lundi 8 octobre 2012

Sainte BRIGITTE de SUÈDE, religieuse cistercienne, mystique et fondatrice

Sainte Brigitte de Suède

Veuve, Fondatrice d'Ordre

(1302-1373)

Sainte Brigitte naquit en Suède, de famille royale. Sa mère avait été sauvée d'un naufrage en considération de l'enfant qu'elle portait dans son sein. Bien qu'à sa naissance un saint personnage eût reçu de la Sainte Vierge l'assurance que cette enfant ferait entendre sa voix dans tout l'univers, Brigitte fut muette, jusqu'à l'âge de trois ans; mais, ce temps écoulé, elle parla tout à coup aussi bien qu'une grande personne.

A l'âge de dix ans, elle fut singulièrement touchée d'un sermon sur la Passion du Sauveur. La nuit suivante, elle vit le divin Crucifié tout couvert de plaies et de sang, et L'entendit dire: "Regarde, Ma fille, comme J'ai été traité. – Et qui Vous a traité si cruellement? dit-elle. – Ce sont ceux qui Me méprisent et sont insensibles à Mon amour pour eux." À partir de cette époque, la seule pensée des mystères de la Passion faisait couler ses larmes.

Une nuit qu'elle était en prière, sa tante, chargée de son éducation après la mort de sa mère, la surprit et voulut la frapper; mais la verge se rompit entre ses mains. Brigitte, tout enfant, était souvent assaillie par le démon qui prévoyait en elle une grande ennemie; mais elle trouvait un secours assuré en courant dans sa chambre se jeter aux pieds du crucifix qui lui avait parlé.

Malgré son goût pour la virginité, Brigitte accepta le mariage par obéissance; elle et le prince, son mari, se préparèrent par un an de prières et de bonnes oeuvres aux obligations de leur état. Dieu donna à ces pieux époux huit enfants. Brigitte fut le modèle des mères par sa sollicitude envers sa famille; elle éloignait de sa maison tout ce qui n'y aurait pas apporté l'édification et la vertu: "Après la lecture de la Bible, répétait-elle à ses enfants, n'ayez rien de plus cher que la Vie des Saints."

A la mort de son mari, elle s'adonna aux saintes oeuvres avec plus de liberté que jamais, apprenant à ses enfants à laver les pieds des pauvres, à soigner les plaies des malades, à soulager toutes les misères. Mais la grande mission de sa vie, Brigitte l'accomplit pendant ses dernières années, qu'elle passa dans la pénitence et la contemplation de Jésus Crucifié. Ses révélations étonnantes ont fait d'elle la merveille de son siècle.

C'est à Rome, où elle aimait à séjourner près des tombeaux des Saints, que le Sauveur lui fit connaître l'heure de sa mort prochaine; elle rendit le dernier soupir en prononçant avec amour les dernières paroles de Jésus expirant: "Mon Père, je remets mon âme entre Vos mains."

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/sainte_brigitte_de_suede.html



Sainte Brigitte de Suède

(Finstad, Uppsala 1303- Rome, 1373)

Birgitta naît dans une famille noble et riche, en Upland, à l’ouest de la Suède, au château de Finstad, non loin d’Uppsala. Elle est fille de Birger Petersson (ou Persson) et sa mère est de souche royale suédoise.

La région d'Uppsala, où elle naît, est un centre important de l’Église de Suède où le Christianisme s’était développé à partir du XIème siècle seulement, à la suite des invasions des Vikings, quand les chefs des grandes familles scandinaves se convertirent.

Âgée d'à peine quinze ans, elle est mariée, par son père, au sénéchal Ulf Gudmarsson issu, comme elle, de la très haute noblesse suédoise.

En vingt-huit ans de vie commune, ils auront huit enfants : quatre garçon et quatre fille, dont la future sainte Catherine de Suède.

La parenté de Sainte Brigitte de Suède et de son mari avec les familles royale et princières explique qu'ils furent appelés à des fonctions importantes à la Cour auprès du roi et de la reine.

En 1335, elle est en effet appelée par le jeune roi Magnus, âgé de vingt ans et qui vent d'épouser Blanche de Dampierre, comme "intendante" de la cour. Ulf, son mari, est quant à lui, nommé conseiller du jeune roi.

En 1341, elle fait, avec son mari Ulf, le pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle. Ce pèlerinage met symboliquement fin à la vie laïque de sainte Brigitte, "la préparant à la nouvelle vie qu'elle inaugure quelques années plus tard lorsque, après la mort de son époux, elle entendit la voix du Christ qui lui confiait une nouvelle mission, la guidant pas à pas par une série de grâces mystiques extraordinaires" [1].

"Toutefois, il ne faut pas oublier que la première partie de sa vie fut celle d'une laïque qui eut le bonheur d'être mariée avec un pieux chrétien dont elle eut huit enfants. En la désignant comme co-patronne de l'Europe, j'entends faire en sorte que la sentant proche d'eux non seulement ceux qui ont reçu la vocation à une vie de consécration spéciale, mais aussi ceux qui sont appelés aux occupations ordinaires de la vie laïque dans le monde et surtout à la haute et exigeante vocation de former une famille chrétienne. Sans se laisser fourvoyer par les conditions de bien-être de son milieu, elle vécut avec son époux Ulf une expérience de couple dans laquelle l'amour conjugal alla de pair avec une prière intense, avec l'étude de l'Écriture Sainte, avec la mortification, avec la charité. Ils fondèrent ensemble un petit hôpital, où ils soignaient fréquemment les malades.

Brigitte avait l'habitude de servir personnellement les pauvres. En même temps, elle fut appréciée pour ses qualités pédagogiques, qu'elle eut l'occasion de mettre en œuvre durant la période où l'on demanda ses services à la cour de Stockholm. C'est dans cette expérience que mûriront les conseils qu'elle donnera en diverses occasions à des princes ou à des souverains pour un bon accomplissement de leurs tâches. Mais les premiers qui en bénéficièrent furent assurément ses enfants, et ce n'est pas par hasard que l'une de ses filles, Catherine, est vénérée comme sainte" [2].

En 1344, Brigitte devient veuve et commence à recevoir du Christ, de la Vierge et des saints, des visions prophétiques et des révélations qu'elle dicta à ses directeurs spirituels. Ces messages, réunis plus tard sous le titre de "Révélations célestes", concernent la Passion du Christ, mais aussi la situation politique et religieuse de son époque, alors très troublée.

C'est dans ce cadre qu'elle fonde, en 1346, l’ordre du Très-Saint Sauveur et pose la première pierre du monastère de Vadstena en Suède où, dès le début, une soixantaine de religieuses se rassemblent.

Sainte Brigitte de Suède souhaitait fonder un monastère double, l’un pour les hommes et l’autre pour les femmes, sous l’autorité unique de l’abbesse assistée d’un prêtre, à la manière de l’Abbaye de Fontevraud en Anjou. Mais ce projet n’est pas accepté par le pape Clément VI.

En 1349, elle part s'établir à Rome en prévision de l'année jubilaire. "Son transfert en Italie constitua une étape décisive pour l'élargissement non seulement géographique et culturel, mais surtout spirituel, de l'esprit et du cœur de Brigitte" [3].

Brigitte n'y rencontre pas le Pape, parti s'exiler en Avignon (France). Une nouvelle révélation lui indique sa mission : ramener le souverain pontife à Rome. Avec des accents rudes, dignes des prophètes de l'Ancien Testament, elle écrit aux Papes successifs pour les rappeler à leur devoir.

En 1367, elle croît aboutir : Urbain V revient à Rome, mais en repart trois ans plus tard.

Beaucoup de lieux d'Italie la virent encore en pèlerinage, désireuse de vénérer les reliques des saints. Elle visita ainsi Milan, Pavie, Assise, Ortone, Bari, Bénévent, Pozzuoli, Naples, Salerne, Amalfi, le Sanctuaire de saint Michel Archange sur le Mont Gargano.

"Le dernier pèlerinage, effectué entre 1371 et 1372, l'amena à traverser la Méditerranée en direction de la Terre Sainte, lui permettant d'embrasser spirituellement, en plus de beaucoup de lieux sacrés de l'Europe catholique, les sources mêmes du christianisme dans les lieux sanctifiés par la vie et par la mort du Rédempteur".

"…En réalité, plus encore que par ce pieux pèlerinage, c'est par le sens profond du mystère du Christ et de l'Église que Brigitte participa à la construction de la communauté ecclésiale, à une période notablement critique de son histoire. Son union intime au Christ s'accompagna en effet de charismes particuliers de révélation qui firent d'elle un point de référence pour beaucoup de personnes de l'Église de son époque. On sent en Brigitte la force de la prophétie. Son ton semble parfois un écho de celui des anciens grands prophètes. Elle parle avec sûreté à des princes et à des papes, révélant les desseins de Dieu sur les événements de l'histoire.

Elle n'épargne pas les avertissements sévères même en matière de réforme morale du peuple chrétien et du clergé lui-même [4]. Certains aspects de son extraordinaire production mystique [5] suscitèrent en son temps des interrogations bien compréhensibles, à l'égard desquelles s'opéra le discernement de l'Église; celle-ci renvoya à l'unique révélation publique, qui a sa plénitude dans le Christ et son expression normative dans l'Écriture Sainte. Même les expériences des grands saints, en effet, ne sont pas exemptes des limites qui accompagnent toujours la réception par l'homme de la voix de Dieu".

Enfin, le pape soulignait le rôle de la sainte dans les relations entre Catholiques et Protestants : "Toutefois, il n'est pas douteux qu'en reconnaissant la sainteté de Brigitte, l'Église, sans pour autant se prononcer sur les diverses révélations, a accueilli l'authenticité globale de son expérience intérieure. Brigitte se présente comme un témoin significatif de la place que peut tenir, dans l'Église, le charisme vécu en pleine docilité à l'Esprit de Dieu et en totale conformité aux exigences de la communion ecclésiale. En particulier, les terres scandinaves, patrie de Brigitte, s'étant détachées de la pleine communion avec le siège de Rome au cours de tristes événements du XVIe siècle, la figure de la sainte suédoise reste un précieux "lien" [6].

Sainte Brigitte de Suède meurt à Rome, où elle habitait depuis vingt ans, le 23 juillet 1373 à l'âge de 70 ans, longévité rare au Moyen-âge.

Son cercueil, escorté par son fils Burger et sa fille Catherine, fut ramené dans son pays natal, à l’abbaye de Vadstena qu'elle avait fondée près de trente ans auparavant.

Elle est canonisée dès 1391 par le pape Boniface IX.

Sainte Brigitte de Suède est particulièrement populaire dans les pays scandinaves, l’Allemagne, la Pologne et la Hongrie.

Aujourd’hui encore, 700 ans après leur fondation, les "Brigittines" sont actives à Rome, en Inde et au Mexique.

[1] Jean-Paul II, le 1er octobre 1999. Lors de l'ouverture du synode pour l'Europe, le pape proclame Brigitte de Suède co-patronne de l'Europe en même temps que Catherine de Sienne et Edith Stein.

[2] Idem

[3] Idem

[4] Cf. "Révélations célestes", Livre IV, chapitre 49 et aussi Livre IV, chapitre 5.

[5] Rassemblée dans "Les révélations célestes"

[6] Idem

SOURCE : http://www.maria-valtorta.org/ValtortaWeb/Brigitte.htm



Les quinze oraisons de Sainte Brigitte de Suède


1ère Oraison

Ô Jésus-Christ ! douceur éternelle à ceux qui vous aiment, joie qui surpasse toute joie et tout désir, espoir et salut des pécheurs, qui avez témoigné n'avoir de plus grand contentement que d'être parmi les hommes jusqu'à prendre la nature humaine en la plénitude des temps pour l'amour d'eux, souvenez-vous des souffrances que vous avez endurées dès l'instant de votre conception et surtout dans le temps de votre sainte Passion, ainsi qu'il avait été décrété et ordonné de toute éternité dans la pensée divine. Souvenez-vous, Seigneur, que faisant la Cène avec vos disciples, après leur avoir lavé les pieds, vous leur avez donné votre Corps Sacré et votre Précieux Sang, et, tout en les consolant avec douceur, vous leur avez prédit votre prochaine Passion. Souvenez-vous de la tristesse et de l'amertume que vous avez éprouvées en votre âme, comme vous l'avez témoigné vous-même, disant : "Mon âme est triste jusqu'à la mort." Souvenez-vous, Seigneur, des craintes, angoisses et douleurs que vous avez endurées en votre Corps délicat avant le supplice de la Croix, quand, après avoir prié trois fois en répandant une sueur de Sang, vous avez été trahi par Judas, votre disciple, pris par la nation que vous aviez choisie et élevée, accusé par de faux témoins, injustement jugé par trois juges, en la fleur de votre jeunesse et dans le temps solennel de la Pâque. Souvenez-vous que vous avez été dépouillé de vos propres vêtements et revêtu de ceux de la dérision ; qu'on vous a voilé les yeux et la face, qu'on vous a donné des soufflets, que vous avez été couronné d'épines, qu'on vous a mis un roseau à la main, et qu'attaché à une colonne vous avez été déchiré de coups et accablé d'affronts et d'outrages. En mémoire de ces peines et douleurs que vous avez endurées avant votre Passion sur la Croix, donnez-moi avant la mort une vraie contrition, une pure et entière confession, une digne pénitence et la rémission de tous mes péchés. Ainsi soit-il.

Pater, Ave

2ème Oraison

Ô Jésus ! vraie liberté des anges, paradis de délices, ayez mémoire de l'horreur de tristesse que vous avez endurée lorsque vos ennemis, tels des lions furieux, vous entourèrent, et par mille injures, crachats, soufflets, griffures et autres supplices inouïs, vous tourmentèrent à l'envie. En considération de ces tourments et de ces paroles injurieuses, je vous supplie, ô mon Sauveur, de me délivrer de mes ennemis visibles et invisibles, et de me faire arriver, sous votre protection, à la perfection du salut éternel. Ainsi soit-il.

Pater, Ave

3ème Oraison

Ô Jésus ! Créateur du Ciel et de la Terre, que nulle chose ne peut borner ni limiter, vous qui enfermez et tenez tout sous votre Puissance, souvenez-vous de la douleur très amère que vous avez endurée lorsque les soldats, attachant vos mains sacrées et vos pieds très délicats à la Croix, les percèrent de part en part avec de gros clous émoussés et, ne vous trouvant pas dans l'état qu'ils voulaient pour contenter leur rage, agrandirent vos plaies, y ajoutèrent douleur sur douleur puis, par une cruauté inouïe, vous allongèrent alors sur la Croix et vous tirèrent de tous côtés en disloquant vos membres. Je vous conjure, par la mémoire de cette très sainte et très aimante douleur de la Croix, de me donner votre crainte et votre amour. Ainsi soit-il.

Pater, Ave

4ème Oraison

Ô Jésus ! céleste médecin, élevé sur la Croix pour guérir nos plaies par les vôtres, souvenez-vous des langueurs et meurtrissures que vous avez souffertes en tous vos membres, dont aucun ne demeurera en sa place, en sorte qu'il n'y avait douleur semblable à la vôtre. De la plante des pieds jusqu'au sommet de la tête, aucune partie de votre Corps n'était sans tourments ; et cependant, oubliant vos souffrances, vous ne vous êtes point lassé de prier votre Père pour vos ennemis, lui disant : "Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font !" Par cette grande Miséricorde et en mémoire de cette douleur, faites que le souvenir de votre très amère Passion opère en moi une parfaite contrition et la rémission de tous mes péchés. Ainsi soit-il.

Pater, Ave

5ème Oraison

Ô Jésus ! miroir de splendeur éternelle, souvenez-vous de la tristesse que vous avez eue, lorsque, contemplant dans la lumière de votre divinité la prédestination de ceux qui devaient être sauvés par les mérites de votre sainte Passion, vous voyiez en même temps la multitude des réprouvés qui devaient être damnés par leurs péchés, et vous plaigniez amèrement ces malheureux pécheurs perdus et désespérés. Par cet abîme de compassion et de pitié, et principalement par la bonté que vous fîtes paraître envers le Bon Larron, lui disant : "Tu seras aujourd'hui avec moi en Paradis", je

vous prie, ô doux Jésus, qu'à l'heure de ma mort vous me fassiez miséricorde. Ainsi soit-il.

Pater, Ave

6ème Oraison

Ô Jésus ! Roi aimable et tout désirable, souvenez-vous de la douleur que vous avez eue quand, nu et comme un misérable, attaché et élevé en Croix, tous vos parents et vos amis vous abandonnèrent, excepté votre Mère bien-aimée qui demeura, en compagnie de saint Jean, très fidèlement auprès de vous dans l'Agonie et que vous avez recommandés l'un à l'autre en disant : "Femme, voilà ton fils !", et à saint Jean : "Voilà ta mère !" Je vous supplie, ô mon Sauveur, par le glaive de douleur qui alors transperça l'âme de votre sainte Mère, d'avoir compassion de moi en toutes mes afflictions et tribulations, tant corporelles que spirituelles, et de m'assister dans mes épreuves, surtout à l'heure de ma mort. Ainsi soit-il.

Pater, Ave

7ème Oraison

Ô Jésus ! fontaine de pitié inépuisable qui, par une profonde affection d'amour avez dit sur la Croix : "J'ai soif !", mais de la soif du salut du genre humain, je vous prie, ô mon Sauveur, d'exalter le désir de mon cœur pour tendre à la perfection dans toutes mes œuvres, et d'éteindre entièrement en moi la concupiscence charnelle et l'ardeur des appétits mondains. Ainsi soit-il.

Pater, Ave

8ème Oraison

Ô Jésus ! douceur des cœurs, suavité des esprits, par l'amertume du fiel et du vinaigre que vous avez goûtés sur la Croix pour l'amour de nous, accordez-moi de recevoir dignement votre Corps et votre Sang Précieux pendant la vie et à l'heure de ma mort, pour servir de remède et de consolation à mon âme. Ainsi soit-il.

Pater, Ave

9ème Oraison

Ô Jésus ! vertu royale, joie de l'esprit, souvenez-vous de la douleur que vous avez endurée, lorsque plongé dans l'amertume à l'approche de la mort, insulté et outragé par les hommes, vous avez crié avoir été abandonné de votre Père, lui disant : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?" Par cette angoisse, je vous conjure, ô mon Sauveur, ne m'abandonnez pas dans les terreurs et les douleurs de la mort. Ainsi soit-il.

Pater, Ave

10ème Oraison

Ô Jésus ! qui êtes en toutes choses commencement et fin, vie et vertu, souvenez-vous que vous vous êtes plongé pour nous dans un abîme de douleurs, de la plante des pieds jusqu'au sommet de la tête. En considération de la grandeur de vos plaies, apprenez-moi à garder vos Commandements par une vraie charité, ces Commandements dont la voie est large et aisée pour ceux qui vous aiment. Ainsi soit-il.

Pater, Ave

11ème Oraison

Ô Jésus ! abîme très profond de Miséricorde, je vous supplie, en mémoire de vos Plaies qui ont pénétré jusqu'à la moelle de vos os et de vos entrailles, de me tirer, moi, misérable submergé par mes offenses, hors du péché, et de me cacher de votre face irritée dans les trous de vos Plaies, jusqu'à ce que votre colère et votre juste indignation soient passées. Ainsi soit-il.

Pater, Ave

12ème Oraison

Ô Jésus ! miroir de vérité, marque d'unité, lien de charité, souvenez-vous de la multitude de plaies dont vous avez été blessé de la tête aux pieds, déchiré et tout rougi par l'effusion de votre Sang adorable ! Ô grande et universelle douleur que vous avez soufferte pour l'amour de nous en votre chair virginale ! Très doux Jésus, qu'auriez-vous pu faire pour nous que vous n'ayez fait ! Je vous conjure, ô mon Sauveur, de marquer de votre Précieux Sang toutes vos plaies dans mon cœur, afin que j'y lise sans cesse vos douleurs et votre Amour. Que par le fidèle souvenir de votre Passion, le fruit de vos souffrances soit renouvelé dans mon âme, et que votre Amour s'y augmente chaque jour, jusqu'à ce que je parvienne à vous qui êtes le trésor de tous les biens et de toutes les joies, que je vous supplie de me donner, ô très doux Jésus, dans la vie éternelle. Ainsi soit-il.

Pater, Ave

13ème Oraison

Ô Jésus ! Lion très fort, Roi immortel et invincible, ayez mémoire de la douleur que vous avez endurée, lorsque toutes vos forces, tant du cœur que du corps, étant épuisées, vous avez incliné la tête en disant: "Tout est consommé !" Par cette angoisse et cette douleur, je vous supplie, Seigneur Jésus, d'avoir pitié de moi en la dernière heure de ma vie, lorsque mon âme sera dans l'angoisse et que mon esprit sera troublé. Ainsi soit-il.

Pater, Ave

14ème Oraison

Ô Jésus ! Fils unique du Père, splendeur et figure de sa substance, souvenez-vous de l'humble recommandation que vous avez faite à votre Père, lui disant : "Mon Père, je remets mon esprit entre tes mains !" Puis, votre Corps déchiré, votre Cœur brisé, et les entrailles de votre Miséricorde ouvertes pour nous racheter, vous avez expiré ! Par cette précieuse Mort, je vous conjure, ô Roi des saints, de me réconforter et de me secourir pour résister au démon, à la chair et au sang, afin qu'étant mort au monde je vive en vous seul. Recevez je vous prie, à l'heure de ma mort, mon âme pèlerine et exilée qui retourne à Vous. Ainsi soit-il.

Pater, Ave

15ème Oraison

Ô Jésus ! vraie et féconde vigne, souvenez-vous de l'abondante effusion de Sang que vous avez si généreusement répandue de votre Corps Sacré, ainsi que le raisin sous le pressoir. De votre côté percé d'un coup de lance par un soldat, vous avez donné du Sang et de l'Eau, de telle sorte qu'il n'en est plus demeuré une seule goutte. Et enfin, comme un faisceau de myrrhe élevé du haut de la Croix, votre Chair délicate s'est anéantie, l'humeur de vos entrailles s'est tarie, la moelle de vos os s'est desséchée. Par cette amère Passion et par l'effusion de votre Précieux Sang, je vous supplie, ô bon Jésus, de recevoir mon âme lorsque je serai à l'agonie. Ainsi soit-il.

Pater, Ave

Prière finale

Ô Doux Jésus ! blessez mon cœur, afin que des larmes de pénitence, de douleur et d’amour nuit et jour me servent de pain ; convertissez-moi entièrement à Vous, que mon cœur Vous soit une perpétuelle habitation, que ma conversation Vous soit agréable, et que la fin de ma vie Vous soit tellement louable qu’après ma mort je puisse mériter votre Paradis et Vous louer à jamais avec tous Vos Saints. Ainsi soit-il.

SOURCE : http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2008/10/24/11081636.html



BENOÎT XVI



AUDIENCE GÉNÉRALE



Place Saint-Pierre



Mercredi 27 octobre 2010



Sainte Brigitte de Suède


Chers frères et sœurs,

En la veille fervente du grand Jubilé de l’An 2000, le vénérable serviteur de Dieu Jean-Paul II proclama sainte Brigitte de Suède co-patronne de toute l’Europe. Ce matin, je voudrais présenter sa figure, son message, et les raisons pour lesquelles cette sainte femme a beaucoup à enseigner — aujourd’hui encore — à l’Eglise et au monde.

Nous connaissons bien les événements de la vie de sainte Brigitte, car ses pères spirituels rédigèrent sa biographie pour promouvoir son procès de canonisation immédiatement après sa mort, en 1373. Brigitte était née 70 ans auparavant, en 1303, à Finster, en Suède, une nation du nord de l’Europe qui, depuis trois siècles, avait accueilli la foi chrétienne avec le même enthousiasme que celui avec lequel la sainte l’avait reçue de ses parents, des personnes très pieuses, appartenant à de nobles familles proches de la maison régnante.

Nous pouvons distinguer deux périodes dans la vie de cette sainte.

La première est caractérisée par son mariage heureux. Son mari s’appelait Ulf et était gouverneur d’un important territoire du royaume de Suède. Le mariage dura vingt-huit ans, jusqu’à la mort d’Ulf. Huit enfants furent issus de ce mariage, dont la deuxième, Karin (Catherine) est vénérée comme sainte. Cela est un signe éloquent de l’engagement éducatif de Brigitte à l’égard de ses enfants. D’ailleurs, sa sagesse pédagogique fut appréciée au point que le roi de Suède, Magnus, l’appela à la cour pour une certaine période, dans le but d’introduire sa jeune épouse, Blanche de Namur, à la culture suédoise.

Brigitte, qui reçut une direction spirituelle d’un religieux érudit qui l’introduisit à l’étude des Ecritures, exerça une influence très positive sur sa famille qui, grâce à sa présence, devint une véritable «Eglise domestique ». Avec son mari, elle adopta la Règle des Tertiaires franciscains. Elle pratiquait avec générosité des œuvres de charité envers les pauvres: elle fonda également un hôpital. Auprès de son épouse, Ulf apprit à améliorer son caractère et à progresser dans la vie chrétienne. Au retour d’un long pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle, accompli en 1341 avec d’autres membres de sa famille, les époux formèrent le projet de vivre dans l’abstinence; mais peu de temps après, dans la paix d’un monastère dans lequel il s’était retiré, Ulf conclut sa vie terrestre.

Cette première période de la vie de Brigitte nous aide à apprécier ce que nous pourrions définir aujourd’hui comme une authentique «spiritualité conjugale»: ensemble, les époux chrétiens peuvent parcourir un chemin de sainteté, soutenus par la grâce du sacrement du mariage. Souvent, comme ce fut le cas dans la vie de sainte Brigitte et d’Ulf, c’est la femme qui, avec sa sensibilité religieuse, sa délicatesse et sa douceur, réussit à faire parcourir à son mari un chemin de foi. Je pense avec reconnaissance à de nombreuses femmes qui, jour après jour, illuminent aujourd’hui encore leur famille par leur témoignage de vie chrétienne. Puisse l’Esprit du Seigneur susciter aujourd’hui également la sainteté des époux chrétiens, pour montrer au monde la beauté du mariage vécu selon les valeurs de l’Evangile: l’amour, la tendresse, l’aide réciproque, la fécondité dans l’engendrement et l’éducation des enfants, l’ouverture et la solidarité envers le monde, la participation à la vie de l’Eglise.

Devenue veuve, Brigitte commença la deuxième période de sa vie. Elle renonça à contracter un autre mariage pour approfondir l’union avec le Seigneur à travers la prière, la pénitence et les œuvres de charité. Les veuves chrétiennes peuvent donc trouver elles aussi chez cette sainte un modèle à suivre. En effet, à la mort de son mari, Brigitte, après avoir distribué ses biens aux pauvres, tout en ne choisissant jamais la consécration religieuse, s’installa au monastère cistercien d’Alvastra. C’est là que commencèrent les révélations divines, qui l’accompagnèrent pendant tout le reste de sa vie. Celles-ci furent dictées par Brigitte à ses secrétaires-confesseurs, qui les traduisirent du suédois en latin et les rassemblèrent dans une édition de huit livres, intitulés Revelationes (Révélations). A ces livres s’ajoute un supplément, qui a précisément pour titre Revelationes extravagantes (Révélations supplémentaires).

Les Révélations de sainte Brigitte présentent un contenu et un style très variés. Parfois, la révélation se présente sous forme de dialogue entre les Personnes divines, la Vierge, les saints et également les démons; des dialogues dans lesquels Brigitte intervient elle aussi. D’autres fois, en revanche, il s’agit du récit d’une vision particulière; et d’autres encore racontent ce que la Vierge Marie lui révèle à propos de la vie et des mystères de son Fils. La valeur des Révélations de sainte Brigitte, qui fut parfois objet de certains doutes, fut précisée par le vénérable Jean-Paul II dans la Lettre Spes Aedificandi: «En reconnaissant la sainteté de Brigitte, l'Eglise, sans pour autant se prononcer sur les diverses révélations, a accueilli l'authenticité globale de son expérience intérieure» (n. 5).

De fait, en lisant ces Révélations, nous sommes interpellés sur des thèmes importants. Par exemple, on retrouve fréquemment la description, avec des détails très réalistes, de la Passion du Christ, pour laquelle Brigitte eut toujours une dévotion privilégiée, contemplant dans celle-ci l’amour infini de Dieu pour les hommes. Sur les lèvres du Seigneur qui lui parle, elle place avec audace ces paroles émouvantes: «O mes amis, j’aime si tendrement mes brebis, que, s’il était possible, j’aimerais mieux mourir autant de fois pour chacune d’elles de la mort que je souffris pour la rédemption de toutes, que d’en être privé» (Revelationes, Livre I, c. 59). La maternité douloureuse de Marie, qui en fit la Médiatrice et la Mère de miséricorde, est aussi un thème qui revient souvent dans les Révélations.

En recevant ces charismes, Brigitte était consciente d’être la destinataire d’un don de grande prédilection de la part du Seigneur: «Or, vous, ma fille — lisons-nous dans le premier livre des Révélations —, que j'ai choisie pour moi [...] aimez-moi de tout votre cœur [...] mais plus que tout ce qui est au monde» (c. 1). Du reste, Brigitte savait bien, et elle en était fermement convaincue, que chaque charisme est destiné à édifier l’Eglise. C’est précisément pour ce motif qu’un grand nombre de ses révélations étaient adressées, sous formes d’avertissements parfois sévères, aux croyants de son temps, y compris les autorités politiques et religieuses, pour qu’elles vivent de façon cohérente leur vie chrétienne; mais elle faisait toujours cela avec une attitude de respect et en pleine fidélité au Magistère de l’Eglise, en particulier au Successeur de l’apôtre Pierre.

En 1349, Brigitte quitta définitivement la Suède et se rendit en pèlerinage à Rome. Elle entendait non seulement prendre part au Jubilé de 1350, mais elle désirait aussi obtenir du Pape l'approbation de la Règle d'un Ordre religieux qu'elle entendait fonder, consacré au Saint Sauveur, et composé de moines et moniales sous l'autorité de l’abbesse. Cela ne doit pas nous surprendre: il existait au Moyen-Age des fondations monastiques avec une branche masculine et une branche féminine, mais pratiquant la même règle monastique, qui prévoyait la direction d'une Abbesse. De fait, dans la grande tradition chrétienne, une dignité propre est reconnue à la femme, et — toujours à l'exemple de Marie, Reine des Apôtres — une place propre dans l'Eglise qui, sans coïncider avec le sacerdoce ordonné, est tout aussi importante pour la croissance spirituelle de la Communauté. En outre, la collaboration d'hommes et de femmes consacrés, toujours dans le respect de leur vocation spécifique, revêt une grande importance dans le monde d'aujourd'hui.

A Rome, en compagnie de sa fille Karin, Brigitte se consacra à une vie d'intense apostolat et de prière. Et de Rome, elle partit en pèlerinage dans divers sanctuaires italiens, en particulier à Assise, patrie de saint François, pour lequel Brigitte a toujours nourri une grande dévotion. Enfin, en 1371, elle couronna son plus grand désir: le voyage en Terre Sainte, où elle se rendit en compagnie de ses fils spirituels, un groupe que Brigitte appelait «les amis de Dieu».

A cette époque-là, les Papes se trouvaient en Avignon, loin de Rome: Brigitte se tourna vers eux avec une grande tristesse, afin qu'ils reviennent au siège de Pierre, dans la Ville éternelle.

Elle mourut en 1373, avant que le Pape Grégoire XI ne rentre définitivement à Rome. Elle fut enterrée provisoirement dans l'église romaine «San Lorenzo in Panisperna», mais en 1374, ses enfants Birger et Karin la ramenèrent dans leur patrie, au monastère de Vadstena, siège de l'Ordre religieux fondé par sainte Brigitte, qui connut immédiatement une remarquable expansion. En 1391, le Pape Boniface IX la canonisa solennellement.

La sainteté de Brigitte, caractérisée par la multiplicité des dons et des expériences que j'ai voulu rappeler dans ce bref portrait biographique et spirituel, fait d'elle une éminente figure dans l'histoire de l'Europe. Originaire de Scandinavie, sainte Brigitte témoigne de la manière dont le christianisme a profondément imprégné la vie de tous les peuples de ce continent. En la déclarant co-patronne de l’Europe, le Pape Jean-Paul II a souhaité que sainte Brigitte — qui vécut au XIVe siècle, lorsque la chrétienté occidentale n'était pas encore frappée par la division — puisse intercéder efficacement auprès de Dieu, pour obtenir la grâce tant attendue de la pleine unité de tous les chrétiens.

Chers frères et sœurs, nous voulons prier à cette même intention, qui nous tient beaucoup à cœur, et pour que l'Europe sache toujours se nourrir à ses propres racines chrétiennes, tout en invoquant la puissante intercession de sainte Brigitte de Suède, fidèle disciple de Dieu et co-patronne de l'Europe. Merci de votre attention.

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Je salue cordialement les pèlerins francophones, en particulier les jeunes et les groupes paroissiaux! Je vous exhorte, chers époux chrétiens, à montrer au monde la beauté du mariage vécu selon les valeurs évangéliques. Quant à vous, chers jeunes, ayez à cœur de nourrir votre foi chrétienne pour la faire grandir. Bon pèlerinage à tous, avec ma bénédiction !

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APPEL

Ces dernières heures, un nouveau et terrible tsunami s'est abattu sur les côtes indonésiennes, frappées également par une éruption volcanique, provoquant de nombreux morts et personnes portées disparues. J'exprime aux familles des victimes mes plus vives condoléances pour la perte de leurs proches et j'assure toute la population indonésienne de ma proximité et de ma prière.

En outre, je suis, proche des chères populations du Bénin, frappées par des pluies continues, qui ont laissé de nombreuses personnes sans abri et dans des situations d'hygiène et de santé très précaires. J'invoque sur toute la nation la bénédiction et le réconfort du Seigneur.

Je demande à la communauté internationale de se prodiguer pour fournir l'aide nécessaire et pour soulager les difficultés de ceux qui souffrent à la suite de ces dévastations.

© Copyright 2010 - Libreria Editrice Vaticana

SOURCE : http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/audiences/2010/documents/hf_ben-xvi_aud_20101027_fr.html



St. Bridget of Sweden

(Also Birgitta).

The most celebrated saint of the Northern kingdoms, born about 1303; died 23 July, 1373.

Early life

She was the daughter of Birger Persson, governor and provincial judge (Lagman) of Uppland, and of Ingeborg Bengtsdotter. Her father was one of the wealthiest landholders of the country, and, like her mother, distinguished by deep piety. St. Ingrid, whose death had occurred about twenty years before Bridget's birth, was a near relative of the family. Birger's daughter received a careful religious training, and from her seventh year showed signs of extraordinary religious impressions and illuminations. To her education, and particularly to the influence of an aunt who took the place of Bridget's mother after the latter's death (c. 1315), she owed that unswerving strength of will which later distinguished her.

Marriage

In 1316, at the age of thirteen, she was united in marriage to Ulf Gudmarsson, who was then eighteen. She acquired great influence over her noble and pious husband, and the happy marriage was blessed with eight children, among them St. Catherine of Sweden. The saintly life and the great charity of Bridget soon made her name known far and wide. She was acquainted with several learned and pious theologians, among them Nicolaus Hermanni, later Bishop of Linköping, Matthias, canon of Linköping, her confessor, Peter, Prior of Alvastrâ, and Peter Magister, her confessor after Matthias. She was later at the court of King Magnus Eriksson, over whom she gradually acquired great influence. Early in the forties (1341-43) in company with her husband she made a pilgrimage to Santiago de Compostella. On the return journey her husband was stricken with an attack of illness, but recovered sufficiently to finish the journey. Shortly afterwards, however, he died (1344) in the Cistercian monastery of Alvastrâ in East Gothland.

Widowhood

Bridget now devoted herself entirely to practices of religion and asceticism, and to religious undertakings. The visions which she believed herself to have had from her early childhood now became more frequent and definite. She believed that Christ Himself appeared to her, and she wrote down the revelations she then received, which were in great repute during the Middle Ages. They were translated into Latin by Matthias Magister and Prior Peter.

St. Bridget now founded a new religious congregation, the Brigittines, or Order of St. Saviour, whose chief monastery, at Vadstena, was richly endowed by King Magnus and his queen (1346). To obtain confirmation for her institute, and at the same time to seek a larger sphere of activity for her mission, which was the moral uplifting of the period, she journeyed to Rome in 1349, and remained there until her death, except while absent on pilgrimages, among them one to the Holy Land in 1373. In August, 1370, Pope Urban V confirmed the Rule of her congregation. Bridget made earnest representations to Pope Urban, urging the removal of the Holy See from Avignon back to Rome. She accomplished the greatest good in Rome, however, by her pious and charitable life, and her earnest admonitions to others to adopt a better life, following out the excellent precedents she had set in her native land. The year following her death her remains were conveyed to the monastery at Vadstena. She was canonized, 7 October, 1391, by Boniface IX.


Kirsch, Johann Peter. "St. Bridget of Sweden." The Catholic Encyclopedia. Vol. 2. New York: Robert Appleton Company,1907. 26 Apr. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/02782a.htm>.


Saint Bridget of Sweden

St. Bridget (sometimes called Birgitta) was born about the year 1303 (by tradition on June 14th) in Upland, the chief province of Sweden, where her father, Birger, was governor. Her mother, Lady Ingeborg of Finsta, was a daughter of the governor of East Gothland. When only seven Bridget had a vision in which our Lady placed a crown on her head, and when ten, after a sermon on the Passion, she saw in a dream Christ wounded and bleeding. These two experiences seem to have been the formative ones of her life.
Her mother died in 1314, and she lived with an aunt until, in 1316, obediently but against her inclination, she married Ulf Gudmarsson. They had four boys and four girls. Two of the boys died young; Karl, the eldest, was worldly but devoted to our Lady; Birger, the second, though married, later became his mother’s companion and brought her body home to Sweden from Rome to be buried. Three of the girls married: Merita and Cecilia staying in Swedish society, while Catherine lost her husband and lived with her mother; the fourth, Ingebord, became a Cistercian.

Twenty-eight years after their marriage, Ulf died and Bridget went to live the penitential life she longed for near the Cistercian monastery at Alvastra. While three, she planned the Rule and Office of the order she was called to found but which she never saw in existence. After two years, in 1344, she went to Rome, where she died on July 23rd, 1373. Her canonization took place only eighteen years later, on October 7th, 1391.

St. Bridget had the gift of prophecy and worked many marvellous cures. Once widowed, she lived an ascetic life, eating very little, sleeping short hours, and praying continually. She followed a strict rule and practiced every possible kind of charitable work, even reducing herself to begging. She received constant inspirations which were either taken down by her chaplain and put into Latin, thus becoming known as her ‘Revelations,’ or took the form of letters to the succeeding popes, cardinals, and secular rulers of the day, telling them of their wickedness and how to reform their lives. Both in Sweden and in Rome she was either hated violently or loved as a saint. ‘Strong and full of courage,’ she was ‘homely and kind and had a laughing face.’

The Bridgettine order of nuns no longer has monks attached to it. There are twelve convents at the present time, Syon Abbey in Devonshire being the only religious house in England to have unbroken organic continuity since before the Reformation. All Bridgettines pray for the restoration of the mother house at Vadstena in Sweden, which really started after St. Bridget’s death but with her daughter, St. Catherine of Sweden, as first abbess. It was under the patronage of the bishop who had once been tutor to her sons, a circumstance she foretold years before. The Bridgettines cultivate a special devotion to our Lady and to the Passion of Christ, thus stemming naturally from the childhood visions and the whole life of their foundress.

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/bridget-of-sweden/


St. Bridget of Sweden, Widow

From the bull of her canonization published by Boniface IX. an. 1391; Bullar. t. 1, p. 297. Helyot, Hist. des Ord. Relig. t. 4, p. 25. Stevens, Monast. t. 2, p. 230. Godeau, Eloges des Princes et Princesses, p. 454. Messenius Secondiæ illustratæ, t. 9, p. 43, auctæ a Joan. Peringkioldo, fol. Stockholmæ, 1700. Vastovius in vita S. Brigittæ, cum notis Erici Benzelli in Vastovii Vitem Aquiloniam. An. 1708.

A.D. 1373.

ST. BIRGIT, more commonly called BRIDGET, or BRIGIT, was daughter of Birger, a prince of the royal blood of Sweden, legislator of Upland, 1 and of Ingeburgis, daughter to Sigridis, a lady descended from the kings of the Goths. Both the parents spent their lives in fervent exercises of piety, and had a singular devotion to the sacred passion of Christ. Birger consecrated all Fridays in a special manner to practices of penance, and never failed on that day to confess his sins, and receive the holy eucharist, endeavouring to put himself into such a disposition, as to be able to bear patiently all the crosses that might befal him till the next Friday. Ingeburgis was not less devoutly inclined, but died soon after the birth of our saint, which happened in the year 1304. Bridget was brought up by an aunt, who was a lady of singular piety. She did not begin to speak till she was three years old; and the first use she made of her tongue was to praise God: nor did she even in her childhood ever take pleasure in any discourse but what was serious. So strong and early was the grace of devotion with which God favoured her, that from her cradle all her views and desires tended only to piety, and in its exercises she found her greatest delight. No symptoms ever appeared in her of anger, spite, envy, jealousy, untowardness, or disobedience. She assisted assiduously at the church office, and at sermons. At ten years of age she was most tenderly affected by a sermon which she heard on the passion of Christ; and the night following seemed to see him hanging upon his cross covered with wounds, and pouring forth his blood in streams in every part of his body; at the same time, she thought she heard him say to her: “Look upon me, my daughter.” “Alas,” said she, “who has treated you thus?” She seemed to herself to hear him answer: “They who despise me, and are insensible to my love for them.” The impression which this moving spectacle made upon her mind was never effaced; and from that time the sufferings of her Redeemer became the subject of her most assiduous meditation, even when she was at work at her needle, and she could scarcely ever call them to mind without shedding abundance of tears. In obedience to her father, when she was only sixteen years of age, she married Ulpho, prince of Nericia in Sweden, who was himself only eighteen. This pious couple passed the first year after their marriage in continence, and having enrolled themselves in the third Order of St. Francis, lived in their own house as if they had been in a regular and austere monastery. They afterwards had eight children, four boys, and four girls, who were all favoured with the blessings of divine grace. Benedict and Gudma dying in their infancy, left their parents secure of their happiness; Charles and Birger died in the holy war in Palestine; Margaret and Cecily served God faithfully in the married state; and Indeburga and Catherine became nuns. The last was born in 1336, and died in 1381. She is honoured among the saints on the 22d of March. 2 After the birth of these children, the parents, at the suggestion of St. Bridget, made a mutual vow of continency, and consecrated their estates more than ever to the use of the poor, whom they looked upon as their own family, and for whom they built an hospital, in which they served the sick with their own hands. Ulpho entered into the most perfect sentiments of virtue and penance, with which the example of his wife inspired him; and resigning his place in the king’s council, and renouncing the court, he imitated her in all her devotions. To break all worldly ties by forsaking their country and friends, they made a painful pilgrimage to Compostella. In their return Ulpho fell sick at Arras, where he lodged with his wife and eight children, first in the street of the Lombards; but afterwards in the city, at the house of a clergyman or canon of our Lady’s, the cathedral, son of a nobleman named Bazentin, where, in the following century, Lewis XI. lodged in 1477. He received the viaticum and extreme-unction from the hands of the bishop of Arras, Andrew Ghini, a native of Florence. Bridget spared neither solicitude, pains, nor prayers for his recovery, and received an assurance of it by a revelation. He was accordingly restored again to his health, and arrived in Sweden, where he died soon after, in 1344, in the odour of sanctity, in the monastery of Alvastre, of the Cistercian Order, which rule, according to some, he had embraced, though others say that he was only preparing himself for that state. 3 At least his name is inserted in the Menology of that Order on the 12th of February.

Bridget being by his death entirely at liberty to pursue her inclinations as to the manner of life which she desired to lead, renounced the rank of princess which she held in the world, to take upon her more perfectly the state of a penitent. Her husband’s estates she divided among her children, according to the laws of justice and equity, and from that day seemed to forget what she had been in the world. She changed her habit, using no more linen except for a veil to cover her head, wearing a rough hair shift, and, for a girdle, cords full of knots. The austerities which she practised are incredible; on Fridays she redoubled her mortifications and other exercises, allowing herself no refection but a little bread and water. About the time of her husband’s death, in 1344, she built the great monastery of Wastein, in the diocess of Lincopen, in Sweden, in which she placed sixty nuns, and, in a separate inclosure, friars, to the number of thirteen priests, in honour of the twelve apostles and St. Paul; four deacons, representing the four doctors of the church, and eight lay brothers. She prescribed them the rule of St. Austin, with certain particular constitutions, which are said to have been dictated to her by our Saviour in a vision: but this circumstance is neither mentioned by Boniface IX. in the bull of her canonization, nor by Martin V. in the confirmation of her Order; and the popes, when they speak of this rule, mention only the approbation of the holy see, without making any inquiry about any such private revelation. The diocesan is the superior of all the monasteries of this Order situated in his diocess; but no new convent can be founded but with an express license and confirmation of the pope. The chief object of the particular devotions prescribed by this rule are the Passion of Christ, and the honour of his holy Mother. In this institute, as in the Order of Fontevrault, the men are subject to the prioress of the nuns in temporals, but in spirituals the women are under the jurisdiction of the friars; the reason of which is, because the Order being principally instituted for religious women, the men were chiefly admitted only to afford them such spiritual assistance as they want. The convents of the men and women are separated by an inviolable inclosure; but are contiguous so as to have the same church, in which the nuns keep choir above in a doxal, the men underneath in the church; but they can never see one another. The number of religious persons in each double monastery is fixed as above; but most of the great or double monasteries which were situated in the North, were destroyed at the change of religion, with that of Wastein or Vatzen, which was the chief house of the Order. There are two rich convents of nuns of this Order at Genoa, into one of which, only ladies of quality can be admitted. The greater part of monasteries of Brigittins, or of the Order of our Saviour, which now subsist, are single, and observe not the rule as to the number of religious, or the subjection of the friars to the nuns. There are still some double monasteries in Flanders, one at Dantzic, about ten in Germany, and some few others. 4

St. Bridget had spent two years in her monastery at Wastein when she undertook a pilgrimage to Rome, in order to venerate the relics of so many saints which are honoured in that city, and especially to offer up her fervent prayers at the tombs of the apostles. The example of her virtue shone forth with brighter lustre in that great city. The austerity of her watchings and penance, the tenderness of her devotion, her love of retirement, her fervour in visiting the churches, and in serving the sick in the hospitals, her severity towards herself, her mildness to all others, her profound humility, and her charity appeared in all she did. Remarkable monuments of her devotion are still shown in the church of St. Paul and other places at Rome, and in its neighbourhood; for the thirty last years of her life, she was accustomed to go every day to confession; and she communicated several times every week. The frequent use of the sacraments kindled every time fresh ardour in her soul. Nothing is more famous in the life of St. Bridget than the many revelations with which she was favoured by God, chiefly concerning the sufferings of our blessed Saviour, and revolutions which were to happen in certain kingdoms. It is certain that God, who communicates himself to his servants many ways, with infinite condescension, and distributes his gifts with infinite wisdom, treated this great saint and certain others with special marks of his goodness, conversing frequently with them in a most familiar manner, as the devout Blosius observes. Sometimes he spoke to them in visions, at other times he discovered to them hidden things by supernatural illustrations of their understandings, or by representations raised in their imagination so clearly, that they could not be mistaken in them; but to distinguish the operations of the Holy Ghost, and the illusions of the enemy, requires great prudence and attention to the just criteria or rules for the discernment of spirits. Nor can any private revelations ever be of the same nature, or have the same weight and certainty with those that are public, which were made to the prophets to be by them promulgated to the church, and confirmed to men by the sanction of miracles and the authority of the church.

The learned divine John de Turre-crematâ, afterwards cardinal, by order of the council of Basil, examined the book of St. Bridget’s revelations, and approved it as profitable for the instruction of the faithful; which approbation was admitted by the council as competent and sufficient. It however amounts to no more than a declaration that the doctrine contained in that book is conformable to the orthodox faith, and the revelations piously credible upon a historical probability. The learned Cardinal Lambertini, afterwards Pope Benedict XIV. writes upon this subject as follows: 5 “The approbation of such revelations is no more than a permission, that, after a mature examination, they may be published for the profit of the faithful. Though an assent of Catholic faith be not due to them, they deserve a human assent according to the rules of prudence, by which they are probable and piously credible, as the revelations of B. Hildegardis, St. Bridget and St. Catharine of Sienna.” What is most of all praiseworthy in St. Bridget is, that in true simplicity of heart, she always submitted her revelations to the judgment of the pastors of the church; and deeming herself unworthy even of the ordinary light of faith, she was far from ever glorying in any extraordinary favours, which she never desired, and in which she never employed her mind but in order to increase her love and humility. 6 If her revelations have rendered her name famous, it is by her heroic virtue and piety that it is venerable to the whole church. To live according to the spirit of the mysteries of religion, is something much greater and more sublime than to know hidden things, or to be favoured with the most extraordinary visions. To have the science of angels without charity is to be only a tinkling cymbal; but both to have charity, and to speak the language of angels, was the happy privilege of St. Bridget. Her ardent love of Jesus Christ crucified moved her to make a painful pilgrimage to visit the holy places in Palestine, where she watered with her pious tears the chief places which Christ had sanctified by his divine steps, and purpled with his adorable blood. In her journey she visited the most renowned churches in Italy and Sicily, with a devotion that excited all who saw her to fervour. Being returned safe to Rome, she lived there a year longer, but during that interval was afflicted with grievous distempers, under which she suffered the most excruciating pains with an heroic patience and resignation. Having given her last moving instructions to her son Birger, and her daughter Catharine, who were with her, she was laid on sackcloth, received the last sacraments, and her soul being released from its prison of clay, took its flight to that kingdom after which she had always most ardently sighed, on the 23d of July, 1373, being seventy-one years old. Her body was buried in the church of St. Laurence in Panis Perna, belonging to a convent of Poor Clares; but a year after her death, in July, 1374, it was translated to her monastery of Wastein in Sweden, by the procurement of her son Birger and St. Catharine. She was canonized by Boniface IX. in 1391, on the 7th of October, and her festival is appointed on the day following. 7 At the petition of the clergy and nobility of Sweden the general council of Constance examined again the proofs, and unanimously declared her enrolled among the saints on the 1st of February, 1415. 8 Her canonization was again confirmed by Martin V. in 1419. 9

The life and sufferings of our divine Redeemer are the book of life, in which both souls which now begin to serve God, and those who have long exercised themselves in the most perfect practices of all heroic virtues, find the most powerful incentives and means of spiritual improvement. The astonishing example which our most amiable and adorable Saviour here sets us of infinite meekness, patience, charity, and humility, if seriously considered and meditated upon, will speak a language which will reach the very bottom of our hearts, and totally reform our innermost affections and sentiments. That inordinate self-love and pride which by the contagion of sin seems almost interwoven in our very frame, will be beat down to the very ground: the poison of our passions with which our souls are so deeply infected in all their powers, will be expelled by this sovereign antidote; and sincere compunction, patience, humility, charity, and contempt of the world will entirely possess our affections. The more a soul is advanced in the school of all Christian virtues, the more feelingly she will find every circumstance in these sacred mysteries to be an unfathomed abyss of love, clemency, meekness, and humility, and an inexhausted source of spiritual riches in all virtues. By this meditation she will daily learn more perfectly the spirit of our divine Redeemer, and put on that blessed mind which was in Christ Jesus. In this interior conformity to him consists the reformation and perfection of our inner man: this resemblance, this image of our divine original formed in us, entitles us to the happy portion of his promises.

Note 1. In Upland, Stockholm became capital of all Sweden, being, for the convenience of a spacious harbour, built on six islands, in a lake and river ten miles from the sea. Upsal, twelve leagues to the north-west, was then, and long after, capital of Upland and of all Sweden. In the vast cathedral, which is covered with brass like many other places in Sweden, among the tombs of ancient kings and archbishops, is shown that of St. Brigit’s father. [back]

Note 2. On St. Catherine of Sweden, see her life printed after the works of St. Bridget, Vastovius, p. 107. Benzelius in notis, ib. p. 71. [back]

Note 3. Olaus Rosencrantz, apud Tho. Bartholinum, t. 2; Actor Medic. Hafniens, p. 56. [back]

Note 4. There was only one great monastery of this Order in England, called Sion-house, situate near the Thames in Middlesex, about ten miles from London, founded with royal magnificence by Henry V. in 1413. That prince erected at the same time three great monasteries, near his country house at Shene, now Richmond. One of the Carthusians on the Surrey-side of the river, in Shene, opposite to Sion-house, near Isleworth; another of the Celestines, which seems to have stood in Isleworth or Thistleworth, and this of Sion-house, which being very rich, was one of the first houses that were dissolved by Henry VIII. Edward VI. granted it first to Edward duke of Somerset, and after his attainder, to John duke of Northumberland. Queen Mary restored it to the abbess; but Elizabeth being advanced to the throne, it was again dissolved. The nuns all fled, first to Zurichsee in Zealand, thence to Mechlin, then to Rouen; and finding in none of these places any support, they at last passed to Lisbon, where Philip II. and many charitable private persons contributed to their relief, till a Portuguese lady becoming a nun among them, conveyed to their house an estate to which she was heiress. (See Dugdale’s Monast. vol. 2, p. 360; Stevens, t. 2, p. 233; Tanner’s Notitia Monastica, and Fuller’s Church Hist. b. 6, p. 362.) The revenues of this monastery at the dissolution are rated in Dugdale at seventeen hundred and thirty-one pounds, in Speed, at nineteen hundred and forty-four pounds. [back]

Note 5. De Canoniz. Sanct. l. 2, c. 32, n. 11. [back]

Note 6. The works of St. Bridget contain, 1. Devout Prayers on the Sufferings and Love of Christ; of which some are inserted in the common prayer-books, and some with her revelations. 2. Her Rule in thirty-one chapters, approved, in 1363, by Urban V. and confirmed by other popes, under the title of the Rule of the Order of our Saviour. 3. Her Revelations. 4. An Angelical Discourse on the excellence of our Blessed Lady; and four long Acts of thanksgiving to God for the principal mysteries of her life in the incarnation of the Divine Word.

  The Revelations were printed at Lubec in 1492; at Nuremberg, 1521, with cuts, much esteemed; at Rome, 1521, 1556, 1606, 1608; at Antwerp, 1611; at Cologn, 1628; at Munich, 1680; and an edition of her Prayers was given at Rome, in 1530, in 8vo. A considerable number of the Revelations was written from her relation of them by Peter, a Swedish Cistercian monk, who was her confessarius and companion in her travels, and who died in 1390; but the eighth book was written by Alphonsus, surnamed the Spaniard and the hermit, who resigned the bishopric of Jena in Andalusia, and who was also her confessarius. Had the whole been penned by the saint herself, it would have been compiled with more simplicity, and with greater life and spirit, and would have received a higher degree of certainty.

  Matthias or Matthew of Sweden, (called also of Cracow in Poland, being perhaps a native of that city,) who died bishop of Worms in 1410, as we learn from his epitaph in Oudin, t. 3, p. 1111, was also the saint’s director, when he was canon of Lincopen. He translated for her use the Bible into Gothic or Swedish, with short annotations. (See Benzelius, p. 66.) He also wrote on the Mass, Eucharist, and other theological subjects. Some of his MSS. are still preserved in different libraries.
  Before the year 1500, the office of our Blessed Lady by St. Bridget was published in London. See Wharton in his supplement to Usher, De Scripturis sacris vernaculis, p. 447. 
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Note 7. Bullar. t. 1, p. 297. See the whole procedure in Mabill. Musæum Italic. p. 535. [back]

Note 8. See Conc. Constant. p. 39. Lenfant, Hist. du Concile de Constance, l. 1, § 71, p. 67. Herman. ab Hardt. Prolegom. III. Conc. Constant. p. 15, et 28, t. 4, p. 67. [back]

Note 9. In proemio Op. S. Birgittæ. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume X: October. The Lives of the Saints.  1866.



Sainte Brigitte de Suède. Les Révélations Célestes. Traduction de Jacques Ferraige : http://jesusmarie.free.fr/brigitte_de_suede.html

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/SainteBrigitte/Table.htm

Sainte Brigitte de Suède. Sa Vie, Ses Révélations et son Œuvre (pdf) par la comtesse de Flavigny : http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/SainteBrigitte/Flavigny.pdf

Voir aussi : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/brigitte/index.htm

 http://jesusmarie.free.fr/brigitte_de_suede_les_15_oraisons.html