vendredi 10 mai 2013

Saint GORDIEN et saint ÉPIMAQUE, martyrs



Attavante degli Attavanti (Florence, 1452-1557, Cf. f.6v : Actavantes de Actavantibus de Florentia hoc opus illuminavit [anno] Domini MCCCCLXX[XIII). Initiale historiée (S); Saint Gordien et saint Epimaque ; entrecolonnement orné ; bordure intérieure ; initiale ornée ; auréole ; palme ; bordure de rinceaux , pied-de-mouche. Enluminure, Missel romain dit missel d'Attavante. Ms 5123, f. 304, 1483, œuvre commanditée par Thomas James (évêque de Dol de 1482 à 1504, dont les armes figurent à plusieurs reprises dans le manuscrit (ex. : f.6v). Bibliothèque municipale de Lyon

Saint Gordien

Martyr à Rome (✝ 362)

ou Gordan et saint Epimaque (250)

Tous deux martyrs à Rome à des dates différentes, mais célébrés ensemble parce qu'ils furent ensevelis au même endroit.

À Rome, sur la voie Latine, vers 303, saint Gordan, martyr, qui fut enterré dans la crypte où les reliques de saint Épimaque avaient été transportées peu auparavant.

Martyrologe romain


Saints Epimaque et Alexandre

martyrs d’Alexandrie (✝ 250)

Durant la persécution de l'empereur Dèce, ils furent éprouvés dans leur fermeté et leur constance dans la foi. Martyrisés, couverts de chaux vive, ils donnèrent ainsi le témoignage suprême de leur amour pour le Christ.

Fêté aussi le 31 octobre, Saint Épimaque de Péluse (Basse-Egypte) est un des 'Pères du désert' qui voulut imiter le Prophète Elie et Jean le Précurseur. Durant la grande persécution, alors que beaucoup de chrétiens se réfugiaient au désert, il s'en vint à Alexandrie pour confesser sa foi en Jésus-Christ.

Commémoraison des saints martyrs d’Alexandrie, Épimaque et Alexandre. En 250, sous l’empereur Dèce, après un long temps passé dans les chaînes et divers sortes de supplices, ils furent enfin livrés aux flammes pour la foi du Christ. Avec eux subirent le martyre les saintes Ammonarion, vierge, Mercurie, une vieille femme, Denyse, mère de famille, et une autre femme: après les tortures infligées à Ammonarion, le juge, honteux de se voir vaincu par des femmes et craignant que, s’il exerçait sur les autres des cruautés inouïes, il ne fût contraint de céder à leur inébranlable fermeté, les fit aussitôt décapiter.

Martyrologe romain


Sts Gordien et Epimaque, martyrs

Martyrs vénérés sur la via Latina dans le cimetière qui portait leur nom. Ils sont mentionnés dans le Hiéronymien, même si les évangéliaires du VIIe siècle et le Grégorien de Padoue ne connaissent que saint Gordien. Depuis leur fête est constante dans les livres liturgiques.

Leçon des Matines avant 1960

Neuvième leçon. Sous Julien l’Apostat, on amena au juge Gordien, pour qu’il le condamnât, un Prêtre nommé Janvier ; ce Prêtre l’instruisit dans la foi chrétienne et le baptisa à Rome, ainsi que sa femme et cinquante-trois autres personnes de la même famille. C’est pourquoi le préfet, ayant envoyé Janvier en exil, donna l’ordre à Clémentien, son lieutenant, de mettre Gordien en prison. Clémentien fit venir devant lui Gordien chargé de chaînes et n’ayant pu lui persuader de renoncer à la foi, après l’avoir fait battre longtemps avec des fouets garnis de plomb, il lui fit trancher la tête. Le corps du Martyr fut jeté aux chiens devant le temple d’Apollon ; mais les Chrétiens l’ensevelirent pendant la nuit sur la voie Latine, dans la même crypte où avaient été déposées les reliques du bienheureux Martyr Épimaque, apportées d’Alexandrie, où ce Saint, d’abord longtemps enchaîné dans une prison pour la confession du Christ, avait enfin été brûlé, et était ainsi parvenu à la couronne du martyre.

Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Deux nouveaux martyrs montent de la terre en ce jour, et vont se perdre dans les splendeurs de l’auréole du vainqueur de la mort. C’est Rome encore qui les députe pour porter son hommage. Un magistrat, poursuivant d’office les chrétiens sous Julien l’Apostat, a rencontré la vraie foi ; aussitôt, descendant de son siège de juge, il est allé s’asseoir avec joie sur le banc des accusés. Bientôt ce néophyte a été appelé à verser son sang après tant d’autres martyrs. Gordien termine, avec les deux illustres frères Jean et Paul que nous fêterons au mois de juin, la période des persécutions païennes dans l’Occident. Sa sépulture dans les cryptes de la Voie Latine réveille le souvenir d’un autre martyr, fils de l’Église d’Alexandrie, dont les ossements à demi consumés par le bûcher étaient venus longtemps auparavant, à travers les mers, chercher un asile sous les arceaux hospitaliers de Rome souterraine. Épimaque a vu arriver aujourd’hui ce frère qui vient partager son repos glorieux, et leurs deux noms sont unis pour jamais. Leurs combats ne se sont livrés ni sur le même champ de bataille, ni à la même époque ; mais tous deux ont lutté vaillamment pour la même cause, et tous deux ont remporte la même victoire. Ils dorment maintenant ensevelis dans leur triomphe ; mais le divin Ressuscité leur garde un fidèle souvenir. Encore un peu de temps, et il accomplira sur eux cette parole solennelle qu’il a dite : « Je suis la Résurrection et la Vie. Celui qui « croit en moi, quand même il serait mort, vivra [1]. »

Dormez votre sommeil, saints martyrs ! « Attendez encore un peu de temps, jusqu’à ce « que le nombre de vos frères soit complet [2]. » Chaque siècle vous a donné de glorieux compagnons ; mais le monde penche vers son déclin, et ses derniers jours doivent être marqués par une abondante moisson de palmes et de couronnes. Quand le règne de l’homme de péché [3] sera inauguré, et que la dernière tempête battra le vaisseau de la sainte Église, montrez-vous aux regards des fidèles comme deux astres protecteurs, en retour des hommages annuels qui vous sont rendus en ce jour. Daignez aussi prier pour nous qui avons été appelés à vivre en ces temps où le soleil pâlit, et où l’on semble entendre déjà dans le lointain les premiers bruits de la tempête qui doit ravager le monde et être le prélude de sa fin. Fortifiez nos cœurs, ô saints martyrs ! et quelle que soit la destinée que le Seigneur a préparée pour nous, obtenez que nous soyons fidèles à celui, qui veut être pour nous, comme il l’a été pour vous, « la Résurrection et la Vie [4]. »

[1] Johan. XI, 15.

[2] Apoc. VI, 11.

[3] II Thess. II, 3.

[4] Johan. XI, 25.

Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Ces martyrs étaient ensevelis sur la voie Latine, et ils sont mentionnés dans les Itinéraires des pèlerins. Cependant les anciennes listes romaines ne font mémoire en ce jour que de la fête de Gordien. Épimaque doit avoir eu, au début, une messe distincte, et ce fut seulement dans le tardif Sacramentaire Grégorien que les deux stations liturgiques furent réunies. Hadrien Ier restaura la basilique des martyrs, et ce fut probablement vers cette époque que les deux saints corps furent déposés dans une même tombe.

Le Hiéronymien associe aujourd’hui à leur mémoire celle des martyrs Quartus et Quintus qui, selon l’Itinéraire de Salzbourg : iuxta ecclesia, in cubiculo pausant. Comme on le voit, la liturgie médiévale de Rome tendait à réunir en une seule solennité les divers natalitia des saints ensevelis dans un même cimetière.

Voici la belle épigraphe que les anciens compilateurs d’inscriptions romaines ont lue sur la tombe du martyr Gordien. Il n’y est pas question d’Épimaque.

HAEC • QVICVMQVE • VIDES • NIMIO • PERFECTA • LABORE

DESINE • MIRARI • MINVS • EST • QVAM • MARTYR • HABETVR

HIC • AETATE • PVER • RVDIBVS • IAM • VICTOR • IN • ANNIS

TEMPORE • SVB • PAVCO • MATVRA • LAVDE • TRIVMPHANS

ASPERA • INNOCVO • MACVLAVIT • TELA • CRVORE

ET • SITIENS • TENERO • LVSIT • SIBI • SANGVINE • PRAEDO

SIC • VICTOR • SVPERAS • AVRAS • REGNVMQVE • PETIVIT

ET • NOS • CAELESTI • PLACIDOS • DE • SEDE • REVISIT

NOMINE • GORDIANVS • CHRISTI • QVEM • PALMA • CORONAT

MARMORE • CONCLVDENS • ARCAM • CINERESQVE • BEATOS

PRESBYTER • ORNAVIT • RENOVANS • VINCENTIVS • VLTRO

Toi qui admires ce mausolée, achevé au prix d’un si grand travail, ne t’étonne pas : il est très inférieur au mérite du martyr.

Celui-ci était encore au printemps de la vie quand, victorieux des ardeurs de la jeunesse, après une vie très courte il mérita une immense gloire.

Le persécuteur put bien souiller d’un sang innocent ses flèches atroces, s’exerçant sur la cible sanglante de ce corps. Le martyr s’envola vainqueur au royaume céleste, d’où maintenant il nous regarde avec bonté. C’est Gordien, que couronne la palme du Christ.

Le prêtre Vincent a restauré et décoré ce tombeau de marbre, pour y déposer les saintes reliques.

La messe est celle des martyrs au temps pascal : Sancti tui.

La lecture est la même que pour la fête des saints Soter et Caïus le 22 avril. Elle est tirée de l’Apocalypse (XIX, 1-9) et convient fort bien au triomphe des martyrs dans la sainte joie pascale.

Conformément à la liste des Évangiles de Würzbourg, in natale sancti Gordiani la lecture évangélique est tirée de saint Matthieu (XI, 34-42).

Qu’il est doux de s’endormir au monde, en face d’un tyran furieux, du bourreau, d’un peuple sacrilège qui, dans l’amphithéâtre, crie : Christianos ad leones, et, au même instant, de s’éveiller entre les bras des anges au ciel, en présence du Christ, pour recevoir de Lui l’éternelle couronne ! Après la grâce de la prédestination, le martyre est le don le plus grand que l’âme puisse recevoir de Dieu, et la voie la plus courte pour monter au ciel. C’est pourquoi quand on prononçait contre eux la sentence de mort, les anciens témoins de la Foi devant les tribunaux païens s’écriaient, avec une paix et une constance pleine de dignité, en présentant leur tête au glaive : Deo gratias.

Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

Saint Gordien et saint Épimaque. — Saint Gordien était d’abord un juge païen. Il se fit chrétien et fut martyrisé sous Julien l’Apostat (362). Saint Épimaque fut brûlé dans de la chaux vive (304). Les deux saints furent ensevelis sur la voie Latine, à Rome. Une église s’éleva sur leur tombeau.


SAINTS GORDIEN ET EPIMAQUE *

Gordien vient de geos, dogme ou maison, et dyan, brillant, comme maison brillante dans laquelle habitait Dieu : ainsi que saint Augustin le dit dans le livre de la Cité de Dieu. « Une bonne maison est celle dont les parties sont relativement bien disposées, amples et éclairées. » Il en fut ainsi de ce saint qui fut disposé par l’imitation de la concorde, qui fut ample en charité et brillant de vérité. Epimaque vient de épi, sur et machin, roi, comme roi suprême ; il peut aussi venir d'épi, sur et machos, combat, qui combat pour les choses d'en haut.

Gordien, vicaire de l’empereur Julien, voulait forcer à sacrifier un chrétien nommé Janvier qui, par ses prédications, le convertit à la foi avec son épouse nommée Mariria et cinquante-trois autres hommes. Julien, à cette nouvelle, envoya Janvier en exil, et condamna Gordien à perdre la tête, s'il ne voulait pas sacrifier. Le bienheureux Gordien fut donc décapité et son corps fut jeté aux chiens. Mais comme il était resté l’espace de huit jours, tout à fait intact, sa famille le prit et l’ensevelit à un mille de la ville avec saint Epimaque que Julien avait fait tuer depuis quelque temps. Ce fut vers l’an du Seigneur 360.

* Tiré du Martyrologe d'Adon.

La Légende dorée de Jacques de Voragine nouvellement traduite en français avec introduction, notices, notes et recherches sur les sources par l'abbé J.-B. M. Roze, chanoine honoraire de la Cathédrale d'Amiens, Édouard Rouveyre, éditeur, 76, rue de Seine, 76, Paris mdcccci

SOURCE : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome02/075.htm

SAINTS MARTYRS GORDIEN, EPIMAQUE, JANVIER, SAINTE MARINE (+ 362)

Julien, surnommé l'Apostat, ne voulant pas, à son avènement à l'empire, se priver entièrement de la réputation de prince débonnaire, dissimula quelque temps la haine qu'il avait contre les chrétiens. Mais, quoiqu'il ne se déclarât pas ouvertement leur ennemi, il faisait cependant exécuter contre eux toutes sortes de cruautés par ses lieutenants, envoyant pour cela, dans les provinces, ceux qu'il savait être les plus grands ennemis de la Foi, afin que les excès qu'ils commettraient fussent plutôt imputés à leur haine particulière qu'aux ordres qu'il aurait pu leur donner.

Gordien fut un de ces juges, et Julien lui donna le vicariat de la ville de Rome, sous le préfet Apronien, afin qu'il pût contenter la haine qu'il avait contre les fidèles. Il y avait alors dans les prisons un vénérable prêtre, nommé Janvier, avec qui ce juge lia souvent des entretiens. Dieu lui toucha enfin le coeur par son ministère : il ouvrit les yeux aux rayons de la lumière divine et résolut de se faire Chrétien; il fut baptisé par Janvier, avec Marine, sa femme, et 52 personnes de sa famille. Clémentien, tribun du peuple, l'ayant su, en informa aussitôt l'empereur, qui cassa Gordien et donna sa charge au dénonciateur. Celui-ci, étant devenu juge de Gordien, le fit amener devant lui, lui reprocha son ingratitude envers l'empereur et lui fit de grandes menaces s'il ne consentait à sacrifier aux idoles.

Gordien demeura ferme et inébranlable dans sa Foi, se moquant de Julien et de ses faux dieux. Clémentien le fit fouetter avec une cruauté indigne, non seulement d'un citoyen romain, mais même d'un barbare et d'un Scythe; il lui fit briser les os avec des cordes plombées, et, lui ayant fait trancher la tête, il ordonna que son corps fut exposé sur les grands chemins, avec défense de lui rendre les devoirs de la sépulture. Cependant la Providence divine permit qu'il fût gardé par les chiens. Il fut cinq jours en cet état, au bout desquels un domestique de Gordien, assisté de quelques Chrétiens, l'enleva la nuit et l'enterra dans le même caveau où l'on avait déposé celui de Saint Epimaque.

Saint Epimaque avait souffert le martyr à Alexandrie vers 250, avec un autre Chrétien nommé Alexandre. On les jeta d'abord tous deux dans une affreuse prison : on les en retira ensuite pour les fustiger et leur déchirer les côtés. Enfin ils furent brûlés dans la chaux vive. Les reliques de Saint Epimaque furent apportées d'Alexandrie à Rome. Elles sont aujourd'hui avec celles de Saint Gordien, au diocèse d'Augsbourg, dans l'Abbaye de Kempten, qui fait partie du royaume de Bavière.

L'Eglise joignant dans son office cet autre Bienheureux à Saint Gordien, nous croyons devoir ajouter un mot en passant. Plusieurs martyrologes le font natif de Rome, et mettent son supplice en cette "capitale du monde", de même que celui de Saint Gordien. Mais le bréviaire et le martyrologe romain portent qu'il endura la mort à Alexandrie, ainsi que nous venons de le dire, et qu'y ayant été consumé par le feu, ses cendres furent apportées à Rome par les Chrétiens et déposées dans la grotte où le corps de Saint Gordien fut depuis enseveli.

Pour ce qui est de Marine, femme de Saint Gordien, elle fut condamnée par ignominie à labourer la terre dans un lieu appelé autrefois "Aquae Salviae", et aujourd'hui "les fontaines de Saint Paul", elle y finit ses jours en la confession de Jésus-Christ. Quant à Saint Janvier, il fut marqué au visage par infamie; le reste de ses supplices et le genre de sa mort nous sont inconnus.

Voilà tout ce que l'on sait du martyre de Saint Gordien, dont il est fait mémoire le 9 mai. Il faut remarquer l'erreur de plusieurs auteurs qui décrivent ce Martyr comme s'il se fut passé en la présence de Julien, quoique cet empereur n'ait jamais été à Rome durant son règne.

SOURCE : http://orthodoxie-libre.actifforum.com/t145-saints-gordien-epimaque-janvier-et-marine-9-22-mai

Sts. Gordianus and Epimachus
Martyrs, suffered under Julian the Apostate, 362, commemorated on 10 May. Gordianus was a judge but was so moved by the sanctity and sufferings of the saintly priest, Januarius, he embraced Christianity with many of his household. Being accused before his successor, or as some say before the prefect of the city, Apronianus, he was cruelly tortured and finally beheaded. His body was carried off by the Christians, and laid in a crypt on the Latin Way beside the body of St. Epimachus, who had been recently interred there. The two saints gave their name to the cemetery, and have ever since been joined together in the veneration of the Church. There is another Gordianus who suffered martyrdom (place uncertain) with two companions, and commemorated 17 September (Acta SS., XLV, 483); and a third, commemorated on 13 September, who with several companions was martyred in Pontus or Galatia (Acta SS XLIV, 55).

There are also several martyrs named Epimachus, and, owing to the meagreness of the information possessed concerning them less careful writers have confounded them greatly while the greater hagiologists are unable to agree as to their number or identity. The Bollandists mention five saints of this name: A martyr commemorated by the Greeks on 6 July, (Acta SS., XXIX, 280); (2) Epimachus and Azirianus martyrs venerated by the Copts and Abyssinians on on 31 Oct., (Acta SS., LXI, 684); (3) Epimachus of Pelusium in Egypt, venerated by the Greeks on 31 Oct. (Acta SS., LXI, 704); (4) Epimachus and Alexander, martyred at Alexandria in the persecution of Decius, commemorated in the Latin Church on 12 Dec.; Epimachus whose body with that of St. Gordianus, is honoured at Rome on 10 May. Most of the great writers have denied the existence of an Epimachus martyred at Rome, and account for the relics honoured there by asserting that the body of the Alexandrian Epimachus was transported thither shortly before the martyrdom of St. Gordianus Remi de Buck, the learned Bollandist, however, maintains that the evidence for the Roman Epimachus is too strong to be doubted, while he rejects the pretended translation of the relics of Epimachus of Alexandria.