mardi 2 octobre 2012

Les SAINTS ANGES GARDIENS.

Les Saints Anges Gardiens

C'est une vérité de foi que les Anges, tout bienheureux qu'ils sont, reçoivent une mission de Dieu auprès des hommes; les paroles de Notre-Seigneur, l'enseignement des Docteurs et des Saints, l'autorité de l'Église, ne nous permettent pas d'en douter. Si les démons, en légions innombrables, rôdent autour de nous comme des lions prêts à nous dévorer, selon la parole de saint Pierre, il est consolant pour nous de songer que Dieu nous a donné des défenseurs plus nombreux et plus puissants que les démons.

C'est au plus tard dès sa naissance que tout homme venant au monde est confié à la garde d'un esprit céleste; les païens, les hérétiques, les pécheurs eux-mêmes, ne sont pas privés de ce bienfait de Dieu. Il est même certain que divers personnages, en raison de leur situation, comme les rois, les pontifes, ou en raison des vues spéciales de Dieu sur eux, comme nombre de saints, ont parfois plusieurs Anges gardiens. Il semble indubitable que non seulement les individus, mais les sociétés et les institutions, sont confiées aussi spécialement à la garde des Anges; l'Église, les royaumes, les provinces, les diocèses, les paroisses, les familles, les ordres religieux, les communautés, ont leurs angéliques protecteurs.

Les Anges nous préservent d'une foule de maux et de dangers, ils éloignent de nous les occasions du péché; ils nous inspirent de saintes pensées et nous portent à la vertu, nous soutiennent dans les tentations, nous fortifient dans nos faiblesses, nous animent dans nos découragements, nous consolent dans nos afflictions. Ils combattent avec nous contre le démon et nous prémunissent contre ses pièges; si nous tombons, par fragilité ou par malice, ils nous relèvent par le remords, par les pensées de la foi, par la crainte des jugements de Dieu, et nous procurent divers moyens de conversion: ils portent nos bonnes oeuvres et nos prières à Dieu, réparent nos fautes, intercèdent pour nous auprès de la divine miséricorde, suspendent la vengeance céleste au-dessus de nos têtes; enfin ils nous éclairent et nous soutiennent dans la maladie et à l'heure de la mort, nous assistent au jugement de Dieu, visitent les âmes du purgatoire.

Saint Bernard résume nos devoirs en trois mots: "Quel respect, quel amour, quelle confiance de notre part ne méritent pas les anges! Respect pour leur présence, amour à cause de leur bienveillance, confiance en leur protection." Ajoutons un quatrième devoir, la docilité à leur bonnes inspirations.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/les_saints_anges_gardiens.html


La fête de l’Ange protecteur de la cité ou du royaume apparaît en Espagne au XVème siècle. Celle de l’Ange gardien au diocèse de Rodez par le Bx François d’Estaing en 1518. Elle a été inscrite au calendrier romain par décret de Paul V en 1608, comme fête facultative (Duplex ad libitum) au jour suivant la St Michel, et assignée au 2 octobre par Clément X.

Leçons des Matines avant 1960

AU PREMIER NOCTURNE.

Du livre de l’Exode.

Première leçon. Voilà que moi, j’enverrai mon Ange, afin qu’il te précède et te garde dans le chemin, et qu’il t’introduise dans le lieu que j’ai préparé. Respecte-le, écoute sa voix, et ne pense pas qu’il soit à mépriser car il ne te renverra point comme exempt de faute lorsque tu auras péché, et mon nom est en lui. Que si tu écoutes sa voix, et que tu fasses tout ce que je te dis, je serai un ennemi pour ton ennemi, j’affligerai ceux qui t’affligeront, et mon Ange te précédera.

R/. Il a commandé à ses Anges à ton sujet, de te garder dans toutes tes voies ; * Ils te porteront dans leurs mains, de peur que ton pied ne heurte contre une pierre. V/. Des milliers de milliers d’Anges le servaient, et dix milliers de centaines de milliers d’Anges assistaient devant lui. * Ils te porteront.

Du Prophète Zacharie.

Deuxième leçon. La parole du Seigneur fut adressée à Zacharie, le Prophète, fils de Barachie, fils d’Addo, disant : Je vis pendant la nuit, et voilà un homme monté sur un cheval roux, et il se tenait parmi les myrtes qui étaient dans un lieu profond ; et après lui des chevaux roux mouchetés de blanc. Et je dis : Qui sont ceux-ci, ô mon Seigneur ? Et l’Ange qui parlait en moi, me répondit : Moi, je t’indiquerai ce que ceci signifie. Et l’homme qui se tenait parmi les myrtes répondit : Ceux-ci sont ceux qu’a envoyés le Seigneur, afin qu’ils parcourent la terre. Et ils répondirent à l’Ange, du Seigneur, qui se tenait parmi les myrtes, et dirent : Nous avons parcouru la terre, et voilà que toute la terre est habitée, et est en repos.

R/. Et l’Ange du Seigneur reprit et dit : Seigneur des armées, * Jusqu’à quand n’aurez-vous point pitié de Jérusalem, et des villes de Juda contre lesquelles vous êtes irrité ? V/. C’est déjà la soixante et dixième année. * Jusqu’à.

Troisième leçon. Et je levai les yeux, et je vis : et voilà un homme, et dans sa main un cordeau d’arpenteur. Et je dis : Où vas-tu ? Et il me répondit : Mesurer Jérusalem, et voir quelle est sa largeur et quelle est sa longueur. Et voilà que l’Ange qui parlait en moi sortit, et un autre Ange sortait à sa rencontre. Et il lui dit : Cours, parle à ce jeune homme, en disant : Jérusalem sera habitée sans mur, à cause de la multitude des hommes et des troupeaux au milieu d’elle. Et moi je lui serai, dit le Seigneur, un mur de feu tout autour, et je serai dans la gloire au milieu d’elle.

R/. En présence des nations, ne craignez point ; dans vos cœurs, adorez et craignez le Seigneur : * Car son Ange est avec vous. V/. L’Ange s’arrêta devant l’autel du temple, ayant un encensoir d’or à la main. * Car. Gloire au Père. * Car.

AU DEUXIÈME NOCTURNE.

Sermon de saint Bernard, Abbé.

Quatrième leçon. « Il a commandé à ses Anges à ton sujet. » Bonté insigne ! Tendresse de charité vraiment admirable ! Par qui ce commandement a-t-il été fait ? A qui, et pour qui ? Et quel est-il ? Appliquons-nous, mes frères, à méditer cet ordre si important, ayons soin de ne pas l’oublier. Qui a commandé ? à qui les Anges appartiennent-ils ? à qui obéissent-ils ? de qui exécutent-ils la volonté ? « Il a commandé à ses Anges à ton sujet, de te garder dans toutes tes voies. » Et ils ne diffèrent pas, ils vous portent même entre leurs mains. C’est donc la souveraine majesté qui commande aux Anges, et à ses Anges, à ces esprits sublimes, aussi heureux que proches de Dieu, unis à lui et ses vrais familiers. Il les charge de nous. Qui sommes-nous : « Seigneur, qu’est-ce que l’homme pour que vous vous souveniez de lui, ou le fils de l’homme pour que vous en teniez compte ? » Comme si « l’homme n’était pas pourriture, et le fils de l’homme, un ver. » Mais quel commandement pensez-vous qu’il ait donné pour vous ? Celui de vous garder.

R/. Le Seigneur lui-même vit ! * Son Ange m’a gardée, et lorsque je suis sortie d’ici, et tant que j’ai demeuré là, et lorsque je suis revenue ici. V/. Et le Seigneur n’a pas permis que moi, sa servante, je fusse souillée. * Son.

Cinquième leçon. Combien cette parole doit-elle vous imprimer de respect, vous inspirer de dévotion, vous communiquer de confiance : de respect, à cause de leur présence ; de dévotion, à cause de leur bonté ; de confiance, à cause de leur protection ! Marchez avec circonspection, puisque les Anges d’après l’ordre qu’ils ont reçu, vous accompagnent dans toutes vos voies. En quelque logis, en quelque endroit retiré que vous soyez, portez respect à votre Ange. Oseriez-vous devant lui ce que vous n’oseriez pas devant moi ? ou doutez-vous de sa présence, parce que vous ne le voyez pas ? Que feriez-vous si vous l’entendiez, si vous le touchiez, si vous le sentiez ? Remarquez que ce n’est pas seulement au moyen de la vue qu’on est assuré de la présence des choses.

R/. L’Ange du Seigneur descendit avec Azarias et ses compagnons dans la fournaise, et il écarta la flamme de feu de la fournaise ; * Et le feu ne les toucha en aucune manière, et ne les incommoda pas. V/. Béni soit leur Dieu, lequel a envoyé son Ange et délivré ses serviteurs qui ont cru en lui. * Et.

Sixième leçon. Ainsi donc, mes frères, aimons-les en Dieu d’une tendre affection, ces Anges de Dieu avec qui nous devons être un jour héritiers de son royaume, et que notre Père céleste a placés auprès de nous pendant cette vie, en qualité de guides et de protecteurs. Que craindrions-nous avec de tels gardiens ? Ils ne peuvent être ni vaincus ni trompés par nos ennemis, et ils peuvent encore moins nous tromper, eux qui nous gardent dans toutes nos voies. Ils sont fidèles, ils sont prudents, ils sont puissants, que redoutons-nous ? Suivons-les seulement ; attachons-nous à eux, et demeurons ainsi sous la protection du Dieu du ciel. Toutes les fois que vous vous sentez pressés par une violente tentation et que vous êtes menacés d’une grande épreuve, invoquez celui qui est votre gardien, votre guide, votre « aide au temps du besoin, dans la tribulation. » Criez vers lui et dites : « Seigneur, sauvez-nous, nous périssons. »

R/. Dans toute leur tribulation, il n’a pas été tourmenté, * Car l’Ange de sa face les a sauvés. V/. Dans son amour et dans sa bonté, il les a lui-même rachetés ; il les a portés, il les a élevés dans tous les jours des siècles. * Car. Gloire au Père. * Car.

AU TROISIÈME NOCTURNE.

Lecture du saint Évangile selon saint Matthieu.

En ce temps-là : Les disciples s’approchèrent de Jésus, disant : Qui, pensez-vous, est le plus grand dans le royaume des cieux ? Et le reste.

Homélie de saint Hilaire, Évêque.

Septième leçon. Le Seigneur nous enseigne que nous ne pouvons entrer au royaume des cieux si nous ne reprenons la nature des enfants, c’est-à-dire si nous ne détruisons en nous, par la simplicité de l’enfance, les vices qui s’attachent à nos corps et à nos âmes. Sous le nom d’enfants, il nous fait entendre tous ceux qui croient en lui par la foi à sa parole. Les enfants, en effet, obéissent à leur père, aiment leur mère, ne savent désirer le mal du prochain, ne se soucient point des richesses ; ils ne s’enflent point d’orgueil, ils ne haïssent point, ils ne mentent point, ils croient aux paroles qui leur sont dites, et ce qu’ils entendent, ils le tiennent pour véritable. Revenons donc à la simplicité des enfants, et dans cet état, portons en nous l’image de l’humilité du Seigneur.

R/. Machabée et ceux qui étaient avec lui surent que les places fortes étaient attaquées : * Ils conjurèrent le Seigneur avec des soupirs et des larmes, et toute la multitude avec eux, d’envoyer un bon Ange pour le salut d’Israël, V/. Comme ils sortaient tous ensemble de Jérusalem avec un esprit résolu, il leur apparut un cavalier marchant devant eux avec un vêtement blanc. * Ils.

Huitième leçon. « Malheur à ce monde à cause des scandales. » L’humilité de la passion est un scandale pour le monde. L’ignorance humaine, est en effet, surtout arrêtée en cela qu’elle n’a pas voulu reconnaître le Seigneur d’éternelle gloire, sous les ignominies de la croix. Et qu’y a-t-il de plus périlleux pour le monde, que de n’avoir pas reçu le Christ ? Il dit être vraiment nécessaire qu’il survienne des scandales, parce que, pour la réalisation du mystère qui allait nous rendre la vie éternelle, l’humiliation de la passion devait être complète en lui.

R/. Vous, Seigneur, qui avez envoyé votre Ange sous Ezéchias, roi de Juda, et qui avez tué cent quatre-vingt-cinq mille hommes de l’armée de Sennacherib, * Maintenant aussi, Dominateur des cieux, envoyez votre bon Ange devant nous, dans la crainte et la frayeur de la grandeur de votre bras. V/. Afin qu’ils craignent, ceux qui viennent avec le blasphème contre votre saint peuple. * Maintenant. Gloire au Père. * Maintenant.

Neuvième leçon. « Gardez-vous de mépriser aucun de ces petits qui croient en moi. » Il impose, à ceux-là surtout qui vraiment ont cru au Seigneur, les liens très étroits de l’amour mutuel. Les Anges des petits enfants voient Dieu tous les jours ; « car le Fils de l’homme est venu sauver ce qui était perdu. » Ainsi le Fils de l’homme sauve ; les Anges voient Dieu ; les Anges des petits président aux prières des fidèles. Que les Anges président ainsi, c’est une doctrine absolument certaine. Les Anges offrent donc tous les jours à Dieu les prières des enfants que le Christ a sauvés, et il y a grand péril à mépriser celui dont les désirs et les demandes sont portés avec tant d’honneur jusqu’au trône du Dieu éternel et invisible, par le ministère des Anges qui forment sa cour.

SOURCE : http://www.introibo.fr/02-10-Sts-Anges-gardiens



Pietro da Cortona, Angelo custode, 1656, 225 X 143, Roma, Galleria Nazionale d'Arte Antica


Saints Anges gardiens

Saint Bernard. Homélie sur le psaume XL

Il donne mission à ses anges de te garder sur tous tes chemins. Quel n'est pas le respect que cette parole doit susciter en toi, la ferveur qu'elle doit faire naître, la confiance qu'elle doit inspirer ! Le respect à cause de leur présence, la ferveur à cause de leur bienveillance, la confiance à cause de leur vigilance. Ils sont donc là, à tes côtés, non seulement avec toi mais pour toi. Ils sont présents pour te protéger, pour te secourir. Et même si c'est Dieu qui leur en a donné l'ordre, on ne peut pour autant manquer de reconnaissance à leur égard, en raison de la si grande charité avec laquelle ils obéissent et du besoin si grand que nous avons de leur aide.


Des Anges gardiens
Rendez-vous fort familiers avec les anges ; voyez-les invisiblement présents à votre vie, et surtout aimez et révérez celui du diocèse dont vous êtes, ceux des personnes avec lesquelles vous vivez, et spécialement le vôtre ; suppliez-les souvent, louez-les ordinairement, et employez leur aide et secours en toutes vos affaires, soit spirituelles, soit temporelles, afin qu'ils coopèrent à vos intentions .

Saint François de Sales

"Historique"

Encore que les Anges Gardiens sont absents de l’index thématique de l’édition française du Catéchisme de l’Eglise catholique, le texte, après avoir affirmé que de l’enfance au trépas, la vie humaine est entourée de leur garde et de leur intercession, cite un passage de l’Adversus Eunomium de saint Basile : Chaque fidèle a à ses côtés un ange comme protecteur et pasteur pour le conduire à la vie.

Sans doute est-il bon de rappeler ici que l’Ange Gardien est une vérité de foi fondée sur l’Ecriture. Dans ses versets 11 et 12, le psaume XC que nous aimons lire à la prière du soir, nous apprend que le Seigneur a prescrit pour nous à ses anges de nous garder dans tous nos chemins et de nous porter sur leurs mains pour que nos pieds ne heurtent quelque pierre. Dans l’évangile selon saint Matthieu, Jésus parle des anges des petits enfants qui voient sans cesse la face de Dieu dans le ciel (XVIII 10). L’apôtre Paul, dans l’épître aux Hébreux, affirme que les anges destinés à servir sont envoyés en mission à cause de ceux qui doivent hériter du salut (I 14) ; c’est ainsi que les Actes des Apôtres présentent la délivrance de saint Pierre (XII 16).

Les Pères de l’Eglise parlent de l’Ange Gardien, aide et protecteur de chaque fidèle. Déjà, au deuxième siècle, le Pasteur d’Hermas enseigne que tout homme à son Ange Gardien qui l’inspire et le conseille pour pratiquer la justice et fuir le mal. Au troisième siècle, la croyance à l’Ange Gardien est si ancrée dans l’esprit chrétien qu’Origène lui consacre de nombreux passages. Saint Hilaire de Poitiers, dans son commentaire de l’évangile selon saint Matthieu, montre l’Ange Gardien présidant aux prières des fidèles et les offrant à Dieu par le Christ Sauveur ; saint Grégoire de Nazianze, dans ses poèmes, présente l’Ange Gardien comme un guide qu’il demande au Christ pour être à l’abri des dangers et le conduire à la fin bienheureuse ; saint Grégoire de Nysse, dans son commentaire du Cantique des cantiques, voit dans l’Ange Gardien comme un bouclier qui entoure et protège la tour ; saint Cyrille d’Alexandrie, dans son traité contre Julien, l’Ange Gardien est le précepteur qui nous enseigne le culte et l’adoration. On peut regretter que saint Augustin n’ait pas consacré un ouvrage aux Anges Gardiens, mais on trouvera à travers ces œuvres de nombreuses indications : il souligne qu’ils nous sont envoyés pour veiller sans cesse sur nous pendant notre pèlerinage terrestre et qu’ils offrent nos prières à Dieu à qui, à la fin de notre vie, ils restitueront notre âme. C’est une grande dignité pour les âmes, écrit saint Jérôme dans son commentaire de l’évangile selon saint Matthieu, que chacune, depuis le jour de sa naissance, ait un ange préposé à sa garde.

Les Pères sont partagés à propos de l’attribution de l’Ange Gardien et il faudra attendre le douzième siècle pour que l’Eglise se rallie à la doctrine résumée par Honorius d’Autun : chaque âme, au moment où elle est introduite dans le corps, est confiée à un ange qui l’exite toujours au bien et rapporte ses actions à Dieu. Encore que saint Jérôme, dans son commentaire de Jérémie, a confirmé l’opinion de saint Basile qui enseignait, dans son commentaire des Psaumes, que l’Ange Gardien fuit le pécheur comme l’abeille la fumée, l’Eglise, à partir du treizième siècle, se rangeant, sous saint Albert le Grand et saint Thomas d’Aquin, à l’opinion de saint Pierre Damien, enseigne que l’Ange Gardien ne déserte pas l’âme pécheresse.

En 1411, la ville espagnole de Valence, délivrée du joug des musulmans, fit composer un office propre en l'honneur de son ange gardien ; l’exemple fut bientôt imité. En 1590, Sixte Quint accorda un tel office au Portugal dont la fête de l’ange gardien était célébrée depuis 1513. Il existai un tel office à Rodez que Léon X approuva en 1518. Depuis le XV° siècle, le lundi était un jour de dévotion à l’ange gardien, mais il fallut attendre le XVII° siècle pour que la fête devint universelle. A la requête de Ferdinand II, Paul V, en 1608, institua la fête des Saints Anges Gardiens, obligatoire dans le Saint-Empire Romain Germanique et facultative ailleurs. En 1667, Clément IX la ramena du 2 octobre au premier dimanche de septembre et l'enrichit d'un octave. Ce n'est que le 13 septembre 1670 que Clément X remettait la fête des Saints Anges Gardiens au 2 octobre et la rendait obligatoire pour l'Eglise Universelle, comme rite double, en attendant que Léon XIII l'éleva au rite double majeur, en 1883.



Prières

Ange de Dieu, qui êtes mon gardien,
à qui la Bonté Divine m'a confié,
éclairez-moi, gardez-moi, dirigez-moi et gouvernez-moi.

Amen

Pie VI (20 septembre 1796)


 O saint Ange de Dieu à qui j’ai été donné en garde par une miséricordieuse providence, je vous remercie pour tant de secours dont vous avez environné ma vie temporelle, et la vie bien plus précieuse de mon âme. Je vous rends grâces de ce que vous m’assistez si fidèlement, me protégez si constamment, me défendez si puissamment contre les attaques de l’ange des ténèbres. Bénie soit l’heure depuis laquelle vous travaillez à mon salut ; que le Cœur de Jésus rempli d’amour pour ses enfants, vous en récompense. O mon ange tutélaire, que j’ai de regret de mes résistances à vos inspirations, de mon peu de respect pour votre sainte présence, de tant de fautes par lesquelles je vous ai contristé, vous mon meilleur, mon plus fidèle ami. Pardonnez-moi ; ne cessez pas de m’éclairer, de me guider, de me reprendre. Ne m’abandonnez pas un seul instant, jusqu’à celui qui sera le dernier de ma vie ; et qu’alors mon âme, portée sur vos ailes, trouve miséricorde auprès de son juge, et la paix éternelle parmi les élus. Amen.

Sainte Gertrude

O saint Anges Gardiens de mes bons parents, de mes chers amis, de mes bienfaiteurs et de mes serviteurs affectionnés et fidèles, je vous conjure de les toujours entourer de votre protection céleste en les abritant avec vigilance sous vos chastes ailes, afin qu’ils y soient bien préservés de tout péché et de toute affliction. Obtenez pour eux la santé de l’âme et du corps, je vous en supplie, secourables anges. Amen.

Saint François de Sales


LES SAINTS ANGES GARDIENS.

Bien que la solennité du XXIX septembre ait pour but d'honorer tous les bienheureux esprits des neuf chœurs, la piété des fidèles s'est portée dans les derniers siècles à désirer qu'un jour spécial fût consacré par la terre à célébrer les Anges gardiens. Différentes Eglises ayant pris l'initiative de cette fête, qu'elles plaçaient sous divers rites à diverses dates de l'année, Paul V (en 1608), tout en l'autorisant, crut devoir la laisser facultative ; Clément X (en 1670) mit fin à cette variété au sujet de la fête nouvelle, en la fixant obligatoirement du rite double (Double majeur depuis 1883) au II octobre, premier jour libre après la Saint-Michel, dont elle demeure ainsi comme une dépendance.

Il est de foi qu'en cet exil, Dieu confie aux Anges la garde des hommes appelés à le contempler ainsi qu'eux-mêmes dans la commune patrie ; c'est le témoignage des Ecritures, l'affirmation unanime de la Tradition. Les conclusions les plus assurées de la théologie catholique étendent le bénéfice de cette protection précieuse à tous les membres de la race humaine, sans distinction de justes ou de pécheurs, d'infidèles ou de baptisés. Ecarter les dangers, soutenir l'homme dans sa lutte contre le démon, faire naître en lui de saintes pensées, le détourner du mal et parfois le châtier, prier pour lui et présenter à Dieu ses propres prières : tel est le rôle de l'Ange gardien. Mission à ce point spéciale, que le même Ange ne cumule pas la garde simultanée de plusieurs ; à ce point assidue, qu'il suit son protégé du premier jour au dernier de sa mortelle existence, recueillant l'âme au sortir de cette vie pour la conduire, des pieds du juge suprême, à la place méritée par elle dans les cieux ou au séjour temporaire de purification et d'expiation.

C'est dans le voisinage plus immédiat de notre nature, parmi les rangs pressés du dernier des neuf chœurs, que se recrute surtout la milice sainte des Anges gardiens. Dieu, en effet, réserve les Séraphins, les Chérubins, les Trônes, à l'honneur de former son auguste cour. Les Dominations président des abords de son trône au gouvernement de l'univers ; les Vertus veillent à la fixité des lois de la nature, à la conservation des espèces, aux mouvements des cieux ; les Puissances retiennent enchaîné l'enfer. La race humaine, dans son ensemble et ses grands corps sociaux, les nations, les églises, est confiée aux Principautés ; tandis que le rôle des Archanges, préposés aux communautés moindres, semble être aussi de transmettre aux Anges les ordres du ciel, avec l'amour et la lumière descendant pour nous de la première et suprême hiérarchie. Profondeurs de la Sagesse de Dieu (Rom. XI, 33. — 2) ! Ainsi donc l'admirable ensemble de ministères ordonné entre les différents chœurs des esprits célestes aboutit, comme fin, à cette garde immédiatement remise aux plus humbles, la garde de l'homme, pour qui subsiste l'univers. C'est l'affirmation de l'Ecole (Suarez. De Angelis, Lib. VI, c. XVIII, 5) ; c'est le mot de l'Apôtre : Tout esprit n'a-t-il pas pour mission de servir les futurs héritiers du salut (Heb. I, 14) ?

Mais Dieu, tout magnifique qu'il daigne se montrer pour l'humanité entière, ne sait pas moins que les gouvernements de ce monde honorer d'une garde spéciale les princes de son peuple, privilégiés de sa grâce, ou régissant pour lui la terre ; au témoignage des Saints, une perfection suréminente, une mission plus haute dans l'Etat ou l'Eglise, assurent à qui en est revêtu l'assistance d'un esprit également supérieur, sans que l'Ange de la première heure, si l'on peut ainsi parler, soit nécessairement pour cela relevé de sa propre garde. Il s'en faut d'ailleurs que, sur le terrain des opérations du salut, le titulaire céleste du poste à lui confié dès l'aube puisse redouter jamais de se voir isolé ; à sa demande, à l'ordre d'en haut, les troupes de ses bienheureux compagnons, qui remplissent la terre et les cieux, sont toujours prêtes à lui prêter main forte. Il est pour ces nobles esprits, sous l'œil du Dieu dont ils aspirent par tous moyens à seconder l'amour, de secrètes alliances amenant parfois sur terre entre leurs clients mêmes des rapprochements dont le mystère se révélera au jour de l'éternité.

« Mystère profond, dit Origène, que le partage des âmes entre les Anges destinés à leur garde ; divin secret, relevant de l'économie universelle qui repose sur l'Homme-Dieu ! Ce n'est point non plus sans d'ineffables dispositions que se répartissent entre les Vertus des cieux les services de la terre, les départements multiples de la nature : fontaines et fleuves, vents et forêts, plantes, êtres animés des continents ou des mers, dont les rôles s'harmonisent par le fait des Anges dirigeant au but commun leurs offices variés (Origen. in Josue, Hom. XXIII). «Telle subsiste, en sa puissante unité, l'œuvre du Créateur.

Et sur ces mots de Jérémie : Jusques à quand pleurera la terre (Jerem. XII, 4)? Origène reprend, soutenu de l'autorité de saint Jérôme, son traducteur en la circonstance (Origen. in Jerem. Hom. X, juxta Hieron VIII) : « C'est par chacun de nous que la terre se réjouit ou qu'elle pleure ; et non seulement la terre, mais l'eau, le feu, l'air, tous les éléments, qu'il ne faut point entendre ici de la matière insensible, mais des Anges préposés à toutes choses sur terre. Il y a un Ange de la terre, et c'est lui, avec ses compagnons, qui pleure de nos crimes. Il y a un Ange des eaux, à qui s'applique le Psaume: Les eaux vous ont vu, et elles ont été dans la crainte ; le trouble a saisi les abîmes ; voix des grandes eaux, voix de l'orage : l'éclair comme la flèche a sillonné la nue (Psalm. LXXVI, 17-18). »

Ainsi considérée, la nature est grande. Moins dépourvue que nos générations sans vérité comme sans poésie, l'antiquité ne voyait pas autrement l'univers. Son erreur fut d'adorer ces puissances mystérieuses, au détriment du seul Dieu sous lequel fléchissent ceux qui portent le monde (Job. IX, 13.— 6).

« Air, terre, océan, tout est plein d'Anges, dit saint Ambroise à son tour (Ambr. in Psalm. CXVIII, Sermo I, 9, 11, 12). Assiégé par une armée, Elisée demeurait sans crainte; car il voyait d'invisibles cohortes qui l'assistaient. Puisse le Prophète ouvrir aussi tes yeux; et que l'ennemi, fût-il légion, ne t'effraie pas : tu te crois investi, et tu es libre ; il y en a moins contre nous que pour nous (IV Reg. VI, 16) ».

Revenons à l'Ange particulièrement détaché près de nous tous, et méditons cet autre témoignage : « Il ne dort pas, on ne le trompe pas, le noble gardien de chacun d'entre nous. Ferme ta porte, et fais la nuit ; mais souviens-toi que tu n'es jamais seul : lui, pour voir tes actions, n'a pas besoin de lumière. » Qui parle ainsi ? non quelque Père de l'Eglise, mais un païen, l'esclave philosophe Epictète (Ap. Arrian. Diss. I, 14).

De préférence toutefois et pour finir, écoutons aujourd'hui comme fait l'Eglise l'Abbé de Clairvaux, dont l'éloquence se donne ici carrière : « En tous lieux, sois respectueux de ton Ange. Que la reconnaissance pour ses bienfaits excite ton culte pour sa grandeur. Aime ce futur cohéritier, tuteur présentement désigné par le Père à ton enfance. Car bien que fils de Dieu, nous ne sommes pour l'heure que des enfants, et longue et périlleuse est la route. Mais Dieu a commandé à ses Anges de te garder en toutes tes voies ; ils te porteront dans leurs mains, dans la crainte que tu ne heurtes ton pied contre la pierre ; tu marcheras sur l'aspic et le basilic, et tu fouleras aux pieds le lion et le dragon (Psalm. XC, 11 -13). Oui donc ; là où la route est praticable pour un enfant, ils borneront leur concours à te guider, à te soutenir comme on fait les enfants. L'épreuve menacera-t-elle de dépasser tes forces ? ils te porteront dans leurs mains. Ces mains des Anges ! Combien d'impasses redoutées, franchies grâce à elles comme sans y penser, et ne laissant à l'homme par delà que l'impression d'un cauchemar soudainement évanoui (Bernard, in Psalm. XC, Sermo XII) ! »

Mais où l'Ange triomphe, c'est dans la rencontre chantée au Cantique sacré. « Lui, l'un des compagnons de l'Epoux, dit saint Bernard, envoyé pour cela des cieux à l'élue, négociateur, témoin du mystère accompli, comme il tressaille, et dit : Je vous rends grâces, Dieu de majesté, qui avez exaucé le désir de son cœur ! Or, c'était lui qui, sur la route, ami persévérant, ne cessait de murmurer à l'oreille de l'âme : Mets tes délices dans le Seigneur, et il t'exaucera (Psalm. XXXVI, 4) ; et de nouveau : Attends le Seigneur, et garde ses sentiers (Ibid 34) ; puis, encore : S'il tarde, attends toujours, car il viendra sûrement et bientôt (Habac. II, 3). Ce pendant qu'il remontrait au Seigneur : Comme le cerf aspire à l'eau des fontaines, ainsi cette âme aspire après vous, ô Dieu (Psalm. XLI, 2) ! soyez-lui pitoyable, écoutez ses cris, visitez sa désolation. Et maintenant, paranymphe fidèle, confident d'ineffables secrets, il n'est point jaloux. Il va du bien-aimé à la bien-aimée, offrant les vœux, rapportant les dons; il excite l'une, il apaise l'autre ; dès ce monde parfois il les met en présence, soit qu'il ravisse l'Epouse , soit qu'il amène l'Epoux : car il est de la maison et connu dans le palais ; il ne redoute point de rebut, lui qui voit tous les jours la face du Père (Bernard, in Cantic. Sermo XXXI). »

Unissons-nous à l'Eglise offrant aux Anges gardiens cette Hymne des Vêpres du jour.

HYMNE.

Nous célébrons les Anges qui gardent les humains. Le Père céleste les donnés pour compagnons à notre faible nature , de crainte qu'elle ne succombât dans les embûches ennemies.

Car, depuis que l'ange mauvais fut justement précipité de ses honneurs, l’envie le ronge et il s'efforce de perdre ceux que le Seigneur appelle aux cieux.

Vous donc volez vers nous, gardien qui jamais ne dormez; écartez de la terre à vous confiée les maladies de l'âme et toute menace pour la paix de ses habitants.

Soit toujours louange et amour à la Trinité sainte, dont la puissance éternelle gouverne ce triple monde des cieux, de la terre et de l'abîme, dont la gloire domine les siècles. Amen.

Avant rétablissement de la fête spéciale des saints Anges gardiens, on chantait cette Séquence à la Messe du XXIX septembre en quelques églises.

SEQUENCE.

Appelons de nos vœux les paranymphes du Roi suprême, les défenseurs du troupeau du Christ; ce sont les monts dont il est dit qu'ils entourent le trône, privilège qu'ils possèdent entre tous.

C'est la triple hiérarchie des cieux, sous la Sagesse unique développant ses rameaux, s'épanouissant à la trine lumière ; nous purifiant, nous éclairant, elle nous parfait : ainsi notre âme se dégage du péché.
Leur contemplation les rapproche, leur mission ne les éloigne pas : c'est au dedans de Dieu qu'ils courent, contenant l'ennemi, guidant les justes ; ils gardent leurs dévots clients, les protégeant, les consolant dans leurs peines.

Leur béatitude déjà consommée n'empêche pas que, députés vers nous cependant, ils ne rapportent à Dieu nos prières; ils n'abandonnent pas les saints de ce monde, désirant voir par eux se combler leurs vides et s'accroître leur société fortunée.

Bienheureux citoyens qui, remplissant leur rôle sur terre, ne perdent rien des joies de la vraie patrie ! Supplions-les avec confiance de nous aider près de Dieu toujours.

Amen.

Saints Anges, soyez bénis de ce que les crimes des hommes ne lassent point votre charité ; parmi tant d'autres bienfaits, nous vous rendons grâces pour celui de maintenir la terre habitable, en daignant y rester toujours. La solitude, souvent, menace de se faire lourde au cœur des fils de Dieu, dans ces grandes villes et sur ces routes du monde où ne se coudoient qu'inconnus ou ennemis ; mais si le nombre des justes a baissé, le vôtre ne diminue pas. Au sein de la multitude enfiévrée comme au désert, il n'est pas d'être humain qui n'ait près de lui son Ange, représentant de la Providence universelle sur les méchants comme sur les bons. Bienheureux esprits, nous n'avons avec vous qu'une patrie, qu'une pensée, qu'un amour : pourquoi les bruits confus d'une foule frivole agiteraient-ils la vie des deux que nous pouvons mener dès maintenant avec vous ? Le tumulte des places publiques vous empêche-t-il d'y former vos chœurs, ou le Très-Haut d'en percevoir les harmonies ? Vivant nous aussi par la foi dans le secret de cette face du Père (Psalm. XXX, 21 : Col. III, 3.— 2), dont l'incessante contemplation vous ravit (Matth. XVIII, 10), nous voulons de même chanter en tous lieux au Seigneur, unir aux vôtres en tout temps nos adorations. Ainsi pénétrés des mœurs angéliques, la vie présente n'aura pour nous nul trouble, l'éternité nulle surprise.

Dom Guéranger. L'Année liturgique


Litanies aux Anges gardiens

Seigneur, ayez pitié de nous
Jésus-Christ, ayez pitié de nous
Seigneur, ayez pitié de nous
Jésus-Christ, écoutez-nous
Jésus-Christ, exaucez-nous
Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Dieu, le Fils Rédempteur du monde, ayez pitié de nous
Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Trinité sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous
Sainte Marie, priez pour nous
Sainte Mère de Dieu, priez pour nous
O Marie, Reine des Anges, priez pour nous
Saint Michel Archange, priez pour nous
Saint Gabriel Archange, priez pour nous
Saint Raphaël Archange, priez pour nous
Saints anges et archanges, priez pour nous
Nos saints anges gardiens, priez pour nous
Nos saints anges gardiens, qui contemplez la Face du Père céleste, priez pour nous
Nos saints anges gardiens, qui ne vous écartez jamais de nous, priez pour nous
Nos saints anges gardiens, qui nous êtes attachés par une céleste amitié, priez pour nous
Nos saints anges gardiens, qui nous exhortez fidèlement, priez pour nous
Nos saints anges gardiens, nos sages conseillers, priez pour nous
Nos saints anges gardiens, qui nous préservez de nombreux maux du corps et de l'âme, priez pour nous
Nos saints anges gardiens, nos puissants défenseurs contre les assauts de l'Ennemi, priez pour nous
Nos saints anges gardiens, qui nous soutenez dans la tentation, priez pour nous
Nos saints anges gardiens, qui nous aidez quand nous chancelons et tombons, priez pour nous
Nos saints anges gardiens, qui nous consolez dans la misère et la souffrance, priez pour nous
Nos saints anges gardiens, qui portez nos prières devant le Trône de Dieu, priez pour nous
Nos saints anges gardiens, qui nous aidez à progresser vers le bien par vos inspirations et vos suggestions, priez pour nous
Nos saints anges gardiens, qui malgré nos fautes ne vous éloignez jamais de nous, priez pour nous
Nos saints anges gardiens, qui vous réjouissez de nos progrès, priez pour nous
Nos saints anges gardiens, qui veillez sur nous et priez quand nous dormons, priez pour nous
Nos saints anges gardiens, qui ne nous quittez pas au moment de l'agonie, priez pour nous
Nos saints anges gardiens, qui consolez les âmes du Purgatoire, priez pour nous
Nos saints anges gardiens, qui conduisez les justes au Ciel, priez pour nous
Nos saints anges gardiens, avec qui un jour nous verrons Dieu et le louerons éternellement, priez pour nous
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous Seigneur
Prions.
Dieu éternel et tout-puissant qui dans votre ineffable bonté, avez envoyé à tous les hommes, dès le sein maternel, un ange particulier pour la protection du corps et de l'âme, accordez-nous de l'aimer et de le suivre fidèlement afin que nous parvenions avec lui à l'éternelle félicité.
Par Jésus-Christ Notre-Seigneur.
Amen.

L'Ange gardien, tome 2, 1997, © Editions Bénédictines, Rue E. Guinnepain - 36170 Saint-Benoît-du-Sault - France.


Litanies des saints Anges

Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Dieu le Père, qui régnez dans les cieux, ayez pitié de nous.
Dieu le Fils, qui êtes venu sauver le monde, ayez pitié de nous.
Dieu le Saint-Esprit, qui remplissez l'univers, ayez pitié de nous.
Trinité adorable, qui faites la félicité des Esprits bienheureux, ayez pitié de nous.
Sainte Marie, Reine des Anges, priez pour nous.
Saint Michel, Prince de la milice céleste, priez pour nous.
Saint Gabriel, envoyé du Très-Haut vers la plus pure des vierges, priez pour nous.
Saint Raphaël, conducteur du jeune et vertueux Tobie, priez pour nous.
Saint Ange gardien, ma lumière, mon protecteur, mon conseil et mon guide, priez pour nous.
Saints Chérubins, Séraphins, Trônes, Dominations, Vertus, Puissances, et Principautés, priez pour nous.
Saints Archanges et saints Anges, priez pour nous.
Saints Anges, qui chantez sans cesse les louanges du Dieu trois fois saint, priez pour nous.
Saints Anges, qui ne respirez que la gloire du Seigneur, et qui brûlez du feu de son amour, priez pour nous.
Saints Anges, qui goûtez une joie toute céleste à la conversion d'un pécheur, priez pour nous.
Saints Anges, qui présentez au Tout-puissant nos misères et nos vœux, priez pour nous.
Saints Anges, qui volez à notre secours dans tous les dangers, priez pour nous.
Saints Anges, qui nous soutenez dans tous nos combats, priez pour nous.
Saints Anges, qui nous protégez, surtout dans nos derniers assauts, priez pour nous.
Saints Anges, qui portez nos âmes dans le sein du Dieu des miséricordes, priez pour nous.
Vous tous, Esprits bienheureux, qui travaillez sans cesse à nous associer à votre bonheur, priez pour nous.
Et vous, ô Jésus, Ange de l'alliance éternelle entre Dieu et les hommes, soyez-nous propice et pardonnez-nous.
Divin Jésus, Ange tout-puissant du Conseil céleste, exaucez-nous.
De tous les maux que nous souffrons, et de nos iniquités qui en sont la source funeste, délivrez-nous, Seigneur.
Des efforts de l'ange des ténèbres, si multipliés de nos jours, délivrez-nous, Seigneur.
De la mort subite et imprévue, mais surtout de la mort éternelle, délivrez-nous, Seigneur.
Par l'intercession de vos saints Anges, délivrez-nous, Seigneur.
Nous implorons vos grandes miséricordes, exaucez-nous, Seigneur.
Nous vous prions de nous pardonner nos iniquités, exaucez-nous, Seigneur.
Nous vous prions de préserver nos âmes et celles de nos frères du malheur de vous offenser encore, et de nous perdre pour jamais, exaucez-nous, Seigneur.
Nous vous prions d'envoyer vos Anges de paix, pour réunir en vous tous les esprits et tous les cœurs, exaucez-nous, Seigneur.
Nous vous prions de nous rendre attentifs et fidèles à suivre les inspirations de ceux auxquels vous nous avez confiés, exaucez-nous, Seigneur.
Nous vous prions de procurer par vos saints Anges, le soulagement et la délivrance des âmes qui gémissent dans le purgatoire, exaucez-nous, Seigneur.
Nous vous prions de nous secourir nous-mêmes à l'heure de la mort par le ministère de ces Esprits célestes, exaucez-nous, Seigneur.
Nous vous prions de recevoir nos âmes par leurs mains, et de nous faire jouir avec eux des délices de votre divine présence, exaucez-nous, Seigneur.
Fils de Dieu, que les Anges contemplent et adorent éternellement, exaucez-nous.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.
Prions.
Seigneur, qui partagez avec un ordre admirable les divers ministères et fonctions des Anges et des hommes, accordez-nous par votre grâce, que ceux qui assistent toujours dans le ciel en votre présence pour vous servir, défendent aussi notre vie sur la terre : par Notre Seigneur Jésus-Christ, ainsi soit-il.
Prière extraite de "L'Ange conducteur dans la vie chrétienne", Malines, H. Dessain, 1894.



Memorial of the Guardian Angels

 Perhaps no aspect of Catholic piety is as comforting to parents as the belief that an angel protects their little ones from dangers real and imagined. Yet guardian angels are not just for children. Their role is to represent individuals before God, to watch over them always, to aid their prayer and to present their souls to God at death.

The concept of an angel assigned to guide and nurture each human being is a development of Catholic doctrine and piety based on Scripture but not directly drawn from it. Jesus’ words in Matthew 18:10 best support the belief: “See that you do not despise one of these little ones, for I say to you that their angels in heaven always look upon the face of my heavenly Father.”Devotion to the angels began to develop with the birth of the monastic tradition. St. Benedict (July 11) gave it impetus and Bernard of Clairvaux (August 20), the great 12th-century reformer, was such an eloquent spokesman for the guardian angels that angelic devotion assumed its current form in his day.

A feast in honor of the guardian angels was first observed in the 16th century. In 1615, Pope Paul V added it to the Roman calendar.

Catholics believe in the existence of angels and in the participation of angels in God’s plan of salvation. Throughout the Scriptures, angels have played an important role in God’s revelation to humanity. An angel is a pure spirit created by God who constantly praises and glorifies God. Unlike saints, angels were never human and living on earth. The word angel means “messenger” and as messengers of God, angels can be seen as spiritual beings who communicate God’s love and presence to us on earth. They make known God’s plan and can challenge people to grow in holiness. Angels also guard and protect us – these angels are known as “guardian angels.”

Types of Angels

Angels, Archangels, Principalities, Powers, Virtues, Dominations, Thrones, Cherubim, Seraphim

The Choir of Angels is divided into three groupings, each with specific concerns:

The 1st triad :

Angels, Archangels, and Principalities:
Concern themselves with the minute ordering of the universe and specific causes, including the welfare of people. Each human being, each church, and each country has a Guardian Angel. The Feast of the Guardian Angels is October 2.

The 2nd triad :

Powers, Virtues and Dominations:
Known as the “angels of creation” because they concern themselves with the ordering of the universe and a plurality of causes.

The 3rd triad :

Thrones, Cherubim, and Seraphim:
Concern themselves with contemplating the glory of God. It is the 6-winged Seraphim who sing the Sanctus, “Holy, Holy, Holy Lord God of Hosts”


October 2

The Feast of the Holy Angel-Guardians

AMONGST the adorable dispensations of the divine mercy in favour of men, it is not the least, that he has been pleased to establish a communion of spiritual commerce between us on earth and his holy angels, whose companions we hope one day to be in the kingdom of his glory. This communion is entertained on our side by the religious veneration with which we honour them as God’s faithful, holy, and glorious ministering spirits, and beg their charitable succour and intercession with God; on their side by their solicitude and prayers for us, and the many good offices they do us. The providence of God, always infinitely wise, infinitely holy, and infinitely gracious, vouchsafes to employ superior created beings in the execution of his will in various dispensations towards other inferior creatures. According to St. Thomas, when he created the angels he enlightened the lowest amongst them by those who are supreme in those glorious orders of spirits. It is clear, in the holy scriptures, that those blessed spirits which we call angels (as much as to say God’s messengers) receive this very name from their office, in being employed by him in frequently executing his commissions in our favour and defence. That he does this on many occasions, both general and particular, has been abundantly shown elsewhere from the testimony of the holy scriptures. 1 One of the most merciful appointments of God relating to this economy established by him between the blessed angels and men, is, that he commissions chosen high spirits to be particular guardians to each of us. In this providence are displayed the infinite majesty, wisdom, and power of God, and the excess of his goodness towards his creatures; also a deep foundation is laid of the greatest charity and the highest mutual joy in each other between the angels and the elect for all eternity in their happy society of heaven.

That particular angels are appointed and commanded by God to guard and watch over each particular person among his servants, that is, all the just, or such as are in the state of grace, is an article of the Catholic faith, of which no ecclesiastical writer within the pale of the church, in any age, ever entertained the least doubt. That every man, even among sinners and infidels, has a guardian angel, is the doctrine of the most eminent among the fathers, and so strongly supported by the most sacred authority, that it seems not to be called in question, especially as to all the faithful. The psalmist assures us, 2 He hath given his angels charge over thee, to keep thee in all thy ways. And in another place, 3 The angel of the Lord shall encamp round about them that fear him, and he shall deliver them. The patriarch Jacob prayed his good angel to bless his two grandsons, Ephraim and Manasses; 4 The angel that delivereth me from all evils bless these boys. Judith said, 5 His angel hath been my keeper, both going hence, and abiding there, and returning from thence. Christ deters us from scandalizing any of his little ones, because their angels always behold the face of God, who, with zeal and indignation, will demand vengeance of God against any by whose malice precious souls, which were their wards, have perished. 6 Upon which passage St. Hilary writes: 7 “It is dangerous to despise one whose cries and prayers are carried up to the eternal and invisible God by the gracious ministry of angels.” So certain and general was the belief of a guardian angel being assigned to every one by God, that when St. Peter was miraculously delivered out of prison, the disciples, who, upon his coming to them, could not at first believe it to be him, said, It is his angel. 8 That St. Michael was the protector of the Jewish nation, or of the people of God, and that countries or collective bodies of men have, at least several, their tutelar angels, is clear from holy scripture. 9 So unanimous and so express is the doctrine of the fathers, in asserting and illustrating this article of the Catholic faith concerning guardian angels, that it would require a volume to copy their testimonies. The devils, with implacable envy and malice, study to compass our eternal ruin, both by stratagems and open assaults. 10 God is pleased to oppose to their efforts his good angels, by making them our defenders. If Almighty God permits the devils various ways to assail and tempt us, and, both by wiles and open violence, to endeavour to draw us into eternal ruin, will he not allow his good angels to exert their zeal for his honour, and their charity for us? No sooner had Lucifer and his adherents set up the standard of their revolt from God, but St. Michael and all the good angels entered upon a war against them, and, executing the sentence which God passed upon them, expelled them out of their blessed abodes. Man being created to fill up the places of these apostates, Lucifer, with his associates, is permitted by God to spread his snares, and exert the efforts of his malice against us, that in these trials we may give proof of our fidelity, and may purchase, by victories and triumphs, that bliss for which we are created. Satan thus effects the ruin of innumerable souls, and the Holy Ghost gives us this warning: The devil is come down unto you, having great wrath. 11 And such is his arrogance, that he trusteth that Jordan, that is, the whole race of mankind, may flow into his mouth, and be swallowed up by him.

The good angels out of the same zeal with which they continue their war against these wicked spirits, come to our relief, according to the order established by divine providence. And God, out of his infinite tenderness and compassion for us, commands his highest spirits to watch over and guard us. O my God! what is man that you should take such care of him, and give him for his governors the sublime princes of your heavenly court, the assistants of your throne! What am I but a worm of the earth, a slave to it, and to this body of filth, sin, and corruption? Must an angel, a creature so noble, so pure and holy, attend on me? “O wonderful condescension! O excess of goodness and love!” cries out St. Bernard. 12 “He hath given his angels charge over thee. 13 Who is he that hath given this charge? To whom, and of whom hath he given this order? And what is its import? Let us seriously consider and weigh every part of this mystery? Who is he that hath given this charge? The Lord of angels, whom they obey. The supreme majesty of God hath laid a command upon the angels, and his own angels; those sublime, those happy spirits, who approach so near his divine majesty, his own domestics; and it is the care of thee that by this sacred command he hath intrusted to them. What art thou? Is not man rottenness, corruption, and the pasture of worms? But what dost thou think he hath commanded them concerning thee? That they guard thee; that they keep thee in all thy ways. Nor do they loiter; they even bear thee up in their hands, as it were, lest thou dash thy foot against a stone.” Shall we not praise such goodness? We are also to consider the watchful attention of these blessed spirits over us. They most readily and most carefully execute every order of God, and embrace his will in every thing with the utmost ardour, and with their whole strength. With what diligence then do they watch over us, who are committed to them by the strict charge and appointment of God himself! 14

A second motive or inducement which exceedingly endears us to their protection, is their compassion and charity for us. They consider that we are shortly to be their companions in eternal bliss, and are at present by grace and the divine adoption their brethren, their dear fellow-members in God, dear to him who is their God and our God, and precious in his sight, being purchased by him at the infinite price of his incarnation, passion, and death. They, on the other side, see the miseries of sin into which we are fallen, the dangers which surround us, and the infinite evils under which we groan. Their compassion is the more tender, as their charity is the more perfect and more pure, and as they are seated nearer to the infinite source or fountain of charity. They see the snares which the devils lay to entrap us, and they remember the cause of God, and the sacred war in which they are engaged against those his enemies. They therefore earnestly exert themselves in defeating their projects, and in protecting us: “For they love their fellow-citizens, by whom they long to see their breaches and ruins repaired,” as the devout author of the Soliloquies of the Soul, among the works of St. Austin, 15 and with him Hugh of St. Victor write: “Therefore they watch over and guard us with great care and diligence in all places, and at all hours, assisting us, providing for our necessities with solicitude; they intervene between us and thee, O Lord, conveying to thee our sighs and groans, and bringing down to us the desired blessing of thy graces. They walk with us in all our ways; they go in and out with us, attentively observing how we converse with piety in the midst of a perverse generation; with what ardour we seek thy kingdom and its justice, and with what fear and awe we serve thee. They assist us in our labours, they protect us in our rest, they encourage us in battle, they crown us in victories, they rejoice in us when we rejoice in thee, and they compassionately attend us when we suffer or are afflicted for thee. Great is their care of us, and great are the effects of their charity for us. They love him whom thou lovest; they guard him whom thou beholdest with tenderness; but they forsake those from whom thou withdrawest thyself, and they hate them that work iniquity, because they are hateful to thee. If we fall from good, we give joy to the devils, and rob the angels of theirs. When we do well, we afford a triumph to the angels, and we vanquish and contristate the devils. Make us, O Father, always to bring joy to your holy spirits. Rehearsing these your benefits, I praise and thank you. You had bestowed on us whatever is contained within the circumference of the heavens; and, as if all this was little, you would add what is above the heavens, giving us your angels to serve us, ministering spirits for them who receive the inheritance of salvation. May all your angels praise you, may all your works glorify you, and all your saints bless you for ever! How high is the honour by which you have so greatly exalted and enriched us!”

St. Bernard 16 observes, that we owe to our guardian-angel “great reverence, devotion, and confidence; reverence,” says he, “for his presence, devotion for his charity, and confidence in his watchfulness. Penetrated with awe, walk always with circumspection, remembering the presence of angels to whom you are given in charge in all your ways. In every apartment, in every closet, in every corner, pay a respect to your angel. Dare you do before him what you durst not commit if I saw you?” In another place, he thus urges the same motive: 17 “Consider with how great respect, awe, and modesty, we ought to behave in the sight of the angels, lest we offend their holy eyes, and render ourselves unworthy of their company. Woe to us if they who could chase away our enemy be offended by our negligence, and deprive us of their visit. We must shun what grieves them, and practise that which gives them delight, as temperance, chastity, voluntary poverty, prayer with fervour and tears. Above all things, the angels of peace expect in us unity and peace. Should not they be most delighted with that in us which represents the form of their own holy city, that they may admire a new Jerusalem, or heaven on earth? On the contrary, nothing so much provokes them as scandals and dissensions, if they discern any in us.” St. Basil enlarges upon the same argument to recommend to virgins the strictest modesty in all places. “Let the virgin, when she is alone,” says he, 18 “fear and respect, first, herself and her own conscience; then her guardian-angel, who is always with her; Their angels always see the face of my Father. 19 A man ought not to contemn the face of the angel to whose care his soul is intrusted, especially a virgin, whose paranymph he is appointed, and the guardian of her fidelity to her spouse. Above all, she must respect her spouse himself, who is always with her, and together with him the Father and the Holy Ghost; not to mention the infinite multitudes of the angels, and the blessed souls of the holy fathers; for though they are not visible to our carnal eyes, they behold us with their incorporeal sight. If the virgin fears the eye of others, much more must she the sight of these who are so holy and excellent, and so much greater than any men. She dreads particularly the eyes of the multitude; now, it being impossible she should escape the observation of this so great and holy a multitude, she will be careful never to do any thing unbecoming her state.”

We must not only respect, but gratefully and devoutly love and honour our tutelar spirit. He is a faithful guardian, a true friend, a watchful shepherd, and a powerful protector. He is a high spirit of heaven, and a courtier of the immortal king of glory; yet his tender charity, goodness, and compassion move him, through the divine appointment, to employ his whole power in guarding and defending us. He often protects our bodies, as the devils have sometimes power to hurt them. But what does he not do for our souls! He instructs, encourages, secretly exhorts, and reproves us; he defends us against our enemy, often discovers his stratagems, averts many dangers, and comforts and supports us in our trials, and in the terrible hour of our death. He invisibly performs for us the offices which that angel who led the Jews into the promised land, did for them; and which Raphael performed to the younger Toby, in his journey to Rages; for he is our good and sure guide through the dangers of this life to eternal glory. What return shall we make by gratitude, confidence, respect, and obedience to this our faithful Raphael, our good angel! what praise and thanks do not we owe to God for so inestimable a benefit! Toby, reflecting on the great favours he had received from the angel Raphael, his faithful conductor, said to his father: “What shall we give him? or what can be worthy of his benefits? He conducted me, and brought me safe again; he received the money for me, he caused me to have my wife, and he chased from her the evil spirit; he gave joy to her parents; myself he delivered from being devoured by the fish; thee also he hath made to see the light of heaven, and we are filled with all good things through him. What can we give him sufficient for these things?” 20 That holy family seeing the immense goodness and condescension of God in the benefits conferred upon them by his angel, “falling prostrate on their faces for three hours, blessed God.” 21 Ought not we to imitate their gratitude? “In God,” says St. Bernard, 22 “let us affectionately love the angels, these glorious spirits which are to be one day our companions in glory, and co-heirs; and are at present appointed our tutors and guardians by our Father. Let us be devout, let us be grateful to such protectors; let us love them, let us honour them as much as we are able,” &c.

  We likewise ought to place a confidence in the protection of our good angel. St. Bernard writes in the same place as follows: “Though we are so weak, and our condition so low, and though so long and dangerous a way lies before us, what can we fear under so great guardians? As often as any tribulation or violent temptation assails you, implore your guardian, your guide, your assistant in tribulation, and in all times of need.” To deserve his protection, we must, above all things, fly sin. Even venial sin troubles him. “As smoke chases away bees, and stench doves, so the ordure of sin driveth away the angel, the keeper of life,” says St. Basil. 23 Impurity is a vice particularly abominable to holy spirits; and sins of scandal make the angels of the little ones whom we scandalize demand vengeance against us. God says: Behold I will send my angel, who shall go before thee, and keep thee in thy journey, and bring thee into the place that I have prepared. Respectfully observe him, and hear his voice, and do not think him one to be contemned: for he will not forgive when thou hast sinned, and my name is in him. But if thou wilt hear his voice, and do all that I shall speak, I will be an enemy to thy enemies, and will afflict them that afflict thee: and my angel shall go before thee, and shall bring thee into the place which I have prepared. 24

Note 1. See on the two festivals of St. Michael, May 8 and Sep. 29. Also Instruction Pastorale de M. Jean Joseph de la Bastiè, Evêque de S. Malo, Sur les SS. Anges. ann. 1758. [back]

Note 2. Ps. xc. 11. [back]

Note 3. Ps. xxxiii. 8. [back]

Note 4. Gen. xlviii. 16. [back]

Note 5. Judith xiii. 20. See Exod. xxiii. 20. [back]

Note 6. Mat. xviii. 10. [back]

Note 7. S. Hilar. in Mat. xvii. [back]

Note 8. Acts. xi. 15. [back]

Note 9. Dan. xi. 1. xii. 1, &c. [back]

Note 10. The existence of evil spirits is manifest from experience, and from natural arguments drawn from the operations in demoniacs, from some examples among the heathenish oracles, and from various other effects. Mr. Seed, in his discourse “On the Nature and Being of Evil Spirits,” and many other Protestant theologians of note, insist much upon this proof, that many have experienced dreams and temptations of such an extraordinary nature, and concerning subjects of which before they had no knowledge, and of which their imagination could not by itself have produced any species or images, that the ideas or effects must be excited by some external spirit, who by his nature must be an evil one. This argument is not only allowed but strongly urged by several famous deists for the belief of evil spirits. But it is from the divine revelation that we learn the origin and qualities of these invisible enemies. By this we are informed that the devils fell from a state of justice and sanctity, in which they were created, by their own malice and sin; and that their crime was pride, to which, enamoured of their own perfections, they consented in thought, and which is called the beginning of all sin. (Ecclus. x. 15.) The prince of the apostate angels is sometimes called Lucifer. Some theologians and interpreters have thought that he was chief of all the angelical choirs, and that he was meant under the figure of Behemoth, who is called, according to the Seventy and Vulgate, the beginning of the ways of God. (Job. xl. 14.) Dazzled with his own exalted state and beauty, he said within himself: I will be like to the Most High. (Isai. xiv. 12.) His heart was puffed up with his beauty, and in it he lost his wisdom. (Ezech. xxviii. 17.) For, according to several learned fathers, Isaias compares the haughtiness of the king of Babylon, and Ezechiel that of the king of Tyre, to the pride of Lucifer. which they thence take occasion to describe. The apostate angel was followed in his revolt or sin by a great part of the heavenly host, who were in a moment hurled down from their seats, and condemned to hell. (2 Pet. ii. 4, Jude 6.) Whilst some were immediately confined to those dungeons, others are left more at large till the day of judgment; and in the mean time their torments seem less grievous. (Mat. viii. 29, 31, &c. See Petavius, Tr. de Angelis.)


  These fiends are called the princes of darkness, of the air, and of the world. (Ephes. ii. 1, 2, vi. 12; Mat. xii. 22; Luke ix. 1.) They differ in their ranks in a kind of hierarchy, and some are worse than others. (Mat. xii. 21, Ephes. vi. 12, &c.) Their prince is called Belial, that is, the evil one; or rather (according to St. Jerom’s interpretation of the word, 3 Kings xxi. 13.) the Rebel. Also Satan, or the Enemy, and Beelzebub, from the chief idol of the Accaronites. The rage, malice, and envy of the devils against man, their enmity to all good are implacable; and their natural subtlety and strength are exceeding great, as appears from the perfection of their being, which is purely spiritual, and from examples where God suffered them more remarkably to exert their power. They hurried the swine into the lake, killed the seven first husbands of Sara, have slain armies in one night, have often disturbed nature and stirred up tempests, which struck whole provinces with terror, and ravaged the whole world. Satan makes his attacks upon men by putting on all shapes, sometimes by craft, or by snares and stratagems, as the old serpent; sometimes by disguises transforming himself into an angel of light, and assuming the air of piety; sometimes by open assaults and violence, as the roaring lion, and noon-day devil. What did he not do against holy Job? There is no power on earth which can be compared with him. (Job xli. 24.) But he is restrained and confined by God’s command, nor can he spread his snares, or tempt men but by the divine permission; for which he sometimes obtains a special leave, as in the cases of Job (chap. 1.) and St. Peter, (Luke xxii. 31, 32.) The devils watch to entice men to sin. (1 Pet. v. 8, Ephes. vi. 16, &c.) We have examples of this in the temptations of Eve, Achab, &c. They are sometimes suffered to deceive false prophets, and wicked men. (3 Kings xxii. 21.) They accuse men before the judgment seat of God. (Zach. iii. 1, 2, &c.)

  The devils are sometimes permitted by God to exert their natural power and strength on natural agents by moving second causes, in producing distempers in human bodies, raising storms, and causing other physical evils in the world; as appears from such effects being sometimes ascribed in the holy scriptures to these wicked spirits. (See Calmet, Disc. sur les Mauvais Anges.) Before Satan was bound, or his power curbed by the triumph of Christ over him, and the spreading of the happy light and influence of the gospel throughout the world, the empire which the devils exercised on earth was much greater than since that time. But it is most certain that the devils are sometimes permitted by God to continue in some degree the mischievous influence of their malice against men various ways, against which the church has instituted, and always practised exorcisms and blessings. With regard to effects of magic and possessions of devils, though prayer and the other arms of piety and religion are to be always employed against our invisible enemies; yet such extraordinary effects are not to be easily supposed; superstition, credulity, and imposture are to be guarded against; and natural distempers, such as certain species of madness, extraordinary palsies, epilepsies, or the like, are not to be construed into effects of enchantments or possessions; which are not to be presumed upon ridiculous compacts and signs, (such as are mentioned in many popular pretended examples related by Delrio, &c.) nor upon vulgar prejudices and notions of the manner in which such things are done, but must be made apparent by circumstances which are preternatural, or beyond the ordinary course of nature. By clear proofs it is manifest that God sometimes permits corporal possessions (in which the devil seizes on some of the corporeal organs or senses in a human body) and obsessions, (in which he represents certain images as present to the eyes or imagination with an invincible obstinacy;) and that these have been more or less frequent in different times and places. This is confirmed by the testimony and experience of all ages, and of all nations, even to the remotest Indies, as John Clerc observes. (Bibl. Universelle, t. 15, c. 4.) Such facts both the Old and New Testament manifestly evince. (See Laurence Clarke in his Life of Christ, against Woolston, p. 474, and the Dissert. on the obsessions and possessions of devils, prefixed to the Gospels in the new Latin and French bible, with dissertations, t. 10, p. 590.) Further proofs of the reality of demoniacs are reserved for a particular disquisition. [back]


Note 11. Apoc. xii. 12. [back]

Note 12. Serm. 12, in Ps. xc. p. 862. [back]

Note 13. Ps. xc. 11. [back]

Note 14. Ps. xc. 11. [back]

Note 15. Cap. 27. Op. S. Aug. t. 6. Append. p. 86, ed. Ben. [back]

Note 16. Serm. 12, in Ps. xc. [back]

Note 17. Serm. 1, in festo S. Michael. n. 5. [back]

Note 18. L. de Verâ Virginit. n. 740. [back]

Note 19. Matt. xviii. 10. [back]

Note 20. Tob. xii. 21. [back]

Note 21. Tob. xii. 22. [back]

Note 22. In Ps. xc. [back]

Note 23. Hom. in Ps. xxxiii. [back]

Note 24. Exod. xxiii. 20, &c. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume X: October. The Lives of the Saints.  1866.

SOURCE : http://www.bartleby.com/210/10/021.html



Santi Angeli Custodi


Nella storia della salvezza, Dio affida agli Angeli l'incarico di proteggere i patriarchi, i suoi servi e tutto il popolo eletto. Pietro in carcere viene liberato dal suo Angelo. Gesù a difesa dei piccoli dice che i loro Angeli vedono sempre il volto del Padre che sta nei Cieli.

Figure celesti presenti nell'universo religioso e culturale della Bibbia - così come di molte religioni antiche - e quasi sempre rappresentati come esseri alati (in quanto forza mediatrice tra Dio e la Terra), gli angeli trovano l'origine del proprio nome nel vocabolo greco anghelos =messaggero. Non a caso, nel linguaggio biblico, il termine indica una persona inviata per svolgere un incarico, una missione. Ed è proprio con questo significato che la parola ricorre circa 175 volte nel Nuovo Testamento e 300 nell'Antico Testamento, che ne individua anche la funzione di milizia celeste, suddivisa in 9 gerarchie: Cherubini, Serafini, Troni, Dominazioni, Potestà, Virtù celesti, Principati, Arcangeli, Angeli. Oggi il tema degli Angeli, quasi scomparso dai sermoni liturgici, riecheggia stranamente nei pulpiti dei media in versione new age, nei film e addirittura negli spot pubblicitari, che hanno voluto recepirne esclusivamente l'aspetto estetico e formale.

Martirologio Romano: Memoria dei santi Angeli Custodi, che, chiamati in primo luogo a contemplare il volto di Dio nel suo splendore, furono anche inviati agli uomini dal Signore, per accompagnarli e assisterli con la loro invisibile ma premurosa presenza.

La memoria dei Santi Angeli, oggi espressamente citati nel “Martirologio Romano” della Chiesa Cattolica, come Angeli Custodi, si celebra dal 1670 il 2 ottobre, data fissata da papa Clemente X (1670-1676); la Chiesa Ortodossa li celebra l’11 gennaio.

Ma chi sono gli Angeli e che rapporto hanno nella storia del genere umano? Prima di tutto l’esistenza degli Angeli è un dogma di fede, definito più volte dalla Chiesa (Simbolo Niceno, Simbolo Costantinopolitano, IV Concilio Lateranense (1215), Concilio Vaticano I (1869-70)).

Tutto ciò che riguarda gli Angeli, ha costituito una scienza propria detta ‘angelologia’; e tutti i Padri della Chiesa e i teologi, hanno nelle loro argomentazioni, espresso ed elaborato varie interpretazioni e concetti, riguardanti la loro esistenza, creazione, spiritualità, intelligenza, volontà, compiti, elevazione e caduta.

Come si vede la materia è così vasta e profonda, che è impossibile in questa scheda succinta, poter esporre esaurientemente l’argomento, ci limiteremo a dare qualche cenno essenziale.

Esistenza e creazione

La creazione degli angeli è affermata implicitamente almeno in un passo del Vecchio Testamento, dove al Salmo 148 (Lode cosmica), essi sono invitati con le altre creature del cielo e della terra a benedire il Signore: “Lodate il Signore dai cieli, lodatelo nell’alto dei cieli. Lodatelo, voi tutti suoi angeli, lodatelo, voi tutte sue schiere… Lodino tutti il nome del Signore, perché al suo comando ogni cosa è stata creata”.

Nel nuovo Testamento (Col. 1.16) si dice: “per mezzo di Cristo sono state create tutte le cose nei cieli e sulla terra”. Quindi anche gli angeli sono stati creati e se pure la tradizione è incerta sul tempo e nell’ordine di questa creazione, essa è ritenuta dai Padri indubitabile; certamente prima dell’uomo, perché alla cacciata dal paradiso terrestre di Adamo ed Eva, era presente un angelo, posto poi a guardia dell’Eden, per impedirne il ritorno dei nostri progenitori.

Spiritualità

La spiritualità degli angeli, è stato oggetto di considerazioni teologiche fra i più grandi Padri della Chiesa; s. Giustino e s. Ambrogio attribuivano agli angeli un corpo, non come il nostro, ma luminoso, imponderabile, sottile; s. Basilio e s. Agostino furono esitanti e si espressero non chiaramente; s. Giovanni Crisostomo, s. Gerolamo, s. Gregorio Magno, asserirono invece l’assoluta spiritualità; il già citato Concilio Lateranense IV, quindi il Magistero della Chiesa, affermò che gli Angeli sono spirito senza corpo.

L’angelo per la sua semplicità e spiritualità è immortale e immutabile, privo di quantità non può essere localmente presente nello spazio, però si rende visibile in un luogo per esplicare il suo operato; non può moltiplicarsi entro la stessa specie e s. Tommaso d’Aquino afferma che tante sono le specie angeliche quanti sono gli stessi angeli, l’uno diverso dall’altro.

Nella Bibbia si parla di angeli come di messaggeri ed esecutori degli ordini divini; nel Nuovo Testamento essi appaiono chiaramente come puri spiriti.

Nella credenza ebraica essi furono talvolta avvicinati a esseri materiali, ai quali si offriva ospitalità, che essi ricambiavano con benedizioni, promesse di prosperità, ecc.

Intelligenza e volontà

L’Angelo in quanto essere spirituale non può essere sprovvisto della facoltà dell’intelligenza e della volontà; anzi in lui debbono essere molto più potenti, in quanto egli è puro di spirito; sulla prontezza e infallibilità dell’intelligenza angelica, come pure sull’energia, la tenace volontà, la libertà superiore, il grande Dottore Angelico, s. Tommaso d’Aquino, ha scritto ampiamente nella sua “Summa Theologica”, alla quale si rimanda per un approfondimento.

Elevazione

La Sacra Scrittura suggerisce più volte che gli Angeli godono della visione del volto di Dio, perché la felicità alla quale furono destinati gli spiriti celesti, sorpassa le esigenze della natura ed è soprannaturale.

E nel Nuovo Testamento frequentemente viene stabilito un paragone fra uomini, santi e angeli, come se la meta cui sono destinati i primi, altro non sia che una partecipazione al fine già conseguito dagli angeli buoni, i quali vengono indicati come ‘santi’, ‘figli di Dio’, ‘angeli di luce’ e che sono ‘innanzi a Dio’, ‘al cospetto di Dio o del suo trono’; tutte espressioni che indicano il loro stato di beatitudine; essi furono santificati nell’istante stesso della loro creazione.

Caduta

Il Concilio Lateranense IV, definì come verità di fede che molti Angeli, abusando della propria libertà caddero in peccato e diventarono cattivi.

San Tommaso affermò che l’Angelo poté commettere solo un peccato d’orgoglio, lo spirito celeste deviò dall’ordine stabilito da Dio e non accettandolo, non riconobbe al disopra della sua perfezione, la supremazia divina, quindi peccato d’orgoglio cui conseguì immediatamente un peccato di disobbedienza e d’invidia per l’eccellenza altrui.

Altri peccati non poté commetterli, perché essi suppongono le passioni della carne, ad esempio l’odio, la disperazione. Ancora s. Tommaso d’Aquino specifica, che il peccato dell’Angelo è consistito nel volersi rendere simile a Dio.

La tradizione cristiana ha dato il nome di Lucifero al più bello e splendente degli angeli e loro capo, ribellatosi a Dio e precipitato dal cielo nell’inferno; l’orgoglio di Lucifero per la propria bellezza e potenza, lo portò al grande atto di superbia con il quale si oppose a Dio, traendo dalla sua parte un certo numero di angeli.

Contro di lui si schierarono altri angeli dell’esercito celeste capeggiati da Michele, ingaggiando una grande e primordiale lotta nella quale Lucifero con tutti i suoi, soccombette e fu precipitato dal cielo; egli divenne capo dei demoni o diavoli nell’inferno e simbolo della più sfrenata superbia.

Il nome Lucifero e la sua identificazione con il capo ribelle degli angeli, derivò da un testo del profeta Isaia (14, 12-15) in cui una satira sulla caduta di un tiranno babilonese, venne interpretata da molti scrittori ecclesiastici e dallo stesso Dante (Inf.
XXIV), come la descrizione in forma poetica della ribellione celeste e della caduta del capo degli angeli.

“Come sei caduto dal cielo, astro del mattino, figlio dell’aurora!
Come sei stato precipitato a terra, tu che aggredivi tutte le nazioni! Eppure tu pensavi in cuor tuo: Salirò in cielo, al di sopra delle stelle di Dio innalzerò il mio trono… salirò sulle nubi più alte, sarò simile all’Altissimo. E invece sei stato precipitato nell’abisso, nel fondo del baratro!”

L’esercito celeste

La figura dell’Angelo come simbolo delle gerarchie celesti, in genere appare fin dai primi tempi del cristianesimo, collocandosi in prosecuzione della tradizione ebraica e come trasformazione dei tipi precristiani delle Vittorie e dei Geni alati, che avevano anche la funzione mediatrice, tra le supreme divinità e il mondo terrestre.

Attraverso l’insegnamento del “De celesti hierarchia” dello pseudo Dionigi l’Areopagita, essi sono distribuiti in tre gerarchie, ognuna delle quali si divide in tre cori.

La prima gerarchia comprende i serafini, i cherubini e i troni; la seconda le dominazioni, le virtù, le potestà; la terza i principati, gli arcangeli e gli angeli.

I cori si distinguono fra loro per compiti, colori, ali e altri segni identificativi, sempre secondo lo pseudo Areopagita, i più vicini a Dio sono i serafini, di colore rosso, segno di amore ardente, con tre paia di ali; poi vengono i cherubini con sei ali cosparse di occhi come quelle del pavone; le potestà hanno due ali dai colori dell’arcobaleno; i principati sono angeli armati rivolti verso Dio e così via.

Più distinti per la loro specifica citazione nella Bibbia, sono gli Arcangeli, i celesti messaggeri, presenti nei momenti più importanti della Storia della Salvezza; Michele presente sin dai primordi a capo dell’esercito del cielo contro gli angeli ribelli, apparve anche a papa s. Gregorio Magno sul Castel S. Angelo a Roma, lasciò il segno della sua presenza nel Santuario di Monte S. Angelo nel Gargano; Gabriele il messaggero di Dio, apparve al profeta Daniele; a Zaccaria annunciante la nascita di s. Giovanni Battista, ma soprattutto portò l’annuncio della nascita di Cristo alla Vergine Maria; Raffaele è citato nel Libro di Tobia, fu guida e salvatore dai pericoli del giovane Tobia, poi non citato nella Bibbia, c’è Uriele, nominato due volte nel quarto libro apocrifo di Ezra, il suo nome ricorre con frequenza nelle liturgie orientali, s. Ambrogio lo poneva fra gli arcangeli, accompagnò il piccolo s. Giovanni Battista nel deserto, portò l’alchimia sulla terra.

L’angelo nell’arte

Ricchissima è l’iconografia sugli angeli, la cui condizione di esseri spirituali, senza età e sesso, ha fatto sbizzarrire tutti gli artisti di ogni epoca, nel raffigurarli secondo la dottrina, ma anche con il proprio estro artistico.

Gli artisti, specie i pittori, vollero esprimere nei loro angeli un sovrumano stato di bellezza, avvolgendoli a volte in vesti sacerdotali o in classiche tuniche, a volte come genietti dell’arte romana, quasi sempre con le ali e con il nimbo (nuvoletta); dal secolo IV e V li ritrassero in aspetto giovanile, efebico, solo nell’epoca barocca apparirà il tipo femminile.

Gli angeli furono raffigurati non solo in atteggiamento adorante, come nelle magnifiche Natività o nelle Maestà medioevali, ma anche in atteggiamento addolorato e umano nelle Deposizioni, vedasi i gesti di disperazione per la morte di Gesù, degli angeli che assistono alla deposizione dalla croce, nel famoso dipinto di Giotto “Compianto di Cristo morto” (Cappella degli Scrovegni, Padova).

Poi abbiamo angeli musicanti e che cantano in coro, che suonano le trombe (tubicini); gli angeli armati in lotta con il demonio; angeli che accompagnano lo svolgersi delle opere di misericordia, ecc.

L’angelo nella Bibbia

Specifici episodi del Vecchio e Nuovo Testamento, indicano la presenza degli Angeli: la lotta con l’angelo di Giacobbe (Genesi 32, 25-29); la scala percorsa dagli angeli, sognata da Giacobbe (Genesi, 28, 12); i tre angeli ospiti di Abramo (Genesi, 18); l’intervento dell’angelo che ferma la mano di Abramo che sta per sacrificare Isacco; l’angelo che porta il cibo al profeta Elia nel deserto.

L’annuncio ai pastori della nascita di Cristo; l’angelo che compare in sogno a Giuseppe, suggerendogli di fuggire con Maria e il Bambino; gli angeli che adorano e servono Gesù dopo le tentazioni nel deserto; l’angelo che annunciò alla Maddalena e alle altre donne, la resurrezione di Cristo; la liberazione di s. Pietro, dal carcere e dalle catene a Roma; senza dimenticare la cosmica e celeste simbologia angelica dell’Apocalisse di s. Giovanni Evangelista.

L’Angelo Custode

Infine l’Angelo Custode, l’esistenza di un angelo per ogni uomo, che lo guida, lo protegge, dalla nascita fino alla morte, è citata nel Libro di Giobbe, ma anche dallo stesso Gesù, nel Vangelo di Matteo, quando indicante dei fanciulli dice: “Guardatevi dal disprezzare uno solo di questi piccoli, perché vi dico che i loro angeli nel cielo vedono sempre la faccia del Padre mio che è nei cieli”.

La Sacra Scrittura parla di altri compiti esercitati dagli angeli, come quello di offrire a Dio le nostre preghiere e sacrifici, oltre quello di accompagnare l’uomo nella via del bene.

Il nome di ‘angelo’ nel discorrere corrente, ha assunto il significato di persona di eccezionale virtù, di bontà, di purezza, di bellezza angelica e indica perfezione.

Autore: Antonio Borrelli



Il nuovo Calendario universale della Chiesa ha conservato, a questa data, non la festa, ma la memoria degli Angioli Custodi.

Un tempo questa festa veniva celebrata il 29 settembre, insieme con quella di San Michele, custode e protettore per eccellenza. Tre giorni fa, a quella data, abbiamo ricordato i tre Arcangeli principali, e diciamo così prototipi, ognuno con il loro nome: Michele, Gabriele e Raffaele.

L'uso di una festa particolare dedicata agli Angioli Custodi si diffuse nella Spagna nel '400, e nel secolo successivo in Portogallo, più tardi ancora in Austria. Nel 1670, il Papa Clemente X ne fissò la data al 2 ottobre.

La devozione per gli Angioli è più antica di quella per i Santi: prese particolare importanza nel Medioevo quando i monaci solitari ricercarono la compagnia di queste invisibili creature e le sentirono presenti nella loro vita di silenzioso raccoglimento.

Dopo il concilio di Trento, la devozione per gli Angioli fu meglio definita e conobbe nuova diffusione. Nella vita attuale, però, gli uomini trascurano sempre di più la propria angelica compagnia, e non avvertono ormai la presenza di un puro spirito, testimone costante dei pensieri e delle azioni umane.

Di solito si parla dell'Angiolo Custode soltanto ai bambini, e per questo anche l'iconografia si è fissata sulla figura dell'Arcangiolo Raffaele, che guida e conduce il giovane Tobiolo.

Gli adulti, invece, dimenticano facilmente il loro adulto testimone e consigliere, il loro invisibile compagno di viaggio, il muto testimone della loro vita. E anche questo aumenta il senso della desolazione e addirittura dell'angoscia che caratterizza il nostro tempo, nel quale si sono lasciate cadere, come infantili fantasie, tante consolanti e sostenitrici verità di fede.

E' infatti verità di fede che ogni cristiano, dal Battesimo, riceve il proprio Angiolo Custode, che lo accompagna, lo ispira e lo guida, per tutta la vita, fino alla morte, esemplare perfetto della condotta che si dovrebbe tenere nei riguardi di Dio e degli uomini.

L'Angiolo Custode è dunque il luminoso specchio sul quale ogni cristiano dovrebbe riflettere la propria condotta giornaliera.

Per questo la Chiesa ha dettato una delle più belle preghiere che dice: "Angiolo di Dio, che sei il mio custode, illumina, custodisci, reggi e governa me, che ti fui affidato dalla pietà celeste. Così sia".

Fonte:
Archivio Parrocchia



2 Ottobre

SS. Angeli Custodi

«Ecco, io mando un angelo davanti a te per custodirti sul cammino e per farti entrare nel luogo che ho preparato. Abbi rispetto della sua presenza, ascolta la sua voce e non ribellarti a lui; egli infatti non perdonerebbe la vostra trasgressione, perché il mio nome è in lui».


Preghiera per i Santi Angeli del Signore per l'infanzia sofferente


«Egli darà ordine ai suoi angeli di custodirti in tutti i tuoi passi. Sulle loro mani ti porteranno perché non inciampi nella pietra il tuo piede.Camminerai su aspidi e vipere, schiaccerai leoni e draghi. Lo salverò, perché a me si è affidato; lo esalterò, perché ha conosciuto il mio nome. Mi invocherà e gli darò risposta; presso di lui sarò nella sventura, lo salverò e lo renderò glorioso. Lo sazierò di lunghi giorni e gli mostrerò la mia salvezza».
oggi salmo 90(91)


Angeli del Signore, benedite il Signore, lodatelo ed esaltatelo nei secoli.

(ant. d'ingresso)


Coroncina degli Angeli

Angeli di Dio che siete i loro custodi illuminateli custoditeli reggete governate loro che vi furono affidati dalla pietà celeste. Amen
Angeli di Dio che siete i loro custodi illuminateli custoditeli reggete governate loro che vi furono affidati dalla pietà celeste. Amen
Angeli di Dio che siete i loro custodi illuminateli custoditeli reggete governate loro che vi furono affidati dalla pietà celeste. Amen
Pater
Angeli di Dio che siete i loro custodi illuminateli custoditeli reggete governate loro che vi furono affidati dalla pietà celeste. Amen
Angeli di Dio che siete i loro custodi illuminateli custoditeli reggete governate loro che vi furono affidati dalla pietà celeste. Amen
Angeli di Dio che siete i loro custodi illuminateli custoditeli reggete governate loro che vi furono affidati dalla pietà celeste. Amen
Pater
Angeli di Dio che siete i loro custodi illuminateli custoditeli reggete governate loro che vi furono affidati dalla pietà celeste. Amen
Angeli di Dio che siete i loro custodi illuminateli custoditeli reggete governate loro che vi furono affidati dalla pietà celeste. Amen
Angeli di Dio che siete i loro custodi illuminateli custoditeli reggete governate loro che vi furono affidati dalla pietà celeste. Amen
Pater
3 Gloria

"Come agnelli saltarono di gioia i tuoi piccoli e ti resero gloria, Signore, perché li hai liberati".

Amen

(ant.del 28 dicembre)



Preghiamo: O Padre, noi ti glorifichiamo perché, nella tua misteriosa provvidenza, mandi dal cielo i tuoi angeli a nostra custodia e protezione, fa' che nel cammino della vita siamo sempre sorretti dal loro aiuto, per partecipare con loro alla ineffabile comunione eterna con te nell'unità dello Spirito Santo. Per Cristo nostro Signore.

Amen.

Recitare un Pater e un Angelo di Dio per se e poi per i propri cari (angelo di Dio che sei il suo custode...).
Per ringraziare sempre il Signore dei suoi doni e dell'aiuto