vendredi 3 février 2012

Saint BLAISE de SÉBASTE, évêque et martyr



Saint Blaise, Évêque de Sébaste en Arménie, participa à l’œuvre de rédemption du Sauveur. « Les souffrances du Christ abondent en lui » et après une vie de rude pénitence passée au milieu des bêtes féroces dans une caverne du Mont Argée, il donna sa vie pour Jésus ».
Ayant subi sous Licinien les plus atroces tourments, il eut ensuite la tête tranchée en l’an 316.
Comme le Rédempteur, saint Blaise guérit les corps en même temps que les âmes ; aussi son culte fut-il toujours très populaire. C’est ainsi qu’ayant sauvé la vie à un enfant qui se mourait parce qu’une arête prise dans son gosier l’étouffait, l’Église lui reconnaît « la prérogative de guérir toutes les affections de la gorge » (Rituel romain : Bénédiction des cierges en la fête de saint Blaise, évêque et martyr).
Elle bénit à cet effet deux cierges et demande à Dieu, pour tous ceux dont le cou en sera touché, qu’ils soient délivrés de leurs maux de gorge ou de tout autre mal par les mérites de la passion de ce saint Martyr.
C’est l’un des quatorze « Saints Auxiliaires ». Participons avec saint Blaise aux souffrances du Rédempteur afin de pouvoir participer avec Lui à Son triomphe.
Saint Blaise fut l’un des Saints autrefois les plus populaires et les plus célèbres par l’efficacité de leur intercession. D’abord très habile médecin, et en même temps très vertueux Chrétien, il devint Évêque de Sébaste, en Arménie, par le choix du peuple, qui l’entourait d’une grande estime.
Mais saint Blaise, inspiré de Dieu, quitta bientôt son siège épiscopal pour s’enfuir sur une montagne solitaire ; il y avait pour compagnie les bêtes fauves qui venaient chaque jour visiter et caresser l’homme de Dieu, et recevoir, avec sa bénédiction, la guérison de leurs maux. Il fut rencontré en son désert par des païens qui, surpris de trouver un homme familièrement entouré de lions, de tigres, de loups et d’ours, allèrent raconter cette nouvelle au gouverneur.
Saint Blaise saisi peu de temps après comme Chrétien, jusque dans son antre sauvage, exprima sa joie profonde, à la pensée de souffrir pour Jésus-Christ. Arrivé devant le gouverneur : « Insensé, lui dit-il, penses-tu me séparer de Dieu par tes tourments ? Non, non, le Seigneur est avec moi, c’est Lui qui me fortifie ! » Les bourreaux le frappèrent à coup de verges et le jetèrent en prison. Quelques jours après, le Martyr est rappelé au tribunal :
« —Choisis, Blaise, lui dit le juge, choisis entre deux partis : ou bien adore nos dieux, et alors tu seras notre ami, ou bien, si tu refuses, tu seras livré aux supplices et tu périras d’une mort cruelle.
« —Ces statues que vous adorez, reprend l’Évêque, ne sont pas des dieux, mais les organes du démon, je ne puis donc les adorer. »
Le tyran, le voyant inflexible, ordonna de l’attacher à un chevalet, puis il fit apporter des peignes de fer, et on lui en déchira le dos et tout le corps. La victime, se tournant toute sanglante vers le gouverneur, lui dit :
« —Voilà ce que je désirais depuis longtemps : mon âme arrachée à la terre et mon corps élevé en haut ! Déjà voisin du Ciel, je méprise toutes les choses de ce monde, je me ris de vous et de vos supplices. Ces tourments ne dureront qu’un instant, tandis que la récompense sera éternelle. »
Après de nouveaux interrogatoires inutiles, saint Blaise fut jeté dans le lac voisin pour y être noyé ; mais il fit le signe de la croix et marcha sur les eaux comme sur un terrain solide, à la grande admiration de tous les spectateurs de ce prodige. Le glorieux Martyr eut enfin la tête tranchée. C’était l’an 316, saint Sylvestre Ier étant pape et Constantin empereur romain.
Tandis qu’il était en prison, on lui avait amené un enfant sur le point d’être étouffé par une arête de poisson. Saint Blaise le guérit. C’est sans doute pour ce fait qu’on l’invoque spécialement pour les maux de gorge.
BÉNÉDICTION DES CIERGES EN LA FÊTE DE SAINT BLAISE
PRIONS. - Dieu tout-puissant, pour la confession de qui le glorieux Martyr et Pontife Blaise, ne craignant pas les différents genres de tourments, a conquis heureusement la palme du martyre ; Vous qui lui avez accordé, entre autres grâces, de guérir par Votre vertu les maux de la gorge, nous prions humblement Votre majesté de ne pas considérer nos fautes mais, apaisé par les mérites et les prières de ce Saint, de daigner bénir et sanctifier, dans Votre grande bonté, cette créature de cire en la remplissant de Votre grâce ; afin que tous ceux dont les cous seront touchés en bonne Foi par cette cire, soient guéris de tous maux de gorge par les mérites de sa passion. Que dans Votre Sainte Église, guéris et remplis de joie, ils Vous rendent des actions de grâces et louent Votre Nom glorieux qui est béni dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

SOURCE : http://www.cassicia.com/FR/Vie-de-saint-Blaise-eveque-de-Sebaste-et-martyr-Fete-le-3-fevrier-Un-des-14-Saints-Auxiliaires-Benediction-des-cierges-en-la-fete-de-saint-Blaise-Mort-en-316-No_338.htm



SAINT BLAISE *

Blaise pourrait venir de blandus doux, ou de Belasius, bela signifie habitude et syor, petit. En effet saint Blaise fut doux en ses discours ; il eut l’habitude des vertus et il se fit petit par l’humilité de sa conduite.

Blaise excellait en douceur et en sainteté, ce qui le fit élire parles chrétiens évêque de Sébaste; ville de Cappadoce. Après avoir reçu l’épiscopat, il se retira dans une caverne où il mena. la vie érémitique, à cause de la persécution de Dioclétien (Bréviaire). Les oiseaux lui apportaient sa nourriture, et s'attroupaient véritablement ensemble autour de lui, et ne le quittaient que quand il avait levé les mains pour les bénir. Si quelqu'un d'eux avait du mal, il venait aussitôt à lui et retournait parfaitement guéri. Le gouverneur du pays avait envoyé des soldats pour chasser ; et après s'être fatigués longtemps en vain, ils vinrent par hasard à l’antre de saint Blaise, où ils trouvèrent une grande multitude de bêtes rangées devant lui. Or, n'ayant pu prendre aucune d'elles, ils furent remplis d'étonnement et rapportèrent cela à leur maître, qui aussitôt envoya plusieurs soldats avec ordre de lui amener Blaise avec tous les chrétiens. Mais cette nuit-là même, J.-C. était apparu au saint par trois fois en lui disant : « Lève-toi et offre-moi le sacrifice. » Voici que les soldats arrivèrent et lui dirent : « Sors d'ici, le gouverner t'appelle. » Saint Blaise répondit : « Soyez les bienvenus, mes enfants ; je vois à présent que Dieu ne m’a pas oublié. » Pendant le trajet, qu'il fit avec eux, il ne cessa de prêcher, et en leur présence il opéra beaucoup de miracles. Une femme apporta aux pieds du saint son fils qui était mourant d'un os de poisson arrêté dans la gorge ; elle lui demanda avec larmes la guérison de son enfant. Saint Blaise lui imposa les mains et fit une prière pour que cet enfant, aussi bien que tous ceux qui demanderaient quoi que ce fût en son nom, obtinssent le bienfait de la santé; et sur-le-champ, il fut guéri (Bréviaire).

Une pauvre femme n'avait qu'un seul pourceau qu'un loup lui ravit; et elle priait saint Blaise de lui faire rendre son pourceau. Il lui dit en souriant : « Femme, ne te désole pas : ton pourceau te sera rendu. » Et aussitôt le loup vint et rendit la bête à cette veuve. Or, saint Blaise ne fut pas plutôt entré dans la ville que, par ordre du prince; il fut jeté en prison. Le jour suivant, le Gouverneur le fit comparaître devant lui. En le voyant, il le salua en lui adressant ces paroles flatteuses : « Blaise, l’ami des dieux, soyez le bienvenu. » Blaise lui répondit : « Honneur et joie à vous, illustre gouverneur; mais n'appelez pas dieux ceux qui sont des démons, parce qu'ils seront livrés au feu éternel avec ceux qui les honorent. » Le gouverneur irrité le fit meurtrir à coups de bâton, puis rejeter en prison. Blaise lui dit: « Insensé, tu espères donc par tes supplices enlever de mon coeur l’amour de mon Dieu qui me fortifie lui-même ? » Or, la veuve à laquelle il avait fait rendre son pourceau, entendit cela ; elle tua l’animal, et en porta la tête et les pieds, avec une chandelle et du pain, à saint Blaise. Il l’en remercia, mangea, et lui dit : « Tous les ans, offre une chandelle à une église qui porte mon nom, et tu en retireras bonheur, toi, et ceux qui t'imiteront. » Ce qu'elle ne manqua pas de faire; et il en résulta en sa faveur une grande prospérité. Après quoi, le gouverneur fit tirer Blaise de sa prison ; et comme il ne le pouvait amener à honorer les dieux, il ordonna de le suspendre à un, arbre et de déchirer sa chair avec des peignes de fer; ensuite il le fit reporter en prison.

Or, sept femmes qui le suivirent dans le trajet ramassaient les gouttes de son sang. On se saisit d'elles aussitôt et on les força de sacrifier aux dieux. Elles dirent : « Si tu veux que nous adorions tes dieux, fais-les porter avec révérence à l’étang afin qu'après avoir été lavés, ils soient plus propres quand nous les adorerons, » Le gouverneur devient: joyeux et fait exécuter au plus vite ce qu'elles ont demandé. Mais elles prirent les dieux et les jetèrent au milieu de l’étang, en disant : « Si ce sont des dieux, nous le verrons. » A ces mots le gouverneur devint fou de colère et se frappant lui-même, il dit à ses gardés : « Pourquoi n'avez-vous pas tenu nos dieux afin qu'ils ne fussent pas jetés au fond du lac? » Ils répondirent : « Vous vous êtes laissé mystifier par les paroles trompeuses de ces: femmes et elles les ont jetés dans l’étang. » «Le vrai Dieu n'autorise pas les tromperies, reprirent-elles ; mais s'ils étaient des dieux, ils auraient certainement prévu ce que nous leur voulions faire. » Le gouverneur irrité fit préparer du plomb fondu, des peignes de fer; de plus, il fit préparer d'un- côté sept cuirasses rougies au feu, et il fit placer d'un autre côté sept chemises de lin. Il leur dit de choisir ce qu'elles préféraient; alors une d'entre elles, qui avait deux jeunes enfants, accourut avec audace, prit les chemises et les jeta dans le foyer, ces enfants dirent à leur mère « O mère chérie, ne nous laisses pas vivre après toi; mais de même que tu nous as rassasiés de la douceur de ton lait, rassasie-nous encore de la douceur du royaume du ciel » Alors le gouverneur commanda de les suspendre et de réduire leurs chairs en lanières avec des peignes de fer. Or, leur chair avait la blancheur éclatante de la neige et au lieu, de sang il en coulait du lait. Comme elles, enduraient les supplices avec répugnance, un ange du Seigneur vint vers elles et leur communiqua une force virile en disant : « Ne craignez point : un bon ouvrier qui commence bien et qui mène son œuvre à bien, mérite la bénédiction de celui qui le fait travailler; pour ce qu'il a fait, il reçoit le prix de son labeur, et il est joyeux de posséder son salaire. » Alors le gouverneur les fit détacher et jeter dans le foyer; mais Dieu permit que le feu s'éteignit et qu'elles sortissent sans avoir éprouvé aucune douleur. Le gouverneur leur dit : « Cessez donc d'employer la magie et adorez nos dieux. » Elles répondirent : « Achève ce que tu as commencé, parce que déjà nous sommes appelées au royaume céleste. » Alors il porta une sentence par laquelle elles devaient avoir la tête tranchée. Au moment où elles allaient être décapitées, elles se mirent à genoux et adorèrent Dieu en disant : « O Dieu qui nous, avez ôtées des ténèbres et qui nous, avez amenées à cette très douce lumière, qui nous avez choisies pour vous être sacrifiées, recevez nos âmes et faites-nous parvenir à la vie éternelle. » Elles eurent donc la tête tranchée et passèrent au Seigneur.

Après cela, le gouverneur se fit présenter saint Blaise et lui dit : « Adore à l’instant nos dieux, ou ne les adore pas. » Blaise lui répondit : « Impie, je ne crains pas tes menaces ; fais ce que tu veux; je te livre mon corps tout entier. » Alors il le fit jeter dans l’étang. Mais saint Blaise fit le signe de la croix sur l’eau qui s'endurcit immédiatement comme une terre sèche ; et il dit « Si vos dieux, sont de vrais dieux, faites-nous voir leur puissance et entrez ici. » Et soixante-cinq qui s'avancèrent furent aussitôt engloutis dans l’étang. Mais il descendit un ange du Seigneur qui dit au saint: « Sors, Blaise, et reçois la couronne que Dieu t'a préparée. » Quand il fut sorti, le gouverneur lui dit : « Tu es donc bien déterminé à ne pas adorer les dieux? » «Apprends, misérable, répondit Blaise, que je suis le serviteur de J.-C. et que je n'adore pas les démons. » Et à l’instant l’ordre fut donné de le décapiter Quant à Blaise, il pria le Seigneur que si quelqu'un réclamait son patronage pour le mal 'de gorge, ou pour toute autre infirmité, il méritât aussitôt d'être exaucé. Et voici qu'une voix du ciel se fit entendre à lui, qu'il serait fait comme il avait demandé. Ainsi fut décapité ce saint(Bréviaire) avec deux petits enfants, vers l’an du Seigneur 283.

* Tiré de ses actes.

La Légende dorée de Jacques de Voragine nouvellement traduite en français avec introduction, notices, notes et recherches sur les sources par l'abbé J.-B. M. Roze, chanoine honoraire de la Cathédrale d'Amiens, Édouard Rouveyre, éditeur, 76, rue de Seine, 76, Paris mdccccii




Saint Blaise, évêque et martyr

Le culte de Saint Blaise, évêque de Sébaste en Arménie et martyr (vers 320), se répandit en Occident à partir du Xème siècle en raison des miracles que lui attribuait sa légende. De nombreuses églises ont été mises sous son patronage.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/02/03/4225/-/saint-blaise-eveque-et-martyr

La passion latine de St Blaise indique le 3 février pour sa mort et c’est à ce jour qu’il apparaît dans les calendriers au IXe siècle, tandis que les byzantins le fêtent le 11.

A partir du Xe et du XIe siècles, son culte connu une exceptionnelle diffusion due à un passage de sa passion, et à la bénédiction des cierges pour guérir les maux de gorges.

A Rome la première mention du saint est de 955 par une bulle du pape Agapit II.



Leçons des Matines avant 1960

Troisième leçon. Blaise brillait par toutes les vertus, à Sébaste en Arménie, lorsqu’il fut élu Évêque de cette ville. A l’époque où Dioclétien exerçait son insatiable cruauté contre les Chrétiens, le Saint se retira dans une caverne du mont Argée, et il y demeura caché jusqu’à ce que, découvert par les soldats du gouverneur Agricola qui se livraient à la chasse, il fut conduit devant ce magistrat et jeté, par son ordre, en prison. Là il guérit beaucoup de malades qu’on lui amenait à cause de sa réputation de sainteté ; parmi ces malades se trouva un enfant qui se mourait parce qu’une arête s’était fixée transversalement dans sa gorge : les médecins avaient désespéré de le guérir. Blaise comparut à deux reprises devant le gouverneur, et comme ni les flatteries ni les menaces ne pouvaient le déterminer à sacrifier aux idoles, il fut d’abord battu de verges, ensuite déchiré avec des peignes de fer sur le chevalet ; il eut enfin la tête tranchée, et donna ainsi un glorieux témoignage de sa foi au Christ, notre Seigneur, le trois des nones de février.


Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Maintenant que l’Église a clos pour nous la touchante Quarantaine de la Naissance du Sauveur, et qu’elle nous a ouvert la source des fortes et sérieuses méditations qui doivent nous préparer pour la pénitence, chaque Fête des Bienheureux doit nous apporter une impression propre à nourrir en nous l’esprit de ce saint Temps. Dans la période dont nous sortons, tous les amis de Dieu que nous avions à fêter, nous apparaissaient rayonnants des joies de la Naissance de l’Emmanuel ; ils formaient sa cour radieuse et triomphante. D’ici à la Résurrection du Fils de Dieu, nous aimerons à les considérer surtout dans les labeurs du pèlerinage de cette vie. Ce qui nous importe aujourd’hui, c’est de voir et d’étudier comment ils ont vaincu le monde et la chair. « Ils allaient, dit le Psalmiste, et ils jetaient la semence sur le sillon, l’arrosant de leurs pleurs ; mais ils reviendront dans l’allégresse, chargés des gerbes que leurs sueurs auront produites [1]. » Espérons qu’il en sera de même pour nous, à la fin de cette laborieuse carrière, et que le Christ ressuscité nous saluera comme ses membres vivants et renouvelés. Dans la période que nous avons présentement à traverser, les Martyrs abondent, et nous débutons aujourd’hui par un des plus célèbres. Sébaste, en Arménie, fut honorée par ses vertus pastorales et par sa glorieuse Passion ; bientôt la même ville nous fournira dans un seul jour quarante soldats Martyrs. La dévotion envers saint Blaise est demeurée très vive en Orient, surtout en Arménie, et son culte, introduit de bonne heure dans les Églises de l’Occident, y a toujours été très populaire. Sa fête n’étant néanmoins que du degré simple, l’Église Romaine n’a consacré à son honneur que la courte Légende que nous donnons ici.

Blaise fleurissait en toute sorte de vertus à Sébaste en Arménie, lorsqu’il fut élu évêque de cette ville. Au temps où Dioclétien exerçait son insatiable cruauté contre les Chrétiens, le saint se retira dans une caverne du mont Argée, où il demeura caché jusqu’à ce qu’ayant été découvert par des soldats du gouverneur Agricolaüs, qui se livraient à la chasse, il fut conduit devant ce magistrat et jeté en prison par son ordre. Là, il guérit plusieurs malades qu’on lui amena, à cause de la réputation de sainteté dont il jouissait, et entre autres un enfant qui se mourait pour avoir avalé une arête qui lui était demeurée de travers dans le gosier, en sorte que les médecins désespéraient de le sauver. Biaise comparut deux fois devant le gouverneur, sans que l’on pût, ni par caresses, ni par menaces, le persuader de sacrifier aux idoles. Il fut donc d’abord battu de verges, ensuite déchiré avec des peignes de fer sur le chevalet, et enfin il eut la tête tranchée, rendant un glorieux témoignage au Seigneur Jésus-Christ, le trois des nones de février.

Nous unissons nos voix au concert de louanges que vous adressent toutes les Églises qui sont sous le ciel, ô glorieux Martyr ! En retour de nos hommages, du sommet de la gloire où vous régnez, abaissez vos regards sur nous, et voyez les fidèles de la chrétienté tout entière qui se préparent aux saintes expiations de la pénitence, et qui songent à revenir au Seigneur leur Dieu par les larmes et la componction. Souvenez-vous de vos propres combats, et assistez-nous dans le travail de renouvellement que nous allons entreprendre. Vous n’avez pas craint les tourments de la mort ; et quelque rude qu’ait été l’épreuve, vous l’avez subie avec courage. Obtenez-nous la constance dans une carrière moins périlleuse. Nos ennemis ne sont rien auprès de ceux qu’il vous a fallu vaincre ; mais ils sont perfides, et si nous les ménageons, ils peuvent nous abattre. Obtenez-nous le secours divin par lequel vous avez triomphé. Nous sommes les fils des Martyrs ; que leur sang ne dégénère pas en nous. Souvenez-vous aussi, saint Pontife, des heureuses contrées que vous arrosâtes de votre sang. La foi pour laquelle vous avez donné votre vie s’y était altérée ; des jours meilleurs semblent briller enfin. Par vos prières paternelles, rendez l’Arménie à l’Église catholique, et consolez, par le retour de leurs frères, les fidèles qui ont su s’y conserver orthodoxes, parmi tant de périls.

[1] Psalm. CXXV.


Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Ce saint évêque, martyrisé à Sébaste de Cappadoce sous Licinius, est entré dans le calendrier romain vers le XIe siècle, en raison du grand développement que prit alors son culte dans la Ville éternelle, où s’élevèrent en son honneur trente-cinq églises au moins. La plus célèbre était celle ad caput seccutae, près de l’actuelle via Giulia, et qui, refaite en 1072 par l’abbé Dominique, atteint une telle renommée qu’elle fut mise au nombre des vingt-quatre abbayes privilégiées de Rome.

Voici la curieuse épigraphe léonine qui rappelle la construction de cette église :

HOC • FVIT • INCOEPTVM • RENOVARI • TEMPORE • TEMPLVM

VRBIS • ALEXANDRI • ROMANI • PRAESVLIS • ANNIS

ANNVS • ERAT • DVODENVS • ET • IPSE • SECVNDVS

ANNVS • MILLENVS • GEMINVS • TVNC • SEPTVAGENVS

TEMPORE • QVO • VERBVM • CONCEPIT • VIRGO • SVPERNVM

ANNVS • IN • AVGVSTO • CVRREBAT • MENSE • PERVSTO

SEXTA • DIADENA • ET • FVERAT • INDICTIO • DENA

ABBAS • DOMINICVS • MERITIS • ET • NOMINE • DIGNVS

HANC • AEDEM • COEPIT • PLENE • COMPLEVIT • ET IDEM

HICQVE • CRVCIS • LIGNVM • POSVIT • VENERABILE • DIGNVM

ET • VESTEM • DIVAE • GENITRICIS • QVIPPE • MARIAE

ANDREAS • SCI • BLASII • DARIAEQVE • CRISANTHI

PAPAE • SYLVESTRI • DIONYSII • NECNON • SEVERI

HONORI • STEPHANI • MARCI • MARCELLIQVE

TRANQV1LLINI • NICOSTRATI • CAESARISQVE

AC • AQVILAE • NEREI • VEL • ACHILLEI

VEL • ERASMI • ATQVE • CATHARINAE • SEV • SANCTORVM • XL • SCE • CAECILIAE

PRISCAE • ZOESQVE • SOPHIAE

HAE • SVNT • RELIQVIAE • QVIBVS • ALMVS • FIT • LOCVS • ISTE

NECNON • MVLTORVM • NESCIMVS • NOMINA • QVORVM

Les Orientaux célèbrent la fête de ce célèbre évêque de Sébaste le 11 février.

On dit que l’on conserve, dans la basilique vaticane, parmi les saintes reliques, la gorge du Martyr, transportée là sous Eugène IV, de l’abbaye ad caput seccutae, où on la conservait auparavant. Dans une autre église de la région Arenula, S. Blasius arcariorum, on conservait au moyen âge — du moins le croyait-on alors — l’anneau épiscopal du saint, aujourd’hui gardé dans l’église de Saint-Charles a’ Catinari, qui lui a succédé à peu près sur le même emplacement.

La messe est entièrement celle du Commun des martyrs pontifes, Sacerdótes Dei.


Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

Bénédiction de saint Blaise.

1. Saint Blaise. — Jour de mort : 3 février, vers 316. Tombeau : à Paris. Image : On le représente en évêque avec un séran de fer (l’instrument de son supplice), avec deux cierges dans la main. Sa vie : Le martyrologe relate : « A Sébaste, en Arménie (Asie Mineure), la mort de saint Blaise, évêque et martyr ; il avait accompli plusieurs miracles, quand le gouverneur Agricolaus le fit battre très longtemps de verges et le fit étendre sur un chevalet de bois. Là, avec des peignes de fer, on lui arracha la chair des os et ensuite on l’enferma dans un horrible cachot. Après avoir essayé en vain de le noyer dans un lac, le juge dont on a parlé le fit décapiter avec deux jeunes compagnons. Déjà avant lui, sept femmes, qu’on avait arrêtées comme chrétiennes, au moment où elles recueillaient, comme une relique, le sang du martyr qui coulait à terre, furent mises à mort par le glaive, après de terribles tortures. » (Cette relation est en grande partie légendaire). Blaise, avant son élévation à l’épiscopat, exerçait la médecine et, en imitation du Sauveur, l’unissait, pour des motifs de zèle pastoral, au ministère sacerdotal. Il souffrit probablement sous Licinius (316). Il compte, comme thaumaturge, parmi les quatorze saints auxquels on a recours dans les besoins extrêmes ; on l’invoque particulièrement dans la détresse spirituelle causée par des péchés graves non avoués, ainsi que contre les maux de gorge. On recourt à lui, dans ce dernier cas, à cause de la guérison miraculeuse d’un enfant qui avait avalé une arête de poisson. C’est pour la même raison que, dans nos régions, on donne, le jour de sa fête, la bénédiction de saint Blaise, contre tous les maux de gorge.

2. La messe (Sacerdótes Dei). — La messe est la seconde du commun d’un martyr pontife. L’entrée du cortège sacerdotal symbolise le vénérable évêque. L’Église exhorte non seulement les prêtres mais encore les laïcs de cœur saint et humble » à louer Dieu et, dans le Benedicite qui suit, toute la création s’unit à ce chant de louange. Les deux lectures représentent le martyr, toutes deux sont riches d’enseignements. Immédiatement après la profession solennelle de saint Pierre, près de Césarée de Philippe, Notre Seigneur entreprend de préparer les siens à sa mort sur la Croix. Il prédit pour la première fois sa Passion et donne son premier sermon de la Croix. Dans ce sermon, il fait un pas de plus. Il ne suffit qu’il souffre lui-même, ses disciples doivent, eux aussi, se charger de leur croix et le suivre. L’Église nous adresse ce sermon de la Croix en la fête de notre saint martyr pontife, car celui-ci l’a mis en pratique dans sa vie. Il s’est renoncé lui-même, il s’est chargé de la croix et il a haï sa vie sur la terre, c’est pourquoi, il a part à la promesse : le Fils de l’Homme viendra dans la majesté de son Père, entouré de ses anges et il donnera la récompense (Év.). Notre saint, au jour de sa mort, a vu le Seigneur venir à lui. A l’Épître, le saint martyr se tient devant nous et nous dit : ce n’est qu’en participant à mes souffrances que vous aurez part à ma « consolation ». Ainsi, nous déposons, à l’Offertoire, notre croix sur l’autel et nous recevons, à la Communion, le gage de la céleste « couronne ornée de pierres précieuses » (Comm.).

3. Les sacramentaux. — Aujourd’hui, l’Église nous donne la bénédiction de saint Blaise. Ceci nous invite à penser aux bénédictions. L’amour maternel de l’Église ne se manifeste pas seulement dans les riches dons, qu’elle nous accorde à pleines mains dans le Sacrifice eucharistique, dans les sacrements et dans le Saint-Office ; il se montre encore dans le souci qu’elle a de nos petits besoins journaliers. Elle nous suit dans nos occupations les plus simples et nous aide dans nos besoins personnels. Et cela, elle le fait au moyen des sacramentaux, que nous appelons aussi bénédictions. Nous Pouvons distinguer trois sortes de sacramentaux : ceux qui nous facilitent la voie de la sainteté, ceux qui rehaussent pour nous le culte divin et ceux qui nous accompagnent dans la vie quotidienne. Les premiers sont les bénédictions d’objets qui servent au culte ; ce dont on se sert pour Dieu doit être séparé du monde qui se trouve encore sous la malédiction du péché, mis à part et sanctifié. Les seconds ont pour objet de donner au culte divin plus d’attrait et d’édification pour notre foi ; à ce second genre appartiennent : tout l’ensemble des cérémonies, l’encens, les lumières, l’eau bénite, les ornements et les vases précieux. Le troisième groupe essaie de faire dériver le flot de la Rédemption jusque dans les occupations ordinaires de la vie de chaque jour. Ce dernier groupe n’est pas encore assez connu et honoré. L’Église a, pour presque chaque objet d’usage dans la vie, pour chaque action et chaque démarche du chrétien, une bénédiction spéciale, pour chaque mal, un adoucissement et une guérison. Dans cette catégorie rentrent : la bénédiction de saint Blaise d’aujourd’hui, en partie la bénédiction des cierges d’hier, la bénédiction des maisons le jour de l’Épiphanie, la bénédiction du vin à la fête de Saint-Jean, la bénédiction des aliments à Pâques, etc. Assurément le chrétien obéit à la parole du Seigneur : « Cherchez d’abord le royaume de Dieu », la vie divine de la grâce est ce qui lui tient le plus au cœur et il se soumet de bon gré à la volonté de Dieu même lorsque quelque désagrément le menace ; mais il sait aussi que la seconde partie de la parole du Sauveur s’applique à lui : « tout le reste vous sera donné par surcroît. »

SOURCE : http://www.introibo.fr/03-02-St-Blaise-eveque-et-martyr#nh1



SAINT BLAISE,

Évêque et Martyr (316)

Saint Blaise fut l'un des saints autrefois les plus populaires et les plus célèbres par l'efficacité de leur intercession. D'abord très habile médecin, et en même temps très vertueux chrétien, il devint évêque de Sébaste, en Arménie, par le choix du peuple, qui l'entourait d'une grande estime. Mais Blaise, inspiré de Dieu, quitta bientôt son siège épiscopal pour s'enfuir sur une montagne solitaire; il y avait pour compagnie les bêtes fauves qui venaient chaque jour visiter et caresser l'homme de Dieu, et recevoir, avec sa bénédiction, la guérison de leurs maux.

Il fut rencontré en son désert par des païens qui, surpris de trouver un homme familièrement entouré de lions, de tigres, de loups et d'ours, allèrent raconter cette nouvelle au gouverneur. Blaise saisi peu de temps après comme chrétien, jusque dans son antre sauvage, exprima sa joie profonde, à la pensée de souffrir pour Jésus-Christ. Arrivé devant le gouverneur: "Insensé, lui dit-il, penses-tu me séparer de Dieu par tes tourments? Non, non, le Seigneur est avec moi, c'est Lui qui me fortifie !"

Les bourreaux le frappèrent à coups de verges et le jetèrent en prison. Quelques jours après, le martyr est rappelé au tribunal: "Choisis, Blaise, lui dit le juge, choisis entre deux partis: ou bien adore nos dieux, et alors tu seras notre ami, ou bien, si tu refuses, tu seras livré aux supplices et tu périras d'une mort cruelle. -- Ces statues que tu adores, reprend l'évêque, ne sont pas des dieux, mais les organes du démon, je ne puis donc les adorer."

Le tyran, le voyant inflexible, ordonna de l'attacher à un chevalet, puis il fit apporter des peignes de fer, avec lesquels on lui déchira le dos et tout le corps. La victime, se tournant toute sanglante vers le gouverneur, lui dit: "Déjà voisin du Ciel, je méprise toutes les choses de ce monde; je me ris de vous et de vos supplices. Ces tourments ne dureront qu'un instant, tandis que la récompense sera éternelle."

Après de nouveaux interrogatoires inutiles, Blaise fut jeté dans le lac voisin pour y être noyé; mais il fit le signe de la Croix et marcha sur les eaux comme sur un terrain solide, à la grande admiration de tous les spectateurs de ce prodige. Le glorieux martyr eut enfin la tête tranchée.

Tandis qu'il était en prison on lui avait amené un enfant sur le point d'être étouffé par une arête de poisson. Blaise le guérit. C'est sans doute pour ce fait qu'on l'invoque spécialement pour les maux de gorge.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

SOURCE : http://www.magnificat.ca/cal/fran/02-03.htm

St. Blaise

Bishop and martyr.

The ninth-century martyrologies of Europe in their lists, which are accompanied by historical notices, give on 15 February the name of St. Blasius, Bishop of Sebaste and martyr. The Greek synaxaria mention him under 11 February. In the oldest known recension of the so-called martyrology of St. Jerome the name of St. Blasius does not appear; it is only in the later, enlarged catalogues that he is mentioned. The historical notices concerning him in the above-mentioned martyrologies and synaxaria rest on the legendary Acts. All the statements agree that St. Blasius was Bishop of Sebaste in Armenia and most of the acounts place his martyrdom in the reign of Licinius (about 316). As these reports may rest on old traditions which are bound up with the veneration of the saint in the Church liturgy, they are not to be absolutely rejected.

It can perhaps be assumed that St. Blasius was a bishop and that he suffered martyrdom at the beginning of the fourth century. All the particulars concerning his life and martyrdom which are found in the Acts are purely legendary and have no claim to historical worth. There are besides various recensions of the text of the Acts. According to the legend Blasius was a physician at Sebaste before he was raised to the episcopal see. At the time of the persecution under Licinius he was taken prisoner at the command of the governor, Agricolaus. The hunters of the governor found him in the wilderness in a cave to which he had retired and while in prison he performed a wonderful cure of a boy who had a fishbone in his throat and who was in danger of choking to death. After suffering various forms of torture St. Blasius was beheaded; the Acts relate also the martyrdom of seven women.

The veneration of the Oriental saint was brought at an early date into Europe, as is shown by the recitals in the historical martyrologies of the ninth century, and the Latin recension of the legend of St. Blasius; so that Blasius became one of the most popular saints of the Middle Ages. The actual reason for the unusual veneration has not yet been made clear. Most probably one ground was that according to the legend he was a physician and wonderful cures were ascribed to him; for this reason the faithful sought his help and intercession when ill. Numberless churches and altars were dedicated to him and many localities (Taranto, Ragusa, the Abbey of St. Blasius in the Black Forest, etc.) claimed to possess some of his relics. He was also one of the Fourteen Holy Martyrs.


In many places on the day of his feast the blessing of St. Blasius is given: two candles are consecrated, generally by a prayer, these are then held in a crossed position by a priest over the heads of the faithful or the people are touched on the throat with them. In other places oil is consecrated in which the wick of a small candle is dipped and the throats of those present are touched with the wick. At the same time the following blessing is given: "Per intercessionem S. Blasii liberet te Deus a malo gutteris et a quovis alio malo" (May God at the intercession of St. Blasius preserve you from throat troubles and every other evil). In some dioceses is added: "in nomine Patris et Filii et Spiritus" and the priest makes the sign of the cross over the faithful. In the Latin Church his feast falls on 3 February, in the Oriental Churches on 11 February. He is represented holding two crossed candles in his hand (the Blessing of St. Blasius), or in a cave surrounded by wild beasts, as he was found by the hunters of the governor.


Kirsch, Johann Peter. "St. Blaise." The Catholic Encyclopedia. Vol. 2. New York: Robert Appleton Company, 1907. 3 Feb. 2016 <http://www.newadvent.org/cathen/02592a.htm>.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/02592a.htm



St. Blaise

Many Catholics might remember Saint Blaise’s feast day because of the Blessing of the Throats that took place on this day. Two candles are blessed, held slightly open, and pressed against the throat as the blessing is said. Saint Blaise’s protection of those with throat troubles apparently comes from a legend that a boy was brought to him who had a fishbone stuck in his throat. The boy was about to die when Saint Blaise healed him.

Very few facts are known about Saint Blaise. We believe he was a bishop of Sebastea in Armenia who was martyred under the reign of Licinius in the early fourth century.

The legend of his life that sprang up in the eighth century tell us that he was born in to a rich and noble family who raised him as a Christian. After becoming a bishop, a new persecution of Christians began. He received a message from God to go into the hills to escape persecution. Men hunting in the mountains discovered a cave surrounded by wild animals who were sick. Among them Blaise walked unafraid, curing them of their illnesses. Recognizing Blaise as a bishop, they captured him to take him back for trial. On the way back, he talked a wolf into releasing a pig that belonged to a poor woman. When Blaise was sentenced to be starved to death, the woman, in gratitude, sneaked into the prison with food and candles. Finally St. Blaise was killed by the governor.

Blaise is the patron saint of wild animals because of his care for them and of those with throat maladies.

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/saint-blaise/


SAINT BLAISE, MARTYR—C. 316
Feast: February 3)


It is not known precisely when or where St. Blaise lived, but according to tradition he was a bishop of Sebaste, Armenia, in the early part of the fourth century, and suffered martyrdom under the Roman emperor Licinius, who had commanded the governor of the province, one Agricolaus, to prevent the spread of Christianity in his territory. After this edict had been promulgated, Blaise fled to the mountains and lived in a cave frequented by wild beasts. He used his skill to heal the animals that he found wounded or sick, and when the emperor's hunters, bent on collecting wild animals for the royal games, discovered him in this cave, they carried him off to Agricolaus as a special prize.

On the way, the story goes, they met a poor woman whose pig had been seized by a wolf. At the command of Blaise, the wolf restored the pig to its owner, alive and unhurt. During the course of this journey he also miraculously cured a child who was choking to death on a fishbone. For this reason St. Blaise is often invoked by persons suffering from throat trouble. When he had reached the capital and was in prison awaiting execution, the old woman whose pig he had saved came to see him, bringing two fine wax candles to dispel the gloom of his dark cell. When he was finally killed, he is supposed to have been tortured with an iron comb or rake, and afterwards beheaded. In the West there was no cult honoring St. Blaise prior to the eighth century.
One of the Fourteen Holy Helpers, his emblems are an iron comb and a wax taper.

This was taken from "Lives of Saints", Published by John J. Crawley & Co., Inc.

Provided Courtesy of:
Eternal Word Television Network
5817 Old Leeds Road
Irondale, AL 35210
www.ewtn.com



St. Blase, Bishop and Martyr

The four modern different Greek acts of this saint are of small authority. Bollandus has supplied this deficiency by learned remarks.

A.D. 316.

HE was bishop of Sebaste in Armenia, and was crowned with martyrdom in the persecution of Licinius, in 316, by the command of Agricolaus, governor of Cappadocia and the lesser Armenia. It is mentioned in the acts of St. Eustratius, who received the crown of martyrdom in the reign of Dioclesian, and is honoured on the 13th of December, that St. Blase, the bishop of Sebaste, honourably received his relics, deposited them with those of St. Orestes, and punctually executed every article of the last will and testament of St. Eustratius. His festival is kept a holiday in the Greek church on the 11th of February. He is mentioned in the ancient Western Martyrologies which bear the name of St. Jerom, Ado and Usuard, with several more ancient manuscript Martyrologies, quoted by Chatelain, which place his name on the 15th. In the holy war his relics were dispersed over the West, and his veneration was propagated by many miraculous cures, especially of sore throats. He is the principal patron of the commonwealth of Ragusa. 1 No other reason than the great devotion of the people to this celebrated martyr of the church seems to have given occasion to the wool-combers to choose him the titular patron of their profession: on which account his festival is still kept by them with a solemn guild at Norwich. Perhaps also his country might in part determine them to this choice: for it seems that the first branch, or at least hint of this manufacture, was borrowed from the remotest known countries of the East, as was that of silk: or the iron combs, with which he is said to have been tormented, gave occasion to this choice.

The iron combs, hooks, racks, swords, and scaffolds, which were purpled with the blood of the martyrs, are eternal proofs of their invincible courage and constancy in the divine service. But are they not at the same time subjects of our condemnation and confusion? How weak are our resolutions! How base our pusillanimity and cowardice in the pursuit of virtue! We have daily renewed our most sacred baptismal engagements, and our purposes of faithfully serving God; these we have often repeated at the feet of God’s ministers, and in presence of his holy altars; and we have often begun our conversion with great fervour. Yet these fair blossoms were always nipped in the bud: for want of constancy we soon fell back into our former sloth and disorders, adding to our other prevarications that of base infidelity. Instead of encountering gibbets and wild beasts, we were scared at the sight of the least difficulty; or we had not courage to make the least sacrifice of our passions, or to repulse the weakest and most contemptible assaults of the world. Its example, or that dangerous company from which we had not resolution to separate ourselves, carried us away: and we had not courage to withstand those very maxims which we ourselves condemn in the moments of our serious reflections, as contrary to the spirit of the gospel. Perhaps we often flew back for fear of shadows, and out of apprehensions frequently imaginary, lest we should forfeit some temporal advantage, some useful or agreeable friend. Perhaps we were overcome by the difficulties which arose barely from ourselves, and wanted resolution to deny our senses, to subdue our passions, to renounce dangerous occasions, or to enter upon a penitential life. Blinded by self-love, have we not sheltered our dastardly pusillanimity under the cloak of pretended necessity, or even virtue?

Note 1. See Bollandus, Pagi ad an. 316. Chatelain, Notes on the Martyr, p. 507. and Jos. Assemani in Cal. Univ. ad 11 Feb. t. 6. p. 123. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume II: February. The Lives of the Saints.  1866.

SOURCE : http://www.bartleby.com/210/2/031.html

Blaise of Sebaste BM (RM)
(also known as Blase, Blasien, Blasius, Biagio)


Died c. 316. As someone who loves to sing and suffers from frequent sore throats, I always look forward to the feast of Saint Blaise. Since the 16th century, the throats of the faithful are blessed on this day using the sacramental of two crossed or intertwined candles. I hope this is still customary in all Catholic churches. The reason for Blaise's patronage of throats is that he reportedly revived a boy who choked to death on a fishbone (in some versions he raised the already dead boy). The candles used during the blessing are derived from the candles brought to Blaise in prison by the grateful mother. (I also wonder if there is some significance to the candles that were blessed the day before at Candlemas--Feast of the Presentation--being used to bless?) In the acta of Saint Eustratius, who perished in 303 under Diocletian, it is said that Blaise received his relics, deposited them with those of Saint Orestes, and executed every article of his last will and testament. This is all that can be confirmed of Saint Blaise with any accuracy as there is no evidence of a cultus for Blaise prior to the 8th century. According to Blaise's legendary acta, which date no earlier than the 8th century, he was born into a rich and noble family, received a Christian education, and was consecrated a bishop of Sebaste, Cappadocia (now Armenia), while still quite young. Blaise was a physician in Sebaste, as well as bishop. As a doctor Blaise went into every home at all hours of the day and night, knew both the rich and the poor, comforted, cured, and advised them all. As a bishop, he did the same thing.



When the governor of Cappadocia and Lesser Armenia, Agricolaus, began persecuting Christians, Bishop Blaise of Sebastea hid in a cave where the wild beasts, including lions, tigers, and bears, tended him because he cared for them whenever they were hurt. His hiding place was discovered by hunters seeking animals for the amphitheatre, who observed him curing sick and wounded animals. Because the wild animals were so tame around him, they thought that Blaise was a wizard and wanted to present him as such to the governor.

As he was being brought to Governor Agricolaus, a poor woman appealed for help because a wolf had taken her pig and Blaise persuaded the wolf to release the pig unharmed. Blaise was presented to the governor, who had him scourged and decided to starve Blaise to death in prison. But his plans were thwarted when the grateful woman secretly brought Blaise food and candles to dispel the darkness of his gloomy prison. When it was discovered that Blaise was still alive, the governor ordered soldiers to rake away the saint's skin with a woolcomb, and then Blaise was beheaded.

This is only one version of Blaise's story. In another he is repeatedly tortured, but refuses to give in. He is thrown into a nearby lake, but the waters remain frozen like ice, unwilling to be an accomplice in the death of this holy man. So, he is finally killed by the sword. Canterbury claimed his relics, and at least four miracles were said to have occurred at his shrine, one dated 1451. Parson Woodforde described a solemn procession in his honor at Norwich on March 24, 1783 (Attwater, Attwater2, Benedictines, Bentley, Coulson, Delaney, Encyclopedia, Farmer, Sheppard, Tabor, Walsh, White).

In art he is a bishop with a metal comb and a tall candle. Sometimes he may be shown: (1) with crozier and two candles (no comb); (2) martyred by being torn with iron combs; (3) in a cave with wild animals; (4) discovered by hunters, a fawn near him (not to be confused with the monk, Saint Giles); (5) blessing the birds in front of a cave; (6) rescuing a poor woman's pig from a wolf; (6) saving the life of a boy who swallowed a fishbone; or (7) with the city of Dubrovnik in his hand or being carried over the city by angels (Roeder). The following images of Blase can be found on the web:

Saint Blaise is the patron of wild animals (Coulson), physicians, sick cattle, wax-chandlers, and woolcombers. He is invoked against afflictions of the throat (Bentley, Roeder). Water with the blessing of Saint Blaise is also given to sick cattle (Farmer). As one of the Fourteen Holy Helpers, Saint Blaise was much venerated throughout Central Europe.


Voir aussi : http://www.communityofhopeinc.org/Prayer%20Pages/Saints/blaise.html

http://www.fisheaters.com/customstimeafterepiphany4.html