jeudi 30 mai 2013

Saint FÉLIX I, Pape et martyr


St Félix Ier, pape et martyr

D’après la Depositio Episcoporum de 354, Félix Ier fut inhumé le 30 décembre 274 dans la crypte des papes au cimetière de Callixte. Le Liber Pontificalis le confondra avec un homonyme de la via Aurélia et donne le 30 mai pour jour de sa mort.

A la suite de la Chronique Papale, les calendriers inscrivirent à ce jour la mémoire de St Félix, pape et martyr. La fête fut inscrite aux XIe et XIIe dans les calendriers des basiliques romaines.

Leçon des Matines avant 1960

Troisième leçon. Félix, né à Rome, et fils de Constantius, gouverna l’Église sous le règne de l’empereur Aurélien. Ce Pape ordonna que la Messe fût célébrée sur les reliques ou sur les tombeaux des Martyrs. Il fit au mois de décembre deux ordinations, et y ordonna neuf Prêtres, cinq Diacres et sacra cinq Évêques pour divers pays. Ayant reçu la palme du martyre, il fut enseveli sur la voie Aurélia, dans une basilique élevée et consacrée par lui. Il avait passé dans le souverain pontificat deux ans, quatre mois et vingt-neuf jours.

Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Les saints papes de l’âge primitif apparaissent en groupe sur cette dernière partie du Cycle pascal. Aujourd’hui, c’est Félix Ier, un martyr de la persécution d’Aurélien au IIIe siècle. Le détail de ses actes ne s’est pas conservé ; nous savons seulement qu’il proclama le dogme de l’Incarnation avec une admirable précision dans une lettre à l’Église d’Alexandrie, dont un fragment fut lu avec éloge dans les deux conciles œcuméniques d’Éphèse et de Chalcédoine.

Un autre trait emprunté aux usages de l’Église de ces temps orageux nous montre le saint Pontife empressé à faire rendre aux saints martyrs l’honneur qui leur est dû. Il ordonna qu’on célébrerait le divin Sacrifice sur leurs tombeaux ; et l’Église pratique encore aujourd’hui un reste de cette prescription en exigeant que tous les autels, fixes ou portatifs, contiennent au moins quelques reliques des martyrs. Nous aurons occasion de revenir sur cet usage.

Vous avez imité dans sa mort votre Maître divin, ô saint Pontife ; car vous avez donné comme lui votre vie pour votre troupeau. Comme lui aussi vous sortirez vivant du tombeau, et votre âme bienheureuse viendra rejoindre ce corps qui a souffert la mort en témoignage de la vérité que vous annonciez dans Rome. Jésus est le premier-né entre les morts [1] ; après l’avoir suivi dans sa passion, vous le suivrez dans sa résurrection. Votre corps fut déposé dans ces souterrains glorieux que la piété de l’Église de votre temps décora du nom de Cimetières, qui signifie un lieu préparé pour le sommeil. Vous vous réveillerez, ô Félix, en ce grand jour où la Pâque recevra son dernier accomplissement ; priez afin que nous ayons part avec vous à la bienheureuse résurrection. Obtenez que les grâces de la solennité pascale se conservent en nous, et disposez nos cœurs à la visite de l’Esprit-Saint, qui confirme dans les âmes l’œuvre accomplie par le divin auteur du salut.

[1] Apoc. I, 5.

Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Bosio retrouva, dans le pavement de la basilique de Sainte-Cécile au Transtévère, une épigraphe provenant d’une basilica domni Felicis, que les Itinéraires nous indiquent tous sur la voie de Porto :

GAVDIOSA DE

POSITA IN BAS

ILICA DOMNI

FILICIS

Qui était ce Félix, identifié plus tard avec le premier Pape de ce nom ?

Au vrai, quand les Itinéraires le nomment, ils lui attribuent seulement le titre de martyr ; si bien que Bosio a pu supposer qu’il s’agissait d’un martyr d’Ostie, mentionné dans les Actes de saint Hippolyte. Quoi qu’il en soit, l’identification de ce domnus Felix avec saint Félix Ier, pape, est toujours exclue, puisque ce dernier, au témoignage du Liber Pontificalis, reposait dans la crypte papale du cimetière de Callixte.

Le martyr Félix de la voie de Porto était toutefois à Rome l’objet d’une grande vénération, si bien qu’il avait fini par donner son nom à la porte qui, du Transtévère, ouvrait la route aboutissant à Porto Romano après avoir longé la rive droite du Tibre. On célèbre sa fête le 29 juillet, et c’est seulement grâce à une équivoque que les Martyrologes du moyen âge l’ont anticipée au 29 mai, jour considéré comme le natalis de Félix Ier. C’est ainsi que la fête de ce dernier est entrée dans le Bréviaire, grâce à la célébrité de l’autre Félix. En réalité, Félix Ier mourut le 30 décembre 274.

Il est inutile d’ajouter que le Hiéronymien ne dit rien aujourd’hui ni du martyr de la voie de Porto ni du Pontife de la crypte de Callixte. Les Bollandistes citent cette gracieuse inscription de Cornélius Hazart à la louange de Félix Ier qui, nous dit le Liber Pontificalis, décréta que le saint Sacrifice ne devait être célébré que sur le tombeau des martyrs :

SANGVINE • ROMANVS • FELIX • PRIMAE • QVE • CATHEDRAE

SESSOR • ET • INSIGNIS • MORIBVS • HIC • TEGITVR

VT • REGERET • SACRAM • FELICI • SYDERE • NAVIM

NON • TIMVIT • STRICTAS • IN • SVA • FATA • MANVS

La messe [2], durant le temps pascal, est celle du Commun : Protexisti ; hors de ce temps, c’est la messe Státuit. La collecte, dans l’un et l’autre cas, sont empruntées à cette dernière messe, la secrète et la postcommunion, de la messe Sacerdótes Dei.

[2] Avant 1942.

Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

Honorer les saints, c’est honorer le Christ.

Saint Félix. Jour de mort : 30 décembre 274. Tombeau : à Rome, dans le cimetière de Saint-Callixte. Vie : Félix 1er était Romain de naissance. Son père s’appelait Constance. Il gouverna l’Église de Dieu sous l’empereur Aurélien (270-275). Il décida que le Saint-Sacrifice serait célébré sur les « mémoires » et les tombeaux des martyrs. Il fit deux ordinations au mois de décembre dans lesquelles il ordonna neuf prêtres, cinq diacres et cinq évêques pour différents sièges. Il souffrit le martyre.

Pratique : Le saint pape fit un acte important en décidant que le Saint-Sacrifice serait célébré sur les tombeaux des martyrs. Cet antique usage de l’Église s’est conservé jusqu’à nos jours. D’après les rubriques, il doit y avoir, dans tous les autels, des reliques de martyrs. Ainsi l’union intime entre les corps des saints et le corps du Christ a été établie pour tous les temps. Cet usage, aussi, nous explique le sens profond du culte des saints. Les saints sont les membres du Christ. — La messe est du commun des Souverains Pontifes (Si diligis).


Saint Félix I (269-274)

Il eut à luter contre le manichéisme qui niait l’essence du Christ et n’admettait que deux principes régissant le monde : le bien et le mal.

Mort martyr en 274.



Pope St. Felix I

Date of birth unknown; d. 274. Early in 269 he succeeded Saint Dionysius as head of the Roman Church. About this time there arrived at Rome, directed to Pope Dionysius, the report of the Synod of Antioch which in that very year had deposed the local bishop, Paul of Samosata, for his heretical teachings concerning the doctrineof the Trinity (see Antioch). A letter, probably sent by Felix to the East in response to the synodal report, containing an exposition of the doctrine of the Trinity, was at a later date interpolated in the interest of hissect by a follower of Apollinaris (see Apollinarianism). This spurious document was submitted to the Council of Ephesus in 431 (Mansi, "Coll. conc.", IV, 1188; cf. Harnack, "Geschichte der altchristlichen Literatur", I, 659 sqq.; Bardenhewer, "Geschichte der altchristlichen Literatur", II, 582 sq.). The fragment preserved in the Actsof the council lays special emphasis on the unity and identity of the Son of God and the Son of Man in Christ. The same fragment gives Pope Felix as a martyr; but this detail, which occurs again in the biography of thepope in the "Liber Pontificalis" (Ed. Duchesne, I, 58), is unsupported by any authentic earlier evidence and is manifestly due to a confusion of names. According to the notice in the "Liber Pontificalis", Felix erected abasilica on the Via Aurelia; the same source also adds that he was buried there ("Hic fecit basilicam in Via Aurelia, ubi et sepultus est"). The latter detail is evidently an error, for the fourth century Roman calendar offeasts says that Pope Felix was interred in the Catacomb of St. Callistus on the Via Appia ("III Kal. Januarii,Felicis in Callisti", it reads in the "Depositio episcoporum"). The statement of the "Liber Pontificalis"concerning the pope's martyrdom results obviously from a confusion with a Roman martyr of the same nameburied on the Via Aurelia, and over whose grave a church was built. In the Roman "Feriale" or calendar offeasts, referred to above, the name of Felix occurs in the list of Roman bishops (Depositio episcoporum), and not in that of the martyrs. The notice in the "Liber Pontificalis" ascribes to this pope a decree that Massesshould be celebrated on the tombs of martyrs ("Hic constituit supra memorias martyrum missas celebrare"). The author of this entry was evidently alluding to the custom of celebrating the Holy Sacrifice privately, at thealtars near or over the tombs of the martyrs in the crypts of the catacombs (missa ad corpus), while thesolemn celebration of the Sacred Mysteries always took place in the basilicas built over the catacombs. This practice, still in force at the end of the fourth century (Prudentius, "Peristephanon", XI, vv. 171 sqq.), datesapparently from the period when the great cemeterial basilicas were built in Rome, and owes its origin to thesolemn commemoration services of martyrs, held at their tombs on the anniversary of their burial, as early as the third century. Felix probably issued no such decree, but the compiler of the "Liber Pontificalis" attributed it to him because he made no departure from the custom in force in his time. According to the above-mentioned detail of the "Depositio episcoporum", Felix was interred in the catacomb of St. Callistus, 30 December. In the present Roman Martyrology his name occurs 30 May, the date given in the "Liber Pontificalis" as that of his death (III Kal. Jun.); it is probably an error which could easily occur through a transcriber writing Jun. for Jan.

Sources

Liber Pontificalis, ed. Duchesne, I, introd. cxxv; text, 158, with the notes; De Rossi, Roma sotterranea, II, 98-104; Acta SS., May, VII, 236-37; Langen, Geschichte der römischen Kirche (Bonn, 1881), I, 365-69; Allard, Histoire des persécutions, III, 243 sqq.

Kirsch, Johann Peter. "Pope St. Felix I." The Catholic Encyclopedia. Vol. 6. New York: Robert Appleton Company, 1909. 30 May 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/06029b.htm>.

Transcription. Dedicated to the memory of Brother Declan Brown, LC.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. September 1, 1909. Remy Lafort, Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.



Felix I, Pope M (RM)

Died December 30, 274. Nothing is known of him except that he was a Roman, the son of one Constantius, was elected pope to succeed Saint Dionysius on January 5, 269. He ordered the celebration of Mass over the tombs of martyrs in the catacombs and was the first to condemn the heresy of Paul of Samosata, patriarch of Antioch. He died a natural death--not as a martyr as stated by the Roman Martyrology (Benedictines, Delaney). In art, Saint Felix is a pope with an anchor (Roeder).


SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0530.shtml


St. Felix I., Pope and Martyr

See the Bollandists, and Tillemont, t. 4

A.D. 274.

HE was a Roman by birth, and succeeded St. Dionysius in the government of the church in 269. Paul of Samosata, the proud bishop of Antioch, to the guilt of many enormous crimes, added that of heresy, teaching that Christ was no more than a mere man, in whom the Divine Word dwelt by its operation, and as in its temple, with many other gross errors concerning the capital mysteries of the Trinity and Incarnation. Two councils were held at Antioch to examine his cause; but by various arts and subterfuges he escaped condemnation. However, in a third, assembled at the same place in 269, being clearly convicted of heresy, pride, and many scandalous crimes, he was excommunicated and deposed, and Domnus was substituted in his room. Paul still maintained himself in the possession of the episcopal house. The bishop, therefore, had recourse to the Emperor Aurelian, who, though a pagan, gave an order that the house should belong to him to whom the bishops of Rome and Italy adjudged it, as Eusebius writes. 1 St. Felix had before declared himself against that heresiarch; for the council had sent the synodal letter to St. Dionysius, who being dead, it had been delivered to St. Felix. It must have been on that occasion that our holy pope wrote to Maximus, bishop of Alexandria, a learned epistle, quoted by the council of Ephesus, St. Cyril of Alexandria, and St. Vincent of Lerins; in which he clearly explained the Catholic doctrine of the whole mystery of the Incarnation. St. Cyril has preserved us a fragment of it. 2 The persecution of Aurelian breaking out, St. Felix, fearless of dangers, strengthened the weak, encouraged all, baptised the catechumens, and continued to exert himself in converting infidels to the faith. He himself obtained the glory of martyrdom; which title is given him by the council of Ephesus, 3 by St. Cyril, 4 and by St. Vincent of Lerins. 5 He governed the church five years, and passed to a glorious eternity in 274. The western Martyrologies name him on the 30th of May.

The example of Christ, and of all his saints, ought to encourage us under all trials to suffer with patience, and even with joy. We shall soon begin to feel that it is sweet to tread in the steps of a God-man, and shall find that if we courageously take up our crosses, he will make them light by bearing them with us. The soul will find it sweet to be abandoned by creatures, that she may more perfectly feel their emptiness, and learn that men are false and treacherous. Then will she place her whole confidence in God alone, and cleave to him with her whole heart. Forsaken and forgotten by creatures, she finds no relish but in God who enters her more powerfully, and fills her with his consolations the more sweetly, as she is the more weaned and separated from all earthly things, and more purely adheres to him who never forsakes those who sincerely seek Him. O happy exchange! cries out St. Francis of Sales; the soul thus abandoned in the eyes of men, now possesses God instead of creatures.

Note 1. L. 7, c. 80, p. 282. [back]

Note 2. Apologet. p. 852. [back]

Note 3. Act. 1, Conc. t. 1, p. 512. [back]

Note 4. Apol. t. 3, Conc. p. 852. [back]

Note 5. P. 375. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume V: May. The Lives of the Saints.  1866.


SOURCE : http://www.bartleby.com/210/5/301.html