vendredi 10 mai 2013

Sainte SOLANGE de BOURGES, vierge et martyre


Statue représentant Sainte Solange, 
sainte patronne du Berry. Musée du Berry, Bourges (Cher)
Sainte Solange

vierge

(860-878)

A trois lieues de Bourges, s'élève le modeste village de Villemont, où naquit Solange en 860. Ses parents, modestes vignerons, étaient pauvres des biens de la terre, mais par contre étaient des modèles de probité et d'honneur. Dans ces temps de foi, où le souffle glacial de l'athéisme n'avait pas encore, plus ou moins, banni les coutumes chrétiennes, on ne parlait pas seulement de Dieu dans les familles, on s'entretenait aussi des Saints qui sont Ses amis; et le soir, quand revenus de leur dur labeur, le père et ses enfants se reposaient en prenant leur frugal repas, leur pauvreté était réconfortée par quelque récit emprunté à la Vie des Saints. Ces histoires passaient de génération en génération, apportant avec elles leurs fortes leçons et leur poésie. Nos pères y puisaient de mâles vertus. Agnes, la douce vierge de treize ans, qui préféra le martyre aux plaisirs mondains, fut celle que Solange prit pour modèle.

A sept ans, Solange crut entendre, un jour une voix mystérieuse lui dire: «Viens, Je t'épouserai éternellement. – Je suis à Vous, prenez-moi, Seigneur», balbutia l'enfant. On verra qu'elle tint parole.

Préposée dès son enfance à la garde des moutons, Solange aimait ce modeste emploi, qui lui laissait le loisir de prier et de contempler Dieu dans Ses créatures. Dans le champ de ses parents, elle s'était fait une sorte d'oratoire rustique. Arrivée au pâturage, tour à tour elle priait, ou elle filait en chantant les louanges de Dieu.

Fidèle à tous les devoirs d'état, elle lavait le linge de la famille; quand, penchée sur l'onde transparente, elle apercevait ses traits, elle se hâtait de troubler l'eau et de briser ce miroir naturel, de crainte que la vanité ne vînt à se glisser dans son âme. Jamais on ne la vit prendre part à aucun divertissement public, ni aux joyeuses réunions de la jeunesse folâtre de son village.

La dévotion et les extases de Solange ne lui faisaient pas oublier l'amour du prochain. Elle était la providence des pauvres, et les plus rebutants avaient ses préférences; elle aurait eu le droit de répéter pour son compte cette parole de saint François de Sales «les mauvaises odeurs sont pour moi des roses».

Il arriva que Rainulfe, fils aîné du comte de Bourges, s'éprit des charmes de Solange et voulut l'épouser. Ne pouvant arriver à ses fins par des moyens légitimes, il se décida à l'enlever, la jeta sur son cheval et s'enfuit au grand galop. Sans se soucier du danger couru, la courageuse vierge se laissa tomber de cheval et chercha à se sauver. Furieux de voir l'objet de son aveugle passion lui échapper, Rainulfe la poursuivit, tira son épée et l'égorgea.

Le Berry a religieusement gardé le souvenir de son héroïque bergère, de la «Bonne Sainte», comme on l'appelle encore aujourd'hui. Le champ de ses parents s'appelle toujours le «champ de Sainte-Solange». Dans le champ, se trouve un oratoire sur l'emplacement de celui qu'édifia Solange. Sur le lieu sanctifié par sa mort, a été édifiée une belle chapelle que consacra, le 10 mai 1874, Mgr de la Tour d'Auvergne.

J.M. Planchet, Nouvelle Vie des Saints, 1947

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/sainte_solange.html

Sainte Solange

Martyre de la pureté (✝ 880)

Dans le Berry, une petite bergère d'une grande beauté. Une humble jeune fille qui refusa d'épouser le fils du comte de Poitiers. Elle voulait se consacrer pleinement à Dieu, le jeune comte voulait l'enlever de force. Il la prit sur son cheval mais la belle paysanne était forte. Elle se débattit tellement qu'au passage d'un ruisseau, elle l'y fit tomber avec elle. Il espéra que l'eau lui permettrait de mieux accomplir son forfait. Elle sortit pour s'enfuir, il la poursuivit et, de rage, l'ayant rattrapée, lui trancha la tête.

...La légende rapporte que la tête de Solange, bien que séparée du reste du corps, invoqua encore trois fois le saint Nom de Jésus. Toujours selon la légende, Solange, décapitée, prit sa tête dans ses mains et la porta jusqu'à l'église Saint-Martin... (diocèse de Bourges)

Elle est la patronne du Berry.

Dans le Berry, au IXe siècle, sainte Solange, vierge, qui se serait soumise au martyre pour conserver sa chasteté.

Martyrologe romain



Sainte Solange, Vitrail, Notre Dame, Mehun-sur-Yèvre

Solange naquit aux environs de Bourges, au lieu-dit Villemont, à deux kilomètres du bourg de Saint-Martin-du-Crot. Instruite par ses parents dans la loi du Seigneur, elle donna dès les premières années de son existence les marques d'une rare piété et, à l'âge de sept ans, consacra sa virginité au Seigneur, l'époux des vierges. Dieu la combla de telles faveurs que, selon une antique et vénérable tradition, elle guérissait les malades et chassait les démons par sa seule présence. Occupée à garder les moutons de son père dans un pré du voisinage, elle occupait son temps à prier son divin maître et à s'entretenir familièrement avec lui.

Un jour, l'un des fils du comte de Bourges, peut-être Bernard, comte de Bourges et d'Auvergne, rencontra la jeune bergère Solange et fut séduit par sa grande beauté. Par des avances et des promesses d'abord, par des menaces ensuite, il s'efforça d'obtenir qu'elle consente à devenir son épouse. Mais, fidèle à son voeu, elle repoussa ce projet. N'avait-elle pas décidé de n'aimer que le Christ. Alors le jeune homme, dans un élan de furie, l'enleva de force, la mit sur sa monture et l'entraîna avec lui dans une course folle. Mais la jeune fille, qui avait moins peur de mourir que d'être infidèle à son Seigneur, se déroba à son ravisseur et se laissa tomber à terre, au bord d'un ruisseau. C'est alors que, dans sa rage, le séducteur tira son épée de son fourreau et trancha la tête de la jeune bergère. Elle subit ce martyre à la fin du IX° siècle, un 10 mai (peut-être le 10 mai 878...).

La légende rapporte que la tête de Solange, bien que séparée du reste du corps, invoqua encore trois fois le saint Nom de Jésus. Toujours selon la légende, Solange, décapitée, prit sa tête dans ses mains et la porta jusqu'à l'église Saint-Martin. Elle fut donc ensevelie en l'église Saint-Martin du village de Saint-Martin-du-Crot. Mais par la suite, une nouvelle église fut édifiée à la place de l'ancienne, placée sous le vocable de Solange, et le bourg lui-même prit le nom de la sainte martyre : Sainte-Solange (c'est la seule commune de France à porter ce nom). Le Seigneur confirma par de nombreux miracles l'héroïcité des vertus de sa servante et son tombeau n'a jamais cessé d'être honoré par les fidèles du Berry qui vénèrent sainte Solange comme leur patronne spéciale.


Sainte Solange, Vitrail, Cathédrale Saint Étienne, Bourges
Sainte Solange

Elle était bergère au IXe siècle. C'est une des patronnes du Berry (IXe). On l'invoque contre la sécheresse.

“La très-illustre vierge Solange est la patronne, et, pour ainsi dire, la Sainte Geneviève du Berry. Elle naquit au bourg de Villemont, à deux ou trois lieues de la ville de Bourges. Son père était un pauvre vigneron qui menait une vie très-chrétienne; Dieu récompensa sa piété en bénissant son mariage. Il eut une fille qui fut nommée Solange. Chez cette admirable enfant, la beauté du corps et celle de l’âme se rehaussaient réciproquement, de sorte qu’elle faisait les délices de Dieu et des hommes”

“De vieilles chroniques l’appellent Solange ou Soulange; son lieu natal n’existe plus; on voit au milieu du Pré-Verdier les ruines d’une maison qu’habitait, dit-on, Sainte Solange. Cette prairie est à une demi-lieue du bourg appelé du nom de la Sainte depuis sa mort, et auparavant Saint-Martin-du-Cros.”

“Si l’on en croit les leçons de l’office que l’Eglise lui a consacré il paraissait le jour et la nuit, au-dessus de sa tête, une étoile qui la conduisait en ses démarches, et qui lui servait de règle en tout ce qu’elle devait faire; cette étoile lui servait spécialement de guide et d’avertissement, lorsque le temps qu’elle avait destiné à l’oraison ou à la psalmodie s’approchait; comme si cette lumière, qui invitait autrefois les Saints rois Mages à aller reconnaître et adorer Jésus-Christ, eût été reproduite pour favoriser cette Sainte épouse du même Sauveur, et lui indiquer les précieux moments auxquels le divin Époux demandait ses adorations.”

(Extrait des Petits Bollandistes)

Un jour, attiré par la réputation de la bergère, Bernard de la Gothie, fils de Bernard, comte de Poitiers, de Bourges et d’Auvergne monte à cheval, et, sous prétexte d’aller à la chasse, il se rend sur les terres de Villemont, où Solange gardait son troupeau.

Il est pris d’un vif désir pour elle, il la saisit, l’emporte sur son cheval. Refusant ses avances, Solange lui échappe et se laisse tomber dans un ruisseau au bord de la route. Bernard ivre de rage devant le refus de Solange transforme son amour en haine et la décapite. (d’autres disent qu’il la transperça avec son glaive)

Solange qui était debout, étend paisiblement ses bras pour recevoir sa tête et marche (c’est assez courant dans la région) jusqu’à Saint Martin du Cros où elle fut ensevelie. (Boll. T. 5, pp. 427 à 431)

Le pape Alexandre VII autorisa la création d’une confrérie des “Cousins de Sainte Solange."



Solangia of Bourges

(also known as Solange of Bourges of Genevieve du Berry)

Born at Villemont, near Bourges, France; died c. 880. Solangia was born into a family of poor vine-dressers. At an early age, she vowed to serve god and remain a virgin. She worked as a shepherdess, watching her father's sheep. When her hour of prayer approached, she is said to have been attended by a guiding star that shone brightly over her head. She was said to have a great affinity for animals and to have the gift of healing.

One of the sons of the count of Poitiers, hearing of her beauty, came to see her. When she resisted Bernard's advances, he pulled her up onto his horse by force. She extricated herself but was injured in the process, and he murdered her with his hunting knife. Legend had it that she then rose and carried her head in her hands to the Church of Saint-Martin-du-Cros. In its cemetery an altar was built in her honor in 1281. The field in which she liked to pray came to be called le Champ de Sainte Solange (Benedictines, White).

In art, Saint Solangia can be identified as a shepherdess with a star over her head, near a crucifix. She may also be portrayed (1) with a hunting knife in her throat; (2) with a knife in her breast, distaff, flowers, cross, and sheep around her; or (3) carrying her head (Roeder). She is patron of Bourges and the province of Berry, and protector of little children and shepherds, and invoked for rain (Roeder).


St. Solangia, Martyr, of France

Commemorated on May 10

St. Solangia was a shepherdess in France who was very beautiful. In 880, the Count of Auvergne offered her his hand in marriage. When she declined, he seized her, intending to carry her to his castle. However, as they approached a stream, Solangia threw herself on the ground. The count became upset, drew his sword and cut off her head, but Solangia caught it in her hands, pronouncing the name of Jesus three times.

Solangia carried her head from Villemont to St. Martin du Cros, where she was buried. In the early tenth century, an altar was erected at the cemetery in her honor.