samedi 18 février 2012

Saint SIMÉON de JÉRUSALEM, évêque et martyr



Siméon, fils ou petit-fils de Cléopas, et cousin du Sauveur, était àgé de cent vingt ans. Depuis quelques mois on avait provoqué dans diverses villes de Judée des mouvements populaires dirigés contre les chrétiens. A Jérusalem, la haine des Juifs fit cause commune avec celle des hérétiques ébionites, esséens, elkasaïtes, dont plusieurs étaient à peine chrétiens.Ces malheureux dénoncèrent l'évêque au double titre de chrétien et de descendant de David. Déjà, sous Domitien, l'autorité romaine avait poursuivi quelques pauvres gens apparentés à l'ancienne famille royale, mais ces poursuites s'étaient vite arrêtées devant l'inanité de l'accusation; sous Trajan, on reprit l'affaire, et la double accusation intentée contre le vieil évêque fut accueillie par le légat consulaire de la Palestine Tiberius Claudius Atticus.Parmi ces hérétiques, il s'en trouva qui accusèrent Siméon, fils de Cléophas, d'appartenir à la famille de David et d'être chrétien. Siméon subit le martyre à l'âge de cent vingt ans, sous le règne de Trajan et l'administration d'Atticus, légat consulaire pour la Syrie. Siméon fut donc appelé à comparaître devant Atticus, et torturé pendant plusieurs jours de la façon la plus cruelle, Il ne laissa pas un instant de confesser sa foi, à ce point qu'Atticus lui-même et tous les assistants admirèrent grandement son courage. étonnés qu'un homme âgé de cent vingt ans pût supporter de si nombreuses tortures. On finit par le mettre en croix.

SOURCE :
http://www.religion-orthodoxe.com/article-saint-simeon-2e-eveque-de-jerusalem-67465454.html


***
Saint Siméon, évêque et martyr

Leçon des Matines avant 1960

Troisième leçon. Siméon, fils de Cléophas, ordonné Évêque de Jérusalem immédiatement après saint Jacques, fut accusé, auprès du consulaire Atticus, sous l’empire de Trajan, d’être chrétien et parent du Christ. A cette époque, on se saisissait de tous ceux qui étaient de la race de David. C’est pourquoi on lui fit souffrir de nombreux tourments, et on le condamna à subir le même genre de mort que notre Sauveur ; tous s’étonnèrent qu’un homme affaibli par l’âge (car il avait cent vingt ans), pût supporter avec tant de courage et de constance les cruelles douleurs du supplice de la croix.


Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Le Cycle nous amène aujourd’hui un vieillard de cent vingt ans, un Évêque, un Martyr. Siméon est l’Évêque de Jérusalem, le successeur de l’Apôtre tint Jacques sur ce siège ; il a connu le Christ, il a été son disciple ; il est son parent selon la chair, de la même maison de David ; fils de Cléophas, et de cette Marie que les liens du sang unissaient de si près à la Mère de Dieu qu’on l’a appelée sa sœur. Que de titres de gloire dans cet auguste vieillard qui vient augmenter le nombre des Martyrs dont la protection encourage l’Église, dans cette partie de l’année où nous sommes ! Un tel athlète, contemporain de la vie mortelle du Christ, un pasteur qui a répété aux fidèles les leçons reçues par lui de la propre bouche du Sauveur, ne devait remonter vers son Maître que par la plus noble de toutes les voies. Comme Jésus, il a été attaché à une croix ; et à sa mort, arrivée en l’an 106, finit la première période de l’Histoire Chrétienne, ce que l’on appelle les Temps Apostoliques. Honorons ce majestueux Pontife en qui se réunissent tant de souvenirs, et prions-le d’étendre sur nous cette paternité dont les fidèles de Jérusalem se glorifièrent si longtemps. Du haut du trône éclatant où il est arrivé par la Croix, qu’il jette un regard sur nous, et qu’il nous obtienne les grâces de conversion dont nos âmes ont tant besoin.

Recevez l’humble hommage de la Chrétienté, sublime vieillard, qui surpassez en grandeur toutes les illustrations humaines. Votre sang est celui même du Christ ; votre doctrine, vous l’avez reçue de sa bouche ; votre charité pour les fidèles, vous l’avez allumée à son cœur ; votre mort n’est que le renouvellement de la sienne. Nous n’avons point l’honneur de pouvoir nous dire, comme vous, les frères du Seigneur ; mais rendez-nous, ô Siméon, attentifs à cette parole qu’il a dite lui-même : « Celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les deux, est pour moi un frère, une sœur, une mère [1]. » Nous n’avons point reçu immédiatement, comme vous, de la bouche de Jésus, la doctrine du salut ; mais nous ne la possédons pas moins pure, au moyen de cette tradition sainte dont vous êtes l’un des premiers anneaux ; obtenez que nous y soyons toujours dociles, et que nos infractions nous soient pardonnées. Une croix n’a pas été dressée pour que nous y soyons cloués par nos membres ; mais ce monde est semé d’épreuves auxquelles le Seigneur a donné lui-même le nom de Croix. Il nous faut les subir avec constance, si nous voulons avoir part avec Jésus dans sa gloire. Demandez, ô Siméon, que nous nous montrions plus fidèles, que notre cœur ne se révolte pas, que nous réparions les fautes que souvent nous avons commises, en voulant nous soustraire à l’ordre de Dieu.

[1] Matth.XII, 5o.

Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Selon une ancienne tradition, ce saint évêque serait le dernier rejeton de la noble race de Jessé, et le lointain parent du Sauveur. De même que Jacques, « frère du Seigneur », il prit pour épouse l’Église de Jérusalem, ut suscitaret semen fratri suo, et couronna son extrême vieillesse par le martyre de la croix.

La fête de saint Siméon est entrée dans le calendrier romain durant le bas moyen âge, sans doute à cause de l’ancienne église qui lui était dédiée dans l’antique Scorticlaria, près du Tibre. Plus tard ce temple a changé de Patron titulaire et a reçu le nom, d’abord du prophète Siméon, et ensuite de sainte Marguerite de Cortone.

La messe est celle du Commun des martyrs pontifes Státuit, la première lecture qui est tirée de la lettre de saint Jacques nous y enseigne que l’épreuve constitue une grâce pour le chrétien, puisque elle est un moyen d’arriver à une plus splendide couronne.

Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

Un parent du Christ.

Saint Siméon. — Parent du Sauveur « selon la chair », saint Siméon qui appartient à l’âge apostolique par ses origines, est une des plus vénérables figures de martyrs de la chrétienté primitive. Fils de Cléophas, il succéda à saint Jacques comme évêque de Jérusalem. Sous l’empereur Trajan, il fut dénoncé au gouverneur Atticus comme chrétien et parent du Christ. Car, à cette époque, on recherchait tous ceux qui descendaient de David. Après avoir souffert de nombreuses tortures, il fut, comme son Sauveur, attaché à la croix. Tous les assistants s’étonnèrent qu’un homme d’un âge si avancé (il avait 120 ans) supportât les indicibles tourments du crucifiement avec tant de constance et de joie. Il mourut le 18 février, vers 106 ap. J.-C. C’est sous son épiscopat qu’eut lieu le siège et la prise de Jérusalem ; il se réfugia temporairement, avec la communauté chrétienne, à Pella. — Nous avons donc devant les yeux, aujourd’hui, dans la liturgie, un vénérable évêque qui, à cent vingt ans, souffrit les tortures du crucifiement. Parent du Christ par le sang, il le devint encore davantage par son martyre et sa mort sur la croix à Jérusalem. Ce saint est puissant pour nous obtenir la force dans notre faiblesse et nous aider à nous débarrasser du fardeau de nos péchés.

La messe. — Du commun (Státuit). Nous essaierons de célébrer le Saint-Sacrifice avec le saint et dans son esprit. La messe a quatre parties : l’enseignement, l’Offrande, la Consécration, la Communion. Je récite le Kyrie en union avec le martyr. Avec quelle ferveur a-t-il dû crier, avant son martyre : Seigneur, ayez pitié de nous. Ensuite, dans le Gloria, je chante avec lui son cantique de louange et d’action de grâces. Mais Siméon est aussi notre prédicateur, dans Épître et dans l’Évangile. « Bienheureux l’homme qui supporte l’épreuve. » Il peut parler ainsi, car il l’a supportée. Aujourd’hui il porte la « couronne de vie ». Maintenant il se tourne vers nous et nous dit : Où sont vos épreuves, vos tentations, comment les supportez-vous ? — Puis il nous parle de la « haine » de tous ceux qu’il aime et de son âme même ; c’est là un rude enseignement. Tout ce qui plaît à l’homme naturel, il faut le sacrifier pour le Christ. Celui qui ne supporte pas avec patience la croix de la vie, avec toutes les épines de sa profession, de son entourage, du sort, celui-là ne peut pas être disciple du Christ. Nous voulons bâtir une tour, c’est-à-dire édifier le royaume de Dieu dans notre âme, est-ce que nous laisserons cette tour inachevée ? Le martyr peut nous adresser cette prédication, car il l’a réalisée dans sa vie. Voici maintenant l’Offertoire : Siméon fait sa dernière Offrande ; avec quelle volonté et quel esprit de sacrifice, avec quel abandon total ! Essayons de l’imiter. Puis vient la Consécration. D’où la mort du martyr tire-t-elle sa sainteté ? de la mort du Christ dans son corps. Enfin c’est la Communion. Nous fêtons aujourd’hui l’éternelle communion de saint Siméon, c’est-à-dire son éternelle union avec le Christ. Comme ses plaies sont désormais brillantes ! Nous recevons nous-mêmes un rayon de cette lumière éternelle.

SOURCE : http://www.introibo.fr/18-02-St-Simeon-eveque-et-martyr




Saint Simeon was the son of Cleophas, otherwise called Alpheus, who was father also of Saint James the Lesser, the first bishop of Jerusalem, of Saint Jude the Apostle, and of another son named Joseph. Alpheus, according to tradition, was Saint Joseph’s brother; thus Saint Simeon was the nephew of Saint Joseph and the cousin of our Saviour.  

We cannot doubt but that he was an early follower of Christ; tradition assigns the family’s residence to Nazareth. He certainly received the Holy Ghost on the day of Pentecost, with the Blessed Virgin and the Apostles. When the Jews massacred Saint James the Lesser, his brother Simeon reproached them for their atrocious cruelty. After this first bishop of Jerusalem had been put to death in the year 62, that is, twenty-nine years after Our Saviour’s Resurrection, the Apostles and disciples met at Jerusalem to appoint a successor, and unanimously chose Saint Simeon, who had probably already assisted his brother in the government of that Church.

In the year 66 or 67, during which Saints Peter and Paul suffered martyrdom at Rome, civil war broke out in Judea as a result of the hostility of the Jews against the Romans and their seditions. The Christians of Jerusalem were warned by God of the impending destruction of that city. With Saint Simeon at their head, they therefore left it in that year and retired beyond the Jordan to a small city called Pella, before Vespasian, Nero’s General, later Roman Emperor, entered Judea. After the taking and burning of Jerusalem they returned there once more, still under the leadership of Saint Simeon, and settled amid its ruins.

The Jerusalem church flourished again for a few years until razed by Adrian, and multitudes of Jews were converted by the great number of prodigies and miracles wrought in its midst. The emperors Vespasian and Domitian had commanded all to be put to death who were of the race of David; but Saint Simeon escaped their searches. When Trajan renewed the same decree, however, certain heretics and Jews accused the Saint before the Roman governor in Palestine, as being both of the race of David and a Christian.

The holy bishop was condemned to be crucified. He died in the year 107, after having undergone during several days the usual tortures, though he was one hundred and twenty years old. He suffered these torments with so much patience that he won universal admiration. He had governed the Church of Jerusalem for about forty-three years.

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/saint-simeon/

Simeon of Jerusalem BM (RM)
(also known as Simon of Jerusalem)

Died c. 107. Not all of Jesus's relatives understood His teaching or recognized His divinity. One who did was Simeon, his first cousin. Tradition says that Simeon was the son of Cleophas (Alpheus, brother to Saint Joseph) and Mary (sister-in-law of the Blessed Virgin).


Some think that Simeon was the bridegroom for which Jesus changed the water into wine at Cana.

Some Christians believe that this Simeon was the same person as Jesus's disciple who was nicknamed 'the Zealot' because he belonged to a party of strongly nationalistic Jews. If Simeon and Simon are one, he was also brother to Saint James the Lesser and Saint Jude, apostles, and of Joseph. If they are identical, Simeon was among the band of followers, who, after His Resurrection, devoted themselves to prayer in Jerusalem until the descent of the Holy Spirit to bless and inspire them all.

Saint Epiphanius relates in Panarion seu adversus LXXX haereses (78, c. 14) that when the Jews massacred Saint James the Lesser in 62 AD, Simeon reproached them for their atrocious cruelty. Simeon was unanimously chosen successor to his brother as patriarch of Jerusalem. He was the natural choice because he had probably assisted his brother in the government of that church.

Tradition says that, like Lot in Sodom, Simeon was supernaturally warned of the destruction of Jerusalem by the Romans in AD 66, and withdrew with many fellow-Christians to the small city of Pella, where they remained until it was safe for them to return to Jerusalem after its destruction in AD 70.

Epiphanius and Eusebius assure us, that the church flourished at Pella, and that multitudes of Jews were converted by the great number of prodigies and miracles wrought in it. Nevertheless, already during this early period the Church saw the rise of heresy in the form of the Nazareans, who thought Jesus to be the greatest of prophets but only a man, and the Ebonites and Docetists, which seems to be gnostic sects. The Nazareans joined all the ceremonies of the old law with the new, and observed both the Jewish Sabbath and the Lord's Day (Sunday). Ebion added other errors to these, which Cerenthus had also espoused, and taught many superstitions, permitted divorces, and allowed of the most infamous abominations. The authority of Simeon kept the heretics in some awe during his life, which was the longest upon earth of any of our Lord s disciples. But, as Eusebius says, he was no sooner dead than a deluge of execrable heresies broke out of hell upon the Church, which durst not openly appear during his life.

Simeon's life was never free of danger. He escaped the death ordered by Emperors Vespasian and Domitian when they decreed that all of Jewish origin were to be executed, but finally, during the persecutions of Atticus under the Emperor Trajan in 107, Simeon was caught, tortured, and crucified like his Lord. Reputedly, he was well over 100 (120 by most accounts) years old at the time of his death. Atticus and the executioners expressed admiration of Simeon's fortitude and strength in martyrdom. Tradition places the site of his martyrdom in far-flung Persia, Egypt, or the British Isles (Benedictines, Bentley, Delaney, Encyclopedia, Husenbeth).

In art, Saint Simeon is portrayed as an ancient bishop being crucified (easily confused with Saint Nestor) (Roeder).