mardi 30 octobre 2012

Bienheureux ANGE (ANGELO) d'ACRI, prêtre capucin

Bienheureux Ange d'Acri

Capucin

(1669-1739)

Le bienheureux Ange d'Acri, né dans la Calabre, de parents pauvres, eut le bonheur d'avoir pour maître, dans son enfance, un pieux capucin qui lui apprit à méditer chaque jour la Passion de Jésus-Christ et à s'approcher souvent du sacrement de Pénitence et de la Table Sainte. Quelle édification pour tous de voir cet enfant passer deux ou trois heures de suite dans la contemplation des souffrances du Sauveur!

A dix-huit ans, il entra chez les Capucins; mais il en sortit plusieurs fois par inconstance. La troisième fois il se mortifia si bien, il se mit à l'oeuvre avec tant de courage, qu'il obtint la grâce de la persévérance et même dépassa de beaucoup la mesure commune de la perfection des religieux. Au jour de sa première Messe, il tomba en extase après la consécration, ce qui lui arriva souvent dans la suite. Son désir était de passer sa vie dans le silence du couvent, tout occupé de Dieu et de son âme; mais le Ciel le destinait à de grandes oeuvres.

Ses premières prédications furent laborieuses, car la mémoire lui fit défaut, et il lui fut impossible de prêcher ses sermons comme il les avait écrits. Craignant de ne pas être appelé à la vie de missionnaire, il pria Dieu avec ferveur de lui manifester Sa Volonté. Il entendit un jour, pendant sa prière, une voix qui lui dit: "Ne crains rien, je te donnerai le don de la prédication, et désormais toutes tes fatigues seront bénies. Tu prêcheras à l'avenir dans un style familier, afin que tous puissent comprendre tes discours."

Désormais il abandonne ses écrits et ses livres, pour se borner à l'étude de l'Écriture Sainte et du grand livre du Crucifix. Son éloquence, puisée à ces sources, devint si chaude et si profonde, que les plus savants eux-mêmes en étaient ravis d'admiration. Pendant trente-huit années d'apostolat, malgré les efforts de l'enfer, il opéra un bien immense dans la Calabre. Sa grande force, son argument invincible, était surtout le souvenir de la Passion; il n'en parlait jamais sans faire pleurer son auditoire.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/bx_ange_d_acri.html

Bienheureux Ange

prêtre capucin (+ 1739)

Originaire de la Calabre, Luc Antoine Falcone hésita beaucoup avant de devenir religieux. Bel exemple de persévérance, par trois fois, il entra chez les Pères Capucins puis en sortit. Mais dès qu'il eût fait ses premiers vœux sous le nom de frère Ange, il se lança sur le chemin de la perfection. Prédicateur, il préparait ses sermons avec beaucoup de conscience dans les premiers temps, mais, au moment de les prononcer, il perdait la mémoire. Il comprit alors que c'était là volonté de Dieu et se mit à lire, relire et méditer les Saintes Écritures. Tout spontanément cette méditation incessante enflammait ses paroles, communiquant aux autres les sentiments spirituels dont il avait été pénétré par elle. Ses extases devinrent fréquentes et jusqu'à sa mort il répétait «Oh! qu'il est beau d'aimer Dieu!» et c'est ainsi qu'il rendit tranquillement son esprit.

Béatifié le 18 Décembre 1825 par le pape Léon XII.

À Acri en Calabre, l’an 1739, le bienheureux Ange, prêtre capucin, qui parcourut infatigablement le royaume de Naples en prêchant la parole de Dieu dans un langage accessible aux gens simples.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/8751/Bienheureux-Ange.html


Lucantonio Falcone, en français Luc Antoine Falcone, naquit le 19 octobre 1669 à Acri, ville de Calabre. Ses parents, Francesco Falcone et Diana Enrico étaient des pauvres, riches en vertus chrétiennes. Lucantonio eut le grand bonheur d'avoir, dès son jeune âge, un maître exceptionnel, un pieux capucin qui lui apprit à méditer, chaque jour, la Passion de Jésus-Christ. Puis, il demanda à Lucantonio de s'approcher souvent du sacrement de Pénitence et de la Table Sainte. Quelle surprise pour les personnes de son entourage, de pouvoir contempler un enfant qui méditait longuement chaque jour, les souffrances de Jésus.
Quand il eut 18 ans, Lucantonio entra chez les Frères mineurs capucins. Mais son inconstance, son manque d'attention et ses distractions le firent renvoyer de son couvent à plusieurs reprises. Enfin, après de longs et durs efforts, il put être accepté.  Lors de ses premiers vœux, il prit le nom de Frère Ange, et immédiatement voulut se lancer dans la perfection. Devenu prêtre, le jour de sa première Messe, il tomba en extase après la consécration; cela lui arriva souvent dans la suite. Pourtant il rencontrait  de très grandes difficultés pour prêcher. Comprenant que la volonté de Dieu l'appelait vers d'autres apostolats, il se mit à étudier longuement les saintes Écritures et à méditer sur la Passion de Jésus. Et il priait Dieu de lui manifester sa Volonté.
C'est alors qu'une voix intérieure lui dit un jour, pendant sa prière: "Ne crains rien, je te donnerai le don de la prédication, et désormais toutes tes fatigues seront bénies. Tu prêcheras à l'avenir dans un style familier, afin que tous puissent comprendre tes discours." Dès lors, comme il méditait constamment les Écritures, ses prédications enflammaient spirituellement tous ses auditeurs de la Calabre qu'il parcourait, et les conduisaient à se convertir. Son éloquence, puisée aux sources divines, devint d'une profondeur telle que même les plus grands théologiens étaient dans l'admiration. Son sujet favori était toujours le souvenir de la Passion de Jésus-Christ. Chaque fois qu'il en parlait, il faisait pleurer son auditoire.
Cet apostolat dura 38 ans, opérant un bien immense dans toute la Calabre.
Les extases de Frère Ange furent très fréquentes et jusqu'à sa mort il répétait constamment: "Oh! qu'il est beau d'aimer Dieu!" C'est en disant cela, alors qu'il était devenu aveugle, que Frère Ange d'Acri mourut, le 30 octobre 1739, à l'âge de 70 ans. Il fut béatifié le 18 Décembre 1825 par le pape Léon XII. Frère Ange est le saint-patron de la ville d'Acri.
Je vais maintenant vous donner quelques précisions sur la vie spirituelle du Bienheureux Ange d'Acri.
En 1714, Frère Ange avait quarante cinq ans, pendant qu'il méditait sur la passion de Jésus, il sentit tout à coup, dans tout son corps une intense douleur, comme si son corps était traversé par une épée. Soudain il vit Jésus couvert de sang après sa flagellation. Plein de compassion pour Jésus, Frère ange offrit sa propre douleur à Jésus. Le Seigneur accepta cette offrande et demanda:
– Que veux-tu?
– Seigneur, répondit Ange, je veux ce que vous voulez.
La vision disparut mais la douleur, sans être aussi violente que pendant cet instant, dura jusqu'à la mort du Bienheureux.
Ange fut un grand extatique et l'extase le prenait partout; mais l'obéissance dominait toujours et quand des évêques ou ses supérieurs lui intimaient l'ordre de revenir sur la terre, aussitôt l'extase cessait et Frère ange faisait ce qu'on lui demandait. On rapporte aussi que Frère Ange lévitait parfois, au cours, notamment, de ses homélies. Ainsi, en 1722, au cours d'une mission à Arpigliano il tomba en ravissement en tenant un crucifix. Son corps s'éleva au-dessus de l'estrade où il se trouvait et quoique sa main fut ouverte, le crucifix ne tomba pas. En 1725, à Monteleone, au cours d'une retraite qu'il prêchait, il fut élevé au-dessus de la chaire d'où il prêchait et resta ainsi au-dessus du sol, pendant une longue extase. Souvent, pendant ses sermons, on le voyait resplendissant de lumière.
Certes, ce ne sont pas ces phénomènes qui font la sainteté. Mais n'oublions jamais que lorsque Dieu favorise certains de ses saints de tels dons, c'est toujours pour accroître la foi parfois défaillante de ceux qui les entourent, et les conduire à l'Amour de Dieu et du prochain, par Jésus-Christ Notre Seigneur.
Paulette Leblanc




Bx Ange (Angelo) d’Acri 

Prêtre o.f.m. cap.

(1669-1739)

Angelo, au siècle Lucantonio, naît le 19 octobre 1669 à Acri, en Calabre, de Francesco Falcone et de Diana Enrico : parents pauvres mais riches en vertus chrétiennes.  Il eut le bonheur d'avoir pour maître, dans son enfance, un pieux capucin qui lui apprit à méditer chaque jour la Passion de Jésus-Christ et à s'approcher souvent du sacrement de Pénitence et de la Table Sainte. Quelle édification pour tous de voir cet enfant passer deux ou trois heures de suite dans la contemplation des souffrances du Sauveur !

À dix-huit ans, il entra chez les Capucins ; mais il en sortit plusieurs fois par inconstance. La troisième fois il se mortifia si bien, il se mit à l'œuvre avec tant de courage, qu'il obtint la grâce de la persévérance et même dépassa de beaucoup la mesure commune de la perfection des religieux. Au jour de sa première Messe, il tomba en extase après la consécration, ce qui lui arriva souvent dans la suite.

Son désir était de passer sa vie dans le silence du couvent, tout occupé de Dieu et de son âme ; mais le Ciel le destinait à de grandes œuvres. Ses premières prédications furent laborieuses, car la mémoire lui fit défaut, et il lui fut impossible de prêcher ses sermons comme il les avait écrits. Craignant de ne pas être appelé à la vie de missionnaire, il pria Dieu avec ferveur de lui manifester sa Volonté. Il entendit un jour, pendant sa prière, une voix qui lui dit :

« Ne crains rien, je te donnerai le don de la prédication, et désormais toutes tes fatigues seront bénies. Tu prêcheras à l'avenir dans un style familier, afin que tous puissent comprendre tes discours. »

Désormais il abandonne ses écrits et ses livres, pour se borner à l'étude de l'Écriture Sainte et du grand livre du Crucifix.

Son éloquence, puisée à ces sources, devint si chaude et si profonde, que les plus savants eux-mêmes en étaient ravis d'admiration. Pendant trente-huit années d'apostolat, malgré les efforts de l'enfer, il opéra un bien immense dans la Calabre. Sa grande force, son argument invincible, était surtout le souvenir de la Passion ; il n'en parlait jamais sans faire pleurer son auditoire.

Il passa de la terre au ciel le 30 octobre 1739.

Angelo d'Acri fut béatifié le 09 décembre 1825 par le pape Léon XII (Annibale Sermattei Della Genga, 1823-1829).

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Blessed Angelo d'Acri

31 October

Summary

Luca Antonio Falcone was born in Acri (Cosenza) on 19 October 1669. He was confirmed on 24 June 1674. He felt called to religious life during the preaching of Br. Antonio da Olivadi. At Dipignano he entered the Capuchin novitiate but then returned to his family Again he entered the Capuchins in the Friary at Belvedere, on 8 November 1689, but this time too he returned home. On returning to the Capuchins a third time on 12 November 1690 he began his novitiate year at Belvedere. He took vows on 12 November 1691.

From 1695 to 1700 he completed his theological studies in various friaries and on 10 April 1700 he was ordained priest int he Cathedral of Cassano Jonio.

From 1702 to 1739 he preached throughout Calabria and the best part of southern Italy. There were prodigious signs and gifts. In 1724 he began the construction of a convent of Cappuccinelle. This opened on 17 June 1726.

He was apoointed noive master a number of times and provincial superior between 1717 and 1720. He was general visitator in 1735. He died in Acri on 30 October 1739.

The cause of his beatification began on 10 October 1744, just five years after his death. The cause concluded on 17 June 1821 and Leo XII proclaimed him blessed on 18 December 1825.

His remains are now in the sanctuary in Acri bult between 1893 and 1896. The sanctuary was raised to the status of minor basilica by John Paul II.



Blessed Angelo of Acri

(Angelo Benedetto di Acri)


Feast Day – October 30

While St Leonard of Port Maurice was bringing about a remarkable change of morals in northern and central Italy, Blessed Angelo was equally successful in southern Italy among the peasant population of the province of Calabria.

Born in the little town of Acri, and having spent his youthful years in perfect innocence, Blessed Angelo of Acri entered the Capuchin convent, but he did not persevere. This rigorous life frightened him and he returned home. He asked to be re-admitted and his request was granted, but again he weakened and left the convent. Unable to find peace, he made a third attempt, and was again permitted to enter. When the enemy of souls tried anew to shake his resolution, he cast himself upon his knees before a crucifix and cried out: “O Lord, I cannot trust myself. You know my weakness. Assist me with Your grace!”

God gave him special graces and he came forth victorious from the struggle. He now resolved to consecrate each hour of the day to some special mystery of the Passion of Christ. This furnished him with such strength and joy in his vocation that henceforth everything seemed easy.

As a priest his fervor at Holy Mass was sometimes so great that he was rapt in ecstasy and would spend a long time in thanksgiving, crying out with our holy Father St Francis: “O Love that is not loved! O Love, O Love!”

Ordered to prepare himself to preach missions, Angelo did so with the greatest care. He was to begin his mission career with the Lenten sermons at Carigliano in 1702. He began by addressing the large congregation with much zeal, but he had not advanced far when his memory failed him. He stopped short and had to leave the pulpit in confusion.

Returning to his cell, Blessed Angelo of Acri cast himself on his knees, acknowledged his shortcomings, and pleaded with God to make His will known to him. Then he heard a voice saying: “Fear nothing, I will grant you the gift of preaching.” Angelus asked: “Who are you?” At that moment his cell shook and he heard the words: “I Am who Am. In future you will preach in a familiar and simple style, so that all may understand your words.”

Now Angelo understood what God wanted of him. He resolved at once to drop that artificial style of preaching which depends for its success on personal effort, and to prepare more by prayer and meditation, trusting in the help of God. The results were proof that God was working through him. In future Blessed Angelo of Acri spoke with such clarity, power, and heavenly unction that his hearers were deeply moved.

Father Angelo did untold good as he traveled from parish to parish, but once again a great humiliation awaited him. It was in Naples, where the cardinal-archbishop had urged him to preach. There were some who jeered and laughed at him because of his simple language. But when Angelo called upon the congregation at the next sermon to pray for an unfortunate soul that was going to meet with a sudden death, and the principal scoffer presently dropped death while leaving the church, the people recognized that they had mocked a saint. Now they listened to his lessons as to one sent by God, and God Himself confirmed his words by many miracles. Blessed Angelo also received the grace to read the hearts of men, so that he disclosed to them the sins they concealed or forgot in confession.

After laboring untiringly in the vineyard of the Lord for more than thirty-six years, Blessed Angelo of Acri died, worn out by work but rich in heavenly merits, on October 30, 1739. The many miracles that occurred even after his death induced Pope Leo XII to beatify him in the year 1825. The Franciscans and the Capuchins celebrate the feast of Blessed Angelo on October thiertieth.

From: The Franciscan Book of Saints, Marion A. Habig, OFM


Beato Angelo d'Acri Frate cappuccino


Acri, 19 ottobre 1669 - 30 ottobre 1739

Nato nel 1669 ad Acri (Cosenza), Lucantonio Falcone ebbe un cammino vocazionale singolarmente travagliato. Entrò e uscì dal noviziato cappuccino per ben due volte. Il terzo tentativo fu decisivo. Venne ordinato sacerdote nel 1700 nella cattedrale di Cassano. Esercitò il suo apostolato come padre provinciale e, soprattutto, come predicatore in tutto il Mezzogiorno per 40 anni. Era conosciuto come l'«Angelo della pace». In vita e dopo la morte, avvenuta nel 1739, compì numerosi miracoli. Il suo corpo è venerato nella basilica di Acri, che è a lui dedicata. È stato beatificato da Papa Leone XII nel 1825. (Avvenire)

Martirologio Romano: Ad Acri in Calabria, beato Angelo, sacerdote dell’Ordine dei Frati Minori Cappuccini, che, percorrendo instancabilmente il regno di Napoli, predicò la parola di Dio con un linguaggio adatto ai semplici.

Era il 19 Ottobre del 1669 quando in Acri in provincia di Cosenza nasceva Lucantonio Falcone. Poveri i genitori, ma ricchi di virtù cristiane. 

Singolare, anzi forse unica, nella storia dei Religiosi, fu la sua vocazione. 

A diciotto anni chiese ed ottenne di farsi Frate Cappuccino, ma oppresso da dubbi ed incertezze per due volte lasciò il noviziato, depose l'abito religioso e ritornò a casa dove pensava di costruirsi una vita al pari degli altri. Pur circondato dall'affetto della tenerissima madre, il suo cuore restava inquieto, perché i disegni di Dio su di lui erano diversi. Rientrò in convento per la terza volta e misticamente moriva Lucantonio Falcone e nasceva Frate Angelo d'Acri. A passi da gigante percorse tutte le tappe di vita religiosa che lo portarono al Sacerdozio, il 10 Aprile del 1700, nell'antica Cattedrale di Cassano Jonio.

Sulle sue spalle montanare subito caddero pesanti responsabilità e delicati incarichi che assolse con impegno e successo; fu Superiore Provinciale dei Cappuccini e per il suo modo di governo venne chiamato l'"Angelo della pace", ma, la predicazione sistematica, è stato il ministero principale di servizio reso alla Chiesa e all'Ordine Cappuccino per quaranta anni. Era divenuto il missionario più ricercato ed ascoltato dell'Italia meridionale tanto che si diceva che quando predicava, "nelle case non ci restavanu mancu li gatti".

La vita del beato Angelo d'Acri, è stata una rappresentazione vivente di Gesù, non tanto esteriore, ma interiore. Le testimonianze giurate ricordano come recitava a memoria la Sacra Scrittura e come ne faceva sempre uso nell'evangelizzazione del popolo. 

Il 30 Ottobre 1739, fisicamente sfinito dalle fatiche apostoliche, se ne volava al Cielo. Il 18 Dicembre 1825, Papa Leone XII proclamò Beato il Cappuccino di Acri. Il suo corpo, ricomposto, è oggetto di quotidiana venerazione nella Basilica a Lui dedicata.

Autore: Carmelo Randello




C’è chi si vede contrastare la vocazione in famiglia e c’è chi i maggiori contrasti li incontra nel suo cuore: a questi ultimi appartiene Lucantonio Falcone, nato ad Acri, provincia di Cosenza, il 19 ottobre 1669. La famiglia, religiosissima e di saldi principi, non si sarebbe mai sognata di contrastare la sua vocazione, ma il brutto è che Lucantonio i contrasti se li sente dentro. Quando a 15 anni incontra un cappuccino carismatico gli sembra di capire che solo tra i cappuccini potrà realizzare la sua vocazione. A 19 anni prende il saio, ma pochi mesi dopo se ne torna a casa perché gli sembra di sentirsi chiamato a formare una famiglia tutta sua. Si ripente e torna in convento, ma torna a deporre il saio perché non si sente all’altezza della vocazione religiosa. Non ci troviamo di fronte all’eterno indeciso o ad una vocazione fragile, ma semplicemente ad un giovane che con fatica ricerca la sua strada, certamente contrastato da colui che in seguito egli avrebbe sempre combattuto, il diavolo, che forse già prevede gli smacchi che quel cappuccino gli farà subire.
Torna così di nuovo in convento, questa volta per sempre. Gli cambiano il nome in Fra Angelo e viene ordinato prete nel 1700: presto però lo soprannomineranno “angelo della pace” e “apostolo del Mezzogiorno”. Infatti, se sulle sue spalle vengono a ricadere i pesanti e gravosi incarichi che il suo Odine gli affida, la sua “professione” principale diventa ben presto la predicazione. Predica per quasi 40 anni: all’inizio come gli hanno insegnato e secondo l’uso del tempo, con ampollosità e retorica. Famosa è la predica “barocca”, preparata con tanta cura, che lo zelante predicatore impara a memoria prima di salire sul pulpito dove, appena giunto, perde subito il filo del discorso e fa scena muta, vergognandosene terribilmente. Cambia allora stile, impara a parlare in modo popolare e semplice, per farsi capire anche dai “cafoni” che apprezzano la sua oratoria spontanea e si convertono in massa, tanto che quando predica “nelle case nun ci restavanu mancu li gatti”. Non così a Napoli, dove giunge chiamato dal Cardinal Pignatelli e.. ”predica alle panche”, perché gli intellettuali, accorsi numerosi a sentire il famoso predicatore, rimangono delusi dalla sua oratoria scarna e senza fronzoli. Uno solo intuisce il “danno” che un simile predicatore può fare e inizia a temere e boicottare Padre Angelo: il demonio. Quasi anticipatore di Padre Pio, Padre Angelo intraprende una lunga lotta contro il maligno, ricevendone in cambio tentazioni e botte: come il santo di Pietrelcina, anche Padre Angelo si ritrova con la testa fracassata, il corpo flagellato, le gambe sanguinanti dopo aver sostenuto battaglia contro il demonio, che lo chiama “straccione” e “ladro” perché gli porta via le anime che già credeva sue per sempre. E come Padre Pio, contro il demonio, oltre l’arma della preghiera e della penitenza, sfodera quella dell’umorismo. Tutto contribuisce a sfinire questo predicatore e questo missionario, che se ne va il 30 ottobre 1739, poco più che settantenne e la Chiesa fa memoria oggi del Beato Angelo d’Acri, tale solennemente proclamato da Leone XII, nel 1825.

Autore: Gianpiero Pettiti


Voir aussi : http://www.traditioninaction.org/SOD/j152sd_AngelodAcri_10-30.shtml