dimanche 28 octobre 2012

Saint SIMON le Zélote (ou le Cananéen) et Saint JUDE THADDAEUS, fils de Jacques, APÔTRES


Federico Barocci. Vierge à l'enfant, avec saint Simon et Jude, 1567, 

Saint Simon et Saint Jude

Apôtres

(Ier siècle)

Ces deux Apôtres ont leur fête le même jour parce qu'ils ont travaillé ensemble à la conversion des Gentils. – Saint Simon, qui était originaire de Cana, où Jésus changea l'eau en vin, reçut le surnom de Cananéen, pour le distinguer de Simon-Pierre, chef des Apôtres. Saint Jude était frère de saint Jacques le Mineur et de saint Siméon, évêque de Jérusalem, et comme eux cousin du Sauveur. Avant son élévation au ministère évangélique, il était agriculteur.

Saint Simon prêcha d'abord en Égypte, en Mauritanie, en Libye; saint Jude, après avoir prêché en Afrique avec beaucoup de succès, revint en Orient et annonça l'Évangile dans la Judée, la Samarie, la Syrie et la Mésopotamie. Simon et Jude se rejoignirent en Perse, et là ils combattirent et moururent ensemble.

Les choses extraordinaires que Dieu opéra par leurs mains les firent traiter avec respect par le roi de ce pays, qui leur laissa la liberté de prêcher leur doctrine si sainte et si nouvelle. Un fait vint ajouter à leur prestige: Deux tigres, échappés de leur cage, étaient la terreur du pays. Au nom de Jésus-Christ, les Apôtres commandèrent à ces bêtes féroces de les suivre, et ils les emmenèrent dans leur maison. Le roi, toute sa cour et plus de soixante mille Perses se firent chrétiens. Des églises s'élevèrent sur les ruines des temples des idoles; le triomphe du Christ était complet.

Mais l'ennemi des âmes déchaîna toute sa fureur pour arrêter les progrès de l'Évangile. Simon et Jude étant allés annoncer Jésus-Christ en d'autres villes, les païens voulurent les contraindre à sacrifier au soleil, qu'ils adoraient comme un dieu:

– Mon frère, dit alors Jude à Simon, je vois le Seigneur qui nous appelle.

– Et moi, reprit Simon, j'ai vu aussi Jésus-Christ entouré de Ses Anges, et un des Anges m'a dit: "Je vous ferai sortir du temple et je ferai crouler sur eux tout l'édifice.

– Qu'il n'en soit pas ainsi! ai-je répondu, peut-être quelques-uns se convertiront-ils!

– Et voici qu'en ce moment un Ange leur dit à tous les deux: "Que choisissez-vous, ou la mort pour vous, ou l'extermination de ce peuple impie?

– Miséricorde pour ce peuple! crièrent les deux Apôtres. Que le martyre soit notre partage!"

Cependant les prêtres des dieux les exhortaient à sacrifier: "Le soleil, dit Simon, n'est que le serviteur de Dieu; ce sont les démons qui résident en vos idoles; je leur ordonne de sortir." Et les démons, sous une forme horrible, sortirent des statues brisées. Alors le peuple se jeta sur les deux Apôtres et les massacra, pendant qu'ils bénissaient Dieu et priaient pour leurs bourreaux.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/saint_simon_et_saint_jude.html


SAINT SIMON ET SAINT JUDE, APÔTRES

Simon signifie obéissant ou triste. Il eut deux surnoms, car on l’appela Simon le Zélé, et Simon le Cananéen, de Cana, bourg de la Galilée, où le Seigneur changea l’eau en vin. En outre Zélé et Cananéen sont tout un, puisque Cana signifie zèle. Or, saint Simon posséda l’obéissance en accomplissant les préceptes; la tristesse en compatissant aux affligés; le zèle en travaillant constamment avec ardeur au salut des âmes. Jude veut dire confessant ou glorieux : ou bien il vient de (224) donnant jubilation. En effet, il confessa la foi, il posséda la gloire du royaume et la jubilation de la joie intérieure. Il eut beaucoup de surnoms : car il fut appelé Judas, frère de Jacques, comme frère de saint Jacques le Mineur; 2° il fut appelé Thaddée, qui veut dire s'emparant du prince, ou bien Thaddée vient de Thadea et Deus. Thadea signifie vêtement royal. Il fut le vêtement royal de Dieu par les vertus qui l’ont orné et par où il a pris le prince J.-C.; ou Thaddée vient de Quasi tam Deus, c'est-à-dire grand comme Dieu, par son adoption ; 3° dans l’Histoire ecclésiastique, il est nommé Leben, qui veut dire coeur, ou petit coeur, c'est-à-dire qui orne son coeur, ou bien Lebens, comme on dirait Lebes, bassin ; coeur par sa magnanimité; petit cœur par sa pureté; bassin par: sa plénitude de grâces, puisqu'il a mérité d'être comme une chaudière, un vase de vertus et de grâces. Leur passion et leur légende furent écrites en hébreu par Abdias, évêque de Babylone, qui avait reçu l’épiscopat des mains des apôtres eux-mêmes. Throphée, disciple d'Abdias, les traduisit en grec, et Africanus en latin.

Simon de Cana et Jude Thaddée étaient les frères de saint Jacques le mineur, et fils de Marie Cléophé qui fut mariée à Alphée. Jude fut envoyé à Abgare, roi d'Edesse, par saint Thomas, après l’ascension du Seigneur. On lit en effet dans l’Histoire ecclésiastique (Eusèbe, l. I, c. XIII) que cet Abgare adressa une lettre ainsi conçue à N.S. J.-C. : « Abgare, roi, fils d'Euchassias, à Jésus, le bon Sauveur, qui a apparu dans le pays de Jérusalem, salut : J'ai entendu parler de vous et des guérisons que vous faites, sans employer ni médicaments, ni herbes : d'un mot vous faites voir les aveugles, marcher droit les boiteux, les lépreux sont purifiés et les morts reviennent à la vie. Ayant entendu raconter de vous toutes ces merveilles, je pense de deux choses l’une, ou que vous êtes Dieu et que vous êtes descendu du ciel afin d'opérer ces prodiges, ou que vous êtes le fils de Dieu, si vous agissez ainsi. C'est pourquoi je vous écris pour vous prier de prendre la peine de venir me voir et me guérir d'une douleur qui me tourmente depuis longtemps. J'ai su encore que les Juifs murmurent contre vous et veulent vous faire un mauvais parti, venez donc chez moi; j'ai une ville petite, il est vrai, mais convenable, qui peut suffire à deux personnes. » N.-S. J.-C. lui répondit en ces termes « Vous êtes bienheureux d'avoir cru en moi, sans m’avoir vu ; car il est écrit de moi que ceux qui ne me voient pas, croiront, et que ceux qui me voient, ne croiront point. Quant à ce que vous m’avez écrit d'aller chez vous, il faut que s'accomplissent toutes les choses pour lesquelles j'ai été envoyé, et ensuite que je sois reçu de celui qui m’a envoyé. Après mon ascension, je vous enverrai un de mes disciples pour vous guérir, et vous vivifier. » Alors Abgare comprenant qu'il ne pouvait pas voir J.-C. en personne, envoya (c'est ainsi qu'on le trouve dans une histoire antique, d'après le témoignage de Jean Damascène, l. IV) un peintre à Jésus pour faire son portrait afin devoir au moins dans son image celui qu'il ne pouvait voir en personne. Mais quand le peintre était auprès de Jésus, il ne pouvait voir distinctement sa face, ni tenir les yeux fixés sur lui, à cause de l’éclat extraordinaire qui partait de sa tête, de sorte qu'il ne put le peindre comme il en avait reçu l’ordre. Le Seigneur, voyant cela, prit un vêtement qui servait de linge au peintre , et le mettant sur sa figure, il y imprima ses traits et l’envoya au roi Abgare qui le désirait. Or, tel était le portrait du Seigneur d'après cette histoire antique, toujours selon le témoignage de Jean de Damas : Il avait de beaux yeux, des sourcils épais, la figure longue et légèrement penchée, ce qui est un signe de maturité.

Or, cette lettre de Notre-Seigneur J.-C. a, dit-on, une telle vertu, que dans cette ville d'Edesse aucun hérétique ni aucun païen n'y saurait vivre, et un tyran quelconque n'oserait y faire mal à personne (Ordéric Vital, l. II). En effet, s'il arrive qu'une nation vienne attaquer cette ville à main armée, un enfant, debout au haut de la porte, lit cette lettre et le même jour, les ennemis, soit qu'ils aient peur, prennent la fuite, soit qu'ils veulent la paix, entrent en composition avec les citoyens ; c'est ce qu'on rapporte être autrefois arrivé : mais dans la suite la ville fut prise et profanée par les Sarrasins ; elle avait perdu son privilège en raison des péchés innombrables qui s'étaient commis publiquement dans tout l’Orient. Quand Notre-Seigneur fut monté au ciel (ainsi le lit-on dans l’Histoire ecclésiastique, l. I, c. XIII), l’apôtre saint Thomas envoya Thaddée, autrement dit Jade, au roi Abgare, pour accomplir la promesse de Dieu. Arrivé auprès d'Abgare, après qu'il lui eut déclaré être le disciple à lui promis par Jésus, le roi vit dans le visage de Thaddée une splendeur admirable et divine. A cette vue, stupéfait et effrayé, il adora le Seigneur en disant : « Vraiment vous êtes le disciple de Jésus, fils de Dieu, qui m’a écrit: «Je vous enverrai quelqu'un de mes disciples pour vous guérir et vous donner la vie. » Thaddée lui dit : « Si vous croyez au Fils de Dieu, vous obtiendrez dit ce que votre cœur désire. » Abgare répondit : « Je crois de vrai, et les Juifs qui l’ont crucifié je les égorgerais volontiers, si j'en avais le pouvoir et si l’autorité des Romains n'était pour moi un obstacle insurmontable. » Or, comme Abgare était lépreux, lit-on en quelques livres, Thaddée prit la lettre du Sauveur en frotta la face du roi et aussitôt il recouvra la santé la plus parfaite. — Par la suite, Jude, prêcha dans, la Mésopotamie et dans le Pont, et Simon en Egypte. Ensuite, ils vinrent tous les deux en Perse où ils rencontrèrent deux magiciens, Laroës et Arphaxat, que saint Mathieu avait chassés de l’Ethiopie. A cette époque, Baradach, général du roi de Babylone, avant de partir pour combattre les Indiens, ne pouvait obtenir aucune réponse de. ses dieux : mais en allant au temple d'une ville voisine, on apprit que l’arrivée des apôtres ! était la cause pour laquelle les dieux ne pouvaient répondre. Alors le général les fit chercher et quand il les eut trouvés, il leur demanda qui ils étaient et ce qu'ils étaient venus faire. Les apôtres répondirent: « Si c'est notre nation que vous voulez connaître, nous sommes hébreux; si c'est notre condition, nous déclarons être les serviteurs da Christ; si vous voulez savoir le motif de notre venue, c'est pour vous sauver. » Le général leur répartit : « Quand je serai revenu vainqueur, je vous entendrai. » Les apôtres lui dirent : « Il y aurait pour vous bien plus d'avantage à connaître celui qui peut ou vous faire remporter la victoire ou du moins disposer les rebelles à la paix. » Le général leur répondit: « Je vois que vous êtes plus puissants que nos dieux ; annoncez-nous donc d'avance, je vous prie, l’issue de la guerre. » Les apôtres lui dirent : « Afin que vous sachiez que vos dieux sont des menteurs, nous leur ordonnons de répondre à vos demandes et, en disant ce qu'ils ignorent, nous allons vous prouver qu'ils ont menti en tout point. » Alors les prêtres des idoles prédirent une grande bataille dans laquelle beaucoup de monde serait massacré de part et d'autre. Les apôtres se mirent alors à rire, et le général leur dit : « Moi, je suis saisi de crainte, et vous, vous riez? » Les apôtres répondirent : « Ne craignez rien, car la paix est entrée ici avec nous, et demain, à la troisième heure, les ambassadeurs des Indiens viendront vous trouver, faire leur soumission et implorer la paix. » Alors les prêtres se mirent à éclater de rire aussi, en disant au général: « Ces gens-là veulent vous inspirer de la sécurité, afin que ne vous tenant pas sur vos gardes, vous soyez défait par nos ennemis. » Les apôtres reprirent : « Nous ne vous avons pas dit : attendez un mois, mais un jour, et demain vous serez vainqueur et vous aurez la paix. » Alors le général les fit garder tous les deux, afin de leur rendre hommage, s'ils avaient dit la vérité sur ce qui devait échoir, ou bien de les punir pour leur mensonge criminel. Le lendemain donc, ce que les apôtres avaient prédit, s'étant réalisé, et le général ayant voulu faire brûler les prêtres, il en fut empêché par les apôtres qui avaient été envoyés non pour tuer les vivants, mais pour ressusciter les morts.

Alors le général, plein d'admiration de ce qu'ils n'avaient pas laissé tuer les prêtres des idoles et de ce qu'ils ne voulaient accepter rien de leurs richesses, les conduisit au roi: « Prince, lui dit-il, voici des dieux cachés sous des figures d'hommes ! » et après lui avoir raconté,. en présence des magiciens, tout ce qui s'était passé, ceux-ci, excités par l’envie, dirent que c'étaient des gens rusés et qu'ils méditaient de mauvais projets contre l’État. Le général leur dit : « Si vous l’osez, luttez avec eux. » Les magiciens lui dirent: « Si tu veux voir qu'ils ne pourront parler en notre présence, qu'on amène ici les hommes les plus éloquents, et si, devant nous, ils osent ouvrir la bouche, vous aurez la preuve que nous ne sommes propres à rien. » Un grand nombre d'avocats ayant été amenés, à l’instant, ils devinrent muets en présence des mages, au point qu'ils ne pouvaient pas même manifester par des signes qu'ils étaient incapables de parler. Et les magiciens dirent au roi : « Afin que tu saches que nous sommes des dieux, nous allons leur permettre de parler, mais ils ne pourront se promener; puis nous leur rendrons la faculté de marcher, mais nous ferons qu'ils ne voient pas, bien qu'ayant les yeux ouverts. » Quand tout cela eut été exécuté, le général mena les avocats honteux et confus aux apôtres: mais les avocats ayant vit que ceux-ci étaient vêtus grossièrement, ils les méprisèrent intérieurement. Simon leur dit : « Souvent il arrive que dans des écrins d'or et semés de pierreries se trouvent renfermés des objets sans valeur, et que dans les plus viles bottes de bois soient rangés des colliers de perles d'un grand prix. Or, qui désire devenir le propriétaire d'une chose, fait moins d'attention au contenant qu'au contenu. Promettez-nous donc d'abandonner le culte des idoles et d'adorer le Dieu invisible; de notre côté, nous ferons le signe de la croix sur vos fronts et vous pourrez confondre les magiciens. » Après en avoir fait la promesse et avoir été signés au front, les avocats retournèrent de nouveau chez le roi, auprès duquel se trouvaient encore les magiciens, qui n'eurent plus le moindre empire sur eux; et ils s'en moquèrent devant tout le monde; alors les magiciens irrités firent venir beaucoup de serpents. Aussitôt le roi donna ordre de faire venir les apôtres qui remplirent leurs manteaux des serpents et les jetèrent sur les magiciens en disant : « Au nom du Seigneur, vous ne mourrez point, mais vous serez déchirés par les serpents et vous pousserez des cris de douleur qui ressembleront à des mugissements. »

Et comme les serpents leur rongeaient les chairs, et que ces malheureux hurlaient comme des loups, le roi et les autres priaient les apôtres de laisser tuer les magiciens par les serpents. Les apôtres leur répondirent : « Nous avons été envoyés pour ramener de la mort à la vie, mais non pour précipiter de la vie dans la mort. » Et, après avoir fait une prière, ils ordonnèrent aux serpents de reprendre tout le poison qu'ils avaient injecté, et ensuite de retourner dans leur repaire. Or, les douleurs supportées par les magiciens, au moment où les serpents reprirent leur poison, furent plus vives que celles qu'ils avaient ressenties quand leurs chairs étaient dévorées. Les apôtres leur dirent : « Pendant trois jours, vous ressentirez de la douleur; mais, le troisième jour, vous serez guéris, afin que vous renonciez alors à votre malice. » Trois jours s'étant écoulés, sans que les magiciens pussent ni manger, ni boire, ni dormir, tant leurs souffrances étaient grandes, les apôtres vinrent les trouver et leur dirent : « Le Seigneur n'agrée pas qu'on le serve par force; levez-vous donc, soyez guéris, et allez avec la faculté de faire librement ce que vous voulez. » Ils persistèrent dans leur malice, et s'enfuirent loin des apôtres, contre lesquels ils ameutèrent Babylone presque tout entière. — Après, quoi, la fille d'un général conçut par fornication, et en mettant un fils au monde, elle accusa un saint diacre de lui avoir fait violence, en disant qu'elle avait conçu de son fait. Or, comme les parents voulaient tuer le diacre, les apôtres arrivent et s'informent de l’époque de la naissance de l’enfant. On leur répondit: « Aujourd'hui même, à la première heure du jour. » Alors, les apôtres dirent : « Apportez l’enfant, et faites venir aussi le diacre que vous accusez. » Quand cela fut fait, les apôtres dirent à l’enfant : « Dis, enfant, au nom du Seigneur, si ce diacre a eu pareille audace.» A cela, l’enfant reprit : « Ce diacre est chaste et saint; jamais il n'a souillé sa chair. » Or, comme les parents de la jeune fille insistaient pour que les apôtres demandassent quel avait été l’auteur du crime, ceux-ci répondirent : « Notre devoir est de délivrer les innocents, mais non de perdre les coupables. » — A la même époque, deux tigres très féroces, renfermés chacun dans une fosse, s'échappèrent et dévorèrent tous ceux qu'ils rencontraient. Les apôtres vinrent à eux et, au nom du Seigneur, ils les rendirent doux comme des agneaux. Les apôtres voulurent s'en aller, mais, sur la prière qu'on leur en fit, ils restèrent encore un an et trois mois ; dans cet intervalle, plus de soixante mille hommes, sans compter les petits enfants, furent baptisés avec le roi et les princes.

Les magiciens dont on vient de parler vinrent à une ville nommée Suanir, où se trouvaient 70 prêtres des idoles qu'ils animèrent contre les apôtres, afin qu'à leur arrivée en ce pays, on les forçât à sacrifier ou qu'on les exterminât. Lors donc que les apôtres eurent parcouru toute la province et qu'ils furent parvenus jusqu'à cette ville, les prêtres et tout le peuple se saisissent d'eux et les conduisent au temple du Soleil, Les démons se mirent alors à crier, par l’organe des énergumènes : « Qu'y a-t-il entre vous et nous, apôtres du Dieu vivant ? Voici qu'à votre entrée, nous sommes brûlés par les flammes. » L'ange du Seigneur apparut dans le même moment aux apôtres, et leur dit : « Choisissez de deux choses l’une, ou bien que ces gens meurent à l’instant, ou bien que vous soyez martyrs. » Les apôtres répondirent : « Il faut adorer la miséricorde de Dieu, afin qu'elle les convertisse et qu'elle nous conduise à la palme du martyre. » Après avoir imposé silence, les apôtres dirent : « Pour vous convaincre que ces idoles sont pleines de démons, voyez, nous leur commandons de sortir et de briser chacun sa statue. » Aussitôt, deux Ethiopiens, noirs et nus, sortirent, au grand effroi de tout le monde, des statues et, après les avoir brisées, se retirèrent en poussant des cris horribles. A cette vue, les prêtres se jetèrent sur les apôtres et les égorgèrent tout aussitôt. Or,. à l’instant même, quoique le ciel fût fort serein; il se fit entendre des coups de tonnerre si violents, que le temple se fendit, en trois endroits, et que deux magiciens, frappés par la foudre, furent réduits en charbon. Le roi transporta les corps des apôtres dans sa ville, et fit élever en leur honneur une église d'une magnificence admirable. — Quant à saint Simon, on trouve en plusieurs endroits qu'il fut attaché à une croix, fait attesté par Isidore, dans son Livre sur la mort des Apôtres ; par Eusèbe, dans son Histoire ecclésiastique; par Bède, dans son Commentaire sur les actes des Apôtres, et par maître Jean Beleth, dans sa Somme. Ils prétendent qu'après avoir prêché en Égypte , il revint à Jérusalem, et quand saint Jacques le Mineur fut mort, il fut choisi d'une voix unanime par les apôtres, pour être évêque de cette ville; avant son décès, on raconte qu'il ressuscita trente morts. Aussi chante-t-on dans son office : « Il rendit la vie à trente personnes englouties ans les flots. » Après avoir gouverné l’église de Jérusalem de longues années, et être parvenu à l’âge de 120 ans, du temps de l’empereur Trajan, Atticus, qui exerçait les fonctions de consul à Jérusalem, le fit prendre et accabler d'outrages. En dernier lieu, il le fit attacher à une croix, tout le monde et le juge admirant qu'un vieillard de 120 ans subît le supplice de la croix. Cependant quelques-uns disent, et cela est exact, que ce ne fut pas l’apôtre Simon qui souffrit le martyre de la croix et fut évêque de Jérusalem, mais que ce fut un autre Simon, fils de Cléophé, frère de Joseph ; fait attesté par Eusèbe, évêque de Césarée, dans sa chronique. Isidore et Bède le disent aussi en leurs chroniques ; car Isidore et Eusèbe rétractèrent, dans la suite, ce qu'ils avaient avancé d'abord ; ceci se prouve par l’autorité de Bède, qui se reproche dans ses rétractations d'avoir partagé ce sentiment. Usuard atteste la même chose aussi dans son Martyrologe.

La Légende dorée de Jacques de Voragine nouvellement traduite en français avec introduction, notices, notes et recherches sur les sources par l'abbé J.-B. M. Roze, chanoine honoraire de la Cathédrale d'Amiens, Édouard Rouveyre, éditeur, 76, rue de Seine, 76, Paris mdccccii

SOURCE : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome03/160.htm


Saints Simon et Jude

Plût à Dieu, écrivait saint Jean Chrysostome, qu'il y eût eu quelqu'un pour nous transmettre soigneusement l'histoire des apôtres ! Ce vœu ne s'est pas réalisé pour saint Simon ni pour saint Jude dont l'Evangile ne nous a guère conservé que les noms.

L'obscurité qui enveloppe saint Simon a semblé autoriser quelques historiens ecclésiastiques à le confondre avec saint Syméon, qui, après saint Jacques le Mineur, fut évêque de Jérusalem. Néanmoins il paraît plus probable qu'il faut distinguer l'un de l'autre les deux saints, rapprochés seulement par le nom.

Dans la liste des Apôtres que nous ont transmise les évangiles de saint Matthieu et de saint Marc, Simon est nommé à l'avant-dernier rang, avec le surnom Cananæus. Beaucoup ont affirmé

que ce surnom marquait peut-être le lieu de sa naissance, Cana ; de là à penser qu'il était l’époux des noces de Cana, il n'y avait pas loin, et certain n’ont pas manqué de le suggérer. Cependant, il semble bien que saint Luc donne le vrai sens de ce surnom, lorsqu'il qualifie Simon (placé par lui au dixième rang des apôtres), de Zelote, c'est-à-dire plein de zèle : en hébreu Qan'ani, d'où la transcription Cananæus.

Nous pouvons en conclure que Simon s'était attaché à la secte qui se décorait du titre de Zélotes, dont les membres faisaient profession d'un spécial attachement à la Loi et à toutes ses prescriptions ; ils poussaient le zèle jusqu'à être prêts à réprimer les violations de ce saint Code, fût-ce à main armée, comme le fit jadis Phinèès. Ils s'étaient groupés lorsque, Hérode mort, les Romains, vers l'an 6 de l'ère chrétienne, avaient pris l'administration directe de la Palestine, et ils prétendaient s'opposer à la domination étrangère, attendant du Messie la libération de leur race. Plus tard ils joueraient un rôle important et funeste dans les derniers jours de Jérusalem et, sous prétexte de combattre les usurpateurs, couvriraient leur pays de ruines et de cadavres. Simon sans doute, s'il donna effectivement son nom à ce parti, n'avait de commun avec lui que l'ardeur pour l'observance de la Loi, mais non point la farouche violence.

Le saint apôtre Jude, frère de Jacques le Mineur et cousin de Notre Seigneur Jésus-Christ, était désigné, lui aussi, par un surnom ; on lui en donnait même deux : Lebbée et Thaddée, ce qui fait dire à saint Jérôme qu'il était trinomius, à trois noms. Les deux surnoms peuvent se traduire par l’expression : homme de cœur ; encore que le premier exprime plutôt le courage, tandis que le second exprime plutôt la tendresse, qui, sans doute, étaient les caractéristiques de cet apôtre. Et c'est peut-être pour son âme affectueuse, que le peuple chrétien l'a de préférence nommé Thaddée.

A la suite de Notre-Seigneur, saint Simon et saint Jude ne se distinguèrent pas des autres apôtres. Très attaché à sa personne, mais ne voyant en lui que le restaurateur temporel du royaume d'Israël, ne comprenant guère les hauts enseignements et les terribles prédictions par lesquels Jésus s'efforçait d'ouvrir et d'élever l'intelligence de ses apôtres, Jude fut peut-être, avec ses frères Simon et Josès, de ces frères du Seigneur qui doutaient de lui et le poussaient à se manifester au monde[1], et qui, après la résurrection, eurent quelque peine à reconnaître sa vérité, comme le leur reprocha le Maître[2]. Ainsi le permettait la Providence divine pour donner à notre foi une base plus inébranlable. Il fallait la diffusion du Saint-Esprit dans ces âmes d'enfants du peuple, pour y faire germer la foi inébranlable et les vues sublimes.

Après la Pentecôte, Simon et Thaddée unirent leurs efforts à ceux de leurs frères pour l'évangélisation de la Palestine. Bientôt la persécution éclata. Jacques, fils de Zébédée, mis à mort, Simon Pierre emprisonné par Hérode et miraculeusement délivré, il sembla que l'heure était venue d'obéir à l'ordre du Seigneur :

« Si on vous poursuit dans une ville, sortez-en, secourant la poussière de vos pieds, et fuyez dans une autre[3]. » Les apôtres se partagèrent donc le monde avec une émouvante audace, et partirent. « On aime à se représenter cette suprême réunion où les Douze, tout pénétrés encore de la bénédiction et de la parole de Pierre, qui leur a rappelé les bontés du Maître, se séparent en s'embrassant. Ils ont au front un rayonnement céleste. Leur main serre énergiquement le bâton de voyageur qui sera leur houlette ou leur sceptre. Ils n'ont rien autre pour lutter contre l'ennemi, que la foi au Maître qui les envoie, et cependant on sent que leur triomphe est certain. C'est par ces paysans galiléens pauvres, ignorants, inexpérimentés, que le paganisme sera vaincu, comme Goliath l'avait été par David, le pâtre de Bethléem. »

Vers quelles nations se dirigèrent Thaddée et Simon ? Il est difficile de l'établir. Quelques-uns ont cru voir Simon chez le roi d'Edesse[4] qui l'aurait envoyé au roi d'Assyrie pour le guérir d'une maladie dangereuse. Selon d'autres, après avoir évangélisé l'Egypte, poursuivant sa route à travers l'Afrique, il serait parvenu jusqu'en Angleterre. Une tradition prétend qu’il passa d'Edesse en Mésopotamie, d'où il revint mourir à Edesse. Il semble plus probable qu'après l'Egypte, Simon s’en fût en Perse, puis que, revenant sur ses pas, il aurait rejoint en Mésopotamie Thaddée, au martyre de qui il aurait été associé.

Jude avait accompli à la lettre le précepte de détachement du Maître et laissé sa famille, car il aurait été marié au moment de sa vocation par Notre-Seigneur, et avait eu des enfants : sous le règne de Domitien ses descendants, dénoncés à l'empereur comme fils de David, furent mandés à Rome, soigneusement interrogés sur leur fortune, qui était petite, sur leur travail, qui avait durci leurs mains, sur leurs espérances au Christ, qui étaient toutes surnaturelles ; enfin ils furent renvoyés dans leur pays, où ils vécurent en paix jusqu'au règne de Trajan.

Thaddée, sans doute, commença par prêcher en Samarie et en Idumée, puis en Arabie et en Syrie. C'est alors qu'il écrivit l'épître qui porte son nom où il stigmatise les erreurs que saint Pierre condamne dans sa seconde épître ; entre ces deux documents il existe des ressemblances qui forcent à conclure à une influence mutuelle, à une imitation volontaire de l'un des écrivains par l'autre, constatations nécessaires mènent à placer la composition de l'épître de saint Jude à une époque peu avancée de sa vie apostolique. Du reste, si particulièrement utile qu'elle fût pour ses contemporains, cette lettre ne le reste pas moins pour nous, lorsqu'elle nous apprend à « élever de plus en plus haut l'édifice de notre foi, à nous conserver dans l'amour de Dieu, en attendant la miséricorde de Notre-Seigneur Jésus-Christ.[5] »

Elle porte à chaque ligne la justification de ce nom de Thaddée, l'homme de cœur, que fut Jude et qui se montre si à découvert dans la doxologie qui la termine : « A celui qui a le pouvoir de vous préserver de toute chute et de vous faire paraître irrépréhensibles et pleins d'allégresse devant le trône de sa gloire, au seul Dieu ; notre Sauveur, par Notre-Seigneur Jésus-Christ, soient gloire, majesté, force et empire dès avant tous les siècles et maintenant et dans tous les siècles ! Amen ! [6]»

Sortant d'Arabie, marchant vers l'est, il entra en Mésopotamie, il pénétra en Perse. Il semble toutefois que c'est entre les fleuves de l'Euphrate et du Tigre qu’il prêcha et fut, selon la tradition la plus vraisemblable, martyrisé, en un lieu mal défini qu'on appelle Arat ou Arara. Dans des circonstances absolument ignorées, il aurait été cloué à la croix, et son supplice se serait achevé sous les traits ou les pierres dont on l'aurait accablé.

Les corps de saint Simon et de saint Jude, d'abord ensevelis à Babylone, furent portés à Rome, sans doute à l'époque où les Mahométans s'emparèrent de la Perse (VII° siècle). On pense que le Pape saint Léon III les donna à Charlemagne, après l'avoir couronné empereur (800), en reconnaissance des signalés services rendus par ce prince au Saint-Siège. Charlemagne donna ces insignes reliques, avec beaucoup d'autres, à la Basilique Saint-Sernin, à Toulouse. L'insigne Basilique Saint-Sernin (Saint-Saturnin), de Toulouse, est connue dans le monde entier par l'antiquité de son origine (IV° siècle), mais surtout par le nombre et la dignité des corps saints qu'elle possède. Entre ses précieuses reliques, celles de saint Jude attirent particulièrement l'attention des fidèles qui ont à recommander à Dieu des affaires difficiles.

[1] Evangile selon saint Jean, VII 4 & XIV 22.

[2] Evangile selon saint Marc, XVI 14.

[3] Evangile selon saint Luc, IX 5 & X 10-11 ; évangile selon saint Matthieu, X 14 ; évangile selon saint Marc, VI 11.

[4] Abgar V Oukkama le Noir, roi arabe d’Edesse, selon une tradition légendaire aurait échangé une correspondance avec le Christ qui lui aurait envoyé son portrait ; il aurait été baptisé par l’apôtre Jude (Thadée).

[5] Epître de saint Jude, 20.

[6] Epître de saint Jude, 24-25.


Georges de La Tour, Saint Jude

Prière pour toute sorte de nécessités

O saint Jude ! mon très puissant avocat, me voici humblement prosterné à vos pieds pour vous exposer mes besoins spirituels et temporels.

Daignez jeter sur moi un de vos regards de bonté. Comme votre cœur est spécialement porté à venir en aide aux âmes affligées, je ne puis douter que vous ne pensiez à moi avec des sentiments d'une miséricordieuse tendresse.

Ainsi, encouragé par les grandes grâces que vous avez coutume d'obtenir aux âmes les plus nécessaires, je me présente aux pieds du trône de votre gloire pour vous faire connaître tel ou tel besoin que j'éprouve. Ah ! obtenez-moi qu'il veuille bien donner à mon pauvre cœur telle ou telle consolation. A raison de votre proche parenté avec Notre-Seigneur Jésus-Christ et à cause des grands mérites de votre laborieux apostolat, vous vous trouvez plus près de la source des grâces, et par conséquent plus capable d'en recevoir pour les distribuer aux malheureux qui vous invoquent. Aussi est-il inouï que ceux qui sont venus frapper à la porte de votre cœur s'en soient retournés non exaucés.

Je mets donc en vous une entière confiance, et, de votre côté, laissez-vous attendrir par ma pénible situation. Consolez-moi, délivrez-moi de mes peines, afin que, étant plus libre pour servir Dieu et l'aimer en cette vie, je puisse être un jour admis aux joies éternelles. Ainsi soit-il.



Litanies de Saint Jude

Seigneur, ayez pitié de nous Seigneur, ayez pitié de nous

O Christ, ayez pitié de nous O Christ, ayez pitié de nous

Seigneur, ayez pitié de nous Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus Christ écoutez-nous

Jésus Christ exaucez-nous

Seigneur, ayez pitié de nous Seigneur, ayez pitié de nous

Père du Ciel qui êtes Dieu, ayez pitié de nous


Fils, Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Saint-Esprit qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Sainte Trinité qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous


Sainte Marie, reine des Apôtre, priez pour nous

Saint Joseph, patron de l'Eglise universelle, priez pour nous

Saint Pierre, prince des Apôtres, priez pour nous


Sainte Jude, apôtre de Jésus-Christ, priez pour nous

Saint Jude, qui avez tout quitté pour suivre Jésus, priez pour nous

Saint Jude, qui avez persévéré

avec Jésus au milieu des persécutions, priez pour nous

Saint Jude, qui étiez disposé à mourir pour Jésus-Christ, priez pour nous

Saint Jude, qui avez été nourri du corps de Jésus-Christ, priez pour nous

Saint Jude, qui avez tant souffert

durant la Passion de votre divin Maître, priez pour nous

Saint Jude, qui avez vu Jésus montant au Ciel, priez pour nous

Saint Jude, priant au Cénacle

avec Marie et les autres Apôtres, priez pour nous

Saint Jude,qui reçûtes le Saint-Esprit en langue de feu, priez pour nous

Saint Jude, qui pêchâtes vaillamment à Jérusalem

la résurrection de Jésus-Christ, priez pour nous

Saint Jude, jeté en prison, priez pour nous

Saint Jude, délivré par un Ange, priez pour nous

Saint Jude, >joyeux d'avoir souffert pour Jésus-Christ, priez pour nous

Saint Jude, qui avez éclairé le monde

par vos enseignements, priez pour nous

Saint Jude, qui avez opéré d'éclatants miracles, priez pour nous

Saint Jude, qui avez su demeurer

en possession de votre âme par la patience, priez pour nous

Saint Jude, plein de courage dans vos combats

contre le démon et le monde, priez pour nous

Saint Jude, dont les paroles, semblables à des flèches,

perçaient les cœur de ceux qui vous écoutaient, priez pour nous

Saint Jude, qui avez gagné des royaumes à Jésus-Christ, priez pour nous

Saint Jude, qui êtes maintenant et pour toujours

assis à la table du Roi des rois, priez pour nous

Saint Jude, qui devez juger un jour les tribus d'Israël, priez pour nous


Faites, Seigneur, par l’intercession de saint Jude, que l'Eglise de Jésus-Christ soit de plus en plus exaltée ;

- nous vous en prions, exaucez-nous


Faites, Seigneur, par l’intercession de saint Jude, que les ennemis du Vicaire de Jésus-Christ soient convertis ;

- nous vous en prions, exaucez-nous


Faites, Seigneur, par l’intercession de saint Jude, que les maîtres de la doctrine sacrée s'appliquent à l'enseigner dans toute sa pureté ;

- nous vous en prions, exaucez-nous


Faites, Seigneur, par l’intercession de saint Jude, que les âmes des vrais croyants se fortifient dans leur foi de jour en jour ;

- nous vous en prions, exaucez-nous


Faites, Seigneur, par l’intercession de saint Jude, que nous recevions avec une obéissance filiale et généreuse les enseignements du Vicaire de Jésus-Christ ;

- nous vous en prions, exaucez-nous


Faites, Seigneur, par l’intercession de saint Jude, que les peuples qui ont reçu le don de la foi n'aient pas le malheur de le perdre ;

- nous vous en prions, exaucez-nous


Faites, Seigneur, par l’intercession de saint Jude, que les nations qui se sont laissé séduire reviennent au divin bercail ;

- nous vous en prions, exaucez-nous


Faites, Seigneur, par l’intercession de saint Jude, que les contrées jadis évangélisées redeviennent chrétiennes ;

- nous vous en prions, exaucez-nous


Faites, Seigneur, par l’intercession de saint Jude, que viennent des Apôtres aux peuples encore assis à l'ombre de la mort ;

- nous vous en prions, exaucez-nous


Faites, Seigneur, par l’intercession de saint Jude, que tous ceux qui l’invoqueront dans leurs nécessités s'en trouvent consolés et fortifiés ;

- nous vous en prions, exaucez-nous


Saint Jude, que les fidèles appellent le Patron des causes désespérées, ne cessez pas de nous montrer que vous jouissez de ce crédit auprès de Dieu.

Priez pour nous, ô bienheureux apôtre Jude !

- Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ


Seigneur, vous dont la bonté et la clémence sont inépuisables, prêtez l'oreille à nos prières, et daignez faire que tous ceux qui vous honorent dans la personne de saint Jude, votre Apôtre, obtiennent, en considération de ses mérites, d'être exaucés dans leurs demandes, par Jésus-Christ, Notre-Seigneur et notre Dieu, qui vit et règne avec vous, dans l’unité du Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. - Amen.

SOURCE : http://missel.free.fr/Sanctoral/10/28.php


Saint Simon et Saint Jude, apôtres

Aujourd’hui l’Eglise nous invite à fêter saint Simon et saint Jude, apôtres. L’évangile nous précise que Simon était appelé « le zélote », sans doute pour avoir appartenu au parti extrémiste juif qui menait la guérilla contre l’envahisseur romain. Jude, « Judas fils de Jacques » selon les mots de Luc, appelé aussi « Thaddée » par Matthieu (10, 3) et par Marc (3, 18), est celui qui demanda à Jésus lors de la dernière Cène : « Seigneur, et qu’est-il advenu, que tu doives te manifester à nous et non pas au monde ? » (Jn 14, 22). Cette question lui valut cette merveilleuse promesse du Maître : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera et nous viendrons vers lui et nous ferons une demeure chez lui » (Jn 14, 23).

C’est donc bien peu de chose que nous rapportent les évangiles au sujet de ces deux apôtres, mais ce peu, lu à la lumière de l’appel du Seigneur sur chacun d’eux, n’en demeure pas moins riche d’enseignement pour nous.

Penchons-nous tout d’abord sur Simon le zélote. Lorsque Jésus l’appelle, il a devant lui un homme aux passions vives et exacerbées, au tempérament parfois emporté voire même violent. Mais cela ne saurait faire obstacle à la grâce de Dieu. Bien au contraire, en l’appelant, le Seigneur va transformer et convertir de façon positive au service de l’évangile le dynamisme et la fougue intérieure qui habite le cœur de cet homme. Comment ? Par sa douceur et son humilité. Désormais, apôtre du Christ, Simon ne luttera plus pour la mort de l’envahisseur mais pour la vie du pécheur. Son arme de combat ne sera plus l’épée de la haine mais le glaive de la Parole de miséricorde du Père. Si nos violences intérieures ou nos duretés nous font parfois peur, la figure de Simon nous rappelle qu’elles ne sauraient mettre en échec l’appel du Seigneur sur nous. L’Agneau doux et humble, en se laissant clouer sur la croix, s’est montré définitivement vainqueur de la mort et du péché et a inscrit cette victoire au cœur de chacune de nos existences. A travers l’appel de Simon, un autre appel résonne à nos oreilles : « Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur et vous trouverez le repos » (Mt 11, 29). Simon nous rappelle ainsi qu’être apôtre commence déjà par le rayonnement de cette transfiguration que le Seigneur opère dans chacune de nos vies lorsque nous accueillons la douceur et l’humilité qui jaillissent de son cœur ouvert. C’est alors seulement que notre témoignage extérieur, parce que porté par un cœur renouvelé et greffé sur celui-là même du Seigneur, peut porter un fruit qui demeure.

La promesse de Jésus à Jude vient quant à elle colorer d’une manière toute particulière l’appel à aimer et à se laisser aimer que le Seigneur adresse à ses apôtres. « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera et nous viendrons vers lui et nous ferons une demeure chez lui » (Cf. Jn 14, 23). Il s’agit ici d’aimer Jésus et de faire l’expérience que dans cet amour c’est l’amour même du Père pour son Fils qui nous habite. Le Père nous aime le premier et en déversant en nous cet amour nous rend capable d’aimer son Fils comme lui-même l’aime. Unis aux Fils, nous sommes alors entraînés dans son propre mouvement d’amour pour le Père. C’est donc l’amour du Père et du Fils - qui n’est rien de moins que l’Esprit Saint - que Jésus donne en partage à Jude. Autrement dit, en Jude, tout apôtre apprend qu’il est d’abord appelé à se laisser habiter par la Trinité et à vivre de sa vie : « nous viendrons vers lui et nous ferons une demeure chez lui ». Comment alors partager cet amour divin ? Le Seigneur répond : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ». C’est donc en étant gardien de la Parole du Seigneur que tout apôtre est appelé à rendre présent la vie d’amour trinitaire au cœur du monde. En faisant de chacun de nous ces apôtres, selon nos vocations respectives, c’est bien à être intendant d’un tel mystère que le Christ nous appelle : être les dépositaires de la douceur, de l’humilité et de l’amour même de Dieu en étant les gardiens de sa Parole.

« Seigneur, que cet appel résonne à nos oreilles ! Puisse le découragement ne pas nous accabler devant l’abîme qui existe peut-être entre ce que nous sommes aujourd’hui et ce à quoi tu nous appelles. A travers saint Jude et saint Simon, tu nous apprends qu’aucune de nos déficiences ne saurait mettre en échec ton appel. Conduis-nous à nous accepter et à nous laisser aimer tels que nous sommes. Car c’est là le point de départ de tout apostolat. »

SOURCE : http://qe.catholique.org/homelie/5807-saint-simon-et-saint-jude-apotres


Saint SIMON et saint JUDE

La tradition liturgique occidentale ne sépare jamais les deux sainst Apôtres Simon et Jude : ce fait est attesté depuis le VIème siècle. Fête depuis le IXème siècle. On trouvera l’ancienne messe de leur vigile ici.

(Leçons des Matines)

AU PREMIER NOCTURNE.

Commencement de l’Épître catholique de saint Jude, Apôtre.

Première leçon. Jude, serviteur de Jésus-Christ et frère de Jacques, à ceux qui sont aimés de Dieu le Père, et conservés et appelés en Jésus-Christ. Que la miséricorde, la paix et la charité abondent en vous. Mes bien-aimés, me sentant pressé de vous écrire touchant, votre salut commun, j’ai dû écrire afin de vous exhorter à combattre pour la foi, qui a été déjà transmise aux saints. Car il s’est introduit parmi vous quelques hommes impies (qui depuis longtemps ont été prédestinés à ce jugement), changeant la grâce de notre Dieu en luxure, reniant notre seul Maître et Seigneur, Jésus-Christ.

Deuxième leçon. Or je veux vous rappeler, à vous qui savez déjà toutes ces choses, que Jésus, ayant délivré le peuple de la terre d’Egypte, perdit ensuite ceux qui ne crurent point ; que, quant aux anges qui ne conservèrent pas leur première dignité, mais qui abandonnèrent leur propre demeure, il les mit en réserve pour le jugement du grand jour, dans les chaînes éternelles et de profondes ténèbres. C’est ainsi que Sodome et Gomorrhe, et les villes voisines livrées aux mêmes excès d’impureté, et courant après d’infâmes débauches, sont devenues un exemple, en souffrant la peine d’un feu éternel. Et cependant, c’est de la même manière que ceux-ci se souillent encore, qu’ils méprisent la domination, et qu’ils blasphèment la majesté.

Troisième leçon. Lorsque l’Archange Michel, disputant avec le diable, lui contestait le corps de Moïse, il n’osa pas le condamner avec des paroles de malédiction, mais il dit : Que le Seigneur te commande [1]. Mais ceux-ci blasphèment tout ce qu’ils ignorent. Malheur à eux, parce qu’ils sont rentrés dans la voie de Caïn, et que, s’égarant comme Balaam, ils ont, pour le gain, rompu toute digue, et se sont perdus dans la rébellion de Coré. Ils font le déshonneur de leurs festins, se paissant eux-mêmes ; nuées sans eau que les vents emportent ça et là ; arbres qui ne fleurissent qu’en automne, stériles, deux fois morts, déracinés ; vagues furieuses de la mer, jetant l’écume de leurs infamies ; astres errants auxquels une tempête de ténèbres est réservée pour l’éternité.

AU DEUXIÈME NOCTURNE.

Quatrième leçon. Simon le Chananéen, qui fut nommé aussi le Zélé et Thaddée, appelé encore dans l’Évangile Jude, frère de Jacques, auteur d’une des Épîtres catholiques, ont parcouru, l’un l’Egypte et l’autre la Mésopotamie, en prêchant l’Évangile. Ils se réunirent ensuite en Perse, où ils engendrèrent à Jésus-Christ d’innombrables enfants. Ayant répandu la semence de la foi dans ces vastes régions et parmi des peuples barbares, ils firent resplendir ensemble d’un vif éclat le très saint nom de Jésus-Christ par leur doctrine et leurs miracles, et finalement par un glorieux martyre.

Le reste du deuxième nocturne au commun

AU TROISIÈME NOCTURNE.

Lecture du saint Évangile selon saint Jean.

En ce temps-là : Jésus dit à ses disciples : Ce que je vous commande, c’est que vous vous aimez les uns les autres. Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a eu en haine avant vous. Et le reste.

Homélie de saint Augustin, Évêque.

Septième leçon. Dans la leçon de l’Évangile qui a précédé celle de ce jour, le Seigneur avait dit : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis et qui vous ai établis, pour que vous alliez, et que vous rapportiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom, il vous le donne. » Et voilà qu’il leur dit à présent « Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres. » Ceci doit nous faire comprendre que c’est là notre fruit, ce fruit dont il disait : « C’est moi qui vous ai choisis, pour que vous alliez, et que vous rapportiez du fruit, et que votre fruit demeure. » Et quant à la parole ajoutée à la suite : « Afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne ; » le Père nous le donnera certainement, si nous nous aimons les uns les autres ; puisque lui-même, de son côté, nous a donné ce commandement d’amour, en nous choisissant, quoique dépourvus de fruit ; car, sans que nous l’ayons choisi les premiers, il nous a établis pour que nous rapportions du fruit, c’est-à-dire pour que nous nous aimions les uns les autres.

Huitième leçon. Notre fruit, c’est donc la charité, cette charité définie par l’Apôtre, venant « d’un cœur pur, d’une bonne conscience, et d’une foi non feinte. » Par elle, nous nous aimons les uns les autres ; par elle, nous aimons Dieu ; et en effet, nous ne nous aimerions pas mutuellement, si nous n’aimions pas Dieu ; car, on n’aime son prochain comme soi-même qu’autant que l’on aime Dieu, attendu que celui qui n’aime pas Dieu, ne s’aime pas soi-même. « En ces deux commandements » d’amour « se renferment toute la loi et les Prophètes. » Voilà notre fruit, ce fruit que Jésus nous ordonne de porter, quand il dit : « Ce que je vous ordonne, c’est de vous aimer les uns les autres. » De là vient que l’Apôtre saint Paul, voulant recommander les fruits de l’Esprit, en opposition avec les œuvres de la chair, a mis en premier lieu cet amour : « Le fruit de l’Esprit, dit-il, c’est la charité. » Après quoi il énumère tout à la suite les autres biens qui ont la charité pour principe, et qui s’y rattachent ; ce sont : « La joie, la paix, la longanimité, la douceur, la bonté, la foi la mansuétude, la continence, la chasteté. »

Neuvième leçon. Or, a-t-il une joie raisonnable, celui qui n’aime pas le bien dont il se réjouit ? Peut-on avoir une paix véritable avec quelqu’un, si ce n’est avec celui qu’on aime sincèrement ? Est-on longanime, patient à persévérer dans la pratique du bien, si l’on n’a point la ferveur de l’amour ? Est-on bienveillant, à moins d’aimer celui qu’on assiste ? Qui est bon, s’il ne le devient en aimant ? Est-on croyant, d’une foi salutaire, si l’on ne croit de cette foi qui opère ? Quelle mansuétude est utile si la dilection ne la règle ? Comment s’abstenir de ce qui déshonore, à moins d’aimer ce qui honore ? C’est donc avec raison que le bon Maître recommande si fréquemment la dilection, comme s’il n’avait rien à prescrire que cette vertu, sans laquelle ne peuvent servir les autres biens, et qu’on ne peut avoir sans avoir aussi les autres biens, qui rendent l’homme vraiment bon.

[1] Saint Jude étant seul à mentionner cette altercation entre saint Michel et le diable, diverses opinions se sont élevées à ce sujet. La plus probable, c’est que les Anges ensevelirent le corps de Moïse, non seulement pour rendre honneur à cette sainte dépouille, mais aussi afin de la dérober aux Juifs, que le démon voulait porter à en faire l’objet d’un culte idolâtrique. « Si après avoir été seulement délivrés de la servitude d’Egypte, les Israélites quittaient Dieu pour ne s’attacher qu’à Moïse, qu’ils regardaient comme l’unique auteur de toutes ces grâces, s’il les eût encore introduits dans la terre promise, à quelle impiété ne se fussent-ils point portés ? C’est pour ce sujet que Dieu leur a même voulu cacher son sépulcre. » (S. Chrysostome.)

SOURCE : http://www.introibo.fr/28-10-Sts-Simon-et-Jude-apotres


"Simon le Zélote", apôtre (1er s.)

Simon est aussi appelé Simon le Zélote pour le distinguer de Simon-Pierre. Avec Jude, il appartenait sans doute à ces zélotes qui refusaient l'occupation romaine, mais le message du Christ fut pour lui la découverte de l'universalité de l'amour de Dieu. Saint Jean nous rapporte la question de saint Jude lors de la dernière Cène: «Pourquoi te découvres-tu à nous et non pas au monde?» (Jean 14.22) Jésus y répondra indirectement: «Si quelqu'un m'aime, il gardera mon commandement». Dans la liste des apôtres, ils sont côte à côte et la tradition les fait mourir ensemble en Perse.

28 octobre: fête des saints Simon et Jude, Apôtres. Le premier était surnommé le Zélote; le second, fils de Jacques, appelé aussi Thaddée, interrogea le Seigneur à la dernière Cène sur sa manifestation et Jésus lui répondit: “Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole; mon Père l’aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui”.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/2094/Saint+Simon+le+Canan%E9en.html


Lettre de Saint Jude

édition numérique par JESUSMARIE.com

Chapitre 1

1 Jude serviteur de Jésus-Christ et frère de Jacques aux élus qui ont été aimés en Dieu le Père, et gardés pour Jésus-Christ :

2 la miséricorde, la paix et l'amour vous soient donnés pleinement.

3 Bien-aimés, comme je mettais tout mon zèle à vous écrire au sujet de notre

salut commun, je me suis vu dans la nécessité de vous adresser cette lettre, pour vous exhorter à combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes.

4 Car il s'est glissé parmi vous certains hommes, dont il a été écrit depuis longtemps qu'ils encouraient cette condamnation, hommes impies, qui changent la grâce de notre Dieu en licence, et qui renient notre seul Maître et Seigneur Jésus-Christ.

5 Je veux vous rappeler ce que vous avez autrefois appris, que Jésus, après avoir sauvé son peuple de la terre d'Egypte, fit périr ensuite ceux qui furent incrédules ; et qu'il retint pour le jugement du grand jour, liés de chaînes éternelles, au sein des ténèbres, les anges qui n'ont pas conservé leur principauté, mais qui ont abandonné leur propre demeure.

7 De même Sodome et Gomorrhe, et les villes voisines qui se livrèrent à la même sorte d'impudicité et abusèrent d'une chair étrangère, gisent là en exemple, subissant la peine d'un feu éternel.

8 Cependant, ces hommes eux aussi, dans leur délire, souillent pareillement leur chair, méprisent la souveraineté et injurient les gloires.

9 L'archange Michel lui-même, lorsqu'il contestait avec le diable et lui disputait le corps de Moïse, n'osa pas porter contre lui une sentence d'exécration, mais il se contenta de dire : " Que le Seigneur te punisse! "

10 Mais ceux-ci, ils blasphèment tout ce qu'ils ignorent, et quant à ce qu'ils connaissent naturellement, comme les bêtes sans raison, ils s'y corrompent.

11 Malheur à eux ! car ils sont entrés dans la voie de Caïn, ils se sont jetés pour un salaire dans l'égarement de Balaam, ils se sont perdus par la révolte de Coré ?

12 Ils sont des écueils dans vos agapes, où ils font impudemment bonne chère, ne songeant qu'à se repaître eux-mêmes ; nuées sans eau, emportées au hasard par les vents ; arbres d'automne sans fruits, deux fois morts, déracinés ;

13 vagues furieuses de la mer ; jetant l'écume de leurs hontes ; astres errants, auxquels d'épaisses ténèbres sont réservées pour l'éternité.

14 C'est d'eux aussi qu'Enoch, le septième patriarche depuis Adam, a prophétisé en ces termes : " Voici que le Seigneur est venu avec la multitude innombrable de ses saints,

15 pour exécuter son jugement sur tous, et convaincre tous les impies de toutes les oeuvres d'impiété qu'ils ont commises et de toutes les paroles criminelles qu'eux pécheurs impies, ont proférées contre lui. "

16 Ce sont des gens qui murmurent et se plaignent sans cesse de leur sort, qui vivent au gré de leurs convoitises, ont la bouche remplie de paroles pompeuses, et qui par intérêt se font admirateurs d'autrui.

17 Pour vous, bien-aimés, souvenez-vous de ce qui vous a été annoncé d'avance par les apôtres de Notre Seigneur Jésus-Christ.

18 Ils vous disaient qu'au dernier temps il y aurait des hommes moqueurs, vivant au gré de leurs convoitises impies,

19 gens qui provoquent des divisions, hommes sensuels qui n'ont pas l'esprit.

20 Pour vous , bien-aimés, vous édifiant vous-même de votre très sainte foi, et priant dans le Saint Esprit,

21 conservez-vous dans l'amour de Dieu, attendant la miséricorde de Notre-Seigneur Jésus-Christ, pour la vie éternelle.

22 Il en est qu'il faut confondre comme déjà séparés de vous.

23 D'autres, sauvez-les en les arrachant au feu ; pour les autres, ayez-en pitié, mais avec crainte, haïssant jusqu'à la tunique touchée par la chair.

24 A celui qui a le pouvoir de vous préserver de toute chute et de vous faire paraître irrépréhensibles et pleins d'allégresse devant le trône de sa gloire, au seul Dieu, notre Sauveur, par Jésus-Christ, notre Seigneur, soient gloire, majesté, force et empire dès avant tous les temps, et maintenant, et dans tous les siècles! Amen !

SOURCE : http://jesusmarie.free.fr/bible_crampon_jude.html



JUDE, frère de Jacques (cf. Jude 1, 1), laissa une brève Épitre qui appartient aux sept catholiques, et parce qu’elle y accueille un témoignage extrait du Livre d’Hénoch qui est apocryphe, beaucoup la rejettent ; cependant, elle a gagné désormais une autorité consacrée par l,ancienneté et par l’usage et elle est comptée au nombre des saintes Écritures *.

*Cette lettre fut reconnue comme authentique par le canon de Muratori 9peu avant 200) et acceptée très tôt à Rome, à Alexandrie et à Carthage, mais elle n’est sans doute pas de Jude « serviteur de Jésus-Christ et frère de Jacques ». Son auteur serait un des membres des cercles qui s’intéressaient à la littérature apocalyptique et angélologique, d’où les passages du Livre d’Hénoch, rejetés comme apocryphes.


JÉRÔME. Les hommes illustres. Paris, Migne. « Les pères dans la foi, 2010, 62 (note de Delphine Vieillard)


Francesco Moratti, Saint Simon, Nef de la basilique Saint-Jean-de-Latran (Rome).


Lorenzo Ottoni. Saint Thaddée (Jude), Nef de la basilique Saint-Jean-de-Latran (Rome).


Simon the Zealot (or Cananaean) and Jude Thaddeus, Apostles (RM)

(also known as Judas Lebbeus)

1st century; Simon's feast in the East is on July 1, the traditional day of their death; Jude has his own feast on June 19 in the East; today may represent the day of their translation to Saint Peter's in Rome in the 7th-8th century.


Of these two members of Jesus's first team, Simon is said (by Matthew 10:4 and Mark 3:18) to have been born in Cana, the site of Jesus' first public miracle, or even to have been the bridegroom recipient of the miracle. It was just a little miracle turning water into wine to prevent the embarrassment of newlyweds, but it was important because it was performed at the behest of His mother. Some say that this miracle was the cause of Simon's becoming a follower of Jesus.

Luke also tells us that Simon was a 'Zealot' (Luke 6:15 and Acts 1:13), which may imply that he was a member of a party of Jewish patriots who were later prepared to revolt against the Roman occupation of Israel, although it could refer to the fervor with which he pursued Jewish law before his calling by Jesus. Modern scholars say the Simon was more likely to have been a Galilean and that "the Cananaean" and "the Zealot" both mean "the zealous."

Saint Jude (Luke 6:16 and Acts 1:13) or Thaddeus (Matthew and Mark) or Lebbaeus (John 14:22; Matt. 10:3) is described in the New Testament as a relative (adelphos) of Jesus (Matthew 13:55 and Mark 6:3), and also the brother of James the Less (Epistle of Jude). He may also have been the author of the shortest book in the New Testament, the letter of Jude (though verse 17 of that letter half implies that the apostles of Jesus have already died).

The letter of Jude was written by a man passionately concerned both about the purity of the Christian faith and the good reputation of Christian people. The writer had, he tells us, planned to write a different letter, but hearing of the misleading views put out by some false teachers in the Christian community, he is urgently writing to warn the church not to heed them.

Western tradition, based on the apocryphal Passion of Simon and Jude, has it that after preaching in Egypt, Simon joined Jude, and they went on missions for time in Persia. From the 6th century legends describe the martyrdom of both Simon and Jude in Persia at Sufian (Siani), though the Eastern tradition say that Simon died peacefully at Edessa. As Saint Thaddaeus, Jude has been confused with Saint Addai in Mesopotamia. Simon and Jude are said to have been killed with either a saw or falchion (Attwater, Bentley, Delaney, Farmer, Walsh, White).

In art, Saint Simon is portrayed as a middle-aged man with a saw and a book or a boat. Sometimes he holds and oar and at other times a fish (Roeder). Or, he is depicted being sawed in half (the tradition of the Golden Legend has it that he was killed in this way by pagan priests). Rheims and Toulouse, France, both claim notable relics of these saints (Encyclopedia, White).

Jude Thaddeus generally holds a club--the instrument of his death. (He is often confused with James Minor, who generally resembles Our Lord, while Jude does not.) Sometime Jude my be shown (1) holding an axe or halberd (often confused with Matthias); (2) holding a saw; (3) holding a book (which may have "Judas" written on it); (4) with a scroll, his epistle, with Carnis resurrectionem; (5) holding a carpenter's rule (which can confuse him with Thomas Didymus); or (6) holding a ship while Simon holds a fish (because they were fishermen). Generally he is represented as a young or middle-aged man. Saint Jude is invoked in desperate situations (Roeder).

When Simon and Jude are pictured together, one holds a saw and the other the falchion, but they are often confused. Fish, ships, and oars may be added to the images of either of the saints with the sole justification that they were assumed to be cousins of the sons of Zebedee, who were fishermen (Appleton).

Prayer to Saint Jude

Most holy apostle, Saint Jude, faithful servant and friend of Jesus, the Church honors and invokes you universally, as the patron of hopeless cases, of things almost despaired of. Pray for me, I am so helpless and alone. Make use I implore you, of that particular privilege given to you, to bring visible and speedy help where help is almost despaired of. Come to my assistance in this great need that I may receive the consolation and help of heaven in all my necessities, tribulations, and sufferings, particularly - (here make your request) and that I may praise God with you and all the elect forever. I promise, O blessed Saint Jude, to be mindful of this great favor, to always honor you as my special and powerful patron, and to gratefully encourage devotion to you. Amen.



St. Simon the Apostle

The name of Simon occurs in all the passages of the Gospel and Acts, in which a list of the Apostles is given. To distinguish him from St. Peter he is called (Matthew 10:4; Mark 3:18) Kananaios, or Kananites, and Zelotes(Luke 6:15; Acts 1:13). Both surnames have the same signification and are a translation of the Hebrew qana(the Zealous). The name does not signify that he belonged to the party of Zealots, but that he had zeal for theJewish law, which he practised before his call. Jerome and others wrongly assumed that Kana was his native place; were this so, he should have been called Kanaios. The Greeks, Copts, and Ethiopians identify him with Nathanael of Cana; the first-mentioned also identify him with the bridegroom of the marriage of Cana, while in the "Chronicon paschale" and elsewhere he is identified with Simon Clopas.

The Abyssinians accordingly relate that he suffered crucifixion as the Bishop of Jerusalem, after he had preached the Gospel in Samaria. Where he actually preached the Gospel is uncertain. Almost all the lands of the then known world, even as far as Britain, have been mentioned; according to the Greeks, he preached on the Black Sea, in Egypt, Northern Africa, and Britain, while, according to the Latin "Passio Simonis et Judae" — the author of which was (Lipsius maintains) sufficiently familiar with the history of the Parthian Empire in the first century — Simon laboured in Persia, and was there martyred at Suanir. However, Suanir is probably to be sought in Colchis. According to Moses of Chorene, Simon met his death in Weriosphora in Iberia; according to the Georgians, he preached in Colchis. His place of burial is unknown.


Concerning his relics our information is as uncertain as concerning his preaching. From Babylon to Rome andToulouse we find traces of them; at Rome they are venerated under the Altar of the Crucifixion in the Vatican. His usual attribute is the saw, since his body was said to have been sawed to pieces, and more rarely the lance. He is regarded as the patron of tanners. In the Western Church he is venerated together with Jude (Thaddaeus); in the East separately. The Western Church keeps his feast on 28 October; the Greeks and Copts on 10 May.


Löffler, Klemens. "St. Simon the Apostle." The Catholic Encyclopedia. Vol. 13. New York: Robert Appleton Company, 1912.7 Oct. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/13796b.htm>.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/13796b.htm



October 28


See Tillem. t. 1. p. 423. Also Nicetas Paphlagon. in his Encomium Simonis Zelotæ Ap. published by F. Combefis in Auctar. Noviss. Bibl. Patr. t. 1. p. 408. and Combefis’s remarks on the apostles Simon and Jude, t. 8. Bibl. Concionat. p. 290. Jos. Assemani in Calend. Univ. ad 10 Maij. t. 6. p. 334.

ST. SIMON is surnamed the Cananæan or Canaanite, and the Zealot, to distinguish him from St. Peter, and from St. Simeon, the brother of St. James the Less, and his successor in the see of Jerusalem. From the first of these surnames some have thought that St. Simon was born at Cana, in Galilee: certain modern Greeks pretend that it was at his marriage that our Lord turned the water into wine. It is not to be doubted but he was a Galilæan: Theodoret says, of the tribe either of Zabulon or Nepthali. But as for the surname of Cananæan, it has in Syro-Chaldaic the same signification which the word Zelotes bears in Greek. St. Luke translated it; 1 the other evangelists retained the original name; for Canath in Syro-Chaldaic, or modern Hebrew, signifies Zeal as St. Jerom observes. 2 Nicephorus Calixti, a modern Greek historian, tells us this name was given to St. Simon only from the time of his apostleship, wherein he expressed an ardent zeal and affection for his Master, was an exact observer of all the rules of his religion, and opposed with a pious warmth all those who swerved from it. As the evangelists take no notice of such a circumstance, Hammond and Grotius think that St. Simon was called the Zealot, before his coming to Christ, because he was one of that particular sect or party among the Jews called Zealots, from a singular zeal they professed for the honour of God, and the purity of religion. A party called Zealots were famous in the war of the Jews against the Romans. They were main instruments in instigating the people to shake off the yoke of subjection; they assassinated many of the nobility and others, in the streets, filled the temple itself with bloodshed and other horrible profanations, and were the chief cause of the ruin of their country. But no proof is offered by which it is made to appear that any such party existed in our Saviour’s time, though some then maintained that it was not lawful for a Jew to pay taxes to the Romans. At least if any then took the name of Zealots, they certainly neither followed the impious conduct, nor adopted the false and inhuman maxims of those mentioned by Josephus in his history of the Jewish war against the Romans.

St. Simon, after his conversion, was zealous for the honour of his Master, and exact in all the duties of the Christian religion; and showed a pious indignation towards those who professed this holy faith with their mouths, but dishonoured it by the irregularity of their lives. No further mention appears of him in the gospels, than that he was adopted by Christ into the college of the apostles. With the rest he received the miraculous gifts of the Holy Ghost, which he afterwards exercised with great zeal and fidelity. Nicephorus Calixti, and some other modern Greeks, pretend, that after preaching in Mauritania, and other parts of Africa, he sailed into Britain, and having enlightened the minds of many with the doctrine of the gospel, was crucified by the infidels. 3 But of this there appears no shadow of probability, and the vouchers, by many inconsistencies, destroy the credit of their own assertion. If this apostle preached in Egypt, Cyrene, and Mauritania, he returned into the East; for the Martyrologies of St. Jerom, Bede, Ado, and Usuard place his martyrdom in Persia, at a city called Suanir, possibly in the country of the Suani, a people in Colchis, or a little higher in Sarmatia, then allied with the Parthians in Persia: which may agree with a passage in the Acts of St. Andrew, that in the Cimmerian Bosphorus there was a tomb in a grot, with an inscription, importing, that Simon the Zealot was interred there. His death is said in these Martyrologies to have been procured by the idolatrous priests. Those who mention the manner of his death say he was crucified. St. Peter’s church on the Vatican at Rome, and the cathedral of Toulouse are said to possess the chief portions of the relics of SS. Simon and Jude. 4

Note 1. Luke vi. 15. Acts i. 13[back]

Note 2. S. Hieron. in Mat. x. 4. t. 4. p. 35. [back]

Note 3. See Usher, De primordiis Eccl. Britan. Alford’s Annals. Cressy, l. 1. Baron. &c. from Nicephorus, l. 2. c. 40. and the Menæ, ad. 20. Apr. et 10 Maij. [back]

Note 4. See Florentinus in Martyr. S. Hieron, p. 176. Saussaye, Mart Gallic. ad 28 Oct. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume X: October. The Lives of the Saints.  1866.





St. Jude, Apostle

See Tillemont, t. 1. Jos. Assemani, ad 19 Junij, t. 6. p. 453. Falconius, ib. p. 105. Calmet, t. 9

THE APOSTLE St. Jude is distinguished from the Iscariot by the surname of Thaddæus, which signifies in Syriac, praising or confession, (being of the same import with the Hebrew word Judas,) also by that of Lebbæus, which is given him in the Greek text of St. Matthew; that word signifying, according to St. Jerom, a man of wit and understanding, from the Hebrew word Leb, a heart; though it might equally be derived from the Hebrew word, which signifies a Lion. St. Jude was brother to St. James the Less, as he styles himself in his epistle; likewise of St. Simeon of Jerusalem, and of one Joses, 1 who are styled the brethren of our Lord, and were sons of Cleophas, and Mary, sister to the Blessed Virgin. This apostle’s kindred and relation to our Saviour exalted him not so much in his master’s eyes as his contempt of the world, the ardour of his holy zeal and love, and his sufferings for his sake. It is not known when and by what means he became a disciple of Christ; nothing having been said of him in the gospels before we find him enumerated in the catalogue of the apostles. After the last supper, when Christ promised to manifest himself to every one who should love him, St. Jude asked him, why he did not manifest himself to the world? By which question, he seems to have expressed his expectation of a secular kingdom of the Messias. Christ by his answer satisfied him, that the world is unqualified for divine manifestations, being a stranger and an enemy to what must fit souls for a fellowship with heaven; but that he would honour those who truly love him with his familiar converse, and would admit them to intimate communications of grace and favour. 2

After our Lord’s ascension and the descent of the Holy Ghost, St. Jude set out with the other great conquerors of the world and hell, to pull down the prince of darkness from his usurped throne; which this little troop undertook to effect armed only with the word of God, and his spirit. Eusebius relates, 3 that the apostle St. Thomas sent St. Thaddæus, one of the disciples of our Lord, to Edessa, and that king Abgar and a great number of his people received baptism at his hands. St. Jerom and Bede take this Thaddæus to have been the apostle St. Jude: but it is the general opinion that it was another person, one of the seventy-two disciples whom the Greeks commemorate in the Menæa on the 21st of August. 4 Nicephorus, Isidore, and the Martyrologies tell us, that St. Jude preached up and down Judæa, Samaria, Idumæa, and Syria; especially in Mesopotamia. St. Paulinus says, 5 that St. Jude planted the faith in Lybia. This apostle returned from his missions to Jerusalem in the year 62, after the martyrdom of his brother, St. James, and assisted at the election of St. Simeon who was likewise his brother. 6 He wrote a catholic or general epistle to all the churches of the East, particularly addressing himself to the Jewish converts, amongst whom he had principally laboured. St. Peter had written to the same two epistles before this, and in the second, had chiefly in view to caution the faithful against the errors of the Simonians, Nicholaits, and Gnostics. The havoc which these heresies continued to make among souls stirred up the zeal of St. Jude, who sometimes copied certain expressions of St. Peter, 7 and seems to refer to the epistles of SS. Peter and Paul as if the authors were then no more. 8 The heretics he describes by many strong epithets and similes, and calls them wandering meteors which seem to blaze for a while, but set in eternal darkness. The source of their fall he points out by saying, they are murmurers, and walk after their own lusts; for being enslaved to pride, envy, the love of sensual pleasure, and other passions, and neglecting to crucify the desires of the flesh in their hearts, they were strangers to sincere humility, meekness, and interior peace. The apostle exhorts the faithful to treat those who were fallen with tender compassion, making a difference between downright malice and weakness, and endeavouring by holy fear to save them, by plucking them as brands out of the fire of vice and heresy, and hating the very garment that is spotted with iniquity. He puts us in mind to have always before our eyes the great obligation we lie under of incessantly building up our spiritual edifice of charity, by praying in the Holy Ghost, growing in the love of God, and imploring his mercy through Christ. 9 From Mesopotamia St. Jude travelled into Persia, as Fortunatus 10 and several Martyrologies tell us. Those who say, that he died in peace at Berytus, in Phenicia, confound him with Thaddæus, one of the seventy-two disciples, and the apostle of Edessa, of whom the Menæa gives that account. 11 Fortunatus and the western Martyrologists tell us, that the apostle St. Jude suffered martyrdom in Persia; the Menology of the emperor Basil, and some other Greeks say at Arat or Ararat, in Armenia, which at that time was subject to the Parthian empire, and consequently esteemed part of Persia. Many Greeks say he was shot to death with arrows: some add whilst he was tied on a cross. The Armenians at this day challenge him and St. Bartholomew for the first planters of the faith among them. 12

We owe to God a homage of eternal praise and thanks for the infinite mercy by which he has established a Church on earth, and a Church so richly furnished with every powerful means of sanctity and grace; a Church in which his name is always glorified, and many souls, both by the purity of their love and virtue, and by their holy functions, are associated to the company of the blessed angels. It ought also to be our first and constant petition in our most earnest addresses to God, as we learn from our Lord’s prayer, and as the first dictates of divine charity and religion teach us, that for the glory of his holy name he vouchsafe to protect and preserve his Church, according to his divine word; to extend its pale, to sanctify its members, and to fill its pastors with the same spirit with which he so wonderfully enriched his apostles, whom he was pleased to choose for the foundation of this sacred edifice. If we desire to inherit a share of those abundant and precious graces which God pours forth upon those souls which he disposes to receive them, we must remember that he never imparts them but to those who sincerely study to die to themselves, and to extirpate all inordinate attachments and affections out of their hearts; so long as any of these reign in a soul, she is one of that world to which God cannot manifest himself, or communicate the sweet relish of his love. This is the mystery which Christ unfolded to St. Jude. The world hath not known him. Few even among those who know God by faith, attain to the experimental knowledge of God, and the relish of his love, because few, very few, disentangle their affection from creatures. So long as their hearts remain secretly wedded to the world, they fall in some degree under its curse. And how few study perfectly to extinguish its spirit in their hearts!

Note 1. Mat. xiii. 55. [back]

Note 2. John xiv. 24. [back]

Note 3. Eus. Hist. l. 1. c. 13. [back]

Note 4. On the disciple of our Lord named Thaddæus, and on this transaction, see Baillet, Vie de S. Thaddée. 21 Aug. and the life of St. Thomas the Apostle, Dec. 21. [back]

Note 5. S. Paulin. Carm. 26. [back]

Note 6. Eus. Hist. l. 3. c. 11. [back]

Note 7. See Jude 11. 17. and 2 Pet. ii. 15 &c. [back]

Note 8. Jude 17. referring to 2 Pet. iii. 2, 3. and 1 Tim. iv. 1, 2. [back]

Note 9. Luther, the Century writers, and Kemnitius call in question the divine authority of this epistle, because several ancients doubted of it: and Grotius fancies it to have been written by Jude, the fifteenth bishop of Jerusalem, in the reign of Adrian. The tradition of the church makes its divine authority and original unquestionable in the Catholic church. The learned Dr. Edward Pocock, who died at Oxford, in 1691, and whose name is famous for his skill in the Oriental languages and literature, has displayed his talents in several translations and disquisitions, and in comments on Micheas, Malachy, Osee, and Joel. But, among all his works, that on the epistle of St. Jude, printed at Leyden, in 1630, is esteemed the most curious. [back]

Note 10. Fortun. l. 8. Carm 4. [back]

Note 11. Menæ, ad 21 Aug. [back]

Note 12. See Joachim Schroder, in Thesaur. Linguæ Armeni., p. 149, edit. an. 1711, Le Quien, Orient. Christian., t. 1, p. 419.

  St. Jude was a married man before he was called to the apostleship. Eusebius informs us, (l. 3, c. 20,) that two grandsons of this apostle, who were possessed jointly of thirty-nine acres of land, which they tilled with their own hands, were accused by the Jews out of hatred to the name of Christ, as descendants from King David, when Domitian had ordered all such to be put to death, to prevent rebellions among the Jews. They boldly confessed Christ, but the emperor, charmed with their simplicity, and seeing by their low condition, and their hands, callous and rough with labour, that they were not persons any way dangerous to the state, dismissed them. Returning home, they were promoted to the priesthood, and governed considerable churches. That St. Jude was himself a husbandman before he was called to the apostleship, we are assured by the Apostolic Constitutions, l. 2, c. 63, p. 303. 
[back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume X: October. The Lives of the Saints.  1866.

SOURCE : http://www.bartleby.com/210/10/282.html



Epistle of St. Jude

The present subject will be treated under the following heads:

The author and the authenticity of the epistle

Jude in the books of the New Testament


In the address of the Epistle the author styles himself "Jude, the servant of Jesus Christ and brother of James". "Servant of Jesus Christ" means "apostolic minister or labourer". "Brother of James" denotes him as the brother of James kat exochen who was well-known to the Hebrew Christians to whom the Epistle of St. Jude was written. This James is to be identified with the Bishop of the Church of Jerusalem (Acts 15:13; 21:18), spoken of by St. Paul as "the brother of the Lord" (Galatians 1:19), who was the author of the Catholic Epistle of St. James. and is regarded amongst Catholic interpreters as the Apostle James the son of Alpheus (St. James the Less). This last identification, however, is not evident, nor, from a critical point of view, does it seem beyond all doubt. MostCatholic commentators identify Jude with the "Judas Jacobi" ("Jude, the brother of James" in the D.V.) of Luke 6:16 and Acts 1:13 — also called Thaddeus (Matthew 10:3: Mark 3:18) — referring the expression to the fact that his brother James was better known than himself in the primitive Church. This view is strongly confirmed by the title "the brother of James", by which Jude designates himself in the address of his Epistle. If this identification is proved, it is clear that Jude, the author of the Epistle, was reckoned among the Twelve Apostles. This opinion is most highly probable. Beyond this we find no further information concerning Jude in the New Testament, except that the "brethren of the Lord", among whom Jude was included, were known to the Galatiansand the Corinthians; also that several of them were married, and that they did not fully believe in Christ till after the Resurrection (1 Corinthians 9:5; Galatians 1:10; John 7:3-5; Acts 1:14). From a fact of Hegesippus told byEusebius (Church History III.19-22) we learn that Jude was "said to have been the brother of the Lord according to the flesh", and that two of his grandsons lived till the reign of Trajan (see, however, BRETHREN OF THE LORD).  
                                    
Tradition as to the genuineness and the canonicity of the epistle

The Epistle of Jude is one of the so-called antilegomena; but, although its canonicity has been questioned in several Churches, its genuineness has never been denied. The brevity of the Epistle, the coincidences between it and II Peter, and the supposed quotation from apocryphal books, created a prejudice against it which was gradually overcome. The history of its acceptance by the Church is briefly as follows:

Some coincidences or analogies exist between Jude and the writings of the Apostolic Fathers — betweenBarnabas, ii, 10, and Jude, 3, 4; Clemens Romanus, Ep. xx, 12; lxv, 2, and Jude, 25; Ep. ad Polyc., iii 2; iv, 2, and Jude, 3. 20, Mart. Polyc., xx, and Jude, 24 sq. It is possible, though not certain, that the passages here noted were suggested by the text of Jude. The similarity between "Didache" ii, 7 and Jude, 22 sq., does not seem to be accidental, whilst in Athenagoras (about A.D., 177), "Leg.", xxiv, and in Theophilus of Antioch (d. about 183), "Ad Autol." II, xv, there is a clear reference to Jude, 6 and 13 respectively.

The earliest positive reference to the Epistle occurs in the Muratorian Fragment, "Epistola sane Judæ et superscriptæ Joannis duae in catholica [scil. Ecclesia] habentur." The Epistle was thus recognized as canonicaland Apostolic (for it is Jude the Apostle who is here meant) in the Roman Church about 170. At the end of the second century it was also accepted as canonical and Apostolic by the Church of Alexandria (Clement of Alexandria, The Pedagogue III.8, followed by Origen), and by the African Church of Carthage (Tertullian). At the beginning of the third century the Epistle was universally accepted except in the primitive East Syrian Church, where none of the Catholic Epistles were recognized, nor the Apocalypse.

This remarkably wide acceptance, representing as it does the voice of ancient tradition, testifies to the canonicityand the genuineness of Jude. During the third and fourth centuries doubt and suspicion, based on internal evidence (especially on the supposed quotation from the Book of Henoch and the "Assumption of Moses"), arose in several Churches. However the prejudice created against the deuterocanonical Jude was soon overcome, so that the Epistle was universally accepted in the Western Church at the very beginning of the fifth century (see CANON OF THE NEW TESTAMENT).

In the Eastern Church Eusebius of Cæsarea (260-340) placed Jude among the antilegomena or the "disputed books, which are nevertheless known and accepted by the greater number" (Church History II.23; Church History III.25); he incorporated all the Catholic Epistles in the fifty copies of the Bible which at the command ofConstantine, he wrote for the Church of Constantinople. St. Athanasius (d. 387) and St. Epiphanius (d. 403) placed Jude among the canonical and Apostolic writings. Junilius and Paul of Nisibis in Constantinople (513) held it as mediæ auctoritatis. However, in the sixth century the Greek Church everywhere considered Jude ascanonical.

The recognition of Jude in the Syriac Church is not clear. In Western Syria we find no trace of Jude in the fifth century. In Eastern Syria the Epistle is wanting in the oldest Syriac version, the Peshito, but it is accepted in thePhiloxenian (508) and Heracleon (616) versions. Except among the Syriac Nestorians, there is no trace of anyecclesiastical contradiction from the beginning of the sixth century till the Council of Trent, which defined thecanonicity of both the proto- and deutero-canonical books of the New Testament.

Difficulties arising from the text

The wording of verse 17 — which some critics have taken as an evidence that the Epistle was written in the second century — does not imply that the recipients of the Epistle had, in a period that was past, received oral instructions from all the Apostles, nor does it imply that Jude himself was not an Apostle. The text ton apostolonimplies only that several of the Apostles had predicted to the readers that such "mockers" as are described by the writer would assail the Faith; it is not separation in time, but distance of place, that leads Jude to refer to the scattered Apostles as a body. Nor does he exclude himself from this body, he only declares that he was not one of those prophesying Apostles. The author of II Peter, who often ranks himself among the Apostles, uses a similar expression ton apostolon humon (3:2), and certainly does not mean to imply that he himself was not an Apostle.

Many Protestant scholars have maintained that the false teachers denounced in Jude are Gnostics of the second century. But, as Bigg rightly says: "It is not really a tenable view" (op. cit. infra). St. Jude does not give any details about the errors denounced in this short letter any more than does St. Peter, and there is no ground for identifying the false teachers with any of the Gnostic sects known to us. There is nothing in the references made to false doctrines that obliges us to look beyond the Apostolic times.

The use made of apocryphal writings, even if proved, is not an argument against the Apostolicity of the Epistle; at most it could only invalidate its canonicity and inspiration. Verse 9, which contains the reference concerning the body of Moses, was supposed by Didymus ("Enarr. in Epist. Judæ" in P.G., XXXIX, 1811 sqq.), Clement of Alexandria (Adumbr. in Ep. Judæ), and Origen (De Princ., III, ii, 1), to have been taken from the "Assumption of Moses", which is unquestionably anterior to the Epistle of Jude. Jude may possibly have learned the story of the contest from Jewish tradition. But, at any rate, it is evident that Jude does not quote the "Assumption" as a written authority, and still less as a canonical book.

As regards the prophecy of vv. 14 sq., many Catholic scholars admit it to be a loose and abbreviated citationfrom the apocryphal Book of Henoch, i, 1, 9, which existed a century before St. Jude wrote. But here again St. Jude does not quote Henoch as a canonical book. There is nothing strange, as Plumptre remarks (op. cit. infra, 88), in Jude making use of books not included in the Hebrew Canon of the Old Testament, "as furnishing illustrations that gave point and force to his counsels. The false teachers, against whom he wrote, were characterized largely by their fondness for Jewish fables, and the allusive references to books with which they were familiar, were therefore of the nature of an argumentum ad hominem. He fought them, as it were, with their own weapons." He merely intends to remind his readers of what they know. He does not affirm or teach theliterary origin of the apocryphal book, such is not his intention. He simply makes use of the general knowledge it conveys, just as the mention of the dispute between Michael and the Devil is but an allusion to what is assumedas being known to the readers. By no means, therefore, does either of the passages offer any difficulty against the canonicity of the Epistle, or against the Catholic doctrine of inspiration.

The relation of Jude to the Second Epistle of St. Peter

The resemblance as to thought and language between Jude and II Peter, ii, is quite sufficient to make it certainthat one of the two writers borrowed from the other: the hypothesis that both writers borrowed from a common document must be put aside, as having no support whatsoever. The question remains: Which of the two Epistleswas the earlier? The priority of II Peter, as well as the priority of Jude, has found strong advocates, and much has been written about this intricate question. The following arguments, however, lead to the conclusion that theEpistle of Jude was the earlier of the two:
  • It is not uncommon for St. Peter to throw a light on the more obscure passages of the Epistle of Jude, or to interpret the more difficult passages. At one time he puts them in a shorter form or uses more general terms; at another, while adducing in general the same arguments, he adds a new one or omits one or another used in Jude. This shows that St. Peter had probably read the Epistle of St. Jude. Compare especially II Peter, ii, 12, with Jude, 10.
  • This may also be confirmed not only by II Peter, i, 17, compared with Jude, 13 — where St. Peter doublesJude's comparison and puts more strength into it, whilst Jude has more similitudes — but also by comparing the style of both, for, whereas the style of Jude is always the same, that of St. Peter differs somewhat from his usual way of writing, and the reasons for this change seem to be the matter he writes about and the influence of the Epistle of St. Jude.
  • Finally, is more probable that St. Peter has embodied in his work the text of Jude's Epistle than that Jude should have included in his writing only a part of St. Peter's Epistle. If Jude wrote later than Peter and found the same state of things, why did he omit the remaining questions, e.g. the doubts about the parousiæ? Or why should he, in order to combat the same heretics, give only a summary of St. Peter's Epistle, omitting entirely the strongest arguments?

  • Vocabulary and style
The vocabulary of Jude proves that the author was a Jew, saturated with the Old Testament, using Hebraisms, yet acquainted with the koine dialektos — the "common dialect". Thirteen words found in Jude do not occur elsewhere in the New Testament. Some words of the new Christian dialect appear in Jude as well as in the Pauline Epistles, but literary affinity or direct quotation cannot be proved. The style, although sometimes poetical, always evinces the severe and authoritative tone of a man of Apostolic rank, held in high honour.




Analysis of the epistle

Exordium


Address and good wishes (vv. 1-2), occasion and purpose of the Epistle (3-4).

First part

He inveighs against the pseudo-teachers; describes their life and errors (5-16). They will be severely punished, as is evident from the severe punishment of the unbelieving Israelites in the desert (5), of the wicked angels (6), and of the inhabitants of Sodom (7). He mentions their wicked teaching and life (8), and opposes the modesty ofMichael the Archangel (9) to their pride (10). He foretells for the heretics the punishment of Cain, Balaam, and the sons of Core, for they have imitated their errors (11-3). Enoch has already prophesied the judgment of Godupon them (14-6).

Second part

He exhorts the faithful (17-23). They must remember the teaching of the Apostles, by whom they had been warned of the coming of such heretics (17-19). They must maintain the Faith, keep themselves in the love ofGod, and wait for life everlasting (20-21). What their behaviour should he towards Christians that have in any way fallen away (22-23)

Epilogue

A most beautiful doxology (24-25).

Occasion and object

Occasion


The Epistle was occasioned by the spread of the dogmatico-moral errors amongst the Hebrew Christians; pseudo-doctors "are secretly entered in", who abuse Christian liberty to give themselves over to intemperance; moreover "denying the only sovereign Ruler, and our Lord Jesus Christ" (4).

Object

Jude's intention was to caution his readers, the Hebrew Christians, against such depraved teaching, and to exhort them to keep faithfully the teaching of the Apostles.

To whom addressed

The dedicatory address runs as follows: tois en Theo patri hegapemenois kai Iesou Christo teteremenois kletois(to them that are beloved in God the Father, and preserved in Jesus Christ, and called). Which are the kletoi, or "called", becomes manifest from the context. They are not all the Christians of the whole Christian world, but those of a particular Church (vv. 3, 4, 17, 22). Several commentators think that St. Jude's Epistle was addressed to the same churches of Asia Minor to which St. Peter's Epistle was written. This opinion, according to thesecommentators, is to be held because in both Epistles the same errors are condemned, and also because Jude (v. 17) appears to have known II Peter, and shows that the prophecy of the Prince of the Apostles has been verified. But we have already proved that the second argument is of no value (see above I, 4); as for the first, there are two objections:
  • the errors condemned in the Epistle of St. Jude and in II Peter may have spread in countries outside Asia Minor;
  • we find in Jude several reasons for believing that the Epistle was addressed, not to the Gentile Christians ofAsia Minor, but to the Hebrew Christians of Palestine or of a neighbouring country.

Date and place of composition

Date


It is difficult to state the exact time at which St. Jude wrote his Epistle. But the doctrines against which he inveighs, and the looseness of morals or the so-called antinomismus, seem to indicate the end of the Apostolicage. Jude seems on the other hand to have written before A.D. 70; otherwise in vv. 5-7 he would have spoken of the destruction of Jerusalem. In those verses St. Jude mentions the different punishments of prevaricators, and therefore in this exhortation to Hebrew Christians he could not have passed over in silence so dire a calamity. Moreover we have shown that the Epistle of St. Jude was written before II Peter, which latter was probably written A.D. 64 (65). Therefore St. Jude must have written shortly before 64 (65).

Place of composition

Here we can only guess, but we prefer the opinion that the Epistle was written in Palestine, and probably in Jerusalem.


Camerlynck, Achille. "Epistle of St. Jude." The Catholic Encyclopedia. Vol. 8. New York: Robert Appleton Company, 1910. 7 Oct. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/08542b.htm>.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/08542b.htm


El GRECO. L’Apotre Saint Simon, 1606, 
Tolède, Museo del Greco

St. Simon the Zealot, Apostle

St. Simon is surnamed the Zealot, to distinguish him from St. Peter, and from St. Simeon, the brother of St. James the Less, and his successor in the see of Jerusalem. Many think that St. Simon was called the Zealot, before his coming to Christ, because he was one of that particular sect or party among the Jews called Zealots, from a singular zeal they possessed for the honor of God and the purity of religion.

A party called Zealots were famous in the war of the Jews against the Romans. They were main instruments in instigating the people to shake off the yoke of subjection; they assassinated many of the nobility and others in the streets, filled the temple itself with bloodshed and other horrible profanations, and were the chief cause of the ruin of their country. But no proof is offered by which it is made to appear that any such party existed in our Saviour’s time, though some then maintained that it was not lawful for a Jew to pay taxes to the Romans At least if any then took the name Zealots, they certainly neither followed the impious conduct nor adopted the false and inhuman maxims of those mentioned by Josephus in his history of the Jewish war against the Romans.

St. Simon, after his conversion, was zealous for the honor of his Master, and exact in all the duties of the Christian religion; and showed a pious indignation toward those who professed this holy faith with their mouths, but dishonored it by the irregularity of their lives. No further mention appears of him in the gospels than that he was adopted by Christ into the college of the apostles. With the rest he received the miraculous gifts of the Holy Ghost, which he afterwards exercised with great zeal and fidelity.

According to legend this apostle preached in Egypt, Cyrene, and Mauritania, and Persia. The Martyrologies of St. Jerome, Bede, Ado, and Usuard place his martyrdom in Persia, at a city called Suanir. His death is said in these Martyrologies to have been procured by the idolatrous priests. Those who mention the manner of his death say he was crucified. St. Peter’s Church on the Vatican at Rome and the Cathedral of Toulouse are said to possess the chief portions of the relics of St. Simon.



El GRECO. L’Apôtre Saint Thaddeus (Jude),
 1606, Tolède, Museo del Greco
St. Jude Thaddaeus, Apostle

St. Jude, known as Thaddaeus, was a brother of St. James the Less, and a relative of Our Saviour. St. Jude was one of the 12 Apostles of Jesus. 

Ancient writers tell us that he preached the Gospel in Judea, Samaria, Idumaea, Syria, Mesopotamia, and Lybia.

According to Eusebius, he returned to Jerusalem in the year 62, and assisted at the election of his brother, St. Simeon, as Bishop of Jerusalem.

He is an author of an epistle (letter) to the Churches of the East, particularly the Jewish converts, directed against the heresies of the Simonians, Nicolaites, and Gnostics. This Apostle is said to have suffered martyrdom in Armenia, which was then subject to Persia. The final conversion of the Armenian nation to Christianity did not take place until the third century of our era.

Jude was the one who asked Jesus at the Last Supper why He would not manifest Himself to the whole world after His resurrection. Little else is known of his life. Legend claims that he visited Beirut and Edessa; possibly martyred with St. Simon in Persia.

Jude is invoked in desperate situations because his New Testament letter stresses that the faithful should persevere in the environment of harsh, difficult circumstances, just as their forefathers had done before them. Therefore, he is the patron saint of desperate cases and his feast day is October 28.

Saint Jude is not the same person as Judas Iscariot who betrayed Our Lord and despaired because of his great sin and lack of trust in God’s mercy.

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/saint-jude-thaddaeus/

Voir aussi : http://christchurchwindsor.ca/2010/10/28/saint-simon-and-saint-jude-apostles-2/