mardi 28 février 2012

Saint ROMAIN et Saint LUPICIN, abbés



Saint Romain et Saint Lupicin naquirent vers la fin du IVème siècle dans ce qui est aujourd’hui le Haut Bugey. Il semble qu’ils soient nés à Izernore (Ain)

Romain n’était pas très porté sur le travail intellectuel, ce qui fait qu’il n’était pas très “doué” pour l’école. Par contre, il possédait de hautes vertus de charité.

Renonçant au mariage, il alla trouver l’abbé Sabin, qui dirigeait le monastère d’Ainay, à Lyon. Celui-ci le forma à la vie monastique.

Vers l’âge de 35 ans, il alla se fixer à Condat, dans les forêts du Mont Jura. Il y partagea son temps entre la prière et le travail des mains. Il passa ainsi quelques années dans la solitude et au milieu des bêtes féroces.

Mais cela n’allait pas durer.

De son côté, Lupicin qui s’était marié, perdit sa femme et aussi son père. Après ces épreuves, il décida de rejoindre son frère Romain dans la solitude.

C’est alors que le démon, jaloux de cette sainte union leur fit subir mille tentations intérieures mais aussi les molestait par bien des mauvais traitements, jour et nuit. Par exemple, il faisait tomber des pluies de pierres.

Un jour où ils en avaient assez de cette situations, il quittèrent leur ermitage. Après avoir raconté toutes leurs doléances à une dame charitable qui les avait accueilli, ils revinrent plus décidés que jamais à ne pas se laisser faire.

Il avaient établi leur demeure au fond d’une gorge, sous un énorme sapin. Ce fut le noyau autour duquel se forma l’abbaye de Condat. Très vite, des disciples arrivèrent. Les deux frères animaient ensemble la communauté.

Romain était de caractère doux et dirigeait ses moines sur un mode paternel alors que Lupicin était plutôt rigide et la sévérité présidait à ses décisions. Heureusement, elles étaient toujours tempérées par la bonté de Romain. Lupicin ne dormait que sur un banc et ne mangeait que tous les trois jours. Il ne buvait jamais de vin. Les huit dernières années de sa vie, il ne buvait plus. Quand la soif le prenait, il trempait ses mains dans l’eau pour se rafraîchir.

En raison du nombre des disciples, il fallut que Lupicin parte avec un groupe de moine fonder un autre monastère, à Lauconne. Mais Lupicin ne dirigeait pas sans son frère et les deux monastères étaient sans cesse habités par leur présence.

Une année où les arbres fruitiers avaient donnés en abondance, les moines de Condat se permirent quelques abus qui furent rapidement reprochés par Romain. Mais les ils se révoltèrent. Romain fit appel à Lupicin qui, pour les punir, ne leur servit que de la bouillie faite sans orge et sans sel. Quand les moines virent leurs murmures inutiles, douze d’entre eux quittèrent le monastère. Romain reprocha à Lupicin son austérité et pleura ses frères absents. Mais plus tard, ils revinrent tous et se repentirent.

En l’an 444, Célidoine, évêque de Besançon, fut déposé pour avoir épousé une veuve. Saint Hilaire, évêque d’Arles, était venu spécialement à Besançon pour l’affaire. Entendant parler des vertus de Romain, il le fit mander et l’ordonna prêtre.

La réputation de Romain se fit telle qu’on fut obligé de bâtir d’autres monastères dans les Vosges et jusqu’en Allemagne. Un des monastères fut celui du Canton de Vaud dont le lieu prit le nom de Romain-Moutier.

Romain rédigea une règle qu’il tira de celle des moines de Lérins. De plus, il institua la défense de manger de la chair.

Sa soeur vint le rejoindre et fonda un monastère pour femmes à la Baume, près de Lauconne.

Un jour, Romain qui allait visiter le tombeau de saint Maurice, à Agaune, fut surpris par un violent orage. Il demanda l’asile dans une cabane de lépreux où il passa la nuit sans aucune répugnance pour l’affreuse maladie de ses hôtes. Le matin, il partit de bonne heure. Peu après, en se réveillant, les lépreux constatèrent qu’ils étaient parfaitement guéris. Persuadés que leur guérison venait de Romain, il lui coururent après mais ne purent le rattraper. Par contre, ils répandirent rapidement la nouvelle du miracle. Ce qui rajouta à la réputation de Romain qui fut accueilli en grandes pompes à son retour.

Bien vite, il alla se retirer à son monastère de Condat et y mourut quelques temps après.

Son corps fut transporté au monastère de la Baume, selon le désir de sa soeur. Il y resta jusqu’en 1522, date à laquelle il fut consumé dans un incendie. Ses derniers reste sont aujourd’hui dans l’église de saint Romain de Roche.

L’Abbaye de Condat prit ensuite le nom de Saint Oyend, après la mort de cet abbé. Ensuite, elle devint l’abbaye de Saint Claude après la mort de celui-ci.

On représente saint Romain et saint Lupicin à genoux, sous une grêle de cailloux. Ou encore en abbé, travaillant la terre ou lavant les pieds des malades. Ou encore avec une crosse à la main et une petite église.

SOURCE : http://carmina-carmina.com/carmina/Mytholosaints/condat.htm



SAINT ROMAIN (+460) et SAINT LUPICIN (+480)

Abbés de Condat

Saint Romain et saint Lupicin naquirent d'une honnête famille, vers la fin du IVe siècle, dans le diocèse actuel de Belley; ce dont donc deux saints français.

La jeunesse de Romain demeura pure de toute corruption du siècle. Après s'être mis quelques temps sous la conduite d'un saint abbé, qui lui fit étudier sérieusement la vie cénobitique, il se retira, âgé de trente-cinq ans, à Condat, dans les forêts du Jura, où il mena la vie des anciens anachorètes, au milieu des bêtes féroces, et oublié du monde, qu'il avait oublié le premier. Mais ce n'était là, dans les desseins de Dieu, qu'une préparation: la vocation de Romain, c'était de fonder des monastères où l'on verrait fleurir toutes les merveilles de sainteté accomplies depuis plus de deux siècles dans les déserts d'Orient. Le premier de ses disciples fut son frère Lupicin.

Dieu avait donné aux deux frères des caractères fort différents; autant Romain était doux et indulgent, autant Lupicin était ferme et rigide, et on eût pu l'accuser d'excès, s'il n'avait encore été plus dur pour lui que pour les autres. Chez les deux Saints, ces divergences étaient toujours, chose étonnante, accompagnées d'une parfaite union. Si Lupicin avait paru dépasser la mesure, Romain était là pour tout concilier; s'il était besoin d'un coup d'énergie, Romain avait recours à Lupicin, dont le bras de fer brisait tout obstacle.

Une année que les récoltes avaient été très abondantes, les religieux se relâchèrent de leur abstinence et ne se rendirent point aux douces observations de Romain. Le saint abbé confia l'affaire à son frère, qui ne fit servir à la communauté, pendant un certain temps, que de la bouillie d'orge sans apprêt. Douze moines quittèrent le monastère, les autres retrouvèrent leur ferveur. Romain pleura ses douze religieux et se plaignit à son frère; il versa tant de larmes et fit tant de prières, que les douze fugitifs revinrent et menèrent une vie austère et pleine d'édification.

Un des plus anciens religieux lui reprocha un jour de recevoir trop facilement tous les sujets qui se présentaient, au risque de n'avoir plus de place pour accueillir les sujets d'élite: "Mon frère, lui dit le Saint, Dieu seul discerne le fond des coeurs, confions-nous en Lui. Accueillons toutes ces brebis que nous envoie le divin Pasteur, et, par notre zèle, conduisons-les avec nous aux portes du Paradis."

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/saint_romain_et_saint_lupicin.html


Saint Romain

Abbé du Jura, frère de saint Lupicin (✝ 460)

Romain et Lupicin : Deux frères dont les cheminements spirituels et le caractère étaient fort différents, mais bien complémentaires. Plutôt que de s'opposer, ils unirent leurs différences, pour se rejoindre dans un même service de Dieu.

Romain avait trente cinq ans lorsqu'il quitta son Bugey natal, n'emportant avec lui que "la vie des Pères du Désert." Il prit son chemin vers l'Est, traversa de grandes forêts et finit par atteindre la Bienne. Il venait de trouver ce qui lui convenait: de la terre labourable, une fontaine, des arbres et du silence. Il vécut là quelques années comme s'il était dans le désert égyptien de la Thébaïde.

Puis des disciples vinrent à lui, si nombreux qu'il dût leur bâtir deux monastères distants de 12 kilomètres l'un de l'autre. Condat qui deviendra la ville de Saint Claude, et Laucone qui deviendra Saint Lupicin. Son frère en effet vint le rejoindre, mais attendit son veuvage. Romain garda la direction de Condat et confia Laucone à Lupicin.

Romain était indulgent, doux et patient. Lupicin, sévère et intransigeant. Cela composait un heureux mélange. Quand le relâchement s'introduisait à Condat, Lupicin reprenait les choses en main et rétablissait la discipline. Quand les moines de Laucone commençaient à se décourager de trop de rigueur, Romain devenait leur supérieur, les faisant dormir et manger davantage, leur rendant bonne humeur et santé.

La gloire de Dieu, dans les deux cas, y trouvait son compte.

Illustration: Saint Romain et saint Lupicin - cathédrale de Saint-Claude.

Originaire de la région, formé dans un monastère lyonnais, Romain se retire à 35 ans, vers 435, dans un "désert" au confluent de deux rivières, pour y vivre en ermite. Il est bientôt rejoint par Lupicin, puis par d'autres; une vie commune s'esquisse, dans ce lieu nommé Condadisco, puis dans un autre appelé Lauconne qui comptera bientôt 150 moines, enfin à Romainmôtier... (Propre du diocèse de Saint-Claude)

Dans le Jura, en 461, la mise au tombeau de saint Romain, prêtre et abbé de Condat. Suivant l’exemple des anciens moines, il fut le premier dans ce lieu à mener la vie érémitique et devint par la suite le père d’un grand nombre de moines.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/721/Saint-Romain.html

Saint Lupicin

Abbé de Condat (✝ 480)

Romain et Lupicin : Deux frères dont les cheminements spirituels et le caractère étaient fort différents mais bien complémentaires. Plutôt que de s'opposer, ils unirent leurs différences, pour se rejoindre dans un même service de Dieu. Romain avait trente cinq ans lorsqu'il quitta son Bugey natal, n'emportant avec lui que "la vie des Pères du Désert." Il prit son chemin vers l'Est, traversa de grandes forêts et finit par atteindre la Bienne. Il venait de trouver ce qui lui convenait: de la terre labourable, une fontaine, des arbres et du silence. Il vécut là quelques années comme s'il était dans le désert égyptien de la Thébaïde. Puis des disciples vinrent à lui, si nombreux qu'il dût leur bâtir deux monastères distants de 3 kilomètres l'un de l'autre; Condat qui deviendra la ville de Saint Claude, et Leucone qui deviendra Saint Lupicin. Son frère en effet vint le rejoindre, mais attendit son veuvage. Romain garda la direction de Condat et confia Leucone à Lupicin. Romain était indulgent, doux et patient. Lupicin, sévère et intransigeant. Cela composait un heureux mélange. Quand le relâchement s'introduisait à Condat, Lupicin reprenait les choses en main et rétablissait la discipline. Quand les moines de Leucone commençaient à se décourager de trop de rigueur, Romain devenait leur supérieur, les faisant dormir et manger davantage, leur rendant bonne humeur et santé. La gloire de Dieu, dans les deux cas, y trouvait son compte.

Ces deux frères, premiers "Pères du Jura" sont assez bien connus, grâce à la remarquable Vie rédigée par un moine contemporain de saint Oyend.

Originaire de la région, formé dans un monastère lyonnais, Romain se retire à 35 ans, vers 435, dans un "désert" au confluent de deux rivières, pour y vivre en ermite. Il est bientôt rejoint par Lupicin, puis par d'autres; une vie commune s'esquisse, dans ce lieu nommé Condadisco, puis dans un autre appelé Lauconne qui comptera bientôt 150 moines, enfin à Romainmôtier... (Propre du diocèse de Saint-Claude)

Illustration: Plaque découverte en 1689, sous l'autel de Saint-Lupicin, avec un monument de pierre contenant des ossements. Elle peut être datée entre le VIe et le VIIIe siècle et pourrait avoir été gravée à l'occasion d'un transfert du corps de saint Lupicin.

Au Ve siècle, Saint-Lupicin et son frère Saint-Romain se retirent dans le Jura à Condat (futur Saint-Claude) où ils fondent un monastère. Vers 450, Lupicin et son frère fondent une autre communauté à Lauconne (qui deviendra Saint-Lupicin vers 1100) où il meurt en 480. En 790, Saint-Lupicin devient un prieuré de l’abbaye de Saint-Claude. (source: Racines Comtoises)

À Laucone dans le Lyonnais, en 480, saint Lupicin, abbé, qui, avec saint Romain, son frère, donna naissance et vigueur aux établissements de vie monastique dans le Jura.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saints_844.html

St.Romanus,

Abbot of Condat, now St. Claude in the French Jura, b. about 400; d. in 463 or 464. When thirty-five years old he went into the lonely region of Condat to live as a hermit, where after a while his younger brother Lupicinus followed him. A large number of scholars, among whom was St. Eugendus, placed themselves under the direction of the two holy brothers who founded several monasteries: Condat (now Saint-Claude),Lauconne (later Saint-Lupicin, as Lupicinus was buried there), La Balme (later Saint-Romain-de-Roche), whereSt. Romanus was buried, and Romainmôtier (Romanum monasterium) in the canton of Vaud in Switzerland.Romanus was ordained priest by St. Hilary of Arles in 444, and with Lupicinus he directed these monasteries until his death. His feast is observed on 28 February. Two lives of him are in existence: one by Gregory of Tours in the "Liber vitae patrum" (Mon. Germ. Hist.: Script. Merov., I, 663), and an anonymous "Vita Sanctorum Romani, Lupicini, Eugendi" [ibid., III, 131 sqq.; cf. Benoît, "Histoire de St-Claude", I (Paris, 1890); Besson, "Recherches sur les origines des évêchés de Genève, Lausanne, et Sion" (Fribourg, 1906), 210 sqq.].
SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/13163a.htm