samedi 18 février 2012

Saint SIMÉON de JÉRUSALEM, évêque et martyr


Saint Syméon

Évêque de Jérusalem et martyr (+ 111)

ou Siméon.

"Frère du Seigneur", au même titre que saint Jacques auquel il succéda à la tête de la communauté chrétienne de Jérusalem. Il organisa l'évacuation des chrétiens lors du siège de Jérusalem par les romains en 70. Il fut crucifié par les Romains qui redoutaient une recrudescence du nationalisme juif.
Selon une mauvaise tradition, il serait l'un des quatre fils que saint Joseph aurait eu d'un premier mariage, ce pourquoi il serait "parent du Seigneur". L'histoire nous dit seulement qu'il fut évêque de Jérusalem après la mort de saint Jacques en 62 et qu'il gouverna avec sagesse l'Église-Mère, jusqu'à la persécution qui le fit crucifier.

À Jérusalem, commémoraison de saint Siméon, évêque et martyr. Fils de Cléopas, selon la tradition, et proche parent du Sauveur, il fut ordonné évêque de Jérusalem après le martyre de saint Jacques, frère du Seigneur, et au temps de l'empereur Trajan, l'an 107, il fut accusé d'être un descendant du roi David, torturé et enfin mis en croix.

Martyrologe romain

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/6703/Saint-Symeon.html

Saint Siméon, évêque et martyr

Leçon des Matines avant 1960

Troisième leçon. Siméon, fils de Cléophas, ordonné Évêque de Jérusalem immédiatement après saint Jacques, fut accusé, auprès du consulaire Atticus, sous l’empire de Trajan, d’être chrétien et parent du Christ. A cette époque, on se saisissait de tous ceux qui étaient de la race de David. C’est pourquoi on lui fit souffrir de nombreux tourments, et on le condamna à subir le même genre de mort que notre Sauveur ; tous s’étonnèrent qu’un homme affaibli par l’âge (car il avait cent vingt ans), pût supporter avec tant de courage et de constance les cruelles douleurs du supplice de la croix.


Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Le Cycle nous amène aujourd’hui un vieillard de cent vingt ans, un Évêque, un Martyr. Siméon est l’Évêque de Jérusalem, le successeur de l’Apôtre tint Jacques sur ce siège ; il a connu le Christ, il a été son disciple ; il est son parent selon la chair, de la même maison de David ; fils de Cléophas, et de cette Marie que les liens du sang unissaient de si près à la Mère de Dieu qu’on l’a appelée sa sœur. Que de titres de gloire dans cet auguste vieillard qui vient augmenter le nombre des Martyrs dont la protection encourage l’Église, dans cette partie de l’année où nous sommes ! Un tel athlète, contemporain de la vie mortelle du Christ, un pasteur qui a répété aux fidèles les leçons reçues par lui de la propre bouche du Sauveur, ne devait remonter vers son Maître que par la plus noble de toutes les voies. Comme Jésus, il a été attaché à une croix ; et à sa mort, arrivée en l’an 106, finit la première période de l’Histoire Chrétienne, ce que l’on appelle les Temps Apostoliques. Honorons ce majestueux Pontife en qui se réunissent tant de souvenirs, et prions-le d’étendre sur nous cette paternité dont les fidèles de Jérusalem se glorifièrent si longtemps. Du haut du trône éclatant où il est arrivé par la Croix, qu’il jette un regard sur nous, et qu’il nous obtienne les grâces de conversion dont nos âmes ont tant besoin.

Recevez l’humble hommage de la Chrétienté, sublime vieillard, qui surpassez en grandeur toutes les illustrations humaines. Votre sang est celui même du Christ ; votre doctrine, vous l’avez reçue de sa bouche ; votre charité pour les fidèles, vous l’avez allumée à son cœur ; votre mort n’est que le renouvellement de la sienne. Nous n’avons point l’honneur de pouvoir nous dire, comme vous, les frères du Seigneur ; mais rendez-nous, ô Siméon, attentifs à cette parole qu’il a dite lui-même : « Celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les deux, est pour moi un frère, une sœur, une mère [1]. » Nous n’avons point reçu immédiatement, comme vous, de la bouche de Jésus, la doctrine du salut ; mais nous ne la possédons pas moins pure, au moyen de cette tradition sainte dont vous êtes l’un des premiers anneaux ; obtenez que nous y soyons toujours dociles, et que nos infractions nous soient pardonnées. Une croix n’a pas été dressée pour que nous y soyons cloués par nos membres ; mais ce monde est semé d’épreuves auxquelles le Seigneur a donné lui-même le nom de Croix. Il nous faut les subir avec constance, si nous voulons avoir part avec Jésus dans sa gloire. Demandez, ô Siméon, que nous nous montrions plus fidèles, que notre cœur ne se révolte pas, que nous réparions les fautes que souvent nous avons commises, en voulant nous soustraire à l’ordre de Dieu.

[1] Matth.XII, 5o.

Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Selon une ancienne tradition, ce saint évêque serait le dernier rejeton de la noble race de Jessé, et le lointain parent du Sauveur. De même que Jacques, « frère du Seigneur », il prit pour épouse l’Église de Jérusalem, ut suscitaret semen fratri suo, et couronna son extrême vieillesse par le martyre de la croix.

La fête de saint Siméon est entrée dans le calendrier romain durant le bas moyen âge, sans doute à cause de l’ancienne église qui lui était dédiée dans l’antique Scorticlaria, près du Tibre. Plus tard ce temple a changé de Patron titulaire et a reçu le nom, d’abord du prophète Siméon, et ensuite de sainte Marguerite de Cortone.

La messe est celle du Commun des martyrs pontifes Státuit, la première lecture qui est tirée de la lettre de saint Jacques nous y enseigne que l’épreuve constitue une grâce pour le chrétien, puisque elle est un moyen d’arriver à une plus splendide couronne.

Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

Un parent du Christ.

Saint Siméon. — Parent du Sauveur « selon la chair », saint Siméon qui appartient à l’âge apostolique par ses origines, est une des plus vénérables figures de martyrs de la chrétienté primitive. Fils de Cléophas, il succéda à saint Jacques comme évêque de Jérusalem. Sous l’empereur Trajan, il fut dénoncé au gouverneur Atticus comme chrétien et parent du Christ. Car, à cette époque, on recherchait tous ceux qui descendaient de David. Après avoir souffert de nombreuses tortures, il fut, comme son Sauveur, attaché à la croix. Tous les assistants s’étonnèrent qu’un homme d’un âge si avancé (il avait 120 ans) supportât les indicibles tourments du crucifiement avec tant de constance et de joie. Il mourut le 18 février, vers 106 ap. J.-C. C’est sous son épiscopat qu’eut lieu le siège et la prise de Jérusalem ; il se réfugia temporairement, avec la communauté chrétienne, à Pella. — Nous avons donc devant les yeux, aujourd’hui, dans la liturgie, un vénérable évêque qui, à cent vingt ans, souffrit les tortures du crucifiement. Parent du Christ par le sang, il le devint encore davantage par son martyre et sa mort sur la croix à Jérusalem. Ce saint est puissant pour nous obtenir la force dans notre faiblesse et nous aider à nous débarrasser du fardeau de nos péchés.

La messe. — Du commun (Státuit). Nous essaierons de célébrer le Saint-Sacrifice avec le saint et dans son esprit. La messe a quatre parties : l’enseignement, l’Offrande, la Consécration, la Communion. Je récite le Kyrie en union avec le martyr. Avec quelle ferveur a-t-il dû crier, avant son martyre : Seigneur, ayez pitié de nous. Ensuite, dans le Gloria, je chante avec lui son cantique de louange et d’action de grâces. Mais Siméon est aussi notre prédicateur, dans Épître et dans l’Évangile. « Bienheureux l’homme qui supporte l’épreuve. » Il peut parler ainsi, car il l’a supportée. Aujourd’hui il porte la « couronne de vie ». Maintenant il se tourne vers nous et nous dit : Où sont vos épreuves, vos tentations, comment les supportez-vous ? — Puis il nous parle de la « haine » de tous ceux qu’il aime et de son âme même ; c’est là un rude enseignement. Tout ce qui plaît à l’homme naturel, il faut le sacrifier pour le Christ. Celui qui ne supporte pas avec patience la croix de la vie, avec toutes les épines de sa profession, de son entourage, du sort, celui-là ne peut pas être disciple du Christ. Nous voulons bâtir une tour, c’est-à-dire édifier le royaume de Dieu dans notre âme, est-ce que nous laisserons cette tour inachevée ? Le martyr peut nous adresser cette prédication, car il l’a réalisée dans sa vie. Voici maintenant l’Offertoire : Siméon fait sa dernière Offrande ; avec quelle volonté et quel esprit de sacrifice, avec quel abandon total ! Essayons de l’imiter. Puis vient la Consécration. D’où la mort du martyr tire-t-elle sa sainteté ? de la mort du Christ dans son corps. Enfin c’est la Communion. Nous fêtons aujourd’hui l’éternelle communion de saint Siméon, c’est-à-dire son éternelle union avec le Christ. Comme ses plaies sont désormais brillantes ! Nous recevons nous-mêmes un rayon de cette lumière éternelle.

SOURCE : http://www.introibo.fr/18-02-St-Simeon-eveque-et-martyr

Siméon, fils ou petit-fils de Cléopas, et cousin du Sauveur, était àgé de cent vingt ans. Depuis quelques mois on avait provoqué dans diverses villes de Judée des mouvements populaires dirigés contre les chrétiens. A Jérusalem, la haine des Juifs fit cause commune avec celle des hérétiques ébionites, esséens, elkasaïtes, dont plusieurs étaient à peine chrétiens.Ces malheureux dénoncèrent l'évêque au double titre de chrétien et de descendant de David. Déjà, sous Domitien, l'autorité romaine avait poursuivi quelques pauvres gens apparentés à l'ancienne famille royale, mais ces poursuites s'étaient vite arrêtées devant l'inanité de l'accusation; sous Trajan, on reprit l'affaire, et la double accusation intentée contre le vieil évêque fut accueillie par le légat consulaire de la Palestine Tiberius Claudius Atticus.Parmi ces hérétiques, il s'en trouva qui accusèrent Siméon, fils de Cléophas, d'appartenir à la famille de David et d'être chrétien. Siméon subit le martyre à l'âge de cent vingt ans, sous le règne de Trajan et l'administration d'Atticus, légat consulaire pour la Syrie. Siméon fut donc appelé à comparaître devant Atticus, et torturé pendant plusieurs jours de la façon la plus cruelle, Il ne laissa pas un instant de confesser sa foi, à ce point qu'Atticus lui-même et tous les assistants admirèrent grandement son courage. étonnés qu'un homme âgé de cent vingt ans pût supporter de si nombreuses tortures. On finit par le mettre en croix.

SOURCE :


 « Après le martyre de Jacques et la destruction de Jérusalem qui arriva en ce temps, on raconte que ceux des apôtres et des disciples du Seigneur qui étaient encore en ce monde vinrent de partout et se réunirent en un même lieu avec les parents du Sauveur selon la chair (dont la plupart existaient à cette époque). Ils tinrent conseil tous ensemble pour examiner qui serait jugé digne de la succession de Jacques, et ils décidèrent à l'unanimité que Siméon, fils de ce Clopas dont parle l'Évangile (Συμεῶνα τὸν τοῦ Κλωπᾶ, οὗ καὶ ἡ τοῦ εὐαγγελίου), était capable d'occuper le siège de cette église : il était, dit-on, cousin du Sauveur : Hégésippe raconte en effet que Clopas était le frère de Joseph. »

Eusèbe de CésaréeHistoire ecclésiastique, III, 11

 « À Antioche, après Evodius qui en fut le premier évêque, en ce temps-là, Ignace en a été le second. Siméon fut pareillement le second qui, après le frère de notre Sauveur, eut à cette époque la charge de l'église de Jérusalem. »

Eusèbe de CésaréeHistoire ecclésiastique, III,22

 « Après Néron et Domitien, sous le prince dont nous examinons actuellement l'époque, on raconte que, partiellement et dans certaines villes, le soulèvement des populations excita contre nous une persécution. C'est alors que Siméon, fils de Clopas, dont nous avons dit qu'il était le second évêque de Jérusalem, couronna sa vie par le martyre, comme nous l'avons appris. Ce fait nous est garanti par le témoignage d'Hégésippe, auquel nous avons déjà emprunté maintes citations. Parlant de divers hérétiques, il ajoute qu'à cette époque Siméon eut alors à subir une accusation venant d'eux ; on le tourmenta pendant plusieurs jours parce qu'il était chrétien ; il étonna absolument le juge et ceux qui l'entouraient; enfin, il souffrit le supplice qu'avait enduré le Sauveur. Mais rien ne vaut comme d'entendre l'écrivain dans les termes dont il s'est servi et que voici : “C'est évidemment quelques-uns de ces hérétiques qui accusèrent Siméon, fils de Clopas d'être descendant de David et chrétien ; il subit ainsi le martyre à cent vingt ans sous le règne de Trajan et le consulaire Atticus.” Le même auteur dit encore qu'il arriva à ses accusateurs dans la recherche qu'on fit des rejetons de la race royale des Juifs, d'être mis à mort comme appartenant à cette tribu. Siméon, on peut l'inférer à bon droit, est lui aussi un des témoins qui ont vu et entendu le Seigneur ; on en a la preuve dans sa longévité et dans le souvenir que l'Évangile consacre à Marie, femme de Clopas, qui fut sa mère comme nous l'avons dit plus haut. Le même auteur nous apprend encore que d'autres descendants de Jude, l'un de ceux qu'on disait frères du Seigneur, vécurent jusqu'au temps du même règne de Trajan, après avoir, sous Domitien, rendu témoignage à la foi chrétienne ainsi que nous l'avons déjà noté. Voici ce que nous raconte cet écrivain : “Ils vont donc servant de guides à chaque église en qualité de martyrs et de parents du Seigneur. Grâce à la paix profonde dont l'église entière jouissait alors, ils vivent jusqu'à Trajan. Sous le règne de ce prince, Siméon, dont il a été question plus haut, fils de Clopas, l'oncle du Seigneur, dénoncé par des hérétiques, fut lui aussi jugé comme eux sous le consulaire Atticus, pour le même motif. Ses tortures durèrent de longs jours et il rendit témoignage de sa foi de façon à étonner tout le monde et le consulaire lui-même, qui était surpris de voir une telle patience à un vieillard de cent vingt ans. Il fut condamné à être crucifié.” »

Eusèbe de CésaréeHistoire ecclésiastique, III, 32

 « Le même Hégésippe expose aussi les débuts des hérésies de son temps, en ces termes : “Après Jacques le Juste, qui subit le martyre comme le Seigneur, pour la même doctrine, Siméon, fils de Clopas, oncle du Christ, fut établi second évêque de Jérusalem ; tous le préférèrent parce qu'il était cousin de Jésus…” »

Eusèbe de CésaréeHistoire ecclésiastique, IV, 22

Fils de Cléophas, Siméon est l'Évêque de Jérusalem, le successeur de l'Apôtre Saint Jacques sur ce siège ; il a connu le Christ, il a été son disciple ; il est son parent selon la chair, de la même maison de David ; fils de Cléophas, et de cette Marie que les liens du sang unissaient de si près à la Mère de Dieu qu'on l'a appelée sa sœur. Cet auguste vieillard, contemporain de la vie mortelle du Christ, fut un pasteur qui n'eut de cesse de répéter aux fidèles les leçons reçues de la propre bouche du Sauveur. Sous l’empereur Trajan, il fut dénoncé au gouverneur Atticus comme chrétien et parent du Christ. Car, à cette époque, on recherchait tous ceux qui descendaient de David. Après avoir souffert de nombreuses tortures, il fut, comme son Sauveur, attaché à la croix. il ne devait remonter vers son Maître que par la plus noble de toutes les voies. Tous les assistants s’étonnèrent qu’un homme d’un âge si avancé (il avait 120 ans) supportât les indicibles tourments du crucifiement avec tant de constance et de joie. Il mourut le 18 février, vers 106 ap. J.-C. C’est sous son épiscopat qu’eut lieu le siège et la prise de Jérusalem ; il se réfugia temporairement, avec la communauté chrétienne, à Pella. 

A sa mort, arrivée en l'an 106, finit la première période de l'Histoire Chrétienne que l'on appelle les Temps Apostoliques.

Nous avons donc devant les yeux, aujourd’hui, dans la liturgie, un vénérable évêque qui, à cent vingt ans, souffrit les tortures du crucifiement. Parent du Christ par le sang, il le devint encore davantage par son martyre et sa mort sur la croix à Jérusalem.

Ce saint est puissant pour nous obtenir la force dans notre faiblesse et nous aider à nous débarrasser du fardeau de nos péchés..

En ce jour, prions saint Siméon de soutenir dans ses souffrances et son exil, notre bien aimé Pontife, le pape Paul VI, qu'il nous obtienne le retour de notre Saint Père sur la chaire de Pierre, mais aussi qu'il nous obtienne les grâces de conversion dont nos âmes ont tant besoin, particulièrement en ce temps de Carême qui vient.

SOURCE : http://paulvipapemartyr.over-blog.com/article-saint-simeon-eveque-et-martyr-99606327.html

Saint Simeon of Jerusalem


Also known as
  • Simeon
  • Simon
Profile

Son of Cleophas and related to Jesus. Second bishop of JerusalemTortured and executed in the persecutions of TrajanMartyr.


Saint Simeon was the son of Cleophas, otherwise called Alpheus, who was father also of Saint James the Lesser, the first bishop of Jerusalem, of Saint Jude the Apostle, and of another son named Joseph. Alpheus, according to tradition, was Saint Joseph’s brother; thus Saint Simeon was the nephew of Saint Joseph and the cousin of our Saviour.  

We cannot doubt but that he was an early follower of Christ; tradition assigns the family’s residence to Nazareth. He certainly received the Holy Ghost on the day of Pentecost, with the Blessed Virgin and the Apostles. When the Jews massacred Saint James the Lesser, his brother Simeon reproached them for their atrocious cruelty. After this first bishop of Jerusalem had been put to death in the year 62, that is, twenty-nine years after Our Saviour’s Resurrection, the Apostles and disciples met at Jerusalem to appoint a successor, and unanimously chose Saint Simeon, who had probably already assisted his brother in the government of that Church.

In the year 66 or 67, during which Saints Peter and Paul suffered martyrdom at Rome, civil war broke out in Judea as a result of the hostility of the Jews against the Romans and their seditions. The Christians of Jerusalem were warned by God of the impending destruction of that city. With Saint Simeon at their head, they therefore left it in that year and retired beyond the Jordan to a small city called Pella, before Vespasian, Nero’s General, later Roman Emperor, entered Judea. After the taking and burning of Jerusalem they returned there once more, still under the leadership of Saint Simeon, and settled amid its ruins.

The Jerusalem church flourished again for a few years until razed by Adrian, and multitudes of Jews were converted by the great number of prodigies and miracles wrought in its midst. The emperors Vespasian and Domitian had commanded all to be put to death who were of the race of David; but Saint Simeon escaped their searches. When Trajan renewed the same decree, however, certain heretics and Jews accused the Saint before the Roman governor in Palestine, as being both of the race of David and a Christian.

The holy bishop was condemned to be crucified. He died in the year 107, after having undergone during several days the usual tortures, though he was one hundred and twenty years old. He suffered these torments with so much patience that he won universal admiration. He had governed the Church of Jerusalem for about forty-three years.

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/saint-simeon/


École de Gerard David, Joos van der Burch et Saint Simon of Jerusalem, vers 1493, 
huile sur bois de  chêne, Cambridge, Fogg Art Museum, Harvard University


Simeon of Jerusalem BM (RM)

(also known as Simon of Jerusalem)

Died c. 107. Not all of Jesus's relatives understood His teaching or recognized His divinity. One who did was Simeon, his first cousin. Tradition says that Simeon was the son of Cleophas (Alpheus, brother to Saint Joseph) and Mary (sister-in-law of the Blessed Virgin).

Some think that Simeon was the bridegroom for which Jesus changed the water into wine at Cana.

Some Christians believe that this Simeon was the same person as Jesus's disciple who was nicknamed 'the Zealot' because he belonged to a party of strongly nationalistic Jews. If Simeon and Simon are one, he was also brother to Saint James the Lesser and Saint Jude, apostles, and of Joseph. If they are identical, Simeon was among the band of followers, who, after His Resurrection, devoted themselves to prayer in Jerusalem until the descent of the Holy Spirit to bless and inspire them all.

Saint Epiphanius relates in Panarion seu adversus LXXX haereses (78, c. 14) that when the Jews massacred Saint James the Lesser in 62 AD, Simeon reproached them for their atrocious cruelty. Simeon was unanimously chosen successor to his brother as patriarch of Jerusalem. He was the natural choice because he had probably assisted his brother in the government of that church.

Tradition says that, like Lot in Sodom, Simeon was supernaturally warned of the destruction of Jerusalem by the Romans in AD 66, and withdrew with many fellow-Christians to the small city of Pella, where they remained until it was safe for them to return to Jerusalem after its destruction in AD 70.

Epiphanius and Eusebius assure us, that the church flourished at Pella, and that multitudes of Jews were converted by the great number of prodigies and miracles wrought in it. Nevertheless, already during this early period the Church saw the rise of heresy in the form of the Nazareans, who thought Jesus to be the greatest of prophets but only a man, and the Ebonites and Docetists, which seems to be gnostic sects. The Nazareans joined all the ceremonies of the old law with the new, and observed both the Jewish Sabbath and the Lord's Day (Sunday). Ebion added other errors to these, which Cerenthus had also espoused, and taught many superstitions, permitted divorces, and allowed of the most infamous abominations. The authority of Simeon kept the heretics in some awe during his life, which was the longest upon earth of any of our Lord s disciples. But, as Eusebius says, he was no sooner dead than a deluge of execrable heresies broke out of hell upon the Church, which durst not openly appear during his life.

Simeon's life was never free of danger. He escaped the death ordered by Emperors Vespasian and Domitian when they decreed that all of Jewish origin were to be executed, but finally, during the persecutions of Atticus under the Emperor Trajan in 107, Simeon was caught, tortured, and crucified like his Lord. Reputedly, he was well over 100 (120 by most accounts) years old at the time of his death. Atticus and the executioners expressed admiration of Simeon's fortitude and strength in martyrdom. Tradition places the site of his martyrdom in far-flung Persia, Egypt, or the British Isles (Benedictines, Bentley, Delaney, Encyclopedia, Husenbeth).

In art, Saint Simeon is portrayed as an ancient bishop being crucified (easily confused with Saint Nestor) (Roeder).

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0218.shtml


St. Simeon, Bishop of Jerusalem, Martyr

From Euseb. l. 3. c. 32. Tillem, t. 1. p. 186. and t. 2. Le Quien, Oriens Christ. t. 3. p. 140.

A.D. 116.

ST. SIMEON was the son of Cleophas, otherwise called Alpheus, brother to St. Joseph, and of Mary, sister of the Blessed Virgin. He was therefore nephew both to St. Joseph and to the Blessed Virgin, and cousin-german to Christ. Simeon and Simon are the same name, and this saint is, according to the best interpreters of the holy scripture, the Simon mentioned, 1 who was brother to St. James the Lesser, and St. Jude, apostles, and to Joseph of José. He was eight or nine years older than our Saviour. We cannot doubt but he was an early follower of Christ, as his father and mother and three brothers were, and an exception to that of St. John, 2 that our Lord’s relations did not believe in him. Nor does St. Luke 3 leave us any room to doubt but that he received the Holy Ghost on the day of Pentecost with the Blessed Virgin and the apostles; for he mentions present St. James and St. Jude, and the brothers of our Lord. Saint Epiphanius relates, 4 that when the Jews massacred St. James the Lesser, his brother Simeon reproached them for their atrocious cruelty. St. James, bishop of Jerusalem, being put to death in the year 62, twenty-nine years after our Saviour’s resurrection, the apostles and disciples met at Jerusalem to appoint him a successor. They unanimously chose St. Simeon, who had probably before assisted his brother in the government of that church.

In the year 66, in which SS. Peter and Paul suffered martyrdom at Rome, the civil war began in Judea, by the seditions of the Jews against the Romans. The Christians in Jerusalem were warned by God of the impending destruction of that city, and by a divine revelation 5 commanded to leave it, as Lot was rescued out of Sodom. They therefore departed out of it the same year, before Vespasian, Nero’s general, and afterwards emperor, entered Judæa, and retired beyond the Jordan to a small city called Pella; having St. Simeon at their head. After the taking and burning of Jerusalem, they returned thither again, and settled themselves amidst its ruins, till Adrian afterwards entirely razed it. St. Epiphanius 6 and Eusebius 7 assure us, that the church here flourished extremely, and that multitudes of Jews were converted by the great number of prodigies and miracles wrought in it.

St. Simeon, amidst the consolations of the Holy Ghost and the great progress of the church, had the affliction to see two heresies arise within its bosom, namely, those of the Nazareans and the Ebionites; the first seeds of which, according to St. Epiphanius, appeared at Pella. The Nazareans were a sect of men between Jews and Christians, but abhorred by both. They allowed Christ to be the greatest of the prophets, but said he was a mere man, whose natural parents were Joseph and Mary: they joined all the ceremonies of the old law with the new, and observed both the Jewish Sabbath and the Sunday. Ebion added other errors to these, which Cerenthus had also espoused, and taught many superstitions, permitted divorces, and allowed of the most infamous abominations. He began to preach at Cocabe, a village beyond the Jordan, where he dwelt; but he afterwards travelled into Asia, and thence to Rome. The authority of St. Simeon kept the heretics in some awe during his life, which was the longest upon earth of any of our Lord’s disciples. But, as Eusebius says, he was no sooner dead than a deluge of execrable heresies broke out of hell upon the church, which durst not openly appear during his life.

Vespasian and Domitian had commanded all to be put to death who were of the race of David. St. Simeon had escaped their searches; but Trajan having given the same order, certain heretics and Jews accused him, as being both of the race of David and a Christian, to Atticus, the Roman governor in Palestine. The holy bishop was condemned by him to be crucified: who, after having undergone the usual tortures during several days, which, though one hundred and twenty years old, he suffered with so much patience that he drew on him a universal admiration, and that of Atticus in particular, he died in 107, according to Eusebius in his chronicle, but in 116, according to Dodwell, bishop Loyde, and F. Pagi. He must have governed the church of Jerusalem about forty-three years.

  The eminent saints among the primitive disciples of Jesus Christ, were entirely animated by his spirit, and being dead to the world and themselves, they appeared like angels among men. Free from the secret mixture of the sinister views of all passions, to a degree which was a miracle of grace, they had in all things only God, his will and honour before their eyes, equally aspiring to him through honour and infamy. In the midst of human applause they remained perfectly humbled in the centre of their own nothingness: when loaded with reproaches and contempt, and persecuted with all the rage that malice could inspire, they were raised above all these things so as to stand fearless amidst racks and executioners, inflexibly constant in their fidelity to God, before tyrants, invincible under torments, and superior to them almost as if they had been impassible. Their resolution never failed them, their fervour seemed never slackened. Such wonderful men wrought continual miracles in converting souls to God. We bear the name of Christians, and wear the habit of saints; but are full of the spirit of worldlings, and our actions are infected with its poison. We secretly seek ourselves, even when we flatter ourselves that God is our only aim, and whilst we undertake to convert the world, we suffer it to pervert us. When shall we begin to study to crucify our passions and die to ourselves, that we may lay a solid foundation of true virtue and establish its reign in our hearts?

Note 1. Matt. xiii. 55. [back]

Note 2. John vii. 5. [back]

Note 3. Acts i. 14. [back]

Note 4. Hær. 78. c. 14. [back]

Note 5. Eus. l. 3. c. 5. Epiph. hær. 29. c. 7. hær. 30. c. 2. [back]

Note 6. L. de Pond, et Mensur. c. 15. [back]

Note 7. Demonst. l. 3. c. 5. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume II: February. The Lives of the Saints.  1866.


Менологий Василия II. Мученичество св. Симеона, XIe siècle


San Simeone di Gerusalemme Vescovo e martire


I sec.

È il secondo capo della primitiva comunità cristiana di Gerusalemme. Il secondo vescovo, come lo chiama nella sua «Storia ecclesiastica» Eusebio di Cesarea. Il primo è stato l'apostolo Giacomo di Alfeo, detto il Minore, ucciso nell'anno 63. L'elezione di Simeone è stata riferita da Egesippo, uno dei primissimi scrittori cristiani, forse palestinese, giunto a Roma verso la metà del II secolo. Secondo Eusebio Simeone è uno dei due discepoli che sulla strada di Emmaus incontrarono il Risorto. Simeone guida l'unica comunità cristiana formata interamente da ebrei, e costretta alla migrazione dopo la distruzione di Gerusalemme. La sua terra di rifugio è Petra di Perea, oltre il Giordano, dove una parte dei profughi fisserà la sua dimora. Poco sappiamo però della sua opera. Per lui il tempo della prova arriva con uno degli imperatori romani più illuminati, lo spagnolo Ulpio Traiano, che regna dal 98 al 116. Come i predecessori, considera i cristiani un pericolo per lo Stato, ma vieta le persecuzioni generali. Simeone però viene denunciato da un gruppo di eretici e per questo viene crocifisso.

Etimologia: Simeone = Dio ha esaudito, dall'ebraico

Emblema: Bastone pastorale, Palma

Martirologio Romano: A Gerusalemme, commemorazione di san Simeone, vescovo e martire, che, secondo la tradizione, fu figlio di Cleofa e parente del Salvatore secondo la carne e, ordinato vescovo a Gerusalemme dopo Giacomo, fratello del Signore, durante la persecuzione dell’imperatore Traiano patì molti supplizi e ormai anziano ottenne la gloriosa corona con il martirio della crocifissione. 

E' il secondo capo della primitiva comunità cristiana di Gerusalemme. Il secondo vescovo, come lo chiama nella sua Storia ecclesiastica Eusebio di Cesarea. Il primo è stato l’apostolo Giacomo di Alfeo, detto il Minore, ucciso nell’anno 63. Tuttavia non sembra che Simeone sia stato chiamato subito a succedergli. L’epoca, infatti, è quella del travaglio all’interno del mondo ebraico, che precede la rivolta armata contro il dominio romano. Segue poi la spietata repressione militare, sotto il comando del futuro imperatore Tito, con la devastazione della Città Santa, e col Tempio saccheggiato e distrutto.

L’elezione di Simeone è stata riferita da Egesippo, uno dei primissimi scrittori cristiani, forse palestinese, giunto a Roma verso la metà del II secolo. E sulle sue informazioni lo storico Eusebio scrive: «Dopo il martirio di Giacomo e la caduta di Gerusalemme che subito seguì, narra la tradizione che gli apostoli e i discepoli del Signore che erano ancora in vita [...] si unirono ai parenti del Signore (la maggior parte dei quali era ancora in vita a quel tempo) e tennero consiglio tutti insieme per decidere chi giudicare degno di succedere a Giacomo. All’unanimità tutti designarono vescovo Simeone, figlio di Cleofa che è menzionato nel Vangelo» (Storia ecclesiastica, III,11). Simeone è dunque figlio di Cleofa; è uno dei due discepoli che sulla strada di Emmaus incontrarono il Risorto, senza dapprima riconoscerlo, come scrive san Luca. È ritenuto parente di Gesù attraverso la moglie, forse cugina di Maria di Nazareth.

Simeone è dunque chiamato a guidare l’unica comunità cristiana formata interamente da ebrei, e costretta alla migrazione dopo la distruzione di Gerusalemme. La sua terra di rifugio è Petra di Perea, oltre il Giordano, dove una parte dei profughi fisserà la sua dimora. Lunghissima è la vita di Simeone (si parla di 120 anni), ma della sua opera sappiamo poco. Al tempo di Vespasiano e Domiziano (padre e fratello di Tito), Roma ordina ricerche sui parenti di Gesù: ma solo perché, insieme ad altri, sono discendenti dalla stirpe di Davide, e per ciò stesso sospetti a chi ora ne occupa il regno. Ci sono denunce e arresti, ma nulla si dice di Simeone. Per lui il tempo della prova arriva con uno degli imperatori più illuminati, lo spagnolo UlpioTraiano, che regna dal 98 al 116. Come i predecessori, considera i cristiani un pericolo per lo Stato, ma vieta le persecuzioni generali: dovranno essere colpiti solo su regolare denuncia.

E per Simeone la denuncia arriva, forse per opera di eretici, dice Eusebio di Cesarea: «Accusarono Simeone, figlio di Cleofa, di essere discendente di Davide e cristiano: egli subì così il martirio, all’età di 120 anni, sotto Traiano Cesare e il console Attico»: quest’ultimo governava la Giudea e seguì di persona il giudizio e l’esecuzione, meravigliandosi per il coraggio di Simeone nei “molti giorni” delle torture, alle quali seguì la crocifissione.

Autore: 
Domenico Agasso