jeudi 16 février 2012

Sainte JULIENNE de NICOMÉDIE, vierge et martyre


Martyre

(299)

Parmi les nombreux martyrs de Nicomédie, on a toujours remarqué une illustre vierge, nommée Julienne, qui eut le bonheur insigne, malgré des parents très attachés au culte des faux dieux, d'embrasser le christianisme.

Un jeune homme de haute famille prétendit à sa main; pour se débarrasser de ses importunités, elle lui fit savoir qu'elle était chrétienne et qu'elle ne pouvait se marier qu'à un chrétien. Le jeune homme ayant averti le père de Julienne, celle-ci préféra souffrir à la maison paternelle les fouets, la prison et les fers, plutôt que d'épouser un païen. Le malheureux père abandonna alors sa fille entre les mains de son prétendant, qui était devenu préfet de la ville, et qui la fit comparaître à son tribunal.

La courageuse vierge n'eut d'oreilles ni pour les flatteries ni pour les menaces, et répondit qu'elle ne changerait point de résolution, dût-elle être brûlée vive ou dévorée par les bêtes.

Rarement la fureur d'un juge païen poursuivit une victime avec autant d'acharnement que ce préfet dénaturé. Flagellation sanglante, suspension par les cheveux pendant un temps prolongé, supplice des torches enflammées et des fers rougis au feu, Julienne souffrit tout avec un courage sublime.

Retournée en prison, elle s'y mit en prière, et le démon, sous la forme d'un ange, chercha à ébranler sa fermeté, en lui représentant des supplices plus affreux encore; mais elle invoqua le Seigneur contre le perfide tentateur, et elle entendit une voix du Ciel qui lui dit: "Julienne, aie bon courage, Je suis avec toi." A ces mots, elle se trouva guérie.

Le préfet, l'ayant rappelée devant son tribunal, fut émerveillé de la trouver aussi belle et en aussi bonne santé que jamais. Ne pouvant triompher d'elle, il la fit jeter dans un four embrasé; mais le feu ne put l'atteindre, et ce miracle convertit plus de cinq cents personnes. Une chaudière d'huile bouillante n'eut pas plus de succès. Julienne eut enfin la tête tranchée.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.


SAINTE JULIENNE *

Julienne qui avait été fiancée à Euloge, préfet de Nicomédie, ne voulut s'unir à lui qu'à la condition expresse qu'il recevrait la foi de J.-C. Son père la fit dépouiller, et frapper rudement, puis il la livra au préfet. Celui-ci dit à sa femme. « Ma très chère Julienne, pourquoi m’as-tu trompé au point de me renier de cette façon? » Elle lui répondit : « Quand tu adoreras mon Dieu, j'acquiescerai à tes désirs, autrement tu ne seras jamais mon maître. » Le préfet lui dit : « Ma maîtresse, je ne. puis faire cela, parce que l’empereur me ferait couper la tête. » Julienne reprit: « Si tu crains de la sorte un empereur mortel, comment veux-tu que je ne craigne pas un empereur qui est immortel? Fais tout ce que tu veux, mais tu ne pourras pas me surprendre. » Alors le préfet la fit très durement frapper de verges, et pendre par les cheveux pendant un demi-jour, puis. il ordonna de lui verser sur la tête du plomb fondu. Ce tourment, ne lui ayant fait aucun mal, il l’enchaîna et l’enferma dans une prison : Le diable la vint trouver sous la figure d'un ange, et lui dit: «Julienne, je suis l’ange du Seigneur qui m’a envoyé vers vous afin que je vous exhorte à sacrifier aux dieux, pour que vous ne soyez pas si longtemps tourmentée et que vous ne mouriez pas dans des supplices si cruels. » Alors Julienne se mit à pleurer et elle pria en disant: « Seigneur mon Dieu, ne me laissez pas périr; mais faites-moi connaître quel est celui qui me donne de semblables conseils. » Une voix se fit entendre à elle et lui: dit de se saisir de lui, et de le forcer' à confesser qui il était. Quand elle l’eut tenu et qu'elle lui eut demandé qui il était, il lui dit qu'il était le démon et que son père l’avait envoyé pour la tromper. Julienne lui dit : « Et qui est ton père? » Il répondit : « C'est Beelzébuth qui nous fait commettre toute sorte de mal, et nous fait fouetter rudement, chaque fois que nous avons été vaincus par les chrétiens ; aussi je sais que je suis venu ici pour mon malheur, parce que je n'ai pu te dompter. » Entre autres aveux, il dit qu'il était principalement tenu loin des chrétiens quand on célébrait le mystère du corps du Seigneur, comme aussi dans le moment des prières et des prédications. Alors Julienne 'lui lia les mains derrière le dos et le jetant par terre, elle le frappa très durement avec la chaîne qui lui servait de lien. Le diable poussait des cris et la priait en disant: « Madame Julienne, ayez pitié de moi. » Sur ces entrefaites le préfet, fit tirer Julienne de prison, et en sortant elle traînait derrière elle le démon lié ; or, celui-ci la priait en disant : « Ma dame Julienne, ne me rendez pas davantage ridicule; je ne pourrai plus désormais avoir le dessus sur qui que ce soit : on dit les chrétiens miséricordieux et vous n'avez aucune miséricorde pour moi. » Elle le traîna ainsi à travers toute la place et ensuite elle le jeta dans une latrine.

Arrivée en présence du préfet, elle fut étendue sur une roue, d'une manière si brutale que tous ses os furent disloqués et que la moelle en sortait : mais un ange du Seigneur brisa la roue et la guérit en un instant. Ceux qui furent témoins de ce prodige crurent et furent décapités, les hommes au nombre de cinq cents et les femmes de cent trente. Après quoi Julienne fut jetée dans une chaudière pleine de plomb fondu; mais le plomb se changea en un bain tempéré. Le préfet maudit ses dieux, de ne pouvoir punir une jeune fille qui leur infligeait une si grande injure. Alors il ordonna de lui couper le cou. Comme on là conduisait à l’endroit où elle devait être exécutée, le démon, qu'elle avait battu, apparut sous la figure d'un jeune homme et criait en disant : « Ne l’épargnez pas, parce qu'elle a méprisé vos dieux et qu'elle m’a frappé cette nuit avec violence ; rendez-lui donc ce qu'elle a mérité. » Or, comme Julienne levait les yeux pour voir quel était celui qui parlait de la sorte, le démon s'écria en prenant la fuite : « Hélas! hélas ! que je suis misérable ! je pense encore qu'elle veut me prendre et me lier. » Après que sainte Julienne eut été décapitée, le préfet fut englouti au fond de la mer dans une tempête avec trente-quatre hommes. Leurs corps, ayant été vomis par les flots, furent dévorés par les bêtes et les oiseaux.

* Bollandus a démontré que les actes de sainte Julienne sont authentiques.

La Légende dorée de Jacques de Voragine nouvellement traduite en français avec introduction, notices, notes et recherches sur les sources par l'abbé J.-B. M. Roze, chanoine honoraire de la Cathédrale d'Amiens, Édouard Rouveyre, éditeur, 76, rue de Seine, 76, Paris mdccccii

SOURCE : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome01/045.htm

St. Juliana

Suffered martyrdom during the Diocletian persecution. Both the Latin and Greek Churches mention a holy martyrJuliana in their lists of saints. The oldest historical notice of her is found in the "Martryologium Hieronymianum" for 16 February, the place of birth being given as Cumae in Campania (In Campania Cumbas, natale Julianae). It is true that the notice is contained only in the one chief manuscript of the above-named martyrology (the CodexEpternacensis), but that this notice is certainly authentic is clear from a letter of St. Gregory the Great, which testifies to the special veneration of St. Juliana in the neighbourhood of Naples. A pious matron named Januariabuilt a church on one of her estates, for the consecration of which she desired relics (sanctuaria, that is to say, objects which had been brought into contact with the graves) of Sts. Severinus and Juliana. Gregory wrote toFortunatus, Bishop of Naples, telling him to accede to the wishes of Januaria ("Gregorii Magni epist.", lib. IX, ep. xxxv, in Migne P.L., LXXXVII, 1015). The Acts of St. Juliana used by Bede in his "Martyrologium" are purelylegendary. According to the account given in this legend, St. Juliana lived in Nicomedia and was betrothed to the Senator Eleusius. Her father Africanus was a pagan and hostile to the Christians. In the persecution ofMaximianus, Juliana was beheaded after suffering frightful torturers. Soon after a noble lady, named Sephonia, came through Nicomedia and took the saint's body with her to Italy, and had it buried in Campania. Evidently it was this alleged translation that caused the martyred Juliana, honoured in Nicomedia, to be identified with St. Juliana of Cumae, although they are quite distinct persons. The veneration of St. Juliana of Cumae became very widespread, especially in the Netherlands. At the beginning of the thirteenth century her remains were transferred to Naples. The description of this translation by a contemporary writer is still extant. The feast of thesaint is celebrated in the Latin Church on 16 February, in the Greek on 21 December. Her Acts describe the conflicts which she is said to have with the devil; she is represented in pictures with a winged devil whom she leads by a chain.

Sources

MOMBRITIUS, Sanctuarium, II, fol. 41 v.-43 v.; Acta SS., FEB., II, 808 sqq.; MIGNE, P.G., CXIV, 1437-52; Bibliotheca hagiogr. lat., I, 670 sq.; Bibl. hagiogr. graeca (2nd. ed.), 134; NILLES, Kalendarium manuale, I (2nd ed., Innsbruck, 1896), 359; MAZOCCHI, In vetus S. Neapolitanae ecclesiae Kalendarum commentarius, I (Naples, 1744), 556-9; COCKAYNE, St. Juliana (London, 1872); Vita di S. Giuliana (Novara, 1889); BACKHAUS, Ueber die Quelle der mittelenglischen Legende der hl. Juliana und ihr Verhaltnis zu Cynewulfs Juliana (Halle, 1899).

Kirsch, Johann Peter. "St. Juliana." The Catholic Encyclopedia. Vol. 8. New York: Robert Appleton Company, 1910. 16 Feb. 2017 <http://www.newadvent.org/cathen/08555a.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Michael T. Barrett. Dedicated to the parish of St. Juliana's in Fort Valley, Georgia.

Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. October 1, 1910. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/08555a.htm 


Ce tableau dû à Barré, également auteur de la toile du maître-autel représentant saint Martin, figure le martyre de Julienne de Nicomédie, sainte particulièrement honorée dans la région d'Étampes depuis le Moyen Âge. Invoquée contre les maladies contagieuses et les douleurs de l'accouchement, elle est représentée ici dans la scène du chaudron. Devant son refus d'unir sa vie au païen Euloge, elle est plongée dans un chaudron de plomb fondu, qu'une intervention divine fait instantanément refroidir, et ce malgré les efforts des bourreaux. Julienne, le visage impassible, a les mains enchaînées et réunies en prière.
 (http://fr.topic-topos.com/le-martyre-de-sainte-julienne-puiselet-le-marais)


Juliana of Nicomedia VM (RM)

Died at Cumae or Naples, 305. Juliana's struggle with the devil was one of the favorite stories of the medieval Church. What still fascinates is its deep psychological meaning: for the devil is said to have appeared to the saint as an angel of light. His aim was to persuade her that what she had renounced in this world was in fact good. On the face of it, the devil was right, for Juliana had turned against both her father and her suitor, a Roman prefect named Evilasius.



Her father, Africanus, an ambitious functionary in the Roman legions, despised her simply because she had become a Christian. When her suitor realized that she would not become his wife, he decided that she should be no one's bride. Her calling left her without a family of her own. Both men, failing to get their own way with this determined saint, treated her brutally: Juliana's father scourged and tortured her. Evilasius flung her into jail where she was seen to be fighting with the disguised devil, finally binding him and throwing him to the ground.

Juliana died a martyr's death. First she was partially burned in flames; then she was plunged into a boiling cauldron of oil; finally the long-suffering saint was freed from the torments of this world by the mercifully instantaneous act of beheading.

The Roman Martyrology describes Juliana's suffering at Nicomedia in Asia Minor, but it is more probable that she died in Naples, perhaps Cumae, where her relics are said to be enshrined. Some of them are now in Brussels, Belgium, in the church of Our Lady of Sablon. Though her story was the source of many romantic tales, Juliana is clearly an historical figure as attested by Saint Gregory the Great, who requested relics of her from Bishop Fortunatus of Naples for an oratory that a lady had built on her estate in Juliana's honor, and others. Her cultus in England dates back to Bede's martyrology, and her feast was on the Sarum Calendar (Benedictines, Bentley, Encyclopedia, Farmer, Husenbeth).

In art, Saint Juliana is hung up naked by her hair. Sometimes she may be shown in a cauldron, leading the devil in chains, or crowned wearing a cross on her breast. She is invoked against infectious diseases (Roeder). In the paintings and stained glass of the Middle Ages, Saint Juliana is frequently shown battling with a winged devil; usually she carries a chain in order to bind him (Bentley). She may also be seen with a dragon at her feet (as in stained glass at Martham and on screens at Hampstead and North Elmham, Norfolk) (Farmer).

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0216.shtml




Sainte Paraskevi of Iconium, Sainte Barbara et Sainte Julienne de Nicomédie. 
Неизвестный иконописец, XIV - начало XV века Избранные святые: Параскева, Варвара и Ульяна
Конец XIV - начало XV века Дерево, темпера


Santa Giuliana di Nicomedia Vergine e martire


Nacque intorno al 285 a Nicomedia, oggi Izmit, in Turchia. Nella sua famiglia d'origine era l'unica cristiana. Suo padre in particolare era un seguace zelante delle divinità pagane. All'età di nove anni, sarebbe stata promessa in sposa al prefetto della città, un pagano di nome Eleusio. Secondo gli accordi raggiunti dalle due famiglie, le nozze si sarebbero celebrate quando Giuliana avesse compiuto 18 anni. Ma quel giorno la giovane disse che avrebbe accettato solo se Eleusio si fosse fatto battezzare. Venne quindi denunciata dallo stesso fidanzato come cristiana praticante. Imprigionata, non tornò sulla sua decisione neppure dopo la condanna a morte. Venne quindi decapitata verso il 305, al tempo di Massimiano. L'iconografia la rappresenta spesso insieme ad un diavolo che la tormenta, ma non mancano le raffigurazioni delle torture da lei subite in vita, come l'essere appesa per i capelli o tormentata con il fuoco. (Avvenire)

Etimologia: Giuliana = appartenente alla 'gens Julia', illustre famiglia romana, dal latino

Emblema: Palma

Martirologio Romano: In Campania, santa Giuliana, vergine e martire.

I sinassari bizantini la commemorano al 21 dicembre con una notizia che è un riassunto di una passio ancora inedita. Nel Martirologio Geronimiano si ritrova la sua memoria al 13 e al 16 febbraio. La memoria del 13, che secondo i manoscritti si legge Giuliana o Giuliano, ha dato origine all'immaginario Giuliano martire di Lione del Martirologio Romano allo stesso giorno. Quest'ultima fonte però al 16 febbraio commemora piú giustamente Giuliana, martire di Nicomedia, e menziona la sua traslazione in Campania come già veniva ricordato sia nel Martirologio di Beda, sia in quelli di Floro e di Adone.

Secondo il testo delle passiones, Giuliana era la sola della sua famiglia ad appartenere alla religione cristiana e suo padre Africano era seguace zelante delle divinità pagane. Promessa in matrimonio a un pagano di nome Evilasio, essa dichiarò dapprima che avrebbe sposato solo il prefetto della città, ma, accettata questa condizione, ne rimaneva un'altra: ella non voleva sposare un pagano. Evilasio, allora, irritato dalle esigenze della giovane la fece comparire davanti al suo tribunale. Niente riuscí a farla ritornare sulla sua decisione, né i tormenti, né la prigione. Finalmente fu condannata alla decapitazione consumando cosí il suo martirio. Ciò avveniva al tempo di Massimiano, quindi verso il 305.

Si è tentato di spiegare la divergenza dei giorni di celebrazione della festa di Giuliana fra l'Oriente e l'Occidente, proponendo di vedere nella data del 16 febbraio quella del giorno della traslazione (forse la seconda) delle reliquie della santa martire: queste sarebbero prima state trasferite da Nicomedia a Pozzuoli, poi al momento dell'invasione longobarda (verso il 568) sarebbero state messe al sicuro a Cuma, e di là infine nel 1207, il 25 febbraio, sarebbero state trasportàte a Napoli. Ciò spiega la diffusione del culto della santa in tutta la regione di Napoli come la sua presenza nel Calendario marmoreo del IX sec. Sarebbe certamente difficile chiarire il problema delle traslazioni parziali che potrebbero giustificare le pretese di numerose chiese d'Italia, di Spagna, d'Olanda e di altri paesi di possedere reliquie di Giuliana.

Autore:
Joseph-Marie Sauget


SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/41250