vendredi 5 octobre 2012

Sainte MARIE FAUSTINE KOWALSKA, vierge religieuse et mystique


Sainte Faustine

Marie Faustine - Hélène Kowalska - religieuse à Cracovie (+ 1938)

"Sœur Marie Faustine, apôtre de la Miséricorde Divine, compte aujourd'hui parmi les Saints les plus célèbres de l'Église. Par son intermédiaire, le Seigneur Jésus transmet au monde entier Son grand message de la Miséricorde Divine et montre un modèle de perfection chrétienne fondée sur la confiance en Dieu et sur une attitude miséricordieuse envers le prochain." sa vie, site du Vatican

Canonisation de la bienheureuse Maria Faustyna Kowalska, Homélie du pape Jean Paul II, le dimanche 30 avril 2000.

Voir aussi Sainte Faustine (1905 - 1938) Une sainte pour notre temps (site de l'Église catholique en France)

- 18 mai 2020, La célébration de la sainte Faustine a désormais rang de mémoire facultative.

Illustration: tableau de Jésus miséricordieux, "Par cette image j'accorderai beaucoup de grâces; que chaque âme ait donc accès à elle" (PJ 570) Congrégation des Sœurs de Jésus Miséricordieux.

Sainte Marie-Faustine (Hélène Kowalska), vierge, de la Congrégation des Sœurs de la Vierge Marie de la Miséricorde, fut très empressée à faire connaître le mystère de la miséricorde divine à Cracovie.

Martyrologe romain

Si nous demandions à sainte Faustine: dis-nous quel est ton secret, le secret de ta vie, de ton cheminement spirituel, je pense qu'elle répondrait immédiatement: l'amour de Jésus.

Mgr Albert-Marie de Monléon, évêque de Meaux, coordinateur du Congrès national de la Miséricorde en France.

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/9899/Sainte-Faustine.html

1994 National Shrine of The Divine Mercy, Philippines. The National Shrine of The Divine Mercy (Filipino: Pambansang Dambana ng Dakilang Awa ng Diyos) in Marilao, Bulacan, is a church dedicated to the Divine Mercy in the Philippines. It was elevated to the status of a National Shrine by Archbishop Orlando Quevedo of the Catholic Bishops Conference of the Philippines. The first Eucharist was celebrated at this site on February 2, 1992, during the Feast of the presentation of our Lady.


SAINTE MARIE FAUSTINE KOWALSKA

1905-1938

Soeur MARIE FAUSTINE, apôtre de la Miséricorde Divine, compte aujourd'hui parmi les Saints les plus célèbres de l'Eglise. Par son intermédiaire, le Seigneur Jésus transmet au monde entier Son grand message de la Miséricorde Divine et montre un modèle de perfection chrétienne fondée sur la confiance en Dieu et sur une attitude miséricordieuse envers le prochain.

Elle est née le 25 août 1905, troisième des dix enfants de Marianna et Stanislaw Kowalski, agriculteurs dans le village de Głogowiec. Au baptême, dans l'église paroissiale de Ðwinice Warckie, elle a reçu le prénom d'Hélène. Depuis son enfance, elle se distingua par l'amour de la prière, l'assiduité, l'obéissance et par une grande sensibilité à la misère des hommes. A neuf ans, elle a fait sa Première Communion qu'elle a profondément vécue, consciente de la présence de l'Hôte Divin dans son âme. Elle a fréquenté l'école pendant moins de trois ans. Adolescente, elle a quitté la maison familiale pour gagner sa vie et pour aider ses parents comme servante dans des familles aisées à Aleksandrów, ºódï et Ostrówek.

Elle a senti la vocation dans son âme dès l'âge de sept ans, mais ses parents n'étant pas d'accord pour qu'elle entre dans les ordres, elle a essayé d'étouffer cette voix intérieure. Cependant, exhortée par la vision du Christ souffrant, elle est partie pour Varsovie où, le 1er août 1925, elle a rejoint la Congrégation des Sœurs de Notre Dame de la Miséricorde. Devenue Sœur Marie Faustine, elle a passé au couvent treize ans, en remplissant les fonctions de cuisinière, de jardinière et de Sœur portière dans plusieurs maisons de la Congrégation, le plus souvent à Plock, Wilno et Cracovie.

Rien ne trahissait à l'extérieur sa vie mystique d'une extrême richesse. C'est avec zèle qu'elle remplissait toutes ses tâches, elle observait fidèlement les règles, recueillie et silencieuse, mais en même temps naturelle, pleine d'un amour bienveillant et désintéressé. Sa vie, très ordinaire, monotone et grise en apparence, cachait la profondeur extraordinaire de l'union à Dieu.

Sa spiritualité reposait sur la Miséricorde Divine à laquelle elle réfléchissait et qu'elle contemplait dans la parole de Dieu et dans l'aspect quotidien de sa vie. La connaissance et la contemplation du mystère de la Miséricorde Divine développaient chez elle une attitude de confiance d'enfant face à Dieu et de miséricorde envers les autres. Ô mon Jésus, chacun de Tes saints reflète en sa personne l'une de tes vertus, moi, je désire refléter Ton Cœur compatissant et plein de miséricorde, je veux le glorifier. Que Ta miséricorde, ô Jésus, soit imprimée dans mon cœur et dans mon âme, tel un sceau, ce sera là mon emblème en cette vie et en l'autre (P.J. 1242). Sœur Marie Faustine était une fidèle fille de l'Eglise qu'elle aimait comme une Mère et comme le Corps Mystique de Jésus Christ. Consciente de son rôle au sein de l'Eglise, elle a collaboré avec la Miséricorde Divine dans l'œuvre du salut des âmes égarées. Sur le souhait et en suivant l'exemple du Seigneur Jésus, elle a sacrifié sa vie en holocauste. Dans sa vie spirituelle, elle se distinguait aussi par son amour de l'Eucharistie et par sa dévotion profonde pour Notre Dame de la Miséricorde.

Les années passées au couvent abondaient en grâces extraordinaires: révélations, visions, stigmates cachés, participation à la Passion du Seigneur, don de bilocation, de pénétrer le cœur des autres, de la prophétie, ou bien le don rarissime de fiançailles et d'épousailles mystiques. Le vif contact avec Dieu, Notre Dame, les anges, les saints, les âmes au purgatoire – tout cet univers surnaturel – lui apparaissait comme étant non moins réel et vrai que celui qu'elle percevait par ses sens. Malgré cette abondance de grâces extraordinaires accordées, elle savait que celles-ci ne décidaient pas de l'essence de la sainteté. Ce ne sont ni les grâces, ni les apparitions, ni les ravissements, ni aucun don accordé qui la rendent parfaite, mais l'union intérieure de mon âme avec Dieu. Ces dons ne sont que des ornements de l'âme, mais ils ne constituent ni le contenu, ni la perfection. Ma sainteté et ma perfection consistent en une étroite union de ma volonté avec celle de Dieu (P.J. 1107).

Sœur Marie Faustine a été élue par le Seigneur Jésus secrétaire et apôtre de Sa Miséricorde pour transmettre au monde entier son grand message. Dans l'ancien Testament, lui dit-Il, j'ai envoyé à mon peuple des prophètes et avec eux la foudre. Aujourd'hui, je t'envoie vers toute l'humanité avec ma miséricorde. Je ne veux pas punir l'humanité endolorie, mais je désire la guérir en l'étreignant sur mon cœur miséricordieux (P.J. 1588).

La mission de Sœur Marie Faustine consistait en trois tâches:

– rendre proche et annoncer au monde entier la vérité révélée dans les Ecritures Saintes sur l'amour miséricordieux de Dieu envers tout homme,

– implorer la Miséricorde Divine pour le monde entier, en particulier pour les pécheurs, notamment par la pratique des formes nouvelles, annoncées par le Seigneur Jésus, du culte de la Miséricorde Divine, qui sont les suivantes: le tableau du Christ avec l'inscription Jésus, j'ai confiance en Toi! , la Fête de la Miséricorde Divine le premier dimanche après Pâques, le Chapelet à la Miséricorde Divine et la prière à l'Heure de la Miséricorde Divine (15 H). Le Seigneur Jésus liait à ces formes du culte, ainsi qu'à la propagation de la dévotion à la Miséricorde, de grandes promesses à condition de se fier à Dieu et de pratiquer un amour actif envers le prochain,

– la troisième tâche que comportait la mission de Sœur Marie Faustine consistait à inspirer le mouvement apostolique de la Miséricorde qui est chargé de propager et d'obtenir par la prière la Miséricorde Divine pour le monde et qui tend à la perfection sur le chemin montré par la Bienheureuse Sœur Faustine. Ce chemin est celui d'une confiance d'enfant en Dieu, laquelle s'exprime dans l'accomplissement de Sa volonté et dans une attitude de miséricorde envers les autres. A l'heure actuelle, ce mouvement au sein de l'Eglise concerne des millions de personnes à travers le monde, à savoir des congrégations, des instituts laïques, des prêtres, des confréries, des associations, différentes communautés d'apôtres de la Miséricorde Divine et des particuliers qui se chargent, à titre individuel, des tâches transmises par le Seigneur Jésus par l'intermédiaire de Sœur Marie Faustine.

Le message de Sœur Faustine a été noté dans son Petit Journal qu'elle a rédigé par la volonté du Seigneur Jésus et de ses confesseurs. Elle y a fidèlement noté tous les souhaits de Jésus, de même qu'elle a décrit l'union intime de son âme avec Dieu. Secrétaire de mon plus profond mystère, disait le Seigneur Jésus à Sœur Faustine, ton devoir est d'écrire tout ce que je te fais connaître à propos de ma miséricorde au profit des âmes qui en lisant ces écrits seront consolés et auront le courage de s'approcher de moi (P.J. 1693). Cet ouvrage nous rend proche d'une manière extraordinaire le mystère de la Miséricorde Divine. Il enchante non seulement les gens simples, mais aussi les scientifiques qui y découvrent une source supplémentaire de recherche théologique. Le Petit Journal a été traduit en plusieurs langues, entre autres en anglais, allemand, italien, espagnol, français, portugais, russe, hongrois, tchèque et slovaque.

Ravagée par la maladie et par de nombreuses souffrances qu'elle a supportées en tant que sacrifice bénévole pour les pécheurs, entièrement épanouie spirituellement et unie à Dieu, Sœur Marie Faustine est morte à Cracovie le 5 octobre 1938, âgée à peine de 33 ans. La gloire de la sainteté de sa vie a crû rapidement avec la propagation de la dévotion pour la Miséricorde Divine et au fur et à mesure des grâces obtenues par son intercession. De 1965 à 1967, à Cracovie s'est déroulé le procès diocésain sur sa vie et ses vertus et en 1968, à Rome, a été ouvert le procès de béatification, clos en décembre 1992. Le 18 avril 1993, sur la Place Saint-Pierre de Rome, le Saint Père Jean Paul II a procédé à l'acte de sa béatification.Ses reliques reposent au sanctuaire de la Miséricorde Divine de Cracovie-ºagiewniki.

SOURCE : http://www.vatican.va/news_services/liturgy/documents/ns_lit_doc_20000430_faustina_fr.html


Kaplica św. Faustyny w Myszakówku.



CHAPELLE PAPALE POUR LA CANONISATION


DE LA BIENHEUREUSE MARIA FAUSTYNA KOWALSKA


HOMÉLIE DU PAPE JEAN PAUL II


Dimanche 30 avril 2000

1. "Confitemini Domino quoniam bonus, quoniam in saeculum misericordia eius", "Rendez grâce à Yahvé, car il est bon, car éternel est son amour!" (Ps 118, 1). C'est ce que chante l'Eglise en l'Octave de Pâques, recueillant presque des lèvres du Christ ces paroles du Psaume; des lèvres du Christ ressuscité, qui dans le Cénacle, apporte la grande annonce de la miséricorde divine et en confie le ministère aux apôtres: "Paix à vous! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie [...] Recevez l'Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus" (Jn 20, 21-23).

Avant de prononcer ces paroles, Jésus montre ses mains et son côté. C'est-à-dire qu'il montre les blessures de la Passion, en particulier la blessure du coeur, source d'où jaillit la grande vague de miséricorde qui se déverse sur l'humanité. De ce coeur, Soeur Faustyna Kowalska, la bienheureuse que dorénavant nous appellerons sainte, verra partir deux faisceaux de lumière qui illuminent le monde. "Les deux rayons, lui expliqua un jour Jésus lui-même, représentent le sang et l'eau" (Journal, Librairie éditrice vaticane, p. 132).

2. Sang et eau! La pensée s'envole vers le témoignage de l'évangéliste Jean, qui, lorsqu'un soldat sur le Calvaire frappa de sa lance le côté du Christ, en vit sortir "du sang et de l'eau" (cf. Jn 19, 34). Et si le sang évoque le sacrifice de la croix et le don eucharistique, l'eau, dans la symbolique de Jean, rappelle non seulement le Baptême, mais également le don de l'Esprit Saint (cf. Jn 3, 5; 4, 14; 7, 37-39).

A travers le coeur du Christ crucifié, la miséricorde divine atteint les hommes: "Ma Fille, dis que je suis l'Amour et la Miséricorde en personne", demandera Jésus à Soeur Faustyna (Journal, 374). Cette miséricorde, le Christ la diffuse sur l'humanité à travers l'envoi de l'Esprit qui, dans la Trinité, est la Personne-Amour. Et la miséricorde n'est-elle pas le "second nom" de l'amour (cf. Dives in misericordia, n. 7), saisi dans son aspect le plus profond et le plus tendre, dans son aptitude à se charger de chaque besoin, en particulier dans son immense capacité de pardon?

Aujourd'hui, ma joie est véritablement grande de proposer à toute l'Eglise, qui est presque un don de Dieu pour notre temps, la vie et le témoignage de Soeur Faustyna Kowalska. La Divine Providence a voulu que la vie de cette humble fille de la Pologne soit totalement liée à l'histoire du vingtième siècle, le siècle que nous venons de quitter. C'est, en effet, entre la Première et la Seconde Guerre mondiale que le Christ lui a confié son message de miséricorde. Ceux qui se souviennent, qui furent témoins et qui prirent part aux événements de ces années et des atroces souffrances qui en découlèrent pour des millions d'hommes, savent bien combien le message de la miséricorde était nécessaire.

Jésus dit à Soeur Faustyna: "L'humanité n'aura de paix que lorsqu'elle s'asdressera avec confiance à la Divine Miséricorde" (Journal, p. 132). A travers l'oeuvre de la religieuse polonaise, ce message s'est lié à jamais au vingtième siècle, dernier du second millénaire et pont vers le troisième millénaire. Il ne s'agit pas d'un message nouveau, mais on peut le considérer comme un don d'illumination particulière, qui nous aide à revivre plus intensément l'Evangile de Pâques, pour l'offrir comme un rayon de lumière aux hommes et aux femmes de notre temps.

3. Que nous apporteront les années qui s'ouvrent à nous? Quel sera l'avenir de l'homme sur la terre? Nous ne pouvons pas le savoir. Il est toutefois certain qu'à côté de nouveaux progrès ne manqueront pas, malheureusement, les expériences douloureuses. Mais la lumière de la miséricorde divine, que le Seigneur a presque voulu remettre au monde à travers le charisme de Soeur Faustyna, illuminera le chemin des hommes du troisième millénaire.

Comme les Apôtres autrefois, il est toutefois nécessaire que l'humanité d'aujourd'hui accueille elle aussi dans le cénacle de l'histoire le Christ ressuscié, qui montre les blessures de sa crucifixion et répète: Paix à vous! Il faut que l'humanité se laisse atteindre et imprégner par l'Esprit que le Christ ressuscité lui donne. C'est l'Esprit qui guérit les blessures du coeur, abat les barrières qui nous éloignent de Dieu et qui nous divisent entre nous, restitue la joie de l'amour du Père et celle de l'unité fraternelle.

4. Il est alors important que nous recevions entièrement le message qui provient de la Parole de Dieu en ce deuxième Dimanche de Pâques, qui dorénavant, dans toute l'Eglise, prendra le nom de "Dimanche de la Miséricorde divine". Dans les diverses lectures, la liturgie semble désigner le chemin de la miséricorde qui, tandis qu'elle reconstruit le rapport de chacun avec Dieu, suscite également parmi les hommes de nouveaux rapports de solidarité fraternelle. Le Christ nous a enseigné que "l'homme non seulement reçoit et expérimente la miséricorde de Dieu, mais aussi qu'il est appelé à "faire miséricorde" aux autres: "Bienheureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde" (Mt 5, 7)" (Dives in misericordia, n. 14). Il nous a ensuite indiqué les multiples voies de la miséricorde, qui ne pardonne pas seulement les péchés, mais répond également à toutes les nécessités de l'homme. Jésus s'incline sur toute forme de pauvreté humaine, matérielle et spirituelle.

Son message de miséricorde continue de nous atteindre à travers le geste de ses mains tendues vers l'homme qui souffre. C'est ainsi que l'a vu et l'a annoncé aux hommes de tous les continents Soeur Faustyna, qui, cachée dans son couvent de Lagiewniki, à Cracovie, a fait de son existence un chant à la miséricorde: Misericordias Domini in aeternum cantabo.

Le Saint-Père a ensuite poursuivi en polonais:

5. La canonisation de Soeur Faustyna revêt une éloquence particulière: à travers cet acte, j'entends transmettre aujourd'hui ce message au nouveau millénaire. Je le transmets à tous les hommes afin qu'ils apprennent à connaître toujours mieux le véritable visage de Dieu et le véritable visage de leurs frères.

L'amour de Dieu et l'amour des frères sont en effet indissociables, comme nous l'a rappelé la première Epître de Jean: "Nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu à ce que nous aimons Dieu et que nous pratiquons ses commandements" (5, 2). L'Apôtre nous rappelle ici à la vérité de l'amour, nous montrant dans l'observance des commandements la mesure et le critère.

Il n'est pas facile, en effet, d'aimer d'un amour profond, fait de don authentique de soi. Cet amour ne s'apprend qu'à l'école de Dieu, à la chaleur de sa charité. En fixant le regard sur Lui, en nous syntonisant sur son coeur de Père, nous devenons capables de regarder nos frères avec des yeux nouveaux, dans une attitude de gratuité et de partage, de générosité et de pardon. Tout cela est la miséricorde!

Dans la mesure où l'humanité saura apprendre le secret de ce regard miséricordieux, la description idéale de la première lecture se révèle être une perspective réalisable: "La multitude des croyants n'avait qu'un coeur et qu'une âme. Nul ne disait sien ce qui lui appartenait, mais entre eux tout était commun" (Ac 4, 32). Ici, la miséricorde du coeur est devenue également un style de rapports, un projet de communauté, un partage de biens. Ici ont fleuri les "oeuvres de miséricorde" spirituelles et corporelles. Ici, la miséricorde est devenue une façon concrète d'être le "prochain" des frères les plus indigents.

6. Soeur Faustyna Kowalska a écrit dans son journal: "J'éprouve une douleur atroce, lorsque j'observe les souffrances du prochain. Toutes les souffrances du prochain se répercutent dans mon coeur; je porte dans mon coeur leurs angoisses, de sorte qu'elles m'anéantissent également physiquement. Je voudrais que toutes les douleurs retombent sur moi, pour soulager mon prochain" (Journal, p. 365). Voilà à quel point de partage conduit l'amour lorsqu'il se mesure à l'amour de Dieu!

C'est de cet amour que l'humanité d'aujourd'hui doit s'inspirer pour affronter la crise de sens, les défis des besoins les plus divers, en particulier l'exigence de sauvegarder la dignité de chaque personne humaine. Le message de la divine miséricorde est ainsi, de façon implicite, également un message sur la valeur de chaque homme. Chaque personne est précieuse aux yeux de Dieu, le Christ a donné sa vie pour chacun, le Père fait don à tous de son Esprit et offre l'accès à son intimité.

7. Ce message réconfortant s'adresse en particulier à celui qui, touché par une épreuve particulièrement dure ou écrasé par le poids des péchés commis, a perdu toute confiance dans la vie et est tenter de céder au désespoir. C'est à lui que se présente le visage doux du Christ, c'est sur lui qu'arrivent ces rayons qui partent de son coeur et qui illuminent, réchauffent, indiquent le chemin et diffusent l'espérance. Combien d'âmes a déjà réconforté l'invocation: "Jésus, j'ai confiance en Toi", que la Providence a suggérée à Soeur Faustyna! Cet acte simple d'abandon à Jésus dissipe les nuages les plus épais et fait pénétrer un rayon de lumière dans la vie de chacun.

8. Misericordia Domini in aeternum cantabo (Ps 88 [89], 2). A la voix de la Très sainte Vierge Marie, la "Mère de la miséricorde", à la voix de cette nouvelle sainte, qui dans la Jérusalem céleste chante la miséricorde avec tous les amis de Dieu, nous unissons nous aussi, Eglise en pèlerinage, notre voix.

Et toi, Faustyna, don de Dieu à notre temps, don de la terre de Pologne à toute l'Eglise, obtiens-nous de percevoir la profondeur de la miséricorde divine, aide-nous à en faire l'expérience vivante et à en témoigner à nos frères. Que ton message de lumière et d'espérance se diffuse dans le monde entier, pousse les pécheurs à la conversion, dissipe les rivalités et les haines, incite les hommes et les nations à la pratique de la fraternité. Aujourd'hui, en tournant le regard avec toi vers le visage du Christ ressuscité, nous faisons nôtre ta prière d'abandon confiant et nous disons avec une ferme espérance: Jésus, j'ai confiance en Toi!

SOURCE : http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/2000/documents/hf_jp-ii_hom_20000430_faustina_fr.html


Saint Faustina Kowalska

Catéchèse Miséricorde Divine


L’Heure de la Miséricorde

En 1937 dans les circonstances peu connues, Jésus a confié à la Sœur Faustine la mission de vénérer particulièrement l’heure de sa Mort, qu’il a appelé:

A trois heures implore ma miséricorde, tout particulièrement, pour les pécheurs, et ne fût-ce que pour un bref instant, plonge-toi dans ma passion… C’est là une heure de grande miséricorde pour le monde entier… en cette heure, je ne saurais rien refuser à l’âme qui me prie, par ma passion...
(Petit Journal, 1320)


A cette heure là, tu peux tout obtenir pour toi et pour les autres; à cette heure, la grâce a été donnée au monde entier — la miséricorde l’emporta sur la justice. (Petit Journal, 1572)

Jésus désire que pendant cette heure on médite sa douloureuse Passion, on rendre grâce à la Miséricorde Divine, et on demande des grâces surtout pour les pécheurs. Jésus nous invite à célébrer, tous les jours, le moment de sa mort sur la croix, à 15 heures (3 h de l’après-midi). Il a dit à la Sœur Faustine:

...chaque fois que tu entendras l’horloge sonner trois heures, immerge-toi tout entière en ma miséricorde en l’adorant et en la glorifiant; fais appel à sa toute-puissance pour le monde entier et particulièrement pour les pauvres pécheurs, car à ce moment elle est grande ouverte à toutes les âmes. (Petit Journal, 1572)

Jésus désire que nous méditions en cette Heure sa douloureuse Passion car en elle s’est manifesté l’Amour de Dieu pour les hommes, dans toute sa plénitude. Jésus nous incite, par ailleurs, à louer sa miséricorde et à l’implorer – par la miséricorde de sa douloureuse Passion - pour nous, pour le monde entier, et surtout pour les pauvres pécheurs. Jésus en proposant la prière spéciale dans cette heure de sa passion a promis à la Sœur Faustine la grâce de comprendre ce que s’est sa passion et sa souffrance pour le salut des hommes.

Jésus a posé trois conditions que cette prière soit efficace: la prière doit être adressée à Jésus, elle doit avoir lieu à trois heures dans l’après-midi, et elle doit se référer aux valeurs et aux mérites de la Passion du Seigneur. En plus, l’esprit de la Dévotion à la Miséricorde Divine demande que la prière soit confiante et qu’elle soit liée aux actes de charité.

Il y a aussi d’autres formes des prières proposées par Jésus pour prier à cette heure particulière là: le chemin de croix, petit adoration devant le Saint Sacrement, et un moment de recueillement.

...essaie à cette heure-là de faire le chemin de croix autant que tes occupations te le permettent; mais si tu ne peux pas faire le chemin de croix, entre au moins un moment à la chapelle et célébre mon coeur qui est plein de miséricorde dans le Très Saint Sacrement; et si tu ne peux entrer à la chapelle, plonge-toi dans la prière là où tu te trouves, ne serait-ce que pour un tout petit moment.. (Petit Journal, 1572)

Nous participons nous aussi surtout dans nos épreuves, dans la souffrance, dans nos maladies, dans nos trahisons, abandons etc. à cette heure de Miséricorde. C’est une heure évangélique, celle oú le Seigneur a remis Son Esprit dans les mains du Père Miséricordieux. A ce moment-là il a donné la preuve extrême de son Amour pour nous; ce n’est pas pour lui qu’il est mort, ce n’est pas pour lui qu’il est ressuscité, c’est pour nous. Puissions nous donc à cette heure mémorable nous en remettre totalement à Lui en nous abandonnant à cette Miséricorde qui nous envahit, qui nous pénètre; immergerons-nous dans cet Océan de Miséricorde qui a jailli de cet événement inouï, de cette mort d’un Dieu qui s’est fait Homme, pour que nous les hommes, nous soyons divinisés.


Kościół Miłosierdzia Bożego i św. Faustyny na ul Żytniej 1 w Warszawie, płaskorzeźba św. Faustyny



Prière pour célébrer l’Heure de la Miséricorde

Ô Jésus, Tu T’es chargé Toi-même, uniquement par amour pour nous, d’une si terrible passion. La justice de Ton Père aurait été fléchie par Ton seul soupir, et Ton anéantissement est uniquement l’œuvre de Ta miséricorde et de Ton inconcevable amour… Au moment de Ton agonie sur la croix, à ce moment même, Tu nous as donné la vie éternelle; en laissant ouvrir Ton côté, Tu nous as ouvert l’inépuisable source de Ta miséricorde; Tu nous as donné ce que Tu as de plus cher: le sang et l’eau de Ton Cœur. Telle est la toute-puissance de Ta miséricorde, d’elle provient toute grâce pour nous. (Petit Journal, 1747)




Saint Faustina Kowalska

Also known as

  • Elena Kowalska
  • Faustina Kowalska
  • Helena Kowalska
  • Maria Faustina Kowalska
  • Sister Faustina
  • Sister Maria Faustina of the Most Blessed Sacrament

Memorial

Profile

Third of ten children, she attended only three years of school. As a teenager, she worked as a domestic servant for other families. After being rejected by several religious orders, she became a nun in the Congregation of the Sisters of Our Lady of Mercy in WarsawPoland on 1 August 1925; the Congregation is devoted to care and education of troubled young women. She changed her name to Sister Maria Faustina of the Most Blessed Sacrament. During her 13 years in various houses, she was a cookgardener, and porter.

She had a special devotion to Mary Immaculate, to the Sacrament, and to Reconciliation, which led to a deep mystical interior life. She began to have visions, receive revelations, and experience hidden stigmata. She began recording these mystical experiences in a diary; being nearly illiterate, it was written phonetically, without quotation marks or punctuation, and runs to nearly 700 pages. A bad translation reached Rome in 1958, and was labelled heretical. However, when Karol Wojtyla (Pope John Paul II) became Archbishop of Krakow, he was besieged by requests for a reconsideration. He ordered a better translation made, and Vatican authorities realized that instead of heresy, the work proclaimed God‘s love. It was published as Divine Mercy in my Soul.

In the 1930‘s, Sister Faustina received a message of mercy from Jesus that she was told to spread throughout the world, a message of God‘s mercy to each person individually, and for humanity as a whole. Jesus asked that a picture be painted of him with the inscription: “Jesus, I Trust in You.” She was asked to be a model of mercy to others, to live her entire life, in imitation of Christ’s, as a sacrifice. She commissioned this painting in 1935, showing a red and a white light shining from Christ’s Sacred Heart.

Apostles of Divine Mercy is a movement of priestsreligious, and lay people inspired by Faustina’s experiences; they spread knowledge of the mystery of Divine Mercy, and invoke God‘s mercy on sinners. Approved in 1996 by the Archdiocese of Krakow, it has spread to 29 countries.

Born

Died

Venerated

Beatified

Canonized

Patronage





Saint Faustina Kowalska, an apostle of the Divine Mercy, belongs today to the group of the most popular and well-known saints of the Church. Through her the Lord Jesus communicates to the world the great message of God’s mercy and reveals the pattern of Christian perfection based on trust in God and on the attitude of mercy toward one’s neighbors.

She was born on August 25, 1905 in Glogowiec in Poland of a poor and religious family of peasants, the third of ten children. She was baptized with the name Helena in the parish Church of Ðwinice Warckie. From a very tender age she stood out because of her love of prayer, work, obedience, and also her sensitivity to the poor. At the age of nine she made her first Holy Communion living this moment very profoundly in her awareness of the presence of the Divine Guest within her soul. She attended school for three years. At the age of sixteen she left home and went to work as a housekeeper in order to find the means of supporting herself and of helping her parents.

At the age of seven she had already felt the first stirrings of a religious vocation. After finishing school, she wanted to enter the convent but her parents would not give her permission. Called during a vision of the Suffering Christ, on August 1, 1925 she entered the Congregation of the Sisters of Our Lady of Mercy and took the name Sister Mary Faustina. She lived in the Congregation for thirteen years and lived in several religious houses.

Externally, nothing revealed her rich mystical interior life. She zealously performed her tasks and faithfully observed the rule of religious life. She was recollected and at the same time very natural, serene and full of kindness and disinterested love for her neighbor. Although her life was apparently insignificant, monotonous and dull, she hid within herself an extraordinary union with God.

The years she had spent at the convent were filled with extraordinary gifts, such as: revelations, visions, hidden stigmata, participation in the Passion of the Lord, the gift of bi-location, the reading of human souls, the gift of prophecy, or the rare gift of mystical engagement and marriage. The living relationship with God, the Blessed Mother, the Angels, the Saints, the souls in Purgatory — with the entire supernatural world — was as equally real for her as was the world she perceived with her senses.

On February 22, 1931, Jesus appeared to her as King of Divine Mercy, “wearing a white garment. One hand was raised in a sign of blessing; the other was touching the garment at the breast. From beneath the garment emanated two large rays, one red, the other pale.” Jesus asked St. Faustina to have an image painted of Him as she saw Him, but her superiors hesitated. At last, God sent her a new spiritual director, Father Michael Sopocko, who helped her to promulgate devotion to the Mercy of God. It was Fr. Sopocko also who ordered her to write a diary of the graces she received, even though she had a hard time writing and spelling because of her scanty education.

Father Sopocko, assisted her in having the Divine Mercy image painted. He used his own money to have copies of the image, together with the Chaplet of Mercy, printed on leaflets for wide distribution,

In spite of being so richly endowed with extraordinary graces, Sr. Mary Faustina knew that they do not in fact constitute sanctity. In her Diary she wrote: “Neither graces, nor revelations, nor raptures, nor gifts granted to a soul make it perfect, but rather the intimate union of the soul with God. These gifts are merely ornaments of the soul, but constitute neither its essence nor its perfection. My sanctity and perfection consist in the close union of my will with the will of God” (Diary 1107).

In an extraordinary way, St. Faustina’s work sheds light on the mystery of the Divine Mercy. It delights not only the simple and uneducated people, but also scholars who look upon it as an additional source of theological research. The Diary, titled “Divine Mercy In My Soul” has been translated into many languages, among others, English, German, Italian, Spanish, French, Portuguese, Arabic, Russian, Hungarian, Czech and Slovak.

Sister Mary Faustina, consumed by tuberculosis and by innumerable sufferings which she accepted as a voluntary sacrifice for sinners, died in Kraków at the age of just thirty three on October 5, 1938 with a reputation for spiritual maturity and a mystical union with God.

The reputation of the holiness of her life grew as did the cult to the Divine Mercy and the graces she obtained from God through her intercession. In the years 1965-67, the investigative process into her life and heroic virtues was undertaken in Krakow and in the year 1968, the Beatification Process was initiated in Rome. The latter came to an end in December 1992. On April 18, 1993 our Holy Father John Paul II raised Sister Faustina to the glory of the altars. St. Faustina’s remains rest at the Sanctuary of the Divine Mercy in Kraków.


Święta Faustyna - Krośniewice; rzeźba przy kościele parafialnym

HOMILY OF THE HOLY FATHER 

MASS IN ST PETER'S SQUARE FOR THE CANONIZATION 
OF SR MARY FAUSTINA KOWALSKA

Sunday, 30 April 2000


1. "Confitemini Domino quoniam bonus, quoniam in saeculum misericordia eius"; "Give thanks to the Lord for he is good; his steadfast love endures for ever" (Ps 118: 1). So the Church sings on the Octave of Easter, as if receiving from Christ's lips these words of the Psalm; from the lips of the risen Christ, who bears the great message of divine mercy and entrusts its ministry to the Apostles in the Upper Room:  "Peace be with you. As the Father has sent me, even so I send you.... Receive the Holy Spirit. If you forgive the sins of any, they are forgiven; if you retain the sins of any, they are retained" (Jn 20: 21-23).

Before speaking these words, Jesus shows his hands and his side. He points, that is, to the wounds of the Passion, especially the wound in his heart, the source from which flows the great wave of mercy poured out on humanity. From that heart Sr Faustina Kowalska, the blessed whom from now on we will call a saint, will see two rays of light shining from that heart and illuminating the world:  "The two rays", Jesus himself explained to her one day, "represent blood and water" (Diary, Libreria Editrice Vaticana, p. 132).

2. Blood and water! We immediately think of the testimony given by the Evangelist John, who, when a solider on Calvary pierced Christ's side with his spear, sees blood and water flowing from it (cf. Jn 19: 34). Moreover, if the blood recalls the sacrifice of the Cross and the gift of the Eucharist, the water, in Johannine symbolism, represents not only Baptism but also the gift of the Holy Spirit (cf. Jn 3: 5; 4: 14; 7: 37-39).

Divine Mercy reaches human beings through the heart of Christ crucified:  "My daughter, say that I am love and mercy personified", Jesus will ask Sr Faustina (Diary, p. 374). Christ pours out this mercy on humanity though the sending of the Spirit who, in the Trinity, is the Person-Love. And is not mercy love's "second name" (cf. Dives in misericordia, n. 7), understood in its deepest and most tender aspect, in its ability to take upon itself the burden of any need and, especially, in its immense capacity for forgiveness?

Today my joy is truly great in presenting the life and witness of Sr Faustina Kowalska to the whole Church as a gift of God for our time. By divine Providence, the life of this humble daughter of Poland was completely linked with the history of the 20th century, the century we have just left behind. In fact, it was between the First and Second World Wars that Christ entrusted his message of mercy to her. Those who remember, who were witnesses and participants in the events of those years and the horrible sufferings they caused for millions of people, know well how necessary was the message of mercy.

Jesus told Sr Faustina:  "Humanity will not find peace until it turns trustfully to divine mercy" (Diary, p. 132). Through the work of the Polish religious, this message has become linked for ever to the 20th century, the last of the second millennium and the bridge to the third. It is not a new message but can be considered a gift of special enlightenment that helps us to relive the Gospel of Easter more intensely, to offer it as a ray of light to the men and women of our time.

3. What will the years ahead bring us? What will man's future on earth be like? We are not given to know. However, it is certain that in addition to new progress there will unfortunately be no lack of painful experiences. But the light of divine mercy, which the Lord in a way wished to return to the world through Sr Faustina's charism, will illumine the way for the men and women of the third millennium.

However, as the Apostles once did, today too humanity must welcome into the upper room of history the risen Christ, who shows the wounds of his Crucifixion and repeats:  Peace be with you! Humanity must let itself be touched and pervaded by the Spirit given to it by the risen Christ. It is the Spirit who heals the wounds of the heart, pulls down the barriers that separate us from God and divide us from one another, and at the same time, restores the joy of the Father's love and of fraternal unity.

4. It is important then that we accept the whole message that comes to us from the word of God on this Second Sunday of Easter, which from now on throughout the Church will be called "Divine Mercy Sunday". In the various readings, the liturgy seems to indicate the path of mercy which, while re-establishing the relationship of each person with God, also creates new relations of fraternal solidarity among human beings. Christ has taught us that "man not only receives and experiences the mercy of God, but is also called "to practise mercy' towards others:  "Blessed are the merciful, for they shall obtain mercy' (Mt 5: 7)" (
Dives in misericordian. 14). He also showed us the many paths of mercy, which not only forgives sins but reaches out to all human needs. Jesus bent over every kind of human poverty, material and spiritual.

His message of mercy continues to reach us through his hands held out to suffering man. This is how Sr Faustina saw him and proclaimed him to people on all the continents when, hidden in her convent at £agiewniki in Kraków, she made her life a hymn to mercy:  Misericordias Domini in aeternum cantabo.

5. Sr Faustina's canonization has a particular eloquence:  by this act I intend today to pass this message on to the new millennium. I pass it on to all people, so that they will learn to know ever better the true face of God and the true face of their brethren.

In fact, love of God and love of one's brothers and sisters are inseparable, as the First Letter of John has reminded us:  "By this we know that we love the children of God, when we love God and obey his commandments" (5: 2). Here the Apostle reminds us of the truth of love, showing us its measure and criterion in the observance of the commandments.

It is not easy to love with a deep love, which lies in the authentic gift of self. This love can only be learned by penetrating the mystery of God's love. Looking at him, being one with his fatherly heart, we are able to look with new eyes at our brothers and sisters, with an attitude of unselfishness and solidarity, of generosity and forgiveness. All this is mercy!

To the extent that humanity penetrates the mystery of this merciful gaze, it will seem possible to fulfil the ideal we heard in today's first reading:  "The community of believers were of one heart and one mind. None of them ever claimed anything as his own; rather everything was held in common" (Acts 4: 32). Here mercy gave form to human relations and community life; it constituted the basis for the sharing of goods. This led to the spiritual and corporal "works of mercy". Here mercy became a concrete way of being "neighbour" to one's neediest brothers and sisters.

6. Sr Faustina Kowalska wrote in her Diary:  "I feel tremendous pain when I see the sufferings of my neighbours. All my neighbours' sufferings reverberate in my own heart; I carry their anguish in my heart in such a way that it even physically destroys me. I would like all their sorrows to fall upon me, in order to relieve my neighbour" (Diary, p. 365). This is the degree of compassion to which love leads, when it takes the love of God as its measure!

It is this love which must inspire humanity today, if it is to face the crisis of the meaning of life, the challenges of the most diverse needs and, especially, the duty to defend the dignity of every human person. Thus the message of divine mercy is also implicitly a message about the value of every human being. Each person is precious in God's eyes; Christ gave his life for each one; to everyone the Father gives his Spirit and offers intimacy.

7. This consoling message is addressed above all to those who, afflicted by a particularly harsh trial or crushed by the weight of the sins they committed, have lost all confidence in life and are tempted to give in to despair. To them the gentle face of Christ is offered; those rays from his heart touch them and shine upon them, warm them, show them the way and fill them with hope. How many souls have been consoled by the prayer "Jesus, I trust in you", which Providence intimated through Sr Faustina! This simple act of abandonment to Jesus dispels the thickest clouds and lets a ray of light penetrate every life. Jezu, ufam tobie.

8. Misericordias Domini in aeternum cantabo (Ps 88 [89]: 2). Let us too, the pilgrim Church, join our voice to the voice of Mary most holy, "Mother of Mercy", to the voice of this new saint who sings of mercy with all God's friends in the heavenly Jerusalem.

And you, Faustina, a gift of God to our time, a gift from the land of Poland to the whole Church, obtain for us an awareness of the depth of divine mercy; help us to have a living experience of it and to bear witness to it among our brothers and sisters. May your message of light and hope spread throughout the world, spurring sinners to conversion, calming rivalries and hatred and opening individuals and nations to the practice of brotherhood. Today, fixing our gaze with you on the face of the risen Christ, let us make our own your prayer of trusting abandonment and say with firm hope:  Christ Jesus, I trust in you! Jezu, ufam tobie!   

© Copyright 2000 - Libreria Editrice Vaticana

SOURCE : http://www.vatican.va/content/john-paul-ii/en/homilies/2000/documents/hf_jp-ii_hom_20000430_faustina.html


The National Shrine of The Divine Mercy (Filipino: Pambansang Dambana ng Dakilang Awa ng Diyos) in Marilao, Bulacan, is a church dedicated to the Divine Mercy in the Philippines. It was elevated to the status of a National Shrine by Archbishop Orlando Quevedo of the Catholic Bishops Conference of the Philippines. The first Eucharist was celebrated at this site on February 2, 1992, during the Feast of the presentation of our Lady.


St Faustina

Mystic. Foundress of the Divine Mercy movement. Saint Faustina was born Helen Kowalska in the village of Glogowiec, Lodz Province in Poland on August 25, 1905. After hearing the Lord's calling from the age of seven she was accepted into the Congregation of the Sisters of Our Lady of Mercy as Sister Mary Faustina of the Blessed Sacrament, in Warsaw on 1 August, 1925.

In 1928, she took her vows as a nun, and died just ten years later. She was beatified in 1993 and canonised on April 30, 2000 - the first saint of the New Millennium.

St Faustina experienced a vision in 1931, in which she saw Jesus clad in a white garment with His right hand raised in blessing. His left hand was touching his garment in the area of his heart, from where two large rays came forth, one red and one white. Jesus said: "Paint an image according to the pattern you see with the signature:- 'Jesus, I trust in You.' - I Promise that the soul that will venerate this image will not perish.'

After this experience St Faustina devised the Chaplet of the Divine Mercy, based on the prayer she recalled from her vision:

Eternal Father, I offer you the Body and Blood, Soul and Divinity of Your dearly beloved Son, our Lord Jesus Christ, in atonement for my sins and for those of the entire world. For the sake of His sorrowful passion, have mercy on us and on the whole world.

There are now many paintings of this vision and the daily devotion to Divine Mercy takes place in churches around the world at 3pm

Saint Faustina's congregation, the Sisters of Our Lady of Mercy look after the Shrine of Divine Mercy in Lagiewniki, Poland. In the United States, the Sisters of Our Lady of Mercy opened their first house outside Poland in Boston in 1988. There is also the National Shrine of Divine Mercy in Eden Hill, Massachusetts, run by the Marians of the Immaculate Conception.

Watch a documentary on St Faustina here: www.youtube.com/watch?v=KB7TiFJWd34

The Congregation for Divine Worship and the Discipline of the Sacraments issued a decree on Monday, 18 May 2020 inscribing the celebration of Saint Maria Faustina (Helena) Kowalska, virgin, in the General Roman Calendar.

Below please find the official English-language translation of the decree:

"His mercy is for those who fear him from generation to generation" (Lk 1: 50). What the Virgin Mary sang in the Magnificat, contemplating the salvific work of God in favour of every human generation, found an echo in the spiritual encounters of Saint Faustina Kowalska who, through a heavenly gift, saw in the Lord Jesus Christ the merciful face of the Father and became its herald.

Born in the village of Głogowiec, near Łódź, in Poland in 1905, and dying in Krakow in 1938, Saint Faustina spent her short life amongst the Sisters of Our Lady of Mercy, generously conforming herself to the vocation she received from God and developing an intense spiritual life, rich in spiritual gifts and in faithful harmony with them. In the Diary of her soul, the sanctuary of her encounter with the Lord Jesus, she herself recounts what the Lord worked in her for the benefit of all: listening to Him who is Love and Mercy she understood that no human wretchedness could measure itself against the mercy which ceaselessly pours from the heart of Christ. Thus she became the inspiration for a movement dedicated to proclaiming and imploring Divine Mercy throughout the whole world. Canonized in the year 2000 by Saint John Paul II, the name of Faustina quickly became known around the world, thereby promoting in all the parts of the People of God, Pastors and lay faithful alike, the invocation of Divine Mercy and its credible witness in the conduct of the lives of believers.

Therefore the Supreme Pontiff Francis, accepting the petitions and wishes of Pastors, religious women and men, as well as associations of the faithful and having considered the influence exercised by the spirituality of Saint Faustina in different parts of the world, has decreed that the name of Saint Maria Faustina (Helena) Kowalska, virgin, be inscribed in the General Roman Calendar and that her optional memorial be celebrated by all on 5 October.

This new memorial shall be inserted into all the Calendars and liturgical books for the celebration of the Mass and the Liturgy of the Hours, adopting the liturgical texts attached to this decree which must be translated, approved and, after confirmation by this Dicastery, published by the Episcopal Conferences.

Anything to the contrary notwithstanding.

From the Congregation for Divine Worship and the Discipline of the Sacraments, 18 May 2020.

Robert Card. Sarah

Prefect

X Arthur Roche

Archbishop Secretary

SOURCE : https://www.indcatholicnews.com/saint/288

Holy Name Cathedral, Chicago, Illinois. Reliques de Sainte Faustina Kowalska

25 Secrets of spiritual struggle that Jesus revealed to St. Faustina

Kathleen Beckman | Oct 08, 2016

How to protect yourself from demon attacks

 In Cracow-Pradnik, June 2, 1938, the Lord Jesus directed a young Polish Sister of Mercy on a three-day retreat. Faustina Kowalska painstakingly recorded Christ’s instruction in her diary that is a mystical manual on prayer and Divine Mercy. Having read the Diary a few times in the past 20 years, I had forgotten about the unique retreat that Christ gave on the subject of spiritual warfare. Then, recently, I was invited to lead a retreat in Trinidad based on Christ’s “Conference on Spiritual Warfare” as presented in the Diary. The Sanctuary of the Holy Family, an amazing group of lay leaders in service to the Archbishop and priests, sponsored the retreat in the Archdiocese of Trinidad and we filled the Seminary of St. John Vianney to ponder this teaching.

Here are the secret whispers of Jesus to his little bride Faustina on how to protect herself from the attacks of the devil. These instructions became Faustina’s weapon in fighting the good fight.

Jesus began, “My daughter, I want to teach you about spiritual warfare” (1760). (The Lord’s words are in bold text; my comments follow.)

  1. Never trust in yourself but abandon yourself totally to My will.

Trust is a spiritual weapon. Trust is part of the shield of faith that St. Paul mentions in chapter six of Ephesians: the armor of God. Abandonment to God’s will is an act of trust; faith in action dispels evil spirits.

  1. In desolation, darkness and various doubts, have recourse to Me and to your spiritual director. He will always answer you in my name.

In times of spiritual warfare, immediately pray to Jesus. Invoke His Holy Name that is feared in the netherworld. Bring darkness into the light by telling a spiritual director or confessor and follow his instruction.

  1. Do not bargain with any temptation; lock yourself immediately in My Heart.

In the Garden of Eden, Eve bargained with the devil and lost. We have recourse to the refuge of the Sacred Heart. In running to Christ, we turn our backs on the demonic.

  1. At the first opportunity, reveal the temptation to the confessor.

A good confession, a good confessor, and a good penitent are a recipe for victory over temptation and demonic oppression—without fail.

  1. Put your self-love in the last place, so that it does not taint your deeds.

Self-love is natural but it should be ordered, free of pride. Humility defeats the devil that is perfect pride. Satan tempts us to disordered self-love to lead us into his pool of pride.

  1. Bear with yourself with great patience.

Patience is a secret weapon that helps us to keep our peace of soul even in the great storms of life. Bearing with oneself is part of humility and trust. The devil tempts us to impatience, to turn against our selves so we become angry. See yourself from God’s view. He is infinitely patient.

  1. Do not neglect interior mortifications.

Scripture teaches that some demons can only be evicted by prayer and fasting. Interior mortifications are weapons of warfare. They can be small sacrifices offered with great love. The power of sacrificial love evicts the enemy.

  1. Always justify to yourself the opinions of your superiors and of your confessor.

Christ is speaking to St. Faustina who lives in a convent. But we all have people in authority over us. The devil aims to divide and conquer so humble obedience toauthentic authority is a spiritual weapon.

  1. Shun murmurs like a plague.

The tongue is a powerful vessel that can do great harm. Murmuring, gossiping, is never of God. The devil is a liar who stirs up false accusations and gossip that can kill a person’s reputation. Shun murmurs!

  1. Let all act as they like; you are to act, as I want you to.

To mind one’s own business is key in spiritual warfare. The devil is a busybody attempting to drag everyone down. Please God and let the opinions of others go by the wayside.

  1. Observe the rule as faithfully as you can.

Jesus is referring to the rule of a Religious Order here. Most of us have made some vow before God and Church and we should be faithful our promises—i.e. Marriage vows and baptismal vows. Satan tempts to infidelity, lawlessness and disobedience. Fidelity is a weapon for victory.

  1. If someone causes you trouble, think what good you can do for the person who caused you to suffer.

Being a vessel of divine mercy is a weapon for good and for defeating evil. The devil is about hatred, rage, revenge, and unforgiveness. Others have hurt us all at some time. What good can we do in return? Returning a blessing breaks curses.

  1. Do not pour out your feelings.

A talkative soul will more easily be attacked by the devil. Pour out your feelings to the Lord only. Remember, the good and evil spirits hear what you say aloud. Feelings are fleeting. Truth is the compass. Interior recollection is a spiritual armor.

  1. Be silent when you are rebuked.

Most of us have been rebuked at some time. We have no control over that but we can control our response. The need to be right all the time can lead into demonic traps. God knows the truth. Let it go. Silence is a protection. The devil can use self-righteousness to trip us up also.

  1. Do not ask everyone’s opinion, but only the opinion of your confessor; be as frank and simple as a child with him.

Simplicity of life can drive out demons. Honesty is a weapon to defeat Satan, the Liar. When we lie we put a foot in his camp and he will try to seduce us all the more.

  1. Do not become discouraged by ingratitude.

No one likes to be taken for granted. But when we are met with ingratitude or insensitivity, the spirit of discouragement can weigh us down. Resist all discouragement for it is never of God. It is one of the devil’s most effective temptations. Gratitude in all things wins the day.

  1. Do not examine with curiosity the roads down which I lead you.

The need to know, and curiosity about the future is a temptation that has led too many people into the backrooms of psychics, witches, etc. Choose to walk in faith. Decide to trust in God who leads you on the path to heaven. Resist the spirit of curiosity always.

  1. When boredom and discouragement beat against your heart, run away from yourself and hide in My heart.

Jesus delivers the same message a second time. Now He refers to boredom. Earlier in the Diary he told St. Faustina that the devil most easily tempts idle souls. Beware of boredom, a spirit of lethargy, or acedia—the noonday devil. Idle souls are easy prey for demons. Be about the business of God.

  1. Do not fear struggle; courage itself often intimidates temptations, and they dare not attack us.

Fear is the second most common tactic of the devil (pride is the first). Courage intimidates the devil—he will flee in the face of persevering courage that stands on Jesus, the rock. All people struggle, God is our provision.

  1. Always fight with the deep conviction that I am with you.

Jesus instructs a Sister in a convent to “fight” with conviction. She can do so because Christ accompanies her. Christians are called to fight with conviction against all demonic tactics. The devil tries to terrorize souls, demonic terrorism—resist! Invoke the Holy Sprit throughout the day.

  1. Do not be guided by feeling, because it is not always under your control; but all merit lies in the will.

All merit lies in the will because love is an act of the will. We are completely free in Christ. We must make a choice, a decision for good or evil. What camp do we live in?

  1. Always depend upon your superiors, even in the smallest things.

Christ is instructing a Religious here. But, we all have the Lord as our Superior. Dependence upon God is a weapon of spiritual warfare because we cannot win on our own. Proclaiming Christ’s victory over evil is part of intentional discipleship. Christ came to defeat death & evil. Proclaim Him!

  1. I will not delude you with prospects of peace and consolations; on the contrary, prepare for great battles.

St. Faustina suffered physically and spiritually. She was prepared for great battles by the grace of God who upheld her. Christ clearly instructs us in scripture to be prepared for great battles, to put on God’s armor and resist the devil. Be vigilant and discerning always.

  1. Know that you are on a great stage where all heaven and earth are watching you.

We are all on a great stage where heaven and earth are watching. What message is our life giving? What radiates from us—shades of light, darkness or grey? The way we live attracts more light or more darkness. If the devil does not succeed in pulling us into darkness, he tries to keep us in the category of the lukewarm, which is not pleasing to God.

  1. Fight like a knight, so I can reward you. Do not be unduly fearful, because you are not alone.

The Lord’s words to St. Faustina can become our mantra: Fight like a knight! A knight for Christ knows well the cause that he fights for, the nobility of his mission, the King who he serves, and with blessed assuredness of the victory, he fights to the end, even at the cost of his life. If a young, uneducated, simple Polish nun, united to Christ, can fight like a knight, every Christian can do the same. Trust is victorious.

Quotes from the Diary of St. Faustina are copyrighted by the Marians of the Immaculate Conception, Stockbridge, Mass. For more information on “fighting like a knight” please visitwww.foundationforpriests.org spiritual warfare section. This piece originally appeared in The Catholic Exchange, and is reprinted here with kind permission of the author.

SOURCE : https://aleteia.org/2016/10/08/25-secrets-of-spiritual-struggle-that-jesus-revealed-to-st-faustina/


Faustyna Kowalska Way in Kiekrz.

Here is St. Faustina’s description of her Guardian Angel

Philip Kosloski | Oct 05, 2018

She saw her Guardian Angel frequently, both during mystical visions and in everyday circumstances.

In the midst of the 1930s, a Polish nun named Faustina Kowalska received several visions and messages from Jesus. During these private revelations a great emphasis was placed on the Divine Mercy of God, which eventually led to the institution of “Divine Mercy Sunday.”

During these mystical visions, St. Faustina was typically accompanied by a “spirit,” an angelic presence who stayed with her even after the vision was completed.

She writes about the experience in her Diary.

One day, when I was at adoration, and my spirit seemed to be dying for Him, and I could no longer hold back my tears, I saw a spirit of great beauty who spoke these words to me: “Don’t cry — says the Lord.” After a moment I asked, “Who are you?” He answered me, “I am one of the seven spirits who stand before the throne of God day and night and give Him ceaseless praise.” Yet this spirit did not soothe my yearning, but roused me to even greater longing for God. This spirit is very beautiful, and his beauty comes from close union with God. This spirit does not leave me for a single moment, but accompanies me everywhere.

She also wrote, “Then I saw one of the seven spirits near me, radiant as at other times, under a form of light. I constantly saw him beside me when I was riding on the train. I saw an angel standing on every church we passed, but surrounded by a light which was paler than that of the spirit who was accompanying me on the journey, and each of these spirits who were guarding the churches bowed his head to the spirit who was near me.” 

Read more:

Do angels have wings?

St. Faustina describes her Guardian Angel as a beautiful presence of light. The Catholic Church teaches that guardian angels do not possess a body or any type of physical form as they are by nature a pure spirit. What this means is that they are naturally invisible to the eye.

However, they can take on a physical form, whether it be a presence of light or even a human body, so that we are able to see them. They do this for our sakes and can be likened to putting on a mask or costume. Once it is no longer needed, they return to their original state as an invisible spirit.

St. Faustina was granted the special grace of seeing her Guardian Angel, along with other angelic creatures, a privilege that is only given to a select few, always with a specific purpose in mind. These angels were created by God to help us along the path of virtue and are here for our benefit, inviting us to join them in Heaven.

SOURCE : https://aleteia.org/2018/10/05/here-is-st-faustinas-description-of-her-guardian-angel/

Kościół Najświętszego Serca Pana Jezusa w Sanoku. Płaskorzeźba św. Faustyny Kowalskiej na fasadzie budynku


THE VISIONS OF ST. FAUSTINA

by Paul Jaskunas4 . 1 . 16


In 1923 a teenager named Helena Kowalska attended a dance in Lodz, Poland.
While she danced that evening, a naked Jesus covered in agonizing wounds appeared at her side. “[H]ow long will you keep putting Me off?” He asked her. The music halted and all the people but Jesus disappeared from sight.

It was not the first time she’d had such a supernatural experience. She’d begun hearing the voice of Christ at the age of seven, or so her diaries would later claim. That night she left the dance and headed straight to a cathedral, where she prostrated herself before the altar to pray. A voice told her to go to Warsaw and enter a convent. She obeyed, leaving for the city with one dress and no belongings. Thus began her short life as a nun, which would eventuate in her unlikely canonization, decades after her death, as Saint Faustina.

Faustina (1905-1938) was troubled all her life by supernatural visions. In her diary she describes numerous encounters with Jesus, Satan, the Virgin Mary, demons, and angels. She repeatedly hears the voice of Christ, who insists on her complete submission to God’s will, obedience toward superiors, and a life of suffering for the souls of others.

Other nuns labeled her a delusional eccentric, a “hysteric,” mentally unsound. Modern readers may likewise wonder if she suffered from schizophrenia or clinical depression. Today, however, Faustina is revered as the obscure nun whose visions would lead to the creation of the Feast of Divine Mercy, which Catholics around the world will celebrate this Sunday.

Since its establishment in 2000 with her canonization, the feast has been associated with the Divine Mercy image, for which Faustina is also responsible. The painting is the subject of a new documentary: “The Original Image of Divine Mercy: The Untold Story of an Unknown Masterpiece.” Directed by Daniel DiSilva, the film focuses on the history of an image that has been popularized beyond its original context and early history.

The genesis of the painting was a vision Faustina experienced in 1931 while living in a convent in Plock, Poland. Jesus appeared to her in her cell wearing a white garment, she writes in her diary: “One hand [was] raised in the gesture of blessing, the other was touching the garment at the breast. From beneath the garment, slightly drawn aside at the breast, there were emanating two large rays, one red, the other pale.” Jesus then commands her to paint this image and have it blessed on the first Sunday after Easter, to be known as the Feast of Mercy.

Understandably, Faustina did not act on this command right away. She didn’t know how to paint, and who was she to know that she wasn’t delusional? Her Mother Superior seemed to think she was, and so did her confessors.

She continued to have visions of Jesus and hear His voice, even while suffering a kind of spiritual despair repeatedly described in her diaries: “The abyss of my misery was constantly before my eyes,” she laments. “Every time I entered the chapel for some spiritual exercise, I experienced even worse torments and temptations.” Later, she writes, “I shudder at the recollection of this past torture. I would not have believed that one could suffer so, if I had not gone through it myself.”

She would not find an outlet for her vision of the painting until 1933, when she moved to live in a Vilnius convent and came under the spiritual direction of an understanding priest named Michal Sopocko. Unlike her past confessors, Sopocko seems to have trusted Faustina’s visions and chose to act on them. He arranged to have her work with a Polish painter named Eugeniusz Kazimirowski. The three of them—the priest, the nun, and the artist—met in an atelier to work on the image, with Sopocko serving as a model and Faustina doing her best to describe her resplendent vision for the men.

The artwork that resulted disappointed her at first, but she would come to see it as the fulfillment of God’s command. When Sopocko blessed the painting on the first Sunday after Easter in 1935, she would see the Jesus figure come alive with movement and make the sign of the cross. She would also arrange to have reproductions of the image produced in large quantities. Thousands of these small “holy cards” would be distributed, a step that proved fateful given what history had in store for Vilnius.

Few cities were more precariously positioned in the 1930s. Vilnius had been annexed by an independent Poland following the First World War but was threatened by rival dictators of greater powers: Hitler to the west, Stalin to the east. The city would fall to the Soviet regime in 1940, only to be overtaken the following year by Nazi forces.

After the Second World War, Lithuania once again became part of the Soviet Union, which made it impossible to keep the original painting on display in Vilnius. The government shut down many churches in the city and even turned its Jesuit church into a museum devoted to atheism. The painting was eventually smuggled into Belarus and kept in a country church, where it remained for much of the Soviet occupation. Meanwhile, artists in Poland, relying on reproductions, painted copies for numerous churches. The image gained in popularity as Archbishop of Krakow Karol Wojtyla, the future pope and spiritual foe of the USSR, initiated the process of her beatification in 1965.

Still, the question remains: why did the obscure painting born in the mind of a young Polish nun become so popular? Why did it become a modern icon of lasting relevance?

In part, the new documentary credits the painting’s virtues as a work of iconography. With gentle simplicity, the image visualizes the message of God’s mercy and compels the viewer to confront Jesus eye-to-eye.

Relying on interviews with various priests and bishops, DiSilva’s documentary also credits Catholic resistance against the Soviet Union. The painting’s ascendance certainly fits neatly into the Cold War narrative of the West’s triumph over Soviet repression. Following the collapse of the USSR, the Lithuanian archdiocese managed to have the painting restored and publicly displayed, in a small chapel renovated specifically for its veneration. This week, as the Church prepares for the Feast of Divine Mercy, the chapel is alive with the sound of prayer and song as hundreds come to celebrate Faustina’s mission.

Surprisingly, the documentary does not consider the possible role of the Holocaust. It surely bears mention that in the very heart of the “City of Mercy,” as Vilnius is sometimes called, some forty thousand Jews were crammed into ghettos before being taken to a nearby forest and shot into pits by Nazi soldiers with the help of local collaborators. From a Catholic perspective, Faustina’s message of mercy might well have served a need to cope with the atrocity of the Holocaust in Europe. There is nothing triumphant in this line of inquiry, however, and DiSilva has chosen to celebrate the painting as an icon of divine love and joy.

This presentation is true to Faustina’s vision, but only to a point, for her diaries make clear that divine mercy entails profound suffering. She repeatedly writes of a desire to suffer as Jesus did and characterizes her torments as blessings. She once describes asking Jesus for a thorn from his crown; the following day she feels a thorn piercing her scalp, which she interprets as the fulfillment of her wish, and an opportunity to suffer for the sake of sinners.

Her persistent self-denial is perhaps the most difficult notion for western readers to accept. Her struggle to stifle her will, to silence her tongue, and limit her life to “the will of God” may seem to us radical and freakish. Politically speaking, it may actually be harmful. Yet her ambition is so consistently and ardently described that initial skepticism about her mental state gives way to something like awe.

That her cloistered, passionate life has bequeathed a new tradition of worship in the modern era is a remarkable development. It can be attributed as much to her willingness to suffer, and to the turns of history, as to her celebrated painting of Divine Mercy.

Paul Jaskunas is a professor at the Maryland Institute College of Art and the author of the novel Hidden.

SOURCE : https://www.firstthings.com/web-exclusives/2016/04/the-visions-of-st-faustina


Sainte Faustyna et Jésus, I Trust in You, sculpture de Piotrków Trybunalski, Łódzka 

Santa Maria Faustina Kowalska Vergine

5 ottobre

Glogowiec, Polonia, 25 agosto 1905 - Cracovia, Polonia, 5 ottobre 1938

Helena Kowalska nacque il 25 agosto 1905 nel villaggio di Głogowiec in Polonia, terza dei dieci figli di una coppia di contadini. Lasciata la casa paterna a 16 anni, lavorò come donna di servizio in alcune famiglie finché, nell’agosto 1925, non entrò nella Congregazione delle Suore della Beata Vergine Maria della Misericordia a Varsavia; con la vestizione religiosa, assunse il nome di suor Maria Faustina. Impegnata nei più umili servizi in varie case della sua Congregazione, non lasciava trasparire nulla delle straordinarie comunicazioni divine che andava registrando nei suoi diari, cercando invece di vivere strettamente unita alla volontà di Dio e confidando nella sua misericordia. Malata di tubercolosi, morì il 5 ottobre 1938 nel convento di Cracovia-Łagiewniki, a 33 anni. Il culto alla Divina Misericordia, di cui si è fatta portavoce, si è ben presto diffuso in Polonia e non solo. Beatificata da san Giovanni Paolo II il 18 aprile 1993, è stata da lui canonizzata il 30 aprile 2000. I suoi resti sono venerati nel Santuario della Divina Misericordia a Cracovia-Łagiewniki.

Etimologia: Faustina (come Fausta) = propizia, favorevole, dal latino

Martirologio Romano: A Cracovia in Polonia, santa Maria Faustina (Elena) Kowalska, vergine delle Suore della Beata Maria Vergine della Misericordia, che si adoperò molto per manifestare il mistero della divina misericordia.

Suor Faustina, terzogenita di dieci figli, nacque il 25 agosto 1905 da una povera famiglia di contadini, che abitava nel villaggio di Glogowiec in Polonia. Nel battesimo, ricevuto nella Chiesa parrocchiale di Swinice Warckie, presso Lódz, le venne posto il nome di Elena.

La famiglia Kowalski viveva di un piccolo podere agricolo e dell’attività di falegname del padre Stanislao, un uomo religioso, molto laborioso ma nello stesso tempo severo, il quale dimostrava un forte senso di responsabilità nell’adempimento dei suoi doveri professionali e familiari ed esigeva lo stesso dai figli, richiamandoli anche nelle loro più piccole trasgressioni.

La madre, Marianna Babel, era invece una persona sensibile, affettuosa, tollerante, laboriosa e tenace; insegnava alla piccola Elena e ai suoi fratelli le verità della fede e gli stessi principi di condotta cristiana professati dal padre. Vivendo in questo ambiente i bambini crescevano con un profondo senso della disciplina e dell’obbedienza maturando una grande stima per le cose sante. Inoltre fin da piccoli essi venivano educati alla laboriosità, al senso di responsabilità ed alla collaborazione familiare.

Nella famiglia Kowalski la fede costituiva l’elemento essenziale della vita: Dio era sempre al primo posto e ogni giorno la preghiera si univa armoniosamente al lavoro. Infatti il padre stesso, fin dal primo mattino, cantava il tradizionale inno dell’alba: Kiedy ranne wstajq zorze e le Piccole Ore della Beata Vergine Maria; mentre durante la Quaresima tutti insieme cantavano Amari Lamenti e osservavano scrupolosamente il digiuno e l’astinenza. Anche se la famiglia viveva poveramente del duro lavoro, tuttavia riusciva a trovare sia il denaro per comprare i libri religiosi sia il tempo per la lettura fatta in comune. Sono state proprio queste letture a far nascere la disposizione alla vita religiosa nell’animo della piccola Elena che fin dall’infanzia voleva vivere per Dio come i protagonisti di questi libri. Ella ne ricordava bene il contenuto e lo raccontava ai suoi coetanei durante il pascolo del bestiame o mentre giocavano insieme.

Il clima religioso della famiglia favoriva in lei il formarsi di una viva e personale unione con Dio, che si è rivelata molto presto, fin dall’età di sette anni, come ella stessa scrisse nel Diario: « O Gesù nascosto, in Te c’è tutta la mia forza. Fin dai più teneri anni Gesù nel Santissimo Sacramento mi ha attirata a Sé. All’età di sette anni, mentre ero ai vespri e Gesù era esposto nell’ostensorio fu allora che mi venne trasmesso per la prima volta l’amore di Dio che riempì il mio piccolo cuore, ed il Signore mi fece comprendere le cose divine... Tutta la forza della mia anima proviene dal Santissimo Sacramento ».

A nove anni, come si usava allora, fece la sua prima confessione e si accostò alla Santa Comunione. Tornando dalla chiesa sentiva vivamente la presenza del Divino Ospite nella sua anima. « Perché non vai insieme alle tue amiche? - le domandò la vicina di casa -. Io vado con il Signore Gesù », rispose seriamente. La sua amica in quel giorno era felice perché aveva un bel vestito, mentre Elena era contenta perché aveva ricevuto Gesù. Istruita sui doveri religiosi, non soltanto cercava di adempirli da sola, ma desiderava anche che gli altri li adempissero. Il suo primo impegno era la Santa Messa domenicale. Quando non aveva un vestito decoroso per andare in chiesa, si rifugiava nell’orto con il libro delle preghiere, unendosi spiritualmente al sacerdote e ai fedeli che partecipavano alla Santa Messa; non rispondeva neppure alle chiamate della madre e solo dopo la celebrazione dell’Eucaristia andava da lei e baciandole la mano diceva: « Mammina, non ti arrabbiare, Gesù si sarebbe rattristato più di te se non mi fossi raccolta in preghiera ». Tra i suoi fratelli si distingueva non soltanto per la devozione e l’amore per la preghiera, ma anche per la laboriosità, l’obbe-dienza e la serena accettazione della povertà. Grazie ad un profondo senso di responsabilità aiutava molto volentieri i genitori rinunciando anche ai giochi; voleva essere obbediente ed evitare di dar loro dei dispiaceri. Fin da bambina era molto sensibile alle privazioni ed alla miseria della gente e cercava in ogni modo di aiutarla. Un giorno, per esempio, vestita da mendicante, si mise a girare per le case e, recitando preghiere, chiedeva l’elemosina per i poveri. Un’altra volta invece organizzò una lotteria, e i soldi raccolti li diede al parroco, destinandoli ai bisognosi. Frequentò la scuola di Swinice aperta nel 1917 solo per tre anni. La cominciò all’età di 12 anni e sebbene fosse una brava scolara, dovette rinunciare agli studi per far posto ai bambini più piccoli. Elena lasciò la casa natale quando aveva 16 anni portando con sé il tesoro della fede, l’amore per la preghiera, i sani principi della morale cristiana, nonché le virtù della laboriosità, dell’obbedienza e un forte senso di responsabilità. Prima andò ad Aleksandrów, vicino a Lódz dove lavorò come domestica dalla Signora Leokadia Bryszewska, proprietaria di un panificio. In quel periodo ebbe la misteriosa visione del « chiarore ». Dopo tale evento tornò a casa per chiedere il permesso di entrare in un convento. I genitori, pur essendo persone molto religiose, non volevano perdere la figlia migliore e giustificarono il rifiuto del permesso con la mancanza di denaro per la dote.

Ma Elena non si perse d’animo e decise di tornare a lavorare come domestica a Lódz. Prima trovò lavoro presso le Terziarie Francescane e dopo, presso Marcjanna Sadowska, proprietaria di un negozio di alimentari, la quale le affidò il compito di occuparsi della casa e dei bambini. « Era una persona allegra e alla mano - ricordava la sua padrona -. La sera quando si sedeva sullo sgabello, era subito circondata dai miei tre figli. Le volevano bene perché raccontava loro le fiabe... Quando dovevo partire non ero mai preoccupata, perché lei sapeva fare tutto meglio di me... Era gentile, educata, laboriosa. Non posso dire niente di male di lei perché era fin troppo buona. Così buona che mi mancano le parole di esprimermi ».

Suor Faustina KowalskaMancandole il consenso dei genitori, Elena cercava di soffocare la voce della chiamata di Dio che - come scrive nel Diario -sentiva nella sua anima fin dall’età di sette anni. Un giorno andò con la sorella maggiore e con un’amica a una festa. Durante il ballo vide Cristo martoriato, il quale le diceva con rimprovero: «Quanto tempo ancora ti dovrò sopportare? Fino a quando mi ingannerai?». Sconvolta da questa visione lasciò la compagnia ed entrò nella chiesa più vicina, la cattedrale di Lódz. Prostrata davanti al Santissimo Sacramento chiese a Gesù cosa dovesse fare. Gesù le disse: «Parti immediatamente per Varsavia; là entrerai in convento». Informò la sorella della sua decisione, le chiese di salutare i genitori e partì per la capitale. Non conoscendo la città la prima cosa che fece fu di entrare nella chiesa di San Giacomo, nel quartiere di Ochota. Dal parroco ricevette l’indirizzo di una famiglia, presso la quale avrebbe potuto fermarsi finché non fosse stata accolta in un convento. « In quel tempo - annotò nel Diario - cominciai a cercare un convento, ma a qualsiasi porta ove bussai, incontrai un netto rifiuto. Il dolore attanagliava il mio cuore e dissi a Gesù: «Aiutami. Non lasciarmi sola»». Finalmente bussò alla porta della casa della Congregazione delle Suore della Beata Vergine Maria della Misericordia che si trova a Varsavia in via Zytnia. Dopo un breve colloquio, la superiora della casa, Madre Michaela Moraczewska, le suggerì di chiedere al Padrone della casa se l’avrebbe accolta. Elena comprese che doveva andare nella cappella a interpellare il Signore, e in risposta alla sua domanda sentì: «Ti accolgo; sei nel mio cuore». Quando riferì tali parole alla superi ora, questa le disse: «Se ti ha accettata il Signore, t’accetterò anch’io». Prima però di entrare Elena lavorò ancora per un anno come domestica presso Aldona Lipszyc a Ostrówek, per guadagnarsi una modesta dote. Il l°agosto 1925 Elena varcava la soglia della clausura nella casa della Congregazione delle Suore della Beata Vergine Maria della Misericordia a Varsavia. Nel suo Diario confessa: « Mi sentivo infinitamente felice; mi pareva di essere entrata nella vita del paradiso. Dal mio cuore erompeva, unica, la preghiera della gratitudine ». Dopo alcune settimane sentì una forte tentazione di trasferirsi in un altro convento dove avrebbe potuto trovare più tempo per la preghiera. Allora Gesù, mostrandole il suo volto ferito e addolorato, le disse: «Tu mi causerai un simile dolore, se uscirai da questo ordine. È qui che t’ho chiamata e non altrove e ho preparato per te molte grazie».

Alla Congregazione alla quale Cristo chiamò Elena Kowalska appartenevano le cosiddette « Case della Misericordia » il cui scopo era la cura e l’educazione delle ragazze e delle donne bisognose di un profondo rinnovamento spirituale. Le Suore che svolgevano le funzioni di educatrici costituivano il cosiddetto primo coro. Al secondo coro appartenevano le suore che svolgevano i lavori (le mansioni) ausiliari. Ma ogni suora, indipendentemente dal tipo di lavoro a lei affidato, partecipava attivamente all’opera di salvare per l’eternità le anime che sembravano perdute. Elena fu accettata come suora del secondo coro, cioè fra le suore coadiutrici.

A Varsavia Elena trascorse i primi mesi della vita religiosa chiamati postulandato. In seguito si recò nella casa della Congregazione a Cracovia per compiere il noviziato. Durante la cerimonia della vestizione ricevette il nome di Suor Maria Faustina. Finito il noviziato emise i primi voti di castità, povertà ed obbe-dienza che rinnovò per 5 anni consecutivi fino alla professione perpetua emessa il 1° maggio 1933 a Cracovia. « Sono in Lui ed Egli in me - annotò in quell’occasione nel Diario. Nel momento in cui il Vescovo mi ha messo l’anello, Iddio è penetrato in tutto il mio essere... Dopo i voti perpetui la mia intima unione con Dio è tanto forte, quanto non è stata mai in precedenza. Sento che amo Dio e sento che Egli ama me. La mia anima dopo aver gustato Iddio, non saprebbe vivere senza di Lui».

Suor Faustina, come professa, visse in diverse case della Congregazione, più a lungo a Cracovia, poi a Plock, quindi a Wilno, adempiendo principalmente le mansioni di cuoca, giardiniera e portinaia. Esteriormente nulla tradiva la straordinaria ricchezza della sua vita mistica. Con zelo eseguiva i doveri che le venivano affidati, osservando fedelmente e scrupolosamente le regole della comunità: così le suore ricordavano Suor Faustina alcuni anni dopo la sua morte. Ella, pur conducendo uno stile di vita semplice, spontaneo ed allegro, tuttavia si distingueva per una intensa vita contemplativa. Nei rapporti con il prossimo manifestava sensibilità e benevolenza, evidenziando continuamente il suo grande amore per ogni persona. Soltanto il Diario ha svelato la profondità della sua vita spirituale nota solo ai confessori ed in parte alle superiore. Da un’attenta lettura di questi appunti si può comprendere quanto misticamente profonda fosse l’unione della sua anima con Dio e quanto Dio fosse presente nella sua anima, come pure le lotte e le difficoltà incontrate nel cammino verso la perfezione cristiana. «Gesù mio, - ha rivelato nel Diario - Tu sai che fin dai miei primissimi anni ho desiderato diventare una grande santa, cioè ho desiderato amarTi con un amore tanto grande, quale finora nessun’anima ha avuto verso di Te».

Il Signore premiava generosamente il suo impegno spirituale concedendole il dono della contemplazione e della profonda conoscenza del mistero della Misericordia Divina. Gesù la onorava con grazie straordinarie come le visioni, le rivelazioni, le stimmate nascoste, l’unione mistica con Dio, il dono del discernimento dei cuori e della profezia, ecc. Ella, arricchita da queste grazie, ha scritto: « Né le grazie, né le rivelazioni, né le estasi, né alcun altro dono elargito alla mia anima la rendono perfetta, ma l’unione intima del mio spirito con Dio. Questi doni sono soltanto un ornamento dell’anima, ma non ne costituiscono la sostanza né la perfezione. La mia santità e perfezione consistono in una stretta unione della mia volontà con la volontà di Dio ».

Nella vita spirituale di Suor Faustina Gesù ha scolpito due tratti caratteristici per i quali si distingueva quale apostola della Divina Misericordia: l’illimitata fiducia, la totale dedizione a Dio e l’attivo amore verso il prossimo che giungeva fino all’eroismo.

« Figlia mia, - le disse Gesù - se per tuo mezzo esigo dagli uomini il culto della mia misericordia, tu devi essere la prima a distinguerti per la fiducia nella mia misericordia. Esigo da te atti di misericordia, che debbono derivare dall’amore verso di me. Devi mostrare sempre e dovunque la misericordia verso il prossimo: non puoi esimerti da questo, né rifiutarti né giustificarti».

Suor Faustina era cosciente dell’azione di Dio nella sua anima e generosamente collaborava con la sua grazia. « O mio Gesù, - pregava - ognuno dei tuoi santi rispecchia in sé una delle tue virtù; io desidero rispecchiare il tuo Cuore compassionevole e pieno di misericordia... La tua misericordia, o Gesù, sia impressa nel mio cuore e nella mia anima come un sigillo, e ciò sarà il mio segno distintivo in questa e nell’altra vita».

La via dell’unione con Dio passa sempre attraverso la croce. La sofferenza purifica l’anima rendendola capace della più intensa partecipazione alla vita divina e all’opera redentrice di Gesù Cristo. Suor Faustina cercava di impararlo fin da bambina decidendo: « Nelle sofferenze conservare la serenità e l’equilibrio. Nei momenti difficili rifugiarsi nelle Piaghe di Gesù... Nelle prove procurerò di vedere l’amorevole mano di Dio ». Ha capito che «tanto più il nostro amore diventa puro, tanto meno il fuoco delle sofferenze avrà da distruggere in noi e la sofferenza per noi cesserà di essere sofferenza: diventerà per noi una delizia. Con la grazia di Dio ora ho ottenuto questa disposizione del cuore, - annotava - cioè non sono mai tanto felice, come quando soffro per Gesù che amo con ogni palpito del cuore».

L’austerità della vita e i digiuni estenuanti ai quali si sottoponeva ancora prima di entrare nella Congregazione avevano indebolito il suo organismo e già durante il postulandato fu mandata a Skolimów, vicino a Varsavia, per curarsi. Dopo l’anno di noviziato ebbe le prime dolorose esperienze mistiche della « notte oscura dell’anima » e le sofferenze spirituali legate alla realizzazione della missione ricevuta da Gesù Cristo. Il Giovedì Santo del 1934 si offrì come vittima di espiazione per i peccatori e ciò le comportò, in seguito, una serie di varie sofferenze per la salvezza delle anime. « Ho bisogno delle tue sofferenze per la salvezza delle anime », le ha insegnato Gesù. « Sappi, figlia mia, che il tuo quotidiano, silenzioso martirio nella totale sottomissione alla mia volontà, conduce molte anime in paradiso, e quando ti sembra che la sofferenza oltrepassi le tue forze, guarda le mie piaghe... La meditazione sulla mia passione ti aiuta a sollevarti al di sopra di tutto ».

Negli ultimi anni della sua vita si intensificarono le sofferenze interiori della « notte passiva dello spirito » e le sofferenze fisiche: si aggravò la tubercolosi attaccando i polmoni e l’apparato digerente. Per questo Suor Faustina dovette ricoverarsi due volte per qualche mese nell’ospedale di Pradnik a Cracovia, dove ricevette il sacramento degli infermi.

Da quell’ospedale, nell’agosto del 1938, scriveva alla superiora generale Madre Michaela Moraczewska: «Carissima Madre, mi pare che questo sia il nostro ultimo colloquio sulla terra. Mi sento molto debole e scrivo con la mano tremante. Soffro ai limiti della sopportazione. Gesù non ci fa soffrire oltre le nostre forze. Se il dolore è grande, la grazia divina è immensa. Mi abbandono totalmente a Dio e alla Sua santa volontà. Sento sempre più intensa la nostalgia di Dio. La morte non mi fa paura, la mia anima è inondata da una grande calma ».

Con questa lettera ringraziava per tutto il bene che aveva ricevuto nella Congregazione dal momento dell’ingresso, si scusava per tutte le infedeltà alla regola e chiedeva la benedizione per l’ora della morte. Alla fine scriveva: «Arrivederci, Carissima Madre, ci vedremo in ciclo ai piedi del Trono Divino».

Qualche giorno prima della morte Suor Faustina tornò nel convento di Lagiewniki a Cracovia. Prima di uscire dall’ospedale, il dott. A. Silberg le chiese l’immaginetta di Santa Teresa di Gesù Bambino che stava sul suo comodino e che lui voleva appendere vicino al letto di suo figlio. E quando l’infermiera espresse la sua preoccupazione per il pericolo di contagio, il medico la tranquillizzò dicendo: «I santi non contagiano».

Nell’ospedale le fece visita don Michele Sopocko, suo direttore spirituale di Wilno assegnatele da Dio per la realizzazione della missione della Misericordia. In quell’occasione Suor Faustina gli comunicò il giorno della propria morte. «Sembrava un essere divino - ha scritto di lei in seguito don Michele. - Allora non ho avuto più alcun dubbio che quello che era scritto nel suo Diario riguardo la Santa Comunione concessale dall’Angelo, fosse vero ».

Nel convento, come richiedeva la regola, Suor Faustina invitò nella sua cella le consorelle per salutarle, per ringraziarle per tutti i favori ottenuti e per chiedere scusa per le eventuali trasgressioni commesse. Con il suo comportamento, la sua serenità, la sua pazienza, la sottomissione amorosa alla volontà di Dio, fu edificante per tutte. Alla Superiora, Suor Irene Krzyzanowska, disse di non preoccuparsi per il culto della Misericordia Divina; personalmente desiderava che si adempisse solo la volontà di Dio al riguardo. Oltre a ciò aggiunse ancora: « Gesù vuole esaltarmi e la Congregazione per merito della mia persona potrà trarre molti benefici ». Si percepiva la sua intensa unione con Dio e una « quiete interiore - ricordava la superiora -che qualche volta non volevo turbare con le parole ».

Il 5 ottobre 1938 venne a visitarla P. Giuseppe Andrasz, S.I., e Suor Faustina si confessò per l’ultima volta. La sera tardi, vicino al suo letto, si radunarono le consorelle che insieme al cappellano recitarono le preghiere per i moribondi. Suor Faustina partecipava alle loro preghiere, consapevole di essere giunta agli ultimi momenti della sua vita terrestre. Alle 22.45 si avviava silenziosamente verso la casa del Padre per cantare eternamente l’inno alla Misericordia Divina.

Consumata nel corpo e misticamente unita a Dio, morì in concetto di santità all’età di 33 anni, dopo 13 anni di vita religiosa. Nel Diario ha scritto: « Non mi dimenticherò di te, povera terra, sebbene senta che m’immergerò immediatamente tutta in Dio, come in un oceano di felicità, ma ciò non mi potrà impedire di tornare sulla terra a dare coraggio alle anime ed esortarle alla fiducia nella divina misericordia. Anzi, quell’immersione in Dio mi darà una possibilità d’azione illimitata ».

Il funerale ebbe luogo il 7 ottobre, il giorno della festa della Madonna del Rosario e primo venerdì del mese. Dei suoi parenti non venne nessuno perché Suor Faustina, considerando il costo del viaggio, aveva chiesto di non informarli. Dopo la Santa Messa, nel corteo funebre presieduto dai sacerdoti, le suore e le educande portarono a spalla la bara nel cimitero del convento e lì, dopo la cerimonia di commiato, venne deposta nella tomba. Durante la seconda guerra mondiale si è diffusa velocemente nel mondo la devozione alla Misericordia Divina. A seguito di questo don Sopocko ha ritenuto opportuno rivelare chi era la sua promotrice, la cui fama di santità cresceva di anno in anno. Così si sono realizzate le sue parole profetiche scritte nel Diario: « Avverto bene che la mia missione non finirà con la mia morte, ma incomincerà ». Prima della sua morte, poche persone erano a conoscenza della sua profonda vita mistica e della missione che doveva compiere; oggi il messaggio della Misericordia a lei rivelato da Gesù è noto in tutti i continenti e si diffonde rapidamente tra il clero e tra i fedeli.

Al Santuario della Misericordia Divina di Lagiewniki a Cracovia, dove si trova l’immagine di Gesù Misericordioso, fonte di grazia e di salvezza, e dove dal 1966 riposano i resti mortali di Suor Faustina, giungono pellegrini da tutta la Polonia e da molti paesi del mondo per chiedere l’intercessione dell’umile Apo-stola della Misericordia Divina. Le numerose testimonianze di riconoscenza per le grazie e i benefici concessi, costituiscono la prova dell’efficacia della sua mediazione.

Fonte : www.divinamisericordia.it

SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/73200



CAPPELLA PAPALE PER LA CANONIZZAZIONE 
DELLA BEATA MARIA FAUSTYNA KOWALSKA

OMELIA DEL SANTO PADRE GIOVANNI PAOLO II

Domenica, 30 aprile 2000

 

1. "Celebrate il Signore perché è buono, perché eterna è la sua misericordia" (Sal 118, 1). Così canta la Chiesa nell'Ottava di Pasqua, quasi raccogliendo dalle labbra di Cristo queste parole del Salmo; dalle labbra di Cristo risorto, che nel Cenacolo porta il grande annuncio della misericordia divina e ne affida agli apostoli il ministero: "Pace a voi! Come il Padre ha mandato me, anch'io mando voi... Ricevete lo Spirito Santo; a chi rimetterete i peccati saranno rimessi e a chi non li rimetterete, resteranno non rimessi" (Gv 20, 21-23).

Prima di pronunciare queste parole, Gesù mostra le mani e il costato. Addita cioè le ferite della Passione, soprattutto la ferita del cuore, sorgente da cui scaturisce la grande onda di misericordia che si riversa sull'umanità. Da quel cuore suor Faustina Kowalska, la beata che d'ora in poi chiameremo santa, vedrà partire due fasci di luce che illuminano il mondo: "I due raggi – le spiegò un giorno Gesù stesso - rappresentano il sangue e l'acqua" (Diario, Libreria Editrice Vaticana, p. 132).

2. Sangue ed acqua! Il pensiero corre alla testimonianza dell'evangelista Giovanni che, quando un soldato sul Calvario colpì con la lancia il costato di Cristo, vide uscirne "sangue ed acqua" (cfr Gv 19, 34). E se il sangue evoca il sacrificio della croce e il dono eucaristico, l'acqua, nella simbologia giovannea, ricorda non solo il battesimo, ma anche il dono dello Spirito Santo (cfr Gv 3,5; 4,14; 7,37-39).

Attraverso il cuore di Cristo crocifisso la misericordia divina raggiunge gli uomini: "Figlia mia, dì che sono l'Amore e la Misericordia in persona", chiederà Gesù a Suor Faustina (Diario, 374). Questa misericordia Cristo effonde sull'umanità mediante l'invio dello Spirito che, nella Trinità, è la Persona-Amore. E non è forse la misericordia un "secondo nome" dell'amore (cfr Dives in misericordia, 7), colto nel suo aspetto più profondo e tenero, nella sua attitudine a farsi carico di ogni bisogno, soprattutto nella sua immensa capacità di perdono?

E' davvero grande oggi la mia gioia, nel proporre a tutta la Chiesa, quasi dono di Dio per il nostro tempo, la vita e la testimonianza di Suor Faustina Kowalska. Dalla divina Provvidenza la vita di questa umile figlia della Polonia è stata completamente legata alla storia del ventesimo secolo, il secolo che ci siamo appena lasciati alle spalle. E', infatti, tra la prima e la seconda guerra mondiale che Cristo le ha affidato il suo messaggio di misericordia. Coloro che ricordano, che furono testimoni e partecipi degli eventi di quegli anni e delle orribili sofferenze che ne derivarono per milioni di uomini, sanno bene quanto il messaggio della misericordia fosse necessario.

Disse Gesù a Suor Faustina: "L'umanità non troverà pace, finché non si rivolgerà con fiducia alla divina misericordia" (Diario, p. 132). Attraverso l'opera della religiosa polacca, questo messaggio si è legato per sempre al secolo ventesimo, ultimo del secondo millennio e ponte verso il terzo millennio. Non è un messaggio nuovo, ma si può ritenere un dono di speciale illuminazione, che ci aiuta a rivivere più intensamente il Vangelo della Pasqua, per offrirlo come un raggio di luce agli uomini ed alle donne del nostro tempo.

3. Che cosa ci porteranno gli anni che sono davanti a noi? Come sarà l'avvenire dell'uomo sulla terra? A noi non è dato di saperlo. E' certo tuttavia che accanto a nuovi progressi non mancheranno, purtroppo, esperienze dolorose. Ma la luce della divina misericordia, che il Signore ha voluto quasi riconsegnare al mondo attraverso il carisma di suor Faustina, illuminerà il cammino degli uomini del terzo millennio.

Come gli Apostoli un tempo, è necessario però che anche l'umanità di oggi accolga nel cenacolo della storia Cristo risorto, che mostra le ferite della sua crocifissione e ripete: Pace a voi! Occorre che l'umanità si lasci raggiungere e pervadere dallo Spirito che Cristo risorto le dona. E' lo Spirito che risana le ferite del cuore, abbatte le barriere che ci distaccano da Dio e ci dividono tra di noi, restituisce insieme la gioia dell'amore del Padre e quella dell'unità fraterna.

4. E' importante allora che raccogliamo per intero il messaggio che ci viene dalla parola di Dio in questa seconda Domenica di Pasqua, che d'ora innanzi in tutta la Chiesa prenderà il nome di "Domenica della Divina Misericordia". Nelle diverse letture, la liturgia sembra disegnare il cammino della misericordia che, mentre ricostruisce il rapporto di ciascuno con Dio, suscita anche tra gli uomini nuovi rapporti di fraterna solidarietà. Cristo ci ha insegnato che "l'uomo non soltanto riceve e sperimenta la misericordia di Dio, ma è pure chiamato a «usar misericordia» verso gli altri: Beati i misericordiosi, perché troveranno misericordia (Mt 5, 7)" (Dives in misericordia, 14). Egli ci ha poi indicato le molteplici vie della misericordia, che non perdona soltanto i peccati, ma viene anche incontro a tutte le necessità degli uomini. Gesù si è chinato su ogni miseria umana, materiale e spirituale.

Il suo messaggio di misericordia continua a raggiungerci attraverso il gesto delle sue mani tese verso l'uomo che soffre. E' così che lo ha visto e lo ha annunciato agli uomini di tutti i continenti suor Faustina, che nascosta nel suo convento di Lagiewniki, in Cracovia, ha fatto della sua esistenza un canto alla misericordia: Misericordias Domini in aeternum cantabo.

5. La canonizzazione di Suor Faustina ha un'eloquenza particolare: mediante questo atto intendo oggi trasmettere questo messaggio al nuovo millennio. Lo trasmetto a tutti gli uomini perché imparino a conoscere sempre meglio il vero volto di Dio e il vero volto dei fratelli.

Amore di Dio e amore dei fratelli sono infatti indissociabili, come ci ha ricordato la prima Lettera di Giovanni: "Da questo conosciamo di amare i figli di Dio: se amiamo Dio e ne osserviamo i comandamenti" (5, 2). L'Apostolo qui ci richiama alla verità dell'amore, additandocene nell'osservanza dei comandamenti la misura ed il criterio.

Non è facile, infatti, amare di un amore profondo, fatto di autentico dono di sé. Questo amore si apprende solo alla scuola di Dio, al calore della sua carità. Fissando lo sguardo su di Lui, sintonizzandoci col suo cuore di Padre, diventiamo capaci di guardare ai fratelli con occhi nuovi, in atteggiamento di gratuità e di condivisione, di generosità e di perdono. Tutto questo è misericordia!

Nella misura in cui l'umanità saprà apprendere il segreto di questo sguardo misericordioso, si rivela prospettiva realizzabile il quadro ideale proposto nella prima lettura: "La moltitudine di coloro che erano venuti alla fede aveva un cuore solo e un'anima sola e nessuno diceva sua proprietà quello che gli apparteneva, ma ogni cosa era fra loro comune" (At 4, 32). Qui la misericordia del cuore è divenuta anche stile di rapporti, progetto di comunità, condivisione di beni. Qui sono fiorite le «opere della misericordia», spirituali e corporali. Qui la misericordia è divenuta concreto farsi «prossimo» verso i fratelli più indigenti.

6. Suor Faustina Kowalska ha lasciato scritto nel suo Diario: "Provo un dolore tremendo, quando osservo le sofferenze del prossimo. Tutti i dolori del prossimo si ripercuotono nel mio cuore; porto nel mio cuore le loro angosce, in modo tale che mi annientano anche fisicamente. Desidererei che tutti i dolori ricadessero su di me, per portare sollievo al prossimo" (Diario, p. 365). Ecco a quale punto di condivisione conduce l'amore quando è misurato sull'amore di Dio!

E' a questo amore che l'umanità di oggi deve ispirarsi per affrontare la crisi di senso, le sfide dei più diversi bisogni, soprattutto l'esigenza di salvaguardare la dignità di ciascuna persona umana. Il messaggio della divina misericordia è così, implicitamente, anche un messaggio sul valore di ogni uomo. Ogni persona è preziosa agli occhi di Dio, per ciascuno Cristo ha dato la sua vita, a tutti il Padre fa dono del suo Spirito e offre l'accesso alla sua intimità.

7. Questo messaggio consolante si rivolge soprattutto a chi, afflitto da una prova particolarmente dura o schiacciato dal peso dei peccati commessi, ha smarrito ogni fiducia nella vita ed è tentato di cedere alla disperazione. A lui si presenta il volto dolce di Cristo, su di lui arrivano quei raggi che partono dal suo cuore e illuminano, riscaldano, indicano il cammino e infondono speranza. Quante anime ha già consolato l'invocazione "Gesù, confido in Te", che la Provvidenza ha suggerito attraverso Suor Faustina! Questo semplice atto di abbandono a Gesù squarcia le nubi più dense e fa passare un raggio di luce nella vita di ciascuno.

8. Misericordias Domini in aeternum cantabo (Sal 88 [89], 2). Alla voce di Maria Santissima, la «Madre della misericordia», alla voce di questa nuova Santa, che nella Gerusalemme celeste canta la misericordia insieme con tutti gli amici di Dio, uniamo anche noi, Chiesa pellegrinante, la nostra voce.

E tu, Faustina, dono di Dio al nostro tempo, dono della terra di Polonia a tutta la Chiesa, ottienici di percepire la profondità della divina misericordia, aiutaci a farne esperienza viva e a testimoniarla ai fratelli. Il tuo messaggio di luce e di speranza si diffonda in tutto il mondo, spinga alla conversione i peccatori, sopisca le rivalità e gli odi, apra gli uomini e le nazioni alla pratica della fraternità. Noi oggi, fissando lo sguardo con te sul volto di Cristo risorto, facciamo nostra la tua preghiera di fiducioso abbandono e diciamo con ferma speranza: Gesù, confido in Te!

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SOURCE : http://www.vatican.va/content/john-paul-ii/it/homilies/2000/documents/hf_jp-ii_hom_20000430_faustina.html


http://www.faustina.ch/index2_fr.htm

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