vendredi 24 mai 2013

Sainte MADELEINE-SOPHIE BARAT, vierge et fondatrice


Enrico Quattrini, Statue de Madeleine-Sophie Barat (1934) 
dans la nef de Saint-Pierre de Rome

Sainte Madeleine-Sophie Barat

Madeleine-Sophie Barat, fille de pauvres paysans, naquit à Joigny le 13 décembre 1779. De santé fragile, elle montra dès l'enfance une grande volonté et un fort désir de s'instruire. Après sa première Communion (1789), sous la conduite de son frère Louis, futur jésuite, elle commença d'étudier le latin, le grec et quelques langues vivantes. Louis, diacre du diocèse de Sens, régent au collège de Joigny, prête le serment à la Constitution Civile du Clergé qu'il rétractera en 1792, ce qui lui valut de faire partie des réfractaires et d'être emprisonné. Libéré à la chute de Robespierre, il est ordonné prêtre en 1795 et décide d'aller exercer le saint ministère à Paris où il emmène sa sœur afin qu'elle reçoive une éducation supérieure et théologique sous sa conduite rigoureuse. Il confie la direction spirituelle de sa sœur à l'abbé Philibert de Bruillard, son compatriote, qui deviendra (1826) évêque de Grenoble. Madeleine-Sophie songe à se faire carmélite, mais la France n'a plus de Carmel et, le temps de la réflexion, elle retourne chez ses parents.

Louis, veut rallier quelques prêtres qui, pendant l'émigration, se sont regroupés sous la règle de Saint Ignace, les Prêtres de la Foi . Or le supérieur des trois qui arrivent alors à Paris (1800), le P. Joseph Varin, songe à former des éducatrices pour les jeunes filles et comme Louis Barat est devenu l'auxiliaire du P. Varin, Madeleine-Sophie est pressentie pour cette tâche. Le 21 novembre 1800, la Société des Dames du Sacré-Cœur est fondée et le P. Varin reçoit les promesses des trois premières dames.

En octobre 1801 la première maison est fondée à Amiens sous la direction de Madeleine-Sophie Barat et les Dames reçoivent le nom de Dames de la Foi puis, de la police impériale celui de Dames de l'Intruction Chrétienne.

La maladie entre dans le corps de Madeleine-Sophie Barat et ne la quittera plus désormais, ce qui ne l'empèche pas de fonder à Grenoble, de recevoir la bénédiction de Pie VII à Lyon, d'être nommée Supérieure Générale et de fonder à Cugnières, Niort, Poitiers, encouragée par l'autorité impériale. Le retour des Bourbons donna encore plus de vigueur à l'institut qui reçu l'approbation de ses Constitutions en 1816 de la main de Pie VII. Mme. Duchesne s'embarque pour l'Amérique étendre les fondations tandis qu'en France naissent les maisons de Chambéry, Lyon, Bordeaux, Le Mans, Autun, Besaçon, et, aussi, en Italie, Rome et Turin. La Monarchie de Juillet amène les temps difficiles et l'opposition épiscopale, mais avec le ferme soutien de Rome ; à partir de 1843 les fondations se multiplient en France, en Irlande, en Angleterre, en Belgique, en Autriche, en Suisse, en Espagne, aux Amériques En 1864, la Congrégation comprenait 3500 religieuses et 86 maisons. Madeleine-Sophie Barat mourut à Paris, le jour de l'Ascension, 25 mai 1865. La dernière pensée de Mère Barat, consignée dans son testament, résume bien toute sa vie : L'amour du Cœur de Jésus, pour le salut des âmes, selon le but de notre vocation.

Sa cause de canonisation introduite en 1879, elle fut béatifiée par Pie X en 1908 et canonisée par Pie XI le 24 mai 1925.


Photo du portrait de Madeleine-Sophie Barat, par Savinien Petit, 1865

Conférence de 1858

Pour la raison même de son Immaculée Conception, Marie eut dès le commencement de son existence, une parfaite connaissance de Dieu. Cette connaissance enflammant de plus en plus l'ardeur de l'amour qui la consumait, lui fit accepter d'avance tous les sacrifices que Dieu lui demanda, surtout au moment où, alors qu'elle lui offrait son Divin Fils au Temple, le vieillard Siméon lui fit une douloureuse prédiction. Marie comprit alors à quoi elle était appelée et l'amour dont elle aimait son Dieu lui fit aussi aimer les hommes qui lui coûtaient si cher. Dès lors et particulièrement au moment où son Divin Fils lui présenta dans la personne de saint Jean, tous les hommes, Marie, debout sous la Croix, se montra véritablement notre co-rédemptrice, notre Mère.

Sainte Madeleine-Sophie Barat


Le pape Grégoire XVI approuve les constitutions en 1843

Sainte Madeleine Sophie Barat (1779-1865)

Qui était sainte Madeleine Sophie Barat ?

Une Bourguigonne.

Née le 13 décembre 1779 à Joigny, dans l’Yonne, au sein d’une famille d’artisans tonneliers, elle était la dernière de trois enfants. Louis, l’aîné, né en 1768, se destinait à la prêtrise. Ses projets furent différés par la Révolution. Ordonné clandestinement en septembre 1795, il entra dans la Compagnie de Jésus lorsque celle-ci fut rétablie sous la Restauration. La seconde, Marie-Louise, mariée en 1793, eut dix enfants. Cette branche s’est éteinte.

Une femme à la foi vive.

La famille Barat était, comme beaucoup d’autres à Joigny, janséniste. Sous l’influence de Louis, à l’extrême fin du règne de Louis XVI, elle fut gagnée au culte du Sacré Cœur. Sophie fut profondément marquée par la Révolution en qui elle vit toujours un régime qui avait voulu attenter aux droits de Dieu. Elle souffrit, comme tous les siens, du sort réservé à son frère. Car, après avoir rétracté son serment de fidélité à la Constitution Civile du Clergé en 1792, Louis fut incarcéré à Paris et échappa à la guillotine grâce à la chute de Robespierre.

Une femme à la culture peu commune.

Grâce à sa mère qui s’intéressait aux modes culturelles du temps et à son frère Louis qui était professeur au collège de Joigny, Sophie reçut une éducation exceptionnelle. Elle apprit les langues anciennes et modernes et fut initiée aux matières religieuses et profanes, y compris aux sciences. Commencée dans sa ville natale, sa formation se poursuivit, sous la férule de Louis, à Paris, où elle arriva à l’automne de 1795.

La fondatrice de la Société du Sacré-Cœur.

Sous le Directoire, Sophie Barat commença à envisager, dans la prière, une congrégation féminine nouvelle qui, pour honorer le Cœur du Christ et faire connaître l’amour de Dieu, se consacrerait à l’éducation des jeunes filles. Ce projet prit forme en 1800 grâce à la rencontre qu’elle fit du Père Joseph Varin, qui avait des objectifs proches des siens. Père du Sacré-Cœur, il entra par la suite dans la Compagnie de Jésus. Le 21 novembre 1800, Sophie fit à Paris, dans le quartier du Marais, son premier engagement religieux. L’année suivante, l’activité apostolique du nouvel institut démarra à Amiens, grâce à l’établissement d’un pensionnat de jeunes filles et d’une école pour les pauvres. En 1804, Sophie Barat fut nommée supérieure des Dames de l’Instruction Chrétienne, nom qui fut celui de la congrégation jusqu’en 1815, la référence au Sacré Cœur, compris comme un symbole contre-révolutionnaire, étant impossible depuis les guerres de Vendée. L’institut commençant à essaimer, Sophie Barat en fut nommée en 1806 supérieure générale, charge qu’elle devait conserver jusqu’à sa mort. Désormais son histoire se confond avec celle de sa congrégation. Dès 1818, la Société du Sacré-Cœur fonde hors de France. Philippine Duchesne, canonisée en juillet 1988, part alors pour les Etats-Unis. La même année, la congrégation est appelée dans le royaume de Piémont, puis peu après à Rome, par le Pape.

Une femme courageuse.

La Mère Barat s’est montrée capable d’affronter l’adversité. Des révolutions ou l’apparition de régimes libéraux en Italie et en Suisse ont provoqué l’expulsion des Religieuses du Sacré-Cœur. Au sein de sa congrégation, la fondatrice a été aux prises avec une contestation qui s’est surtout manifestée au cours du premier Empire puis entre 1839 et 1845. Dans les deux cas, les dissensions ont porté sur la spiritualité du Sacré Cœur et la forme de vie religieuse que la Mère Barat avait voulu instaurer. Avec simplicité et humilité, Madeleine Sophie Barat a fait face, tenant dans les épreuves grâce à la prière, sachant à la fois pardonner et maintenir son œuvre dans l’esprit des origines.

Une femme ouverte aux besoins de son temps.

Attentive à y répondre, la fondatrice du Sacré Cœur a souhaité donner aux femmes un rôle de premier plan dans la reconstitution du tissu social. Elle a aussi révélé de remarquables qualités relationnelles, manifestant de l’aisance aussi bien avec les grands de ce monde qu’avec les élèves et leurs parents. Les plus pauvres savaient trouver auprès d’elle accueil et soutien. Souhaitant mettre en œuvre une éducation d’excellence, elle a créé des établissements divers adaptés aux besoins des sociétés locales. Elle organisa aussi l’œuvre des retraites, offrant aux femmes un accompagnement spirituel. Elle mobilisa les énergies et soutint les efforts des religieuses par ses voyages et une correspondance géante. Cette femme qui, dans son adolescence, avait rêvé d’entrer au Carmel, sut concilier action et contemplation. Elle créa une vie apostolique nouvelle fondée sur l’intériorité et l’union au Cœur de Jésus.

Madeleine Sophie Barat mourut à Paris, dans la maison-mère du 33 Boulevard des Invalides, le 25 mai 1865, en la fête de l’Ascension. Elle fut enterrée à Conflans (commune de Charenton). En 1904, à cause des menaces de fermeture que faisait peser sur les maisons françaises du Sacré-Cœur la politique anticléricale d’Emile Combes, son corps fut transféré en Belgique. Madeleine Sophie Barat fut béatifiée en 1908 et canonisée en 1925. La châsse qui contient ses restes sera installée le 19 juin 2009 dans l’église de Saint-François Xavier, sur le territoire de la paroisse dont dépendait la maison-mère de la Société du Sacré-Cœur jusqu’en 1907.

Le devenir d’une œuvre.

Après la mort de sa fondatrice, la Société du Sacré-Cœur s’est considérablement développée puisqu’elle est actuellement présente dans plus de quarante pays sur les cinq continents. Le nombre des Religieuses du Sacré-Cœur était de 3.539 en 1865 ; il avait doublé un siècle plus tard. L’expansion de la congrégation à travers le monde s’est développée à partir du début du XXe siècle, lorsque les religieuses quittèrent la France au moment des « expulsions ». Actuellement les Religieuses du Sacré-Cœur sont environ 3.000. Tirant profit des opportunités qu’offraient les législations nationales, après la première guerre mondiale, les Religieuses du Sacré-Cœur diversifièrent leurs œuvres éducatives, ouvrant des collèges universitaires aux Etats-Unis, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Chine. Après le concile de Vatican II, la Société du Sacré-Cœur, tout en conservant son charisme, a étendu son champ apostolique. L’éducation est désormais pratiquée grâce à des activités professionnelles diverses. Les Religieuses du Sacré-Cœur sont actuellement présentes dans des écoles et des universités, dans des centres de soins, dans des aumôneries d’étudiants ou d’hôpitaux, dans des mouvements d’Eglise et des associations éducatives, dans des ONG et des paroisses. Elles vivent dans les villes, dans des villages, dans des quartiers populaires et des bidonvilles, en relation avec des adultes et des jeunes de milieux sociaux variés, d’âges, de religions et de cultures différents. Ces activités sont toujours destinées à découvrir et à manifester l’amour du Cœur du Christ et à partager la tendresse et la miséricorde de Dieu.

Monique Luirard, rscj Professeur émérite

* Aujourd’hui, la Société du Sacré Coeur compte des religieuses présentes dans 45 pays.


Sainte Madeleine-Sophie Barat (1779-1865)

Fête le 25 mai (sa fête liturgique a été fixée au 25 mai, anniversaire de son décès)

Née à Joigny, dans l’Yonne, elle arrive à Paris à l’automne 1795, sous le Directoire, quand l’Église de France est en phase de reconstruction.

Sous l’inspiration d’un de ses directeurs de conscience, le père Joseph Varin, qui travaille au rétablissement de la Compagnie de Jésus et veut créer son homologue féminin, Madeleine-Sophie prononce avec trois compagnes, le 21 novembre 1800, sa consécration au Sacré-Cœur. Douée de remarquables qualités éducatives, elle est pendant 63 ans la mère supérieure de la Société du Sacré-Cœur de Jésus destinée à l’éducation des jeunes filles du grand monde.

La Société du Sacré-Cœur est la première de ces nombreuses fondations apostoliques, nées à l’aube du XIXe siècle, reconnues en France en vertu de leur utilité reconnue.

Madeleine-Sophie passe son temps sur les routes pour fonder et visiter.

Jusqu’à sa mort, quatre-vingt dix-huit maisons sont nées en France et à l’étranger. Le corps de Madeleine-Sophie, rapatrié de Belgique en juin 2009, est conservé dans une châsse en l’église Saint-François-Xavier, 39 boulevard des Invalides, Paris 7e.

Elle a été canonisée par Pie XI en 1925.

Musée Rodin et lycée Victor-Duruy

77, rue de Varenne, 7e arr. - M° Varenne

39, boulevard des Invalides, 7e arr. - M° Varenne

L’établissement parisien fondé en 1816 s’installe à l’hôtel Biron, 77, rue de Varenne en 1820. Puis en 1859, est inauguré le bâtiment du boulevard des Invalides pour servir de maison mère. Après l’expulsion de 1907, l’hôtel devient le musée Rodin et les bâtiments du XIXe siècle sont affectés au lycée Victor-Duruy.

Église Saint-Médard

141, rue Mouffetard, 5e arr. - M° Censier Daubenton

Au bas de la rue Mouffetard, près de Saint-Médard, se trouve le passage des Postes où Madeleine-Sophie Barat installe une maison et un pensionnat en 1816, auprès de la maison des Jésuites. C’est également de ce lieu qu’elle envoie en 1818 sa première missionnaire en Amérique du Nord : sainte Philippine Duchesne.

Église Saint-Julien-le-Pauvre

1, rue Saint-Julien-le-Pauvre, 5e arr. - M° Saint-Michel

C’est tout près de cette église qu’en 1795 Madeleine-Sophie Barat, arrivant en bateau de sa ville natale de Bourgogne, s’installe à Paris.

Deux ouvrages :

Monique LUIRARD, Madeleine-Sophie Barat (1779-1865). Une éducatrice au cœur du monde, au cœur du Christ, éditions Nouvelle Cité, coll. Historiques, Montrouge, 1999, 16 € 77.

Bernard RICHARD, Madeleine-Sophie Barat, sainte de Joigny (Yonne) et sa communauté dans le monde, éditions La Gazette 89, Égriselles-le-Bocage, 2009, 6 € (en vente chez Volume 88, 88 boulevard de Grenelle, Paris, XVe).



Sainte Madeleine-Sophie Barat

Fondatrice de l'Institut des Soeurs du Sacré-Coeur (✝ 1865)

Son père était un petit vigneron de la Bourgogne à Joigny. Elle reçut sa formation de son frère prêtre qui avait onze ans de plus qu'elle et qui était un homme étrange. Il lui apprit à fond le grec et le latin, ne lui passait rien, la giflant à l'occasion, lui interdisant toute effusion du coeur et toute récréation. A vingt ans, elle arrive à Paris. Heureusement, elle y rencontre un père jésuite, le père Varin qui la sauve en devenant son père spirituel. Il rêvait d'un institut voué à l'éducation chrétienne des jeunes filles du "monde", de la noblesse et des bourgeois enrichis. Avec elle, dès l'année suivante, les Dames du Sacré-Coeur comme il les appela, eurent un pensionnat à Amiens en Picardie. En 1815, l'institut reçut ses constitutions, calquées sur celles des jésuites. En 1850, l'institut possédait soixante-cinq maisons en France et à l'étranger. C'était une éducatrice à qui il suffisait de faire le contraire de ce qu'elle avait subi de son frère: "épanouir et libérer les âmes au lieu de les tyranniser et corseter".

Elle a été canonisée par Pie XI en 1925.

(…)

Une Bourguigonne - Une femme courageuse, à la foi vive, à la culture peu commune, ouverte aux besoins de son temps - fondatrice de la Société du Sacré-Cœur...

et "...Madeleine-Sophie passe son temps sur les routes pour fonder et visiter..." Sainte Madeleine-Sophie Barat - diocèse de Paris

À Paris, en 1865, sainte Madeleine-Sophie Barat, vierge, qui fonda la Société du Sacré-Coeur de Jésus et travailla beaucoup pour la formation chrétienne des jeunes filles.

Martyrologe romain



St. Madeleine Sophie Barat

Born at Joigny, Burgundy, France, on December 12, the daughter of a cooper, she was educated by her older brother Louis, who later became a priest and who imposed the strictest discipline and penances on her. On his recommendation, Father Varin, who planned to form an institute of women to teach girls, a female counterpart of the Jesuits, received her and three companions into the religious life in 1800, thus founding the Society of the Sacred Heart of Jesus. They founded their first convent and school at Amiens the following year, and in 1802, Madeleine, though the youngest member of the group, now grown to twenty-three, was appointed Superior; she was to rule for sixty-three years. The Society spread throughout France, absorbed a community of Visitation nuns at Grenoblein in 1804 (among whom was Blessed Phillipine Duchesne, who was to bring the Society to the United States in 1818), and received formal approval from Pope Leo XII in 1826. In 1830 the Society's novitiate at Poitiers was closed by the Revolution, and Madeleine founded a new novitiate in Switzerland. By the time of her death in Paris on May 21, she had opened more than 100 houses and schools in twelve countries. She was canonized in 1925. Her feast day is May 25th.



Ven. Madeleine-Sophie Barat

Foundress of the Society of the Sacred Heart, born at Joigny, Burgundy, 12 December, 1779; died in Paris, 24 May, 1865. She was the youngest child of Jacques Barat, a vine-dresser and cooper, and his wife, Madeleine Foufé, and received baptism the morning after her birth, her brother Louis, aged eleven, being chosen godfather. It was to this brother that she owed the exceptional education which fitted her for her life-work. Whilst her mother found her an apt pupil in practical matters, Louis saw her singular endowments of mind and heart; and when, at the age of twenty-two, he returned as professor to the seminary at Joigny, he taught his sister Latin, Greek, history, natural science, Spanish, and Italian. Soon she took delight in reading the classics in the original, and surpassed her brother's pupils at the seminary.


After the Reign of Terror, Louis called Sophie to Paris, to train her for the religious life, for which she longed. When he had joined the Fathers of the Faith, a band of fervent priests, united in the hope of becoming members of the Society of Jesus on its restoration, he one day spoke of his sister to Father Varin, to whom had been bequeathed by the saintly Léonor de Tournély the plan of founding a society of women wholly devoted to the worship of the Sacred Heart of Jesus, to prayer and sacrifice, and destined to do for girls what the restored Society of Jesus would do for boys. Father Varin had vainly sought a fitting instrument to begin this work; he now found one in this modest, retiring girl of twenty. He unfolded the project, which seemed to satisfy all her aspirations, and she bowed before his authoritative declaration that this was for her the will ofGod. With three companions she made her first consecration, 21 November, 1800, the date which marks the foundation of the Society of the Sacred Heart. In September, 1801, the first convent was opened at Amiens, and thither Sophie went to help in the work of teaching. It was impossible yet to assume the name "Society of the Sacred Heart", lest a political significance be attached to it; its members were known as Dames de la Foior de l'Instruction Chrétienne. Father Varin allowed Sophie to make her vows, 7 June, 1802, with GenevieveDeshayes.

The community and school were increasing, and a poor school had just been added, when it became evident to Father Varin that Mademoiselle Loquet, who had hitherto acted as superior, lacked the qualities requisite for the office, and Sophie, although the youngest, was named superior (1802). Her first act was to kneel and kissthe feet of each of her sisters. Such was ever the spirit of her government, November, 1804, found her at Sainte-Marie-d'en-Haut, near Grenoble, receiving a community of Visitation nuns into her institute, One of them, Philippine Duchesne, was later to introduce the society into America. Grenoble was the first of some eighty foundations which Mother Barat was to make, not only in France but in North America (1818), Italy(1828), Switzerland (1830), Belgium (1834), Algiers (1841). England (1842), Ireland(1842), Spain (1846),Holland (1848), Germany (1851), South America (1853) Austria (1853), Poland (1857).

Mother Barat was elected superior-general in January, 1806, but a majority of one vote only, for the influence of an ambitious priest, chaplain at Amiens, wellnigh wrecked the nascent institute. Prolonged prayer, silentsuffering, tact, respect, charity, were only means she used to oppose his designs. With Father Varin, now aJesuit, she elaborated constitutions and rules grafted on the stock of the Institute of St. Ignatius. These rules were received with joy in all the houses, Amiens alone excepted; but Mother Barat's wisdom and humility soon won submission even here. In 1818 she sent Mother Duchesne, with four companions, to the New World; her strong and holy hand was ever ready to support and guide this first missioner of the Society. She called all the superiors together in council at Paris in 1820, to provide a uniform course of studies for their schools. These studies were to be solid and serious, to fit the pupils to become intelligent wives and devoted mothers; to give that cultivation of mind, that formation of character, which go to make up a true women; all was to stamped and sealed with strong religious principles and devotion to the Sacred Heart.

Foundations multiplied, and Mother Barat, seeing the necessity of a stronger guarantee of unity, sought it in union with Rome. The solemn approbation was obtained much sooner than usual, owing to a memoir drawn up by the foundress and presented to Leo XII in May, 1826. The decree of approbation was promulgated in December. The society being now fully organized and sealed by Rome's approval, for forty years Mother Barat journeyed from convent to convent, wrote many thousand letters, and assembled general congregations, so as to preserve its original spirit. The Paris school gained European repute; Rome counted three establishments, asked for and blessed by three successive pontiffs. At Lyons Mother Barat founded the Congregation of theChildren of Mary for former pupils and other ladies. In the same year (1832), she began at Turin the work ofretreats for ladies of the world, an apostleship since widely and profitably imitated. Numerous foundations brought Mother Bart onto personal contact with all classes. We find her crossing and recrossing France,Switzerland, Italy, often on the eve of revolutions; now the centre of a society of émigrés whose intellectualgifts, high social position, and moral worth are seldom found united; now sought out by cardinals and Romanprincesses during her vicits to her Roman houses; at another time, speaking on matters educational with Madame de Genlis; or again, exercising that supernatural ascendency which aroused the admiration of such men as Bishop Fraysinous, Doctor Récamier, and Duc de Rohan.

These exterior labours were far from absorbing all Mother Barat's time or energies; they coexisted with a life of ever-increasing holiness and continual prayer; for the real secret of her influence lay in her habitualseclusion from the outside world, in the strong religious formation of her daughters which this seclusion made possible, and in the enlightened, profound, and supernatural views on education which she communicated to the religious engaged in her schools. She worked by and through them all, and thus reached out to the ends of the earth. In spite of herself she attracted and charmed all who approached her. New foundations she always entrusted to other hands; for, like all great rulers, she had the twofold gift of intuition in the choice of personsfitted for office, and trust of those in responsible posts. Allowing them much freedom of action in details, guiding them only by her counsels and usually form afar. Prelates who now and them ventured to attribute to her the successes of the society, saw that instead of pleasing, they distressed her exceedingly.

Beloved by her daughters, venerated by princes and pontiffs, yet ever lowly of heart, Mother Barat died at the mother-house in Paris, on Ascension Day, 1865, as she had foretold, after four days' illness. She was buried atConflans, the house of novitiate, where her body was found intact in 1893. In 1879 she was declared Venerable, and the process of beatification introduced. [Note: Mother Barat was canonized in 1925.]

Power, Alice. "Ven. Madeleine-Sophie Barat." The Catholic Encyclopedia. Vol. 2. New York: Robert Appleton Company,1907. 29 May 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/02283a.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Claudia C. Neira. AMDG.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. 1907. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.



St. Madeleine Sophie Barat (1779-1865)

The legacy of Madeleine Sophie Barat can be found in the more than 100 schools operated by her Society of the Sacred Heart, institutions known for the quality of the education made available to the young.

Sophie herself received an extensive education, thanks to her brother, Louis, 11 years older and her godfather at Baptism. Himself a seminarian, he decided that his younger sister would likewise learn Latin, Greek, history, physics and mathematics—always without interruption and with a minimum of companionship. By age 15, she had received a thorough exposure to the Bible, the teachings of the Fathers of the Church and theology. Despite the oppressive regime Louis imposed, young Sophie thrived and developed a genuine love of learning.

Meanwhile, this was the time of the French Revolution and of the suppression of Christian schools. The education of the young, particularly young girls, was in a troubled state. At the same time, Sophie, who had concluded that she was called to the religious life, was persuaded to begin her life as a nun and as a teacher. She founded the Society of the Sacred Heart, which would focus on schools for the poor as well as boarding schools for young women of means; today, co-ed Sacred Heart schools can be found as well as schools exclusively for boys.

In 1826, her Society of the Sacred Heart received formal papal approval. By then she had served as superior at a number of convents. In 1865, she was stricken with paralysis; she died that year on the feast of the Ascension.

Madeleine Sophie Barat was canonized in 1925.

Comment :

Madeleine Sophie Barat lived in turbulent times. She was only 10 when the Reign of Terror began. In the wake of the French Revolution, rich and poor both suffered before some semblance of normality returned to France. Born to some degree of privilege, she received a good education. It grieved her that the same opportunity was being denied to other young girls, and she devoted herself to educating them, whether poor or well-to-do. We who live in an affluent country can follow her example by helping to ensure to others the blessings we have enjoyed.

Madeleine (Mary Magdalen) Sophie Barat V (RM)

Born in Joigny, Burgundy, France, December 12, 1779; died in Paris, France, May 21, 1865; canonized 1925.


"Hard work, dangerous for an imperfect soul, brings a great harvest for those who love the Lord." --

Saint Madeleine Barat.

Madeleine's father, Jacques Barat, owned a small vineyard and also worked as a cooper. Louis, her elder brother by 11 years who later became a priest, was Madeleine's godfather and determined to give her an education at least as good as that of any boy of the time. He also imposed on her strict discipline and penance. Madeleine loved her lessons and her Latin and Greek, her mathematics and science and history gave her enormous pleasure. For a while the brother was imprisoned during the Revolution, but he escaped and took his sister to Paris, where she studied religion.

Madeleine grew into charming womanhood and yet retained a desire to serve God in the modest capacity of a Carmelite lay sister. But God's call came from elsewhere. A group of French priests of the Sacred Heart decided to establish a society of women devoted to teaching girls--the feminine counterpart of the Jesuits. The leader, Joseph Varin (afterwards a Jesuit), heard of Madeleine through her brother, and, in 1800, received her and three companions as nuns, commissioning them to found a society to educate girls. They started the first school of the Society of the Sacred Heart of Jesus at Amiens in 1801.

Madeleine was scarcely 23--younger than any of her companions--but unanimously they elected her their superior. She ran the order for the next 63 years. The society spread throughout France, absorbed a community of Visitation nuns at Grenoble in 1804 (among whom was Blessed Philippine Duchesne, who took the society to the United States in 1818).

Times were not always easy. The order was nearly wrecked in its early stages by the ambition of the chaplain in Amiens; but the patience and tact of Mother Barat and Father Varin prevailed, and together they drew up the rules of the society which were finally adopted in 1815. The society was formally approved by Pope Leo XII in 1826. The July Revolution of 1830 banished the sisters' novitiate for a time to Switzerland. But Madeleine was glad to travel, opening schools outside as well as inside France. Mother Barat led a life of extraordinary laboriousness as she organized the life and work of an ever-growing congregation, which became one of the best-known and most efficient educational institutes under the auspices of the Roman Catholic Church.


The secret of her endurance and determination was the religious spirit that inspired all her undertakings; she was endowed with wisdom and insight to a remarkable degree, joined with endearing modesty and attractiveness. By 1865, her society had founded 105 houses and schools in 12 countries (Attwater, Benedictines, Bentley, Delaney, Williams).
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0525.shtml

Voir aussi : http://www.rscj.com/CONNAITRE/Histoire/index.php