non solo era devotissima al Sacro Cuore, dal quale otteneva speciali grazie (donde il titolo Liber specialis gratiae), ma lei stessa divenne lo strumento provvidenziale che attrasse s. Gertrude e le altre consorelle alla devozione al Sacro Cuore. CosI tale devozione per merito di Matilde e Gertrude si manifesta per la prima volta in piena luce sul finire del sec. XIII, per avere una nuova fioritura, nel sec. XVI. I temi del Cuore di Gesti, dei suoi dolori, delle sue piaghe, della sua pena di morte e della trafittura trovarono il loro pieno coronamento nel concetto del Cuore del Salvatore glorioso, che siede alla destra del Padre, mediatore universale presso la S.ma Trinità.

Questi pensieri dalla liturgia monastica fluivano nella spiritualità matildiana e il S. Cuore concretizza per Matilde la formula liturgica Per Dominum nostrum lesum Christum: dal Sacro Cuore sgorga e prende moto la vita morale e mistica. Nella storia mariana Matilde spicca per la devozione al cuore purissimo di Maria. S. Pietro Canisio (m. nel 1597) possedeva un libriccino contenente preghiere matildiane al Sacro Cuore di Gesti. Martino da Cochem pubblicò nel 1668 un libro di preghiere delle ss. Gertrude e  Matilde con aggiunta un'istruzione sulla preghiera orale.

Il Brornberg mostra la ricchezza della spiritualità matildiana particolareggiando la presentazione in suggestivi paragrafi: cioè, 1) influssi, fonti e carattere; 2) devozione al S. Cuore; 3) devozione all'umanità di Cristo; 4) la mistica di sposa; 5) la devozione alla S.ma Trinità; 6) l'Eucaristia; 7) la devozione a Maria S.ma; 8) la dottrina delle virtù; 9) la santificazione; 10) il peccato e la confessione; 11) la devozione agli angeli.

ICONOGRAFIA

Matilde è rappresentata per lo più nell'abito dell'ordine dei cistercensi e reca tra le mani un libro (probabilmente la sua opera: Buch besonderer Gnade) come nella paia di altare nella chiesa di S. Gertrude di Mauterndorf (1750) e la statua nel convento di Engelszell (1759).

CULTO

Benché non sia stata mai canonizzata, Matilde è stata venerata come santa in vari monasteri osservanti la regola di s. Benedetto. La sua festa è indicata nei martirologi il 16 febbraio e il 19 novembre.

Autore: Angelo Walz



SAINTE MECHTILDE. LE LIVRE DE LA GRÂCE SPÉCIALE. RÉVÉLATIONS de SAINTE MECHTILDE VIERGE DE L'ORDRE DE SAINT-BENOIT traduites de l'édition latine des Pères dominicains de Solesmes, Maison Alfred Mame et Fils, Tours & Paris 1921 : http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Ste_Mechtilde/table.htm

Voir aussi : http://voiemystique.free.fr/mechtilde_hackerborn_index.htm

http://www.radio-silence.org/Sons/2012/LSM/pdf/lsm20121119.pdf

http://www.radio-silence.org/Sons/2012/LSM/pdf/Sainte-Mechtilde.pdf