mercredi 22 février 2012

CHAIRE de SAINT PIERRE à ANTIOCHE



CHAIRE de SAINT PIERRE à ANTIOCHE

"La voix de la tradition tout entière, dit Dom Guéranger, nous apprend que saint Pierre transporta sa résidence à Antioche, troisième ville de l'Empire, lorsque saint Barnabé, aidé de quelques autres disciples, y eut fait prendre à la foi du Christ de sérieux accroissements. Ce changement de lieu, le déplacement de la Chaire de primauté, montrait l'Église avançant dans ses destinées, et quittant l'étroite enceinte de Sion, pour se diriger vers l'humanité tout entière.

"Nous apprenons du Pape saint Innocent I qu'une réunion des Apôtres eut lieu à Antioche. C'était désormais vers la Gentilité que le vent de l'Esprit-Saint poussait ces nuées rapides et fécondes sous l'emblème desquelles Isaïe nous montre les saints Apôtres. Saint Innocent enseigne encore que l'on doit rapporter au temps de la réunion de saint Pierre et des Apôtres à Antioche ce que dit saint Luc dans les Actes, qu'à la suite de ces nombreuses conversions, les disciples du Christ furent désormais appelés chrétiens.

"Antioche est donc devenue le siège de Pierre. Capitale de l'Orient, elle devint naturellement la capitale du Christianisme, en attendant que Rome, capitale du monde entier, fût éclairée des lumières de l'Évangile. Après sept années de séjour à Antioche, Pierre se mettra en marche, portant avec lui les destinées de l'Église; là où il s'arrêtera, là où il mourra, il laissera sa succession. Au moment marqué, il se séparera d'Antioche, où il établira pour évêque Évodius son disciple. Évodius sera le successeur de Pierre en tant qu'évêque d'Antioche; mais son Église n'héritera pas de la primauté que Pierre emporte avec lui.

"Le prince des Apôtres envoie Marc, son disciple, prendre possession d'Alexandrie en son nom; et cette Église sera la seconde de l'univers, élevée d'un degré au-dessus d'Antioche, par la volonté de Pierre, qui cependant n'y aura pas siégé en personne. C'est à Rome qu'il se rendra et qu'il fixera enfin cette Chaire sur laquelle il vivra, il enseignera, il régira dans ses successeurs.

"Telle est l'origine des trois grands sièges patriarcaux si vénérés dans l'antiquité: le premier, Rome, investi de la plénitude des droits du prince des Apôtres, qui les lui a transmis en mourant; le deuxième, Alexandrie, qui doit sa prééminence à la distinction que Pierre en a daigné faire en l'adoptant pour le second; le troisième, Antioche, sur lequel il s'est assis en personne, lorsque, renonçant à Jérusalem, il apportait à la Gentilité les grâces de l'adoption. Si donc Antioche le cède pour le rang à Alexandrie, cette dernière lui est inférieure, quand à l'honneur d'avoir possédé la personne de celui que le Christ avait investi de la charge de pasteur suprême. Il était donc juste que l'Église honorât Antioche pour la gloire qu'elle a eue d'être momentanément le centre de la chrétienté, et telle est l'intention de la fête que nous célébrons aujourd'hui."

Dans l'église de Saint-Pierre à Venise, on garde une chaire qu'une tradition dit avoir servi au prince des Apôtres pendant son pontificat à Antioche. L'empereur Michel Paléologue l'ayant donnée au doge, elle fut reçue avec de grands honneurs à Venise, où elle continue à être vénérée.

Frères des Écoles Chrétiennes, Vie des Saints, p. 82

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/chaire_de_saint_pierre_a_antioche.html



CHAIRE DE SAINT PIERRE, APÔTRE

Il y a trois sortes de chaires: savoir, la royale (II, Rois, XXIII) : « David s'assit dans la chaire, etc. ; la sacerdotale (I, Rois, 1) : « Héli était assis sur son siège, etc. » ; la magistrale (saint Matth., XXIII) : « Ils sont assis sur la chaire de Moïse, etc. » Or, saint Pierre s'assit sur la chaire royale, parce qu'il fut le premier de tous les rois : sur la sacerdotale, parce qu'il fut le pasteur de tous les clercs; sur la magistrale, parce qu'il fut le docteur de tous les chrétiens.

L'Eglise fait la fête de la chaire de saint Pierre parce que l’on rapporte que saint Pierre fut élevé à Antioche sur le siège cathédrale. On peut attribuer l’institution de cette solennité à quatre motifs. Le premier c'est que saint Pierre, prêchant à Antioche, Théophile, gouverneur de la ville, lui dit : « Pierre, pour quelle raison bouleverses-tu mon peuple ? » Or, comme Pierre lui prêchait la foi de J.-C., le gouverneur le fit enchaîner avec ordre de le laisser sans boire ni manger. Mais comme Pierre allait presque défaillir, il reprit un peu de force, et, levant les yeux au ciel, il dit : « Jésus-Christ, secours des malheureux, venez à mon aide; je vais succomber dans ces tribulations. » Le Seigneur lui répondit : « Pierre, tu crois que je t'abandonne ; tu fais injure à ma bonté, si tu ne crains pas de parler ainsi contre moi. Celui qui subviendra à ta misère est proche. » Or, saint Paul, apprenant que saint Pierre était en prison, vint trouver Théophile et s'annonça à lui comme un ouvrier très habile en toutes sortes de travaux et d'art ; il dit qu'il savait sculpter le bois et, les tables, peindre les tentes et que son industrie s'exerçait sur beaucoup d'autres objets encore. Alors Théophile le pria instamment de se fixer à sa cour. Quelques jours se passèrent, et Paul entra en cachette dans la prison de, saint Pierre. En le voyant presque mort et tout défait, il se mit à pleurer très amèrement, et pendant qu'il fondait en larmes et au milieu de ses embrassements il s'écria : « O Pierre, mon frère, ma gloire, ma joie, la moitié de mon âme, me voici, j'entre, reprenez des forces.» Alors Pierre, ouvrant les veux et le reconnaissant, se mit à pleurer, mais il ne put lui parler, et Paul, s'approchant, parvint à peine à lui ouvrir la bouche; et en lui faisant avaler quelque nourriture il le ranima un peu. La nourriture ayant rendu de la force à saint Pierre, celui-ci se jeta dans les bras de saint Paul, l’embrassa et ils pleurèrent beaucoup tous les deux. Paul étant sorti avec précaution vint dire à Théophile : « O bon Théophile, vous jouissez d'une grande gloire ; votre courtoisie est celle d'un ami honorable. Un petit mal déshonore grand bien rappelez-vous la manière dont vous avez traité un adorateur de Dieu, qui s'appelle Pierre; comme s'il avait grande importance. Il- est couvert de haillons, défiguré, il est consumé de maigreur, tout est vil chez lui : ses discours seuls le font valoir : et vous tenez pour bien séant de le mettre en prison? Si plutôt il jouissait de son ancienne liberté, il pourrait vous rendre de meilleurs services, car selon qu'on le dit de cet homme, il guérit les infirmes, il ressuscite les morts. » Théophile lui dit : « Ce sont des fables que tu me dis là, Paul; car s'il pouvait ressusciter des morts, il se délivrerait lui-même de sa prison. » Paul? répondit: « De même que son Christ est ressuscité d'entre les morts; d'après ce qu'on dit, lui quine voulut pas descendre de la croix, on dit encore qu'à son exemple, Pierre ne se délivre pas et ne craint nullement de souffrir pour le Christ. » Théophile répondit : « Alors dis-lui qu'il ressuscite mon fils qui est mort depuis quatorze ans déjà et je le rendrai libre et sauf: » Paule entra, donc dans la prison de saint Pierre et lui dit comment il avait promis la résurrection du fils du prince. Pierre lui dit : « C'est énorme, Paul, ce que tu as promis; mais avec la puissance de Dieu elle est très facile. » Or, Pierre ayant été tiré du cachot, fit ouvrir le tombeau, pria pour le mort qui ressuscita à l’instant * : (Il ne parait cependant pas vraisemblable. en tout point que, ou bien saint Paul aurait avancé qu'il savait travailler de toute sorte de métiers par lui-même, ou que la sentence de ce jeune homme aurait été tenue-en suspens pendant quatorze ans.) Alors Théophile et le peuple entier d'Antioche et d'autres encore en grand nombre crurent au Seigneur et bâtirent une, grande église; au milieu de laquelle ils placèrent une chaire élevée pour saint Pierre afin qu'il plat être vus et écouté de tous. Il y siégea sept ans, puis il vint à Rome où il siégea vingt-cinq ans sur la chaire romaine. L'Eglise célèbre la mémoire de ce premier honneur, parce que, à dater de cette époque, les prélats de l’Eglise commencèrent à être; exaltés en puissance, en nom et en lieu. Alors fut accomplie cette parole du Psaume CVI : « Qu'on l’exalte dans l’assemblée du peuple. » Il faut observer qu'il y a trois églises où saint Pierre fut exalté : dans l’église militante, dans l’église méchante et dans l’église triomphante. De là trois fêtes que l’Eglise célèbre en son nom. Il a été exalté dans l’église militante, en la présidant, et en la dirigeant avec, honneur par son esprit, sa foi et ses mœurs. C'est l’objet de la fête de ce jour qui est appelée Chaire, parce qu'il reçut le pontificat de l’Eglise d'Antioche, et qu'il la gouverna glorieusement l’espace de sept ans. Secondement il fut exalté dans l’église des méchants, en la détruisant et en la convertissant à la foi. Et c'est l’objet de la seconde fête qui est celle de saint Pierre aux liens: Ce fut en effet en cette occasion qu'il détruisit l’église des méchants, et qu'il en convertit beaucoup à la foi. Troisièmement, il fut exalté dans l’Eglise triomphante, en entrant dans le ciel avec bonheur, et c'est l’objet de la troisième fête de saint Pierre qui est celle de son martyre, parce qu'alors il, entra en l’Eglise triomphante.

On peut remarquer qu'il y a plusieurs autres raisons pour lesquelles l’Eglise célèbre trois fêtes en l’honneur de saint Pierre; pour son privilège, pour sa charge, pour ses bienfaits, pour la dette dont nous lui sommes redevables et pour l’exemple. 1° Pour son privilège. Il en est trois que saint Pierre reçut à l’exclusion des autres apôtres, et c'est pour ces trois privilèges que l’église l’honore trois fois chaque année. Il fut le plus digne en autorité, parce qu'il a été le prince des apôtres et qu'il a reçu les clefs du royaume des cieux : il fut plus fervent dans son amour; en effet il aima J.-C. d'un amour plus grand que les autres, comme cela est manifeste d'après différents passages de l’Évangile. Sa puissance fut plus efficace, car on lit dans les Actes des Apôtres que sous l’ombre de Pierre étaient, guéris les infirmes. 2° Pour sa charge, car il remplit lés fonctions de la prélature: sur l’Église universelle; et de même que Pierre fut le prince et le prélat de toute l’Église répandue dans les trois parties du monde, qui sont l’Asie, l’Afrique et l’Europe, de même l’Église célèbre sa fête trois fois par an. 3° Pour ses bienfaits, car. saint Pierre, qui a reçu le pouvoir de lier et d'absoudre, nous délivre de trois sortes de péchés, qui sont les péchés de pensée, de parole et d'action, ou bien des péchés que nous avons commis contre Dieu, contre: le prochain et contre nous-mêmes. Ou ce bienfait peut être le triple, bienfait que le pécheur obtient en l’Église: par la puissance des clefs : le premier, c'est la déclaration de l’absolution de la faute; le second, c'est la commutation de la peine éternelle en une peine temporelle; le troisième, c'est la rémission d'une partie de la peine temporelle. Et c'est pour ce triple bienfait. que saint Pierre doit être honoré par trois fois. 4° Pour la dette dont nous lui sommes redevables, car il nous soutient et nous a soutenus de trois manières, par sa. Parole ; par son exemple, et par des secours temporels, ou bien tsar le suffrage de ses prières ; c'est pour cela que nous sommes obligés à l’honorer par trois fois. 5° Pour l’exemple; afin, qu'aucun pécheur ne désespère, quand bien même il eût renié Dieu trois fois, comme saint Pierre, si toutefois, il veut le confesser comme lui de coeur, de bouche et d'action.

Le second motif pour lequel cette fête a été instituée est pris de l’itinéraire de saint Clément. Lorsque saint Pierre, qui prêchait la parole de Dieu, était près d'Antioche, tous les habitants de cette ville allèrent nu-pieds au-devant de lui, revêtus de cilices, la tête couverte de cendres; en faisant pénitence de ce qu'ils avaient partagé les sentiments de Simon le magicien contre lui. Mais Pierre, envoyant leur repentir, rendit grâces à Dieu : alors ils lui présentèrent tous ceux qui étaient tourmentés par les souffrances, et les possédés dû démon. Pierre les ayant fait placer devant lui et ayant invoqué sur' eux le nom du Seigneur, une immense lumière apparut en ce lieu, et tous furent, incontinent guéris. Alors ils accoururent embrasser les traces des pieds de saint Pierre. Dans l’intervalle de sept jours, plus de dix mille hommes reçurent le baptême, en sorte que Théophile, gouverneur de la ville, fit consacrer sa maison comme basilique, et y fit placer une chaire élevée afin que saint Pierre fût vu et entendu de tous. Et ceci ne détruit pas ce qui a été avancé plus haut: Il peut en effet se faire que saint Pierre, par le moyen de saint Paul, ait été reçu magnifiquement par Théophile et par tout le peuple; mais qu'après le départ de saint Pierre, Simon le magicien ait perverti le peuple, l’ait excité contré saint Pierre, et que, dans la suite, il ait fait pénitence et reçu une seconde fois l’apôtre avec de grands honneurs. Cette fête de la mise en chaire de saint Pierre est ordinairement appelée la fête du banquet de saint Pierre et c'est le troisième motif de son institution. Maître Jean Beleth dit (Chapitre: LXXXIII) que c'était une ancienne coutume des gentils; de faire chaque. année, au mois de février, à jour fixe, des offrandes de viandes sur les tombeaux de leurs parents : ces viandes étaient, consommées la nuit par les démons; mais les païens pensaient qu'elles étaient saccagées par les âmes errantes autour des tombeaux, auxquelles ils donnaient le nom d'ombres. Les anciens en effet avaient l’habitude de dire, ainsi que le rapporte le même auteur, que dans les corps humains ce sont des âmes, dans les enfers ce sont des mânes : mais ils donnaient aux âmes le nom d'esprits quand elles montaient au ciel et celui d'ombres quand la sépulture était récente ou quand elles erraient autour des tombeaux. Or, cette coutume touchant ces banquets fut abolie difficilement chez les chrétiens : les saints Pères, frappés de cet abus et décidés à l’abolir, tout à fait, établirent la fête de l’intronisation de saint Pierre, aussi bien de celle qui eut lieu à Rome que de celle qui se fit à Antioche; ils la placèrent à pareil, jour que se tenaient ces banquets, en sorte que quelques-uns lui donnent encore le nom de fête du banquet de saint Pierre **.

Le quatrième motif de l’institution de cette fête se tire de la révérence que l’on doit à la couronne cléricale : car d'après une tradition, c'est là l’origine de la tonsure. En effet quand saint Pierre prêcha à Antioche, on lui rasa le haut de la tête, en haine du nom chrétien : et ce qui avait été pour saint Pierre un signe de mépris par rapport à J.-C. devint dans la suite une marque d'honneur pour tout le clergé. Mais il faut faire attention à trois particularités par rapport à la couronne des clercs : la tête rasée, les cheveux coupés à la tête, et le cercle qui la forme. La tête est rasée dans sa partie supérieure pour trois raisons. Saint Denys; dans sa Hiérarchie ecclésiastique, en assigne deux que voici : « Couper les cheveux, signifie une vie paré et sans forme : car trois choses résultent des cheveux coupés ou de la tête rasée, qui sont : conservation de propreté, changement de forme, et dénudation. Il y a conservation de propreté puisque les cheveux font amasser des ordures dans la tête ; changement de forme, puisque les cheveux sont pour l’ornement de da tête ; la tonsure signifie donc une vie pure et sans forme. Or, cela veut dire que les clercs doivent avoir la pureté de coeur à l’intérieur, et une manière d'être sans forme, c'est-à-dire sans recherche, à l’extérieur. La dénudation indique qu'entre eux et Dieu, il ne doit se trouver rien, mais qu'ils doivent être unis immédiatement à Dieu et contempler la gloire du Seigneur sans avoir de voile qui leur couvre le visage. On coupe les cheveux de la tête pour donner à comprendre par là que les clercs doivent retrancher de leur esprit toutes pensées superflues, avoir toujours l’ouïe prête et disposée à la parole de Dieu, et se détacher absolument des choses temporelles, excepté dans ce qui est de nécessité. La tonsure a la figure d'un cercle pour bien des raisons : 1° parce que cette figure n'a ni commencement ni fin; ce qui indique que les clercs sont les ministres d'un Dieu qui n'a aussi ni commencement ni fin; 2° parce que cette figure, qui n'a aucun angle, signifie qu'ils ne doivent point avoir d'ordures en leur vie; car, ainsi que dit saint Bernard, ou il y a angle, il y a ordures ; et ils doivent conserver la vérité dans, la doctrine; car, selon saint Jérôme, la vérité n'aime pas les angles; 3° parce que cette figure est la plus belle de toutes ; ce qui a porte Dieu. à faire les créatures célestes avec cette figure, pour signifier que les clercs doivent avoir la beauté de l’intérieur dans le coeur et celle de l’extérieur dans la manière de vivre ; 4° parce que cette figure est de toutes la plus simple : d'après saint Augustin, aucune figure n'est obtenue avec une seule ligne, il n'y a que le cercle seulement qui n'en renferme qu'une; on voit par là que les clercs doivent posséder la simplicité des colombes, selon cette parole de l’Evangile : « Soyez simples comme des colombes. »

* Guillaume Durand, liv. VII, c. VIII.

** Saint Augustin, au livre VI de ses Confessions, parle de cet usage qui subsistait encore en 570, dans les Gaules, d'après un concile de Tours.

La Légende dorée de Jacques de Voragine nouvellement traduite en français avec introduction, notices, notes et recherches sur les sources par l'abbé J.-B. M. Roze, chanoine honoraire de la Cathédrale d'Amiens, Édouard Rouveyre, éditeur, 76, rue de Seine, 76, Paris mdccccii

SOURCE : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome01/046.htm


Fête de la Chaire de St Pierre

Il convient ici de rappeler que la chaire est le siège éminent réservé à l’évêque lorsqu’il préside une assemblée. Il importe peu de savoir s’il y eut jamais, à Rome, une chaire regardée comme la vraie chaire de saint Pierre, mais il faut souligner que l’on y fit grand cas de chaires qui rappelaient le magistère suprême de Pierre que, dès le IV° siècle on célébrait par une fête particulière, Natale Petri de Cathedra, fixée au 22 février.

On se souvient que les anciens Romains, comme en témoignent les vestiges du Cœmeterium Maius, creusaient dans le tuf des sièges qui, aux banquets funéraires (refrigeria), symbolisaient la présence du défunt et sur lesquels ils déposaient de la nourriture. Jusqu’au V° siècle, les chrétiens, dans un tout autre esprit, poursuivirent ces usages et attribuèrent la nourriture déposée aux pauvres. Cette célébration pour les défunts se déroulait au 22 février ; les anciens gallicans qui refusaient toute festivité pendant le Carême qui, parfois, était déjà commencé le 22 février, la reportèrent au 18 janvier, ce qui explique les deux fêtes de la Chaire de saint Pierre dont un scribe besogneux du diocèse d’Auxerre fit maladroitement de la deuxième une fête de la Chaire de saint Pierre à Antioche. Ces antiques fêtes de la Chaire de saint Pierre furent remises à l’honneur par Paul IV, en 1547, qui, par la bulle Ineffabilis, décréta que l’on célébrerait désormais la chaire de saint Pierre à Rome le 18 février et celle d’Antioche le 22 février. La réforme du calendrier par Paul VI n’a laissé qu’une seule de ces fêtes, le 22 février, qui les conjugue toutes les deux.

Le meuble de bois et d’ivoire que renferme la Gloire du Bernin, loin de pouvoir être réputé la vraie chaire de saint Pierre, fut offert au pape Jean VIII par Charles le Chauve, sans doute pour son couronnement impérial, à la Noël 875 : comme on peut le voir sur la reproduction qui se trouve dans le musée historique de la sacristie, le buste de l’Empereur est représenté au centre de la partie transversale horizontale du tympan ; les plaques d’ivoire qui datent du troisième ou du quatrième siècle, grossièrement assemblées, montrent les douze travaux d’Hercule et des animaux fantastiques.

Alexandre VII Chigi ordonna que l’on mît la prétendue chaire de saint Pierre dans l’abside de la basilique (3 mars 1656) pour que les fidèles pussent la vénérer. Depuis 1667, la chaire de saint Pierre ne fut exposée qu’une seule fois, en 1867, pour le dix-huitième centenaire du martyre des saints apôtres Pierre et Paul.

Gloire du Bernin, faite de marbres colorés, de bronze et de stuc dorés, montre le trône pontifical qui, porté par les nuées, descend du ciel comme la nouvelle Jérusalem, au grand émerveillement des docteurs dont il est bon de souligner qu’ils ne la soutiennent pas mais en reçoivent les splendeurs. Portant le regard de haut en bas, le spectateur est progressivement emporté de la terre vers la lumière céleste ; les marbres sont la terre, où le regard est limité par les deux colonnes de marbre précieux, tandis que le ciel ne connaît aucune limite. Le lien entre la terre et le ciel se fait par les quatre docteurs émerveillés par la vérité que le Seigneur a révélée et qu’enseigne l’Eglise par le magistère de Pierre (saint Augustin, mitré, et saint Jean Chrysostome, tête nue, d’une part et, d'autre part, saint Ambroise, mitré, et saint Athanase, tête nue). La mître de saint Ambroise, comme celle de saint Augustin, mesure 1,80 mètre de haut. Sur le dossier de la chaire, le Seigneur communique à saint Pierre le pouvoir de paître ses ouailles. Au sommet de la chaire deux anges présentent la tiare et les clefs. Le Saint-Esprit, figuré sous la forme de la colombe, irradie le trône du pontife romain de lumière divine. La colombe est haute de 95 centimètres et ses ailes ont 1,75 mètre d'envergure.




Homélie pour l’anniversaire de son sacre épiscopal (IV 2-3)

Dans tout l'univers, Pierre seul est choisi pour présider à la vocation de tous les peuples, à la direction de tous les Apôtres et de tous les Pères de l'Eglise. Ainsi, bien qu’il y ait dans le peuple de Dieu beaucoup de prêtres et beaucoup de pasteurs, Pierre en personne les gouvernerait tous, alors que le Christ les gouverne aussi à titre de chef. Dieu a daigné remettre à cet homme une grande et admirable participation à sa puissance. Et s'il a voulu que les autres chefs aient quelque chose de commun avec lui, tout ce qu'il n'a pas refusé aux autres, c'est toujours par lui qu'il le leur a donné.

Le Seigneur demande à tous les Apôtres quelle est l'opinion des hommes à son sujet. Et ils disent tous la même chose aussi longtemps qu'ils exposent les doutes venus de l'ignorance humaine.

Mais lorsque le Seigneur exige de connaître le sentiment des disciples eux-mêmes, le premier à confesser le Seigneur est celui qui est le premier dans la dignité d'Apôtre. Comme il avait dit : « Vous êtes le Messie, le Fils du Dieu vivant », Jésus lui répondit : « Heureux es-tu, Simon, fils de Yonas, car ce n'est pas la chair et le sang qui t’ont révété cela, mais mon Père qui est aux cieux. » C'est-à-dire : Heureux es-tu parce que c'est mon Père qui t'a enseigné ; l'opinion de la terre ne t'a pas égaré, mais c'est une inspiration céleste qui t'a instruit ; et ce n'est pas la chair et le sang, mais celui dont je suis le Fils unique qui t'a permis de me découvrir.

« Et moi, dit-il, je te le déclare », c'est-à-dire : de même que mon Père t'a manifesté ma divinité, de même moi, je te fais connaître ta supériorité. « Tu es Pierre », c'est-à-dire : moi, je suis le rocher inébranlable, la pierre d'angle, qui fais l'unité de deux réalités séparées, le fondement tel que nul ne peut en poser un autre ; mais toi aussi, tu es pierre, car tu es solide par ma force, et ce que j'ai en propre par ma puissance, tu l'as en commun avec moi du fait que tu y participes.

« Et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et la puissance de la mort ne l'emportera pas sur elle. » Sur cette solidité j'érigerai un temple éternel, et la hauteur de mon Église, qui doit la faire pénétrer dans le ciel, s'élèvera sur la fermeté de cette foi.

Les puissances de l'enfer n'arrêteront pas cette confession, les liens de la mort ne l'enchaîneront pas : car cette parole est une parole de vie. Et de même qu'elle porte jusqu'au ciel ceux qui la confessent, de même plonge-t-elle dans les enfers ceux qui la refusent.

C'est pourquoi il est dit à saint Pierre : « Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux ; tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les Cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les Cieux. »

Sans doute, la possession de ce pouvoir a passé encore aux autres Apôtres et l'institution née de ce décret s'est étendue à tous les chefs de l'Eglise. Mais ce n'est pas en vain que ce qui doit être signifié à tous est confié à un seul. En effet, ce pouvoir est remis à Pierre personnellement, parce que Pierre est donné en modèle à tous ceux qui gouvernent l'Église.

Saint Léon le Grand

SOURCE : http://missel.free.fr/Sanctoral/02/22.php



Fête de la Chaire de Saint Pierre, Apôtre

Honorer la Chaire de Saint Pierre, c’est honorer celui-là même qui a le privilège et la charge de pouvoir s’y asseoir. C’est donc honorer, au delà du ministre, celui que ce dernier représente. La fête de la Chaire de Saint Pierre se doit d'être pour nous une occasion de joie et d'action de grâce. Car cette Chaire se veut être, de par la Volonté Divine, la Chaire de Vérité, un phare qui aujourd'hui encore éclaire le monde perdu dans les ténèbres de l'erreur et du mensonge. C'est bien la Doctrine du Salut qui nous est offerte depuis cette Cathèdre magistrale ! Heureux sommes-nous de vivre dans la communion de l'Église de Jésus-Christ, seule vraie Église, hors de laquelle il n'y a point de salut ! Nous marchons à la vraie lumière, nous suivons le droit chemin ! Notre naissance au sein de l'Église, hors du paganisme, des hérésies et des schismes, est un don gratuit de Dieu et une marque insigne de Sa prédilection. Grâces éternelles Lui en soient rendues ! Confiteor + Kyriale IV

« Tu es Petrus, et super hanc Petram aedificabo

Ecclesiam meam, Et portae inferi non

praevalebunt adversus eam »
« La Sainte Eglise célèbre aujourd'hui, avec une pieuse dévotion, l'établissement de la première chaire de l'apôtre saint Pierre. Remarquez-le bien, la foi doit trouver place en nos âmes avant la science ; car les points de foi catholique proposés à notre respect, loin d'être inutiles pour nous, sont, au contraire, et toujours, et pour tous, féconds en fruits de salut. Le Christ a donné à Pierre les clefs du royaume des cieux, le pouvoir divin de lier et de délier; mais l'Apôtre n'a reçu en sa personne un privilège si étonnant et si personnel, que pour le transmettre d'une manière générale, et en vertu de son autorité, à l'Eglise de Dieu. Aussi avons-nous raison de regarder le jour où il a reçu de la bouche même du Christ sa mission apostolique ou épiscopale, comme celui où la chaire lui a été confiée; de plus, cette chaire est une chaire non de pestilence (Ps 1, 1), mais de saine doctrine. Celui qui s'y trouve assis, appelle à la foi les futurs croyants; il rend la santé aux malades, donne des préceptes à ceux qui n'en connaissent pas et impose aux fidèles une règle de vie; l'enseignement tombé du haut de cette chaire, de notre Eglise, c'est-à-dire de l'Eglise catholique, nous le connaissons, nous y puisons notre joie; c'est l'objet de notre croyance et de notre profession de foi; c'est sur cette chair qu'après avoir pris des poissons, le bienheureux Pierre est monté pour prendre des hommes et les sauver ».

1er sermon de Saint Augustin sur la Chaire de Saint Pierre

SOURCE : http://notredamedesneiges.over-blog.com/article-5340532.html


La chaire de saint Pierre

L'abbé Pégourier nous propose une réflexion sur une importante fête liturgique du mois de février : la chaire de saint Pierre
Cette fête, fixée au 22 février, correspond à une tradition attestée à Rome dès le IVe siècle, et rappelle le magistère suprême de Pierre.
La chaire est le siège fixe de l‘évêque, placé dans l’église mère d’un diocèse, la cathédrale. Elle représente le symbole de son autorité et de son « magistère », c'est-à-dire l’enseignement évangélique qu’en tant que successeur des Apôtres, il est appelé à conserver et à transmettre à la communauté chrétienne. Historiquement, le premier siège du Prince des Apôtres, et donc de l’Église, fut le Cénacle à Jérusalem où Pierre, après l’Ascension du Seigneur et la Pentecôte, commença son ministère. Par la suite, la chaire de Pierre devint Antioche, ville située sur le fleuve Oronte, en Syrie, aujourd’hui en Turquie et, à cette époque, troisième grande ville de l’empire romain après Rome et Alexandrie d’Égypte. De là, la Providence le conduisit au centre du monde de l’époque, l’Urbs, « la Ville », symbole de l’Orbis, la terre où, par le martyre, il conclut sa course au service de l’Évangile. C’est pourquoi au siège de Rome, qui avait reçu le plus grand honneur, échut également la tâche confiée par le Christ à Pierre d’être au service de toutes les Églises particulières pour l’édification etl’unité du Peuple de Dieu tout entier [1].

Un symbole d'autorité

Le Siège apostolique symbolise l’autorité de l’évêque de Rome sur tout le Peuple de Dieu. Étymologiquement, exerce l’autorité celui qui a la responsabilité de augere, de faire croître : en l’occurrence d’assurer la croissance harmonieuse de l’Église universelle par ses soins de bon pasteur. Ce rôle primatial du siège romain est confirmé par une tradition qui remonte aux tout premiers temps du christianisme :

-          Á la fin du premier siècle, saint Clément (4e pape) intervient de sa propre initiative, alors que l’apôtre Jean, à Éphèse, est encore vivant, pour apaiser les fidèles de la communauté de Corinthe, en révolte contre leurs pasteurs légitimes, à la suite de la persécution de Domitien. Ses exhortations sont prises en considération et personne ne s’enhardit à en contester la légitimité [2].

-          Saint Ignace d’Antioche, au début du IIe siècle, parle du primat de la chaire de saint Pierre qui préside à toute l’assemblée de la charité [3].

-          Un siècle plus tard, saint Irénée, évêque de Lyon, écrit : Avec cette Église, en raison de son éminente supériorité, doit s’accorder l’Église universelle, c’est-à-dire les fidèles qui sont partout [4].

-          Par la suite, saint Jérôme, l’auteur de la Vulgate, s’adresse au Souverain Pontife en ces termes : Je ne crois en aucun autre primat que celui du Christ ; c’est pourquoi je me mets en communion avec ta béatitude, c’est-à-dire avec la chaire de Pierre. Je sais que l’Église est édifiée sur cette pierre [5]. La chaire de l’évêque de Rome représente donc non seulement son service à la communauté romaine, mais aussi sa mission de guide de l’ensemble du Peuple de Dieu.

La chaire, symbole d'unité

Quant à l’unité de l’Église, le ministère singulier et spécifique du successeur de Pierre est rappelé par les deux conciles du Vatican : principe et fondement perpétuels et visibles d’unité de foi et de communion [6], il protège les légitimes diversités et, en même temps, veille à ce que les différences ne nuisent point à l’unité, mais la servent [7]Par vous – écrivait saint Josémaria à Pie XII -, nous entendons la voix du Pasteur de tous les pasteurs ; c’est pourquoi nous souhaitons (…) avec une fidélité et un dévouement absolus, remplir toute tâche où nous pourrons servir l’Église [8]. Cette réponse filiale à l’attente du vicaire du Christ se traduisit crescendo dans sa vie jusqu’à son départ au ciel. Les déchirures de l’Église étaient pour lui comme des pierres que l’on arracherait à une cathédrale. Il lui venait l’envie de baiser ces blocs de pierre, avant de les remettre en place. C’était pour lui une question d’amour. Sa manière de réagir consistait à tenter de réparer, en aimant davantage : il offrit sa vie pour l’Église et le Souverain Pontife, et continua à l’offrir chaque jour. Pendant ses dernières années sur terre, ses actes d’offrande devinrent de plus en plus fréquents : il suppliait le Seigneur de prendre sa vie et, en échange, de répandre à nouveau sur l’Église des flots de sainteté, de saine doctrine et d’esprit surnaturel. Il renouvela, quelques heures avant de mourir, l’offrande de sa vie et de mille autres vies qu’il aurait pu avoir.
Á la suite du Saint Père, ambitionnons d’être ces pierres vivantes grâce auxquelles la famille chrétienne se construit ; et demandons à Notre-Dame, « Mère de l’Église » de préparer, d’ouvrir notre âme à la conversion pour nous faire entrer de «plain-cœur » dans ce temps de carême !
[1]                      Benoît XVI, homélie de la fête, 2006.

[2]                      Épître aux Corinthiens. 

[3]              Épître aux Romains.

[4]              Contre les hérésies III, 3, 2-3.

[5]              Les lettres I, 15, 1-2.

[6]              Constitution Pastor aeternus de Vatican I.

[7]              Constitution Lumen Gentium 13 de Vatican II.

[8]              Lettre, 8.XII.1946.






Feast of the Chair of St. Peter

This feast commemorates Christ’s choosing Peter to sit in his place as the servant-authority of the whole Church.

Jesus bestowed to Peter a special place among the Apostles. He was one of the three who were with Christ on special occasions, such as the Transfiguration of Christ and the Agony in the Garden of Gethsemane. He was the only Apostle to whom Christ appeared on the first day after the Resurrection. St. Peter, in turn, often spoke on behalf of the Apostles.

When Jesus asked the Apostles: “Whom do men say that the Son of Man is?”

Simon replied: “Thou art Christ, the Son of the Living God.”

And Jesus said: “Blessed are you, Simon Bar-Jona: because flesh and blood have not revealed it to you, but my Father who is in heaven. And I say to you: That you are Peter [Cephas, a rock], and upon this rock [Cephas] I will build my Church [ekklesian], and the gates of hell shall not prevail against it. And I will give to you the keys of the kingdom of heaven. And whatsoever you shall bind upon earth, it shall be bound also in heaven: and whatsoever you shall loose on earth, it shall be loosed also in heaven”. (Mt 16:13-20)

In saying this Jesus made St. Peter the head of the entire community of believers and placed the spiritual guidance of the faithful in St. Peter’s hands.

The earliest mention of a celebration of the See of St Peter on this day is in a calendar dating to 311. It is believed that on this day St Peter made his confession of faith, and accordingly an older Collect for the feast said that on this day the Lord gave St Peter to the Church to be its head, as Christ’s Vicar on earth.

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/chair-of-st-peter/


Chair of Peter

Under this head will be treated:
I. The annual Feast of the Chair of Peter (Cathedra Petri) at Rome
II. The Chair itself 

The annual feast of cathedra petri at Rome

From the earliest times the Church at Rome celebrated on 18 January the memory of the day when the Apostle held his first service with the faithful of the Eternal City. According to Duchesne and de Rossi, the "Martyrologium Hieronymianum" (Weissenburg manuscript) reads as follows: "XV KL. FEBO. Dedicatio cathedræ sci petri apostoli qua primo Rome petrus apostolus sedit" (fifteenth day before the calends of February, the dedication of the Chair of St. Peter the Apostle in which Peter the Apostle first sat at Rome). The Epternach manuscript(Codex Epternacensis) of the same work, says briefly: "cath. petri in roma" (the Chair of Peter in Rome).
In its present (ninth-century) form the "Martyrologium Hieronymianum" gives a second feast of the Chair of St. Peter for 22 February, but all the manuscripts assign it to Antioch, not to Rome. Thus the oldest manuscript, that of Berne, says: "VIII kal. mar. cathedræ sci petri apostoli qua sedit apud antiochiam". The Weissenburg manuscript says: "Natl [natale] sci petri apostoli cathedræ qua sedit apud antiocia." However, the words qua sedit apud antiochiam are seen at once to be a later addition. Both feasts are Roman; indeed, that of 22 February was originally the more important. This is clear from the Calendar of Philocalus drawn up in the year 354, and going back to the year 311; it makes no mention of the January feast but speaks thus of 22 February: "VIII Kl. Martias: natale Petri de cathedra" (eighth day before the Calends of March, the birthday [i.e. feast] of the Chair of Peter). It was not until after the insertion of Antioch in the copies of the "Martyrologium Hieronymianum" that the feast of February gave way in importance to that of January. The Roman Church, therefore, at an early date celebrated a first and a second assumption of the episcopal office in Rome by St. Peter. This double celebration was also held in two places, in the Vatican Basilica and in a cemetery (coemeterium) on the Via Salaria. At both places a chair (cathedra) was venerated which the Apostle had used as presiding officer of the assembly of the faithful. The first of these chairs stood in the Vatican Basilica, in the baptismalchapel built by Pope Damasus; the neophytes in albis (white baptismal robes) were led from the baptistery to the popeseated on this ancient cathedra, and received from him the consignatio, i.e. the Sacrament of Confirmation. Reference is made to this custom in an inscription of Damasus which contains the line: "una Petri sedes, unum verumque lavacrum" (one Chair of Peter, one true font of baptism). St. Ennodius of Pavia (d. 521) speaks of it thus ("Libellus pro Synodo", near the end): "Ecce nunc ad gestatoriam sellam apostolicæ confessionis uda mittunt limina candidatos; et uberibus gaudio exactore fletibus collata Dei beneficio dona geminantur" (Behold now the neophytes go from the dripping threshold to the portable chair of the Apostolic confession; amid abundant tears called forth by joy the gifts of Divine grace are doubled). While therefore in the apse of the Vatican Basilica there stood a cathedra on which the pope sat amid the Roman clergy during the pontifical Mass, there was also in the same building a second cathedra from which the popeadministered to the newly baptized the Sacrament of Confirmation. The Chair of St. Peter in the apse was made of marble and was built into the wall, that of the baptistery was movable and could be carried. Ennodius calls the latter a gestatoria sedes; throughout the Middle Ages it was always brought on 22 February from the above-mentioned consignatorium or place of confirmation to the high altar. That day the pope did not use the marble cathedra at the back of the apse but sat on this movable cathedra, which was, consequently, made of wood. The importance of this feast was heightened by the fact that 22 February was considered the anniversary of the day when Peter bore witness, by the Sea of Tiberias, to the Divinity of Christ and was again appointed by Christ to be the Rock of His Church. According to very ancient Western liturgies, 22 February was the day "quo electus est 1. Petrus papa" (on which Peter was first chosen pope). The Mass of this feast calls it at the beginning: "solemnitatis prædicandæ dies præcipue nobilis in quo . . . . beatus Bar-Jona voce Redemptoris fide devotâ prælatus est et per hanc Petri petram basis ecclesiæ fixus est", i.e. this day is called especially praiseworthy because on it the blessed Bar-Jona, by reason of his devout faith, was raised to pre-eminence by the words of the Redeemer, and through this rock of Peter was established the foundation of the Church. And the Oratio (collect) says: "Deus, qui hodiernâ die beatum Petrum post te dedisti caput ecclesiæ, cum te ille vere confessus sit" (O God, who didst this day give us as head of the Church, after Thyself, the Blessed Peter, etc.).
The second of the aforementioned chairs is referred to about 600 by an Abbot Johannes. He had been commissioned by Pope Gregory the Great to collect in special little phials oil from the lamps which burned at the graves of the Roman martyrs (see CATACOMBSMARTYR) for the Lombard queen, Theodolinda. According to the manuscript list of these oils preserved in the cathedral treasury of Monza, Italy, one of these vessels had on it the statement: "oleo de sede ubi prius sedit sanctus Petrus" (oils from the chair where St. Peter first sat). Other ancient authorities describe the site as "ubi Petrus baptizabat" (where Peter baptized), or "ad fontes sancti Petri; ad Nymphas sancti Petri" (at the fountain of Saint Peter). Formerly this site was pointed out in the coemeterium majus (principal cemetery) on the Via Nomentana; it is now certain that it was on the Via Salaria, and was connected with the coemeterium, or cemetery, of Priscilla and the villa of the Acilii (Acilii Glabriones), situated above this catacomb. The foundation of this villa, showing masonry of a very early date (opus reticulatum), still exists. Both villa and cemetery, in one of whose burial chambers are several epitaphs of members of the family, or gens, of the Acilii, belong to the Apostolic Period. It is most probable that Priscilla, who gave her name as foundress to the catacomb, was the wife of Acilius Glabrio, executed under Domitian. There is hardly any doubt that the site, "ubi prius sedit sanctus Petrus, ubi Petrus baptizabat" (where Saint Peter first sat, where Peter baptized), should be sought, not in an underground cubiculum (chamber) in the catacombs, but in an oratory above ground. At least nothing has been found in the oldest part of the cemetery of Priscilla now fully excavated, referring to a cathedra, or chair.
The feast of the Cathedra Petri was therefore celebrated on the Via Salaria on 18 January; in the Vatican Basilica it was observed on 22 February. It is easy to believe that after the triumph of Christianity the festival could be celebrated with greater pomp in the magnificent basilica erected by Constantine the Great over the confessio, or grave of Peter, than in a chapel far distant from the city on the Via Salaria. Yet the latter could rightly boast in its favour that it was there Saint Peter first exercised at Rome the episcopal office ("ubi prius sedit sanctus Petrus", as Abbot Johannes wrote, or "qua primo Rome petrus apostolus sedit", as we read in the "Martyrologium Hieronymianum" at 18 January). This double festival of the Chair of St. Peter is generally attributed to a long absence of the Apostle from Rome. As, how ever, the spot, "ubi s. Petrus baptizabat, ubi prius sedit" was distant from the city, it is natural to think that the second feast of the cathedra is connected with the opening of a chapel for Christian worship in the city itself.

The chair itself

The Goths, who conquered and pillaged Rome in 410, advanced toward the city by the Via Salaria and the Via Nomentana; the same roads were traversed in the sixth and seventh centuries by later German invaders of Roman territory. Not only the churches, therefore, but even the cemeteries on these thoroughfares were easily given to plunder and devastation. We have seen, moreover, that as late as 600 a lamp was burning on the site "ubi prius sedit sanctus Petrus". If the original chair of the Apostle had still been there at that time, would it have been saved from destruction in the pillage that did not spare the sarcophagi in the catacombs? The words of the Abbot Johannes, "oleo de sede, ubi prius sedit sanctus Petrus", seem to leave scarcely a doubt as to this. The fact, evidenced by the martyrologies (see above), that by the ninth century one of the two feasts of the Roman cathedra had drifted away to Antioch, shows that the cathedra of the Via Salaria must have perished as early as the sixth or seventh century.
We come now to the question, where stood originally the chair shown and venerated in the Vatican Basilica during the fourth century? On the strength of ancient tradition it has been customary to designate the church of Santa Pudenziana as the spot where, in the house of the supposed Senator Pudens, the two great Apostles not only received hospitable entertainment, but also held Christian services. But the legends connected with Santa Pudenziana do not offer sufficient guarantee for the theory that this church was the cathedral and residence of the popes before Constantine. At the close of his Epistle to the Romans (xvi, 5), St. Paul mentions a place where religious services were held, the house of Aquila and Prisca (ten kat oikon auton ekklesian — now Santa Prisca on the Aventine). Aquila and Prisca are first among the many to whom the Apostle sends salutations. Aquila's connexion with the Catacomb of Priscilla is still shown by the epitaphs of that burial place. In 1776 there was excavated on the Aventine, near the present church of Santa Prisca, a chapel with frescoes of the fourth century; in these frescoes pictures of the two Apostles were still recognizable. Among the rubbish was also found a gilded glass with the figures of Peter and Paul. The feast of the dedication of this church (an important point) still falls on the same day as the above-described cathedra feast of 22 February; this church, therefore, continued to celebrate the traditional feast even after the destruction of the object from which it sprang. In the crypt of Santa Prisca is shown a hollowed capital, bearing in thirteenth-century letters the inscription: BAPTISMUS SANCTI PETRI (Baptism of Saint Peter), undoubtedly the echo of an ancient tradition of the administration of baptism here by Peter. In this way we have linked together a series of considerations which make it probable that the spot "ubi secundo sedebat sanctus Petrus" (where Saint Peter sat for the second time), must be sought in the present church of Santa Prisca; in other words, that the chair referred to by St. Damasus was kept there in the period before Constantine. It was there, consequently, that was celebrated the "natale Petri de cathedrâ", set for 22 February in the calendars beginning with the year 354. It follows also that this is the cathedra referred to in the oldest testimonia which speak of the chair from which Peter taught at Rome. The (third-century) poem, "Adversus Marcionem", says (P.L., II, 1099):
Hâc cathedrâ, Petrus quâ sederat ipse, locatum
Maxima Roma Linum primum considere iussit.

(On this chair, where Peter himself had sat,
great 
Rome first placed Linus and bade him sit.) 

Further, St. Cyprian, writing about 250, during the vacancy of the chair after the death of Pope St. Fabian, describes it as follows: "Cum locus Fabiani, id est locus Petri et gradus cathedræ sacerdotalis vacaret" (when the place of Fabian, i.e. the place of Peter and the step of the sacerdotal chair were vacant). Still earlier, about 200, Tertullian writes, in his "De præscriptione bæreticorum": "Percurre ecclesias apostolicas, apud quas ipsæ adhuc cathedræ apostolorum suis locis præsident. Si Italiæ adjaces habes Romam" (Visit the Apostolic churches in (among) which the very chairs of the Apostles still preside in their places. If you are near Italy, there is Rome).
How Pope Damasus might be led to transfer the cathedra Petri from Santa Prisca to the Vatican, can be readily understood from the circumstances of that time. From the reign of the first Constantine the Lateran had been the residence of the popes, and its magnificent basilica their cathedral, while the neighbouring baptistery of Constantine served for the solemn administration of baptism on the eve of Easter. In the half-century from 312 to 366 (date of the accession of Damasus), the importance of Santa Prisca, its baptistery, and its cathedra must naturally have declined. Damasus could therefore be certain of the approval of all Rome when he transferred the venerable Apostolic relic from the small chapel in Santa Prisca to his own new baptistery in the Vatican, where it certainly remained to the first quarter of the sixth century, after which it was kept in different chapels of the Vatican Basilica. During the Middle Ages it was customary to exhibit it yearly to the faithful; the newly-elected pope was also solemnly enthroned on this venerable chair, a custom that ceased at the transfer of the papal capital to Avignon, in the early part of the fourteenth century. In order to preserve for posterity this precious relicAlexander VII (1655-67) enclosed, after the designs of Bernini, the Cathedra Petri above the apsidal altar of St. Peter's in a gigantic casing of bronze, supported by four Doctors of the Church(Ambrose, AugustineAthanasiusChrysostom). Thenceforth, for 200 years, it was not exhibited to the public. In 1867, however, on the occasion of the eighteenth centenary of the martyrdom of the two great Apostles, it was exposed for the veneration of the faithful. At that time the Alessandri brothers photographed the chair, and that photograph is reproduced here. The seat is about one foot ten inches above the ground, and two feet eleven and seven-eighths inches wide; the sides are two feet one and one-half inches deep; the height of the back up to the tympanum is three feet five and one-third inches; the entire height of the chair is four feet seven and one-eighth inches. According to the examination then made by Padre Garucci and Giovanni Battista de Rossi, the oldest portion (see illustration) is a perfectly plain oaken arm-chair with four legs connected by cross-bars. The wood is much worm-eaten, and pieces have been cut from various spots at different times, evidently for relics. To the right and left of the seat four strong iron rings, intended for carrying-poles, are set into the legs. At a later date, perhaps in the ninth century, this famous chair was strengthened by the addition of pieces of acacia wood. The latter wood has inlaid in it a rich ornamentation of ivory. For the adornment of the front of the seat eighteen small panels of ivory have been used, on which the labours of Hercules, also fabulous animals, have been engraved; in like manner it was common at this period to ornament the covers of books and reliquaries with ivory panels or carved stones representing mythological scenes. The back is divided by small columns and arches into four fields and finishes at the top in a tympanum which has for ornamentation a large round opening between two smaller ones. The tympanum is surrounded on all sides by strips of ivory engraved in arabesques. At the centre of the horizontal strip a picture of an emperor (not seen in the illustration) is carved in the ivory; it is held to be a portrait of Charles the Bald. The arabesque of acanthus leaves filled with fantastic representations of animals, and the rough execution of the work, would make the period of this emperor (884) a probable date. What still remains of the old cathedra scarcely permits an opinion as to the original form. In any case it was a heavy chair made of plain, straight pieces of wood, so that it cannot be considered a sella curulis of Pudens, as earlier tradition held it to be. If the four rings on the two sides belong to the original chair (Ennodius of Pavia about the sixth century used the term sedes gestatoria as an expression universally understood in reference to this chair), then it was probably an ordinary carrying-chair, such as was commonly used in ancient Rome.
While the two chairs were the visible memorials of the earliest origins of Peter's Apostolic work at Rome, the recollection of his first arrival in the city is still preserved in the litanioe majores (greater litanies) on 25 April. On this day is also celebrated the feast of St. Mark, whom St. Peter had sent to Alexandria in Egypt. Antioch and Alexandria, the two most important patriarchates of the East, were, in common with Rome, founded by Peter. Gregory the Great refers as follows to this spiritual relationship with the Roman Patriarchate of the West, in a letter to the Patriarch Eulogius (P.L., LXXVII, 899): "Quum multi sint Apostoli, pro ipso autem principatu sola Apostolorum principis sedes in auctoritate convaluit, quæ in tribus locis unius est. Ipse enim sublimavit sedem, in quâ etiam quiescere et præsertim vitam finire dignatus est. Ipse decoravit sedem, in quâ Evangelistam (Marcum) discipulum misit. Ipse firmavit sedem, in quâ septem annis, quamvis discessurus, sedit. Quum ergo unius atque una sit sedes, cui ex auctoritate divinâ tres nunc episcopi præsident, quidquid ego de vobis boni audio, hoc mihi imputo" (Though there are many Apostles, pre-eminence of authority belongs permanently to none other than the Chair of the Prince of the Apostles, which Chair though established in three places remains nevertheless that of one and the same [Apostle]. He lifted it to the highest dignity in the place [Rome] where he deigned to fix his residence and end his life. He honoured it in the city [Alexandria] to which he sent his disciple, the Evangelist Mark. He strengthened it in the city [Antioch] where, though destined to depart, he sat for seven years. Since therefore the Chair in which now by divine authority three bishops preside is the identical chair of the self-same [Peter], I take myself whatever good I hear concerning you).
We conclude, therefore, that there is no reason for doubting the genuineness of the relic preserved at the Vatican, and known as the Cathedra Petri. According to EusebiusJerusalem preserved the cathedra of St. James (Church HistoryVII.19), Alexandria that of St. Mark (G. Secchi, La cattedra alessandrina di San Marco, Venice, 1853). Tertullian, in the above quoted passage, refers to the value placed by the Apostolic Churches on the possession of the chairs of their founders (apud quas ipsæ adhuc cathedræ apostolorum suis locis præsident), and in enumerating them he puts Romefirst. Moreover, the other writers above quoted, and whose testimony reaches back to the second century, all postulate the presence in Rome of an actual Cathedra Petri, See also SAINT PETERPRIMACY.

Sources

The most exhaustive study of these subjects is that of DE Rossi, in Bullettino di archeologia christiana (Rome, 1867), 33, sqq. — Cf. STEVENSON, in KRAUS, Realencyklopädie d. christlichen Alterthümer (Freiburg im Br., 1886), II, 156-61; SANGUINETTI, De Sede romanâ beati Petri, etc., commentarius historico-criticus (Rome, 1867); RAMPOLLA, De Cathedrâ romanâ beati Petri (Rome, 1868); NORTHCOTE-BROWNLOW, in Roma Sotterranea, I, 494; BARNES, St. Peter in Rome and his Tomb on the Vatican Hill (London, 1900), 35, 55, 79-82; SMITH AND CHEETHAM (non-Catholic), Dictionary of Christian Antiquities (Hartford, 1880), II, 1625-27. — Among the older works consult, PHOEBEUS, De identitate Cathedroe Petri Romanoe libri II (Rome, 1666); ed. PIERALISI (Rome, 1886); TORRIGIO, Grotte Vaticane (Rome, 1639); CANCELLIERI, De Secretariis basilicoe Vaticanoe (Rome, 1788); Acta SS., June, V, 425-75; also FOGGINI, De romano beati Petri itinere (Florence, 1741; and MAMACHI'S similar work, Rome, 1872). Cf. ZACCARIA, De sancti Petri apost. princ. primatu (Rome, 1776).
For the feast of the Chair see KELLNER, Die Feste Cathedra Petri und des antiochenischen Episkopats dieses Apostels, in Zeitschrift f. kath. Theologie (1889), XIII, 566-76; MARUCCHI, Le memorie dei SS. Apostoli Pietro e Paolo nella città di Roma (ibid., 1894); MORIN, Un sermon ancien pour la féte de la Chaire de St-Pierre, in Revue bénéd., 1896, XIII, 343-46. Cf. BENEDICT XIV, Su le feste della Cattedra di San Pietro, due dissertazioni inedite (Rome, 1828).
Waal, Anton de. "Chair of Peter." The Catholic Encyclopedia. Vol. 3. New York: Robert Appleton Company,1908. 21 Feb. 2019 <http://www.newadvent.org/cathen/03551e.htm>.
Transcription. This article was transcribed for New Advent by Douglas J. Potter. Dedicated to the Immaculate Heart of the Blessed Virgin Mary.
Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. November 1, 1908. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.





Cattedra di San Pietro Apostolo


Il 22 febbraio per il calendario della Chiesa cattolica rappresenta il giorno della festa della Cattedra di San Pietro. Si tratta della ricorrenza in cui viene messa in modo particolare al centro la memoria della peculiare missione affidata da Gesù a Pietro. In realtà la storia ci ha tramandato l'esistenza di due cattedre dell'Apostolo: prima del suo viaggio e del suo martirio a Roma, la sede del magistero di Pietro fu infatti identificata in Antiochia. E la liturgia celebrava questi due momenti con due date diverse: il 18 gennaio (Roma) e il 22 febbraio (Antiochia). La riforma del calendario le ha unificate nell'unica festa di oggi. Essa - viene spiegato nel Messale Romano - "con il simbolo della cattedra pone in rilievo la missione di maestro e di pastore conferita da Cristo a Pietro, da lui costituito, nella sua persona e in quella dei successori, principio e fondamento visibile dell'unità della Chiesa".

Martirologio Romano: Festa della Cattedra di san Pietro Apostolo, al quale disse il Signore: «Tu sei Pietro e su questa pietra edificherò la mia Chiesa». Nel giorno in cui i Romani erano soliti fare memoria dei loro defunti, si venera la sede della nascita al cielo di quell’Apostolo, che trae gloria dalla sua vittoria sul colle Vaticano ed è chiamata a presiedere alla comunione universale della carità. 

Per ricordare due importanti tappe della missione compiuta dal principe degli apostoli, S. Pietro, e lo stabilirsi del cristianesimo prima in Antiochia, poi a Roma, il Martirologio Romano celebra il 22 febbraio la festa della cattedra di S. Pietro ad Antiochia e il 18 gennaio quella della sua cattedra a Roma. La recente riforma del calendario ha unificato le due commemorazioni al 22 febbraio, data che trova riscontro in un'antica tradizione, riferita dalla Depositio mar rum. In effetti, in questo giorno si celebrava la cattedra romana, anticipata poi nella Gallia al 18 gennaio, per evitare che la festa cadesse nel tempo di Quaresima.

In tal modo si ebbe un doppione e si finì per introdurre al 22 febbraio la festa della cattedra di S. Pietro ad Antiochia, fissando al 18 gennaio quella romana. La cattedra, letteralmente, è il seggio fisso del sommo pontefice e dei vescovi. E’ posta in permanenza nella chiesa madre della diocesi (di qui il suo nome di "cattedrale") ed è il simbolo dell'autorità del vescovo e del suo magistero ordinario nella Chiesa locale.
La cattedra di S. Pietro indica quindi la sua posizione preminente nel collegio apostolico, dimostrata dalla esplicita volontà di Gesù, che gli assegna il compito di "pascere" il gregge, cioè di guidare il nuovo popolo di Dio, la Chiesa.

Questa investitura da parte di Cristo, ribadita dopo la risurrezione, viene rispettata. Vediamo infatti Pietro svolgere, dopo l'ascensione, il ruolo di guida. Presiede alla elezione di Mattia e parla a nome di tutti sia alla folla accorsa ad ascoltarlo davanti al cenacolo, nel giorno della Pentecoste, sia più tardi davanti al Sinedrio. Lo stesso Erode Agrippa sa di infliggere un colpo mortale alla Chiesa nascente con l'eliminazione del suo capo, S. Pietro. Mentre la presenza di Pietro ad Antiochia risulta in maniera incontestabile dagli scritti neotestamentari, la sua venuta a Roma nei primi anni dell'impero di Claudio non ha prove altrettanto evidenti.

Lo sviluppo del cristianesimo nella capitale dell'impero attestato dalla lettera paolina ai Romani (scritta verso il 57) non si spiega tuttavia senza la presenza di un missionario di primo piano. La venuta, qualunque sia la data in cui ciò accadde, e la morte di S. Pietro a Roma, sono suffragare da tradizioni antichissime, accolte ora universalmente da studiosi anche non cattolici. Lo attestano in maniera storicamente inoppugnabile anche gli scavi intrapresi nel 1939 per ordine di Pio XII nelle Grotte Vaticane, sotto la Basilica di S. Pietro, e i cui risultati sono accolti favorevolmente anche da studiosi non cattolici.

Autore: 
Piero Bargellini