samedi 4 mai 2013

Saint FLORIAN de LORSCH (d'AUTRICHE), martyr

Saint Florian

Martyr à Lorsch (✝ 304)

Ancien officier romain retiré à Cetium (Zeiselmaur en Autriche) il fut arrêté à Lorch en Carinthie autrichienne où il était venu secourir des chrétiens emprisonnés pour les réconforter. Arrêté et jugé sommairement, il fut noyé dans l'Enns.

Il est le protecteur de l'Autriche où son culte est resté très vivant.

À Lorch dans le Norique, en 304, saint Florian, martyr. Vétéran sous l’empereur Dioclétien, il fut, par ordre du préfet Aquilin, précipité dans la rivière d’Enns, avec une grosse pierre au cou.

Martyrologe romain



Saint-Florian de Lorch :

Florian de Lorch (ou de Lorsch), est un saint mort martyr en 304. Il a été canonisé en l’an 1138 par le pape Lucien III.
Origine du nom :

Florianus en latin, a comme racine le substantif flos, floris (la fleur) ou encore l’adjectif florus qui signifie florissant et donc magnifique, brillant, splendide. Florian veut donc dire celui qui resplendit, qui est brillant, magnifique.

Ses variantes sont Florent (surnom romain Flōrens, dont il est lui-même issu), Florentin, Florien, Florin et au féminin, Florentine, Florine, Florienne, Florence, Flore et bien sûr Floriane.

Biographie :

Florian est né vers l’an 250 à Cannabiaca (actuellement Zeiselmauer, située à 25 km de Vienne dans l’état de Basse-Autriche). Ancien légionnaire romain, il occupait un haut poste de « chef de service du gouverneur » au sein de l’administration de l’armée impériale dans la région d’Ovilava du Noricum (actuellement Krems).

En plein contexte de persécutions des chrétiens, suite au 4° édit de l’empereur romain Dioclétien (284-305) publié en février-mars 304, texte concernant les soldats de l’armée romaine qui ont embrassée la foi chrétienne. Une sorte « d’épuration militaire » de la légion, que Florian aura à subir.
Les Romains qui luttaient contre l’expansion du christianisme, envoyèrent alors le consul (ou gouverneur) Aquilinus (Aquilien) à Lauriacum (aujourd’hui Enns en Autriche) pour accélérer la persécution. 40 chrétiens avaient été faits emprisonnés pour ne pas avoir renié leur foi chrétienne et refusé de sacrifier aux dieux païens. Lorsque Florian apprit l’existence de ces arrestations contre ses anciens collègues, sur ordre du préfet Aquilinus, il se décida à sortir de sa réserve et de se rendre à Lauriacum, où ses camarades étaient détenus afin de les réconforter.

Aquilinus proposa à Florian, à son tour, d’offrir un sacrifice à une divinité romaine et Florian, qui était chrétien jusqu’ici en secret, refusa. Il fut arrêté à Lorch en Carinthie autrichienne et sera jugé sommairement. Après avoir était longuement battu et torturé avec des coups de gourdins et de barres de fer…, l’escorte conduisit alors le condamné à mort jusqu‘au pont sur la rivière. Pendant tout  le trajet, Florian rayonnait d’une grande joie intérieure suscitée par l’espérance de la vie éternelle promise par Dieu à ceux qui l’aiment ; il était comme quelqu’un qu’on conduit tranquillement au bain ; il fût jeté du haut d’un pont dans la rivière d’Enns avec une grosse pierre attachée autour de son cou, et tandis qu’il disparaissant dans le courant, ses yeux se rompirent et il devint aveugle, pour finir mort noyé en l’an 304.

Plus tard après sa mort, le corps du vétéran romain apparut en songe à une pieuse veuve nommée Valeria (Valérie) où elle vit Florian lui demandant de l’enterrer décemment sur sa propriété. Son corps a alors été inhumé à l’abbaye de saint-Florian près de Linz (Pologne). Sa dépouille mortelle a ensuite été transférée et il repose aujourd’hui à Cracovie en Pologne.

Autres éléments biographiques:

Florian était aussi responsable des brigades de pompiers. Il éteignait les incendies et sauvait des vies, il sauva même une église incendiée à l’aide d’une simple cruche d’eau, ce qui explique pourquoi : il est souvent représenté en compagnie d’un ange qui déverse de l’eau sur un brasier.

D’autres sources indiquent que saint-Florian était le frère de saint-Florent d’Anjou. Les deux frères ont grandi ensemble sur les rives du Danube. Après avoir été condamnés à mort par le préfet Aquilinus, Florent est sauvé miraculeusement, il part et laisse son frère à son martyre après lui avoir dit un dernier au revoir.

Fête :

Saint-Florian est fêté le 4 mai (en saint Sylvain dans le calendrier Julien et non présent dans le calendrier Grégorien).
Patronage :

Saint patron, protecteur de l’Autriche et de la Pologne. Grâce à son courage, il est devenu le patron de tous ceux qui ont à faire avec le feu : pompiers, ramoneurs, charbonniers, boulangers, brasseurs, vignerons, distillateurs, forgerons, potiers, potiers d’étain, tonneliers, savonniers…

Son nom est invoqué contre les noyades, les inondations et les tempêtes, mais aussi en cas de brûlures, contre les incendies, la sécheresse et l’aridité des champs. Il est également sollicité pour apporter une aide en cas de conflit armé.
Culte :

Saint Florian est le premier martyr et saint autrichien canonisé. De nombreuses églises lui sont dédiées, non seulement en Autriche, et plus particulièrement dans le Tyrol,  mais aussi en Bavière et en Bohême ou encore en Italie du Nord. Son effigie est présente également sur les façades des maisons et dans l’espace public, sous forme de peintures et de statues.

Le culte de saint Florian s’est développé au Moyen Age, car ce saint était l’exemple typique pour les chrétiens vivant dans des périodes troubles et difficiles : l’exemple de celui qui reconnaît sa foi malgré les dangers, de celui qui va vers la mort avec courage et détermination.

Florian devint alors celui qu’on invoquait pour avoir une bonne mort : il devait éteindre le brasier intérieur allumé par le fardeau des péchés et d’une mauvaise conscience, et apporter aux âmes exposées au feu de l’Enfer, réconfort et secours.

Il donnait aussi l’exemple du soldat fidèle, consciencieux et courageux.

Depuis le 12° siècle, il est vénéré en Pologne et en Hongrie depuis le 15° siècle. Depuis 1971, il est le principal patron du diocèse de Linz. Et depuis 2004 il est à côté du margrave Léopold d’Autriche, le patron officiel de l’état fédéral de Haute-Autriche.

Contrairement aux pompiers français qui ont pris Sainte-Barbe comme patronne (fêtée le 4 décembre), les pompiers allemands et autrichiens (les Florianijünger, disciples de Florian), puis américains (les fameux Firefighter) vouent un vrai culte à saint-Florian. Certains lui érigent même des statues dans leurs casernes, organisent une  Florianimesse le 4 mai et y assistent en tenue de sortie.

Quelques citations de saint-Florian face à l’administration païenne de l’armée romaine :

« Si vous cherchez des chrétiens, arrêtez-moi et conduisez-moi au gouverneur, car je suis chrétien et je le reconnais publiquement. »

« Déjà, lorsque j’étais à l’armée, J’honorais en cachette mon Dieu, c’est pourquoi le diable ne peut plus me reprendre en son pouvoir. »

« Tu peux me faire autant de mal que tu veux, car tu as le pouvoir sur mon corps, et cela je te l’ai déjà accordé. Si tu veux être sûr que je ne crains  pas tes tortures, alors allume un bûcher et au nom de mon Dieu j’y monterai. »

Prières de saint-Florian et prières vouées à saint-Florian :

« Mon Seigneur et mon Dieu, j’ai toujours placé ma confiance en Vous et je ne peux Vous renier maintenant, bien au contraire, je suis à Votre service et je Vous offre un sacrifice de louanges. Que Votre main droite me protège, car Votre nom est béni dans le ciel et sur la terre.

Seigneur, donnez-moi la force d’endurer les souffrances, acceptez-moi parmi vos saints combattants, ceux qui se sont convertis avant moi et qui ont pris parti pour Vous. Seigneur, revêtez-moi de l’habit immaculé de Votre puissance et fortifiez Votre esprit en moi. » 

« Je sacrifie à mon Seigneur et Dieu, Jésus-Christ, Lui qui m’a jugé digne de me conduire jusqu’à cet instant et jusqu’à cette exultation dans laquelle je me trouve en ce moment. »

« Seigneur Jésus, je remets mon esprit entre Vos mains.»

* * *

« Saint Florian, chassez le vent vers là-bas. »

« Il y a le feu, Saint Florian, aujourd’hui, à l’entour :
Vous êtes la personne idéale pour le détourner.
Dans les maisons et dans les cœurs,
Allumez vite, très vite, les feux de la paix. » 

(Prière en cas de guerre)

« Saint Florian, protégez énergiquement. Les fûts remplis. Versez du feu dans le jus de raisin. Et éloignez l’eau. »

Cantique d’Annette Thomas :

« Bon saint Florian, Nous vous prions avec ferveur, protégez-nous, des inondations et des incendies, si dans nos cœurs brûle le feu, de fautes graves et de péchés, éteignez-le et aidez-nous, pour que Dieu nous accorde Sa grâce, quand notre dernière heure viendra, faites en sorte que notre cœur, se consume dans l’amour, du Père miséricordieux, pour qu’Il nous accorde le repos éternel. »

Architectures :

Depuis 1989, une grande croix de 12 m de haut se trouve au pont de l’Enns, à l’endroit où Florian fut précipité dans les flots.

Les sources :

Saint-Florian n’est pas très en vogue en France, ce qui explique pourquoi les sources premières ne sont pas françaises et pourquoi les Français, même chrétiens, ne le connaissent que très peu : les sources d’informations sont généralement autrichiennes ou allemandes ; sinon Romaine via la Passio Sancti Floriani (Passion de Saint Florian) et le Martyrologium Sancti Hieronymi (martyrologe hiéronymien de saint-Jérôme).


Ce prénom peut évoquer deux autres personnalités religieuses :

Florian de Gaza, mort martyr avec ses compagnons en 637, tué lors de l’invasion musulmane à Euletheropolis (aujourd’hui Beit Jibrin en Palestine) ; fêté le 17 décembre.

Florian Stepniak, un prêtre capucin, bienheureux, mort martyr au camp de concentration de Dachau en 1942 ; fêtés le 12 août.

SOURCE : https://francenationaliste.wordpress.com/2014/09/11/saint-florian/

St. Florian

The St. Florian commemorated in the Roman Martyrology on May 4th, was an officer of the Roman army, who occupied a high administrative post in Noricum, now part of Austria, and who suffered death for the Faith in the days of Diocletian.

His legendary “Acts” state that he gave himself up at Lorch to the soldiers of Aquilinus, the governor, when they were rounding up the Christians, and after making a bold confession, he was twice scourged, half-flayed alive, set on fire, and finally thrown into the river Enns with a stone around his neck. His body, recovered and buried by a pious woman, was eventually removed to the Augustinian Abbey of St. Florian, near Linz.

It is said to have been at a later date translated to Rome, and Pope Lucius III, in 1138, gave some of the saint’s relics to King Casimir of Poland and to the Bishop of Cracow. Since that time, St. Florian has been regarded as a patron of Poland as well as of Linz, Upper Austria and of firemen. There has been popular devotion to St. Florian in many parts of central Europe, and the tradition as to his martyrdom, not far from the spot where the Enns flows into the Danube, is ancient and reliable. Many miracles of healing are attributed to his intercession and he is invoked as a powerful protector in danger from fire or water. He is patron of Fire Fighters His feast day is May 4th.




Saint Florian
Les ouvrages qui traitent de la vie des saints ou des prénoms ne s’étendent pas beaucoup sur saint Florian, pour la simple raison que ce prénom porté par un ancien soldat romain converti au christianisme n’était pas très en vogue en France.

Pourtant, pour des raisons historiques liées à l’immigration issue du Tyrol, Florian a eu son heure de gloire dans notre village, plus particulièrement au cours du 19° siècle, au point de devenir le patron de l’église paroissiale et d’être donné plus de 200 fois jusqu’au 20° siècle.

J’ai voulu savoir un peu plus sur l’origine du prénom, sur la vie et la mort, encore largement méconnues, de saint Florian et sur le culte du saint qui se perpétue encore de nos jours dans certains pays.

Mes recherches m’ont tout naturellement mené à des sources autrichiennes et allemandes et permis de connaître un peu plus ce saint, protecteur du village, invoqué par nos ancêtres, mais malheureusement retombé dans l’oubli.

1. Le prénom

       Origine :

D’origine romaine, comme d’autres prénoms (Antoine, Jules, Emile, Claude …), le prénom Florian, en latin Florianus, a comme racine le substantif flos, floris, la fleur ou encore l’adjectif florus qui signifie florissant et donc magnifique, brillant, splendide.

Florian veut donc dire celui qui resplendit, qui est brillant, magnifique.

Ses variantes sont Florent, Florentin, Florien, Florin et au féminin, Florentine, Florine, Florienne, Florence, Flore et bien sûr Floriane.
Florian se retrouve aussi dans le patronyme Flory.

Sa couleur est l’orange, sa pierre précieuse la topaze.

     Fréquence :

Le prénom Florian fut utilisé dans les premiers temps de la chrétienté, puis il disparut peu à peu à partir des VI° et VII° siècles, au moment des grandes invasions,  pour laisser  place à des prénoms germaniques comme  Bernard, Ernest, Guillaume, Edouard…
Il réapparut progressivement à partir du XIV° siècle et se répandit en Autriche, en Pologne et en Allemagne. Il resta pourtant très discret en France jusqu’à la vogue des prénoms terminés par –an vers 1970. (Tristan, Gaëtan, Alban…)

En 1995, selon l’INSEE, il occupait la 10° place des prénoms masculins (6979 naissances en 1991). En 2007, il a été donné 1274 fois, ce qui le place en 61° position des prénoms donnés. Il y a donc un net recul de ce prénom.

Actuellement, la mode est aux Lucas, Thomas, Théo, Hugo pour les garçons et aux Léa, Manon, Chloé pour les filles.

Mais contrairement aux statistiques nationales, Florian avait une grande popularité dans notre village.
La première apparition du prénom Florian est attestée sous sa forme féminine Floriane avec la naissance à Weidesheim d’une certaine Floriane Thron en 1725.

Le prénom sera donné 197 fois en premier prénom et 12 fois en second prénom pendant les siècles suivants. C’est le 19° siècle qui détient le record des Florian avec 163 naissances, contre 12 au 18° siècle et 22 au 20° (jusqu’à 1936).

Actuellement le prénom est passé de mode, également en ce qui concerne le village et il n’y a plus que 4 personnes portant ce prénom  originaires du village : Florian Demmerlé, né en 1927, Florian Freyermuth né en 1954,  Florian Herrmann né en 1964 et Florian Freyermuth né en 1979.

Le prénom Florian est intimement lié à l’histoire du village et ne se rencontre pratiquement pas dans les villages alentours, surtout pas à la même fréquence au 19° siècle.

Il a été rencontré moins d’une dizaine de fois à Achen dans la période de 1725 à 1936.

Il faut savoir qu’une forte immigration autrichienne issue du Tyrol a eu lieu après la guerre de Trente Ans (1618-1648) dans le but de repeupler nos régions dévastées. De 8 000 à 11 000 Tyroliens migrèrent ainsi de 1680 à 1730 et vinrent s’installer dans nos régions.

Parmi eux, un certain Michel Lauer, originaire du Vorarlberg, est attesté à Kalhausen en 1713. D’autres s’établirent dans les communes voisines d’Achen, comme Christian Tamerln, décédé en 1728 et originaire de Zams, qui sera à l’origine de la dynastie des Demmerlé ou encore de Rohrbach-lès-Bitche, comme Etienne Pefferkorn, décédé en 1774, originaire de Ludesch, dans le comté de Bludenz, dont un descendant, Henri, né en 1768,  s’établira à Kalhausen.

Les immigrants du Tyrol apportèrent, entre autres, dans leurs bagages, le culte de saint Florian, très répandu en Autriche.

Déjà la chapelle bâtie au milieu du village en 1725 avait comme patron primaire saint Florian et comme patronne secondaire sainte Agathe, comme nous l’apprend un procès verbal de visite canonique effectuée par le curé de Rohrbach, Jean Salzmann, le second jour complémentaire de l’an 11 de la République Française. (1803)

Le curé Staub qui a fait construire  l’église actuelle en 1847 n’a pas manqué de reprendre les mêmes saints comme patrons de la nouvelle église.

La bénédiction  de la nouvelle église ainsi que de la nouvelle grande cloche baptisée Florian, a eu lieu le 24 février 1848, par le curé de Rohrbach.

A cette époque, le prénom était déjà bien implanté dans le village (depuis 1725 jusqu’à 1847 il a été donné 86 fois) et il continuera à se développer pendant la seconde moitié du 19° siècle et le début du 20°.

Si saint Florian fut choisi comme protecteur de la paroisse, ce n’est pas sans arrière-pensée : il était en effet invoqué contre les dangers du feu et plus spécialement contre les incendies.

Sainte Agathe, la seconde patronne de l'église, fêtée le 5 février, est aussi invoquée contre les incendies.

Les incendies devaient être assez fréquents et dévastateurs à l’époque.

La mitoyenneté des maisons, surtout au centre du village, n’arrangeait pas les choses.

Certains toits étaient encore couverts de chaume et le corps des sapeurs-pompiers n’était pas encore créé.

On raconte même que certains tas de fumier prenaient feu, non à cause de la fermentation, comme on pourrait le croire, ce qui est d’ailleurs impossible, mais sans doute, parce que certaines personnes y jetaient leurs cendres encore chaudes. La paille sèche placée en périphérie du tas de fumier pouvait ainsi aisément se consumer. Mais je ne sais pas si l’intervention d’un saint pouvait remédier à l’imprudence de certains.

2. L’histoire de saint Florian

Nous parlerons exclusivement de Florian l’Autrichien, celui de Lorch, canonisé en l’an 1138 par le pape Lucius III, qu’il faut différencier de Florian de Gaza, martyr, tué en 637, lors de l’invasion de la Palestine par les Musulmans et fêté le 17 décembre.

Un autre saint Florian figure encore dans le martyrologe chrétien, il s’agit du père Florian Stepniak, tué en 1942 par les Nazis dans le camp de concentration de Dachau et fêté le 12 août.
2.1. L’origine de la légende

La légende de Saint Florian se base sur deux textes :

  -  la Passio Sancti Floriani ou Passion de Saint Florian, c’est-à-dire le récit de sa mort.

  -  le Martyrologium Sancti Hieronymi ou martyrologe hiéronymien (de Saint Jérôme) qui est un livre liturgique comprenant des notices sur la mort des      saints à fêter sur le calendrier.

La Passion est un texte historique en latin, daté de la fin du VIII° siècle-début du IX°. Deux versions sont connues, l’une longue et l’autre plus courte. La Passion ne relate pas seulement des évènements historiques, mais contient également des citations bibliques, des prières et des faits merveilleux, surtout dans sa seconde partie.

Ce récit se base sur des écrits primitifs relatant des faits réels qui se sont passés au IV° siècle, à savoir les persécutions des chrétiens par les empereurs romains Dioclétien et Maximien, l’emprisonnement de 40 chrétiens de Lauriacum et la mort de Florian, le 4 mai 304.

L’auteur de la Passion a « romancé » son texte en y incorporant des dialogues : Florian avec les soldats, Florian avec le gouverneur Aquilinus, dans le but d’édifier le lecteur.

Les prières faites par Florian sont des textes pouvant être utilisés par les chrétiens dans leur dévotion.

Il existe des similitudes entre la Passion de Florian et celle d’Irénée de Sirmium qui a aussi été jeté dans une rivière. On peut se poser la question si des éléments d’un texte n’ont pas été insérés dans l’autre.

Le Martyrologe Hiéronymien est un bref résumé de la mort de Florian. Lequel des deux textes est alors la source et lequel est le dérivé ? Les historiens semblent d’accord pour dire que la Passion précède le Martyrologe qui en serait une copie.

L’un des manuscrits du martyrologe, le Codex Bernensis, relate les évènements du 4 mai, en latin, de la façon suivante :

« In Nurico ripense loco Lauriaco natale Floriani ex principe officii praesidis ex cuius iussu ligato saxo collo eius de ponte in fluvio Aniso missus   est oculis crepantibus praecipitatum (corpus) videntibus omnibus  circumstantibus. »

Traduction :

(4 mai)  Jour du décès à Lauriacum, dans le Norique ripuaire, de Florian, ancien chef de service du gouverneur.

Sur son ordre, Florian fut jeté du haut du pont dans la rivière Enns, une pierre au cou, tandis que ses yeux s’éteignirent. Toutes les personnes présentes l’ont vu.


2.2. Le drame

           Contexte :

Les persécutions contre les chrétiens, suite au 4° édit de l’empereur romain Dioclétien (284-305), publié en février-mars 304 ne concernent pas tous les chrétiens, mais seulement les soldats qui ont embrassé la foi chrétienne. Il s’agit en fait d’une épuration militaire de la légion.

L’auteur de la Passion de Florian mentionne ces persécutions. Selon lui, certains chrétiens se cachèrent dans la montagne, d’autres dans des cavernes pour échapper aux poursuites.

Eusèbe de Césarée, dans son Histoire Ecclésiale, dit ceci : « On put voir alors un très grand nombre de militaires rentrer joyeusement dans la vie privée plutôt que de devenir renégats de la religion du Dieu de l’univers. Aussitôt que celui qui commandait alors à l’armée eut commencé les opérations de la persécution contre les troupes, il classa et épura ceux qui servaient : il leur donnait le choix ou bien d’obéir et de continuer à jouir de leur grade ou bien au contraire d’en être privés s’ils faisaient le contraire de ce qui était ordonné. Un grand nombre de soldats du Christ préférèrent sans hésitation la confession de leur foi à l’honneur apprécié et à la situation avantageuse qu’ils possédaient. Il arriva alors rarement que l’un ou l’autre d’entre eux eut à supporter non seulement la perte de sa dignité, mais la mort pour sa résistance religieuse. »

 Historia Ecclesiae VIII.4

         Lieux :

  - la province romaine du Norique ripuaire (Noricum Ripense en latin ou Ufernorikum en allemand), située entre le Danube et les Alpes.

Le Norique, situé au sud du Danube, correspondait aux états fédéraux actuels de la Haute et  de la Basse Autriche, avec la plus grande partie de la Styrie et de la Carinthie et des fragments de Salzbourg, du Tyrol et de la Carniole, soit pratiquement la superficie de l’Autriche actuelle.

Il fut divisé par les Romains en Norique ripuaire (ce qui signifie le long du fleuve) au nord et en Norique méditerranéen (ou alpestre) au sud.

   -  le camp militaire de Lauriacum, situé au confluent de l’Enns et du Danube, actuellement Lorch, un quartier de la ville d’Enns

   -  la ville d’ Aetium Cetium, actuellement Sankt Pölten

        Personnages :

  -   le consul Aquilinus, qui occupe la fonction de préfet ou gouverneur de la province du Norique ripuaire

  -   Florian, né vers 250 à Cannabiaca, actuellement Zeiselmauer, située à 25 km de Vienne dans l’état de Basse-Autriche. Ancien légionnaire romain, il avait occupé un haut poste dans l’administration de la région à Ovilava (actuellement Krems). Il avait peut-être été mis à la retraite d’office, sans pension, à cause de sa foi chrétienne. Il s’était retiré à Aetium Cetium où il vivait discrètement.

-    le groupe des 40 chrétiens. Ce sont des soldats romains qui ont refusé de renier leur foi chrétienne et de sacrifier aux dieux. Ils furent emprisonnés à Lauriacum, sur l’ordre d’Aquilinus. Des ossements furent découverts en 1960 lors de travaux dans la basilique Saint Laurent de Lorch, ainsi que les fondations d’une église primitive et les restes d’un temple païen. Après authentification en 1962, les restes des 40 chrétiens furent placés dans le nouveau maître-autel de la basilique en 1968.

     -    une pieuse veuve nommée Valérie
     -    des soldats romains cantonnés à Lauriacum
     -    un jeune homme impétueux

   Scénario :

Lorsque Florian apprit l’arrestation, sur ordre du préfet Aquilinus, et l’emprisonnement de 40 soldats chrétiens, qui étaient d’anciens collègues, il se décida de sortir de sa réserve et de se rendre à Lauriacum, où ils étaient détenus, pour les réconforter.

En chemin, il rencontra une patrouille de légionnaires et il reconnut en eux d’anciens compagnons d’armes.

« Si vous cherchez des chrétiens, leur dit-il, arrêtez-moi et conduisez-moi au gouverneur, car je suis chrétien et je le reconnais publiquement. »

Il fut amené au gouverneur. Ce dernier, qui le connaissait bien, s’adressa à lui : « Florian, qu’est-ce qu’on me rapporte à ton sujet ? Viens et sacrifie aux dieux, comme moi et tes camarades, pour que tu puisses continuer à vivre parmi nous et que tu ne sois pas puni comme ceux qui refusent d’obéir aux ordres de l’empereur. »

Florian répondit : «  Je n’ai nullement l’intention de le faire. Mais toi, fais ce qui t’est prescrit. »
Le gouverneur éleva alors la voix et lui conjura d’obéir.

Mais Florian s’adressa ouvertement  à Dieu : « Mon Seigneur et mon Dieu, j’ai toujours placé ma confiance en Toi et je ne peux te renier maintenant, bien au contraire, je suis à ton service et je t’offre un sacrifice de louanges. Que ta main droite me protège, car ton nom est béni dans le ciel et sur la terre.

Seigneur, donne-moi la force d’endurer les souffrances, accepte-moi parmi tes saints combattants, ceux qui se sont convertis avant moi et qui ont pris parti pour Toi. Seigneur, revêts-moi de l’habit immaculé de ta puissance et fortifie ton esprit en moi. »  

 « Pourquoi profères-tu des absurdités et te moques-tu des ordres des rois ? »
lui demanda le gouverneur.

Florian répliqua : « Déjà, lorsque j’étais à l’armée, j’honorais en cachette mon Dieu, c’est pourquoi le diable ne peut plus me reprendre en son pouvoir. Toi, tu as le pouvoir sur mon corps, mais tu ne peux pas  atteindre mon âme, Dieu seul a la priorité de la souveraineté en elle.

J’obéis à tes ordres comme soldat. Mais personne ne peut me forcer à sacrifier aux idoles. Je n’adore pas leurs images trompeuses. »


En entendant ces mots, Aquilinus fut pris d’une violente colère et ordonna aux bourreaux de le frapper avec des gourdins.

Florian répondit avec calme : « Tu peux me faire autant de mal que tu veux, car tu as le pouvoir sur mon corps, et cela je te l’ai déjà accordé. Si tu veux être sûr que je ne crains  pas tes tortures, alors allume un bûcher et au nom de mon Dieu j’y monterai. »

Aquilinus donna l’ordre de le frapper à nouveau et lui dit : «  Sacrifie aux dieux et je te délivrerai des douleurs de la torture. »

Mais Florian resta inflexible. Il ajouta : « Je sacrifie à mon Seigneur et Dieu, Jésus-Christ, lui qui m’a jugé digne de me conduire jusqu’à cet instant et jusqu’à cette exultation dans laquelle je me trouve en ce moment. »

Le gouverneur ordonna alors de le frapper encore. Florian accueillit les coups avec une joie évidente. Voyant cela, Aquilinus ordonna de lui fracasser les épaules avec des barres de fer.

Puis, voyant qu’il n’arriverait à aucun résultat, il donna l’ordre aux soldats de le noyer dans l’Enns. L’escorte conduisit alors le condamné à mort jusqu‘au pont sur la rivière. Pendant tout  le trajet, Florian rayonnait d’une grande joie intérieure suscitée par l’espérance de la vie éternelle promise par Dieu à ceux qui l’aiment Il était comme quelqu’un qu’on conduit tranquillement au bain.

On lui attacha une lourde pierre au cou, mais personne n’avait le courage de le pousser dans l’eau, du haut du pont.

Florian se tenait, tourné vers l’est, les bras étendus, et priait : «  Seigneur Jésus, je remets mon esprit entre tes mains.»

Un jeune homme de passage sur le pont, exaspéré par l’hésitation des soldats et rempli de colère, s’écria : « Qu’avez-vous à attendre ainsi et pourquoi n’exécutez-vous pas les ordres du gouverneur ? »

Il prit alors l’initiative de pousser Florian dans la rivière. Pendant qu’il suivait des yeux Florian qui disparaissait dans le courant, ses yeux se rompirent et il devint aveugle.

Depuis 1989, une grande croix de 12 m de haut se trouve au pont de l’Enns, à l’endroit où Florian fut précipité dans les flots.

Peu de temps après,  le cadavre de Florian refit surface et vint s’échouer sur des rochers qui dépassaient de l’eau, au bord de la rivière.

Un grand aigle surgit alors du ciel, vint se poser à côté du cadavre et déploya ses ailes en forme de croix pour empêcher une mutilation du corps par les soldats romains.

Pendant la nuit suivante, Florian apparut en songe à une pieuse veuve du nom de Valérie et lui demanda de l’enterrer décemment sur sa propriété.

Les boeufs utilisés pour le transport du cadavre eurent à souffrir de la forte chaleur et n’eurent plus la force d’avancer, car ils étaient épuisés par la soif. Valérie se désolait. Alors elle implora le Ciel de venir à son aide et aussitôt une source miraculeuse jaillit à proximité. 

L’attelage put se désaltérer à volonté et reprendre la route.

La veuve cacha d’abord le cadavre sous une couche de branchages et de feuilles avant de pouvoir l’enterrer en secret.
  

La source miraculeuse existe toujours sous le nom de « Florianibründel » ou petite fontaine de Florian. Cette eau est sensée guérir les affections oculaires (comme la source du Mont Sainte Odile, en Alsace). Les pèlerins viennent encore de nos jours s’asperger le visage et y puiser de l’eau.

Cette eau serait à l’origine de nombreux miracles : des esprits mauvais auraient été chassés, des personnes guéries de la fièvre, des malades exaucés.

2.3. Après sa mort

       La tombe :

L’endroit exact de l’inhumation de Florian est inconnu.

Une chapelle en bois y aurait été construite, puis de petits monastères. Après la  construction d’une abbaye en 1071, et l’installation des Augustins, le culte du saint se développa à l’endroit présumé de sa tombe, dans la ville de Sankt Florian, à 13 km de Linz, et un pèlerinage prit forme.

L’abbaye (Augustiner Chorherrenstift) fut reconstruite aux XVI° et XVII° siècles dans le style baroque flamboyant et demeure l’un des édifices religieux baroques les plus beaux d’Autriche.

Dans la crypte de l’église abbatiale est conservée la meule de pierre qui aurait servi à noyer Florian.

Les reliques :

Lors des invasions des Vandales, puis des Huns, au 5° siècle, les chrétiens s’enfuirent vers le sud et emportèrent avec eux les objets sacrés et les reliques de leurs saints. Ainsi des reliques du saint (en général ce sont des fragments d’os) auraient été transportées en Italie et plus précisément à Rome où elles auraient été conservées dans l’église Saint Laurent.

Cela est possible, mais non certain. Le culte de Saint Florian est toutefois réel en Italie du nord (Vérone, Modène, Milan, Vicenza, Jesi).

Des reliques provenant d’un saint Florian et datant du 6° siècle sont aussi visibles à Ravenne, mais s’agit-il du même saint ?

En 1184, des reliques du saint furent transférées de San Lorenzo, à Rome, jusqu’à Cracovie, en Pologne. L’authenticité de ces reliques n’a pas été prouvée.

De là des fragments de reliques furent donnés à différentes églises : à la nouvelle église Saint Florian d’Aigen dans la vallée de l’Enns, à l’église San Floriano d’Illegio, près de Tolmezzo (Italie), à l’église Saint Laurent de Lorch.

Dans le dernier cas, c’est le cardinal Karol Wojtyla, futur pape Jean Paul II, qui transféra les reliques en 1968. Ces reliques furent inhumées avec les restes des 40 martyrs de Lorch dans le maître-autel de la basilique.

  Le culte :

Saint Florian est le premier martyr autrichien et aussi le premier saint autrichien canonisé. De nombreuses églises lui sont dédiées, non seulement en Autriche, et plus particulièrement dans le Tyrol,  mais aussi en Bavière et en Bohême.

Il n’est pas seulement présent dans les églises, mais aussi sur les façades des maisons et dans l’espace public, sous forme de peintures et de statues.

Depuis le 12° siècle, il est vénéré en Pologne dont il est l’un des patrons et depuis le 15° siècle en Hongrie.

Depuis 1971, il est le principal patron du diocèse de Linz.

Depuis 2004, il est, à côté du margrave Léopold d’Autriche, le patron officiel de l’état fédéral de Haute Autriche.

Si le culte de saint Florian s’est développé au Moyen Age, c’est que le saint était l’exemple typique pour des chrétiens vivant dans des périodes troubles et difficiles, de celui qui reconnaît sa foi malgré les dangers, de celui qui va vers la mort avec courage et détermination.

Florian devint alors celui qu’on invoquait pour avoir une bonne mort : il devait éteindre le brasier intérieur allumé par le fardeau des péchés et d’une mauvaise conscience, et apporter aux âmes exposées au feu de l’Enfer, réconfort et secours.

Il donnait aussi l’exemple du soldat fidèle, consciencieux et courageux.

Vers le milieu du 15° siècle, dans la tradition des saints auxiliaires, il devint, au moins en Autriche, celui qu’on invoquait contre les dangers de l’eau et du feu.

N’avait-il pas, selon la légende, dans son jeune âge, circonscrit l’incendie d’une église, au moyen d’une seule cruche d’eau et sauvé des flammes un charbonnier tombé dans une meule enflammée ?

Le recours à Saint Florian devint alors une sorte d’assurance contre les incendies et les inondations.

De là, il n’y avait plus qu’un pas à franchir pour faire de Saint Florian le patron universel des pompiers.

On le représente toujours en habit de soldat romain (avec manteau, casque, armure, parfois lance et étendard), jetant de l’eau sur une maison en flammes, au moyen d’une cruche ou d’un seau, avec quelquefois une meule à ses pieds. Il peut encore être accompagné d’un ange qui tient la cruche ou le seau.

Des médailles, des autocollants, des croix de Saint Florian, des images pieuses sont accessibles sur Internet.

         Le patronage :

A cause de son courage et de sa résistance, Saint Florian est devenu le patron de tous ceux qui travaillent avec le feu ou ont affaire à lui :

  - les pompiers
  - les ramoneurs, les charbonniers
  - les boulangers, les brasseurs
  - les vignerons, les distillateurs
  - les forgerons, les potiers d’étain
  - les potiers, les tonneliers, les savonniers

Il protège aussi ceux qui sont en danger d’être noyés. On le prie contre les inondations, et même contre les tempêtes.
Il est encore invoqué contre la sécheresse et l’aridité des champs et en cas de brûlures.

En cas de conflit armé, il est également sollicité pour apporter une aide
Contrairement aux pompiers français qui ont pris Sainte Barbe comme patronne (fête le 4 décembre), les pompiers allemands, autrichiens (les Florianijünger ou disciples de Florian) et américains (les fameux Firefighter) vouent un vrai culte à saint Florian.

Certains se font  tatouer l’effigie du saint sur le bras.

Ils lui érigent des statues dans leurs casernes, organisent une  Florianimesse  le 4 mai et y assistent en tenue de sortie.

D’ailleurs le plus grand musée autrichien des sapeurs pompiers se trouve, comme par hasard, à côté de l’abbaye des Augustins de Sankt Florian.

Un grand tableau peint sur toile, de dimensions respectables (4 m de haut sur 3 m de large), et représentant saint Florian, avait trouvé autrefois place au fond de l’église de Kalhausen, au-dessus de la porte d’entrée, de telle sorte que les fidèles sortant des offices ne pouvaient manquer de le voir et de s’en imprégner. (achat effectué auprès d’un peintre de Metz pour 550 F selon délibération du conseil de fabrique en date du 16.12.1860, sous la présidence du curé Brunagel)

Ce tableau a malheureusement disparu pendant la période d’évacuation du village en Charente (1939-1940) et aucune photo n’est disponible.

Saint Florian, «soldat martyr», était encore représenté sur le vitrail de droite du chœur de l’église, avant les transformations effectuées en 1888. (Délibération, en date du 4 juillet 1870, du conseil de fabrique passant commande de deux vitraux auprès de M. Pierron, marchand d’ornements de Nancy)

Parmi les quatre cloches de l’église paroissiale, la plus petite porte aussi le nom de  saint Florian. Elle fut acquise par le curé Antoine Stab et bénite le 29 juin 1980 par l’évêque missionnaire Monseigneur Lingenheim. Son achat  résulte d’un don anonyme.

Les deux patrons de l’église, Saint Florian et Sainte Agathe avaient droit à des honneurs exceptionnels le jour de leur fête.
Quand ce jour tombait en semaine, tout le village chômait et assistait aux offices solennels : grand messe le matin et vêpres l’après-midi.

Le 31 août 1911, l’abbé Albert obtint des services de l’Evêché et plus spécialement du vicaire général Pelt l’autorisation de faire suivre les vêpres d’un salut solennel avec exposition du Saint Sacrement, lorsque ce jour tombait en semaine.

(…)

Il est curieux de noter que les pompiers de Kalhausen arborent Saint Florian sur leur drapeau, alors qu’ils fêtent Sainte Barbe comme leur patronne.


3. Textes

        Proverbes :

S’il neige à la saint Florian,
Les récoltes seront en excédent.

Der Florian, der Florian,
Noch einen Schneehut setzen kann.
(
Il peut encore neiger à la saint Florian.)

Florian und Gordian

Richten oft noch Schaden an. 
(Il peut encore faire mauvais à la saint Florian, le 4 mai, et à la saint Gordian, le 10 mai.)

War’s am Ambrosius schön und rein,
Wird’s am Florian um so wilder sein.
(Beau temps à la saint Ambroise (4 avril)  mauvais temps à la saint Florian)

       Prières :

Heiliger Sankt Florianus, verschon mein Haus,
Zünd andre an.

Bon saint Florian, épargne ma maison,
Allume-s-en d’ autres. 
(Où est l’amour du prochain dans cette invocation ?)

Hèèlischer Floriànus
Jaih de Wìnd dàà nuss.
 

Saint Florian, chasse le vent vers là-bas. (cité par Elisabeth Freyermuth, originaire de Kalhausen 1906-1990)


Es brennt, o heiliger Florianus, heut aller Ort und Enden :
Du bist der rechte Mann, solch Unglück abzuwenden.
In Haüsern und in Herzen
Entzünde schnell und himmelschnell des Friedens Kerzen.



Il y a le feu, Saint Florian, aujourd’hui, à l’entour :
Tu es la personne idéale pour le détourner.
Dans les maisons et dans les cœurs,
Allume vite, très vite, les feux de la paix.
(Prière en cas de guerre)

Sankt Florian, o schirm mit Kraft
Die vollen Lagerfässer.
Giess Feuer in den Rebensaft
Und halte fern die Wässer.

Saint Florian, protège énergiquement
Les fûts remplis.
Verse du feu dans le jus de raisin
Et éloigne l’eau. 

(Inscription sur un tonneau dans la cave de l’abbaye des Augustins)

Cantique (Annette Thomas)

O heiliger Sankt Florian
Mit frommen Sinn wir kommen an.
Lass’deine Führsprach uns erfahrn
In Wassersnot und Feuergefahrn.
Und wenn im Herzen sich entzündt
Das Feuer schwerer Schuld und Sünd,
Dann lösch das Feuer, steh uns bei
Auf dass uns Gott sein Gnad verleih.
Geht es dereinst zum letzten End,
Mach, dass das Herz in Lieb verbrennt
Zum Vater der Barmherzigkeit,
Der uns schenkt die ewig’  Seeligkeit.


Bon saint Florian,
Nous te prions avec ferveur,
Protège-nous
Des inondations et des incendies.
Si dans nos cœurs brûle le feu
De fautes graves et de péchés,
Eteins-le et aide-nous
Pour que Dieu nous accorde sa grâce.
Quand notre dernière heure viendra,
Fais en sorte que notre cœur
Se consume dans l’amour
Du père miséricordieux
Pour qu’il nous accorde le repos éternel.


Hymne en l’honneur de saint Florian :

Ce cantique était chanté par la chorale paroissiale de Kalhausen, lors de la grand-messe célébrée pour la fête du saint, le dimanche après le 4 mai.

Le texte et la partition ont été aimablement transmis par Lucie Schlegel.
 

Le Ciel pousse des cris de joie, la terre exulte d’allégresse
Pour toi, le guerrier et le vainqueur, le héros chrétien.
O saint Florian, que ton chant de louanges
Soit pour nous lumière et réconfort
Dans notre combat contre le monde !

Refrain :

Conserve en nous ces deux qualités :
La foi vivante et le courage chrétien !

Enflamme aussi d’autres cœurs pour une foi ardente,
Pour le cachot et la torture.
Quelles précieuses œuvres !
Tu t’es laissé prendre tes biens et ta vie.
Rends-nous toujours forts pour te suivre fidèlement !

Toi, le Dieu unique en trois personnes,
Nous te louons et te célébrons, nous te remercions
Pour les honneurs que tu as voulu accorder
A ceux qui t’étaient fidèles.
O saint Florian, sois pour nous protection et défense !

     Inscriptions sur le linteau de la porte d’entrée de maisons :

Dies Haus steht in Sankt Florians Hand
Verbrennt’s, so ist’s ihm seine eigne Schand.


Cette maison est placée sous la protection de Saint Florian.
Si elle brûle, ce sera son déshonneur à lui.

(C’est purement du chantage !)

Das Haus stand einst in Gottes Hand
Und ist doch dreimal abgebrannt.
Zum Viertel Mal hab’ ich’s gebaut,
Doch nun Sankt Florian angetraut.
Und hoffe, dass er besser danach schaut.


Cette maison était jadis placée sous la protection divine,
Pourtant elle a brûlé trois fois.
Je l’ai reconstruite une quatrième fois
Et confiée désormais à Saint Florian.
J’espère qu’il la surveillera mieux.

(Comme quoi on a tendance à faire moins confiance à Dieu qu’à ses saints. Mais l’histoire ne dit pas si Saint Florian a été efficace.)
 
4. Conclusion

La lourde meule accrochée au cou de Saint Florian devait engloutir à jamais, dans les flots tumultueux de l’Enns,  le corps du vétéran romain converti au Christ et par là, empêcher tout souvenir de se perpétuer.

Mais il en fut tout autrement. Florian ne fut pas anéanti, même si son corps disparut par la suite et son culte se développa jusqu’à le rendre très populaire.

Ceux qui avaient placé leur confiance dans le saint ne purent jamais voir, ni toucher des reliques quelconques authentiques.
Mais ils lui gardèrent sa confiance, lui qui est l’exemple de la solidarité, du courage et de la persévérance dans la foi.

Florian est aujourd’hui bien vivant dans l’imagerie populaire de certains pays et chez les soldats du feu, même si on frise un peu la superstition.

Dans notre village pourtant, il est un peu tombé dans l’oubli. Le 4 mai n’est plus, comme autrefois jour chômé avec messe solennelle le matin et vêpres l’après-midi en l’honneur du saint. La fête patronale, c’est-à-dire la fête du saint qui protège la paroisse et qu’on appelle ‘s Féscht ou encore ‘s Maikäferféscht, la fête des hannetons, bien qu’ils aient disparu depuis quelques décennies à cause de la pollution, n’est plus, pour la grande majorité des habitants, l’occasion de célébrer le culte du saint. Tout au plus évoque-t-on son nom et le prie-t-on au cours de la messe du dimanche suivant sa fête.

C’est devenu surtout une fête païenne où l’on parle plus de manèges, d’autos tamponneuses, de stands de confiserie et de marché aux puces que de Saint Florian. Ainsi vont les choses…

Gérard Kuffler

Avril 2011

Sources consultées :

Le livre des familles d’Achen et de Kalhausen (Jean Meyer)
Les bâtisseurs tyroliens en Alsace et Lorraine sous l’Ancien Régime  (Roland Walck)
Registres paroissiaux de Kalhausen
Registre des délibérations du conseil de fabrique
www. linternaute.com
www. heiligenlexikon.de
www. saintflorian.net
www. diekelten.de
www. heiligen.de
www. stift-sankt-florian.at
http:// de.wikipedia.org
http:// feuerwehr-mackenzell.de
http:// cms.ttg.at

SOURCE : http://meyer.famille.free.fr/ahk/index.php?fichier=saint_florian.html


Florian was born about 250 A.D. in Cetium (now in Austria). He joined the Roman army and advanced in the ranks. However, the Emperor Diocletian was shocked to learn that Florian did not carry out his orders to persecute all Christians in the area, and, thus, was sentenced to death by fire.

Standing on the funeral pyre, Florian is reputed to have challenged the Roman soldiers to light the fire, saying “If you do, I will climb to heaven on the flames.” Apprehensive to his words, instead of burning Florian, they drowned him. His body was later retrieved by Christians and buried at an Augustinian monastery near Lorch.

Saint Florian was adopted as patron saint of Poland after Pope Lucius III consented to the request of King Casimir to send relics of Florian to that country. Soon after, a person was saved from a fire by invoking Saint Florian’s name. Since then, Florian has been invoked against fire and has generally been regarded in most countries as the patron saint of the fire service.

St. Florian’s feast day is May 4th.

SOURCE : http://www.stflorianparish.org/en/history/saint-florian/




Florian of Austria M (RM)

Born at Ems; died 304. Florian was an officer (princeps officiorum) in the Roman army, who held a high administrative post in Noricum (now in Austria). He had secretly been converted to Christianity. When the governor of Lorch, Aquilinus, on instructions from Diocletian ordered his soldiers to hunt down Christians, Florian decided he no longer wished to conceal his faith. He gave himself up at Lorch to the governor's soldiers.


After professing his faith, he was scourged twice, then his skin was slowly peeled from his body. Finally, instead of being executed by the sword and thus given a soldier's death, Saint Florian was thrown into the River Ems (Anisus), near Lorch, with a stone around his neck.

His body was recovered and buried by a devout woman. It was removed to the Augustinian Abbey of Saint Florian, near Linz. It is held that his relics were later translated to Rome, and Pope Lucius III, in 1138, gave some of the saint's relics to King Casimir of Poland and to the bishop of Cracow. Many miracles are attributed to him, including the extinguishing of a huge fire with a pitcher of water (Benedictines, Bentley, Coulson, Delaney, Tabor, White).

Saint Florian is portrayed in art as a young man, sometimes in armor, sometimes unarmed, pouring water from a tub on a burning church. At times the picture may show him (1) with a palm in his hand and a burning torch under his feet; (2) as a bearded warrior with a lance and tub; (3) as a classical warrior leaning on a millstone, pouring water on a fire; (4) as a boy with a millstone; (5) setting out on a journey with a hat and staff (Altdorfer); (6) beaten; (7) being thrown into the river with a millstone around his neck; (8) lying dead on a millstone guarded by an eagle; or (9) with a sword (Roeder). The Sunserv site has Francesco del Cossa's painting.


Florian is one of the eight patron saints of Austria and the patron of Upper Austria and of Linz. He also holds patronage of Poland, brewers, coopers, chimney-sweeps, and soap-boilers (Roeder, Tabor). He is invoked against bad harvests, battles, fire, flood, and storm (Roeder). He is also the patron of those in danger from water and flood, and of drowning (White).
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0504.shtml



Saint Florian

Patron Saint of Fire Fighters

All firefighters are aware that Saint Florian is the patron Saint of firefighters. Many have purchased and are very proud to wear the Saint Florian medallion around their neck. These medallions are usually gold and many are shaped in the form of a Maltese cross with the image of Florian stamped in the center of it. If you ask who Florian was or why he is our Patron Saint, most firefighters don't know. They assume it is because he made some heroic fire rescue or maybe he was a priest who was involved in the fire service. These answers are the typical response but neither is accurate.

Florian was a Captain in the Roman army. He was a brave soldier and a tenacious fighter. Rome recognized the danger of fire and was the first to employ a fire department. This first fire department was made up of slaves. They had no real desire to risk their lives battling the flames of their captors. Rome desperately needed fire protection. They called on Captain Florian to organize and train an elite group of soldiers whose sole duty was to fight fires. Captain Florian indeed organized such a group. They were highly trained and very successful at protecting Rome from fires. A brigade of firefighters followed the army and provided fire protection at their encampments. These firefighters were highly respected and easily recognized. They wore the traditional Roman soldier uniform except the skirt was green. The most famous picture of Saint Florian depicts him with a young boy pouring water from a pitcher onto a fire. This picture if seen in color reveals this green skirt.

Rome was very impressed by this young Captain and all that he had accomplished. They decided to reward him by making him a general. Generals were often given large tracks of conquered land to govern. The only rules were that they had to enforce the laws of Rome and collect the taxes. Florian's area included almost all of Poland.

Rome began to hear some rumors about the way Florian was governing his land. It was reported that he was not enforcing Rome's law forbidding Christianity. Rome did not believe this, but they did sent investigators to check. They reported back that it was true. Rome sent a group of soldiers to confront Florian. They warned and threatened him that he must enforce the laws of Rome and abolish Christianity. Florian not only refused he confessed that he had embraced the faith and become a Christian himself. Rome was furious. They tortured him and demanded he renounce his faith. Florian steadfastly refused. Rome ordered his execution.

Florian was to be burned at the stake. Soldiers marched him out and secured him to the post. Villagers gathered around to witness the execution. Florian begged his executioners to build the fire higher. He implored them to light the fire so his soul would rise up to heaven on the smoke from the blaze. The soldiers had never seen this kind of reaction from a person about to be burned alive. They were frightened. What if his soul did rise up, right in from of all the villagers? They could not afford a martyr. The fire was not lit. Florian was taken away by the soldiers who decided to drown him. He was placed in a boat and rowed out into the river. A millstone was tied around his neck and he was pushed over board and drowned.

After his death, people who were trapped by fire reported that they invoked Florians name and his spirit delivered them from the flames. These occurrences were reported and documented many times. Florian was confirmed a saint for his commitment to his faith and the documentation of his spirit delivering trapped persons from the flames.

It is only fitting, that firefighters, committed to their duty, and instilled with the spirit to dedicate themselves to the protection of life and property, should choose such a man as their patron saint.

SOURCE :




Profile

Third century officer in Roman army stationed in modern Austria. Military administrator of the town of Noricum, and a closet Christian. Said to have stopped a town from burning by praying and throwing a single bucket of water on the blaze, and thus his association with firefighters and those who protect us from fire, including chimney sweeps. When ordered to execute a group of Christians during the persecutions of Diocletian, he refused, and professed his own faith. Martyr.



Today, May 4, we celebrate the feast day of Saint Florian (died 303), martyr of the faith, and patron saint of firefighters. Florian was a General of the Roman Guard, assigned to lead an elite firefighting brigade during a time of military restructuring. Stationed in Lorch, Austria, Saint Florian was known for his dedication, hard work, problem solving abilities, courage, and ability to get along with and lead a diverse group of soldiers. It was these qualities that had advanced him quickly through the ranks of the Roman Army, and made him the perfect officer for firefighting.

While little is known of his life other than his heroic exploits in the Army, it is clear that be 284, Saint Florian had converted to the Christian faith. Of course, this was a most dangerous thing to do, as during the reign of Decius, great persecution of Christians was occurring. Despite being a firefighter, Florian and his guard were ordered to burn Christian churches, books, and homes of Christians. Florian refused, and a high-ranking official, Aquilius, was dispatched to investigate. Upon inquiry regarding his refusal to execute Christians, Florian stated, "Tell the Emperor that I am a Christian and will suffer the same fate as the Christians." Aquilius then offered him a raise and promotion if he would change his mind, which Florian refused, outraging Aquilius. Florian was initially whipped, as incentive to renounce his faith and offer sacrifice to the Roman gods. He told Aquilius that he had “suffered many wounds for the Emperor” and therefore, why should he “fear a few scratches for his own beliefs?” His courage scared Aquilius who feared that Florian would lead others to rebel.

Based upon his profession of faith, Saint Florian was subsequently sentenced to death by fire. First he was beaten with spiked clubs, and partially flayed alive. Moved by his courage and fortitude, the soldiers threw him into the fire to end his pain, whereas he is said to have challenged his persecutors by urging them to build his funeral pyre higher. “If you do,” he proclaimed, “I will climb to heaven on the flames.” The emperor, concerned that he might subsequently become a martyr, instead had a stone tied around his neck and Florian was drowned in the river Enns not far from where it enters the Danube.

The body of Saint Florian was discarded, left to wash up on the shore of the Enns, where it was reportedly guarded from further harm by a great eagle. Eventually, a local peasant woman, Valeria, found the body and gave Saint Florian a proper Christian burial at the Augustinian Abbey at Linz. His relics were translated to Rome, and in 1138, Pope Lucius III distributed some of the relics to the king of Poland and bishop of Krakow, as Saint Florian is the patron saint of that country. Numerous miraculous occurrences have been reported both in the presence of his relics, and at the confluence of the Enns and Danube Rivers, where his martyrdom occurred.

Many legendary acts are reported of Saint Florian. He is once said to have saved a town from burning by throwing a single bucket or pitcher of water on the blaze, which is how he is often depicted in art, with an angel accompanying him. Saint Florian is invoked as a powerful protector from dangers from fire, floods and drowning. Saint Florian is the patron saint of firefighters, chimney sweeps, coopers, barrel-makers, brewers, soap boilers and Austria. He is invoked against battles, fires, drowning, floods and for fire protection and harvests.

The symbol most associated with St. Florian is the Maltese Cross, commonly known as St. Florian's Cross. It is used the world over as an insignia for fire departments and firefighters. The cross is made up of four v-shaped arms, giving it eight points on the outside edge.

Saint Florian’s life—at least what we know of it—inspires us with courage and confidence in the Lord. His faith was so strong he could not stay silent, nor could he actively persecute those who shared his beliefs. Rather, he professed his faith, going to certain death with steadfast righteousness. At a troubled time in our Church history, where it might be easy or tempting to keep our faith quiet, Saint Florian reminds us that speaking up as members of the Body of Christ is our call—that through our witness the persecution of the Church will diminish. In his case, less than 100 years after his death, the Roman Empire adopted Christianity as the official religion. What could our witness do for the Church today?



A prayer for Saint Florian's intercession, dedicated to firefighters, but appropriate for all!

St. Florian, Heaven’s patron of firefighters,
who once was dedicated to the services
of your fellowmen as an official in the
Army of Rome, look with kindly and
professional eye upon your earthly force,
desirous of the preserving of our fellowmen
from the dangers to life and property.
Give us cool heads, stout hearts, strong muscles
an instinct for prudent investigation and
wise judgment.


Make us the terror of arsonists, the friends of
law-abiding citizens, kind to the frightened,
polite to the bores, strict with lawbreakers,
and obstinate to temptations.
In troubles give us strength to be efficient,
in times of great danger, give us the ability
to be calm and enable us to impart assurance
to those who verge on panic.



You know, beloved St. Florian, from the
sacrifice of your own life for the sake of
your faith, that the fireman’s lot on earth
is not always a pleasant one, but your
sense of duty that so pleased God, your
courageous strength that so over-whelmed
the devil and your saintly self-control,
give us inspiration.


Make us as fearless in practicing the laws
of God as we are brave in protecting the
lives and property of our fellowmen, and
when we answer our final alarm, enroll
us in your Heavenly force, where we will be
as proud to protect the throne of God as
we have been to protect the city.
Amen





San Floriano di Lorch Martire


m. 4 maggio 304

La notizia più antica su questo santo si trova in un atto di donazione dell'ottavo secolo. Verso la metà dello stesso secolo fu composta una «Passio», che ricalca quella di sant'Ireneo vescovo di Sirmio, ma che ha delle particolarità proprie; poco dopo il suo nome fu inserito nei codici del Martirologio Geronimiano e nel Martirologio di Lione. Attraverso quindi i martirologi storici la sua festa è passata anche nel Romano, in cui è ricordata il 4 maggio, data tradizionale della sua morte. Secondo il racconto della passio, Floriano era un veterano dell'esercito romano che viveva a Mantem presso Krems. Avendo saputo che Aquilino, preside del Norico Ripense, durante la persecuzione di Diocleziano, aveva arrestato a Lorch quaranta cristiani, desiderando di condividerne la sorte si recò in quella città. Prima di entrarvi, però, si imbatté in alcuni soldati, ai quali manifestò di essere cristiano; fu perciò arrestato e condotto dal preside, il quale non riuscendo a farlo sacrificare agli dei, lo fece flagellare e quindi lo condannò a essere gettato nel fiume Enns con una pietra al collo: la sentenza fu eseguita il 4 maggio 304. Il corpo del martire fu, in seguito, ritrovato e seppellito da una certa Valeria. (Avvenire)

Emblema: Palma, Macina, Brocca d'acqua, Vessillo

Martirologio Romano: A Lorch nel Norico ripense, nell’odierna Germania, san Floriano, martire, che sotto l’imperatore Diocleziano, per ordine del governatore Aquilino, fu precipitato da un ponte nel fiume Ens con un sasso legato al collo.

La più antica notizia di lui si trova in un atto di donazione del sec. VIII, con il quale il presbitero Reginolfo offriva ad una chiesa alcune possessioni site "in loco nuncupante ad Puoche ubi preciosus martyr Florianus corpore requiescit". Verso la metà dello stesso secolo fu composta una passio, che ricalca quella di s. Ireneo vescovo di Sirmio, ma che ha delle particolarità proprie; poco dopo il suo nome fu inserito nei codd. del Martirologio Geronimiano (seconda redazione della fine del sec. VIII) e nel Martirologio di Lione. Attraverso quindi i martirologi storici la sua festa è passata anche nel Romano, in cui è ricordata il 4 maggio, data tradizionale della sua morte.

Secondo il racconto della passio, Floriano era un veterano dell'esercito romano che viveva a Mantem presso Krems. Avendo saputo che Aquilino, preside del Norico Ripense, durante la persecuzione di Diocleziano, aveva arrestato a Lorch quaranta cristiani, desiderando di condividerne la sorte si recò in quella città. Prima di entrarvi, però, si imbatté in alcuni soldati, ai quali manifestò di essere cristiano; fu perciò arrestato e condotto dal preside, il quale non riuscendo a farlo sacrificare agli dei, lo fece flagellare e quindi lo condannò ad essere gettato nel fiume Enns con una pietra al collo: la sentenza fu eseguita il 4 maggio 304.
Il corpo del martire fu, in seguito, ritrovato e seppellito da una certa Valeria.

Sul sepolcro fu costruita una chiesa che, affidata dapprima ai Benedettini, passò poi ai Canonici Regolari Lateranensi ed è ora il centro di una fiorente Congregazione. Nel 1183 alcune reliquie di Floriano furono portate dal vescovo Egidio di Modena a Cracovia dove il duca Casimiro di Polonia edificò in onore del martire una splendida basilica. Il suo culto è molto popolare in Austria e in Baviera ed egli è invocato contro le inondazioni e gli incendi.

Autore: Agostino Amore

SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/51775

Voir aussi : http://artifexinopere.com/?p=2224