jeudi 23 mai 2013

Sainte JULIE de CORSE, vierge et martyre



Sainte Julie

Sainte patrone de la Corse (5ème s.)

L’Eglise célèbre le 22 mai, la fête de l’illustre martyre corse santa Ghjulia (sainte Julie) qui partage avec santa Divota le patronage de la Corse.

Comme toujours lorsqu’il s’agit des saints des premiers siècles, la vie de sainte Julie divise les hagiographes.

La version des Bollandistes fut adoptée par le propre des offices du diocèse d’Aiacciu, mais elle n’est pas sans contradictions : sainte Julie, selon eux, serait issue d’une noble famille de Carthage. En l’an 439, les Vandales, sous la conduite de Genséric, soumirent toute la population de la ville. Julie devint l’esclave d’un négociant natif de Syrie appelé Eusèbe. La jeune chrétienne se soumit à son maître, effectuant les tâches ménagères qui lui étaient confiées avec un zèle extrême et un dévouement sans égal. Lorsque Eusèbe s’embarqua pour la Gaule où l’entraînait son commerce, il ne voulut se séparer de sa servante et l’emmena avec lui. Leur bateau fit escale en Corse. Ils débarquèrent près de Nonza où précisément ce jour-là, on célébrait les dieux et l’on s’apprêtait à faire le sacrifice d’un taureau.

Eusèbe, le maître de sainte Julie, se joignit donc aux habitants de Nonza qui célébraient la fête des dieux païens. Julie, elle, se tint à l’écart sans cacher néanmoins sa réprobation. Très vite, le gouverneur de la région en fut averti et demanda à Eusèbe qu’il lui livrât cette jeune chrétienne. Eusèbe tenait à sa dévouée servante et ne voulut à aucun prix la lui donner. Félix, le gouverneur, invita donc Eusèbe à partager son repas et l’enivra. Lorsque le marchand fut profondément endormi, il se fit apporter la jeune chrétienne et lui demanda de sacrifier aux dieux.

La réponse hardie de sainte Julie signa son arrêt de mort. On lui frappa le visage jusqu’au sang, on la traîna par les cheveux, on la fouetta avec barbarie. Enfin, on la fit attacher à une croix sur laquelle elle mourut comme le Christ qu’elle avait servi pendant sa courte existence. On dit alors qu’une colombe s’échappa de sa bouche, symbole d’Innocence et de sainteté. Des religieux de l’Île de Gorgone (ou Marguerite) vinrent chercher son corps et le placèrent à l’abri dans leur monastère. Plus tard, ses ossements transportés à Brescia, sainte Julie fut vénérée dans toute l’Italie septentrionale.

La seconde version de la vie de santa Ghjulia paraît plus vraisemblable ; de nombreux chroniqueurs tels que Vitale, Colonna ou Fra Paolo Olivese, l’ont soutenue. Santa Ghjulia serait en effet native de Nonza, et contemporaine de santa Divota. Elle aurait donc été persécutée sous le règne de Dioclétien, au tout début du IVéme siècle. Parce qu’elle refusait de sacrifier aux dieux, les Romains la torturèrent de multiples manières. Parmi ces supplices, il en est un qui resta légendaire : ses bourreaux lui coupèrent les seins et les jetèrent contre les rochers, en contrebas de la ville de Nonza ; deux fontaines jaillirent aussitôt de la roche. Le miracle ne fit qu’exaspérer la rage de ses bourreaux qui l’attachèrent à un figuier et la laissèrent mourir dans la souffrance. Lorsqu’elle rendit l’âme, une colombe s’échappa de sa bouche.

Les Nunzichi (habitants de Nonza) rendirent dès lors un culte fervent à leur sainte martyre. La Fontaine des Mamelles, qui ne s’est jamais tarie, attira très tôt une foule de pèlerins, venus de la Corse entière. Ses eaux miraculeuses opérèrent de nombreuses guérisons.

Autrefois, les femmes qui invoquaient la sainte contre le tarissement du lait maternel se rendaient en pèlerinage à Nonza, pieds nus. Aujourd’hui, chaque année encore, la fête de santa Ghjulia, patronne des Nunzichi mais aussi de tout le peuple ; corse, fait l’objet d’une très belle cérémonie. Sainte Julie fut proclamée patronne de la Corse (avec sainte Dévote) par un décret de la Sacrée Congrégation des Rites du 5 août 1809.

SOURCE : http://viechretienne.catholique.org/saints/1577-sainte-julie

Sainte Julie

On sait peu de chose sur cette sainte; ce que l'on sait d'elle est dû en grande partie à des traditions tardives et incertaines. Issue selon certains d'une noble famille chrétienne de Carthage, pour d'autres de Corse (vers le Ve ou le VIe siècle), Julie aurait été vendue comme esclave par les conquérants vandales à un marchand syrien. Le navire qui la conduisait en Gaule fit une escale en Corse. Comme Julie refusait d'y participer à une fête païenne en sacrifiant aux dieux, elle fut clouée à une croix. Ses reliques sont l'objet d'un pèlerinage à Nonza, sur le Cap Corse. Elle est la patronne de la Corse.

Fête : 22 mai.


ACATHISTE À SAINTE JULIE



PATRONNE DE LA CORSE.


Kondakion 1

Indomptable martyre Julie à toi nos chants de louange* De Carthage à la Corse tu répandis le parfum de tes vertus* Et le Dieu Très-Haut t'accorda la couronne d'immortalité* Pour que nous puissions t'acclamer:

Réjouis-toi Sainte Martyre Julie imitatrice le Christ jusques à la Croix!

Ikos 1

Comme un ange venu des cieux tu naquis à Carthage* Où dès ton jeune âge tu manifestas la sagesse des disciples véritables* Le Maître de toutes choses vint à nous sous la forme d'un esclave* Et bien que de noble lignée tu fus aussi mise en esclavage* Et nous te célébrons ainsi:

Réjouis-toi Ancelle suave du Très-Haut

Réjouis-toi Esclave docile du seul Maître des cieux

Réjouis-toi Vierge sage dès l'enfance

Réjouis-toi Oblation parfaite sur l'Autel divin

Réjouis-toi Disciple impeccable de l'Ami des hommes

Réjouis-toi Reflet sacré de Ses Commandements

Réjouis-toi Sainte Martyre Julie imitatrice le Christ jusques à la Croix!

Kondakion 2

La pureté de ta foi et le respect des enseignements divins du Christ* Te firent accepter avec humilité cet abaissement * Esclave d'un maître cruel tu le servis fidèlement* Remerciant Dieu pour cette épreuve et clamant vers Lui: Alléluia!

Ikos 2

T'acquittant de tes tâches d'esclave sans murmurer* Tu n'oublias jamais que ton seul maître était le Christ* Tu marchas sur cette terre les yeux de l'âme sans cesse tournés vers les cieux* Et nous te chantons:

Réjouis-toi qui portas le joug léger du Seigneur

Réjouis-toi qui cheminas sur les chemins du Ciel

Réjouis-toi qui t'abritas simplement dans la Parole

Réjouis-toi qui méprisas les richesses du monde

Réjouis-toi qui fus une prière par ta vie-même

Réjouis-toi qui reçus l'obéissance comme une grâce

Réjouis-toi Sainte Martyre Julie imitatrice le Christ jusques à la Croix!

Kondakion 3

La puissance du Très-Haut se manifesta en toi* Epuisée par les rudes travaux de la captivité* Tu continuas à pratiquer le jeûne l'ascèse et l'oraison* Esclave de jour sur cette terre d'Afrique* Tu rejoignais la nuit par tes prières le Royaume des cieux* Où l'assemblée des saints chante vers Dieu: Alléluia!

Ikos 3

Portant Dieu dans ton souffle et dans tes actes* Holocauste de prières agréables à Dieu* Tu fortifias par ton exemple saint tes compagnons d'infortune* Emerveillés par ta constance dans la foi avec eux nous nous écrions:

Réjouis-toi Prière incessante dans les vicissitudes du monde

Réjouis-toi Oraison comme une lumière dans les ténèbres

Réjouis-toi Dévotion ineffable transfigurant les épreuves

Réjouis-toi Recueillement efficace dans le tumulte du siècle

Réjouis-toi Psalmodie magnifiant les actes les plus humbles

Réjouis-toi Encens propitiatoire s'élevant vers Dieu

Réjouis-toi Sainte Martyre Julie imitatrice le Christ jusques à la Croix!

Kondakion 4

Eusèbe ton maître terrestre t'emmena avec lui vers la Gaule* S'arrêtant en chemin il fit escale sur un rivage de la Corse* Dont les habitants étaient encore sous le joug du paganisme* Tu foulas le sol de cette terre de ton martyre en chantant à Dieu: Alléluia!

Ikos 4

Ton esprit chaste fortifié par l'ascèse et le combat spirituel* Ne se troubla point dans cet exil nouveau * Car tu étais unie sans discontinuer à Ton Epoux céleste par la prière* Tu tournais ton regard vers la Vie essentielle en l'Esprit * Et nous admirant ton combat spirituel te clamons:

Réjouis-toi Rempart inexpugnable de la foi

Réjouis-toi Sainte acceptation de la volonté de Dieu

Réjouis-toi Douce certitude de la vie à venir

Réjouis-toi Modèle parfait des disciples dans l'épreuve

Réjouis-toi Beauté ineffable de l'abandon au Christ

Réjouis-toi Tour inébranlable de l'Esprit

Réjouis-toi Sainte Martyre Julie imitatrice le Christ jusques à la Croix!

Kondakion 5

Tu fus alors confrontée aux ténèbres sanglantes de la superstition* Eusèbe se joignit aux habitants de la Corse* Pour sacrifier un taureau à leurs dieux illusoires* Te tenant à l'écart de ces abominations* Tu remercias le Ciel de connaître le Vrai Dieu vers Qui tu t'écrias: Alléluia!

Ikos 5

Tu ne participas point aux cérémonies blasphématoires des païens* Tu tins fermement ton esprit en Dieu* Mais ton zèle pour le Christ et la Vérité* Te firent blâmer à haute voix l'impiété des adorateurs des ténèbres* Emerveillés par ton courage nous nous écrions:

Réjouis-toi Héraut indomptable du Christ

Réjouis-toi Courage insigne des confesseurs

Réjouis-toi Proclamation hardie de la Vérité

Réjouis-toi Réfutation courageuse de l'erreur

Réjouis-toi Affermissement de la foi des tièdes

Réjouis-toi Affirmation farouche de la suprématie du Royaume

Réjouis-toi Sainte Martyre Julie imitatrice le Christ jusques à la Croix!

Kondakion 6

Par ton attitude courageuse tu exposas l'erreur des païens* Tu fis montre de hardiesse en niant leurs mystères* Et par ta voix le Christ fut annoncé à la face des démons incapables de psalmodier: Alléluia!

Ikos 6

Tu projetas en Corse la Lumière de la Vérité* Tu dissipas les ténèbres de l'erreur* La puissance des faux-dieux fut réduite à néant par ta seule voix* Admirant ton indicible force nous te disons:

Réjouis-toi par qui le Christ est annoncé aux païens

Réjouis-toi par qui la voie de la vie est montrée aux incrédules

Réjouis-toi par qui se manifeste le pouvoir de l'ascèse

Réjouis-toi par qui s'entrouvrent les Cieux

Réjouis-toi par qui le monde se révèle méprisable

Réjouis-toi par qui nous apprenons les Vraies Richesses

Réjouis-toi Sainte Martyre Julie imitatrice le Christ jusques à la Croix!

Kondakion 7

Félix gouverneur de l'île ayant appris tes propos* Etonné par le courage de ta jeunesse s'entretint avec ton maître* Ayant appris que tu étais chrétienne* Et que jamais tu ne voulus abjurer ta foi* Il fut jaloux de ta sagesse ineffable et voulut te ravir à ce Dieu vers qui nous chantons: Alléluia!

Ikos 7

Félix voulut alors te posséder* Toi qui n'appartenais qu'au Dieu vivant* Il proposa de t'acheter à ton maître terrestre* Toi qui ne connus pour Maître que le Christ* Il offrit quatre esclaves en échange de toi* Mais Eusèbe refusa disant que toutes les richesses ne pourraient suffire tant tu lui étais précieuse* Emerveillés nous te disons:

Réjouis-toi qui fus précieuse surtout aux yeux du Père Céleste

Réjouis-toi qui te montras digne de Son amour paternel

Réjouis-toi qui ne voulus que le Christ pour Epoux

Réjouis-toi qui Lui fus fidèle jusques à la fin

Réjouis-toi qui reçus l'Esprit en la demeure de ton âme

Réjouis-toi qui Le gardas en toi comme un onguent précieux

Réjouis-toi Sainte Martyre Julie imitatrice le Christ jusques à la Croix!

Kondakion 8

Tu fus alors pour le tyran inhumain* Comme une perle précieuse que l'on acquiert au prix de tous ses biens* Etrangère au monde tu fus ainsi jugée admirable même par ce monde païen* Humble créature de Dieu rachetée par le Sang précieux de notre Dieu vers Qui nous chantons: Alléluia!

Ikos 8

Invitant Félix Eusèbe le fit enivrer* Il te ravit à lui croyant pouvoir te ravir aussi à notre Dieu* Toi qui avais la liberté superbe des disciples du Christ* Il t'offrit en échange de l'Apostasie la liberté humaine* Tu refusas et nous nous exclamons vers toi:

Réjouis-toi Confession immarcescible de la Foi en Christ

Réjouis-toi Colonne inébranlable de l'Eglise de Dieu

Réjouis-toi Défense imprenable des mystères sacrés

Réjouis-toi Affirmation tranquille de la primauté du Royaume

Réjouis-toi Autorité irréfragable des disciples véritables

Réjouis-toi Bastion superbe des trésors de la Connaissance

Réjouis-toi Sainte Martyre Julie imitatrice le Christ jusques à la Croix!

Kondakion 9

Tous les anges dans les cieux se réjouirent de la fermeté de ta Foi* La fragilité de ton corps ne céda point aux injonctions brutales du Tyran* Et ses promesses terrestres n'exercèrent aucune séduction sur toi* Aussi vers Dieu nous nous écrions: Alléluia!

Ikos 9

Rhéteur habile à l'éloquence perverse* Félix ne put comprendre ta conviction inébranlable* Le Dieu inaccessible parlait par ton calme refus* Et refusant le royaume du monde* Tu vis s'avancer le céleste lieu où l'assemblée des justes t'acclame ainsi:

Réjouis-toi Tabernacle discret des vertus christiques

Réjouis-toi Coupe frêle offerte en sacrifice

Réjouis-toi Branche fleurie de l'Arbre de vie

Réjouis-toi Rayon fragile du Soleil de Justice

Réjouis-toi Guide obvie sur la voie de sainteté

Réjouis-toi Porte claire de la prière et du jeûne

Réjouis-toi Sainte Martyre Julie imitatrice le Christ jusques à la Croix!

Kondakion 10

Ta voix douce clama sans cesse aux promesses et menaces du tyran* Je suis libre tant que je sers Jésus Christ* Et quoi qu'il puisse m'arriver* Jamais je n'achèterai la liberté par une lâche apostasie* Admirant le Dieu qui te donna cette assurance nous crions vers Lui: Alléluia!

Ikos 10

Sainte Julie rempart inexpugnable des vierges sages* Par tes paroles de vérité tu sus que tu attiserais la haine du tyran* Tu ne voulus différer ta rencontre avec ton Epoux céleste* Aussi le Créateur du Ciel et de la Terre t'accordas la force de persévérer dans la confession de la foi jusques à la fin* Avec Lui nous te disons:

Réjouis-toi qui gardas toujours ta lampe allumée

Réjouis-toi qui incarnas par ta vie l'idéal du Chrétien

Réjouis-toi qui voulus n'exister qu'en Dieu seulement

Réjouis-toi qui fus une oraison constante devant Lui

Réjouis-toi qui dans l'ascèse persévéras jusques à la fin

Réjouis-toi qui fus sans discontinuer citoyenne du Ciel

Réjouis-toi Sainte Martyre Julie imitatrice le Christ jusques à la Croix!

Kondakion 11

Ainsi que le Maître autrefois tu reçus plusieurs soufflets* Tu fus ensuite sauvagement battue puis traînée par les cheveux jusques au lieu de ton supplice* Et tu fus attachée à une croix comme le Christ notre Dieu vers qui nous clamons: Alléluia!

Ikos 11

Toute hymne est impuissante à chanter la grandeur de ton martyre* Tu fus pour la terre de Corse comme un flambeau dans les ténèbres* Par ton exemple tu ouvris le chemin de la foi et de la connaissance à ceux qui étaient restés dans l'ignorance* Et avec eux nous te chantons:

Réjouis-toi Courage des Chrétiens dans l'épreuve

Réjouis-toi Audace des faibles dans l'affliction

Réjouis-toi Victoire des humbles dans les combats spirituels

Réjouis-toi Refuge des affligés dans le découragement

Réjouis-toi Havre des égarés dans les ténèbres du monde

Réjouis-toi Intercession efficace auprès du Christ

Réjouis-toi Sainte Martyre Julie imitatrice le Christ jusques à la Croix!

Kondakion 12

Tu montas sur ta Croix comme sur un trône de gloire* Tu voulais dans ta vie imiter le Christ en toutes choses* Te donnant de vivre cette épreuve du Bois* Il t'accorda de venir à Lui par cette échelle sainte de Sa passion* Emerveillés par ta parfaite imitation du Maître nous crions vers Lui: Alléluia!

Ikos 12

O Sainte Julie nous chantons ton martyre et ta crucifixion* Nous glorifions avec ferveur ta naissance au ciel* Quand ton esprit sous forme de colombe rejoignit les célestes assemblées* Et nous magnifions ta vie entière consacrée au Christ qui te sanctifia et nous apprit à te dire:

Réjouis-toi qui par ton martyre témoignes pour la Vérité

Réjouis-toi qui nous montres le chemin des Apôtres du Christ

Réjouis-toi qui nous apprends l'abandon aux mains de Dieu

Réjouis-toi qui nous enseignes à laisser l'Esprit demeurer en nous

Réjouis-toi qui nous mets sur la voie royale de la vie consacrée

Réjouis-toi qui nous ouvres l'octroi de la sainteté

Réjouis-toi Sainte Martyre Julie imitatrice le Christ jusques à la Croix!

Kondakion 13

Esclave superbe à la liberté infinie dans le Christ notre seule espérance* Vierge sage et pure qui ne voulut connaître que le seul amour de Dieu* Habitante du Ciel exilée ici-bas* Nous te louons dignement car tu ne cesses d'intercéder pour nous qui clamons avec toi vers le Dieu de miséricorde: Alléluia! Alléluia! Alléluia!

Ikos 1

Comme un ange venu des cieux tu naquis à Carthage* Où dès ton jeune âge tu manifestas la sagesse des disciples véritables* Le Maître de toutes choses vint à nous sous la forme d'un esclave* Et bien que de noble lignée tu fus aussi mise en esclavage* Et nous t'acclamons ainsi:

Réjouis-toi Ancelle suave du Très-Haut

Réjouis-toi Esclave docile du seul Maître des cieux

Réjouis-toi Vierge sage dès l'enfance

Réjouis-toi Oblation parfaite sur l'Autel divin

Réjouis-toi Disciple impeccable de l'Ami des hommes

Réjouis-toi Reflet sacré de Ses Commandements

Réjouis-toi Sainte Martyre Julie imitatrice le Christ jusques à la Croix!

Kondakion 1

Indomptable martyre Julie à toi nos chants de louange* De Carthage à la Corse tu répandis le parfum de tes vertus* Et le Dieu Très-Haut t'accorda la couronne d'immortalité* Pour que nous puissions t'acclamer:

Réjouis-toi sainte Martyre Julie imitatrice le Christ jusques à la Croix!


PRIÈRE A SAINTE JULIE , VIERGE ET MARTYRE & PATRONNE DE LA CORSE

Sainte martyre Julie disciple du Christ notre Dieu* Toi qui fus la Vierge Sage attendant l'Epoux sans discontinuer* Toi qui tins ta lampe allumée avec l'huile des vertus et la flamme du zèle pour le Royaume* Prie pour nous le Christ afin qu'Il nous enseigne par ta vie sainte* A renoncer aux illusions du monde* A ne contempler que les richesses d'En-Haut dans les trésors que nous donne l'Eglise* Et à mettre nos pas dans les saintes empeintes de tes pas* Afin que nous parvenions nous aussi au Royaume sans fin* Du Père du Fils et du Saint Esprit * Amen!

*

TROPAIRE A SAINTE JULIE (Ton 1)

Ta Martyre Julie Seigneur par son combat* A résisté à tous les assauts des tyrans* Avec audace elle a affronté l'impiété * Et brisé par sa foi l'arrogance des démons* Imitant la protomartyre de la Corse* Elle a versé son sang pour le Christ* Par ses prières ô Dieu sauve nos âmes*

+

KONDAKION A SAINTE JULIE (Ton 1)

Sainte Julie tu fus comme une Vierge Sage* Attendant l'Epoux dans la longue nuit de la vie* Ta lampe brillait toujours par l'éclat de tes vertus* Et par le zèle de ton ascèse tu veillas jusques au temps béni* Où le Christ vint te rencontrer sur la Croix* Et te conduire au Royaume des Cieux* Prie-Le de nous accorder le salut de nos âmes*

Acathiste à Sainte Julie

composé pour la gloire du Dieu Trine

et de Sa Sainte Eglise

par Claude Lopez-Ginisty




Vie de Sainte JULIE, 

Vierge et Martyre, 

Patronne de la Corse

( † Vème siècle) ( Fêtée le 23 Mai/ 5 Juin)

Ste Julie naquit à Carthage d'une famille patricienne. Lorsque la ville fut envahie par les vandales de Genséric, les habitants furent réduits en esclavage. Sainte Julie devint donc l'esclave d'un païen nommé Eusèbe, Syrien fixé en Afrique. Elle fut entièrement soumise à son maître terrestre mais elle poursuivit l'ascèse qu'elle pratiquait depuis son jeune âge.

Il advint que son maître qui était négociant et voyageait en divers pays, se rendit en Gaule et fit escale en Corse en un lieu appelé aujourd'hui Cap-Corse.

Là, des païens célébraient une fête en l'honneur de leurs dieux et offraient un taureau en sacrifice. La sainte ne voulut pas participer à cette fête. Elle manifesta courageusement sa désapprobation.

Félix gouverneur de l'île, à qui fut rapporté sa conduite courageuse, alla trouver Eusèbe et lui proposa d'échanger cette vierge contre quatre esclaves. Eusèbe refusa en disant qu'il n'avait jamais pu la convaincre de renoncer à son Dieu, mais qu'elle le servait fidèlement, qu'elle représentait le plus précieux de ses biens, et qu'il ne saurait s'en défaire même pour toutes les richesses que possédait Félix.

Félix ne renonçant pas à son désir, invita Eusèbe, le fit enivrer et l'ayant endormi, s'empara de Sainte Julie. Il essaya de lui faire abjurer le Christ et vénérer les faux Dieux en échange de son affranchissement. Elle refusa disant: "Je suis libre tant que je sers Jésus Christ et quelque chose qui puisse m'arriver jamais je n'achèterai la liberté par une lâche apostasie." Le gouverneur la fit souffleter, traîner par les cheveux jusqu'au lieu de son supplice où il la fit fouetter et attacher à une croix sur laquelle elle rendit l'esprit. Lorsqu'elle mourut, comme cela fut le cas pour la sainte protomartyre de la Corse Dévote, une colombe sortit de sa bouche et vola vers les cieux.

Eusèbe à son réveil ne fit rien contre Félix. Averti par des anges, des moines demeurant dans l'île de Gorgone ou Marguerite, allèrent en Corse pour prendre le précieux corps de la Sainte martyre qui était encore sur la croix. Ils l'emportèrent donc avec eux et il devint l'ornement de leur monastère. Au VIIIème siècle, Arize épouse de Didier, Roi des Lombards, fit bâtir à Brescia une église où les reliques de la sainte furent transférées ( †766). C.L.-G.



Après la prise de Carthage en 439 Julie aurait été vendue comme esclave à un marchand syrien Eusèbe. Ce dernier parti livrer des marchandises précieuses en Gaule et s'arrêta dans le cap à Nonza. Les habitants du lieu participaient à une fête païenne. Eusèbe et sa suite voulurent se joindre aux festivité, mais ils laissèrent la jeune fille qui était chrétienne à bord du navire. On avertie un notable du lieu Félix Saxo qu'une esclave qui se moquait des dieux était restée à bord. Eusèbe refusa de la livrer, mais profitant que ce dernier s'était enivré au cours des libations, les païens s'emparèrent de la jeune fille. Ils essayèrent de lui faire renier sa foi. Devant son refus elle subit un certain nombre de tourments, soufflets, flagellation, crucifixion, pour finir on lui coupa les seins. En les jetant à terre deux sources miraculeuses apparurent. Des anges annoncèrent le martyre de la jeune fille aux moines de l'île de la Gorgone qui vinrent en Corse, descendirent le corps de la croix et l'emportèrent avec eux pour l'ensevelir.


Sainte Ghjulia (Julie)

Martyre

Patronne de la Corse

(Ve s.)

L'Église célèbre le 22 mai, la fête de l'illustre martyre corse sainte Ghjulia (sainte Julie) qui partage avec sainte Devota le patronage de la Corse. Comme toujours lorsqu'il s'agit des saints des premiers siècles, la vie de sainte Julie divise les hagiographes.

La version des Bollandistes fut adoptée par le propre des offices du diocèse d'Aiacciu, mais elle n'est pas sans contradictions : sainte Julie, selon eux, serait issue d'une noble famille de Carthage. En l'an 439, les Vandales, sous la conduite de Genséric, soumirent toute la population de la ville.

Julie devint l'esclave d'un négociant natif de Syrie appelé Eusèbe. La jeune chrétienne se soumit à son maître, effectuant les tâches ménagères qui lui étaient confiées avec un zèle extrême et un dévouement sans égal.

Lorsqu’Eusèbe s'embarqua pour la Gaule où l'entraînait son commerce, il ne voulut se séparer de sa servante et l'emmena avec lui. Leur bateau fit escale en Corse. Ils débarquèrent près de Nonza où précisément ce jour-là, on célébrait les dieux et l'on s'apprêtait à faire le sacrifice d'un taureau. Eusèbe, le maître de sainte Julie, se joignit donc aux habitants de Nonza qui célébraient la fête des dieux païens. Julie, elle, se tint à l'écart sans cacher néanmoins sa réprobation. Très vite, le gouverneur de la région en fut averti et demanda à Eusèbe qu'il lui livrât cette jeune chrétienne. Eusèbe tenait à sa dévouée servante et ne voulut à aucun prix la lui donner. Félix, le gouverneur, invita donc Eusèbe à partager son repas et l'enivra. Lorsque le marchand fut profondément endormi, il se fit apporter la jeune chrétienne et lui demanda de sacrifier aux dieux. La réponse hardie de sainte Julie signa son arrêt de mort. On lui frappa le visage jusqu'au sang, on la traîna par les cheveux, on la fouetta avec barbarie. Enfin, on la fit attacher à une croix sur laquelle elle mourut comme le Christ qu'elle avait servi pendant sa courte existence. On dit alors qu'une colombe s'échappa de sa bouche, symbole d'Innocence et de sainteté. Des religieux de l'Île de Gorgone (ou Marguerite) vinrent chercher son corps et le placèrent à l'abri dans leur monastère.

Plus tard, ses ossements furent transportés à Brescia et sainte Julie fut vénérée dans toute l'Italie septentrionale.

La seconde version de la vie de santa Ghjulia paraît plus vraisemblable ; de nombreux chroniqueurs tels que Vitale, Colonna ou Fra Paolo Olivese, l'ont soutenue.

Santa Ghjulia serait en effet native de Nonza, et contemporaine de santa Divota. Elle aurait donc été persécutée sous le règne de Dioclétien, au tout début du IVème siècle. Parce qu'elle refusait de sacrifier aux dieux, les Romains la torturèrent de multiples manières. Parmi ces supplices, il en est un qui resta légendaire : ses bourreaux lui coupèrent les seins et les jetèrent contre les rochers, en contrebas de la ville de Nonza ; deux fontaines jaillirent aussitôt de la roche. Le miracle ne fit qu'exaspérer la rage de ses bourreaux qui l'attachèrent à un figuier et la laissèrent mourir dans la souffrance. Lorsqu'elle rendit l'âme, une colombe s'échappa de sa bouche.

Les Nunzichi (habitants de Nonza) rendirent dès lors un culte fervent à leur sainte martyre. La Fontaine des Mamelles, qui ne s'est jamais tarie, attira très tôt une foule de pèlerins, venus de la Corse entière. Ses eaux miraculeuses opérèrent de nombreuses guérisons.

Autrefois, les femmes qui invoquaient la sainte contre le tarissement du lait maternel se rendaient en pèlerinage à Nonza, pieds nus. Aujourd'hui, chaque année encore, la fête de santa Ghjulia, patronne des Nunzichi mais aussi de tout le peuple corse, fait l'objet d'une très belle cérémonie.

Sainte Julie fut proclamée patronne de la Corse (avec sainte Dévote) par un décret de la Sacrée Congrégation des Rites du 5 août 1809.



St. Julia

St. Julia was born of noble parents in North Africa. When she was still quite young, her city was conquered by barbarians. Julia was captured and sold as a slave to a pagan merchant, but she did not complain or feel sorry for herself. She accepted everything, and performed the most humble tasks with wonderful cheerfulness. For Julia loved God with all her heart. In her spare time, she read holy books and prayed fervently.

One day her master decided to take her with him to France. On the way, he stopped at an island to go to a pagan festival. Julia refused to even go near the place where they were celebrating. She did not want to have anything to do with those superstitious ceremonies.

The governor of that region was very angry with her for not joining in the pagan feast. “Who is that woman who dares to insult our gods?” he cried. Julia’s owner answered that she was a Christian. He said, too, that although he had not been able to make her give up her religion, still she was such a good, faithful servant that he would not know what to do without her.

“I will give you four of my best women slaves for her,” offered the governor, but her master refused. “No,” he said, “All you own will not buy her. I would willingly lose the most valuable thing in the world rather than lose her.”

When the merchant was asleep, however, the wicked governor tried to make Julia sacrifice to the gods. He promised to have her set free if she would, but she absolutely refused. She said she was as free as she wanted to be as long as she could serve Jesus. Then the pagan ruler, in great anger, had her struck on the face and her hair torn from her head. She was next put on a cross to hang there until she died. Her feast day is May 23rd.


May 23.BST, JULIA, Virgin, Martyr.

ST. JULIA was a noble virgin of Carthage, who, when the city was taken by Genseric in 489, was sold for a slave to a pagan merchant of Syria named Eusebius. Under the most mortifying employments of her station, by cheerfulness and patience she found a happiness and comfort which the world could not have afforded. All the time she was not employed in her master's business was devoted to prayer and reading books of piety. Her master, who was charmed with her fidelity and other virtues, thought proper to carry her with him on one of his voyages to Gaul. Having reached the northern part of Corsica, he cast anchor, and went on shore to join the pagans of the place in an idolatrous festival. Julia was left at some distance, because she would not be defiled by the superstitious ceremonies which she openly reviled. Felix, the governor of the island, who was a bigoted pagan, asked who this woman was who dared to insult the gods. Eusebius informed him that she was a Christian, and that all his authority over her was too weak to prevail with her to renounce her religion, but that he found her so diligent and faithful he could not part with her. The governor offered him four of his best female slaves in exchange for her. But the merchant replied, "No; all you are worth will not purchase her; for I would freely lose the most valuable thing I have in the world rather than be deprived of her." However, the governor, while Eusebius was drunk and asleep, took upon him to compel her to sacrifice to his gods. He offered to procure her liberty if she would comply. The Saint made answer that she was as free as she desired to be as long as she was allowed to serve Jesus Christ. Felix, thinking himself derided by her undaunted and resolute air, in a transport of rage caused her to be struck on the face, and the hair of head to be torn off, and lastly, ordered her to be hanged on a cross till she expired. Certain monks of the isle of Gorgon carried off her body; but in 768 Desiderius, King Of Lombardy, removed her relics to Breseia, where her memory is celebrated with great devotion.

Reflection.--St. Julia, whether free or a slave, whether in prosperity or in adversity, was equally fervent and devout. She adored all the sweet designs of Providence; and far from complaining, she never ceased to praise and thank God under all His holy appointments, making them always the means of her virtue and sanctification. God, by an admirable chain of events, raised her by her fidelity to the honor of the saints, and to the dignity of a virgin and martyr.

SOURCE : http://jesus-passion.com/SaintJulia2.htm

Julia of Corsica VM (RM)

5th century. According to legend, Julia was of a noble Carthaginian family who was sold as a slave to a Syrian merchant named Eusebius when Genseric captured Carthage in 439. While on the way to Gaul, the ship on which she was a passenger with her master stopped at Cape Corso in northern Corsica. A heathen festival was just being observed by the islanders when the ship docked. When Julia did not disembark with her master to participate in the pagan ritual, the governor of the island, Felix, discerned that she was a Christian and ordered her to sacrifice to the gods. When she refused to do so, he offered Julia her freedom if she would apostatize. When she still refused, he had her tortured and nailed to a cross. Some scholars believe she may have lived a century or two later and was murdered by Saracen raiders. She is the patroness of Corsica (Benedictines, Delaney).

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0522.shtml

May 23

St. Julia, Virgin and Martyr

From her authentic acts given by Ruinart in an appendix to his edition of the History of Victor Vitensis, de Persec. Vandal.

Fifth Age.

SHE was a noble virgin at Carthage, who, when that city was taken by Genseric in 439, was sold for a slave to a pagan merchant of Syria. Under the most mortifying employments of her station, by cheerfulness and patience she found, besides her sanctification, a present happiness and comfort which the world could not have afforded. All the time she was not employed in her master’s business was devoted to prayer and reading books of piety. She fasted very rigorously every day but Sunday; nor could all the entreaties of her master, who was charmed with her fidelity and other virtues, nor the hardships of her situation, prevail with her to be more tender of herself. The merchant thought proper to carry her with him in one of his voyages to Gaul, where he imported the most valuable commodities of the Levant. Having reached the northern part of Corsica, or that point now called Capo-Corso, he cast anchor and went on shore to join the pagans of the place in an idolatrous festival kept there at that time with the sacrifice of a bull. Julia was left at some distance because she would not be defiled by the superstitious ceremonies, which she openly reviled. Felix, the governor of the island, who was a bigoted pagan, asked the merchant who this woman was who dared to insult the gods. He informed him that she was a Christian, and that all his authority over her was too weak to prevail with her to renounce her religion; but that he found her so diligent and faithful he could not part with her. The governor offered him four of his best female slaves in exchange for her. But the merchant, whose name was Eusebius, replied: “No: all you are worth will not purchase her; for I would freely lose the most valuable thing I have in the world rather than be deprived of her.” However, the governor, whilst Eusebius was drunk and asleep, took upon him to compel her to sacrifice to his gods. He proffered to procure her liberty if she would comply. The saint made answer that she was as free as she desired to be as long as she was allowed to serve Jesus Christ; and whatever should happen, she would never purchase her liberty by so abominable a crime. Felix thinking himself derided by her undaunted and resolute air, in a transport of rage caused her to be struck on the face, and the hair of her head to be torn off; and lastly, ordered her to be hanged on a cross till she expired. Certain monks of the isle of Gorgon (which is now called La Gorgona, and lies between Corsica and Leghorn) carried off her body; but in 763, Desiderius, king of Lombardy, removed her relics to Brescia, where her memory is celebrated with great devotion.

St. Julia, whether free or a slave, whether in prosperity or in adversity, was equally fervent and devout. She adored all the sweet designs of Providence; and far from complaining, she never ceased to praise and thank God under all his holy appointments, making them always the means of her virtue and sanctification. God, by an admirable chain of events, raised her by her fidelity to the honour of the saints, and to the dignity of a virgin and martyr.

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume V: May. The Lives of the Saints.  1866.

Voir aussi : http://stajulia.org/life.html