mardi 21 mai 2013

Saints CRISTOBAL MAGALLANES et ses 24 compagnons, martyrs


Saints Cristóbal Magallanes et ses 24 compagnons

martyrs mexicains (✝ 1927)

Saint Christophe (Cristobal) Magallanes Jara - né le 30 juillet 1869 à Totaltiche (Jalisco – Diocèse de Guadalajara) - mort le 25 mai 1927 à Colotlan (Jalisco – Diocèse de Zacatecas)

Prêtre - Martyr du Groupe des 25 martyrs du Mexique (1915-1937)

Prêtre le 17 septembre 1899. Directeur prudent de ses frères prêtres, attentif aux vocations sacerdotales. Missionnaire parmi les indigènes et très fervent envers la Vierge. Quand les persécuteurs de l'Église fermèrent le Séminaire de Guadalajara, il s'offrit pour fonder dans sa paroisse un Séminaire pour protéger, orienter et former les futurs prêtres. Devant le bourreau qui allait le fusiller il eut la force de réconforter son camarade de martyre, le Père Agustín Caloca, en lui disant: "Reste tranquille, mon fils, seulement un moment et puis le ciel". Puis, en se tournant vers la troupe, il s'exclama: "Je meurs innocent et je demande à Dieu que mon sang serve pour l'union de mes frères mexicains."

Béatifié le 22 novembre 1992 et canonisé le 21 mai 2000 à Rome par Jean Paul II.

Source: 25 martyrs du Mexique (1915 - 1937) SS. Cristobal Magallanes et 24 compagnons

"Au cours du pèlerinage jubilaire des Mexicains, l'Église est heureuse de proclamer saints ces fils du Mexique: Cristóbal Magallanes et 24 compagnons martyrs, prêtres et laïcs...

Cristóbal Magallanes et ses 24 compagnons, martyrs au cours des trente premières années du XXème siècle. La majeure partie appartenait au clergé séculier et trois d'entre eux étaient des laïcs profondément engagés dans l'assistance aux prêtres. Ils n'abandonnèrent pas le courageux exercice de leur ministère lorsque la persécution religieuse s'accrut sur la terre mexicaine bien-aimée, déchaînant la haine contre la religion catholique. Tous acceptèrent librement et sereinement le martyre comme témoignage de leur propre foi, pardonnant de façon explicite à leurs persécuteurs. Fidèles à Dieu et à la foi catholique enracinée dans les communautés ecclésiales qu'ils servaient, promouvant également leur bien-être matériel, ils sont aujourd'hui un exemple pour toute l'Eglise et pour la société mexicaine en particulier."

(…)

Le P. Christophe Magallanes (1869-1927) et ses 24 compagnons, prêtres et laïcs, martyrs du Mexique; le P. Christophe a été béatifié en 1992. Au Mexique, dès 1913, un décret ordonne la fermeture des églises et l'arrestation des prêtres. On interdit de dire "adios" ou "Si Dieu le veut" ("si Dios quiere"), de sonner les cloches, d'apprendre à prier aux enfants; on détruit les églises, expulse les congrégations religieuses, on met hors-la-loi les organisations professionnelles non gouvernementales, l'enregistrement des prêtres est rendu obligatoire. En 1924-1928, le général Plutarco Elias Calles, qui a juré de détruire la foi chrétienne, mène une politique anticléricale et provoque le soulèvement des "Cristeros" qui résistent (1926-1929). Ils affrontent les régiments du pouvoir, qui entrent à cheval dans les églises, profanent le Saint-Sacrement, et se déchaînent. Vingt-deux des martyrs dont on fait mémoire aujourd'hui étaient des prêtres diocésains, comme Christophe Magallanes, et trois d'entre eux étaient des jeunes de l'action catholique. L'un d'eux, Manuel Morales, âgé de 28 ans, était marié et père de trois petits enfants. Avant d'être fusillé, il s'exclama: "Je meurs, mais Dieu ne meurt pas, il aura soin de ma femme et de mes enfants".

Le 21 mai au martyrologe romain: Mémoire des saints Christophe Magallanès, prêtre, et de ses compagnons: les saints Romain Adame, Rodrigue Aguilar, Jules Alvarez, Louis Batis Sainz, Augustin Caloca, Matthieu Correa, Atila Cruz, Michel de la Mora, Pierre Esqueda Ramirez, Marguerite Flores, Joseph Isabel Flores, David Galvan, Pierre Maldonado, Jésus Mendez, Justin Orona, Sabas Reyes, Joseph-Marie Robles, Turibio Romo, Janvier Sanchez Delgadillo, Tranquillin Ubiarco et David Uribe, prêtres; Emmanuel Morales, Sauveur Lara Puente et David Roldan Lara, laïcs., martyrs, qui de 1926 à 1928, dans différentes régions du Mexique, furent persécutés en haine du nom chrétien et de l’Église catholique et, pour avoir confessé leur foi dans le Christ Roi, reçurent la couronne du martyre.

Le 25 mai au martyrologe romain: À Catatlan, au pays de Guadalajara au Mexique, en 1927, la passion de saint Christophe Magallanès et Augustin Caloca, prêtres et martyrs, victimes de la persécution religieuse en ce pays. Prêtres dans la même paroisse, ils furent fusillés ensemble. Leur mémoire est célébrée le 21 mai avec celle de leurs compagnons.

Martyrologe romain


MAGALLANES JARA

Prénom: Christophe (Cristobal)

Pays: Mexique

Naissance: 30.07.1869 à Totaltiche (Jalisco – Diocèse de Guadalajara)

Mort: 25.05.1927 à Colotlan (Jalisco – Diocèse de Zacatecas)

Etat: Prêtre - Martyr du Groupe des 25 martyrs du Mexique (1915-1937) 2

Prêtre le 17.09.1899. Directeur prudent de ses frères prêtres, attentif aux vocations sacerdotales. Missionnaire parmi les indigènes et très fervent envers la Vierge. Quand les persécuteurs de l'Église fermèrent le Séminaire de Guadalajara, il s'offrit pour fonder dans sa paroisse un Séminaire pour protéger, orienter et former les futurs prêtres. Devant le bourreau qui allait le fusiller il eut la force de réconforter son camarade de martyre, le Père Agustín CALOCA 2 , en lui disant: "Restes tranquille, mon fils, seulement un moment et puis le ciel". Puis, en se tournant vers la troupe, il s'exclama: "Je meurs innocent et je demande à Dieu que mon sang serve pour l'union de mes frères mexicains."

Béatification: 22.11.1992 à Rome par Jean Paul II

Canonisation: 21.05.2000 à Rome par Jean Paul II

Fête: 21 mai

l’Osservatore Romano: 1992 n.48 - 2000 n.22 p.5-7

Documentation Catholique: 1993 n.1 p.49


25 martyrs du Mexique (1915 - 1937)

SS. Cristobal MAGALLANES et 24 compagnons

Béatification: 22.11.1992 à Rome par Jean Paul II

Canonisation: 21.05.2000 à Rome par Jean Paul II

Fête: 21 mai

Note:. 22 prêtres et 3 laïcs. Martyrs entre 1915 et 1937.

l’Osservatore Romano: 1992 n.48 - 2000 n.22 p.5-7

la Documentation Catholique: 1993 n.1 p.49

Ce sont :
ADAME ROSALES, Roman
AGUILAR ALEMAN, Rodrigue (Rodrigo)


ALVAREZ MENDOZA, Jules (Julio)
BATIS SAINZ, Louis (Luis)
CALOCA CORTÉS, Augustin (Agustin)
CORREA MAGALLANES, Matthieu (Mateo)


CRUZ ALAVARADO, Atilano
DE LA MORA DE LA MORA, Michel (Miguel)
ESQUEDA RAMIREZ, Pierre (Pedro)


FLORES GARCIA, Margarito


FLORES VARELA, Joseph (José Isabel)


GALVAN BERMUDEZ, David


LARA PUENTE, Salvador
MAGALLANES JARA, Christophe (Cristobal)
MALDONADO LUCERO, Pierre de Jésus (Pedro de Jesus)


MENDEZ MONTOYA, Jésus (Jesus)
MORALES, Emmanuel (Manuel)
ORONA MADRIGAL, Justin (Justino)
REYES SALAZAR, Sabas
ROBLES HURTADO, Joseph Marie (José Maria)


ROLDAN LARA, David


ROMO GONZALES, Turribe (Toribio)
SANCHEZ DELGADILLO, Janvier (Jenaro)


UBIARCO ROBLES, Tranquilino
URIBE VELASCO, David


Avec ces 25 martyrs sont canonisés le même jour le Prêtre José Maria de Yermo y Parres, fondateur d'une Congrégation religieuse féminine, et Maria di Jesus Sacramentado Venegas de la Torre, fondatrice des Filles du Sacré-Cœur de Jésus.

Après le régime autoritaire du général Porfirio Diaz (1876-1911) le Mexique entre dans une période d’instabilité politique, et même de guerre civile (1914-1917), marquée par un caractère anticlérical prononcé jusqu’à la veille de la 2e guerre mondiale. Ainsi dès 1913, un décret ordonne la fermeture des églises et l'arrestation des prêtres. On interdit de dire "adios" ou "Si Dieu le veut" ("si Dios quiere"), de sonner les cloches, d'apprendre à prier aux enfants; on détruit les églises, expulse les congrégations religieuses, on met hors-la-loi les organisations professionnelles non gouvernementales, l'enregistrement des prêtres est rendu obligatoire. En visite au Vatican en 1915, l’archevêque de Guadalajara dit à Benoît XV : « Nous payons les fautes de nos pères – Les cruautés des conquistadores ? demande le pape. Et l’évêque de répondre : Moins ces cruautés que l’erreur d’avoir écarté les indigènes du sacerdoce ». On sait que les ‘Indios’ étaient déconsidérés. Quant au clergé alors en place, il n’est pas toujours à la hauteur. On lui reproche souvent d’être intéressé et dissolu. (Graham Green, dans son roman “La Puissance et la gloire”, dresse le portrait saisissant d’un prêtre à la fois trop humain et plein de foi.) En 1917, une Constitution anticléricale est votée. Elle est d’abord appliquée avec un certain pragmatisme par le général ‘indios’ Obregon, un anticlérical qui agit cependant avec prudence dans les régions où la foi est plus vive.

Par contre, avec l’arrivée au pouvoir du général Plutarco Elias Calles en 1924, cette Constitution est appliquée strictement, et des décrets d’application sont promulgués; on a appelé le tout “les lois Calles”. La persécution devient plus violente. Pour Calles, le catholicisme est incompatible avec l’État. Un catholique ne peut être un bon citoyen puisque sa loyauté première est à Rome. Il faut remarquer qu’à partir de 1917, la “Révolution mexicaine” s’inspire de plus en plus de la révolution bolchevique. Le général Calles jure de détruire la foi chrétienne. Alors, un mouvement spontané de résistance naît dans le peuple. L’Église ne s’en mêle pas, même si quelques prêtres s’y engagent, pas toujours de façon heureuse d’ailleurs. Le peuple autochtone des Indios montre par là que sa religion n’est pas toujours aussi superstitieuse et syncrétique qu’on le dit. Le soulèvement, formé essentiellement de paysans, concerne surtout la région du Centre-Ouest (Jalisco). “Ils s’avancent comme en pèlerinage”, mais sont accueillis par l’armée à coups de fusils et de mitrailleuses, et dispersés sans peine. A plusieurs reprises, ils sont battus en terrain découvert et le gouvernement ne s’inquiète pas, au contraire. Mais, à chaque fois ils se replient dans les montagnes et font de la "guerrilla". Ceux qui sont faits prisonniers sont exécutés par la troupe et ils meurent en criant : "Vive le Christ-Roi!" On les appelle "Cristeros" par dérision, mais ensuite, ils revendiquent ce nom. Parmi eux, il y a des prêtres, non engagés dans le mouvement armé, mais continuant à se prodiguer pacifiquement au soin des âmes. Certains seront béatifiés. Ce mouvement de résistance, “le movimento cristero”, dure de 1926 à 1929. L’État comprend qu’il n’en viendra pas à bout. Quant à Pie XI, dès le début, il a condamné cette persécution, notamment avec l’encyclique “Iniquitates afflictusque” (1926). Mais pour sauver un minimum de liberté à l’Église, il est prêt, selon sa boutade, à “traiter avec le diable en personne”. Finalement, on aboutit aux accords (‘arreglia’) du 21 juin 1929. Les cloches sonnent à nouveau. Mais les cristeros se sentent oubliés. Les accords ont été traités sans eux. D’ailleurs, les lois anticléricales ne sont pas abrogées, mais leur application est seulement suspendue ; c’est un modus vivendi. Et de plus, la persécution reprend. Beaucoup de cristeros, qui ont rendu loyalement leurs armes par obéissance au Pape, sont alors assassinés. Pie XI proteste contre cette violation des accords par l’encyclique “Acerbo nimis” en 1932, mais il cherche à éviter la rupture avec le gouvernement. Quant à la "guerrilla", elle reprend (1932-1938) mais affaiblie, car l’épiscopat mène une politique d’apaisement et excommunie les catholiques qui reprennent le maquis. Rome et l’épiscopat voient sans doute sur le long terme, mais sur le coup, les cristeros, ne comprennent pas. Pourtant, ils se soumettent. A la veille de la guerre de 1939, une évolution se dessine ; des équipes beaucoup moins teintées de marxisme arrivent au pouvoir et les lois religieuses reçoivent une application plus souple. L’Église mexicaine se réorganise.

Les pauvres cristeros resteront longtemps oubliés, officiellement, même par la hiérarchie catholique. La béatification de 1992 est venue les remettre en lumière. Beaucoup mouraient en criant aussi « Vive le Pape ! » et « Vive Notre-Dame de Guadalupe ! » Aussi, lors de leur canonisation qui a suivi en l’an 2000, Jean-Paul II a-t-il pu déclarer: "Le peuple mexicain s'est toujours distingué par son grand amour pour Dieu, la Vierge, l'Église et le Pape." Le pape Benoît XVI procède à la béatification d’un nouveau groupe en 2005. Ainsi les cristeros entrent-ils glorieusement dans l’histoire de l’Église, et l’histoire tout court !




HOMÉLIE DE SA SAINTETÉ JEAN PAUL II



CANONISATIONS DE 27 NOUVEAUX SAINTS



Dimanche 21 mai 2000


1. "N'aimons ni de mots ni de langue, mais en actes et en vérité" (1 Jn 3, 18). Cette exhortation, tirée de l'Apôtre Jean dans le texte de la seconde lecture de cette célébration, nous invite à imiter le Christ en vivant dans le même temps en étroite union avec Lui. Jésus lui-même nous l'a dit dans l'Evangile qui vient d'être proclamé: "De même que le sarment ne peut de lui-même porter du fruit s'il ne demeure sur la vigne, ainsi vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi" (Jn 15, 4).

A travers l'union profonde avec le Christ, commencée dans le Baptême et alimentée par la prière, par les sacrements et par la pratique des vertus évangéliques, des hommes et des femmes de toutes les époques, en tant que fils de l'Eglise, ont atteint l'objectif de la sainteté. Ils sont saints car ils ont placé Dieu au centre de leur vie et ont fait de la recherche et de la diffusion de son Royaume la raison de leur existence; saints car leurs oeuvres continuent à parler de leur amour total pour le Seigneur et leurs frères, portant des fruits abondants, grâce à leur foi vivante en Jésus-Christ et à leur engagement à aimer, même leurs ennemis, comme Il nous a aimés.

2. Au cours du pèlerinage jubilaire des Mexicains, l'Eglise est heureuse de proclamer saints ces fils du Mexique: Cristóbal Magallanes et 24 compagnons martyrs, prêtres et laïcs; José María de Yermo y Parres, prêtre fondateur des Religieuses servantes du Sacré-Coeur de Jésus, et María de Jesús Sacramentado Venegas, fondatrice des Filles du Sacré-Coeur de Jésus.

Pour participer à cette célébration solennelle, honorant ainsi la mémoire de l'Eglise et de votre patrie, vous, pèlerins mexicains, êtes venus en grand nombre, accompagnés d'un groupe nombreux d'évêques. Je vous salue tous avec une grande affection. L'Eglise qui est au Mexique se réjouit de pouvoir compter sur ces intercesseurs dans le ciel, modèles de charité suprême, ayant suivi les traces de Jésus-Christ. Tous donnèrent leur propre vie à Dieu et à leurs frères, à travers le martyre ou le chemin de l'offrande généreuse au service des indigents. La fermeté de leur foi et l'espérance les soutinrent dans les diverses épreuves auxquelles ils furent confrontés. Ils constituent un héritage précieux, fruit de la foi enracinée dans les terres mexicaines, qui, à l'aube du troisième millénaire du christianisme, doit être conservée et revitalisée afin que vous puissiez continuer à être fidèles au Christ et à son Eglise, comme vous l'avez fait par le passé. Mexique, sois toujours fidèle!

3. Dans la première lecture, nous avons entendu la façon dont Paul agissait à Jérusalem: "prêchant avec assurance au nom du Seigneur. Il s'adressait aussi aux Hellénistes et discutait avec eux; mais ceux-ci machinaient sa perte" (Ac 9, 28-29). Avec la mission de Paul se prépare l'oeuvre de propagation de l'Eglise, qui apporte le message évangélique en chaque lieu. Dans cette oeuvre, les persécutions et les violences contre les annonciateurs de la Bonne Nouvelle n'ont jamais manqué. Toutefois, au-delà des adversités humaines, l'Eglise peut compter sur la promesse de l'assistance divine. C'est pourquoi nous avons entendu que "les Eglises jouissaient de la paix... elles s'édifiaient et vivaient dans la crainte du Seigneur, et elles étaient comblées de la consolation du Saint-Esprit" (Ac 9, 31).

Nous pouvons appliquer ce passage des Actes des Apôtres à la situation que durent vivre Cristóbal Magallanes et ses 24 compagnons, martyrs au cours des trente premières années du XXème siècle. La majeure partie appartenait au clergé séculier et trois d'entre eux étaient des laïcs profondément engagés dans l'assistance aux prêtres. Ils n'abandonnèrent pas le courageux exercice de leur ministère lorsque la persécution religieuse s'accrut sur la terre mexicaine bien-aimée, déchaînant la haine contre la religion catholique. Tous acceptèrent librement et sereinement le martyre comme témoignage de leur propre foi, pardonnant de façon explicite à leurs persécuteurs. Fidèles à Dieu et à la foi catholique enracinée dans les communautés ecclésiales qu'ils servaient, promouvant également leur bien-être matériel, ils sont aujourd'hui un exemple pour toute l'Eglise et pour la société mexicaine en particulier.

Après les dures épreuves que l'Eglise subit au Mexique au cours de ces années tourmentées, les chrétiens mexicains, encouragés par le témoignage de ces témoins de la foi, peuvent aujourd'hui vivre en paix et en harmonie, en apportant à la société la richesse des valeurs évangéliques. L'Eglise croît et progresse, étant le creuset où naissent d'abondantes vocations sacerdotales et religieuses, où se forment les familles selon le plan de Dieu et où les jeunes, partie considérable du peuple mexicain, peuvent grandir dans l'espérance d'un avenir meilleur. Que le lumineux exemple de Cristóbal Magallanes et de ses compagnons martyrs vous pousse à un engagement renouvelé de fidélité à Dieu, capable de continuer à transformer la société mexicaine afin qu'y règnent la justice, la fraternité et l'harmonie entre tous!

4. "Or voici son commandement: croire au nom de son Fils Jésus-Christ et nous aimer les uns les autres comme il nous en a donné le commandement" (1 Jn 3, 23). Le mandat par excellence que Jésus a donné aux siens est de s'aimer fraternellement comme il nous a aimés (cf. Jn 15, 12). Dans la seconde lecture que nous avons entendue, le commandement possède un double aspect: croire dans la personne de Jésus-Christ, Fils de Dieu, en le professant à chaque instant, et nous aimer les uns les autres, car le Christ lui-même nous l'a prescrit. Ce commandement est si important pour la vie du croyant qu'il se transforme en condition nécessaire afin qu'ait lieu l'inhabitation divine. La foi, l'espérance et l'amour conduisent à accueillir Dieu de façon existentielle, comme le chemin sûr vers la sainteté.

On peut dire que ce fut le chemin entrepris par José María de Yermo y Parres, qui vécut son don sacerdotal au Christ en adhérant à Lui de toutes ses forces, et, dans le même temps, en se distinguant par son attitude fondamentale de prière et de contemplation. Dans le Coeur de Jésus, il trouva l'orientation de sa spiritualité, et considérant son amour infini pour les hommes, il voulut l'imiter en faisant de la charité sa règle de vie.

Le nouveau saint fonda les religieuses Servantes du Sacré-Cæur de Jésus et des Pauvres, réunissant ainsi ses deux grands amours, qui expriment dans l'Eglise l'esprit et le charisme du nouveau saint. Chères Filles de saint José María de Yermo y Parres: vous vivez avec générosité le riche héritage de votre fondateur, à commencer par la communion fraternelle en communauté, et en l'étendant à l'amour miséricordieux envers vos frères, avec humilité, simplicité et efficacité, et, au-dessus de tout, en parfaite union avec Dieu.

5. "Demeurez en moi, comme moi en vous... Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit" (Jn 15, 4-5). Dans l'Evangile que nous avons entendu, Jésus nous a exhortés à demeurer en Lui, pour conduire à Lui tous les hommes. Cette invitation exige de mener à bien notre engagement baptismal, de vivre dans son amour, de s'inspirer de sa Parole, de s'alimenter de l'Eucharistie, de recevoir son pardon et, lorsque cela est nécessaire, de porter la croix avec Lui. La séparation de Dieu est la tragédie la plus grande que l'homme puisse vivre. La lymphe qui parvient au sarment le fait croître; la grâce qui provient du Christ nous rend adultes et mûrs, afin que nous portions des fruits de vie éternelle.

Sainte María de Jesús Sacramentado Venegas, première Mexicaine canonisée, sut rester unie au Christ au cours de sa longue existence terrestre et c'est pourquoi elle porta des fruits abondants de vie éternelle. Sa spiritualité fut caractérisée par une singulière piété eucharistique, car il est clair que le chemin par excellence pour s'unir au Seigneur est de le chercher, de l'adorer, de l'aimer dans le très saint mystère de sa présence réelle dans le Sacrement de l'Autel.

Elle voulut prolonger son oeuvre par la fondation des Filles du Sacré-Coeur de Jésus, qui poursuivent aujourd'hui dans l'Eglise son charisme de la charité envers les pauvres et les malades. De fait, l'amour de Dieu est universel, il désire parvenir à tous les hommes; c'est pourquoi la nouvelle sainte comprit que son devoir était de le diffuser, en prodiguant ses attentions à l'égard de tous jusqu'à la fin de ses jours, même lorsque son énergie physique diminua et que les dures épreuves traversées au cours de son existence affaiblirent ses forces. Très fidèle dans l'observance des constitutions, respectueuse envers les évêques et les prêtres, attentive aux séminaristes, sainte María de Jesús Sacramentado constitue un témoignage éloquent de consécration absolue au service de Dieu et de l'humanité qui souffre.

6. Cette célébration solennelle nous rappelle que la foi comporte une relation profonde avec le Seigneur. Les nouveaux saints nous enseignent que les fidèles et les disciples véritables de Jésus sont ceux qui accomplissent la volonté de Dieu et qui sont unis à Lui à travers la foi et la grâce.

Ecouter la Parole de Dieu, rendre sa propre existence harmonieuse, en mettant le Christ à la première place, a pour effet que la vie de l'être humain se configure à Lui. L'expression "demeurer en moi et moi en vous" continue à être l'invitation de Jésus, qui doit retentir sans cesse en chacun de nous et dans notre milieu. Saint Paul, accueillant ce même appel, put s'exclamer: "Ce n'est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi" (Ga 2, 20). Que la Parole de Dieu, proclamée au cours de cette liturgie, fasse en sorte que notre vie soit authentique en restant existentiellement unis au Seigneur, en aimant non seulement en paroles mais dans les faits et dans la vérité (cf. 1 Jn 3, 18)! Ainsi notre vie sera réellement "pour le Christ, avec le Christ et dans le Christ".

Nous sommes en train de vivre le grand Jubilé de l'An 2000. Parmi ses objectifs se trouve celui de "susciter en chaque fidèle une aspiration véritable à la sainteté" (Tertio millennio adveniente, n. 42). Que l'exemple de ces nouveaux saints incite les fidèles, par tous les moyens qui sont à leur disposition et surtout avec l'aide de la grâce de Dieu, à rechercher avec courage et décision la sainteté!

Que la Vierge de Guadalupe, invoquée par les martyrs au moment suprême du don d'eux-mêmes, pour laquelle saint José María de Yermo et sainte María de Jesús Sacramentado Venegas professèrent une si tendre dévotion, accompagne de sa protection maternelle les bonnes intentions de ceux qui honorent aujourd'hui les nouveaux saints et aide ceux qui suivent leur exemple; qu'Elle guide et protège également l'Eglise afin que, par son action évangélisatrice et le témoignage chrétien de ses enfants, elle illumine le chemin de l'humanité au cours du troisième millénaire chrétien! Amen!



St. Cristóbal Magallanes and Companions

Like Blessed Miguel Agustín Pro, S.J., St. Cristóbal and his 24 companion martyrs lived under a very anti-Catholic government in Mexico, one determined to weaken the Catholic faith of its people. Churches, schools and seminaries were closed; foreign clergy were expelled. Cristóbal established a clandestine seminary at Totatiche, Jalisco. Magallanes and the other priests were forced to minister secretly to Catholics during the presidency of Plutarco Calles (1924-28).

All of these martyrs except three were diocesan priests. David, Manuel and Salvador were laymen who died with their parish priest, Luis Batis. All of these martyrs belonged to the Cristero movement, pledging their allegiance to Christ and to the Church that he established to spread the Good News in society—even if Mexico’s leaders once made it a crime to receive Baptism or celebrate the Mass.

St. Magallanes Cristóbal wrote and preached against armed rebellion, but was falsely accused of promoting the Cristero Rebellion in the area. Arrested on May 21, 1927, while en route to celebrate Mass at a farm, he gave away his few remaining possessions to his executioners, gave them absolution, and without a trial, he was martyred four days later with Saint Agustín Caloca in Colotlán, Jalisco. His last words to his executioners were “I die innocent, and ask God that my blood may serve to unite my Mexican brethren.”

These martyrs did not die as a single group but in eight Mexican states, with Jalisco and Zacatecas having the largest number. They were beatified in 1992 and canonized eight years later.


History of San Cristobal Magallanes and Companions

San Cristobal Magallanes Jara was born in Totatiche, Jalisco on July 30, 1869. He was a priest of ardent faith and a prudent director of his brother priests. He was full of zeal in giving himself totally to the human and Christian development of his parishioners. During the persecution of the Church, and after the Seminary of Guadalajara was closed, he offered to help by establishing a seminary in his own parish with the end goal of protecting and forming future priests who would produce and abandan harvest. On the 25th of May 1927, San Cristobal made the ultimate sacrifice by giving his life. He was was shot to death by a firing squad in Colotlan, Jalisco (Diocese of Zacatecas). In front of the execution squad, he comforted his priest and companion in martyrdom, Father Agustin Caloca, saying: "Be calm, my son, only for a moment and then on to heaven." Then addressing the troops he exclaimed: "I die innocently, and I ask God that my blood may bring unity to my Mexican brothers."

San Cristobal Magallanes and Companions

Priests

Father Cristobal Magalles Jara (1869-1927); Father Agustin S. Calocan (1898-1927); Father Roman Adame Rosales (1859-1927); Father Rodrigo Aguilar Aleman (1875-1927); Father Julio Alvarez Mendoza (1866-1927); Father Luis Batis Sainz (1870-1926); Father Mateo Correa (1866-1927); Father Atilano Cruz Alvarado (1901-1928); Father Miquel de la Mora (1874-1927); Father Pedro Esqueda Ramirez (1897-1927); Father Margarito Flores (1899-1927); Father Jose Isabel Flores (1866-1927); Father David Galvan Bermudez (1882-1915); Father Pedro de Jesus Maldonado (1892-1937); Father Jesus Mendez Montoya (1880-1928); Father Justino Orona Madrigal (1877-1928); Father Sabas Reyes Salazar (1879-1927); Father Jose Mara Robles (1888-1927); Father Toribio Romo Gonzalez (1900-1928); Father Jenaro Sanchez (1886-1927); Father David Uribe Velasco (1888-1927); Father Tranquilino Ubiarco (1889-1928)

Laymen

Manuel Morales (1898-1926); Salvador Lara Puente (1905-1926); David Rodan Lara (1907-1926)



HOMILY OF HIS HOLINESS POPE JOHN PAUL II

CANONIZATION OF 27 NEW SAINTS

Sunday, 21 May 2000


1. "Let us not love in word or speech but in deed and in truth" (1 Jn 3:18). This exhortation taken from the Apostle John in the second reading of this Mass invites us to imitate Christ and to live in close union with him. Jesus himself also told us this in the Gospel just proclaimed: "As the branch cannot bear fruit by itself, unless it abides in the vine, neither can you, unless you abide in me" (Jn 15:4).

Through profound union with Christ, begun in Baptism and nourished by prayer, the sacraments and the practice of the Gospel virtues, men and women of all times, as children of the Church, have reached the goal of holiness. They are saints because they put God at the centre of their lives and made seeking and extending his kingdom the purpose of their existence; saints because their deeds continue to speak of their total love for the Lord and for their brethren by bearing abundant fruits, thanks to their living faith in Jesus Christ and their commitment to loving as he loved us, including their enemies.

2. During the Jubilee pilgrimage of Mexicans, the Church rejoices in canonizing these children of Mexico: Cristóbal Magallanes and his 24 companion martyrs, priests and laymen; José María de Yermo y Parres, priest and founder of the Religious Servants of the Sacred Heart of Jesus, and María de Jesús Sacramentado Venegas, foundress of the Daughters of the Sacred Heart of Jesus.

You Mexican pilgrims have come in great numbers, accompanied by a large group of Bishops, to take part in this solemn celebration honouring the memory of these illustrious children of the Church and of your homeland. I greet you all affectionately. The Church in Mexico rejoices at relying on these intercessors in heaven, models of supreme charity who followed in the footsteps of Jesus Christ. They all dedicated their lives to God and their brethren through martyrdom or by generously serving the needy. The firmness of their faith and hope sustained them in the various trials they had to endure. They are a precious legacy, a fruit of the faith rooted in the lands of Mexico, a faith which, at the dawn of the third millennium of Christianity, must be preserved and revitalized so that you may continue to be faithful to Christ and to his Church as you were in the past. Mexico ever faithful!

3. In the first reading we heard how Paul moved about Jerusalem, "preaching boldly in the name of the Lord. And he spoke and disputed against the Hellenists; but they were seeking to kill him" (Acts 9: 28-29). Paul's mission prepares for the growth of the Church, which will take the Gospel message everywhere. And in this expansion, persecution and violence against those who preached the Good News were not lacking. But despite human adversities, the Church relies on the promise of divine help. This is why we heard that "the Church ... had peace and was built up; and walking in the fear of the Lord and in the comfort of the Holy Spirit, it was multiplied" (Acts 9: 31).

We can well apply this passage from the Acts of the Apostles to the situation which Cristóbal Magallanes and his 24 companion martyrs had to endure in the first 30 years of the 20th century.

Most of them belonged to the secular clergy and three were laymen seriously committed to helping priests. They did not stop courageously exercising their ministry when religious persecution intensified in the beloved land of Mexico, unleashing hatred of the Catholic religion. They all freely and calmly accepted martyrdom as a witness to their faith, explicitly forgiving their persecutors. Faithful to God and to the Catholic faith so deeply rooted in the ecclesial communities which they served by also promoting their material well-being, today they are an example to the whole Church and to Mexican society in particular.

After the harsh trials that the Church endured in Mexico during those turbulent years, today Mexican Christians, encouraged by the witness of these witnesses to the faith, can live in peace and harmony, contributing the wealth of Gospel values to society. The Church grows and advances, since she is the crucible in which many priestly and religious vocations are born, where families are formed according to God's plan, and where young people, a substantial part of the Mexican population, can grow up with the hope of a better future. May the shining example of Cristóbal Magallanes and his companion martyrs help you to make a renewed commitment of fidelity to God, which can continue to transform Mexican society so that justice, fraternity and harmony will prevail among all.

4. "This is his commandment, that we should believe in the name of his Son Jesus Christ and love one another, just as he has commanded us" (1 Jn 3:23). The command par excellence that Jesus gave to his disciples is to love one another fraternally as he has loved us (cf. Jn 15:12). In the second reading we heard, the command has a twofold aspect: to believe in the person of Jesus Christ, the Son of God, confessing him at every moment, and to love one another because Christ himself has commanded us to do so. This command is so fundamental to the lives of believers that it becomes the prerequisite for the divine indwelling. Faith, hope and love lead to the existential acceptance of God as the sure path to holiness.

It could be said that this was the path taken by José María de Yermo y Parres, who lived his priestly commitment to Christ by following him with all his might, distinguishing himself at the same time by an essentially prayerful and contemplative attitude. In the Heart of Christ he found guidance for his spirituality and, in reflecting on his infinite love for men, he desired to imitate him by making charity the rule of his life.

The new saint founded the Religious Servants of the Sacred Heart of Jesus and of the Poor, a name which combines the two great loves that express the new saint's spirit and charism in the Church.

Dear daughters of St José María de Yermo y Parres, generously live your founder's rich heritage, beginning with fraternal communion in community and extending it in merciful love to your brothers and sisters with humility, simplicity, effectiveness and, above all, perfect union with God.

5. "Abide in me, and I in you.... He who abides in me, and I in him, he it is that bears much fruit, for apart from me you can do nothing" (Jn 15: 4, 5). In the Gospel we have just heard, Jesus urged us to abide in him in order to unite all men and women with him. This invitation requires us to fulfil our baptismal commitment by living in his love, drawing inspiration from his Word, being nourished by the Eucharist, receiving his forgiveness and, when necessary, carrying the cross with him. Separation from God is the greatest tragedy a person can experience. The sap that flows to the branch makes it grow; the grace that comes to us through Christ makes us grow to adulthood so that we can bear fruits of eternal life.

St María de Jesús Sacramentado Venegas, the first Mexican woman to be canonized, knew how to remain united to Christ during her long earthly life and thus she bore abundant fruits of eternal life. Her spirituality was marked by an exceptional Eucharistic piety, since it is clear that an excellent way to union with the Lord is to seek him, to adore him, to love him in the most holy mystery of his real presence in the Sacrament of the Altar.

She wanted to continue his work by founding the Daughters of the Sacred Heart of Jesus, who today in the Church follow her charism of charity to the poor and the sick. Indeed, the love of God is universal; it is meant for all human beings and for this reason the new saint understood that it was her duty to spread it, generously caring for everyone until the end of her days, even when her physical energy was declining and the heavy trials that she had to endure throughout her life had sapped her strength. Very faithful in her observance of the Constitutions, respectful to Bishops and priests, attentive to seminarians, St María de Jesús Sacramentado is an eloquent example of total dedication to the service of God and to suffering humanity.

6. This solemn celebration reminds us that faith involves a deep relationship with the Lord. The new saints teach us that the true followers and disciples of Jesus are those who do God's will and are united with him through faith and grace.

Listening to God's word, living one's life in harmony with it and giving priority to Christ configure a human being's life to him. "Abide in me and I in you" continues to be Jesus' invitation and must constantly echo in each of us and in our surroundings. St Paul, in accepting this call, could exclaim: "It is no longer I who live, but Christ who lives in me" (Gal 2:20). May the Word of God proclaimed in this liturgy make our lives authentic by remaining existentially one with the Lord, loving not only in word, but in deed and in truth (cf. 1 Jn 3:18). Thus our life will truly be "through Christ, with him and in him".

We are celebrating the Great Jubilee of the Year 2000. One of its aims is to "inspire in all the faithful a true longing for holiness" (Tertio millennio adveniente, n. 42). May the example of these new saints, a gift of the Church in Mexico to the universal Church, spur all the faithful, using all the means within their reach and especially with the help of God's grace, to seek holiness with courage and determination.

May Our Lady of Guadalupe, to whom the martyrs prayed at the supreme moment of their sacrifice and to whom St José María de Yermo and St María de Jesús Sacramentado Venegas professed such tender devotion, accompany with her motherly protection the good intentions of all who honour the new saints today, and help those who follow their example. May she also guide and protect the Church so that, through her evangelizing activity and the Christian witness of all her children, she may light humanity's path in the third Christian millennium. Amen.



Saint of the Day - St. Cristobal Magallanes and Companions

Too often we think of saints and martyrs as distant figures, living in a time well before us; yet there are saints among us today, and martyrs too. Today is the Memorial of St. Cristobal Magallanes and companions, whose martyrdom began a hundred years ago just to the south of us.

Mexico has had a long history of anti-clericalism in a predominately Catholic country. When Maximilian von Hapsburg was installed by the French Emperor Napoleon III as Emperor of Mexico; the dubious venture had the backing of the church hierarchy. When Maximilian was deposed and executed by Mexican forces, the new government and constitution of Mexico contained strong anti-clerical provisions which restricted the Church’s freedom. In the revolutionary struggles of the early twentieth century, the church hierarchy had supported President Porfirio Diaz, who had been deposed by a revolution led by Francisco Madero. When Madero himself was overthrown and executed by Victoriano Huerto (who was supported by the church hierarchy), the revolutionary generals Caranza, Villa and Zapata in turn overthrew him. The succeeding Mexican governments through the 1910s and 1920s became increasingly secular and repressive. In the 1920s, the Calles Laws were passed, which (among other repressions) confiscated church property; closed convents, schools and monasteries; and severely restricted and persecuted the clergy.

In response to this repression, Catholic organizations formed the Cristero Movement (from their slogan, "For Christ the King and the Virgin of Guadalupe!") to fight for religious freedom. Although originally conceived as a peaceful protest, violence escalated as the government used fear, intimidation and physical violence to put down the movement. Priests often lost their lives for conducting their ministry or even wearing clerical garb in public. Father Cristobal Magallanes had established a clandestine seminary in Totatiche in the state of Jalisco. For this, and for secretly ministering the sacraments to the people, Magallanes and his companions were arrested, tried and sentenced to death. As he was led from his cell, Fr. Magallanes proclaimed, “I am innocent and I die innocent. I forgive with all my heart those responsible for my death, and I ask God that the shedding of my blood serve the peace of our divided Mexico".

In 1992, Blessed Pope John Paul II beatified Father Magallanes, his companions and a total of 24 clergy and 3 laymen who had been martyred for their participation in the non-violent actions of the Cristero Movement. Eight years later, he canonized them, saying at the canonization mass, “After the harsh trials that the Church endured in Mexico during those turbulent years, today Mexican Christians, encouraged by the witness of these witnesses to the faith, can live in peace and harmony, contributing the wealth of gospel values to society. May the shining example of Cristóbal Magallanes and his companion martyrs help you to make a renewed commitment of fidelity to God, which can continue to transform Mexican society so that justice, fraternity and harmony will prevail among all.”

Even today, in the Middle East, Africa and China; Christians are still subject to persecution and martyrdom. We in the West live in affluence and security; seemingly apathetic to the slow and insidious encroachments on religious liberty advanced by increasingly secular governments, that wish not only to marginalize the expression of faith, but are outright hostile to it. Our brothers and sisters in the world are suffering and dying for the basic religious rights that we are so callously bartering away for a false sense of luxury and security. Let us pray that the shining witness of St. Cristobal Magallanes and his companions will stir us to fully claim the religious freedom granted, not by any government, but by God.


Saint Cristobal Magallanes Jara & Martyrs of the Mexican Cristero War

Today, May 21, we celebrate the feast days of 25 Mexican Martyrs who died during the Mexican Cristero War, and were canonized by Pope John Paul II on May 21, 2000. The Cristero War (also known as the Cristiada) occurred throughout Mexico between the years of 1926 and 1929, and consisted of an uprising against the Mexican government of the time, set off by religious persecution of Catholics and Catholic religious. While the rebellion started out peacefully, following increasing fines, restrictions, and persecution and martyrdom of priests, things became more deadly. The rebels began calling themselves Cristeros because they felt they were fighting for Christ himself.

Initially, written into governmental law, specific prohibitions were declared in regards to organized religion. For example, wearing clerical garb in public (i.e., outside Church buildings) earned a fine of 500 pesos (approximately 250 U.S. dollars at the time); a priest who criticized the government could be imprisoned for five years. Some states enacted oppressive measures permitting only a single priest to serve the entire Catholic congregation of the state. Church property was seized, foreign priests were expelled, and all monasteries, convents, and religious schools were closed

After formal rebellion began, fighting ensued for approximately two years, until diplomatic relations and pressure from outside countries led to an uneasy truce between the Cristeros and the Mexican government. In the years following the establishment of truce, however, the government continued to assassinate religious leaders and suspected members of the rebellion, killing approximately 5,500 individuals over a ten year period. Persecution of Catholics would not cease until approximately 1940, with the election of a Catholic president. The effects of the war on the Church had been profound. Between 1926 and 1934 at least 40 priests were killed. Where there were 4,500 priests serving the people before the rebellion, in 1934 there were only 334 priests licensed by the government to serve fifteen million people. The rest had been eliminated by emigration, expulsion and assassination. By 1935, 17 states had no priest at all.

The Cristeros battle hymn, called upon Jesus, Mary, and the saints in protection.

La Virgen María es nuestra protectora y nuestra defensora cuando hay que temer,

Vencerá a los demonios gritando "¡Viva Cristo Rey!",

Vencerá a los demonios gritando "¡Viva Cristo Rey!"

Soldados de Cristo: ¡Sigamos la bandera que la Cruz enseña el ejército de Dios!

Sigamos la bandera gritando, "¡Viva Cristo Rey!"


The Virgin Mary is our protector and defender when there is something to fear,

She will defeat the demons crying "Long live Christ the King!"

She will defeat the demons crying "Long live Christ the King!"

Soldiers of Christ let us follow the flag that the Cross shows the army of God!

Let us follow the flag crying, "Long live Christ the King!"

Special groups of Cristeros aligned themselves with the protection of Our Lady of Guadalupe and other specific saints, like Saint Joan of Arc (adopted as patron by the first all-female unit of Cristeros).

Among these many holy men and women who died was Father Cristobal Magallanes Jara (1869-1927), canonized by Pope John Paul II in 2000. Of him, the holy father said: “After the harsh trials that the Church endured in Mexico during those turbulent years, today Mexican Christians, encouraged by the witness of these witnesses to the faith, can live in peace and harmony, contribute the wealth of gospel values to society. The Church grows and advances, since she is the crucible in which many priestly and religious vocations are born, where families are formed according to God's plan, and where young people, a substantial part of the Mexican population, can grow with the hope of a better future. May the shining example of Cristóbal Magallanes and his companion martyrs help you to make a renewed commitment of fidelity to God, which can continue to transform Mexican society so that justice, fraternity and harmony will prevail among all.”

Cristobal grew up in rural Mexico, working as a shepherd. At age 19, he entered the Conciliar Seminary of San José in Guadalajara, and once ordained, became a parish priest in Jalisco. He founded a seminary, authored a newspaper, founded schools for both adults and children, and assisted the people of his congregation with employment via the organization of carpentry shops and an electric mill. Father Cristobal encouraged the cooperation of his congregation with the indigenous peoples of the region, together forming an agricultural cooperative which was quite successful.

Known for his devotion to Our Blessed Mother, Father Cristobal inspired those he came into contact with to greater holiness. During the height of the Cristero War, Cristobal established a clandestine seminary at Totatiche, Jalisco, gathering all displaced seminarians in one place, as all the other seminaries had been closed throughout the country. He continued to minister to his congregation, although he was forced to do so in secret, celebrating Mass secretly, reminiscent of Catholics in England (here, here, and here), Japan, or China at various points throughout history. Father Cristobal, although it had been made illegal, continued to consecrate and distribute the Eucharist, as well as baptize the faithful into the Catholic church. Despite his preaching against violence, he was arrested on his way to a local farm to celebrate Mass. Without trial, he was shot and killed, following his request to distribute his possessions to the poor, and his general absolution of his would-be executioners. His last words were: “I am innocent and I die innocent. I forgive with all my heart those responsible for my death, and I ask God that the shedding of my blood serves toward the peace of our divided Mexico.”

While the 25 martyrs canonized by Pope John Paul II all died during the Cristero War, they did not die together. Rather, their deaths were spread throughout the states of Mexico—all for pledging their allegiance to the Lord, and continuing to live and preach the Good News of Jesus Christ. Of the martyrs, all were priests, with the exception of three who were laity who served and died alongside their parish priests.

A list of the 24 Mexican martyrs of the Cristero War cannonized with Saint Cristobal Magallanes Jara:

Saint Agustin Caloca (priest, seminary prefect, shot to death in 1927)

Saint Atilano Cruz Alvarado (parish priest, shot to death in 1928)

Saint David Galvan Bermudez (priest, seminary instructor, shot by firing squad in 1915)

Saint David Roldan Lara (layman, officer of “Catholic Action” and a religious liberty league, shot to death in 1926)

Saint David Uribe Velasco (parish priest, shot to death in 1927)

Saint Jenaro Sanchez Delgadillo (parish priest, hanged from a tree in 1927)

Saint Jesus Mendez Montoya (parish priest, shot to death in 1928)

Saint Jose Isabel Flores Varela (parish priest, tortured, throat cut in 1927)

Saint Jose Maria Robles Hurtado (parish priest, founded women’s Congregation of Victims of the Eucharistic Heart of Jesus, hanged in 1927)

Saint Julio Alvarez Mendoza (priest, shot to death in 1927)

Saint Justino Orona Madrigal (parish priest, founded Poor Clare Sisters of the Sacred Heart, shot to death in 1928)

Saint Luis Batiz Sainz (parish priest, seminary’s spiritual director, shot by firing squad in 1926) Reported to have said prior to his death, "Lord, I want to be a martyr; though I am your unworthy minister, I want to shed my blood, drop by drop, for your name."

Saint Manuel Morales (layman, father of three, officer of “Catholic Action” and a religious liberty league, shot to death in 1926)

Saint Margarito Flores Garcia (parish priest, shot to death in 1927)

Saint Mateo Correa Magallanes (parish priest, shot to death in 1927)

Saint Miguel de la Mora (priest, shot by firing squad in 1927)

Saint Pedro Esqueda Ramirez (parish priest, catechist of children, shot to death in 1927)

Saint Pedro de Jesus Maldonado Lucero (parish priest, promoter of nocturnal adoracion, blinded and beaten to death in 1937)

Saint Rodrigo Aguilar Aleman (parish priest, poet, hanged in 1927)

Saint Roman Adame Rosales (parish priest, founded Daughters of Mary of Nocturnal Adoration, shot to death in 1927)

Saint Sabas Reyes Salazar (Parish priest, tortured and shot to death in 1927)

Saint Salvador Lara Puente (layman, officer of “Catholic Action” and a religious liberty league, shot to death at age 21 in 1926)

Saint Toribio Romo Gonzalez (parish priest, shot to death at age 27 in 1928)

Saint Tranquilino Ubiarco (parish priest, hanged at age 28 in 1928)

The lives of those who have died for their faith remind us that there exist even today those who are persecuted for what they believe. Many of us chose to keep our faith quiet, as we are uncomfortable with questions we are asked, glances we receive, or verbal attacks. The holy men and women of Mexico risked much more than embarrassment and discomfort. They risked their lives in service of Our Lord and Savior. We are inspired, by their sacrifice, to live our faiths more deeply, more visibly, more loudly.

The evening prayer of the Cristeros, recited after the Rosary:

My Jesus Mercy! My sins are more numerous than the drops of blood that Thou did shed for me. I do not deserve to belong to the army that defends the rights of Thy Church and that fights for her. I desire never to sin again so that my life might be an offering pleasing to Thy eyes. Wash away my iniquities and cleanse me of my sins. By Thy Holy Cross, by my Holy Mother of Guadalupe, pardon me.

Since I do not know how to make penance for my sins, I desire to receive death as a chastisement merited by them. I do not wish to fight, live or die except for Thee and for Thy Church. Blessed Mother of Guadalupe, be at my side in the agony of this poor sinner. Grant that my last shout on earth and my first canticle in Heaven should be Viva Cristo Rey! Amen.

(…)

Prayer Intentions: For the oppressed; For the courage to live our faith.

Requested Intentions: Husband’s freedom from illness (L); Personal intentions (S); Successful passing of dental board examination (P); Blessings on a family (Z); Successful permanent employment (C); Healing of a son with autism (J); Son’s successful employment (L); For the intentions of family and relatives, for the Carthusian community (T); For personal intentions (A); Restoration of lost hearing (C); Resolution of relational and financial challenges (S); Comfort following loss of husband, security for family, assistance with housing (B); Healing and return of brother (O); Successful hermitage foundation (S); Support from family, permission to marry (H); Recovery of wife following surgery, freedom from depression (W); Protection and recovery of mentally ill daughter (J); Successful resolution to legal proceedings (N); Freedom from worry and successful employment (M); For successful sale of home and freedom from debt (J); Freedom from pain and illness (E).



CRISTÓBAL MAGALLANES JARA

Nació en Totaltiche, Jal. (Arquidiócesis de Guadalajara), el 30de julio de 1869. Párroco de su tierra natal.

Sacerdote de fe ardiente, prudente director de sus hermanos sacerdotes y pastor lleno de celo que se entregó a la promoción humana y cristiana de sus feligreses. Misionero entre los indígenas huicholes y ferviente propagador del Rosario a la Santísima Virgen María. Las vocaciones sacerdotales eran la parte más cuidada de su viña. Cuando los perseguidores de la Iglesia clausuraron el Seminario de Guadalajara, él se ofreció para fundar en su parroquia un Seminario con el fin de proteger, orientar y formar a los futuros sacerdotes y logró abundante cosecha. El 25 de mayo de 1927 fue fusilado en Colotlán, Jal. (Diócesis de Zacatecas). Frente al verdugo confortó a su ministro y compañero de martirio, Padre Agustín Caloca, diciéndole: «Tranquilízate, hijo, sólo un momento y después el cielo». Luego dirigiéndose a la tropa, exclamó: «Yo muero inocente, y pido a Dios que mi sangre sirva para la unión de mis hermanos mexicanos».


CAPILLA PAPAL PARA LA CANONIZACIÓN



HOMILÍA DEL SANTO PADRE



Domingo 21 de mayo de 2000


1. "No amemos de palabra ni de boca, sino con obras y según la verdad" (1 Jn 3, 18). Esta exhortación, tomada del apóstol Juan en el texto de la segunda lectura de esta celebración, nos invita a imitar a Cristo, viviendo a la vez en estrecha unión con Él. Jesús mismo nos lo ha dicho también en el Evangelio recién proclamado: "Como el sarmiento no puede dar fruto por sí, si no permanece en la vid, así tampoco vosotros, si no permanecéis en mí" (Jn 15,4).

A través de la unión profunda con Cristo, iniciada en el bautismo y alimentada por la oración, los sacramentos y la práctica de las virtudes evangélicas, hombres y mujeres de todos los tiempos, como hijos de la Iglesia, han alcanzado la meta de la santidad. Son santos porque pusieron a Dios en el centro de su vida e hicieron de la búsqueda y extensión de su Reino el móvil de su propia existencia; santos porque sus obras siguen hablando de su amor total al Señor y a los hermanos dando copiosos frutos, gracias a su fe viva en Jesucristo, y a su compromiso de amar como Él nos ha amado, incluso a los enemigos.

2. Dentro de la peregrinación jubilar de los mexicanos, la Iglesia se alegra al proclamar santos a estos hijos de México: Cristóbal Magallanes y 24 compañeros mártires, sacerdotes y laicos; José María de Yermo y Parres, sacerdote fundador de las Religiosas Siervas del Sagrado Corazón de Jesús, y María de Jesús Sacramentado Venegas, fundadora de las Hijas del Sagrado Corazón de Jesús.

Para participar en esta solemne celebración, honrando así la memoria de estos ilustres hijos de la Iglesia y de vuestra Patria, habéis venido numerosos peregrinos mexicanos, acompañados por un nutrido grupo de Obispos. A todos os saludo con gran afecto. La Iglesia en México se regocija al contar con estos intercesores en el cielo, modelos de caridad suprema siguiendo las huellas de Jesucristo. Todos ellos entregaron su vida a Dios y a los hermanos, por la vía del martirio o por el camino de la ofrenda generosa al servicio de los necesitados. La firmeza de su fe y esperanza les sostuvo en las diversas pruebas a las que fueron sometidos. Son un precioso legado, fruto de la fe arraigada en tierras mexicanas, la cual, en los albores del Tercer milenio del cristianismo, ha de ser mantenida y revitalizada para que sigáis siendo fieles a Cristo y a su Iglesia como lo habéis sido en el pasado.

3. En la primera lectura hemos escuchado cómo Pablo se movía en Jerusalén "predicando públicamente el nombre del Señor. Hablaba y discutía también con los judíos de lengua griega, que se propusieron suprimirlo" (Hch 9, 28-29). Con la misión de Pablo se prepara la propagación de la Iglesia, llevando el mensaje evangélico a todas las partes. Y en esta expansión, no han faltado nunca las persecuciones y violencias contra los anunciadores de la Buena Nueva. Pero, por encima de las adversidades humanas, la Iglesia cuenta con la promesa de la asistencia divina. Por eso, hemos oído que "la Iglesia gozaba de paz [...] Se iba construyendo y progresaba en la fidelidad al Señor y se multiplicaba animada por el Espíritu Santo" (Hch 9,31).

Bien podemos aplicar este fragmento de los Hechos de los Apóstoles a la situación que tuvieron que vivir Cristóbal Magallanes y sus 24 compañeros, mártires en el primer tercio del siglo XX. La mayoría pertenecía al clero secular y tres de ellos eran laicos seriamente comprometidos en la ayuda a los sacerdotes. No abandonaron el valiente ejercicio de su ministerio cuando la persecución religiosa arreció en la amada tierra mexicana, desatando un odio a la religión católica. Todos aceptaron libre y serenamente el martirio como testimonio de su fe, perdonando explícitamente a sus perseguidores. Fieles a Dios y a la fe católica tan arraigada en sus comunidades eclesiales a las cuales sirvieron promoviendo también su bienestar material, son hoy ejemplo para toda la Iglesia y para la sociedad mexicana en particular.

Tras las duras pruebas que la Iglesia pasó en México en aquellos convulsos años, hoy los cristianos mexicanos, alentados por el testimonio de estos testigos de la fe, pueden vivir en paz y armonía, aportando a la sociedad la riqueza de los valores evangélicos. La Iglesia crece y progresa, siendo crisol donde nacen abundantes vocaciones sacerdotales y religiosas, donde se forman familias según el plan de Dios y donde los jóvenes, parte notable del pueblo mexicano, pueden crecer con esperanza en un futuro mejor. Que el luminoso ejemplo de Cristóbal Magallanes y compañeros mártires os ayude a un renovado empeño de fidelidad a Dios, capaz de seguir transformando la sociedad mexicana para que en ella reine la justicia, la fraternidad y la armonía entre todos.

4. "Éste es su mandamiento: que creamos en el nombre de su Hijo Jesucristo, y que nos amemos unos a otros tal como nos lo mandó" (1 Jn 3, 23). El mandato por excelencia que Jesús dio a los suyos es amarse fraternalmente como él nos ha amado (cf. Jn 15,12). En la segunda lectura que hemos escuchado, el mandamiento tiene un doble aspecto: creer en la persona de Jesucristo, Hijo de Dios, confesándolo en todo momento, y amarnos unos a otros porque Cristo mismo nos lo ha mandado. Este mandamiento es tan fundamental para la vida del creyente que se convierte como en el presupuesto necesario para que tenga lugar la inhabitación divina. La fe, la esperanza, el amor llevan a acoger existencialmente a Dios como camino seguro hacia la santidad.

Este se puede decir que fue el camino emprendido por José María de Yermo y Parres, que vivió su entrega sacerdotal a Cristo adhiriéndose a Él con todas sus fuerzas, a la vez que se destacaba por una actitud primordialmente orante y contemplativa. En el Corazón de Cristo encontró la guía para su espiritualidad, y considerando su amor infinito a los hombres, quiso imitarlo haciendo la regla de su vida la caridad.

El nuevo Santo fundó las Religiosas Siervas del Sagrado Corazón de Jesús y de los Pobres, denominación que recoge sus dos grandes amores, que expresan en la Iglesia el espíritu y el carisma del nuevo santo. Queridas hijas de San José María de Yermo y Parres: vivid con generosidad la rica herencia de vuestro fundador, empezando por la comunión fraterna en comunidad y prolongándoda después en el amor misericordioso al hermano, con humildad, sencillez y eficacia, y, por encima de todo, en perfecta unión con Dios.

5. "Permaneced en mí y yo en vosotros [...] El que permanece en mí y yo en él, ése da fruto abundante; porque sin mí no podéis hacer nada" (Jn 15, 4.5). En el evangelio que hemos escuchado, Jesús nos ha exhortado a permanecer en Él, para unir consigo a todos los hombres. Esta invitación exige llevar a cabo nuestro compromiso bautismal, vivir en su amor, inspirarse en su Palabra, alimentarse con la Eucaristía, recibir su perdón y, cuando sea el caso, llevar con Él la cruz. La separación de Dios es la tragedia más grande que el hombre puede vivir. La savia que llega al sarmiento lo hace crecer; la gracia que nos viene por Cristo nos hace adultos y maduros a fin de que demos frutos de vida eterna.

Santa María de Jesús Sacramentado Venegas, primera mexicana canonizada, supo permanecer unida a Cristo en su larga existencia terrena y por eso dio frutos abundantes de vida eterna. Su espiritualidad se caracterizó por una singular piedad eucarística, pues es claro que un camino excelente para la unión con el Señor es buscarlo, adorarlo, amarlo en el santísimo misterio de su presencia real en el Sacramento del Altar.

Quiso prolongar su obra con la fundación de las Hijas del Sagrado Corazón de Jesús, que siguen hoy en la Iglesia su carisma de la caridad con los pobres y enfermos. En efecto, el amor de Dios es universal, quiere llegar a todos los hombres y por eso la nueva Santa comprendió que su deber era difundirlo, prodigándose en atenciones con todos hasta el fin de sus días, incluso cuando la energía física declinaba y las duras pruebas que pasó a lo largo de su existencia habían mermado sus fuerzas. Fidelísima en la observancia de las constituciones, respetuosa con los obispos y sacerdotes, solícita con los seminaristas, Santa María de Jesús Sacramentado es un elocuente testimonio de consagración absoluta al servicio de Dios y de la humanidad doliente.

6. Esta solemne celebración nos recuerda que la fe comporta una relación profunda con el Señor. Los nuevos santos nos enseñan que los verdaderos seguidores y discípulos de Jesús son aquellos que cumplen la voluntad de Dios y que están unidos a Él mediante la fe y la gracia.

Escuchar la Palabra de Dios, armonizar la propia existencia, dando el primer espacio a Cristo, hace que la vida del ser humano se configure a Él. "Permaneced en mí y yo en vosotros", sigue siendo la invitación de Jesús que debe resonar continuamente en cada uno de nosotros y en nuestro ambiente. San Pablo, acogiendo este mismo llamado pudo exclamar: "vivo yo, pero no soy yo; es Cristo quien vive en mí" (Gal 2,20). Que la Palabra de Dios proclamada en esta liturgia haga que nuestra vida sea auténtica permaneciendo existencialmente unidos al Señor, amando no sólo de palabra sino con obras y de verdad (cf. 1 Jn 3,18). Así nuestra vida será realmente "por Cristo, con Él y en Él".

Estamos viviendo el Gran Jubileo del Año 2000. Entre sus objetivos está el de "suscitar en cada fiel un verdadero anhelo de santidad" (Tertio millennio adveniente, 42). Que el ejemplo de estos nuevos Santos, don de la Iglesia en México a la Iglesia universal, mueva a todos los fieles, con todos los medios a su alcance y sobre todo con la ayuda de la gracia de Dios, a buscar con valentía y decisión la santidad.

Que la Virgen de Guadalupe, invocada por los mártires en el momento supremo de su entrega, y a la que San José María de Yermo y Santa María de Jesús Sacramentado Venegas profesaron tan tierna devoción, acompañe con su materna protección los buenos propósitos de quienes honran hoy a los nuevos Santos y ayude a los que siguen sus ejemplos, guíe y proteja también a la Iglesia para que, con su acción evangelizadora y el testimonio cristiano de todos sus hijos, ilumine el camino de la humanidad en el tercer milenio. Amen.


Cristóbal Magallanes, Santo

Sacerdote y Mártir, 25 de mayo

Presbítero y Mártir

Martirologio Romano: En la ciudad de Catatlán, en el territorio de Guadalajara en México, santos Cristóbal Magallanes Jara y Agustin Caloca Cortés, presbíteros y mártires, que durante la persecución mexicana, confiando valerosamente en Cristo Rey, obtuvieron la corona del martirio. († 1927)

Fecha de canonización: 21 de mayo de 2000 por el Papa Juan Pablo II.

Nació en Totatiche, Jalisco, el 30 de julio de 1869. De muy humilde origen, ingresó en su juventud al seminario conciliar de Guadalajara, donde se acreditó como un excelente candidato al ministerio eclesiástico. Ordenado presbítero el 17 de septiembre de 1899, prestó sus servicios en la Escuela de Artes y Oficios del Espíritu Santo, en Guadalajara; fue luego ministro y párroco de su pueblo natal, se distinguió por su vida limpia y una intensa labor social. Para atender las vocaciones sacerdotales de esa región, estableció en su parroquia, a partir de 1916, un seminario auxiliar.

El 21 de mayo de 1927, mientras desempeñaba sus labores apostólicas dentro de su circunscripción eclesiástica, un grupo de militares, encabezados por el general de brigada Francisco Goñi, capturó al párroco; ese mismo día el encargado del seminario de Totatiche, presbítero Agustín Caloca, también fue aprehendido. Acusado de sedición, el párroco desmintió los cargos presentando un artículo de su puño y letra, publicado un poco antes, donde exhortaba a sus feligreses a mantener la calma: “La religión ni se propagó ni se ha de conservar pro medio de las armas. Ni Jesucristo, ni los apóstoles, ni la Iglesia han empleado la violencia con este fin. Las armas de la Iglesia son el convencimiento y la persuasión por medio de la palabra”

Dos días después fueron trasladados a Momax, Zacatecas, y la mañana siguiente, sin ningún juicio, fueron fusilados en el patio de la presidencia municipal. Antes de ser ejecutado, el señor cura Magallanes distribuyó sus pertenencias entre los soldados del pelotón, dirigidos por el teniente Enrique Medina. Después ambos sacerdotes se dieron la absolución sacramental. El señor cura pidió permiso para decir lo siguiente: “Soy y muerto inocente, perdono de corazón a los autores de mi muerte y pido a Dios que mi sangre sirva para la paz de los mexicanos desunidos”. Sus restos, exhumados de Colotlán, yacen en la parroquia de Totatiche, Jalisco.

Fueron muchos los fieles que sufrieron el martirio por defender su fe, de entre ellos presentamos ahora un total de veinticinco que fueron proclamados santos de la Iglesia por Juan Pablo II.

Los 25 santos canonizados el 21 de mayo del 2000 fueron:

Cristobal Magallanes Jara, Sacerdote

Roman Adame Rosales, Sacerdote

Rodrigo Aguilar Aleman, Sacerdote

Julio Alvarez Mendoza, Sacerdote

Luis Batis Sainz, Sacerdote

Agustin Caloca Cortés, Sacerdote

Mateo Correa Magallanes, Sacerdote

Atilano Cruz Alvarado, Sacerdote

Miguel De La Mora De La Mora, Sacerdote

Pedro Esqueda Ramirez, Sacerdote

Margarito Flores Garcia, Sacerdote

Jose Isabel Flores Varela, Sacerdote

David Galvan Bermudez, Sacerdote

Salvador Lara Puente, Laico

Pedro de Jesús Maldonado Lucero, Sacerdote

Jesus Mendez Montoya, Sacerdote

Manuel Morales, Laico

Justino Orona Madrigal, Sacerdote

Sabas Reyes Salazar, Sacerdote

Jose Maria Robles Hurtado, Sacerdote

David Roldan Lara, Laico

Toribio Romo Gonzalez, Sacerdote

Jenaro Sanchez Delgadillo

David Uribe Velasco, Sacerdote

Tranquilino Ubiarco Robles, Sacerdote


OMELIA DI SUA SANTITÀ GIOVANNI PAOLO II



CANONIZZAZIONE DI 27 NUOVI SANTI



Domenica, 21 maggio 2000


1. "Non amiamo a parole né con la lingua, ma coi fatti e nella verità" (1 Gv 3, 18). Questa esortazione, presa dall'Apostolo Giovanni nel testo della seconda lettura di questa celebrazione, ci invita a imitare Cristo, vivendo al contempo in stretta unione con Lui. Gesù stesso ce lo ha detto nel Vangelo appena proclamato: "Come il tralcio non può fare frutto da se stesso se non rimane nella vite, così anche voi se non rimanete in me" (Gv 15, 4).

Attraverso l'unione profonda con Cristo, iniziata nel Battesimo e alimentata dalla preghiera, dai sacramenti e dalla pratica delle virtù evangeliche, uomini e donne di tutti i tempi, quali figli della Chiesa, hanno raggiunto la meta della santità. Sono santi perché hanno posto Dio al centro della loro vita e hanno fatto della ricerca e della diffusione del suo Regno la ragione della loro esistenza; santi perché le loro opere continuano a parlare del loro amore totale per il Signore e i fratelli, recando copiosi frutti, grazie alla loro fede viva in Gesù Cristo e al loro impegno ad amare, anche i nemici, come Lui ci ha amato.

2. All'interno del pellegrinaggio giubilare dei messicani, la Chiesa è lieta di proclamare santi questi figli del Messico: Cristóbal Magallanes e 24 compagni martiri, sacerdoti e laici; José María de Yermo y Parres, sacerdote fondatore delle Religiose Serve del Sacro Cuore di Gesù, e María de Jesús Sacramentado Venegas, fondatrice delle Figlie del Sacro Cuore di Gesù.

Per partecipare a questa solenne celebrazione, onorando così la memoria di questi illustri figli della Chiesa e della vostra Patria, voi pellegrini messicani siete venuti in gran numero, accompagnati da un nutrito gruppo di Vescovi. Vi saluto tutti con grande affetto. La Chiesa in Messico si rallegra di poter contare su questi intercessori nel cielo, modelli di carità suprema, avendo seguito le orme di Gesù Cristo. Tutti donarono la propria vita a Dio e ai fratelli, attraverso il martirio o il cammino dell'offerta generosa al servizio dei bisognosi. La fermezza della loro fede e la speranza li sostennero nelle diverse prove alle quali furono sottoposti. Sono una preziosa eredità, frutto della fede radicata nelle terre messicane, la quale, agli albori del terzo millennio del cristianesimo, deve essere conservata e rivitalizzata affinché continuiate ad essere fedeli a Cristo e alla sua Chiesa come avete fatto nel passato. Messico sempre fedele!

3. Nella prima lettura abbiamo ascoltato come Paolo si muoveva a Gerusalemme: "parlando apertamente nel nome del Signore e parlava e discuteva con gli Ebrei di lingua greca; ma questi tentarono di ucciderlo" (At 9, 28-29). Con la missione di Paolo si prepara l'opera di propagazione della Chiesa, portando il messaggio evangelico in ogni luogo. In questa opera non sono mai mancate le persecuzioni e le violenze contro gli annunciatori della Buona Novella. Tuttavia, al di sopra delle avversità umane, la Chiesa può contare sulla promessa dell'assistenza divina. Perciò abbiamo udito che "la Chiesa era dunque in pace... essa cresceva e camminava nel timore del Signore, colma del conforto dello Spirito Santo" (At 9, 31).

Possiamo applicare questo passo degli Atti degli Apostoli alla situazione che dovettero vivere Cristóbal Magallanes e i suoi 24 compagni, martiri nel primo trentennio del XX secolo. La maggior parte apparteneva al clero secolare e tre di essi erano laici seriamente impegnati ad aiutare i sacerdoti. Non abbandonarono il coraggioso esercizio del loro ministero quando la persecuzione religiosa aumentò nell'amata terra messicana, scatenando un odio per la religione cattolica. Tutti accettarono liberamente e serenamente il martirio come testimonianza della propria fede, perdonando in modo esplicito i loro persecutori. Fedeli a Dio e alla fede cattolica tanto radicata nelle comunità ecclesiali che servivano, promuovendo anche il loro benessere materiale, sono oggi un esempio per tutta la Chiesa e per la società messicana in particolare.

Dopo le dure prove che la Chiesa sostenne in Messico in quegli anni convulsi, oggi i cristiani messicani, incoraggiati dalla testimonianza di questi testimoni della fede, possono vivere in pace e in armonia, apportando alla società la ricchezza dei valori evangelici. La Chiesa cresce e progredisce, essendo il crogiolo dove nascono abbondanti vocazioni sacerdotali e religiose, dove si formano famiglie secondo il piano di Dio e dove i giovani, parte considerevole del popolo messicano, possono crescere con la speranza in un futuro migliore. Che il luminoso esempio di Cristóbal Magallanes e dei suoi compagni martiri vi spinga a un rinnovato impegno di fedeltà a Dio, capace di continuare a trasformare la società messicana affinché in essa regnino la giustizia, la fraternità e l'armonia fra tutti!

4. "Questo è il mio comandamento: che crediamo nel nome del Figlio suo Gesù Cristo e ci amiamo gli uni gli altri, secondo il precetto che ci ha dato" (1 Gv 3, 23). Il mandato per eccellenza che Gesù ha dato ai suoi è di amarsi fraternamente come egli ci ha amato (cfr Gv 15, 12). Nella seconda lettura che abbiamo ascoltato, il comandamento ha un duplice aspetto: credere nella persona di Gesù Cristo, Figlio di Dio, professandolo in ogni momento, e amarci gli uni gli altri perché Cristo stesso ce lo ha prescritto. Questo comandamento è così importante per la vita del credente da trasformarsi nel presupposto necessario affinché abbia luogo la inabitazione divina. La fede, la speranza e l'amore portano ad accogliere esistenzialmente Dio come cammino sicuro verso la santità.

Si può dire che fu questo il cammino intrapreso da José María de Yermo y Parres, che visse il suo dono sacerdotale a Cristo aderendo a Lui con tutte le sue forze, e al contempo distinguendosi per il suo atteggiamento fondamentalmente orante e contemplativo. Nel Cuore di Cristo trovò la guida per la sua spiritualità, e considerando il suo amore infinito per gli uomini, volle imitarlo facendo della carità la regola della sua vita.

Il nuovo Santo fondò le religiose Serve del Sacro Cuore di Gesù e dei Poveri, denominazione che riunisce i suoi due grandi amori, che esprimono nella Chiesa lo spirito e il carisma del nuovo santo.

Care Figlie di San José María de Yermo y Parres: vivete con generosità la ricca eredità del vostro fondatore, cominciando dalla comunione fraterna in comunità e prolungandola nell'amore misericordioso per il fratello, con umiltà, semplicità ed efficacia, e, al di sopra di tutto, in perfetta unione con Dio.

5. "Rimanete in me e io in voi... Chi rimane in me e io in lui, fa molto frutto, perché senza di me non potete fare nulla" (Gv 15, 4-5). Nel Vangelo che abbiamo ascoltato, Gesù ci ha esortato a rimanere in Lui, per unire a sé tutti gli uomini. Questo invito esige di portare a termine il nostro impegno battesimale, di vivere nel suo amore, d'ispirarsi alla sua Parola, di alimentarsi con l'Eucaristia, di ricevere il suo perdono e, quand'è necessario, di portare con Lui la croce. La separazione da Dio è la tragedia più grande che l'uomo possa vivere. La linfa che giunge al tralcio lo fa crescere; la grazia che proviene da Cristo ci rende adulti e maturi affinché rechiamo frutti di vita eterna.

Santa María de Jesús Sacramentado Venegas, prima messicana canonizzata, seppe rimanere unita a Cristo nella sua lunga esistenza terrena e per questo recò frutti abbondanti di vita eterna. La sua spiritualità fu caratterizzata da una singolare pietà eucaristica, poiché è chiaro che cammino eccellente per l'unione con il Signore è cercarlo, adorarlo, amarlo nel santissimo mistero della sua presenza reale nel Sacramento dell'Altare.

Volle prolungare la sua opera con la fondazione delle Figlie del Sacro Cuore di Gesù, che proseguono oggi nella Chiesa il suo carisma della carità verso i poveri e i malati. Di fatto, l'amore di Dio è universale, intende giungere a tutti gli uomini; perciò la nuova Santa comprese che il suo dovere era di diffonderlo, prodigandosi in attenzioni verso tutti fino alla fine dei suoi giorni, anche quando l'energia fisica diminuì e le dure prove attraversate nel corso dell'esistenza ridussero le sue forze. Fedelissima nell'osservanza delle costituzioni, rispettosa verso i Vescovi e i sacerdoti, sollecita con i seminaristi, Santa María de Jesús Sacramentado è un'eloquente testimonianza di consacrazione assoluta al servizio di Dio e dell'umanità dolente.

6. Questa solenne celebrazione ci ricorda che la fede comporta una relazione profonda con il Signore. I nuovi santi ci insegnano che i veri seguaci e discepoli di Gesù sono coloro che compiono la volontà di Dio e che sono uniti a Lui mediante la fede e la grazia.

Ascoltare la parola di Dio, rendere armoniosa la propria esistenza, mettendo al primo posto Cristo, fa sì che la vita dell'essere umano si configuri a Lui. Il "rimanete in me e io in voi" continua ad essere l'invito di Gesù che deve risuonare continuamente in ognuno di noi e nel nostro ambiente. San Paolo, accogliendo questa stessa chiamata, poté esclamare: "non sono più io che vivo, ma Cristo vive in me" (Gal 2, 20). Che la Parola di Dio proclamata in questa liturgia faccia sì che la nostra vita sia autentica rimanendo esistenzialmente uniti al Signore, amando non solo a parole ma con i fatti e nella verità (cfr 1 Gv 3, 18)! Così la nostra vita sarà realmente "per Cristo, con Cristo ed in Cristo".

Stiamo vivendo il Grande Giubileo dell'Anno 2000. Fra i suoi obiettivi vi è quello di "suscitare in ogni fedele un vero anelito alla santità" (Tertio Millennio adveniente, n. 42). Che l'esempio di questi nuovi Santi, dono della Chiesa in Messico alla Chiesa universale, spinga i fedeli, con tutti i mezzi a loro disposizione e soprattutto con l'aiuto della grazia di Dio, a ricercare con coraggio e decisione la santità!

Che la Vergine di Guadalupe, invocata dai martiri nel momento supremo del loro dono di sé, alla quale San José María de Yermo e Santa María de Jesús Sacramentado Venegas professarono una così tenera devozione, accompagni con la sua materna protezione i buoni propositi di quanto onorano oggi i nuovi Santi e aiuti coloro che seguono il loro esempio, guidi e protegga anche la Chiesa affinché, con la sua azione evangelizzatrice e la testimonianza cristiana di tutti i suoi figli, illumini il cammino dell'umanità nel terzo millennio cristiano! Amen.


HOMILIA DE JOÃO PAULO II



RITO DE CANONIZAÇÃO DE NOVOS SANTOS MEXICANOS



Domingo, 21 de Maio de 2000


1. "Não amemos com palavras, nem com a língua, mas com obras e de verdade" (1 Jo 3, 18). Esta exortação, tirada do Apóstolo João, no texto da segunda leitura desta celebração, convida-nos a imitar Cristo, vivendo ao mesmo tempo em íntima comunhão com Ele. Jesus mesmo no-lo disse, também no Evangelho que acaba de ser proclamado: "O ramo que não fica unido à videira não pode dar fruto. Vós também não podereis dar fruto, se não ficardes unidos a mim" (Jo 15, 4).

Através da profunda união com Cristo, iniciada no baptismo e alimentada pela oração, os sacramentos e a prática das virtudes evangélicas, homens e mulheres de todos os tempos, como filhos da Igreja, alcançaram a meta da santidade. São Santos porque colocaram Deus no centro da sua vida, fazendo da busca e difusão do seu Reino a razão da própria existência; são Santos porque as suas obras continuam a falar do seu amor total ao Senhor e aos irmãos, dando frutos copiosos graças à sua fé viva em Jesus Cristo e ao seu compromisso em amar, inclusivamente os inimigos, como Ele nos amou.

2. No contexto da peregrinação jubilar dos mexicanos, a Igreja alegra-se por proclamar Santos estes filhos do México: Cristóvão Magallanes e os seus 24 Companheiros mártires, sacerdotes e leigos; José Maria de Yermo y Parres, sacerdote fundador das Religiosas Servas do Sagrado Coração de Jesus; e Maria de Jesus Sacramentado Venegas, fundadora das Filhas do Sagrado Coração de Jesus.

Para participar nesta solene celebração, honrando assim a memória destes ilustres filhos da Igreja e da vossa Pátria, viestes do México em grande número como peregrinos, acompanhados por um abundante grupo de Bispos. Saúdo todos vós com muito afecto. A Igreja no México regozija-se ao contar com estes intercessores no céu, modelos de caridade suprema, no seguimento das pegadas de Jesus Cristo. Todos eles entregaram a própria vida a Deus e aos irmãos, através do martírio ou pelo caminho da oferenda generosa ao serviço dos necessitados. A firmeza da sua fé e esperança sustentou-os nas várias provações a que foram submetidos. É uma herança preciosa, fruto da fé arraigada em terras mexicanas que, nos alvores do terceiro milénio do Cristianismo, deve ser conservada e revitalizada para continuardes a ser fiéis a Cristo e à sua Igreja, como fostes no passado. México sempre fiel!

3. Na primeira leitura escutámos que quando Paulo se dirigia a Jerusalém, "pregava corajosamente em nome do Senhor... falava e discutia com os judeus de língua grega, mas eles procuravam um modo de o matar" (Act 9, 28-29). Com a missão de Paulo prepara-se a propagação da Igreja, levando a mensagem evangélica a todas as partes. E nesta difusão nunca faltaram perseguições e violências contra os anunciadores da Boa Nova. Porém, para além das adversidades humanas, a Igreja conta com a promessa da assistência divina. Por isso, escutámos que "a Igreja vivia em paz... Ela edificava-se e progredia no temor do Senhor, e crescia em número com a ajuda do Espírito Santo (Ibid., v. 31).

Podemos aplicar esta passagem dos Actos dos Apóstolos à situação que tiveram de viver Cristóvão Magallanes e os seus 24 Companheiros, mártires no primeiro trenténio do século XX. A maioria pertencia ao clero secular e três deles eram leigos seriamente comprometidos na ajuda aos sacerdotes. Eles não abandonaram o corajoso exercício do seu ministério, quando a perseguição religiosa aumentou na amada terra mexicana, desencadeando o ódio contra a religião católica. Todos aceitaram livre e serenamente o martírio como testemunho da própria fé, perdoando os seus perseguidores de modo explícito. Fiéis a Deus e à religião católica tão radicada nas suas comunidades eclesiais, que por eles eram servidas promovendo também o seu bem-estar material, hoje servem de exemplo para toda a Igreja e em particular para a sociedade mexicana.

Após as árduas provas por que a Igreja no México passou naqueles anos turbulentos, hoje os cristãos mexicanos, animados pelo exemplo destas testemunhas da fé, podem viver em paz e harmonia, oferecendo à sociedade a riqueza dos valores evangélicos. A Igreja desenvolve-se e progride como crisol onde nascem abundantes vocações sacerdotais e religiosas, onde se formam famílias segundo o desígnio de Deus e onde os jovens, parte notável do povo mexicano, podem crescer com esperança num futuro melhor. O luminoso exemplo de Cristóvão Magallanes e dos seus Companheiros mártires vos ajude a um renovado compromisso de fidelidade a Deus, capaz de continuar a transformar a sociedade mexicana para que nela reinem a justiça, a fraternidade e a harmonia entre todos.

4. "E o seu mandamento é este: que tenhamos fé no nome do seu Filho Jesus Cristo e nos amemos uns aos outros, como Ele nos mandou" (1 Jo 3, 23). O mandato mais importante que Jesus deu aos seus é de se amarem fraternalmente, como Ele os amou (cf. Jo 15, 12). Na segunda leitura que escutámos, o mandamento possui um dúplice aspecto: acreditarmos na pessoa de Jesus Cristo, Filho de Deus, confessando-O em todos os momentos e amar-nos uns aos outros, porque Cristo mesmo no-lo mandou. Este mandamento é tão fundamental para a vida do fiel, a ponto de se transformar no pressuposto necessário para que tenha lugar a morada divina. A fé, a esperança e o amor levam a receber Deus existencialmente, como caminho certo rumo à santidade.

Pode-se dizer que este foi o caminho empreendido por José Maria de Yermo y Parres, que viveu a sua total entrega presbiteral a Cristo, aderindo-lhe com todas as suas forças e, ao mesmo tempo, destacando-se por uma atitude primariamente orante e contemplativa. No Coração de Cristo, encontrou a guia para a sua espiritualidade e, considerando o seu amor infinito pelos homens, quis imitá-lo fazendo da caridade a regra da sua vida.

O novo Santo fundou as Religiosas Servas do Sagrado Coração de Jesus e dos Pobres, denominação que condensa os seus dois grandes amores, que expressam na Igreja o espírito e o carisma do novo Santo. Queridas Filhas de São José de Yermo y Parres, vivei com generosidade a rica herança do vosso fundador, a começar pela comunhão fraterna na comunidade, prolongando-a depois no amor misericordioso pelos irmãos, com humildade, simplicidade, eficácia e, sobretudo, em perfeita comunhão com Deus.

5. "Ficai unidos a mim e Eu ficarei unido a vós... Quem fica unido a mim, e Eu a ele, dará muito fruto, porque sem mim nada podeis" (Jo 15, 4-5). No Evangelho que escutámos, Jesus exortou-nos a permanecer n'Ele para unir a si todos os homens. Este convite exige que levemos a cabo o nosso compromisso baptismal, vivamos no seu amor, nos inspiremos na sua Palavra, nos alimentemos com a Eucaristia, recebamos o seu perdão e, quando for necessário, carreguemos a Cruz com Ele. A separação de Deus é a maior tragédia que o homem pode viver. A linfa que chega ao sarmento fá-lo crescer; a graça que nos advém de Cristo torna-nos adultos e maduros, a fim de darmos frutos de vida eterna.

Santa Maria de Jesus Sacramentado Venegas, primeira mexicana canonizada, soube permanecer unida a Cristo na sua longa existência terrestre, e por isso deu abundantes frutos de vida eterna. A sua espiritualidade caracterizou-se por uma singular piedade eucarística, pois é claro que um caminho excelente para a união com o Senhor consiste em buscá-lo, adorá-lo e amá-lo no santíssimo mistério da sua presença real no Sacramento do Altar.

Ela desejou prolongar a sua obra com a fundação das Filhas do Sagrado Coração de Jesus, que hoje dão continuidade na Igreja ao seu carisma da caridade para com os pobres e enfermos. Com efeito, o amor de Deus é universal, quer chegar a todos os homens e por isso a nova Santa compreendeu que o seu dever consistia em difundi-lo, prodigalizando-se em atenções a todos até ao ocaso dos seus dias, inclusivamente quando a energia física começava a declinar e as árduas provações por que passou ao longo da sua existência debilitavam as suas forças. Fidelíssima na observância das constituições, respeitosa aos Bispos e sacerdotes, solícita para com os seminaristas, Santa Maria de Jesus Sacramentado constitui uma eloquente testemunha de absoluta consagração ao serviço de Deus e da humanidade que sofre.

6. Esta solene celebração recorda-nos que a fé exige uma profunda relação com o Senhor. Os novos Santos ensinam-nos que os verdadeiros seguidores e discípulos de Jesus são aquelas pessoas que cumprem a vontade de Deus e estão unidas a Ele mediante a fé e a graça.

Escutar a Palavra de Deus, harmonizar a própria existência e reservar o primeiro lugar a Cristo, tudo isto faz com que a vida do ser humano se configure com Ele. "Ficai unidos a mim e Eu ficarei unido a vós", este continua a ser o convite de Jesus, que deve ressoar incessantemente em cada um de nós e no nosso ambiente. Recebendo este mesmo chamamento, São Paulo pôde exclamar: "Eu vivo, mas já não sou eu quem vivo, pois é Cristo que vive em mim" (Gl 2, 20). A Palavra de Deus proclamada nesta Liturgia faça com que a nossa vida seja autêntica, permanecendo existencialmente unidos ao Senhor, amando não só com palavras, mas com obras e de verdade (cf. 1 Jo 3, 18). Assim, a nossa vida será genuinamente "por Cristo, com Ele e n'Ele".

Estamos vivendo o Grande Jubileu do Ano 2000. Um dos seus objectivos consiste em "suscitar em cada fiel um verdadeiro anseio de santidade" (Tertio millennio adveniente, 42). O exemplo destes novos Santos, dádiva da Igreja que está no México à Igreja universal, inspire cada um dos fiéis, com todos os meios ao seu alcance e sobretudo com a ajuda da graça de Deus, a buscarem a santidade com coragem e decisão.

A Virgem de Guadalupe, invocada pelos mártires no momento supremo da entrega de si mesmos, à qual São José Maria de Yermo e Santa Maria de Jesus Sacramentado Venegas professaram uma veneração tão tenra, acompanhe com a sua protecção materna os bons propósitos de quem hoje honra os novos Santos e ajude as pessoas que seguem os seus exemplos, guie e salvaguarde também a Igreja a fim de que, com a sua acção evangelizadora e o testemunho cristão de todos os seus filhos, ilumine o caminho da humanidade no terceiro milénio cristão!

Amém.